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Actualités Internationales (2878)

Au Nigeria, un des procès de l'ancien conseiller à la sécurité nationale, accusé d'avoir détourné de très importantes sommes d'argent, a été ajourné hier, certains craignant qu'une enquête bâclée puisse faire échouer l'ensemble de la campagne anti-corruption en cours.

Le colonel Sambo Dasuki, 60 ans, est poursuivi pour trois affaires différentes, dans un scandale portant sur deux milliards de dollars. Il est notamment accusé de détention illégale d'armes à feu, de blanchiment d'argent et de détournement des fonds qui étaient destinés à l'achat d'armes et d'équipement pour lutter contre le groupe islamiste Boko Haram. En tout, 19 chefs d'accusation portant sur des faux contrats d'achat d'armes devaient lui être énoncés vendredi mais l'affaire a été reportée à cause d'un contentieux sur son maintien en détention après avoir obtenu une mise en liberté conditionnelle. "On ne peut pas traiter le problème aujourd'hui", a déclaré le juge Hussein Yusuf devant la Haute Cour d'Abuja avant d'ajourner l'affaire au 4 février.  Les procès pour détention illégale d'armes à feu et pour blanchiment d'argent doivent, eux, débuteront le 16 février. Le président Muhammadu Buhari, élu l'année dernière, a lancé une vaste campagne de lutte contre la corruption, endémique dans la première puissance économique d'Afrique, procédant à une série d'arrestations et de poursuites. Cette semaine, le gouvernement a annoncé avoir découvert que 55 personnes avaient siphonné plus de six milliards de dollars de fonds publics entre 2006 et 2013. Mais en donnant l'impression de bâcler les différents procès en cours, le Congrès progressiste (APC, au pouvoir) pourrait prêter le flanc à des critiques, au moment où l'opposition commence à crier à la chasse aux sorcières.

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L’Assemblée nationale ivoirienne, dont le président Guillaume Soro est frappé par un mandat d'arrêt burkinabè dans le cadre du coup d'Etat raté du 17 septembre au Burkina Faso, a condamné hier "une attitude inamicale" et exigé le retrait du mandat.

Le bureau de l'Assemblée nationale, organe suprême du parlement ivoirien, "réuni ce jour, s'indigne et condamne, avec la dernière énergie, cette attitude qui bafoue l’immunité parlementaire du président de l’Assemblée nationale de Côte d'Ivoire", souligne un communiqué transmis à l'Afp. Le mandat émis par la justice burkinabè "pourrait sacrifier sur l’autel de la politique les intérêts de deux peuples qui ont une longue tradition d’amitié et de fraternité", poursuit le texte.
Les députés ont "exigé le retrait pur et simple de ce mandat (...) juridiquement inopérant et inamical". La Côte d'Ivoire a des "relations historiques d'amitié avec le Burkina et aujourd'hui, émettre un mandat d'arrêt contre sa deuxième personnalité, je pense que c'est au mépris des relations diplomatiques entre les deux pays", a réagi Téfhour Koné, un député proche de M. Soro. Lundi, la présidence ivoirienne avait dénoncé un mandat émis "au mépris des règles", promettant un règlement par voie diplomatique. La justice du Burkina Faso a lancé vendredi un mandat d'arrêt international contre M. Soro dans le cadre de l'enquête sur le putsch raté du 17 septembre et d'écoutes téléphoniques d'une conversation supposée entre M. Soro et Djibrill Bassolé, ex-ministre des Affaires étrangères du président déchu Blaise Compaoré. Le 16 septembre, des soldats du Rsp avaient pris en otage le président Michel Kafando et le gouvernement avant de proclamer le coup d’État le lendemain. La mobilisation des citoyens et de l'armée loyaliste avait conduit à l'échec du putsch une semaine plus tard. M. Bassolé a été interpellé à son domicile le 29 septembre. Il a été notamment inculpé de "haute trahison", "attentat à la sûreté de l’Etat" et "collusion avec des forces étrangères pour déstabiliser la sécurité intérieure".

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Quatre personnes qui ont conversé avec les jihadistes, selon une vidéo de surveillance de l'hôtel Splendid, étaient entendus hier dans le cadre de l'enquête sur l'attaque jihadiste qui a fait 30 morts vendredi à Ouagadougou, selon une source sécuritaire.

Par ailleurs, une autre source sécuritaire a fait état de l'interpellation de quatre Nigériens, dont un candidat à la présidentielle, et d'une quinzaine de membres de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (Mnla) du Mali. "Dans la vidéo de l'hôtel Splendid, quatre personnes étaient en échange avec les jihadistes. On les a identifiées et trouvées. Elles sont en train d'être interrogées", a indiqué cette source sécuritaire à l'Afp  Aucun élément ne permet de dire si la conversation portait sur l'attaque. Une autre source sécuritaire a indiqué que "4 Nigériens dont le politicien" Adal Rhoubed, candidat à la présidentielle du 21 février au Niger qui se trouvait à l'hôtel Splendid lors de l'attaque, ont été interpellés "pour vérifications de leur identité". Président-fondateur d'un petit parti, le Mouvement démocratique pour le renouveau (Mdr), M. Rhoubed, médecin d'origine Touareg, est propriétaire d'une clinique à Tahoua dans l'ouest du Niger. "Il séjournait à Ouagadougou dans le cadre de sa pré-campagne électorale pour notamment rencontrer la communauté nigérienne vivant au Burkina ainsi que des personnalités locales", selon ses proches à Niamey. Selon ces derniers, il avait été exfiltré samedi par les forces françaises de l'hôtel. Il avait déjà été interpellé, puis libéré. Quinze membres du Mnla ont aussi été interpellés à travers le pays dont, Souleymane Aklinane, responsable du Mnla pour la province orientale du Gourma. "Certains ont été libérés, d'autres non", selon cette source soulignant que M. Aklinane était toujours entendu. Mossa Ag-Ataher, responsable du Mlna à Ouagadougou, a assuré à l'Afp que son mouvement allait "collaborer avec les enquêteurs". Des interpellations étaient aussi en cours au camp de réfugiés maliens de Mentao près de Djibo, chef-lieu de la province du Soum où a été enlevé vendredi un couple d'Australiens, peu avant l'attaque de Ouagadougou.

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Les Etats-Unis ont invité à Bruxelles "dans trois semaines" les ministres de la Défense de 26 pays de la coalition luttant contre le groupe Etat islamique, pour renforcer leur action, a annoncé hier le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter.
"Tous les pays doivent venir en étant prêts à discuter de nouvelles contributions", a déclaré M. Carter à Paris, à l'issue d'une session regroupant sept ministres de la coalition.
Son homologue français, Jean-Yves Le Drian, a ajouté qu'une nouvelle réunion des sept ministres réunis à Paris pourrait suivre ensuite à Londres.
La coalition a particulièrement besoin d'un renforcement de l'engagement des pays du Golfe, a souligné M. Carter.
"Les pays de la région peuvent et doivent faire une contribution critique pour le succès de la campagne" contre le groupe Etat islamique, "c'est pour cela que nous sommes mis d'accord pour organiser cette réunion plus large dans quelques semaines", a expliqué M. Carter. "Nous recherchons vraiment une volonté des pays du Golfe d'en faire plus, (...) sur le plan militaire ou non militaire", a indiqué le secrétaire américain à la Défense. "Il y a beaucoup de choses qu'ils peuvent faire, pas seulement pour vaincre le groupe Etat islamique mais aussi pour consolider la sécurité dans la région", a-t-il dit.

