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International (2846)

Les pays de l'Onu, à l'exception des Etats-Unis, ont approuvé, hier vendredi, la création d'un Pacte mondial non contraignant sur les migrations, affichant leur unité sur un sujet qui divise l'Europe et brouille Washington avec l'Amérique latine.

"Les migrants sont un moteur extraordinaire de croissance", a souligné le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, en saluant ce nouveau "Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulée". Celui-ci est "non contraignant, mais c'est un pas sans précédent pour accroître la coopération internationale", a-t-il ajouté.

Sous la houlette de deux co-facilitateurs, les ambassadeurs suisse Jurg Lauber et mexicain Juan José Gomez Camacho, les négociations ont duré 18 mois. Le Pacte sera formellement entériné lors d'une conférence internationale prévue au Maroc à la mi-décembre. Le document recense une série de principes - défense des droits de l'Homme, des droits des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale, etc. - et comprend un catalogue de mesures pour aider les pays à faire face aux migrations : améliorer l'information, mesures pour mieux intégrer les migrants, échange d'expertises... "Le Pacte mondial n'imposera rien à personne, mais il propose des solutions", résume Juan José Gomez Camacho. 

"Nous n'avons pas le choix d'accepter ou de rejeter les migrations. Elles sont là, surviennent partout dans le monde", avait relevé le président de l'Assemblée générale de l'Onu, le Slovaque Miroslav Lajcak, à l'ouverture des négociations. "On peut se mettre la tête dans le sable, se dire qu'on s'en occupera demain, que ce sera pour une autre génération, lors d'une autre crise. Ou alors agir, planifier, organiser un système et répondre à un phénomène mondial par une solution mondiale", avait-il déclaré.

Selon Antonio Guterres, 60.000 migrants sont décédés depuis 2000 en mer, dans le désert ou ailleurs, et il n'était plus possible de continuer à ne rien faire. Le document, qui fait quelque 25 pages, entend "accroître la coopération sur les migrations internationales dans toutes leurs dimensions" et aussi combattre les trafics d'êtres humains comme ceux constatés en Libye.

(AFP)

Le président camerounais Paul Biya, 85 ans dont 35 au pouvoir, a annoncé, hier vendredi, sur Twitter, sa candidature à un septième mandat consécutif à la tête du pays lors de l'élection prévue le 7 octobre."Je serai votre candidat à la prochaine élection présidentielle", a écrit le chef de l'Etat sur son compte Twitter, se disant "conscient des défis que nous devons ensemble relever pour un Cameroun encore plus uni, stable et prospère".

Le président camerounais a affirmé que sa candidature était une réponse à des "appels incessants" de ses "compatriotes du Cameroun et de la diaspora".

Depuis plusieurs mois, ses soutiens le présentaient comme le "candidat naturel" de la majorité.

D'autres candidats à la présidentielle sont déjà déclarés, parmi lesquels Joshua Osih, du Social democratic front (Sdf), principal parti d'opposition, l'avocat et ancien vice-président de Transparency International Akere Muna, et le président du parti Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) Maurice Kamto.

L'élection présidentielle se déroulera dans un contexte sécuritaire tendu : les incursions du groupe jihadiste nigérian Boko Haram se poursuivent dans le Nord du pays, et les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont le théâtre d'un conflit meurtrier entre l'armée et des séparatistes radicaux.

Jeudi, le convoi du ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, a été attaqué à Kumba, dans le Sud-Ouest. Quatre militaires et un journaliste ont été blessés et plusieurs assaillants tués lors de cet attaque.

Depuis fin 2017, des séparatistes armés, éparpillés en divers groupes, s'en prennent sans relâche aux forces de l'ordre et de sécurité, mais aussi aux symboles de l'administration comme les fonctionnaires, qu'ils enlèvent, et les écoles, qu'ils incendient.

(AFP)

Un imam d'Abidjan, incarcéré pour "terrorisme" depuis une semaine à la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan, a fait "l'apologie du jihadisme", a annoncé, hier, le procureur de la République, Richard Adou. "L'imam Aguib Touré est poursuivi pour des faits de xénophobie, d'incitation à la haine, d'apologie du jihadisme. Une information judiciaire a été ouverte, le dossier est devant un juge d'instruction" a expliqué M. Adou, lors d'une conférence de presse.

Le guide religieux est accusé d'avoir "appelé les musulmans à ne pas inscrire leurs enfants dans les écoles chrétiennes ou protestantes" et a affirmé "qu'aucun gendarme n'ira au paradis", à travers ses sermons, largement diffusés sur les réseaux sociaux.

L'imam, en "détention provisoire", risque "cinq à dix ans" de prison, selon le parquet.

Auparavant, Me Souleyamane Diallo, son avocat, avait fait état de son arrestation "le 3 juillet après un séjour dans les locaux des renseignements généraux ». « Il a été présenté le 9 juillet à un juge qui l'a formellement inculpé pour terrorisme, attentat à la sureté, incitation à la révolte. Ses inculpations l'ont profondément meurtri, il répugne les actes de terrorisme", a souligné Me Diallo.

La Côte d'Ivoire a été frappée en mars 2016 par un attentat qui a fait 19 morts dans la station balnéaire de Grand-Bassam, où des jihadistes ont ouvert le feu sur la plage et les terrasses d'hôtels et de restaurants.

(AFP)

Le Conseil de sécurité des Nations unies a imposé un embargo sur les armes au Soudan du Sud et des sanctions contre deux responsables militaires, alors que le pays est en guerre civile depuis près de cinq ans. La résolution, présentée par les Etats-Unis, a été adoptée, de justesse, par neuf pays membres de la plus haute instance de l'Onu. La Russie, la Chine et quatre autres nations se sont abstenues.

Les Etats-Unis ont mené une pression intense pour obtenir les votes nécessaires pour faire adopter cet embargo, après avoir échoué en 2016 à convaincre le Conseil de soutenir la mesure et de couper l'afflux des armes au Soudan du Sud.

