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Actualités Internationales (2878)

Un ancien chef des armées de Guinée a affirmé hier avoir subi des "traitements inhumains" lors de son arrestation en 2011, au procès de six anciens responsables militaires guinéens pour des manquements lors d'une attaque contre le domicile du président Alpha Condé.
"J'ai été victime de traitements inhumains et dégradants lors de mon arrestation le 19 juillet 2011. J'ai été giflé, battu, blessé et humilié par un officier de la garde présidentielle accompagné d'une dizaine de militaires", a déclaré le général Nouhou Thiam, chef d’état-major des armées sous le régime de transition militaire, dirigé par le général Sékouba Konaté (2010). "Ce sont les gendarmes qui étaient là à ce moment qui ont manifesté leur désapprobation et se sont interposés entre mes assaillants et moi", a ajouté le général Thiam.
Il s'exprimait devant un tribunal militaire qui juge, depuis le 24 décembre, six anciens responsables militaires guinéens pour "désertion et violations de consignes" lors de l'attaque du domicile privé du président Condé le 19 juillet 2011. Outre le général Thiam, l’ancien préfet de Dubréka, le lieutenant-colonel Mamadouba Bondabon Camara, figure parmi les prévenus qui avaient été arrêtés en juillet 2011 puis renvoyés devant ce tribunal militaire qui a dû être créé par la suite.
Selon le Code pénal, les déserteurs encourent de 3 mois à 2 ans de prison ferme alors que la violation des consignes est punie par 2 à 6 mois de prison ferme.
Les principaux responsables, le commandant Alpha Oumar Diallo - présenté comme le cerveau de l'attaque - ainsi que l'officier Jean Guilavogui ont déjà été condamnés en juillet 2013 à la réclusion à perpétuité, huit autres accusés écopant de 2 à 15 ans de prison.
Dix-sept des accusés, civils et militaires, ont été relaxés.
Amadou Oury Bah, un responsable du principal parti d'opposition, l'Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg), condamné à perpétuité par contumace pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", en rapport avec l'attaque de juillet 2011, a en décembre bénéficié d'une grâce présidentielle.

(AFP)


A l’occasion du commémoration du premier anniversaire de l’attentat de la rédaction de Charlie Hebdo (12 morts, le 7 janvier 2015), Denis Robert revient, pour Le Soleil, sur la véritable histoire de Charlie Hebdo en nous expliquant le glissement du journal de la gauche aux idées de droite et néo conservatrices mais aussi sur les accusations d’islamophobie du désormais célèbre journal satirique.

Qu’est-ce qui vous a motivé à faire une enquête sur Charlie Hebdo ?
Je passais beaucoup de temps avec Cavanna, le fondateur de Charlie Hebdo. J’ai sorti un film, il y a quelques mois, qui s’appelle « Jusqu’à l’ultime seconde j’écrirai ». C’est quelqu’un qui s’est beaucoup battu. Il a fondé Charlie Hebdo avec le professeur Choron. Cavanna a été complètement écrasé par les nouveaux dirigeants de ce journal qui lui ont volé son titre pour en faire ce que Charlie Hebdo est devenu aujourd’hui. Charlie Hebdo est devenu une marque. J’ai essayé de démontrer dans mon livre qu’au prix de mille turpitudes, de magouilles judiciaires, on a volé le titre et l’esprit de Charlie Hebdo pour en faire autre chose. Les voleurs sont ceux qu’on voyait présents dans tous les médias au lendemain des terribles attentats du 7 janvier 2015. De les voir inventer une légende qui était la leur où ils se mettaient en avant en gommant le rôle de Cavanna et du professeur Choron et des autres, m’a motivé à écrire ce livre.

Historiquement, Charlie Hebdo avait une bonne image en Afrique. Comment expliquez-vous le glissement éditorial du journal et donc de son image ?  
Cela tient à la personnalité de Philip Val qui est un idéologue de droite, un néo conservateur. Il a su se servir de Charlie Hebdo pour sa carrière en devenant le patron de la France Inter (il quitte Charlie Hebdo en 2009 pour la présidence de la radio) en faisant allégeance à Nicolas Sarkozy (président français à l’époque, ndlr). Philippe Val a fait de Charlie Hebdo un journal très politique. En général, Charlie Hebdo est un journal de satire, drôle, libre, qui utilise l’humour et pour qui le dessin est primordial. Philippe Val en a fait un journal politique où les dessins sont devenus des illustrations. Il y a fait passer ses idées qui étaient très droitières. Il est pro libéral, pour l’Europe, il fait partie de cette gauche qui a trahit. En détournant l’image d’un journal comme celui là, il participe à la perte des repères de la gauche. On peut se poser la question de savoir pourquoi les autres ont accepté. C’est l’histoire d’une compromission. Il y a eu des enveloppes distribuées à certains journalistes à la fin du mois. Tout dépendait de son bon vouloir. C’était le même schéma que dans une dictature.

Est-ce que Charlie hebdo est devenu islamophobe ?
Pour faire mon enquête, j’ai repris toutes les caricatures et tous les dessins. C’est une question qui est très compliquée mais je vais vous répondre par une métaphore. Quand vous allez à un banquet, vous avez toujours une personne âgée qui va vous raconter 50 fois la même vanne. Elle est marante une fois, deux fois mais au bout de la cinquantième fois, elle ne l’est plus. Charb (devenu directeur de la publication en 2009 et mort dans l’attentat du 7 janvier 2015, ndlr) a fait les dessins les plus violents sur le prophète. Il n’était plus drôle. Les caricatures du prophète n’étaient pas très drôles. La succession des vannes ne l’était plus. Il y avait des images qui pouvaient heurter. Des ambassades ont été torpillés, des gens violentés en Afrique à cause de cela. Ils avaient une responsabilité sur ce qui se passait. Et il y avait une forme d’inconscience, de leur part, de jusqu’au-boutisme. Aujourd’hui, c’est difficile de dire cela mais le principal problème est celui de l’humour. Qu’ils blasphèment, ce n’est pas un problème en France, mais ils n’étaient plus drôles.

Comment expliquez-vous que Charlie Hebdo soit devenu un symbole en France ?
Des fous sont entrés dans une rédaction et l’ont décimé. J’avais des amis dans cette rédaction. Un type a mis une étiquette « Je suis Charlie » et tout le monde la reprend. Moi, « je suis Charlie » mais du verbe suivre. Je suis Charlie car j’ai écrit un livre sur ce journal, je suis l’ami des fondateurs de Charlie. J’ai cet esprit là et je n’ai pas marché le 11 janvier 2015 dans la rue. Aujourd’hui, je suis une voix dissonante dans ce concert ambiant d’unanimité. Charlie hebdo est devenu quasiment un journal gouvernemental. C’est triste .
Qui peut défendre, aujourd’hui, dans le paysage médiatique français, les droits des africains, des migrants et des sans paroles ?
Je pense que Charlie Hebdo peut encore le faire. Je pense que des journaux peuvent encore le faire. La presse, en France, est dans un tel état économique que ce n’est pas terrible. Nous vivons une époque compliquée pour la presse sur le plan économique. Mais je pense que cela va repartir de l’avant à un moment donné. Je crois beaucoup à internet, aux jeunes journalistes. Des histoires sortent toujours grâce à eux et aux réseaux sociaux. C’est devenu ma première source maintenant. Avec mes 30 ou 40 000 d’abonnés sur les réseaux sociaux, j’arrive à être plus informé qu’en regardant un JT.