AFP


Un gouvernement d'union nationale a été formé hier en Libye, une étape prévue par l'accord parrainé par l'Onu qui constitue un timide premier pas vers une solution politique à la crise traversée par ce pays divisé où la menace jihadiste est grandissante.

32 ministres représentant les différentes parties et régions composent ce gouvernement d'union dirigé par l'homme d'affaires tripolitain Fayez el-Sarraj. Ils ont été nommés par le Conseil présidentiel, une instance présidée par M. Sarraj et créée après la signature en décembre au Maroc de l'accord politique sous l'égide l'Onu.
Cet accord avait été signé par des membres des deux Parlements libyens rivaux mais n'a depuis été ratifié par aucune des deux chambres législatives.
Pour que ce nouveau cabinet devienne opérationnel, il doit en effet être approuvé par une majorité des deux tiers par ce Parlement dans les dix jours.
L'émissaire de l'Onu pour la Libye, Martin Kobler, a toutefois exhorté hier la Chambre des représentants, le Parlement reconnu par la communauté internationale qui siège dans l'est du pays, à "se réunir rapidement pour approuver" le gouvernement d'union.
La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a elle aussi appelé à agir rapidement car "seul un gouvernement libyen unifié, soutenu par tous les citoyens, sera capable d'en finir avec les divisions politiques, de vaincre le terrorisme et gérer les défis sécuritaires, humanitaires et économiques" du pays.
"Nous sommes face à une opportunité réelle de stabiliser le pays, il faut que tous s'en emparent", a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, dont le pays est très impliqué dans le dossier libyen.
"La situation en libye demande à être stabilisée", a également estimé le chef de la diplomatie française Laurent Fabius en saluant le nouveau gouvernement. La mise en place d'un gouvernement d'union est ardemment soutenue par les Occidentaux qui souhaitent voir s'installer une autorité à même de lutter contre le groupe Etat islamique (Ei). Ce dernier n'a cessé de renforcer sa présence ces derniers mois en Libye où il compte environ 3.000 combattants selon Paris.La tâche de diriger le nouveau gouvernement revient à Fayez el-Sarraj, quinquagénaire originaire de Tripoli, membre de la Chambre des représentants.
 Diplômé en gestion des affaires et en architecture, il a été membre de l'Autorité préparatoire pour le dialogue qui a tenté de rassembler les différents acteurs de la société en vue de mettre fin à la crise. Il se trouve actuellement à l'étranger. Les portefeuilles ont été répartis selon les trois régions libyennes : neuf pour l’ouest (Tripolitaine), huit pour l’est (Cyrénaïque) et sept pour le sud (Fezzan).  Le portefeuille de la Défense a été confié à Al-Mahdi al-Barghathi (est), l'Intérieur à Al-Aref al-Khoja (ouest), la Justice à Abdel Salam Genedi (sud) et les Affaires étrangères à Marwan Abousrewil (ouest).
Une seule femme -à la Culture- fait partie de ce gouvernement et le controversé général Khalifa Haftar, commandant des forces loyales au pouvoir reconnu internationalement, n'y figure pas. "Si Haftar ne soutient pas ce nouveau gouvernement, ce qui devrait être le cas vu le nom du ministre de la Défense (ndlr : rival de Haftar), alors je vois mal le président de ce Parlement prêter son concours à une approbation rapide", assure Mattia Toaldo, chercheur au European Council on Foreign Relations.

 AFP


Le plus haut responsable de la police à Bissau a été limogé pour avoir laissé accéder au Parlement bissau-guinéen 15 députés exclus du parti au pouvoir, a-t-on appris hier de source officielle.

Les quinze députés ont été exclus le 14 janvier du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (Paigc, au pouvoir) pour s'être abstenus lors du vote sur la déclaration de politique générale présentée le 23 décembre par le Premier ministre Carlos Correia, qui avait échoué à obtenir une majorité. Le colonel José Antonio Marques, commissaire principal de Bissau, a été relevé de ses fonctions pour n'avoir pas "respecté l'ordre" qui lui avait été donné de ne pas "laisser entrer dans l'hémicycle" ces 15 députés, selon un communiqué du gouvernement.  Sur 102 députés (dont 101 présents), 45 avaient voté pour, les autres, dont 15 du Paigc, s'étaient abstenus.   En raison de leur exclusion, ces 15 députés dissidents ne devaient pas, selon le gouvernement, pouvoir siéger pour un vote sur la nouvelle déclaration de politique générale de M. Correia, prévue lundi. Mais la séance a tourné court en raison du brouhaha soulevé par les frondeurs du Paigc, soutenus par leurs 41 collègues du Parti de la rénovation sociale (Prs), la principale formation de l'opposition, contre leur remplacement d'office par leurs suppléants.  Le président du Parlement, Cipriano Cassama, également membre du Paigc, a quitté la salle en raison de ces incidents.Revendiquant la majorité, ces 66 députés ont alors poursuivi la séance et voté une motion de censure contre le gouvernement de M. Correia ainsi que le remplacement de M. Cassama à la tête de l'Assemblée par un député du PRS, selon le correspondant de l'Afp. "Après que j'ai suspendu la session, toute autre décision ou geste posé est nul et non avenu", a néanmoins affirmé M. Cassama. Carlos Correia a été nommé le 17 septembre, au terme de plus d'un mois de blocage politique après le limogeage, le 12 août, du Premier ministre Domingos Simoes Pereira par le président José Mario Vaz, élu en mai 2014.

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L'assaut jihadiste qui a fait 30 morts vendredi au Burkina Faso a été mené par "six" personnes au total, dont trois ont été tuées et trois sont "encore recherchées", a affirmé hier le Premier ministre français Manuel Valls.
Lors de l'attaque vendredi soir dans la capitale Ouagadougou, revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), "six individus ont ouvert le feu sur le café Cappuccino (...) avant de se réfugier dans l’hôtel Splendid", a relaté le chef du gouvernement français à l'Assemblée nationale.
"Des six agresseurs, trois ont été tués et trois sont encore recherchés", a ajouté M. Valls. Jusqu'à présent les autorités burkinabè ont fait état de trois assaillants, tous tués. De nombreux témoignages ont cependant évoqué plus de trois assaillants.  "Je veux exprimer à mon tour ma solidarité avec le Burkina Faso, attaqué, les morts de ce pays et toutes les victimes de ces attentats terroristes", a déclaré le Premier ministre. Les députés français ont observé une minute de silence. M. Valls a rappelé qu'au total trois attaques "distinctes mais certainement coordonnées" s'étaient produites vendredi, avec l'attaque de l’escorte d'un préfet dans le nord du pays (deux morts et deux blessés) et l'enlèvement d'un couple d'Australiens "installé dans le pays depuis plus de 40 ans". Il a rendu hommage aux autorités du Burkina "pour leur réactivité et leur sang-froid".  "La jeune démocratie du Burkina Faso a besoin de notre soutien et de notre aide et le président de la République a proposé l’assistance de la France notamment pour le bon déroulement de l’enquête", a-t-il toutefois souligné. M. Valls a souligné que les démocraties africaines étaient les premières visées par les attentats jihadistes.
"L'Afrique est la cible des actes terroristes, la cible de ces groupes terroristes. Et notamment des pays comme le Burkina Faso, le Mali ou la Tunisie, qui représentent la démocratie, l'apaisement", a-t-il dit. "Et plus que jamais nous devons être aux côtés des Africains, de nos amis africains, qui comme nous vivent ce qu'est le terrorisme, qui comme nous combattent le terrorisme et la barbarie au nom de nos valeurs", a-t-il poursuivi.