"Ce sont des armes que les groupes armés ont utilisées pour tirer sur des pères devant femme et enfants, pour braquer les convois d'aide alimentaire ou pour attaquer des femmes et des filles", a dit l'ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikki Haley, devant les membres du Conseil avant le vote.

(AFP)

Le chef de la délégation de l'Union européenne (Ue) en Israël va être convoqué au ministère des Affaires étrangères, a indiqué, hier, le bureau du Premier ministre israélien qui l'accuse d'ingérence dans le vote d'un projet de loi controversé au Parlement.

"Benjamin Netanyahu a donné comme instruction au directeur général du ministère des Affaires étrangères de convoquer l'ambassadeur de l'Ue en Israël (Emanuele Giaufret) pour lui exprimer la réprobation d'Israël et son intention de prendre des mesures supplémentaires", a affirmé le bureau du Premier ministre dans un communiqué.

La polémique est liée à un projet de loi très critiqué en Israël qui permettrait à des localités d'être réservées aux juifs.


Présenté par le parti de droite de M. Netanyahu, le Likoud, ce texte s'il était adopté définitivement pourrait permettre à ces localités d'exclure la présence d'Arabes israéliens, les descendants des Palestiniens chassés de leurs terres à la création d'Israël.

M. Netanyahu souhaite que ce projet de loi, adopté en première lecture en mai, puisse être voté définitivement avant que le Parlement achève sa session d'été en juillet.
Fait rare en Israël où les présidents interviennent rarement dans le débat politique, le chef de l'Etat, Reuven Rivlin, a critiqué, mardi, ce texte, estimant qu'il "pourrait porter atteinte au peuple juif dans le monde et à Israël". Le procureur général du pays est également opposé à ce projet législatif.

Selon des médias israéliens, des diplomates européens auraient fait valoir auprès de députés israéliens que ce texte a un caractère discriminatoire contraire à tous les principes de la démocratie.

M. Netanyahu a reproché aux Européens d'intervenir "dans le vote des lois", d’après le texte publié par ses services. "Apparemment, ils n'ont pas compris qu'Israël est un Etat souverain", a-t-il déploré.

AFP

 

AFP - Quinze partis de l'opposition mauritanienne ont conclu un accord prévoyant des désistements automatiques au second tour et une campagne commune pour les élections législatives et locales de septembre, a annoncé, hier, à l'AFP, leur porte-parole, Moussa Fall.

Cette coalition réunit les dix partis du Forum national pour la démocratie et l'unité (Fndu), opposition radicale), le Rfd (Rassemblement des forces démocratiques) de l'opposant historique Ahmed Ould Daddah, et quatre autres petits partis, dont Assawab, aux orientations baassistes (nationaliste arabe), qui a récemment fait alliance avec l'aile politique de l'Ong anti-esclavagiste Ira.

Se baptisant "opposition démocratique", ces partis "ont signé, mercredi soir, un accord politique qui leur permet de faire alliance face au pouvoir à travers des reports de voix automatiques" aux législatives, municipales et régionales du 1er septembre, a précisé M. Fall.

Les responsables de l'Ira (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste), Ong non reconnue qui dénonce la persistance de pratiques esclavagistes en Mauritanie, avaient déposé une demande de création de parti politique qui a été rejetée par le ministère de l'Intérieur."Nous comptons beaucoup sur le ras-le-bol général qui caractérise la scène politique du fait des agissements du régime que nous condamnons et qui, sans doute, favorisera les candidatures de l'opposition démocratique", a indiqué M. Fall, estimant possible de "réaliser des surprises".

Les 15 partis "feront campagne commune en faveur de tous les candidats de la coalition", a-t-il précisé, ajoutant qu'à Nouakchott, des "listes communes sont en confection actuellement entre plusieurs partis du Fndu notamment".
"Pour le reste du pays, l'opposition restera flexible, les coalitions de listes devant se faire suivant les conditions locales et la présence de chaque parti dans les villes ciblées", a-t-il poursuivi.

AFP - A quelques mois d'élections locales et à deux ans de la présidentielle, une crise politique a éclaté au sein de la coalition au pouvoir en Côte d'Ivoire à l'occasion d'un remaniement ministériel, mais qui ne devrait pas aller jusqu'à la rupture, selon des analystes.

Le soir même du premier conseil des ministres du nouveau gouvernement, mercredi, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci), un des deux grands partis de la coalition au pouvoir, a révélé qu'il n'avait pas été consulté pour le choix des ministres, alors que le cabinet compte une douzaine de membres issus de ses rangs.

Le président du Pdci, Henri Konan Bédié, "n'a été ni  consulté ni informé pour la formation de ce nouveau gouvernement". "Le Pdci marque son étonnement qu'Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire, élu comme candidat unique sous la bannière du Rhdp, ait formé un gouvernement sans consulter le président" Bédié, a commenté le mouvement dans un communiqué.
Le président Ouattara avait pourtant réfuté toute tension dans la majorité, dans une déclaration devant le conseil des ministres.

"J'entends ici et là qu'il y a des tensions au niveau politique, cela n'est pas vrai". "La Côte d'Ivoire a fait des progrès inimaginables au cours des sept dernières années. Je demande que cela se poursuive dans l'union, et c'est ce qui justifie la composition de ce gouvernement", avait-t-il déclaré.

L'enjeu de la crise : le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) et l'élection présidentielle de 2020. Le Rhdp est la coalition électorale formée depuis 2005 par le Pdci et le Rassemblement des Républicains (Rdr), le parti de M. Ouattara. Ce dernier veut transformer le Rhpd en un véritable parti politique, unifiant les deux formations, Pdci et Rdr, avant le scrutin présidentiel de 2020.

Le Pdci refuse d'aller au parti unifié tant que le Rdr ne s'engagera pas à soutenir un candidat unique issu du Pdci en 2020.
En effet, le Pdci a soutenu deux fois la candidature victorieuse d'Alassane Ouattara, aux élections présidentielles de 2010 et 2015, et il exige maintenant la réciprocité.

