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Actualités Internationales (819)

Les Etats-Unis ont utilisé des hélicoptères d'attaque contre le groupe Etat islamique (Ei) à Syrte, ancien fief des jihadistes en Libye visé par une offensive des forces gouvernementales depuis mi-mai, a indiqué, hier, un responsable militaire. Des avions américains prêtent assistance depuis début août aux troupes loyales au gouvernement d'union nationale (Gna) pour reprendre le contrôle de cette ville côtière située à 450 km à l'est de Tripoli. Ils ont mené des dizaines de frappes sur des positions et du matériel de l'Ei.

Selon le capitaine de corvette Anthony Falvo, porte-parole du commandement des forces américaines en Afrique, des hélicoptères AH-1W SuperCobra des Marines ont rejoint les opérations ces derniers jours. Ces hélicoptères SuperCobras sont stationnés sur l'USS Wasp, un navire d'assaut amphibie qui croise en Méditerranée. Des avions Harrier, à décollage vertical, partent également de ce bâtiment pour mener des frappes sur Syrte.

AFP 

Les Etats-Unis ont fini par confirmer, hier, qu'ils avaient bien été saisis d'une demande « formelle » par la Turquie d'extradition de l'ex-imam Fethullah Gülen, mais en précisant que cette requête n'était pas liée au coup d'Etat avorté de la mi-juillet. « Nous pouvons confirmer dorénavant que la Turquie a demandé l'extradition de M. Gülen. Mais je ne qualifierais pas cette requête comme étant liée à la tentative de coup d'Etat. En fait, elle n'est pas liée à la tentative de coup d'Etat », a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Mark Toner, en lisant ses éléments de langage lors de son point de presse.

Cela fait des semaines que la Turquie affirmait avoir déposé une demande d'extradition contre M. Gülen, réfugié depuis 1999 aux Etats-Unis et qu'il accuse d'être derrière le putsch raté du 15 juillet. Washington semblait depuis traîner des pieds face à la pression d'Ankara, affirmant ne pas avoir reçu de demande « formelle » et attendant des « preuves » de l'éventuelle responsabilité du prédicateur musulman. La confirmation du département d'Etat intervient alors qu'une délégation des ministères américains des Affaires étrangères et de la Justice devait s'entretenir, hier et aujourd’hui, avec les autorités turques sur le cas de M. Gülen. L'ex-imam âgé de 75 ans, exilé volontaire aux Etats-Unis, a nié fermement toute implication dans le coup de force. Mais l'affaire a encore envenimé les relations déjà refroidies depuis des mois entre les deux alliés américain et turc au sein de l'Otan. Le vice-président américain, Joe Biden, est attendu, aujourd’hui, à Ankara.

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a félicité, hier, à Sokoto, l'armée nigériane pour sa lutte contre Boko Haram, soulignant qu'elle devait aussi faire preuve de retenue, sans évoquer le raid aérien qui aurait grièvement blessé le leader contesté du groupe islamiste, Abubakar Shekau.

Pour sa troisième visite diplomatique au Nigeria en moins de deux ans, John Kerry s'est rendu tout d'abord dans l'extrême nord du pays, à Sokoto, où il a réitéré l'engagement des Etats-Unis aux côtés du géant de l'Afrique de l'Ouest, avant de rencontrer le président Muhammadu Buhari à Abuja. Dans son discours, le chef de la diplomatie américaine a loué les victoires de l'armée nigériane sur les « terroristes de Boko Haram », soulignant que le Nigeria avait récupéré « le contrôle d'une grande partie de son territoire ».

Mais il a mis en garde les militaires nigérians, régulièrement accusés d'abus contre les droits de l'Homme ou d'usage excessif de la force. Cette remarque est arrivée quelques heures après une annonce faite par l'armée, selon laquelle le leader du groupe jihadiste, Abubakar Shekau, a été « mortellement blessé » dans un raid aérien.  Shekau dont le leadership à la tête de Boko Haram a récemment été mis en cause a été touché à l'épaule lors de ce raid mené, vendredi, sur la forêt de Sambisa, base-arrière du groupe, selon un communiqué du porte-parole de l'armée nigériane, Sani Usman. Trois commandants de Boko Haram - Abubakar Mubi, Malam Nuhu et Malam Hamman - ont aussi été tués et plusieurs autres blessés, a ajouté le porte-parole. M. Kerry n'en a fait aucune mention dans son discours, et pour l'heure, aucune confirmation n'a été fournie sur les termes énigmatiques de cette déclaration.

AFP

Un jihadiste malien a demandé pardon, hier, à son peuple en plaidant coupable à l'ouverture de son procès historique à la Cpi, alors qu'ont été diffusées à l'audience des images le montrant en train de détruire à l'aide d'une pioche de célèbres mausolées de Tombouctou.

C'est une avalanche de premières pour ce procès devant la Cour pénale internationale (Cpi) à La Haye, et qui devrait durer une semaine : le premier pour destruction de patrimoine culturel, le premier où un accusé plaide coupable, le premier pour un jihadiste présumé et le premier lié au conflit malien.

