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Actualités Internationales (2809)

L'Egypte, le Soudan et l'Ethiopie se sont mis d'accord pour créer un comité scientifique consacré au méga-barrage que construit l'Ethiopie sur le Nil Bleu, mettant ainsi un terme à des mois d'impasse dans leurs discussions, a annoncé, hier, un ministre éthiopien. Cette annonce intervient après une réunion des ministres des Affaires étrangères et de l'Irrigation ainsi que des responsables du renseignement des trois pays mardi à Addis-Abeba.

La réunion, qui s'est terminée mercredi à 03H00 du matin, s'est achevée sur une "note positive", a déclaré le ministre éthiopien de l'Energie, de l'Irrigation et de l'Electricité, Sileshi Bekele. "Nous avons réussi à trouver un certain nombre d'approches gagnant-gagnant", a-t-il déclaré à la presse à Addis-Abeba. De précédentes sessions de pourparlers s'étaient achevées sur un échec. L'Egypte craint que la construction du barrage de la Renaissance sur le Nil Bleu, entamée en 2012 et d'un coût de 4 milliards de dollars (3,2 milliards d'euros), n'entraîne une réduction du débit du fleuve dont elle dépend à 90 % pour son approvisionnement en eau.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a salué, mercredi, une "avancée" dans les discussions, affirmant avoir reçu l'assurance que "la part de l'Egypte ne sera pas affectée". "Nous voulons simplement transformer ces discours en procédures (...) de manière à ce que nous parlions d'engagements précis que nous devons tous mettre en œuvre et faire fonctionner", a-t-il dit.

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed avait assuré, le 3 mai, à Khartoum, après un entretien avec le président soudanais Omar el-Béchir, que son pays n'avait "aucune intention de nuire au Soudan ou à l'Egypte". Le Caire s'inquiète surtout de la vitesse à laquelle le réservoir du barrage serait rempli. Le comité scientifique sera composé d'experts indépendants provenant d'universités des trois pays et se concentrera sur le fonctionnement du barrage et la vitesse de remplissage du réservoir. Il doit achever ses travaux d'ici à trois mois.

| AFP |

 

Le Premier ministre guinéen Mamady Youla a présenté, hier, la démission de son gouvernement, deux mois après la promesse du président Alpha Condé de procéder à un "grand remaniement ministériel" après une série de grèves et de manifestations dont certaines meurtrières.

"Le Premier ministre Mamady Youla a présenté sa démission et celle de tout le gouvernement", a déclaré, devant la presse, le ministre d'Etat et porte-parole de la Présidence, Kiridi Bangoura.
Cette démission a été acceptée et le gouvernement sortant chargé "d’assumer la gestion des affaires courantes jusqu’à la mise en place d’un nouveau gouvernement". Le 8 mars, après des semaines de manifestations organisées par les syndicats d'enseignants pour réclamer des augmentations de salaires et par l'opposition pour contester le résultat des élections locales du 4 février, le chef de l'Etat avait été hué par des centaines de femmes pendant une cérémonie organisée à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

Alpha Condé avait promis de se mettre à l'écoute "de la majorité silencieuse" et de procéder ensuite à un "grand remaniement ministériel" afin de "mettre des ministres qui sont à l'écoute de la population et qui s'occupent de leurs programmes".

Le conflit dans l'enseignement a pris fin quelques jours plus tard, après un accord sur les salaires, mais l'opposition conteste toujours la victoire aux élections locales du 4 février du parti au pouvoir, le Rpg, face à l'Ufdg de l'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo, principal opposant au président Alpha Condé.

Début avril, l'opposition avait suspendu ses manifestations de rue afin d'entamer un dialogue avec le pouvoir. Dénonçant le manque de volonté politique de la mouvance présidentielle, elle a, lundi, organisé une nouvelle journée "ville morte" à Conakry.

Après l'intervention, mardi, des ambassadeurs, notamment des Etats-Unis et de l'Union européenne, qui ont proposé une médiation, selon M. Diallo, l'opposition a annoncé, mercredi, une nouvelle "suspension" de ses manifestations tout en confirmant son boycott du "dialogue interguinéen" sur le contentieux électoral. Les deux mois de manifestations de l'après-scrutin, entachées de violences, avaient fait au moins douze morts.

| AFP |

AFP - "Nous verrons" : Donald Trump a réagi, hier, avec une grande prudence aux menaces de la Corée du Nord d'annuler son sommet à venir avec Kim Jong-un.

Après des mois de rapprochement et de détente diplomatique, Pyongyang a opéré, hier, un spectaculaire retour à sa rhétorique traditionnelle, évoquant la possibilité de remettre en cause le face-à-face historique prévu mi-juin à Singapour. "Rien ne nous a été notifié, nous n'avons rien entendu (...)  Nous verrons ce qui va se passer", a lancé, depuis le Bureau ovale, M. Trump qui, fait notable, s'est abstenu de tweeter sur ce dossier sensible au cours des dernières 24 heures. "Nous verrons", a répété le président septuagénaire qui ne cache pas, depuis plusieurs semaines, son enthousiasme et son optimisme sur l'issue de cette rencontre inédite avec l'homme fort de Pyongyang.
Pyongyang, qui a annulé une rencontre de haut niveau avec la Corée du Sud pour protester contre des exercices militaires annuels en cours entre Séoul et Washington, a haussé le ton par la voix de son ministre adjoint des Affaires étrangères, Kim Kye Gwan.