 

AFP - Donald Trump est arrivé, hier jeudi, au Royaume-Uni, accueilli par les huées de manifestants opposés à sa venue, et a déjà mis les pieds dans le plat en critiquant Theresa May au sujet du Brexit.

Interrogé à Bruxelles à l'issue d'un sommet de l'Otan, le président américain a dit douter que les propositions de la Première ministre britannique sur la future relation commerciale avec l'UE, exposées hier, correspondent au vote des Britanniques en faveur d'un départ de l'UE.

"Je ne sais pas si c'est ce pour quoi ils ont voté. Les gens ont voté pour rompre" les liens avec l'UE, a commenté le président américain. Theresa May a répliqué en disant que les propositions du gouvernement "répondent au vote des Britanniques".

La visite de Donald Trump va porter en particulier sur les liens commerciaux avec Londres, qui souhaite ardemment signer un accord de libre-échange avec Washington après le Brexit prévu fin mars 2019.
Évoquant une "relation spéciale avec les Etats-Unis", malgré une série d'accrocs depuis l'arrivée au pouvoir du milliardaire, Mme May compte "entamer des discussions" sur la manière de façonner "un partenariat commercial renforcé, ambitieux et durable".

L'ambassadeur des Etats-Unis au Royaume-Uni, Woody Johnson, a assuré que M. Trump voulait "conclure un accord bilatéral", et "vite". 
Une autre manifestation, cette fois hostile au président américain, a rassemblé quelques centaines de personnes, dans la soirée, devant Winfield House, résidence de l'ambassadeur des Etats-Unis dans Regent's Park, à Londres, où

Donald Trump passera sa première nuit au Royaume-Uni avec son épouse Melania.

Pendant plus d'une heure et demie, les manifestants ont fait le maximum de bruit possible pour dénoncer les politiques de M. Trump en matière migratoire, climatique ou d'armement, équipés de casseroles, sifflets, mégaphones ou crécelles.

AFP - Des milliers de partisans de l'opposition ont manifesté, hier, à Harare, pour mettre en garde le gouvernement contre toute velléité de fraude lors des élections générales prévues le 30 juillet, les premières de l'après Robert Mugabe au Zimbabwe.

"Nous voulons que cette élection se déroule de façon transparente", a lancé à la foule Nelson Chamisa, le dirigeant du Mouvement pour un changement démocratique (Mdc) à l'origine du rassemblement. "Notre position est parfaitement claire. Nous ne participerons pas à une élection dont nous ne savons pas comment elle est organisée", a-t-il menacé. Et d’ajouter : "nous devons parvenir à un accord (avec le régime) sur son organisation". La question des listes électorales fait l'objet, depuis longtemps, d'une vive controverse au Zimbabwe, où elles sont accusées d'avoir été au cœur des fraudes qui ont entaché de nombreux scrutins sous le règne de Robert Mugabe. Au pouvoir depuis 1980, l'ancien chef de l'Etat a été contraint à la démission en novembre dernier, lâché par l'armée et son parti, la Zanu-Pf. Son ancien vice-président Emmerson Mnangagwa lui a succédé dans la foulée.

Candidat à la présidentielle, M. Mnangagwa a promis à de multiples reprises que les scrutins présidentiel et législatif du 30 juillet seraient "libres, transparents et honnêtes".
Mais, l'opposition en doute. Selon elle, les nouvelles listes électorales souffrent de nombreuses irrégularités et le processus d'impression des bulletins de vote manque de transparence.

AFP - Le réchauffement de la planète peut-il favoriser les conflits et est-ce au Conseil de sécurité de l'Onu de s'emparer du sujet ? Oui, répondent certains de ses membres, non rétorquent d'autres.

Ce "sujet sensible" a fait l'objet d'un vaste débat, hier, au sein de la plus haute instance de l'Onu. En soi, son organisation est déjà un "succès", estime son organisateur, la Suède, même si aucune déclaration consensuelle ni mesures concrètes n'étaient prévues.

Le dernier débat sur le lien climat et sécurité remonte à 2011 et l'Onu n'a abordé la question qu'à trois reprises dans son Histoire.

Les pays critiques, Russie et Chine, entre autres, craignent l'ingérence, la menace de sanctions, et sont davantage dans une logique de gestion de conflit pour le Conseil de sécurité.
"L'Onu doit respecter le principe de répartition des tâches", a ainsi fait valoir l'ambassadeur russe adjoint à l'Onu, Dmitry Polyanskiy. En reconnaissant que "les changements climatiques sont une menace majeure", il a rappelé que "le Conseil de sécurité ne disposait pas d'expertise" spécifique sur le sujet qualifié "d'abstrait". Selon lui, en parler "crée des illusions, c'est trompeur et dangereux".

Les partisans d'une gestion par le Conseil, notamment les Etats victimes d'ouragans, de manque d'eau, ou les Européens, dont la France où a été signé en 2015 un accord pour limiter à 2 degrés le réchauffement climatique, estiment qu'elle doit être inscrite à son agenda. Cette gestion ne peut être laissée uniquement à des instances subalternes ou à l'Assemblée générale, sans pouvoir contraignant, estiment-ils.

"On a besoin de solutions pour les gens sur le terrain" et "vous devez considérer les changements climatiques comme des risques sécuritaires", a lancé, lors du débat, Hindou Ibrahim, représentante de l'Ong International Indigenous Peoples' Forum on Climate Change. Sans notes, son discours se voulait percutant. La question ne devrait pas être de "survivre" mais de "vivre", a-t-elle asséné.

AFP - Le Conseil d'État du Burkina Faso a annulé des sanctions contre des magistrats, limogés ou punis pour "manquement à l'éthique et à la déontologie", dans une décision publiée, hier.
Le Conseil d'État a prononcé "l'annulation" des sanctions décidées par le Conseil supérieur de la magistrature "pour vice de forme".

