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Actualités Internationales (2878)

Le capitaine du navire humanitaire Lifeline, arrivé mercredi, à Malte, avec à son bord plus de 230 migrants, va être entendu, lundi, par un tribunal maltais, a indiqué, hier, à l'Afp, un porte-parole du gouvernement maltais.
Le capitaine de ce navire, affrété par l'Ong allemande éponyme, a été accusé par les autorités maltaises et italiennes d'avoir enfreint les règles en refusant notamment de se plier aux ordres des garde-côtes libyens.
Il avait déjà été interrogé mercredi et jeudi, mais laissé en liberté. Son bateau reste sous séquestre et sous surveillance, a ajouté ce porte-parole.

Les autorités maltaises ont, en outre, indiqué avoir terminé leurs opérations de contrôle des migrants débarqués mercredi et que les pays ayant accepté de les accueillir vont maintenant procéder à leurs propres contrôles, selon cette source.Huit pays européens accueilleront certains de ces migrants : Malte, Italie, France, Espagne, Portugal, Luxembourg, Belgique et Pays-Bas. La Norvège a également indiqué être prête à en accueillir.
(AFP)

Cinq policiers gambiens ont été inculpés pour meurtre à la suite de la mort de trois jeunes manifestants au cours d'un rassemblement anti-pollution le 18 juin dans le village de Faraba Banta, a annoncé un porte-parole de la police.  
"Musa Fatty, Babucarr Cham et trois autres jeunes policiers ont été présentés devant le tribunal de Banjul ; ils ont été inculpés de meurtre. Le tribunal a ordonné leur maintien en détention", a déclaré à l'Afp, jeudi soir, le porte-parole Foday Conta.

Des unités d'intervention de la police (Piu) ont mené une opération, le 18 juin, dans le village, à 50 km au sud-est de Banjul, où des habitants protestaient depuis des semaines contre l'exploitation d'un site d'extraction de sable servant à la construction qui, selon eux, pollue les rizières de cette région bordant le fleuve Gambie.

Les policiers avaient tiré à balles réelles sur des manifestants, tuant deux et blessant cinq. Un troisième manifestant a ensuite succombé à ses blessures. Seize policiers avaient, par ailleurs, été blessés.
Le président Adama Barrow, arrivé au pouvoir dans ce petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest en janvier 2017, a condamné les violences policières et promis que justice serait faite et que de tels faits ne se reproduiraient plus.
Ces morts ont provoqué la démission du chef de la police, Landing Kinteh.

"La police ne fait pas partie de la commission d'enquête mise en place par le gouvernement sur cette affaire", a ajouté M. Conta.

Des témoins cités par Amnesty International et par Human Rights Watch ont affirmé que la police était intervenue alors que des manifestants bloquaient les voies d'accès au site minier et avait tiré sans sommation sur la foule.
   (AFP)  

 

La nouvelle Cour constitutionnelle du Bénin a jugé conforme à la Constitution la loi supprimant le droit de grève pour les travailleurs des secteurs de la sécurité, de la défense, de la justice et de la santé, dans une décision rendue jeudi soir.
Ce revirement met fin à un bras de fer de plusieurs mois entre l'exécutif et la juridiction suprême béninoise qui avait jugé cette loi votée par le Parlement non conforme à la Constitution en janvier dernier.

"Les fonctionnaires, les forces de sécurité publique et assimilés sont tenus d'assurer leur mission en toutes circonstances et ne peuvent exercer le droit de grève", précise la Cour dans un compte rendu écrit de sa décision.

"Les fonctions de défense, de sécurité, de justice et de santé des personnes dévolues à l’Etat ne sauraient souffrir dans leur exercice d'aucune interruption", a indiqué la juridiction dans sa décision, au nom de "l'intérêt général" et de la "protection des citoyens".

"C’est un coup de massue", a confié, hier matin, à l’Afp, un responsable confédéral syndical, encore sous "le choc avec cette décision de la Cour de Djogbénou".

Début juin, un proche du président Patrice Talon, Joseph Djogbénou, a été élu à la tête de la Cour constitutionnelle au cours d’une élection tenue à huis clos. Il est l'ancien avocat personnel du chef de l'Etat et l'ancien Garde des Sceaux.
Jusqu'à l'arrivée de M. Djogbénou à la tête de la Cour constitutionnelle, l'institution entretenait des rapports tendus avec le président Talon, condamnant plus d'une fois le gouvernement pour "non-respect" ou "méconnaissance de la Constitution". C'est un "revirement jurisprudentiel inquiétant", a commenté un juriste béninois, Albert Medagbé, joint au téléphone par l’Afp.

APS

 

Le quartier général de la force antijihadiste du G5 Sahel à Sévaré, dans le centre du Mali, a été frappé, hier, par un attentat-suicide à la voiture piégée qui a fait au moins six morts et de nombreux blessés.

"Peu après la prière de ce vendredi, au moins un kamikaze à bord d'un véhicule peint aux couleurs des Nations unies s'est fait exploser à l'entrée du camp militaire du G5 à Sévaré. La déflagration a été très forte", a déclaré à l'Afp une source militaire au sein de la force du G5. "Une partie des bâtiments du G5 s'est écroulée. On ne sait pas si, dans le bâtiment, il y a des gens", a ajouté cette source, suggérant que le bilan pourrait s'alourdir.

Il s'agit de la première attaque contre ce quartier général de la force conjointe du G5 Sahel (organisation régionale regroupant le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad) lancée en 2017 pour lutter contre les jihadistes. Elle intervient à trois jours d'une rencontre, à Nouakchott, en marge du sommet de l'Union africaine dans la capitale mauritanienne, entre le président Emmanuel Macron et ses homologues du G5 Sahel.

