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Actualités Internationales (819)

Le rapport de l'ex-Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (Cdvr) a été rendu public, mardi, lors d'une cérémonie de présentation présidée par le Premier ministre, Daniel Kablan Duncan en présence de membres du gouvernement, de diplomates et de représentants des organisations internationales.

C'est un document de 122 pages subdivisé en trois parties, « le contexte socio-historique, la création et les missions de la Cdvr ; le travail de la commission qui comprend les activités préparatoires, la recherche des causes profondes de la crise, les consultations nationales, les auditions; les recommandations », a expliqué Marcellin Doh Dibahi, conseiller technique au ministère de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de l'Indemnisation des victimes.

Selon lui, pour trouver les causes des crises que le pays a connues, « la commission a procédé à des dialogues intercommunautaires et à des consultations de toutes les structures représentatives de la société ivoirienne ».

« Cette approche a permis de déterminer le repère historique à prendre en compte par la Cdvr c'est-à-dire la période allant de 1990 à 2011 », a précisé M. Doh.

Babacar Cissé, coordonnateur du Système des Nations Unies a salué « l'initiative » du gouvernement de rendre public ce rapport qui « permettra d'informer, de sensibiliser la communauté nationale et internationale sur les résultats des activités de la Cdvr ».

« Ce rapport offre une certaine possibilité d'explication du passé et permet de donner corps "au droit à la vérité" et sert aussi à promouvoir le pardon et la réconciliation », a indiqué M. Cissé, rappelant que son institution a octroyé un financement de plus d'un milliard de francs CFA « en appui aux activités de démarrage de la Cdvr ».

Pour Pr Mariatou Koné, ministre de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de l'Indemnisation des victimes, ce rapport de la Cdvr est « un instrument de justice transitionnelle, pour informer l'opinion nationale et internationale afin qu'elle s'en approprie ».

« Les conclusions de ce rapport sont essentielles pour avoir une paix durable en Côte d'Ivoire », a-t-elle souligné, promettant une « une campagne de vulgarisation du rapport pour le traduire en différentes langues nationales ».

Quant au Premier ministre Kablan Duncan, il a analysé que « la nouvelle Constitution est en adéquation avec les recommandations du rapport ».

« Tous les moyens ne sont pas permis pour conquérir le pouvoir. Faisons de la politique saine », a conseillé M. Duncan, estimant que « ce rapport est un document qui permet d'opérer un exercice d'introspection car la paix est un bien précieux qu'il faut entretenir », a-t-il conclu.

Créée par l’ordonnance N°2011-167 du 13 juillet 2011, la Cdvr avait pour mission « d’œuvrer en toute indépendance à la réconciliation et au renforcement de la cohésion sociale entre toutes les communautés vivant en Côte d’Ivoire », à l'issue de la crise post-électorale de décembre 2010 à avril 2011, ayant fait près de 3000 morts.

La création de cette institution confiée à l'ex-Premier ministre Charles Konan Banny, fait partie des premières mesures prises par Alassane Ouattara dès son accession à la magistrature suprême. Le lundi 15 décembre 2014, la Cdvr a rendu officiellement son rapport au Président de la République lors d’une cérémonie, mettant ainsi un terme à ses activités.

Source : APAnews

Donald Trump a déclaré, hier, qu'il était prêt à accepter le verdict des urnes le 8 novembre s'il était "clair", dans son match contre la démocrate Hillary Clinton, après avoir déclaré, la veille, qu'il souhaitait entretenir le "suspense" par crainte de fraudes.

"Je verrai à ce moment-là", avait répondu Donald Trump mercredi, interrogé lors du troisième débat présidentiel pour savoir s'il accepterait le résultat de l'élection présidentielle, quel qu'il soit. Cette position risquait d'ébranler la confiance dans le processus démocratique américain et avait provoqué une polémique jusque dans son camp. Hier, en meeting à Delaware, dans l'Ohio, le candidat républicain a commencé par dire qu'il accepterait "totalement les résultats de cette grande et historique élection présidentielle si je gagne".Puis, il a ajouté : "J'accepterai un résultat clair de l'élection, mais je me réserve le droit de contester et de lancer une procédure de justice en cas de résultat douteux". Son équipe de campagne avait tenté peu auparavant d'expliciter ses propos. "Je suppose que Trump a voulu dire qu'il devait regarder (les résultats) pour voir s'il y a eu des fraudes" avant de se prononcer, a dit sa directrice de campagne, Kellyanne Conway, sur Msnbc.

Le président du parti républicain, Reince Priebus, avait assuré que le milliardaire allait "accepter les résultats de l'élection (...) à moins de fraudes massives".

Le colistier de Hillary Clinton, Tim Kaine, a qualifié, hier, sur Cnn, les propos de Trump "d'abomination", rappelant que "le transfert pacifique du pouvoir est un pilier de la démocratie de notre pays".Mme Clinton dont la cote dans les sondages est au plus haut depuis son investiture, en juillet, devait rester discrète hier, envoyant au front sa carte maîtresse, le couple Obama. L'écart entre les deux candidats se creuse en faveur de Hillary Clinton, qui recueille plus de 45 % des intentions de voix contre 39 % pour Donald Trump et 6,5 % pour le libertarien Gary Johnson.

AFP 

Le président Ali Bongo est « prêt à rencontrer » tous les candidats, y compris Jean Ping, qui s’étaient présentés contre lui lors de la présidentielle du 27 août dernier, a déclaré son porte-parole, soulignant que l’objectif recherché dans cette ouverture est de ne plus voir un Gabonais mourir « sous prétexte d’une revendication démocratique » dont « les mécanismes de résolution sont prévus par la loi et connus de tous », a notamment déclaré Alain-Claude Bilie-By-Nzé, hier soir, à la télévision nationale.

Le porte-parole du gouvernement, qui faisait référence au contentieux électoral en cours d'examen par la Cour constitutionnelle, s’en est toutefois pris aux « voix irresponsables (qui) s’élèvent à nouveau ». « Ces voix qui incarnent une violence politique jamais atteinte dans notre pays promettent une instabilité durable si le résultat de la Cour ne leur était pas favorable », a-t-il ajouté. « Le dessein avoué de ces gens, a-t-il déploré, est de faire encore plus de victimes, comme si le nombre de morts déjà enregistrés et le deuil qui frappe de nombreuses familles gabonaises ne sont pas déjà des morts de trop ».

Officiellement, les violences post-électorales au Gabon ont fait trois morts là où l’opposition parle d’au moins 50 personnes tuées. Ces violences ont été générées par l’annonce de la Commission électorale nationale donnant Ali Bongo gagnant de la présidentielle avec 49,80 % des voix contre 48,23 % des voix pour Jean Ping. Après des jours d’hésitation, ce dernier a fini par contester ce verdict auprès de la Cour constitutionnelle en mettant en cause le vote dans le Haut-Ogooué qui a été décisif dans la victoire de Ali Bongo. Saisie à la date limite du 8 septembre, la Cour constitutionnelle doit rendre un verdict définitif demain.