Deux hauts magistrats, la présidente de la Cour de cassation, Thérèse Traoré, et son procureur général, Armand Ouédraogo, avaient été mis à la retraite d'office, tandis qu'un troisième avait été révoqué. Six autres magistrats avaient été rétrogradés, sept abaissés d'échelons et deux blâmés, par le Conseil supérieur de la magistrature.Ces sanctions faisaient suite à "des présomptions graves de violation des règles d'éthique et de déontologie ayant jeté le discrédit sur l'institution judiciaire" qui pesaient sur 34 magistrats. Quinze avaient été mis hors de cause.

Élu en novembre 2015, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré avait annoncé, lors de sa campagne électorale, faire de la lutte contre la corruption une priorité de son mandat. En février, quatre magistrats, accusés par une commission d'enquête de "monnayer" leurs services, avaient déjà été sanctionnés pour "manquement à l'éthique".

 

AFP - Les fonctionnaires de Guinée-Bissau ont marché, hier, à Bissau, pour exiger du gouvernement une hausse du salaire minimum et de meilleures conditions de vie, a constaté un journaliste de l'Afp.

La marche a réuni environ un millier de personnes, à l'appel de l'Untg, la centrale la plus représentative dans la fonction publique, avec 8.000 membres sur quelque 13.000 fonctionnaires. La manifestation est partie de la périphérie de Bissau pour aboutir au centre-ville, sur deux kilomètres.

Les manifestants ont scandé des slogans comme "à bas les députés payés pour ne rien faire". "Nous exigeons des salaires dignes et de meilleures conditions", pouvait-on lire sur des pancartes."Il est inacceptable que le gouvernement augmente les salaires des ministres et députés alors que les autres serviteurs de l'Etat traînent des salaires de misère", a déclaré le secrétaire général de l'Untg, Julio Antonio Mendoça.Les salaires des députés sont passés de 650.000 FCfa à 850.000 FCfa (d'environ 990 à 1.295 euros) fin mai, selon des sources parlementaires qui ont également fait état d'une dotation d'un véhicule 4X4 à chacun des 102 législateurs.     Une augmentation salariale des ministres n'a pas été officiellement confirmée. L'Untg réclame un relèvement du salaire minimum de 19.200 FCfa (environ 29 euros) à 59.000 FCfa (près de 90 euros) et de meilleures conditions de travail. "Nous allons continuer notre revendication jusqu'à avoir gain de cause", a ajouté M. Mendoça.Pour obtenir satisfaction, l'Untg a organisé, depuis un mois et demi, cinq mouvements de protestation dont une grève de trois jours, du 26 au 28 juin derniers.

"Les revendications des agents de l’Etat sont justes mais la méthode utilisée pour les faire (satisfaire) n'est pas appropriée car ce gouvernement n'a pas les moyens de prendre en charge leurs revendications. Il a été formé pour organiser des élections et expédier les affaires courantes", a affirmé à la presse le Premier ministre, Aritides Gomes, la semaine dernière.

 

AFP - Des milliers de personnes ont marché, hier, à Conakry, contre l'augmentation de 25 % du prix du carburant à la pompe, après l'échec de négociations entre les syndicats et le gouvernement guinéens, selon un journaliste de l'Afp et les syndicats.

Au moins 10.000 personnes, selon les organisateurs de cette "marche de la colère", 5.000 à 6.000, d’après la police, ont protesté contre cette hausse, en vigueur depuis le 1er juillet dernier.
Afin d'empêcher les véhicules d'entrer ou de sortir de la capitale, des jeunes ont dressé des barricades en banlieue de Conakry, où des pneus  ont été brûlés sur la chaussée, selon des témoins et la police.

Cette manifestation constitue  "un premier avertissement à l'autorité qui doit comprendre que le peuple ne se laissera pas faire et qu'il n’est pas là pour payer les factures de la mauvaise gouvernance du régime", a affirmé à l'Afp Abdouramane Sanoh, un responsable de la coalition d'Ong de la société civile à l'initiative de la marche.

La rencontre, lundi soir, entre l'intersyndicale Cntg-Ustg (Confédération nationale des travailleurs de Guinée-Union syndicale des travailleurs de Guinée) et le gouvernement s'est soldée par un échec, d’après les syndicats. Le gouvernement a appelé à de nouvelles négociations, demain jeudi.

"Tant que le gouvernement ne revient pas sur sa décision d'augmentation du prix du carburant à 8.000 Gnf (francs guinéens, 75 centimes d'euros) comme il l'était avant le 30 juin, nous n'irons plus à la table des négociations", a déclaré à la presse le secrétaire général adjoint de la Cntg, Abdoulaye Camara.

"Nous donnons au gouvernement trois jours (de mercredi à vendredi, Ndlr) pour qu'il ramène le prix du litre du carburant à 8.000 GNF, sinon nous allons déclencher la semaine prochaine une grève générale illimitée sur toute l'étendue du territoire national", a-t-il ajouté.

Le gouvernement justifie cette augmentation par la hausse des cours mondiaux du pétrole, faisant valoir que le maintien du carburant à 8.000 francs guinéens a coûté au budget de l'Etat plus de 70 millions d'euros au cours des neuf derniers mois et alimente un trafic vers des pays voisins où le carburant est plus cher.

Avant les élections municipales et régionales prévues en septembre, selon une source proche de la présidence, et surtout deux ans avant l'élection présidentielle qui mobilise déjà toute la scène politique, le Rassemblement des Républicains (Rdr) du président Ouattara cherche à élargir ses soutiens, faute d'un accord avec son grand allié, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci), pour former un parti unifié.
Le président a reconduit à leurs postes les barons du Rdr : Amadou Gon Coulibaly comme Premier ministre, Hamed Bakayoko ministre de la Défense, Marcel Amon Tanoh aux Affaires étrangères, et Kandia Kamara, la secrétaire générale du Rdr, à l'Education Nationale.

Albert Toikeuse Mabri, président de l'Union pour la Démocratie et la Paix en Côte d'Ivoire (Udpci) - qui compte six députés à l'Assemblée -, est de retour au cabinet, avec le portefeuille de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et comme numéro quatre du gouvernement dans l'ordre protocolaire.

