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Actualités Internationales (2878)

Un mouvement chiite du Nigeria a affirmé hier que plus de 700 de ses membres étaient toujours portés disparus, plus d'un mois après de violents affrontements avec l'armée dans son fief de Zaria, dans le nord du pays.

"Selon notre liste, il y a quelque 730 personnes, des hommes et des femmes, qui sont encore portés disparus depuis ce fatidique samedi 12 décembre 2015", a déclaré dans un communiqué Ibrahim Musa, le porte-parole du Mouvement islamique du Nigeria (IMN).  "Ces disparus ont été tués par l'armée ou bien ils sont détenus au secret", a-t-il ajouté. Selon l'IMN, 220 membres sont emprisonnés à Kaduna, la capitale de l'Etat éponyme, où Zaria est situé. Les autres sont détenus dans des centres militaires de cet Etat, ainsi que dans l'Etat de Bauchi (nord-est) et à Abuja, la capitale fédérale. Les violences ont éclaté quand un barrage érigé par l'IMN pour une procession religieuse a bloqué un convoi du chef d'état-major des armées, le général Tukur Yusuf Buratai. L'armée a déclaré que des membres de l'IMN avaient tenté d'assassiner M. Buratai, une accusation formellement démentie par le groupe chiite nigérian.
La maison du chef de l'IMN, le cheik Ibrahim Zakzaky, et la mosquée du groupe ont été détruits lors de ces affrontements, qui se sont étalés sur plusieurs jours. M. Zakzaky, 62 ans, a lui-même été arrêté et est détenu au secret depuis.
Selon M. Musa, une délégation du Conseil suprême national pour les affaires islamiques --un groupe qui rassemble toutes les organisations musulmanes du Nigeria-- a pu rendre visite à M. Zakzaky et son épouse à Abuja. L'IMN a appelé à la libération immédiate de son chef et demande au gouvernement de s'expliquer sur "ces atrocités injustifiables commises par l'armée". Aucun bilan officiel n'a été donné, mais des témoins sur place ont déclaré à l'AFP et à l'organisation Human Rights Watch qu'au moins 300 corps avaient été apportés à la morgue de Zaria dès le premier jour. L'armée dément ce bilan et le considère "sans fondement".

 AFP


Le gouvernement zimbabwéen a démenti hier des informations sur la mort du président Robert Mugabe, 91 ans, actuellement en Asie.
"Le président va bien", titrait le quotidien gouvernemental Herald. "Vous ne pouvez pas douter qu'il y aura des rumeurs sur la mort du président chaque année en janvier", déclare le porte-parole du gouvernement George Charamba, cité par le journal. Chaque début d'année, le président Mugabe, au pouvoir depuis 1980, prend des vacances à l'étranger, et chaque année des rumeurs resurgissent sur les réseaux sociaux sur son hospitalisation, voire son décès.
Selon le Herald, Mugabe, le plus vieux chef d'Etat en exercice dans le monde, est cette année "en Extrême-Orient".  M. Charamba accuse le site internet indépendant ZimEye d'avoir propagé la rumeur : "C'est la façon dont ce site cherche à améliorer sa fréquentation pour se faire de l'argent sale", dit-il dans le Herald. Le site affirmait que M. Mugabe était décédé à Singapour.
En 2011, Wikileaks avait dévoilé un télégramme diplomatique américain datant de 2008, affirmant à l'époque que le président zimbabwéen souffrait d'un cancer de la prostate et n'avait plus que cinq ans à vivre. Ces derniers mois, M. Mugabe a montré ces derniers mois des signes de faiblesse inhabituels.
En septembre, il a lu pendant 25 minutes un discours mot pour mot identique à celui qu'il avait prononcé un mois plus tôt, manifestement sans s'en apercevoir. Il a également trébuché par deux fois, lors de récentes sorties publiques.
Ces signaux ont alimenté les divisions et lancé la bataille au sein du parti au pouvoir autour de la succession de l'inamovible président qui s'est toujours refusé à désigner un successeur.
En plus de trois décennies de pouvoir, M. Mugabe est peu à peu passé du statut de héros de l'indépendance et chouchou de l'Occident à celui de despote et paria sur la scène internationale. Sous sa férule, le Zimbabwe s'est terriblement appauvri dans les années 2000. Des centaines de milliers, voire des millions, de ses concitoyens ont émigré en Afrique du Sud et, à la suite d'une hyper-inflation, le Zimbabwe a supprimé sa propre monnaie pour utiliser désormais le dollar américain.

 AFP


Gouv BF 2016Les membres du premier gouvernement du Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba, dont la liste a été rendue publique mercredi dans la matinée, ont rencontré, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, au palais présidentiel de Kosyam, dans la capitale burkinabè.

A cette occasion, il y a eu la traditionnelle photo de famille des membres du gouvernement et des entretiens avec les journalistes.

La plupart des ministres ont confié à la presse leur sentiment de fierté d'appartenir à ce premier gouvernement du président Kaboré, tout en mesurant les attentes du peuple à leur endroit.

Certains ont évoqué les premiers chantiers auxquels ils vont s'attaquer.

« Le chantier le plus pressant c'est de remettre le ministère de la Culture, du Tourisme et des Arts à la place qu'il mérite », a déclaré Tahirou Barry, par ailleurs candidat malheureux à la présidentielle du 29 novembre dernier. Pour lui, il n'y a pas de raison que ce ministère en charge de la Culture et du Tourisme soit délaissé.

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l'Extérieur Alpha Barry, compte privilégier les relations de paix avec tous les pays voisins du Burkina Faso.

Après cette prise de contact, il est prévu une autre réunion gouvernementale, lors de laquelle chaque ministre devrait recevoir sa lettre de mission de la part du président du Faso et du Premier Ministre.

Paul Kaba Thiéba, le Premier ministre burkinabè, nommé la semaine dernière, a formé un gouvernement de 29 membres dont 25 ministres et quatre secrétaires d'Etat.

Dans ce gouvernement dont la liste a été publiée mercredi matin, le président Kaboré détient le portefeuille de la défense

Source : APAnews


Quelque 48 candidats, dont quatre femmes, ont officiellement déposé leur dossier pour l'élection présidentielle du 28 février au Bénin, a annoncé hier à la presse le président de la commission électorale, Emmanuel Tiando.

Parmi ces candidats figure l'actuel Premier ministre béninois Lionel Zinsou, désigné par Le parti des Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), du président sortant Thomas Boni Yayi. Lionel Zinsou a annoncé à la presse qu'il bénéficiait du soutien d'autres grands partis politiques dont le Parti du renouveau démocratique (PRD) d'Adrien Houngbedji, actuel président du Parlement béninois battu au deuxième tour de la dernière présidentielle au Bénin face à Boni Yayi.
Malgré le choix du parti au pouvoir porté sur Lionel Zinsou, sept membres des FCBE ont également déposé leur dossier de candidature. Le plus grand regroupement des partis de l'opposition, l'Union fait la Nation, s'est abstenu de choisir un candidat unique. L'un de ses membres, Éric Houndete, l'actuel vice-président du Parlement, a lui déposé son dossier de candidature comme indépendant. Deux des hommes d'affaires les plus puissants du Bénin, le magnat du coton Patrice Talon et le roi de l'agro-alimentaire Sébastien Ajavon, ont également déposé leur dossier.
"48 dossiers de candidatures, c'est jamais vu au Bénin depuis 1990 et il y a plus de candidatures indépendantes. C'est la preuve que nos partis politiques sont en fin de cycle. La recomposition de la classe politique au Benin s'impose", estime l'analyste politique Agapit Napoléon Magorikan, interrogé par l'AFP. Après cette étape de dépôt de dossiers, la commission électorale nationale autonome béninoise dispose de 8 jours pour étudier les documents puis les transmettre à la Cour constitutionnelle après le paiement d'une caution de 15 millions de francs CFA par les différents candidats. La Cour aura alors 10 jours pour valider ces candidatures à l'élection présidentielle.