APA

L’opposition « pas intéressée »
L’appel au dialogue lancé par le président Ali Bongo à tous les candidats, y compris Jean Ping, qui s’étaient présentés contre lui lors de la présidentielle du 27 août dernier, n’a pas trouvé un écho favorable du côté des partisans de son principal challenger. « Comment envisager une telle rencontre, alors que la vérité des urnes n’est pas rétablie ? », a affirmé le porte-parole de Jean Ping, Jean-Gaspard Ntoutoume, lors d'une conférence de presse hier à Libreville.

Officiellement, les violences post-électorales au Gabon ont fait trois morts là où l’opposition parle d’au moins 50 morts. Ces violences ont été générées par l’annonce de la Commission électorale nationale donnant Ali Bongo gagnant de la présidentielle avec 49,80 pour cent des voix contre 48,23 pour cent des voix pour Jean Ping. Après des jours d’hésitation, ce dernier a fini par contester ce verdict auprès de la Cour constitutionnelle en mettant en cause le vote dans le Haut-Ogooué qui a été décisif dans la victoire d’Ali Bongo.

APA

Le catastrophisme a beau être improductif, rien n’invite à l’optimisme. Il n’y a jamais eu autant de réfugiés dans le monde depuis la seconde guerre mondiale que de nos jours. Le monde n’a jamais été aussi conflictuel. La violence est la norme dans biens d’espaces géographiques, mettant fin à l’illusion de la paix universelle après les guerres mondiales, génocides et drames humains qui ont conclu le 20ème siècle et ouvert le 21ème.

Les nouveaux modèles qui ont pris la place de l’antagonisme Ouest-Est s’essoufflent et étalent leur impuissance face à une nouvelle géopolitique débridée certes, mais qui a la marque d’une planification de la terreur pour atteindre des objectifs économiques ou hégémoniques. L’Onu, organisation construite en 1945 sur les décombres de l’Europe et la découverte de l’ampleur du fait nazi, pour la paix dans le monde et la fin des colonisations, n’arrive plus à se faire entendre, d’autres organisations –surtout gouvernementales- ayant pris son relais et actionné de nouveaux mécanismes qui font fi du droit international ; leur seule règle étant que les intérêts économiques et géostratégiques des grandes puissances soient préservés.

Et l’Afrique ? Elle devrait dire son mot à l’occasion du troisième Forum sur la paix et la sécurité de Dakar, prévu les 05 et 06 décembre prochains. L’assassinat, en 2011, du Guide libyen Mouammar Kadhafi, l’implication de l’ancien président français Nicolas Sarkozy et du Premier ministre anglais David Cameron dans la survenue du chaos dans l’ancienne Cyrénaïque sous l’égide d’une résolution de l’Onu et l’appui de l’Otan, - officiellement pour éviter « un massacre à Benghazi » -, a illustré jusqu’à la caricature le nouvel ordre qui met en priorité sur son tableau de bord la préservation des ressources surtout énergétiques.

L’enjeu énergétique
La fin annoncée du pétrole est grosse de dangers liés à la ruée vers les derniers sanctuaires de l’or noir. Autant la propriété des gisements (Croissant pétrolier en Lybie, en Irak et en Syrie), la sécurisation des « routes » du pétrole (oléoducs de la mer caspienne et de l’Oural, canaux et passages stratégiques comme le détroit d’Ormuz, le canal de Suez ou celui de Panama) que son exploitation (delta du Niger au Nigéria), vont de pair avec un accroissement des dépenses militaires et des conflits ouvertement armés ou latents centrés autour de l’accès à la manne.

Ensuite, vient comme deuxième explication de ce « conflit mondialisé » la confrontation entre deux civilisations « à bout de souffle », comme le souligne l’académicien franco-libanais Amin Maalouf dans « Le dérèglement du monde » (Grasset, mars 2009).  Pour lui, le dérèglement du monde tient moins à une « guerre des civilisations » qu’à l’épuisement simultané des deux ensembles culturels dont il se réclame lui-même, à savoir l’Occident et le monde arabe. Le premier, peu fidèle à ses propres valeurs ; le second, enfermé dans une « impasse historique ». Un diagnostic inquiétant, mais qui débouche sur une note d’espoir.

« La période tumultueuse où nous entrons pourrait nous amener à élaborer une vision enfin adulte de nos appartenances, de nos croyances, de nos différences, et du destin de la planète qui nous est commune », dit l’auteur des « Identités meurtrières », mais la chronique de ce qui se passe sous nos yeux place ce vœu dans les basses probabilités. Globalement, cela donne « la lutte contre le terrorisme » comme nouveau paradigme.

On voit que les droites populistes prennent le pouvoir ou s’en rapprochent en Europe ; que la crise migratoire est la cause d’une profonde remise en cause de l’idéal européen avec le Brexit ; mais qu’au fond, c’est un retour vers l’envoyeur, les Occidentaux étant obligés d’accueillir sur leur sol les réfugiés de pays en guerre par leur seule volonté.

La voix de l’Afrique
La stratégie qui maintenait les conflits armés en dehors de l’Europe et des Amériques s’affaisse, ouvrant des territoires jusqu’ici épargnés par la terreur à la violence, aux morts par dizaines de milliers, causant des déplacements de populations, des crimes ajustés sur des besoins bien spécifiques. Dans les faits, cela donne « la guerre contre le terrorisme » menée, par disons le monde « civilisé », contre les différents nébuleuses jihadistes, qu’elles se nomment Etat islamique en Syrie et en Irak, ou qu’elles s’identifient comme ses appendices à l’instar de Boko Haram autour du lac Tchad et des bandes armées qui sévissent dans la bande sahélo-saharienne, du Soudan au cap Gardafui, de l’Adrar au Tibesti. Sans omettre les vastes « no man’s lands » de non-Etat en Somalie et dans la proximité du golfe d’Aden sur la corne de l’Afrique où sévissent les Shebabs…

Plus grave, jamais le monde n’est aussi proche d’une déflagration nucléaire depuis la crise des missiles (Cuba 1962). La Corée du nord (dirigée par la dynastie despotique des Jung-ll, un des derniers régimes staliniens au monde) pointe désormais ses missiles plus loin que vers son jumeau du sud ; Pyongyang –membre de fait du club des puissances nucléaires- fait tomber maintenant ses ogives en mer du Japon, menaçant la péninsule sud-coréenne d’embrasement et accentuant au-delà le risque d’un conflit majeur avec l’Amérique qui assure la sécurité militaire de l’archipel nippon depuis 71 ans maintenant. Cette course aux armements, animée aussi bien par les grandes puissances que les nations émergentes, est nourrie par une industrie militaire qui exige de plus en plus de débouchés.