La France conduit, dans la région, l'opération Barkhane qui, aux côtés de troupes maliennes a "mis, le 22 juin, hors de combat" une quinzaine de combattants jihadistes dans la région de Tombouctou (nord-ouest), a annoncé, hier, l'état-major des armées français. Paris soutient la constitution de la force du G5 Sahel, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité. Mais, sa mise en œuvre est pour l'instant marquée par des problèmes de financement, malgré des promesses de quelque 420 millions d'euros, et des accusations de violations des droits de l'Homme par les troupes de la force conjointe.

La force conjointe du G5 Sahel a achevé, début juin, sa troisième opération de part et d'autre de la frontière entre le Niger et le Burkina Faso, ont indiqué, la semaine dernière, le secrétariat du G5 Sahel et l'état-major des armées français.

(AFP)

 

Les 15 membres du Conseil de sécurité de l'Onu ont renouvelé, hier, à l'unanimité et pour un an, la mission de leurs Casques bleus au Mali, avec une mise en garde aux parties maliennes pour obtenir des progrès rapides dans le processus de paix.

Cette mission "ne restera pas pour toujours au Mali" et "cette résolution est claire sur le fait que nous ne pouvons plus accepter de retards" pour la paix, a averti l'ambassadeur adjoint des Etats-Unis auprès de l'Onu, Jonathan Cohen.
"Ce renouvellement n'est pas comme les précédents", a abondé l'ambassadeur français à l'Onu, François Delattre. Il est accompagné d'un "message fort" sur la nécessité de "progrès substantiels sur le processus de paix", a-t-il précisé.

A défaut, le diplomate a laissé entrevoir la possibilité d'une stratégie de sortie pour la Minusma, une mission "importante" et "exposée", et de "sanctions contre les responsables des blocages". Les progrès "encourageants" de ces dernières semaines "doivent être impérativement amplifiés", a-t-il insisté.

La Minusma compte quelque 15.000 Casques bleus, soit l'une des missions les plus importantes de l'Onu, qui ont payé un lourd tribut depuis leur déploiement, en 2013, avec plus d'une centaine de militaires tués.

Après la conclusion d'un accord de paix et de réconciliation, en 2015, entre le gouvernement et des groupes armés, une élection présidentielle est prévue le 29 juillet au Mali et l'Onu espère un scrutin "inclusif, libre, juste, transparent et crédible", précise la résolution rédigée par la France.
Le texte souligne l'"impatience" du Conseil de sécurité "face aux retards persistants" dans "l'application entière" de l'accord de paix de 2015.

En mars, un rapport de l'Onu avait souligné que l'insécurité continuait de prédominer au Mali avec la poursuite de trafics d'êtres humains, de drogue et d'armes.
La résolution maintient les effectifs actuels de la Minusma, demande de définir de meilleures priorités dans leur mission, réclame des équipements aéroportés supplémentaires et évoque la possibilité d'établir à long terme une stratégie de sortie du pays pour l'Onu.

AFP -



AFP - Le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, a exhorté, hier, les membres des Nations unies à coopérer davantage dans la lutte contre le terrorisme, un fléau qui "divise les communautés, exacerbe les conflits et déstabilise des régions".

A l'ouverture de la première conférence mondiale jamais organisée par l'Onu sur ce sujet, Antonio Guterres a souligné que "la priorité principale était de devoir travailler ensemble". Il nous faut "améliorer la coopération internationale et le partage d'informations et bâtir de nouveaux partenariats pour trouver des solutions pratiques", a-t-il fait valoir.

Organisée sur deux jours, la conférence, qui réunit des responsables de dizaines d'agences antiterroristes, comprend des sessions à huis clos et d'autres ouvertes à des représentants de la société civile.
Mercredi, les Etats-Unis ont annoncé avoir abaissé leur niveau de représentation à la conférence et réduit de deux millions de dollars leurs engagements financiers pour le Bureau antiterroriste de l'Onu créé il y a un an, en protestation contre la non-participation des sociétés civiles à l'ensemble de la conférence.

Antonio Guterres n'a pas évoqué ces critiques. Il a relevé que "la nature transnationale du terrorisme impliquait une coopération multilatérale". Outre cet objectif, la conférence doit permettre, a-t-il ajouté, "de se focaliser sur la prévention" plutôt que gérer les conséquences des attaques, et de préserver les droits de l'Homme dans la lutte antiterroriste.

Les défaites militaires du groupe Etat islamique en Irak et Syrie, l'an dernier, se traduisent par "des combattants terroristes étrangers en mouvement, revenant chez eux ou gagnant de nouveaux théâtres de conflit", a aussi relevé le secrétaire général de l'Onu. Ce sujet devait faire l'objet d'une session à huis clos hier après-midi.

 

AFP - Au lendemain de la visite des présidents ghanéen et guinéen, facilitateurs pour résoudre la crise politique qui secoue le Togo depuis près d'un an, l'opposition a rejeté, hier, la tenue d'élections législatives d'ici la fin de l'année, comme le préconisent les négociateurs.

Jean-Pierre Fabre, chef historique de l'opposition, s'est adressé au gouvernement togolais qui souhaite la tenue d'élections dans les prochains mois : "Je le mets au défi si les élections auront lieu ou non le 28 novembre 2018", date retenue par les facilitateurs du dialogue entre le pouvoir et l'opposition.
Brigritte Adjamagbo-Johnson, autre grande figure de l'opposition togolaise, a appelé le gouvernement, lors d'une conférence de presse tenue à Lomé, à arrêter de se faire des "illusions". "Il n'y aura plus d'élections frauduleuses au Togo", a-t-elle asséné.

