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Actualités Internationales (2809)

Un membre influent du Conseil constitutionnel du Cameroun, censé être indépendant et chargé notamment de proclamer les résultats de la présidentielle, a signé un appel à la candidature en 2018 du président Paul Biya, 85 ans, au pouvoir depuis 1982.

Dans une « motion de soutien » à Paul Biya, des responsables du parti au pouvoir et des chefs traditionnels originaires du sud du Cameroun, région d'origine du chef de l'Etat, lui demandent « solennellement de se porter candidat à l'élection présidentielle de 2018, pour laquelle il est assuré de (leur) soutien massif, unanime et inconditionnel ». Le nom de Jean Fouman Akame, membre du Conseil constitutionnel, figure sur la liste des signataires de cet appel qui a été publié par le quotidien d'Etat, Cameroon Tribune. « Paul Biya est notre candidat à la prochaine élection présidentielle, au regard de son bilan éloquent, de sa crédibilité nationale et internationale, diplomatique, économique, sociale et culturelle », ont écrit les auteurs de l'appel.

AFP

Donald Trump a annulé, hier, le sommet historique, prévu dans moins de trois semaines, à Singapour, avec le leader nord-coréen Kim Jong-un, dénonçant "l'hostilité" du régime de Pyongyang, tout en ne fermant pas la porte à une rencontre ultérieure.

C'est par un bref courrier d'une vingtaine de lignes adressé au dirigeant trentenaire que le 45e président des Etats-Unis a fait part de sa décision de renoncer au face-à-face du 12 juin dont il avait lui-même accepté le principe à la stupéfaction générale.

"J'estime qu'il n'est pas opportun, à ce stade, de maintenir cette rencontre", indique le locataire de la Maison Blanche dans ce texte rendu public par l'exécutif américain le jour même où Pyongyang annonçait le démantèlement de son site d'essais nucléaires de Punggye-ri, dans le nord-est du pays. Washington exige une dénucléarisation "complète, vérifiable et irréversible" de la Corée du Nord. Mettant en garde la Corée du Nord contre tout acte "irresponsable", M. Trump a assuré que l'armée américaine était "prête" à toute éventualité et que les Etats-Unis restaient déterminés à poursuivre la campagne de "pression maximale". Le président sud-coréen Moon Jae-in, qui était à la Maison Blanche mardi, a immédiatement exprimé ses "profonds regrets" et convoqué une réunion d'urgence, avec notamment son chef des services secrets et son ministre de la Réunification. Le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, s'est dit "profondément préoccupé" par cette annulation. Après plusieurs semaines de déclarations très optimistes sur ce tête-à-tête - le premier entre un président américain en exercice et un représentant de la dynastie des Kim qui règne sur la Corée du Nord depuis plus d'un demi-siècle - M. Trump avait changé de ton ces derniers jours.

"J'étais impatient de vous retrouver là-bas", explique-t-il dans sa missive qui oscille entre un certain formalisme et un ton, par moments, beaucoup plus direct.

"Malheureusement, au regard de l'énorme colère et de l'hostilité affichée dans votre dernière déclaration en date, j'estime qu'il n'est pas opportun, à ce stade, de maintenir cette rencontre prévue depuis longtemps", ajoute-t-il.

"Si vous changez d'avis en ce qui concerne ce très important sommet, s'il vous plaît, n'hésitez pas à m'appeler ou à m'écrire", ajoute le président américain qui avait beaucoup investi, d'un point de vue politique, dans ce sommet, allant jusqu'à évoquer, à plusieurs reprises, l'hypothèse d'un Prix Nobel de la paix mise en avant par certains élus républicains.

Après des mois de rapprochement et de détente diplomatique, la Corée du Nord a opéré, la semaine dernière, un spectaculaire retour à sa rhétorique traditionnelle, annulant une rencontre intercoréenne et évoquant la possibilité de remettre en cause le sommet.

AFP

Le secrétaire permanent de la force militaire G5-Sahel, Maman Sidikou, a réclamé au Conseil de sécurité des Nations unies "un mandat renforcé" pour cette unité antijihadiste naissante qui peine à assurer une pleine capacité d’intervention.

"Nous sommes encore loin d’avoir atteint une bonne vitesse de croisière dans la mise en œuvre concrète de notre réponse sécuritaire à la crise qui menace de déstabiliser totalement le Sahel et ses environs", a-t-il résumé.

"Même si plus de 80% de nos effectifs sont déjà déployés à notre quartier-général de Sévaré et au niveau des trois zones opérationnelles, il n’en demeure pas moins que nos troupes sont encore généralement mal équipées, les bases militaires et, plus globalement, la logistique nécessaire à une intervention efficace font défaut", a-t-il précisé. A terme, la force G5-Sahel, formée de troupes du Niger, de Mauritanie, du Tchad, du Mali et du Burkina Faso, doit comprendre 5000 militaires.

Pour Maman Sidikou, l'Onu doit fournir un "apport à un niveau plus approprié" à la force G5-Sahel que l'actuel soutien logistique fourni par sa force de Casques bleus déployés au Mali qui reste trop limité. Ceci passe "par des contributions obligatoires" des membres de l'Onu, a-t-il estimé. En raison d'une opposition de longue date des Etats-Unis à voir l'Onu s'impliquer dans la force G5-Sahel, le financement et les moyens de cette dernière ne viennent que de contributions financières volontaires (pays fournissant les troupes ainsi que la France, l'Union européenne, l'Arabie saoudite...).

Il est nécessaire "de doter la Force conjointe (G5-Sahel) d’un mandat renforcé" et "des ressources nécessaires pour achever son opérationnalisation et assurer sa pleine capacité d’intervention", a insisté M. Sidikou qui a dirigé, au cours de sa carrière, plusieurs opérations de maintien de la paix de l'Onu.

"Il reste encore beaucoup à faire", a indiqué la secrétaire générale adjointe aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, Bintou Keïta, en évoquant les "retards" pris dans la mise en œuvre de la force. Elle a aussi réclamé "des contributions obligatoires" des membres de l'Onu pour assurer une aide pérenne au G5-Sahel.

Fatima Kyari Mohammed, observateur permanent de l'Union africaine auprès des Nations unies, a aussi réclamé un soutien plus fort de l'Onu à l'unité militaire naissante, avec "un mandat robuste sous chapitre 7" de la Charte qui autorise le recours à la force.

