banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

International (2856)

Partira, partira pas ? Rentreront, rentreront pas ? C'est l'heure de vérité en République démocratique du Congo, où le président Joseph Kabila et deux ténors en exil, Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi, vont devoir révéler s'ils participent ou non à l'élection présidentielle prévue le 23 décembre.

Le plus grand pays d'Afrique sub-saharienne (2,3 millions de km2), qui n'a jamais connu de transition démocratique et pacifique, aborde aujourd’hui une étape cruciale de son processus électoral, avec l'ouverture du dépôt des candidatures à l'élection présidentielle jusqu'au 8 août. Tous les yeux se tournent vers le "raïs" aux manières de sphinx, Joseph Kabila, qui jure son total respect pour la Constitution sans dire formellement qu'il quittera le pouvoir. Selon une lecture littérale de la Constitution qu'il a lui-même promulguée, Kabila, élu en 2006 et réélu en 2011, ne peut pas se présenter à un troisième mandat.

Il est même hors mandat depuis la fin de son second quinquennat le 20 décembre 2016. La source de son pouvoir se trouve dans une disposition qui lui permet de rester "en fonction jusqu'à l'installation effective d'un successeur élu" et un accord politique du 31 décembre 2016.

Toujours le plus jeune président du continent à 47 ans, Kabila n'a pas désigné de dauphin, et ses très nombreux adversaires le soupçonnent de vouloir se maintenir coûte que coûte. Un très proche du président s'énerve: "Depuis 2006, le président Kabila a toujours été le dernier à déposer sa candidature. La stratégie sera la même pour son dauphin. Le président le prendra par la main et l'accompagnera au bureau de la commission électorale. Tout le monde constatera qu'il s'agit d'une autre personne et non de Kabila".

Ambiguïté sur l'avenir du "raïs"
Et pourtant. Depuis des semaines, de hauts cadres de la majorité présidentielle entretiennent l'ambiguïté sur l'avenir du "raïs", en s'appuyant sur la thèse d'un juriste, Cyrus Mirindi, selon qui "le compteur (du nombre de mandat présidentiel) a été remis à zéro après la réforme constitutionnelle de 2011". Cette réforme avait modifié le mode de scrutin, en passant de deux à un tour.

Particulièrement vigilante et très influente, l'église catholique a prévu trois jours de mobilisation du 12 au 14 août si le président Kabila se représentait.

Acquitté par la Cour pénale internationale (Cpi) de La Haye, l'ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba va faire son retour le 1er août à Kinshasa après onze ans d'absence en Rdc. C'est en tous cas ce qu’annonce son parti qui l'a investi candidat à l'élection présidentielle. Il a déjà son passeport congolais, d'après une de ses proches. En liberté provisoire et conditionnelle en Belgique, Bemba est poursuivi par la Cpi dans une affaire annexe pour subornation de témoins, dans laquelle le procureur a requis cinq ans de prison, sans donner de date pour le verdict. En Belgique également se trouve un autre candidat déclaré, Moïse Katumbi, ex-proche de Kabila passé dans l'opposition en 2015 et en exil depuis mi-2016. Depuis, M. Katumbi annonce pratiquement chaque mois son retour en RDC où il a été condamné à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière dont il conteste tout fondement.

Des proches de MM. Bemba et Katumbi ont déclaré lundi avec trois autres leaders de l'opposition qu'ils ne boycotteraient pas l'élection, mais qu'ils demandaient des préalables : retrait de Kabila, de la "machine à voter", et d'une dizaine de millions d'inscrits litigieux sur les listes électorales.

AFP

La "crise" au sein de la coalition au pouvoir en Côte d'Ivoire est le "témoignage de la faillite d'une politique", a estimé hier l'opposition ivoirienne, qui envisage un rapprochement avec le Pdci, l'un des deux grands partis de la coalition.

"La crise au Rhdp est le témoignage de la faillite d'une politique et le signe de la fin d'un régime" a déclaré à l'Afp Pascal Affi N'Guessan, dirigeant du Front populaire ivoirien (Fpi, opposition). Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) d'Henri Konan Bédié et le Rassemblement des Républicains (Rdr) du président Alassane Ouattara, qui dirigent le pays depuis 2011, sont à couteaux tirés à cause du lancement du grand "parti unifié" voulu par le chef de l'Etat.

Le Pdci refuse de rejoindre ce parti unifié, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), qui n'était jusqu'à présent qu'une alliance électorale, formée depuis 2005.

Pour M. N'Guessan, chef de file de l'opposition ivoirienne, le Rhdp "n'a pas été construit sur la base d'un projet politique, mais sur une ambition de pouvoir qui a des limites, dont la première est l'opposition entre les deux (membres) qui ont nourri cette ambition". "Cette opposition irréductible scelle la fin du Rhdp", devenu depuis le 16 juillet un véritable parti, regroupant le Rdr et des personnalités politiques du Pdci et d'autres petits partis.

"Partir flamboyant dans le cadre d'une alliance avec M. Bédié (président du Pdci), pour finir seul avec des comparses débauchés ici et là, est une fin pitoyable", a ironisé l'opposant ivoirien, affirmant travailler à un rapprochement avec le Pdci.

"Nous avons approché le Pdci pour dessiner les contours d'une grande alliance pour la renaissance. Les conditions sont réunies pour que cette alliance puisse voir le jour", a-t-il annoncé. Dimanche, la crise au Rhdp est montée d'un cran avec l'exclusion par le Pdci de 18 de ses cadres - dont trois membres du gouvernement - qui se sont déclarés publiquement favorables au parti unifié.