Selon la présidence togolaise, "les présidents ghanéen, Nana Akufo-Addo, et guinéen, Alpha Condé, ont pris actes des préoccupations des acteurs politiques togolais et réaffirmé la nécessité de tenir les élections avant la fin novembre 2018", a-t-elle fait savoir dans un communiqué. "Cette décision était très attendue, les élections ne pouvant être sans cesse repoussées."
L'opposition n'a pas encore désigné ses représentants à la Commission électorale nationale indépendante (Céni), car elle s'estime lésée dans sa composition et souhaite qu'elle soit rééquilibrée dans le cadre des réformes institutionnelles prévues par le dialogue ; ce qui n'a pas été fait au cours des précédentes rencontres.

La présidence togolaise s'est également réjouie de l'annulation de la politique de "transition exigée par l'opposition" lors de cette 4ème journée de pourparlers entre le gouvernement, le parti au pouvoir et une coalition de 14 partis d'opposition depuis le mois de février. "Exit l'exigence de l'engagement du chef de l'Etat à ne pas se présenter en 2020", pouvait-on lire dans un communiqué à l'issue de la visite des facilitateurs.
Depuis septembre, des dizaines de milliers de Togolais sont descendus, à de nombreuses reprises, dans les rues à l'appel de l'opposition pour réclamer le départ du président Faure Gnassingbé et l'application de la Constitution de 1992 qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels.

Les facilitateurs ghanéen et guinéen vont désormais rédiger un rapport et présenteront leurs conclusions au prochain sommet de la Cedeao (Commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), dont Faure Gnassingbé est actuellement le président en exercice.

L'opposition a d'ores et déjà fait savoir qu'elle ne se sentait pas "concernée" par le communiqué des facilitateurs. "Ce n'est pas un accord", a martelé M. Fabre, "c'est un simple communiqué".

 

Un groupe de travail de l'Onu demande la libération de l'ancien ministre gabonais du Pétrole Etienne Ngoubou, accusé de détournement de fonds publics et incarcéré depuis dix-sept mois sans avoir été jugé.

"La privation de liberté de M. Ngoubou est arbitraire", estime le Groupe de travail sur la détention arbitraire (Gtda) du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies, dans un texte parvenu hier à l'Afp. Il demande aux autorités gabonaises de "libérer immédiatement" l'ex-ministre du Pétrole, "une indemnisation" et des "soins médicaux appropriés et nécessaires" pour M. Ngoubou qui souffre de diabète. L'ex-ministre est en détention préventive depuis le 12 janvier 2017 pour "détournement de deniers publics" dans le cadre de l'opération Mamba dite "mains propres" et qui a abouti à l'incarcération de plusieurs hauts responsables au Gabon pour des soupçons de corruption.
M. Ngoubou est soupçonné d'avoir détourné environ 27 milliards de FCfa (plus de 44 millions d'euros) dans le cadre de projets hydro-électriques et de voirie au préjudice de l'Etat gabonais.

La législation nationale fixe à un an la détention provisoire, alors que l'ex-ministre est incarcéré depuis 17 mois, rappelle le groupe de travail de l'Onu. Il souligne que ni M. Ngoubou ni sa défense n'ont eu accès à des informations suffisantes sur les raisons de l'emprisonnement.
"L'instruction est en voie d'être clôturée", a précisé à l'Afp le ministre de la Justice, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou.

AFP -

Les éleveurs peuls ont rejeté, hier, la responsabilité des attaques du week-end qui ont fait une centaine de morts dans le centre du Nigeria dont le gouvernement tente d'apaiser les tensions croissantes entre communautés.

La presse locale a publié, hier matin, de nombreux articles suggérant que les éleveurs avaient reconnu avoir perpétré les récentes tueries dans l'Etat du Plateau, mais l'Association des éleveurs de bétail Miyetti-Allah du Nigeria (Macban) a déclaré, plus tard dans la journée, que ces déclarations n'étaient "rien d'autre que des mensonges".
Les services de sécurité locaux ont affirmé que 86 personnes avaient été tuées dans six villages du Plateau au cours du weekend, mais de nombreuses sources locales avancent que les violences ont fait plus de 100 morts.

La police avait déclaré que les violences de samedi dernier étaient perpétrées par des éleveurs peuls musulmans à l'encontre de la communauté chrétienne des agriculteurs Berom.
Des groupes de jeunes Berom ont alors bloqué, dimanche, la grande route qui mène de Jos (Etat du Plateau) à la capitale fédérale, Abuja, attaquant tous ceux qui avaient "l'air peuls ou musulmans", d'après des témoins. Au moins six personnes ont été tuées, selon l'un d'eux.

La Macban, dans un communiqué, a affirmé que les milices civiles des Berom et d'un autre groupe, les Irigwe, ont attaqué des villages peuls ainsi que leur bétail, au cours des derniers mois, mais nient leur implication dans les récentes tueries.

Danladi Chiroma, le porte-parole de l'association, a comptabilisé environ 300 têtes de bétail massacrées ces dernières semaines et accuse ces milices d'être utilisées à des fins politiques, alors que le Nigeria se prépare pour des élections générales et présidentielle en février 2019.
Le président Muhammadu Buhari  est arrivé hier, dans la capitale de l'Etat, Jos, pour des entretiens privés avec le gouverneur du Plateau, Simon Lalong, selon un journaliste de l'Afp dans la ville.

AFP -

 

Les fonctionnaires de Guinée-Bissau ont entamé, hier, une grève de trois jours pour réclamer une hausse du salaire minimum et de meilleures conditions de travail, a-t-on appris auprès de leur syndicat.

