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Actualités Internationales (2878)

Face à une menace jihadiste en expansion et en continuelle mutation en Afrique, les Etats doivent s'adapter en permanence et resserrer leurs liens, selon le commandant des opérations spéciales américaines sur le continent, le général Donald Bolduc.
"Ce type de guerre s'inscrit dans le long terme et il n'y a pas de raccourcis. Il faut maintenir le cap et que tout le monde coopère", a affirmé le général Bolduc à des journalistes à Dakar, à l'occasion du lancement de l'exercice militaire annuel Flintlock organisé par les Etats-Unis en Afrique avec une trentaine de pays, qui a débuté lundi jusqu'au 29 février. Parmi les missions cruciales, une expression revient systématiquement: "Combattre la version des faits, celle d'Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique), de l'EI (le groupe Etat islamique), sur pourquoi il leur faut un califat, sur leurs actes au nom de leur religion, pourquoi vouloir devenir l'un des leurs, leurs instruments de recrutement", précise-t-il.Malgré une constante émulation entre des formations aux implantations géographiques et aux objectifs disparates - Aqmi dans le Sahel, les shebab somaliens, Boko Haram au Nigeria, l'EI en Libye - les jihadistes parviennent à apprendre les uns des autres, souligne-t-il.  "Ces 12 derniers mois, ils sont devenus plus actifs. Ils ont exporté des tactiques et des techniques, en particulier en matière d'engins explosifs improvisés, et échangé des idées et des concepts sur la manière de se présenter publiquement, ont consolidé leur idéologie et ce qu'ils représentent", remarque l'officier américain.  Cette souplesse permet "à l'ennemi de se regrouper pour combattre quasiment comme une unité terrestre, puis, lorsqu'il a été vaincu, de se disperser en éléments plus petits pour lancer des attaques de type asymétrique", explique-t-il, citant l'exemple de la campagne d'attentats de Boko Haram depuis l'offensive des Etats de la région du lac Tchad contre le groupe islamiste en 2015.
"Et il faut pouvoir riposter à cela. Donc, tant que nous n'aurons pas un dispositif global bien équilibré entre le militaire, le policier et le non-sécuritaire, ils continueront à alterner entre ces différents types de combat", poursuit le général Bolduc. "Il faut pouvoir faire les deux, d'où la nécessité de cette coopération régionale" entre Etats. "Nous aidons en termes de partage de renseignement, d'exploitation de sites sensibles, et de formation contre les engins explosifs improvisés, qui est l'un des enseignements les plus recherchés par nos partenaires parce que c'est ce que l'ennemi utilise principalement", indique-t-il. "La formation la plus importante que nous puissions apporter est de connecter cet entraînement militaire à la police qui, en zone urbaine, doit fournir la première réaction, évaluer la situation, avant l'arrivée d'une unité militaire", selon le général Bolduc. "C'est l'une des choses que Flintlock 16 fait pour la première fois, indique-t-il. Connecter la police aux militaires afin de pouvoir réagir à de telles attaques".

 AFP


Des centaines de milliers d'électeurs ont bravé le froid et la neige hier dans l'Etat américain du New Hampshire pour choisir leurs candidats à la présidentielle, le républicain Donald Trump et le démocrate Bernie Sanders espérant confirmer les sondages qui les donnent en tête.
Le tout petit Etat du nord-est (1,3 million d'habitants) est le deuxième à voter, huit jours après l'Iowa, et a historiquement un rôle particulier et disproportionné dans le long processus des primaires présidentielles, qui permettra de désigner cet été les deux candidats, républicain et démocrate, à la Maison Blanche.
C'est lui qui donne une tendance, contraint souvent les plus faibles à l'abandon, et sauve parfois des campagnes mal parties. Les électeurs de l'"Etat de granit", dont la devise est "Vivre libre ou mourir", sont aussi connus pour ne se décider souvent qu'au dernier moment, fragilisant les sondages. Parmi eux, 44% d'indépendants et fiers de l'être, qui pouvaient voter démocrate ou républicain, ajoutant à l'incertitude. La plupart des bureaux de vote fermeront à 19H00 (00H00 GMT mercredi).
La campagne a été longue et tendue dans le New Hampshire. Certains candidats se sont copieusement insultés, les électeurs ont été saturés de publicités politiques télévisées, d'emails, coups de téléphone, visites à leur porte. Les candidats ont participé à des centaines de rencontres électorales dans des écoles, universités, gymnases, cafés, restaurants, en quête du moindre vote. Au total, 882.959 électeurs sont appelés à voter (231.376 démocrates, 262.111 républicains, et 389.472 indépendants).
Les autorités attendent une participation record. Côté démocrate, les quatre derniers sondages donnent à M. Sanders, 74 ans, entre 12 et 26 points de pourcentage d'avance, après l'Iowa où Mme Clinton ne l'avait emporté que d'un cheveu.
Depuis mai, tous les sondages donnent gagnant le flamboyant milliardaire Donald Trump, qui a su capitaliser sur la colère des Américains blancs modestes se sentant laissés pour compte. Il était arrivé deuxième dans l'Iowa, où tous les sondages le donnaient aussi gagnant, et s'est montré plus mesuré et assidu dans le New Hampshire. Les quatre dernières enquêtes d'opinion lui donnent entre 11 et 21 points d'avance. Après le vote de mardi, les regards se tourneront vers le Nevada et la Caroline du Sud, prochains Etats à voter.

