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International (2856)

Le président Emmanuel Macron a exhorté, hier lundi, les pays ayant promis des contributions au profit de la force conjointe du G5 Sahel à matérialiser leurs engagements, tout en assurant que « le chemin parcouru » par la nouvelle organisation régionale antijihadiste était « satisfaisant ».

« Ce sur quoi il nous faut accélérer, ce sont les financements internationaux », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse commune avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, en visite à Paris, qui a, lui aussi, insisté sur la nécessité de recevoir les fonds. « Le financement de l'Union européenne nous a permis de payer des primes et des équipements mais nous devons accélérer sur les autres engagements qui avaient été pris à la fois en décembre à la Celle-Saint-Cloud et en février à la conférence de Bruxelles », en faveur de la force conjointe du G5 Sahel, regroupant le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad, a insisté M. Macron.

Le G5 Sahel a réactivé, en 2017, son projet de force conjointe, poussé par la France pour laquelle il a recueilli des promesses de financement de quelque 420 millions d'euros, notamment de la part de l'Arabie Saoudite, de l'Union européenne, de la France...

« Le chemin parcouru depuis un an est satisfaisant et doit maintenant se traduire par des résultats opérationnels », a poursuivi le président français. « Sur le terrain, aujourd'hui, nous n'avons pas accusé de retard. Il nous faut simplement accélérer pour qu'on puisse, à la fin de l'été, mener les opérations attendues, en particulier sur le fuseau central ». « Nous attendons le décaissement des ressources promises lors de la réunion de février », a renchéri le président Issoufou, en affirmant sans plus de précisions qu'« actuellement, au moment où je vous parle, une opération (de la force conjointe) est en cours, ceci avec les propres ressources des Etats ».
«Pour l'instant, on est sur le point d'avoir juste les ressources annoncées par l'Arabie Saoudite, qui serviront à acheter des équipements pour les différents bataillons», a-t-il déploré dans un entretien à la chaîne France 24, soit environ 100 millions d'euros.

AFP -

Le chef par intérim de l'ex-rébellion mozambicaine devenue opposition, la Renamo, a rejoint, hier, le maquis du centre du pays où s'était retranché le dirigeant historique du mouvement, Afonso Dhlakama, décédé il y a un mois.

Ossufo Momade s'est installé à Sofala, dans la forêt des montagnes de Gorongosa, a annoncé à la presse un porte-parole du parti, Alfredo Magumisse.
« Pendant son séjour à Gorongosa, Ossufo Momade aura pour mission de poursuivre le dialogue actuel (avec le régime) afin d'établir une paix réelle dans le pays », a ajouté M. Magumisse, cité par la radio nationale Radio Moçambique.
Afonso Dhlakama, qui a dirigé la Résistance nationale du Mozambique (Renamo) pendant trente-neuf ans, est décédé le 3 mai dernier à l'âge de 65 ans dans les montagnes de Gorongosa où il vivait retranché depuis 2015. Ancienne guérilla transformée en parti politique à la fin de la guerre civile (1976-1992), la Renamo avait repris les armes en 2013 pour dénoncer la mainmise du parti au pouvoir, le Front de libération du Mozambique (Frelimo), sur le pays.
M. Dhlakama avait, toutefois, récemment renoué le dialogue avec le président du pays, Filipe Nyusi. Le porte-parole de la Renamo dans la capitale, Maputo, Gilberto Chirindza, a précisé à l'Afp que l'installation de M. Momade visait à « accroître la coordination des activités » du mouvement.

AFP

«Inacceptable et irréalisable», selon l'opposition ivoirienne
AFP - Une coalition de l'opposition ivoirienne a affirmé, dimanche, à Abidjan, que l’idée d’un troisième mandat du président ivoirien Alassane Ouattara, dont le deuxième s'achève en 2020, est « anticonstitutionnelle, inacceptable et irréalisable », y voyant une « provocation ».

M. Ouattara a déclaré qu'il n'excluait pas un troisième mandat alors que la bataille pour sa succession a déjà commencé, dans un entretien à l'hebdomadaire Jeune Afrique.
« La nouvelle Constitution m’autorise à faire deux mandats à partir de 2020. Je ne prendrai ma décision définitive qu’à ce moment-là, en fonction de la situation de la Côte d’Ivoire. La stabilité et la paix passent avant tout, y compris avant mes principes », a déclaré M. Ouattara, interrogé sur la possibilité de se représenter.

« Cette déclaration désormais ouverte n’est que pure provocation contre le peuple ivoirien. L’idée d’un troisième mandat, le chef de l’Etat actuel le sait, est anticonstitutionnelle, inacceptable et irréalisable en Côte d’Ivoire », a dit le président de « Ensemble pour la démocratie et la souveraineté » (Eds), le Pr Georges Armand Ouégnin, dans un communiqué.
Eds est une coalition qui regroupe des partis politiques, des associations de la société civile et le Front populaire ivoirien (Fpi), le parti de l'ex-président Laurent Gbagbo. La plateforme, qui a été particulièrement active lors des protestations contre le nouveau Sénat dont l'élection a eu lieu en mars, demande surtout une nouvelle Commission électorale indépendante (Cei) avant tout nouveau scrutin et notamment avant la présidentielle de 2020.

Pour Eds, M. Ouattara « devrait donc se résoudre, dès maintenant, à la mise en place d’une Cei consensuelle pour des élections libres, justes et transparentes, élections auxquelles il ne peut se présenter en 2020, mais qui doivent être le gage d'une alternance démocratique et pacifique dans notre pays ».

Après avoir longtemps écarté cette possibilité, le président Ouattara estime désormais que le changement de Constitution de 2016, dont il est artisan, a remis tous les compteurs à zéro et que ses élections de 2010 et 2015 ne comptent pas.

Cette interprétation, qui est souvent diffusée par ses partisans, est largement remise en cause par l'opposition mais aussi par une grande partie de la communauté internationale.
De leur côté, certains observateurs estiment que le président utilise la « menace » de se représenter pour faire taire les querelles internes nées de la guerre de succession qui a déjà commencé.

 

Le gouvernement malien a jugé, hier, « mensongères et calomnieuses » les affirmations de l'opposition, qui lui a d'abord reproché d'avoir fait usage de « balles réelles » lors de manifestations, la veille, à Bamako, avant de réclamer une « enquête », à deux mois de la présidentielle.