 AFP


Douze militaires et un civil, tous nigériens, ont été arrêtés dans le cadre de la tentative de coup d'Etat que les autorités ont dit avoir déjouée à la mi-décembre, a déclaré le ministre de la Défense Mahamadou Karidjo.

"A ce jour les enquêteurs ont situé la responsabilité de treize personnes dont dix militaires des Forces armées nigériennes (FAN), deux Gardes nationaux et un civil", a indiqué à la télévision d'Etat M. Karidjo, qui a précisé que l'enquête préliminaire confiée à la gendarmerie parvenait "à son terme". Selon le ministre, "quatre des personnes" soupçonnées "ont reconnu avoir être en train de préparer un coup d'Etat" pour le 18 décembre 2015, jour du 57e anniversaire de la République du Niger, ancienne colonie française.
"Les officiers dont les responsabilités sont établis (...) comparaîtront devant le tribunal militaire", a-t-il souligné. Le président nigérien Mahamadou Issoufou avait affirmé le 17 décembre qu'une tentative de coup d'Etat visant à "une déstabilisation des institutions" avait été déjouée. Cette annonce et la vague d'arrestations de militaires qui a suivi ont contribué à tendre le climat politique à l'approche de la présidentielle du 21 février où quinze candidats, dont le président, sont en lice.
Le ministre de la Défense a confirmé que Hama Amadou, opposant et un des candidats à la présidentielle, avait été "entendu" dans le cadre de l'enquête sur le putsch déjoué, dans sa prison de Filingué, au nord de la capitale, où il est incarcéré depuis deux mois pour son implication présumée dans un trafic de bébés avec le Nigeria.  "Dix autres civils et trois agents des douanes" ont également été arrêtés "pour vérification sur leur implication éventuelle dans la même affaire", a affirmé le ministre.
Il s'est refusé à toute information sur l'identité des détenus.
Le ministère de l'Intérieur avait pour sa part indiqué à la mi-décembre que, parmi les personnes arrêtées, figuraient le général Souleymane Salou, 62 ans, ancien chef d'état-major, le colonel Idi Abdou Dan Haoua, commandant de la base aérienne de Niamey, et le commandant Naré Maidoka, chef du 1er Bataillon d'Artillerie de Tillabéri, une ville de l'ouest proche de la frontière avec le Mali. Issoufou Oumarou, commandant d'une force spéciale de lutte antiterroriste logée à la présidence, et le capitaine Amadou Chékaraou, autre responsable d'une unité d'élite antiterroriste basée au nord de la capitale, figurent aussi parmi les détenus, selon la même source. Des opposants avaient émis des doutes sur le complot après sa dénonciation par le président Issoufou. "On a les plus grandes réserves", le chef de l'Etat "ne nous a donné aucune preuve. Nous sommes dans l'incertitude", avait affirmé à l'AFP l'opposant et candidat à la présidentielle Amadou Boubacar Cissé.

 AFP


L'ex-président français Nicolas Sarkozy, en visite à Abou Dhabi, a appelé hier "l'Orient et l'Occident à travailler main dans la main" dans la "guerre totale" contre les jihadistes, prônant l'envoi de troupes arabes au sol en Syrie.
"Il ne peut y avoir de compromis entre eux (les jihadistes) et nous et, dans le nous, c'est vous et nous", a dit M. Sarkozy lors d'un discours au Centre de recherche et d'études stratégiques des Emirats (ECSSR).
"C'est sans doute la troisième guerre mondiale (...) une guerre entre la civilisation et la barbarie", a-t-il affirmé, ajoutant : "Cette guerre ne pourra se ga
gner que par l'anéantissement total des extrémistes, des jihadistes et des terroristes". A propos de la Syrie, l'ancien chef de l'Etat français a dit qu'il avait "très tôt plaidé pour qu'une coalition des puissances arabes de la région intervienne au sol avec le soutien de la communauté internationale, car chacun sait bien que les frappes aériennes ne peuvent, à elles seules, suffire". "Des troupes au sol sont nécessaires et elles ne peuvent être qu'arabes", a-t-il estimé. Auparavant, Nicolas Sarkozy avait visité la base d'Al-Dhafra d'où décollent régulièrement des avions de combat français Rafale qui vont bombarder des jihadistes du groupe Etat is lamique (EI) en Syrie et en Irak.
"Il a longuement parlé avec des militaires français", a dit un membre de son entourage. M. Sarkozy a aussi déjeuné avec Mohamed ben Zayed Al-Nayane, prince héritier d'Abou Dhabi et commandant-en-chef adjoint des forces armées émiraties, selon la même source. Dans la matinée, l'ancien président français a visité le chantier du musée du Louvre d'Abou Dhabi, "un projet porté pendant son quinquennat" (2007-2012), a ajouté ce responsable français.

AFP


Douze personnes ont été tuées hier au Cameroun dans un attentat-suicide contre une mosquée pendant la prière du matin dans une localité de la région de l'Extrême-Nord, cible régulière d'attaques des islamistes nigérians de Boko Haram, a-t-on appris de sources sécuritaires.

L'attentat a ciblé la mosquée de Kouyape, un petit village de l'arrondissement de Kolofata, proche de la frontière avec le Nigeria, a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat une source sécuritaire de la région.
"Sur le champ, 11 fidèles sont morts. Un douzième a succombé à ses blessures à l'hôpital", a-t-elle ajouté. Une source proche des services de sécurité a fait état de son côté de "13 morts (y compris le kamikaze) dans l'attentat-suicide de Kouyape". Les fidèles musulmans de Kouyape étaient rassemblés dans la petite mosquée du village lorsqu'un kamikaze s'est infiltré et "a actionné sa charge explosive en pleine prière de 5H30" (04H30 GMT), a précisé la source sécuritaire. "Le kamikaze priait avec d'autres fidèles" avant de se faire exploser, a-t-elle poursuivi. Selon celle source, l'imam de la mosquée attaquée fait partie des victimes. Dans la nuit de mardi à mercredi, deux autres personnes ont trouvé la mort dans la même localité lors d'une attaque attribuée à Boko Haram, qui a rallié l'organisation Etat islamique (EI), a-t-on ajouté.   Après avoir laissé passer pendant des années les combattants de Boko Haram actifs dans le nord-est du Nigeria, et qui se servaient de la région comme base arrière et lieu d'approvisionnement en armes, véhicules et marchandises, le Cameroun a renforcé sa présence militaire au long de la frontière nigériane, dans le cadre de la coalition régionale militaire (Cameroun, Nigeria, Niger, Tchad, Bénin) qui combat les islamistes. Depuis fin novembre, l'armée camerounaise mène dans plusieurs localités frontalières, des opérations "de ratissage" pour affaiblir les jihadistes nigérians qui restent très actifs entre le nord-est du Nigeria et l'Extrême-Nord du Cameroun.
De sources concordantes, ces actions ont considérablement affaibli les capacités de Boko Haram qui n'est plus engagé dans des confrontations frontales avec les troupes camerounaises, tout en multipliant les attaques suicide.

 AFP


Le nouveau gouvernement formé par le Premier ministre Daniel Kablan Duncan à la demande du président Alassane Ouattara fait une place plus large aux femmes mais sans introduire de changement majeur par ailleurs, selon sa composition annoncée par la présidence hier.