« Votre Honneur, j'ai le regret de dire que tout ce que j'ai entendu jusqu'à présent est véridique et reflète les événements », a affirmé Ahmad Al Faqi Al Mahdi, environ 40 ans, après la lecture des charges. « Je plaide coupable », a-t-il dit. Le Touareg est accusé d'avoir « dirigé intentionnellement des attaques » contre neuf des mausolées de Tombouctou et contre la porte de la mosquée Sidi Yahia, classés au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, entre le 30 juin et le 11 juillet 2012.

« Je me tiens devant vous dans cette enceinte plein de remords et de regrets », a-t-il ajouté, demandant à ses compatriotes de le considérer comme « un fils ayant égaré son chemin ». Fondée au Ve siècle par des tribus touareg, la ville de Tombouctou (nord-ouest du Mali) est devenue un grand centre intellectuel de l'Islam et a connu son apogée au XVe siècle.

Neuf à 11 ans de prison
En tant que chef de la Hisbah, la brigade islamique des mœurs, Ahmad Al Faqi Al Mahdi aurait ordonné et participé aux attaques contre les mausolées. « Ces bâtiments étaient les plus connus de Tombouctou et faisaient partie de son héritage historique ; ils faisaient partie de l'histoire du Mali et de celle du monde », a affirmé la procureure Fatou Bensouda.

« Ce qu'il s'est passé à Tombouctou est une page noire dans l'histoire de la ville », a-t-elle ajouté. Kalachnikovs à l'épaule, pioches et haches à la main, les jihadistes font tomber les murs en terre crue par pans entiers : l'accusation a diffusé, lundi, lors de l'audience, de nombreuses vidéos des destructions et de l'accusé, reprenant notamment les interviews qu'il avait accordées, à l'époque, à des médias français.

Selon l'accusation, cet homme aux petites lunettes, à l'abondante chevelure bouclée et au costume impeccable, était un membre d'Ansar Dine, l'un des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda ayant contrôlé le nord du Mali pendant environ 10 mois en 2012. Les personnages vénérés enterrés dans les mausolées valent à Tombouctou son surnom de "Cité des 333 saints".

Des saints considérés, selon des experts maliens de l'Islam, comme les protecteurs de la ville. L'accusation va demander une peine comprise entre neuf et 11 ans de détention, a affirmé un membre du bureau du procureur. L'accusé s'est engagé à ne pas faire appel si la condamnation rentre « dans cette échelle », a précisé un de ses avocats. 

Ahmad Al Faqi Al Mahdi, qui a assuré avoir été à l'époque « sous l'emprise d'une bande de leaders d'Al-Qaïda et d'Ansar Dine ».

AFP 

 L'ex-président français Nicolas Sarkozy a mis fin, hier, à un faux suspense en annonçant sa candidature à la primaire de la droite pour l'élection présidentielle de 2017, bien décidé à prendre sa revanche cinq ans après avoir échoué à se faire réélire, mais la compétition s'annonce rude dans son propre camp.

« J'ai décidé d'être candidat à la présidentielle de 2017. La France exige qu'on lui donne tout », écrit le pugnace homme politique de 61 ans dans un ouvrage à paraître mercredi, "Tout pour la France".

S'il parvient à remporter la primaire dans son camp, Nicolas Sarkozy, dont le discours autant que le style divisent profondément les Français, pourrait, à nouveau, affronter au premier tour le socialiste François Hollande, qui lui avait ravi la présidence en 2012, mais aussi la dirigeante de l'extrême droite française, Marine Le Pen, créditée d'une forte popularité dans les sondages.
A gauche, le président Hollande souffre d'une impopularité record mais, faute d'autres prétendants rassembleurs dans son camp, il pourrait bien porter, à nouveau, les couleurs socialistes en 2017.

Avant ce possible match retour, Nicolas Sarkozy devra toutefois s'imposer au sein de son propre parti, Les Républicains, la principale formation d’opposition dont il a quitté, lundi, la présidence. Douze autres personnalités souhaitent participer à cette première primaire de la droite, qui se tiendra les 20 et 27 novembre. Parmi elles, l'ancien Premier ministre et maire de Bordeaux (sud-ouest), Alain Juppé, 71 ans, est donné favori devant Nicolas Sarkozy. Mais l'écart dans les sondages tend à se resserrer. Et les partisans de l'ex-président français estiment que les attentats de juillet en France (87 morts) ont remis au premier plan les sujets d'identité et de sécurité qui constituent le cœur du discours de Nicolas Sarkozy, à leurs yeux, le plus capable de conquérir les électeurs partis vers l'extrême droite.

AFP

Le candidat de l'Alliance démocratique (Da), principal parti d'opposition en Afrique du Sud, Herman Mashaba, a été élu, hier, à la tête de la mairie de Johannesburg, qui devient la troisième grande métropole perdue par l'Anc dans ces municipales, après la capitale Pretoria et Port Elizabeth. 

Lors du scrutin municipal du 3 août, la Da était arrivée en deuxième position, avec 104 sièges (sur 270), derrière l'Anc qui avait obtenu 121 sièges. C'est la première fois depuis la fin de la dictature raciste de l'apartheid en Afrique du Sud et l'avènement de la démocratie, il y a 22 ans, que l'Anc ne contrôle pas la ville de Johannesburg. Quatre des six plus grandes métropoles du pays, Johannesburg, Pretoria, le Cap (sud-ouest) et Port Elizabeth (sud), sont désormais gouvernées par des maires de l'opposition.

