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Actualités Internationales (2878)

Dimanche Le président Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 21 ans, a été investi candidat par son parti pour briguer un cinquième mandat à l'élection présidentielle prévue en décembre, et s'est dit opposé à toute limitation de mandat, selon la télévision publique.

M. Jammeh, arrivé au pouvoir en 1994 après un putsch et réélu quatre fois, a été désigné candidat de l'Alliance pour la réorientation et la construction patriotique (Aprc, au pouvoir) au scrutin présidentiel du 1er décembre 2016 lors d'un congrès vendredi, selon des images diffusées samedi soir par la télévision publique gambienne. "Continuons d'être au service du peuple de Gambie et gardons notre détermination à mieux le servir et lui donner les standards de vie parmi les plus élevés dans le monde", a déclaré M. Jammeh à ses partisans, lors de ce congrès tenu à Kanilai, sa localité natale dans l'ouest du pays.
"Nous sommes en démocratie et ils parlent de limitation de mandat. N'importe quel chef d'Etat occidental ou autre dirigeant d'Etat qui viendrait parler de limitation de mandat en Gambie verra ce que je lui (dirais)," a-t-il ajouté, en allusion aux critiques de pays occidentaux et de défenseurs des droits de l'Homme. "Pendant mille ans, nous avons été assujettis à l'idéologie occidentale qui nous a ramenés en arrière," a-t-il affirmé, ajoutant que ses détracteurs ont échoué à combattre son régime, soutenu, selon lui, par Dieu. Yahya Jammeh a par ailleurs ajouté que l'opposition pouvait boycotter les élections mais n'avait pas le droit de déstabiliser le pays.  Le scrutin du 1er décembre 2016 doit précéder les élections législatives prévues le 6 avril 2017.

AFP


D'importantes manœuvres militaires, baptisées "Tonnerre du nord", ont démarré en Arabie saoudite avec la participation de 20 pays qui cherchent à coordonner leurs efforts pour lutter contre "le terrorisme", a rapporté l'agence officielle Spa.
Le Pakistan, la Malaisie, la Turquie, l'Egypte, le Maroc, le Soudan, le Sénégal figurent parmi les pays engagés dans ces manœuvres qui ont commencé samedi dans le nord du royaume, a ajouté l'agence saoudienne.
L'exercice, présenté comme "l'un des plus importants au monde par le nombre d'effectifs impliqués", est destiné notamment à former les troupes à la lutte contre "les forces illégales et les groupes terroristes (...) sur fond de menaces croissantes et d'instabilité politique dans la région", selon l'agence.
L'organisation de ces manœuvres, impliquant des forces terrestres, aériennes et navales, constitue un "signal fort" de la volonté des pays participants de "préserver la sécurité et la stabilité de la région", avait indiqué Spa en annonçant l'exercice à la mi-février.
Aucune indication n'a été fournie sur la durée de l'exercice, qui intervient au moment où l'Arabie saoudite multiplie les initiatives militaires au plan régional, dont la dernière a consisté en l'envoi vendredi en Turquie de quatre chasseurs F-15 pour participer aux frappes contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).
Le royaume, qui dirige une coalition arabe intervenue en mars 2015 contre les rebelles chiites au Yémen, fait partie de la coalition internationale qui combat depuis plus de 18 mois l'EI en Syrie et en Irak.
Farouchement hostile au régime de Damas, allié à Moscou et Téhéran, l'Arabie s'est dit prête à une opération terrestre en Syrie si les Etats-Unis acceptent de la conduire.

 AFP


L'accusation tentera dès demain, dans une affaire inédite, de convaincre la Cour pénale internationale de mener un procès contre un chef touareg malien présumé lié à Al-Qaïda soupçonné d'avoir orchestré la destruction de mausolées à Tombouctou en 2012.

Ahmad Al Faq Al Mahdi est de fait le premier jihadiste écroué par la Cpi, le premier suspect arrêté dans l'enquête de la Cour sur les violences de 2012-2013 au Mali et le premier poursuivi par la Cpi pour destructions d'édifices religieux et monuments historiques. Lors de l'audience dite de confirmation des charges, prévue demain et mercredi, le procureur arguera que son dossier contre M. Al Faqi, âgé d'environ 40 ans, est assez solide pour justifier un procès. Fondée entre le XIe et le XIIe siècles par des tribus touareg et inscrite au patrimoine mondial de l'humanité, Tombouctou a été un grand centre intellectuel de l'islam et une ancienne cité marchande prospère des caravanes. La "cité des 333 saints" a connu son apogée au XVe siècle. La destruction en 2012 de quatorze mausolées de saints musulmans par le groupe jihadiste malien Ansar Dine au nom de la lutte contre "l'idolâtrie" avait dès lors provoqué l'indignation à travers le monde.
Selon le mandat d'arrêt émis contre M. Al Faqi, ce dernier est responsable de crimes de guerre. En tant que chef présumé de la "Hesbah", la brigade des mœurs, que M. Al Faqi aurait dirigé et participé personnellement aux attaques contre neuf mausolées et une des plus importantes mosquées de la ville, Sidi Yahia, entre le 30 juin et le 10 juillet 2012 selon la même source. C'est une affaire extrêmement forte", assure à l'Afp Stephen Rapp, ancien diplomate américain spécialiste des questions de crimes de guerre. "La destruction d'objets religieux, culturels ou historiques, ainsi que du patrimoine, est une autre manière de détruire une civilisation, une religion, le genre de choses sur lesquelles une société est basée", ajoute-t-il. Tombouctou était "un centre de la civilisation alors que l'Europe, au même moment, était au beau milieu d'un âge sombre", selon M. Rapp, qui travaille désormais pour l'Institut de La Haye pour la Justice à travers le monde.

 AFP


Les alliés réformateurs et modérés du président iranien Hassan Rohani qui compte sur eux pour accélérer sa politique d'ouverture, ont pris la tête hier face aux conservateurs aux législatives, selon un décompte de l'AFP portant sur plus de la moitié des 290 circonscriptions.