AFP


Près de trente islamistes mauritaniens emprisonnés à Nouakchott, en grève de la faim depuis quatre semaines, se sont dits lundi victimes d'une "punition collective" en lien avec l'évasion d'un détenu jihadiste, assurant dans un communiqué que certains d'entre eux étaient "en danger de mort".
Dans ce texte reçu par l'Afp, 27 détenus signataires accusent les autorités pénitentiaires d'avoir "entrepris une punition collective contre les prisonniers salafistes depuis la fuite de Saleck Ould Cheikh", un jihadiste mauritanien condamné à mort qui s'était évadé d'une prison de Nouakchott le 31 décembre.
Arrêté en Guinée le 19 janvier après avoir traversé le Sénégal et la Guinée-Bissau, l'ex-fugitif avait été renvoyé le lendemain en Mauritanie. Selon une source de sécurité mauritanienne, il a été transféré dans la garnison-prison de Salaheddine (nord), où se trouvent des salafistes condamnés à mort jugés dangereux. "Nous n'avons rien à voir avec cette fuite et nous exigeons" de ne pas en être tenus responsables, déclarent les 27 signataires qui observent depuis le 11 janvier une grève de la faim illimitée pour dénoncer un durcissement, selon eux, des conditions carcérales en lien avec l'évasion de Saleck Ould Cheick.
"Certains grévistes sont en danger de mort et leur situation s'aggrave de jour en jour", ont affirmé les détenus, incarcérés pour activités terroristes présumées. Ils ont fait état de conditions carcérales "devenues invivables", et réclamé la reprise "des visites de (leurs) parents, sans entraves, la facilitation des procédures" pour ces visites. Ils exigent également "la présence permanente d'un médecin" en plus de "la fourniture de médicaments" prescrits aux malades parmi eux.
Saleck Ould Cheikh avait été condamné à mort en 2011 pour "action terroriste" après un attentat à la voiture piégée mené par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) contre le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. Le rapporteur spécial des Nations unies contre la torture, Juan E. Méndez, avait estimé le 3 février à Nouakchott que les conditions de vie des détenus en Mauritanie étaient "inhumaines", au terme de sa première visite officielle dans ce pays. Il avait expliqué avoir pu visiter "sans entraves" tous les sites de détention en Mauritanie, y compris celui de Salaheddine, notant que les prisons étaient "surpeuplées", souvent "insalubres et insuffisamment ventilées, sans accès effectif aux soins, à l'activité physique et au soleil".

AFP


Le président des Etats-Unis a promulgué hier une loi, adoptée la semaine dernière par le Congrès, qui vise à inciter le secteur privé à investir en Afrique afin de fournir l'électricité à 50 millions d'Africains supplémentaires. La loi avait été adoptée à l'unanimité par la Chambre des représentants, après le Sénat. Elle ne débloque pas de fonds nouveaux mais exige de l'administration américaine qu'elle coordonne une stratégie pour encourager le secteur privé et les organisations internationales à investir dans l'électrification de l'Afrique subsaharienne, où 70% de la population n'a pas accès à l'électricité, soit 600 millions de personnes, selon le républicain Ed Royce.

 AFP


Le chef de l'Etat tchadien, Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis 25 ans, a été choisi par le Mouvement patriotique du Salut (Mps, au pouvoir) pour être son candidat à la présidentielle du 10 avril, a constaté hier l'Afp à N'Djamena.
Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1990 en renversant Hissène Habré, Idriss Deby a déjà été élu président de la République à quatre reprises, chaque fois à une écrasante majorité.
"Vous me faites l'immense honneur de me renouveler votre confiance en m'investissant de nouveau comme votre candidat au scrutin présidentiel de 2016", a déclaré le président Deby devant les militants du Mps.

AFP


Un tribunal zimbabwéen a condamné hier le dirigeant d'un petit parti d'opposition à neuf ans de prison pour possession de cocktail Molotov artisanaux en prévision d'un attentat contre une exploitation laitière appartenant à l'épouse du président Robert Mugabe. Owen Kuchata, 34 ans, chef du Front du peuple, avait plaidé coupable pour la possession d'armes qui pouvaient être utilisées à des fins de "sabotage, de banditisme ou de terrorisme". Il avait été arrêté en janvier avec trois autres personnes - dont un militant de son parti, un militaire et un ancien membre des services de renseignement - à proximité de l'exploitation laitière située dans la banlieue de Harare.

AFP


Les rebelles syriens de la province d'Alep sont désormais "pris en tenaille" par l'armée du régime, les forces kurdes mais aussi le groupe Etat islamique (EI), qui cherchent tous à étendre leur influence dans cette région frontalière de la Turquie.
Une semaine après le début de leur offensive appuyée par les frappes aériennes russes, les troupes de Bachar al-Assad ont repris aux insurgés une série de localités de la province septentrionale et se trouvent désormais à une vingtaine de kilomètres de la frontière turque.
"C'est la première fois depuis 2013 que le régime se trouve aussi près de la frontière turque dans la province d'Alep", a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'armée a progressé hier vers la ville de Tall Rifaat, un des trois derniers bastions rebelles dans le nord de la province. Elle a infligé d'importantes pertes aux rebelles, qui ne cachent plus leur frustration devant l'évolution du conflit ces derniers mois.
"La différence entre eux et nous, c'est que nous ne bénéficions pas de l'aide de nos alliés (arabe et occidentaux) tandis que le régime reçoit toute sorte de soutien des siens", a déploré Haitham Hammo, porte-parole de Jabha Chamiya, un groupe rebelle actif dans la province.
"Ceci explique l'effondrement des zones tenues par les révolutionnaires", selon lui.
Dans la partie nord d'Alep, il ne reste plus comme bastion rebelle que Tall Rifaat, Marea et surtout la ville d'Azaz, située à 5 km de la frontière. L'armée en avait été chassée en 2012, soit un an après le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad.Les rebelles sont désormais "pris en tenaille par l'armée qui progresse vers le nord, les forces kurdes qui avancent du côté ouest, et l'EI qui domine l'est avec notamment la ville d'Al-Bab", explique M. Abdel Rahmane. "Le régime est parvenu à couper la continuité territoriale des rebelles entre le nord et l'ouest de la province", selon lui.

 AFP


altLe président américain Barack Obama a appelé hier les dirigeants arabes à mettre en place des gouvernements représentatifs afin de pacifier un Moyen-Orient secoué par les crises et conflits.
"Lorsque des gouvernements investissent vraiment dans leurs citoyens, l'éducation, les qualifications et la santé et lorsque les droits humains universels sont respectés, les pays sont plus pacifiques, prospères et florissants", a déclaré M. Obama aux participants au Sommet annuel mondial des gouvernements de Dubaï.
Le contraire est "une recette pour l'instabilité et les conflits" comme "nous l'avons vu dans la période tourmentée que connaissent le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord", a ajouté le président américain dans un message retransmis par visioconférence.
Cette région est secouée depuis cinq ans par des soulèvements contre des dictateurs qui, dans certains cas, ont dégénéré en guerres civiles et favorisé l'émergence d'organisations extrémistes, comme le groupe Etat islamique.
Présent à Dubaï, le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim a également appelé les dirigeants de la région à "mettre en place des gouvernements représentatifs".
"La bonne gouvernance est le fondement de tout développement", a affirmé M. Kim au premier jour de ce sommet qui rassemble plus de 3.000 personnes de 125 pays, dont des responsables gouvernementaux et des experts, durant trois jours.
"Sachez, à travers cette région et autour du monde, que ceux d'entre vous qui procèdent à des réformes et investissent vraiment dans la vie de leurs populations continueront à avoir un partenaire et un ami aux Etats-Unis", a par ailleurs déclaré Barack Obama.