AFP

Quinze sénateurs nigérians ont fait défection du parti au pouvoir du président Muhammadu Buhari, confronté à de graves dissensions internes à un peu plus de six mois de la présidentielle, a annoncé, hier, le président du Sénat Bukola Saraki. "Plus de 15 personnes ont levé le camp, ont fait défection" du Congrès des progressistes (Apc) pour rejoindre le principal parti d'opposition, le Parti démocratique  populaire (Pdp), a annoncé M. Saraki lors de la dernière séance plénière du Sénat avant les vacances parlementaires.

La liste des sénateurs ayant rejoint l'opposition inclut Rabiu Kwankwaso, un ancien gouverneur de l'Etat de Kano très influent, qui a été pressenti comme un candidat potentiel pour l'élection présidentielle prévue en février 2019.

Les rumeurs de défections massives couraient depuis des semaines, l'Apc étant traversé par d'importantes dissensions, qui ont abouti à la création début juillet d'un mouvement contestataire au sein du parti, l'Apc réformé (Apc).

M. Saraki, dont les divergences avec le président Buhari sont notoires bien qu'il soit toujours officiellement membre de l'Apc, est soupçonné d'être à l'origine du Apc et des ralliements massifs à l'opposition.

La Cour suprême du Nigeria a levé récemment des accusations de corruption qui pesaient contre M. Saraki, au terme d'une longue bataille judiciaire qu'il a qualifiée de chasse aux sorcières politique.

Mais le président du Sénat était convoqué hier par la police nigériane, accusé d'avoir commandité une série de braquages de banques dans son fief politique, l'Etat de Kwara, en avril dernier. Dans un communiqué publié avant-hier soir, Saraki a dénoncé un "stratagème" pour empêcher les défections imminentes de parlementaires du parti au pouvoir.

AFP

La Guinée-Bissau va organiser, du 23 août au 23 septembre, un recensement électoral en prévision des scrutins législatif et présidentiel prévus en 2018 et 2019, a annoncé, hier, le ministère de l'Administration territoriale dans un communiqué.

Les élections législatives du 18 novembre doivent permettre de dénouer la crise politique que traverse le pays depuis la destitution, en août 2015, par le président José Mario Vaz, de son Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (Paigc, au pouvoir), auquel M. Vaz appartient également.

Selon le ministère de l'Administration territoriale, le recensement vise à inscrire 400.000 nouveaux électeurs qui doivent s'ajouter aux 593.000 figurant sur les listes depuis 2013, pour aboutir à près d'un million d'électeurs, sur une population d'environ 1,7 million d'habitants. Le Premier ministre, Aristide Gomes, a annoncé, le 19 juillet, la confection "urgente" de nouvelles cartes biométriques pour les législatives de 2018 et la présidentielle de 2019, selon un communiqué du Conseil des ministres publié hier.

Le Paigc avait demandé, début juillet, que ces cartes soient confectionnées au Brésil "pour gagner du temps" à l'approche des législatives, dans une lettre au président de l'Assemblée nationale.

Mais, le président Vaz et des partis de l'opposition ont rejeté cette proposition, estimant les conditions réunies pour que ces cartes, dont le coût n'a pas été indiqué, soient fabriquées en Guinée-Bissau.

AFP

La police a empêché, hier, à Conakry, deux marches distinctes organisées pour réclamer l'annulation de la hausse de 25 % du prix du carburant en Guinée, a constaté un journaliste de l'Afp, et arrêté au moins six manifestants.

L'interdiction des deux marches, à l'appel respectivement de la société civile et des syndicats, a été annoncée dimanche soir par le gouverneur de Conakry, Mathurin Bangoura. Il a justifié la mesure par la nécessité de ne pas gêner les déplacements des candidats au pèlerinage en août à la Mecque, dans un communiqué lu sur la télévision publique. Ces futurs pèlerins doivent notamment se rendre en cette période dans des services du ministère des Affaires religieuses, des commissariats et des hôpitaux pour accomplir des formalités administratives. Les policiers ont occupé, hier matin, à Matoto (banlieue de Conakry), le lieu prévu pour le départ de la marche des "Forces sociales de Guinée", qui regroupent une vingtaine d'organisations de la société civile, qui devait aboutir une dizaine de kilomètres plus loin au Stade du 28-Septembre.Six manifestants ont été interpellés, selon la police, qui a dispersé les quelques dizaines de personnes présentes avec du gaz lacrymogène.

AFP

Des combattants islamistes shebab lourdement armés ont attaqué, hier, une base militaire du sud de la Somalie, tuant plusieurs personnes, a-t-on appris de sources militaires et auprès de témoins. Selon des sources militaires de la région, l'attaque visait la base de Bar-sanguni, à environ 40 km au nord de la capitale régionale Kismayo.  Les assaillants ont forcé un barrage à l'aide d'un véhicule chargé d'explosifs avant que des hommes lourdement armés n'attaquent la base, échangeant pendant plus d'une heure des coups de feu avec les soldats. "Les shebab ont attaqué la base militaire de Bar-sanguni tôt ce matin et les combats ont été acharnés. Les forces armées somaliennes ont repoussé les assaillants, mais des victimes sont à déplorer des deux côtés", a déclaré Mohamed Bile, un commandant militaire joint par téléphone depuis un village voisin. "Nous n'avons pas le décompte exact des morts pour le moment, mais il pourrait y en avoir plus de dix", a-t-il ajouté.  Depuis des villages environnants, plusieurs témoins ont rapporté avoir entendu une importante explosion, suivie de tirs soutenus.  Les shebab, groupe armé affilié à Al-Qaïda, ont revendiqué dans un communiqué avoir tué 27 soldats somaliens sur cette base "construite par les Américains pour les milices apostats".