Droitisation et islamophobie
Pourfendeur de l’unanimité derrière Charlie Hebdo, Dénis Robert est journaliste d’investigation, réalisateur de documentaires et spécialiste de la lutte contre la criminalité financière. Il est l’auteur de « Mohicans, connaissez-vous Charlie Hebdo ? ». Ce livre est publié aux éditions Julliard en novembre 2015. Il revient sur l’histoire et les origines de Charlie Hebdo. Charlie Hebdo est un héritier de Hara-Kiri mensuel, de Hara-Kiri hebdo, de La Gueule ouverte et de Charlie Mensuel. Pendant vingt-cinq années (1960 à 1985) il y a eu de l’insolence, beaucoup d’humour, de spontanéité et énormément de subversion. Denis Robert explique que cet héritage a été dilapidé avec l’arrivée de Philippe Val à la tête de Charlie Hebdo en 1999 à travers un changement idéologique. « Philippe Val a amendé nombre de ses points de vue, passant de la gauche altermondialiste à la récitation de psaumes conservateurs ».
Denis Robert accuse aussi Philippe Val de s’être enrichit avec 2,2 millions d’euros (1 milliards 440 millionsde F Cfa) empochés après 10 ans à la tête de Charlie Hebdo. Une somme dont n’ont pu disposer les fondateurs historiques de Charlie Hebdo. « Cavanna n’avait eu que 0,44% des bénéfices et avait fini par devenir un pigiste dans son propre journal. L’autre fondateur, le professeur Choron, est « mort sans le sous ».

Propos recueillis par Moussa DIOP, Correspondance particulière


La Mauritanie a lancé un avis de recherche contre un jihadiste mauritanien, condamné à mort en 2011 pour "action terroriste" et évadé d'une prison de Nouakchott depuis une semaine, selon un communiqué gouvernemental publié hier par l'agence d'informations officielle.

Une photo du fugitif, un "terroriste dangereux" appelé Saleck Ould Cheikh, "né en 1984 à Atar (nord), petit de taille : 1,65m", a été publiée sur le site de l'Agence mauritanienne d'informations (AMI). M.Saleck Ould Cheikh est condamné à mort dans le cadre d'une tentative d'explosion à Nouakchott", indique l'avis de recherche qui contient des numéros de téléphone pour donner aux autorités toute information pouvant aider à son arrestation.
M. Ould Cheikh, qui a disparu le 31 décembre de la prison centrale de Nouakchott, avait été condamné à mort en 2011 pour "action terroriste" après une opération à la voiture piégée menée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) visant à assassiner le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.  Son épouse et sa sœur, qui lui rendaient souvent visite à la prison, ont été arrêtées lundi à Nouakchott dans le cadre de l'enquête visant à déterminer les responsabilités et les conditions de son évasion, a indiqué à l'AFP une source de sécurité.
Par ailleurs, un journaliste mauritanien portant le même nom que le fugitif avait été arrêté lundi à l'aéroport de Dakar alors qu'il s'apprêtait à prendre un avion pour Dubaï, où il travaille pour la chaîne de télévision Sky News, a indiqué à l'AFP une source de sécurité sénégalaise. "Il a été libéré" mardi et a pris l'avion le même jour dans la soirée pour Dubaï, a indiqué cette source de sécurité. Outre son identité, "il fallait faire des vérifications sur ses zones de passages", les lieux qu'il a éventuellement visités, a-t-elle ajouté.
Le fugitif est également recherché au Sénégal voisin, selon des médias sénégalais et mauritaniens.  M. Ould Cheikh avait participé en février 2011 à une opération d'Aqmi, qui avait convoyé sur Nouakchott trois voitures bourrées d'explosifs. Celles-ci devaient notamment aller à la présidence mauritanienne pour "assassiner le président Aziz", selon un communiqué de l'organisation. Un des véhicules, qui avait réussi à arriver aux portes de Nouakchott avec trois occupants à bord, avait été détruit par l'armée mauritanienne. Un second avait disparu. Le troisième avait été repéré et ses occupants arrêtés, parmi lesquels le prisonnier évadé.

AFP


L'économiste Paul Kaba Thiéba a été nommé Premier ministre du Burkina par le président récemment élu Roch Marc Christian Kaboré, a-t-on appris de source officielle hier à Ouagadougou.

M. Paul Kaba Thiéba est nommé Premier ministre", selon un décret signé mercredi et publié hier. Le nouveau Premier ministre aura en charge la formation du gouvernement. Le gouvernement de transition de 26 membres dirigé par le lieutenant-colonel Isaac Zida a démissionné le 28 décembre 2015. Il avait été mis en place après la chute de l'ex-président Blaise Compaoré en octobre 2014.
Il avait pour "mission principale de conduire le pays vers un retour à l'ordre constitutionnel normal". M. Thiéba, 55 ans, titulaire d'un doctorat en "monnaie, finances et banque", est un inconnu du grand public. Marié et père de trois enfants, il est natif de Bobo Dioulasso, la deuxième ville du pays. Le nouveau Premier ministre était jusqu'à sa nomination administrateur délégué du Fonds de stabilité financière de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), l'organe de gestion du franc Cfa, la monnaie commune des pays francophones d'Afrique de l'Ouest et de la Guinée Bissau. M. Thiéba a également occupé plusieurs fonctions au sein de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (Bceao) où il a notamment été conseiller. 
Elu avec plus de 53% des voix lors de l'élection présidentielle du 29 novembre, M. Kaboré, un économiste, est le premier civil démocratiquement élu à la tête du Burkina Faso, un pays de 17,4 millions d'habitants dont plus de 46% vivent en dessous du seuil de pauvreté Lors de sa campagne, il a promis de lutter contre le chômage massif et endémique des jeunes. Les moins de 30 ans représentent jusqu'à 70% de la population burkinabè.

AFP


L'économiste béninois Abdoulaye Bio Tchané, ancien patron de la Banque ouest-africaine de développement et ex-cadre du Fonds monétaire international, a annoncé hier se porter candidat à la présidentielle du mois prochain, a constaté un journaliste de l'Afp.