La grève a été déclenchée par l'Union nationale des travailleurs de Guinée-Bissau (Untg), la centrale la plus représentative dans la fonction publique, qui compte quelque 13.000 fonctionnaires.
A Bissau, la capitale, les ministères et bureaux de l'administration étaient fermés et un service minimum était observé dans les hôpitaux, a rapporté un journaliste de l'Afp.

L'Untg réclame un relèvement du salaire minimum de 19.200 FCfa (plus de 29 euros) à 59.000 FCfa (près de 90 euros) et de meilleures conditions de travail, a déclaré à l'Afp Julio Antonio Mendoça, un de ses responsables. La grève est suivie, selon lui, par 90 % des fonctionnaires.

"Ce gouvernement remplit toutes les conditions nécessaires pour augmenter les salaires des agents de la fonction publique, d'autant plus que les salaires des députés et des ministres ont été augmentés", a ajouté M. Mendoça. Les salaires des députés sont passés de 650.000 FCfa à 850.000 FCfa (d'environ 990 à 1.295 euros) fin mai, selon des sources parlementaires qui ont également fait état d'une dotation d'un véhicule 4X4 à chacun des 102 législateurs. Une augmentation salariale des ministres n'a pas été officiellement confirmée.

La grève est déclenchée après l'adoption, samedi, par le Parlement, d'un budget de quelque 212 milliards de FCfa (environ 324 millions d'euros) présenté par le gouvernement du Premier ministre Aristides Gomes après près de trois années de crise politique.

AFP

 

AFP - L'administration Trump était contrainte, hier, de suspendre de facto sa politique de "tolérance zéro" sur l'immigration illégale après le recul du président américain sur la séparation des familles, dans un climat qui reste extrêmement tendu dans le pays sur cette question.

Cette politique, mise en place début mai pour décourager les clandestins, avait abouti à la séparation de plus de 2300 enfants de leurs parents, provoquant un tollé aux Etats-Unis, jusque dans les rangs républicains, mais aussi au niveau international.

Le président a fait volte-face, la semaine dernière, en signant un décret présidentiel mettant fin à la séparation systématique des enfants de leurs parents sans-papiers, mais de nombreux mineurs étaient toujours séparés de leurs proches, le flou régnant sur le calendrier et les modalités d'éventuelles retrouvailles.

La question de l'immigration illégale a tendu le débat politique, plusieurs membres de l’administration ont été conspués lors d'évènements privés et les images d'enfants, parfois en bas âge, en pleurs et demandant à retrouver leurs parents, ont choqué au sein de la société américaine. Le ministre de la Justice, Jeff Sessions, devait s'exprimer, hier, à Los Angeles où il était attendu par des manifestants dans ce bastion démocrate régulièrement fustigé par les conservateurs pour sa politique de protection des immigrants illégaux. M. Trump a toutefois enregistré une victoire politique, la Cour suprême ayant validé son décret migratoire qui interdit le territoire américain, de façon permanente, aux ressortissants de six pays, pour la plupart à majorité musulmane.

Dans ce contexte chaotique, les autorités américaines ont admis, lundi, que les poursuites étaient momentanément suspendues contre les migrants venus avec leurs enfants, faute de lieux pour détenir les familles, même si la politique de "tolérance zéro" reste officiellement en place.

 

AFP - Le Sénat français, tenu par l'opposition de droite, a adopté, hier, son contre-projet de loi sur l'asile et l'immigration, plus dur que celui du gouvernement, au moment où la question migratoire secoue l'Union européenne.

Après l'adoption, par l'Assemblée nationale, d'un projet conforme aux vœux du président Emmanuel Macron, le Sénat a durci le texte pour proposer "un contre-projet plus cohérent, plus ferme et plus réaliste", selon les termes du rapporteur François-Noël Buffet (Lr, droite).

"Il y a deux grands absents dans votre texte", a souligné M. Buffet lors des explications de vote : "l'Union européenne, et les moyens budgétaires". "Dans ces conditions, le groupe Lr a décidé de le réécrire". Il a résumé sa démarche en une formule : "nous préférons recevoir moins, mais recevoir beaucoup mieux". "Les enjeux sont européens, a-t-il ajouté, mais ce n'est pas faute à trop d'Europe, c'est faute à une Europe sans enjeux clairs". Les sénateurs ont notamment validé l'organisation, au Parlement, chaque année, d'un débat sur la gestion migratoire, dénoncé à gauche comme l'instauration d'un système de quotas.

Ils se sont opposés à l'une des mesures phares du gouvernement, à savoir la réduction de 30 jours à 15 du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile en cas de rejet d'une demande d'asile, considérant notamment que cela est "inefficace pour lutter contre l'immigration irrégulière". Ils ont aussi supprimé le placement en rétention des mineurs isolés et aboli les aides sociales aux personnes frappées d'une obligation de quitter le territoire. La semaine prochaine, le texte fera l’objet d'une commission mixte paritaire chargée de trouver une version commune aux deux chambres. En cas d'échec, l'Assemblée nationale, tenue par le parti au pouvoir, aura le dernier mot.
Le texte avait été adopté par les députés après des joutes enflammées, jusqu'au sein du parti au pouvoir.

 

L’Arabie saoudite vient de lancer un projet de déminage du Yémen. Ledit projet, appelé « Masam », a été dévoilé par le conseiller à la cour royale, superviseur général du Centre du roi Salman pour le secours et l'action humanitaire, Abdullah bin Abdulaziz Al Rabiah, informe un communiqué parvenu à la rédaction.

