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International (2856)

La Corée du Nord a qualifié, samedi, de méthodes de "gangster" la façon dont les Etats-Unis négocient le désarmement nucléaire, alors que le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo qui a passé deux jours à Pyongyang a pourtant jugé ces discussions "très productives".

Après ce rendez-vous en Corée du Nord, M. Pompeo est arrivé samedi soir, à Tokyo pour une série de rendez-vous afin d'expliquer aux principaux alliés de Washington en Asie les résultats de son troisième voyage à Pyongyang.

Tôt hier matin, le secrétaire d'Etat a rencontré le chef de la diplomatie nippone, Taro Kono, une discussion à l'issue de laquelle il a tweeté : "Réunion constructive avec le ministre japonais des Affaires étrangères, ce matin, pour parler de l'alliance américano-japonaise, pierre angulaire de la stabilité régionale, et maintenir la pression maximale sur la Corée du Nord".

M. Pompeo, qui doit encore notamment s'entretenir avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, puis participer à une réunion trilatérale avec les ministres des Affaires étrangères japonais et sud-coréen, n'a encore rien dit des propos tenus entre-temps par la Corée du Nord.

Il venait, en effet, de quitter Pyongyang pour Tokyo quand le ministère nord-coréen des Affaires étrangères s'est empressé de critiquer l'attitude "extrêmement regrettable" des Etats-Unis pendant les discussions. Selon le régime, la partie américaine a violé l'esprit de l'accord conclu, le 12 juin, à Singapour, entre les dirigeants américain, Donald Trump, et nord-coréen, Kim Jong-un. Le ministère a dénoncé des "demandes unilatérales et avides" des Américains en vue d'une dénucléarisation.

"Les Etats-Unis commettent une erreur fatale s'ils considèrent que la République populaire démocratique de Corée se doit d'accepter (...) des demandes qui reflètent leur état d'esprit de gangster", avertit le régime via l'agence officielle nord-coréenne Kcna. Pyongyang a mis en avant le fait qu'il avait déjà détruit un site d'essais nucléaires - une concession que M. Trump avait saluée comme une victoire pour la paix - et déploré que M. Pompeo se soit montré peu disposé à en faire de même avec les concessions américaines.

Les Nord-Coréens considèrent l'ordre unilatéral de Trump de suspendre les manœuvres militaires américano-sud-coréennes comme une concession cosmétique et "hautement réversible" et regrettent que les négociateurs américains n'aient "jamais mentionné" la fin de la guerre de Corée en 1953.

En privé, les diplomates américains estiment que la réaction nord-coréenne est une tactique de négociation. Mais, après deux jours d'amitié théâtrale à Pyongyang, cette attitude semble marquer un retour à la position traditionnelle du Nord.

AFP

Le Niger va continuer à servir de pays de transit pour les demandeurs d'asile, notamment acheminés de Libye voisine par l'Onu, a indiqué, samedi, le président nigérien Mahamadou Issoufou. 

"Nous sommes un peuple ouvert à l’hospitalité, nous sommes un peuple généreux. Nous accueillerons les gens qui sont en difficulté, qui sont dans le désarroi.  C’est la tradition de notre pays", a déclaré le président Issoufou à l’issue d'un entretien avec une délégation de l'Onu conduite par sa vice-secrétaire générale, Mme Amina Mohamed. "L'essentiel, c'est que les gens ne restent pas longtemps au Niger. Il faut que le transit au Niger se passe très vite, que le temps soit minimal. C’est la seule condition que nous posons", a expliqué M. Issoufou devant la presse.

M. Issoufou a salué "la bonne collaboration" avec l'Union européenne dans la lutte contre la migration clandestine, mais jugé "pas suffisant" le fond fiduciaire d'1,8 milliard d'euros mis en place par l'Ue pour son pays. "C'est une goutte d'eau dans les besoins de financement", a-t-il noté.

Le chef de l'Etat a également relevé la "bonne collaboration" avec le Haut commissariat de l'Onu aux réfugiés (Hcr) qui achemine, à Niamey, des réfugiés bloqués en Libye, en attentant un pays d'accueil. Selon le Hcr, il s'agit de personnes réfugiées "vulnérables" et vivant surtout dans des camps de "détention" libyens. Fin juin, le Haut commissaire de l'Onu aux réfugiés, Filippo Grandi, en visite à Niamey, a demandé aux pays européens d'accélérer les procédures de départs des pays de transit des réfugiés qu'ils ont décidé d’accueillir sur leur sol.

"Il faut que ces gens partent du Niger", avait-il souhaité. Or, "en six mois", seules "200 personnes" sont parties du Niger, alors que "1.200" autres viennent à peine d'arriver de Libye, avait-il dit.

AFP

L’Italie et la Libye ont convenu, samedi, de réactiver leur traité d'amitié signé en 2008, lequel permet le refoulement de migrants en territoire libyen, à l'occasion de la première visite, à Tripoli, du chef de la diplomatie italienne Enzo Moavero Milanesi.

