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Actualités Internationales (2878)

Les électeurs nigériens ont voté hier pour élire leur président, le chef d'Etat sortant Mahamadou Issoufou briguant un deuxième quinquennat face à une opposition qui agite le spectre de la fraude après une campagne tendue.

"Il n'y aura qu'un seul vainqueur, ce sera le Niger", a déclaré M. Issoufou après avoir voté à l'Hôtel de ville de Niamey, le pouce gauche taché d'encre indélébile.
Quelque 7,5 millions de Nigériens sont appelés à choisir entre quinze candidats pour présider le pays de 18 millions d'habitants parmi les plus pauvres de la planète et vivant sous la menace des groupes jihadistes sahéliens et des islamistes nigérians de Boko Haram. Le scrutin est couplé à des législatives.  Les résultats doivent être annoncés dans les cinq jours suivant le scrutin, mais pourraient être proclamés "mardi ou mercredi", selon une source au ministère de l'Intérieur.  De nombreux bureaux de vote ont ouvert avec retard dans le pays où de longues files d'attente d'électeurs étaient visibles, ont constaté l'Afp à Niamey et des témoins en province.
"Nous avons beaucoup d'inquiétudes pour le vote à Niamey et dans beaucoup de localités", a commenté Seïni Oumarou, un des candidats favoris, à la radio Tenéré. Interrogé par l'Afp, le président de la commission électorale Ibrahim Boubé a reconnu des "retards" tout en assurant que "tous les électeurs" allaient pouvoir voter.  Certains bureaux ont ouvert avec plus de trois heures de retard. Il manquait des bulletins, de l'encre ou des présidents et assesseurs. Un bureau ne disposait pas de sa liste et faisait voter en notant les noms sur la base des cartes d'électeur.   Des forces de sécurité étaient présentes dans chaque bureau de Niamey pour parer à toute attaque jihadiste...

 AFP


Le président ougandais  a remercié hier les Ougandais de l'avoir réélu pour un cinquième mandat à l'issue d'un scrutin dénoncé comme "frauduleux" par l'opposition qu'il a qualifiée de "trouble-fêtes".

Dans un discours télévisé retransmis depuis son ranch familial dans l'ouest du pays, M. Museveni s'est dit "très content des Ougandais qui ont voté massivement", brocardant les dirigeants de l'opposition qui "ne sont pas des dirigeants mais des démagogues, des menteurs, qui parlent, parlent".
"Nous utiliserons la manière douce et la manière forte pour maintenir la paix en Ouganda, a-t-il lancé. Par manière douce je veux dire parler à la jeunesse, que ces hommes politiques criminels tentent d'utiliser. Mais on peut aussi utiliser la manière forte mais non-létale pour s'occuper des trouble-fêtes". M. Museveni a été déclaré vainqueur samedi de l'élection présidentielle avec 60,7% des voix au terme d'une semaine marquée par la répression qui s'est abattue sur l'opposition.  Son principal adversaire, l'opposant historique Kizza Besigye, qui a récolté 35,3% des suffrages, a été interpellé deux fois depuis la tenue du scrutin jeudi, ses partisans ont été dispersés violement avant le vote et sa maison a été encerclée par la police à l'annonce des résultats.
M. Besigye a dénoncé une "parodie" d'élection alors que l'autre candidat de l'opposition Amama Mbabazi, arrivé troisième avec 1,4% des voix, a estimé que "les résultats annoncés ne représentaient pas la volonté du peuple ougandais". Le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 1986, est né dans une famille d'éleveurs de vaches de l'ouest du pays et a affirmé qu'il retournerait s'occuper de ses troupeaux s'il perdait le pouvoir.
Dans son discours, il a balayé les critiques sur la Commission électorale, dont l'impartialité a été mise en cause par les observateurs de l'Union européenne et du Commonwealth, et sur des "irrégularités" dans le scrutin évoquées par les Etats-Unis.
Selon Washington, l'élection n'était "pas du tout en adéquation avec les standards internationaux et les attentes en matière de processus démocratique". "Je n'ai de leçon à recevoir de personne, a-t-il lancé. Ces Européens ne sont pas sérieux". Il a écarté les accusations de fraude en affirmant que si elles étaient vraies, il aurait été déclaré vainqueur à Kampala, alors que la capitale est réputée acquise à l'opposition...

 AFP


Le président élu centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a déclaré hier à Bangui "mesurer le poids de la charge" qui lui incombe pour "relever" un pays en ruine et profondément divisé par trois années de violences intercommunautaires.