 AFP 


Guinee manifDes centaines de personnes ont marché hier à Conakry en mémoire d'un journaliste tué dans des heurts politiques la semaine dernière, évènement en raison duquel cinq associations de professionnels des médias ont appelé à observer aujourd’hui une "journée sans presse" en Guinée.

La marche, qui a rassemblé environ 300 journalistes, représentants de la société civile et simples citoyens, s'est déroulée sans violences pendant près de quatre heures et a pris fin devant le siège du ministère de la Justice, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les manifestants ont réclamé justice pour El Hadj Mohamed Diallo, collaborateur des médias privés Guinée7 et L'Indépendant, tué le 5 février dans des heurts liés à l'exclusion d'un responsable de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti de l'opposition.

Selon sa famille, M. Diallo, qui était marié et père d'une petite fille, a été inhumé dimanche dans un quartier de la commune de Ratoma (banlieue de Conakry). En sa mémoire, cinq associations de la presse en Guinée ont demandé à "tous les médias guinéens d'observer une journée sans presse le mardi 9 février de 06H00 à 22H00", dans un communiqué commun reçu par l'AFP.

"Pour la télévision et la radio d'Etat, il y aura un service minimum mais pas d'information" mardi, a précisé à l'AFP Amadou Thiam Camara, président de l'Association guinéenne de la presse en ligne (Aguipel), une des signataires du texte. Durant leur trajet, les marcheurs ont notamment scandé : "Un mort de plus, un mort de trop !", "Justice, justice !", "Plus jamais ça !". Certains portaient une banderole sur laquelle on pouvait lire : "Nous réclamons justice pour la victime, la veuve et l'orpheline". "Nous exigeons que toute la lumière soit faite dans cette affaire, que les auteurs soient démasqués, poursuivis devant les tribunaux et punis à la hauteur de leur forfaiture", a déclaré une porte-parole des marcheurs, Mame Fatoumata Diallo, devant le ministre de la Justice Cheick Sako. Le ministre Sako a rappelé que, sur son instruction, une information judiciaire "contre X pour homicide volontaire" a été ouverte peu après le décès du journaliste, assurant que "ce crime ne restera pas impuni".

"Nous avons reçu dès vendredi soir le rapport de la gendarmerie, les auditions ont commencé", a-t-il affirmé. Selon lui, Amadou Oury Bah, exclu par l'UFDG dont il était le vice-président, a été entendu dès le 5 février. Cellou Dalein Diallo, chef de l'UFDG, l'a été dimanche. M. Sacko n'a pas fourni de détails sur ces auditions, ni indiqué si elles ont concerné d'autres personnes.

AFP


Jocelyn Elliott et PR FasoL'Australienne Jocelyn Elliott, 76 ans, relâchée samedi grâce à l'aide du Niger après avoir été kidnappée avec son mari médecin à la mi-janvier au Burkina Faso par des jihadistes liés à Al-Qaïda, a déclaré hier à Ouagadougou vouloir retrouver son époux et rester au Burkina.

"Je veux être avec mon mari bientôt pour que nous puissions aller à Djibo (nord du Burkina où résidait le couple) et continuer là-bas", a déclaré Mme Elliott au palais présidentiel de la capitale où elle a été reçue par le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré. Mme Elliott, qui a lu une courte déclaration en français à la presse, n'a pas évoqué ses conditions de détention ni de libération.

Elle avait été accueillie samedi par le président nigérien Mahamoudou Issoufou à Dosso (sud-est du Niger). Elle est arrivée lundi matin à Ouagadougou en compagnie de la ministre nigérienne des Affaires étrangères Aichatou Kané Boulama.

Originaires de Perth, les époux Elliott vivaient au Burkina depuis 1972 et étaient engagés dans des opérations humanitaires en faveur des populations de la province du Soum et des pays voisins du Mali et du Niger.

Chirurgien de formation, le Dr Arthur Kenneth Elliot, 81 ans, dirigeait une clinique. Le couple était apprécié par les habitants de Djibo qui se sont mobilisés pour demander la libération de "leurs" compatriotes. "Je suis très émue de (me) trouver ici au milieu de ma famille du Burkina. Je veux remercier la population du Burkina pour le soutien durant mon absence", a ajouté Mme Elliott.

Le président Kaboré a lui salué "l'action faite pendant quarante ans (par le couple) au profit des plus démunis sur le plan de la santé dans les zones difficiles du Burkina (...) quarante ans c'est pratiquement toute une vie au service du Burkina".

AFP

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MaliL'ex-rébellion à dominante touareg du nord du Mali et une coalition armée alliée au gouvernement sont tombées d'accord pour cohabiter pacifiquement à Kidal, bastion des insurgés où les pro-régime sont récemment entrés sans heurts, selon un communiqué commun reçu hier par l'AFP.

Des centaines de membres de la Plateforme, coalition de groupes armés soutenant le gouvernement malien, sont entrés sans violences le 2 février à Kidal (extrême nord-est), sous contrôle de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, ex-rébellion). La Plateforme et la CMA avaient assuré agir en bonne intelligence, sans toutefois lever des craintes de violences entre leurs hommes, qui se sont dans le passé affrontés en dépit de la signature par les deux camps, en mai-juin 2015, de l'accord de paix au Mali conclu après des mois de négociations à Alger.

Les combats ont cependant cessé depuis la conclusion de "pactes d'honneur" entre les belligérants le 16 octobre 2015, au terme de trois semaines de rencontres à Anéfis, près de Kidal. Samedi, des représentants de la Plateforme et de la CMA se sont réunis à Kidal et, à l'issue "de longs débats", les deux parties ont notamment "réaffirmé leur engagement à résoudre tout différend entre elles par la voie du dialogue", selon leur communiqué commun signé notamment par Hanoune Ould Ali pour la Plateforme et Alghabass Ag Intalla pour la CMA.

