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Actualités Internationales (819)

Une vingtaine de leaders de l'opposition et de la société civile gabonaise étaient toujours retenus, hier soir, au quartier général de Jean Ping, principal rival du président sortant, Ali Bongo, lors de l'élection présidentielle remportée, mercredi, par ce dernier, a-t-on appris auprès de l'un d'eux. « Depuis 6 heures ce matin, nous sommes toujours séquestrés », a affirmé Zacharie Myboto, ancien ministre d'Omar Bongo, le père et prédécesseur d'Ali Bongo à la tête du Gabon.

« On nous a dit qu'on devait être transférés au siège de la gendarmerie, mais nous n'avons toujours pas de nouvelles », a-t-il ajouté, tout en précisant que 25 personnes étaient encore retenues avec lui dans la cour du QG de Jean Ping.  Parmi elles, l'ancien vice-président de la République Didjob Ding Duvungui ou encore Paul-Marie Gondjout, responsable d'un parti d'opposition. M. Myboto a également affirmé qu'ils n'avaient reçu ni nourriture ni médicament depuis le matin.

« Nous ne voulons surtout pas dormir ici. La cour du QG, qui a été attaquée lors d'un assaut des forces de l'ordre dans la nuit, « est dévastée, pleine de sang, et nous nous sentons en totale insécurité ». Plus tôt, M. Duvungui avait raconté que l'armée avait fouillé le QG « de fond en comble ». Dans l'après-midi, les lieux restaient inaccessibles au public, des journalistes ayant été refoulés fermement par un imposant dispositif de sécurité.

AFP

Un homme d'affaires et une femme figure de la société civile dans le pays ont annoncé leurs candidatures à l'élection présidentielle du 1er décembre en Gambie, à laquelle se présente aussi le chef de l'Etat, Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans. L'homme d'affaires Adama Barrow, relativement connu dans le pays, a été désigné, hier, candidat au scrutin par le Parti démocratique uni (Udp), principal parti d'opposition dans le pays dont plusieurs responsables, y compris son chef, sont détenus pour des manifestations organisées en avril. Cette semaine, Isatou Touray, une sexagénaire très active dans la défense des droits des femmes et des enfants dans son pays, a indiqué à l'Afp qu'elle comptait se lancer dans la course, confirmant une annonce de son entourage. 

Mme Touray, première femme à prétendre au fauteuil présidentiel, est actuellement la directrice exécutive du Comité Gambie contre les pratiques traditionnelles (Gamcotrap), ayant notamment mené campagne pour l'excision, aujourd'hui interdite dans le pays.

AFP 

Le président guinéen, Alpha Condé, a reçu, hier, le chef de file de l'opposition, Cellou Dalein Diallo, et tous deux se sont dits engagés à favoriser des échanges réguliers, deux semaines après une manifestation d'opposants suivie de violences meurtrières. « Nous avons échangé sur la situation politique, économique et sociale », a déclaré à la presse, à l'issue de l'audience, Cellou Dalein Diallo, chef de l'Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg), ayant perdu par deux fois à une élection présidentielle face à Alpha Condé, en 2010 et 2015. Cette rencontre intervient deux semaines après une manifestation de centaines de milliers de partisans de l'opposition, qui ont notamment réclamé la démission du président, Cellou Dalein Diallo lui-même dénonçant à l'occasion « la dictature et la mauvaise gouvernance de M. Alpha Condé ».

APA 

LIBREVILLE - Ali Bongo Ondimba va occuper le fauteuil présidentiel pour un second mandat de 7 ans après 4 jours de suspense. Il a été déclaré, hier, vainqueur de l’élection avec 49,80 % des voix. Ce que l’opposition conteste. Déjà des manifestations ont débuté dans Libreville.

Démarrée à 19 h le mardi, la plénière tenue à la Cité de la démocratie s’est poursuivie jusqu’à hier à 16 h heures locale (15h Gmt), heure à laquelle le ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubelet Boubeya, a proclamé les résultats qui lui ont été remis par la Cenap. Ainsi, Ali Bongo Ondimba est réélu pour un nouveau mandat avec 49,80 % des voix contre 48,23 % pour son principal challenger, Jean Ping. Le taux de participation est de 59,46 %. Un score certes étriqué mais qui met fin à un long suspense. Cela, d’autant plus que la plénière de la Commission électorale nationale a duré. L’opposition, après la proclamation des résultats, a accusé le pouvoir d’avoir manipulé les résultats de la province du Haut Ogooué, fief du candidat Ali Bongo où il a obtenu un score de « 95,46 % pour un taux de participation de 99,93 % ». Il a réclamé le comptage des résultats du Haut Ogooué, bureau de vote par bureau de vote.

Des manifestations ont éclaté dans certains quartiers de la capitale, notamment sur la voie express. Elle est d’ailleurs bloquée par les forces de l’ordre à l’aide de blindés légers et de camions lance-eau. Plusieurs voies et points stratégiques sont bouclés par les mêmes forces de l’ordre. Selon l’Afp, malgré les gaz lacrymogènes, des centaines de personnes tentent tout de même de converger vers la voie express, parfois en brûlant des pneus. En quittant le jardin botanique, où Ali Bongo a fait sa déclaration, de loin, on pouvait voir des nuages de fumée sur la voie express. L’opposition fait état de blessés lors de ces manifestations. Ce que le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, a démenti. Sur son compte Tweeter, il parle de « fausses informations visant à mettre en péril l’Etat de droit ». Selon les médias occidentaux, des manifestations ont aussi éclaté à Port Gentil.

…Et appelle au rassemblement
LIBREVILLE - Le chef de l’Etat gabonais a appelé, hier, ses compatriotes au rassemblement afin de relever les défis du développement.
« Aujourd’hui, l’élection est terminée, le temps est venu de nous rassembler, bâtir ensemble. Le temps est venu de panser nos plaies, le temps est venu de laisser derrière nous toutes les invectives. Le temps de l’apaisement est venu, le temps de la réconciliation est venu. Vous pouvez compter sur moi pour être le président de tous les Gabonais. Je serai à l’écoute de tous et tends la main à tous pour construire notre pays. Passé le temps de la confrontation, s’ouvre, à présent, le temps du rassemblement », a d’emblée lancé Ali Bongo Ondimba. Il a appelé ses compatriotes à « être fiers et dignes de leur pays, à respecter la terre qui les a vus naître, à l’aimer et à la chérir ».