S'exprimant pour la première fois depuis qu'il a été déclaré samedi élu président de Centrafrique par l'Autorité nationale des élections (Ane) à l'issue du second tour de la présidentielle, M. Touadéra a remercié ses "compatriotes" de lui avoir "fait confiance". "De manière souveraine, en toute liberté et en toute transparence, vous avez décidé de me confier la charge de la présidence de la République", a-t-il lancé à l'adresse des électeurs centrafricains : "je vous remercie de m'avoir fait ainsi confiance. Croyez bien que je mesure le poids de la charge que vous venez de me confier".
"Votre confiance m'encourage à engager urgemment des actions de relèvement de notre pays, pour qu'il devienne un Etat prospère, juste et fraternel", a-t-il ajouté. Il a également salué le "fair-play politique" de son adversaire au second tour, Anicet George Dologuélé, qui a reconnu dès samedi sa défaite. "Je salue son fair-play politique, qui montre sa grandeur et son engagement pour le retour de la paix durable en Rca. Je l'assure de mon amitié", a-t-il ajouté. Faustin-Archange Touadéra, candidat "indépendant", a été déclaré samedi par l'Ane élu président de Centrafrique avec 62,71% des suffrages contre 37,29% pour Anicet-Georges Dologuélé également ancien Premier ministre. Dernier chef du gouvernement de l'ex-président François Bozizé dont le renversement en 2013 par la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka a précipité le pays dans un cycle de tueries intercommunautaires, M. Touadéra hérite à 58 ans d'un très lourd passif, économique, sécuritaire et social.

 AFP


L’Union européenne a décidé de ne pas envoyer d'observateurs à la présidentielle du 20 mars au Congo, estimant que la récente réforme de la loi électorale ne garantissait pas le caractère transparent et démocratique du scrutin, selon une déclaration reçue hier à l’Afp. "Le contexte actuel ne permet ( ) pas d’envisager la présence d’une mission d’observation électorale de l’Ue lors du scrutin du 20 mars", indique la déclaration d'un porte-parole de la Haute représentante aux Affaires étrangères, Federica Mogherini, du 19 février. L’Ue considère que "les réformes introduites par la loi électorale du 23 janvier (qui met en place une Commission nationale électorale indépendante, ndlr) apparaissent limitées" et insuffisantes au regard des recommandations faites par une mission européenne d'observation.. "Les modifications apportées, qui manquent de transparence, peuvent induire (...) une insécurité juridique et ne semblent donc pas de nature à rassurer le caractère démocratique, inclusif et transparent de l’élection présidentielle", critique l’Ue...


 AFP


Le dépouillement des bulletins a commencé hier aux Comores après un vote dans le calme pour le premier tour de la présidentielle où s'affrontent 25 candidats sur fond de suspicions malgré un dispositif anti-fraude renforcé.Aucun incident majeur n'avait été signalé en fin de journée dans ce petit archipel de l'océan Indien, secoué par des crises séparatistes entre 1997 et 2001 et une vingtaine de coups d'Etat ou tentatives, dont la dernière remonte à 2012. Le dépouillement a débuté à 18 heures (15H00 Gmt), à la lumière de bougies et de lampes de camping, dans les bureaux qui avaient ouvert à 07H00, a constaté un journaliste de l'Afp à Moroni. Le pays souffre de graves pénuries d'électricité qui paralysent son économie déjà aux abois...


AFP


Des avions de combat américains ont mené hier un raid contre un camp d'entraînement du groupe Etat islamique (Ei) en Libye, qui a fait plus de 40 morts dont "probablement" un chef de l'organisation jihadiste.
C'est la deuxième fois en trois mois que les Etats-Unis mènent des frappes ciblées contre l'EI en Libye, pays plongé dans le chaos depuis 2011.
Le 13 novembre, un bombardement mené par des F-15 avait tué l'Irakien Abou Nabil, présenté alors par Washington comme "le plus haut responsable de l'EI en Libye".
Le raid aérien "très précis" a visé hier à l'aube un bâtiment de deux étages abritant des jihadistes à Sabrata, à 70 km à l'ouest de Tripoli, ont indiqué les responsables libyens.
41 personnes ont été tuées et six blessées, selon un communiqué du conseil municipal de Sabrata. La majorité d'entre elles sont des Tunisiens, nombreux à avoir rejoint les rangs de l'EI en Libye voisine.
A Washington, un responsable militaire américain a affirmé que le raid avait "probablement provoqué la mort du cadre opérationnel de l'EI Noureddine Chouchane".
Ce Tunisien de 36 ans est soupçonné d'être derrière les deux attentats ayant meurtri la Tunisie l'an dernier: contre le musée du Bardo à Tunis en mars (22 morts) et contre un hôtel près de Sousse en juin (38 morts). Il a été présenté comme un "élément terroriste dangereux" par Tunis.
Sa mort représenterait, avec la destruction du camp, un coup dur pour l'EI en Libye, a affirmé Peter Cook, porte-parole du Pentagone. "Nous estimons que cela aura un impact immédiat sur les capacités de l'EI à ancrer ses activités en Libye, pour recruter des combattants, établir des bases et potentiellement planifier des attentats à l'extérieur du pays contre des intérêts américains dans la région", a-t-il expliqué.
La maison visée "était louée par des étrangers dont des Tunisiens probablement membres de Daech (acronyme en arabe de l'EI). Des armes, dont des fusils et des roquettes RPG, ont été trouvées sous les décombres" de la maison qui a été entièrement détruite, a précisé la municipalité.
Selon le chef du conseil municipal, Hussein al-Dawadi, un jihadiste blessé a raconté "être venu (dans le camp) avec d'autres personnes pour s'entraîner au combat" et qu'elles avaient eu "les yeux bandés" en ayant été emmenés vers la maison.
Des photos diffusées par la municipalité montrent des décombres avec des matelas et des couvertures éparpillés, un morceau de métal avec l'inscription "Etat islamique" et des voitures endommagées.