L’Afrique est au cœur de cette montée des périls sécuritaires. Le continent de l’avenir, fort de sa démographie, de ses espaces, de ses ressources naturelles et de son insertion dans l’économie de marché, est convoité. La conscience de cette réalité incite plus que tout à la synergie des efforts. 

Par Samboudian KAMARA

Le ministre guinéen de l'Administration du territoire et de la Décentralisation, le général Bouréma Condé, a invité hier, les acteurs politiques guinéens à participer aux travaux de démarrage du dialogue inter guinéen qui aura lieu aujourd’hui à Conakry. En plus des acteurs politiques, les représentants des partenaires étrangers du pays sont conviés à prendre part à ce dialogue où seront examinées les revendications de l’opposition.

Des revendications axées sur les préparatifs des élections locales et la refonte de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). En prélude à cette concertation, l’opposition guinéenne s’est réunie récemment en plénière pour examiner la question liée à cette relance du dialogue. Bien que disposée à participer aux travaux, l’opposition pose tout de même des préalables, comme l’a souligné Aboubacar Sylla, son porte-parole. Le ministre de la Justice, Cheick Sako, qui était jusque-là président de ce cadre de dialogue, a été récusé par les opposants, qui le soupçonnent d’être partisan.

APA

Au moins 42 personnes sont mortes et 150 ont été secourues, hier, après le naufrage d'un navire de migrants en Méditerranée, près des côtes égyptiennes, point de départ d'un nombre grandissant de personnes pour une traversée périlleuse vers l'Europe. Les opérations de sauvetage se poursuivent pour retrouver d'autres éventuels passagers de cette embarcation de migrants qui a fait naufrage près de Rosette, sur la côte nord de l'Egypte, ont indiqué des responsables de la police.

Parmi les victimes figurent des migrants « égyptiens, soudanais, et d'autres nationalités africaines que nous ne pouvons pas encore déterminer », a indiqué Adel Khalifa, un responsable du ministère de la Santé. Selon le Haut-commissariat de l'Onu aux réfugiés, ces départs d'Egypte en bateau comptent pour environ 10 % des arrivées en Europe. Ce voyage comporte souvent plusieurs transferts périlleux en pleine mer sur des bateaux en mauvais état.

AFP

De violents bombardements ont, de nouveau, frappé Alep, l'épicentre du conflit syrien, très loin de New York où les discussions sur une relance de la trêve sont empoisonnées par les désaccords entre Russes et Américains.

Le Conseil de sécurité de l'Onu a débattu, hier, de la Syrie et l'échec de ce énième cessez-le-feu décrété le 9 septembre. Après le président Macky Sall, les chefs de la diplomatie américaine et russe, John Kerry et Sergueï Lavrov, parrains de la trêve, se sont exprimés durant cette réunion.

Mais, le climat de bonne volonté qu'ils affichaient il y a encore une semaine semble s'être évaporé avec la reprise des raids et des combats sur plusieurs fronts de la guerre. Ainsi, 24 heures après un raid meurtrier contre un convoi humanitaire de l'Onu, des bombes ont dévasté, dans la nuit de mardi à hier, un centre médical, tuant au moins quatre infirmiers et ambulanciers syriens, au sud d'Alep. Selon l'Organisation mondiale de la santé, la Syrie est le pays le plus dangereux pour les personnels soignants avec 135 attaques contre des centres médicaux en 2015.

A Alep, ville divisée entre loyalistes et rebelles, et principal front du conflit, des dizaines de frappes ont visé la métropole et ses environs dans la nuit, selon le correspondant de l'Afp et une Ong, deux jours après l'annonce, par l'armée, de la fin de la trêve dans le pays. Le journaliste de l'Afp dans la partie rebelle de la deuxième ville de Syrie a compté « au moins 100 » explosions de minuit jusqu'à 05H00 du matin (02H00 Gmt). L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (Osdh) a également rapporté "des dizaines de raids" sur la métropole divisée et ses environs, sans fournir de bilan de victimes dans l'immédiat.

Pluie d'obus à Alep
A New York, en marge de l'Assemblée générale de l'Onu, le ton est encore monté, mardi, entre Russes et Américains sur la responsabilité de la frappe aérienne menée, la veille, près d'Alep, contre un convoi humanitaire organisé par l'Onu. La Maison Blanche a affirmé qu'elle tenait « le gouvernement russe pour responsable » de ce bombardement, soulignant que seuls Moscou ou le régime syrien pouvaient en être à l'origine.

Un responsable américain anonyme a même confié que selon « notre meilleure estimation (...) ce sont les Russes qui ont mené cette frappe » et que deux bombardiers russes SU-24 étaient sur la zone au même moment. Mais, la diplomatie russe a aussitôt condamné, « avec indignation et colère », des allégations « sans fondement et hâtives » faites par des « protecteurs de terroristes et de bandits ». Environ 20 personnes, dont un responsable du Croissant-Rouge, ont trouvé la mort dans cette attaque, la plus meurtrière en Syrie contre un convoi humanitaire depuis 2011. Le raid a entraîné la suspension de l'acheminement par camions de l'aide de l'Onu qui avait à peine démarré.

Présent à New York, un des principaux dirigeants de l'opposition syrienne, Riad Hijab, a dénoncé « la faiblesse totale » de la communauté internationale qui « n'a pas eu de gestion de la crise à la hauteur de la gravité de la situation » depuis le début du conflit. S'exprimant pour la dernière fois à la tribune des Nations unies, le président américain, Barack Obama, s'est borné à promettre de « poursuivre le difficile travail de la diplomatie » sur le conflit syrien.

AFP

La vie a repris un cours presque normal, hier, à Kinshasa, après deux journées de troubles ayant fait entre une trentaine et une centaine de morts, selon les bilans des protagonistes.

La police nationale a fourni un bilan global provisoire de 32 morts, civils ou membres des forces de l'ordre tués, pour beaucoup par balles, en 48 heures de pillages et d'affrontements entre forces de l'ordre et jeunes réclamant le départ du président Joseph Kabila.

Mais, pour l'Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), parti d'opposition historique en République démocratique du Congo, ces violences, les pires qu'ait connues Kinshasa depuis janvier 2015, ont fait « plus de 100 morts ». Les affrontements ont éclaté, lundi matin, en marge d'une manifestation organisée par un « rassemblement » d'opposition constitué autour de l'Udps à trois mois de la fin du mandat de M. Kabila pour lui signifier son « préavis » et exiger son départ le 20 décembre. La Constitution interdit à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter, mais le chef de l’État ne donne aucun signe de vouloir quitter son poste alors que le scrutin présidentiel apparaît désormais impossible à organiser dans les temps.