Le chef de l’Etat gabonais s’est engagé à travailler à « l’évolution des institutions dans l’inclusion ». Il a aussi promis que le nouveau mandat accordera une « place de choix » à la formation professionnelle des jeunes et des femmes à qui il a dédié la victoire. « La jeunesse gabonaise est celle qui doit retenir notre attention », a martelé M. Ondimba sous les ovations de ses partisans et membres de sa coalition. Ali Bongo a aussi annoncé une « politique accélérée de la décentralisation » afin de corriger le « déséquilibre territorial ». Pour lui, cela est « une priorité ». A son avis, l’égalité des chances est « vitale ». Aussi est-il nécessaire de proposer une meilleure offre de santé, construire plus d’infrastructures, plus de routes et amplifier la diversification économique. « Le Gabon de demain sera un Gabon plus prospère, plus de solidaire et toujours en paix », a-t-il dit, non sans rappeler que le chemin sera « exigeant ». A cet effet, « il faut l’unité et la paix, et je m’y engage », a avancé Ali Bongo.

Changement et solidarité
Le chef de l’Etat, qui, à son arrivée, a été accueilli par une foule hystérique scandant le slogan « Ali Bomayé », « Ali président », a également promis plus de changement et de solidarité. « Nous vivons un moment où le changement est demandé, un moment où nous devons être plus solidaires et plus forts ensemble », a-t-il lancé.

Et d’ajouter : « La victoire au score serré nous oblige d’abord chacun au respect des urnes et des institutions, ensuite à prendre en compte les aspirations de nos concitoyens qui ne sont pas seulement économiques et sociales. Elles portent aussi sur les questions politiques et institutionnelles ». Ali Bongo a félicité ses adversaires dans une élection qui fut « très disputée, forte et démocratique, même si on pouvait déplorer des dérives multiples pendant et après la campagne, ainsi que des tentatives de déstabilisation de notre système électoral qui ont été en grande partie déjouées ».

Ce qui, à son avis, est le « signe » que les institutions sont « fortes » et surtout qu’elles sont au service de « l’intérêt général ». Appelant à la vigilance, Ali Bongo a promis de faire en sorte que « toute la vérité soit connue de tous ». Allusion est ainsi faite aux différentes « ingérences étrangères » dont parlait le ministre de la Communication.

De notre envoyé spécial, Daouda MANE

L'Assemblée nationale incendiée par des manifestants
LAssemblée nationale incendiée par des manifestantsL'Assemblée nationale du Gabon était en flammes, hier soir, à Libreville, après avoir été incendiée par des manifestants descendus dans la rue à l'annonce de la réélection du président Ali Bongo Ondimba, selon plusieurs témoins.

L'Assemblée nationale se trouve sur le prestigieux boulevard Triomphal, qui dessert de grandes institutions (siège de la télévision d'Etat Gabon Tv, Sénat, Hôtel de Ville, Centre culturel français, ministère du Pétrole, ambassades de Chine, de Russie et du Liban...). Les forces de sécurité s'étaient déployées à titre préventif, dès mardi après-midi, aux points stratégiques de la capitale, à la veille de la proclamation des résultats officiels provisoires par la commission électorale. L'un des axes principaux, le front de mer de Libreville, était coupé aux abords de la présidence.

AFP

L'Assemblée nationale du Gabon était en flammes, hier soir, à Libreville, après avoir été incendiée par des manifestants descendus dans la rue à l'annonce de la réélection du président Ali Bongo Ondimba, selon plusieurs témoins.

L'Assemblée nationale se trouve sur le prestigieux boulevard Triomphal, qui dessert de grandes institutions (siège de la télévision d'Etat Gabon Tv, Sénat, Hôtel de Ville, Centre culturel français, ministère du Pétrole, ambassades de Chine, de Russie et du Liban...). Les forces de sécurité s'étaient déployées à titre préventif, dès mardi après-midi, aux points stratégiques de la capitale, à la veille de la proclamation des résultats officiels provisoires par la commission électorale. L'un des axes principaux, le front de mer de Libreville, était coupé aux abords de la présidence.

AFP

L'économie du Nigeria est entrée en récession, hier, après deux trimestres consécutifs de croissance négative marqués par des attaques sur ses installations pétrolières, la chute des cours de l'or noir, une inflation galopante et des taux d'investissements étrangers historiquement bas. 

« Au deuxième trimestre, le Pib a décliné de 2,06 % (sur un an) » après une baisse de 0,36 % au premier trimestre, selon les chiffres du Bureau national des statistiques (Nbs) dévoilés hier matin.

Le ralentissement de la croissance touche de nombreux secteurs, indiquant que le géant économique de l'Afrique souffre de problèmes bien plus importants que la baisse du prix du baril du pétrole, en dépit de la forte dépendance de l'économie nigériane aux hydrocarbures. Les investisseurs étrangers, méfiants après la décision du gouvernement de maintenir le naira à un taux artificiel, ne sont pas revenus investir après sa dévaluation en juin dernier. Le pays enregistre un taux « historiquement » bas d'importation de capitaux, rapporte le Nbs.

Les 647,1 millions de dollars investis au Nigeria au second trimestre représentent une "chute de 75,73 %" par rapport à la même période en 2015. « S'il est confirmé, ce chiffre provisoire serait le plus bas enregistré (...) et représenterait aussi la plus grosse chute de capitaux d'une année à l'autre », écrit l'agence des statistiques. « Il y a eu de grandes incertitudes concernant les politiques de taux de change, qui ont sûrement effrayé les investisseurs », selon leur rapport. 

Le président Muhammadu Buhari a finalement décidé de laisser flotter le naira en juin, après l'avoir artificiellement maintenu à taux fixe pour maintenir des prix bas et éviter une trop grande inflation. L'administration Buhari a tardé à mettre en place cette politique monétaire que tous les experts encourageaient depuis des mois ; ce qui n'a pas rassuré les investisseurs, alors que l'inflation dépassait les 17 % en juillet.