AFP

Le Cap-Vert a ouvert une enquête sur la traversée de l'Atlantique effectuée par 25 migrants ouest-africains depuis l'archipel jusqu'au Brésil, où ils ont été secourus, samedi, par des pêcheurs, ont indiqué les autorités.

"Il n'y avait pas de Cap-Verdiens à bord. Mais, vu que le navire a commencé sa traversée au Cap-Vert, nous allons enquêter, pour que d'autres cas ne se produisent pas", a déclaré, mercredi soir, à la télévision, le ministre des Affaires étrangères, Luis Filipe Tavares.

Le bateau, un catamaran battant pavillon haïtien, avait à son bord 25 migrants et deux ressortissants brésiliens, selon un communiqué de la marine brésilienne. Les passagers, tous des hommes, étaient originaires de Guinée, du Sénégal et du Nigeria, a indiqué le département des droits de l'Homme de l'Etat du Maranhao (nord-est du Brésil).

Selon les médias brésiliens O Imparcial et G1, qui soupçonnent les deux Brésiliens d'avoir été des passeurs, la traversée a duré 35 jours, mais le détail de son itinéraire n'était pas connu dans l'immédiat. Des pêcheurs ont repéré, samedi, le bateau dérivant au large de la ville portuaire de Sao Jose de Ribamar, au sud de l'embouchure de l'Amazone, selon la marine brésilienne.

Une tentative des autorités de localiser l'embarcation par voie aérienne ayant échoué, elle a été remorquée par les pêcheurs. Au moment de l'arrivée au port, "il n'y avait plus d'eau ou de nourriture à leur donner, parce que nous étions à court de provisions", a expliqué le capitaine du chalutier, cité par la marine.

A terre, les migrants ont "reçu des soins et de la nourriture", avant d'être confiés à la police fédérale brésilienne pour enquête, selon le département des droits de l'Homme du Maranhao.

AFP

Deux groupes d'autodéfense ont été récemment créés dans le centre du Mali pour défendre respectivement les populations peule et dogon, frappées par les violences intercommunautaires, a appris, hier, l'Afp auprès de leurs responsables.

"Je suis le président de la Coordination du bureau national du groupe d'autodéfense +Dana Amassagou+, qui veut dire +les chasseurs qui se confient à Dieu+", a déclaré à l'Afp David Tembiné, chef de ce groupe de chasseurs dogons. "Nous sommes le nombre qu'il faut pour défendre nos parents contre les milices, notamment peules, qui les attaquent", dans des zones où l'Etat est absent, a assuré M. Tembiné.

De son côté, l'Alliance pour le salut du Sahel entend défendre "les civils peuls du Mali et du Burkina Faso contre les exactions", a expliqué à l'Afp un de ses responsables, Yessouf Diallo.
"La région de Mopti a une frontière avec le Burkina Faso où des Peuls vivent aussi. Nous allons les protéger également", a ajouté M. Diallo, un ancien fonctionnaire malien.

Les violences se multiplient, depuis plus de trois ans, dans le centre du Mali, entre Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l'agriculture. Dans cette région, "les conditions de protection (des civils, Ndlr) se sont encore détériorées", déplore, dans son dernier rapport trimestriel sur le Mali, le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres. Les groupes jihadistes y ont "exacerbé les tensions et les violences intercommunautaires, surtout entre les Peuls et les Dogons, et fait un nombre de victimes civiles sans précédent" dans leurs opérations visant les forces maliennes et étrangères, selon le rapport. La communauté peule accuse régulièrement les autorités de tolérer, voire d'encourager, les exactions de groupes de chasseurs traditionnels à son encontre, au nom de la lutte contre les jihadistes ; ce que dément catégoriquement le gouvernement.

A la suite de violences contre des Peuls et des Touareg près de la frontière avec le Niger (nord-est), le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr) avait relevé que de tels actes "ne sont pas rares dans cette région à cette période, "en raison des aléas climatiques qui rendent difficile l'accès à l'eau et aux pâturages".

AFP

L'Iran continue de respecter l'accord de 2015 sur son programme nucléaire, a indiqué, hier, l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea) dans un rapport auquel l'Afp a eu accès.

Le rapport indique que l'Iran respecte les restrictions prévues par l'accord sur ses installations nucléaires. Ces informations de l'Aiea interviennent alors que le président américain Donald Trump a décidé, le 8 mai, de sortir de l'accord international sur le nucléaire iranien.

L'Aiea considère toutefois qu'une "coopération proactive et rapide de la part de l'Iran pour fournir un accès (aux inspecteurs de l'Aiea, Ndlr) faciliterait la mise en œuvre et améliorerait la confiance". Un haut diplomate de l'Aiea a précisé que cette mention n'était pas motivée par un manque de coopération de la part de Téhéran ou un changement de comportement de sa part. L'Aiea "encourage l'Iran à aller au-delà des exigences" posées par l'accord du 14 juillet 2015 afin d'améliorer la confiance. L'Iran pourrait ainsi inviter les inspecteurs de l'agence sur des sites auxquels ils n'ont pas demandé l'accès, a-t-il suggéré. Comme lors de ses précédents rapports, l'organe onusien confirme que le nombre de centrifugeuses dans l'usine d'enrichissement de Natanz restait inférieur aux 5600 déterminées dans l'accord et que le stock d'uranium faiblement enrichi "n'a pas dépassé 300 kg". L'uranium hautement enrichi (au-delà de 90 %) est utilisé pour les armes nucléaires. Faiblement enrichi (à moins de 20 %), il a des applications civiles, notamment pour la production d'énergie.

AFP

Les quatre jihadistes présumés, dont trois ont été tués dans une opération, mardi, dans un quartier en périphérie sud-est de Ouagadougou, "projetaient une attaque" dans la capitale, a affirmé, hier, la procureure du Burkina Faso, Maïza Sérémé.

La procureure a aussi souligné un "lien entre les occupants de la villa et les assaillants des attaques terroristes du 2 mars 2018" ayant visé l’état-major général des armées et l’ambassade de France à Ouagadougou (8 morts et 85 blessés).

"Il est établi qu’ils (les jihadistes présumés) projetaient une attaque dans la capitale, courant juin, contre des cibles importantes", a déclaré Mme Sérémé au cours d'une conférence de presse, sans dévoiler ces cibles.