C'est la seconde fois que M. Bio Tchané, âgé de 64 ans et père de trois enfants, se présente à la présidentielle : il était déjà candidat lors de l'élection de 2011, dans laquelle il avait fait figure de troisième homme.
Réunissant quelques milliers de partisans de son parti, l'Alliance pour un Bénin Triomphant (Abt), dans le stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, il a fait la promesse choc de "créer 500.000 emplois par an".
 A quelques jours de la date butoir du dépôt de candidature, deux des hommes d'affaires les plus puissants du Bénin, le magnat du coton Patrice Talon et le roi de l'agro-alimentaire Sébastien Ajavon, ont déjà annoncé se lancer dans la course à la présidence.
Le parti des Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), du président sortant Thomas Boni Yayi, a quant à lui présenté la candidature du franco-béninois Lionel Zinsou, actuel Premier Ministre, pour lui succéder.
Certains accusent déjà ce banquier d'affaires, qui a effectué une grande partie de sa carrière en France, d'être le candidat téléguidé de l'ancienne puissance coloniale. Le premier tour de l'élection présidentielle doit se dérouler le 28 février.


Plus de 50 personnes ont péri dans un attentat suicide mené jeudi contre un centre de formation de la police dans l'ouest de la Libye, l'attaque la plus sanglante dans ce pays depuis la révolte de 2011.

Plus de 50 personnes ont péri dans un attentat suicide mené jeudi contre un centre de formation de la police dans l'ouest de la Libye, l'attaque la plus sanglante dans ce pays depuis la révolte de 2011.
Un kamikaze a fait détoner les explosifs à bord d'un camion-citerne à 08H30 locales (06H30 Gmt) contre le centre où des gardes-côtes suivaient une formation à Zliten (environ 170 km à l'est de Tripoli), a indiqué à l'Afp une source de la sécurité locale. Selon un témoin, il y avait dans le centre quelque 300 hommes dont une majorité de gardes-côtes.
L'attaque n'avait pas été revendiquée en fin de journée, alors que le groupe jihadiste Etat islamique (Ei) a profité du chaos pour s'implanter dans le pays, où deux gouvernements rivaux -l'un dans l'Est reconnu par la communauté internationale et l'autre siégeant à Tripoli- se disputent le pouvoir.
"Entre 50 et 55 personnes ont été tuées et au moins 100 blessées" dans le quartier bondé de Soug al-Talata, dans le centre-ville de Zliten, citée contrôlée par la coalition des milices de Fajr Libya liée aux autorités de Tripoli, a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de la Santé, Ammar Mohamed Ammar. Le porte-parole de l’hôpital de Zliten Mouammar Kadi a affirmé que son établissement avait reçu au moins 40 morts et 70 blessés. L’hôpital de Misrata, à quelque 70 km plus à l’ouest, a reçu quatre morts et une cinquantaine de blessés.
Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier depuis la révolte qui a mis fin au régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Pays à la structure essentiellement tribale, la Libye est depuis morcelée et sous la coupe de milices formées d'ex-rebelles.
Profitant de ce chaos, l'EI a pris pied dans le pays où il a revendiqué plusieurs attentats sanglants dont un triple attentat suicide à Al-Qoba (est) en février 2015 qui avait fait 44 morts. Le groupe jihadiste, qui combat les forces des deux autorités rivales, contrôle la ville de Syrte (450 km à l'est de Tripoli) et cherche à élargir son contrôle à d'autres régions. Lundi et mardi, des combats entre des gardes des installations pétrolières et l'EI dans la région pétrolière clé du Nord ont fait plusieurs morts et au moins quatre réservoirs de brut ont pris feu.
L'Onu s'efforce de mettre en place un gouvernement d'union et M. Kobler a souligné la nécessité pour le Parlement légitime d'approuver rapidement sa formation, prévenant que tout retard profiterait à l'Ei.

 AFP


Une coalition d'hommes politiques et de syndicalistes béninois conteste le choix du Premier ministre Lionel Zinsou comme candidat du parti au pouvoir à la présidentielle du mois prochain, considérant qu'il s'agit d'un "parachutage" téléguidé par la France, l'ancienne puissance coloniale.

M. Zinsou, banquier d'affaires franco-béninois, avait quitté en juin son poste à la tête d'un des plus gros fonds d'investissement européens pour devenir Premier ministre du Bénin, à la surprise générale, avant d'être désigné, quelques mois plus tard, comme candidat des Forces Cauris pour un Benin Émergent (FCBE, parti au pouvoir) à l'élection du 28 février à laquelle le président Thomas Boni Yayi ne se présente pas. Une coalition de personnalités du monde politique et syndical, menée par l'ancien chef de l'Etat Nicéphore Soglo, a dénoncé dans un communiqué publié mardi le "complot politique qui se profile avec la candidature imposée de Lionel Zinsou" et a réclamé des explications de la part de la France sur ce "parachutage". Normalien, M. Zinsou, 61 ans, a passé une grande partie de sa carrière en France, où il a notamment été la plume de Laurent Fabius quand l'actuel ministre français des Affaires étrangères était Premier ministre.  S'il est le neveu de l'ex-président béninois Émile Derlin Zinsou, ses détracteurs lui reprochent de méconnaître ce petit Etat ouest-africain où il a peu vécu. A ceux qui tentent de remettre en cause la nationalité béninoise de M. Zinsou et sa légitimité en tant que candidat à la présidentielle, Alassani Tigri, porte-parole du gouvernement, avait déjà rétorqué, il y a quelques jours, qu'il s'agissait d'assertions "inadmissibles" et "inqualifiables parce qu’elles font appel aux bas instincts de la haine, du racisme, de la peur et de l’intolérance". "Notre compatriote indexé par ces propos est un citoyen béninois à part entière.  Il est franco-béninois à l’instar de bon nombre de nos concitoyens (...). Aucune loi de la République ne l’exclut de la course à la présidence", avait poursuivi M. Tigri dans un communiqué.

 AFP


Le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan, qui avait présenté sa démission ainsi que celle de son gouvernement hier matin, a été reconduit à son poste dans l'après-midi par le président Alassane Ouattara, réélu en octobre, qui veut "plus d'efficacité" pour son deuxième mandat.

Le président a chargé Daniel Kablan Duncan "de lui proposer, dans les meilleurs délais, un nouveau gouvernement", a annoncé le secrétaire général de la présidence Amadou Gon Coulibaly.
De source proche de la présidence, ce gouvernement, rajeuni et avec plus de femmes, devrait être dévoilé en début de semaine prochaine.   "La mise en place" d'un nouveau gouvernement "dans les tout prochains jours (...) aura comme objectif une plus grande cohésion pour plus d'efficacité dans l'action gouvernementale", a déclaré M. Ouattara dans la matinée avant le début de ce qui devait être le premier conseil des ministres de l'année. Ce remaniement gouvernemental était attendu depuis plusieurs semaines en Côte d'Ivoire, qui a récemment retrouvé sa place de premier producteur mondial de cacao et de poids lourd économique d'Afrique de l'Ouest après une décennie de troubles.
Economiste ayant travaillé comme Ouattara à la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (Bceao), M. Kablan Duncan, 73 ans, est un cadre du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) de l'ex-chef de l'Etat Henri Konan Bédié, le principal allié de M. Ouattara.