D'autre part, le secteur pétrolier, duquel le Nigeria tire l'essentiel de ses revenus depuis 50 ans, est toujours sous la menace des sabotages et des attaques des groupes armés dans le Delta du Niger. La dévaluation du naira était essentielle pour tenter de renflouer les caisses de l'Etat, vidées par la chute du prix du baril : pour chaque dollar gagné grâce à ses exportations, le gouvernement a plus de nairas à dépenser. Mais le Nigeria, au risque de s'endetter pour mettre en œuvre ses politiques ambitieuses d'infrastructures, aura un besoin massif de capitaux étrangers pour relancer un secteur de l'énergie en décrépitude. Les prédictions internationales sont moins encourageantes que les autorités nigérianes. Le Pib du Nigeria pourrait se contracter de 1,8 % cette année, selon le Fonds monétaire international. 

AFP

En se préparant à entrer dans la course à l'Elysée, l'iconoclaste Emmanuel Macron ajoute à la confusion en France, où des guerres intestines déchirent la gauche au pouvoir et l'opposition de droite, à huit mois de la présidentielle de 2017.

Sans être officiellement candidat, le jeune ministre de l'Economie, 38 ans, a quitté, mardi dernier, le gouvernement afin de se consacrer à un projet « pour transformer la France dès l'année prochaine ». 

Tous les observateurs évoquent un coup « très rude » porté à François Hollande. Le président socialiste a, lui-même, jugé que son ex-protégé l'avait « trahi avec méthode », selon des propos rapportés par le quotidien Le Monde. « Comment François Hollande peut-il s'en sortir ? Ça devient extrêmement compliqué alors qu'il affronte une fragmentation de plus en plus spectaculaire de son ex-majorité », observe le politologue Jérôme Fourquet, de l'institut de sondages Ifop. Déjà défié sur sa gauche par trois anciens ministres, l'impopulaire chef de l'Etat est désormais concurrencé sur son flanc droit par un social-libéral qui tente d'incarner le renouveau, en dehors des partis classiques.

Deux sondages réalisés après l'annonce du départ du ministre tendent à conforter cette thèse en donnant une majorité de 53 % à 65 % de Français défavorables à une candidature Macron. Mais cette nouvelle dissidence « réduit l'espace politique de Hollande à celui du Parti socialiste, soit actuellement autour de 14 % de l'électorat », soulignait Bernard Sananès, président de l'institut Elabe, dans le quotidien Le Figaro.

AFP 

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a été destituée, hier, par le Sénat pour maquillage des comptes publics au terme d'une procédure hautement controversée qui met fin à 13 ans de gouvernement de gauche dans le plus grand pays d'Amérique latine. Michel Temer, son ex-vice-président de centre-droit qui a précipité sa chute, a prêté serment au Sénat et dirigera un Brésil dans la tourmente jusqu'aux prochaines élections législatives et présidentielles fin 2018.

Une majorité de plus des deux tiers requis des sénateurs ont voté, sans surprise, pour la destitution de la dirigeante de gauche, première femme avoir été élue à la tête du Brésil en 2010, puis réélue de justesse en 2014. Sur les 81 parlementaires, 61 ont voté pour sa destitution et seulement 20 ont voté contre. Dilma Rousseff a en revanche conservé ses droits civiques à la faveur d'un second vote, où la majorité des deux tiers requises pour l'en priver pendant huit ans n'a pas été atteinte. Seuls 42 sénateurs ont voté pour, 36 contre et 3 se sont abstenus.

 

Libreville - Initialement prévue à 17 h (16 h Gmt), l’annonce des résultats provisoires a été retardée de quelques heures. Dans un communiqué publié hier, la Cenap a finalement informé qu'elle se réunirait « à partir de 19 h ». Déjà, la tension monte. Le ministre de la Communication, Alain-Claude Bilie-By-Nze, lors d’une conférence à Gabon Tv, a dénoncé, hier, des « ingérences étrangères ».

Alain-Claude Bilie-By-Nze a d’abord rappelé, encore une fois, que « les seuls résultats qui devraient être pris en compte par la communauté nationale et internationale, sont ceux communiqués par la commission nationale (Cenap) et rendus publics par le ministère de l’Intérieur conformément à la loi gabonaise ». Mais, a-t-il poursuivi, « nous observons que, dans ce processus électoral qui a démarré il y a 15 jours, des  ingérences étrangères multiples ». D’abord, en France, a informé le ministre, « celle d’un avocat, Me Eric Moutet, qui vient de tenir une conférence de presse, violant, d’une part, sa prestation de serment d’avocat en ne respectant pas les lois, les institutions et la Constitution ». Il fait preuve, a-t-il noté, de « collision » puisqu’il a comme clients la sœur du président Ali Bongo, Mlle Onaïda Bongo Ondimba, et Jean Ping, qui « tous deux œuvrent au dépouillement du Gabon ».

Il y a, ensuite, une « convergence » entre Me Eric Moutet et Me Bourdon, avocat de l’association « Survie », « laquelle a porté son soutien à Jean Ping », a dit M. Nzé, rappelant que Me Bourdon est de cette Françafrique si chère à un autre avocat, Me Bourgi, et à un écrivain, Pierre Péan, « qui se comportent en sorte de papys racketteurs » de cette Françafrique dont personne ne veut. Il a, en outre, souligné que les procès-verbaux lus par Me Moutet en France, soi-disant de la Cenap, relève d’une « grossière manipulation ». Et de marteler : «  Il est inacceptable que, depuis Paris, un avocat porte atteinte à la sécurité de l’Etat gabonais ; ce qui constitue une violation de notre code électoral ». La seconde ingérence, a-t-il dit, met en cause Jean Ping et Mamadi Diané. Ce dernier est conseiller spécial du président de la République de Côte d’Ivoire. « Leur complot, a avancé le ministre de la Communication, vise à faire démissionner des membres de la Cenap par corruption. Nous avons des preuves tangibles et irréfutables. Cette tentative de déstabilisation d’un organe essentiel à l’Etat est inacceptable », a estimé le ministre porte-parole qui a toutefois fait savoir que « le gouvernement gabonais collabore avec les autorités ivoiriennes pour faire toute la lumière sur cette manipulation touchant le cœur du processus électoral ». De même, il a promis de remettre toutes ces preuves aux autorités judiciaires nationales et aux instances internationales après la proclamation des résultats.