Au lendemain de ces affrontements qui ont fait 25 blessés, selon une source hospitalière, le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, s'est inquiété de « l'évolution de la situation » au Mali, où il s'est rendu la semaine dernière.

« J'ai appris avec indignation », par un communiqué de l'opposition, « que mes services de sécurité ont tiré à balles réelles sur des manifestants, le samedi 2 juin 2018, regroupés devant le siège de l'Adp-Maliba », un parti d'opposition, a déclaré le Premier ministre malien, Soumeylou Boubeye Maïga. « Je démens formellement et avec vigueur cette affirmation mensongère et calomnieuse qui relève de l'affabulation et qui n'a d'autre but que de distraire le peuple et le gouvernement maliens des préoccupations du moment que sont la paix et la sécurité pour des élections transparentes, justes et crédibles », a-t-il ajouté dans un communiqué, en lançant un appel à la « responsabilité et la mesure des uns et des autres pour relever ensemble le défi des élections 2018 réussies, gage de stabilité » pour le Mali. « Personne parmi les blessés n'a passé la nuit à l'hôpital, aucun blessé par balle n'a été enregistré », a précisé le conseiller en communication du Premier ministre, Cheick Oumar Coulibaly, alors que, d’après l'hôpital Gabriel Touré de Bamako, « il y a eu 25 blessés admis aux urgences », mais aucun touché par balle.

Interrogé, hier, par l'Afp, le chef de l'opposition, Soumaïla Cissé, a réclamé « une enquête », après que son chef de cabinet, samedi, puis lui-même dans un communiqué, hier matin, ont affirmé que les services du Premier ministre avaient fait usage de « balles réelles » lors du passage de son convoi à proximité du siège de l'Adp, où les dirigeants de l'opposition s'étaient rassemblés.

Lors d'une conférence de presse aux allures de meeting, S. Cissé a dénoncé une « atteinte intolérable aux libertés fondamentales », arguant que l'opposition avait déjà organisé de grandes manifestations en dépit de l'état d'urgence, argument avancé par les autorités pour interdire les rassemblements, samedi.

« Il faut éviter absolument une crise électorale en instaurant le dialogue », a renchéri M. Cissé, 68 ans, candidat déclaré à la présidentielle, au cours de laquelle le président Ibrahim Boubacar Keïta, 73 ans, briguera un second mandat. L'opposition manifestera à nouveau le 8 juin pour « réclamer des élections transparentes et un accès équitable à l'Ortm », la radio-télévision publique, a-t-il déclaré.

AFP

Les présidents du Ghana et de la Guinée, « facilitateurs » dans la crise qui secoue le Togo depuis neuf mois, vont travailler à une nouvelle feuille de route qui servira de base aux prochaines négociations entre le pouvoir et l'opposition, a indiqué le président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao).

Des délégations de la Commission de la Cedeao et des présidents ghanéen Nana Akufo-Addo et guinéen Alpha Condé ont échangé, samedi, dans la capitale togolaise, avec la coalition de l'opposition et le parti au pouvoir, après deux mois de suspension du dialogue. « Nous avons eu des échanges avec les deux parties. L'objectif est de préparer les prochaines rencontres avec les deux chefs d'Etats facilitateurs. Après avoir écouté l'ensemble des parties, nous allons travailler sur un projet de feuille de route qui sera soumis aux deux chefs d'Etat. Et c'est cette feuille de route qui va servir de base pour les discussions qui auront lieu avec les deux facilitateurs », a déclaré à la presse Jean-Claude Brou, président de la Commission de la Cedeao. « Nous avons surtout noté l'engagement des deux parties à œuvrer et à poursuivre le dialogue en vue d'arriver à un accord », a-t-il souligné.

Les échanges se sont déroulés à huis clos dans un grand hôtel de Lomé. Les délégations de l'opposition et du pouvoir ont été reçues séparément. Depuis septembre, des dizaines de milliers de Togolais sont descendus à plusieurs reprises dans les rues à l'appel de la coalition de l'opposition pour demander l'application de la Constitution de 1992, qui implique une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels.

AFP

La police nigériane a invité, hier, le président du Sénat à se rendre dans ses locaux pour répondre aux accusations portées contre lui par un gang responsable d'une série de braquages au cours desquels 33 personnes ont été tuées.

« Le président du Sénat, Bukola Saraki, est invité par la police à répondre aux accusations portées contre lui par les cinq chefs du gang », qui ont affirmé avoir agi sur ses ordres, a déclaré le porte-parole de la police nigériane, Jimoh Moshood, dans un communiqué. Le président du Sénat est le troisième personnage le plus important de l'Etat au Nigéria, après le président Muhammadu Buhari et le vice-président Yemi Osinbajo. Il est comme eux membre du parti All Progressive Congress (APC), au pouvoir. B. Saraki a été, de 2003 à 2011, gouverneur de l'Etat du Kwara, où ont eu lieu les braquages en avril dernier. Au total, 22 suspects, dont les cinq chefs présumés du gang, ont été arrêtés pour leur participation aux braquages de six banques dans la ville d'Offa, le 5 avril.

« Ils ont aussi avoué avoir été équipés en armes à feu et en véhicules par le président du Sénat, ainsi que par le gouverneur de l'Etat du Kwara, Alhaji Abdulfatah Ahmed », a poursuivi le porte-parole.

AFP

Plus de douze migrants, qui tentaient de s'enfuir d'un camp en Libye où ils étaient détenus et torturés par des trafiquants, ont été abattus par balle par ces derniers, a dénoncé, hier vendredi, l'Onu.Cet événement s'est produit le 23 mai, dans la ville de Ban,i Walid, à 170 km au sud-est de Tripoli. « Les trafiquants d'êtres humains en Libye auraient tué plus d'une douzaine de personnes et blessé beaucoup d'autres après qu'un groupe d'environ 200 Erythréens, Ethiopiens et Somaliens, qui étaient maintenus en captivité, eurent tenté de s'évader », a indiqué le Haut-Commissariat de l'Onu pour les réfugiés (Hcr) dans un communiqué. L'agence de l'Onu précise que les migrants ont été tués par balle. « Les survivants ont dit avoir été torturés par les trafiquants -- certains avaient passé jusqu'à trois ans en captivité », a souligné le Hcr.