AFP


L'ancien premier ministre, Anicet Georges Dologuélé, l'un des favoris de la présidentielle en Centrafrique, a conforté son avance sur son principal rival, l'outsider Faustin Archange Touadéra, selon les résultats partiels de hier, portant sur plus de trois quart des voix.
Ces résultats portent précisément sur 77% des suffrages, a indiqué l'Autorité nationale des élections (Ane), qui pourrait annoncer des résultats complets dès jeudi. Dologuélé, l'un des favoris qui a reçu le soutien officiel du parti de l'ex-président François Bozizé, a recueilli 259.211 voix, prenant une avance confortable sur son rival Touadéra, candidat indépendant et ex-chef du gouvernement sous Bozizé (2008-2013) avec qui il était jusque-là au coude-à-coude, et qui totalise 222.391 voix. Loin derrière, Désiré Kolingba, fils d'un ancien président, arrive troisième avec 131.832 voix, suivi de Martin Ziguélé, autre poids lourd de l'élection perçu comme le candidat de la France (121.916 voix), et Jean-Serge Bokassa, autre fils d'ancien président (73.110 voix). Les procès-verbaux venant de toutes les provinces centrafricaines ont commencé à être revérifiés à Bangui. Entre 70 et 95% ont été revérifiés, selon le compte-rendu publié par l'Ane. Le taux de participation national est de 73% à ce stade, selon l'Ane. Près de deux millions d'électeurs centrafricains étaient appelés aux urnes le 30 décembre pour élire un nouveau président et les députés. Ces scrutins sont censés sortir le pays de trois années de violences intercommunautaires qui ont ravagé le pays. Une trentaine de candidats sont en lice pour ce premier de la présidentielle. Un probable second tour est prévu le 31 janvier. Lundi, une vingtaine de candidats avaient exigé dans une déclaration commune "l'arrêt des opérations électorales", dénonçant "une mascarade". Mais le gouvernement centrafricain de transition a tranché mardi pour éteindre la polémique, assurant qu'il n'était "pas question" d'arrêter les opérations de décomptage des résultats. Le chef de la mission de l'Onu en Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga, a reçu les protestataires -dont une partie s'était déjà rétractée- mardi soir.  "Les candidats veulent que le processus électoral se poursuive", a affirmé le diplomate à l'issue de la rencontre, ajoutant que "les élections permettront au pays de sortir d'une longue crise politique et sécuritaire".

AFP


Au moins quatre réservoirs de brut ont pris feu dans le nord de la Libye, conséquence de combats meurtriers entre des gardes des installations pétrolières et le groupe Etat islamique (Ei), a indiqué hier la Compagnie nationale du pétrole (Noc).
Ces affrontements ont eu lieu lundi et mardi au moment où l'Onu s'efforce de mettre en place un gouvernement d'union nationale dans ce pays en proie au chaos où deux autorités rivales --l'une basée dans l'Est et reconnue par la communauté internationale, l'autre siégeant dans la capitale Tripoli -- se disputent le pouvoir. L'émissaire de l'Onu Martin Kobler a de nouveau souligné la nécessité pour le Parlement libyen légitime, basé dans l'Est, d'approuver rapidement la formation de ce gouvernement, avertissant que tout retard profiterait au groupe extrémiste Ei, qui contrôle déjà la ville de Syrte (450 km à l'est de Tripoli). Selon un communiqué de la Noc (entité dépendant des autorités de l'Est) daté de mercredi, quatre réservoirs ont pris feu lundi en raison des combats autour du terminal d'al-Sedra, le plus grand site de stockage de pétrole en Libye, et celui de Ras Lanouf, situés à l'est de Syrte.

AFP


Tour à tour ému et pugnace, Barack Obama a souligné hier "l'urgence absolue" d'agir sur les armes à feu aux Etats-Unis, dévoilant une série de mesures - limitées mais politiquement explosives - pour mieux encadrer et contrôler leur vente.

Tour à tour ému et pugnace, Barack Obama a souligné hier "l'urgence absolue" d'agir sur les armes à feu aux Etats-Unis, dévoilant une série de mesures - limitées mais politiquement explosives - pour mieux encadrer et contrôler leur vente. "Le lobby des armes a peut-être pris le Congrès en otage mais il ne peut prendre l'Amérique en otage", a lancé le président américain pour mieux dénoncer l'inaction de ses adversaires républicains, majoritaires dans les deux chambres, qui refusent de légiférer sur ce thème.
Principal objectif des mesures annoncées lors d'une longue allocution à la Maison Blanche: colmater les failles du système en vigueur sur le contrôle des antécédents judiciaires et psychiatriques des acheteurs d'armes. Entre foires itinérantes et ventes sur internet, nombre d'entre eux échappent aujourd'hui aux procédures fédérales imposées à un individu qui se rend dans une armurerie homologuée.  Ses adversaires républicains jugent qu'en court-circuitant le Congrès, M. Obama outrepasse ses pouvoirs et foule aux pieds le deuxième amendement de la Constitution qui stipule qu'il ne pourra être porté atteinte au "droit du peuple" de détenir et de porter des armes. Le sujet - très sensible aux Etats-Unis où la culture du port d'armes est fortement enracinée - s'est d'ores et déjà imposé au cœur de la campagne pour l'élection présidentielle du 8 novembre.
Quelque 30.000 personnes trouvent la mort par armes à feu aux Etats-Unis chaque année.  "Le temps des excuses pour justifier l'inaction est révolu", a lancé M. Obama en présence de nombre de familles de victimes des fusillades qui ont endeuillé le pays ces dernières années. Parmi elles Jennifer Pinckney, veuve du pasteur Clementa Pinckney, tombé, avec huit autres noirs, sous les balles d'un jeune partisan de la suprématie blanche à Charleston (Caroline du Sud) en juin. Ou encore Mark Barden, qui a perdu son fils dans la tuerie de l'école primaire Sandy Hook en décembre 2012 (26 morts dont 20 enfants).

- "Colère" –
En évoquant vers la fin de son discours cette fusillade, l'un des pires carnages jamais commis dans un établissement scolaire, le président américain a essuyé quelques larmes: "Chaque fois que je pense à ces enfants, ça me met en colère", a-t-il dit, la voix brisée.
Après cette tuerie, le débat avait semblé, un temps, prendre une tournure différente aux Etats-Unis. M. Obama avait chargé son vice-président Joe Biden, fin connaisseur des arcanes du Congrès, de s'emparer du dossier. Quatre mois plus tard pourtant, les élus sonnaient le glas d'une véritable réforme. Pointant du doigt le lobby des armes, M. Obama dénonçait "un jour de honte pour Washington". Présentant ses mesures, M. Obama a ironisé sur les inquiétudes du lobby des armes, soulignant qu'il ne s'agissait pas d'un "complot visant à confisquer les armes de tout le monde".
La portée et l'efficacité de ces mesures seront cependant extrêmement difficiles à mesurer. Et la Maison Blanche se garde bien d'avancer la moindre prévision chiffrée sur le nombre de personnes concernées. Afin d'assurer une meilleure application des lois existantes, M. Obama a proposé la création de 200 nouveaux postes au sein de l'Agence fédérale sur l'alcool, le tabac et les armes (ATF).
 Il suggère par ailleurs au Congrès un investissement de 500 millions de dollars pour améliorer la prise en charge des personnes souffrant de troubles psychiatriques.  Il a aussi appelé à mettre les ressources nécessaires au service de l'innovation pour plus de sécurité. "Si nous savons faire en sorte qu'un enfant ne puisse ouvrir un tube d'aspirine, nous devrions pouvoir nous assurer qu'il ne puisse appuyer sur la gâchette d'une arme", a-t-il dit.