Arrestation de hackers ivoiriens
Avant-hier, le ministère de la Défense parlait de l’arrestation de hackers ivoiriens. En effet, le secrétaire général du ministère de la Défense, Gabriel Mally Hodjoua, avait aussi déclaré que « le Gabon fait l’objet de menaces portant gravement atteinte à la sécurité et à la sureté de l’Etat. Elles sont de trois types : cybercriminelle, atteinte aux données à caractère personnel et importation illégale de matériels de télécommunication satellitaire et militaire ». M. Hodjoua parle « d’une application pirate qui simule la collecte des données ». Elle est conçue par des hackers et mise en place au Gabon. « Derrière cette application, se cache une cellule de cybercriminels ivoiriens chargés de l’alimenter de faux contenus.

Elle peut pirater les données personnelles de ses utilisateurs. Un individu de nationalité ivoirienne est à la tête de l’équipe. Il est connu des services de renseignement, eu égard ses actions similaires dans d’autres pays de la sous-région », a-t-il expliqué. Le Sg du ministère de la Défense a indiqué que le service de douane gabonais a saisi « un matériel satellitaire compatible avec les fréquences utilisées par les forces de défense et de sécurité. Alors qu’aucune demande d’enregistrement n’a été adressée à l’autorité de régulation et de communication et des postes ». Ce qui lui a fait dire que « le matériel est entré illégalement dans le pays ». Au regard de « la gravité de ces faits », a-t-il dit, il est demandé au peuple gabonais de rester « vigilants ». Quant aux forces de défense et de sécurité, « elles entendent garantir l’intégrité territoriale, la sécurité des biens et des personnes. Elles prendront des mesures pour faire respecter l’Etat de droit », a-t-il rassuré.

Ces différentes sorties des autorités font craindre le pire. Dans tous les cas, depuis le vote qui s’est bien déroulé le samedi dernier, les Gabonais retiennent leur souffle. Ils redoutent des violences à l'annonce, en fin de journée ou la nuit, des résultats. A Libreville, la capitale, peu de personnes s’aventurent dans la rue. Ils refusent de s’exprimer sur la question. Seuls quelques individus, sous le couvert de l’anonymat, osent. « Les gens ont peur, nous n’aimons pas la violence », nous confie un chauffeur. En somme, le pays tourne au ralenti. Les Gabonais ont, peut-être, en mémoire les violences post-électorales de 2009 qui avaient éclaté à Port-Gentil, la capitale économique, et qui avaient causé des morts, des pillages, un couvre-feu, etc. Tous les points stratégiques de la ville sont envahis par les forces de sécurité et de défense. Alors qu’au siège du candidat Jean Ping, situé au quartier Charbonnages, vers 17 h, les gens commencent à y affluer. En attendant, des messages de paix sont lus dans les médias gabonais, appelant les hommes politiques à cultiver la paix et les jeunes à la retenue.

Mamadi Diané limogé en Côte d’Ivoire
Côte dIvoireAux dernières nouvelles, Mamadi Diané a été limogé par le chef de l’Etat ivoirien. Dans un communiqué lu à Gabon 24 (Tv), il est dit que M. Diané a été démis de ses fonctions de conseiller spécial. « Suite aux informations relatives à l’ingérence de M. Mamadi Diané dans le processus électoral de la République sœur du Gabon, il est mis fin à ses fonctions de conseiller spécial à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire à compter de ce jour. La Présidence de la République condamne cet acte d’ingérence et rassure les autorités et le peuple gabonais qu’elle tient au strict respect de la souveraineté de la République gabonaise. La Présidence de la République de Côte d’Ivoire réaffirme sa ferme volonté de tout mettre en œuvre pour continuer à préserver les liens d’amitié et de fraternité qui ont toujours existé entre les deux pays ».

Alain Claude Bilie-By-Nze, porte-parole d’ALI Bongo : « L’Ue a outrepassé son mandat »
LIBREVILLE - Après la sortie de l’Ue qui a qualifié la gestion du processus électoral gabonais de « non transparente », la réaction du ministre et porte-parole Alain-Claude Bilie-By-Nze ne s’est pas fait attendre. Dans la soirée, il a fait face à la presse pour rappeler d’abord que la mission de l’Ue était « d’observer la campagne électorale, l’équité dans l’accès aux médias, la gestion de la liste électorale et son affichage, etc. Il regrette le fait que ce groupe d’observateurs ne s’est intéressé de ce qui s’est passé dans un camp. « Dans le rapport de l’Ue, il n’est nullement apparu la violation fragrante des textes par un candidat qui s’est autoproclamé vainqueur et on n’a ni évoqué que le convoi du candidat Ali Bongo avait été victime d’une attaque alors que j’avais eu une rencontre avec eux sur cette question », s’est plaint M. Nze.
Selon lui, d’autres observateurs comme ceux de l’Ua ont attesté la transparence du scrutin. Et de marteler : « Il n’appartient pas à cette mission de voir s’il y a séparation entre les différents pouvoirs gabonais ». D’aprèsn le ministre, « M. Ping joue avec la paix qui est un bien précieux. C’est pour préserver cette paix qu’Ali n’a toujours pas fait de déclaration pareille, et puis, il est toujours chef de l’Etat et garant de cette paix ». Il a précisé que « seuls les résultats publiés par la Cenap seront reconnus ». En attendant, son camp attend « sereinement » l’annonce de ces résultats.

Ping appelle ses militants à rester mobilisés sans manifester
AFP - L'opposant Jean Ping, rival d'Ali Bongo Ondimba, a appelé ses militants à rester mobilisés hier soir, mais sans manifester, alors que le pays attend les résultats du scrutin dans une ambiance tendue.

De notre envoyé spécial, Daouda MANE

L’ancienne ministre burkinabè chargée de la Coopération régionale, Minata Samaté, est officiellement candidate au poste de la Commission des affaires politiques de l’Union africaine (UA), a-t-on appris hier.

Diplômée depuis 1996 en administration internationale (Université de Paris I- Panthéon-Sorbonne), la candidate burkinabè et de la Cedeao a su forger ses compétences en matière de management, de supervision, de planification et de gestion des ressources humaines, financières et matérielles. La Commission des Affaires politiques de l’Ua est un département de l’organisation continentale chargée de la promotion de la paix et de la sécurité, de la démocratie, des droits de l’homme et du développement. Cette commission traite également des questions des réfugiés et des déplacés sur le continent.