Des sources locales et des organisations internationales avaient fait état de cette évasion fin mai. Des associations locales, qui avaient pris les migrants en charge, avaient toutefois démenti les informations faisant état de morts, tout en dénonçant « les traitements inhumains » à l’encontre des migrants.

La ville de Bani Walid est un lieu de transit pour les migrants clandestins en route vers les côtes, plus au nord, et compte une vingtaine de centres illégaux de détention ou de regroupement de migrants, selon un responsable local.
Ces centres sont tenus par des milices qui enlèvent les migrants dans les villes et les torturent avant de téléphoner à leurs familles sommées de payer des rançons, selon des sources locales et des Ong. « Ce dernier incident mortel démontre, une fois de plus, l'énorme défi que représente la protection des réfugiés en Libye, où de nombreuses personnes fuyant la guerre et la persécution sont la proie de réseaux criminels », a relevé le Hcr.

AFP

Le Front national, parti d'extrême droite français, devient Rassemblement national sans pour autant abandonner la flamme de son logo, gage de ralliement des militants rétifs à ce changement de nom.

La nouvelle appellation, proposée par la présidente Marine Le Pen au congrès de mars, est censée marquer le point d'orgue de la refondation d'un parti débarrassé de son passé raciste et antisémite et désireux de trouver des alliés pour gagner. Mais les alliances tardent à voir le jour et la dédiabolisation n'est pas achevée. Consultés par courrier depuis le 9 mai, les militants du Fn devraient adopter le nouveau nom proposé par leur cheffe, qui annoncera les résultats du vote à Lyon (centre-est), hier soir, à l'issue d'un conseil national (parlement) élargi du parti. « Nous entendons rassembler et pas simplement être un front », a expliqué l'eurodéputé Nicolas Bay sur la chaîne parlementaire Lcp.
Les militants étaient très partagés sur le principe d'un changement d'appellation, mais le maintien de la flamme. « C'est le changement dans la continuité », ajoute le député du Nord Sébastien Chenu.

Pour Marine Le Pen, la référence, c'est le groupe parlementaire frontiste entre 1986 et 1988 appelé « Front national-Rassemblement national », qui comptait plusieurs députés de la droite classique.
Le Rn gardera l'emblème de la flamme, calque du logo du parti néofasciste italien Mouvement Social Italien (Msi), aujourd'hui disparu, dont s'est inspiré politiquement le Fn à ses débuts et qui l'a aidé financièrement, rappelle l'historienne Valérie Igounet.

De quoi rallier les 48% de récalcitrants qui avaient exprimé, dans un questionnaire à l'automne, leur opposition à un changement de nom. Une très large majorité de militants s'étaient en revanche dits attachés à la flamme, « identification » au parti et symbole des « combats » menés, disent les militants. « Ça a toujours été le dilemme du parti, essayer de s'ouvrir à la droite classique et, en même temps, garder le symbole d'un Fn qui n'est pas encore éteint », explique Mme Igounet.

AFP

 

Le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy, coulé par un scandale de corruption, a été renversé, hier, par le Parlement, après plus de six ans au pouvoir en Espagne, et remplacé par le socialiste Pedro Sanchez.

La motion de censure contre le dirigeant conservateur a été adoptée à une majorité de 180 députés sur 350. Un vote historique qui fait de M. Rajoy le premier chef de gouvernement victime d'une motion de censure depuis le rétablissement de la démocratie espagnole.  « Oui, c'est possible », ont lancé des députés du parti de la gauche radicale Podemos en saluant sa chute, tandis que leur chef Pablo Iglesias embrassait M. Sanchez. Investi par la Chambre, le leader socialiste doit encore prêter serment devant le roi Felipe VI.

Lors de sa première prise de parole après le vote, cet ancien professeur d'économie surnommé le « beau mec » a promis d'aborder avec « humilité tous les défis auxquels le pays fait face » en citant en particulier « l'urgence sociale » alors que le chômage et la précarité minent toujours le pays malgré l'insolente reprise économique.

Parti sans dire un mot au Parlement après avoir serré la main de M. Sanchez, M. Rajoy avait, lui, reconnu sa défaite, avant le vote et souligné « l'honneur - il n'y en a pas de plus grand - de gouverner l'Espagne », sous les applaudissements des députés de son Parti Populaire (Pp). Le sort de M. Rajoy s'est joué en à peine une semaine depuis le dépôt  par le Parti Socialiste (Psoe) de M. Sanchez de cette motion, au lendemain de l'annonce de la condamnation du Pp dans un méga-procès pour corruption.

Un chapitre de l'histoire politique espagnole s'est refermé à Madrid. Au pouvoir depuis décembre 2011, M. Rajoy, 63 ans, avait survécu à plusieurs crises majeures, de la récession, dont il est sorti au prix d'une sévère cure d'austérité, aux mois de blocage politique en 2016 jusqu'à la tentative de sécession de la Catalogne l'an dernier.

A 46 ans, M. Sanchez tient enfin sa revanche, lui dont l'investiture à la tête du gouvernement avait été rejetée par les députés en mars 2016 avant qu'il ne réalise en juin de la même année le pire score de l'histoire du Psoe aux élections législatives.  Débarqué du poste de numéro un de sa formation à la suite de cette déroute électorale, il en a repris les rênes l'an dernier grâce au soutien de la base contre les barons du Psoe.
Monté au front contre M. Rajoy dès l'annonce le 24 mai de la condamnation du Pp dans le scandale Gürtel, il a réussi cette fois un coup de poker politique.

AFP  

 

Plusieurs avocats et militants anticorruption ont salué, jeudi, la condamnation à de la prison ferme d'un ancien gouverneur au Nigéria, espérant qu'elle apportera un nouveau souffle à la lutte anticorruption.

Jolly Nyame a été condamné à 14 ans de prison, mercredi dernier, pour avoir détourné plus de 12 millions de dollars lorsqu'il gouvernait l'Etat de Taraba (nord-est) entre 1999 et 2007. Un juge du tribunal d'Abuja a qualifié les faits incriminés, principalement des faux contrats destinés à acheter du matériel de bureau, de « vol pur et simple ». Nyame était l'un des 15 anciens gouverneurs qui ont été forcés à la démission ou incarcérés en 2007 par la Commission des crimes économiques et financiers (Efcc), pendant la présidence du premier chef d'Etat du Nigéria après des décennies de dictatures militaires, Olusegun Obasanjo. La plupart de ces affaires sont toujours devant les tribunaux, après avoir fait l’objet d'ajournements répétés. Toutefois, le porte-parole de l'Efcc, Wilson Uwujaren, a déclaré que cette condamnation renforcerait les efforts de lutte contre la corruption et permettrait d'accélérer les procès en cours. « Certaines de ces affaires ont progressé considérablement », a-t-il déclaré à l'Afp. « Avec la diligence de l'Efcc dans les poursuites, nous espérons que la nation verra plus de condamnations d'anciens responsables politiques. »

AFP

Les dirigeants européens ont appelé, hier, à rester unis et solidaires face aux taxes douanières « injustifiables » annoncées par l'administration Trump sur l'acier et l'aluminium en provenance de l'Union européenne.