Morgue débordée
La situation a rapidement dégénéré pour tourner à l'émeute et au pillage de bâtiments publics (commissariats, tribunaux...) ou de biens privés. Les autorités et le « Rassemblement » se sont mutuellement renvoyé la responsabilité des violences. Dans un communiqué, la présidence de la République a accusé, hier, l'opposition d'avoir transformé la manifestation en « émeutes sanglantes ». Dans la capitale, la vie a commencé à reprendre ses droits hier. Les transports en commun ont fonctionné de nouveau, mais la circulation s'est révélée plus fluide qu'un jour normal dans cette mégapole pauvre de 10 millions d'habitants habituée aux embouteillages.

Les pompes à essence et les boutiques ont majoritairement rouvert. Les parents ont cependant préféré ne pas envoyer leurs enfants à l'école pour le troisième jour consécutif alors que l’on pouvait voir encore une présence inhabituelle de militaires en ville. Dans les quartiers sud de la capitale durement touchés par les violences, plusieurs habitants ont expliqué les débordements des jours précédents par l'exaspération d'une population excédée par une situation de misère quasi généralisée et sa volonté d'alternance politique à la tête de l’État.

AFP

Kinshasa a connu, hier, une deuxième journée de violences qui ont fait un nombre indéterminé de morts après les affrontements meurtriers de la veille, en marge d'une manifestation pour réclamer le départ du président Joseph Kabila en décembre et la tenue d'une présidentielle.

Ces violences surviennent en plein "dialogue national", tentative pour sortir la République démocratique du Congo de l'impasse électorale dans laquelle elle s'est fourvoyée, mais rejetée par la majeure partie de l'opposition, qui avait appelé à manifester lundi.

Renvoyant pouvoir et opposition dos à dos, l'Église catholique a condamné "fermement la violence d'où qu'elle vienne". La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a annoncé qu'elle suspendait sa participation au "dialogue national" en cours, "par respect pour les victimes", "pour faire le deuil et rechercher un consensus plus large".
Les appels au calme lancés, lundi soir, par la communauté internationale n'ont pas été entendus.
Selon des sources de sécurité privées, des sources diplomatiques et des habitants, une multitude d'affrontements entre forces de l'ordre et jeunes en colère a eu lieu pendant une grande partie de la journée dans les quartiers du centre et du sud de la capitale, les plus pauvres de cette mégapole de 10 millions d'habitant habituée à la misère. Comme la veille, plusieurs symboles de l'État, comme des postes de police, ont été attaqués. Il y a eu aussi plusieurs pillages.
Vers 19h30 (18h30 Gmt), le calme semblait être revenu dans la plus grande partie de la ville.

Les violences ont commencé, lundi matin, en marge d'une manifestation à l'appel d'un "Rassemblement" d'opposition constitué autour du vieil opposant Etienne Tshisekedi à trois mois et un jour de la fin du mandat de M. Kabila, pour lui signifier son "préavis". La marche a très rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre. L'opposition et le pouvoir se sont renvoyé la responsabilité des violences émaillées de pillages qui ont fait 50 morts, selon le Rassemblement, 17 (3 policiers et 14 "pillards"), selon les autorités.

Exactions' étatiques
Lundi, plusieurs bâtiments de partis de la majorité ont été incendiés. Dans la nuit de lundi à hier, dans ce qui a été perçu par l'opposition comme des "représailles", trois sièges de parti de l'opposition ont été incendiés, dont celui de l'Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), la formation de M. Tshisekedi.Une journaliste de l'Afp y a vu deux corps carbonisés, deux autres personnes en train de brûler vives et un homme grièvement blessé à la tête allongé à terre.

Dans un message sur Twitter, Ida Sawyer, chercheuse de l'Ong Human Rights Watch (Hrw) récemment expulsée du Congo, écrit que son organisation a reçu "des rapports crédibles de 37 civils tués par (les) forces de sécurité" depuis lundi (dont 17 pour la seule journée d’hier) et de 6 policiers et un membre du parti présidentiel "tués par les manifestants".

Habituée des violences à caractère politique, la population de la capitale est restée massivement chez elle. Comme la veille, la plupart des boutiques sont restées closes et les écoles ont été désertées.
"Je ne peux pas sortir de chez moi", a déclaré à l'Afp un habitant du centre de la capitale, en début d'après-midi, expliquant qu'il y avait des tirs dans son quartier depuis le matin.
Selon la Constitution, le 20 septembre est la date limite pour convier les électeurs aux urnes pour la présidentielle, qui apparaît, aujourd'hui, impossible à tenir dans les temps.
La loi fondamentale interdit à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter, mais celui-ci ne donne aucun signe de vouloir quitter son poste.

AFP 

Le gouvernement du Burundi est responsable de graves violations des droits systématiques et constantes, a conclu, hier, une mission d'enquête de l'Onu, mettant en garde contre de possibles "crimes contre l'humanité" et un "grand danger de génocide".

"Les experts ont constaté que des violations graves des droits de l'Homme ont été et sont commises principalement par des agents de l'Etat et ceux qui sont liés à eux", ont indiqué les trois enquêteurs dans un rapport, déplorant l'approche du gouvernement qui consiste "à nier automatiquement et en quasi-totalité" ces allégations.
"Ces violations graves sont systématiques et constantes et l'impunité est omniprésente", déplorent-ils, relevant que "le danger du crime de génocide est grand".
Ils affirment ne pas pouvoir exclure que certaines de ces violations graves des droits de l'Homme constituent des crimes contre l'humanité, et demandent des procédures judiciaires internationales indépendantes pour traduire les auteurs présumés en justice.

Les enquêteurs ont compilé une liste des auteurs présumés qui ont été nommés à plusieurs reprises par les victimes et les témoins comme responsables de violations graves des droits de l'Homme. Cette liste sera partagée avec les "mécanismes judiciaires pertinents".

- 564 exécutions -
D'après le rapport, en date du 30 août 2016, l'Onu a pu vérifier 564 cas d'exécutions depuis le 26 avril 2015. Une estimation "prudente", selon les enquêteurs.
Personne ne peut quantifier exactement toutes les violations perpétrées et qui continuent d'avoir lieu dans un "contexte aussi fermé et répressif" que celui du Burundi, expliquent-ils.

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme, plus d'un millier de personnes ont été tuées dans le cadre de la crise.
Le Burundi est plongé dans une grave crise émaillée de violences et de nombreux cas de torture depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé, en avril 2015, sa candidature à un troisième mandat controversé, avant d'être réélu en juillet.

Ces violences ont poussé près de 300.000 personnes à quitter le pays, selon le Haut-commissariat de l'Onu pour les réfugiés.
Le rapport des enquêteurs de l'Onu, mandatés par le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies, porte sur les violations et les abus des droits de l'Homme commis du 15 avril 2015 au 30 juin 2016.

Ils se sont rendus au Burundi du 1 au 8 mars et du 13 au 17 juin 2016. La dernière visite, prévue en septembre, n'a pas pu se tenir pour des raisons de sécurité.
La mission d'enquête a effectué un total de 227 interviews à Bujumbura, Makamba et Gigeta. Les enquêteurs ont également mené des visites en République démocratique du Congo, au Rwanda, en Tanzanie et en Ouganda afin d'interviewer, entre autres, 182 réfugiés.