"L'ossature a été conservée. C'est un gouvernement de mission et de combat", a déclaré le Premier ministre soulignant qu'il y avait "cinq sortants et neuf entrants" et que parmi ces derniers, "quatre étaient des femmes". Cela porte à "neuf le nombre de femmes", soit "un quart du gouvernement" qui compte 36 membres contre 31 pour l'équipe précédente.

Si l'ossature reste la même, trois portefeuilles importants -- la Justice, la Défense et les Affaires étrangères --- changent de main. Le Premier ministre n'a pas voulu commenter ces changements, renvoyant les journalistes vers le président Ouattara. Le ministre de la Justice Gnenema Coulibaly est remplacé par Sansan Kambile, ancien magistrat, qui était jusqu'ici secrétaire général du gouvernement. Ce changement montre la volonté de M. Ouattara, à qui l'opposition a reproché une "justice des vainqueurs", de donner une image nouvelle dans le domaine crucial de la réconciliation nationale. Aux Affaires étrangères, Charles Koffi Diby laisse la place à Abdallah Albert Toikeusse Mabri, qui était déjà au gouvernement et est une figure de l'Union pour la Démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI), la formation de l'ancien chef de la junte, le général Robert Gueï, qui fait partie de la coalition qui a soutenu l'élection de M. Ouattara. Membre du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), de l'ancien président Henri Konan Bédié, un des principaux alliés de M. Ouattara, M. Koffi Diby a été ministre sans discontinuer depuis 2005 et paie sans doute cette longévité.

Quant à la Défense, gérée directement par la présidence, Paul Koffi Koffi laisse son poste pour l'Enseignement supérieur et la Formation, tandis qu'un nouveau venu, Paul Charles Donwahi, devient ministre auprès du Président de la République, chargé de la Défense. Ancien membre du Conseil national de sécurité, M. Donwahi, qui a travaillé dans l'agro-alimentaire dans le privé, est le président du conseil régional de la Nawa (sud-ouest), frontalière du Liberia et encore en proie à des troubles.   "J'espère que l'enfant qui est né est beau", a annoncé M. Kablan Duncan à propos de son gouvernement, rappelant que l'objectif était de faire de la Côte d'Ivoire "un pays émergent en 2020" et qu'il y avait "29.000 milliards de F CFA" (44 milliards d'euros) d'investissements à réaliser pour atteindre ce but.  M. Kablan Duncan a aussi dû composer un gouvernement qui satisfasse tous les membres de la coalition ayant soutenu M. Ouattara lors de la présidentielle. Le président a symboliquement rendu visite lundi à M. Bedié dans sa ville natale de Daoukro.  La semaine dernière, le président Ouattara avait annoncé que le remaniement avait pour "objectif une plus grande cohésion pour plus d'efficacité dans l'action gouvernementale".  L'équipe devra s'atteler à la construction d'une "Côte d'Ivoire nouvelle", selon l'expression de M. Ouattara qui a promis de renforcer le processus de réconciliation, de mieux redistribuer les richesses, de lutter contre le chômage des jeunes et de rédiger une nouvelle Constitution qui devra être approuvée par voie référendaire.

 AFP

Ci-dessous la liste de la nouvelle équipe gouvernementale :

1.    Premier Ministre, Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget : M. Daniel Kablan DUNCAN

2.    Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité : M. Hamed BAKAYOKO

3.    Ministre des Affaires Etrangères : M. Abdallah Albert Toikeusse MABRI

4.    Ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale : M. Moussa DOSSO

5.    Garde des Sceaux, Ministre de la Justice : M. Sansan KAMBILE

6.    Ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur : M. Ally COULIBALY

7.    Ministre de l’Education Nationale : Mme Kandia KAMISSOKO CAMARA

8.    Ministre du Pétrole et de l’Energie : M. Adama TOUNGARA

9.    Ministre de l’Environnement et du Développement Durable : M. Rémi Allah KOUADIO

10.   Ministre des Infrastructures Economiques : M. Patrick ACHI

11.   Ministre de l’Industrie et des Mines : M. Jean Claude BROU

12.   Ministre de l’Habitat et du Logement Social : M. Konan GNAMIEN

13.   Ministre du Plan et du Développement : Mme Nialé KABA

14.   Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : M. Paul Koffi KOFFI

15.   Ministre des Transports : M. Gaoussou TOURE

16.   Ministre du Commerce : M. Jean-Louis BILLON

17.   Ministre de l’Economie Numérique et de la Poste, Porte-parole du Gouvernement : M. Bruno Nabagné KONE

18.   Ministre des Ressources Animales et Halieutiques : M. Kobenan Kouassi ADJOUMANI

19.   Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique : Mme Raymonde GOUDOU COFFIE

20.   Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural : M. Mamadou Sangafowa COULIBALY

21.   Ministre de la Construction et de l’Urbanisme : M. Mamadou SANOGO

22.   Ministre de la Salubrité Urbaine et de l’Assainissement : Mme Anne Désirée OULOTO

23.   Ministre de la Culture et de la Francophonie : M. Maurice Kouakou BANDAMAN

24.   Ministre des Eaux et Forêts : M. Louis-André DACOURY-TABLEY

25.   Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Mme Ramata LY-BAKAYOKO

26.   Ministre des Sports et des Loisirs : M. François Albert AMICHIA

27.   Ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Artisanat et de la Promotion des PME : M. Azoumanan MOUTAYE

28.   Ministre de la Communication, Porte-Parole Adjoint du Gouvernement : Mme Affoussiata BAMBA-LAMINE

29.   Ministre du Tourisme : M. Roger KACOU

30.   Ministre auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat : M. Abdourahmane CISSE

31.   Ministre auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Finances : M. Adama KONE

32.   Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant : Mme Euphrasie KOUASSI YAO

33.   Ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration : M. Pascal Abinan KOUAKOU

34.   Ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique : M. Sidi Tiémoko TOURE

35.   Ministre de la Solidarité, de la Cohésion Sociale et de l’Indemnisation des Victimes : Mme Mariatou KONE

36.   Ministre des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques : Mme Paulette Badjo EZOUEHU

AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
Sont nommés :

1)    Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République : M. Amadou Gon COULIBALY

2)    Ministre d’Etat auprès du Président de la République, chargé du Dialogue Politique et des Relations avec les Institutions : M. Jeannot Kouadio AHOUSSOU

3)    Ministre, Directeur de Cabinet du Président de la République : M. Marcel AMON-TANOH

4)    Ministre des Affaires Présidentielles : M. Téné Birahima OUATTARA

5)    Ministre, Secrétaire Général Délégué de la Présidence de la République, chargé des Grands Projets : M. Philippe SEREY-EIFFEL

6)    Ministre, Secrétaire Général Délégué de la Présidence de la République, chargé des Affaires Economiques et Financières : M. Thierry TANOH

7)    Ministre auprès du Président de la République, chargé de la Défense : M. Alain Richard DONWAHI

AU TITRE DE LA PRIMATURE
Sont nommés :

1)    Secrétaire Général du Gouvernement : Mme Eliane Atté BIMANAGBO

2)    Directeur de Cabinet du Premier Ministre : M. Théophile Ahoua N’DOLI


Une trentaine d'islamistes emprisonnés à Nouakchott ont annoncé mardi avoir entamé une grève de la faim illimitée pour réclamer l'amélioration de leurs conditions d'incarcération qui, selon eux, se sont durcies depuis l'évasion d'un détenu jihadiste.