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Le Comité de suivi de l'accord pour la paix au Mali a déploré hier la lenteur de la mise en œuvre d'"engagements clés", appelant les parties concernées à prendre leurs responsabilités, à l'issue d'une réunion à Alger.

La réunion a regroupé les trois parties signataires de l'accord dit d'Alger --gouvernement, Coordination des mouvements de l'Azawad (Cma, rébellion à dominante touareg) et la Plateforme (pro-gouvernementaux) ainsi que tous les membres de la médiation dont le nouveau chef de la mission de l'Onu au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif.
L'accord de paix a été signé d'abord en mai 2015 par le camp gouvernemental puis un mois plus tard par les groupes rebelles du nord du Mali pour mettre fin au conflit dans ce pays. Son Comité de suivi, dirigé par l'Algérie, a été mis en place en juin afin de superviser sa mise en application.  Le Comité a relevé "des lenteurs dans la mise en œuvre d'engagements clés de l'accord" de paix mais s'est toutefois "félicité des progrès enregistrés, (...) notamment la cessation des hostilités", selon le communiqué. Il a également rappelé "la responsabilité du gouvernement malien dans la mise en œuvre de l'accord, ainsi que le rôle crucial devant être assumé par les deux autres parties signataires".  Le texte a fait état d'une "préoccupation" face à "la persistance des attaques terroristes et criminelles visant les forces de défense et de sécurité maliennes, les mouvements signataires de l'accord, les forces internationales et la population civile".

 AFP


L'Arabie saoudite a accusé hier la République islamique d'Iran d'avoir causé "discorde, troubles et chaos" au Moyen-Orient, alors que la communauté internationale tente d'apaiser les tensions entre ces deux puissances régionales qui ont rompu leurs relations début janvier. "Depuis la Révolution iranienne, l'Iran a établi un record en propageant la discorde, les troubles et le chaos dans la région", a indiqué un responsable du ministère des Affaires étrangères, cité par l'agence officielle SPA.
"Pendant cette même période, le royaume a maintenu une politique de retenue, même s'il souffrait -- comme les pays voisins -- des conséquences de la politique agressive continue de l'Iran", a-t-il poursuivi.
Le responsable a déclaré que la politique de Téhéran était d'abord basée sur l'idée d'exporter la révolution iranienne.
"L'Iran recrute des milices en Irak, au Liban et au Yémen", a-t-il dit, accusant Téhéran de soutenir le "terrorisme" et mener des assassinats. Grandes rivales régionales, l'Arabie saoudite et la République islamique d'Iran s'affrontent par conflits interposés en Syrie, en Irak et au Yémen.Leur animosité a dégénéré début janvier: Ryad a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran à la suite d'une attaque contre son ambassade par des Iraniens en colère après l'exécution en Arabie saoudite d'un dignitaire chiite saoudien très critique du régime. SPA a publié une fiche de 58 points, préparée par les Affaires étrangères, pour "illustrer la politique agressive de l'Iran" et pour réfuter "les mensonges persistants" de Téhéran, y compris une tribune du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif publiée la semaine dernière par The New York Times.

AFP


La Cour suprême des Etats-Unis a annoncé hier qu'elle allait examiner d'ici le mois de juin la validité d'une mesure emblématique du président Barack Obama protégeant plus de quatre millions de clandestins d'une expulsion du pays.
Les neuf juges ont pris cette décision extrêmement chargée politiquement lors d'une réunion à huis clos, l'immigration étant un cheval de bataille des candidats républicains à la présidentielle.
Déterminé à contourner le Congrès dont il dénonçait l'inaction, Barack Obama avait annoncé en novembre 2014 une série de mesures règlementaires offrant un répit à plusieurs millions de personnes menacées d'expulsion, dont une grande partie de Mexicains.
Concrètement M. Obama, qui avait fait de ce dossier l'une de ses priorités lors de son arrivée au pouvoir en 2009, avait décidé, à deux ans de la fin de son mandat, de recourir à des décrets, comme il l'a récemment refait sur la question des armes individuelles.
Mais 26 Etats, pratiquement tous à majorité républicaine, ont depuis refusé d'appliquer cette politique, et une cour d'appel fédérale a estimé que le chef de l'Etat avait outrepassé ses droits en court-circuitant le Congrès.
La plus haute instance judiciaire américaine n'a pas précisé quand se déroulerait l'audience sur ce dossier, pour une décision qui sera rendue avant fin juin.
Mais le simple fait que la haute Cour à Washington accepte de se saisir de cette question est une victoire pour M. Obama.

 AFP


Splendid AttakLe nouveau bilan provisoire de 29 morts de l’attaque terroriste à Ouagadougou, notamment au Splendid Hôtel et au café-restaurant Cappuccino, s’alourdit avec le décès d’une des personnes blessées, a-t-on appris mardi matin de sources médicales

L'artiste-photographe franco-marocaine Leila Alaoui, grièvement blessée par balles, est décédée hier lundi à Ouagadougou, des suites de ses blessures.

« Atteinte de cinq balles, samedi, lors de l'assaut meurtrier qui a eu lieu à Ouagadougou, la jeune femme attendait d'être évacuée vers la France. Mais Leila Alaoui n'a malheureusement pas survécu à ses graves blessures », peut-on lire sur la page facebook de la mère de la victime.

Selon le bilan officiel et provisoire (avant la mort de la franco-marocaine) de l'attaque terroriste à Ouagadougou donné par les autorités compétentes, il y a eu 29 morts de 18 nationalités, 3 djihadistes tués, une cinquantaine de blessés civils, 4 blessés parmi les forces de défense et de sécurité, 156 otages libérés.

La prise d'otages a commencé, vendredi dernier dans la soirée, aux environs de 19h30, heure locale et Gmt. Ce jour-là, des tirs ont été entendus sur l'avenue Kwamé N'krumah dans les environs de l'hôtel Splendid et du restaurant Cappuccino, fréquentés par des expatriés.

Hier lundi, le président béninois Thomas Yayi Boni a effectué une visite à Ouagadougou pour témoigner sa solidarité au peuple burkinabè, suite à cette tragédie.