- "Spirale descendante" -
Bien que la crise continue et même si le niveau de violence a manifestement diminué, poursuivent-ils, "le niveau global d'oppression et de contrôle de la société a augmenté", s'illustrant notamment par "la privation arbitraire de la vie, les disparitions forcées, les cas de torture et les détentions arbitraires à une échelle massive".
Le rapport appelle à un "engagement solide renouvelé de la communauté internationale", y compris des Nations unies et de l'Union africaine, pour éviter "la spirale descendante du pays".

Il appelle aussi le gouvernement du Burundi à arrêter immédiatement la perpétration des crimes ainsi que celles commises par d'autres entités dont les actions peuvent lui être attribuées, comme les Imbonerakure (milices pro-pouvoir).

Enfin, les enquêteurs jugent que le Conseil des droits de l'Homme devrait considérer si le Burundi peut rester membre de cet organisme onusien. Depuis la création du Conseil, il y a 10 ans, c'est la première fois qu'une organisation de l'Onu propose d'exclure un des membres du Conseil.
AFP

Dix-sept personnes au moins ont été tuées, hier, à Kinshasa, dans des violences et pillages avant une manifestation hostile au président congolais, Joseph Kabila, que les autorités ont finalement décidé d'interdire.

Le "bilan provisoire" est de "17 morts, dont trois policiers [...] et quatorze civils, parmi les pillards", a déclaré le ministre de l'Intérieur de la République démocratique du Congo, Évariste Boshab, en conférence de presse, faisant également état de "deux blessés par balles".
Il s'agit des pires violences enregistrées à Kinshasa depuis les émeutes anti-pouvoir de janvier 2015 au cours desquelles plusieurs dizaines de personnes avaient été tuées.

Un "Rassemblement" des principaux partis d'opposition avait appelé à manifester, hier, dans tout le Congo pour signifier au président Joseph Kabila son "préavis", trois mois avant l'expiration de son mandat, le 20 décembre, et exiger la convocation de la présidentielle censée avoir lieu avant cette date.

A Kinshasa, la manifestation devait commencer à 13h00 (12h00 Gmt), mais plusieurs heurts ont opposé des jeunes armés de pierres à la police antiémeutes dans la matinée. Très véhéments, des groupes de quelques dizaines à plusieurs centaines de jeunes ont affronté les forces de l'ordre en lançant en français ou en lingala des "Kabila akende" (Kabila dégage !) ou "Kabila doit partir".

Selon des journalistes de l'Afp, la police a d'abord riposté avec des gaz lacrymogènes, mais en fin de matinée, aux abords du Parlement, les policiers ont tiré à balles réelles.

Une date pour les élections
Les autorités ont déploré plusieurs pillages et incendies criminels ayant visé des permanences de formations politiques de la majorité, ainsi que des bâtiments publics, comme des écoles, des tribunaux et des postes de polices.

Selon des sources de sécurité privées, plusieurs banques ont été pillées dans des quartiers sud, de même que des magasins tenus par des Chinois. Plusieurs "églises de réveil" (sectes protestantes) ont également fait les frais de ces pillages, selon des habitants. A la suite de ces violences, les autorités ont décidé d'annuler la manifestation, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. L'Udps (Union pour la démocratie et le progrès social), principal parti d'opposition, et les autorités se sont mutuellement renvoyé la responsabilité des violences. Arrivé au pouvoir en 2001, M. Kabila est âgé de 45 ans. La Constitution congolaise lui interdit de se représenter, mais il ne donne aucun signe de vouloir quitter le pouvoir.

Alors que la présidentielle apparaît impossible à tenir dans les temps, le "Rassemblement" constitué autour d'Étienne Tshisekedi, figure historique de l'opposition, refuse le "dialogue national" en cours à Kinshasa entre la majorité et une partie de l'opposition. Ce forum est censé déboucher sur un "accord politique" de sortie de crise et ouvrir la voie à des élections "apaisées" mais retardées. Habituée aux violences à caractère politique, Kinshasa avait pris des airs de ville morte lundi.
Une atmosphère semblable régnait à Lubumbashi, la deuxième ville du pays, dans le sud-est, où de nombreux soldats et policiers étaient déployés, et ou toute manifestation avait été interdite.

AFP 

Un militaire malien a été tué et quatre blessés lundi lors d'une attaque contre leur convoi dans le nord du pays, entre les localités de Gossi et Doro, a appris l'AFP de sources militaires.

"Au cours d'une attaque d'un de nos convois, menée par les terroristes, nous avons perdu un homme et quatre autres ont été blessés", a déclaré à l'AFP sous le couvert de l'anonymat un responsable de l'armée malienne en poste à Gao, la principale ville du nord du Mali. "Deux engins, probablement des mines, ont sauté lors du passage du convoi de l'armée et les terroristes ont fait usage d'armes automatiques et de roquettes sur le convoi. Un véhicule de l'armée et une citerne ont été brûlés", a précisé de son côté, une autre source militaire malienne à Gao. Les blessés ont été évacués dans un hôpital de la ville de Gao, selon les mêmes sources.

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix entre le camp gouvernemental et l'ex-rébellion, censé isoler définitivement les jihadistes.

AFP

Une attaque attribuée au groupe islamiste Boko Haram a fait 6 morts et a blessé 3 soldats nigérians hier après-midi dans une embuscade tendue dans le nord-est du Nigeria, a annoncé l'armée. "Cet après-midi, des hommes soupçonnés d'être des terroristes de Boko Haram ont attaqué un convoi commercial, escorté par des militaires de l'opération Lafiya Dole, dans le district de Sanda, Etat de Borno", a expliqué le porte-parole de l'armée, Sani Usman. "Malheureusement, 5 civils ont perdu la vie pendant l'embuscade, un est mort sur le chemin le conduisant à l'hôpital, et 3 soldats ont été blessés", précise le colonel Usman, soulignant que les militaires ont ensuite été évacués vers Maiduguri, la capitale du Borno.

AFP

Une vingtaine de personnes ont été tuées, depuis vendredi, dans le centre de la Centrafrique, dans des attaques lancées par des hommes armés issus de l'ex-coalition rebelle Séléka, illustrant la fragilité de la stabilisation d'un pays ravagé par des violences intercommunautaires en 2013-2014.

« Au moins 20 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans des attaques lancées, vendredi, par des éléments ex-Séléka contre Kaga Bandoro et des villages environnants, provoquant la peur parmi les habitants qui ont fui en brousse ou encore vers les localités voisines », a déclaré sous couvert d'anonymat un responsable de la gendarmerie centrafricaine. Ces attaques, qui se sont poursuivies samedi, « ont fait 19 morts dans des villages dont celui de Ndomete, très affecté par ces nouvelles violences » autour de Kanga Bandoro, selon la même source, qui a également fait état de morts à Kanga Bandoro sans pouvoir donner un bilan précis dans un premier temps.

