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Pour une hausse du salaire minimum en Guinée-Bissau : Les fonctionnaires maintiennent la pression sur le gouvernement

12 Juil 2018
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AFP - Les fonctionnaires de Guinée-Bissau ont marché, hier, à Bissau, pour exiger du gouvernement une hausse du salaire minimum et de meilleures conditions de vie, a constaté un journaliste de l'Afp.

La marche a réuni environ un millier de personnes, à l'appel de l'Untg, la centrale la plus représentative dans la fonction publique, avec 8.000 membres sur quelque 13.000 fonctionnaires. La manifestation est partie de la périphérie de Bissau pour aboutir au centre-ville, sur deux kilomètres.

Les manifestants ont scandé des slogans comme "à bas les députés payés pour ne rien faire". "Nous exigeons des salaires dignes et de meilleures conditions", pouvait-on lire sur des pancartes."Il est inacceptable que le gouvernement augmente les salaires des ministres et députés alors que les autres serviteurs de l'Etat traînent des salaires de misère", a déclaré le secrétaire général de l'Untg, Julio Antonio Mendoça.Les salaires des députés sont passés de 650.000 FCfa à 850.000 FCfa (d'environ 990 à 1.295 euros) fin mai, selon des sources parlementaires qui ont également fait état d'une dotation d'un véhicule 4X4 à chacun des 102 législateurs.     Une augmentation salariale des ministres n'a pas été officiellement confirmée. L'Untg réclame un relèvement du salaire minimum de 19.200 FCfa (environ 29 euros) à 59.000 FCfa (près de 90 euros) et de meilleures conditions de travail. "Nous allons continuer notre revendication jusqu'à avoir gain de cause", a ajouté M. Mendoça.Pour obtenir satisfaction, l'Untg a organisé, depuis un mois et demi, cinq mouvements de protestation dont une grève de trois jours, du 26 au 28 juin derniers.

"Les revendications des agents de l’Etat sont justes mais la méthode utilisée pour les faire (satisfaire) n'est pas appropriée car ce gouvernement n'a pas les moyens de prendre en charge leurs revendications. Il a été formé pour organiser des élections et expédier les affaires courantes", a affirmé à la presse le Premier ministre, Aritides Gomes, la semaine dernière.

 

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