AFP

Les dirigeants de l'Union européenne (Ue) se rendent aujourd’hui et demain à Pékin puis à Tokyo pour renforcer les relations commerciales avec la Chine et le Japon afin de faire bloc si le président américain Donald Trump déclenche une guerre commerciale mondiale.

La tournée asiatique des représentants de l'Union européenne (Ue) s'inscrit dans une démarche d'alliances forgées par celle-ci - 28 pays, 500 millions d'habitants, le plus grand marché unique du monde - face au protectionnisme de l'administration de Trump dont le slogan est "America First". Le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le chef de la Commission, Jean-Claude Juncker, participeront aujourd’hui à Pékin au 20ème sommet Ue-Chine et s'entretiendront avec le président Xi Jinping le jour où Donald Trump rencontrera le président russe Vladimir Poutine à Helsinki.

Le sommet devrait être l'occasion pour les dirigeants de la Chine et de l'Ue de réaffirmer leur engagement commun en faveur d'une modernisation de l'Organisation mondiale du commerce (Omc) à laquelle le président américain s'oppose.

Mais, l'Ue et la Chine devront aplanir les divergences sur les pratiques commerciales restrictives de Pékin, y compris le "dumping" des importations chinoises bon marché, en particulier de l'acier.

Certaines de ces préoccupations sont partagées par Washington. L'Ue a porté plainte à l'Omc contre la décision des Usa d'imposer des droits de douane sur les exportations d'acier et d'aluminium et contre la Chine pour s'opposer "au transfert injuste de technologie" des entreprises européennes actives en Chine. "Si les acteurs de ce monde ne respectent pas les règles, alors le système risque de s'effondrer", avait expliqué la Commission européenne pour justifier ses plaintes. Donald Tusk et Jean-Claude Juncker se rendront ensuite demain à Tokyo pour la signature d'un accord de libre-échange avec le Japon. La rencontre était initialement prévue la semaine dernière à Bruxelles, mais le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a été contraint d'annuler son voyage à cause d'inondations meurtrières au Japon.

L'accord avec le Japon est "historique" et constitue "le plus important jamais négocié par l'Union européenne", a soutenu le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas.
"Cet accord créera une zone de libre-échange couvrant près d'un tiers du Pib mondial", a-t-il expliqué.

AFP

Près de 600 migrants africains, "refoulés" d'Algérie et secourus dans le désert, sont arrivés en milieu de semaine dans le nord du Niger, a rapporté, hier, un responsable local.

"Depuis trois jours, une première vague de plus de 180 Nigériens est arrivée à Agadez, suivie par une autre (vague) d'au moins 400 étrangers", a déclaré à l'Afp un responsable municipal d'Agadez, la grande ville du nord du Niger, proche de l'Algérie.

Ce responsable, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat, a décrit les "conditions habituelles atroces" dans lesquelles les migrants ont été "abandonnés" près de la frontière avec le Niger.

"Selon leurs témoignages, ils ont été amenés à côté de la frontière", a-t-il expliqué. "Laissés avec un minimum d'eau et de nourriture", ils ont ensuite "marché sur une bonne cinquantaine de kilomètres avant d'être secourus". Parmi les refoulés nigériens, figurent "des enfants et beaucoup de femmes" dont "certains sont arrivés malades". Les Nigériens sont déjà pris en charge par les autorités locales et les autres Ouest-Africains par l'Organisation internationale des migrations (Oim), a assuré le responsable municipal.

Dans un tweet vendredi, le représentant de l'Oim au Niger, Giuseppe Loprete, a précisé que son agence avait assisté 391 migrants, de 16 nationalités, abandonnés à la frontière avec le Niger et l'Algérie. Parmi ces refoulés, il y a des Ivoiriens, des Sénégalais, des Guinéens et des Camerounais.

Depuis le début de l'année, l'Oim a déjà mené "18 opérations de sauvetage" identiques à la frontière algérienne et ramené 3.000 personnes.

Pour démentir les accusations de mauvais traitements des migrants subsahariens, l'Algérie avait invité, début juillet, les médias à suivre l'expulsion dans des conditions exemplaires de plus de 300 d'entre eux vers le Niger.

AFP

Des combattants de Boko Haram ont pris, ce weekend, une importante base militaire au terme d'affrontements musclés et tendu une embuscade à des soldats dans deux attaques témoignant de l'emprise des jihadistes dans le nord-est du Nigéria.

Samedi soir, les insurgés ont envahi une base militaire forte de plus de 700 soldats dans l'Etat de Yobe, région frontalière du Niger, où une centaine de jeunes filles avaient été enlevées plus tôt cette année.

Il s'agit de la deuxième attaque d'envergure en deux jours des jihadistes affiliés à l'organisation Etat islamique contre les forces nigérianes dans le nord-est du pays, région pourtant entrée dans une "phase de stabilisation post-conflit", selon le président Muhammadu Buhari.

Samedi dernier, "les terroristes de Boko Haram ont attaqué les troupes de la 81ème division avancée dans le village de Jilli du district de Geidam. Les terroristes, nombreux, ont lancé l'assaut vers 19H30 (18H30 Gmt) et ont pris le contrôle de la base après de durs combats qui se sont prolongés jusqu'à 21H10", a déclaré à l'Afp une source militaire.Le commandant de la base et 63 soldats ont pris la fuite pour trouver refuge à Geidam, un chef-lieu situé à une soixantaine de kilomètres, où sont attendus les 670 autres militaires en poste dans la garnison attaquée, a indiqué cette source.

AFP

L'armée israélienne a annoncé, hier matin, avoir ciblé dans la nuit une position dans la bande de Gaza d'où avaient été effectués des tirs d'obus.