Kaga Bandoro est le fief du Front populaire pour le renouveau de Centrafrique (Fprc) de Noureddine Adam, groupe armé issu de l'ex-coalition rebelle Séléka. Noureddine Adam est sous le coup de sanctions internationales pour son implication présumée dans les tueries intercommunautaires de 2013-2014.

« Les assaillants, lourdement armés, ont incendié des dizaines de maisons d'habitation qu'ils ont pillées dans ces villages, emportant de surcroît des biens et animaux domestiques. Certains habitants qui le peuvent ont pris la route de Bangui, ou se sont réfugiés à Sibut », ville voisine, a encore renchéri le responsable de la gendarmerie.

-Neutraliser les groupes armés-
Toujours de même source, « ces attaques, selon les habitants de Kaga Bandoro, en fuite à Sibut, feraient suite aux informations faisant état de regroupement d'éléments anti-Balaka dans les villages situés autour de Kaga Bandoro. Ces derniers s'apprêteraient à déloger les ex-Séléka, les accusant de prendre en otage la population ».La prise du pouvoir par les Séléka, en 2013, après le renversement de l'ex-président François Bozizé, a précipité la Centrafrique et ses 4,5 millions d'habitants dans le chaos, avec une contre-offensive des milices anti-Balaka majoritairement chrétiennes. Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, d'après les Nations unies. L'intervention militaire française de l'opération Sangaris, fin 2013, puis le déploiement de Casques bleus ont permis de stabiliser la situation sécuritaire, mais des bandes armées continuent de sévir dans plusieurs régions de ce pays dont l'histoire est jalonnée de coups d'Etat, de mutineries et de rébellions.

Dirigée par Michel Djotodia, actuellement en exil, la coalition Séléka a finalement été chassée du pouvoir en 2014, sous la pression internationale. Après une transition politique, les Centrafricains ont élu, début 2016, à la tête du pays, Faustin-Archange Touadéra. Avec l'aide de la communauté internationale, le nouveau président tente de mettre en œuvre un programme de désarmement des groupes armés qui tiennent la population sous leur coupe dans leurs fiefs.

AFP

La Minusca, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République Centrafricaine, a décidé, hier, de renforcer son dispositif militaire à Kaga Bandoro et Ndomété pour prévenir toute détérioration de la situation, conformément à son mandat de protection des populations civiles, après les actes de violence et de pillages survenus, vendredi dernier, à Kaga Bandoro, suite à des tensions entre éléments anti-Balaka et ex-Séléka à Ndomete, puis à Kaga Bandoro.

La Minusca « regrette la perte de vies humaines et les blessés enregistrés, et dénonce, par ailleurs, les attaques contre la communauté humanitaire et le personnel des Nations unies », selon un communiqué rendu public samedi dernier. Un travailleur humanitaire ayant été sérieusement blessé, la Minusca « appelle les protagonistes à cesser immédiatement les hostilités et précise qu’ils seront tenus responsables pour leurs actes ». Elle met en garde tous ceux qui facilitent et alimentent ces tensions dans la préfecture de la Nana Gribizi ou ailleurs en Centrafrique, dans le but de mettre en cause la stabilité du pays. La Force de la Minusca est déjà intervenue à Ndomete pour séparer les belligérants afin d’éviter des répercussions sur la population civile, ainsi qu’à Kaga Bandoro afin de renforcer la sécurité dans la localité, notamment tant celle de l’hôpital que des déplacés. Elle poursuit également des patrouilles dans la ville et sur l’axe Kaga Bandoro-Ndomete.

S. KAMARA

Michel Légré, ex-beau-frère de Simone Gbagbo, principal accusé, dans l’affaire de l'enlèvement du journaliste franco-canadien, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche des suites d'une crise cardiaque, a appris Apa, hier matin de source familiale.

Michel Légré, chef de la sécurité de Laurent Gbagbo, alors leader de l'opposition ivoirienne des années 90, s'était uni avec l'une des sœurs de son épouse Simone Ehivet peu avant l'ascension de M. Gbagbo à la magistrature suprême de son pays en 2000. Le défunt est le principal accusé dans l'enlèvement du journaliste franco -canadien Guy André Kieffer, le 17 avril 2004 devant un supermarché de la capitale économique ivoirienne. Incarcéré en mai 2004 pour « complicité d’enlèvement, séquestration et assassinat » à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), Michel Légré avait été mis en liberté provisoire en octobre 2005 après sa mise en examen, un an plus tôt, par le juge français Patrick Ramaël, en charge de ''l'affaire Kieffer''. Le journaliste indépendant Guy-André Kieffer a disparu le 16 avril 2004 sur un parking de la capitale économique ivoirienne alors qu'il avait rendez-vous avec Michel Legré.

Guy-André Kieffer enquêtait sur des malversations financières, notamment dans la filière cacao dont le pays est le premier producteur mondial. Michel Legré avait été arrêté et détenu en mai 2004 pour enlèvement, séquestration et assassinat dans le cadre de l'enquête sur la disparition de Kieffer. En octobre 2004, il avait été mis en examen par le juge français Ramaël. Mais en octobre 2005, il avait bénéficié d'une mise en liberté provisoire. Récemment, un témoin du procès de Simone Gbagbo pour « crimes contre l'humanité » a déclaré à la barre que Kieffer avait été « exécuté, son corps incinéré » sous les ordres de l'ex-Première dame, se référant aux propos de l'un de ses chefs. « Kieffer a été exécuté par le commandant Anselme SékaYapo, dit SékaSéka, sous les ordres de Simone Gbagbo », dont il était le chef de la sécurité rapprochée, a affirmé à la barre Moïse MetchroHaroldeMetch.

Connu sous le nom de "commandant Hôtel ou colonel H", ce témoin était auparavant le "chef du Groupement des patriotes pour la paix (Gpp)", l'une des nombreuses milices qui sévissaient en Côte d'Ivoire sous l'ex-président Laurent Gbagbo de 2000 à 2011. Le 21 juin, Mme Gbagbo avait demandé que progresse l'enquête sur la disparition du journaliste. « On m'accuse, on me salit (...) Que l'enquête concernant cette affaire aille à son terme ! » avait lancé Mme Gbagbo, qui a déjà été entendue par la justice française dans cette affaire. La Cour d’assises d’Abidjan juge, depuis le 31 mai, l’ancienne Première dame, 67 ans, pour "crimes contre l’humanité", "crimes contre les prisonniers de guerre" et "crimes contre les populations civiles", commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois.

APA et AFP

L'agence de notation internationale Standard & and Poor's a baissé, hier, d'un cran la note de la dette du Nigeria, estimant que « l'économie du pays s'était dégradée au-delà des précédentes estimations », compte tenu de la chute de sa production de pétrole.