Le texte est aussi signé par le général El Hadj Ag Gamou, officier touareg loyaliste de l'armée réputé proche de la Plateforme, et Mohamed Ag Najim, un chef militaire de l'ex-rébellion.

Alghabass Ag Intalla, chef d'une des principales composantes de la CMA, avait réclamé le 3 février le retrait de la Plateforme de Kidal, en attendant les discussions avec leurs responsables, pour éviter tout risque de reprise des hostilités.

"La Plateforme allègera son dispositif militaire présent à Kidal", indique le communiqué commun, précisant que "les deux parties restent fermement attachés à l'accord de paix et de réconciliation au Mali", et que "des éléments de la Plateforme intègreront les commission chargées de la gestion de la ville".

AFP


Guinee Conakry regionsUne information judiciaire "contre X pour homicide volontaire" a été ouverte en Guinée après la mort d'un journaliste blessé par balle lors de violences devant le siège d'un parti de l'opposition à Conakry, a appris l'AFP de source officielle.

"Vendredi après-midi, alors qu'il avait été déployé pour la couverture d'une activité politique, le journaliste El Hadj Mohamed Diallo a perdu la vie après avoir été atteint d'une balle dans la poitrine", selon un communiqué du gouvernement daté de vendredi. "Suite à cet événement tragique et malheureux, le procureur de la République a saisi le doyen des juges d'instruction de Dixinn (Conakry, NDLR) pour ouvrir une enquête contre X pour homicide volontaire", indique le texte.

Le procureur, selon la même source, s'est rendu dès vendredi à la morgue de l'hôpital de Donka "pour assister à l'autopsie et ainsi ouvrir la voie à une enquête afin de trouver et punir les auteurs". "Toute la lumière sera faite sur les causes du décès du journaliste", a déclaré devant la presse samedi le procureur de Dixinn, Sidy Souleymane N'Diaye. El Hadj Mohamed Diallo, 33 ans, marié et père d'une petite fille selon ses proches, collaborait avec les médias privés Guinée7 (site internet) et L'Indépendant (hebdomadaire). Il se trouvait vendredi devant le siège de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, principal parti d'opposition), lorsque des violences ont éclaté, liées à l'exclusion la veille de son vice-président, Amadou Oury Bah. M. Bah, qui conteste cette décision, s'était rendu au siège du parti pour assister à une réunion. Des échauffourées ont alors éclaté entre ses sympathisants et des gardiens du siège, des coups de feu ont été tirés. Touché, El Hadj Mohamed Diallo a été admis à l'hôpital où il est décédé.

L'UFDG et M. Bah se sont mutuellement mis en cause dans les violences dans des communiqués distincts samedi. A son arrivée, "M. Bah était muni d'une arme à feu et accompagné de +loubards+", écrit la direction de l'UFDG, le soupçonnant d'avoir eu "l'intention d'attenter à la vie de (son président) Cellou Dalein Diallo".

Dans un communiqué transmis à l'AFP, M. Bah soutient que "dans la bousculade", un des gardes "a tiré trois coups de feu" dans sa direction. "Ses balles ont malheureusement fauché un journaliste, qui en est mort", affirme-t-il, en attribuant "l'entière responsabilité" à Cellou Dalein Diallo. Il dit aussi avoir été blessé par "un coup de barre de fer sur la tête, avec une volonté apparente de (l)'éliminer".

AFP


Paul Kaba Thieba BFLe Premier ministre du Burkina Faso Paul Kaba Thiéba a obtenu vendredi le vote de confiance du parlement pour son programme de gouvernement, a constaté l'AFP.

C'est la première fois que l'exercice prévu par la constitution est exécuté.

Selon la Constitution burkinabè, le Premier ministre doit faire une "Déclaration de politique générale" devant les députés un mois après sa nomination afin de recueillir la confiance du parlement.

Si la confiance lui est refusée, il est démis de ses fonctions par le chef de l'Etat dans les huit jours.

Au total 72 députés sur 125 ont voté l'investiture de M. Thiéba comme Premier ministre tandis que 53 se sont abstenus.

M. Thiéba, un économiste de 55 ans, a été nommé début janvier Premier ministre par le président Roch Marc Christian Kaboré. M. Thiéba était assuré du soutien du parti présidentiel, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), qui compte 55 députés et de la dizaine de voix des partis de la mouvance présidentielle.

Le parti de l'ex président Blaise Compaoré, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), 18 députés) et l'Union pour le progrès et le changement (UPC) de Zéphirin Diabré, candidat malheureux à l'élection présidentielle, ont appelé leur députés à l'abstention.

Dans sa "Déclaration de politique générale", M. Thiéba a affirmé que le Burkina "présente des signes de fragilité, avec une croissance trop faible pour éradiquer la pauvreté et réduire les inégalités sociales".

"Le gouvernement veillera à ce qu'aucun Burkinabè ne soit exclu dans la répartition des fruits du développement et du progrès", a indiqué M. Thiéba dans un pays où plus de 40% des 17 millions d'habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Sur le plan politique, M. Thiéba a annoncé la mise en place d'un dialogue national pour la réconciliation nationale basée sur le "triptyque vérité, justice, réconciliation".

Roch Marc Christian Kaboré, un ancien baron du régime Compaoré, a été élu fin novembre président du Burkina, mettant ainsi fin à la transition d'un an qui a suivi la chute de l'ex-président après 27 ans au pouvoir.

AFP


Ibn ChambasLe représentant spécial des nations unies en Afrique de l'ouest a invité les acteurs impliqués dans le processus d'organisation de la présidentielle du 28 février au Bénin à la tolérance avant ce scrutin majeur qui consacrera une nouvelle transition démocratique, au terme de quatre jours de visite officielle.