APA

Le groupe jihadiste Etat islamique (Ei) a annoncé, hier, la mort de son porte-parole, le Syrien Abou Mohammed al-Adnani, tué à Alep, la grande ville du nord de la Syrie ravagée par des combats. Abou Mohammed al-Adnani s'était illustré en exhortant les partisans de l'Ei à passer à l'action dans leur pays d'origine en utilisant n'importe quelle arme disponible, couteau, pierre ou véhicule, contre les citoyens des pays membres de la coalition anti jihadistes ; un appel qui aurait inspiré des attaques, notamment en Europe.

L'amorce d'une reconversion ? Barack Obama deviendra, en novembre, pour un numéro seulement, le rédacteur en chef du magazine spécialisé Wired, en pointe sur les technologies et le numérique. « Comme Wired, notre 44e président est un infatigable optimiste. Pour ce numéro sur mesure, il veut se concentrer sur l'avenir », a expliqué, hier, le magazine, en annonçant cet invité singulier pour ce numéro centré sur les « frontières » de l'innovation. « Nous voulons voir comment les technologies d'aujourd'hui peuvent influencer la façon de faire de la politique.

Qui est mieux placé pour explorer ces idées que le président Obama ? » a expliqué Scott Dadich, rédacteur en chef du magazine. La Maison Blanche a annoncé dans le même temps l'organisation d'une « conférence sur les frontières », à Pittsburgh, le 13 octobre, à laquelle participera M. Obama. La santé, les télécommunications, l'intelligence artificielle, les « énergies propres » ou encore l'exploration spatiale feront partie des thèmes abordés. Barack Obama quittera la Maison Blanche le 20 janvier 2017, à 55 ans, après huit années au pouvoir.

 Le chef de l’Etat béninois, Patrice Talon, a annoncé la suppression du visa d'entrée au Bénin pour tous les Africains, affirmant s’inspirer de l’expérience du Rwanda en la matière et promouvoir le tourisme africain et la coopération sud-sud, a appris Apa, hier, de source officielle rwandaise. « M'inspirant de l'expérience du Rwanda, j'ai décidé que le Bénin n'exigera plus de visa aux Africains. 

La coopération sud-sud peut avoir un vrai sens. Mon espoir est que la coopération entre le Rwanda et le Bénin peut servir d'exemple », rapporte le compte twitter officiel de la présidence rwandaise citant le président Talon.

En mars 2016, les deux pays avaient signé un accord de coopération aérienne établissant la compagnie rwandaise RwandAir qui doit rallier, à partir du 2 septembre prochain, Cotonou et Kigali. Le président béninois effectue, depuis lundi, une visite d’Etat de deux jours au Rwanda.

APA

 Après un « triste recorde lundi dernier avec 6.500 migrants secourus, les opérations de sauvetage se sont poursuivies hier au large de la Libye avec 3.000 personne sauvées dans des opérations coordonnées par les gardes-côtes italiens.

Cet afflux, lié à un temps plus clément pour la navigation, n'est pour autant pas inédit, le nombre total d'arrivées en Italie étant proche de celui des dernières années.
Après quelques semaines relativement calmes, plus de 1.100 personnes ont été secourues dimanche et 6.500 lundi, grâce à l'aide des navires des gardes-côtes et de la marine italienne, de l'opération européenne anti-passeurs Sophia, de l'agence européenne Frontex ou d'organisations humanitaires.

Parmi les personnes secourues, de nombreux adolescents mineurs non accompagnés, ainsi que des jeunes enfants et bébés avec leurs parents. Parmi eux, un nouveau-né prématuré et malade a dû être évacué par hélicoptère avec sa mère et son frère jumeau vers un hôpital italien. Mardi matin, une femme enceinte a accouché à bord du navire qui l'avait secourue. Transférés sur une vedette des gardes-côtes, la mère et l'enfant ont été accueillis sur l'île de Lampedusa, tandis que la plupart des autres migrants secourus faisaient route vers divers ports du sud de l'Italie, en Sicile, en Calabre, et en Sardaigne. Avec les migrants secourus ces derniers jours, le nombre d'arrivées en Italie depuis le début de l'année devrait avoisiner les 112.500, légèrement en-deçà des 116.000 enregistrés entre janvier et août l'année dernière. Dans le même temps, la traversée a coûté la vie à plus de 3.100 personnes, selon l'ONU. La quasi-totalité de ces migrants sont originaires d'Afrique de l'Ouest ou de la Corne de l'Afrique.

AFP

Cloches sonnant à toute volée et sirènes ont annoncé, hier, en Colombie, le début d'une journée qui restera marquée d'une colombe blanche dans l'histoire du pays, comme celle de la fin de plus d'un demi-siècle de conflit avec la rébellion des Farc.

« La guerre avec les Farc s'est terminée en Colombie ! » a lancé le Haut-commissaire pour la Paix, Sergio Jaramillo, lors d'une conférence de presse au palais présidentiel à Bogota. « Nous vivons un moment extraordinairement important de notre histoire, qui est le début du cessez-le-feu bilatéral et définitif, et la fin des hostilités » avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes).

Humberto de la Calle, chef de la délégation gouvernementale aux pourparlers de paix menés pendant près de quatre ans, a, pour sa part, déploré qu'à Bogota « il est parfois difficile de percevoir l'ampleur du soutien à la paix ». Mais « dans de nombreux lieux où le conflit a été le plus intense, les cloches des églises ont résonné » ainsi que les « sirènes des pompiers », a-t-il ajouté.

Hier à minuit (05H00 Gmt), est entré en vigueur le premier cessez-le-feu bilatéral et définitif jamais conclu avec les Farc, issues en 1964 d'une insurrection paysanne et qui comptent encore 7.500 combattants armés.

Quelques heures plus tôt, Timoleon Jiménez alias "Timochenko", chef suprême de la plus puissante guérilla colombienne, avait ordonné à ses troupes de faire taire leurs fusils. Il répondait ainsi à l'ordre de cessez-le-feu donné, dès jeudi, par le président Juan Manuel Santos, au lendemain de la conclusion des accords de paix à La Havane.
Ce 29 août marque la fin du plus ancien conflit armé des Amériques, guerre fratricide qui a connu une accalmie récente, la guérilla observant, depuis treize mois, une cessation unilatérale de ses offensives et le gouvernement ayant suspendu ses bombardements aériens contre les rebelles.

AFP

Les forces du gouvernement libyen d'union nationale (Gna) ont lancé, hier, une nouvelle attaque contre les derniers jihadistes du groupe Etat islamique (Ei) dans leur ex-bastion à Syrte, au lendemain de violents combats qui ont fait des dizaines de morts et blessés.