L'Anc a gardé sa majorité absolue dans la métropole de Durban (sud-est) et est en ballottage à Ekhuruleni - grande métropole industrielle de l'est de Johannesburg - qui vote, aujourd’hui, pour élire son maire. Au niveau national, le parti de Nelson Mandela a essuyé un revers historique lors de ces élections municipales, en enregistrant le score le plus bas de son histoire, avec moins de 54 % des voix.

AFP 

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a insisté, hier, sur la nécessité de déployer au Soudan du Sud une force de protection onusienne, composée de troupes africaines, pour pacifier la capitale Juba après les violents combats de juillet. « Il ne fait absolument aucun doute que nous devons aller de l'avant avec le déploiement de la force régionale de protection », a déclaré M. Kerry à la presse, à l'issue d'une rencontre avec cinq ministres des Affaires étrangères d'Afrique de l'Est. La ministre kényane des Affaires étrangères, Amina Mohamed, a déclaré que « le plus tôt serait le mieux » pour le déploiement de cette force de 4.000 hommes dont la création a été votée le 12 août par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Mme Mohamed a évoqué « un déploiement graduel » de la force, sans pour autant donner de date. « Je veux insister sur ce point : il ne s'agit pas d'une force d'intervention, mais d'une force de protection, avec un mandat très clair, pour lui permettre de protéger la population (...) Cela vient en complément de la souveraineté et des efforts du Soudan du Sud lui-même », a, pour sa part, martelé M. Kerry. Mais, a-t-il ajouté, « les leaders du Soudan du Sud doivent être à la hauteur de leurs responsabilités et « placer les intérêts de leurs concitoyens en premier ». Le président sud-soudanais, Salva Kiir, et son nouveau vice-président, Taban Deng, après avoir opposé un refus catégorique, ont fait part récemment de leurs réticences devant le déploiement annoncé de ces nouveaux Casques bleus qui, disent-ils, sape la souveraineté du Soudan du Sud.

AFP

Le groupe islamiste nigérian Boko Haram a tué dix personnes et kidnappé 13 autres, samedi, dans un village proche de Chibok, localité où plus de 200 lycéennes avaient été enlevées en 2014 par ces jihadistes, ont rapporté, hier, des villageois.

Selon ces résidents, les combattants de Boko Haram sont arrivés, samedi, dans le village de Kubrrivu à la tombée de la nuit et ont ouvert le feu sur les villageois qui dormaient, pillant et brûlant les maisons, avant de s'enfuir en kidnappant 13 femmes et enfants. « Les combattants de Boko Haram étaient sur quatre motos (et) trois sur chacune.

Ils ont tiré sur les maisons pendant que les gens dormaient », a rapporté Luka Damina, résident d'un village voisin. « Ils ont tout brûlé, après avoir volé les réserves de nourriture et le bétail, et enlevant des femmes et des enfants », a-t-il ajouté. Ayuba Alamson, un chef communautaire de la ville de Chibok, située à 20 kilomètres de là, a confirmé à l'Afp que 13 personnes avaient été enlevées dans l'attaque. « Parmi ces 13 personnes, il y a 7 femmes, 5 jeunes garçons et une petite fille », a-t-il ajouté.

En 2014, le village de Kubrrivu avait été totalement détruit dans une précédente attaque du groupe, et ses habitants avaient dû fuir. Un an plus tard, l'armée nigériane a repris contrôle de ce territoire et les habitants ont reconstruit leurs maisons. Malgré de nombreuses victoires militaires depuis l'arrivée au pouvoir du président nigérian, Muhammadu Buhari, en 2015, de nombreuses zones au nord-est du Nigeria restent sous contrôle de la secte islamiste.

 L'insurrection de Boko Haram a fait plus de 20.000 morts et 2.6 millions de déplacés depuis 2009. Le 14 avril 2014, le kidnapping sans précédent par Boko Haram de 276 adolescentes de Chibok avait provoqué une vague d'indignation au Nigeria et dans le monde. Cinquante-sept d'entre elles avaient réussi à s'échapper peu après leur enlèvement.

AFP

 Un candidat au scrutin présidentiel du 27 août, le cousin germain du président Ali Bongo, a annoncé son ralliement au principal candidat d'opposition, Jean Ping, lors d'un meeting à Franceville, dans l'est du Gabon. Léon-Paul Ngoulakia a choisi le passage de M. Ping dans le fief natal des Bongo pour annoncer son désistement samedi soir.

« Le Haut-Ogooué n'appartient à personne », a affirmé cet ancien patron des renseignements qui a été jusqu'en 2015 l'un des proches collaborateurs du président Ali Bongo Ondimba, qui est lui-même candidat à un deuxième mandat au prochain scrutin.

Le 16 août, deux des principaux candidats de l'opposition, l'ex-président de l'Assemblée Guy Nzouba Ndama et l'ex-Premier ministre Casimir Oyé Mba, avaient déjà annoncé leur soutien à M. Ping. Ils promeuvent une « candidature unique » afin d'éviter l'émiettement des voix qui profiterait au président sortant dans un scrutin à un seul tour. Mais certains candidats - sur un total de 14 - ont déjà annoncé qu'ils ne se retireraient pas au profit de M. Ping.