 AFP


Deux anciens premiers ministres, Faustin Archange Touadéra et Anicet Georges Dologuélé, étaient hier au coude-à-coude dans la course à la présidentielle en Centrafrique, selon des résultats partiels ayant créé un début de polémique chez des candidats moins bien placés.

Dologuélé, l'un des favoris qui a reçu le soutien officiel du parti de l'ex-président François Bozizé, a recueilli 179.236 voix, devançant pour la première fois l'outsider Touadéra, candidat indépendant et ex-chef du gouvernement sous Bozizé (2008-2013) qui faisait jusque-là la course en tête, et qui totalise 178.483 voix.Loin derrière, Désiré Kolingba, fils d'un ancien président, arrive troisième avec 76.109 voix, suivi de Martin Ziguélé, autre poids lourd de l'élection, perçu comme le candidat de la France (70.883 voix), et Jean-Serge Bokassa, autre fils d'ancien président (70.687 voix).
Les suffrages décomptés représentent 53% des votes, a précisé l'Autorité nationale des élections (ANE), qui annonce l'évolution des scores au compte-goutte depuis samedi. Une trentaine de candidats sont en lice pour ce premier tour de la présidentielle, dont les résultats complets devraient rendus publics d'ici vendredi. Le gouvernement centrafricain est intervenu hier pour éteindre la polémique démarrée la veille par une vingtaine de candidats - soit les deux tiers des prétendants - qui exigeaient "l'arrêt des opérations électorales", et dénonçaient "une mascarade" après la publication de premiers résultats partiels donnant une large avance à Touadéra, une surprise à Bangui.
"Il n'est pas question (...) de stopper le processus électoral qui est lancé", a tranché le ministre de l'Administration du territoire, Modibo Bachir Walidou, affirmant que "pour le moment (...) ces élections se sont bien déroulées". Dans une déclaration commune, les protestataires faisaient état de nombreuses irrégularités susceptibles d'entacher la crédibilité du scrutin...

 AFP


Un religieux musulman a été condamné à mort pour blasphème contre le prophète Mahomet par un tribunal islamique de Kano, dans le nord du Nigeria, a indiqué hier le procureur à l'AFP.  

"La cour a jugé Abdul Nyass coupable de blasphème contre le Prophète, ce qui est passible de la peine de mort, en application de la charia --la loi coranique-- en vigueur dans l'Etat de Kano", a déclaré le procureur Lamido Abba Soron-Dinki.
Abdul Nyass, un prêcheur soufi - une branche dissidente de l'islam sunnite majoritaire -, était accusé d'avoir émis des commentaires jugés comme critiquant le Prophète au cours d'une cérémonie religieuse en mai. Ces paroles avaient engendré des violences dans la métropole du nord du Nigeria, qui compte plus de cinq millions d'habitants. La maison d'Abdul Nyass avait été incendiée et il s'était enfui. Cinq de ses adeptes avaient déjà été condamnés à la peine de mort en juin. Leur appel est en cours.  Arrêté en août à Abuja, la capitale fédérale, où il se cachait, le prêcheur a été ramené à Kano et a fait l'objet d'une nouvelle procédure, a expliqué le procureur. Douze Etats du nord du Nigeria, majoritairement musulman, ont adopté la charia en parallèle du code pénal au début des années 2000. Si la peine capitale a déjà été prononcée plusieurs fois par les tribunaux de la charia, notamment pour des cas d'adultère, de meurtre ou pour homosexualité, aucune exécution n'a eu lieu pour l'instant.
"Le procès s'est tenu en secret, pour éviter de actions violentes du public", a précisé le procureur. Au début du précédent procès en mai, la foule en colère contre les prévenus avait mis le feu à une partie du tribunal. Le prêcheur "dispose d'un mois pour faire appel", a indiqué le procureur. Son avocat a refusé de commenter le verdict et même de donner son nom, par peur de représailles.

AFP


Le Niger "est en train de gagner la guerre" contre le groupe islamiste nigérian Boko Haram, qui mène depuis février 2015 des raids meurtriers dans la zone frontalière du sud-est du pays, a estimé hier le chef des armées nigériennes, le général Seïni Garba.  "Nous pensons que nous sommes en train de gagner la guerre, même si le groupe terroriste conserve toujours des capacités de nuisances", a affirmé à la radio d'Etat le général Garba, en marge d'une cérémonie de vœux de nouvel An au président Mahamadou Issoufou. "Nous avons fait beaucoup d'efforts, nous avons eu beaucoup de résultats en ce qui concerne la lutte contre Boko Haram", a-t-il souligné, en souhaitant "plus de succès en 2016".  Le général Garba n'a toutefois pas précisé la nature des "résultats" obtenus contre les insurgés nigérians.
Sur le terrain, "les affrontements directs" entre l'armée et Boko Haram "ont quasiment cessé", a indiqué à l'AFP une source humanitaire.  L'armée "qui se sert aussi de moyens aériens" a entrepris "un maillage important autour des principales villes, ce qui réduit les possibilités d'infiltration", a expliqué cette source. "Boko Haram n'a plus son agressivité d'avant (...) on a l'impression qu'ils n'attaquent que pour se ravitailler en nourriture", avait confié en novembre à l'AFP un habitant de Diffa (sud-est). "Avant, ils attaquaient de jour comme de nuit" mais les islamistes visent désormais "surtout des localités très proches de la rivière" Komadougou Yobé, "une zone difficilement contrôlable", observait cet habitant.
"Le problème le plus important" reste "le contrôle de la zone frontière côté Nigeria", avait expliqué en octobre le ministre nigérien de l'Intérieur, Hassoumi Massaoudou.   Les attaques les plus meurtrières sont concentrées le long de la Komadougou Yobé, frontière naturelle entre le Niger et le Nigeria qui abrite une multitude de villages, selon l'ONU.