La Commission européenne, chargée de la politique commerciale des 28 pays membres, a promis des contre-mesures aussitôt que les Américains auront mis leur menace à exécution. Une décision qualifiée d’« illégale » par le président français Emmanuel Macron. « L'Union européenne ne peut pas rester sans réagir. Ce qu'ils (les Etats-Unis) peuvent faire, nous sommes capables de faire exactement la même chose », a averti le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, lors d'une conférence à Bruxelles.

L'Allemagne, dont les excédents commerciaux sont dans le collimateur du président américain Donald Trump et qui a le plus à perdre d'une guerre commerciale avec Washington, a été prompte à réagir. La chancelière Angela Merkel a ainsi souligné que la décision du président américain serait « désormais analysée en détail au sein de l'Ue », qui s'est préparée « pour répondre par des contre-mesures appropriées ». « Notre réponse à +l'Amérique d'abord+ sera +l'Europe unie+ », a martelé le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, ajoutant que « les guerres commerciales ne connaissent aucun vainqueur ». Jusqu'à la dernière minute, la première économie de l'Ue avait espéré pouvoir raisonner la Maison Blanche et avait même caressé l'idée d'un accord commercial restreint sur certains produits industriels.

Peine perdue : le président américain a ignoré ses appels et a même accentué la pression en menaçant également de taxer jusqu'à 25% les importations de voitures, un nouveau coup dur pour le pays des Bmw et Mercedes.

AFP

Le dialogue entre Washington et Pyongyang est bien relancé : Donald Trump attend incessamment un courrier de Kim Jong Un tandis que leurs négociateurs en chef ont eu, hier jeudi, à New York, des discussions « substantielles » pour tenter de remettre sur les rails leur sommet historique.

Signe que les grandes manœuvres diplomatiques autour des ambitions nucléaires de Pyongyang vont bon train à douze jours de l'éventuel tête-à-tête inédit entre un président américain en exercice et un numéro un nord-coréen, le 12 juin, à Singapour, Moscou s'est immiscé dans le processus en proposant de recevoir Kim Jong Un en Russie. « J'ai hâte de voir ce qu'il y a dans la lettre », a lancé, hier, Donald Trump à des journalistes, précisant que les émissaires nord-coréens, actuellement à New York, se rendront « probablement » aujourd’hui à Washington pour la lui remettre, de la part de l'héritier de la dynastie des Kim.

« Très bonnes rencontres avec la Corée du Nord », a-t-il aussi écrit sur Twitter. Ces rencontres avaient repris, hier matin, entre le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, et le bras droit de Kim Jong Un, le général Kim Yong Chol, qui est le plus haut dirigeant nord-coréen à fouler le sol des Etats-Unis depuis 18 ans. Les deux hommes, qui se sont déjà vus à deux reprises à Pyongyang lors des voyages de Mike Pompeo, ce printemps, se sont entretenus pendant près de deux heures et demi. « Discussions substantielles avec l'équipe de Corée du Nord. Nous avons parlé de nos priorités pour le sommet potentiel entre nos leaders », a écrit sur Twitter le secrétaire d'Etat américain après la fin de la réunion, qui a duré moins longtemps que prévu.

« Les réunions se sont bien passées, ils ont fait des progrès », a dit une responsable du département d'Etat. Au début de la rencontre, les deux émissaires avaient échangé une longue poignée de mains devant les caméras sans répondre aux questions des médias, a constaté un journaliste de l'Afp.

AFP -

Le président kényan Uhuru Kenyatta et le chef de l'opposition Raila Odinga se sont excusés, hier, pour les mots assassins échangés lors des élections controversées de 2017, un geste symbolique devant appuyer leur promesse d'œuvrer pour la réconciliation dans le pays.

Après une poignée de main surprise, en mars, symbolisant la fin de leur affrontement, les deux hommes sont, cette fois, tombés plusieurs fois dans les bras l'un de l'autre dans une ambiance très décontractée à l'occasion de la « prière nationale » organisée à Nairobi, un événement annuel lors duquel les leaders politiques prient pour la nation.

Comme pour renforcer la portée de leur geste, les deux hommes, qui n'ont cessé de s'appeler « mon frère », étaient accompagnés du vice-président William Ruto et du colistier de Raila Odinga, Kalonzo Musyoka, qui ont également présenté des excuses et échangé des accolades, une première depuis les élections. « Nous avons fait campagne l'un contre l'autre, nous avons dit des choses méchantes l'un envers l'autre, et aujourd'hui, je demande pardon et souhaite présenter mes excuses », a déclaré le président réélu en 2017, avant que les trois autres hommes ne fassent de même. « Plus jamais un Kényan ne mourra à cause d'une élection », a embrayé Raila Odinga, en référence aux mois de violence ayant accompagné le scrutin de 2017 et fait au moins 100 victimes, la plupart tuées par la police.

En apparaissant côte à côte le 9 mars et en promettant d'œuvrer à la réconciliation nationale, après s'être invectivés pendant des mois, les héritiers des deux plus grandes dynasties familiales kényanes avaient surpris leurs compatriotes. Personne n'avait anticipé ce revirement au Kenya, où les changements d'alliance sont pourtant monnaie courante. Du jour au lendemain, M. Odinga, qui s'était même fait symboliquement investir président le 30 janvier, a cessé ses attaques.

Hier, la « prière nationale » s'est même achevée avec la présence sur le podium des quatre hommes mais aussi du président de la Cour suprême, David Maraga, pourtant vilipendé par le camp Kenyatta après la décision de cette Cour d'annuler un premier scrutin remporté par le président sortant, pour irrégularités.