"Si les Etats-Unis tentent de nous mettre au pied du mur pour nous forcer à un renoncement nucléaire unilatéral, nous ne serions plus intéressés par un tel dialogue", a-t-il lancé.
Washington exige "la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible" de la Corée du Nord. Mais, pour l'heure, celle-ci n'a pas rendu publiques les concessions qu'elle propose, hormis des engagements envers la dénucléarisation de la "péninsule coréenne", une formule sujette à interprétation. Par le passé, Pyongyang a exigé le retrait des troupes américaines déployées au Sud pour protéger Séoul de son voisin, de même que la fin du parapluie nucléaire américain sur son allié. La Chine, plus proche allié de la Corée du Nord, a appelé à la tenue du sommet comme prévu.

 

La mission de l'Onu en Centrafrique, la Minusca, a affirmé, hier, avoir repris "le contrôle" de Bambari (centre) après l'attaque de plusieurs institutions de la ville, lundi et mardi, qui a fait huit morts, selon un communiqué.

"Après des attaques, la Minusca a rapidement rétabli le contrôle de la ville", a indiqué, dans le texte, le porte-parole de la mission onusienne, Vladimir Monteiro. "Bambari n’est pas tombée et nous n’allons pas laisser cette ville symbole du retour de l'autorité de l’Etat entre les mains de groupes armés", a-t-il ajouté.

Selon le communiqué, des hommes armés, "présumés affiliés" au groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (Upc), ont attaqué, lundi soir et mardi matin, la gendarmerie de Bambari, le commissariat, ainsi que la base de la Minusca dans la ville. Huit personnes ont perdu la vie durant les combats, selon M. Monteiro. Des bases d'Ong et la paroisse catholique Saint-Jean ont aussi été attaqués, et un véhicule pick-up de l'Onu a été volé par les hommes armés qui ont ensuite paradé avec en ville, selon Ferdinand Delmas Nzapalainga, coordonnateur de la société civile de Bambari.

Mardi, l'Ong Médecins sans frontières (Msf) avait indiqué avoir pris en charge six personnes blessées. Bambari, à cheval entre plusieurs zones d’influences de groupes armés, jouissait jusqu'alors d'un calme relatif depuis l'intervention de la Minusca, début 2017, pour en déloger l'Upc qui en avait fait sa base.

Depuis, l'Onu avait fait de Bambari la vitrine de son intervention en Centrafrique, arguant que la ville était "sans arme ni groupe armé". Des initiatives intercommunautaires y ont vu le jour ces derniers mois.

AFP -

Plus de cinquante migrants originaires du Ghana et d'autres pays d'Afrique de l'Ouest ont été exécutés sommairement par une unité paramilitaire contrôlée par l'ex-président gambien Yahya Jammeh, ont affirmé, hier, Human rights watch (Hrw) et Trial international.

Les meurtres, qui remontent à juillet 2005, visaient des migrants clandestins - 44 Ghanéens et plusieurs Nigérians, Sénégalais et Togolais - arrêtés sur une plage de Gambie alors qu'ils tentaient de se rendre en Europe.

Ils étaient alors soupçonnés d'être des mercenaires venus renverser M. Jammeh, selon un communiqué de Hrw et Trial international qui s'appuient sur des entretiens menés, depuis deux ans, avec une trentaine d'anciens responsables de la sécurité gambienne. En l'espace d'une semaine, les "junglers", une unité officieuse de soldats choisis au sein de la garde nationale, notamment chargée de la protection du président, "ont exécuté sommairement huit migrant près de la capitale, Banjul, et les autres le long de la frontière sénégalaise", affirment les deux Ong.

Un rapport conjoint de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) et de l'Onu, jamais rendu public, avait conclu, à l'époque, que le gouvernement n'était pas "impliqué directement ou indirectement" dans les assassinats et les disparitions perpétrés par des "éléments incontrôlés" au sein des services de sécurité gambiens "agissant pour leur propre compte".

"Ces migrants ouest-africains n'ont pas été assassinés par des éléments incontrôlés, mais par un escadron de la mort qui recevait ses ordres directement du président Jammeh", a affirmé Reed Brody, conseiller juridique à Hrw, cité dans le communiqué.

"Les subordonnés de Jammeh ont ensuite détruit des éléments de preuve essentiels afin d'empêcher les enquêteurs internationaux de découvrir la vérité", a-t-il ajouté.
Martin Kyere, l'unique survivant ghanéen connu, a également raconté aux Ong comment son groupe de migrants avait été emmené dans la forêt, "à l'arrière d'un pick-up", les jambes "entravées" par des fils métalliques.

"J'ai pensé : +Nous allons mourir+", a expliqué le rescapé qui a finalement réussi à se libérer et à sauter du véhicule en marche pour s'évader. Il a ensuite aidé les autorités ghanéennes à identifier une grande partie des victimes et à localiser leurs familles.

"Le moment est maintenant venu de rendre justice aux victimes et à leurs familles", a déclaré Bénédict De Moerloose, de Trial international.
L'ouverture d'une enquête, par les autorités ghanéennes, pourrait déboucher sur une demande d'extradition de Jammeh, selon les deux Ong.

AFP -

L'opposition en Guinée a repris, hier, ses manifestations pour réclamer une révision des résultats des élections locales du 4 février en organisant une journée "ville morte" à Conakry, après l'échec d'un dialogue avec le pouvoir.

L'opposition, qui avait manifesté en février et mars, avant d'accepter, début avril, de dialoguer avec le gouvernement du président Alpha Condé, remet la pression après avoir annoncé, le 10, la suspension des pourparlers face au refus du pouvoir, selon elle, de trouver une solution au contentieux électoral. Les deux mois de manifestations de l'après-scrutin, entachées de violences, avaient fait au moins une douzaine de morts.
Hier, la circulation a été perturbée dans les communes de Matoto et Ratoma, les plus grandes agglomérations de la capitale, où des barricades ont été érigées, selon des correspondants de l'Afp. Les marchés de Madina et de Bonfi, poumons économiques de la ville, tournaient au ralenti. Elle conteste la victoire aux élections locales du 4 février du parti au pouvoir, le Rpg, face à l'Ufdg de l'ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo, principal opposant au président Alpha Condé.