C'est notamment le cas de Pierre Claver Maganga Moussavou, du Parti social-démocrate (Psd). M. Ngoulakia représente un poids électoral modeste, mais son ralliement est symbolique, en tant que membre de la famille Bongo et de l'ethnie Téké, qui dirige le pays depuis près d'un demi-siècle. Ali Bongo a, en effet, succédé à son père, Omar Bongo, à sa mort, en 2009, après 41 ans au pouvoir. Onze candidats restent en lice pour le scrutin du 27 août.

AFP 

Au moins 51 personnes ont été tuées par un kamikaze qui avait entre 12 et 14 ans lors d'un mariage à Gaziantep (sud-est), un attentat portant « probablement » la signature du groupe Etat islamique (Ei), a annoncé, hier, le président turc.

Recep Tayyip Erdogan a déclaré que l'attentat commis dans le centre de cette grande ville, le pire de l'année en Turquie, avait été perpétré par « un kamikaze qui avait entre 12 et 14 ans et qui soit s'est fait exploser, soit portait des explosifs actionnés à distance ». Comme il l'avait fait dans la nuit, le président a réaffirmé, devant la presse, à Istanbul, qu'il soupçonnait l'Ei.

L'utilisation d'enfants ou d'adolescents comme kamikazes est apparemment une première dans la vague d'attentats particulièrement meurtriers qui secouent la Turquie depuis un an et sont imputés aux jihadistes de l'Ei ou à la guérilla kurde du Parti des travailleurs du Kurdistan (Pkk). Le chef de l'Etat a indiqué que 69 personnes étaient toujours hospitalisées, parmi lesquelles 17 dans un état critique, dans la ville située à 60 km de la frontière syrienne. « D'où que vienne la terreur, cela ne change rien pour nous », a déclaré M. Erdogan. « En tant que nation, nous utiliserons toute notre force, unis, main dans la main, pour lutter contre le terrorisme comme nous l'avons fait le 15 juillet », a-t-il ajouté, en référence au putsch raté.

Les restes d'une veste d'explosifs ont été retrouvés sur les lieux, avait annoncé peu auparavant le parquet, confirmant la thèse d'un attentat-suicide. M. Erdogan, qui s'est beaucoup plaint du manque de solidarité des Occidentaux après le putsch avorté, a vu les messages de solidarité affluer rapidement des Etats-Unis, de France, d'Allemagne, de l'Union européenne, mais aussi de l'Otan, de la Russie et du Vatican, ainsi que des engagements à renforcer la lutte conjointe contre le terrorisme. Un responsable turc a indiqué que le mariage « se déroulait en plein air » et dans un quartier du centre de Gaziantep à forte population kurde, donnant du crédit à la piste jihadiste.

AFP

Quatre personnes ont trouvé la mort, hier matin, dans la localité camerounaise de Mora, au cours d’un attentat kamikaze attribué à la secte islamiste Boko Haram, a appris Apa de sources sécuritaires. Cet acte terroriste, qui a également fait vingt-quatre blessés, dont huit graves, aurait, selon des témoignages concordants, été perpétré par une jeune femme qui s’était mêlée aux populations sur la place du marché.

Ainsi, après quelques semaines de répit, Boko Haram, par ailleurs écartelé en interne pour des questions de leadership, semble reprendre de la vigueur dans cette partie du pays. Voici dix jours, en effet, et alors que ses assauts s’étaient raréfiés, au moins quatre personnes étaient assassinées dans la localité de Gambarou, avec à la clé l’incendie d’un camion et d’une soixantaine de cases.

Une semaine plus tôt, ce sont par contre quatre éléments de Boko Haram qui avaient été tués et un autre interpellé à Bourvari-Plateri, toujours dans la même région, lors d’une opération de ratissage menée par le Bataillon d’intervention rapide (Bir, unité d’élite de l’armée) en collaboration avec les comités de vigilance locaux.

Il reste tout de même que l’organisation terroriste, selon les autorités, est, aujourd’hui, cernée grâce à l’action conjuguée de l’armée et de la Force multinationale mixte (Fmm), constituée de 8.700 soldats, dont 3.750 Nigérians, 3.000 Tchadiens, 2.650 Camerounais, 1.000 Nigériens et 750 Béninois.

APA

Donald Trump veut traiter, « de façon juste et humaine », le dossier des 11 millions d'immigrés clandestins aux Etats-Unis qu'il a promis d'expulser en recourant à une force spéciale sur laquelle « une décision reste à prendre », a affirmé, hier, sa nouvelle directrice de campagne.

Ces déclarations de Kellyanne Conway semblent indiquer un adoucissement du candidat républicain sur ce thème devenu son cheval de bataille, même si Mme Conway a démenti tout glissement de la part du milliardaire. M. Trump a, par le passé, promis de mettre en place une force spéciale chargée d'expulser les millions de clandestins --Mexicains pour la moitié d'entre eux-- vivant sur le sol américain. 

Les démocrates font valoir que cette tâche pharaonique, voire irréalisable, se traduirait par le déchirement de dizaines de milliers de familles, souvent installées depuis des années et participant à la bonne marche économique du pays.

AFP

L'Iran a montré pour la première fois, hier, son nouveau système de défense anti-aérien Bavar 373, construit localement et comparable au S-300 russe, témoignant de sa détermination à développer ses capacités militaires, malgré les inquiétudes de l'Occident.