 AFP


La grève illimitée déclenchée le 15 février en Guinée pour une série de revendications a été suspendue hier, ont annoncé les coalitions de syndicats à l'origine du mouvement, qui a perturbé les activités à Conakry, la capitale et plusieurs villes en province.
Par ailleurs, "tous les syndicalistes arrêtés à notre connaissance sont libérés", a affirmé à l'A fp Mamadou Mansaré, porte-parole des centrales syndicales ayant appelé à la grève, la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (Cntg) et l'Union syndicale des travailleurs de Guinée (Ustg), réclamant notamment la baisse des prix des carburants et la satisfaction de revendications salariales. Jeudi, un responsable de l'Ustg, Oumar Barry, avait indiqué à l'Afp qu'"au moins 16" syndicalistes avaient été arrêtés en lien avec des heurts dans des quartiers de Conakry.Lors d'une déclaration hier devant des militants rassemblés à la Bourse du travail, les responsables de la Cntg et de l'Ustg ont fait état d'engagements du gouvernement concernant la satisfaction de douze des treize points de leur plate-forme de revendications.Par conséquent, "la grève générale illimitée est suspendue jusqu'à nouvel ordre", a affirmé Amadou Diallo, de la Cntg , précisant que les discussions se poursuivaient avec le gouvernement et le patronat.Le point n'ayant pas fait l'objet d'un accord est celui sur la baisse des prix du carburant, a précisé Mamadou Mansaré, le porte-parole des syndicats.

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Le principal candidat de l'opposition à la présidentielle en Ouganda, Kizza Besigye, a été arrêté hier au siège de son parti au lendemain du premier tour, chaotique, de la présidentielle dont les résultats partiels donnent le chef de l'Etat sortant Yoweri Museveni largement en tête.
"Kizza Besigye a été arrêté à notre quartier général et emmené vers une destination inconnue", a tweeté son parti, le Forum pour le changement démocratique (Fdc). La police avait encerclé en fin de matinée le quartier général du Fdc, dans le quartier de Najjanankumbi, dans le sud de Kampala.  Pendant plus d'une heure, la tension a été forte, les policiers en tenue anti-émeute tirant des gaz lacrymogènes vers les locaux du parti d'opposition et procédant à l'arrestation de sympathisants du Fdc, avant d'emmener M. Besigye.
Dans les heures qui ont suivi, quelques affrontements sporadiques ont opposé des forces de l'ordre lourdement armées, qui ont utilisé grenades lacrymogènes et tirs, à des partisans de l'opposition dans plusieurs quartiers de Kampala. Le calme est revenu en milieu d'après-midi, selon une journaliste de l'Afp. Selon les médias ougandais, l'arrestation de M. Besigye pourrait être liée au fait que le Fdc s'apprêtait à publier ses propres résultats pour l'élection présidentielle, ce qui est illégal. "Des mesures raisonnables ont été prises pour maîtriser des militants du Fdc qui voulaient perturber l'ordre public et les élections", a déclaré à l'Afp un haut responsable de la police, Felix Andrew Kaweesi.M. Besigye "sait très bien que le pouvoir de déclarer les résultats électoraux revient à la commission électorale", a-t-il ajouté...

 AFP


La justice burundaise a annulé des mandats d'arrêts internationaux contre quinze personnalités dont plusieurs leaders de l'opposition en exil, selon un document officiel parvenu à l'Afp vendredi. Cette décision pourrait permettre de relancer les pourparlers - actuellement au point mort - entre le régime du président Pierre Nkurunziza et son opposition et tenter de sortir le pays d'une crise politique qui dure depuis plus de neuf mois. Parmi ces personnalités figurent le président du Cnared - une plate-forme qui regroupe les leaders de partis d'opposition en exil - Léonard Nyangoma, son porte-parole Pancrace Cimpaye, ainsi que deux anciens membres éminents du parti au pouvoir devenu des frondeurs, l'ancien président de l'Assemblée nationale Pie Ntavyohanyuma et l'ancien 2e vice-président, Gervais Rufyikiri.
"J'ai l'honneur de porter à votre connaissance que les mandats d'arrêt internationaux qui avaient été émis contre les personnes ci-après ont été annulés", a écrit le procureur général burundais, Valentin Bagorukunda, dans une correspondance adressée à la police judiciaire."Les raisons à la base de l'émission de ces mandats ne subsistent plus", a-t-il justifié sans plus de précisions, demandant à la police judiciaire de demander à Interpol "de les désactiver"...

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La campagne électorale pour la présidentielle du 6 mars au Bénin a officiellement débuté hier, avec 33 candidats en lice, dont l'actuel Premier ministre Lionel Zinsou et deux des plus puissants hommes d'affaires locaux. Plus de 4 millions de Béninois sont appelés aux urnes, mais seulement 35% des cartes d'électeurs ont été produites, selon le Centre national de Traitement (Cnt), chargé de leur production et leur distribution. "L'ensemble des cartes seront distribuées d'ici le 5 mars", a assuré à l'Afp Karimou Chabi, le coordinateur du Cnt. Le problème de la distribution des cartes avait motivé le report au 6 mars du scrutin prévu à l'origine le 28 février. Pour succéder au président Thomas Boni Yayi qui ne se représente pas après deux mandats, le banquier d'affaires franco-béninois Lionel Zinsou, Premier ministre depuis juin dernier, fait figure de favori...