Le traité, signé par les ex-dirigeants des deux pays, Mouammar Kadhafi, renversé par une révolte populaire et tué en 2011, et Silvio Berlusconi, avait marqué la fin de 40 ans de relations tumultueuses entre la Libye et son ancien colonisateur. Mais, il avait été suspendu en février 2011 après le début de la révolte libyenne.

Il prévoit des investissements italiens de cinq milliards de dollars en Libye en compensation de la période coloniale. En contrepartie, la Libye s'engage à limiter l’immigration clandestine depuis ses côtes. Le traité permettait notamment le refoulement en Libye des migrants partis de ce pays, une clause dénoncée par les défenseurs des droits de l'Homme.

"Nous nous sommes mis d'accord sur la réactivation du traité d'amitié italo-libyen de 2008", a déclaré le ministre libyen des Affaires étrangères Mohamad Siala lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue italien dans la capitale libyenne, Tripoli.

M. Milanesi a, lui, jugé ce traité "important et prometteur".

Les deux ministres n'ont pas précisé si le texte allait être amendé ou réactivé tel quel. Selon le ministre italien, avec ce pacte, "toutes les conditions sont réunies pour travailler main dans la main en vue d'appuyer le processus de stabilisation, la sécurité et l'unité de la Libye".

Il a ajouté que la Libye "partageait avec l'Union européenne la responsabilité et le devoir de faire face aux flux de migrants". "La coopération entre la Libye, l'Italie et l'Ue est essentielle pour résoudre la question de l'immigration et éviter des drames humains" en Méditerranée, qui se sont multipliés ces dernières semaines au large de la Libye.

M. Milanesi a jugé "essentiel d'œuvrer dans les pays d'origine" des migrants pour les dissuader de tenter la traversée de la Méditerranée vers l'Italie, tout en soulignant l'importance d'aider la Libye à sécuriser ses frontières maritime et terrestre dans le Sud. Du temps de Kadhafi, des milliers de migrants traversaient les frontières sud longues de 5.000 km, notamment pour tenter la traversée de la Méditerranée vers l'Europe. La situation a empiré après la chute du dictateur, les passeurs profitant du chaos en Libye pour envoyer chaque année des dizaines de milliers de migrants à destination de l'Italie.

AFP

Le Nord-est du Nigeria, foyer de l'insurrection du groupe jihadiste Boko Haram, est entré dans une "phase de stabilisation post-conflit", a déclaré, hier, le président Muhammadu Buhari, malgré les attaques persistantes.

L'insurrection islamiste a dévasté la région depuis 2009, faisant au moins 20.000 morts et 2,6 millions de personnes ont dû quitter leur foyer, provoquant une grave crise humanitaire et alimentaire. Plus de 1,6 millions de déplacés ne peuvent toujours pas rentrer chez eux, selon les Nations unies. M. Buhari, son gouvernement et l'armée nigériane ont, à plusieurs reprises, insisté sur le fait que les djihadistes étaient au bord de la défaite, malgré de nombreuses preuves prouvant le contraire.

Mais, sa dernière déclaration va plus loin, insistant sur la fin totale des hostilités. Selon lui, les combattants de Boko Haram, dont une faction est affiliée au groupe Etat Islamique, se rendent désormais "volontairement".
L'ancien général s'adressait, jeudi, aux troupes postées dans la ville de garnison de Monguno, à 140 kilomètres de la capitale de l'Etat de Borno, Maiduguri.

"Il est évident que nous sommes dans une phase de stabilité post-conflit qui a été rendue possible grâce au bon travail de nos forces armées", a-t-il déclaré.

M. Buhari, arrivé au pouvoir il y a trois ans et candidat à sa propre succession pour la prochaine élection de février 2019, avait fait de la lutte contre Boko Haram l'une de ses priorités de mandat.

Bien que Boko Haram ne détienne plus de larges portions de territoire sur le sol nigérian, comme c'était le cas en 2015, les attentats-suicides et les raids restent une menace constante, en particulier pour les civils.

Le mois dernier, 43 personnes ont été tuées dans une vague d'attentats-suicides dans la ville de Damboa, à 90 km au sud-ouest de Maiduguri. Des soldats et des civils ont également été tués au Niger et au Tchad, pays frontaliers. "Au cours des sept derniers mois, alors que les hostilités se sont intensifiées dans le nord-est, plus de 130.000 personnes ont été déplacées, parfois pour la deuxième ou la troisième fois", notait l'Onu dans un rapport récent. Les villes et les villages endommagés et détruits par neuf années de combats manquent toujours d'abris, d'eau potable, d'installations sanitaires, de services basiques d'éducation et de santé. De plus, la situation sécuritaire reste instable.

(AFP)

La révision de la Constitution béninoise, souhaitée par le président Patrice Talon et autorisée, jeudi soir, par le Parlement, va être soumise à référendum, la majorité de députés nécessaire à son adoption n'ayant pas été atteinte dans la nuit de jeudi à hier.