Au Parlement, ils pourront compter sur 73 députés sur les 165 sièges pour lesquels les résultats sont connus mais non officiels.  Sur ces 73 sièges, les alliés de M. Rohani en ont remporté directement 60 et ils peuvent également compter sur les sièges remportés par 13 candidats indépendants qui leur sont proches.
A noter la bonne performance des réformateurs et modérés à Téhéran où ils raflent la totalité des 30 sièges mis en jeu. Le président Rohani a affirmé dans un tweet que "les électeurs ont créé une nouvelle atmosphère". Les résultats définitifs des législatives en Iran sont attendus aujourd’hui ou demain.
Grâce à sa percée à Téhéran, le camp Rohani est assuré de disposer pour les quatre prochaines années de plus du double de ses 30 députés dans l'actuel Parlement, qui était dominé par les conservateurs avec 200 élus environ. Religieux modéré, Hassan Rohani misait sur l'avancée majeure qu'a été l'accord nucléaire conclu en juillet avec les grandes puissances sur le programme nucléaire iranien pour engranger un maximum de députés favorables à sa politique au Parlement et poursuivre dans cette voie.

 AFP


Le chef de l'Etat nigérien sortant Mahamadou Issoufou a échoué hier à être réélu dès le premier tour de la présidentielle et devra affronter l'opposant Hama Amadou, pourtant emprisonné, lors d'un second tour inédit.
Le président Issoufou, 63 ans, qui briguait un deuxième mandat de cinq ans et avait promis une victoire par "KO", a obtenu 48,41% des suffrages, selon les résultats annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Hama Amadou, un ancien Premier ministre passé à l'opposition et incarcéré depuis novembre 2015 dans un dossier controversé de trafic d'enfants, est arrivé deuxième en recueillant 17,41% des voix.
Le second tour devrait avoir lieu fin mars. Deux autres principaux opposants se présentaient pour le scrutin. L'ancien Premier ministre Seini Oumarou a obtenu 12,11% des voix et l'ancien président Mahamane Ousmane 6,25%. Le taux de participation a été de 66,75% avec 4,8 millions de suffrages exprimés sur 7,5 millions d'électeurs inscrits, selon la Céni. Le président sortant, à qui il a manqué 167.000 voix pour être réélu dès le premier tour, devra faire face à une opposition qui avait promis de s'unir au second tour. Mais M. Amadou devra bénéficier de très bons reports de voix pour pouvoir succéder à M. Issoufou. Surnommé "le Lion", M. Issoufou a affirmé lors de la campagne avoir tenu toutes les promesses faites en 2011 pour sa première victoire. Il avait notamment souligné avoir fait gagner 35 places au pays dans l'indice de perception de la corruption (89e en 2015 contre 134 en 2010). Les accusations de corruption du régime sont justement le principal cheval de bataille de l'opposition.
Quinze candidats étaient en lice pour présider ce pays de 18 millions d'habitants parmi les plus pauvres de la planète et vivant sous la menace des groupes jihadistes sahéliens et des islamistes nigérians de Boko Haram.
Le vote, couplé à des législatives, s'est déroulé sur deux jours, dimanche et lundi, en raison d'importants retards dus notamment à des problèmes de logistique. En août 2014, alors président du Parlement, Hama Amadou avait quitté le pays après avoir perdu son immunité parlementaire dans une affaire de trafic international présumé de bébés entre le Nigeria, où ils ont été conçus, le Bénin et le Niger.  Il a été incarcéré à son retour d'exil à la mi-novembre et n'a pas pu sortir de prison ou s'adresser publiquement à ses partisans comme le prévoit la loi électorale.

 AFP


Les chefs d'Etat africains en visite au Burundi se sont longuement entretenus hier avec le président Pierre Nkurunziza, après avoir rencontré la veille des représentants de l'opposition qui ont insisté sur la nécessité d'organiser, à l'étranger, un dialogue incluant toutes les parties pour sortir de la crise.
Dépêchée par l'Union africaine (Ua), la délégation emmenée par le président sud-africain Jacob Zuma et composée des présidents mauritanien, sénégalais, gabonais (qui a quitté Bujumbura jeudi soir) et du Premier ministre éthiopien, tente depuis jeudi de débloquer la crise politique dans laquelle est plongé le Burundi depuis 10 mois.
Hier, ils ont rencontré le président Nkurunziza pendant plus de quatre heures à la présidence.
A l'issue de cette réunion, le président Zuma a indiqué que les "résultats atteints" seraient divulgués aujourd’hui par l'Union africaine. "C'était une bonne réunion entre frères ; les résultats sont satisfaisants", a simplement déclaré à l'Afp le responsable de la communication du président burundais, Willy Nyamitwe. Les chefs d'Etat de l'Ua ont ensuite pris la direction de l'aéroport pour rentrer dans leurs pays respectifs. Jeudi, ils s'étaient entretenus avec des responsables de partis politiques de l'opposition, les rares à ne pas être partis en exil.
"Nous sommes déçus car en écoutant le président Zuma, nous avons eu l'impression que ces chefs d'Etat sont venus conforter Nkurunziza dans son troisième mandat", a déclaré l'un d'eux, Charles Nditije, président de l'aile d'opposition du parti Uprona.
Le président Zuma a invoqué "le respect des décisions du Conseil constitutionnel dans un État de droit" qui avait entériné le troisième mandat, "puis il a également évoqué la nécessité d'un dialogue inclusif à l'extérieur du pays, sans toutefois envisager de pressions sur ce pouvoir", a rapporté M. Nditije.
Le président du parti d'opposition Frodebu s'est de son côté montré moins négatif, estimant que les leaders africains avaient compris la gravité de la crise.
"Je suis plutôt satisfait car de toutes façons, je n'attendais pas de ces chefs d'Etat qu'ils viennent ici pour chasser du pouvoir" le président Nkurunziza, a réagi auprès de l'Afp Léonce Ngendakumana. "L'important pour moi, c'est qu'ils ont compris que la crise burundaise est très profonde et qu'ils soutiennent le principe d'un dialogue sous médiation internationale et à l'extérieur du pays le plus inclusif possible, avec notamment ceux que le pouvoir appelle les putschistes", a-t-il expliqué.