Les images diffusées par les différents médias iraniens ont montré le président Hassan Rohani et son ministre de la Défense, Hossein Dehghan, lors de la cérémonie dévoilant le nouveau système, un projet qui avait été lancé à l'époque où l'Iran subissait encore les sanctions internationales.

Le général Dehghan avait annoncé, en mai, l'entrée en production du système Bavar 373, en expliquant qu'il était capable de détruire des missiles de croisière, des drones, des avions de combat et des missiles balistiques. L'Iran a décidé de se lancer dans ce projet lorsque la Russie avait suspendu, en 2010, un contrat conclu trois ans plus tôt pour la livraison du système S-300 à cause des sanctions.

AFP

A huit mois de l'élection présidentielle en France, trois anciens ministres de François Hollande sont entrés en lice cette semaine, dont l'ancien titulaire du ministère de l'Economie Arnaud Montebourg, hier ; le président socialiste n'ayant lui pas encore fait connaître ses intentions.

En annonçant sa candidature devant ses partisans, à Frangy-en-Bresse, Arnaud Montebourg a souligné qu'il lui était « impossible » de soutenir François Hollande, très impopulaire après quatre ans de mandat. « Le bilan de ce quinquennat n'est pas défendable », a assuré l'ancien ministre socialiste de 53 ans devenu « entrepreneur » après son éviction du gouvernement il y a deux ans. M. Montebourg, défenseur d'une ligne économique protectionniste et partisan d'une réforme profonde de l'Union européenne, a aussi invité François Hollande à « bien réfléchir à sa décision » de se représenter ou non, « en prenant en compte l'intérêt supérieur du pays ».

Arnaud Montebourg avait été précédé, mardi, par son ancien collègue Benoît Hamon, 49 ans, ancien ministre de l'Education, qui avait quitté le gouvernement en même temps que lui. Les deux hommes représentent l'aile gauche du parti socialiste, mais tandis que Benoît Hamon est candidat à la primaire socialiste, Arnaud Montebourg n'a pas exclu de faire cavalier seul. Samedi, c'est une ancienne ministre écologiste, Cécile Duflot, 41 ans, qui a annoncé vouloir se présenter à la primaire de son parti, Europe écologie-les verts.

A droite, une dizaine de personnalités sont sur les rangs avant la primaire Lr fixée fin novembre. L'ancien Premier ministre et maire de Bordeaux Alain Juppé est l'un des favoris. L'ex-président Nicolas Sarkozy devrait officialiser sa candidature dans les prochains jours.

AFP

Les avocats des 13 militants de l'Ong anti-esclavagiste mauritanienne Ira, condamnés à des peines de 3 à 15 ans de prison ferme, vont pouvoir interjeter appel, la Cour ayant finalement accepté de recevoir leur recours, a affirmé, hier, la défense.

La partie civile a également indiqué qu'elle envisageait un appel contre le jugement pour réclamer des dommages et intérêts. Les 13 membres de l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (Ira) ont comparu devant la Cour criminelle de Nouakchott, qui les a déclarés coupables et condamnés jeudi soir.

Le verdict a été prononcé en l'absence du collectif constitué pour leur défense, qui avait décidé de se retirer du procès pour protester contre les tortures infligées, selon ces avocats, à leurs clients. Les audiences s'étaient poursuivies avec des avocats commis d'office. Jeudi soir, après la condamnation des militants anti-esclavagistes, le collectif de la défense avait expliqué que toute possibilité de recours leur avait été refusée par le tribunal en raison de leur boycott. « Le président (de la Cour) est revenu sur sa décision de refus d'enregistrer la demande d'appel de la défense », a déclaré Me Gourmo Lô, membre du collectif. Les 13 militants anti-esclavagistes ont été arrêtés, entre fin juin et début juillet, pour leur implication présumée dans une manifestation violente survenue lors du déplacement forcé, par les autorités, le 29 juin, d'habitants du bidonville de Ksar, à Nouakchott. Un véhicule de la police avait été incendié et plusieurs policiers blessés, selon les autorités. Ils étaient accusés de « rébellion, usage de la violence, attaque contre les pouvoirs publics, attroupement armé et appartenance à une organisation non reconnue ».

L'esclavage a officiellement été aboli en 1981 en Mauritanie, mais certaines de ses pratiques perdurent, une situation dénoncée avec véhémence par l'Ira.
La situation a néanmoins évolué récemment, avec l'adoption, en août 2015, d'une nouvelle loi faisant de l'esclavage un « crime contre l'humanité », réprimé par des peines allant jusqu'à 20 ans de prison, contre cinq à dix ans auparavant.