AFP


Le Parlement français a adopté définitivement hier une loi sur le "droit des étrangers en France", qui instaure notamment un titre de séjour pluriannuel pour éviter aux immigrés en règle des passages répétés en préfecture.
"Le premier objectif de ce texte est de mieux accueillir les étrangers qui viennent légalement sur notre sol", a plaidé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.
La mesure-phare est en effet la création d'un nouveau titre de séjour de deux à quatre ans (qui serait délivré après un premier titre d'un an) pour éviter "aux personnes concernées des allers-retours inutiles et pénalisants en préfecture", selon le ministre. Pour en bénéficier, un étranger devra justifier "du sérieux de sa participation aux formations prescrites par l'Etat" dans le cadre d'un parcours d'intégration où l'accent est mis sur les cours de langue.  La carte pourra être retirée en cas de menace à l'ordre public.   A l'issue de cette carte pluriannuelle, l'étranger pourra demander la carte de résident de dix ans à condition d'avoir un niveau linguistique suffisant. Les parents d'enfants français et les conjoints de Français pourront l'obtenir de plein droit au bout de trois ans.   Les immigrés âgés pourront également la recevoir.
Une carte de séjour "passeport talent" est également créée pour des scientifiques, artistes, investisseurs, ou jeunes diplômés embauchés dans une entreprise innovante.  Un étranger malade pourra bénéficier d'un traitement médical en France s'il ne peut y avoir accès "effectivement" dans son pays.  Enfin le renouvellement des titres de séjour sera facilité pour les victimes de violences familiales ou menacées d'un mariage forcé.
Par ailleurs, la loi prévoit une procédure plus rapide d'éloignement des déboutés du droit d'asile (15 jours au lieu de 30), en complément de la réforme de l'asile adoptée en juillet et visant à raccourcir les délais d'examen des demandes.   Le texte réforme également le droit pour les étrangers placés en centre de rétention avant leur reconduite à la frontière...

 AFP


L'Egypte a rendu hommage hier en grande pompe à Boutros Boutros-Ghali, décédé mardi à 93 ans après avoir été le premier Africain à occuper le poste prestigieux de secrétaire général de l’Onu.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a assisté à des obsèques militaires aux côtés du cheikh Ahmed Al-Tayeb, grand imam d'Al-Azhar - prestigieuse institution de l'islam sunnite - et du pape copte Tawadros La brève cérémonie, retransmise à la télévision publique, s'est tenue dans l'enceinte de la mosquée du Maréchal Tantaoui, dans la périphérie de la capitale.Boutros Boutros-Ghali, décédé mardi dans un hôpital du Caire, était issu d'une grande famille de la minorité chrétienne copte d'Egypte, marié à une juive d'une famille réputée d'Alexandrie (nord). Plus tard dans l'après-midi, son cercueil recouvert d'un drapeau égyptien a été conduit à la cathédrale copte-orthodoxe du Caire, pour une cérémonie présidée par le pape Tawadros II, qui a salué "un homme fidèle à la nation" ayant "toujours engendré la paix à tous les postes qu'il a occupé".
Plusieurs personnalités politiques, des diplomates européens et africains avaient fait le déplacement, notamment l'ancien secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa ou Irina Bokova, la directrice générale de l'Unesco... "L'Egypte a perdu l'un de ses symboles, un de ses meilleurs dirigeants, un exemple de patriotisme", a déclaré M. Moussa.

 AFP


 

Le tribunal militaire d'Abidjan a condamné hier à la prison à perpétuité trois militaires fidèles à l'ex-président Laurent Gbagbo pour l'assassinat, en 2002, du général Robert Guéï, ex-chef de la junte en Côte d'Ivoire.
Au terme de près d'un mois de procès, le tribunal a jugé coupable d'"assassinat" le commandant Anselme Séka Yapo, ancien chef de la sécurité rapprochée de l'ex-Première dame Simone Gbagbo, et de "complicité d’assassinat" le général Brunot Dogbo Blé, ancien commandant de la Garde républicaine, ainsi que le sergent-chef Daléba Séry.
Six des 19 prévenus ont été condamnés à dix ans d'emprisonnement, les autres ont été relaxés. Le général Guéï, 61 ans, a été tué par balles le 19 septembre 2002, jour d'un coup d'Etat manqué à Abidjan contre Laurent Gbagbo qui avait entraîné la prise de contrôle du nord et de l'ouest du pays par une rébellion. Des membres de sa famille et de sa garde rapprochée ont été tués le même jour.
Surnommé "le père Noël en treillis", Guéï avait dirigé une junte après le coup d’État du 24 décembre 1999. Il avait été vaincu par Laurent Gbagbo à la présidentielle de 2000 et chassé du pouvoir par la rue alors qu'il tentait de s'y maintenir. Mardi, le procureur militaire d'Abidjan avait requis la prison à perpétuité pour le commandant Anselme Séka Yapo et le général Brunot Dogbo Blé, dans le premier procès en Côte d'Ivoire de l'assassinat d'un ancien chef d’État.Les avocats de la défense avaient plaidé la relaxe mercredi, invoquant l'absence de preuves. Ils ont annoncé jeudi leur intention de faire appel.