"Nous annonçons le déclenchement par nous salafistes de la prison centrale de Nouakchott d'une grève illimitée à compter du (lundi) 11 janvier jusqu'à la satisfaction de nos doléances", indique leur communiqué transmis à l'AFP. 
Ces détenus islamistes exigent notamment "des visites (de leurs) parents, sans entraves, la facilitation des procédures" pour ces visites, "la présence permanente d'un médecin" en plus de "la fourniture de médicaments prescrits en temps opportun". Ils estiment que des "mesures punitives" ont été prises contre eux depuis la "fuite du prisonnier salafiste dans laquelle nous n'avons aucune responsabilité". Saleck Ould Cheikh, un jihadiste mauritanien condamné à mort en 2011 pour "action terroriste", après une opération à la voiture piégée menée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) visant à assassiner le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, s'est évadé le 31 décembre de la prison centrale de Nouakchott. La Mauritanie a lancé le 7 janvier un avis de recherche contre le fugitif, âgé de 31 ans, selon un communiqué gouvernemental. Son épouse et sa sœur, qui lui rendaient souvent visite à la prison, ont été arrêtées le 4 janvier à Nouakchott dans le cadre de l'enquête visant à déterminer les responsabilités et les conditions de son évasion.  Les salafistes détenus à Nouakchott ont été arrêtés pour activités terroristes présumées. Trois d'entre eux avaient observé en octobre 2015 plusieurs jours de grève de la faim.  D'après l'Association des femmes chefs de ménage de Mauritanie, qui vient en aide aux démunis et aux familles de détenus notamment, ils réclamaient des autorités un dialogue sur les conditions de leur repentir et de leur réinsertion, à l'instar des discussions organisées par l'Etat entre des oulémas mauritaniens et des prisonniers islamistes qui ont été libérés en 2010 après un large repentir.

 AFP


Le cœur touristique d'Istanbul a été frappé hier par un attentat suicide attribué par le gouvernement turc au groupe Etat islamique (EI), qui a fait au moins 10                 
morts, dont 9 touristes allemands, et 15 blessés.
L'attaque s'est produite en milieu de matinée dans le quartier de Sultanahmet, sur l'ancien hippodrome qui borde la basilique Sainte-Sophie et la Mosquée bleue, les deux monuments les plus visités de la plus grande ville du pays.
Elle intervient alors que le pays est en état d'alerte maximum depuis l'attentat le plus meurtrier de son histoire, déjà signé par le mouvement jihadiste selon les autorités turques, qui avait fait 103 morts en octobre devant la gare d'Ankara.
"Nous avons déterminé que l'auteur de cette attaque terroriste (...) est un étranger membre de Daech (acronyme arabe de l'EI)", a affirmé le Premier ministre Ahmet Davutoglu lors d'une brève déclaration télévisée à Ankara.
Le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan avait auparavant déclaré que l'attentat avait été commis par "une personne d'origine syrienne", sans autre détail.
Longtemps soupçonné de complaisance envers les rebelles radicaux syriens, le régime islamo-conservateur turc a rejoint l'été dernier la coalition antijihadiste internationale. Depuis octobre, il a multiplié les arrestations de membres présumés de l'EI, affirmant plusieurs fois avoir déjoué d'autres projets d'attentats.
Hier, la police a encore arrêté 47 suspects à Ankara, Sanliurfa (sud-est) et Mersin (est), selon les médias, sans lien immédiat avec les événements d'Istanbul.
La Turquie vit en état d'alerte permanent depuis le double attentat suicide jihadiste qui a visé un rassemblement de manifestants prokurdes le 10 octobre devant la gare centrale d'Ankara, faisant 103 morts et plus de 500 blessés.

AFP


Un islamiste armé a été tué mardi par l'armée algérienne à l'est d'Alger et sept autres arrêtés dans le sud du pays, a indiqué le ministère de la Défense.
Selon un communiqué du ministère, "un dangereux terroriste qui avait rallié les groupes terroristes en 1996" a été tué mardi lors d'une embuscade aux environs de Ziama Mansouria, dans la préfecture de Jijel à l'est d'Alger.
Lors d'une autre opération près d'In Amenas, ville du sud du pays qui avait été le théâtre d'une spectaculaire prise d'otages sur un site gazier en janvier 2013, les militaires ont arrêté "sept terroristes", a indiqué la même source.
Neuf armes à feu, une importante quantité de munitions et trois véhicules tout-terrain ont été saisis lors de cette seconde opération, d'après le ministère.
En 2015, l'armée algérienne a tué 109 "terroristes", terme utilisé pour désigner les islamistes armés, et arrêté 36 autres, selon un bilan du ministère de la Défense.
Malgré l'adoption il y a dix ans d'une charte pour la paix et la réconciliation, censée tourner la page de la guerre civile qui a fait 200.000 morts dans les années 1990, des groupes armés islamistes restent actifs en Algérie et s'en prennent principalement aux forces de sécurité.

  AFP


Armoiries FasoLe Premier ministre (PM) burkinabè, Paul Kaba Thiéba, nommé la semaine dernière, a constitué un gouvernement de 29 membres dont 25 ministres et quatre secrétaires d’Etat, selon des décrets lus, mercredi, matin à la radio nationale.

Dans ce premier gouvernement de Paul Kaba Thiéba le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré détient le portefeuille de la Défense nationale. On y note le retour de personnalités très connues de la scène politique burkinabè dont Simon Compaoré (ancien maire de Ouagadougou) qui occupe le poste de ministre d'Etat, ministre de l'Administration territoriale et de la Sécurité intérieure.

Il y a aussi Pengwindé Clément Sawadogo (ancien ministre de l'Administration territoriale de Blaise Compaoré) qui devient ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale.

Le portefeuille des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l'extérieur est attribué au journaliste Alpha Barry, ancien correspondant de Radio France Internationale (RFI) au Burkina Faso et promoteur de la Radio privée Omega FM.

Un autre journaliste, Rémis Fulgence Djandjinou promoteur de la télévision privée Burkina Info, est nommé ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement.

Deux ministres de la Transition reviennent pour accompagner la nouvelle équipe gouvernementale. Il s'agit de Bessolé René Bagoro qui quitte l'Habitat et l'Urbanisme pour la Justice et de Filiga Michel Sawadogo qui reste au ministère de l'Enseignement supérieur auquel s'ajoute désormais la Recherche scientifique.

Dans ce gouvernement figure cinq femmes : Alizatou Rosine Coulibaly Sory (Economie et Finances), Aminata Sana Congo (Economie numérique et Postes), Laure Zongo Hien (Femme et Solidarité nationale), Edith Clémence Yaka (Déléguée auprès du ministre de l'Economie) et Rita Solange Agnetekoum Bogoré (Déléguée auprès des Affaires étrangères).

Parmi les quatre secrétaires d'Etat, figure également une dame : Yvette Dembélé (secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Femme).

La publication des membres du gouvernement intervient 7 jours après la nomination du Premier ministre Thiéba, le 6 janvier dernier.