Le principe de la révision avait été adopté, jeudi soir, par 62 des 83 députés (1 abstention), sachant qu'une majorité des trois quarts de la Chambre est nécessaire pour engager une modification de la Constitution béninoise.

Plus tard dans la nuit, les députés ont procédé au vote de la proposition de loi qui requiert les 4/5e, soit 66 députés. Mais, la majorité n'ayant pas dépassé les 62 voix pour, la modification de la Constitution sera soumise à un référendum.

Le vote du Parlement béninois, jeudi soir, a ouvert la voie à des propositions concrètes de modification de la Constitution. L'exécutif entend notamment consacrer l'amélioration de la représentativité des femmes au sein de l'Assemblée nationale, supprimer la peine de mort, instaurer une Cour des comptes et regrouper toutes les élections.

Le vote de jeudi est intervenu après des débats houleux au cours desquels les députés de la minorité parlementaire (opposition) se sont fortement opposés à ce projet. La question du regroupement des élections, avancée par ses défenseurs pour réduire les coûts, ne fait pas consensus, certains craignant que la durée des mandats soit allongée pour faire coïncider les scrutins.
"Il s'agit d'un piège", a dénoncé Valentin Djènontin, un des députés de l'opposition.

"Il n'y a rien de suspect dans ce qui est proposé", s'est défendu, au cours des débats, Barthélémy Kassa, député révisionniste.

"S'il est majoritairement admis que les élections sont trop fréquentes et reviennent trop cher au pays, il faut donc, dans une perspective d'élections générales, procéder à un alignement des différents mandats sur une même année", explique Souleymane Koto Yérima, politologue et spécialiste des questions électorales.

(AFP)

Les services de renseignements maliens ont arrêté, jeudi, à Bamako, une Malienne accusée d'aider les jihadistes à fabriquer des explosifs en leur fournissant de l'engrais, une première, a-t-on appris hier de sources de sécurité maliennes.

"Nous avons arrêté, jeudi, une dame qui aidait les jihadistes à fabriquer les explosifs et les mines en leur fournissant d'importantes quantités d'engrais. Elle savait à quoi était destiné l'engrais", a précisé à l'Afp une source de sécurité malienne.

La femme interpellée est originaire de Mopti, dans le centre du Mali, où des jihadistes ont mené de nombreuses attaques ces derniers mois, dont plusieurs avec des engins explosifs.

La quantité d'engrais livrée aux jihadistes n'a pas été précisée par les enquêteurs qui sont à la recherche "d'autres complices", a ajouté la même source de sécurité selon laquelle une telle arrestation est une première au Mali. "Nous n'avons pas encore la quantité d’engrais fournie. Mais, imaginez toutes les victimes des mines et explosifs ! La femme était en contact étroit avec le Front de libération du Macina (Flm) qui travaille sous la direction du touareg Iyad Ag Ghaly", a commenté une autre source sécuritaire malienne.

Le Flm est un groupe jihadiste apparu début 2015 et dirigé par un prédicateur radical malien, Amadou Koufa, un Peul. Il a fait allégeance à Iyad Ag Ghaly qui dirige le Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans (Gsim), principale alliance jihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda.

Sur une photo consultée par l'Afp et prise peu après son arrestation, cette femme de 34 ans, arrêtée et détenue à Bamako, apparaît élancée, le regard hagard et l'air apeuré.

(AFP)

Le président nigérian Muhammadu Buhari a décrété, hier, "l'état d'urgence contre la corruption", en ordonnant que les biens mal acquis soient gelés au Nigeria.

Le chef de l'Etat a révélé que des fonds publics qui auraient été volés par des personnes actuellement jugées ou visées par des enquêtes s'élevaient à 1,6 milliard de dollars (1,4 milliard d'euros), des montants qui permettraient de financer des projets gouvernementaux très utiles au pays. En signant un décret-loi pour restreindre les transactions portant sur des biens suspects, M. Buhari a répété que "si le Nigeria ne tuait pas la corruption, la corruption tuerait le Nigeria tôt ou tard".

Le nouveau décret-loi pour lutter contre les activités illicites, permettant de vendre des biens provenant d'activités criminelles, constitue un moyen effectif de lutter contre la corruption et ses effets, a-t-il ajouté. "En conséquence, le gouvernement a décrété l'état d'urgence pour affronter cette crise," a ajouté le président.

Le gouvernement nigérian intensifie les efforts dans la lutte anticorruption dans la perspective de l'élection présidentielle de 2019.

Le président Buhari, 75 ans, brigue un second mandat de quatre ans à la tête du premier producteur de pétrole africain, qui se relève difficilement d'une grave récession économique liée à l'effondrement des cours.