AFP


Bureaux de vote ouverts avec plusieurs heures de retard, électeurs frustrés, principal candidat d'opposition interpellé, réseaux sociaux bloqués : le premier tour de l'élection présidentielle en Ouganda hier a été pour le moins chaotique et a suscité les critiques de l'opposition et d'observateurs étrangers.
Pour la deuxième fois cette semaine, la police a arrêté Kizza Besigye, principal rival du président Yoweri Museveni qui, à 71 ans dont 30 passés à la tête du pays, vise un cinquième quinquennat. M. Besigye a été arrêté devant une maison où selon son entourage et son parti, des policiers et des membres du tout-puissant parti au pouvoir, le NRM, étaient en train de truquer les élections en bourrant des urnes. Peu après, l'opposant "a été libéré sans être inculpé et ramené chez lui", a déclaré à l'AFP l'un de ses avocats Ladislaus Rwakafuzi. La brève interpellation de M. Besigye a conclu le premier tour des élections présidentielle et législatives comme il avait commencé : dans le désordre. Le scrutin a été entaché de retards importants dans de nombreux bureaux de vote de la capitale, où des électeurs venus en nombre, dès l'aube, ont dû attendre plusieurs heures pour que le matériel électoral arrive enfin. Ces retards ont été qualifiés d'"absolument inexcusables" par le chef de la mission d'observation du Commonwealth, l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo. Quelque 15 millions d'inscrits étaient appelés à élire leurs 290 députés et leur président entre huit candidats.
Les sondages prédisent une victoire dès le premier tour, avec 51% des voix, pour M. Museveni. Le président est encore très populaire dans les campagnes et bénéficie de la puissance financière et du savoir-faire électoral de son parti, le Mouvement de résistance nationale (Nrm).

 AFP


L'armée nigériane a annoncé hier avoir libéré 195 otages de Boko Haram au cours d'opérations militaires contre le groupe islamiste dans plusieurs villages du nord-est du pays.
L'armée a dit avoir mené une contre-offensive dans plusieurs villages de l'Etat de Borno occupés par Boko Haram et y avoir retrouvé, outre 195 otages, du bétail, deux camions, 180 motos et 750 vélos -- de plus en plus utilisés lors d'attaques islamistes, faute de mieux.
"Un certain nombre de terroristes de Boko Haram ont aussi été tués", a précisé le colonel Sani Usman, porte-parole de l'armée, dans un communiqué.
L'armée nigériane a déjà annoncé la libération de plusieurs centaines d'otages de Boko Haram ces derniers mois, notamment lors d'opérations militaires dans la forêt de Sambisa, un des fiefs historiques du groupe islamiste, également dans l'Etat de Borno, où de nombreux camps ont été démantelés.
Cette nouvelle offensive fait suite à une opération de grande envergure menée cette semaine sur le sol nigérian par l'armée camerounaise, qui a affirmé avoir tué un grand nombre d'islamistes, libéré une centaine d'otages et saisi une quantité importante d'armes et de matériel.


 AFP


Les Nigériens se rendent aux urnes dimanche pour élire leur président après une campagne marquée par de vives tensions entre rivaux politiques dans un pays miné par la pauvreté et la crainte d'attaques jihadistes.
Le président Mahamadou Issoufou, 63 ans, qui brigue un second mandat, a prédit une victoire par "un coup KO" dès le premier tour alors que l'opposition, divisée, a promis de s'unifier au second.Près de 7,5 millions d'inscrits doivent choisir entre un total de 15 candidats lors du scrutin présidentiel qui sera couplé à des législatives.Les résultats doivent être proclamés cinq jours après le vote mais la crainte de troubles au moment de leur annonce a commencé à gagner les esprits.  "Tout le monde craint que ça ne débouche sur quelque chose d'éminemment grave", affirme Moussa Tchangari, secrétaire général d'Espace citoyen, figure de la société civile et opposant notoire.Et pour cause, la campagne électorale a été marquée par des échauffourées entre partisans du président et opposants. Elle a été précédée par l'incarcération d'un des principaux opposants et candidats, Hama Amadou, dans un dossier controversé de trafic d'enfants, l'arrestation de personnalités, l'annonce d'un putsch raté par le pouvoir, la crainte d'attaques jihadistes et un fichier électoral contesté...  Elu en 2011, lors d'un scrutin organisé par la junte ayant renversé le charismatique Mamadou Tandja (1999-2010), M. Issoufou fait face à trois adversaires principaux : deux anciens Premiers ministres, Seïni Oumarou, de l'ex-parti du président Tandja, et Hama Amadou, ainsi que Mahamane Ousmane, premier président démocratiquement élu (1993-1996)... Un quatrième candidat, Amadou Boubacar Cissé, dit "ABC" peut aussi brouiller les cartes.  La lutte contre la misère aggravée par les effets du réchauffement climatique est l'un des grands enjeux du scrutin.