AFP


Le moins que l’on puisse dire est que ça chauffe au Proche-Orient entre l’Arabie saoudite et ses alliés et l’Iran après l’exécution du leader chiite arabe saoudien, Nimr Al Nimr parmi 47 autres militants extrémistes, d’Al-Qaïda notamment, accusés de terrorisme pour les uns et sédition pour l’autre.
Formé en Iran, Nimr Baqer Al-Nimr, 56 ans, est le chef de file de la minorité chiite arabe saoudienne à l’est, sur le Golfe persique.
 Il s’est distingué par ses prêches provocateurs, se réjouissant tantôt de la mort du prince héritier Nayef, en 2012, ou appelant à une sécession de l’est de l’Arabie saoudite et à sa fusion avec le royaume voisin de Bahreïn, ébranlé à l’époque par la révolte de la majorité chiite contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa, dans le sillage des printemps arabes.
Une agitation dans une zone chiite minoritaire de deux millions qui, à tort ou raison, s’estiment marginalisés et harcelés par l’appareil policier du gouvernement de Ryad et lorgnent secours du côté de Téhéran depuis la révolution khomeyniste de 1979. La surenchère politique du leader chiite était fortement appréciée par la jeunesse déshéritée de Qatif, la capitale régionale des chiites, mais suffisamment grave pour qu’il soit dans le collimateur du régime wahhabite qui voyait en lui un bras armé de Téhéran dans un contexte de tension géopolitique pour le contrôle du Proche-Orient.
Arrêté, il a été condamné à mort en octobre 2014, par un tribunal spécialisé dans les affaires de terrorisme, pour sédition, désobéissance au souverain et port d’armes.
De nombreux observateurs s’attendaient à l’époque que, dans un geste d’apaisement de l’opinion internationale, la cour suprême casse le verdict pour une peine de prison à perpétuité.
La mort du roi Abdallah, trois mois plus tard, et l’arrivée de Salman, considéré comme un dur devant faire face à la montée du terrorisme parrainée par l’Iran pour étendre l’hégémonie chiite dans la région, scelle le sort du leader chiite saoudien. Dans ce contexte de chaos sécuritaire, où des sunnites membres d’Al-Qaïda ayant revendiqué des attentats terroristes attendaient l’exécution capitale, il était peu probable que Al Nimr soit épargné.
En  procédant à sa plus vaste exécution, avec 47 détenus, l’Arabie saoudite n’a pas failli à sa réputation d’intransigeance envers les fauteurs de trouble, surtout religieux. La montée d’un cran supplémentaire de la tension, déjà fortement tendue depuis des années dans la région avec la guerre par procuration en Syrie et au Yémen, n’est pas de nature à troubler la quiétude de Ryad. La rupture des relations entre les deux pays est preuve que cette crise est loin d’être finie entre les deux belligérants.

Par Alassane DIAWARA


Les vives tensions entre l'Iran chiite et ses voisins arabes sunnites ont franchi un nouveau seuil hier, l'Arabie saoudite et ses alliés rompant ou réduisant leurs relations diplomatiques avec Téhéran après une crise déclenchée par l'exécution d'un dignitaire chiite.

Craignant une escalade aux conséquences imprévisibles, la Russie, se disant "profondément préoccupée", a indiqué être "prête à soutenir" un dialogue entre Ryad et Téhéran, deux pôles d'influence dans la région tourmentée du Proche-Orient. Les Etats-Unis, alliés des Saoudiens mais qui se sont aussi rapprochés des Iraniens à la faveur de l'accord sur le nucléaire, conclu en juillet, ont, eux, souhaité "des mesures positives pour calmer les tensions".
Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, s'est entretenu, hier, avec ses homologues iranien et saoudien pour presser les deux pays de faire baisser les tensions.
La France et l'Allemagne ont également plaidé pour une désescalade après que Bahreïn et le Soudan ont, comme Ryad, annoncé la rupture de leurs relations avec l'Iran. Les Emirats arabes unis ont, eux, rappelé leur ambassadeur à Téhéran et réduit les liens diplomatiques. La nouvelle crise a éclaté samedi, avec l'exécution, par Ryad, du dignitaire chiite Nimr el-Nimr, critique du pouvoir saoudien, avec 46 autres personnes condamnées pour "terrorisme", dont la majorité pour des attentats attribués au réseau extrémiste sunnite Al-Qaïda.
L'exécution a provoqué une guerre de mots entre Téhéran et Ryad et des manifestations de colère parmi la communauté chiite dans plusieurs pays, dont l'Iran où les représentations saoudiennes ont été attaquées. Il en est de même pour l'Irak, le Liban, Bahreïn ainsi que le Pakistan et le Cachemire indien.

- Manifestations, attaques –
Dimanche soir, l'Arabie saoudite a annoncé "la rupture de ses relations diplomatiques avec l'Iran et exigé le départ sous 48h des membres de la représentation diplomatique iranienne". Hier, en conséquence, l'Autorité de l'aviation civile du royaume annonce l'interruption de toutes les liaisons aériennes avec la République islamique.
Téhéran a rétorqué en accusant Ryad de chercher à aggraver les "tensions" au Moyen-Orient et en affirmant que la rupture des relations n'effacerait pas "l'erreur stratégique" qu'a été l'exécution de cheikh Nimr. Hier encore, environ 3.000 personnes ont manifesté à Téhéran, huant la famille sunnite régnante en Arabie saoudite. Et en Irak, pays voisin à majorité chiite, des milliers de partisans du chef chiite Moqtada Sadr ont manifesté à Bagdad, appelant leur gouvernement à rompre les relations avec l'Arabie saoudite. Deux mosquées sunnites en Irak ont, en outre, été visées par des attentats (1 mort) et le muezzin d'une troisième abattu. Les autorités irakiennes ont accusé des "éléments infiltrés" de les avoir perpétrés "pour raviver les violences entre chiites et sunnites". L'Algérie a quant à elle appelé "à la retenue afin d'éviter une détérioration aux conséquences dommageables graves", alors que la Ligue arabe, à la demande de Ryad, va se réunir d'urgence, dimanche, sur cette crise.

AFP


Sébastien Ajavon, président du patronat béninois, a officialisé sa candidature à la présidentielle le mois prochain, lors d'un meeting dans un stade de Cotonou, a constaté un journaliste de l'Afp.

M. Ajavon, 50 ans, qui a fait fortune dans l'agro-alimentaire et possède notamment une chaîne de télévision et une station de radio, est le second homme d'affaires à se porter candidat au scrutin prévu le 28 février, après Patrice Talon, magnat du coton devenu le principal opposant de l'actuel président Thomas Boni Yayi.
"Oui, je suis votre candidat, le candidat de tous les Béninois. J'ai répondu oui à votre demande pour être le président de tous les Béninois, sans distinction de sexe, de religion, d'appartenance politique, de région et autres considérations", a scandé, dimanche, le président du Conseil national du patronat du Bénin (Cnpb) depuis l'estrade du stade Mathieu Kerekou de la capitale économique béninoise. Resté jusqu'ici en retrait de la vie politique béninoise, M. Ajavon a néanmoins apporté, par le passé, son soutien financier à différents partis. C'est aussi le cas de M. Talon, qui a financé les campagnes de M. Boni Yayi en 2006 et 2011, avant de passer dans l'opposition. La présidentielle béninoise verra donc s'affronter, cette année, "les deux plus puissants opérateurs économiques du pays", note l'analyste politique François Alladji.
M. Boni Yayi, qui achève son second mandat, a promis que son "nom ne figurera plus jamais sur aucun bulletin de vote". Le banquier d'affaires franco-béninois Lionel Zinsou, actuel Premier ministre, a été désigné comme candidat des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), le parti du président Boni Yayi.

