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Train express régional : Le niveau d’exécution des travaux à 25 %

13 Avr 2018
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Les travaux du Train express régional (Ter) dont la première phase (Dakar-Diamniadio) doit être livrée en janvier 2019, avancent comme prévu. A ce jour, le niveau d’exécution est de 25 %, selon le directeur du projet, Pape Momar Lô.

A ce rythme, le Train express régional (Ter) arrivera à la bonne gare en janvier 2019. A mi-avril, le niveau d’exécution des travaux a, en effet, atteint 25 %. Il s’agit là des travaux principaux composés des infrastructures (25 % d’exécution), du système (20 % d’exécution), des gares (30 % d’exécution, du matériel roulant 35 % d’exécution). Ce qui est un peu au dessus des prévisions concernant les délais de livraison, selon le directeur du projet, Pape Momar Lô. « On est même à 1 ou 2 % d’avance par rapport à ce qui était prévu. On peut donc dire que l’état d’avancement du projet est satisfaisant par rapport au planning », a-t-il précisé. Il co-animait, hier, un atelier de partage et de mise à niveau d’informations avec les journalistes. Des échanges à bâtons rompus ont permis de revenir, de long en large, sur ce projet d’infrastructure ferroviaire majeure. Pape Momar Lô se veut même plus précis en annonçant que les trois premiers trains parmi les quinze commandés au constructeur français Alstom, seront réceptionnés à partir du deuxième semestre de cette année, c’est-à-dire à partir du mois de juin. « Et, ensuite, selon le planning, deux trains arriveront par mois. Mais ce qui est important, c’est que le jour de la mise en service, nous aurons les trains nécessaires pour effectuer la desserte. Avec la deuxième phase, sept autres trains seront commandés. Ce qui portera le nombre de train à 22», a-t-il assuré. Quant au processus de libération des emprises qui concerne 12.000 personnes affectées par le projet, il avance bien également, si l’on en croit Yatma Dièye, directeur de l’environnement de la libération des emprises. A l’heure actuelle, 75 % des emprises ont été libérées. A Dakar, ce taux est de 93 %, à Pikine, il est de 70 % et à Rufisque, il a atteint 97 %. Pour indemniser tout ce beau monde, une enveloppe de 45 milliards de FCfa a été dégagée par l’État sur fonds propres. En plus des indemnisations, la plupart des personnes affectées par le projet bénéficient d’un appui financier à travers le Plan d’accompagnement social qui dispose d’une enveloppe de 6,5 milliards de FCfa, selon Mme Deffa Sy Sougoufara, sociologue en charge de ce plan. La plupart des bénéficiaires sont des personnes vulnérables habitant Pikine et Rufisque.

Les indemnisations sont incluses dans le coût de la première phase du Ter estimé à 568 milliards de FCfa. Celle-ci s’étire sur 36 kilomètres entre Dakar et Diamniadio. Quant au deuxième tronçon qui partira de Diamniadio jusqu’à l’Aibd, il est long de 19 kilomètres et n’en est qu’au stade des études. « Les études sont en cours de finalisation et les coûts sont en train d’être précisés. Entre Diamniadio et Aibd, nous ne traverserons pas une zone à forte densité de populations et nous n’aurons que deux voies, donc nécessairement les prix seront moindres. Nous les estimons entre 100 et 150 milliards de FCfa, mais c’est à confirmer », a souligné Pape Momar Lô. Sur les 568 milliards de FCfa du premier tronçon, le directeur du projet du Ter précise que les 20 % sont destinés aux rails. Le reste de l’enveloppe finance les aménagements connexes, les libérations d’emprises, les trains, les systèmes, etc. A propos des rails, M. Lô indique qu’on en aura quatre : deux voies en écartement standardisé (1,4 mètre), une voie métrique pour le transport fret et une voie de réserve.

Pour dénoncer le coût jugé « exorbitant » du Ter, certains Sénégalais le comparent au Tgv nigérian. Pour Pape Mor Lô, cette comparaison ne tient pas la route en ce sens que les deux projets ainsi que leurs contextes sont totalement différents. « Au Nigéria, c’est un Tgv qui va d’une ville à une autre ville avec un ou deux rails. Au Sénégal, nous en avons quatre. Nous avons plus de matériels roulants que le Nigéria. Notre Ter traverse la banlieue donc la zone la plus densément habitée du pays, nous avons 14 gares et autant de ponts et de passerelles piétons pour assurer la continuité de la circulation, sans compter les autres infrastructures connexes.  Au regard de tout cela, les deux projets ne peuvent pas être comparés. Il faut ramener le débat à sa juste proportion », a-t-il expliqué.

Elhadji Ibrahima THIAM et Abdou DIOP

 

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