Selon l’opposition et les décomptes de la presse et des Ong de défense des droits l’Homme, 94 opposants ont été tués en Guinée, en majorité par balle, au cours de manifestations politiques depuis avril 2011.    

AFP

 

Des heurts violents ont éclaté entre manifestants palestiniens et soldats israéliens à la frontière de la bande de Gaza, faisant 16 morts et des centaines de blessés parmi les Palestiniens, peu avant l'inauguration de l'ambassade américaine en Israël.

Saluée comme "historique" par Israël, elle est largement perçue comme un acte de défi envers la communauté internationale, dans une période de grande inquiétude pour la stabilité régionale. A quelques dizaines de kilomètres de Jérusalem, des affrontements ont éclaté dans la bande de Gaza, aux abords de la frontière israélienne, entre manifestants palestiniens et soldats israéliens. Seize Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, dont un garçon de 14 ans, selon les autorités locales. Plus de 500 personnes ont été blessées et au moins cinq journalistes palestiniens ont été atteints par balles, ont-elles ajouté.

Outre l'opposition au transfert de l'ambassade, les Palestiniens protestent aussi contre le blocus de Gaza et l'occupation. L'armée israélienne a dénié le caractère pacifiste de la mobilisation, la qualifiant "d'opération terroriste" conduite par le Hamas qui gouverne l'enclave palestinienne et auquel il a livré trois guerres.

La décision américaine comble les Israéliens comme la reconnaissance d'une réalité de 3000 ans pour le peuple juif. Elle coïncide avec le 70e anniversaire de la création de l'Etat d'Israël, en pleine effusion nationale et ferveur pro-américaine. "Jérusalem restera la capitale d'Israël quel que soit l'accord de paix que vous imaginiez", a affirmé, dimanche, le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Mais, l'initiative unilatérale américaine ulcère les Palestiniens pour lesquels elle représente le summum du parti pris outrancièrement pro-israélien affiché par M. Trump. Ils y voient la négation de leurs revendications sur Jérusalem.

La décision de M. Trump ignore aussi les objections des capitales arabes. La Ligue arabe tiendra une réunion d'urgence, mercredi, au niveau de ses représentants permanents au sujet du déménagement, a indiqué un responsable de l'organisation panarabe.

Pour la communauté internationale, Jérusalem-Est reste territoire occupé et les ambassades ne doivent pas s'installer dans la ville tant que le statut n'en a pas été réglé par la négociation entre les deux parties. Le chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a appelé, dimanche, au jihad contre les Etats-Unis.

AFP

 

L'opposition en Guinée a repris, hier, ses manifestations pour réclamer une révision des résultats des élections locales du 4 février en organisant une journée "ville morte" à Conakry, après l'échec d'un dialogue avec le pouvoir.

L'opposition, qui avait manifesté en février et mars, avant d'accepter, début avril, de dialoguer avec le gouvernement du président Alpha Condé, remet la pression après avoir annoncé, le 10, la suspension des pourparlers face au refus du pouvoir, selon elle, de trouver une solution au contentieux électoral. Les deux mois de manifestations de l'après-scrutin, entachées de violences, avaient fait au moins une douzaine de morts.
Hier, la circulation a été perturbée dans les communes de Matoto et Ratoma, les plus grandes agglomérations de la capitale, où des barricades ont été érigées, selon des correspondants de l'Afp. Les marchés de Madina et de Bonfi, poumons économiques de la ville, tournaient au ralenti. Elle conteste la victoire aux élections locales du 4 février du parti au pouvoir, le Rpg, face à l'Ufdg de l'ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo, principal opposant au président Alpha Condé.

Selon l’opposition et les décomptes de la presse et des Ong de défense des droits l’Homme, 94 opposants ont été tués en Guinée, en majorité par balle, au cours de manifestations politiques depuis avril 2011.    

AFP

 

Dans une interview accordée au Figaro et datée du 14 janvier 2017, le président de l’Autorité palestinienne s’inquiétait déjà des conséquences du transfert de l’ambassade  des Etats-Unis de Tel Aviv à Jérusalem. Selon Mahmoud Abbas, ce transfert « priverait non seulement les États-Unis de toute légitimité à jouer un rôle dans la résolution du conflit, mais elle réduirait aussi à néant la solution des deux États ». C’est devenu le cas depuis ce 14 mai 2018.
Le dernier coup de force de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et d’y transférer son ambassade, le jour des 70 ans de la création de l'Etat hébreu, est certes un succès diplomatique pour le gouvernement israélien, mais il a poussé les Palestiniens au désespoir et à la violence. Et le lourd bilan de 52 morts et 2.200 blessés en une journée de manifestations revient à faire un cadeau aux extrémistes.

Pourtant, ce déménagement à Jérusalem est plus symbolique qu’effectif. En effet, c’est le bâtiment du consulat américain qui a été rebaptisé ambassade pour accueillir l’ambassadeur deux ou trois jours par semaine, en attendant la construction longue et coûteuse d’une vraie ambassade. Seuls quelques collaborateurs seront installés à plein temps dans la Ville sainte.

Cette cérémonie de transfert est surtout politique ; c’est ainsi reconnaître la seule souveraineté de l’État hébreu sur la ville et enterrer la possibilité pour les Palestiniens d’en faire leur capitale également comme ils le réclament. Ledit transfert est donc clairement un soutien de l’administration Trump à Israël et à son Premier ministre que le président américain connaît depuis les années 80. Le Premier ministre israélien exerce une réelle influence sur Trump qui a récemment déclaré que ce sont les arguments de Netanyahu qui l’ont convaincu de quitter l’accord sur le nucléaire iranien.