Source : APAnews

 

Paul Kaba Thieba PM BFLISTE DU GOUVERNEMENT DU PREMIER MINISTRE PAUL KABA THIEBA :

1.    Ministre de la Défense et des Anciens combattants : M. Roch Marc Christian Kaboré, Président de la République

2.    Ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité intérieure : M. Simon Compaoré

3.    Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’extérieur : M. Alpha Barry

4.    Ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux : M. René Bagoro

5.    Ministre de l’Économie, des Finances et du Développement : Mme Alizatou Rosine Coulibaly née Sori

6.    Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale : M. Pengwindé Clément Sawadogo

7.    Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation : M. Filiga Michel Sawadogo

8.    Ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation : M. Jean-Martin Coulibaly

9.    Ministre de la Santé : M. Smaïla Ouédraogo

10.  Ministre de l’Agriculture et de l’Aménagement hydraulique : M. Jacob Ouédraogo

11.  Ministre de l’Eau et de l’Assainissement : M. Niouga Ambroise Ouédraogo

12.  Ministre des Infrastructures : M. Eric Wendmanegda Bougouma

13.  Ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières : M. Alpha Omar Dissa

14.  Ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière : M. Souleymane Soulama

15.  Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat : M. Stéphane Sanou

16.  Ministre des Ressources animales et hydrauliques : M. Somanogo Koutou

17.  Ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes : Mme Aminata Sana née Congo

18.  Ministre de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelle : M. Jean-Claude Bouda

19.  Ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille : Mme Laure Zongo née Hien

20.  Ministre de la Communication et des Relations avec le parlement : M. Rémis Fulgance Dandjinou

21.  Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat : M. Maurice Dieudonné Bonanet

22.  Ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique : M. Batio Bassière

23.  Ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts : M. Tahirou Barry

24.  Ministre des Sports et des Loisirs : M. Tairou Bangré

25.  Ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Développement, Chargée du Budget : Mme Edith Clémence Yaka

26.  Ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’extérieur, Chargée de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur : Mme Solange Agnetekoum née Bogoré


1)    Secrétaire d’État auprès du ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Chargée des Affaires sociales, des Personnes vivant avec un handicap et de la Lutte contre l’exclusion : Mme Yvette Dembélé

2)    Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Développement, Chargée de l’Aménagement du territoire : Mme Pauline Zouré

3)    Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure, Chargé de la Décentralisation : M. Alfred Gouba

4)    Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Chargé de la Recherche scientifique et de l’Innovation : M. Urbain Kouldiati

L'un des principaux candidats de la présidentielle en Centrafrique, Martin Ziguélé, arrivé 4e au premier tour du 30 décembre, "exige le recomptage" manuel des votes et dénonce un manque de transparence dans la publication des résultats, selon un communiqué de son parti parvenu hier à l'Afp.

Le Mouvement de libération du peuple centrafricain (Mlpc), qui va déposer un recours devant la Cour constitutionnelle, "exige le recomptage manuel des bulletins des candidats", et un "audit de la chaîne de collecte et de traitement des données électorales". Le parti de M. Ziguélé accuse l'Autorité nationale des élections (Ane) d'avoir "violé" le code électoral en publiant des "résultats globaux, mélangeant tous les jours différentes préfectures à des taux divers de dépouillement, rendant impossible tout suivi et tout contrôle". Ainsi, "il est impossible pour chaque candidat de vérifier que tous les suffrages portés sur sa personne, circonscription par circonscription, bureau de vote par bureau de vote, ont été effectivement et intégralement comptabilisés".
Le Mlpc relève en outre "une chute brutale et non justifiée à ce jour du nombre de votants" entre les résultats partiels du 6 janvier et les résultats complets annoncés le lendemain, avec environ 230.000 voix "non comptabilisées et donc non affectées aux candidats". "La manipulation et la confiscation de l'expression de la souveraineté du peuple ont chaque fois été par le passé le facteur principal de l'instabilité et de la régression de notre pays", déplore encore le parti, qui demande à ses militants "de garder leur calme" en attendant la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle.
Une polémique avait déjà éclaté la semaine dernière, deux tiers des candidats - sur 30 en lice - ayant dénoncé des fraudes et réclamé "l'arrêt des opérations électorales". Mais la polémique a fait long feu et le décompte des voix s'est poursuivi. Un des favoris, Anicet Georges Dologuélé (23,8% des voix) et un outsider, Faustin Archange Touadéra (19,4%), sont arrivés en tête au premier tour et devraient s'affronter au 2e tour prévu le 31 janvier, selon les résultats provisoires de l'ANE. Martin Ziguélé, considéré au départ comme un des poids lourds de l'élection et perçu comme "le candidat de la France", l'ancienne puissance coloniale, n'a finalement récolté que 10,8% des votes. Déjà les alliances se dessinent pour le second tour. Dix-huit candidats ont ainsi apporté leur soutien à l'ancien Premier ministre Touadéra, appelanles Centrafricains à voter pour la "seule véritable alternative politique". Mais la plupart n'ont qu'un poids modeste, forts de quelques milliers de voix seulement, à l'exception de Jean-Serge Bockassa, arrivé 5e avec 6,55% des suffrages. Si les résultats définitifs confirment la tendance actuelle, Désiré Kolingba, 3e avec 12,6% des voix, et Martin Ziguélé seront les véritables faiseurs de rois permettant de départager les deux candidats.

AFP


La Cour d'appel de Niamey rejeté hier la demande de liberté provisoire de Hama Amadou, opposant et candidat à la présidentielle du 21 février, écroué depuis deux mois pour son implication présumée dans une affaire de trafic de bébés, ont indiqué ses proches.

Les avocats ont plaidé le 28 décembre devant la Chambre correctionnelle de la Cour d'Appel pour la mise en liberté provisoire de leur client, après que la Cour de cassation eut jugée "irrecevable" la demande. 
"Le juge a déclaré recevable la demande en la forme, mais il l'a rejeté au fond", a déclaré à la presse Ibrahim Bana, un membre du Parti de Hama Amadou présent à l’audience, qui s'est déroulée en l'absence des avocats de l'opposant.  Les avocats du Niger ont observé une grève d'une journée pour dénoncer le refus des autorités de les laisser assister leurs clients détenus depuis des semaines en lien avec un coup d'Etat déjoué annoncé le 17 décembre.  La Cour constitutionnelle a validé samedi quinze candidatures dont celle de Hama Amadou à la présidentielle du 21 février dont la campagne électorale débute le 30 janvier.  "Nous allons battre campagne pour Hama Amadou comme s'il était en liberté", a assuré Ibrahim Bana.  M. Amadou a été arrêté le 14 novembre dès sa descente d'avion à Niamey à son retour au Niger après un an d'exil en France.  En août 2014, il avait quitté le pays après que les députés eurent autorisé son audition par la justice dans une affaire de trafic international présumé de bébés entre le Nigeria, où ils ont été conçus, le Bénin et le Niger.  Depuis son retour au Niger, Hama Amadou est écroué dans une prison à Filingué au nord-est de la capitale. Une vingtaine de personnes dont Abdou Labo, un ex-ministre proche du régime et autre candidat à la présidentielle, ont été incarcérées durant des mois pour la même affaire avant de bénéficier de la liberté provisoire. Opposant au président Mahamadou Issoufou, qui brigue un second mandat, Hama Amadou a toujours dénoncé un "dossier politique" visant à "l'écarter de la présidentielle", alors que le gouvernement parle d'un "dossier de droit commun".

AFP


La banque centrale du Nigeria a annoncé hier qu'elle cessait ses ventes directes de dollars aux bureaux de change afin de protéger la monnaie nationale, le naira, sous pression, et de conserver des réserves en devises, qui fondent à l'heure actuelle. Le gouverneur de la banque Godwin Emefiele a indiqué dans un discours à Abuja que son institution allait "cesser ses ventes de devises aux BDC (bureaux de change)". "Les opérateurs de ce secteur du marché devront désormais se fournir en devises auprès de sources autonomes", a-t-il ajouté.  "Les banques commerciales seront autorisées à accepter des dépôts de devises en espèces de leurs clients", a précisé le gouverneur.
Le Nigeria - la première économie d'Afrique, premier producteur de brut du continent et pays le plus peuplé de ce même continent - est durement affecté par l'effondrement des prix du pétrole depuis la mi-2014.
Les ventes de pétrole constituent 90% des revenus de ce pays qui sont libellés en devises. Alors que le prix du baril a plongé sous les 40 dollars, les revenus en devises ont baissé d'un milliard de dollars par mois, a souligné M. Emefiele.
Dans le même temps, la demande de devises dans ce pays, gros importateur, a augmenté ce qui, couplé à une inflation en hausse et un ralentissement de la croissance, a fait fondre les réserves en devises, a également expliqué le gouverneur de la banque centrale. Celle-ci était sous pression pour dévaluer le naira, dont le cours officiel est de 197 nairas pour un dollar, alors que sur le marché noir, toléré, son cours peut atteindre 250 nairas pour un dollar.