Deux projectiles ont été tirés dans la nuit de samedi à dimanche en direction du territoire israélien, sans faire de blessé, a ajouté l'armée dans un communiqué. Au total, environ 200 roquettes et obus de mortier ont été tirés vers Israël durant le week-end, faisant quatre blessés, a-t-elle ajouté.

L'armée israélienne a indiqué que 30 de ces projectiles avaient été interceptés par le système antimissile "Dôme de fer".

Samedi soir, le Hamas, mouvement islamiste qui dirige la bande de Gaza, a annoncé avoir conclu un cessez-le-feu, après les plus importants raids israéliens contre l'enclave depuis la guerre dévastatrice de l'été 2014.

Le raid aérien de l'armée, samedi dernier, qui a tué deux adolescents de 15 et 16 ans, a visé un immeuble dans l'ouest de la ville de Gaza.

L'immeuble de cinq étages, qui faisait office par le passé de bibliothèque nationale, était utilisé comme "centre d'entraînement" par le Hamas, a encore affirmé l'armée israélienne.

AFP

Les pays de l'Onu, à l'exception des Etats-Unis, ont approuvé, hier vendredi, la création d'un Pacte mondial non contraignant sur les migrations, affichant leur unité sur un sujet qui divise l'Europe et brouille Washington avec l'Amérique latine.

"Les migrants sont un moteur extraordinaire de croissance", a souligné le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, en saluant ce nouveau "Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulée". Celui-ci est "non contraignant, mais c'est un pas sans précédent pour accroître la coopération internationale", a-t-il ajouté.

Sous la houlette de deux co-facilitateurs, les ambassadeurs suisse Jurg Lauber et mexicain Juan José Gomez Camacho, les négociations ont duré 18 mois. Le Pacte sera formellement entériné lors d'une conférence internationale prévue au Maroc à la mi-décembre. Le document recense une série de principes - défense des droits de l'Homme, des droits des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale, etc. - et comprend un catalogue de mesures pour aider les pays à faire face aux migrations : améliorer l'information, mesures pour mieux intégrer les migrants, échange d'expertises... "Le Pacte mondial n'imposera rien à personne, mais il propose des solutions", résume Juan José Gomez Camacho. 

"Nous n'avons pas le choix d'accepter ou de rejeter les migrations. Elles sont là, surviennent partout dans le monde", avait relevé le président de l'Assemblée générale de l'Onu, le Slovaque Miroslav Lajcak, à l'ouverture des négociations. "On peut se mettre la tête dans le sable, se dire qu'on s'en occupera demain, que ce sera pour une autre génération, lors d'une autre crise. Ou alors agir, planifier, organiser un système et répondre à un phénomène mondial par une solution mondiale", avait-il déclaré.

Selon Antonio Guterres, 60.000 migrants sont décédés depuis 2000 en mer, dans le désert ou ailleurs, et il n'était plus possible de continuer à ne rien faire. Le document, qui fait quelque 25 pages, entend "accroître la coopération sur les migrations internationales dans toutes leurs dimensions" et aussi combattre les trafics d'êtres humains comme ceux constatés en Libye.

(AFP)

Le président camerounais Paul Biya, 85 ans dont 35 au pouvoir, a annoncé, hier vendredi, sur Twitter, sa candidature à un septième mandat consécutif à la tête du pays lors de l'élection prévue le 7 octobre."Je serai votre candidat à la prochaine élection présidentielle", a écrit le chef de l'Etat sur son compte Twitter, se disant "conscient des défis que nous devons ensemble relever pour un Cameroun encore plus uni, stable et prospère".

Le président camerounais a affirmé que sa candidature était une réponse à des "appels incessants" de ses "compatriotes du Cameroun et de la diaspora".

Depuis plusieurs mois, ses soutiens le présentaient comme le "candidat naturel" de la majorité.

D'autres candidats à la présidentielle sont déjà déclarés, parmi lesquels Joshua Osih, du Social democratic front (Sdf), principal parti d'opposition, l'avocat et ancien vice-président de Transparency International Akere Muna, et le président du parti Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) Maurice Kamto.

L'élection présidentielle se déroulera dans un contexte sécuritaire tendu : les incursions du groupe jihadiste nigérian Boko Haram se poursuivent dans le Nord du pays, et les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont le théâtre d'un conflit meurtrier entre l'armée et des séparatistes radicaux.

Jeudi, le convoi du ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, a été attaqué à Kumba, dans le Sud-Ouest. Quatre militaires et un journaliste ont été blessés et plusieurs assaillants tués lors de cet attaque.

Depuis fin 2017, des séparatistes armés, éparpillés en divers groupes, s'en prennent sans relâche aux forces de l'ordre et de sécurité, mais aussi aux symboles de l'administration comme les fonctionnaires, qu'ils enlèvent, et les écoles, qu'ils incendient.

(AFP)

Un imam d'Abidjan, incarcéré pour "terrorisme" depuis une semaine à la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan, a fait "l'apologie du jihadisme", a annoncé, hier, le procureur de la République, Richard Adou. "L'imam Aguib Touré est poursuivi pour des faits de xénophobie, d'incitation à la haine, d'apologie du jihadisme. Une information judiciaire a été ouverte, le dossier est devant un juge d'instruction" a expliqué M. Adou, lors d'une conférence de presse.

Le guide religieux est accusé d'avoir "appelé les musulmans à ne pas inscrire leurs enfants dans les écoles chrétiennes ou protestantes" et a affirmé "qu'aucun gendarme n'ira au paradis", à travers ses sermons, largement diffusés sur les réseaux sociaux.

L'imam, en "détention provisoire", risque "cinq à dix ans" de prison, selon le parquet.