AFP

L'ex-homme fort de Donald Trump, Paul Manafort, a démissionné hier, 48 heures après avoir été marginalisé lors d'une réorganisation de sa campagne visant à remonter la pente fa ce à Hillary Clinton après une semaine de turbulences. « Ce matin Paul Manafort a offert, et j'ai accepté, sa démission de la campagne. Je suis très reconnaissant de son excellent travail pour nous aider à être là où nous sommes aujourd'hui », a déclaré le candidat républicain à la Maison Blanche dans un communiqué. Paul Manafort, 67 ans, récemment montré du doigt dans une enquête de corruption en Ukraine, était en charge de la stratégie de la campagne Trump, depuis qu'avait été remercié en juin son premier directeur de campagne Corey Lewandowski. Ce stratège républicain, ayant travaillé dans les années 1970 et 80 pour les campagnes de Gerald Ford et Ronald Reagan, puis pour celles de George Bush père en 1988 et de Bob Dole en 1996, s'était efforcé de canaliser l'impétueux milliardaire de 70 ans pour le rendre plus présidentiel, sans pour autant réussir à éviter une succession de dérapages ces dernières semaines: confrontation de Trump avec les parents d'un jeune musulman mort en Irak, appel de Trump à la Russie pour qu'elle retrouve les emails effacés d'Hillary Clinton, insinuations sur une résistance armée à son adversaire démocrate. Trump, qui a glissé dans les sondages depuis la convention républicaine de juillet, à 41,2% des intentions de vote contre 47,2% pour Mme Clinton selon une moyenne du site Real Clear politics, n'aimait guère être bridé.

AFP

La capitale sud-africaine, Pretoria, est officiellement dirigée, depuis vendredi, par un maire de l'opposition, une première depuis l'arrivée de l'Anc, au pouvoir en 1994, qui fait suite aux revers enregistrés par le parti historique de Nelson Mandela aux élections municipales début août.  Solly Msimanga, candidat de l'Alliance démocratique, principal parti d'opposition en Afrique du Sud, a été élu à la tête de la mairie de Tshwane qui englobe la capitale Pretoria, sans vote, puisqu'aucun autre candidat ne s'était présenté contre lui. Lors de l'élection du 3 août, la Da avait obtenu 93 sièges (sur 214) contre 89 au Congrès national africain (Anc) et 25 pour les Combattants pour la liberté économique (Eff) qui se retrouvait en position de faiseur de roi.

Jose Eduardo dos Santos, le président angolais au pouvoir depuis 1979, a été réélu, hier, à la tête de son parti, le Mpla ; une élection à laquelle il était le seul candidat et qui fait de lui le grand favori de la présidentielle de 2017.
Le vote s'est déroulé lors du congrès du parti dans la capitale Luanda. Le président dos Santos a obtenu les voix de 2.500 délégués sur 2.620 délégués présents, a constaté un journaliste de l'Afp.

Dans son discours prononcé la veille, devant le congrès du parti, le président dos Santos, 73 ans, a montré un visage plutôt offensif.
Les avertissements sur la sécurité du pays sonnent comme une mise en garde adressée à ceux qui tenteraient de contester M. Dos Santos.  
Fin mars, 17 opposants avaient été condamnés à des peines de 2 à 8 ans de prison pour « tentative de rébellion », essentiellement pour avoir étudié ensemble un ouvrage intitulé "Outils pour détruire une dictature et éviter une nouvelle dictature".

AFP

Une dizaine de soldats de l’armée loyale au gouvernement d'union nationale en Libye ont été tués, jeudi dernier, dans deux attentats-suicides à la voiture piégée à l'ouest de Syrte, a-t-on appris de sources concordantes à Tripoli. Les deux attentats qui ont également fait une vingtaine de blessés parmi les forces gouvernementales ont été attribués au groupe Etat islamique (Daech). Ils ont eu lieu dans une zone située à l'ouest de Syrte (450 kilomètres à l'est de Tripoli). La seule journée de mardi dernier avait connu une dizaine d’attentats-suicides menés par Daech à Syrte où les forces loyales au gouvernement d’union nationale mènent une offensive pour la reprise de la ville des mains de l’organisation salafiste. Cette offensive a été appuyée par une cinquantaine de frappes effectuées par l’armée de l’air américaine contre les positions de Daech depuis le 1er août courant. Lancée le 9 juin dernier, elle s’était assignée comme objectif de chasser les jihadistes qui contrôlaient totalement Syrte depuis juin 2015.

APA

 

Un chroniqueur radio malien, arrêté cette semaine, à Bamako, a été libéré, jeudi soir, au lendemain de violents heurts entre ses partisans et les forces de l'ordre, ont rapporté un artiste et des sites locaux d'information. Les violences ont fait un mort parmi les civils et 18 blessés, dont 14 civils et quatre policiers, ainsi que d'importants dégâts matériels, selon un bilan communiqué, jeudi, par le ministre malien de la Sécurité, Salif Traoré, lors d'une conférence

Animateur d'émissions souvent polémiques, Mohamed Youssouf Bathily - par ailleurs fils de l'actuel ministre des Domaines de l'Etat et des Affaires foncières, Mohamed Ali Bathily - s'est signalé par des chroniques au vitriol contre le gouvernement, de hauts cadres de l'administration et l'armée de son pays. Il a été arrêté le 15 août. Selon une déclaration à la télévision publique Ortm du procureur de la Cour d'appel de Bamako, Mamadou Lamine Coulibaly, il était poursuivi pour ses « déclarations qui offensent la pudeur » et « heurtent le sentiment national des particuliers qui en sont témoins sans avoir cherché à l'être ».

