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Actualités Internationales (2878)

Centrafrique carteLa Mission de l'Onu en Centrafrique a identifié sept nouveaux cas présumés d'abus sexuels de la part de Casques bleus, dont cinq au moins concernent des jeunes filles mineures, dernier scandale en date qui éclabousse la Minusca, contrainte de retirer les troupes incrimées. La Minusca "a identifié sept nouvelles présumées victimes d'exploitation et d'abus sexuels à Bambari", une ville du centre de la Centrafrique, selon un communiqué reçu par l'Afp à Libreville.

Ces cas ont été signalés le 21 janvier "par une équipe de chercheurs de Human Rights Watch (...) afin que des soins médicaux et psycho-sociaux soient prodigués aux victimes et afin que la Mission endosse toute sa responsabilité pour ces présumés crimes", poursuit le texte. La Minusca a immédiatement dépêché à Bambari un expert du Bureau des services de contrôle interne des Nations unies (BSCI). "L'évaluation initiale du Bsci a fourni des preuves suffisantes qui confirment que cinq des victimes étaient mineures (...).

Une adulte a été victime d'exploitation sexuelle. Le bureau n'a pas pu interroger la septième victime présumée, qui serait également mineure". Les soldats impliqués proviennent de la République du Congo (Brazzaville) et de la République démocratique du Congo (Rdc). "Leurs gouvernements respectifs ont été informés de ces allégations et ont été invités à mener des enquêtes", poursuit le communiqué.

AFP


Le président nigérian Muhammadu Buhari a mis en garde la communauté internationale contre la "bombe à retardement stratégique" que constitue l'instabilité en Libye, l'exhortant mercredi à peser de tout son poids pour "trouver une solution durable à la crise libyenne".

"Je dois exprimer nos graves préoccupations à propos de la situation alarmante dans le sud de la Libye qui est en train de devenir une bombe à retardement stratégique pour l'Afrique et l'Europe aussi", a déclaré le président Buhari devant le Parlement européen réuni en session plénière à Strasbourg.
"Le sud de la Libye, qui n'est soumis à aucune autorité, est devenu un +souk+ d'armes qui menace la sécurité de la région du Sahel ainsi que la région d'Afrique du nord, et au-delà", a-t-il averti. "Nous devons par conséquent redoubler d'efforts pour trouver une solution durable à la crise libyenne", a plaidé M. Buhari. La Libye est plongée dans le chaos et livrée à des groupes armés depuis la chute de Mouammar Khadafi en 2011.
Deux autorités s'y disputent le pouvoir depuis la prise de la capitale Tripoli par des milices en partie islamistes à l'été 2014, et l'organisation jihadiste Etat islamique (EI) a profité du vide du pouvoir pour prendre le contrôle de Syrte et de ses environs, à quelque 450 km à l'est de Tripoli.
Des négociations entre les factions libyennes rivales sous l'égide de l'ONU ont permis la signature d'un accord en décembre pour un gouvernement d'unité nationale. Son Premier ministre désigné, Fayez el-Sarraj, s'est engagé à proposer une nouvelle équipe gouvernementale d'ici la fin de la semaine.
Aux yeux de la communauté internationale, seul un tel gouvernement d'unité peut constituer un interlocuteur fiable pour combattre l'EI et mieux juguler l'émigration africaine vers l'Europe au travers de la Libye.
L'Union européenne, qui pousse pour que les pourparlers aboutissent, a promis un paquet d'aide de 100 millions d'euros "dès le premier jour" où le gouvernement siégera, afin de l'aider à asseoir son autorité. Les 28 envisagent même des sanctions contre des responsables qui entravent le processus, aujourd'hui grippé.

AFP


Un chef des anciens rebelles du nord du Mali a réclamé hier le départ de Kidal de membres d'un groupe armé pro-gouvernemental arrivés en masse la veille dans ce bastion de l'ex-rébellion, situé dans le nord-est du pays.

"La CMA (Coordination des mouvements de l'Azawad, ex-rébellion) a tenu une réunion hier. La décision est que nous demandons au Gatia (Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés) de quitter la ville de Kidal, avant les discussions" prévues avec eux sur leur retour, a déclaré à l’AFP Alghabass Ag Intalla, chef du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), une des principales composantes de la CMA.
Selon lui, certains responsables de la CMA étaient "pour l'arrivée du Gatia dans la ville", et d'autres "contre cette arrivée". "C'est vrai que le Gatia devait arriver. Mais pas comme ça. C'est une violation de l'accord d'Alger. Ce n'est pas normal. Le Gatia doit sortir de Kidal", a martelé ce dirigeant de la CMA, en référence à l'accord de paix négocié à Alger et signé à Bamako en mai-juin 2015 avec le gouvernement malien et les groupes qui le soutiennent.
"Pour le moment, nous ne voulons pas la guerre", a-t-il ajouté, interrogé par l'AFP sur le risque d'une reprise des hostilités en raison de la présence du Gatia à Kidal. Hier, le calme régnait dans la ville. Dans la nuit de lundi à mardi, des centaines de membres du Gatia sont entrés sans violence à Kidal, avaient annoncé mardi ce groupe et la CMA, assurant agir en bonne intelligence.
 Les combats entre CMA et groupes pro-Bamako, à dominante touareg de part et d'autre, se sont poursuivis à l'été 2015 malgré la signature de l'accord de paix. Mais ils ont cessé depuis la conclusion de "pactes d'honneur" entre les belligérants le 16 octobre, au terme de trois semaines de rencontres à Anéfis, près de Kidal.

 AFP


Des milliers de partisans du candidat-prisonnier Hama Amadou, un des favoris à la présidentielle nigérienne du 21 février, ont été dispersés mardi à coups de grenades lacrymogènes par les forces de l'ordre lors d'un rassemblement à Niamey, ont indiqué hier des médias privés et des témoins.