Ce mardi, le ministre de l'Administration territoriale et de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré devrait rencontrer les parents des victimes de l'attaque terroriste et s’exprimer devant les députés à l’Assemblée nationale.

Source : APAnews


Iran nucleaireLe retour de l’Iran au sein de la communauté internationale officiellement effectif hier dimanche est diversement apprécié à l’échelle mondiale. En effet, depuis longtemps, cet « Etat voyou » a été rangé par l’Occident dans « l’axe du mal » s’il n’incarnait pas tout simplement le mal. Entre temps, beaucoup de griefs ont été reproché à l’Iran dont le nucléaire militaire notamment.  Pour d’aucuns, les Perses travaillaient à se doter d’une arme nucléaire. D’intenses négociations ont eu lieu pour qu’on arrive à un accord au mois de juillet 2015. Un accord sur le nucléaire civile iranien puisque les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) en sont arrivés à la conclusion selon laquelle, le nucléaire iranien était civile et non militaire.  Du coup, le pays est devenu fréquentable puisqu’il est établi qu’il ne représente point une menace, du moins nucléaire. Cette entrée en vigueur de l’accord a une contrepartie. Le pays, durant toute la durée de l’accord d’une quinzaine d’années, va régulièrement accueillir dans ses installations nucléaires des inspecteurs de l’Aiea. Des visites qui devront permettre de s’assurer que les perses respectent effectivement les points de l’accord. On se souvient qu’après l’accord acté en juillet dernier, le président Hassan Rohani et son chef de la diplomatie, Mouhammad Zarif, ont été accueillis en héros à Téhéran. Zarif lui pense que cet accord va « Faire du monde un endroit plus sur ». Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, estime quant à lui qu’avec cet accord, « la menace d’une arme nucléaire est réduite ».

« Une étape majeure », dira à son tour le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon.  De l’autre côté, les pourfendeurs dont notamment l’Arabie Saoudite et Israël, ne manquent pas d’arguments. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, est intransigeant. A l’en croire, la politique de l’Etat hébreu ne va pas changer, le pays fera tout pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, a dit Netanyahou dont le pays est le seul de la sous-région en a disposer.  L’Arabie Saoudite qui est la tête de pont des pays sunnites ne peut rester insensible à ce retour triomphal sur le plan international de son grand rival chiite sur le plan religieux. Il y a quelques semaines la tension entre les deux pays a monté d’un cran avec l’exécution d’un imam chiite par Ryad. Le Qatar aux ambitions démesurées peut aussi jouer ici le rôle de troisième larron.

Depuis longtemps, la Syrie et particulièrement l’Egypte étaient les puissances sous régionales.  Pour assurer la stabilité au Moyen Orient, les Etats Unies accordent un important soutien, plutôt militaire, au pays des pharaons. Mais de plus en plus, il y a une redistribution des cartes, ce qui sans doute redéfini lentement mais surement la géopolitique dans cet endroit du monde. Selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien, Emmannuel Nahson, « Nous risquons de se retrouver dans quelques années avec un Iran très riche et très puissant qui va ressusciter ses ambitions nucléaires ».  Apres douze ans d’embargo donc, les sanctions internationales sur l’Iran vont être levées. Ses avoir extérieures gelés estimés à 150 milliards de dollars seront progressivement restitués. L’Iran est aussi la quatrième puissance énergétique mondiale. Il peut désormais vendre librement ses 500 000 barils/jour qu’il tire de ses réserves pétrolières au profit des 77 millions d’habitants qui sont autant de consommateurs. Un important marché qui aiguise sans doute les appétits des Occidentaux. Le pays table déjà sur un taux de croissance de plus de 5%.  Quoiqu’il en soit, ce retour en grâce de l’Iran au-devant de la scène internationale n’eut été possible sans une combinaison de facteurs non négligeables. Il s’agit de l’arrivée au pouvoir en Iran du très modéré Hassan Rohani qui a remplacé le tonitruant Mohamed Ahmadinejad, et de la volonté déterminée du président Américain, Barack Obama, d’imprimer un cachet dialogue et paix au niveau de la diplomatie américaine.

Par Aly DIOUF

L'IRAN DÉNONCE LES NOUVELLES SANCTIONS AMÉRICAINES
L'Iran a dénoncé hier les nouvelles sanctions américaines contre son programme balistique, tout en poursuivant ses discussions sur l'application de l'accord historique sur le nucléaire.

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea), Yukiya Amano, est arrivé à Téhéran où il devait être reçu par le président Hassan Rohani dans l'après midi. L'Aiea a donné samedi son feu vert à l'entrée en vigueur de l'accord conclu en juillet entre l'Iran et les grandes puissances, soulignant que Téhéran avait tenu ses engagements en vue d'une levée des sanctions internationales.

Mais l'enthousiasme a été un peu douché par les nouvelles sanctions annoncées dimanche par les Etats-Unis pour protester contre le programme de missiles balistiques de l'Iran.

Ces sanctions sont d'ampleur très limitée car elles concernent cinq ressortissants iraniens et un réseau d'entreprises basées aux Emirats arabes unis et en Chine, qui ont été  ajoutés sur la liste noire financière américaine, selon le Trésor à Washington. Téhéran les a qualifiées hier d'"illégitimes" car "le programme balistique de l'Iran n'est pas conçu pour avoir la capacité de transporter des têtes nucléaires", a expliqué Hossein Jaber Ansari, porte-parole de la diplomatie iranienne. "Comme la République islamique d'Iran l'a affirmé avec détermination par le passé, (...) elle répondra à ces actes de propagande en accélérant son programme balistique légal et en augmentant ses capacités de défense", a-t-il prévenu.

Le ministre de la Défense, Hossein Dehghan, a ajouté que les sanctions américaines n'auront "aucun effet sur le développement de notre programme balistique". Ce programme balistique a été mis en avant par Barack Obama pour affirmer que de "profondes différences" persistaient entre Washington et Téhéran, en dépit de l'accord nucléaire ayant mis fin à 12 ans de crise internationale. Le président américain a également dénoncé "le comportement déstabilisateur de l'Iran". M. Ansari a pour sa part affirmé que la politique de l'Iran était de n'avoir "aucune discussion avec les Etats-Unis" en dehors du nucléaire.

Ces critiques n'empêchent pas un rapprochement entre les deux puissances, qui s'est concrétisé par un échange de prisonniers impliquant onze ex-prisonniers, dont le reporter du Washington Post Jason Rezaian détenu plus de 500 jours en Iran. Après son arrivée à Téhéran, M. Amano a rencontré le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (Oiea), Ali Akbar Salehi.

AFP


Boni KaboreLe président béninois Thomas Boni Yayi s'est rendu hier à Ouagadougou pour témoigner de la solidarité des pays de l'Afrique de l'Ouest après l'attaque meurtrière du weekend et a promis une riposte régionale aux violences des jihadistes.