C’est aussi le signe de la constitution d’un axe Etats-Unis-Israël-Arabie saoudite. Autrefois opposés par des différences insurmontables liées à la question palestinienne notamment, les deux alliés traditionnels de Washington se sont rapprochés en vue d’affronter ensemble leur ennemi commun : l’Iran chiite. Cet Etat constitue, avec la Syrie d’Assad, le Hezbollah libanais, un axe iranien soutenu de fait par la Russie.

Enfin, ce transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem est aussi une décision de politique intérieure. Curieusement, elle n’est pas tellement motivée par la communauté juive des Etats-Unis, la plus forte à l’étranger, mais plutôt destinée à séduire l’électorat évangélique, des chrétiens très conservateurs qui considèrent Jérusalem comme une question primordiale. Ce transfert, voté par le Congrès américain dans les années 90, a été sans cesse repoussé pour éviter d’enflammer la rue musulmane et la rue arabe  et de déstabiliser la région. La "stratégie du pire" et du « coup de poker » de Trump qui a fonctionné avec les Corées pourra-t-elle être appliquée au Moyen-Orient ? Dans cette poudrière, la multiplicité des acteurs régionaux complique la donne alors que la stratégie de Trump est une politique d'alliance et non pas de consensus international.

Par Dié Maty FALL

 

Une femme d'affaires de 46 ans, Rohey Malick Lowe, a été élue, samedi, maire de la capitale gambienne, Banjul, devenant la première femme portée à la tête d'une municipalité dans l'histoire politique de la Gambie, a annoncé, hier, la Commission électorale nationale.

Lors de ce scrutin, le Parti démocratique unifié (Udp), dont est issu l'actuel président Adama Barrow et pour lequel Mme Malick Lowe était candidate, a renforcé son assise sur le pouvoir, un peu plus d'un an après le départ de l'ex-homme fort du pays, Yahya Jammeh. En comptant Banjul, l'Udp a remporté sept des huit municipalités que compte le pays, contre un pour le Congrès démocratique de Gambie (Gdc) de l'opposant Mama Kandeh.
L'Udp avait déjà remporté la majorité absolue des sièges lors des législatives d'avril 2017 et était sorti vainqueur dans une majorité des 120 circonscriptions lors de l’élection des conseillers municipaux le 12 avril. L'Alliance patriotique pour la réorientation et la reconstruction (Aprc), ancienne formation de Yahya Jammeh, qui espérait gagner six mairies, n'en a remporté aucune.

Fille de l'ancien maire de Banjul Alhagie Malick Lowe (1981-1983), Mme Malick Lowe a commencé sa carrière comme réceptionniste d'hôtel avant de se lancer dans les affaires, puis d'étudier les Relations internationales en Suède. "Après 22 ans de règne" de Yahya Jammeh, Banjul est "presque devenue une ville fantôme : désertée, laide, négligée et invivable", avait écrit Mme Rohey Malick Lowe dans son manifeste de campagne.
Citant son expérience "d'entrepreneur à succès", elle promettait de "contribuer à faire de cette autrefois si jolie petite ville une cité moderne dont tous les Gambiens pourront à nouveau être fiers".

AFP

"Nous sommes prêts à lancer les opérations dans la mesure où toutes les forces composantes du G5 Sahel sont sur place", a déclaré M. Moutari au sortir d'une audience avec le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré. Il a ajouté qu'elles débuteraient "bientôt", sans préciser de quelles opérations il s'agissait.

Les ministres de la Défense des cinq pays membres du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) sont réunis à Ouagadougou pour valider "la mise en place de la Force du G5 Sahel, la montée en puissance de cette force et un certain nombre de textes cadres". "Nous avons mis en place les documents juridiques qui encadrent l'action de cette force sur l'ensemble de nos territoires. Donc, ce n'est qu'une question de temps (pour le début des opérations) qui est réservée à la discrétion des responsables militaires", a indiqué Kalla Moutari.

Mise en place début 2017, la force conjointe du G5 Sahel doit combattre les groupes jihadistes qui sévissent dans la région sahélienne. Cette force, composée de soldats des cinq pays, a effectué une première opération "exploratoire" en novembre, mais doit monter en puissance pour atteindre au moins 5.000 hommes d'ici mi-2018.

La force a déjà un quartier général à Sévaré, au Mali, et a mené, en coordination avec la force française Barkhane, deux opérations dans la zone des "trois frontières" entre Mali, Niger et Burkina Faso.  Les groupes jihadistes, dispersés lors de l'intervention française au Mali, en 2013, ont retrouvé un nouveau souffle dans le nord de ce pays, malgré la présence de 12 000 Casques bleus (Minusma) et de Barkhane qui compte 4 000 hommes dans la région.
Multipliant les attaques meurtrières contre ces forces et l'armée malienne, les groupes jihadistes ont étendu, en 2017, leurs actions au centre et au sud du Mali, à la frontière avec le Niger et le Burkina Faso qui sont aussi régulièrement touchés.

AFP

 

L'Udpci, troisième parti de Côte d'Ivoire représenté au Parlement, a décidé de rejoindre le "parti unifié" Rhdp, grande coalition souhaitée par le pouvoir, en vue de l'élection présidentielle de 2020, a-t-on appris hier auprès de cette formation

Réunie, samedi, en congrès extraordinaire à Yamoussoukro, l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (Udpci) qui compte six députés à l'Assemblée a "adopté les projets de textes du Parti unifié Rhdp", selon un communiqué transmis à l'Afp.