AFP -

Trois malades du sida en Gambie, qui affirment avoir servi de cobayes aux prétendus traitements de l'ex-président Yahya Jammeh, le poursuivent en justice, a-t-on appris auprès de leurs avocats.

En exil en Guinée Equatoriale depuis janvier 2017 après avoir été contraint de céder le pouvoir qu'il a exercé sans partage pendant 22 ans, Yahya Jammeh se targuait de dons mystiques, notamment de pouvoir guérir l'asthme, l'épilepsie, la stérilité et le sida avec des plantes et des incantations.

« Mes clients réclament des dommages intérêts pour détention illégale, et traitement inhumain et dégradant pendant qu’ils étaient soumis aux soi-disant remèdes de l'accusé contre le VIH/sida », a déclaré à l'Afp leur avocate, Combeh Gaye, peu après avoir déposé sa plainte.

Il s'agit de deux hommes de 64 et 63 ans et d'une femme de 51 ans, appartenant tous trois à des associations de soutien aux malades du sida, selon le texte de la plainte consulté par l'Afp. Peu après l'annonce fracassante par Yahya Jammeh de sa « découverte » d'un remède contre le sida en janvier 2007, ils avaient fait partie du premier groupe de neuf patients invités à expérimenter son traitement. Ils affirment que Yahya Jammeh leur interdisait d'utiliser des antirétroviraux pendant toute la durée de son traitement, qui s'est poursuivi jusqu'en juillet 2007, période pendant laquelle ils ont été privés de leur liberté de mouvement. De plus, ils ont été filmés pendant les séances, malgré leurs réticences, pour apprendre ensuite que les images avaient été diffusées par les médias d'Etat, en particulier la télévision officielle Grts, selon le texte.

Malgré l'inefficacité du traitement, particulièrement pénible, ils disent avoir dû, sous la contrainte, se déclarer guéris, confirmant les déclarations du ministre de la Santé de l'époque, Tamsir Mbowe, ce qui avait conduit d'autres malades du sida à suivre leur exemple.

AFP -

Les principaux responsables libyens ont conclu, hier, un accord de sortie de crise de la Libye, pour des élections de la base au sommet, vers la fin de l’année. Le Premier ministre Fayez al-Sarraj, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est du pays, le président de la Chambre des représentants Aguila Salah Issa, et celui du Conseil d'Etat Khaled al-Mishri ont scellé leur entente en présence de représentants de 19 pays impliqués dans le dossier parmi lesquels les cinq membres du conseil de sécurité de l'Onu, de l'Italie, des voisins que sont l’Egypte, la Tunisie et le Tchad.

Denis Sassou-Nguesso, qui préside le comité de haut niveau de l'Union Africaine sur la Libye, était aussi de la partie, de même que le chef de la mission de l'Onu pour la Libye, Ghassan Salamé, chargé de superviser le processus.

Une forte assemblée de dirigeants, à hauteur de l’ampleur de la crise libyenne et de ses ramifications, notamment en Afrique, et l’appel d’air qu’elle constitue pour des centaines de jihadistes chassés du front syrien depuis quelques mois.

Cette rencontre au sommet est le moins que puissent faire les puissances occidentales qui ont abusivement interprété une résolution des Nations Unies pour mettre fin au régime de Mouammar Kadhafi en 2011 sans se soucier des conséquences sur l’équilibre intérieur et sous régional. Un chaos qui a fait du pays un no man’s land de plus d’un million et demi de kilomètres carrés de désert sans fin à la merci des jihadistes, trafiquants d'armes, de drogue et d'êtres humains, depuis sept ans.

S’en est suivie une déstabilisation de toute la bande soudano saharienne, du bassin du Lac Tchad et de l’Afrique centrale, poussant la France, dans un effort sans précédent, à se jeter en première ligne avec la force Barkane au Sahel.

Lorsque la crise migratoire vient s’y greffer avec son lot de morts au quotidien et la forte mobilisation de l’opinion publique occidentale, le Président Macron a toutes les raisons d’en faire l'une des priorités de sa politique internationale pour gagner le suffrage des électeurs français. Il avait fait un pas important en organisant, en juillet 2017, une rencontre entre les deux protagonistes Sarraj et Haftar, à Paris, dans le sillage des efforts diplomatiques menés par l'Onu et les pays d'Afrique du Nord.

Cet accord est un grand pas dans le sens des aspirations des populations civiles libyennes, pressées d’en finir avec l’insécurité et le chaos économique. En témoigne l'enregistrement de plus de 2,5 millions d’électeurs dont 43% de femmes, sur une population de six millions d'habitants.

L’incertitude demeure, cependant, avec les milices et autres jihadistes à qui profite la situation sur le terrain.

Par Alassane DIAWARA

Les quatre responsables libyens, réunis à Paris par le président français Emmanuel Macron, se sont engagés, hier, à travailler ensemble pour que des législatives et la présidentielle se tiennent le 10 décembre prochain, selon une déclaration lue à l'issue de la conférence.

« Nous nous sommes engagés (...) à œuvrer de manière constructive avec les Nations unies pour organiser (...) des élections dignes de foi et pacifiques et à respecter les résultats des élections lorsqu'elles auront lieu », a indiqué « la déclaration politique » endossée par le Premier ministre du gouvernement d'union nationale, Fayez al-Sarraj, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est du pays, le président de la Chambre des représentants, Aguila Salah, et celui du Conseil d'Etat, Khaled al-Mechri.

La déclaration a été lue en arabe et approuvée oralement par les quatre responsables libyens, à la demande de M. Macron, mais n'a pas donné lieu à une signature devant les caméras comme cela était prévu initialement. « Donc, tout le monde travaille ensemble sur cette base, bravo! », a lancé le président français, tout sourire. M. Macron a ensuite évoqué, lors d'une conférence de presse, une « rencontre historique, accompagnée par l'ensemble de la communauté internationale » ainsi qu'une « étape clé pour la réconciliation » dans ce pays plongé dans le chaos sept ans après la chute de Mouammar Kadhafi. Cette réunion a été également qualifiée d’« historique » par l'envoyé spécial de l'ONU, Ghassan Salamé. « Nous ne remplaçons pas les Libyens, ce sont eux qui s'entendent entre eux. C'est capital », a-t-il ajouté, en se montrant « optimiste » sur le processus lancé. Pour sa part, le Premier ministre, Fayez al-Sarraj, a appelé « à arrêter les combats partout en Libye » car « assez de sang a coulé ». « Nous appelons tout le monde au dialogue », a-t-il ajouté, en s'exprimant avec MM. Macron et Salamé. Les responsables libyens se sont engagés à procéder à l'adoption d'une « base constitutionnelle pour les élections » et des « lois électorales nécessaires » d'ici au 16 septembre 2018.