 AFP


Le Pentagone envisage l'envoi de conseillers militaires américains au Nigeria pour aider son armée à lutter contre les islamistes de Boko Haram, a indiqué hier un responsable militaire.
Les militaires américains ont fait une série de recommandations à l'administration pour renforcer la lutte contre Boko Haram, l'une d'entre elles étant l'envoi de conseillers militaires pour entraîner les troupes nigérianes, a indiqué ce responsable, confirmant une information du New York Times.
Une telle décision marquerait une nette amélioration de la coopération militaire entre les Etats-Unis et le Nigeria, après une période de tension à la fin 2014. Abuja et le président de l'époque, Goodluck Jonathan, n'avaient pas apprécié le refus des Etats-Unis de vendre des armes au Nigeria en raison des graves violations des droits de l'homme dont était accusée son armée. Le Nigeria, avait mis fin subitement à une formation militaire dispensée sur son sol par les Etats-Unis.
Depuis, le nouveau président du Nigeria Muhammadu Buhari s'est rendu à Washington en juillet dernier, où il a été chaleureusement accueilli.
Le responsable américain a toutefois souligné que pour l'instant aucune décision n'avait été prise. "Je ne pense pas que quiconque soit prêt à approuver la décision aujourd'hui", a-t-il déclaré. "Des recommandations ont été faites, elles sont toujours en cours d'évaluation".
Selon le New York Times, une équipe de reconnaissance envoyée au Nigeria par le général Donald Bolduc, qui commande les forces spéciales américaines en Afrique, a recommandé d'envoyer plusieurs dizaines de soldats des forces spéciales américaines à Maiduguri, dans le nord-est du pays, où Boko Haram a lancé son insurrection armée il y a sept ans.

 AFP


Cinq chefs d'Etat et de gouvernement africains ont débuté hier à Bujumbura une visite de deux jours pour tenter de convaincre le président burundais Pierre Nkurunziza et son opposition de relancer un dialogue de sortie de crise actuellement au point mort.
Cette visite relève d'une offensive diplomatique plus globale pour tenter de trouver une issue pacifique à la crise au Burundi, deux jours après la venue à Bujumbura du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et quelques semaines après celle des représentants du Conseil de sécurité de l'Onu. Le président sud-africain Jacob Zuma, à la tête de cette délégation, est accompagné des présidents mauritanien, sénégalais, gabonais et du Premier ministre éthiopien. La délégation rencontrait hier en fin d'après-midi des responsables politiques de tous bords.
Elle devait ensuite s'entretenir notamment avec des membres de la société civile et des autorités religieuses. Un analyste burundais, interrogé par l'Afp, a toutefois nuancé la portée de ces entretiens, soulignant que la grande majorité des représentants de l'opposition et de la société civile, qui avaient été en pointe dans la contestation contre le 3e mandat du président Nkurunziza, est actuellement en exil. Les chefs d'Etat devaient rencontrer le président Nkurunziza jeudi soir.  Une conférence de presse est prévue vendredi matin. Mardi, Ban Ki-moon avait assuré avoir obtenu des garanties de M. Nkurunziza qu'un "dialogue inclusif" serait de nouveau engagé.
Les précédentes tentatives, sous l'égide de l'Ouganda, avaient échoué. Le gouvernement burundais refuse jusqu'à présent de discuter avec une partie de son opposition impliquée, selon lui, dans une tentative de coup d'Etat en mai 2015 et dans les violences actuelles. "Nkurunziza est un jusqu'au-boutiste et sans de fortes pressions et de véritables sanctions, jamais il n'acceptera de véritables négociations, qui sont les seules capables de sortir le Burundi de la crise", a jugé jeudi Léonard Nyangoma, président en exil d'une plateforme (le Cnared) regroupant la quasi-totalité de l'opposition burundaise.
Le Burundi a plongé dans une grave crise émaillée de violences lorsque le président a annoncé sa candidature en avril 2015 pour un troisième mandat. Réélu en juillet, il a ce faisant violé la constitution ainsi que l'accord d'Arusha qui mit fin à la guerre civile entre 1993 et 2006 (300.000 morts), selon l'opposition, la société civile et une partie de son camp.

 AFP


Un chef des Casques bleus tchadiens au Mali a été tué hier à Kidal (nord-est) par un soldat tchadien lors de tensions dans leur contingent, a-t-on appris de sources de sécurité au sein de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma).

"Un Casque bleu mutin de nationalité tchadienne a abattu le commandant tchadien de son unité et blessé gravement un autre officier tchadien qui est entre la vie et la mort", a déclaré à l'Afp une source de sécurité à la Minusma. "Les faits interviennent au moment où quelques dizaines de Casques bleus tchadiens sont mécontents depuis quelques semaines de leurs conditions de vie et de travail dans le nord du Mali", a affirmé la même source.
"Le Casque bleu tchadien mutin n'a pas supporté les observations de son supérieur qui l'accusait de choses graves", a expliqué à l'Afp une deuxième source de sécurité à la Minusma, sans donner plus de détails. "Encouragé par ses camarades, le Casque bleu a mené une fronde, une petite mutinerie contre la hiérarchie depuis mercredi nuit, et ce jeudi, il a tué un commandant tchadien à Kidal", a ajouté la même source.
"Tout le monde sait que les (soldats) Tchadiens se plaignaient de leurs conditions de vie. Mais ce n'est pas une raison pour tirer sur son supérieur. C'est un cas d'indiscipline grave", a déclaré à l'Afp un élu de Kidal qui s'est exprimé sous le sceau de l'anonymat...