"Tendons (...) la main du rassemblement et de l’unité", a déclaré le président de l'Udpci, Toikeusse Mabri, ancien ministre des Affaires étrangères, lors du discours d'ouverture du congrès dont le texte a été transmis à l'Afp.
La transformation en un véritable parti unifié de l'actuelle coalition électorale au pouvoir, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), est un serpent de mer de la politique ivoirienne depuis une dizaine d'années. Ce parti unifié est souhaité par le parti du président Alassane Ouattara, le Rassemblement des républicains (Rdr), mais suscite des réticences chez ses alliés, notamment le principal d'entre eux, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) de l'ancien président Henri Konan Bédié.

Fin avril, l’Union pour la Côte d’Ivoire (Upci, 3 députés à l'Assemblée), pourtant membre de la coalition Rhdp, a refusé de rejoindre le parti unifié à l'issue d'un vote de ses militants. L'Upci a souhaité "garder son autonomie", a expliqué son président, Brahima Soro, à l'Afp.      

AFP

 

Les pays européens ont 60 jours pour donner des "garanties" afin d'assurer les intérêts de l'Iran dans le cadre de l'accord nucléaire après la sortie des Etats-Unis, a déclaré un responsable iranien, selon le site du Parlement.

"Les Européens ont entre 45 et 60 jours pour donner les garanties nécessaires pour assurer les intérêts de l'Iran et compenser les dommages causés par la sortie des Etats-Unis", a déclaré Abbas Araghchi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, lors d'une réunion de la commission des Affaires étrangères du Parlement, selon le porte-parole de cette commission, Seyyed Hossein Naghavi Hosseini. "Si les Européens ne donnent pas de garanties, il reviendra aux responsables du pays de prendre les décisions nécessaires", a-t-il ajouté dans ces propos rapportés sur le site du Parlement.
C'est la première fois qu'un tel délai est évoqué.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a entamé, hier, à Pékin, une tournée diplomatique marathon. Il espère décrocher "un cadre futur clair" pour l'accord nucléaire après le retrait fracassant des Etats-Unis, mais réclame aux Européens des "garanties" sur la préservation des intérêts de Téhéran.
M. Zarif se rendra ensuite à Moscou, puis à Bruxelles où il rencontrera ses homologues français, allemand et britannique. Il aura alors fait le tour des cinq puissances qui, outre les Etats-Unis, avaient signé, avec l'Iran, le texte de 2015.
Le ministre iranien a semblé afficher un optimisme prudent quant aux possibilités de sauver cet accord historique qui prévoyait une levée des sanctions visant son pays en contrepartie de l'engagement de la République islamique à ne pas se doter de l'arme nucléaire.

La tournée de M. Zarif a commencé alors que les responsables conservateurs ont critiqué la position du gouvernement, soulignant que l'Iran ne pouvait pas faire confiance aux Européens, comme l'avait affirmé, mercredi, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

AFP

 

Le chef de file de l'opposition au Mali, Soumaïla Cissé, s'est lancé, samedi, dans la course à l'élection présidentielle, prévue le 29 juillet, devant plusieurs dizaines de milliers de ses partisans réunis dans un stade de Bamako.

"Sachez que c'est le début du changement. Sachez que nous avons emprunté un chemin qui est irréversible. Sachez que la victoire est certaine", a lancé, sous les ovations, M. Cissé, 68 ans, un économiste de renom et l'un des vétérans de la politique au Mali.
L'ancien ministre des Finances et de l'Economie, vêtu pour l'officialisation de sa candidature d'un boubou blanc et coiffé d'un bonnet, devrait notamment retrouver face à lui l'actuel président, Ibrahim Boubacar Keïta, 73 ans, qui n'a pas encore officiellement confirmé sa candidature, bien qu'il ait été investi candidat, le 7 mai, par une coalition de près de 70 partis.
"Soyons très vigilants ; pas de tricherie comme en 2013", a déclaré M. Cissé, président de l'Union pour la République et la démocratie (Urd), que M. Keïta avait, cette année-là, battu au second tour de la présidentielle avec un score écrasant de 77,6 % des voix.
Les chefs de l'opposition en Guinée, Cellou Dalein Diallo, et au Burkina Faso, Zéphirin Diabré, ont assisté au meeting dans le "Stade du 26 mars" où quelque 80 000 personnes, selon les organisateurs, avaient pris place.
Le 29 avril, une coalition d'une soixantaine de partis politiques et associations, dont font partie M. Cissé, l'opposant Tiébilé Dramé, ainsi que plusieurs autres candidats déclarés à la présidentielle se sont engagés à "mettre fin à l'immense gâchis qu'a été le quinquennat finissant", selon leur manifeste.

AFP

 

De retour de Pyongyang, où il a, de nouveau, rencontré Kim Jong-un, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a poursuivi, hier, les préparatifs pour le sommet historique du 12 juin entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen en recevant son homologue sud-coréenne, Kang Kyung-wha.

Cette rencontre, qui sera suivie d’une conférence de presse commune dans l’après-midi, à Washington, précède la visite du président sud-coréen Moon Jae-in le 22 mai à la Maison Blanche.
A un mois du sommet à Singapour, qui sera le premier entre un président des Etats-Unis en exercice et un dirigeant de Corée du Nord et suscite d’énormes attentes, son organisation donne lieu à une valse diplomatique incessante. Après avoir fixé la date et un lieu neutre pour la rencontre, dévoilés jeudi, et après avoir obtenu la libération de trois Américains détenus par les Nord-Coréens, ramenés, cette semaine, par Mike Pompeo, les diplomates américains s’attèlent à définir l’ordre du jour. Les Etats-Unis ont placé la barre très haut en exigeant «la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible» de la Corée du Nord, «sans délai».