Mis en œuvre par des cadres saoudiens, avec une expertise internationale, le projet vise, selon le document, à aider le peuple yéménite « à surmonter les tragédies humanitaires causées par les mines ». Rappelant le « rôle pionnier » de son pays dans le domaine de l’humanitaire au profit des pays frères, Abdullah bin Abdulaziz Al Rabiah a indiqué : « Soutenir nos frères au Yémen a été une priorité du royaume au cours des décennies ». Ce, non sans insister sur « les liens de religion, de voisinage, de langue, de relations sociales et familiales entre les peuples yéménite et saoudien ». Il a noté que le Centre du roi Salman pour les secours joue un « rôle majeur dans le soutien au Yémen où il a présenté 262 projets pour un coût de 1,6 milliard de dollars ». Ces projets vont de la sécurité alimentaire à la santé en passant par le logement, l'éducation et des programmes de secours. Il a précisé que le centre travaille de manière « impartiale » pour soulager les souffrances du peuple yéménite. Les mines, a fait remarquer Al Rabiah, causent de nombreuses victimes civiles, notamment chez les femmes, les enfants et les personnes âgées. « Plus de 600.000 mines ont été stockées dans les zones libérées des milices putschistes ainsi que 130.000 mines navales contre des bateaux et des navires, 40.000 mines à Marib et 160.000 à Mayon Island. Et selon les rapports publiés par le gouvernement yéménite, il y a un mois, de décembre 2014 à décembre 2016, 1539 civiles et plus de 3000 soldats ont été tués, 900 personnes sont atteintes d’une invalidé totale.

Alléger la souffrance des Yéménites
Rien qu’à Taiz, 274 cas d’amputation ont été enregistrés », a-t-il indiqué. A l’en croire, plusieurs cas similaires ont été enregistrés dans les gouvernorats d'Aden, de Lahj et d'Abyan. Mais, des efforts ont été fournis par le centre qui a installées 305 prothèses, fourni le traitement et la réadaptation nécessaires à un grand nombre de blessés âgé de 12 à 72 ans. Certains ont été traités en République du Soudan, en Jordanie et à Djeddah.

D’après Abdullah bin Abdulaziz Al Rabiah, l’Arabie saoudite a fourni au Yémen, au cours des trois dernières années, une aide de plus de 11 milliards de dollars. Elle couvre l'assistance humanitaire, l'aide au développement, à la Banque centrale du Yémen, etc. Et le conseiller à la cour royale de rendre un vibrant hommage au serviteur des Deux Saintes Mosquées, le Roi Salman bin Abdulaziz et à son altesse le prince héritier, pour leur soutien au centre.

Quant au ministre des Affaires étrangères du Yémen, Khalid Hussein Al Yamani, il a remercié le gouvernement du royaume d'Arabie saoudite pour « sa générosité » mais aussi le Dr Abdullah Al Rabiah pour l'annonce du projet de déminage dans son pays, soulignant que les Houthis ont causé une « catastrophe humanitaire par la guerre et le pillage des ressources de l'Etat dans les zones qu'ils contrôlent ». Il a promis que son gouvernement travaillera en parfaite coordination avec le Centre du roi Salman pour « le succès du projet de déminage ».

Le secrétaire général de l'Organisation internationale de protection civile et de la défense civile, Vladimir Kalashnikov, a qualifié cette rencontre d’« importante », rappelant que les mines tuent aussi bien au Yémen qu’en Irak, en Syrie et en Libye. Elles constituent, a-t-il ajouté, une « menace importante pour les vies militaire et civile ». Sur ce, M. Kalashnikov a exprimé sa volonté de participer à « l’effort de protection des civils ».

Daouda MANE

 

Le président sud-soudanais Salva Kiir et son rival, Riek Machar, ont exprimé, hier, à Khartoum, leur espoir de mettre un terme à la guerre civile qui ravage leur pays depuis 2013.

Il s'agit de la première rencontre entre les deux hommes dans la capitale soudanaise depuis le déclenchement du conflit. MM. Kiir et Machar se sont rencontrés au centre de conférences de Khartoum, en présence des présidents soudanais, Omar el-Béchir, et ougandais, Yoweri Museveni, a rapporté un correspondant de l'Afp. Les pourparlers suivent un sommet régional des Etats de l'Afrique de l'Est parrainé par l'Ethiopie et qui s'est achevé sans aucune percée, alors que l'Onu a donné jusqu'à fin juin aux belligérants pour arriver à "un accord politique viable", en brandissant la menace de sanctions.
"Je suis venu pour mettre immédiatement un terme à cette guerre inutile (qui ravage) notre pays et j'espère que (...) Riek Machar est prêt à entendre mon point de vue", a déclaré M. Kiir à l'ouverture de la réunion en présence de MM. Béchir et Museveni. M. Machar a également exprimé son espoir de voir une paix aboutir. "Il y a une chance pour la paix et il y a un moyen d'y parvenir", a-t-il indiqué dans son premier commentaire à la presse depuis plus de deux ans. Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance du Soudan en 2011. Le pays s'est enfoncé dans une guerre civile, fin 2013, quand M. Kiir a accusé son ancien vice-président, Riek Machar, de fomenter un coup d'Etat. Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés. Des centaines de milliers ont trouvé refuge au Soudan, selon l'Onu.

AFP -

Près de 1000 migrants ont été secourus, dimanche, au large de la Libye, alors qu'ils tentaient de traverser la Méditerranée pour atteindre l'Europe, a indiqué, hier, la marine libyenne.

Dimanche, tard dans la soirée, 490 migrants étaient arrivés à bord d'un navire de la marine libyenne au port de Tripoli. Ils étaient en difficulté sur des canots pneumatiques au large de Garabulli, à l'est de Tripoli, selon un officier de la marine, Rami Ghommeidh.