 AFP


Quelque 3,2 millions de doses de vaccins contre la méningite sont nécessaires pour lutter contre une épidémie au Niger où une centaine de cas ont été recensés depuis janvier, a déclaré hier l'Onu.  
"Les autorités sanitaires (du Niger) estiment les besoins à environ 3,2 millions de doses pour la vaccination en cas d'une épidémie de méningite", indique le bulletin mensuel du Bureau des affaires humanitaires de l'Onu (Ocha) à Niamey. Ce stock une fois constitué servirait à vacciner 2,8 millions de personnes (compte tenu des réserves de vaccins nécessaires) dans les 21 districts sanitaires du pays, explique l'agence onusienne.
Depuis janvier 2016, quelque "75 cas dont un décès de la méningite" ont été notifiés dans quatre des huit régions du Niger, dont Niamey, Dosso (sud-ouest), Maradi (centre-sud) et Tahoua (ouest), ajoute l'Onu. 
Fin décembre, l'Organisation mondiale de la Santé (Oms) a mis en garde contre les risques de nouvelles épidémies de méningite en 2016 en Afrique, particulièrement au Niger et au Nigeria, deux pays durement frappés en 2015 par cette maladie mortelle.  Au Niger, le risque "est jugé plus important" dans des zones touchées par l'épidémie de 2015 et où vivent des populations "partiellement vaccinées".  Le pays a déjà connu une épidémie de méningite qui a fait 573 morts sur plus de 8.500 cas entre janvier et juin 2015, selon les autorités sanitaires.  Au Nigeria voisin, quelque 5.221 cas de méningite avec 557 décès ont été également notifiés dans la même période.

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Près d'un million d'enfants en Afrique de l'Est et australe sont atteints de malnutrition aiguë sévère en raison de la sécheresse qui touche le continent et qui devrait s'aggraver à cause du phénomène climatique El Niño, s'est alarmé hier l'Unicef, le fonds des Nations unies pour l'enfance.
"Le phénomène El Niño va décliner mais l'impact sur les enfants va être ressenti pendant des années", estime Leila Gharagozloo-Pakkala, la directrice régionale de l'Unicef pour l'Afrique de l'Est et australe. "C'est une situation sans précédent et la survie des enfants dépend des actions qui sont prises maintenant", a-t-elle pour suivi. La malnutrition aiguë sévère se caractérise par une perte de poids très importante et est responsable de la plupart des décès d'enfants de moins de cinq ans dans le monde, selon l'Unicef. Depuis deux ans, le volume des précipitations est bien inférieur à la moyenne dans ces régions d'Afrique et les récoltes sont maigres. En conséquence, les prix des denrées de base augmentent et les habitants doivent réduire leur nourriture, exposant notamment les enfants à la faim et aux maladies, selon l'Unicef.
"Les statistiques sont stupéfiantes et on s'attend à ce que la situation s'aggrave cette année et en 2017", prédit Megan Gilgan, conseillère pour les situations d'urgence dans la région, pour l'Unicef.   Le Lesotho, le Zimbabwe et plusieurs provinces sud-africaines ont déjà déclaré l'état de catastrophe naturelle.  L'Onu estime que 14 millions de personnes pourraient manquer de nourriture en 2016 en Afrique australe en raison des maigres récoltes de l'an dernier combinées à cette grave sécheresse, citant également le Malawi où 2,8 millions de personnes sont menacées par la faim. En Afrique de l'Est, l'Ethiopie est particulièrement touchée avec 18 millions de personnes qui devraient avoir besoin d'aide alimentaire d'ici la fin de l'année, selon l'Unicef qui estime que le pays a besoin de 87 millions de dollars de dons.  
Selon le bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'Onu (Ocha), il faudra deux ans aux communautés touchées pour se remettre de la sécheresse aggravée par El Niño.

AFP


Faustin Archange Touadéra a largement devancé dans la capitale Bangui son rival Anicet Georges Dologuélé au 2e tour de la présidentielle tenue dimanche en Centrafrique, selon des résultats provisoires annoncés mercredi par l'Autorité nationale des élections (Ane). L'Ane a décliné bureau de vote par bureau de vote les scores réalisés dans la capitale par chacun des deux finalistes de la présidentielle, sans toutefois donner de chiffre global. Hormis le 2e arrondissement de Bangui, où les deux candidats sont au coude-à-coude, Faustin Archange Touadéra devance largement son rival dans de très nombreux bureaux de vote. Selon les compilations établies par l'Afp pour l'ensemble de la ville de Bangui à partir des données de l'Ane, M. Touadéra l'emporte très largement avec un peu plus de 120.000 voix en sa faveur, contre plus de 55.000 pour son adversaire Dologuélé. Dans la matinée, Anicet Georges Dologuélé avait accusé l'autre finaliste de "fraudes organisées" à Bangui et dans les provinces, évoquant des bureaux de vote "fictifs" ainsi que des "situations d'intimidation avec des chefs de milices armées (...) pour orienter le vote des citoyens". Le vainqueur ne sera pas officiellement connu avant une semaine, a prévenu l'Ane, qui a commencé mercredi à annoncer les résultats de certains bureaux de vote en province, au compte-goutte...