Auparavant, Me Souleyamane Diallo, son avocat, avait fait état de son arrestation "le 3 juillet après un séjour dans les locaux des renseignements généraux ». « Il a été présenté le 9 juillet à un juge qui l'a formellement inculpé pour terrorisme, attentat à la sureté, incitation à la révolte. Ses inculpations l'ont profondément meurtri, il répugne les actes de terrorisme", a souligné Me Diallo.

La Côte d'Ivoire a été frappée en mars 2016 par un attentat qui a fait 19 morts dans la station balnéaire de Grand-Bassam, où des jihadistes ont ouvert le feu sur la plage et les terrasses d'hôtels et de restaurants.

(AFP)

Le Conseil de sécurité des Nations unies a imposé un embargo sur les armes au Soudan du Sud et des sanctions contre deux responsables militaires, alors que le pays est en guerre civile depuis près de cinq ans. La résolution, présentée par les Etats-Unis, a été adoptée, de justesse, par neuf pays membres de la plus haute instance de l'Onu. La Russie, la Chine et quatre autres nations se sont abstenues.

Les Etats-Unis ont mené une pression intense pour obtenir les votes nécessaires pour faire adopter cet embargo, après avoir échoué en 2016 à convaincre le Conseil de soutenir la mesure et de couper l'afflux des armes au Soudan du Sud.

"Ce sont des armes que les groupes armés ont utilisées pour tirer sur des pères devant femme et enfants, pour braquer les convois d'aide alimentaire ou pour attaquer des femmes et des filles", a dit l'ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikki Haley, devant les membres du Conseil avant le vote.

(AFP)

Le chef de la délégation de l'Union européenne (Ue) en Israël va être convoqué au ministère des Affaires étrangères, a indiqué, hier, le bureau du Premier ministre israélien qui l'accuse d'ingérence dans le vote d'un projet de loi controversé au Parlement.

"Benjamin Netanyahu a donné comme instruction au directeur général du ministère des Affaires étrangères de convoquer l'ambassadeur de l'Ue en Israël (Emanuele Giaufret) pour lui exprimer la réprobation d'Israël et son intention de prendre des mesures supplémentaires", a affirmé le bureau du Premier ministre dans un communiqué.

La polémique est liée à un projet de loi très critiqué en Israël qui permettrait à des localités d'être réservées aux juifs.


Présenté par le parti de droite de M. Netanyahu, le Likoud, ce texte s'il était adopté définitivement pourrait permettre à ces localités d'exclure la présence d'Arabes israéliens, les descendants des Palestiniens chassés de leurs terres à la création d'Israël.

M. Netanyahu souhaite que ce projet de loi, adopté en première lecture en mai, puisse être voté définitivement avant que le Parlement achève sa session d'été en juillet.
Fait rare en Israël où les présidents interviennent rarement dans le débat politique, le chef de l'Etat, Reuven Rivlin, a critiqué, mardi, ce texte, estimant qu'il "pourrait porter atteinte au peuple juif dans le monde et à Israël". Le procureur général du pays est également opposé à ce projet législatif.

Selon des médias israéliens, des diplomates européens auraient fait valoir auprès de députés israéliens que ce texte a un caractère discriminatoire contraire à tous les principes de la démocratie.

M. Netanyahu a reproché aux Européens d'intervenir "dans le vote des lois", d’après le texte publié par ses services. "Apparemment, ils n'ont pas compris qu'Israël est un Etat souverain", a-t-il déploré.

AFP

 

AFP - Quinze partis de l'opposition mauritanienne ont conclu un accord prévoyant des désistements automatiques au second tour et une campagne commune pour les élections législatives et locales de septembre, a annoncé, hier, à l'AFP, leur porte-parole, Moussa Fall.

Cette coalition réunit les dix partis du Forum national pour la démocratie et l'unité (Fndu), opposition radicale), le Rfd (Rassemblement des forces démocratiques) de l'opposant historique Ahmed Ould Daddah, et quatre autres petits partis, dont Assawab, aux orientations baassistes (nationaliste arabe), qui a récemment fait alliance avec l'aile politique de l'Ong anti-esclavagiste Ira.

Se baptisant "opposition démocratique", ces partis "ont signé, mercredi soir, un accord politique qui leur permet de faire alliance face au pouvoir à travers des reports de voix automatiques" aux législatives, municipales et régionales du 1er septembre, a précisé M. Fall.

Les responsables de l'Ira (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste), Ong non reconnue qui dénonce la persistance de pratiques esclavagistes en Mauritanie, avaient déposé une demande de création de parti politique qui a été rejetée par le ministère de l'Intérieur."Nous comptons beaucoup sur le ras-le-bol général qui caractérise la scène politique du fait des agissements du régime que nous condamnons et qui, sans doute, favorisera les candidatures de l'opposition démocratique", a indiqué M. Fall, estimant possible de "réaliser des surprises".

Les 15 partis "feront campagne commune en faveur de tous les candidats de la coalition", a-t-il précisé, ajoutant qu'à Nouakchott, des "listes communes sont en confection actuellement entre plusieurs partis du Fndu notamment".
"Pour le reste du pays, l'opposition restera flexible, les coalitions de listes devant se faire suivant les conditions locales et la présence de chaque parti dans les villes ciblées", a-t-il poursuivi.

AFP - A quelques mois d'élections locales et à deux ans de la présidentielle, une crise politique a éclaté au sein de la coalition au pouvoir en Côte d'Ivoire à l'occasion d'un remaniement ministériel, mais qui ne devrait pas aller jusqu'à la rupture, selon des analystes.