« Bien que la dette nationale du gouvernement nigérian soit relativement basse, le pourcentage de sa dette par rapport aux revenus de l'Etat est élevé et augmente », inscrit le rapport de S & P, soulignant de fait que « la note du Nigeria passe de B+ à B ».  L'agence de notation avait prévu une croissance de 3 % sur la période de 2016-2019 pour le géant africain, mais le pays n'arrive pas à faire face à de nombreux facteurs affectant son économie, notamment la chute du prix du baril de pétrole, et les attaques répétées contre ses infrastructures d'hydrocarbures dans le Delta du Niger par des groupes armés indépendantistes. « La production de pétrole (qui compte pour 70 % des revenus de l'Etat, Ndlr) est passée de 2,1 millions de barils par jour au premier trimestre à 1,7 million au second », note l'agence. La semaine dernière, le gouvernement d'Abuja a donné son accord pour un plan d'emprunts internationaux avec la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la banque chinoise Exim et l'Agence de coopération internationale du Japon, sans dévoiler le montant recherché.  Standard & Poors estime que l'emprunt pourrait atteindre 3,6 % de la valeur de son Pib, le Nigeria affirmant vouloir redonner du souffle à des secteurs très spécifiques comme l'éducation, l'agriculture, la santé et les projets de chemins de fer qui manquent cruellement de capitaux et dont le pays a besoin pour diversifier son économie. La chute des exportations de pétrole a entraîné une importante pénurie de devises étrangères dans le pays, qui peine à importer ses produits de première nécessité, notamment le carburant raffiné, et entraîné une inflation à deux chiffres.
Hier matin, juste avant l'annonce de l’agence de notation, la ministre nigériane des Finances a annoncé que son pays allait lever des euro-obligations à hauteur de 1 milliard de dollars sur les marchés internationaux pour tenter de relancer son économie, supporter ses prochains emprunts et tenir son budget annuel historique de près de 20 milliards de dollars.
 S & P souligne, dans son dernier rapport, que les efforts du gouvernement « pour instaurer un compte de trésorerie unique, améliorer le secteur de l'énergie, réformer la compagnie nationale des hydrocarbures (Nnpc), diversifier les revenus et restructurer la fiscalité » sont réels mais pourraient prendre encore quelques années.

AFP

 

Luc Adolphe Tiao, le dernier chef du gouvernement du président Blaise Compaoré, chassé par une insurrection populaire en 2014 après 27 ans au pouvoir, a été inculpé d'assassinat et écroué hier, a indiqué le procureur général de la Haute Cour de justice du Burkina Faso.

« L'ex-Premier ministre Luc Adolphe Tiao a été mis sous mandat de dépôt et conduit à la Maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou, ce vendredi matin, (hier, Ndlr), dans le cadre de l'instruction du dossier sur l'insurrection populaire » d'octobre 2014, a déclaré Armand Ouédraogo.
« Il a été inculpé d'assassinat, de coups et blessures volontaires et de complicité de tous ces actes-là », a précisé le magistrat.

C'est la première inculpation concernant les 33 personnes tuées (selon le bilan officiel) lors des manifestations anti-Compaoré d'octobre 2014 qui avait conduit à la chute du régime.
La procureure du Tgi de Ouagadougou, Mme Maïza Sérémé, avait déploré, la semaine dernière, des « difficultés » liées notamment au manque de "collaboration" et de "coopération" des autorités pour l'instruction des dossiers. M. Tiao, qui vivait en exil en Côte d'Ivoire depuis plus d'un an et demi, est retourné volontairement au Burkina le week-end dernier, une semaine après l'audition des membres de son gouvernement encore vivants au Burkina Faso.

Il avait été, dans la foulée, entendu, mardi, par la gendarmerie, agissant sur commission rogatoire de la Haute Cour de justice, pour son rôle présumé dans les tueries liées aux manifestations qui ont abouti à l’effondrement du régime Compaoré le 31 octobre 2014.
Selon plusieurs sources, M. Tiao -un ancien journaliste- est particulièrement visé pour avoir signé une réquisition appelant « l'armée à assurer le maintien de l'ordre avec usage des armes » le 30 octobre, premier jour des manifestations.
« Tout le monde sait que c'est lui (Luc Adolphe Tiao) qui avait donné l'autorisation de tirer sur les manifestants », a indiqué M. Armand Ouédraogo, refusant de dire si les ministres du gouvernement Tiao seront écroués eux aussi.
Au total, seize ministres du gouvernement Tiao vivant encore au Burkina ont été entendus par la gendarmerie dans le cadre des tueries liées aux manifestations anti-Compaoré de fin octobre 2014.
Le reste des membres du gouvernement sont en exil, d'autres ont trouvé des postes dans des organisations internationales à l'extérieur.

AFP

 

La campagne pour l'élection présidentielle du 2 octobre au Cap-Vert a été suspendue, hier, au lendemain de son lancement, alors que le président sortant, Jorge Carlos Fonseca, est donné grand favori, en raison du décès de l'ancien chef de l'Etat Antonio Mascarenhas Monteiro.
L'ambiance de cette campagne s'annonce calme, en l'absence de l'habituelle confrontation entre le Mouvement pour la démocratie (Mpd, libéral), au pouvoir, et le Parti africain de l'indépendance du Cap-Vert (Paicv, socialiste, ex-parti unique), qui n'a pas désigné de candidat, après sa défaite aux élections législatives du 20 mars, puis aux municipales du 5 septembre.
La campagne a été endeuillée par la disparition, hier, de l'ancien président (1991-2001) Monteiro, le premier chef de l'Etat appartenant au Mpd après l'avènement du multipartisme, en 1990, des suites d'une longue maladie à l'âge de 72 ans. En conséquence, le gouvernement a décrété deux jours de deuil.

AFP

Donald Trump a reconnu, hier, que le président Barack Obama était né aux Etats-Unis, un retournement spectaculaire mettant fin aux doutes entêtés qu'il alimentait sur la question depuis des années.
« Le président Obama est né aux Etats-Unis, point final », a déclaré le candidat républicain à la Maison Blanche lors d'une rencontre avec des anciens combattants à Washington. Il a ainsi mis fin à une polémique complotiste datant de la première campagne présidentielle de Barack Obama, en 2008, qu'il avait alimentée avec passion. Il a accusé, au passage, Hillary Clinton et sa campagne de 2008 d'avoir commencé cette polémique ; ce que tous les experts démentent.

AFP

Au moins seize personnes opposées à l'idée d'un maintien au pouvoir du président congolais, Joseph Kabila, au-delà du terme de son mandat ont été arrêtées jeudi et hier à Kinshasa, selon l'Onu.