Trois jihadistes présumés ont été tués lors de l'assaut des forces de sécurité dans la nuit de lundi à mardi contre une villa de Ouagadougou. Un quatrième a été arrêté.  L'assaut a coûté la vie à un gendarme. Six personnes, dont quatre gendarmes, ont été blessées au cours de l'opération.
L’enquête a révélé "un lien" entre les jihadistes présumés tués ou arrêtés et l'attaque du 2 mars. "Une des plaques d’immatriculation trouvées dans la villa est celle du vélomoteur utilisé dans l’attaque de l’état-major général. Une autre plaque saisie renvoie à un véhicule aux caractéristiques identiques à celui de marque Nissan Almera qui a explosé au sein de l’état-major", a souligné la procureure.

"Un arsenal de guerre composé de fusils de type AK47 (kalachnikov), un fusil mitrailleur PKMS, deux pistolets automatiques, un revolver, 1097 cartouches de 7,62 et 28 chargeurs pour fusils AK47, des pains plastiques, des clous, des cordons détonants, des détonateurs, des grenades, des tenues militaires de l’armée burkinabè et de l’armée française ont été découverts dans la villa", a expliqué la procureure, détaillant les révélations, la veille, du ministre de la Sécurité, Clément Sawadogo. "Les premiers éléments de l’enquête font ressortir que les quatre individus qui occupaient la villa depuis le 10 mai 2018 sont de nationalité burkinabè et malienne", a-t-elle affirmé.

L’interrogatoire de la personne interpellée --un "Malien se présentant comme Cissé Mohamed"-- "n’a pas révélé grand-chose", car il était arrivé du Mali "deux ou trois jours" auparavant, a indiqué Mme Sérémé. Ces assaillants "appartiendraient au même groupe terroriste +Al Mourabitoune+", un des groupes composant le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Gsim), qui avait revendiqué l’attaque du 2 mars.

Selon la procureure, "le cerveau du groupe, Sawadogo Abdoulaye, alias Abdallah (un Burkinabè décédé dans l'assaut), jouait au recruteur. Ensuite, il formait les gens au Mali". "C’est vraiment quelqu’un de très impliqué dans le terrorisme, et il voulait installer le jihad au Burkina", a-t-elle ajouté. Elle a aussi précisé qu'il était impliqué dans "plusieurs attaques" menées sur le sol burkinabè dont celle de la brigade territoriale de gendarmerie de Samorogouan (ouest), perpétrée par une cinquantaine d’hommes en octobre 2015 et qui avait causé la mort de trois gendarmes.

AFP

Réduction du nombre des parlementaires, introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives et limitation des mandats électifs : les points les plus emblématiques de la réforme des institutions françaises ont été adoptés, hier, en Conseil des ministres, prêts désormais à un parcours parlementaire.

La réforme promise par le président Emmanuel Macron ambitionne de réduire de 30 % le nombre des membres du Parlement pour aboutir à 404 députés (contre 577) et 244 sénateurs (contre 348). Elle prévoit une dose de 15 % de proportionnelle, réclamée par les "petits" partis, en vertu de l'équité, mais sévèrement critiquée par d'autres qui l'accusent d'augmenter automatiquement la représentation du parti d'extrême droite, le Front national. Enfin, la limitation à trois mandats pour les parlementaires et les présidents d'exécutifs locaux est aussi au menu, mais sera "très limitée", selon le gouvernement lui-même, ne concernant que des mandats identiques, complets et successifs, et notamment pas les maires des communes de moins de 9000 habitants, soit 97% des maires. "Il s'agit de réformes ambitieuses qui vont permettre de changer totalement notre panorama politique", a assuré le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, en présentant les deux projets de loi portant ces dispositions qui complètent le texte constitutionnel adopté deux semaines plus tôt et consacré à l'indépendance de la justice et aux pouvoirs du Parlement.

Elles ne font pourtant pas l'unanimité : l'opposition de droite comme celle de gauche ont ainsi critiqué les tailles dans les rangs parlementaires qui aboutiront, selon elles, à créer des députés "hors sol", "dans des circonscriptions Xxl".

AFP

Le Parlement mozambicain a voté, hier, à l'unanimité, une réforme de la Constitution décidée dans le cadre des discussions de paix engagées entre le président Filipe Nyusi et le défunt chef de l'ex-rébellion de la Renamo, Afonso Dhlakama.

"Aujourd'hui, nous approuvons une révision partielle de la Constitution de la République. Nous le devons à notre grand dirigeant, son Excellence Afonso Dhlakama", a déclaré la cheffe du groupe parlementaire de la Renamo, Ivone Soares.

Cette réforme prévoit particulièrement que les gouverneurs des dix provinces, jusque-là nommés par le seul gouvernement de Maputo, le seront, dès 2019, sur proposition du parti politique qui a remporté les élections provinciales. Elle constituait une revendication de longue date de M. Dhlakama et de son mouvement qui a remporté les dernières élections locales dans cinq des dix provinces du pays.

Le chef historique de la Résistance nationale du Mozambique (Renamo), qui a dirigé le mouvement pendant trente-neuf ans, est décédé le 3 mai, à l'âge de 65 ans, dans les montagnes de Gorongosa (centre) où il vivait retranché depuis 2015.

Ancienne guérilla transformée en parti politique à la fin de la guerre civile (1976-1992), la Renamo avait repris les armes en 2013 pour dénoncer la mainmise du parti au pouvoir, le Front de libération du Mozambique (Frelimo), sur le pays.

M. Dhlakama avait cependant entamé, depuis des mois, des discussions de paix avec le président Nyusi. Sa disparition soudaine a jeté un doute sur l'issue des négociations qui butent encore sur la question épineuse de l'intégration des "combattants" de la Renamo dans l'armée et la police mozambicaines. Le chef de l'Etat a promis de poursuivre les pourparlers avec la nouvelle direction de la Renamo.

AFP

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé l'expulsion du chargé d'affaires américain à Caracas, plus haut représentant diplomatique des Etats-Unis, après l'imposition de nouvelles sanctions économiques par Washington au lendemain de sa réélection controversée dimanche.