Le soir même du premier conseil des ministres du nouveau gouvernement, mercredi, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci), un des deux grands partis de la coalition au pouvoir, a révélé qu'il n'avait pas été consulté pour le choix des ministres, alors que le cabinet compte une douzaine de membres issus de ses rangs.

Le président du Pdci, Henri Konan Bédié, "n'a été ni  consulté ni informé pour la formation de ce nouveau gouvernement". "Le Pdci marque son étonnement qu'Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire, élu comme candidat unique sous la bannière du Rhdp, ait formé un gouvernement sans consulter le président" Bédié, a commenté le mouvement dans un communiqué.
Le président Ouattara avait pourtant réfuté toute tension dans la majorité, dans une déclaration devant le conseil des ministres.

"J'entends ici et là qu'il y a des tensions au niveau politique, cela n'est pas vrai". "La Côte d'Ivoire a fait des progrès inimaginables au cours des sept dernières années. Je demande que cela se poursuive dans l'union, et c'est ce qui justifie la composition de ce gouvernement", avait-t-il déclaré.

L'enjeu de la crise : le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) et l'élection présidentielle de 2020. Le Rhdp est la coalition électorale formée depuis 2005 par le Pdci et le Rassemblement des Républicains (Rdr), le parti de M. Ouattara. Ce dernier veut transformer le Rhpd en un véritable parti politique, unifiant les deux formations, Pdci et Rdr, avant le scrutin présidentiel de 2020.

Le Pdci refuse d'aller au parti unifié tant que le Rdr ne s'engagera pas à soutenir un candidat unique issu du Pdci en 2020.
En effet, le Pdci a soutenu deux fois la candidature victorieuse d'Alassane Ouattara, aux élections présidentielles de 2010 et 2015, et il exige maintenant la réciprocité.

 

AFP - Donald Trump est arrivé, hier jeudi, au Royaume-Uni, accueilli par les huées de manifestants opposés à sa venue, et a déjà mis les pieds dans le plat en critiquant Theresa May au sujet du Brexit.

Interrogé à Bruxelles à l'issue d'un sommet de l'Otan, le président américain a dit douter que les propositions de la Première ministre britannique sur la future relation commerciale avec l'UE, exposées hier, correspondent au vote des Britanniques en faveur d'un départ de l'UE.

"Je ne sais pas si c'est ce pour quoi ils ont voté. Les gens ont voté pour rompre" les liens avec l'UE, a commenté le président américain. Theresa May a répliqué en disant que les propositions du gouvernement "répondent au vote des Britanniques".

La visite de Donald Trump va porter en particulier sur les liens commerciaux avec Londres, qui souhaite ardemment signer un accord de libre-échange avec Washington après le Brexit prévu fin mars 2019.
Évoquant une "relation spéciale avec les Etats-Unis", malgré une série d'accrocs depuis l'arrivée au pouvoir du milliardaire, Mme May compte "entamer des discussions" sur la manière de façonner "un partenariat commercial renforcé, ambitieux et durable".

L'ambassadeur des Etats-Unis au Royaume-Uni, Woody Johnson, a assuré que M. Trump voulait "conclure un accord bilatéral", et "vite". 
Une autre manifestation, cette fois hostile au président américain, a rassemblé quelques centaines de personnes, dans la soirée, devant Winfield House, résidence de l'ambassadeur des Etats-Unis dans Regent's Park, à Londres, où

Donald Trump passera sa première nuit au Royaume-Uni avec son épouse Melania.

Pendant plus d'une heure et demie, les manifestants ont fait le maximum de bruit possible pour dénoncer les politiques de M. Trump en matière migratoire, climatique ou d'armement, équipés de casseroles, sifflets, mégaphones ou crécelles.

AFP - Des milliers de partisans de l'opposition ont manifesté, hier, à Harare, pour mettre en garde le gouvernement contre toute velléité de fraude lors des élections générales prévues le 30 juillet, les premières de l'après Robert Mugabe au Zimbabwe.

"Nous voulons que cette élection se déroule de façon transparente", a lancé à la foule Nelson Chamisa, le dirigeant du Mouvement pour un changement démocratique (Mdc) à l'origine du rassemblement. "Notre position est parfaitement claire. Nous ne participerons pas à une élection dont nous ne savons pas comment elle est organisée", a-t-il menacé. Et d’ajouter : "nous devons parvenir à un accord (avec le régime) sur son organisation". La question des listes électorales fait l'objet, depuis longtemps, d'une vive controverse au Zimbabwe, où elles sont accusées d'avoir été au cœur des fraudes qui ont entaché de nombreux scrutins sous le règne de Robert Mugabe. Au pouvoir depuis 1980, l'ancien chef de l'Etat a été contraint à la démission en novembre dernier, lâché par l'armée et son parti, la Zanu-Pf. Son ancien vice-président Emmerson Mnangagwa lui a succédé dans la foulée.

Candidat à la présidentielle, M. Mnangagwa a promis à de multiples reprises que les scrutins présidentiel et législatif du 30 juillet seraient "libres, transparents et honnêtes".
Mais, l'opposition en doute. Selon elle, les nouvelles listes électorales souffrent de nombreuses irrégularités et le processus d'impression des bulletins de vote manque de transparence.

AFP - Le réchauffement de la planète peut-il favoriser les conflits et est-ce au Conseil de sécurité de l'Onu de s'emparer du sujet ? Oui, répondent certains de ses membres, non rétorquent d'autres.

Ce "sujet sensible" a fait l'objet d'un vaste débat, hier, au sein de la plus haute instance de l'Onu. En soi, son organisation est déjà un "succès", estime son organisateur, la Suède, même si aucune déclaration consensuelle ni mesures concrètes n'étaient prévues.