Les incidents se sont produits dans la soirée alors que les partisans de M. Hama tenaient un meeting devant le siège de leur parti, peu avant le passage du cortège du président sortant et candidat à un second mandat Mahamadou Issoufou.
M. Issoufou revenait de Filingué, au nord de Niamey, où il avait tenu un rassemblement dans la matinée, a expliqué à l'AFP un riverain du siège du Mouvement démocratique nigérien (Moden), le parti d'Hama Amadou.
Filingué abrite la prison où est incarcéré Hama Amadou depuis son retour d'exil en France le 14 novembre pour "complicité" dans un présumé trafic de bébés avec le Nigeria. "L'énorme foule" de militants du Moden "a débordé jusque dans la rue" et "les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour dégager la voie" au cortège du président-candidat, a expliqué la télévision privée Labari. Des échauffourées ont éclaté au passage du cortège d'Issoufou entre les forces de l'ordre et les partisans d'Amadou, a ajouté la radio locale Anfani. Aucun média n'a fait état de blessés lors des incidents. "Nous avons dû interrompre notre meeting électoral à cause du gaz suffoquant", a dénoncé un participant. Ce sont les premiers incidents signalés depuis l'ouverture samedi de la campagne en vue du premier tour de l'élection présidentielle du 21 février. Près de 7,5 millions d'électeurs doivent choisir entre 15 candidats lors du scrutin présidentiel qui sera couplé à des législatives.

AFP


Rand Paul, candidat républicain à la primaire pour la présidentielle américaine, a annoncé hier qu'il mettait un terme à sa campagne, après des résultats décevants lors des premiers votes de l'Iowa lundi.

"Cela a été un honneur incroyable de mener une campagne pour la Maison Blanche ancrée sur des principes. Aujourd'hui je vais m'arrêter là où j'ai commencé, prêt à défendre la cause de la Liberté", a-t-il notamment écrit dans un communiqué.
Le sénateur du Kentucky (centre-est), 53 ans, se décrit lui-même comme un libertarien qui met en avant les libertés individuelles. Il avait été en pointe dans la lutte contre la récolte de renseignements par l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA), et avait ainsi une solide cote de popularité auprès des défenseurs des libertés et des libertariens. Il avait été l'un des premiers à se lancer dans la course à la présidence et avait même brièvement été en tête des sondages il y a quelques mois. Cependant, dans les "caucus" de l'Iowa lundi, les premiers votes populaires pour les primaires, il n'a rassemblé que 4,5% des voix, terminant en cinquième position.
"Même si aujourd'hui je suspends ma campagne pour la présidence, la lutte est loin d'être terminée", reprend Rand Paul. "Je vais continuer à porter la torche de la Liberté au Sénat des Etats-Unis et j'espère avoir le privilège de représenter le peuple du Kentucky pour un nouveau mandat".
Après ce retrait il reste 10 candidats dans le camp républicain, et deux chez les démocrates.  Avant lui, l'ancien gouverneur de l'Arkansas, Mike Huckabee, avait également annoncé qu'il renonçait à l'investiture républicaine dans la foulée du vote de l'Iowa. Le prochain vote des primaires se déroulera dans le New Hampshire (nord-est).

AFP


L'explosion qui a troué le fuselage d'un avion de ligne somalien et l'a contraint mardi à un atterrissage d'urgence à Mogadiscio semble avoir été causée par une bombe, selon des déclarations du pilote hier et l'analyse d'un expert.

Le gouvernement somalien a cependant affirmé que la déchirure n'était pas due à une bombe mais apparemment à un problème de pression d'air. L'avion, exploité par la compagnie somalienne Daallo Airlines et qui se rendait à Djibouti avec 74 passagers à bord, a atterri quelques minutes après son décollage de l'aéroport de Mogadiscio, avec un trou dans le fuselage. Deux passagers ont été légèrement blessés, selon la police. Le pilote de l'Airbus A321, Vladimir Vodopivec, un Serbe de 64 ans, a confié à un ami que, pour lui, l'explosion avait été causée par une "bombe", selon des propos rapportés par le quotidien serbe Blic.
Le vice-ministre de l'Information somalien Abdullahi Olad Roble a cependant déclaré que "les premiers résultats de l'enquête suggèrent qu'il y avait beaucoup d'air à l'intérieur de l'avion après le décollage, et que l'air pourrait avoir causé l'explosion". "Nous avons vu l'avion", a-t-il ajouté, "l'avion n'a pas de gros problèmes."Des images de l'avion endommagé montrent un trou d'environ un mètre de diamètre dans le fuselage, juste au-dessus des moteurs situés sous l'aile droite, avec des traces de suie sur l'appareil. M. Vodopivec a précisé que l'explosion n'avait pas endommagé le système de navigation et que, en dépit d'une perte de pressurisation de la cabine, il était parvenu à ramener l'appareil à bon port.  Un expert en sécurité aérienne, Xavier Tytelman, a expliqué à l'AFP que ces images avaient toute l'apparence d'une explosion causée par une bombe et rappelaient un incident survenu en 1986 impliquant un Boeing 727 de l'ancienne compagnie aérienne américaine TWA au-dessus de la Grèce.

AFP


Après le vote en Iowa, la course aux primaires présidentielles apparaissait hier plus ouverte que jamais avec les favoris républicain Donald Trump et démocrate Hillary Clinton désormais vulnérables et un électorat visiblement en colère contre les élites.
Le milliardaire et favori des sondages Donald Trump a subi un net revers en terminant deuxième des républicains lundi soir dans l'Iowa, tandis qu'Hillary Clinton a gagné sur le fil du rasoir face à son rival "socialiste démocrate" Bernie Sanders. Le grand vainqueur républicain est le sénateur ultra-conservateur du Texas Ted Cruz, qui obtient 27,7% des voix et domine Donald Trump (24,3%). Le sénateur de Floride Marco Rubio, fils d'immigrés cubains, a surpassé les pronostics en raflant 23,1% des voix, à un cheveu du milliardaire. Jeb Bush est quasiment inexistant terminant cinquième avec 2,8% des voix. Chez les démocrates, Hillary Clinton l'a remporté avec une infime avance (0,2 point) sur Bernie Sanders, avec respectivement 49,8% et 49,6% des voix, faisant des caucus de l'Iowa le scrutin le plus serré jamais vu pour ce parti.
L'enjeu de cette première étape était d'abord symbolique car le nombre de délégués en jeu est négligeable, seulement 1% du total pour l'investiture.  Mais c'était la première fois que Donald Trump tentait de concrétiser dans les urnes la cote exceptionnelle qui est la sienne depuis l'été dernier dans les sondages. Pourtant l'"outsider" n'a pas réussi aussi bien que Ted Cruz à mobiliser ses partisans lundi. Le vote de protestation, anti-élites, s'est divisé entre lui et Ted Cruz, qui a aussi bénéficié du soutien des chrétiens évangéliques. "Bien qu'il ait jusqu'à présent eu l'air invincible, la réalité est qu'une majorité de républicains ont une mauvaise impression de lui", estime David Redlawsk, politologue à l'Université Rutgers.Trump affichait hier matin profil bas, restant 15 heures sans tweeter avant de se féliciter de terminer deuxième alors qu'on lui "avait dit qu'il ne réussirait pas bien dans l'Iowa".