"J'ai déclaré persona non grata le chargé d'affaires des Etats-Unis (Todd Robinson, ndlr), et j'annonce son départ dans les 48 heures", a déclaré le président socialiste dans un discours au Conseil national électoral. M. Maduro répliquait ainsi au décret signé, lundi, par son homologue américain, Donald Trump, et visant à réduire la capacité de Caracas à vendre ses actifs. "Je rejette toutes les sanctions contre la République bolivarienne du Venezuela, car elles font du mal, elles provoquent de la souffrance au peuple vénézuélien", a déclaré le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 2013 et réélu dimanche pour un nouveau mandat jusqu'en 2025. Nicolas Maduro a également ordonné l'expulsion du numéro deux de la mission diplomatique (les deux pays n'ont plus d'ambassadeurs respectifs depuis 2010), Brian Naranjo, qu'il a accusé d'être le représentant à Caracas de la Cia. Les deux hommes "doivent quitter le pays dans les 48 heures en protestation et en défense de la dignité de la patrie vénézuélienne ; ça suffit les conspirations !" a lancé le président qui a accusé M. Robinson de mener un complot militaire contre lui, de vouloir détruire l'économie du pays et de promouvoir l'abstention lors du scrutin présidentiel de dimanche. "Nous allons présenter des preuves au pays de la conspiration dans le domaine militaire du chargé d'affaires des Etats-Unis et de son ambassade, de la conspiration dans le domaine économique et de la conspiration dans le domaine politique", a assuré M. Maduro, qualifiant M. Robinson de "conspirateur actif qui abuse et viole la loi internationale".

AFP -

 

Trois jihadistes présumés ont été tués au cours d'un assaut des forces de sécurité, dans la nuit de lundi à hier, contre une villa de Ouagadougou.

Un gendarme participant à l'opération a succombé à ses blessures peu après l'assaut. Les trois jihadistes étaient "en lien avec les attentats du 2 mars" qui ont tué huit personnes et blessé 85 dans la capitale burkinabè, a affirmé à la presse le ministre de la Sécurité, Clément Sawadogo.
Depuis ces attentats contre l’état-major général des armées et contre l’ambassade de France, tous les services de sécurité et de renseignement travaillaient "au coude à coude pour démanteler le réseau de présumés jihadistes ou terroristes", a expliqué le ministre.

"Dans la nuit du 21 au 22, à partir de 01h30 du matin, une opération de traque de ce groupe a été déployée pour mettre hors d’état de nuire ces éléments (...) en lien avec les attentats du 2 mars", a-t-il poursuivi. Les habitants de la maison avaient "un arsenal de combat qu’ils ont utilisé pour riposter contre nos hommes". "Donc, c’est clair que c’était véritablement des terroristes équipés pour exécuter des missions", a ajouté le ministre.

Selon lui, les présumés terroristes, dont les nationalités restent pour l'instant inconnues, "avaient des AK47, un PKMS (mitrailleuse), des grenades, des tenues militaires burkinabè et françaises". Un quatrième homme a été capturé. Un gendarme a succombé à ses blessures, quatre ont été blessés ainsi que deux civils habitant des maisons mitoyennes. Les forces de sécurité ont interpellé une trentaine de personnes.

AFP -

 

Les Palestiniens ont appelé, hier, la Cour pénale internationale à "ouvrir immédiatement une enquête" sur des crimes de guerre présumés envers les Palestiniens, après les manifestations dans la bande de Gaza au cours desquelles 62 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki, s'est entretenu, durant une heure, avec la procureure de la Cpi, Fatou Bensouda, au siège de la cour à La Haye. Il s'agit d'une "étape importante et historique vers la justice pour le peuple palestinien qui continue de souffrir de crimes généralisés et systématiques", a-t-il déclaré aux journalistes à l'issue de cet entretien. A la demande des Palestiniens après la guerre de Gaza, à l'été 2014, la Cpi a lancé, en 2015, des investigations préliminaires sur des accusations de crimes de guerre en Israël et dans les territoires palestiniens. Mais, elle doit encore éventuellement décider l'ouverture d'une enquête.

"Cette étape vise à obtenir justice en recherchant les responsabilités", a déclaré M. Maliki. Selon lui, "les responsables de ces crimes, cités dans la demande, doivent rendre des comptes pour leurs actions sans délai supplémentaire".
L'initiative palestinienne intervient "en raison de l'intensité, du rythme et de la gravité des crimes contre notre peuple" y compris la prise pour cible de "manifestants non armés dans la bande de Gaza", a argué le ministre.

Le 14 mai, alors que les Etats-Unis inauguraient leur ambassade à Jérusalem, 62 Palestiniens ont été tués, durant des manifestations dans la bande de Gaza, par les tirs de soldats israéliens postés à la barrière séparant Israël de l'enclave palestinienne sous blocus. Depuis le 30 mars, des Palestiniens manifestent ainsi régulièrement pour le droit des réfugiés à revenir sur les terres de 1948, année de la création d'Israël, et contre le blocus imposé depuis plus de 10 ans par Israël sur l'enclave palestinienne. Au moins 118 Palestiniens ont été tués par les tirs des soldats israéliens depuis cette date.
Israël n'a cessé de proclamer que cette protestation massive était orchestrée par le mouvement islamiste palestinien Hamas qui gouverne la bande de Gaza et auquel il a livré trois guerres depuis 2008.

AFP -

 

Le président américain Donald Trump a affirmé, hier, que son sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, prévu le 12 juin, à Singapour, pourrait être reporté, tout en jugeant que ce dernier était "sérieux" dans sa volonté de dénucléariser son pays.

C'est la première fois que le locataire de la Maison Blanche évoque ouvertement un possible report de ce face-à-face historique dont il avait accepté le principe, le 8 mars, à la surprise générale, après des mois de surenchère verbale avec l'homme fort de Pyongyang. "Il est possible que ça ne marche pas pour le 12 juin", a dit M. Trump, assis dans le Bureau ovale au côté de son homologue sud-coréen, Moon Jae-in. "Si la rencontre n'a pas lieu, elle aura peut-être lieu plus tard", a-t-il ajouté, évoquant "certaines conditions", sans détailler.

M. Moon, de son côté, a opté pour une tonalité nettement plus optimiste, se disant convaincu que le sommet à venir serait "couronné de succès" et que M. Trump serait l'acteur central d'un "tournant historique" sur la péninsule.
Interrogé sur la réelle volonté du dirigeant nord-coréen, de près de 40 ans son cadet, de renoncer à l'arme nucléaire, le président américain a jugé que ce dernier était "très sérieux", tout en reconnaissant ne pouvoir prédire l'issue des négociations en cours. Washington exige une dénucléarisation "complète, vérifiable et irréversible", mais le Nord n'a pas véritablement dévoilé son jeu et envoyé des signaux parfois confus sur ce thème. Fait notable, M. Trump  a aussi laissé pointer son mécontentement vis-à-vis du président chinois Xi Jinping dont il a, par le passé, loué la fermeté sur le dossier nord-coréen.