M. Toikeuse et son parti se sont prononcés en mai pour la formation du parti unifié, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (Rhdp), voulu par le président Ouattara. Il avait été éjecté du gouvernement en 2016 pour avoir refusé une alliance électorale avec le Rdr.

M. Ouattara a gardé au gouvernement les ministres Pdci qui se sont déclarés favorables au Rhdp, au premier rang desquels Kobenan Kouassi Adjoumani qui avait lancé, il y a une semaine, un mouvement dissident à l'intérieur de son parti, voulant rassembler les pro-Rhdp. M. Adjoumani conserve son portefeuille des Ressources animales et halieutiques.

Le gouvernement voit l'entrée notable d'un vice-président du Pdco, Eugène Aouélé Aka, comme ministre de la Santé.

Le président du Pdci, Henri Konan Bédié (président de la République de 1993 à 1999), s'oppose, ainsi que la majorité des militants de son parti, à la constitution du parti unifié, ce qui provoque une crise au sein de la coalition au pouvoir.

M. Bédié réclame à M. Ouattara un retour d’ascenseur pour la présidentielle de 2020 : que le Rdr soutienne un candidat unique issu du PDCI, après que le PdciI a soutenu M. Ouattara aux scrutins de 2010 et de 2015. Mais, le Rdr s'y refuse.

 

AFP - L'insécurité aggrave la situation alimentaire et nutritionnelle dans le Sahel, notamment dans plusieurs pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), ont alerté, lundi, à Niamey, les ministres de l'Agriculture de cet espace de 112 millions d’habitants.

Les ministres "sont préoccupés par la situation alimentaire et nutritionnelle (...) aggravée par l'insécurité civile persistante dans le bassin du lac Tchad, le Liptako Gourma (région à cheval sur le Niger, le Burkina Faso et le Mali) et dans le centre du Mali", ont-ils indiqué dans un communiqué à l'issue d'une réunion à Niamey.

Ils se sont surtout alarmés de la situation "d'environ 3,5 millions de personnes" vivant "en insécurité alimentaire" au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Sénégal, "qui ont besoin d'une assistance alimentaire inconditionnelle immédiate" entre "juin et août", période de "soudure". La "soudure" est la période entre la fin de la consommation de la récolte de l'année précédente et l'arrivée de la prochaine récolte, pendant laquelle les greniers sont vides.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont confrontés à des attaques jihadistes très meurtrières qui provoquent des déplacements massifs de population.  Selon les ministres, les huit pays de l'Uemoa ont engrangé, en 2017, plus de 27,3 millions de tonnes de céréales et 24,5 millions de tonnes de tubercules. Mais, ces quantités sont insuffisantes pour nourrir toute leur population, d'après les experts.  L'Uemoa regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. En juin dernier, le bureau de l'Onu à Niamey avait déjà prévenu des effets des "attaques répétées des groupes armés non étatiques" entre le Mali et le Niger, ainsi que d'"une intensification depuis avril 2018" des "conflits intercommunautaires. Cette "situation" risque de "s'aggraver (...) alors que des membres des différentes communautés, en particulier les jeunes, risquent d'être recrutés par les groupes armés non étatiques", s'est inquiétée l'Onu.  

 

 

La Corée du Nord a qualifié, samedi, de méthodes de "gangster" la façon dont les Etats-Unis négocient le désarmement nucléaire, alors que le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo qui a passé deux jours à Pyongyang a pourtant jugé ces discussions "très productives".

Après ce rendez-vous en Corée du Nord, M. Pompeo est arrivé samedi soir, à Tokyo pour une série de rendez-vous afin d'expliquer aux principaux alliés de Washington en Asie les résultats de son troisième voyage à Pyongyang.

Tôt hier matin, le secrétaire d'Etat a rencontré le chef de la diplomatie nippone, Taro Kono, une discussion à l'issue de laquelle il a tweeté : "Réunion constructive avec le ministre japonais des Affaires étrangères, ce matin, pour parler de l'alliance américano-japonaise, pierre angulaire de la stabilité régionale, et maintenir la pression maximale sur la Corée du Nord".

M. Pompeo, qui doit encore notamment s'entretenir avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, puis participer à une réunion trilatérale avec les ministres des Affaires étrangères japonais et sud-coréen, n'a encore rien dit des propos tenus entre-temps par la Corée du Nord.

Il venait, en effet, de quitter Pyongyang pour Tokyo quand le ministère nord-coréen des Affaires étrangères s'est empressé de critiquer l'attitude "extrêmement regrettable" des Etats-Unis pendant les discussions. Selon le régime, la partie américaine a violé l'esprit de l'accord conclu, le 12 juin, à Singapour, entre les dirigeants américain, Donald Trump, et nord-coréen, Kim Jong-un. Le ministère a dénoncé des "demandes unilatérales et avides" des Américains en vue d'une dénucléarisation.

"Les Etats-Unis commettent une erreur fatale s'ils considèrent que la République populaire démocratique de Corée se doit d'accepter (...) des demandes qui reflètent leur état d'esprit de gangster", avertit le régime via l'agence officielle nord-coréenne Kcna. Pyongyang a mis en avant le fait qu'il avait déjà détruit un site d'essais nucléaires - une concession que M. Trump avait saluée comme une victoire pour la paix - et déploré que M. Pompeo se soit montré peu disposé à en faire de même avec les concessions américaines.

Les Nord-Coréens considèrent l'ordre unilatéral de Trump de suspendre les manœuvres militaires américano-sud-coréennes comme une concession cosmétique et "hautement réversible" et regrettent que les négociateurs américains n'aient "jamais mentionné" la fin de la guerre de Corée en 1953.

En privé, les diplomates américains estiment que la réaction nord-coréenne est une tactique de négociation. Mais, après deux jours d'amitié théâtrale à Pyongyang, cette attitude semble marquer un retour à la position traditionnelle du Nord.

AFP

Le Niger va continuer à servir de pays de transit pour les demandeurs d'asile, notamment acheminés de Libye voisine par l'Onu, a indiqué, samedi, le président nigérien Mahamadou Issoufou. 