-'Mauvaise impression' de Trump-
"La leçon pour Donald Trump est qu'il doit apprendre à ménager les attentes", ajoute David Redlawsk. "Il a tellement basé sa campagne sur le fait qu'il est un gagnant et qu'il fera gagner l'Amérique, que lorsqu'il perd, il est moins crédible". La candidate avait laissé échapper lundi à Des Moines "un grand soupir de soulagement". Une deuxième place loin derrière Bernie Sanders aurait ravivé le souvenir de la cinglante défaite de 2008, quand, déjà favorite, elle avait trébuché contre le sénateur Barack Obama. Mais dans le camp de Bernie Sanders, quasi-inconnu au niveau national avant son entrée en campagne, on considérait qu'égaler l'ex-favorite Hillary Clinton était un succès. Sanders a évoqué sur CNN "l'une des nuits (les plus) importantes de (sa) vie". C'est comme si on avait dû escalader une montagne à mains nues, alors que notre adversaire utilisait un escalator climatisé", expliquait lundi soir un bénévole de sa campagne, Benjamin Erkan, 26 ans. Les candidats, démocrates et républicains, se trouvaient pour la plupart hier dans le New Hampshire (nord-est), où les électeurs voteront aux primaires le 9 février.
Mais la suite des primaires semble plus propice à Hillary Clinton. Onze Etats voteront le 1er mars pour répartir 21% des délégués démocrates pour l'investiture. Or beaucoup se situent dans le Sud, où l'électorat noir lui est acquis.

AFP


Vingt cas suspects de fièvre Lassa ont été répertoriés dans un district du centre du Bénin, dont neuf sont décédés, a déclaré hier le directeur national du ministère béninois de la Santé à l'AFP.

"A ce jour, il y a en tout 20 cas suspectés avec au total neuf décès, dont deux au niveau du personnel de santé", a déclaré le docteur Orou Bagou Yorou Chabi. Le premier cas de cette nouvelle épidémie a été répertorié le 5 janvier à l’Hôpital de St Martin de Papané, dans la commune de Tchaourou (centre), à plus de 350 km au nord de Cotonou, précise un communiqué de l'Unicef.  "Seul l'hôpital de zone de Tchaourou est touché à ce jour", a souligné M. Yorou Chabi. Une unité d’isolement a été mise en place dans cet établissement, des personnes étant entrées en contact avec les malades sont en cours d'enregistrement et des stocks de Ribavirine, le médicament qui permet de soigner cette maladie, ont été acheminés à Tchaourou et à Cotonou, selon l'Unicef. Le Bénin avait déjà été touché par une épidémie de fièvre Lassa en octobre 2014.
En tout, 16 cas suspects avaient été enregistrés, dont 9 étaient décédés. Une épidémie en cours a déjà fait 84 morts (sur 168 cas suspects) dans 17 Etats du Nigeria voisin, selon l'Unicef.
Selon l'OMS, la fièvre de Lassa est une infection virale appartenant à la même famille de virus que celui de Marburg. Elle tire son nom d'une localité du nord du Nigeria où cette infection a été identifiée pour la première fois en 1969. Sévissant de manière endémique au Nigeria, en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, la fièvre de Lassa est asymptomatique dans 80% des cas, mais pour les autres elle peut provoquer des atteintes graves, hémorragiques ou neurologiques.
La transmission se fait par les excrétions de rongeurs ou par contact direct avec du sang, des urines, des selles ou d'autres liquides biologiques d'une personne malade.

 AFP


Le procureur général du Zimbabwe a été inculpé hier à Harare d'abus de pouvoir et d'entrave à la justice pour avoir abandonné les poursuites contre deux hommes qui prévoyaient un attentat contre un bien appartenant au président Mugabe.
Le parquet, sa propre administration, accuse Johannes Tomana d'avoir autorisé la libération sans poursuite de deux suspects qui étaient accusés de trahison pour avoir comploté en vue de commettre un attentat à la bombe contre une laiterie appartenant à la famille Mugabe, à l'ouest d'Harare.
Quatre hommes, dont un caporal de l'armée et un agent de renseignement à la retraite membres d'un micro-parti d'opposition, avaient été arrêtés près de la laiterie.  M. Tomana avait finalement abandonné les charges contre deux d'entre eux, les deux autres étant toujours en détention.  Johannes Tomana, 48 ans, connu pour être un fidèle du président Mugabe, a souvent été critiqué par l'opposition pour ses décisions partisanes en faveur du pouvoir.
Il avait été condamné l'an dernier à 30 jours de prison pour abus de pouvoir après avoir refusé de poursuivre un député de la majorité accusé de viol. Il avait pu échapper à la prison après avoir finalement accepté d'entamer les poursuites contre le député.  L'année dernière, il avait pourtant provoqué la colère de Grace Mugabe, la Première dame du Zimbabwe en déclarant que les jeunes filles de 12 ans devraient avoir le droit de se marier.
Le tribunal d'Harare devait décider plus tard dans la soirée si le juge serait ou non libéré sous caution.

 AFP


Treize personnes sont mortes dans un affrontement entre des gendarmes, des villageois et des voleurs de zébus près de la zone touristique d'Isalo, dans le sud-ouest de Madagascar, a déclaré la gendarmerie.