Evoquant la deuxième visite de Kim Jong-un à Pékin, en l'espace de quelques semaines, il a relevé une différence de ton de la part de ce dernier après ce voyage à Pékin, principal allié de la Corée du Nord. "Les choses ont changé après cette rencontre et je ne peux pas dire que cela me rende très heureux", a-t-il expliqué. "Le président Xi est un joueur de poker de niveau mondial", a-t-il lancé, laissant entendre que le puissant dirigeant chinois jouait sur différents tableaux.

Lundi déjà, il s'était ouvertement inquiété que Pékin lâche trop de lest, trop vite. "La Chine doit continuer à être forte et étanche sur la frontière avec la Corée du Nord jusqu'à ce qu'un accord soit conclu", avait-il tweeté, évoquant une frontière devenue "bien plus poreuse récemment".

AFP

 

Le gouvernement malien a affirmé, hier, que "12 terroristes" ont été tués, samedi, dans une localité proche du Burkina Faso, lors d’un accrochage avec l'armée, mais des sources locales maintiennent que les personnes abattues, au nombre d'une quinzaine, étaient des "civils".

"Les Forces armées maliennes (Fama), sous contrôle opérationnel de la Force conjointe du G5 Sahel, lors d'une patrouille de sécurisation de la foire hebdomadaire de Boulkessy, ont été accrochées par des terroristes", a indiqué, dans un communiqué, le ministre de la Défense, Tièna Coulibaly. "Les Fama déplorent un mort, mais douze terroristes ont été neutralisés et des motos et des vélos leur appartenant détruits", selon le texte. "C'est un pure mensonge. Ce sont 15 de nos parents civils peuls, sonraï et burkinabés qui ont été massacrés par l'armée malienne", a affirmé à l'Afp Hamadou Diallo, un habitant de Bamako originaire de Boulkessy, après avoir parlé à des proches.

"Deux jeunes à moto ont attaqué et tué un militaire malien. Un renfort militaire est venu ensuite pour assassiner quinze civils. C'est ça la vérité", a-t-il ajouté.
Souleymane Diallo, originaire également de Boulkessy, affirme avoir reçu à son domicile de Bamako "une trentaine de personnes" venues présenter leurs condoléances "pour les 15 civils tués". Il a ainsi ajouté : "L'enterrement de nos parents a eu lieu (lundi) matin". Un chauffeur de camion local joint brièvement par l'Afp assure avoir "assisté au massacre de civils". "Ils sont venus (l'armée) ; ils ont tué des civils. Ce ne sont pas des terroristes", a-t-il expliqué.

"Nous avons, comme d'autres, appris que ce sont des habitants de la localité qui ont perdu la vie", a indiqué, dimanche, une source militaire africaine du G5 Saleh. "Nous avons la certitude qu'aucune arme de guerre ni de grenades n'ont été récupérées sur les plus de douze personnes tuées", a déclaré cette source.
La minorité peule de cette région soutient être systématiquement soupçonnée de collusion avec les groupes jihadistes. Elle avait déjà récemment accusé les forces de sécurité maliennes d'avoir commis des "exécutions sommaires" à son encontre.

AFP



Le Conseil de sécurité envisage de sanctionner six chefs de réseaux de trafiquants de migrants actifs en Libye, un processus qui serait une première pour l'Onu, mais qui reste dépendant d'une décision de la Russie, selon des documents obtenus, hier, par l'Afp.

"Le Conseil de sécurité étudie des sanctions contre six individus impliqués dans des trafics de migrants et d'êtres humains en Libye", a révélé l'ambassadrice américaine à l'Onu, Nikki Haley, lors d'une réunion consacrée à la Libye. "Nous regrettons que le Conseil de sécurité n'ait pas été en mesure de trouver un consensus sur la désignation" des individus concernés, a-t-elle ajouté sans citer de noms. "Il y a un soutien régional fort pour ces désignations. Et les preuves montrant l'implication de ces six personnes sont claires", a précisé la diplomate, espérant un accord rapide pour "dissuader" les trafiquants de migrants.

Proposées par les Pays-Bas, les sanctions --gel de comptes bancaires, interdiction de voyager-- visent deux Erythréens, Ermias Ghermay et Fitiwi Abdelrazak, ainsi que quatre Libyens, Ahmad Oumar al-Dabbashi, Musab Abu-Qarin, Mohammed Kachlaf et Abd al Rahman al-Milad, le chef d'une unité de garde-côtes. Le 8 mai, la Russie a toutefois demandé la suspension du processus de désignation de ces six personnes, affirmant avoir "besoin de davantage d'informations". Moscou a aussi réclamé un partage des "preuves abondantes" évoquées en provenance de "sources de confiance" qui accusent ces six individus. La Russie voudrait aussi savoir en quoi "le problème va être résolu sans s'attaquer (aussi) aux criminels des pays d'origine et de destination", notant que des documents parlent de réseaux "s'étendant à plusieurs pays européens et aux Etats-Unis".       

A l'appui de sa demande de suspension, la Russie souhaite également que la Libye soit associée au processus de désignation des personnes visées, jugeant que les accusations à leur encontre sont davantage de nature criminelle que liées à des violations des droits de l'Homme.

…et appelle à faire avancer le processus politique

Ghassan Salamé, envoyé spécial de l'Onu pour la Libye, a appelé, hier, les dirigeants libyens à faire avancer le processus politique pour tenir des élections "au plus tôt" dans ce pays, lors d'une réunion du Conseil de sécurité.

"Il est essentiel que le processus politique avance", a-t-il dit durant une liaison vidéo avec les 15 membres du Conseil, sans donner d'indications sur un calendrier électoral. "Alors que les élections devraient se tenir au plus tôt, les conditions adéquates sont nécessaires avec un nouveau cycle d'inscriptions électorales, un engagement à l'avance à respecter les résultats, des arrangements financiers et en matière de sécurité", a-t-il précisé. Ghassan Salamé a déploré que "les vues libyennes divergent radicalement" sur le projet de la nouvelle Constitution. "Alors que certains prônent d'organiser directement un référendum, d'autres ne sont pas d'accord avec le texte et demandent des amendements". Une partie pousse aussi à un "retour à la précédente Constitution ou réclame des garanties spécifiques, assurant qu'à défaut, elle s'opposera catégoriquement à l'organisation d'un référendum", a indiqué le responsable de l'Onu.