"Ce n'est pas le Burkina seul qui a été frappé. C'est toute une sous-région. Et nous n'allons pas rester les bras croisés. Nous allons réagir et riposter (...) La question, aujourd'hui, c'est à qui le tour?", a-t-il déclaré au nom de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) à son arrivée à Ouagadougou.

"Je suis venu passer le message au nom de mes chers collègues de toute la sous-région: +Vous n'êtes pas seuls, soyez-en rassurés+", a-t-il poursuivi, annonçant une future session extraordinaire de la Cédéao sur le sujet.

"Après les événements de Bamako et ceux du Burkina, tout le monde a pris conscience une fois de plus de la nécessité d'agir. Nous n'allons pas nous laisser faire", a-t-il dit en référence à l'attaque qui a fait 30 morts à Ouagadougou vendredi et à celle qui avait fait 20 morts dans la capitale malienne il y a deux mois. Dans les deux cas, des hôtels hébergeant des Occidentaux ont été frappés et les attaques ont été revendiquées par des groupes islamistes.

Le président béninois a souligné qu'il existait "une corrélation entre sécurité et développement" et précisé que "la question de la libre circulation et celle du terrorisme sont un débat à l'ordre du jour".  "Ce que nous avons déjà fait ne suffit plus parce que l'ennemi est en train de changer de stratégie", a-t-il analysé."Cet événement vient avec des répercussions sur la paix sans compter les répercussions sur la dimension économique", a ajouté M. Boni Yayi, évoquant l'impact sur les investissements étrangers ou le tourisme.  "Les terroristes qui pensent nous prendre notre jeunesse se trompent", a-t-il poursuivi.

Le président béninois a ensuite gagné le palais présidentiel pour une entrevue avec le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré. Il devait aussi se rendre sur les lieux de l'attaque.

Le Premier ministre du Mali, Modibo Keïta était allé dès dimanche dans la capitale burkinabè où il avait déclaré que Bamako et Ouagadougou devaient "mutualiser" leurs efforts "contre le jihadisme et le terrorisme".

AFP


Nigeria carte 2Des ministres, gouverneurs d'Etats, chefs d'entreprise, responsables de la fonction publique et banquiers sont accusés d'avoir volé 6,7 milliards de dollars de fonds publics en sept ans au Nigeria, a déclaré lundi le ministre de l'information.

Selon Lai Mohammed, quelque 1.340 milliards de nairas (6,72 milliards de dollars, 6,15 milliards d'euros) ont été volés par tout juste 55 personnes entre 2006 et 2013. "La situation est dramatique et l'heure est à l'action", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Abuja.

Selon la liste donnée par M. Mohammed: Quinze anciens gouverneurs d'Etats ont volé 146 milliards de nairas. Cinq anciens législateurs 8 milliards. Onze hommes d'affaires 653 milliards, huit responsables du secteur bancaire 524 milliards. Douze anciens fonctionnaires ont volé plus d'un milliard de nairas et quatre anciens ministres ont dérobé sept milliards de nairas.

La période concernée correspond à la fin du second mandat (2003-2007) d'Olusegun Obasanjo, premier président élu démocratiquement après plusieurs années de dictature militaire au Nigeria. Umaru Musa Yar'Adua lui a succédé en 2007 avant d'être remplacé par le président Goodluck Jonathan en 2010 après sa brusque mort de maladie. L'actuel président Muhammadu Buhari, candidat de l'opposition élu l'an dernier, a fait de la lutte contre la corruption, endémique dans la première puissance économique d'Afrique, une des grandes priorités de son mandat. M. Buhari a accusé M. Jonathan et son administration d'avoir "entièrement vidé" les caisses de l'Etat et il a promis de retrouver les sommes "ahurissantes" qui ont été pillées.

AFP


Le Burkina Faso était sous le choc après la première attaque jihadiste dans sa capitale Ouagadougou, qui a fait 29 morts, dont de nombreux étrangers, tandis que les forces de sécurité ratissaient toujours les environs à la recherche d'éventuels jihadistes en fuite.

"On a peur. Celui qui n'a pas peur n'est pas normal. Ce sont des gens avec des armes", affirme Souleymane Ouedraogo, qui habite près de la zone de l'attaque. "Ici, il y a l'armée, mais ailleurs..." Quatorze ou quinze étrangers sont morts dans le raid qui a frappé plusieurs hôtels et restaurant de Ouagadougou, selon des bilans différents donnés par le ministre de la Sécurité intérieure et le procureur du Faso. L'attaque a été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), qui l'a attribuée au groupe Al-Mourabitoune du chef jihadiste Mokhtar Belmokhtar, selon Site, une organisation américaine qui surveille les sites internet islamistes. Les forces de l'ordre étaient en action dimanche dans toute la capitale burkinabè, où la sécurité des hôtels a été renforcée.  "Le ratissage continue, 129 hôtels ont été fouillés", a détaillé le ministre de la Sécurité intérieure Simon Compaoré. Les corps de trois jihadistes ont été identifiés, tous des hommes, selon lui. De nombreux témoignages font état cependant de plus de trois assaillants. Plusieurs témoins aussi évoqué la présence de deux femmes, thèse que réfutent les autorités pour le moment. - renforts d'enquêteurs français -Sur les lieux de l'attaque, le périmètre de sécurité a été élargi et la zone n'était pas accessible.  
Des enquêteurs avec des gants en plastique blanc étaient visibles dans les rues autour de l'hôtel Splendid et du café-restaurant Cappuccino, principales cibles des jihadistes, a constaté un journaliste de l'Afp. Douze enquêteurs français - six gendarmes et six policiers - sont arrivés dimanche pour aider à mener l'enquête, selon une source diplomatique. Selon le ministre Simon Compaoré, "les jihadistes sont allés prier dans une mosquée derrière l'hôtel" avant l'attaque. Ils "sont arrivés avec trois véhicules. Et ce sont eux qui y ont mis le feu pour brouiller les indices". Selon le décompte du ministre, 4 Canadiens, 3 Ukrainiens, 2 Français, 2 Suisses, 2 Portugais et un Néerlandais ont été tués -soit 14 étrangers-, ainsi que 8 Burkinabè. 
D'après le décompte du procureur Maïza Sereme, 4 Canadiens, 2 Ukrainiens, une Franco-Ukrainienne, 2 Français, 2 Suisses, un Portugais, un Néerlandais, un Américain et un Libyen ont péri -soit 15 étrangers-, ainsi que 7 Burkinabè. Parmi les sept victimes encore non-identifiées, on dénombre 3 Blancs et 4 Noirs, a précisé le procureur. - 'Nous mangeons dans le même plat' - Militaires et gendarmes tenaient à distance des groupes de badauds venus sur les lieux pour "pleurer nos morts et comprendre ce qui s'est passé", selon Jean Compaoré, un chrétien venu sur les lieux du massacre.