« Au moins 16 personnes ont été arrêtés entre hier [jeudi] et ce matin par l'Anr [Agence nationale de renseignements, Ndlr] après une conférence sur le respect de la Constitution et l'alternance » en République démocratique du Congo (Rdc), a déclaré José-Maria Aranaz, directeur du Bureau conjoint de l'Onu aux droits de l'Homme en Rdc (Bcnudh).
Jeudi, l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International avait accusé les autorités congolaises de mener une politique de « répression systématique » contre ceux qui réclament le départ de M. Kabila au terme de son mandat, le 20 décembre. M. Kabila dirige la Rdc depuis 2001.  La Constitution lui interdit de se représenter, mais le chef de l’État ne donne aucun signe de vouloir abandonner son poste, tandis que la présidentielle, censée se tenir avant la fin de cette année, apparaît désormais impossible à organiser dans les temps.

AFP

Le « ministre de l'Information » du groupe Etat islamique, Wa'il Adil Hasan Salman al-Fayad, a été tué dans un bombardement aérien de la coalition antijihadiste le 7 septembre près de Raqa en Syrie, a indiqué hier le Pentagone. Selon Peter Cook, le porte-parole du Pentagone, le haut responsable de l'EI avait notamment « supervisé » la production des vidéos montrant tortures et exécutions, abondamment diffusées par les jihadistes sur les réseaux sociaux. Il était un « proche collaborateur » du numéro deux du groupe jihadiste, Abou Mohammed al-Adnani, tué par une frappe de la coalition le 30 août.

AFP

La procureure de la Cour pénale internationale (Cpi) va désormais mettre l'accent sur les destructions de l’environnement et les accaparements de terres en tant que possibles crimes contre l'humanité, a-t-elle annoncé, hier, dans une décision qui pourrait devenir une mise en garde pour le monde des affaires.

Dans un document de politique générale sur "la sélection et la hiérarchisation des affaires", Fatou Bensouda affirme que son bureau « s'intéressera particulièrement » aux crimes impliquant ou entraînant « des ravages écologiques, l’exploitation illicite de ressources naturelles ou l’expropriation illicite de terrains ».

Cette décision historique a été saluée par les militants de droits de l'Homme et les écologistes, qui assurent qu'elle pourrait devenir un important moyen de dissuasion pour les milieux d'affaires concernés et les politiques corrompus. A travers le monde, l'indignation ne cesse de croître au sujet de ces communautés rurales expulsées de leurs terres, qui sont ensuite revendues notamment à des sociétés agricoles ou minières. Selon l'Ong Global Witness, des millions de personnes ont été expulsées de leurs terres à travers le monde et la décision de la procureure « montre que l'époque de l'impunité est terminée », a affirmé sa directrice, Gillian Caldwell. « Les présidents-généraux et les politiciens complices des accaparements violents de terres, de la destruction des forêts tropicales ou de l’empoisonnement de sources d'eau potable pourraient se retrouver à La Haye, en compagnie de criminels de guerre et de dictateurs », a-t-elle ajouté.

Helen Brady, du bureau du procureur, a précisé qu'il ne s'agit pas « d'ajouter de nouveaux crimes » à ceux déjà listés dans le traité fondateur de la Cpi, le Statut de Rome. « Ce que nous reconnaissons, c'est une nouvelle emphase sur ces crimes », a-t-elle ajouté, affirmant que cette décision « transforme la Cpi en véritable tribunal international du 21e siècle ».

AFP

 

Une procédure pour « désertion en temps de paix » contre l'ancien Premier ministre burkinabè de transition, le général Isaac Zida, réfugié au Canada, a été ordonnée par le président Roch Marc Christian Kaboré, a appris l'AFP hier de sources militaire.

Le président, également ministre de la Défense, « a transmis une décision à la hiérarchie militaire lui demandant d'engager la procédure contre le général Yacouba Isaac Zida pour désertion en temps de paix et refus d’obéissance », a indiqué un haut responsable au ministère de la Défense, sous couvert d'anonymat. Selon lui, il s'agit d'une « procédure disciplinaire tout à fait normale qui concerne tout militaire en situation d'absence irrégulière à son poste » Selon un autre officier s'exprimant également sous couvert d'anonymat, et qui a confirmé la procédure : « même si l'intéressé venait à rentrer au bercail, cela n'éteindra pas la procédure en cours.

En sa présence ou non, un conseil d'enquête (conseil de discipline) sera mis en place pour prononcer la sanction contre tout militaire en absence irrégulière en application du Règlement de discipline générale (RDG) ». Outre la radiation du tableau d'avancement, M. Zida qui est également passible devant le tribunal militaire pour infraction au code militaire risque « l'admission à la retraite d'office », une « radiation avec versement de ses droits légaux » ou encore une « mise en non-activité par retrait ou suspension d'emploi ».

Le général Isaac Zida a rejoint en janvier sa famille au Canada à la fin de la transition (décembre 2015) muni d'une permission délivrée par le président Kaboré. Sa permission a expiré depuis le 15 février et le président Kaboré l'a sommé publiquement à maintes reprises de regagner sa base, sans succès. Ancien numéro 2 du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne du président Blaise Compaoré -dissoute depuis au lendemain de son coup d'Etat manqué en septembre 2015-, Zida s’était emparé du pouvoir le 1er novembre 2014 au lendemain de la chute de M. Compaoré, chassé par la rue après 27 ans à la tête du pays.

Après de fortes pressions des partis politiques, d'une partie de la société civile et de la communauté internationale, M. Zida avait cédé le pouvoir au bout de trois semaines à Michel Kafando, un ancien diplomate à la retraite qui l’a aussitôt nommé Premier ministre. Le régime de transition a pris fin après l’élection de M. Kaboré le 29 novembre 2015.
Des révélations sur des blanchiments d'argent, des détournements ou des enrichissements illicites éclaboussent depuis M. Zida et le gouvernement de transition.

AFP

Un bras droit de l'ancien président Goodluck Jonathan a comparu, hier, devant la Cour de justice de Lagos, plaidant non coupable contre les 15 charges portées contre lui, notamment pour des affaires de blanchiment d'argent qui impliquent l'ex-Première dame. M. Waripamo Dudafa, qui a été conseiller spécial du président Jonathan pour les affaires intérieures, est sur le banc des accusés aux côtés de représentants d'entreprises, accusés d'avoir blanchi des millions de dollars appartenant à des fonds publics.

L'agence de presse nigériane Sahara Reporters a révélé, la semaine dernière, que Patience Jonathan, ex-Première dame, a envoyé une lettre à l'agence anti-corruption (Economic and financial crimes commission, Efcc), réclamant 15,6 millions de dollars détenus dans ces comptes. Bien qu'ils aient été ouverts sous les noms des personnes accusées, cet argent lui appartenait et elle en détient, de fait, les droits. Elle assure que cet argent était destiné à payer des frais médicaux à l'étranger et a porté plainte contre le Efcc pour avoir gelé ces comptes depuis juillet, sans ordre judiciaire pendant le temps de l'enquête et du procès.

AFP


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