"J’ai partagé un message de tolérance et de fraternité avec tous les acteurs impliqués, afin que tous les candidats puissent faire campagne en toute liberté et sécurité, et que tous les électeurs sans distinction puissent participer librement et sans contrainte à toutes les activités du processus électoral, dans le respect de la loi", a déclaré à la presse Mohamed Ibn Chambas, le représentant spécial du Secrétaire général et chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (Unowa). Une coalition de candidats de l'opposition a réclamé jeudi le report de la présidentielle si nécessaire pour procéder à l'audit "immédiat" et "contradictoire" du système de production et de distribution des cartes d'électeurs, dénonçant l'opacité qui entoure ce processus. "Constatant que la machine à fraude de l'alliance Rb/Prd/Fcbe est en marche, la coalition de rupture des candidats à l'élection présidentielle dénonce les pratiques frauduleuses du président du Cos/Lepi et exige un audit immédiat et contradictoire du système de production des cartes d'électeurs", a déclaré à la presse Karimou Chabi Sika, candidat et membre de la coalition. "On peut reporter le scrutin d'une semaine ou de deux semaines pour clarifier cette situation de transparence au niveau du Cos/Lepi", structure chargée de l'élaboration de la liste électorale, a précisé Mr Sika. Le Premier ministre béninois Lionel Zinsou, candidat du parti au pouvoir Fcbe, est soutenu par le principal parti d'opposition, le Parti du renouveau démocratique ainsi que par la Renaissance du Bénin (RB, autre parti d'opposition).

AFP


Boutflika vote 2014Le Parlement algérien a adopté hier une réforme de la Constitution voulue par le président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 17 ans, et qui dessine les contours du système une fois qu'il laissera les rênes du pays.

Devenu tout puissant après avoir réduit l'influence des puissants services secrets, M. Bouteflika a finalement poussé cette réforme de la Constitution évoquée pour la première fois en 2011, année du Printemps arabe.

La principale disposition prévoit le rétablissement de la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels.

C'est M. Bouteflika lui-même qui avait supprimé cette limitation. Elu en 1999, puis réélu en 2004, il avait ensuite brigué un 3e puis un 4e mandat, éveillant les soupçons d'un désir de présidence à vie.

Le texte écarte cette possibilité alors que le chef de l'Etat âgé de 78 ans est affaibli par la maladie. Il pourra toutefois terminer son quatrième quinquennat qui court jusqu'en 2019 et même en briguer un cinquième s'il le souhaitait.

La révision de la Constitution interdit par ailleurs aux Algériens ayant une autre nationalité l'accès aux hauts postes dans la fonction publique, une mesure qui suscite la colère dans la communauté franco-algérienne, estimée à des centaines de milliers de personnes.

Autre disposition phare de la nouvelle Constitution, la reconnaissance de la langue berbère, le tamazight, comme "langue officielle" du pays, après une lutte d'un demi-siècle de la population berbère.  La révision de la Constitution a été approuvée par 499 parlementaires, malgré les critiques de l'opposition.

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal a salué un président "architecte de la nouvelle République algérienne". Tout en restant méfiant, l'opposant Djamel Zenati juge qu"avec la présente révision, la Constitution de notre pays réunit enfin les principaux matériaux nécessaires à la construction démocratique".

Mais comme "le viol de la loi est devenu la loi" cela "n'incite guère à accorder un soupçon de sincérité" au pouvoir, ajoute-t-il dans une tribune publiée par le quotidien El Watan.

Plus critique, l'ancien Premier ministre Ali Benflis, deux fois adversaire malheureux de M. Bouteflika a dénoncé un "coup de force constitutionnel" pour "régler les seuls problèmes du régime politique en place et non ceux du pays".

Après le vote au Parlement, M. Bouteflika a annoncé la mise en place d'une "cellule de suivi" pour "veiller attentivement, dans les temps impartis et jusqu'à son terme, à la concrétisation minutieuse et intégrale" des dispositions adoptées.

AFP


Burundi criseLes chefs d'Etat de la Mauritanie, de l'Afrique du Sud, du Gabon, du Sénégal et le Premier ministre éthiopien ont été désignés par l'Union africaine pour tenter de convaincre leur homologue burundais d'accepter le déploiement d'une force d'interposition dans son pays en crise.

C'est le nouveau président en exercice de l'Union africaine, le tchadien Idriss Déby Itno qui, "après consultations", a annoncé la composition de cette délégation de haut niveau hier, selon un communiqué de l'UA.

L'UA ne précise toutefois pas quand le mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, le sud-africain Jacob Zuma, le gabonais Ali Bongo, le sénégalais Macky Sall et le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn se rendront à Bujumbura. Cependant, selon une source diplomatique régionale interrogée par l'AFP, la délégation doit se rendre au Burundi "d'ici le 20 février". Lors de son dernier sommet fin janvier, l'UA avait renoncé à envoyer dans l'immédiat une force de maintien de la paix au Burundi face à la réticence de plusieurs chefs d'Etat africains et à l'opposition frontale de Bujumbura. Cette force, dont le principe avait pourtant été acté par l'UA mi-décembre, doit permettre d'enrayer le cycle des violences faisant craindre des massacres à grande échelle au Burundi, petit pays d'Afrique des Grands Lacs marqué par une guerre civile meurtrière (300.000 morts) entre 1993 et 2006.

Les chefs d'Etat avaient notamment insisté sur le fait que le déploiement de la Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (Maprobu), forte de 5.000 hommes, ne pourrait se faire sans le consentement de Bujumbura. Or le président burundais Pierre Nkurunziza s'est jusqu'à présent montré catégoriquement opposé à cette force, qu'il a qualifiée par avance de "force d'invasion".  La délégation des cinq chefs d'Etat doit tenter de convaincre que la Maprobu vise avant tout "le désarmement des milices, la protection des civils en coopération avec les forces de police locales, la facilitation du travail des observateurs des droits de l'Homme", selon les propos du Commissaire de l'UA à la paix et à la sécurité Smaïl Chergui fin janvier. Elle aura aussi pour "priorité de convaincre M. Nkurunziza de revenir à la table de négociation avec toutes les parties au conflit", a souligné à l'AFP une source de l'UA proche du dossier. Le dialogue interburundais, brièvement relancé fin décembre, est actuellement au point-mort.  Plus de 400 personnes ont été tuées depuis le début de la crise au Burundi, qui a poussé 230.000 personnes à l'exil. La capitale est désormais le théâtre de nombreuses exécutions extrajudiciaires, d'accrochages nocturnes réguliers, tandis que les auteurs d'un coup d'Etat avorté en mai ont promis de renverser le gouvernement par les armes si nécessaire.

AFP


Bah Oury UFDGLe vice-président du principal parti d'opposition en Guinée, Amadou Oury Bah, rentré d'exil en France après avoir été gracié par le chef de l'Etat de sa condamnation à perpétuité, a été exclu de sa formation pour "indiscipline et insubordination", a-t-on appris hier auprès de celle-ci.