Les forces de sécurité libyennes « seront chargées de garantir le processus électoral », avec « le soutien approprié » de l'ONU, des organisations régionales et de la communauté internationale.

Les responsables de toute « obstruction » au processus électoral auront à « rendre des comptes », a averti la déclaration, sans préciser quelles sanctions ceux-ci pourraient encourir.

AFP

Dix personnes, dont deux adolescents, ont été décapitées dans l'extrême nord-est du Mozambique lors d'une nouvelle attaque meurtrière attribuée à un groupe de musulmans radicaux qui défie depuis des mois les autorités du pays.

Selon la police, l'attaque a visé, dimanche, aux premières heures du jour, la population de deux petits villages de la province du Cabo Delgado, non loin de la frontière avec la Tanzanie.

« Dix personnes ont été tuées dans des conditions atroces. Les assaillants ont utilisé des armes blanches, des machettes », a précisé un porte-parole de la police, Inacio Dina, lors d'une conférence de presse à Maputo. Parmi les victimes figurent deux adolescents âgés de 15 et 16 ans, a indiqué M. Dina. « Personne n'a encore été arrêté en relation avec cette attaque », a ajouté le porte-parole, « mais la police est sur les lieux pour retrouver ses auteurs et les présenter à la justice ». Selon plusieurs sources locales interrogées sous couvert de l'anonymat par l'AFP, ces attaques sont l'œuvre d'un groupe islamiste radical connu sous le nom de « al-shabab » (« les jeunes » en arabe), qui a émergé il y a plusieurs mois. Elle « visait le chef du village parce qu'il avait fourni des informations à la police sur l'endroit où le groupe était caché », a expliqué à l'Afpune source locale. « Ces attaques constituent un signe inquiétant de détérioration de la situation », a estimé à l'Afp le spécialiste Eric Morier-Genoud, de l'université de Belfast. « Leur rythme semble s'intensifier et les méthodes semblent se radicaliser », a-t-il renchéri.

Plus de 300 personnes, soupçonnées d'être proches de ce groupe, ont été arrêtées depuis octobre. La procureure générale du pays, Beatriz Buchili, a affirmé, fin avril, que 133 d'entre elles étaient actuellement détenues dans l'attente d'un procès.

« La répression du gouvernement a été lourde, et provoqué plus de doléances » de la population, a souligné à l'Afp l'analyste Alex Vines, du centre de réflexion britannique Chatham House.

« Certains hauts responsables mozambicains admettent en privé (...) que les inégalités, la pauvreté et le jeu de la politique locale sont largement à l'origine de la situation ». Le Mozambique compte officiellement 17% de musulmans, pas loin du double, selon les responsables de leur communauté.

AFP

Les présidents français et angolais, Emmanuel Macron et Joao Lourenço, ont tous deux réaffirmé leur soutien aux accords qui prévoient la tenue d'élections en République démocratique du Congo (RDC) le 23 décembre, sans participation de l'actuel président Joseph Kabila.

« Nous partageons les mêmes préoccupations et les mêmes volontés. La France viendra en soutien des initiatives des pays de la région et de l'Union africaine qui est de faire appliquer les accords (de la Saint-Sylvestre 2017) », a déclaré le président français devant la presse. « Seuls (ces accords) permettront une clarification de la situation politique, sans complaisance, dans le calme. Je voudrais que les réunions des prochaines semaines permettent d'aboutir à un résultat clair », a dit M. Macron.

« Les déclarations d'Emmanuel Macron ne sont pas anormales, les discussions entre les présidents (rwandais Paul) Kagame et Lourenço ne sont pas un secret », a commenté, de son côté, le président angolais, en allusion aux récentes demandes d'explications de Kinshasa. « Le sujet que nous traitons n'est pas une conspiration mais le grand besoin de montrer au président Kabila qu'il doit respecter les accords. Je rencontrerai le président Kabila dans les prochains jours pour continuer à discuter avec lui jusqu'aux élections », a affirmé M. Lourenço. Ces accords « ont reçu la bénédiction de l'Eglise ». « Tout ce qui est béni doit être respecté », a ajouté M. Lourenço.

Il a, cependant, affirmé ne pas vouloir s'ingérer dans les affaires internes de la RDC, ni « aborder des questions personnelles pour dire que le président Kabila doit quitter, nous n'avons pas le droit de le faire ». De plus, « les élections doivent avoir lieu dans un bon climat politique et être acceptées par la communauté internationale ». « Des élections, en enfer on peut les faire, demain même, mais si personne les reconnaît, on ne gagne rien », a-t-il averti. « Pour le président Kabila, c'est un conseil et pas une obligation. S'il n’accepte pas nos conseils, nous n'avons pas de moyen de faire pression sur lui d'une autre manière. Nous ne voulons pas qu'après le mois de décembre, on commence à dire que les élections se sont réalisées dans des conditions pas satisfaisantes », a renchéri M. Lourenço.

Ce lundi, la RDC a publiquement demandé des explications au président français, le porte-parole du gouvernement dénonçant les « propos subliminaux et, disons-le, pleins d'ambiguïté tenus le 23 mai par le président français » en recevant le président rwandais Paul Kagame. « Les autorités congolaises sentent la pression car pour la première fois, les pays de la région, les pays européens et américains qui comptent sont sur une position commune », a déclaré l'Elysée.

AFP

L'ancien président du Zimbabwe Robert Mugabe a une nouvelle fois ignoré, hier, une convocation du Parlement de son pays, qui souhaite l'entendre sur la « disparition » sous son règne de milliards de dollars de revenus tirés de la vente de diamants.

« Nous avons attendu l'ancien président Robert Mugabe qui devait comparaître devant nous (...), il ne s'est pas présenté », a déclaré à la presse le président de la Commission des Mines et de l'Energie, Temba Mliswa.

Le député indépendant a ajouté qu'une autre convocation écrite lui serait adressée prochainement. L'ancien chef de l'Etat avait déjà « snobé » une précédente convocation la semaine dernière.