"Douze dahalos (voleurs de zébus) ont perdu la vie au cours d'un accrochage avec des éléments de la gendarmerie, appuyés par des villageois, près de l'Isalo", a indiqué à l'AFP le chef du service de la Communication et des relations publiques de la gendarmerie, le commandant Herilalatiana Andrianarisaona.
"Un villageois a été aussi tué et cinq autres blessés", a-t-il ajouté.
Ces affrontements se sont produits alors que 400 zébus avaient été volés dans le village d'Antanamaro, près de la zone minière d'Ilakaka, selon la gendarmerie.  "Vers six heures du matin (03H00 GMT), quarante à cinquante dahalos, armés de deux kalachnikovs et plusieurs fusils de chasse, ont attaqué le village d'Antanamaro et y ont dérobé 400 zébus", a précisé le commandant Andrianarisaona, ajoutant que les voleurs ont brûlé "cinq maisons".
Après le départ des assaillants, l'alerte a été donnée et les gendarmes, appuyés par des villageois, se sont lancés à la poursuite des voleurs.
Le vol de bétail à Madagascar, à l'origine une tradition culturelle au cours de laquelle les jeunes hommes prouvaient leur virilité, tourne depuis plusieurs années au conflit sanglant sur cette île de l'océan Indien.
Sur la seule année 2015, ces affrontements se sont soldés par la mort d'au moins 161 personnes.  La pauvreté, l'instabilité politique de 2009 à 2014 sur la Grande Ile et l'affaiblissement de l'Etat expliquent cette escalade.

 AFP


Les électeurs de l'Iowa sont les premiers hier à faire passer les candidats pour la Maison Blanche à l'épreuve des urnes : la démocrate Hillary Clinton défend sa place de favorite et le républicain Donald Trump cherche à prouver que son succès n'est pas que médiatique.

Les partis démocrate et républicain convoquent à 19H00 locales (01H00 GMT) des "caucus" (réunions) dans 1.681 bureaux de vote chacun (écoles, bibliothèques...). Les républicains voteront à bulletin secret ; les démocrates formeront des groupes par candidat afin d'allouer des délégués. Les primaires du New Hampshire suivront la semaine prochaine, puis les autres Etats jusqu'en juin, avec en ligne de mire la présidentielle de novembre.
L'Iowa se bat depuis les années 1970 pour maintenir ce privilège, qui lui permet d'exercer une influence démesurée par rapport à sa population de trois millions d'habitants.  La compétition sert de filtre, les caucus étant généralement suivis de quelques abandons.
C'est ici que la fortune d'Hillary Clinton, 68 ans, commença à tourner en 2008 contre le sénateur Barack Obama. Cette année, la nouveauté s'appelle Bernie Sanders, le sénateur du Vermont de 74 ans qui éreinte l'ex-secrétaire d'Etat sur ses liens avec Wall Street et son vote pour la guerre d'Irak en 2002.
L'affaire de sa messagerie personnelle, par où ont transité des informations classées secrètes a posteriori, la poursuit aussi, même si Bernie Sanders ne touche pas à la controverse.
 Ce scandale "n'est pas dans les esprits des milliers de gens que j'ai rencontrés ces dernières semaines", s'est défendue la candidate, interrogée lundi sur CNN.
"Ce dont les gens me parlent, c'est comment je vais augmenter les salaires, m'assurer que la réforme de la sécurité sociale fonctionne, diminuer les coûts, abaisser la dette étudiante", a martelé la candidate qui a tenu son dernier meeting devant 2.600 personnes à Des Moines dimanche soir. "C'est très, très serré", a dit Bernie Sanders à des bénévoles dans son local à Marshalltown. Son étiquette "socialiste démocrate" n'effraie pas les jeunes démocrates, qui l'ovationnent quand il promet une "révolution politique". 
Le taux de participation est une grande inconnue de ce rendez-vous, avec une météo peu clémente puisque des chutes de neige (entre 5 et 25 cm) sont annoncées dans la nuit de lundi à mardi. Même s'il terminait deuxième, Bernie Sanders pourrait revendiquer une victoire relative : à son entrée en campagne en avril, il recueillait moins de 10% des intentions de vote ici. Il est désormais crédité de 49% contre 46% pour Hillary Clinton, selon un sondage de l'institut Quinnipiac publié hier.

AFP


Les autorités mauritaniennes ont saisi pendant le week-end une importante quantité de drogue, dont deux tonnes de cocaïne, et arrêté des "dizaines de trafiquants" de diverses nationalités, a-t-on appris hier auprès d'un responsable de la sécurité.

" Les autorités viennent de saisir une importante quantité de drogue, dont deux tonnes de cocaïne, dissimulée dans de petits sacs et cachée de façon anodine dans un campement touristique", a affirmé cette source, s'exprimant sous couvert d'anonymat.
Le campement où la saisie a été opérée samedi est situé "au bord de l'Atlantique, 200 km au nord-ouest de Nouakchott" d'où la drogue devait être acheminée par mer, "probablement vers l'Europe", a affirmé la même source. Des "dizaines" de personnes appartenant à diverses nationalités, dont des Mauritaniens, des Algériens, des Maliens, des Sénégalais et des Sahraouis ont été arrêtées et "des véhicules 4x4 utilisés par les trafiquants saisis" lors de cette opération, a-t-elle indiqué sans plus de détails. Depuis une dizaine d'années, l'Afrique de l'Ouest est devenue une plaque tournante du trafic de cocaïne latino-américaine vers l'Europe, les trafiquants profitant de la pauvreté et de la faiblesse des Etats de la région.
La drogue arrive par bateau dans le golfe de Guinée ou par avion en Mauritanie et au Mali, avant de rejoindre les rives de la Méditerranée en passant par le Sahel, selon des spécialistes.

AFP


Un commando lourdement armé a attaqué la résidence d'un membre du gouvernement bissau-guinéen et emporté environ 3 millions d'euros et des bijoux de grande valeur, ont indiqué lundi à l'AFP des sources policières.
Les assaillants, munis d'armes de guerre, ont fait irruption dimanche vers 22H00 locales (et GMT) au domicile du secrétaire d'Etat chargé des Transports et de la Communication, Joao Bernardo Vieira, dans la périphérie nord de Bissau, ont affirmé un haut responsable de la police et un des enquêteurs, privilégiant la thèse d'un acte crapuleux. M. Vieira, par ailleurs porte-parole du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir), était absent au moment de l'attaque, selon ces sources qui ont requis l'anonymat.
Les membres du commando ont battu et grièvement blessé les quatre gardes de sécurité privée présents sur place, qui ont dû être hospitalisés. Ils ont ensuite fouillé la résidence et emporté environ 3 millions d'euros mais aussi des bijoux de grande valeur appartenant à l'épouse de M. Vieira. Cette dernière était sur place mais n'a pas été physiquement agressée, a indiqué la source proche de l'enquête, sans plus de détails.