AFP


 

La naturalisation ivoirienne de l'ex-président burkinabè Blaise Compaoré, en exil en Côte d'Ivoire depuis sa chute en 2014, constitue une "décision souveraine" du gouvernement n'appelant aucun commentaire, a affirmé sa porte-parole adjointe Affoussiata Bamba-Lamine.
Le président ivoirien Alassane Ouattara a signé un décret "naturalisant ivoirien M. Compaoré Blaise, né le 3 février 1951 à Ouagadougou" et son frère cadet François Compaoré, selon le journal officiel. "La naturalisation de Blaise Compaoré (...) est une décision souveraine qui a été prise. Elle ne va rien induire", a-t-elle affirmé à l'issue du conseil des ministres. "Il est ivoirien un point, un trait comme chacun d’entre nous (...) il n’y pas lieu de faire un commentaire outre que de constater qu’il est Ivoirien", a-t-elle insisté. M. Compaoré, inculpé d'attentat contre la sûreté de l'Etat, complicité d'assassinat et complicité de recel de cadavre, est visé depuis décembre 2015 par un mandat d'arrêt international pour son implication présumée dans la mort de l'ancien chef d'Etat Thomas Sankara, en 1987. La naturalisation de Blaise Compaoré devrait mettre un terme au problème de son éventuelle extradition vers le Burkina, la loi ivoirienne prévoyant que la Côte d'Ivoire n'extrade pas ses ressortissants. Même au Burkina, les autorités jugeaient peu probable une extradition de l'ancien président : "parmi les causes qui peuvent entraîner le refus d'extradition il y a par exemple la peine de mort" requise par le code pénal burkinabè pour la complicité d'assassinat, avait souligné le commissaire du gouvernement du Burkina, le lieutenant-colonel Norbert Koudougou...

 AFP


Le président nigérien sortant Mahamadou Issoufou, qui brigue un deuxième quinquennat, était hier proche d'une victoire au premier tour à l'élection présidentielle en obtenant près de 50% des suffrages, selon des résultats portant sur les deux tiers des suffrages. Selon les résultats publiés la Commission électorale nationale indépendante (Céni), portant sur 4,9 millions d'électeurs sur 7,5 millions d'inscrits (65%), M. Issoufou est en tête avec 49,44% des voix, devant deux anciens Premiers ministres, Hama Amadou (16,27%) et Seini Oumarou (10,65%). "Cela va être très serré, c'est dans un mouchoir de poche, il faut attendre pour savoir si nous passons dès le premier tour", a affirmé à l'AFP une source proche du pouvoir. Le camp du président Issoufou, qui s'était promis d'être réélu dès le premier tour, comptait notamment sur l'arrivée des résultats de son fief électoral de Tahoua (ouest) ainsi que de ceux d'Agadez (nord), pour réaliser cet objectif....

AFP


A deux semaines de l'élection présidentielle au Bénin, une Ong veut inciter les jeunes à voter de façon "responsable", une tâche ardue face à des électeurs qui ont perdu foi dans la classe politique.
Sur plus de quatre millions d'électeurs, 60% ont moins de 35 ans et leur vote pourrait changer la donne le 6 mars, où 33 candidats s'affronteront pour succéder au président Thomas Boni Yayi qui ne se représente pas après deux mandats. Des responsables syndicaux et associatifs ainsi que des représentants de partis politiques parcourent le pays, à l'initiative de la Fondation allemande Friedrich Ebert pour la bonne gouvernance, afin de sensibiliser la jeunesse sur les enjeux du vote.
"Si un candidat (...) dit qu’il va créer des emplois, il faut lui demander dans quel secteur, avec quel financement. En tant que jeune, on doit être exigeant", martèle Léonce Gamaï, coordinateur de la campagne "Les questions des jeunes aux présidentiables".
Il s'adresse à des étudiants et des jeunes travailleurs réunis dans un centre culturel de Dangbo, en périphérie de Porto-Novo.La salle est presque pleine, un défi alors qu'en période électorale, il faut généralement promettre un "dédommagement" en espèces pour mobiliser l'électorat, explique M. Gamaï à l'Afp.
"Plus personne ne se déplace sans contrepartie (financière) et nous, on ne donne rien", poursuit ce journaliste trentenaire.  "Notre objectif, c’est que les vrais enjeux soient au cœur du débat", ajoute-t-il, en distribuant un livre intitulé "2016 : quel meilleur profil pour le Bénin ?", avec une centaine de questions à poser aux candidats. L'heure n'est toutefois pas à la leçon de morale : "Prenez les 2000, les 5.000 francs Cfa (3 à 7,60 euros) que le candidat vous donne, conseille M. Gamaï. Mais faites un vote responsable, selon les réponses qu’on vous a données". "Vous allez être des relais", lance Franck Wollo, un des animateurs du débat, âgé de 29 ans. "On sait que la population est majoritairement analphabète et croit tout ce que disent les candidats. Vous allez les interpeller".

- Chômage et corruption –
Bénédicte et Albert, étudiants, Ignace, technicien, et Henri, chômeur, ont deux préoccupations majeures : l'emploi et la lutte contre la corruption. Les 15-34 ans représentent 60% de la population active. Le taux de chômage de cette tranche d'âge est de moins de 4% selon les données officielles, un chiffre déconnecté de la réalité dans ce pays où le secteur informel représente 85% de l'économie. Ignace Boton, 27 ans, est technicien en panneaux solaires. Parmi ses amis, nombreux sont ceux "qui veulent travailler la terre" et vendre leur production au Nigeria voisin. "Mais ils n’ont pas d’argent pour s'installer, dit-il. Donc ils font +zem+". 
Les "zemidjans" sont ces motos-taxis omniprésentes dans les villes du Bénin. Beaucoup de diplômés font ce petit boulot pour survivre.  "Mes parents ont fait beaucoup d’efforts pour m’envoyer à l’université. Mais si tu n’as pas de connaissances bien placées, tu n'as pas de travail. Le prochain président doit créer des emplois", s'inquiète Bénédicte Sodjinou, une étudiante en langues de 23 ans.  "Quand tu passes les concours de recrutement, si tu n'es pas du côté du pouvoir, tu n'as aucune chance", renchérit Albert Dossa, étudiant lui aussi, 22 ans, selon qui "les lois ne sont pas respectées, la corruption n'est jamais punie".
En 2006, le président Boni Yayi avait promis de mettre de l'ordre dans plusieurs filières clé, comme l'exploitation du port de Cotonou et le secteur du coton. Mais ses deux mandats ont été marqués par plusieurs scandales, dont le projet de la construction d'une nouvelle Assemblée nationale, à Porto Novo, qui a englouti des millions d'euros sans jamais être mené à son terme.  L'an dernier, les Pays-Bas avaient suspendu leur aide au Bénin après la disparition de quatre millions d'euros destinés à l'accès à l'eau potable.
A Dangbo, au terme du débat, peu semblent avoir repris confiance en leurs dirigeants.
"Les politiques nous montrent le raccourci : pour s’enrichir, le meilleur métier, c’est la politique", ironise Henri Totin, trentenaire au chômage et militant associatif.  Les candidats font "des promesses" mais finalement "ne pensent qu’à leurs intérêts", estime Bénédicte, alors qu'Ignace est plus optimiste : "Je ne crois pas dans nos politiciens mais dans la politique, elle peut changer les choses".