Il lui est notamment reproché ses "discours diffamatoires" dans les médias "à l'encontre du président et de la direction nationale du parti", selon une copie de la décision consultée par l'AFP, datée d’hier et signée par le chef de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo.

En réaction, M. Bah a estimé que "Cellou Dalein confirme ouvertement sa volonté de détruire l'unité de l'UFDG, il a signé sa forfaiture en prenant cette décision nulle et de nul effet". Selon un porte-parole du parti, Sékou Chérif Fadiga, l'exclusion a été prononcée à l'issue d'un débat interne de quatre heures jeudi soir rassemblant la direction nationale et les députés de cette formation après que toutes les tentatives de médiation se sont révélées vaines.

"Depuis son retour au pays après quatre années d'exil par la faute du président Alpha Condé qui l'a accusé de tentative de coup d'Etat, il (Amadou Oury Bah) a multiplié les attaques contre la direction nationale du parti et son président", tout en affichant "son soutien ferme au pouvoir à travers des sorties médiatiques", a souligné M. Fadiga.

Interrogé jeudi à la télévision nationale sur ce "changement brusque de ton" envers le président Condé, M. Bah a répété, comme il l'avait fait à son retour au pays le 24 janvier, vouloir s'inscrire "dans une dynamique de décrispation".
Amadou Oury Bah, exilé en France, avait été condamné à perpétuité par contumace par une Cour d'assises pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", au procès de l'attaque du domicile privé d'Alpha Condé le 19 juillet 2011 à Conakry, au cours de laquelle un membre de la garde présidentielle avait été tué.

Il a bénéficié d'une grâce présidentielle, peu après l'entrée en fonctions du chef de l'Etat pour son second mandat le 21 décembre 2015, avec 170 autres personnes, dont trois avaient écopé de peines de prison ferme en relation avec cette attaque.

AFP


Minusma CharDes jihadistes présumés ont attaqué hier une base de la force de l'ONU à Tombouctou, dans le nord du Mali, une "opération minutieusement préparée" qui a coûté la vie à un militaire malien, outre au moins quatre assaillants.

Cette attaque, qui s'est achevée en début d'après-midi, intervient au lendemain d'une cérémonie de "sacralisation" des mausolées de la ville détruits par les jihadistes en 2012 et reconstruits grâce à un projet de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco).

"Les opérations militaires pour anéantir les terroristes sont terminées dans le secteur sud de Tombouctou" autour de "La Palmeraie", un ancien hôtel situé entre l'aéroport et le quartier administratif de Tombouctou, où la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) a installé une de ses bases occupée par des policiers nigérians, a déclaré un responsable des opérations militaires de l'armée sur le terrain. "Il y a eu une double attaque", a-t-il expliqué sous le couvert de l'anonymat, jugeant qu'il s'agissait d'une "opération minutieusement préparée".

"Dans un premier temps, un premier véhicule des terroristes a forcé un barrage de l'armée malienne, avant d'exploser avec des terroristes devant un camp de la Minusma, dans le but de surprendre, de faire d'énormes dégâts. Ensuite, un second véhicule (...) a suivi pour mener des opérations terroristes", a dit l'officier. "Pour le bilan, nous avons au moins quatre terroristes tués, dont ceux qui se sont fait exploser dans le véhicule, trois militaires maliens blessés et un autre tué", a-t-il poursuivi, indiquant avoir également connaissance d'un membre de la force de l'ONU et d'un civil blessés.  Le contingent de policiers nigérians était en cours de déménagement vers un autre site, a indiqué à l'AFP une source de sécurité au sein de la Minusma.

La plupart avaient quitté les lieux, mais il en restait sur place quelques-uns et du matériel appartenant à la Minusma au moment de l'attaque, lancée par "six à sept terroristes", selon la même source.Selon un habitant des environs, les assaillants avaient "vraiment préparé leur plan".

"Je crois qu'ils ont fait d'abord exploser leur voiture pour qu'après la Minusma vienne voir les dégâts pour les attaquer encore", a expliqué cet habitant à l'AFP. "Des jihadistes sont encore là vers le camp, il y a des échanges de coups de feu", a-t-il témoigné en milieu de matinée.

AFP


Ass Nat FRLes députés français ont étalé hier leurs divisions sur un projet de réforme de la Constitution engagé après les attentats de Paris, qui a déjà suscité la démission d'une ministre et des critiques internationales.

Trois jours après les attaques jihadistes du 13 novembre (130 morts et plusieurs centaines de blessés), le président François Hollande avait annoncé son intention d'inscrire dans la Constitution le régime de l'état d'urgence et la déchéance de la nationalité pour tous les binationaux auteurs de crimes terroristes. Le virage sécuritaire du chef de l'Etat socialiste lui avait alors valu des applaudissements nourris des parlementaires de tous bords et un large soutien dans l'opinion publique. Trois mois plus tard, finie l'ambiance d'unité nationale : les députés, qui entamaient l'examen du texte avant un vote mercredi, n'ont pas mâché leurs mots contre une réforme dont l'adoption définitive paraît de plus en plus incertaine.

Les communistes ont fustigé un "bricolage de la Constitution". Les écologistes ont accusé la gauche de "jeter ses valeurs aux oubliettes". Et l'opposition de droite a déploré "la confusion la plus totale" autour du texte. Auparavant, le Premier ministre Manuel Valls les avait exhortés depuis la tribune à faire preuve "d'une unité sans faille" face au terrorisme. Sur la même note, le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, a appelé ses troupes à prendre leurs "responsabilités".Le débat, à haut risque pour un président en rechute dans les sondages, est éminemment symbolique : l'état d'urgence existe depuis une loi de 1955 (votée en pleine guerre d'Algérie) et il s'agit principalement de lui donner un cadre constitutionnel. Mais ses détracteurs jugent la mesure au mieux inutile, au pire dangereuse pour les libertés publiques. Mercredi, ils ont reçu le soutien du Conseil de l'Europe, pour lequel ce régime a donné lieu à des "abus de la part de la police" et contribue "à renforcer la stigmatisation des musulmans". L'inscrire dans la Constitution, c'est "graver dans le marbre" son "caractère exceptionnel", a rétorqué Manuel Valls. Pour lui, l'état d'urgence, qui autorise les assignations à résidence, les perquisitions ou l'interdiction des rassemblements sans intervention d'un juge judiciaire, est "indispensable pour la sécurité" des Français.  C'est toutefois sur la déchéance de la nationalité que les crispations sont les plus fortes. Là encore, le texte est avant tout symbolique : il est déjà possible de retirer la nationalité française à des personnes l'ayant acquise depuis moins de 15 ans et qui ont été condamnées pour terrorisme. Le projet vise à l'étendre aux binationaux nés en France, ce qui ne devrait pas concerner un grand nombre de personnes.