Les responsables américains prennent soin d’éviter d’évoquer tout processus «par étapes», décidés à ne pas répéter «les erreurs du passé» et les accords sans lendemain avec Pyongyang. Ils assurent aussi qu’ils ne cèderont rien en contrepartie. De son côté, Kim Jong-un s’est dit prêt, contre toute attente, à parler d’une «dénucléarisation» «tant que les différentes parties abandonnent leur politique hostile et les menaces» à l’égard de son pays reclus.

AFP

Le général et opposant congolais Jean-Marie Michel Mokoko, 71 ans, a été condamné, hier, à 20 ans de «détention criminelle» pour «atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat», à l’issue d’un procès qu’il a qualifié de «règlement de comptes politiques», a constaté un journaliste de l’Afp.

«La cour criminelle déclare Jean-Marie Michel Mokoko coupable» et le «condamne à une peine de 20 ans de détention criminelle», a déclaré le président de la cour criminelle, Christian Oba. L’ex-candidat à l’élection présidentielle a trois jours pour se pourvoir en cassation, a-t-il ajouté. La cour affirme avoir condamné par contumace à la même peine sept co-accusés, dont six Français et un Congolais, pour complicité «de l’infraction d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat».

Le général Mokoko, ex-chef d’état-major, était conseiller du président Denis Sassou Nguesso qu’il a finalement défié à l’élection présidentielle de 2016. Il a été arrêté, en juin 2016, après avoir refusé, avec d’autres candidats, de reconnaître la réélection du président Sassou Nguesso qui cumule près de 35 ans de pouvoir.

«La décision de la cour criminelle ne nous surprend pas parce que tout a débuté dans l’illégalité, en violation de l’immunité juridictionnelle de notre client», a déclaré l’avocat du général Mokoko, Me Eric Yvon Ibouanga.
Sa défense affirme qu’il tient son immunité de son titre de «dignitaire de la République», un argument réfuté par l’accusation.

AFP

 

Le principal parti d’opposition en Guinée équatoriale, Citoyens pour l’innovation (Ci), dissous en février, a annoncé, hier, qu’il introduira un nouveau «recours», cette fois devant la Cour constitutionnelle, après la confirmation, lundi, de sa dissolution par la Cour suprême.

«Nous allons déposer un autre recours auprès du tribunal constitutionnel dont la loi organique prévoit que, si une sentence de la Cour suprême a violé les droits fondamentaux», il est possible de le faire, a expliqué à l’Afp Gabriel Nse Obiang Obono, leader de Ci. Le parti dissous a 90 jours pour introduire ce recours, selon Fabian Nsue Nguema, l’un des avocats de Ci pour qui «la loi a été foulée au pied».
Lundi, la Cour suprême avait confirmé la dissolution décrétée le 26 février par le tribunal de Mongomo, ville de la partie continentale de la Guinée équatoriale située près de la frontière avec le Gabon. La Cour avait précisé que la sentence était définitive et que plus aucun recours n’était désormais possible.

Le tribunal de Mongomo avait jugé 147 militants de Ci et condamné 21 de ses militants, dont l’unique député élu du parti, à 30 ans de prison pour «sédition, désordre public, atteintes à l’autorité et blessures graves». Des condamnations intervenues à la suite de violences qui s’étaient produites pendant la campagne pour les législatives de novembre 2017 dans la ville d’Aconibé, fief du leader de Ci.

Le deuxième parti de l’opposition équato-guinéenne, Convergence pour la démocratie sociale (Cpds), a condamné la dissolution de Ci, «ordonnée par le président Teodoro Obiang Nguema à un système judiciaire que lui même contrôle». Le Cpds a appelé le peuple à la «désobéissance civile pacifique» pour en finir avec un régime qui conduit le pays chaque jour à la «ruine».

AFP

 

Le chef des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) a démissionné hier, a annoncé un porte-parole de cette structure onusienne.

Aucune raison n’a été invoquée pour expliquer le départ de Tero Varjoranta, qui intervient après que le président américain Donald Trump a annoncé la sortie de son pays de l’accord sur le nucléaire iranien dont l’Aiea était chargée de vérifier l’application. «Les activités de sécurisation de l’agence se poursuivront de manière très professionnelle», a ajouté le porte-parole à Vienne où l’Aiea a son siège.
Tero Varjoranta, qui occupait ses fonctions depuis fin 2013, a été remplacé, à titre provisoire, par Massimo Aparo, le directeur par intérim du Bureau de l’agence chargé des vérifications dans le domaine nucléaire en Iran. Son successeur sera nommé dès que possible, a déclaré le porte-parole.

La Maison Blanche a fait savoir, jeudi, qu’elle voulait que les inspections de sites nucléaires iraniens se poursuivent en dépit du retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien.
«Nous devons être en mesure d’aller sur un site et de vérifier ce site. Nous devons être en mesure d’aller dans leurs bases militaires pour voir si oui ou non ils trichent», a, de son côté, déclaré, jeudi soir, Donald Trump.
L’accord, signé entre l’Iran et les grandes puissances en 2015, avait permis une suspension des sanctions occidentales et onusiennes relatives au programme nucléaire de Téhéran, en échange de quoi l’Iran avait accepté de brider ce programme pour garantir qu’il n’était pas destiné à obtenir la bombe atomique.

Aux termes de l’accord, l’Iran applique le Traité de non-prolifération des armes nucléaires (Tnp) sans l’avoir encore ratifié ; ce qui l’engage à ouvrir toutes ses installations nucléaires déclarées à des contrôles inopinés de l’Aiea. Le texte contraint les autorités iraniennes à ouvrir tout site aux inspecteurs dans les 24 jours et une surveillance à distance 24h/24 a été établie sur plusieurs sites.
Les Européens, quant à eux, ont entamé des discussions, dès mercredi, pour convaincre l’Iran de ne pas sortir de l’accord encadrant son programme nucléaire en réponse au retrait des Etats-Unis. La Russie et la Chine veulent aussi tenter de sauver cet accord.