AFP


Au moins 85 personnes ont été tuées dans l'attentat qui a frappé samedi une localité proche de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, selon un nouveau bilan annoncé hier par le responsable de la santé pour cette région. Des militants présumés du groupe islamiste Boko Haram ont attaqué Dalori, à une dizaine de kilomètres Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno, en fin de journée samedi, tirant sur la population avant de mettre le feu au village. Un précédent bilan faisait état d'une cinquantaine de morts. "Au total, 65 corps ont été déposés à l'Hôpital spécialisé, dix autres ont été déposés à l'hôpital universitaire de Maiduguri et 10 autres ont été enterrés hier (dimanche) dans le cimetière communautaire de Dalori", a annoncé le Dr Haruna Mshelia, commissaire à la santé pour l'Etat de Borno.  Dalori se trouve à proximité de camps de déplacés ayant dû fuir face à l'insurrection de Boko Haram, qui a rallié l'organisation Etat islamique (EI).

AFP


Impossible d'y échapper: les candidats aux primaires présidentielles américaines occupaient le terrain et les ondes de l’Iowa ce week-end avant le vote d’aujourd’hui. Donald Trump et Hillary Clinton sont en tête des sondages, mais pas assez pour prédire une victoire certaine.
Le dernier sondage est tombé samedi soir. La démocrate Hillary Clinton, après une entrée triomphale en campagne en avril dernier, n’est plus la préférée que de 45% des démocrates de l’Iowa ayant l’intention de participer aux "caucus" de ce soir, selon l’enquête du journal local Des Moines Register. Ce sondage traditionnel ne s'est "trompé" qu'une fois depuis 1988, en 2012 chez les républicains.
Le sénateur Bernie Sanders a séduit la jeunesse démocrate avec sa dénonciation de la "classe des milliardaires" et son appel à une révolution politique. Il talonne l’ex-secrétaire d’Etat avec 42% des électeurs. La marge d’erreur est de quatre points. Si les étudiants qui remplissent par milliers les salles pour Bernie Sanders se mobilisaient lundi, ils pourraient renverser l’avantage qu’a Hillary Clinton chez les plus de 45 ans. "Si les gens viennent voter, je pense que nous aurons l'un des plus grands bouleversements politiques de l'histoire récente", a-t-il déclaré hier sur CNN. Dans une ambiance moins électrique, Hillary Clinton multiplie aussi les déplacements, trois samedi et trois dimanche, épaulée par son mari Bill et leur fille Chelsea.  Elle exhorte les démocrates à choisir l’expérience plutôt que la nouveauté, et rappelle aux électeurs qu’en plus d’un président, ils éliront un "commandant en chef", façon peu subtile de rappeler que Bernie Sanders n'a aucune autre expérience exécutive que celle de maire de Burlington, dans le Vermont. "Hillary est résistante", a vanté l’ancienne parlementaire démocrate Gabrielle Giffords, grièvement blessée par un tireur à la tête en 2011, et militante d’un durcissement des lois sur les armes, lors d’un meeting sur un campus universitaire à Ames. "A la Maison Blanche, elle tiendra tête au lobby des armes".La course avec Sanders "est serrée", a reconnu Mme Clinton hier sur ABC, mais ses supporters ont mené "une extraordinaire campagne de terrain", a-t-elle ajouté.

- Marco Rubio, troisième homme
Douze républicains et trois démocrates sillonnent le petit Iowa, parfois dans les mêmes villes à quelques heures d’écart.  Une tempête de neige n'est heureusement annoncée que pour la nuit de lundi à mardi, après les consultations qui auront lieu lundi à 19H00 locales dans des milliers de bureaux de vote. Côté républicain, Donald Trump recueille 28% des intentions de vote dans l’enquête du Des Moines Register. Son ennemi déclaré est le sénateur du Texas Ted Cruz, premier choix de 23% des électeurs républicains. Cruz "était citoyen canadien jusqu’à il y a 15 mois" et cela rend son accession à la Maison Blanche juridiquement problématique, ne cesse-t-il de répéter. "Il est 100% dans la poche" des industriels pétroliers et d'autres "intérêts particuliers" qui lui ont prêté de l'argent, a-t-il aussi pilonné sur ABC dimanche matin.     Mais le sénateur du Texas semble en passe de consolider le soutien de la droite religieuse, une remarquable ascension pour un candidat qui n'a siégé que trois ans au Sénat, et était jugé trop extrémiste il y a quelques mois pour se hisser sur un podium.  Avec Trump, "nous avons des opinions très différentes sur la (défense de la) vie, le mariage, la liberté religieuse" ou "Obamacare et l'amnistie" des sans-papiers, a-t-il clamé dimanche matin sur CNN. Des dizaines de pasteurs évangéliques et de personnalités du mouvement chrétien conservateur le soutiennent, et le candidat affirme disposer de milliers de bénévoles. Ce sera le lot de nombreux habitants de l'Iowa dimanche et lundi: répondre aux coups de téléphone et visites des équipes des candidats qui veulent assurer qu'ils se déplaceront lundi soir.
En troisième place chez les républicains avec 15% des intentions de vote, le sénateur de Floride Marco Rubio, d'origine cubaine, rassemble des foules importantes, et est souvent cité comme second choix tant par les partisans de Ted Cruz que ceux de Donald Trump.
"Vous avez le droit d'être en colère", a-t-il dit samedi à Ames. "Mais la colère n'est pas un programme". Trump, "est très distrayant" mais "la campagne n'est pas là dessus, elle est sur les problèmes sérieux auxquels le pays est confronté",