AFP


Deux islamistes armés ont été tués hier par l'armée algérienne près de Boumerdès, à 50 km à l'est d'Alger, a annoncé le ministère de la Défense. Les deux hommes ont trouvé la mort lors d'un ratissage de l'armée près du douar Bousmaïl, selon le communiqué du ministère. Deux pistolets automatiques de type kalachnikov, six chargeurs, des munitions et des téléphones portables ont été récupérés au cours de cette opération qui se poursuivait, a dit le communiqué. En 2015, l'armée algérienne a tué ou arrêté "157 terroristes dont 10 commandants", selon le ministère. Fin janvier, elle a également tué quatre islamistes armés dans la région de Ain Defla (150 km au sud-ouest d'Alger), membres d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Ce groupe avait revendiqué une attaque ayant coûté la vie à neuf militaires en juillet 2015 dans cette même zone. Malgré l'adoption en 2005 d'une Charte pour la paix et la réconciliation, censée tourner la page de la guerre civile qui a fait 200.000 morts pendant la "décennie noire", des groupes armés islamistes restent actifs en Algérie et visent principalement les forces de sécurité.

AFP


Guinee Conakry regionsVingt militants de l'opposition en Guinée arrêtés la semaine dernière dans le cadre d'une enquête sur la mort par balle d'un journaliste ont été inculpés et écroués, ont annoncé à l'Afp hier des avocats de leur parti. Les vingt militants de l'Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg) ont été présentés à un juge d'instruction, qui les a inculpés et placés sous mandat de dépôt, ils ont été conduits "la nuit dernière (de lundi à mardi) à la prison civile de Conakry", a affirmé Me Salifou Béavogui, un avocat de l'Ufdg, présidée par l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo.Les chefs d'inculpation retenus à leur rencontre sont "assassinat ou complicité d'assassinat, coups et blessures volontaires et non-assistance à personne en danger", selon Me Béavogui.Les inculpations et incarcérations ont également été rapportées à l'Afp par Me Aboubacar Sylla, autre membre du collectif des avocats de l'Ufdg.

D'après un responsable de l'Ufdg, les prévenus sont tous de jeunes volontaires qui assurent le maintien de l'ordre au sein du parti lors des manifestations politiques. Ils avaient été entendus à plusieurs reprises dans le cadre de l'enquête sur la mort du journaliste El Hadj Mohamed Diallo avant d'être placés en garde à vue, le 11 février pour 17 d'entre eux, deux jours plus tard pour les trois autres.

AFP


Cameroun armeeL'armée camerounaise a mené une importante offensive en territoire nigérian contre un poste de commandement du groupe islamiste Boko Haram, lui infligeant de lourdes pertes et saisissant beaucoup d'armes et de matériel, a affirmé le porte-parole du gouvernement camerounais, dans une déclaration obtenue hier par l'Afp.

Les opérations de l'armée camerounaise se sont déroulées du 11 février au 14 février à Ngoshe, située au Nigeria, à une quinzaine de km d'Ashigashia (ville frontalière camerounaise de l'extrême-nord du pays)", a précisé Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication.

"162 terroristes de Boko Haram ont été neutralisés (tués)", a-t-il affirmé, un bilan qui ne peut être confirmé de source indépendante. L’opération a coûté la vie à deux jeunes officiers camerounais, le capitaine Pipwoh Yari Emmanuel (31 ans) et le lieutenant-colonel Kwene Ekwene Beltus Honoré (39 ans). Le premier est mort le 11 février, le second a succombé à ses blessures après que son véhicule a sauté sur une mine le 14 février.

Une centaine de prisonniers de Boko Haram ont par ailleurs été libérés, parmi lesquels 15 otages camerounais dont sept membres d’une même famille. "La ville de Ngoshe a été identifiée formellement comme l'un des postes de commandement de Boko Haram abritant des usines de fabrication de bombes et de mines", a expliqué le porte-parole. Selon lui, "ce poste de commandement servait également d'officine de lavage de cerveau et de formatage des adolescents utilisés comme des bombes humaines à l'occasion des attentats kamikazes. " L'armée camerounaise revendique d'importantes saisies d'armes et de matériel. Quatre fabriques de mines artisanales ont été démantelées, et "5 mines déjà prêtes à l’emploi" ont été récupérées.

Selon M. Tchiroma, "des centaines de contenants d’explosifs, des batteries, des cordons détonants, des vestes de kamikazes et divers objets rentrant dans le processus de déclenchement des explosifs" ont également été saisis.  De même, a-t-il assuré, "un centre d’entrainement de Boko Haram précédemment identifié a été rasé, deux véhicules de combat mis à feu, des armements de guerre saisis".

Parmi ces armes figurent deux mitrailleuses lourdes de 12,7 mm, trois mitrailleuses de 7,62 mm, un lance-roquettes RPG7, douze fusils d’assaut AK47, deux pistolets, plusieurs grenades, des dizaines d’armes de traite (armes légères), une centaine de fusils factices d’entraînement, des armes blanches, des uniformes militaires, plusieurs dizaines de boîtes de chargeurs et des milliers de munitions de différents calibres.  Cette offensive s'est déroulée dans le cadre de l'opération "Arrow Five" de la force multinationale regroupant le Nigeria, le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Bénin. Elle a reçu "l'aval du commandement nigérian", qui a apporté sa "collaboration", a précisé le ministère.

AFP


KidalSept Casques bleus du contingent guinéen de la force de l'Onu au Mali, dont trois femmes, ont été tués lors de l'attaque jihadiste le 12 février à Kidal (nord-est), selon un nouveau bilan de source militaire au sein de la Mission de l'Onu mardi. "Nous avons malheureusement perdu un 7ème élément. C'est une femme qui était blessée et évacuée à Dakar", a déclaré à l'Afp une source militaire africaine au sein de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma). Sur les sept Casques bleus tués, "nous comptons trois femmes. Ce sont les premières femmes de la Mission tuées au Mali", a souligné cette source.