"Nous sommes un peuple ouvert à l’hospitalité, nous sommes un peuple généreux. Nous accueillerons les gens qui sont en difficulté, qui sont dans le désarroi.  C’est la tradition de notre pays", a déclaré le président Issoufou à l’issue d'un entretien avec une délégation de l'Onu conduite par sa vice-secrétaire générale, Mme Amina Mohamed. "L'essentiel, c'est que les gens ne restent pas longtemps au Niger. Il faut que le transit au Niger se passe très vite, que le temps soit minimal. C’est la seule condition que nous posons", a expliqué M. Issoufou devant la presse.

M. Issoufou a salué "la bonne collaboration" avec l'Union européenne dans la lutte contre la migration clandestine, mais jugé "pas suffisant" le fond fiduciaire d'1,8 milliard d'euros mis en place par l'Ue pour son pays. "C'est une goutte d'eau dans les besoins de financement", a-t-il noté.

Le chef de l'Etat a également relevé la "bonne collaboration" avec le Haut commissariat de l'Onu aux réfugiés (Hcr) qui achemine, à Niamey, des réfugiés bloqués en Libye, en attentant un pays d'accueil. Selon le Hcr, il s'agit de personnes réfugiées "vulnérables" et vivant surtout dans des camps de "détention" libyens. Fin juin, le Haut commissaire de l'Onu aux réfugiés, Filippo Grandi, en visite à Niamey, a demandé aux pays européens d'accélérer les procédures de départs des pays de transit des réfugiés qu'ils ont décidé d’accueillir sur leur sol.

"Il faut que ces gens partent du Niger", avait-il souhaité. Or, "en six mois", seules "200 personnes" sont parties du Niger, alors que "1.200" autres viennent à peine d'arriver de Libye, avait-il dit.

AFP

L’Italie et la Libye ont convenu, samedi, de réactiver leur traité d'amitié signé en 2008, lequel permet le refoulement de migrants en territoire libyen, à l'occasion de la première visite, à Tripoli, du chef de la diplomatie italienne Enzo Moavero Milanesi.

Le traité, signé par les ex-dirigeants des deux pays, Mouammar Kadhafi, renversé par une révolte populaire et tué en 2011, et Silvio Berlusconi, avait marqué la fin de 40 ans de relations tumultueuses entre la Libye et son ancien colonisateur. Mais, il avait été suspendu en février 2011 après le début de la révolte libyenne.

Il prévoit des investissements italiens de cinq milliards de dollars en Libye en compensation de la période coloniale. En contrepartie, la Libye s'engage à limiter l’immigration clandestine depuis ses côtes. Le traité permettait notamment le refoulement en Libye des migrants partis de ce pays, une clause dénoncée par les défenseurs des droits de l'Homme.

"Nous nous sommes mis d'accord sur la réactivation du traité d'amitié italo-libyen de 2008", a déclaré le ministre libyen des Affaires étrangères Mohamad Siala lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue italien dans la capitale libyenne, Tripoli.

M. Milanesi a, lui, jugé ce traité "important et prometteur".

Les deux ministres n'ont pas précisé si le texte allait être amendé ou réactivé tel quel. Selon le ministre italien, avec ce pacte, "toutes les conditions sont réunies pour travailler main dans la main en vue d'appuyer le processus de stabilisation, la sécurité et l'unité de la Libye".

Il a ajouté que la Libye "partageait avec l'Union européenne la responsabilité et le devoir de faire face aux flux de migrants". "La coopération entre la Libye, l'Italie et l'Ue est essentielle pour résoudre la question de l'immigration et éviter des drames humains" en Méditerranée, qui se sont multipliés ces dernières semaines au large de la Libye.

M. Milanesi a jugé "essentiel d'œuvrer dans les pays d'origine" des migrants pour les dissuader de tenter la traversée de la Méditerranée vers l'Italie, tout en soulignant l'importance d'aider la Libye à sécuriser ses frontières maritime et terrestre dans le Sud. Du temps de Kadhafi, des milliers de migrants traversaient les frontières sud longues de 5.000 km, notamment pour tenter la traversée de la Méditerranée vers l'Europe. La situation a empiré après la chute du dictateur, les passeurs profitant du chaos en Libye pour envoyer chaque année des dizaines de milliers de migrants à destination de l'Italie.

AFP

Le Nord-est du Nigeria, foyer de l'insurrection du groupe jihadiste Boko Haram, est entré dans une "phase de stabilisation post-conflit", a déclaré, hier, le président Muhammadu Buhari, malgré les attaques persistantes.

L'insurrection islamiste a dévasté la région depuis 2009, faisant au moins 20.000 morts et 2,6 millions de personnes ont dû quitter leur foyer, provoquant une grave crise humanitaire et alimentaire. Plus de 1,6 millions de déplacés ne peuvent toujours pas rentrer chez eux, selon les Nations unies. M. Buhari, son gouvernement et l'armée nigériane ont, à plusieurs reprises, insisté sur le fait que les djihadistes étaient au bord de la défaite, malgré de nombreuses preuves prouvant le contraire.

Mais, sa dernière déclaration va plus loin, insistant sur la fin totale des hostilités. Selon lui, les combattants de Boko Haram, dont une faction est affiliée au groupe Etat Islamique, se rendent désormais "volontairement".
L'ancien général s'adressait, jeudi, aux troupes postées dans la ville de garnison de Monguno, à 140 kilomètres de la capitale de l'Etat de Borno, Maiduguri.

"Il est évident que nous sommes dans une phase de stabilité post-conflit qui a été rendue possible grâce au bon travail de nos forces armées", a-t-il déclaré.

M. Buhari, arrivé au pouvoir il y a trois ans et candidat à sa propre succession pour la prochaine élection de février 2019, avait fait de la lutte contre Boko Haram l'une de ses priorités de mandat.

Bien que Boko Haram ne détienne plus de larges portions de territoire sur le sol nigérian, comme c'était le cas en 2015, les attentats-suicides et les raids restent une menace constante, en particulier pour les civils.