 AFP


Marchés déserts, boutiques fermées, circulation réduite : les Tchadiens ont largement suivi hier, à N'Djamena comme en province, le mot d'ordre "ville morte" de la plate-forme "Ça suffit" demandant le départ du président Idriss Deby Itno, qui veut se présenter pour un 5e mandat après 26 ans de pouvoir.
Dans la capitale tchadienne, comme lors d'un jour férié, les deux grands marchés sont restés déserts, a constaté l'Afp. Toutes les boutiques à travers la ville sont restées fermées, les élèves des lycées et collèges n'ont pas été en cours, la circulation des voitures et des motos-taxis était réduite. Seules les banques et certaines sociétés privées étaient ouvertes dans le quartier administratif. Dans les ministères, plusieurs départements ont fonctionné au ralenti. Ce mouvement anti-Deby, lancé du matin jusqu'à 13H30 locales (12H30 Gmt), a été aussi bien suivi en province.   A Moundou, la deuxième ville du pays, il a même été "totalement suivi", selon un habitant joint au téléphone par l'Afp. "Même les motos-taxis ne circulent pas. C'est vous dire que ici, à Moundou, nous avons très bien respecté la ville-morte", a-t-il affirmé.  A Mao, dans le nord- ouest du pays, le marché hebdomadaire du mercredi a été fortement perturbé, selon un habitant. Selon le porte-parole de la plate-forme "Ça suffit", Mahamat Nour Ibedou, le mot d'ordre a été également suivi dans les villes de Sarh (sud), Abéché (est) et Mongo (centre). "Le mot d'ordre a été globalement très bien suivi et cela démontre que la population a pris conscience qu'elle peut exercer ses droits démocratiques", a-t-il déclaré à l'Afp.  "Cela traduit un ras-le-bol général, c'est la preuve évidente que le peuple rejette la candidature de Deby", a-t-il ajouté. La plate-forme "Ça suffit " est composée d'une vingtaine d'associations de la société civile dont la Ligue tchadienne des droits de l'homme et l'Union des syndicats du Tchad.

 AFP


Alors que l'opposition a déjà annoncé qu'elle ne les reconnaitrait pas, les résultats de l'élection présidentielle de dimanche et lundi au Niger continuaient hier à tomber au compte-gouttes. Le président Mahamadou Issoufou, 63 ans, brigue un deuxième quinquennat et a promis une victoire au premier tour, face une opposition qui a dénoncé mardi des résultats "fantaisistes". Sur le site officiel de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), seules 72 des 308 communes ont été comptabilisées mais pour seulement un million d'électeurs sur les 7,5 millions d'inscrits, soit moins de 15% du corps électoral. C'est trop peu pour dégager des tendances fiables alors que certainesrégions comptabilisées sont des fiefs des uns ou des autres, souligne un observateur.  Sur cette partie comptabilisée, on peut toutefois noter que le président Issoufou est en tête devant ses trois principaux opposants, les deux anciens Premiers ministres Hama Amadou et Seïni Oumarou et Mahamane Ousmane, premier président démocratiquement élu (1993-1996). Quinze candidats sont en lice pour présider ce pays de 18 millions d'habitants. Le scrutin était couplé à des législatives. Selon les autorités, les résultats globaux devaient être annoncés dans les cinq jours après la clôture du scrutin, qui s'est déroulé dimanche et lundi. La population nigérienne commençait à s'impatienter devant la lenteur de la comptabilisation des chiffres. Mardi, la coalition de l'opposition Copa 216 avait annoncé qu'elle ne reconnaitrait pas le scrutin parlant de résultats "fantaisistes", "surprenants" ou "fabriqués", et accusant le pouvoir d'avoir mis en place des "bureaux fictifs". Elle appelait ses partisans à se "mobiliser" et "résister".
La coalition soutenant le président Issoufou a répondu mercredi que "l'opposition vient une fois de se ridiculiser" avec sa "déclaration des plus mensongères".

AFP


A moins d'un an de son départ de la Maison Blanche, Barack Obama a dévoilé hier son plan pour fermer la prison de Guantanamo, qui a cependant peu de chances de passer l'obstacle du Congrès en pleine année électorale.
"Il s'agit de refermer un chapitre de notre histoire", a déclaré M. Obama depuis la Maison Blanche en évoquant ce centre de détention qui incarne, à travers le monde, les excès dans la lutte anti-terroriste des Etats-Unis après les attentats du 11-Septembre 2001.
"Depuis plusieurs années, il est devenu clair que (cette prison) ne permet de renforcer notre sécurité nationale, elle l'affaiblit", a-t-il ajouté évoquant un outil de recrutement pour les jihadistes.
L'exécutif a identifié 13 sites sur le sol américain susceptibles d'accueillir les prisonniers actuellement détenus sur l'île de Cuba mais n'en a cependant pas communiqué la liste exhaustive et n'en a pas recommandé un en particulier. Le coût total de ce transfert serait significatif, se situant dans une fourchette de 290 à 475 millions de dollars.
Il reste à ce jour 91 détenus dans cette prison qui en a un temps accueilli près de 800. Trente-cinq d'entre eux pourraient être transférés dans des pays tiers dans les mois à venir, selon l'exécutif américain.
"Si, en tant que pays, nous ne réglons pas ce problème aujourd'hui, quand le ferons-nous ? Allons-nous laisser traîner le dossier pendant 15, 20, 30 ans ?", s'est interrogé M. Obama, reconnaissant la complexité de ce dossier, promesse de campagne sur laquelle il a jusqu'ici échoué.
La détention sur le sol américain, plutôt qu'à Guantanamo, engendrerait des économies annuelles de l'ordre de 65 à 85 millions de dollars par an, ce qui permettrait donc d'amortir le coût transfert en "trois à cinq ans", selon l'exécutif.
Sans surprise, le projet a immédiatement suscité de vives réactions dans le camp républicain. "Fermer Guantanamo d'ici la fin de l'année est possible", estime le New York Times dans un éditorial, appelant les républicains à dépasser une opposition "systématique et irréfléchie". "Cela rendrait les Etats-Unis plus sûrs, contribuerait à restaurer le rang de l'Amérique comme défenseur des droits de l'homme et représenterait des millions de dollars d'économies pour le contribuable".