AFP

 

Une marche de protestation contre les violences qui ont resurgi depuis dix jours à Bangui, organisée à l’appel d’un opposant, a été dispersée par la police, a rapporté un journaliste de l’Afp.
La marche, qui rassemblait quelques dizaines de personnes et se déroulait au centre-ville, a été dispersée par des tirs de la police. Par crainte de violences, boutiques et magasins ont aussitôt fermé et les taxis, taxis-motos et minibus de transport de passagers ont quitté précipitamment le centre-ville. Cette marche pacifique avait été organisée à l’appel de l’opposant Joseph Bendounga, président du Mouvement démocratique pour la renaissance de Centrafrique (Mdrec), pour dénoncer les violences à Bangui et en province.

Joseph Bendounga à été brièvement arrêté et remis en liberté. Mais, il a ensuite choisi de se constituer prisonnier, demandant à être inculpé. Les policiers l’ont alors emmené de force à bord d’un véhicule jusqu’à son domicile. Cette marche est survenue au lendemain d’une journée “ville morte”, également organisée contre les violences à l’appel de la société civile, diversement suivie. Une précédente journée “ville morte” s’était déjà déroulée vendredi. Ces manifestations pour exiger la fin des violences ont lieu à la suite d’un regain de tension dans la capitale centrafricaine depuis le 1er mai.                      

AFP

 

Les procédures judiciaires sur les crimes de la crise post-électorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire ont abouti à la condamnation de 149 personnes, à l’issue de 30 procès, a annoncé la justice ivoirienne, donnant pour la première fois un bilan.

“La Cour d’appel d’Abidjan a organisé, de 2012 à 2018, 30 procès concernant 182 accusés, dont 149 ont été condamnés à des peines allant de cinq ans de prison à l’emprisonnement à vie”. “33 personnes ont été acquittées”, précise un communiqué du procureur général Léonard Lebry daté de mercredi et transmis, hier, à l’Afp.
C’est la première fois que la justice ivoirienne dresse un bilan de l’action judiciaire sur les crimes de la crise post-électorale qui a fait 3000 morts et de nombreuses atrocités parmi les civils, en cinq mois de combats, après les résultats contestés de la présidentielle de 2010.

Mardi, dix organisations ivoiriennes et internationales de défense des droits de l’Homme avaient publié une lettre ouverte au président ivoirien Alassane Ouattara, fustigeant “une justice à l’arrêt” sur ces crimes. “Sept ans après les graves crimes commis en Côte d’Ivoire, les victimes attendent toujours que justice leur soit rendue”, ont plaidé les Ong.

Selon le procureur général, “la Commission nationale d’enquête, spécialement créée pour l’instruction de ces infractions, a inculpé des centaines de personnes parmi les protagonistes de la crise, procédé à des milliers d’auditions et interrogatoires (...) et à des exhumations de corps humains”. “Les quelques procédures encore pendantes devant les juges d’instruction (...) sont sur le point d’être achevées, pour être passées en jugement, le cas échéant, à la prochaine session de la Cour d’assises d’Abidjan (...) avant la fin de l’année judiciaire et qui permettra d’apurer définitivement le passif des dossiers dits de la crise post-électorale”, a assuré M. Lebry.

AFP

 

Mahathir Mohamad a prêté serment, hier, comme Premier ministre de la Malaisie, devenant, à 92 ans, le plus vieux dirigeant élu du monde, au lendemain de la victoire historique de l’opposition aux législatives qui a sonné le glas d’une coalition au pouvoir depuis 61 ans.

Quinze ans après avoir quitté le pouvoir, M. Mahathir a effectué un retour spectaculaire sur le devant de la scène politique pour défier son ex-protégé, le Premier ministre sortant, Najib Razak, infligeant une défaite cinglante au Barisan Nasional (Front national, Bn), la coalition qui dirige le pays depuis l’indépendance, en 1957, de l’ex-colonie britannique.

A la tête d’une coalition d’opposition formée de nombreux politiciens qui s’étaient opposés à lui du temps où il était chef du gouvernement (1981-2003), M. Mahathir a déjoué les pronostics en réussissant à déloger M. Najib, au pouvoir depuis 2009 et empêtré dans un énorme scandale de détournements de fonds.
Mahathir Mohamad a promis de le faire traduire en justice pour répondre des accusations de détournements au détriment du fonds souverain 1Mdb, créé par Najib Razak lui-même à son arrivée au pouvoir et aujourd’hui endetté à hauteur de 10 milliards d’euros.

Depuis 2015, la Malaisie est secouée par ce scandale qui fait l’objet d’enquêtes dans plusieurs pays, notamment en Suisse, à Singapour et aux Etats-Unis.

Vêtu d’une tenue traditionnelle, le nouveau Premier ministre a prêté serment devant le roi Sultan Muhammad V, au palais national : “Moi, Mahathir Mohamad, après avoir été élu Premier ministre, jure de mener à bien ma tâche de toutes mes forces”.

Des feux d’artifice ont éclairé le ciel de Kuala Lumpur lors de la cérémonie. La nuit précédente, la victoire de l’opposition avait entraîné des scènes de liesse dans les rues de la capitale.

AFP

 

L’opposition guinéenne a annoncé, hier, la suspension de son dialogue avec le pouvoir qui refuse, selon elle, de trouver une solution au contentieux des élections locales de février.

Elle a également prévu, dans la foulée, une reprise de ses manifestations par une journée “ville morte” à Conakry lundi.
Le président guinéen Alpha Condé et le chef de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, s’étaient rencontrés le 2 avril et étaient convenus d’une série de mesures pour désamorcer la tension née des élections locales du 4 février, notamment par la mise en œuvre de l’accord politique conclu en octobre 2016 entre le pouvoir, l’opposition, la société civile et les partenaires internationaux de la Guinée.

