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Actualités Internationales (2878)

Sidya ToureLe Président de l’Union des forces républicaines (UFR, opposition), Sidya Touré, troisième force politique de la Guinée a été nommé, samedi, Haut Représentant du président Alpha Condé, indique un décret présidentiel.

Après avoir rouspété contre les résultats de la dernière présidentielle, qui l'avait classé au troisième rang avec 6,01% des suffrages exprimés, Sidya Touré avait fini par revenir à de meilleurs sentiments, en acceptant de rencontrer le vainqueur Alpha Condé.

Une rencontre survenue le lendemain de la publication des résultats du scrutin, et qui avait ouvert la voie à un rapprochement entre les deux personnalités.

Sidya Touré, qui jusque-là était parmi les ténors de l'opposition républicaine pure et dure, a depuis changé de ton, en se disant disposé à apporter son expertise au gouvernement d'Alpha Condé. Une position raillée par ses détracteurs, qu'il a tout de même assumée.

Sa nomination au poste de Haut Représentant du président guinéen n'est donc pas un fait du hasard, selon les observateurs dont certains s'attendent déjà à ce que des cadres issus de son parti, l'UFR bénéficient de postes ministériels dans le gouvernement qui sera formé incessamment.

Source : APAnews


Des millions de personnes sont descendues dans les rues à travers le monde pour célébrer le Nouvel An, malgré les craintes pour la sécurité qui ont provoqué l'évacuation de deux gares à Munich, et mobilisé, à New-York, les plus importantes forces policières de son histoire.  6.000 policiers, le plus grand nombre jamais mobilisé pour un événement de ce genre, étaient présents sur et autour de Times Square lorsque le maire de la ville, Bill Blasio, a fait descendre la célèbre boule à facettes qui marque traditionnellement l'arrivée de la nouvelle année, sous une pluie de confettis colorés et les vivats de la foule.

Après les attaques de Paris, en novembre, et de San Bernardino (Californie), en décembre, les forces de sécurité partout dans le monde étaient sur le qui-vive pour assurer des fêtes sans attentat. En Allemagne, des informations faisant état d'une menace du groupe Etat islamique (Ei) d'un attentat-suicide "vers minuit", dans l'une des deux gares principales de Munich, a provoqué l'évacuation de ces deux gares.
Et partout en Europe, un maximum de précautions avaient été prises pour faire face à tout risque d'attentat. Les festivités ont même été purement et simplement annulées à Bruxelles où six nouvelles personnes ont été interpellées, jeudi, à la suite de menaces d'attaques imminentes. Trois d'entre elles ont été libérées après leur audition.

- La Place Rouge interdite –
Dès mardi, deux hommes avaient été inculpés : ils prévoyaient de viser des "lieux emblématiques" de la capitale belge où siègent l'Union européenne et l'Otan. A Paris, toujours sous le choc des attentats du 13 novembre (130 morts, 350 blessés), des milliers de personnes se sont malgré tout pressées sur l'avenue des Champs-Elysées pour des célébrations maintenues, mais dans une version allégée, sans le traditionnel feu d'artifice. Le risque terroriste reste "très élevé", selon les autorités. Plus de 100.000 policiers et gendarmes ont été déployés à travers le pays "Nous n'en avons pas terminé avec le terrorisme", a reconnu le président François Hollande dans ses vœux télévisés. La "menace est toujours là" et "reste même à son plus haut niveau", a-t-il dit.
La crainte d'attentats n'a pas empêché le London Eye, dans la capitale britannique, de s'embraser à minuit devant des milliers de personnes rassemblées sur les bords de la Tamise, en présence de 3.000 policiers mobilisés au centre-ville. A Madrid, la police avait limité à 25.000 le nombre de personnes autorisées à aller sur la Puerta del Sol.  A Moscou, l'emblématique Place Rouge, lieu de rassemblement traditionnel pour le Nouvel An, était, cette année, pour la première fois, fermée au public au moment du réveillon, là encore en raison de craintes d'attentats. A Berlin, des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées autour de la porte de Brandebourg pour une grande fête de rue. Les Pays-Bas ont célébré un Nouvel An placé sous le signe de la présidence néerlandaise de l'Union européenne, que le pays assurera au premier semestre, avec feu d'artifice et son et lumière, dans un décor incluant une réplique d'un navire du XVIIIe siècle de la compagnie des Indes orientales unies, ainsi que les drapeaux des 28 pays de l'Ue.  Un peu partout dans le monde, le passage en 2016 s'est aussi accompagné de mesures de sécurité draconiennes.  C'est le cas de Jakarta où les autorités indonésiennes viennent de déjouer un projet d'attentat-suicide prévu pour la nuit de la Saint-Sylvestre.  En Turquie, où un attentat-suicide aurait aussi été déjoué à Ankara, les forces de l'ordre ont été placées en alerte maximale.