Un autre groupe de 361 migrants, dont 88 femmes et 44 enfants, avaient été secourus au large d'Al-Khoms, 100 km à l'est de Tripoli, selon le porte-parole de la marine, Ayoub Kacem.
Plus tôt dans la journée, 97 migrants avaient également été secourus dans la même zone, a ajouté M. Kacem. Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, qui était attendu, hier, en Libye, a remercié en soirée les autorités libyennes pour avoir recueilli en mer et ramené dans le pays plus de 820 migrants dans la journée de dimanche. Au total, depuis mercredi, près de 2000 migrants ont été interceptés ou secourus par la marine libyenne. M. Salvini, également vice-Premier ministre et chef de la Ligue, une formation d'extrême droite, avait sommé, dimanche, les Ong internationales de se tenir à l'écart des opérations de secours de migrants en Méditerranée et de laisser les garde-côtes libyens se charger de cette tâche.

"Laissez les autorités libyennes faire leur travail de secours, de récupération et de rapatriement (des migrants) vers leur pays, comme elles l'ont fait depuis quelque temps, sans que les navires des Ong avides ne les gênent ou causent des troubles", a-t-il déclaré. L'Ong espagnole Proactiva Open Arms a affirmé plutôt que l'Italie avait refusé l'aide de son navire pour secourir un millier de migrants au large de la Libye, Rome affirmant, selon elle, que les garde-côtes libyens s'en chargeraient.

AFP

Seize Etats de l'Afrique de l'Ouest vont se doter d'un système régional de coopération policière pour lutter contre la criminalité transnationale croissante dans la région, ont annoncé, hier, à Abidjan, des responsables sécuritaires régionaux.

Le Système d'information policière pour l'Afrique de l'Ouest (Sipao), plateforme électronique d'échange de données entre les services de sécurité nationaux qui sera également connecté à Interpol, doit être lancé officiellement, aujourd’hui, dans les 15 Etats membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) et la Mauritanie, au cours d'une réunion des ministres chargés de la sécurité des 16 Etats.

"Le trafic de drogue, d'armes, d'être humains" et de diverses marchandises représente "plus de trois milliards de dollars par an" (2,6 milliards d'euros) en Afrique de l'Ouest, a révélé le secrétaire général d'Interpol, Jürgen Stock, tandis que la piraterie maritime dans le Golfe de Guinée a coûté "800 millions de dollars aux économies régionales" en 2017.

Le Sipao, entièrement financé par l'Union européenne, vise aussi à lutter contre les nombreux groupes terroristes actifs dans toute la région, souvent financés par les trafics.
Ce sera "un outil essentiel pour la sécurité en Afrique de l'Ouest", car "le terrorisme et la criminalité transnationale représentent des menaces croissantes pour la stabilité de nos Etats et la sécurité mondiale", a déclaré le directeur général de la police nationale ivoirienne, Youssouf Kouyaté, qui accueillait ses homologues de la région avant l'arrivée des ministres.

Le commissaire de la Cedeao chargé des affaires politiques, de la paix et de la sécurité, Francis Behanzin, a cependant relevé que les services de sécurité des pays de l'Afrique de l'Ouest "ne coopèrent pas assez" jusqu'à présent, voire se font "concurrence", et il  a exhorté leurs responsables à changer d'attitude.

AFP -

AFP - L'émissaire de l'Onu pour le Sahara occidental, Horst Koehler, a été reçu, samedi, à Alger, par le ministre algérien des Affaires étrangères Abdelkader Messahel, au début de sa deuxième tournée dans la région, a annoncé l'agence de presse Aps.

Cette tournée visant à relancer les négociations entre le Maroc et le Front Polisario doit le conduire notamment dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf (sud-ouest de l'Algérie, siège du mouvement indépendantiste), au Maroc et en Mauritanie, a précisé cette source.

Selon une source diplomatiques à l'Onu, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, M. Koehler a prévu de rencontrer les autorités marocaines les 28 et 29 juin à Rabat. Il devrait aussi se rendre à Laâyoune, au Sahara occidental, pour voir les Casques bleus de la mission d'observation du cessez-le-feu (Minurso), avait précisé, mardi, cette source.

Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité et datant du 1er juin, le Polisario appelle l'Onu à "organiser des négociations directes" avec le Maroc "aussitôt que possible".
Les dernières rencontres de Horst Koehler avec les parties au conflit du Sahara occidental s'étaient déroulées en début d'année, à Berlin pour le Polisario, à Lisbonne pour les autorités marocaines.

 

AFP - Deux mois après l'entrée en fonctions d'un gouvernement "inclusif", le Parlement de Guinée-Bissau a adopté, samedi, à l'unanimité, le budget de l'Etat, nouvelle étape dans la préparation des législatives du 18 novembre après plus de deux années de crise politique.

Les 90 députés présents (sur 102) ont adopté un budget de quelque 212 milliards de FCfa (environ 324 millions d'euros) présenté par le gouvernement du Premier ministre Aristides Gomes, qui sera en vigueur jusqu'au scrutin de novembre.

Le  pays a traversé des turbulences politiques depuis la destitution, en août 2015, par le président José Mario Vaz, du Premier ministre issu du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (Paigc), Domingos Simoes Pereira, auquel M. Vaz appartient également. Un nouvel accord de sortie de crise a été conclu au  sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) le 14 avril à Lomé. Il a ouvert la voie à la nomination de M. Gomes deux jours plus tard, puis à la reprise des travaux du Parlement, interrompus pendant deux ans, ainsi qu’à la fixation des législatives au 18 novembre 2018. "C'est un budget qui était déjà en cours d'exécution quand nous sommes arrivés au gouvernement. Il va donc falloir continuer à travailler dans la même ligne tout en apportant des réformes dans les institutions chargées de faire entrer les recettes", a déclaré, samedi, à la presse le nouveau Premier ministre.