AFP


Mausolee TombouctouLa ville malienne de Tombouctou (nord) a réceptionné hier lors d'une cérémonie symbolique ses mausolées reconstruits grâce à l'Unesco, monuments du patrimoine mondial détruits par les jihadistes en 2012, a constaté un journaliste de l'Afp.

La cérémonie, dite de "sacralisation", dans la mosquée de Djingareyber, a été marquée par une lecture intégrale du Coran et s'est conclue par la remise des clés aux représentants des familles chargées de la gestion des mausolées, après le sacrifice rituel de cinq bœufs tôt dans la matinée.

Elle a réuni des responsables maliens, des dignitaires coutumiers et religieux ainsi que des diplomates, dont le représentant de l'Unesco, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, Lazare Eloundou. "Ce jour célèbre le remarquable et courageux travail que vous avez accompli pour recouvrer votre dignité", a déclaré M. Eloundou.

Ancienne cité marchande prospère, Tombouctou a été un grand centre intellectuel de l'islam. Selon l'Unesco, qui l'a classée au Patrimoine mondial de l'humanité en péril, elle compte "16 cimetières et mausolées qui étaient des composantes essentielles du système religieux dans la mesure où, selon la croyance populaire, ils étaient le rempart qui protégeait la ville de tous les dangers".

Quatorze de ces mausolées de saints musulmans avaient été détruits par des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda au nom de la lutte contre "l'idolâtrie" en 2012, lorsque le nord du Mali était sous leur coupe. Ces groupes ont dicté leur loi dans cette région de mars-avril 2012 jusqu'au déclenchement, en janvier 2013, d'une opération militaire internationale à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

La réhabilitation des mausolées a été achevée sur le plan architectural en septembre 2015, le même mois que la première comparution devant la Cour pénale internationale (Cpi) d'un suspect, Ahmad Al Faqi Al Mahdi, membre d'un groupe jihadiste touarag malien, accusé d'avoir dirigé les dégradations contre neuf mausolées et une mosquée.

La directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, qui avait indiqué lors de sa visite sur place, en juillet 2015, avoir saisi la Cpi, a mis en garde contre les menaces qui demeurent, dans un message lu en son nom par Lazare Eloundou. "Des difficultés persistent et les dangers n'ont pas disparu, nous le savons. Mais ces bâtiments debout sont la preuve irréfutable que l'unité est possible, que la paix est plus forte, que nous y sommes arrivés et que nous pouvons le refaire", selon ce message.

AFP


Roch M C KaboreLe président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, premier civil à accéder démocratiquement au pouvoir depuis l'indépendance, a affiché hier son intention de former une armée "républicaine, apolitique et opérationnelle".

"Dans le programme que j'ai élaboré, j'ai été très clair: nous avons besoin d'une armée républicaine, d'une armée apolitique et opérationnelle, c'est-à-dire dotée de moyens pour assurer la sécurité des Burkinabè et celle du territoire", a déclaré devant la presse M. Kaboré, également ministre de la Défense, après un long entretien avec les hauts cadres de l'armée et de son ministère. "Je suis venu voir les préoccupations (des forces armées nationales) qui sont d'ordre matériel et organisationnel (...) et relancer la question de la nécessaire réforme de l'armée", a déclaré le président Kaboré, dont le pays est confronté à des attaques jihadistes et reste fragile après la tentative de coup d'Etat de septembre.

De grandes réformes ont déjà été engagées depuis près d'une année pour déconnecter l'armée de la politique. Une loi votée en avril contraint tout militaire voulant s'engager en politique de démissionner préalablement de l'armée. Début décembre, le gouvernement a mis en place une Commission de réformes des forces burkinabè en vue d'interdire aux militaires d'active de s'engager en politique. M. Kaboré a également souligné la nécessité de tenir "compte des aspects intergénérationnels", alors que de jeunes officiers, qui ont notamment fait échec au putsch de septembre, souhaitent pouvoir intégrer la direction des forces armées. Enfin, a-t-il conclu, "il y a des réflexions à mener (...) pour voir comment +opérationnaliser+ l'armée, remettre la cohésion, la discipline et l'unité du corps".

"Il est important qu'au sortir de ces différentes discussions sur la réforme de l'armée, il y ait un consensus", a insisté le président Kaboré invitant les militaires à "mettre sous le boisseau" leurs "divergences"  "et à ne penser qu'à la paix, au renforcement de la sécurité du Burkina". L'armée burkinabè compte entre 11.000 et 12.000 hommes.

AFP


Nigeria carte 2Cinq étrangers ont été pris en otage suite à l'attaque de leur bateau, un chimiquier, au large du Nigeria, a déclaré hier une entreprise de conseil en sécurité.

Le chimiquier Leon Dias a été attaqué le 29 janvier au large de Brass, dans le Sud pétrolier. Les assaillants ont quitté le bateau deux jours plus tard, emmenant avec eux deux Philippins, deux Russes et un Géorgien. Un ancien militant séparatiste connu sous le nom de "General Ben" a fait la une des journaux nigérians après avoir revendiqué cet enlèvement et demandé la libération du leader indépendantiste biafrais Nnamdi Kanu, détenu depuis octobre dans l'attente d'un procès pour "trahison".

Mais selon les experts, ce genre d'attaques au large des côtes, très fréquentes dans le Sud pétrolier, ne sont pas liées au mouvement séparatiste qui réclame l'indépendance du Biafra, une région déshéritée du sud-est du Nigeria où le peuple igbo est majoritaire. Les rapts de travailleurs étrangers et les détournements de bateaux sont plutôt l'action de militants du delta du Niger, qui réclament une meilleure distribution des revenus du pétrole.