 AFP


Le président nigérien Mahamadou Issoufou, qui brigue un second mandat lors de l'élection du 21 février, a promis hier à ses partisans une victoire "dès le premier tour".
"Nous allons passer dès le premier tour", a lancé le président sortant, lors d'un meeting devant plus de 2.000 personnes réunies dans la salle du Palais des Congrès de Niamey. M. Issoufou a notamment mis en avant "son bilan positif" à la tête du pays qui constitue "des atouts" à même de lui "assurer" une réélection pour un deuxième quinquennat. M. Issoufou a "souhaité" que la campagne électorale lancée samedi "se déroule dans la paix" et "dans l'apaisement".  "Je souhaite que cette campagne soit l'occasion de débats programme contre programme" et qu'elle "ne se réduise pas à des insultes", a-t-il lancé. Samedi, M. Issoufou avait tenu un meeting électoral à Diffa, une région située dans le sud-est et proche du Nigeria, victime depuis 2015 d'attaque meurtrières des islamistes armés de Boko Haram, selon la télévision d'Etat. L'opposition a répété à maintes reprises qu'elle estimait une réélection de M. Issoufou "impossible".  Le pays est "victime" de "la mal gouvernance", de "l'excessive paupérisation du monde rural" et de "la corruption", a dénoncé Seïni Oumarou, un des favoris de l'élection lors d'un meeting samedi au même Palais des Sports de Niamey. D'après l'opposant "tous ces maux plaident en faveur" de sa propre élection.  Pour faire barrage au président sortant, quatre candidats de l'opposition, dont Seïni Oumarou et Hama Amadou, incarcéré depuis plus de deux mois, ont signé une alliance prévoyant d'appeler à voter pour celui qui serait le mieux placé en cas de deuxième tour.
MM. Oumarou et Amadou étaient arrivés respectivement deuxième et troisième lors de la présidentielle de 2011, avec 23% et 19,81%. Hama Amadou avait alors décidé de soutenir Mahamadou Issoufou crédité de 36,16%. Ce soutien avait été déterminant dans la victoire finale de M. Issoufou. Près de 7,5 millions d'électeurs doivent choisir entre 15 candidats lors du scrutin présidentiel qui sera couplé aux législatives.

 AFP 


Le Premier ministre béninois Lionel Zinsou, candidat du parti au pouvoir à l'élection présidentielle du 28 février, a été adoubé samedi par le principal parti de l'opposition, le Parti du renouveau démocratique (PRD), à l'issue de son congrès extraordinaire à Porto-Novo.
"Chers militants, Lionel Zinsou est le candidat du PRD en alliance avec FCBE (le parti du président sortant Thomas Boni Yayi) et la Renaissance du Bénin (RB, autre parti d'opposition). Est-ce que vous êtes d'accord ?", a lancé dans un stade de 30.000 places plein à craquer le président du PRD, Adrien Houngbedji, provoquant un "oui" massif de la foule. Présent lors de cette cérémonie d'investiture, Lionel Zinsou a accepté d'être "le candidat de l'unité nationale" et s'est engagé à "bâtir un Bénin de justice et de paix"."C'est la première fois que le PRD investit un candidat hors du parti pour la présidentielle en plus de 25 ans de militantisme politique", a souligné à l'AFP Raphael Akotegnon, député PRD et membre du bureau politique du parti.   L'élection présidentielle béninoise mettra en lice un total de 36 candidats, dont les dossiers ont été validés samedi par la Cour constitutionnelle.

AFP


L'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), premier parti d'opposition au Congo, a annoncé dimanche à Brazzaville avoir désigné son candidat à l'élection présidentielle du 20 mars.
 Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire du parti, a été investi au terme d'une session extraordinaire du Conseil national de l'Upads. Il est le deuxième candidat d'opposition à se présenter face au président sortant, Denis Sassou Nguesso.
"Le Conseil national a unanimement retenu (...) la candidature du camarade Pascal Tsaty Mabiala à cette élection majeure", a annoncé le porte-parole de l'Upads, Honoré Sayi. "Pendant la campagne présidentielle, face à la dictature nous opposerons le courage, face à la tricherie nous opposerons la vigilance et face au doute nous opposerons l’enthousiasme et la détermination", a affirmé M. Tsaty Mabiala, âgé de 66 ans.
Député et président du groupe parlementaire Upads à l'Assemblée nationale, M. Tsaty Mabiala a été ministre de la Défense du président Pascal Lissouba (1992-1997), notamment pendant la guerre civile de 1997, qui allait permettre le retour au pouvoir de M. Sassou Nguesso. L'Upads avait boycotté les deux derniers scrutins présidentiels, en 2002 et 2009. Ce parti appartient aujourd'hui au Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad), l'une des deux grandes coalitions de l'opposition ayant fait campagne contre le référendum d'octobre qui a permis l'adoption d'une nouvelle constitution autorisant M. Sassou Nguesso à se représenter. Samedi, André Okombi Salissa, plusieurs fois ministre de M. Sassou Nguesso entre 1997 et 2012, avait annoncé sa candidature à la présidentielle. M. Okombi Salissa dirige un petit parti membre de l'Initiative pour la démocratie au Congo (IDC), l'autre grande coalition d'opposants à M. Sassou Nguesso, composée surtout d'ex-alliés du président, alors que le Frocad réunit davantage des opposants de longue date au chef de l'État. Selon des responsables de la coordination entre les deux plateformes, on s'attend à au moins quatre candidatures de l'opposition à la présidentielle : deux issues du Frocad et deux de l'IDC. Le Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) a d'ores et déjà investi M. Sassou Nguesso comme candidat.

AFP 


Kabore Ouattara« Il est nécessaire que les relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso soient renforcées », a déclaré vendredi, le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, à l’issue d’un entretien avec son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, en marge du 26ème Sommet de l’Union africaine (UA) qui se déroule actuellement à Addis-Abeba en Ethiopie.

« Nous avons échangé sur les voies et moyens pour consolider les relations d'amitié et de fraternité entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire », a déclaré le président Kaboré à l'issue de l'audience et dont les propos son rapportés dans les médias.

« Il est de notre devoir de faire en sorte que nos relations soient renforcées », a-t-il indiqué.

Les relations entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso sont brouillées depuis un certain temps, notamment, après le lancement d'un mandat d'arrêt international contre Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale ivoirienne.

Ce mandat d'arrêt est lancé par la justice militaire burkinabè aux fins d'entendre M. Soro sur sa présumée implication dans le putsch du 16 septembre 2015 perpétré par le Général Gilbert Diendéré contre la Transition dirigée alors par Michel Kafando.