Le dernier débat sur le lien climat et sécurité remonte à 2011 et l'Onu n'a abordé la question qu'à trois reprises dans son Histoire.

Les pays critiques, Russie et Chine, entre autres, craignent l'ingérence, la menace de sanctions, et sont davantage dans une logique de gestion de conflit pour le Conseil de sécurité.
"L'Onu doit respecter le principe de répartition des tâches", a ainsi fait valoir l'ambassadeur russe adjoint à l'Onu, Dmitry Polyanskiy. En reconnaissant que "les changements climatiques sont une menace majeure", il a rappelé que "le Conseil de sécurité ne disposait pas d'expertise" spécifique sur le sujet qualifié "d'abstrait". Selon lui, en parler "crée des illusions, c'est trompeur et dangereux".

Les partisans d'une gestion par le Conseil, notamment les Etats victimes d'ouragans, de manque d'eau, ou les Européens, dont la France où a été signé en 2015 un accord pour limiter à 2 degrés le réchauffement climatique, estiment qu'elle doit être inscrite à son agenda. Cette gestion ne peut être laissée uniquement à des instances subalternes ou à l'Assemblée générale, sans pouvoir contraignant, estiment-ils.

"On a besoin de solutions pour les gens sur le terrain" et "vous devez considérer les changements climatiques comme des risques sécuritaires", a lancé, lors du débat, Hindou Ibrahim, représentante de l'Ong International Indigenous Peoples' Forum on Climate Change. Sans notes, son discours se voulait percutant. La question ne devrait pas être de "survivre" mais de "vivre", a-t-elle asséné.

AFP - Le Conseil d'État du Burkina Faso a annulé des sanctions contre des magistrats, limogés ou punis pour "manquement à l'éthique et à la déontologie", dans une décision publiée, hier.
Le Conseil d'État a prononcé "l'annulation" des sanctions décidées par le Conseil supérieur de la magistrature "pour vice de forme".

Deux hauts magistrats, la présidente de la Cour de cassation, Thérèse Traoré, et son procureur général, Armand Ouédraogo, avaient été mis à la retraite d'office, tandis qu'un troisième avait été révoqué. Six autres magistrats avaient été rétrogradés, sept abaissés d'échelons et deux blâmés, par le Conseil supérieur de la magistrature.Ces sanctions faisaient suite à "des présomptions graves de violation des règles d'éthique et de déontologie ayant jeté le discrédit sur l'institution judiciaire" qui pesaient sur 34 magistrats. Quinze avaient été mis hors de cause.

Élu en novembre 2015, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré avait annoncé, lors de sa campagne électorale, faire de la lutte contre la corruption une priorité de son mandat. En février, quatre magistrats, accusés par une commission d'enquête de "monnayer" leurs services, avaient déjà été sanctionnés pour "manquement à l'éthique".

 

AFP - Les fonctionnaires de Guinée-Bissau ont marché, hier, à Bissau, pour exiger du gouvernement une hausse du salaire minimum et de meilleures conditions de vie, a constaté un journaliste de l'Afp.

La marche a réuni environ un millier de personnes, à l'appel de l'Untg, la centrale la plus représentative dans la fonction publique, avec 8.000 membres sur quelque 13.000 fonctionnaires. La manifestation est partie de la périphérie de Bissau pour aboutir au centre-ville, sur deux kilomètres.

Les manifestants ont scandé des slogans comme "à bas les députés payés pour ne rien faire". "Nous exigeons des salaires dignes et de meilleures conditions", pouvait-on lire sur des pancartes."Il est inacceptable que le gouvernement augmente les salaires des ministres et députés alors que les autres serviteurs de l'Etat traînent des salaires de misère", a déclaré le secrétaire général de l'Untg, Julio Antonio Mendoça.Les salaires des députés sont passés de 650.000 FCfa à 850.000 FCfa (d'environ 990 à 1.295 euros) fin mai, selon des sources parlementaires qui ont également fait état d'une dotation d'un véhicule 4X4 à chacun des 102 législateurs.     Une augmentation salariale des ministres n'a pas été officiellement confirmée. L'Untg réclame un relèvement du salaire minimum de 19.200 FCfa (environ 29 euros) à 59.000 FCfa (près de 90 euros) et de meilleures conditions de travail. "Nous allons continuer notre revendication jusqu'à avoir gain de cause", a ajouté M. Mendoça.Pour obtenir satisfaction, l'Untg a organisé, depuis un mois et demi, cinq mouvements de protestation dont une grève de trois jours, du 26 au 28 juin derniers.

"Les revendications des agents de l’Etat sont justes mais la méthode utilisée pour les faire (satisfaire) n'est pas appropriée car ce gouvernement n'a pas les moyens de prendre en charge leurs revendications. Il a été formé pour organiser des élections et expédier les affaires courantes", a affirmé à la presse le Premier ministre, Aritides Gomes, la semaine dernière.

 

AFP - Des milliers de personnes ont marché, hier, à Conakry, contre l'augmentation de 25 % du prix du carburant à la pompe, après l'échec de négociations entre les syndicats et le gouvernement guinéens, selon un journaliste de l'Afp et les syndicats.

Au moins 10.000 personnes, selon les organisateurs de cette "marche de la colère", 5.000 à 6.000, d’après la police, ont protesté contre cette hausse, en vigueur depuis le 1er juillet dernier.
Afin d'empêcher les véhicules d'entrer ou de sortir de la capitale, des jeunes ont dressé des barricades en banlieue de Conakry, où des pneus  ont été brûlés sur la chaussée, selon des témoins et la police.