AFP

En ce début de campagne électorale, les ambassades d’Allemagne, d’Espagne, des Etats-Unis d’Amérique, de France et d’Italie au Gabon, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale, l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et la Délégation de l’Union européenne ont invité toutes les parties prenantes à faire de cette échéance cruciale pour l’avenir du Gabon un moment exemplaire d’expression démocratique, annonce un communiqué.

Selon le document, afin de préserver la tradition de paix et la cohésion nationale au Gabon, ainsi qu’un environnement apaisé tout au long du processus électoral, il est essentiel que les acteurs politiques privilégient le dialogue et la négociation et s’abstiennent de toute incitation à la violence, à la haine ou à la stigmatisation de certaines communautés. D’après les signataires, « il est également essentiel que les normes nationales et internationales en matière de libertés fondamentales et de droits de l’homme soient respectées, notamment dans le domaine du maintien de l’ordre ».

Pour eux, la présence des observateurs internationaux et locaux vise au renforcement de la transparence à toutes les étapes du processus électoral. « Cependant, nous appelons les autorités gabonaises, garantes de la crédibilité de cette élection, à assurer le respect de la liberté d’expression, d’association et de réunion, ainsi qu’un accès équitable aux médias publics », ajoutent les signataires.

Aussi invitent-ils « à garantir, en toutes circonstances, le droit à l’information de tous ».
Les ambassades d’Allemagne, d’Espagne, des Etats-Unis d’Amérique, de France et d’Italie au Gabon, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale, l’Organisation internationale de la Francophonie et la Délégation de l’Union européenne souhaitent que cette consultation électorale marque une étape nouvelle dans la consolidation de la démocratie en République gabonaise.

Synthèse El. H. A. THIAM

La situation est encore tendue en Turquie après le coup d’Etat manqué, il y a un peu plus d’un mois. En présidant, le 17 août 2016, un atelier international sur le don et la transplantation d’organes à l’intention d’une trentaine de journalistes africains, le conseiller spécial du président de la République, Ihsan Sener, a déclaré que la Turquie ne se laissera pas divertir par un groupe de terroristes. « Vous avez vu, tout est calme. Il n’y a pas de problème.

L’économie se porte bien et les institutions fonctionnent. Il y a une stabilité », a-t-il déclaré. Le représentant du président de la République a ajouté : « Nous continuons notre mission qui est de faire de la Turquie une puissance économique et participer au développement des pays africains ».

M. Sener a rappelé d’ailleurs que la Turquie a investi plusieurs milliards de dollars en Afrique et que 400 étudiants africains sont reçus dans les universités turques. Parlant du coup d’Etat manqué, il a avancé : « Soyez rassurés, car tous ceux qui ont tenté de mettre le feu dans le pays seront jugés et punis par une justice libre et indépendante », a-t-il promis, signalant qu’« on ne peut pas provoquer la mort de plus de 240 personnes, blesser 2.000 individus et rester impunis ».

M. Sener, tout en affirmant que le peuple turc va combattre le terrorisme sous toutes ses formes, a invité ceux qui continuent de critiquer la Turquie de se mettre à la place de son peuple. « Ceux qui veulent mettre à genou un pays ne méritent qu’une condamnation », a-t-il souligné.

La Turquie, selon lui, fait partie des pays qui respectent la liberté et les droits de l’Homme. Cependant, ses autorités ne laisseront pas un groupe de personnes mater la population. Interpelé sur l’arrestation des journalistes, il a qualifié ces professionnels des médias de terroristes. « Ils doivent être punis pour des actes criminels posés », a-t-il lancé, soutenant qu’aucun journaliste n’a été arrêté à cause de ses idées ou opinions. 

E. KALY

La capitale administrative du royaume chérifien, Rabat, vient d’abriter une réunion de travail entre le comité de pilotage de la Cop 22 et une délégation de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc), annonce un communiqué parvenu à notre rédaction.

Selon un document reçu, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Maroc, par ailleurs président de la Cop 22, Salaheddine Mezouar, a tenu une réunion de travail avec  Richard Kinley, secrétaire exécutif adjoint de la Ccnucc, accompagné de James Grabert, directeur du mécanisme de développement durable, et de Nick Nuttall, directeur de la communication. Cette réunion s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la Cop 22 qui aura lieu à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016.

L’objectif, souligne le communiqué, a été d’examiner, d’harmoniser et de peaufiner la collaboration entre les deux organismes et les moyens pour pérenniser l’élan politique jusqu’à la conférence de Marrakech.

Pendant deux jours, la rencontre a été consacrée aux discussions sur les rôles de la présidence de la Cop 22 et de la Ccnucc, l’agenda des conférences ainsi que les messages clés à diffuser afin d’aboutir à la réalisation des priorités et des objectifs fixés à la Cop 22. Il s’agit, selon le communiqué,  de l'accélération de la ratification de l'Accord de Paris, du renforcement de la mobilisation des acteurs étatiques et non étatiques dans le cadre de l'agenda climat et de l’appui aux négociations, en vue de parvenir à des solutions concrètes avec des initiatives et projets importants au service des populations pour un développement durable humain.

Le ministre marocain a souligné que sous le leadership du roi Mohammed VI, le Royaume du Maroc, avec l’ensemble de ses forces vives, est engagé, mobilisé et déterminé à faire de la Cop 22 un moment fort et une étape marquante dans le début de l’implémentation de l’Accord de Paris.