AFP


Les gardes des installations pétrolières (GIP) ont repoussé dimanche une tentative d'incursion du groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans le terminal de Zueitina, dans le nord de la Libye, a indiqué l'un de leurs responsables.
"Dimanche soir, les gardes ont intercepté trois embarcations qui tentaient d’accoster au port pétrolier de Zueitina (environ 180 km au sud-ouest de Benghazi). Ils ont ouvert le feu, touchant l'une des embarcations au large. Les deux autres se sont éloignées pour revenir peu de temps après afin de remorquer le bateau touché", a déclaré à l'AFP le porte-parole des GIP, loyaux aux autorités reconnues installées dans l'est, Ali al-Hassi.
"Nous pouvons dire qu’il s’agit de l’EI car nous avons reçu des informations sur l’intention de l'organisation de tenter d’entrer à Zueitina par la mer", a-t-il ajouté. Le groupe extrémiste sunnite a lancé la semaine dernière des attaques visant le "croissant pétrolier" dans le nord de la Libye, tuant 56 personnes dans deux attentats suicide à Zliten (170 km à l'est de Tripoli) et Ras Lanouf (est). Ces affrontements surviennent au moment où l'ONU s'efforce de mettre en place un gouvernement d'union nationale dans ce pays en proie au chaos où deux autorités rivales --l'une basée dans l'Est et reconnue par la communauté internationale, l'autre siégeant dans la capitale Tripoli -- se disputent le pouvoir.
Un communiqué daté de dimanche mais paru hier sur la page Facebook du Conseil présidentiel désigné du gouvernement d'union national, dénonce "une guerre ouverte de l’EI contre tous les Libyens pour (...) les obliger à accepter la tyrannie des obscurantistes".
La Libye dispose des réserves pétrolières les plus importantes d'Afrique, estimées à 48 milliards de barils. Sa production était estimée à 1,6 million b/j en 2011 mais a chuté d'un tiers depuis.

AFP


La Cour constitutionnelle du Niger a validé 15 candidatures pour la présidentielle du 21 février, dont celle de l'opposant Hama Amadou, écroué depuis près de deux mois pour un trafic présumé de bébés, a annoncé le ministère de l'Intérieur. Dans un arrêt, la Cour a déclaré "éligibles" 15 candidats, a déclaré le ministre de l'Intérieur Hassoumi Massaoudou lors d'un point presse.En début de semaine, le ministère avait transmis 16 candidatures à la Cour, selon la presse locale.

Les candidatures des grandes personnalités ont toutes été retenues. Le président sortant Mahamadou Issoufou, élu en 2011, le chef de file de l'opposition Seïni Oumarou et l'ancien président Mahamane Ousmane sont en lice pour la présidentielle, de même que l'ancien ministre du Plan Amadou Boubacar Cissé dit "Abc", l'ex-Premier ministre Cheiffou Amadou ou Abdou Labo, ex-ministre de l'Agriculture. Seul Abdoul-Karim Bakasso, chef d'un petit parti, a été déclaré "inéligible", a souligné M. Massaoudou. Son dossier a été rejeté pour "défaut de certificat médical", a expliqué à l'Afp Ousseïni Salatou, le porte-parole de l'opposition, qui a obtenu une copie de l'arrêt de la Cour constitutionnelle. "En dehors de M. Bakasso, tous les candidats de l'opposition sont retenus, y compris Hama Amadou", a résumé Ousseïni Salatou. Hama Amadou, l'ex-président du Parlement, qui avait permis l'élection de Mahamadou Issoufou au second tour de la présidentielle de 2011, a été emprisonné le 14 novembre dès sa descente d'avion lors de son retour au pays après un an d'exil volontaire en France.  Considéré comme le plus farouche opposant au président Issoufou, il est accusé d'être impliqué dans une affaire de trafic de bébés avec le Nigeria qui empoisonne l'atmosphère. Le pouvoir parle d'un "dossier de droit commun" mais lui-même clame son innocence et crie au procès "politique" destiné à l'écarter de la présidentielle.
La justice nigérienne doit se prononcer aujourd’hui sur une nouvelle demande de liberté provisoire de M. Amadou. A un mois et demi de la présidentielle, le climat politique est tendu au Niger.  Le pouvoir a interdit samedi une marche-meeting que l'opposition voulait réaliser hier matin à Niamey pour "dénoncer des "arrestations arbitraires" de "plusieurs de ses militants" et réclamer "l'accès équitable aux médias publics" ainsi que des "élections transparentes", selon Ousseïni Salatou.

AFP


Le coup d'envoi à un hommage populaire aux victimes des attentats de 2015 en France a été donné hier avec le dévoilement d'une plaque commémorative au pied d'un chêne du souvenir planté pour l'occasion sur la place de la République, au cœur de Paris, selon des journalistes de l'AFP. Le texte de la plaque dévoilée par la maire de Paris Anne Hidalgo et le président François Hollande, dit : "A la mémoire des victimes des attentats terroristes de janvier et novembre 2015, à Paris, Montrouge et Saint-Denis. Ici même, le peuple de France leur rend hommage", au cours d'une journée placée sous très haute sécurité.  Sur une place loin d'être bondée et en présence de nombreuses familles de victime, le chanteur Johnny Hallyday a ensuite ouvert un mini-concert en interprétant
"Un dimanche de janvier". Tout de noir vêtu, le rockeur a entonné cette chanson composée par Jeanne Cherhal qui salue notamment la marche du 11 janvier 2015 qui avait réuni plusieurs millions de personnes dans toute la France et de nombreux dirigeants étrangers à Paris. Le choix de Johnny Hallyday pour cet hommage a été contesté par le cercle des proches des dessinateurs assassinés qui ne l'ont pas épargné durant plusieurs années. "Les prénoms de Paris" de Jacques Brel, ont ensuite été repris par le Chœur de l'armée française, avant la lecture d'une allocution prononcée par Victor Hugo à son retour d'exil le 5 septembre 1870. "Sauver Paris, c’est plus que sauver la France, c’est sauver le monde. Paris est le centre même de l’humanité. Paris est la ville sacrée. Qui attaque Paris attaque en masse tout le genre humain", avait lancé l'écrivain. "Nous avons besoin pour affronter le terrorisme, car nous sommes en guerre contre le jihadisme, de cet esprit de rassemblement", a expliqué Manuel Valls sur la chaîne France 2, invoquant le "souvenir, la compassion mais en même temps la force d'affirmer que nous sommes là, que nous sommes vivants". Cette journée de commémoration conclut une semaine de célébrations à la mémoire des victimes des attentats de janvier (17 morts) et novembre (130 morts) à Paris et dans sa banlieue.

 AFP


Le nouveau Parlement égyptien, très largement acquis à la cause du puissant président Abdel Fattah al-Sissi, a tenu hier sa session inaugurale, une première depuis la dissolution de 2012.