"Il est très probable que l'attaque du Leon Dias ait été menée par d'anciens militants du Delta du Niger. Il est vraiment très peu probable que ceux-ci soient en lien avec les séparatistes biafrais", a déclaré à l'Afp Dirk Steffen, spécialiste des attaques maritimes pour l'entreprise danoise Risk Intelligence.Selon M. Steffen, une rançon est en cours de négociation, et cela peut prendre entre deux et quatre semaines. Madu Uchenna, du Mouvement pour l'actualisation de l'Etat souverain du Biafra (Masob), a nié toute implication dans cette attaque.  "Nous ne sommes pas des criminels qui prennent les gens en otage pour une raison ou une autre", a-t-il affirmé à l'Afp.

AFP


Dupont et VerlonLa Commission consultative du secret de la défense nationale a émis un avis favorable à la déclassification de documents demandés par la justice française dans l'enquête sur l'assassinat de deux journalistes de RFI au Mali, selon un avis paru hier au Journal officiel.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, doit encore approuver définitivement cette déclassification. Il avait toutefois déclaré, dès le 21 janvier, qu'il suivrait l'avis de la commission. Ghislaine Dupont, 57 ans, et Claude Verlon, 55 ans, ont été enlevés à Kidal (nord du Mali) par des hommes armés le 2 novembre 2013 lors d'un reportage. Les deux corps ont été retrouvés deux heures après le rapt à 12 km de Kidal par des militaires français qui avaient été alertés de l'enlèvement. Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait revendiqué leur assassinat.

Les documents concernés relèvent de la Direction du renseignement militaire (DRM), de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et de la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), trois services sous la tutelle de M. Le Drian. Pour un certain nombre de documents, la commission consultative liste les extraits (tirets, alinéas, lignes...) qu'elle ne souhaite pas voir communiqués à la justice, en raison du côté sensible des informations. Le ministre de la Défense peut ajouter d'autres restrictions similaires.

La commission a par ailleurs émis un avis défavorable à la déclassification de certains documents communiqués par le ministère de la Défense, sans en préciser la nature.

AFP


Terrorism 2La police allemande a annoncé hier trois arrestations lors d'une opération d'envergure visant des Algériens, dont certains vivaient dans des centres de réfugiés, soupçonnés de préparer un attentat à Berlin en lien avec l'organisation Etat islamique.

Un couple d'Algériens, vivant dans un centre de réfugiés à Attendorn (ouest, 80 km de Cologne) a été arrêté sur la base de mandats d'arrêt de leur pays d'origine car ils sont suspectés d'appartenir à l'EI, selon le parquet berlinois. L'époux aurait été formé aux armes en Syrie. Un autre Algérien, arrêté à Berlin, est accusé d'avoir confectionné de faux papiers. Deux autres suspects, également originaires d'Algérie, ont été laissés en liberté.

"Il est reproché aux suspects d'avoir potentiellement préparé une attaque à Berlin", a indiqué à l'AFP Martin Steltner du parquet berlinois. Un porte-parole de la police berlinoise a indiqué à l'AFP que les téléphones et d'autres indices, saisis lors de perquisitions à Berlin, en Rhénanie du Nord-Westphalie et en Basse-Saxe, étaient analysés pour déterminer "si (un attentat) était prévu et quelles étaient les cibles".    Selon l'agence DPA, l'un des Algériens aurait eu des contacts avec la mouvance islamiste belge et s'est rendu au moins une fois ces dernières semaines dans le quartier de Molenbeek, à Bruxelles, d'où sont originaires des auteurs des attentats du 13 novembre à Paris.

"Ca fait partie des choses que nous vérifions", a dit à l'AFP un porte-parole de la police berlinoise. Plus tôt, la police avait indiqué que le groupe d'Algériens était soupçonné de préparer "un acte grave menaçant la sécurité de l'Etat". Ni armes ni explosifs n'ont été retrouvés lors des perquisitions qui ont mobilisé au total 450 policiers. Outre le foyer d'Attendorn, un autre centre d'accueil de demandeurs d'asile a été perquisitionné à Hanovre (nord). Ces opérations policières interviennent alors qu'ont démarré en fin de matinée les festivités du carnaval dans une grande partie de l'ouest de l'Allemagne, notamment à Cologne, réunissant des dizaines de milliers de personnes.

AFP


La police allemande a annoncé hier trois arrestations lors d'une opération d'envergure visant des Algériens, dont certains vivaient dans des centres de réfugiés, soupçonnés de préparer un attentat à Berlin en lien avec l'organisation Etat islamique.

Un couple d'Algériens, vivant dans un centre de réfugiés à Attendorn (ouest, 80 km de Cologne) a été arrêté sur la base de mandats d'arrêt de leur pays d'origine car ils sont suspectés d'appartenir à l'EI, selon le parquet berlinois. L'époux aurait été formé aux armes en Syrie. Un autre Algérien, arrêté à Berlin, est accusé d'avoir confectionné de faux papiers. Deux autres suspects, également originaires d'Algérie, ont été laissés en liberté.
"Il est reproché aux suspects d'avoir potentiellement préparé une attaque à Berlin", a indiqué à l'AFP Martin Steltner du parquet berlinois. Un porte-parole de la police berlinoise a indiqué à l'AFP que les téléphones et d'autres indices, saisis lors de perquisitions à Berlin, en Rhénanie du Nord-Westphalie et en Basse-Saxe, étaient analysés pour déterminer "si (un attentat) était prévu et quelles étaient les cibles".    Selon l'agence DPA, l'un des Algériens aurait eu des contacts avec la mouvance islamiste belge et s'est rendu au moins une fois ces dernières semaines dans le quartier de Molenbeek, à Bruxelles, d'où sont originaires des auteurs des attentats du 13 novembre à Paris.
"Ca fait partie des choses que nous vérifions", a dit à l'AFP un porte-parole de la police berlinoise. Plus tôt, la police avait indiqué que le groupe d'Algériens était soupçonné de préparer "un acte grave menaçant la sécurité de l'Etat". Ni armes ni explosifs n'ont été retrouvés lors des perquisitions qui ont mobilisé au total 450 policiers. Outre le foyer d'Attendorn, un autre centre d'accueil de demandeurs d'asile a été perquisitionné à Hanovre (nord). Ces opérations policières interviennent alors qu'ont démarré en fin de matinée les festivités du carnaval dans une grande partie de l'ouest de l'Allemagne, notamment à Cologne, réunissant des dizaines de milliers de personnes...

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