Les jihadistes sont désormais acculés dans un secteur de moins de deux km2 dans la ville qu'ils avaient conquise en juin 2015, ont affirmé les forces du Gna. Un millier de soldats les encerclent après avoir lancé, dimanche, « l'ultime bataille » pour reconquérir totalement Syrte, située sur la côte méditerranéenne à environ 450 km à l'est de Tripoli. L'hôpital de campagne de Syrte a annoncé sur sa page Facebook la mort de six combattants loyalistes dans ces affrontements.

Trente-huit autres ont perdu la vie dimanche, et 185 ont été blessés, selon un bilan fourni par l’hôpital central de Misrata (à mi-chemin entre Syrte et Tripoli) où est basé le commandement de ces forces.

Le procès conjoint de l’ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo et de son ex-ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé reprend, mardi, à la Cour pénale internationale (CPI) après deux mois de suspension, a annoncé hier la Cour. Cette reprise sera marquée par l’audition du 14è témoin, précise cette juridiction internationale. Ce procès qui a débuté en janvier a été suspendu en juin dernier à l’issue de l’audition du 13è témoin. Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont poursuivis devant la CPI pour crimes contre l'humanité à la suite de la crise post-électorale qui a fait officiellement 3000 morts entre décembre 2010 et avril 2011.

APA 

Au moins 71 personnes ont été tuées et 98 blessées, hier, à Aden, dans un attentat-suicide du groupe Etat islamique (Ei) ayant visé de jeunes recrues de l'armée yéménite qui combat à la fois des rebelles chiites et des jihadistes sunnites.

L'attaque à la voiture piégée est la plus sanglante à endeuiller la grande ville du sud du Yémen depuis son retour dans le giron du gouvernement, en juillet 2015. Elle illustre les difficultés qu'ont les autorités à rétablir la sécurité à Aden, pourtant déclarée "capitale provisoire" du Yémen. L'Ei a rapidement revendiqué l'attaque en louant « l'opération martyre » menée par un de ses combattants contre « un centre de recrutement de l'armée », a rapporté l'agence Amaq, organe de propagande de l'Ei.

De 11 morts, le bilan du carnage est vite monté à 18, puis à 40, pour s'établir à 71 dans l'après-midi, selon les trois principaux établissements hospitaliers de la ville. A lui seul, l'hôpital Médecins sans frontières (Msf) a indiqué, dans un tweet, avoir reçu 45 morts et 60 blessés. Selon des sources de sécurité, l'explosion s'est produite dans la cour d'une école, à la sortie nord d'Aden. Les recrues terminaient les formalités pour rejoindre un groupe de 5.000 soldats devant être formés pour aller combattre les rebelles chiites Houthis dans le nord, selon des sources militaires. Le kamikaze a alors profité de l'entrée d'une camionnette de livraison pour lancer son véhicule contre le rassemblement, ont indiqué des témoins.

AFP 

Malgré une campagne électorale qui a souvent volé bas, eu égard aux nombreuses attaques personnelles entre candidats, l’élection présidentielle gabonaise s’est déroulée dans le calme. Les résultats provisoires sont attendus aujourd’hui, même si des déclarations de victoire commencent à installer un climat délétère.

On craignait le pire, mais le peuple gabonais a montré toute sa maturité samedi dernier. Il a voté massivement et dans le calme, même si on a noté quelques heurts. 628.124 Gabonais étaient appelés aux urnes dans 2.580 bureaux de vote. Dans un communiqué qui nous est parvenu, le ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation, de la Sécurité et de l’Hygiène publiques a noté un « déroulé satisfaisant » du point de vue des observateurs et des institutions de l’élection dans sa globalité et une « participation élevée ».

Alors que la Commission nationale autonome et permanente (Cenap) est en train de faire le décompte pour donner les résultats provisoires aujourd’hui, les camps des deux principaux favoris, celui de Jean Ping (opposition) et d’Ali Bongo Ondimba, réclament la victoire. Du côté du pouvoir, le porte-parole d’Ali Bongo, Alain-Claude Bilie-By-Nze, déclarait, dimanche, au lendemain du scrutin, que le Gabon venait de vivre une journée qui comptera dans son histoire et que son camp restait à la fois « confiant et vigilant ». Et d’avancer : « Même si aucun chiffre ne peut être avancé à ce stade, nous sommes, au vu des informations qui nous parviennent, en mesure de dire que notre candidat, Ali Bongo Ondimba, remportera la victoire ».

Quant à l’opposant Jean Ping, il a convoqué, dimanche aussi, la presse chez lui pour se déclarer « vainqueur » de l’élection présidentielle. Même s’il n’a pas donné de chiffres, il avance que les tendances lui sont favorables. En se comportant en chef d’Etat, il est allé jusqu’à promettre qu’ « il n’y aura pas de chasse aux sorcières ». Qualifiant la déclaration de M. Ping « d’illégale », le porte-parole d’Ali Bongo a affirmé que son candidat a des « avances confortables qui ne sauraient être rattrapées dans 5 provinces » sur les 9 que compte le pays.

Ce dernier a dit attendre « sereinement » l’annonce des résultats. Quant à Bruno Moubam de l’opposition, dans une déclaration à Gabon 24 (une chaîne de télévision), il a noté que « nul ne devrait se proclamer président, ni Ali Bongo ni Jean Ping, au risque de voir le pays sombrer dans la radicalisation ». Il a aussi rappelé que les « droits constitutionnels n’autorisent pas à des hommes politiques à faire « du terrorisme intellectuel », appelant à la « retenue » et au « calme ». Car, a-t-il dit, «  les guerres commencent facilement, mais personne ne sait où elles vont se terminer ».

Rappel à l’ordre
Ces différentes sorties des deux camps alourdissent le climat post-électoral et installe la peur chez les citoyens qui préfèrent se terrer chez eux. Même si un calme relatif règne, la plupart des commerces sont fermées. Les effets des émeutes de 2009 sont encore vivaces dans les esprits. Pour l’heure, les forces de l’ordre sont présentes dans la capitale. Libreville est ainsi quadrillée par ces dernières qui sont visibles dans tous les angles stratégiques de la ville.