Lors des législatives achevées fin 2015, le taux de participation n'avait été que de 28,3%, signe du peu d'enthousiasme suscité par le scrutin qui a accouché, selon les experts, d'une chambre d'enregistrement des futures décisions du chef de l'Etat, en l'absence quasi-totale de candidats de l'opposition.
Car M. Sissi, ex-chef de l'armée qui a destitué en juillet 2013 son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi, réprime toute forme d'opposition, dirigeant d'une main de fer par décrets présidentiels le plus peuplé des pays arabes. Dimanche, lors de la session inaugurale retransmise à la télévision publique, les députés ont prêté serment à tour de rôle, certains tenant à la main un drapeau égyptien. Ils doivent encore élire le président de la chambre, ainsi que ses deux adjoints. L'Egypte était sans Parlement depuis juin 2012, lorsque l'Assemblée dominée par la confrérie des Frères musulmans de M. Morsi avait été dissoute par la Cour constitutionnelle en raison d'un vice juridique. Elle était issue des premières législatives libres et démocratiques du pays, après que le président Hosni Moubarak a été chassé du pouvoir en 2011 par une révolte populaire dans le sillage du Printemps arabe.M. Sissi a été élu président en mai 2014 sans coup férir en l'absence d’opposition et contre un candidat considéré par les experts comme un faire-valoir.
Aux législatives de 2015, la coalition "Pour l'amour de l'Egypte", qui affiche un soutien inconditionnel à M. Sissi et comprend un grand nombre d'ex-membres du Parti national démocrate dissous de M. Moubarak, a remporté la totalité des 120 sièges destinés aux partis. Le reste des élus au scrutin uninominal ont, dans leur quasi-totalité, annoncé leur allégeance à M. Sissi.

 AFP


Le parti du président malgache Hery Rajaonarimampianina, le Hvm, a remporté une large victoire aux élections sénatoriales du mois dernier, selon les résultats provisoires officiels. Dans chacune des sept provinces de Madagascar, le Hvm a remporté plus de 60% des suffrages exprimés, indiquent les chiffres publiés samedi par la commission électorale.  Ces élections sénatoriales, qui se sont tenues dans le calme à Madagascar, le 29 décembre 2015, va permettre de restaurer enfin la chambre haute du parl ment, dissoute après le coup d'Etat de 2009.  Malgré des irrégularités soulevées par l'opposition et des observateurs nationaux, "la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) a accompli ses missions pour l'organisation de ces élections", a déclaré à la presse le président de la commission, Hery Rakotomanana.  Les résultats vont maintenant être transmis à la Haute cour constitutionnelle, a-t-il ajouté.
"C'est à la Haute cour constitutionnelle de trancher sur les contentieux électoraux et d'établir le nombre de sièges obtenus par chaque parti en fonction des voix obtenues", a expliqué à l'Afp, Thierry Eakotonarivo, vice-président de la commission électorale.

AFP


Le président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 30 ans, a appelé les électeurs à réélire le "Vieux" lors de la présidentielle du 18 février, affirmant que sa tâche à la tête du pays n'était pas terminée, indique hier la presse.
Plus jeune, M. Museveni estimait que les dirigeants qui "s'accrochaient" au pouvoir étaient l'une des racines des problèmes de l'Afrique. Il brigue désormais un cinquième mandat, estimant avoir encore besoin de temps pour poursuivre le développement du pays. "Ceux qui disent +laissez-le partir+ doivent savoir que ce n'est pas le bon moment", a déclaré le président lors d'un rassemblement samedi dans le district de Ntungamo (ouest), selon le quotidien Daily Monitor. "Ce vieux qui a sauvé le pays, comment voulez-vous le voir partir? Comment pourrais-je quitter une bananeraie que j'ai plantée et qui commence à donner des fruits ? ", a-t-il lancé. "Nous devons nous concentrer sur le développement", a-t-il expliqué, assurant que "mon heure viendra et je partirai". M. Museveni, dont l'âge exact n'est pas connu mais qui aurait au moins 71 ans, a fait modifier la constitution en 2005 pour abolir la limitation à deux mandats présidentiels. Au pouvoir depuis 1986, il affronte sept candidats, dont l'opposant historique Kizza Besigye, dirigeant du Forum pour un changement démocratique (Fdc) et l'ex-Premier ministre Amama Mbabazi, ancien cacique du parti au pouvoir, le Mouvement de résistance nationale (Nrm) qui a créé le Parti En Avant. M. Mbabazi a assuré qu'il restaurerait la limite des mandats s'il remportait l'élection. "Dans les 100 premiers jours de ma présidence, nous restaurerons les limitations de mandat, et dans les cinq premières années, nous ferons tout notre possible pour préparer la jeune génération à prendre le pouvoir en Ouganda", a-t-il affirmé, cité par le quotidien gouvernemental New Vision.

AFP


Les pays de la Ligue arabe ont exprimé dimanche leur "solidarité totale" avec l'Arabie Saoudite face aux "actes hostiles" de l'Iran, au moment où une grave crise diplomatique oppose les deux puissances régionales. Toutefois, Ryad a affirmé "soutenir pleinement" les négociations sur le conflit en Syrie qui doivent s'ouvrir fin janvier, quelques heures après des déclarations du chef de la diplomatie iranienne accusant Ryad de vouloir "affecter négativement" ces pourparlers. Car Ryad et Téhéran, deux puissances impliquées dans la guerre en Syrie mais aussi dans d'autres conflits de la région, sont à couteaux tirés depuis l'exécution le 2 janvier en Arabie Saoudite du dignitaire chiite Nimr al-Nimr, figure de l'opposition politique condamné pour "terrorisme". Sa mise à mort a entraîné des manifestations et des attaques contre les représentations diplomatiques saoudiennes en Iran, à la suite desquelles Ryad a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran. Réunis dimanche au Caire sur demande de l'Arabie saoudite, les chefs de la diplomatie des pays de la Ligue arabe ont exprimé leur "solidarité totale" face aux "actes hostiles et provocations de l'Iran".

AFP


Au Nigeria, les membres d'un mouvement chiite réclament la libération de leur chef, le cheik Ibrahim Zakzaky, arrêté il y a plus de trois semaines par l'armée et détenu au secret.
Des affrontements meurtriers entre des fidèles de ce mouvement et l'armée en décembre font craindre, à certains, un risque de dérive violente de ce mouvement, dans un scénario à la Boko Haram.  L'armée et la police assurent que le cheikh Zakzaky, 62 ans, à la tête du Mouvement islamique du Nigeria (IMN), est toujours en vie et qu'il se porte bien. Mais on est sans nouvelles de lui depuis son arrestation le 13 décembre, et l'IMN s'inquiète de son état de santé.
Selon Human Rights Watch (HRW), "au moins 300" membres de ce mouvement, qui revendique la création d'un Etat islamique à l'iranienne, ont été tués par balles par des soldats lors d'un assaut qui avait débuté le 12 décembre à Zaria, une cité historique de l'Etat de Kaduna (nord). Selon l'armée, qui n'a pas publié de bilan et qui dément formellement les accusations de HRW, les fidèles chiites avaient attaqué le convoi du chef d'état-major des armées nigérian, le général Yusuf Buratai, et tenté de l'assassiner --une version démentie par l'IMN. Trois des fils de M. Zakzaky, son adjoint, le porte-parole et le chef de la sécurité du groupe auraient été tués au moment où l'armée attaquait le domicile du dignitaire religieux, qui a été détruit. Sur le plan diplomatique, l'Iran suit le dossier de très près et a déjà exprimé son inquiétude. Des manifestations ont même été organisées devant l'Ambassade du Nigeria à Téhéran, dans un contexte de forte tension entre islam chiite et sunnite relancée par la crise entre l'Arabie Saoudite et l'Iran depuis début janvier.