La lutte contre la corruption, l'un de ses principales promesses de campagne en 2015, a été saluée au début de son mandat, mais de nombreuses voix s'élèvent depuis pour dénoncer une chasse aux sorcières politique. Le pays reçoit des milliards de dollars en vendant son pétrole et son gaz depuis des décennies, mais la plupart de ses 180 millions d'habitants vivent dans la pauvreté. M. Buhari attribue cette situation à la corruption et estime que l'argent aurait pu être utilisé par l'Etat pour améliorer l'éducation, créer des emplois et construire des routes. Il s'est engagé à récupérer les deniers publics volés par les responsables officiels des précédents gouvernements et à faire preuve de transparence dans ces affaires.

Parmi les mesures prises par son gouvernement figurent des actions anti-fraude dans les banques et des actions contre l'évasion fiscale. Mais, des critiques l'ont accusé de chasse aux sorcières politique, la plupart des personnes visées par ces mesures ou jugées par les tribunaux étant des opposants.

AFP

Le Gabon a décidé de maintenir ses 444 soldats en Centrafrique où ils participent à la mission de maintien de la paix de l'Onu dans ce pays en conflit depuis cinq ans, indique un communiqué du gouvernement gabonais.

"Prenant acte des multiples sollicitations et appels du président (centrafricain) Faustin-Archange Touadéra (...) ainsi que du secrétaire général" de l'Onu, le gouvernement "a marqué son accord pour le maintien des troupes gabonaises au sein de la Minusca", la Mission de l'Onu en Centrafrique, indique ce communiqué publié mercredi soir.

Il le fait "au titre de la solidarité africaine et de l’excellence des relations d’amitié et de fraternité avec le peuple centrafricain", ajoute le texte. Le gouvernement précise qu'il "s'engage, par ailleurs, à participer à la réorganisation de l’armée centrafricaine en matière de formation, en accueillant des officiers de la dite armée dans les écoles militaires gabonaises".

En visite à Libreville, le 14 juin, le président Touadéra avait demandé à son homologue gabonais, Ali Bongo Ondimba, de maintenir ses troupes au sein de la Minusma. "Je suis venu dire à mon frère Ali que nous avons encore besoin de cette force dans notre quête de stabilité", avait alors déclaré M. Touadéra. En mars, à la suite de "problèmes d'équipement et d'abus sexuels", selon un responsable de l'Onu à l'époque, Libreville avait annoncé avoir décidé de retirer ses 444 soldats de la Minusca. Des enquêtes ont été lancées au Gabon et à l'Onu concernant les accusations contre des soldats gabonais d'abus sexuels ou de vente de munitions à une milice armée. Aucune n'a pour l'instant abouti. Présente en Centrafrique depuis 2014, l'Onu peine à trouver des Casques bleus à envoyer dans ce pays en conflit depuis 2013, où les violences restent quasi quotidiennes et où plus d'un quart de la population a dû fuir son domicile.
Des contingents népalais et rwandais doivent arriver, durant l'été, en Centrafrique, pour renforcer les 10.000 Casques bleus déjà présents.

AFP

L'opposition en Guinée équatoriale a accueilli, hier, avec prudence, l'annonce d'une "amnistie totale" pour les prisonniers politiques et opposants par le président Teodoro Obiang Nguema, attendant maintenant des actes.

Gabriel Nse Obiang, chef de Citoyens pour l'innovation (Ci), principal parti d'opposition à Malabo, a déclaré à l'Afp qu'il attendait, d'ici à "demain ou samedi, la libération" des prisonniers politiques annoncée, la veille, par le président Nguema.

Affirmant qu'il accordait "beaucoup de valeur" au décret présidentiel, il a encouragé le chef de l'Etat à poursuivre "dans cette voie" de l'ouverture, mais a souhaité que l'amnistie soit "vraie" et non "un piège". Il attend donc que son parti, dissous en février, soit "automatiquement restauré". "Dans ce cas, nous sommes prêts à aller au dialogue" national prévu mi-juillet. Un autre parti d'opposition, Convergence pour la démocratie sociale (Cpds), a jugé "positif que soient libérés tous les prisonniers politiques (...) privés de liberté et de leurs droits de façon arbitraire". Dans un décret, lu mercredi à la télévision, le président Obiang, 76 ans, qui dirige sans partage son pays depuis 1979, a accordé "l'amnistie totale à tous les citoyens condamnés par les tribunaux (...) pour des délits politiques dans l'exercice de leur activité, purgeant ou non leur peine". Cette amnistie s'étend à toute personne "privée de liberté ou empêchée d'exercer son droit politique dans le pays".

L'objectif de l'amnistie est, selon le président Obiang Nguema, de "permettre une large participation de tous les acteurs politiques" à un dialogue national prévu du 16 au 21 juillet. Il s'engage à garantir "liberté" et "sécurité" à tous les participants à ce dialogue, auquel ont été conviés et seront présents, pour la première fois, la société civile, l'Eglise et la communauté internationale.