Le ministère de l’Intérieur a rappelé tout le monde à l’ordre. Il a indiqué qu’il est « illégal de proclamer des résultats avant l’annonce officielle » et que les « lois précisent le fait que la seule et unique annonce de résultats qui soit officielle et reconnue sera celle annoncée par le ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubelet Boubeya, lors de l’intervention prévue à cet effet.

Cette annonce sera ouverte à la presse et retransmise en direct par les chaînes de télévision et de radio présentes ». Le ministère de préciser alors que « l’annonce de résultats par un organisme, un groupe ou personnalité tierces est hors la loi ». « Plus que jamais, nous appelons au calme et rappelons qu’il est illégal de proclamer des résultats chiffrés en amont de l’annonce des autorités compétentes, comme le stipule la loi », a invité M. Boubeya qui a informé également que les frontières ont été « rouvertes à 20 h le 27 août, suite à la clôture du vote ».

A noter que cette élection aura été l’une des plus suivie. Selon des statistiques fournies par l’Etat, « plus de 1.000 observateurs sont présents sur l’ensemble du territoire. Ils sont de l’Ua, de l’Ue... Une centaine de journalistes ont aussi fait le déplacement ». Ce qui fait de cette élection, estiment les autorités, « la plus transparente de l’histoire de la sous-région ».

De notre envoyé spécial, Daouda MANE

La guerre des nerfs a commencé hier au Gabon à deux jours de la proclamation prévue du résultat de l'élection présidentielle entre le président sortant Ali Bongo Ondimba et son principal rival Jean Ping qui s'est autoproclamé vainqueur.

« Je suis l'élu. J'attends que le président sortant m'appelle pour me féliciter », a déclaré hier M. Ping dans la capitale Libreville devant la presse et des milliers de partisans euphoriques. « Au moment où je m'exprime devant vous, les tendances générales nous donnent vainqueurs », a ajouté l'ex-patron de l'Union africaine (UA), dans ses premières déclarations publiques depuis la clôture du scrutin à un tour de samedi. Son entourage avance dimanche soir un score national de 60% en sa faveur contre 40% en faveur de M. Bongo sur 60% des inscrits, une estimation qui était dimanche soir impossible à vérifier. M. Ping, un ex-cacique du régime âgé de 73 ans, prétend renverser la dynastie Bongo père et fils, au pouvoir depuis 1967 dans le petit Etat pétrolier d'Afrique centrale qui souffre de la chute des prix du baril. Ce métis de père chinois et de mère issue de l'ethnie Myéné a été plusieurs fois ministre sous l'ex-président Omar Bongo, au pouvoir pendant 41 ans jusqu'à sa mort en 2009 et l'élection de son fils Ali. »Vous avez déjoué les pièges de la fraude congénitale de ce régime que nous accompagnons enfin dignement vers la sortie », a encore lancé Jean Ping, par ailleurs ex-compagnon d'une fille d'Omar Bongo. Après ce discours, M. Ping a été reçu à l'ambassade de France à sa demande, a indiqué l'entourage du candidat.

Jean Ping sort de son QGFace à l'empressement de son adversaire, Ali Bongo a déclaré hier devant des partisans attendre « sereinement » le résultat. « Nous sommes légalistes et nous sommes républicains donc nous attendons sereinement que la Cénap (commission électorale, ndlr) annonce les résultats de l'élection », a déclaré le président-candidat pour sa première prise de parole publique depuis la fermeture des bureaux de vote. « Ca me rappelle deux fables : +rien ne sert de courir, il faut partir à point+, et +il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué+ », a ajouté le président sortant, en réponse aux questions de journalistes sur l'auto-proclamation de son rival. Hier, son porte-parole a réaffirmé qu'Ali Bongo était « en tête avec une avance qui ne peut plus être inversée ».

Spectre de violences
« L’annonce des résultats est prévue pour ce mardi 30 août vers 17h00 » (16H00 GMT), selon le ministre de l'Intérieur, Pacôme Moubelet. Ce dernier a rappelé « qu’il est illégal de proclamer des résultats chiffrés en amont de l'annonce des autorités compétentes ». Redoutant des troubles comme en 2009 après la première élection d'Ali Bongo, beaucoup de Librevillois restaient cloîtrés chez eux, après avoir fait des stocks de nourriture les jours précédents. Les rues et les plages de la capitale étaient quasi-désertes dimanche, après une nuit sans incident signalé. En 2009, la victoire d'Ali Bongo Ondimba avait été contestée par l'opposition surtout dans la capitale économique Port-Gentil (plusieurs morts, couvre-feu, consulat de France incendié).

Avant même la fermeture des bureaux de vote samedi, les deux camps se sont accusés mutuellement de fraudes, comme à chaque élection présidentielle depuis le rétablissement du pluralisme politique en 1990. Un millier d'observateurs internationaux et nationaux ont supervisé le scrutin. Ceux de l'Union européenne (UE) et de l'Union africaine (UA) n'ont fait état d'aucun incident pendant la journée de vote. Les observateurs européens doivent s'exprimer aujourd’hui à 13h00 locales (12h00 GMT).

AFP

Islam, laïcité, immigration : les polémiques identitaires menacent d'écraser le débat à droite, en France, où les couteaux sont sortis à trois mois d'une primaire cruciale pour la présidentielle de 2017.

Prémices d'une lutte acérée, les passes d'armes sur ces thèmes se multiplient entre les deux favoris du scrutin prévu pour fin novembre, l'ancien Premier ministre Alain Juppé, en tête dans les sondages, et Nicolas Sarkozy, déterminé à reconquérir l'Elysée. L'ex-président s'est lancé dans une campagne à droite depuis l'officialisation de sa candidature à la primaire, le 22 août. Il défend pêle-mêle l'interdiction du burkini, réclame celle du voile à l'université ou encore la suppression du regroupement familial pour les immigrés.

Alain Juppé a pris son exact contrepied, martelant, ce week-end, devant ses partisans, près de Paris, sa volonté de « rassembler plutôt que d'exciter les surenchères ». Campé sur un profil modéré, il s'est revendiqué, à 71 ans, « l'homme de la situation » au moment où la France, cible des jihadistes, est secouée par des tensions sociétales qui, à l'instar de la polémique sur le burkini, affectent l'image du pays à l'étranger. « Je ne serai pas le candidat des compromis bancals, des dénis de réalité et des demi-solutions sur l'immigration comme sur le reste », a proclamé, samedi soir, Nicolas Sarkozy, brocardant les « oreilles sensibles » à ses projets de son principal rival.