“ Mutualiser les efforts “
A ses côtés, Lamine Thietambo, un musulman. "Nous mangeons dans le même plat", dit Jean Compaoré : "Au Burkina, nous n'avons pas de problème religieux. On vit ensemble. On n'a pas de problème ethnique. Il y a 63 ethnies qui vivent ensemble. Les jihadistes viennent d'ailleurs". Son compagnon musulman confirme : "On est amis. Les jihadistes, ce n'est pas la religion. Ce ne sont pas des croyants. Ils tuent tout le monde, des innocents. Ce ne sont pas des musulmans". "Nous serons plus vigilants, mais ça ne peut pas nous empêcher de vivre avec nos autres frères ailleurs, que tu sois noir ou blanc, que tu sois chrétien ou musulman", assure Daouda Moumoula.  
La nuit de l'attaque, les premiers membres des forces de l'ordre arrivés sur place - certains par conscience professionnelle, sans y avoir été envoyés par leur hiérarchie - n'avaient pas d'armes ou seulement des armes de poing. Beaucoup craignent aussi les conséquences économiques. "Les touristes étaient nos amis. C'est triste tous ces morts. Ça va être dur pour nous maintenant", affirme Souleymane Soro, vendeur de rue, qui se trouvait sur l'avenue N'Krumah, théâtre de l'attaque vendredi soir. "Sur le plan économique, on va prendre un coup, estime Lassane Kabré dans un autre quartier. C'est le mauvais moment, parce qu'on sort d'une crise qui nous a franchement affaiblis sur tous les plans." Fin 2014, un soulèvement populaire a chassé Blaise Compaoré du pouvoir et conduit à une année de transition politique difficile sur le plan économique et émaillée par une tentative de putsch dans ce pays sahélien très pauvre de 18 millions d'habitants. Arrivé à Ouagadougou dimanche après-midi pour exprimer sa "compassion", le Premier ministre malien Modibo Keïta a appelé à "mutualiser les efforts" de la lutte contre le terrorisme. Le Mali est régulièrement confronté à des attaques terroristes. L'attaque de l'hôtel Radisson de Bamako en novembre avait fait 20 morts.

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Les présidents américain et iranien ont salué hier l'entrée en vigueur de l'accord nucléaire historique avec Téhéran mais de nouvelles sanctions prises à Washington sur un autre dossier ont tempéré l'optimisme de ces derniers jours.

Le président iranien Hassan Rohani a évoqué l'ouverture d'une "nouvelle page" entre l'Iran et la communauté internationale après la levée de la plupart des sanctions liées au programme nucléaire iranien. Son homologue américain a appelé les Iraniens à tisser "de nouveaux liens avec le monde", se félicitant des "progrès historiques" réalisés avec l'Iran ces derniers jours.
Ce rapprochement s'est également matérialisé ces derniers jours par un important échange de prisonniers impliquant onze personnes, dont le reporter du Washington Post Jason Rezaian, et la libération rapide de marins américains entrés par erreur dans les eaux iraniennes. Trois des quatre prisonniers américains élargis dans le cadre de l'échange étaient attendus hier en Suisse, d’où ils repartiront vers une base américaine en Allemagne, selon les autorités suisses. Malgré ce rapprochement significatif, Barack Obama a insisté sur les "profondes différences" qui persistent entre Washington et Téhéran et dénoncé le "comportement déstabilisateur de l'Iran", citant des violations des droits de l'Homme ou encore le programme iranien de missiles balistiques.
A cet égard, l'annonce hier par le Trésor américain de nouvelles sanctions contre Téhéran liées à ce programme est venu rappeler que la défiance persiste entre deux nations ayant rompu leurs relations diplomatiques il y a 35 ans. "Il n’est pas question de faire confiance aux Etats-Unis à cause de l’accord nucléaire", a d'ailleurs assuré dimanche Hassan Rohani avant l'annonce de ces nouvelles sanctions américaines, qui visent cinq Iraniens et un réseau d'entreprises. Il avait aussi prévenu : "Si les Américains prennent n'importe quelle mesure, ils recevront la réponse appropriée". Juste après l'annonce du Trésor américain, le chef de la diplomatie John Kerry a semblé calmer le jeu en annonçant le remboursement à l'Iran de 1,7 milliard de dollars de dette et d'intérêts remontant à la Révolution islamique de 1979, qui avait mis fin à un régime iranien soutenu par les Etats-Unis. - Rohani rassurant -Entré en vigueur samedi, l'accord nucléaire conclu le 14 juillet vise à garantir la nature strictement pacifique du programme nucléaire iranien en échange de la levée de sanctions internationales qui ont asphyxié l'économie de ce pays membre de l'Opep, qui détient les quatrièmes réserves de brut au monde et les deuxièmes de gaz.
Cet accord entre l'Iran et les grandes puissances, qui a mis fin à un contentieux de plus de 13 ans, est considéré comme un succès majeur de politique étrangère pour MM. Obama et Rohani mais suscite aussi des critiques dans leur pays respectif ainsi qu'au Moyen-Orient.

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Le Tchadien Mahamat Saleh Annadif est arrivé à Bamako, où il a pris ses fonctions de chef de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma), en remplacement du Tunisien Mongi Hamdi, a constaté un journaliste de l'Afp qui s'est entretenu avec lui hier. "Je vais travailler avec le camp de la paix composé du gouvernement malien et des parties signataires de l'accord de paix d'Alger" entériné en 2015 par Bamako et des groupes armés qui l'ont combattu ou soutenu, a déclaré M. Annadif dans cet entretien.
M. Annadif, 59 ans, ex-ministre tchadien des Affaires étrangères qui a aussi occupé de hautes fonctions pour l'Union africaine, est arrivé vendredi dans la capitale malienne, selon la Minusma. Il a été reçu en audience samedi par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.
Nommé le 23 décembre représentant spécial du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon et chef de la Minusma, il succède à Mongi Hamdi, qui était à ce poste depuis janvier 2015. Sous le mandat de M. Hamdi, les négociations conduites à Alger ont abouti à la conclusion de l'accord de paix, signé d'abord en mai 2015 par le camp gouvernemental puis en juin 2015 par l'ex-rébellion à dominante touareg. Mais les attaques jihadistes se sont parallèlement intensifiées sur le terrain, dans le nord du pays puis, depuis 2015, vers le Centre puis le Sud. Des groupes islamistes liés à Al-Qaïda ont contrôlé le nord du Mali de fin mars-début avril 2012 jusqu'au déclenchement, en janvier 2013 d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.
Les jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés. Cependant, des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

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carte FasoDeux citoyens australiens ont été kidnappés samedi au Nord du Burkina Faso, a-t-on appris de sources sécuritaires.

Les deux individus australiens enlevés dans la région du Sahel (extrême nord du pays) seraient un médecin et sa femme. On n'en sait pas plus sur les kidnappeurs.

Vendredi dans la même localité aux environs de 14h, une attaque perpétrée par des terroristes contre un poste de gendarmerie a fait 2 morts (un gendarme et un civil) et plusieurs blessés.

L'année dernière, un Roumain avait été enlevé par des terroristes au Nord du Burkina Faso

Source : APAnews

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La justice burkinabè a lancé hier un mandat d'arrêt contre Guillaume Soro, le président de l'Assemblée nationale ivoirienne et ancien chef de la rébellion, une décision qui menace d'empoisonner les relations entre les deux pays voisins, fortement imbriqués à plusieurs niveaux.