Un précédent bilan faisait état de six tués parmi le contingent guinéen sans indication de sexe, et d'une trentaine de blessés, dans cette attaque revendiquée par le groupe jihadiste Ansar Dine de l'ex-chef rebelle touareg Iyad Ag Ghaly.

Les corps des Casques bleus tués seront rapatriés aujourd’hui, accompagnés par le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, a affirmé à l'Afp un diplomate guinéen sous le couvert de l'anonymat. "Pour la première fois, le chef de la Mission de l'Onu va accompagner dans leur pays d'origine des corps de Casque bleus tombés au champ d'honneur", selon la même source, soulignant que "la Guinée est touchée par le geste". M. Annadif s'était rendu samedi dans le camp de Kidal dévasté par l'attaque, un attentat suicide à la voiture piégée combiné à des tirs de roquettes.  La Minusma, déployée depuis juillet 2013, est la mission de maintien de la paix de l'Onu la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995.

AFP


Ouganda presidentielleLes principaux candidats à l'élection présidentielle en Ouganda ont réuni leurs militants hier à Kampala, au dernier jour d'une campagne marquée la veille par la mort d'un sympathisant de l'opposition dans des affrontements avec la police.

Le principal candidat d'opposition, Kizza Besigye, défait au premier tour lors des trois derniers scrutins (2001, 2006, 2011) a assuré hier devant la presse qu'il pouvait mettre un terme aux 30 années de pouvoir du président Yoweri Museveni, candidat à sa succession.  "Cette élection ne peut pas être libre et équitable, mais cela ne veut pas dire qu'on ne peut pas la gagner", a déclaré M. Besigye à l'Afp, ajoutant qu'il visait une "victoire éclatante" dès le premier tour demain.  Si l'élection s'avère truquée, comme nous nous y attendons, nous continuerons à nous battre pour la démocratie. La lutte continuera", a-t-il promis, avant de prendre la route avec 300 sympathisants en direction de Kampala, où il a mobilisé ses partisans.  Au moins une personne a été tuée lundi à Kampala lorsque la police a dispersé sans ménagement des militants du Forum pour le changement démocratique (Fdc) de M. Besigye, qui tentaient de tenir un rassemblement dans le centre-ville de la capitale.

Hier, des milliers de personnes ont assisté aux dernières réunions électorales, sans qu'aucune violence ne soit rapportée. Le président Museveni, qui peut compter sur le savoir-faire électoral de son parti, le tout-puissant Mouvement de Résistance nationale (Nrm), et sur des ressources financières sans commune mesure avec celles de ses opposants, est une nouvelle fois favori. "Ce serait une bêtise de confier le pouvoir à ces menteurs", a-t-il déclaré selon des propos rapporté par le quotidien Daily Monitor.  "Les leaders de l'opposition sont des menteurs. Ils ne font que parler". Yoweri Museveni, 71 ans, a tenu un meeting dans un parc du centre de Kampala.

Un hélicoptère peint à son effigie en vol stationnaire au-dessus d'une foule en liesse, vêtue des t-shirts jaunes de son parti, témoignait des moyens à sa disposition. Son autre grand rival, Amama Mbabazi, ex-Premier ministre et ancien cacique du pouvoir tombé en disgrâce, a également réuni ses sympathisants.  Plus de 15 millions d'Ougandais sont inscrits sur les listes électorales et appelés à voter dans un des 28.000 bureaux de vote du pays pour élire leur président et leurs 290 députés.

AFP


Iran legislativesLe long processus de désignation des 6.229 candidats aux législatives iraniennes du 26 février s'est achevé hier, ouvrant la voie à une courte campagne électorale d'une semaine qui débute demain.

Le Conseil des gardiens de la Constitution, qui a la haute main sur les élections, a approuvé "38 nouveaux candidats dans différentes provinces", a déclaré le vice-ministre de l'Intérieur Hossein Ali Amiri sans préciser leur appartenance politique.

Cela porte le nombre total et définitif des candidats à 6.229, selon l'agence officielle Irna.

Les responsables de la coalition des partis réformateurs et modérés, qui avaient protesté contre le rejet massif de leurs candidats, en particulier les personnalités de premier plan, ont finalement annoncé qu'ils allaient pouvoir présenter des listes dans toutes les circonscriptions du pays. Actuellement contrôlé par les conservateurs, le Parlement compte 290 membres. Le président Hassan Rohani, élu pour quatre ans en 2013, espère que les législatives lui donneront une majorité de réformateurs et de modérés au Parlement pour mener à bien sa politique d'ouverture et de réformes. Les réformistes avaient largement boycotté les dernières législatives (2012) pour protester contre la réélection en 2009, qu'ils jugeaient frauduleuse, du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.

Ils ont été de ce fait marginalisés au Parlement. La "grande coalition des principalistes" (conservateurs) a publié ses listes, notamment à Téhéran où six femmes figurent parmi les 30 candidats.

C'est un ancien président du Parlement, Gholam-Ali Hadad Adel, qui dirige cette liste dans la capitale. Sa fille est mariée à l'un des fils du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

AFP



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