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Le Parlement libyen reconnu par la communauté internationale n'a pas pu, faute de quorum, tenir un vote de confiance sur le gouvernement d'union nationale soutenu par l'Onu, la séance étant reportée à la semaine prochaine, ont indiqué hier des députés.
"Le quorum requis pour la réunion (89 députés, ndlr) n'a pas été obtenu, donc le président de la chambre a levé la séance", a indiqué à l'Afp le député Mohamed al-Abbani.
Selon le député Ali Al-Qaïdi, "le quorum requis n'a pas été assuré et la séance de vote a par conséquent été renvoyée à la semaine prochaine". D'après M. Qaidi, le programme du gouvernement unitaire est l'objet de divergences entre les députés. Selon un autre parlementaire, Khalifa al-Daghari, les désaccords portent sur l'ordre du jour même de la séance, certains députés plaidant en effet pour un vote sur l'inclusion de l'accord politique conclu en décembre à Skhirat dans la Constitution de 2011 avant le vote sur le gouvernement d'union.
Ce Parlement, exilé à Tobrouk dans l'est du pays, était réuni depuis samedi pour discuter de la composition et du programme de travail du gouvernement d'union, formé de 18 membres et dirigé par le Premier ministre Fayez al-Sarraj. Un premier gouvernement de 32 ministres proposé par M. Sarraj avait été rejeté le 25 janvier par ce même Parlement. Le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu pour la Libye, Martin Kobler, avait encouragé mardi sur Twitter les députés à "participer à la séance et à voter librement sans contrainte ni peur".
La Libye, divisée entre deux autorités rivales -installées à Tobrouk et Tripoli- et déchirée par les violences entre factions armées, est également confrontée à une montée en puissance du groupe jihadiste Etat islamique (Ei). Les Occidentaux, inquiets de l'implantation de l'Ei à quelques centaines de kilomètres seulement de l'Europe, se disent prêts à contribuer au rétablissement de la sécurité en Libye à condition qu'un gouvernement d'union nationale en fasse la demande.

 AFP


L'opposition nigérienne ne reconnaît pas les résultats partiels de l'élection présidentielle annoncés depuis la veille par la commission électorale (Céni), a affirmé hier le porte-parole de la coalition d'opposition en dénonçant des fraudes dans le scrutin.
"Tel que cela a été proclamé jusqu'à maintenant, on ne peut pas les reconnaître", a déclaré à Niamey Amadou Boubacar Cissé, dit "Abc" le porte-parole de la Coalition pour l'alternance 2016 (Copa 2016) en commentant l'annonce par la Céni des premiers résultats du scrutin de dimanche et lundi. "On demande aux militants de résister, de ne pas accepter ce qui se passe parce que c'est totalement contraire à ce qui été exprimé par les urnes", a-t-il ajouté refusant de commenter les modalités d'action: "Comment? Enfin, vous verrez bien comment. Je n'ai pas besoin de vous dire la stratégie que nous adoptons".
Abc, lui même candidat, qui s'exprimait aux côtés d'un des principaux favoris du scrutin, Seini Oumarou, au siège du parti de ce dernier, a déclaré que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) "diffuse des résultats pour le moins fantaisistes.  Des résultats sont en désaccord total avec les données réelles récoltées par les représentants des partis membres de la Copa 2016". 
"A Zinder (sud, 2e ville du pays) et dans d'autres régions, les résultats proviennent de bureaux de vote fictifs", a-t-il poursuivi.  Près de 7,5 millions d'électeurs devaient choisir entre 15 candidats lors du scrutin présidentiel couplé à des législatives.    Selon les autorités, les résultats globaux devraient être annoncés dans les cinq jours après la clôture du scrutin. "Nous confronterons en temps opportun nos données et celles dont ils disposent. Face à cette situation très grave, la Copa invite tous ses militants à se mobiliser comme un seul homme contre le coup de force en préparation et défendre la légitimité populaire qui s'est exprimée dans les urnes", a souligné M. Cissé.
"Dans nombre de zones où le PNDS (Parti du président Issoufou) a été largement battu, la Céni présente des résultats surprenants qui nous montrent clairement que le président Issoufou persiste dans son illusion d'+un coup Ko+ qu'il veut imposer par une trituration irresponsable des résultats du vote sanction des populations nigériennes", a-t-il accusé.
"En fait les représentants du Pnds à la Céni disposent déjà de la totalité des résultats fabriqués sur toute l'étendue du territoire qu'ils font valider et publier par la Céni qui agit par grave complicité", a ajouté Abc.

 AFP


La longévité des dirigeants au pouvoir dépend de "la volonté des peuples", a assuré le président congolais Denis Sassou Nguesso pour justifier sa candidature à un troisième mandat à la présidentielle du 20 mars.
"On ne peut pas parler de démocratie en dehors de la volonté des peuples", a déclaré le dirigeant congolais à la presse. Il répondait à la question d’un journaliste sur le reproche qui lui est fait, notamment à l'étranger, de rester longtemps au pouvoir, en marge de la visite d’un chantier de construction d’un hôpital à Kinkala à 75 km au sud de Brazzaville. Je ne sais pas si ceux qui parlent de l’Afrique connaissent bien l’Afrique", a noté Sassou Nguesso.
"Aujourd’hui on est en train de voir que les Allemands sont satisfaits de leur chancelière Angela Merkel. Elle en est à son troisième mandat. Peut-être prendra-t-elle un quatrième mandat.