- Mesures de sécurité draconiennes –
Malgré cela, les célébrations étaient à l'ordre du jour, depuis le Pacifique, avec un spectacle géant au-dessus de l'Opéra de Sydney avec sept tonnes d'engins pyrotechniques utilisés. Pareil en Amérique où à Rio de Janeiro, deux millions de personnes étaient présentes sur la plage de Copacabana pour assister à un gigantesque spectacle pyrotechnique. Au Caire, les célébrations se sont déroulées devant les pyramides, avec de nombreux artistes invités. En revanche, dans la bande de Gaza voisine, le groupe islamiste palestinien Hamas a interdit les fêtes du Nouvel An dans les lieux publics, en invoquant un islam rigoriste. Enfin, seul événement dramatique de la nuit, à Dubaï, un hôtel cinq étoiles situé dans un gratte-ciel de 63 étages au centre de la ville, à quelques encablures de la plus haute tour du monde, a été dévoré par d'énormes flammes rougeoyantes, faisant 16 blessés, dont 14 légèrement. Mais les autorités n'ont pas pour autant annulé les célébrations, qui ont eu lieu comme prévu.

AFP


Le président rwandais, Paul Kagame, a annoncé qu'il se représenterait à l'élection présidentielle de 2017 pour un troisième mandat, comme l'autorise la nouvelle Constitution approuvée massivement par ses concitoyens lors du référendum du 18 décembre. "Vous m'avez demandé de diriger à nouveau ce pays après 2017. Etant donné l'importance que vous y accordez, je ne peux qu'accepter", a-t-il déclaré lors d'un discours à la nation délivré à minuit sur la télé nationale.
Lors du référendum, les Rwandais ont approuvé une révision de la Constitution devant permettre à Paul Kagame, 58 ans, de se présenter pour un nouveau mandat en 2017 et de potentiellement diriger le pays jusqu'en 2034. Le "oui" a obtenu 98,4 % des voix, contre 1,6 % au "non". La révision constitutionnelle avait été sévèrement critiquée par les partenaires internationaux du Rwanda, Etats-Unis en tête, qui avaient appelé M. Kagame à quitter le pouvoir en 2017. "L'unité de ce peuple est inébranlable et le travail de construction de la nation continue à allure régulière. Les Rwandais ont demandé une Constitution révisée, qu'ils ont approuvée dans le récent référendum", a-t-il expliqué. "Vous avez clairement exprimé vos choix pour l'avenir de notre pays", a-t-il ajouté.
"Le processus (de modification de la Constitution) nous a laissé du temps pour garantir que les changements proposés présentaient du mérite et de la sagesse." Elu en 2003 et réélu en 2010, avec plus de 90 % des voix à chaque fois, M. Kagame avait indiqué que sa décision de se représenter en 2017 - date limite de son dernier mandat selon la Constitution non révisée - dépendrait des résultats du référendum.

AFP



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