Sur ce, il a promis de dévoiler des propositions pour un référendum ou des élections nationales lors d'une prochaine rencontre avec le Conseil de sécurité, tablant toujours sur un scrutin en 2018.
"Le statu quo n’est pas acceptable et il appartient désormais aux acteurs politiques libyens de respecter la volonté populaire qui est favorable aux élections", a abondé, lors de la discussion, l'ambassadeur français François Delattre.
"Les dirigeants libyens doivent s'engager dans le processus électoral et à respecter la volonté du peuple libyen", a aussi dit son homologue américaine, Nikki Haley. "Depuis 2012, les Etats-Unis ont donné plus de 32 millions de dollars pour préparer les élections et rédiger une nouvelle Constitution", a-t-elle rappelé, exhortant les autres donateurs à fournir leur part aux organisateurs des élections.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, en 2011, la Libye peine à se relever et reste déchirée par des luttes de pouvoir. De même, elle est minée par une insécurité chronique. La Lybie est dirigée par deux autorités rivales : à Tripoli par le gouvernement d'union nationale (Gna) soutenu par la communauté internationale, et dans l'est par un cabinet parallèle appuyé par l'Armée nationale libyenne (Anl) autoproclamée par le général Khalifa Haftar.

AFP

 

Les Etats-Unis ont menacé l'Iran de sanctions "les plus fortes de l'Histoire" s’il ne se plie pas à leurs conditions draconiennes pour conclure un "nouvel accord" beaucoup plus vaste. Cela, après le retrait américain controversé du texte sur le nucléaire iranien.

"L'Iran n'aura plus jamais carte blanche pour dominer le Moyen-Orient", a déclaré, hier, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, en présentant la "nouvelle stratégie" des Etats-Unis après la décision fracassante annoncée, le 8 mai, par Donald Trump. "Qui êtes-vous pour décider pour l'Iran et le monde ? L'époque de telles déclarations est révolue", a réagi le président iranien Hassan Rohani -- un modéré que le secrétaire d'Etat américain a tenu à mettre, dans son discours, sur le même plan que les durs du régime.

Mike Pompeo a toutefois affiché une possible ouverture à l'égard du régime iranien, se disant prêt à négocier avec lui un "nouvel accord" beaucoup plus vaste et beaucoup plus strict, pour qu'il "change d'attitude". "En échange de changements majeurs en Iran, les Etats-Unis sont prêts" à lever, à terme, leurs sanctions et à "rétablir l'ensemble des relations diplomatiques et commerciales". Mais, cela n'interviendra qu'après des "évolutions concrètes, prouvées et sur la durée" des douze conditions draconiennes présentées par le secrétaire d'Etat.

Sur le volet nucléaire, les demandes américaines vont bien au-delà de l'accord de 2015 : l'Iran doit reconnaître la dimension militaire passée de son programme ; cesser tout enrichissement d'uranium et fermer son réacteur à eau lourde ; donner aux inspecteurs internationaux accès sans conditions à tous les sites du pays. Téhéran, a-t-il poursuivi, doit aussi mettre fin à la prolifération de missiles balistiques et au développement et essais de missiles à capacité nucléaire. Enfin, la République islamique doit se retirer de Syrie où elle soutient le régime de Bachar al-Assad, cesser de soutenir des groupes "terroristes" (Hezbollah libanais, Jihad islamique palestinien, talibans afghans et Al-Qaïda), de s'ingérer dans les conflits ou les affaires de ses voisins (au Yémen, en Irak ou au Liban), ou d'en menacer d'autres, comme Israël ou l'Arabie saoudite, a énuméré Mike Pompeo. Ces douze conditions "peuvent sembler irréalistes", a reconnu Mike Pompeo, mais ce sont des demandes "basiques". "Au bout du compte, le peuple iranien devra faire un choix sur ses dirigeants", a-t-il lancé.

AFP

 

Avec près de 70% des suffrages exprimés, le chef de l'Etat sortant devance largement son adversaire Henri Falcón, qui n'en recueillerait que 21%. L'opposant annonce lui qu'il ne reconnaît pas les résultats du scrutin, marqué selon lui par des irrégularités, et demande un nouveau scrutin. Près de 20 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes de cette présidentielle anticipée, dans un pays en proie à un chaos économique et sécuritaire depuis de nombreux mois.

Le Burundi s’acheminait vers une large victoire du oui au référendum constitutionnel de jeudi, qui pourrait permettre au président Pierre Nkurunziza de rester en poste jusqu’en 2034, selon les premiers résultats partiels publiés hier. Ces résultats sont ceux qui ont été envoyés à la Commission électorale (Ceni) pour 14 des 18 provinces du pays, soit environ 70 % des quelque 4,8 millions d'électeurs inscrits.
Le oui obtient des scores oscillant entre 50 et 85 % dans ces 14 provinces, pour certaines des bastions de l'opposition. Ces résultats ont été publiés par un collectif de 15 radios publiques et privées œuvrant sous l'égide du ministère en charge des médias. Dans la capitale, Bujumbura (ouest), et les provinces de Bujumbura rural (ouest) et de Bururi (sud), où le Cndd-Fdd, le parti au pouvoir, avait perdu tous les scrutins jusqu'ici, le oui obtient respectivement 53,9  %, 75,7 % et 51,9 %.
Le oui est également largement en tête dans les provinces de Kirundo (83,1 %), Muramvya (78,5 %), Rumonge (68,9 %), Bubanza (81,6 %), Mwaro (61,6 %), Ruyigi (72 %), Karuzi (83,7 %), Gitega (71,4 %), Makamba (66,5 %), Rutana (62,1 %) et Ngozi (84,2 %). Dans ces 14 provinces, le taux de participation est supérieur à 90 %, selon la même source. La Ceni n’a pas encore indiqué quand seraient communiqués les ré

sultats officiels. Mais, un de ses cadres a confié à l'Afp que cela pourrait avoir lieu samedi. Les tenants du non ont condamné la pression mise par les partisans du pouvoir sur les électeurs pour qu'ils votent en faveur de la réforme.

| AFP |

La Commission européenne a lancé, hier, la procédure officielle visant à activer la "loi de blocage" afin de contrecarrer les effets extraterritoriaux des sanctions américaines pour les entreprises européennes voulant investir en Iran, comme annoncé la veille par son président Jean-Claude Juncker.