"C'est suite à une profonde analyse en ayant à l'esprit l'accord de Conakry (de 2016, resté lettre morte pendant deux ans) que mon parti a voté ce budget", a commenté Certorio Biote, du Parti de la rénovation sociale (Prs), deuxième formation parlementaire qui, jusqu'à avril, ne parvenait pas à s'entendre avec le Paigc sur la formation d'un gouvernement.

 

AFP - Au moins 32 civils peuls ont été tués, samedi, au cours d'une attaque attribuée à des chasseurs traditionnels dozos dans le centre du Mali, région touchée par les violences jihadistes souvent mêlées à des conflits intercommunautaires.

"Ce sont des dozos, des gens habillés en dozos, qui sont arrivés samedi dans le village de Koumaga, dans le cercle de Djenné (région de Mopti, centre)", a expliqué à l'Afp Abel Aziz Diallo, le président de Tabila Pullaku, principale association peule au Mali.

Appelés "dozos" en Afrique de l'Ouest, les chasseurs traditionnels sont, dans le centre du Mali, membres de l'ethnie dogon. "Ils ont encerclé le village, isolé les Peuls des autres communautés et, froidement, ils ont tué au moins 32 civils. Dix autres sont portés disparus", a-t-il ajouté. Les violences se multiplient, depuis trois ans, dans le centre du Mali, entre Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l'agriculture.
Les Peuls dénoncent régulièrement des exactions à leur encontre, au nom de la lutte contre les jihadistes, de la part de ces chasseurs armés, tolérées, voire encouragées, selon eux, par les autorités, ou de l'armée, ce que dément le gouvernement.

"Les hommes étaient habillés en tenue de dozos, mais on se demande s'ils étaient tous dozos. Ils ont ciblé des civils. Il y a des dizaines de civils, dont des enfants, tués", a déclaré à l'Afp un élu de la région s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. Aucune autorité malienne n'était disponible dans l'immédiat pour commenter ces informations. Ces derniers mois, les annonces, par l'armée, de la "neutralisation de terroristes" dans le centre ont souvent été contestées par les organisations de défense des droits de l'Homme et par des habitants qui dénoncent des exécutions extrajudiciaires.

"Ce qui se passe est très grave. Il faut éviter les amalgames. Ce n'est pas parce qu'on est Peul qu'on est jihadiste", a déclaré, hier, M. Abdel Aziz Diallo. Selon le président de l'association Tabila Pullaku, il avait informé les autorités de l'imminence de l'attaque et "c'est seulement après les faits que l'armée malienne s'est rendue brièvement sur les lieux".

 

AFP- Le procès des compagnies pétrolières Eni et Shell pour corruption lors de l'attribution d'un contrat pour un bloc offshore au Nigeria s'est ouvert, hier, à Milan, avec l'acceptation, par les juges, que les deux groupes soient cités comme "responsables civils".
Cette requête a été faite par l'Etat nigérian qui s'est constitué partie civile dans ce procès. Shell et Eni peuvent néanmoins demander à la Cour de rejeter cette requête.
Une telle reconnaissance serait importante, car elle ouvrirait la voie, en cas de condamnation et si le Nigeria le demande, au versement, par ces deux groupes, de dommages et intérêts. Sans cette reconnaissance, seules les personnes physiques peuvent se voir réclamer des dommages et intérêts en cas de condamnation.

 

AFP - L'opposant nigérien Hama Amadou, qui vit en exil en France, a été déchu, hier, de son poste de député, après sa condamnation à un an de prison pour un trafic de bébé au Niger, a-t-on appris de source judiciaire.
"La Cour constitutionnelle nigérienne constate la déchéance de Monsieur Hama Amadou de sa qualité de membre de l'Assemblée nationale. Dit qu'il est remplacé d'office par son suppléant", indique la Cour dans un arrêt rendu public hier et dont l'Afp a reçu une copie. L'arrêt de la Cour, qui est sans appel, s'est notamment appuyé sur "l'article  147 du Code électoral" qui stipule que "tout député (...) frappé par une condamnation emportant déchéance, est déchu de plein droit de sa qualité de membre de l'Assemblée nationale".

 

AFP - Un Ghanéen de 19 ans s'est suicidé par pendaison la semaine dernière dans un centre d'accueil du nord de la France, a-t-on appris, hier, auprès de l'association gestionnaire. Le 12 juin, ce jeune migrant qui était arrivé de Calais il y a quelques semaines "s'est pendu dans une partie désaffectée du bâtiment", a rapporté Guillaume Alexandre, directeur général de l'association La Vie active.
Le jour de son décès, le Ghanéen avait rendez-vous avec une psychologue. Ce suicide est intervenu alors que le Centre Primo Lévi et Médecins du monde ont publié, hier, à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés, un rapport alarmant sur la souffrance psychique des migrants : l'angoisse de l'exil, de l'arrivée en France, la peur d'un retour au pays d'entrée dans l'Union européenne...

 

AFP- Un jeune gambien, blessé lundi par des tirs de la police, lors d'une manifestation contre une pollution industrielle, a succombé, hier, à ses blessures, portant à trois le nombre de morts, a annoncé un responsable du Comité de défense de l'environnement auquel il appartenait.

Amadou Nyang, un étudiant de 24 ans, "est décédé tôt mercredi" à l'hôpital de Banjul où il avait été admis "après avoir été blessé par balle" par la police, a déclaré à l'Afp Pa Job, un responsable villageois de Faraba Banta.
Dans une intervention, mardi soir, à la télévision, le chef de l'Etat gambien, Adama Barrow, a évoqué une "nation en deuil".