La commission parlementaire souhaite l'interroger sur des propos tenus en 2016, dans lesquels il regrettait la perte par le Zimbabwe de 15 milliards de dollars de revenus diamantifères à cause de la corruption et de l'évasion des capitaux pratiquées par les compagnies minières étrangères. Le Zimbabwe a découvert, il y a une dizaine d'années, des diamants dans son sous-sol, dans la région de Chiadzwa (est). Mais depuis, le pays n'a jamais publié de statistiques jugées crédibles sur ses activités diamantifères. Dans un rapport rendu public l'année dernière, l'Ong Global Witness avait accusé les dirigeants du Zimbabwe d'avoir détourné, pendant des années, les profits tirés de l'exploitation du diamant pour financer la répression de leurs adversaires politiques. La commission parlementaire des Mines et de l'Energie a déjà interrogé plusieurs anciens ministres et responsables des forces de l'ordre sur leurs activités dans la mine de Marange (est).

AFP

Un membre influent du Conseil constitutionnel du Cameroun, censé être indépendant et chargé notamment de proclamer les résultats de la présidentielle, a signé un appel à la candidature en 2018 du président Paul Biya, 85 ans, au pouvoir depuis 1982.

Dans une « motion de soutien » à Paul Biya, des responsables du parti au pouvoir et des chefs traditionnels originaires du sud du Cameroun, région d'origine du chef de l'Etat, lui demandent « solennellement de se porter candidat à l'élection présidentielle de 2018, pour laquelle il est assuré de (leur) soutien massif, unanime et inconditionnel ». Le nom de Jean Fouman Akame, membre du Conseil constitutionnel, figure sur la liste des signataires de cet appel qui a été publié par le quotidien d'Etat, Cameroon Tribune. « Paul Biya est notre candidat à la prochaine élection présidentielle, au regard de son bilan éloquent, de sa crédibilité nationale et internationale, diplomatique, économique, sociale et culturelle », ont écrit les auteurs de l'appel.

AFP

Donald Trump a annulé, hier, le sommet historique, prévu dans moins de trois semaines, à Singapour, avec le leader nord-coréen Kim Jong-un, dénonçant "l'hostilité" du régime de Pyongyang, tout en ne fermant pas la porte à une rencontre ultérieure.

C'est par un bref courrier d'une vingtaine de lignes adressé au dirigeant trentenaire que le 45e président des Etats-Unis a fait part de sa décision de renoncer au face-à-face du 12 juin dont il avait lui-même accepté le principe à la stupéfaction générale.

"J'estime qu'il n'est pas opportun, à ce stade, de maintenir cette rencontre", indique le locataire de la Maison Blanche dans ce texte rendu public par l'exécutif américain le jour même où Pyongyang annonçait le démantèlement de son site d'essais nucléaires de Punggye-ri, dans le nord-est du pays. Washington exige une dénucléarisation "complète, vérifiable et irréversible" de la Corée du Nord. Mettant en garde la Corée du Nord contre tout acte "irresponsable", M. Trump a assuré que l'armée américaine était "prête" à toute éventualité et que les Etats-Unis restaient déterminés à poursuivre la campagne de "pression maximale". Le président sud-coréen Moon Jae-in, qui était à la Maison Blanche mardi, a immédiatement exprimé ses "profonds regrets" et convoqué une réunion d'urgence, avec notamment son chef des services secrets et son ministre de la Réunification. Le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, s'est dit "profondément préoccupé" par cette annulation. Après plusieurs semaines de déclarations très optimistes sur ce tête-à-tête - le premier entre un président américain en exercice et un représentant de la dynastie des Kim qui règne sur la Corée du Nord depuis plus d'un demi-siècle - M. Trump avait changé de ton ces derniers jours.

"J'étais impatient de vous retrouver là-bas", explique-t-il dans sa missive qui oscille entre un certain formalisme et un ton, par moments, beaucoup plus direct.

"Malheureusement, au regard de l'énorme colère et de l'hostilité affichée dans votre dernière déclaration en date, j'estime qu'il n'est pas opportun, à ce stade, de maintenir cette rencontre prévue depuis longtemps", ajoute-t-il.

"Si vous changez d'avis en ce qui concerne ce très important sommet, s'il vous plaît, n'hésitez pas à m'appeler ou à m'écrire", ajoute le président américain qui avait beaucoup investi, d'un point de vue politique, dans ce sommet, allant jusqu'à évoquer, à plusieurs reprises, l'hypothèse d'un Prix Nobel de la paix mise en avant par certains élus républicains.

Après des mois de rapprochement et de détente diplomatique, la Corée du Nord a opéré, la semaine dernière, un spectaculaire retour à sa rhétorique traditionnelle, annulant une rencontre intercoréenne et évoquant la possibilité de remettre en cause le sommet.

AFP

Le secrétaire permanent de la force militaire G5-Sahel, Maman Sidikou, a réclamé au Conseil de sécurité des Nations unies "un mandat renforcé" pour cette unité antijihadiste naissante qui peine à assurer une pleine capacité d’intervention.

"Nous sommes encore loin d’avoir atteint une bonne vitesse de croisière dans la mise en œuvre concrète de notre réponse sécuritaire à la crise qui menace de déstabiliser totalement le Sahel et ses environs", a-t-il résumé.

"Même si plus de 80% de nos effectifs sont déjà déployés à notre quartier-général de Sévaré et au niveau des trois zones opérationnelles, il n’en demeure pas moins que nos troupes sont encore généralement mal équipées, les bases militaires et, plus globalement, la logistique nécessaire à une intervention efficace font défaut", a-t-il précisé. A terme, la force G5-Sahel, formée de troupes du Niger, de Mauritanie, du Tchad, du Mali et du Burkina Faso, doit comprendre 5000 militaires.

Pour Maman Sidikou, l'Onu doit fournir un "apport à un niveau plus approprié" à la force G5-Sahel que l'actuel soutien logistique fourni par sa force de Casques bleus déployés au Mali qui reste trop limité. Ceci passe "par des contributions obligatoires" des membres de l'Onu, a-t-il estimé. En raison d'une opposition de longue date des Etats-Unis à voir l'Onu s'impliquer dans la force G5-Sahel, le financement et les moyens de cette dernière ne viennent que de contributions financières volontaires (pays fournissant les troupes ainsi que la France, l'Union européenne, l'Arabie saoudite...).