Cette manifestation constitue  "un premier avertissement à l'autorité qui doit comprendre que le peuple ne se laissera pas faire et qu'il n’est pas là pour payer les factures de la mauvaise gouvernance du régime", a affirmé à l'Afp Abdouramane Sanoh, un responsable de la coalition d'Ong de la société civile à l'initiative de la marche.

La rencontre, lundi soir, entre l'intersyndicale Cntg-Ustg (Confédération nationale des travailleurs de Guinée-Union syndicale des travailleurs de Guinée) et le gouvernement s'est soldée par un échec, d’après les syndicats. Le gouvernement a appelé à de nouvelles négociations, demain jeudi.

"Tant que le gouvernement ne revient pas sur sa décision d'augmentation du prix du carburant à 8.000 Gnf (francs guinéens, 75 centimes d'euros) comme il l'était avant le 30 juin, nous n'irons plus à la table des négociations", a déclaré à la presse le secrétaire général adjoint de la Cntg, Abdoulaye Camara.

"Nous donnons au gouvernement trois jours (de mercredi à vendredi, Ndlr) pour qu'il ramène le prix du litre du carburant à 8.000 GNF, sinon nous allons déclencher la semaine prochaine une grève générale illimitée sur toute l'étendue du territoire national", a-t-il ajouté.

Le gouvernement justifie cette augmentation par la hausse des cours mondiaux du pétrole, faisant valoir que le maintien du carburant à 8.000 francs guinéens a coûté au budget de l'Etat plus de 70 millions d'euros au cours des neuf derniers mois et alimente un trafic vers des pays voisins où le carburant est plus cher.

Avant les élections municipales et régionales prévues en septembre, selon une source proche de la présidence, et surtout deux ans avant l'élection présidentielle qui mobilise déjà toute la scène politique, le Rassemblement des Républicains (Rdr) du président Ouattara cherche à élargir ses soutiens, faute d'un accord avec son grand allié, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci), pour former un parti unifié.
Le président a reconduit à leurs postes les barons du Rdr : Amadou Gon Coulibaly comme Premier ministre, Hamed Bakayoko ministre de la Défense, Marcel Amon Tanoh aux Affaires étrangères, et Kandia Kamara, la secrétaire générale du Rdr, à l'Education Nationale.

Albert Toikeuse Mabri, président de l'Union pour la Démocratie et la Paix en Côte d'Ivoire (Udpci) - qui compte six députés à l'Assemblée -, est de retour au cabinet, avec le portefeuille de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et comme numéro quatre du gouvernement dans l'ordre protocolaire.

M. Toikeuse et son parti se sont prononcés en mai pour la formation du parti unifié, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (Rhdp), voulu par le président Ouattara. Il avait été éjecté du gouvernement en 2016 pour avoir refusé une alliance électorale avec le Rdr.

M. Ouattara a gardé au gouvernement les ministres Pdci qui se sont déclarés favorables au Rhdp, au premier rang desquels Kobenan Kouassi Adjoumani qui avait lancé, il y a une semaine, un mouvement dissident à l'intérieur de son parti, voulant rassembler les pro-Rhdp. M. Adjoumani conserve son portefeuille des Ressources animales et halieutiques.

Le gouvernement voit l'entrée notable d'un vice-président du Pdco, Eugène Aouélé Aka, comme ministre de la Santé.

Le président du Pdci, Henri Konan Bédié (président de la République de 1993 à 1999), s'oppose, ainsi que la majorité des militants de son parti, à la constitution du parti unifié, ce qui provoque une crise au sein de la coalition au pouvoir.

M. Bédié réclame à M. Ouattara un retour d’ascenseur pour la présidentielle de 2020 : que le Rdr soutienne un candidat unique issu du PDCI, après que le PdciI a soutenu M. Ouattara aux scrutins de 2010 et de 2015. Mais, le Rdr s'y refuse.

 

AFP - L'insécurité aggrave la situation alimentaire et nutritionnelle dans le Sahel, notamment dans plusieurs pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), ont alerté, lundi, à Niamey, les ministres de l'Agriculture de cet espace de 112 millions d’habitants.

Les ministres "sont préoccupés par la situation alimentaire et nutritionnelle (...) aggravée par l'insécurité civile persistante dans le bassin du lac Tchad, le Liptako Gourma (région à cheval sur le Niger, le Burkina Faso et le Mali) et dans le centre du Mali", ont-ils indiqué dans un communiqué à l'issue d'une réunion à Niamey.

Ils se sont surtout alarmés de la situation "d'environ 3,5 millions de personnes" vivant "en insécurité alimentaire" au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Sénégal, "qui ont besoin d'une assistance alimentaire inconditionnelle immédiate" entre "juin et août", période de "soudure". La "soudure" est la période entre la fin de la consommation de la récolte de l'année précédente et l'arrivée de la prochaine récolte, pendant laquelle les greniers sont vides.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont confrontés à des attaques jihadistes très meurtrières qui provoquent des déplacements massifs de population.  Selon les ministres, les huit pays de l'Uemoa ont engrangé, en 2017, plus de 27,3 millions de tonnes de céréales et 24,5 millions de tonnes de tubercules. Mais, ces quantités sont insuffisantes pour nourrir toute leur population, d'après les experts.  L'Uemoa regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. En juin dernier, le bureau de l'Onu à Niamey avait déjà prévenu des effets des "attaques répétées des groupes armés non étatiques" entre le Mali et le Niger, ainsi que d'"une intensification depuis avril 2018" des "conflits intercommunautaires. Cette "situation" risque de "s'aggraver (...) alors que des membres des différentes communautés, en particulier les jeunes, risquent d'être recrutés par les groupes armés non étatiques", s'est inquiétée l'Onu.  

 

 


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.