Cette réglementation européenne avait été créée en 1996 pour contourner l'embargo sur Cuba, mais jamais utilisée, car la crise avait été résolue politiquement. Bruxelles espère pouvoir l'adapter d'ici le 6 août, lorsque les premières sanctions nouvellement décidées par les Etats-Unis prendront effet, explique la Commission dans un communiqué. "Nous devons maintenant agir", avait justifié M. Juncker, jeudi, à l'issue d'un sommet européen à Sofia où il a reçu le soutien "unanime" des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Ue. Après le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien (Jcpoa), les Européens se sont engagés pour le poursuivre.

"La levée des sanctions liées au nucléaire est une part essentielle du Jcpoa. L'Union européenne s'engage pour mitiger l'impact des sanctions américaines sur les entreprises européennes et prend des mesures pour maintenir la croissance du commerce et des relations économiques entre l'Ue et l'Iran qui ont débuté quand les sanctions ont été levées", souligne la Commission. Cette loi dite "de blocage" permet aux entreprises et tribunaux européens de ne pas se soumettre à des réglementations sur des sanctions prises par des pays tiers et stipule qu'aucun jugement décidé par des tribunaux étrangers sur la base de ces réglementations ne saurait s'appliquer dans l'Ue.

| AFP |

 

Les forces de l'ordre marocaines ont mené, jeudi et hier, des opérations de démantèlement de campements de migrants dans le nord du royaume, à proximité de l'enclave espagnole de Melilla, a-t-on appris de sources concordantes. Ces opérations sont menées de façon régulière, "presque quotidienne", dans le cadre de la prévention pour éviter tout assaut contre Melilla, selon les informations obtenues par l'Afp auprès des autorités. "Rien ne peut expliquer tout cet acharnement sauf le fait de servir aveuglement des politiques migratoires européennes contraires aux droits des migrants", s'est indigné, dans un communiqué, la section locale de l'Association marocaine des droits humains (Amdh) qui suit de près la situation des migrants clandestins. Ces migrants, pour la plupart d'origine subsaharienne, s'installent dans des campements de fortune en forêt dans les environs de la ville de Nador, en attendant une occasion de franchir la barrière surmontée de barbelés qui marque la frontière avec l'enclave espagnole. Leur espoir est de parvenir ensuite à franchir la Méditerranée pour arriver en Europe. Au Maroc, selon les Ong, les forces de l'ordre s'efforcent d'éloigner les migrants des frontières en les transférant vers différentes villes du pays, jusque dans le sud.

| AFP |

 

Le Conseil des droits de l'Homme de l'Onu a adopté, hier, une résolution pour envoyer une équipe internationale spécialisée dans les crimes de guerre enquêter sur les événements à Gaza.
Seuls deux des membres du Conseil, les Etats-Unis et l'Australie, ont voté contre la résolution, adoptée par 29 des 47 membres, 14 s'abstenant, parmi lesquels la Suisse, l'Allemagne et le Royaume-Uni. La résolution adoptée appelle à "envoyer de toute urgence une commission internationale indépendante", le niveau le plus élevé d'enquête prévu par le Conseil. L'équipe doit "enquêter sur les violations et mauvais traitements présumés (...) dans le contexte des assauts militaires menés lors des grandes manifestations civiles qui ont commencé le 30 mars 2018", y compris ceux qui "pourraient relever de crimes de guerre".

Le ministère israélien des Affaires étrangères a réagi aussitôt, rejetant ce vote d'un "organe à majorité automatique anti-israélienne dominé par l'hypocrisie et l'absurdité". "Israël rejette complètement la décision du Conseil des droits de l'Homme qui prouve, une fois de plus, qu'il s'agit d'un organe à majorité automatique anti-israélienne dominé par l'hypocrisie et l'absurdité", a affirmé le ministère dans un communiqué. Dans un communiqué à New York, l'ambassadrice américaine à l'Onu, Nikki Haley, a aussi dénoncé l'ouverture d'une enquête "sur la légitime défense d'un pays démocratique à sa propre frontière contre des attaques terroristes". "C'est un nouveau jour de honte pour les droits de l'Homme", a ajouté la diplomate qui dénonce régulièrement l'approche biaisée, selon elle, du Conseil des droits de l'Homme de l'Onu à l'égard d'Israël. Quelques 60 Palestiniens sont morts, lundi, sous les balles israéliennes alors qu'ils manifestaient dans la bande de Gaza contre le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv, à Jérusalem. Il s'agit de la journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis 2014.

Depuis le 30 mars, les Palestiniens manifestent le long de la frontière avec Israël pour le droit des réfugiés à revenir sur les terres de 1948, date de la création d'Israël. La mobilisation vise aussi le blocus israélien de la bande de Gaza. Elle a été amplifiée, lundi, par le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem qui ulcère les Palestiniens. Israël n'a cessé de proclamer que cette protestation massive était orchestrée par le Hamas, mouvement islamiste qui dirige la bande de Gaza et auquel il a livré trois guerres depuis 2008.

| AFP |

Les Burundais ont voté en nombre, hier, lors d'un référendum encadré de près par le régime, sur une vaste révision constitutionnelle destinée à renforcer le pouvoir du président Pierre Nkurunziza et à lui permettre de rester éventuellement en fonctions jusqu'en 2034.

Les Burundais ont afflué très tôt dans les 11 076 bureaux de vote, fortement incités en ce sens par les autorités. Un fort déploiement sécuritaire avait été prévu et aucun incident n'a été recensé. Quelque 4,8 millions d'électeurs étaient appelés à s'exprimer sur cette réforme qui consacre définitivement la dérive autocratique du pouvoir observée ces trois dernières années. Le comptage des bulletins a commencé dès la fermeture des bureaux à 16h00 (14h00 Gmt).
La Commission électorale (Ceni) a indiqué qu'elle publierait les résultats après avoir reçu tous les procès-verbaux, sans dire combien de temps cela pourrait prendre. De longues files ont été observées en différents endroits. Dans la province de Ngozi (nord), d'où est originaire M. Nkurunziza, plusieurs centaines de personnes sont arrivées avant l’aube au centre de vote d'une école primaire, a constaté un photographe de l’Afp.