Il est nécessaire "de doter la Force conjointe (G5-Sahel) d’un mandat renforcé" et "des ressources nécessaires pour achever son opérationnalisation et assurer sa pleine capacité d’intervention", a insisté M. Sidikou qui a dirigé, au cours de sa carrière, plusieurs opérations de maintien de la paix de l'Onu.

"Il reste encore beaucoup à faire", a indiqué la secrétaire générale adjointe aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, Bintou Keïta, en évoquant les "retards" pris dans la mise en œuvre de la force. Elle a aussi réclamé "des contributions obligatoires" des membres de l'Onu pour assurer une aide pérenne au G5-Sahel.

Fatima Kyari Mohammed, observateur permanent de l'Union africaine auprès des Nations unies, a aussi réclamé un soutien plus fort de l'Onu à l'unité militaire naissante, avec "un mandat robuste sous chapitre 7" de la Charte qui autorise le recours à la force.

AFP

Le Cap-Vert a ouvert une enquête sur la traversée de l'Atlantique effectuée par 25 migrants ouest-africains depuis l'archipel jusqu'au Brésil, où ils ont été secourus, samedi, par des pêcheurs, ont indiqué les autorités.

"Il n'y avait pas de Cap-Verdiens à bord. Mais, vu que le navire a commencé sa traversée au Cap-Vert, nous allons enquêter, pour que d'autres cas ne se produisent pas", a déclaré, mercredi soir, à la télévision, le ministre des Affaires étrangères, Luis Filipe Tavares.

Le bateau, un catamaran battant pavillon haïtien, avait à son bord 25 migrants et deux ressortissants brésiliens, selon un communiqué de la marine brésilienne. Les passagers, tous des hommes, étaient originaires de Guinée, du Sénégal et du Nigeria, a indiqué le département des droits de l'Homme de l'Etat du Maranhao (nord-est du Brésil).

Selon les médias brésiliens O Imparcial et G1, qui soupçonnent les deux Brésiliens d'avoir été des passeurs, la traversée a duré 35 jours, mais le détail de son itinéraire n'était pas connu dans l'immédiat. Des pêcheurs ont repéré, samedi, le bateau dérivant au large de la ville portuaire de Sao Jose de Ribamar, au sud de l'embouchure de l'Amazone, selon la marine brésilienne.

Une tentative des autorités de localiser l'embarcation par voie aérienne ayant échoué, elle a été remorquée par les pêcheurs. Au moment de l'arrivée au port, "il n'y avait plus d'eau ou de nourriture à leur donner, parce que nous étions à court de provisions", a expliqué le capitaine du chalutier, cité par la marine.

A terre, les migrants ont "reçu des soins et de la nourriture", avant d'être confiés à la police fédérale brésilienne pour enquête, selon le département des droits de l'Homme du Maranhao.

AFP

Deux groupes d'autodéfense ont été récemment créés dans le centre du Mali pour défendre respectivement les populations peule et dogon, frappées par les violences intercommunautaires, a appris, hier, l'Afp auprès de leurs responsables.

"Je suis le président de la Coordination du bureau national du groupe d'autodéfense +Dana Amassagou+, qui veut dire +les chasseurs qui se confient à Dieu+", a déclaré à l'Afp David Tembiné, chef de ce groupe de chasseurs dogons. "Nous sommes le nombre qu'il faut pour défendre nos parents contre les milices, notamment peules, qui les attaquent", dans des zones où l'Etat est absent, a assuré M. Tembiné.

De son côté, l'Alliance pour le salut du Sahel entend défendre "les civils peuls du Mali et du Burkina Faso contre les exactions", a expliqué à l'Afp un de ses responsables, Yessouf Diallo.
"La région de Mopti a une frontière avec le Burkina Faso où des Peuls vivent aussi. Nous allons les protéger également", a ajouté M. Diallo, un ancien fonctionnaire malien.

Les violences se multiplient, depuis plus de trois ans, dans le centre du Mali, entre Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l'agriculture. Dans cette région, "les conditions de protection (des civils, Ndlr) se sont encore détériorées", déplore, dans son dernier rapport trimestriel sur le Mali, le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres. Les groupes jihadistes y ont "exacerbé les tensions et les violences intercommunautaires, surtout entre les Peuls et les Dogons, et fait un nombre de victimes civiles sans précédent" dans leurs opérations visant les forces maliennes et étrangères, selon le rapport. La communauté peule accuse régulièrement les autorités de tolérer, voire d'encourager, les exactions de groupes de chasseurs traditionnels à son encontre, au nom de la lutte contre les jihadistes ; ce que dément catégoriquement le gouvernement.

A la suite de violences contre des Peuls et des Touareg près de la frontière avec le Niger (nord-est), le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr) avait relevé que de tels actes "ne sont pas rares dans cette région à cette période, "en raison des aléas climatiques qui rendent difficile l'accès à l'eau et aux pâturages".

AFP

L'Iran continue de respecter l'accord de 2015 sur son programme nucléaire, a indiqué, hier, l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea) dans un rapport auquel l'Afp a eu accès.

Le rapport indique que l'Iran respecte les restrictions prévues par l'accord sur ses installations nucléaires. Ces informations de l'Aiea interviennent alors que le président américain Donald Trump a décidé, le 8 mai, de sortir de l'accord international sur le nucléaire iranien.

L'Aiea considère toutefois qu'une "coopération proactive et rapide de la part de l'Iran pour fournir un accès (aux inspecteurs de l'Aiea, Ndlr) faciliterait la mise en œuvre et améliorerait la confiance". Un haut diplomate de l'Aiea a précisé que cette mention n'était pas motivée par un manque de coopération de la part de Téhéran ou un changement de comportement de sa part. L'Aiea "encourage l'Iran à aller au-delà des exigences" posées par l'accord du 14 juillet 2015 afin d'améliorer la confiance. L'Iran pourrait ainsi inviter les inspecteurs de l'agence sur des sites auxquels ils n'ont pas demandé l'accès, a-t-il suggéré. Comme lors de ses précédents rapports, l'organe onusien confirme que le nombre de centrifugeuses dans l'usine d'enrichissement de Natanz restait inférieur aux 5600 déterminées dans l'accord et que le stock d'uranium faiblement enrichi "n'a pas dépassé 300 kg". L'uranium hautement enrichi (au-delà de 90 %) est utilisé pour les armes nucléaires. Faiblement enrichi (à moins de 20 %), il a des applications civiles, notamment pour la production d'énergie.

AFP


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