Le président Alassane Ouattara avait affirmé avoir accusé réception de ce mandat, mais avait indiqué qu'il privilégiait la voie diplomatique pour le règlement de cette affaire.

De leur côté, les parlementaires ivoiriens avaient dénoncé un mandat d'arrêt « inopportun » et « inamical », exigeant son retrait immédiat et sans condition.

Dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du président Thomas Sankara, un autre mandat a aussi été lancé contre l'ancien président burkinabè Blaise Compaoré, réfugié à Abidjan depuis sa chute du pouvoir en octobre 2014.

Selon Radio France internationale (RFI) qui a évoqué la rencontre entre Ouattara et Kaboré, les deux présidents sont « apparus tout sourire » à la sortie de leur entretien qui a duré environ 1h30, vendredi.

Source : APAnews


Eddie Komboïgo BFEddie Constance Komboïgo, le chef du parti de l'ex-président burkinabè Blaise Compaoré, a été inculpé par le Tribunal militaire de Ouagadougou pour "attentat à la sûreté de l'Etat" et "complicité d'assassinat", a-t-on appris hier de source sécuritaire.

"Eddie Komboïgo a été inculpé lundi lors de sa présentation au juge d'instruction pour attentat à la sûreté de l'Etat, complicité d'assassinat, complicité de coups et blessures volontaires, complicité de dégradations aggravées de biens publics et privés", a indiqué à l'Afp une source sécuritaire proche du dossier.M. Komboïgo a été interpellé samedi au lendemain de son retour au Burkina.

Il avait quitté le Burkina quelques jours avant le coup d'Etat perpétré le 17 septembre par le Régiment de sécurité présidentielle (Rsp), l'ancienne garde prétorienne de M. Compaoré. Le nom du patron du Congrès pour la démocratie et le progrès (Cdp) avait été cité parmi les complices du coup manqué contre le régime de transition qui a suivi la chute de M. Compaoré en octobre 2014, dans le rapport de la Commission d'enquête administrative mise en place par le gouvernement après le putsch. Eddie Komboïgo est le deuxième chef d'un parti politique dans ce dossier après l'arrestation et l'inculpation de Me Hermann Yaméogo, leader de l'Union pour la démocratie et le développement (Undd), un petit parti pro-Compaoré.

Plusieurs membres du Cdp dont Léonce Koné, un des vice-présidents du parti, ont été inculpés dans cette affaire.

Le chef du parti de Compaoré avait vu sa candidature à l'élection présidentielle rejetée par le Conseil constitutionnel en application d'une loi controversée votée en avril 2015, interdisant aux pro-Compaoré de briguer des mandats lors des élections de novembre qui ont mis fin au régime de transition au Burkina Faso.

AFP


Terrorism 2Quatre personnes ont été tuées et 18 blessées dans une attaque suicide hier contre une mosquée chiite de l'est de l'Arabie saoudite, la dernière en date d'une série d'attentats visant la minorité chiite du royaume.

Deux assaillants ont attaqué la mosquée de l'imam Reza dans la ville d'Al-Ahsa, à un moment de grande affluence pour la prière hebdomadaire du vendredi, l'un se faisant exploser et l'autre ouvrant le feu sur les fidèles qui ont réussi à le désarmer et le ligoter.

"Nous avions commencé à prier lorsque nous avons été surpris d'entendre des tirs", a déclaré Mohammed ben Salmane al-Ahmadi, 25 ans, légèrement blessé dans l'attaque.

"Nous nous sommes précipités pour fermer les portes. Le kamikaze s'est fait exploser et la porte s'est ouverte brusquement", a-t-il poursuivi.  Le courant s'est coupé, laissant la mosquée dans l'obscurité alors qu'un deuxième assaillant tirait "au hasard" sur les fidèles qui tentaient de se cacher, a raconté M. Ahmadi. Ces derniers s'en sont finalement pris à l'assaillant avant de "saisir son arme et lui retirer sa ceinture d'explosifs", a-t-il détaillé, expliquant que les fidèles avaient "attaché" le kamikaze "jusqu'à l'arrivée de la police".

Le ministère de l'Intérieur a laissé entendre qu'un carnage avait été évité dans la mosquée grâce à la vigilance des forces de l'ordre qui ont vite repéré deux kamikazes. "Les forces de sécurité ont empêché les deux kamikazes d'entrer dans la mosquée, dans le quartier de Mahassen", a dit le porte-parole du ministère cité par l'agence SPA, en précisant que l'un des kamikazes avait été arrêté. "Le premier kamikaze s'est fait exploser à l'entrée de la mosquée alors que le personnel de sécurité tentait de l'intercepter. Il y a eu un échange de coups de feu avec le deuxième qui portait une ceinture d'explosifs, et qui a été blessé et interpellé" avec l'aide des citoyens, a précisé le ministère.

AFP


ORTN NigerLa radio et télévision d'Etat du Niger ont été paralysées hier par une grève de leurs quelque 600 agents qui réclament des augmentations de salaires, a déclaré un de leurs syndicats.  "Nous avons entamé une grève de deux jours pour la revalorisation de 20% de nos salaires", a indiqué à l'Afp, Yayaha Rabo, dirigeant du Syndicat des travailleurs de la presse (Syntrapress), un des trois syndicats qui ont lancé le mouvement.  La grève qui doit s'achever aujourdhuix "est très bien suivie" et "a totalement perturbé le fonctionnement de la radio et télévision publiques", s'est-il félicité.

Les salariés des médias d'Etat ont décidé de débrayer suite à "l'échec de négociations" avec le ministre de la Communication et celui de l'Emploi.  "Pour raison de grève, Télé Sahel vous présente un programme minimum", pouvait-on lire sur l'écran de la chaîne de télévision nationale.  Le même message défilait sur l'écran de "Tal Tv", la deuxième chaine publique, qui n'émet que dans la capitale et ses environs.