- "Tromperie et manipulation" –
Les déclarations contradictoires des services de sécurité nigérians sur le lieu de détention de M. Zakzaky n'ont fait qu'attiser les soupçons et l'inquiétude des membres de l'IMN, de plus en plus en colère.
M. Zakzaky aurait été grièvement blessé par balles durant l'assaut des forces de l'ordre. Certains ont donc pensé que la police avait préféré le garder assez longtemps pour qu'il récupère, craignant des représailles de la part de l'IMN si leur chef était libéré dans un tel état. "Qui devons-nous croire? Tout cela empeste la tromperie, la conspiration et la manipulation pure et simple", s'est indigné l'IMN dans un communiqué publié lundi.
La déclaration alambiquée mardi de la porte-parole de la police fédérale, Olabisi Kolawole, n'a rien arrangé. Le cheikh Zakzaky "est en sécurité" et "va très bien", a-t-elle dit avant d'ajouter : "je ne peux pas vous dire où il est détenu et s'il est avec nous ou non".  Des députés nigérians ont rencontré, le mois dernier, des représentants de l'IMN qui leur ont assuré que si M. Zakzaky était libéré, cela mettrait fin aux tensions avec l'armée.
"Ce ne serait pas dans l'intérêt du Nigeria que les chiites se sentent aliénés. Le fait (de la part des députés) de s'engager à leurs côtés est très important, parce que ça leur donne un sentiment d'appartenance et ça dissipe leurs craintes", estime Abubakar Sadiq Mohammed, professeur de sciences politiques à l'université de Zaria. Abdullahi Bawa Wase, expert pour les questions de sécurité, rappelle le cas du groupe islamiste Boko Haram, qui était à l'origine un mouvement religieux fondamentaliste, et qui a basculé dans la clandestinité et l'insurrection armée après la violente répression de ses militants --qui avait fait 800 morts -- et l'assassinat de son chef, Mohammed Yusuf, par la police en 2009.
L'insurrection de Boko Haram, qui dure depuis cette période, a coûté 17.000 vies, et fait 2,6 millions de déplacés. "Si M. Zakzaky meurt, cela risque d'être vu comme un meurtre (...) et cela peut conduire à des manifestations spontanées de ses partisans et à un nouveau bain de sang pour les contenir", estime M. Bawa Wase.

(AFP)


Les Européens ont exhorté hier les responsables libyens de tous bords à accélérer la mise en place d'un gouvernement d'union nationale, très préoccupés par l'influence grandissante du groupe Etat islamique (EI) et la multiplication des attentats.
Les Européens ont exhorté hier les responsables libyens de tous bords à accélérer la mise en place d'un gouvernement d'union nationale, très préoccupés par l'influence grandissante du groupe Etat islamique (EI) et la multiplication des attentats. "L'Europe (...) est ici pour montrer qu'elle est unie pour soutenir les efforts" engagés pour trouver une solution politique, a déclaré la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini à Gammarth, près de Tunis.
Elle s'exprimait après avoir rencontré le Premier ministre désigné Fayez el-Sarraj et avant des entretiens avec d'autres hauts responsables libyens présents dans la capitale tunisienne. Les Occidentaux s'inquiètent de plus en plus de la persistance du vide politique en Libye, un pays divisé entre deux pouvoirs rivaux et une multitude de factions et de milices. Malgré le danger que représente l'EI, "les différents groupes politiques restent focalisés sur la lutte pour le pouvoir", relève l'expert Mohamed Eljarh, du Centre Rafic Hariri pour le Moyen-Orient basé à Washington. Un accord prévoyant un gouvernement d'union a bien été signé sous l'égide de l'ONU le 17 décembre par des membres des deux Parlements. Il doit être entériné avant le 17 janvier, mais les obstacles demeurent nombreux, en particulier pour convaincre ceux qui s'y opposent dans chaque camp.
Son urgence apparaît d'autant plus grande au lendemain de l'attentat le plus meurtrier depuis la révolte qui a mis fin au régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Plus de 50 personnes ont été tuées dans un attentat suicide au camion piégé dans le centre de formation de la police à Zliten (170 km à l'est de Tripoli).  Cette attaque n'a pas été officiellement revendiquée mais l'EI a endossé la responsabilité d'un autre attentat suicide qui a tué, jeudi, six personnes à l'entrée de la ville pétrolière de Ras Lanouf (est). L'ONU, les Etats-Unis et l'UE ont insisté sur la nécessité, pour les Libyens, de "s'unir de manière urgente pour combattre le terrorisme", selon les termes de l'émissaire spécial de l'ONU pour la Libye, Martin Kobler. "Avec l'accord politique (...), le gouvernement d'unité que nous mettrons en place prochainement, il y a enfin une possibilité de renforcer l'unité entre Libyens et d’essayer de combattre le terrorisme avec les forces libyennes", a renchéri vendredi Mme Mogherini.
Les Occidentaux redoutent que l'EI, qui contrôle une bande territoriale autour de Syrte (450 km à l'est de Tripoli), ne renforce son influence et ses ressources financières en prenant le contrôle des hydrocarbures, qu'il déstabilise l'Afrique, et qu'il exporte depuis la Libye des jihadistes vers l'Europe.

(AFP)


Une ressortissante suisse a été enlevée dans la nuit de jeudi à hier à Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali, où elle vivait depuis plusieurs années, après y avoir déjà été victime d'un rapt par des jihadistes en 2012.
Il s'agit du premier enlèvement d'Occidental au Mali depuis celui des journalistes de la radio RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon, assassinés par leurs ravisseurs le 2 novembre 2013 à Kidal (nord-est).
"Jeudi (dans la) nuit, Béatrice, une ressortissante suisse a été enlevée chez elle à Tombouctou par des hommes armés", a déclaré à l'AFP un responsable du gouvernorat de Tombouctou. "Des hommes armés sont venus chez Béatrice à Tombouctou. Ils étaient armés. Ils ont tapé, elle a ouvert et ils sont partis avec elle", a précisé une source de sécurité malienne.
Le ministère suisse des Affaires étrangères a confirmé dans un communiqué "avoir connaissance de l'enlèvement présumé d'une Suissesse au Mali", soulignant que pour des raisons de protection des données, il ne donnerait aucune information supplémentaire.
Cet enlèvement n'avait pas encore été revendiqué hier à la mi-journée.
Il survient après l'assassinat, à la mi-décembre, dans la même ville, de trois personnes, dont un journaliste de la radio chrétienne "Tahanite" (pitié, en langue locale tamasheq) qui émet depuis Tombouctou. Une source de sécurité malienne avait alors parlé d'« un lâche assassinat perpétré par ceux qui veulent créer la guerre des religions », en référence à la confession catholique de deux des victimes.
Béatrice Stockly vivait à Tombouctou, où elle avait déjà été enlevée en avril 2012 par des jihadistes, puis libérée peu après grâce à une médiation du Burkina Faso. Elle avait été relâchée par le groupe islamiste Ansar Dine, du Touareg malien Iyad Ag Ghaly, qui contrôlait alors la ville. Mme Stockly avait alors refusé de quitter la cité historique baptisée "la perle du désert".
La libération de cette femme qui revendique sa foi chrétienne, très impliquée dans les actions sociales, était intervenue au bout d'une dizaine de jours contre le paiement d'une rançon, avaient affirmé à l'AFP plusieurs sources de sécurité.
Un médiateur burkinabè et un responsable du groupe Ansar Dine avaient démenti tout versement de rançon. Des nombreux étrangers enlevés ces dernières années au Mali par des groupes jihadistes, seuls deux restent officiellement en captivité: un Sud-africain et un Suédois, retenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) depuis leur rapt à Tombouctou en 2011.

(AFP)



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