Les présidents ivoirien Alassane Ouattara et burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, fraîchement élu, cherchaient récemment à normaliser les relations alors que l'ancien chef d'Etat burkinabé, Blaise Compaoré, chassé par la rue en 2014, avait été un des principaux alliés de M. Ouattara.  
Selon une source judiciaire burkinabè, "un mandat d'arrêt international a été lancé contre M. Soro dans le cadre de l'enquête sur le putsch (raté du 17 septembre) et les écoutes téléphoniques". Ces écoutes concernent une conversation, diffusée dans la presse en novembre, attribuée à Guillaume Soro et Djibrill Bassolé, ex-ministre des Affaires étrangères burkinabè (sous le régime de Compaoré). Guillaume Soro et Djibrill Bassolé - ce dernier, qui fut un homme clé du régime Compaoré tombé en 2014, est actuellement emprisonné - ont tous deux nié depuis avoir eu cette conversation, dénonçant une "manipulation".
Dans l'enregistrement d'une quinzaine de minutes, les deux interlocuteurs envisagent la possibilité de soutenir le putsch (alors en cours) mené par le général Gilbert Diendéré, ancien bras droit de Compaoré et chef de Régiment de sécurité présidentielle (Rsp), l’unité putschiste.
Officiellement, la Côte d'Ivoire n'a rien reçu de la part de la justice du Burkina, mais Moussa Touré, un proche conseiller de M. Soro, a réagi avec vigueur : "Si ce mandat était avéré, ce serait un acte hostile contre la Côte d'Ivoire et il ne resterait pas sans réponse", a-t-il déclaré, qualifiant le mandat "d’improbable".
"Nous avons été informés via les réseaux sociaux qu'un mandat d'arrêt contre le président de l'Assemblée nationale ivoirienne aurait été envoyé. La notification par les réseaux sociaux n'a pas de valeur juridique", a-t-il ironisé.

- Compaoré, ancien soutien de Ouattara –
En décembre, le commissaire du gouvernement (procureur militaire) du Burkina, le lieutenant-colonel Norbert Koudougou, avait toutefois indiqué que les enregistrements avaient été versés au dossier, soulignant qu'"un expert" serait chargé d'authentifier ou de discréditer ces écoutes. Début décembre, le Premier ministre en exercice Isaac Zida avait affirmé à la radio privée Savane FM, que les enregistrements étaient "authentiques". Ce mandat survient alors que la justice militaire du Burkina Faso, qui a aussi en charge le dossier du putsch, a lancé un autre mandat en décembre contre l'ex-président burkinabè Blaise Compaoré qui vit en exil en Côte d'Ivoire.  La justice burkinabè s'intéresse à son rôle dans la mort de l'ancien chef d'Etat Thomas Sankara, tué en 1987 lors du coup d'Etat qui le porta au pouvoir. Pendant les fêtes de fin d'année, une photo prise dans l'est du pays du président ivoirien Ouattara aux côtés de Balaise Compaoré, qui a circulé dans la presse et les réseaux sociaux, a été interprétée par certains comme une marque de solidarité de M. Ouattara à M. Compaoré, un de ses principaux soutiens internationaux avant son élection et surtout lors de la crise postélectorale en Côte d'Ivoire en 2010-2011.Signe du rapprochement voulu par Abidjan avec les nouvelles autorités à Ouagadougou, M. Ouattara s'était déplacé en personne fin décembre à l'investiture de M. Kaboré, ancien baron du régime Compaoré qu'il a quitté un an avant sa chute.   Hier, certains observateurs avouaient ouvertement leur "surprise" devant ce mandat d'arrêt alors que les deux présidents paraissaient sur la même longueur d'ondes.


Des tirs multiples et des détonations ont été entendus vendredi soir au Splendid, un des principaux hôtels du centre de Ouagadougou prisé par les Occidentaux, a constaté un journaliste de l'Afp à proximité de l'établissement. Une voiture était en flammes devant cet hôtel situé sur la principale avenue du centre de la capitale, désertée par les passants. Cet hôtel est fréquemment utilisé par des Occidentaux et par du personnel des agences onusiennes.
Ces coups de feu semblent avoir été tirés par trois hommes armés et enturbannés, selon ce qu'a pu distinguer ce journaliste de l'Afp.  Outre l'hôtel Splendid, un café-restaurant également fréquenté par une clientèle étrangère, le Cappuccino, situé face à l'hôtel aurait également été la cible des tireurs, selon les indications données à l'Afp par un témoin sur place. Aucune force de sécurité n'était visible immédiatement sur les lieux. Il y a une vingtaine de morts, selon le directeur du principal hôpital de Ouagadougou. L’attaque a été revendiquée par Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
D’après le ministre de l’Intérieur burkinabé, l’appui des forces étrangères notamment françaises n’est pas exclu dans l’assaut en préparation.

(AFP)


Un nouveau cas confirmé d'Ebola en Sierra Leone vendredi a replongé l'Afrique de l'Ouest dans l'épidémie, au lendemain de la déclaration par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) de l'arrêt de "toutes les chaînes connues de transmission" de l'épidémie dans cette région.

Il s'agit d'une étudiante de 22 ans, identifiée comme Marie Jalloh, décédée le 12 janvier à Magburaka, dans le nord du pays, a indiqué hier à l'Afp le docteur Augustine Junisa, un responsable médical de cette ville.
Un premier prélèvement a été testé positif au virus jeudi. Un second test a confirmé la présence du virus, selon l'Oms : "Nous pouvons confirmer le cas d'Ebola en Sierra Leone", a-t-elle indiqué dans une note envoyée aux médias.  D'après le docteur Junisa, Marie Jalloh est tombée malade la semaine dernière alors qu'elle était en vacances dans le village de Baomoi Luma. Elle a été transportée par voie terrestre par ses proches à Magburaka où elle est décédée. D'après un haut responsable au ministère de la Santé, elle vivait habituellement à Lunsar, une autre ville du nord de la Sierra Leone.
Toutes les mesures ont été prises pour tenter de circonscrire la propagation et identifier les personnes ayant été en contact avec Marie Jalloh, dont la famille a été placée en isolement, a assuré hier à la presse à Freetown le porte-parole du Bureau de la Sécurité nationale (Ons), Langoba Kelly.


Deux soldats maliens ont été tués hier dans une embuscade près de Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali, par des hommes armés, ont indiqué à l'AFP des sources militaires et de sécurité maliennes.

"Deux militaires maliens et au moins deux assaillants ont été tués ce vendredi à 70 kilomètres de Tombouctou, après une embuscade tendue à nos troupes", a déclaré à l'Afp une source militaire.
"Nous avons très rapidement répondu aux assaillants dont nous ne connaissons pas encore exactement l'identité", a-t-elle indiqué. Une source de sécurité a également fait état d'une embuscade "tendue par des hommes armés" dont un a été "fait prisonnier", déclarant que deux militaires et deux assaillants ont été tués, sans donner davantage de précisions. L'état-major de l'armée malienne a confirmé à l'Afp l'embuscade, refusant cependant de se prononcer sur le bilan. Il a indiqué qu'un renfort militaire a été dépêché à Wanna. Cette attaque survient une semaine après l'enlèvement, le 8 janvier, d'une Suissesse, Béatrice Stockly, dans la ville de Tombouctou où elle était établie.
Cette femme qui dont le rapt n'a pas été revendiqué, avait déjà été enlevée en avril 2012, par des islamistes armés. Elle avait été libérée peu après grâce à une médiation du Burkina Faso.