« Nous ne voulons pas de signes extérieurs d'appartenance à une religion dans notre pays », a-t-il répété, invoquant, devant les jeunes de son parti, Les Républicains, la préservation du « mode de vie français ».

“Où est-ce qu'on arrête ?”
Alain Juppé a vertement répliqué hier. « La France est diverse et ça, je n'en démordrai pas. Nous n'avons pas tous les mêmes origines, nous n'avons pas tous la même couleur de peau, nous n'avons pas tous les mêmes religions, et ça, ça se respecte ». « Où est-ce qu'on arrête aujourd'hui cette frénésie qui s'est emparée de la société française ? Va-t-on demain interdire le port de la jupe longue à l'école ? » a-t-il ironisé sur la radio Europe 1. Outre son opposition à une loi anti-burkini « de circonstance », Alain Juppé s'est déjà prononcé, ces derniers mois, contre l'interdiction du voile à l'université ou celle des menus de substitution au porc dans les cantines scolaires, prônées par M. Sarkozy au nom de la laïcité.

Il a rejeté, samedi, une autre revendication phare de l'ex-président, l'internement préventif des suspects de radicalisation dans des centres de rétention administrative, refusant « un Guantanamo à la française où l’on enfermerait sans jugement des milliers de personnes ». La primaire à droite est cruciale pour la présidentielle de 2017 en France, tant les divisions de la gauche au pouvoir et l'impopularité du président socialiste, François Hollande, qui fera savoir, fin 2016, s'il brigue un nouveau mandat, apparaissent profondes. Son vainqueur a toutes les chances de se trouver en position de force pour gagner la course à l'Elysée en mai prochain, probablement à l'issue d'un duel avec Marine Le Pen, que tous les sondages donnent qualifiée pour le second tour.

AFP

Le Parti démocratique uni (Udp), le plus grand mouvement d’opposition en Gambie, a commencé le processus de choix de son porte-flambeau pour l'élection présidentielle du 1er décembre prochain, étant donné que le chef de la formation, Ousainu Darboe, est actuellement en détention et a dépassé l’âge pour participer au scrutin.

APA 

Le président Muhammadu Buhari n’écarte pas d’éventuelles négociations avec Boko Haram suite aux rumeurs selon lesquelles la secte est sous la direction d’un nouveau dirigeant, après le remplacement d'Ababacar Shekau à la tête de l'organisation terroriste. Dans un communiqué publié hier, alors qu'il prenait part à la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (Ticad) qui se tient présentement à Nairobi, au Kenya, le chef de l’Etat nigérian a affirmé que son gouvernement était disposé à discuter avec le nouveau chef présumé du groupe extrémiste, Abou Moussab al-Barnawi. Abou Moussab, âgé de 22 ans, est le fils du défunt fondateur de l'organisation islamiste, Muhammed Yusuf. Il serait à la tête de la secte depuis le début de ce mois. Buhari a déclaré que la priorité lors d’éventuelles négociations sera la libération des 218 lycéennes enlevées à Chibok dans le nord du pays, il y a deux ans.

Toutefois, le président nigérian a averti la secte et les autres milices armées actives dans le Delta du Niger que la patience de son gouvernement a des limites et qu’il n’hésiterait pas à instruire davantage d’actions militaires contre elles. Boko Haram avait décliné les propositions de dialogue avec les précédentes administrations. Créée en 2002 pour ériger un Etat islamique au nord du Nigeria, Boko Haram mène, depuis sept ans, une insurrection sanglante dans le nord-est du pays. La secte extrémiste est responsable de la mort de plus de 25.000 personnes et le déplacement de quelque 2,3 millions d’individus.

APA

Quatre soldats tchadiens ont été tués lorsque leur véhicule a sauté, vendredi dernier, sur une mine dans la région frontalière avec le Niger, où le groupe islamiste nigérian Boko Haram mène régulièrement ce genre d'attaques contre les militaires, a-t-on appris, samedi, de source sécuritaire.

« Une voiture de l'armée a sauté sur une mine posée par les djihadistes de Boko Haram à Kaiga Kindji, près de la frontière entre le Tchad et le Niger, faisant quatre morts et une dizaine de blessés », a indiqué cette source sécuritaire sous couvert d'anonymat, ajoutant que « les blessés ont été amenés à N'Djamena », la capitale tchadienne. Les militaires tchadiens déployés dans cette zone proche du lac Tchad sont régulièrement visés par des mines posées par des jihadistes de Boko Haram, qui ont prêté allégeance, en mars 2015, à l'organisation Etat islamique (Ei). Les pays riverains du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Niger, Cameroun) auxquels s'est joint le Bénin ont formé une force régionale contre ces jihadistes nigérians.

Les armées de la région ont infligé de sérieux revers à Boko Haram, contraint d'abandonner certains de ses bastions nigérians. Mais le groupe a continué de multiplier les attentats-suicides meurtriers et s'est retranché dans des zones difficiles d'accès, comme les îles du lac Tchad, ou la forêt de Sambisa, à la frontière camerouno-nigériane.

AFP 

Cinq personnes ont péri, samedi, dans la région de Mopti, dans le centre du Mali, lors d'affrontements entre éleveurs appartenant à la minorité peule et agriculteurs, a-t-on appris, hier, de sources concordantes. « Cinq personnes ont été tuées, samedi, dans le cercle de Ténenkou lors d'un nouveau conflit entre éleveurs et agriculteurs.

La tension est toujours vive sur place », a déclaré un élu de la localité. Dans un communiqué, le gouvernement affirme qu'à la suite des tragiques événements intervenus, samedi, dans cette zone, qui ont « fait 5 morts et 7 blessés, le Premier ministre Modibo Keïta a réuni, outre les ministres concernés, des députés et des personnes ressources ».

Sans nommément citer les protagonistes, le communiqué affirme que le chef du gouvernement a donné ordre « d’interposer les forces de défense et de sécurité pour éviter de nouveaux affrontements », et demandé l'ouverture d'une « enquête judiciaire pour identifier et interpeller toutes les personnes impliquées dans ces actes de violences ». Il s'est également engagé à envoyer dès que possible une délégation sur place. 

En avril-mai, au moins une trentaine de civils, dont bon nombre de Peuls, avaient été tués dans des violences entre membres de cette communauté et Bambaras, la principale ethnie du pays.

AFP


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