Ces deux télévisions diffusaient essentiellement de la musique et des dessins animés pour enfants.  La grève ne "perturbera pas" les enregistrements des messages de campagne des candidats à la présidentielle du 21 février et qui débutent samedi, a assuré M. Rabo.  Fin décembre, les autorités avaient affirmé qu'elles ne pouvaient pas satisfaire entièrement les revendications des salariés de ces médias. "Notre pays connaît un problème de sécurité, le gouvernement a décidé de donner la priorité à la question de sécurité (...) il n'y a (donc) pas de possibilité d'augmenter des salaires", avait soutenu le ministre de la Communication, Yahouza Sadissou en référence à la lutte contre Boko Haram dans le sud-est du Niger, proche du Nigeria d'où viennent les islamistes armés.

AFP


Ismaïl Haniyeh HamasLe chef du mouvement islamiste Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, s'est dit hier prêt à toute nouvelle guerre avec Israël, affirmant que les groupes armés palestiniens construisaient de nouveaux tunnels dans l'enclave sous blocus.

M. Haniyeh s'exprimait devant des milliers de personnes lors des funérailles de combattants du Hamas, tués cette semaine dans l'effondrement d'une de ces galeries souterraines. La branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine "al-Qassam et les mouvements de la résistance se préparent en permanence, dans les airs, au sol, en mer et sous terre", a-t-il déclaré.

Enroulés dans des drapeaux verts du Hamas, les corps des sept combattants ont été portés par des centaines de membres des Qassam scandant des slogans appelant à l'escalade des violences contre Israël. Fait rare, des chefs du Hamas sont venus déposer des fleurs sur les dépouilles et se sont rendus au cimetière situé près de la frontière avec Israël où les dirigeants gazaouis ne s’aventurent guère. Même si une trêve avec Israël est en vigueur depuis août 2014 --après la troisième guerre dans l'enclave en six ans--, l'ancien Premier ministre palestinien a affirmé que les groupes armés de Gaza demeuraient capables de "réagir à tout instant à n'importe quel affrontement" avec Israël.

"A l'Est de la ville de Gaza, les héros des souterrains construisent des tunnels" le long de la frontière avec Israël tandis qu'"à l'ouest de Gaza, les héros testent les roquettes tous les jours" depuis l'enclave contrôlée par le Hamas et hermétiquement close par la barrière de sécurité israélienne et la zone tampon égyptienne.

AFP


Jean Marie DoreL’ancien Premier ministre guinéen, Jean-Marie Doré, est décédé jeudi soir à sa résidence de Conakry à l’âge de 77 ans, annonce un communiqué de l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG), le parti qu’il dirigeait.

L'ex Premier ministre du Gouvernement de la transition en 2010 était l'un des vétérans de la politique guinéenne et à ce propos il a été de tous les rendez-vous électoraux, depuis l'avènement du multipartisme en Guinée, au début des années 90.

Doré fut à deux reprises (1993 et 1998) candidat malheureux à la présidentielle, sous la deuxième république.

Il a en outre siégé à deux reprises au parlement en tant que député.

De la même génération que l'actuel chef d'Etat, Alpha Condé, Jean-Marie Doré fait partie de ceux qui ont mené le combat pour la démocratisation de la Guinée.

Source : APAnews


Laurent Gbagbo s'est accroché au pouvoir "par tous les moyens", a accusé hier la procureure de la Cour pénale internationale à l'ouverture du procès de l'ancien président ivoirien, cinq ans après des violences ayant déchiré la Côte d'Ivoire.
Des centaines de partisans de M. Gbagbo, qui reste une figure influente en Côte d'Ivoire, s'étaient déplacés à La Haye. Une cinquantaine d'entre eux avaient pris place dans la galerie du public et l'ont copieusement acclamé à la clôture de l'audience.
M. Gbagbo est le premier ex-chef d'Etat poursuivi par la CPI. Son procès pour crimes contre l'humanité, qui doit durer entre trois et quatre ans, est un vrai test pour la Cour, entrée en fonction en 2003. L'ex-président, 70 ans, et son co-accusé Charles Blé Goudé, 44 ans, ex-chef de milice, sont poursuivis pour leur rôle dans la crise née du refus de M. Gbagbo de céder le pouvoir à Alassane Ouattara, reconnu vainqueur par les Etats-Unis et l'Union européenne, notamment, de l'élection présidentielle de fin 2010.
Les deux hommes ont plaidé non coupable hier matin de meurtres, viols, actes inhumains et persécutions.
"La Côte d'Ivoire a sombré dans le chaos et a été le théâtre de violences innommables", a déclaré la procureure Fatou Bensouda devant la CPI. Les violences avaient fait plus de 3.000 morts en cinq mois, des deux côtés des belligérants, transformant en champ de bataille certaines zones du premier producteur mondial de cacao, moteur économique de l'Afrique de l'Ouest. "Lorsqu'il a compris que la présidence allait lui échapper, Laurent Gbagbo, en concertation avec des membres d'un cercle privé de proches, a commencé à mener une campagne de violences orchestrées contre ceux considérés comme ses opposants", a soutenu Fatou Bensouda. Le but, selon elle : se maintenir au pouvoir "par tous les moyens".
Des attaques contre des civils ont alors été perpétrées par des forces gouvernementales et milices sous le contrôle des accusés, a affirmé Mme Bensouda. Elle a par exemple évoqué le bombardement d'un marché dans le quartier d'Abobo à Abidjan, le viol d'une femme dans un poste de police ou la répression sanglante de manifestations.
L'accusation continuera aujourd’hui sa déclaration d'ouverture. La défense aura la parole à partir de lundi.
Laurent Gbagbo est apparu détendu à son procès. Souriant, portant un costume bleu foncé, il a adressé des baisers à ses partisans assis dans la galerie du public. Ceux-ci l'ont longuement applaudi à la fin de la journée, se pressant contre la vitre blindée les séparant de la salle d'audience. "Libérez Gbagbo", chantaient-ils, sous les yeux ravis de leur favori. Quelques centaines de partisans de l'ex-président ont en outre manifesté devant le bâtiment de la Cpi. Ils ont chanté, dansé et arboraient des écharpes, chapeaux et autres apparats aux couleurs de la Côte d'Ivoire: vert, blanc et orange. Ils ont d'ailleurs leur idée de la vérité. "Notre rêve de voir notre président retrouver sa liberté commence aujourd'hui", affirme à l'Afp Marius Boué, qui a fait le déplacement depuis le nord de la France. En Côte d'Ivoire, des écrans géants ont été installés pour que la population puisse suivre les procédures.

AFP 



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