AFP 


Le président burundais Pierre Nkurunziza, dont le pays est en crise depuis près de 10 mois, s'est engagé auprès du secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon à ouvrir un "dialogue inclusif" avec l'opposition, qui a immédiatement dénoncé une "fausse ouverture". Cette annonce, qui comprend encore des zones d'ombre, s'inscrit dans une série de mesures prises ces derniers jours par le gouvernement burundais - levée de mandats d'arrêts internationaux, autorisation de réémettre pour deux radios - interprétées mardi par le secrétaire général de l'Onu comme des "gestes de bonne volonté".
Lundi soir, M. Ban a réuni à la même table les rares responsables de partis politiques d'opposition à ne pas être partis en exil et ceux du parti au pouvoir, le Cndd-Fdd.

AFP


Déployée en force, la police tchadienne a empêché hier la tenue d'une manifestation anti-Deby organisée par l'opposition dans N'Djamena, interdite par les autorités, a constaté l'Afp.
Cette manifestation de l'opposition s'inscrit dans un contexte global de contestation du long pouvoir sans partage du président Idriss Deby Itno, en place depuis 26 ans, mais est distincte de celles des lycéens qui, dans plusieurs villes du pays, protestent contre le viol de la jeune Tchadienne Zouhoura par des fils de dignitaires.
Le lieu de rassemblement des manifestants de l'opposition dans la capitale, l'espace Fest Afrika, a été quadrillé par un important dispositif de gendarmes et de policiers.
 Les forces de l’ordre occupaient également les ronds-points sur le trajet de la marche pacifique prévue par les manifestants, opposés au président Idriss Deby Itno, qui va se présenter à la présidentielle du 10 avril pour un 5e mandat.
Quelques dizaines de manifestants ont réussi cependant à se réunir dans la matinée devant le domicile du chef de l'opposition politique, Saleh Kebzabo, avant de se disperser, a constaté l'Afp.

AFP


Les opérations de vote pour la présidentielle se sont poursuivies hier au Niger où le président sortant Mahamadou Issoufou espérait obtenir un second quinquennat dès le premier tour, face à une opposition divisée qui dénonçait déjà des fraudes.
Le vote a été prorogé dans de nombreuses villes qui n'avaient pas reçu le matériel électoral dimanche, comme "près de Tahoua (ouest, fief électoral du président Issoufou), Agadez (nord) et près de Zinder (sud)", a indiqué à l'Afp Ibrahim Boubé, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qui a réitéré ses appels à ne pas publier de résultats partiels. En fin d'après-midi, vers 16H30 Gmt la Céni a commencé à annoncer des résultats partiels, notamment de la diaspora et de certaines communes du sud du pays.  La longue litanie de résultats, annoncée dans huit langues pratiquées, devait se prolonger toute la nuit sans qu'on sache quand des résultats plus généraux donnant des indications solides sur le scrutin seraient disponibles. Surnommé le "Lion", le président Issoufou a prédit une victoire par "un coup KO" dès le premier tour, face à une opposition divisée mais qui a promis de s'unir au second tour. L'opposition accuse le président de préparer un "hold-up" et la crainte de troubles post-électoraux gagne les esprits. Elu en 2011, M. Issoufou, 63 ans, affronte trois adversaires principaux : deux anciens Premiers ministres, Seïni Oumarou et Hama Amadou, ainsi que Mahamane Ousmane, premier président démocratiquement élu du Niger (1993-1996). Certaines tendances se dessinaient comme à Niamey, fief traditionnel de l'opposant Hama Amadou, où celui-ci est largement en tête comme prévu, de sources concordantes. "Il y aura un second tour", affirme Moussa Harouna, le représentant M. Oumarou, citant les tendances recueillies par ses militants. "Que son coup KO échoue, c'est déjà une victoire pour nous et un échec pour lui parce qu'il en avait fait un point d'honneur", a-t-il assuré, promettant que l'opposition serait victorieuse au second tour. Chez l'autre principal opposant, Hama Amadou, incarcéré depuis novembre en raison d'une affaire controversée de trafic d'enfants, on refuse de commenter officiellement le vote. "Les résultats vont au-delà de nos espérances. Nous sommes très, très, très confiants" et "comme promis, (Hama Amadou) va aller de la prison à la présidence", souffle un représentant du candidat.  "Tout s'est bien passé au niveau sécuritaire", a précisé à la mi-journée à l'Afp le ministre de l'Intérieur Hassoumi Massaoudou. Il s'est aussi montré "très confiant", balayant les accusations de fraude...

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Le principal opposant en Ouganda, Kizza Besigye, a été arrêté hier matin pour la troisième fois depuis le scrutin présidentiel du 18 février, alors qu'il avait appelé ses partisans à une marche vers le siège de la Commission électorale, a constaté une journaliste de l'Afp.

Assigné à résidence depuis vendredi soir, M. Besigye a été escorté hors de sa maison de Kasangati, dans le nord de Kampala, et emmené dans un fourgon de police, selon cette source.
Un porte-parole de la police, Patrick Onyango, a confirmé à l'Afp qu'il était détenu au poste de police de Nagalama, à 40 km environ au nord de la capitale, à "titre préventif". "Nous l'empêchons d'aller causer des violences autour des locaux de la Commission électorale", a-t-il ajouté. Dans le même temps, le parti de M. Besigye, le Forum pour le changement démocratique (Fdc) a annoncé que huit de ses collaborateurs chargés de compiler les résultats de l'élection avaient été arrêtés par la police à son siège. M. Besigye, 59 ans, est arrivé deuxième de l'élection présidentielle avec 35,37% des voix, loin derrière le président sortant Yoweri Museveni (60,75%), 71 ans, au pouvoir depuis 30 ans et réélu pour un cinquième mandat de cinq ans, selon les résultats officiels. L'opposant historique, déjà battu au premier tour lors des trois dernières élections présidentielles (2001, 2006 et 2011), a dénoncé un scrutin "frauduleux", et demandé aux Ougandais et à la communauté internationale d'en rejeter les résultats. M. Besigye avait appelé dimanche soir ses partisans à l'accompagner hier dans une marche vers la Commission électorale, dont il condamne le manque d'indépendance et qu'il accuse d'avoir couvert les fraudes commises par le régime. Il comptait se faire remettre les résultats officiels du scrutin. "La loi nous donne dix jours après l'annonce des résultats pour les contester. Comme vous le savez, j'ai passé le premier de ces dix jours en résidence surveillée.
Il me reste maintenant neuf jours pour exercer ce droit", avait-il expliqué dimanche dans un message adressé à ses sympathisants. "Demain (lundi), j'irai donc à la Commission électorale pour recevoir ces résultats. Je rencontrerai ensuite mon équipe de campagne et nous ferons le tour du pays pour collecter toute l'information disponible afin de préparer une réponse argumentée...