Le mois dernier, 43 personnes ont été tuées dans une vague d'attentats-suicides dans la ville de Damboa, à 90 km au sud-ouest de Maiduguri. Des soldats et des civils ont également été tués au Niger et au Tchad, pays frontaliers. "Au cours des sept derniers mois, alors que les hostilités se sont intensifiées dans le nord-est, plus de 130.000 personnes ont été déplacées, parfois pour la deuxième ou la troisième fois", notait l'Onu dans un rapport récent. Les villes et les villages endommagés et détruits par neuf années de combats manquent toujours d'abris, d'eau potable, d'installations sanitaires, de services basiques d'éducation et de santé. De plus, la situation sécuritaire reste instable.

(AFP)

La révision de la Constitution béninoise, souhaitée par le président Patrice Talon et autorisée, jeudi soir, par le Parlement, va être soumise à référendum, la majorité de députés nécessaire à son adoption n'ayant pas été atteinte dans la nuit de jeudi à hier.

Le principe de la révision avait été adopté, jeudi soir, par 62 des 83 députés (1 abstention), sachant qu'une majorité des trois quarts de la Chambre est nécessaire pour engager une modification de la Constitution béninoise.

Plus tard dans la nuit, les députés ont procédé au vote de la proposition de loi qui requiert les 4/5e, soit 66 députés. Mais, la majorité n'ayant pas dépassé les 62 voix pour, la modification de la Constitution sera soumise à un référendum.

Le vote du Parlement béninois, jeudi soir, a ouvert la voie à des propositions concrètes de modification de la Constitution. L'exécutif entend notamment consacrer l'amélioration de la représentativité des femmes au sein de l'Assemblée nationale, supprimer la peine de mort, instaurer une Cour des comptes et regrouper toutes les élections.

Le vote de jeudi est intervenu après des débats houleux au cours desquels les députés de la minorité parlementaire (opposition) se sont fortement opposés à ce projet. La question du regroupement des élections, avancée par ses défenseurs pour réduire les coûts, ne fait pas consensus, certains craignant que la durée des mandats soit allongée pour faire coïncider les scrutins.
"Il s'agit d'un piège", a dénoncé Valentin Djènontin, un des députés de l'opposition.

"Il n'y a rien de suspect dans ce qui est proposé", s'est défendu, au cours des débats, Barthélémy Kassa, député révisionniste.

"S'il est majoritairement admis que les élections sont trop fréquentes et reviennent trop cher au pays, il faut donc, dans une perspective d'élections générales, procéder à un alignement des différents mandats sur une même année", explique Souleymane Koto Yérima, politologue et spécialiste des questions électorales.

(AFP)

Les services de renseignements maliens ont arrêté, jeudi, à Bamako, une Malienne accusée d'aider les jihadistes à fabriquer des explosifs en leur fournissant de l'engrais, une première, a-t-on appris hier de sources de sécurité maliennes.

"Nous avons arrêté, jeudi, une dame qui aidait les jihadistes à fabriquer les explosifs et les mines en leur fournissant d'importantes quantités d'engrais. Elle savait à quoi était destiné l'engrais", a précisé à l'Afp une source de sécurité malienne.

La femme interpellée est originaire de Mopti, dans le centre du Mali, où des jihadistes ont mené de nombreuses attaques ces derniers mois, dont plusieurs avec des engins explosifs.

La quantité d'engrais livrée aux jihadistes n'a pas été précisée par les enquêteurs qui sont à la recherche "d'autres complices", a ajouté la même source de sécurité selon laquelle une telle arrestation est une première au Mali. "Nous n'avons pas encore la quantité d’engrais fournie. Mais, imaginez toutes les victimes des mines et explosifs ! La femme était en contact étroit avec le Front de libération du Macina (Flm) qui travaille sous la direction du touareg Iyad Ag Ghaly", a commenté une autre source sécuritaire malienne.

Le Flm est un groupe jihadiste apparu début 2015 et dirigé par un prédicateur radical malien, Amadou Koufa, un Peul. Il a fait allégeance à Iyad Ag Ghaly qui dirige le Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans (Gsim), principale alliance jihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda.

Sur une photo consultée par l'Afp et prise peu après son arrestation, cette femme de 34 ans, arrêtée et détenue à Bamako, apparaît élancée, le regard hagard et l'air apeuré.

(AFP)

Le président nigérian Muhammadu Buhari a décrété, hier, "l'état d'urgence contre la corruption", en ordonnant que les biens mal acquis soient gelés au Nigeria.

Le chef de l'Etat a révélé que des fonds publics qui auraient été volés par des personnes actuellement jugées ou visées par des enquêtes s'élevaient à 1,6 milliard de dollars (1,4 milliard d'euros), des montants qui permettraient de financer des projets gouvernementaux très utiles au pays. En signant un décret-loi pour restreindre les transactions portant sur des biens suspects, M. Buhari a répété que "si le Nigeria ne tuait pas la corruption, la corruption tuerait le Nigeria tôt ou tard".

Le nouveau décret-loi pour lutter contre les activités illicites, permettant de vendre des biens provenant d'activités criminelles, constitue un moyen effectif de lutter contre la corruption et ses effets, a-t-il ajouté. "En conséquence, le gouvernement a décrété l'état d'urgence pour affronter cette crise," a ajouté le président.

Le gouvernement nigérian intensifie les efforts dans la lutte anticorruption dans la perspective de l'élection présidentielle de 2019.

Le président Buhari, 75 ans, brigue un second mandat de quatre ans à la tête du premier producteur de pétrole africain, qui se relève difficilement d'une grave récession économique liée à l'effondrement des cours.

La lutte contre la corruption, l'un de ses principales promesses de campagne en 2015, a été saluée au début de son mandat, mais de nombreuses voix s'élèvent depuis pour dénoncer une chasse aux sorcières politique. Le pays reçoit des milliards de dollars en vendant son pétrole et son gaz depuis des décennies, mais la plupart de ses 180 millions d'habitants vivent dans la pauvreté. M. Buhari attribue cette situation à la corruption et estime que l'argent aurait pu être utilisé par l'Etat pour améliorer l'éducation, créer des emplois et construire des routes. Il s'est engagé à récupérer les deniers publics volés par les responsables officiels des précédents gouvernements et à faire preuve de transparence dans ces affaires.