AFP


Une vingtaine de candidats du premier tour de la présidentielle en Centrafrique ont exigé "l'arrêt des opérations électorales", dénonçant "une mascarade", dans une déclaration commune que l'Afp a pu consulter hier. Les signataires, qui font état de nombreuses irrégularités après la publication des premiers résultats partiels du scrutin du 30 décembre, refusent "d’être complices de cette mascarade électorale" et exigent "purement et simplement l'arrêt" des opérations "au profit d'un processus concerté". Ils invitent, en outre, "tous les acteurs impliqués à se mettre autour de la table pour définir les modalités pour la +sauvegarde de la nation+". Le texte affirme que les opérations électorales du 30 décembre "ont révélé de graves irrégularités et intimidations dans le déroulement du scrutin, et des manipulations de nature à remettre fondamentalement en cause la sincérité, la transparence et la crédibilité du scrutin", sans toutefois préciser lesquelles. Une vingtaine de candidats - sur un total de 30 - ont déjà signé ce texte, notamment Karim Meckassoua, présenté comme un des poids lourds de l'élection, et un ancien fils de président, Sylvain Patassé. En revanche, les candidats pour l'instant en tête de la course à la présidentielle après la publication, dimanche, de résultats encore très partiels - notamment Faustin Archange Touadéra et Anicet Georges Dologuélé - ne figurent pas parmi les signataires...

AFP


Les enseignants gabonais ont lancé, hier, une "grève d'un mois, renouvelable", pour faire aboutir leurs revendications salariales à l'appel de la Conasysed, qui regroupe les principaux syndicats de l'éducation nationale, a-t-on appris auprès d'un leader syndical. Nos revendications n'ont pas changé depuis des mois. Nous avions obtenu des engagements écrits et signés du gouvernement qui non seulement n'a pas respecté les échéances, mais n'en parle même plus", a expliqué à l'Afp Simon Ndong Edzo, délégué général de la Conasysed. Il a affirmé que le mouvement était "massivement suivi" depuis le début de la journée dans les établissements scolaires (primaires, collèges, lycées) du pays.
Les enseignants réclament le paiement de diverses primes (Prime d'incitation à la performance, Prime d'incitation à la fonction enseignante...) et rappels de soldes sur salaires concernant les années 2014 et 2015 "qui n'ont jamais été payés". Ils souhaitent également "l'intégration de nombreux enseignants du pré-primaires qui attendent leur affectation et travaillent sans salaire depuis des années", a affirmé M. Ndong Edzo....

AFP


Une dizaine de candidats à la présidentielle du 21 février au Niger, dont plusieurs favoris, ont déposé leur dossier de candidature à la date limite de dépôt fixée au 2 janvier, a appris dimanche l'Afp de sources concordantes.

Le président sortant, Mahamadou Issoufou, élu en 2011, le chef de file de l'opposition, Seïni Oumarou, l'ancien président Mahamane Ousmane et l'ex-président du Parlement Hama Amadou, écroué depuis mi-novembre dans l'affaire dite des "bébés trafiqués", ont déposé leur dossier, ont confirmé leurs partis respectifs.
Au total, une dizaine de candidats ont déposé leurs dossiers, selon une source proche du dossier. La presse locale évoque jusqu'à 16 candidatures. Les dossiers sont d'abord réceptionnés par le ministère de l'Intérieur qui doit les transmettre à la Cour constitutionnelle pour validation, avant le scrutin du 21 février. M. Issoufou, M. Oumarou, M. Amadou et M. Ousmane dominent la vie politique du pays depuis des années. Ils avaient déjà constitué le quarté du premier tour du scrutin en 2011. Plusieurs autres personnalités, dont l'ancien ministre du Plan Amadou Boubacar Cissé, l'ex-Premier ministre Cheiffou Amadou ou Abdou Labo, ex-ministre de l'Agriculture, ont également déposé leur candidature.
Deux des candidats déclarés, Hama Amadou et Abdou Labo, sont impliqués dans une affaire présumée de trafic de bébés avec le Nigeria.  M. Labo avait été incarcéré en août 2014 dans le cadre de cette affaire, avant d'être remis en liberté provisoire. Hama Amadou, opposant au président Issoufou, est écroué depuis le 14 novembre dans une prison au nord de Niamey. La justice nigérienne doit se prononcer, le 11 janvier, sur une nouvelle demande de liberté provisoire de M. Amadou. L'opposant a toujours dénoncé un "dossier politique" visant à "l'écarter de la présidentielle", alors que le gouvernement parle d'un "dossier de droit commun". L'Organisation internationale de la Francophonie (Oif) doit achever, cette semaine, "le contrôle" du fichier électoral du pays, réclamé par l'opposition.

AFP


Les premiers résultats partiels de l'élection présidentielle qui s'est tenue mercredi en Centrafrique confirmaient hier l'avance d'un outsider, Faustin Archange Touadéra (candidat indépendant) sur ses rivaux, d'après des résultats partiels portant sur un quart des électeurs inscrits.

Ces suffrages décomptés pour l'ensemble du pays et l'étranger représentent 522.514 voix, a détaillé le rapporteur général de l'Autorité nationale des élections (Ane), Julius Ngouadé Baba. Ancien Premier ministre (2008-2013) de l'ex-président François Bozizé renversé en 2013, Faustin Archange Touadéra, avec 120.838 voix, devance pour l'instant largement l'un des favoris Anicet Georges Dologuélé (68.547 voix), ancien Premier ministre d'Ange-Félix Patassé qui a reçu le soutien officiel du parti de Bozizé, ainsi que Désiré Kolingba, fils d'un ancien président, qui a reçu 39.952 voix. Martin Ziguélé, autre poids lourds de cette présidentielle souvent présenté comme le candidat de la France, et qui fut l'un des principaux opposants à l'ex-président Bozizé, totalise quant à lui 27.381 voix, et arrive cinquième derrière Jean-Serge Bokassa, un autre fils d'ancien président, avec 33.956 voix. Ces chiffres proviennent à la fois de Bangui (où 76% des votes ont été comptés), de huit provinces sur 16 ainsi que de l'étranger (16% des résultats traités), où de nombreux Centrafricains réfugiés et expatriés ont voté. Bien que partiels, ces résultats confirment les premières tendances annoncées samedi pour la seule la capitale centrafricaine, qui faisaient état d'une courte avance pour l'outsider Touadéra, créant la surprise à Bangui.  Près de deux millions d'électeurs centrafricains étaient appelés aux urnes mercredi pour élire un nouveau président et leurs représentants à l'Assemblée nationale...

AFP


Nouvelle étape dans les tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran : dimanche 3 janvier, le ministre saoudien des affaires étrangères a annoncé la rupture des relations diplomatiques entre son pays et Téhéran. Une décision qui fait suite aux violences ayant gagné l’Iran au lendemain de l’exécution du cheikh chiite Al-Nimr par Riyad.