Pour sa part,  Richard Kinley de la Ccnucc s’est félicité du niveau de la collaboration avec le Maroc pour la réussite de cette deuxième Cop qui y sera organisée. Il a tenu à saluer l’engagement de la diplomatie marocaine à travers un système en place professionnel et expérimenté, ainsi que les politiques nationales environnementales et énergétiques qui honorent le Royaume et le mettent en position d’avant-garde par rapport aux questions climatiques et environnementales.

El. H. A. THIAM

L'accord passé entre trois ténors de l'opposition gabonaise peut-il vraiment mettre en danger le président sortant, Ali Bongo, à la présidentielle à un tour du 27 août ? Si leurs partisans évoquent un tournant « majeur » dans la campagne, le pouvoir minimise et dénonce un « marchandage d'épiciers ».

L'annonce avait fait l'effet d'un coup de tonnerre, mardi, dans la paisible capitale Libreville, à la veille de la fête nationale célébrant le 56e anniversaire de l'indépendance du pays : le principal challenger du chef de l'Etat, Jean Ping, ralliait à sa cause deux autres poids lourds de la vie politique, l'ex-président de l'Assemblée nationale Guy Nzouba Ndama et l'ancien premier ministre Casimir Oyé Mba.

Pour le sociologue Anaclet Bissielo, proche de l'opposition, cette alliance aura « un impact majeur » sur le résultat final, alors qu'Ali Bongo apparaissait jusqu'à présent grand favori pour un second septennat face à une opposition dispersée.

En désignant un seul « chef de guerre », il s'agit de créer un « électrochoc » chez les électeurs, afin qu'ils n'aient plus peur de voter pour l'opposition, malgré « les intimidations du pouvoir », affirme-t-il. Pour sa part, Alain-Claude Bilie-By-Nze, porte-parole du candidat Bongo et du gouvernement, raille un « marchandage d'épiciers » entre « vieux politiciens », un « non-évènement ».

« Ping a mis le chéquier sur la table pour rembourser les frais déjà dépensés par les deux autres candidats et leur a promis des postes. C'est du marchandage », accuse-t-il. Par ailleurs, la région de M. Nzouba, l'Ogooué-Lolo, est « un bastion du Pdg (Parti démocratique gabonais, au pouvoir).

Il y est populaire, mais dès lors qu'il n'est plus candidat, ce n'est pas du tout évident que les voix se reportent » sur M. Ping, estime-t-il. Jean Ping doit, en outre, faire face à la résistance d'une partie de l'opposition qui lui reproche d'avoir voulu s'imposer dès janvier comme candidat unique ; ce qui avait engendré deux camps ennemis, entre "pro" et "anti-Ping".

AFP

Le président français, François Hollande, assure avoir « envie » de se représenter en 2017, dans un livre à paraître aujourd’hui, mais précise qu'il se lancera seulement s'il discerne « une possibilité de victoire », alors qu'il est pour l'instant très impopulaire dans le pays.

« Des années passées sans vie personnelle (...), je sais ce que ça représente... Mais l'envie, je l'ai. C'est mon inclination personnelle », a-t-il confié aux auteurs de "Conversations privées avec le président", les journalistes Antonin André et Karim Rissouli. « Je ne ferais pas de choix de candidature si, d'évidence, elle ne pouvait se traduire par une possibilité de victoire », enchaîne le président socialiste qui apparaît partagé : « A partir de soixante ans, les années comptent différemment. Je sais aussi ce qu'est la lourdeur de cette tâche. C'est vrai que ça pourrait être aussi une sorte de libération de ne plus être là... ». Et d'ajouter : « si je perds, j'arrête la politique ».

Les sondages restent très défavorables à François Hollande, critiqué jusque dans les rangs des électeurs de gauche. La politique du chef de l'Etat est désapprouvée par huit Français sur dix, selon un sondage réalisé fin juillet. Et, selon une autre étude, 73 % des sondés ne souhaitent « en aucun cas » qu'il soit réélu en 2017.

Pour François Hollande, « 2017 se jouera sur les valeurs aussi. On n'élit pas un président sur +il a fait un peu plus ou un peu moins de chômage+. On l'élit parce qu'il a su parler à la nation ». Le taux de chômage s'est aggravé depuis l'élection de M. Hollande en 2012. Il vient toutefois de repasser sous la barre des 10 %, atteignant 9,9 % au deuxième trimestre.

François Hollande considère qu'il est « devenu président dans le regard de beaucoup de gens » lors des attentats jihadistes, qui ont frappé la France depuis janvier 2015. Quant à son possible adversaire, il pense que l'ancien président Nicolas Sarkozy, qui devrait prochainement officialiser sa candidature à la primaire de la droite, tient la corde.

« Je pense que s'il ne lui arrive rien, c'est lui que j'affronterai » en 2017, poursuit-il, en jugeant toutefois que Nicolas Sarkozy est « dans la brutalité ». « Moi je ne fais pas de tacles par-derrière quand lui pense en permanence : +Je vais lui défoncer les dents+ », affirme François Hollande. Et l'ouvrage s'ouvre sur cette confidence faite aux auteurs en novembre 2013 : « C'est dur, bien sûr que c'est dur. Beaucoup plus dur que ce que j'avais imaginé ».

AFP


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