AFP


Les islamistes somaliens shebab ont pris d'assaut hier un camp du sud de la Somalie hébergeant des soldats kényans de l'Amisom, la Force de l'Union africaine (Ua) en Somalie, et somaliens, faisant de nombreux tués, a annoncé à l'Afp un responsable militaire somalien. Les shebab "ont lancé une offensive contre une base militaire à El-Adde", dans la région méridionale de Gedo, frontalière du Kenya et de l'Ethiopie, "les intenses combats ont causé des pertes, mais nous n'avons pas d'autres détails", a déclaré le colonel Idris Ahmed. Un kamikaze s'est fait exploser avant que les islamistes ne lancent l'assaut, a-t-il indiqué. "Il semble qu'ils aient pénétré dans la base", où étaient stationnées des troupes somaliennes et kényanes, a-t-il ajouté. Les shebab ont affirmé avoir tué 63 soldats kényans et pris le contrôle de la position, un bilan impossible à vérifier de manière indépendante. "Les moudjahidines ont mené une opération réussie ce matin sur une base militaire d'El-Adde et ont tué beaucoup de soldats chrétiens du Kenya. Nous avons compté 63 corps éparpillés à travers la base", a affirmé un de leurs porte-parole Cheikh Abdulaziz Abu Musab. Le porte-parole de l'armée kényane, le colonel David Obonyo, a de son côté affirmé que l'installation attaquée, vers 04H00 (01H00 Gmt) était un camp de l'Armée nationale somalienne (Sna) proche de celui des troupes kényanes de l'Amisom.


L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, la plus grave depuis l'identification du virus il y a 40 ans, s'est officiellement achevée hier avec l'annonce de l'arrêt de "toutes les chaînes connues de transmission" au Liberia comme dans l'ensemble de la région.

Les pays touchés et la communauté internationale ont réagi avec soulagement mais prudence à la proclamation par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de la fin de cette épidémie, partie en décembre 2013 de Guinée, qui s'est propagée au Liberia et en Sierra Leone voisins, puis au Nigeria et au Mali.
En deux ans, elle aura gagné dix pays, dont l'Espagne et les Etats-Unis, provoquant officiellement 11.315 morts pour 28.637 cas recensés. Ce bilan, sous-évalué de l'aveu même de l'OMS, est sept fois supérieur en nombre de morts à celui cumulé de toutes les épidémies d'Ebola depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976.
Après la Sierra Leone et la Guinée, le Liberia a atteint hier son 42e jour - deux fois la durée maximale d'incubation - sans nouveau cas depuis le second test négatif sur le dernier patient, a annoncé l'OMS, ces trois pays concentrant plus de 99 % des cas.
"Nous sommes contents, mais nous restons vigilants et continuons à prendre les mesures préventives nécessaires pour éviter une nouvelle épidémie", a déclaré le vice-ministre libérien de la Santé, Tolbert Nyensuah, instruit par l'amère expérience des deux précédentes annonces dans le pays, en mai puis septembre 2015, suivie chacune de résurgences localisées. Le risque persiste car le virus subsiste dans certains liquides corporels de survivants, notamment le sperme où il peut rester jusqu'à neuf mois, voire un an.
"Nous n'avons plus peur d'Ebola", a confié une commerçante, Aminata Kanneh, soulignant que les deux résurgences avaient été rapidement circonscrites. "La proclamation d'aujourd'hui est une joie mais ne justifie pas de célébration parce que nous pourrions en connaître d'autres".
"Nous allons continuer à recommander à nos élèves de rester vigilants", a indiqué un enseignant, Abenigo Kollie.
Médecins sans Frontières (MSF), un des principaux acteurs de cette épidémie, a appelé à "en tirer les leçons". La mobilisation "n'a pas seulement été limitée par le manque de moyens internationaux, elle l'a également été par le manque de volonté politique de déployer rapidement une aide", a souligné la présidente de l'ONG, Joanne Liu. Le commissaire européen Chrystos Stylianides, coordinateur de l'Union européenne (UE) contre Ebola, a salué les efforts des pays affectés ainsi qu'une "réaction internationale sans précédent", précisant que l'UE et ses Etats membres avaient engagé environ 2 milliards d'euros.  
Selon l'Unicef, "beaucoup de gens continuent à souffrir, en particulier les enfants", dont plus de 22.000 ont perdu au moins un des deux parents.
La maladie a bouleversé le mode de vie des sociétés, par la recommandation d'éviter tout contact entre vivants, mais aussi avec les morts - une interdiction mal acceptée par des populations attachées aux rites funéraires impliquant le lavage des corps.

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La défense du vice-président kényan William Ruto a appelé hier les juges de la Cour pénale internationale (CPI) à abandonner les charges contre lui, arguant à mi-chemin de son procès pour des violences post-électorales que le dossier de l'accusation s'est "complètement effondré".

"Les preuves sont clairement absentes", a déclaré l'avocat de M. Ruto, Karim Khan, lors d'une audience publique à La Haye, où siège la CPI, destinée à discuter d'une requête de la défense demandant un abandon des charges. William Ruto, 49 ans, et le présentateur de radio Joshua Arap Sang, son co-accusé de 40 ans, sont poursuivis pour des crimes contre l'humanité, meurtres, persécutions et déportations, commis durant les violences post-électorales de 2007-2008. Leur procès, marqué par des allégations d'intimidation de témoins, s'est ouvert en septembre 2013. Les deux hommes comparaissent libres et plaident non coupable. Ces violences ont accompagné et suivi la réélection contestée du président Mwai Kibaki face à Raila Odinga. Elles ont fait plus de 1.300 morts et 600.000 déplacés, selon l'accusation."Les éléments-clés sur lesquels ce dossier est bâti ont disparu", a soutenu M. Khan pour qui "le dossier s'est complètement effondré". L'avocat a notamment assuré que le bureau du procureur a accusé en 2011, lors de la phase de confirmation des charges, que M. Ruto avait participé à au moins onze réunions afin de monter un réseau criminel perpétrant les violences. Selon M. Khan, aucune preuve que ces réunions ont effectivement eu lieu, n'a été présentée lors du procès. La présentation des moyens à charge s'est achevée en septembre, après quoi la défense a demandé l'abandon des poursuites. La défense n'a pas encore présenté son dossier à décharge.
Une décision des juges sur la requête de la défense sera rendue à une date qui n'a pas été fixée. Faute de preuves, l'accusation avait abandonné en décembre 2014 les poursuites contre le président kényan Uhuru Kenyatta, ancien rival devenu allié politique de M. Ruto.

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