L’Arabie saoudite « exige le départ sous 48 heures des membres de la représentation diplomatique iranienne », a déclaré Adel Al-Joubeir lors d’une conférence de presse à Riyad. Il a dénoncé « les ingérences négatives et agressives de l’Iran dans les affaires arabes qui entraînent souvent dégâts et destructions ». Pour le ministre, cette décision « confirme le refus [de l’Arabie saoudite] de traiter avec un Etat qui parraine le terrorisme, qui a causé la mort d’innocents en Arabie saoudite et a propagé le chaos et le confessionnalisme au Moyen-Orient et dans le monde musulman ».

Une réponse à l’attaque de son ambassade à Téhéran
Le ministre a accusé les autorités iraniennes de n’avoir rien fait pour empêcher l’attaque, par des manifestants iraniens, de l’ambassade saoudienne de Téhéran et du consulat à Machhad, dans le nord du pays, qui constituent « une violation flagrante de toutes les conventions internationales ». Des manifestants iraniens ont brièvement envahi l’ambassade d’Arabie saoudite à Téhéran dans la nuit de samedi à dimanche. Ils protestaient contre l’exécution du cheikh chiite Nimr Al-Nimr, virulent critique du régime saoudien. Ils ont réussi à pénétrer dans l’enceinte et ont commencé à y mettre le feu avant d’être chassés par la police. Le consulat saoudien à Machhad a également été attaqué. Le régime iranien avait pourtant rapidement tenté de calmer le jeu.
La police avait évacué l’ambassade saoudienne à Téhéran dans la nuit et 40 personnes ont été arrêtées. Tout en condamnant une nouvelle fois l’exécution du cheikh Al-Nimr, le président iranien, Hassan Rouhani, avait dénoncé des attaques « totalement injustifiables », « une insulte à l’Iran lui-même et une atteinte à son propre honneur ». Mais dans les rues de Téhéran, la colère n’était pas retombée dimanche et plus d’un millier de personnes ont de nouveau manifesté contre la mort d’Al-Nimr.

Le Monde avec l’AFP


Le groupe jihadiste Etat islamique (Ei) a menacé la Grande-Bretagne dans une nouvelle vidéo qui montre l'exécution de cinq "espions".

La vidéo, diffusée, hier, sur des sites jihadistes et rapportée par le centre américain de surveillance des sites islamistes (Site), débute avec les "aveux" devant la caméra de cinq hommes se disant originaires de Raqa, la "capitale" de facto de l'Ei en Syrie. Ils sont présentés par un jihadiste s'exprimant en anglais comme étant des "espions".
A Londres, le ministère des Affaires étrangères a réagi dans une brève déclaration, affirmant être "au courant de la vidéo (dont) nous examinons le contenu". Sur la vidéo, les propos des cinq hommes ne permettent pas d'identifier le ou les pays pour le compte desquels ils sont accusés d'espionnage, mais un d'eux évoque la coalition internationale conduite par les Etats-Unis, qui lutte contre l'Ei en Irak et en Syrie.  Ils disent à tour de rôle en arabe avoir fait passer des vidéos ou des photos dévoilant les conditions de vie à Raqa à des individus installés en Turquie, ou encore d'avoir surveillé les déplacements de combattants de l'Ei.
La séquence suivante montre les cinq hommes, vêtus de la tenue orange des détenus de l'Ei, agenouillés devant cinq hommes cagoulés vêtus de treillis militaire et armés d'un pistolet. "Ceci est un message à David Cameron", le Premier ministre britannique, dit l'un des jihadistes en s'exprimant avec un accent britannique. Il accuse les cinq hommes agenouillés d'être des "espions" à la solde de la Grande-Bretagne qui, selon lui, ont été "abandonnés" par le gouvernement britannique. Il a notamment affirmé que l'Ei poursuivrait "le jihad" contre la Grande-Bretagne, avant que les cinq hommes ne soient exécutés d'une balle dans la tête.
La Grande-Bretagne, qui bombardait les positions de l'Ei en Irak, effectue depuis début décembre des frappes aériennes en Syrie. L'Ei diffuse souvent des vidéos de propagande quand sur le terrain il subit des revers, estiment des experts. Cette semaine seulement, les forces irakiennes ont repris à l'Ei la ville de Ramadi, tandis qu'en Syrie une coalition de rebelles arabes et kurdes a repris le contrôle d'un barrage stratégique dans le nord.

AFP


Le milliardaire américain Donald Trump, favori des primaires républicaines à l'élection présidentielle de 2016, a déclaré, hier, ne pas regretter ses récents propos sur les musulmans, même s'ils ont été repris dans une vidéo de recrutement des islamistes somaliens shebab. "Je dis ce qu'il me faut dire", a assuré sur Cbs M. Trump, qui avait proposé, le 7 décembre, la fermeture "temporaire" des frontières des Etats-Unis aux musulmans, après la mort de 14 personnes dans un attentat d'inspiration jihadiste en Californie.  Le candidat conservateur, que ces propos largement condamnés dans le monde n'ont pas pénalisé dans les sondages, est apparu ensuite dans une vidéo de propagande des militants islamistes somaliens shebab, affiliés à Al-Qaïda. Cette vidéo de 51 minutes, destinée à attirer de nouvelles recrues, dénonce des discriminations raciales aux Etats-Unis. Les images de M. Trump apparaissent entre deux clips de l'islamiste américano-yéménite Anwar al-Awlaki, tué au Yémen lors d'une frappe d'un drone américain le 30 septembre 2011, appelant les musulmans américains à "fuir l'atmosphère oppressive de l'Occident pour les terres de l'Islam". Aux Etats-Unis, la candidate démocrate Hillary Clinton avait accusé M. Trump de "devenir le meilleur recruteur" de l'organisation Etat islamique, lors d'un débat pour les primaires démocrates. Donald Trump qui, de plus en plus, réserve ses attaques à Mme Clinton, a, par ailleurs, accusé, hier, l'ex-secrétaire d'Etat de Barack Obama d'avoir "causé un nombre phénoménal de morts avec ses décisions incompétentes", notamment en Irak et en Libye.

 AFP


Faustin Touadera RCAFaustin Archange Touadéra, ancien Premier ministre de François Bozizé, a gagné Bangui, la capitale centrafricaine, selon les premiers résultats provisoires de l’élection présidentielle publiés samedi par l’Autorité nationale des élections (ANE).

Après le décompte des huit arrondissements de la capitale, Faustin Archange Touadéra arrive en tête avec 30 mille voix, suivi du banquier, Anicet Georges Dologuélé (28 mille voix), et de Désiré Nzanga Bilal Kolingba, fils de l'ancien Président de la République, André Kolingba (25 mille voix).

L'ANE estime le taux de participation à 72% dans la capitale centrafricaine.

Ces résultats préjugent d'un second tour entre les deux premiers de ce trio de tête si la tendance se maintient sur toute l'étendue du territoire.

Selon le rapporteur général de l'ANE, Julius Rufin Gouandé Baba, les résultats des provinces qui commencent à arriver au centre de compilation seront rendus publics au fur et à mesure.

La Cour Constitutionnelle de Transition a publié un communiqué appelant les représentants des différents candidats à la présidentielle à se rendre ce samedi à son siège pour suivre le décompte des voix.

Source : APAnews


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