"J'ai donné des instructions pour qu'une enquête complète soit menée afin de répondre à la situation et empêcher sa répétition à quelque endroit que ce soit dans le pays", a déclaré M. Barrow, arrivé au pouvoir dans ce petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest en janvier 2017.
Le successeur de Yahya Jammeh, qui a dirigé le pays pendant 22 ans, a affirmé que les forces de sécurité "ne devraient, en aucune circonstance, faire usage de balles réelles contre des citoyens non armés et sans défense".

 

Les pays de l'Ue planchent sur la création de "plateformes régionales de débarquement" en dehors du territoire de l'Union pour les migrants secourus en mer, selon un document de préparation du sommet des 28 programmé fin juin à Bruxelles, obtenu par l'Afp.

"Ces plateformes devraient prévoir un traitement rapide pour distinguer les migrants économiques de ceux qui ont besoin d'une protection internationale", est-il écrit dans ce "projet de conclusions" du sommet, préparé par le président du Conseil européen, Donald Tus, et transmis aux Etats membres.
Ce texte, qui peut encore évoluer, sera soumis à l'approbation des dirigeants européens lors de leur réunion des 28-29 juin, dans un contexte de fortes tensions entre pays européens et à l'intérieur même du gouvernement allemand, sur la réponse à apporter à la pression migratoire.

Le Conseil européen, l'instance qui réunit les dirigeants des 28, "soutient le développement du concept de plateformes régionales de débarquement en étroite coopération" avec le Haut-commissariat de l'Onu pour les réfugiés (Hcr) et l'Organisation internationale des migrations (Oim), est-il indiqué dans le texte de M. Tus.
Le document ne précise pas où pourraient se situer ces "plateformes" dont une source européenne a néanmoins précisé qu'ils étaient envisagés "en dehors de l'Ue", sans plus de détails, et dont l'existence viserait à "réduire l'incitation à entreprendre des voyages périlleux" selon le texte.

M. Tusk insiste, par ailleurs, dans ses propositions sur la nécessité d'"intensifier" le soutien aux gardes-côtes libyens pour lutter contre les passeurs en Méditerranée. Il souligne aussi la nécessité d'une coopération accrue avec des pays d'origine et de transit des migrants pour éviter de connaître à nouveau un afflux comparable à celui de 2015. Les "plateformes de débarquement" seraient destinées aux migrants qui, malgré toutes ces mesures, tenteraient la traversée de la Méditerranée et seraient "secourus dans le cadre d'opérations de recherche et de sauvetage".

Un espace blanc est laissé dans le projet de conclusions du sommet concernant la réforme du système d'asile européen qui est dans l'impasse depuis plus de deux ans. Les dirigeants européens avaient fixé le sommet de juin pour trouver un compromis, mais cette perspective semble devenue improbable. Leur principale pomme de discorde porte sur la modification du Règlement de Dublin, la législation qui confie principalement la charge de l'asile aux pays de première entrée dans l'Ue, faisant peser un fardeau démesuré sur des pays comme l'Italie et la Grèce.

La Commission européenne propose de le réformer en instaurant une répartition automatique des demandeurs d'asile dans l'Ue en période de crise comparable à celle de 2015. Une proposition jugée insuffisante d'un côté par les pays méditerranéens qui souhaitent une répartition permanente et rejetée frontalement de l'autre par des pays comme la Hongrie et la Pologne, désormais soutenus par l'Autriche.

AFP -

 

Au moins 15 personnes ont été tuées dans des inondations causées par des pluies torrentielles qui se sont abattues sur Abidjan dans la nuit, un lourd bilan déjà enregistré les années précédentes en pleine saison des pluies dans la capitale économique ivoirienne.

A l'issue d'une réunion de cellule de crise interministérielle, hier matin, le ministre ivoirien de l'Intérieur Sidiki Diakité a annoncé un premier bilan de 13 morts, qui a été ensuite été revu en hausse à 15 morts.
D'autre part, "115 personnes ont été secourues par les sapeurs pompiers militaires et la Marine nationale" pendant la nuit, "appuyés par la population", a indiqué à la presse le ministre, sans préciser s'il y avait des blessés. "Des postes médicaux avancés ont été mis en place", a-t-il ajouté. Des "pluies torrentielles" sont tombées sans interruption, "de 23 heures lundi à 6 heures mardi", sur Abidjan, qui compte environ 5 millions d'habitants et comporte de nombreuses zones inondables, a précisé le ministre.  

Le niveau de l'eau est monté jusqu'à 2,50 mètres dans des maisons, selon des témoignages d'habitants relatés par le ministre qui a fait état de dégâts matériels "particulièrement importants", sans donner davantage de détails.
"Des habitants étaient perchés sur le toit des maisons", "des véhicules sous les eaux", a rapporté le directeur général de l'Office national de la protection civile, Fiacre Kili. "Les recherches (d'éventuelles autres victimes) se poursuivent", a-t-il précisé. Plusieurs quartiers d'Abidjan ont été frappés : on compte huit morts dans la commune de Cocody (trois dans le quartier d'Akouedo, trois à Alabra, dont un bébé, deux à Riviera Palmeraie), deux dans la commune populaire de Yopougon (quartier Mossikro), un mort à Adjamé (quartier Paillet), selon un décompte partiel du ministre de l'Intérieur.

Dans le quartier Riviera 3, à Cocody, des murs de clôture étaient effondrées, de nombreuses maisons ont été inondées et, une fois l'eau retirée, les meubles et l'électroménager étaient hors d'usage, selon un photographe de l'Afp qui a vu des dizaines de voitures emportées par les eaux.

AFP

 


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