AFP

Un ancien vice-président et un ex ministre de Sierra Leone ont été arrêtés, hier, et accusés de corruption, a-t-on appris auprès du responsable de la Commission anti-corruption du pays.  Ces arrestations surviennent au lendemain de la remise d'un rapport accablant sur la "corruption rampante" sous le précédent gouvernement. Victor Bockarie Foh, qui était vice-président du chef de l'Etat sortant, Ernest Bai Koroma, et l'ancien ministre des Mines Minkailu Mansaray sont interrogés au siège de la Commission anti-corruption, a annoncé, hier à la presse, à Freetown, le chef de cette agence, Francis Ben Kaifala. "Nous avons inculpé l'ancien vice-président Victor Bockarie Foh de quatre chefs d'accusation pour mauvais usage de fonds publics", a souligné Francis Ben Kaifala. "Nous menons une guerre contre les responsables corrompus", a-t-il martelé. Mercredi, un rapport commandé par le nouveau pouvoir, dirigé par Julius Maada Bio, élu président en avril, avait dénoncé la "corruption rampante" sous la précédente administration qui avait conduit à la "quasi-faillite" du pays. Julius Maada Bio, un ancien militaire putschiste qui avait rendu le pouvoir à un président civil élu en 1996, a promis, lors de sa campagne, de lutter contre la corruption, après dix ans de pouvoir pour M. Koroma et son parti, le Congrès de tout le peuple (Apc).

AFP

La Cour constitutionnelle du Mali a validé 24 candidatures à la présidentielle du 29 juillet et en a rejeté six au cours de la proclamation définitive de la liste, a constaté un journaliste de l'Afp. La Cour avait validé, la semaine dernière, dix-sept candidatures et en avait rejeté treize au cours d'une proclamation provisoire. Parmi les candidats repêchés figurent l'ancien Premier ministre Cheick Mohamed Abdoulaye Souad dit Modibo Diarra et les anciens ministres Choguel Kokala Maïga et Mountaga Tall. La candidature de Harouna Sankaré, chef religieux et élu d'une localité du centre du Mali, a également été validée, selon l'arrêt de la Cour constitutionnelle. Tous les candidats recalés la semaine dernière ont apporté la preuve qu'ils avaient une liste complète d'élus soutenant leur candidature comme l'exige la loi, a précisé la Cour. Outre le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, et le chef de file de l'opposition, Soumaïla Cissé, parmi la liste définitive des candidatures acceptées figurent également l'ancien ministre Mohamed Ali Bathily et une femme d'affaires, Djeneba N'Diaye. La campagne officielle pour la présidentielle doit débuter samedi.

AFP

L'appel à la grève générale lancée par les principaux syndicats pour protester contre une hausse de 25 % du prix du carburant à la pompe était largement suivie hier en Guinée, a constaté un journaliste de l'Afp.

Cette grève a été initiée par l'intersyndicale formée de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (Cntg) et de l'Union syndicale des travailleurs (Ustg). A Conakry, le secteur des transports était le plus touché par cette grève. Toutes les gares routières interurbaines et internationales sont restées fermées. La circulation des transports en commun était rendue impossible par des jeunes postés dans plusieurs points de la ville.

Aussi, le manque de taxis et de minibus a affecté l'administration qui, de fait, était complètement paralysée hier matin. La grande majorité des banques étaient également fermées tout comme les commerces et les grands marchés.

Dans le reste du pays, notamment dans les grandes villes comme Kindia, Mamou, Labé, N'Zérékoré et Boké, le mouvement était également suivi, selon des témoins interrogés par l'Afp depuis Conakry. Le gouvernement guinéen a procédé, le week-end dernier, à "un réajustement" des prix des produits pétroliers. Cette décision a été vivement critiquée par les syndicats et la société civile qui ont exigé à l’Etat qu'il "renonce à cette augmentation" qui va notamment toucher les produits de grande consommation comme le riz, l'huile et le sucre, a déclaré à l’Afp Abdouramane Sanoh, président de la Plateforme des citoyens unis pour le développement (Pecud). "Dans le contexte actuel marqué par une pauvreté aiguë des populations et une corruption sans précédent au sein du gouvernement, rien ne justifie l'augmentation du prix du carburant qui provoque une flambée des prix des produits de première nécessité et une dégradation du pouvoir d'achat des populations", a jugé le Pecud dans un communiqué. Les principaux syndicats avaient appelé à "un sursaut national" et à une "journée ville morte" sur l'ensemble du pays. De son côté, le gouvernement a invité les partenaires sociaux à une réunion de concertation au ministère de la Fonction publique.

AFP -

Le président français Emmanuel Macron a appelé l'Afrique et l'Europe à construire des "solutions gagnant-gagnant", notamment sur le dossier des migrants, en s'adressant, hier, à 300 jeunes entrepreneurs, moment clé du second jour de sa visite au Nigeria.

Affirmant que les deux continents avaient "un destin commun", M. Macron a détaillé sa vision face à la "crise des migrants" qui ébranle l'Union européenne et qui devra être réglée "sur le long terme" en Afrique.
"Nous devons résister aux émotions de court terme (...) et travailler avec les gouvernements africains", a expliqué en anglais Emmanuel Macron qui s'exprimait dans un grand hôtel de Lagos.