Vêtu d'un survêtement bleu et coiffé d'un chapeau de cowboy orange, le président Nkurunziza a voté dès 06h45 sur sa colline natale de Buye, en compagnie de son épouse. Il a salué "l'engouement" de la population, venue participer "en masse" à ce référendum. Son responsable de la communication, Willy Nyamitwe, a lui aussi vanté, sur Twitter, l'entrain des Burundais, "impatients d'aller voter".
 Cet enthousiasme est cependant loin d'être spontané. Selon un cadre du parti au pouvoir, le Cndd-Fdd, ses membres avaient reçu pour consigne de se présenter très tôt aux urnes.
La coalition d'indépendants Amizero y'Abarundi (Espoir des Burundais), opposée à la réforme, a également accusé des responsables des bureaux de vote membres du Cndd-Fdd d'être entrés dans les isoloirs et d'avoir forcé les électeurs à voter oui.

| AFP |

Un Casque bleu mauritanien a été tué et huit blessés, hier matin, en Centrafrique, lors d'une attaque d'un convoi de l'Onu par des milices "antibalaka", a annoncé l'armée mauritanienne, en affirmant que "40 assaillants" avaient été tués.
"Une patrouille du bataillon mauritanien de maintien de la paix, chargée d'escorter un convoi onusien, a été attaquée, ce matin 17 mai 2018, par les milices antibalaka", au sud de la ville d'Alindao, dans le sud-est de la Centrafrique, a indiqué Nouakchott dans un communiqué. "Quarante assaillants" ont perdu la vie durant les combats, a ajouté l'armée mauritanienne. Les "antibalaka" sont des milices autoproclamées d'"autodéfense" peu organisées et implantées localement. C'est le troisième Casque bleu de la Mission de l'Onu dans le pays (Minusca, 10 000 soldats) tué en Centrafrique depuis le début de l'année. "Cette violence aveugle est inadmissible. Pourquoi s’attaquer à des Casques bleus dont la présence sur le sol centrafricain n’a d’autres objectifs que d’aider le pays à sortir de l’engrenage de la violence et contribuer au retour d’une paix et d’une stabilité durables en République centrafricaine ?" s'est insurgé, hier soir, le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu en Rca, Parfait Onanga-Anyanga, dans un communiqué.

Selon le texte de l'Onu, les Casques bleus mauritaniens escortaient un convoi logistique, entre les villes de Kongbo et Alindao, quand ils ont été attaqués hier matin.
Parmi les huit blessés, tous évacués par la Minusca, cinq sont dans un état grave, selon l'Onu. La mission onusienne, présente dans le pays depuis 2014, tente de rétablir la sécurité dans un pays où l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national.

| AFP |

Les Européens ont annoncé, hier, leur première réplique concrète aux tentatives des Etats-Unis de Donald Trump d'isoler économiquement l'Iran, dans le sillage des pions avancés par les Russes et les Chinois pour maintenir leurs liens avec Téhéran.

Le retrait américain de l'accord sur le programme nucléaire iranien, accompagné du retour des sanctions américaines tant redoutées, fait brusquement planer des risques financiers considérables sur les entreprises voulant investir en Iran depuis la signature de ce document historique en 2015.

"Nous devons maintenant agir", a déclaré le président de la Commission européenne, Jean Claude Juncker, à l'issue d'un sommet des dirigeants européens avec leurs homologues des Balkans, à Sofia, éclipsé par le "front uni" que les Européens ont voulu afficher face à Washington.

"C'est la raison pour laquelle nous lançons le processus de la loi de blocage, le 'blocking status' de 1996, qui vise à neutraliser les effets extraterritoriaux des sanctions américaines", a-t-il déclaré devant la presse. "Nous devons le faire et nous le ferons demain matin à 10H30", a-t-il ajouté.

L'outil évoqué est un règlement européen datant de 1996, créé à l'origine pour contourner l'embargo sur Cuba et qu'il s'agit désormais d'adapter.
Il permet aux entreprises et aux tribunaux européens de ne pas se soumettre à des sanctions prises par des pays tiers. "Les conséquences indirectes de la décision américaine vont favoriser les positions russes et chinoises dans la région et avantager leurs entreprises", a relevé le président français Emmanuel Macron à Sofia, illustrant les craintes des Européens.

Mais, "nous n'allons pas déclencher une guerre commerciale avec les Etats-Unis sur l'Iran ou contre-sanctionner des entreprises américaines", a-t-il, par ailleurs, assuré.

| AFP |

 

Les Burundais ont voté en nombre, hier, lors d'un référendum encadré de près par le régime, sur une vaste révision constitutionnelle destinée à renforcer le pouvoir du président Pierre Nkurunziza et à lui permettre de rester éventuellement en fonctions jusqu'en 2034.

Les Burundais ont afflué très tôt dans les 11 076 bureaux de vote, fortement incités en ce sens par les autorités. Un fort déploiement sécuritaire avait été prévu et aucun incident n'a été recensé. Quelque 4,8 millions d'électeurs étaient appelés à s'exprimer sur cette réforme qui consacre définitivement la dérive autocratique du pouvoir observée ces trois dernières années. Le comptage des bulletins a commencé dès la fermeture des bureaux à 16h00 (14h00 Gmt).

La Commission électorale (Ceni) a indiqué qu'elle publierait les résultats après avoir reçu tous les procès-verbaux, sans dire combien de temps cela pourrait prendre. De longues files ont été observées en différents endroits. Dans la province de Ngozi (nord), d'où est originaire M. Nkurunziza, plusieurs centaines de personnes sont arrivées avant l’aube au centre de vote d'une école primaire, a constaté un photographe de l’Afp.

Vêtu d'un survêtement bleu et coiffé d'un chapeau de cowboy orange, le président Nkurunziza a voté dès 06h45 sur sa colline natale de Buye, en compagnie de son épouse. Il a salué "l'engouement" de la population, venue participer "en masse" à ce référendum. Son responsable de la communication, Willy Nyamitwe, a lui aussi vanté, sur Twitter, l'entrain des Burundais, "impatients d'aller voter".

Cet enthousiasme est cependant loin d'être spontané. Selon un cadre du parti au pouvoir, le Cndd-Fdd, ses membres avaient reçu pour consigne de se présenter très tôt aux urnes.
La coalition d'indépendants Amizero y'Abarundi (Espoir des Burundais), opposée à la réforme, a également accusé des responsables des bureaux de vote membres du Cndd-Fdd d'être entrés dans les isoloirs et d'avoir forcé les électeurs à voter oui.

| AFP |


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