Parmi les mesures prises par son gouvernement figurent des actions anti-fraude dans les banques et des actions contre l'évasion fiscale. Mais, des critiques l'ont accusé de chasse aux sorcières politique, la plupart des personnes visées par ces mesures ou jugées par les tribunaux étant des opposants.

AFP

Le Gabon a décidé de maintenir ses 444 soldats en Centrafrique où ils participent à la mission de maintien de la paix de l'Onu dans ce pays en conflit depuis cinq ans, indique un communiqué du gouvernement gabonais.

"Prenant acte des multiples sollicitations et appels du président (centrafricain) Faustin-Archange Touadéra (...) ainsi que du secrétaire général" de l'Onu, le gouvernement "a marqué son accord pour le maintien des troupes gabonaises au sein de la Minusca", la Mission de l'Onu en Centrafrique, indique ce communiqué publié mercredi soir.

Il le fait "au titre de la solidarité africaine et de l’excellence des relations d’amitié et de fraternité avec le peuple centrafricain", ajoute le texte. Le gouvernement précise qu'il "s'engage, par ailleurs, à participer à la réorganisation de l’armée centrafricaine en matière de formation, en accueillant des officiers de la dite armée dans les écoles militaires gabonaises".

En visite à Libreville, le 14 juin, le président Touadéra avait demandé à son homologue gabonais, Ali Bongo Ondimba, de maintenir ses troupes au sein de la Minusma. "Je suis venu dire à mon frère Ali que nous avons encore besoin de cette force dans notre quête de stabilité", avait alors déclaré M. Touadéra. En mars, à la suite de "problèmes d'équipement et d'abus sexuels", selon un responsable de l'Onu à l'époque, Libreville avait annoncé avoir décidé de retirer ses 444 soldats de la Minusca. Des enquêtes ont été lancées au Gabon et à l'Onu concernant les accusations contre des soldats gabonais d'abus sexuels ou de vente de munitions à une milice armée. Aucune n'a pour l'instant abouti. Présente en Centrafrique depuis 2014, l'Onu peine à trouver des Casques bleus à envoyer dans ce pays en conflit depuis 2013, où les violences restent quasi quotidiennes et où plus d'un quart de la population a dû fuir son domicile.
Des contingents népalais et rwandais doivent arriver, durant l'été, en Centrafrique, pour renforcer les 10.000 Casques bleus déjà présents.

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L'opposition en Guinée équatoriale a accueilli, hier, avec prudence, l'annonce d'une "amnistie totale" pour les prisonniers politiques et opposants par le président Teodoro Obiang Nguema, attendant maintenant des actes.

Gabriel Nse Obiang, chef de Citoyens pour l'innovation (Ci), principal parti d'opposition à Malabo, a déclaré à l'Afp qu'il attendait, d'ici à "demain ou samedi, la libération" des prisonniers politiques annoncée, la veille, par le président Nguema.

Affirmant qu'il accordait "beaucoup de valeur" au décret présidentiel, il a encouragé le chef de l'Etat à poursuivre "dans cette voie" de l'ouverture, mais a souhaité que l'amnistie soit "vraie" et non "un piège". Il attend donc que son parti, dissous en février, soit "automatiquement restauré". "Dans ce cas, nous sommes prêts à aller au dialogue" national prévu mi-juillet. Un autre parti d'opposition, Convergence pour la démocratie sociale (Cpds), a jugé "positif que soient libérés tous les prisonniers politiques (...) privés de liberté et de leurs droits de façon arbitraire". Dans un décret, lu mercredi à la télévision, le président Obiang, 76 ans, qui dirige sans partage son pays depuis 1979, a accordé "l'amnistie totale à tous les citoyens condamnés par les tribunaux (...) pour des délits politiques dans l'exercice de leur activité, purgeant ou non leur peine". Cette amnistie s'étend à toute personne "privée de liberté ou empêchée d'exercer son droit politique dans le pays".

L'objectif de l'amnistie est, selon le président Obiang Nguema, de "permettre une large participation de tous les acteurs politiques" à un dialogue national prévu du 16 au 21 juillet. Il s'engage à garantir "liberté" et "sécurité" à tous les participants à ce dialogue, auquel ont été conviés et seront présents, pour la première fois, la société civile, l'Eglise et la communauté internationale.

AFP

Un ancien vice-président et un ex ministre de Sierra Leone ont été arrêtés, hier, et accusés de corruption, a-t-on appris auprès du responsable de la Commission anti-corruption du pays.  Ces arrestations surviennent au lendemain de la remise d'un rapport accablant sur la "corruption rampante" sous le précédent gouvernement. Victor Bockarie Foh, qui était vice-président du chef de l'Etat sortant, Ernest Bai Koroma, et l'ancien ministre des Mines Minkailu Mansaray sont interrogés au siège de la Commission anti-corruption, a annoncé, hier à la presse, à Freetown, le chef de cette agence, Francis Ben Kaifala. "Nous avons inculpé l'ancien vice-président Victor Bockarie Foh de quatre chefs d'accusation pour mauvais usage de fonds publics", a souligné Francis Ben Kaifala. "Nous menons une guerre contre les responsables corrompus", a-t-il martelé. Mercredi, un rapport commandé par le nouveau pouvoir, dirigé par Julius Maada Bio, élu président en avril, avait dénoncé la "corruption rampante" sous la précédente administration qui avait conduit à la "quasi-faillite" du pays. Julius Maada Bio, un ancien militaire putschiste qui avait rendu le pouvoir à un président civil élu en 1996, a promis, lors de sa campagne, de lutter contre la corruption, après dix ans de pouvoir pour M. Koroma et son parti, le Congrès de tout le peuple (Apc).

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