"La réponse durable est de construire un avenir meilleur" dans les pays africains comme le Sénégal, la Côte d'Ivoire ou le Nigeria d'où partent des jeunes, faute "d'opportunités économiques et de perspectives".

"Il y a une réponse ; elle est à la fois sécuritaire et politique. Nous la portons pour mieux protéger nos frontières collectives et aider les pays de transit à mieux protéger leurs frontières", a-t-il confié aux journalistes. Le président français a réaffirmé la nécessité de maîtriser la démographie en Afrique : "Quand vous êtes un pays pauvre et que vous laissez la démographie galopante, avec sept ou huit enfants par femme, vous ne sortirez jamais de la pauvreté", a-t-il déclaré dans une interview à Radio France internationale et France 24. "Parce que même quand vous avez un taux de croissance de 5 ou 6 %, vous n'arriverez jamais à vous en sortir, d'autant que la concentration de la richesse ne se fait pas bien", a ajouté M. Macron, disant assumer cette position malgré les critiques qu'elle peut engendrer sur le continent. En répondant, debout, micro à la main, aux questions de jeunes actifs, il a reproduit l'un de ses exercices préférés à l'étranger, testé à Ouagadougou et reproduit à New Delhi, Washington et Aix-la-Chapelle.

AFP -

L'Italie, pays en déclin démographique, a besoin d'immigrés pour payer ses retraites, a affirmé, hier, Tito Boeri, le patron de l'Inps (Institut national de la prévoyance sociale de l’Italie), qui s'est attiré les foudres du ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini.

En réduisant les flux migratoires, "nous perdrions, en cinq ans, une population équivalente aujourd'hui à une ville comme Turin", soit "700.000 personnes de moins de 34 ans en l'espace d'une législature" qui dure cinq ans en Italie, a affirmé M. Boeri devant la Chambre des députés.

Face à ce déclin démographique dont "personne ne semble se soucier en Italie", il a recommandé le maintien d'un flux migratoire légal qui, seul, pourra permettre, a-t-il affirmé, d'assurer l'équilibre des comptes du fonds de retraites.

D'autant, a mis en garde le chef de l'Inps, que la réforme proposée par la nouvelle majorité parlementaire, formée de la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini et du Mouvement cinq étoiles (M5S, antisystème) pour faciliter les départs à la retraite, risque aussi de coûter cher.

Ladite réforme coûtera entre 18 et 20 milliards d'euros, a ainsi averti Tito Boeri pour qui il vaut mieux assouplir l'ancienne loi, dite Fornero, qui avait sensiblement reculé l'âge du départ à la retraite et que le nouveau gouvernement veut abolir.

"L'histoire récente des jeunes dans notre pays est celle d'une inexorable révision à la baisse de leurs attentes", a-t-il déclaré. "Et l'une de ces désillusions est, selon lui, de se retrouver toujours, quel que soit le résultat du vote, avec un gouvernement qui propose d'intervenir en faveur des retraités".
M. Boeri a également assuré que l'économie italienne avait besoin d'une main d'œuvre immigrée pour assurer certaines tâches (aide-soignant, ouvrier agricole, etc.) que les Italiens ne veulent pas prendre en charge.

AFP -

Le Parlement européen a approuvé, hier, la mise en place d'un Fonds européen de défense dès 2019 pour développer les capacités militaires des Etats membres et promouvoir l'indépendance stratégique de l'Union européenne.

"Doter l'Union européenne d'une autonomie stratégique n'est plus un tabou. Cela se concrétise avec l'avènement d'une vraie politique industrielle européenne en matière de défense", s'est félicité l'eurodéputée conservatrice française Françoise Grossetête (Ppe) après l'adoption définitive en session plénière du règlement sur lequel elle était rapporteuse.

Le programme approuvé par les élus est doté de 500 millions d'euros pour la période 2019-2020. Il est le précurseur du Fonds européen de défense (Fed) qui devrait être doté de 13 milliards d'euros dans le budget européen pour la période 2021-2027. Une enveloppe de 4,1 milliards d'euros sera destinée à la recherche et une allocation de 8,9 milliards sera utilisée pour le développement des capacités militaires.

Le Fed doit financer des projets montés en coopération. "Le critère principal de sélection sera l'excellence, car l'Ue doit rester à la pointe dans ce secteur", a souligné Mme Grossetête. Le projet de drone militaire Male (Moyenne altitude, longue endurance), réalisé en coopération avec l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, devrait ainsi bénéficier de ces financements européens.

Le programme est créé pour les projets dans lesquels au minimum trois entreprises d'au moins trois États membres coopèrent. L'accord stipule qu'au moins 10 % du budget devrait servir à la participation transfrontalière des petites et moyennes entreprises (Pme), a précisé l'eurodéputée libérale néerlandaise Marietje Schaake.

