banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Massacre au stade de Conakry : Le gouvernement promet la fin de l’enquête, les victimes réclament un procès

29 Sep 2017
487 times

Huit ans jour pour jour après le massacre au stade de Conakry, les autorités guinéennes se sont engagées à clôturer l’enquête avant le 31 octobre, ont affirmé jeudi des ONG, alors que les victimes réclament la tenue d’un procès en 2018. Le 28 septembre 2009, au moins 157 personnes avaient été tuées et 109 femmes violées par des militaires, dans un stade de Conakry où étaient rassemblés des milliers d’opposants au chef de la junte de l’époque, Moussa Dadis Camara, selon une commission d’enquête de l’ONU.

Des dizaines de personnes, dont de nombreuses femmes, se sont rassemblées jeudi dans la capitale guinéenne, au siège de l’Avipa, une association de victimes, a constaté un journaliste de l’AFP. De la viande de taureau et des bols de riz ont été distribués aux participants, réunis sous des tentes, et des extraits du Coran ont été lus pour le repos de l’âme des défunts, selon la même source.

Lors d’une rencontre mercredi, «le ministre de la Justice, Cheik Sako, et les autorités judiciaires ont pris l’engagement que l’instruction serait clôturée avant la fin du mois d’octobre», ont expliqué des représentants de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), de l’Avipa, de l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme OGDH et l’association Mêmes droits pour tous (MDT). «Ca suffit, c’est un menteur, nous exigeons la clôture de l’instruction et l’ouverture du procès», a lancé une femme en colère, alors que d’autres éclataient en sanglots.

La FIDH et les autres ONG ont dit «prendre acte» de l’engagement des autorités, leur donnant rendez-vous fin octobre. Dans le même temps, à Paris, d’autres victimes et défenseurs des droits de l’Homme ont également réclamé la clôture «immédiate» de l’enquête et la tenue d’un procès en 2018.

Au terme de sept ans d’une procédure très difficile, 14 personnes ont été inculpées en Guinée - dont Moussa Dadis Camara mais aussi l’actuel chef de la garde présidentielle - pour leur implication présumée dans ce massacre. «Les juges (...) ont fait des progrès impressionnants, mais l’enquête doit être terminée afin que les responsables du massacre puissent être jugés sans plus tarder», a déclaré dans un communiqué Elise Keppler, de l’ONG Human Rights Watch (HRW).

Que des personnes mises en cause «continuent à occuper des postes officiels de haut niveau et de pouvoir est un affront envers les victimes», a estimé François Patuel, chercheur à Amnesty International, cité dans le communiqué, en réclamant que ces responsables soient «mis en congé» afin qu’ils ne tentent pas d’influencer les procédures.

Le procès de ce massacre en 2018 serait «important et très symbolique (...) dans un pays qui n’a connu que l’impunité, à travers 40 ans de violences politiques et de violences d’Etat», a estimé à Paris Florent Geel, responsable Afrique de la FIDH, soulignant que la Guinée entrerait ensuite en campagne électorale avant des élections délicates en 2020.

La Cour pénale internationale pourrait se saisir du dossier si la justice guinéenne échouait à le juger. Mais, après le procès au Sénégal de l’ex-dictateur tchadien, Hissène Habré, «on a la conviction que l’Afrique est pleinement à même de juger sur le territoire africain ses propres bourreaux», a insisté M. Geel.

AFP

 

Last modified on vendredi, 29 septembre 2017 13:25
Rate this item
(0 votes)

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.