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Le Parlement libyen reconnu par la communauté internationale a annoncé hier avoir finalisé ses discussions concernant le gouvernement d'union nationale et être prêt à se prononcer mardi au cours d'un vote de confiance. Deux autorités se disputent le pouvoir en Libye, celle reconnue par la communauté internationale installée à Tobrouk (est) et une autre basée à Tripoli, sous le contrôle d'une coalition de milices, en partie islamistes.
 "La session d'aujourd'hui (lundi) a clos les discussions au sujet des membres du Conseil présidentiel", a indiqué à l'Afp la députée Aïcha al-Aqouri, précisant que "le rendez-vous pour approuver le gouvernement d'union nationale est (fixé à) demain (mardi)". Le Conseil présidentiel, né d'un accord conclu en décembre sous l'égide de l'Onu entre des membres des deux Parlements libyens rivaux, avait annoncé il y a une semaine la formation d'un gouvernement d'union nationale comprenant 18 membres et dirigé par Fayez al-Sarraj...

AFP


L'adjudant-chef Moussa Nébié, alias Rambo, de l'ex-Régiment de la sécurité présidentielle (Rsp) du Burkina, présenté comme un des exécutants d'un putsch raté en septembre, a été arrêté vendredi à Abidjan et extradé le lendemain à Ouagadougou, a annoncé hier le gouvernement burkinabé.

"Samedi, l'adjudant-chef Moussa Nébié, dit Rambo, et deux ressortissants burkinabè, Abdoul Karim Sawadogo et Ali Koné, réfugiés en Côte d'Ivoire suite à la tentative de coup d'Etat du 16 septembre 2015, ont été remis au Burkina Faso par les autorités ivoiriennes", indique un communiqué officiel. Le ministre burkinabè des Affaires étrangères Alpha Barry a salué la "célérité" de l'opération et "témoigné la reconnaissance" du Burkina, lundi à Abidjan à l'issue d'une réunion avec le président ivoirien Alassane Ouattara.
L'extradition du putschiste burkinabè "fait suite aux démarches entreprises par les autorités burkinabè et ivoirienne afin de travailler en étroite collaboration pour la sécurisation des deux pays et de la sous-région", selon le texte des autorités du Burkina.  En marge du dernier sommet de l'Union africaine fin janvier à Addis Abeba, le président burkinabè Roch Marc Kaboré avait demandé à son homologue ivoirien que tous les militaires déserteurs du RPS, ex-garde prétorienne du président Blaise Compaoré, qui avaient trouvé refuge en Côte d'Ivoire soient arrêtés et remis à la justice militaire burkinabè. Mi-octobre, le Burkina Faso avait lancé un mandat d'arrêt contre Moussa Nébié et un autre sous-officier, le sergent-chef Roger Koussoubé, alias le Touareg, toujours en cavale, deux fidèles du général Gilbert Diendéré, auteur du coup d'Etat de septembre 2015.
Selon le rapport de la commission d'enquête sur ce putsch, Moussa Nébié avait conduit le commando durant la prise en otage du président de la transition Michel Kafando et des membres du gouvernement, marquant le début du putsch.  Fin janvier, sans accuser ouvertement les autorités ivoiriennes, l'armée burkinabè avait fortement soupçonné des éléments déserteurs, dont la plupart ont trouvé refuge de l'autre côté de la frontière après le putsch manqué, de "bénéficier de soutiens en Côte d'Ivoire".
"S'ils ne bénéficient pas de soutien, les Ivoiriens les laissent faire", avait indiqué à l'AFP un haut responsable militaire précisant que "six déserteurs" étaient jusque-là réfugiés en Côte d'Ivoire.

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Quarante-trois candidats aux législatives centrafricaines ont été élus dès le premier tour au Parlement qui compte 140 sièges, selon les résultats provisoires publiés par l'Autorité nationale des élections (Ane), dont l'Afp a obtenu communication hier.

Ce nouveau premier tour des législatives a eu lieu le 14 février, en même temps que le second tour de la présidentielle qui a vu la victoire de Faustin Archange Touadéra. Le premier tour du 30 décembre avait été annulé par la Cour constitutionnelle en raison de nombreuses irrégularités. Selon l'Ane, le taux de participation est de 52%. Le reste des sièges seront attribués lors du second tour des législatives, dont la date n'a pas encore été annoncée. Parmi les candidats déclarés élus figurent Martin Ziguélé, le président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (Mlpc), arrivé cinquième à la présidentielle, dans la région de Bocaranga (nord), et Jean-Michel Mandaba, président du Parti de la gouvernance démocratique (Pgd), dans la région de Bamingui (nord). D'autres personnalités telles que Bertin Béa, secrétaire général du Kwa Na Kwa (Knk, parti du président déchu François Bozizé), Béatrice Emilie Epaye (ancienne ministre et député, présidente de la commission préparatoire du forum de Bangui), ont aussi été élues. Par ailleurs, un ex-élément des Forces armées centrafricaines (Faca), également ex-chef des milices anti-balaka, Alfred Yékatom Rombhot, a été élu dans la région de M'baïki (sud).
Candidat indépendant, il fait partie des personnes visées par des sanctions de l'Onu pour leur implication dans les violences intercommunautaires qui ont déchiré le pays ces trois dernières années. Les candidats déclarés élus appartiennent en majorité à des formations politiques comme l'Union pour le renouveau centrafricain (Urca) de Anicet-Georges Dologuélé, le Renouveau démocratique centrafricain (Rdc) de Désiré Kolingba Nzanga Bilal, le Mlpc de M. Ziguélé, et le Pgd de Jean-Michel Mandaba, tous quatre candidats malheureux à la présidentielle...

 AFP


 


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