"Les entreprises des pays dont les industries de défense sont plus petites amélioreront leur position ; ce qui est bon pour les Pays-Bas. Nous devons créer des conditions de concurrence équitables avec un marché de la défense ouvert et compétitif, dans lequel nous combattons le protectionnisme", a-t-elle déclaré.

"Notre monde instable actuel a besoin d'une Union européenne stratégiquement autonome", a-t-elle affirmé.

"Dans le même temps, le développement et l'innovation des capacités européennes de défense ne doivent pas conduire à l'aliénation de pays dits tiers, tels que les Etats-Unis et bientôt le Royaume-Uni (après le Brexit, Ndlr). Des mesures doivent être prises en étroite coopération avec l'Otan", a-t-elle insisté.

AFP

 

Le président français Emmanuel Macron est arrivé, hier, à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, où il a donné une conférence de presse conjointe avec son homologue Muhammadu Buhari et a insisté sur les questions de sécurité mais aussi sur la "vivacité" culturelle de l'Afrique dont le Nigeria est la "vitrine".

Dans la lutte contre l'insurrection jihadiste de Boko Haram, M. Macron a réitéré les engagements de la France pour un accompagnement dans la "défense et la stabilisation de la région du Sahel", notamment à travers la force du G5 Sahel, qui a été au cœur des discussions de sa précédente étape de cette nouvelle tournée africaine, à Nouakchott. "Vous avez un ami en France", a-t-il assuré au chef d'Etat nigérian qui fait toujours face à Boko Haram, dans le nord-est du pays.
M. Buhari a rappelé que l'ensemble des pays frontaliers du Nigeria sont francophones, et que l'aide de la France est ainsi essentielle pour la bonne coordination de la lutte avec ses voisins. "Je suis très reconnaissant à la France du soutien que l'on reçoit", a-t-il assuré.

Mais, Emmanuel Macron a insisté sur le fait que "le cœur de cette visite est d'élargir le partenariat entre la France et le Nigeria sur des sujets culturels, économiques et sportifs", le moyen, selon lui, de donner des "perspectives et des opportunités à la jeunesse" pour qu'elle ne rejoigne pas les mouvements jihadistes.

"Il faut montrer la vitalité du secteur culturel africain dont le Nigeria est une vitrine", a-t-il déclaré. Après cette conférence de presse, Emmanuel Macron s'est aussitôt envolé vers Lagos, capitale économique et culturelle de l'Afrique de l'Ouest, où il devait assister à une soirée insolite rythmée de concerts, de théâtre et de défilés de mode, au Shrine, salle de concert fondée par le défunt roi de l'afrobeat, Fela Kuti.
Cette soirée sera l'occasion d'annoncer le lancement de la Saison culturelle africaine en France en 2020.

AFP -

 

Cinq partis et mouvements politiques d'opposition en exil se sont déclarés, hier, prêts à participer au dialogue politique convoqué, mi-juillet, en Guinée équatoriale, par le pouvoir si leur "protection" et leur "sécurité" sont garanties par la communauté internationale.

"Rien n'empêcherait la présence" de l'opposition en exil au dialogue s'il se tenait "en dehors de la Guinée équatoriale (en Espagne, terre mère commune, par exemple) ou en Guinée équatoriale avec le soutien, l'aide, la protection et la sécurité de la communauté internationale", ont indiqué ces cinq partis dans un communiqué.

Ces partis, parmi lesquels le Parti du progrès (Ppge), de l'opposant Severo Moto Nsa, et la coalition de partis d'opposition en France (Cored), emmenée par Salomon Abeso Ndong, ont de même réclamé, dans ce texte, une amnistie générale en prélude à ce dialogue.

M. Moto Nsa vit depuis 1982 en Espagne après avoir fui la Guinée où il a été condamné à 62 ans de prison pour un coup d'Etat manqué en mars 2004. M. Abeso Ndong, qui vit à Londres, a quant a lui été ciblé par Malabo comme commanditaire du "coup d'Etat" que le pouvoir a affirmé avoir déjoué fin 2017.

Mi-juin, le président Teodoro Obiang Nguema a annoncé la convocation d'un dialogue politique, en juillet , "pour préserver la paix et le développement que le pays connaît actuellement".
Objectifs annoncés par les autorités: inciter "tous les Equato-Guinéens dispersés dans la diaspora pour des raisons politiques" à rentrer au pays, et légaliser certains partis d'opposition, comme cela avait été le cas lors du dernier dialogue, en 2014.

Il y a invité des observateurs internationaux et la société civile. Le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu pour l'Afrique centrale (Onuca), François Lounceny Fall, a indiqué qu'il serait présent.

AFP -

 

Le pouvoir actuel malien "n'est pas à la hauteur des enjeux", a estimé, hier, le président de la Commission de la Défense de l'Assemblée nationale française, Jean-Jacques Bridey, au lendemain d'une attaque contre des soldats français de l'opération Barkhane à Gao.