Cet accord devait permettre un dialogue pour trouver une solution au contentieux des élections locales de février, officiellement remportées par le camp présidentiel, et la révision des listes pour les prochaines législatives, prévues en fin d’année. “Nous suspendons notre participation au Comité de suivi du dialogue inter-guinéen parce que nous avons constaté qu’il n’y a aucune volonté de la part de nos adversaires d’en face (de) trouver un consensus au contentieux électoral”, a déclaré Cellou Dalein Diallo, au cours d’une conférence de presse à Conakry. En plus de la suspension du dialogue avec le pouvoir, l’opposition va “reprendre (ses) manifestations de rues par une journée ville morte à Conakry dès lundi prochain”, a ajouté M. Diallo, faisant craindre de nouvelles violences après des manifestations meurtrières ces derniers mois.

Le pouvoir “campe sur sa position en disant qu’on ne peut pas modifier les résultats proclamés par la Commission électorale nationale indépendante” (Céni), a t-il expliqué. Or, “les résultats publiés ne reflètent nullement la vérité des urnes. Nous avons demandé que les corrections soient apportées et (que) le choix des citoyens dans les bureaux de vote prévale sur toutes les autres considérations”, a dit M. Diallo. L’opposition affirme détenir les procès-verbaux sur ces élections dûment signés par les personnes habilitées, mais ces documents ont, selon elle, été éliminés ou falsifiés lors de la centralisation des votes. Elle a, en outre, affirmé que 107 de ses militants, arrêtés en rapport avec les élections locales du 4 février, sont toujours emprisonnés dans différentes localités.

AFP

“N’attendons pas. Agissons maintenant !” Emmanuel Macron a critiqué, hier, les atermoiements d’Angela Merkel sur les réformes en Europe, rendues plus nécessaires que jamais par l’unilatéralisme de Donald Trump sur l’Iran.
Le président français et la chancelière allemande sont engagés, depuis des semaines, dans des tractations complexes pour tenter de se mettre d’accord sur une série de projets de refondation de l’Europe post-Brexit, en vue d’un sommet européen fin juin.

Les discussions mettent les relations bilatérales à rude épreuve : elles achoppent notamment sur les propositions françaises visant à doter la zone euro d’un budget d’investissement pour doper la croissance.
Et Emmanuel Macron a profité de la remise d’une récompense pour son engagement pro-européen, le Prix Charlemagne, sur les terres mêmes d’Angela Merkel, en Allemagne, pour signifier son impatience grandissante.
“Ne soyons pas faibles et choisissons”, a-t-il lancé dans un discours très applaudi à Aix-la-Chapelle, un an après sa prise de fonction.
“Je crois à une zone euro plus intégrée, avec un budget propre”, a insisté le chef de l’Etat français malgré les fortes réserves du gouvernement allemand. Berlin craint, par ce biais, de devoir payer pour les pays du sud de l’Europe, à ses yeux trop dépensiers.

Dans des propos inhabituellement durs, le chef de l’Etat français qui a fait de l’Europe une priorité s’en est pris à la timidité de l’Allemagne envers les dépenses et l’investissement.
“En Allemagne, il ne peut y avoir un fétichisme perpétuel pour les excédents budgétaires et commerciaux, car ils sont faits aux dépens des autres”, a-t-il lancé lors de la cérémonie à laquelle assistait Angela Merkel.

AFP

 

AFP - La cour suprême de Guinée équatoriale a confirmé, hier, la dissolution du principal parti de l’opposition, Citoyens pour l’innovation (Ci), ainsi que la condamnation de 21 de ses militants à 30 ans de prison. «Au nom du chef de l’Etat, nous rejetons le recours en cassation introduit par les avocats» de Ci et de ses militants condamnés, a déclaré Juan Carlos Ondo Angue, président de la cour suprême.
Ce parti a été dissous, le 26 février, par le tribunal de Mongomo, ville de la partie continentale de la Guinée-équatoriale située près de la frontière avec le Gabon.
Ce tribunal avait jugé 147 militants de Ci et condamné 21 de ses militants, dont l’unique député élu du parti, à 30 ans de prison pour «sédition, désordre public, atteintes à l’autorité et blessures graves».
Des condamnations intervenues à la suite de violences qui s’étaient produites pendant la campagne pour les législatives de novembre 2017 dans la ville d’Aconibé, fief du leader de Ci, Gabriel Nse Obiang Obono.

 

Les médecins mauritaniens ont entamé, hier, une grève «illimitée» pour réclamer des augmentations de salaire et une amélioration des conditions de travail dans les hôpitaux, a annoncé le chef de leur syndicat, Mohamed Ould Dahya. «Nous sommes entrés dans une grève illimitée après une série de grèves partielles entamée le 16 avril», a expliqué à l’Afp M. Ould Dahya, en soulignant que l’augmentation des salaires devra être «substantielle». La Mauritanie compte quelque 800 médecins généralistes et spécialistes, soit un médecin pour environ 4500 habitants. Le secteur médical souffre, en plus de la vétusté des équipements, d’une large diffusion de médicaments contrefaits, selon le responsable syndical. Les médecins réclament des salaires alignés sur ceux de leurs collègues de la région, «qui touchent trois fois plus que nous», a déclaré M. Ould Dahya. Un spécialiste mauritanien «touche seulement 240.000 anciens ouguiyas, soient 560 euros environ», a-t-il regretté, en estimant qu’une augmentation de 20.000 anciens ouguiyas (47 euros), décidée récemment, n’avait «rien changé à la précarité» de la profession.

AFP

 


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