"Je pense que le pouvoir actuel n'est pas à la hauteur des enjeux et de la gravité de la situation. Il faut ouvrir les yeux", a déclaré le député du parti présidentiel, La République en marche, sur la radio Rfi.
"Il n'y a pas assez d'actions fortes de la part du pouvoir" du président Ibrahim Boubacar Keïta, a-t-il insisté, à quelques semaines de l'élection présidentielle du 29 juillet au Mali.

Quatre soldats français de la force Barkhane ont été blessés dimanche, selon l'état-major français des armées. D'après les autorités maliennes, l'attaque a fait quatre morts et 23 blessés parmi des civils.  Un attentat a également frappé, vendredi, le Qg de la force à Sévaré et fait trois morts, dont deux militaires maliens. Deux des assaillants sont également morts, dont un kamikaze à bord d'une voiture piégée. Le Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans, principale alliance jihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda, a revendiqué l'attentat. Le président Keïta a promis, samedi, de "traquer les terroristes jusque dans leurs derniers retranchements".

"Il y a beaucoup de pays qui sont au côté du Mali, au côté de la population malienne, pour sortir de cette instabilité sécuritaire, mais il faut aussi qu'il y ait une visibilité dans la situation politique. Et aujourd'hui, ce n'est pas le cas", a jugé M. Bridey.

"Nous sommes à quatre semaines d'élections présidentielle (au Mali, Ndlr), on ne sait toujours pas si ce scrutin pourra se tenir", a regretté le député. "Nous souhaitons qu'il se tienne, (mais) il y a des retards dans l'acheminement des cartes d’électeur. Il y a un flou complet là-dessus. J'ai l'impression qu'il n'y a pas une véritable volonté de tenir ces élections présidentielles de la part du pouvoir malien", a-t-il dénoncé."Je pense que le pouvoir actuel n'est pas à la hauteur des enjeux et de la gravité de la situation. Il faut ouvrir les yeux", a déclaré le député du parti présidentiel, La République en marche, sur la radio Rfi.

AFP

Les dirigeants de l'Union africaine (Ua) ont créé un Observatoire sur la migration et le développement lors de leur sommet qui s’est terminé hier à Nouakchott, a annoncé le ministre marocain des Affaires étrangères.

L'Observatoire africain pour la migration et le développement (Oamd) dont "la mise en place a été proposée par le Maroc sera basé à Rabat", a déclaré le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, au cours d'une conférence de presse à Nouakchott, en marge du Sommet de l'Ua de deux jours.

"Les dirigeants africains ont pris cette décision et confié à ce nouvel outil important la mission de fédérer les stratégies nationales des Etats africains et de mieux interagir avec leurs partenaires" étrangers, a t-il précisé. Le ministre marocain a rejeté la proposition faite récemment par l'Union européenne (Ue) d'ouvrir aux migrants la possibilité de demander l'asile dans l'Ue depuis des "plateformes régionales de débarquement" de personnes secourues dans les eaux internationales que les dirigeants des 28 envisagent de créer hors du continent européen.

"Le Maroc rejette catégoriquement l'idée de cette plateforme qu'il considère comme inappropriée. C'est une solution de facilité qui ne peut être que contre-productive", a-t-il dit.

"Le dramatique sort qui est celui des migrants africains aux frontières de l'Europe se double aujourd'hui de la récurrence de pratiques intolérables contre ces populations en Afrique-même", a dit le président de la Commission de l'Ua, Moussa Faki Mahamat, dans un tweet dimanche. "Sous peine de perdre tout crédit moral sur cette question, notre union ne saurait pratiquer, ici, la politique de deux poids deux mesures : condamner les violations flagrantes des droits des migrants africains ailleurs et pratiquer la politique de l'autruche lorsque des faits similaires ont lieu sur le continent", a-t-il ajouté, sans préciser de pays.

L'exode de centaines de milliers d'Africains, essentiellement vers l'Europe, ne figure pas au programme officiel du Sommet de l'Ua dominé par les questions de sécurité, de commerce et de la lutte anti-corruption.

AFP -

 

Le Gabon a décidé de mettre en place une politique de réduction drastique des dépenses publiques qui passe, entre autres mesures, par une baisse de 40 % du nombre de fonctionnaires de la présidence de la République.

"La présidence de la République, en tant que première institution du pays, se doit de faire preuve d’exemplarité et indiquer le chemin à suivre par le reste de l’administration", indique un communiqué du gouvernement transmis hier à l'Afp.
Ce texte, publié à l'issue du dernier conseil des ministres, vendredi, affirme qu'un effort "sans précédent et particulièrement courageux en termes de réduction de la masse salariale et donc, des effectifs doit être engagé. Et cela, sans délai".

A cette fin, le président Ali Bongo Ondimba a décidé "la remise à disposition" de leur administration d'origine "de 40 % des personnels nommés à la présidence de la République".
Les mesures prévoient également une diminution des membres des cabinets ministériels, "l'interdiction de voyager en classe affaires" pour les hauts fonctionnaires "en dehors des membres du gouvernement et assimilés" et "l’interdiction d’acquérir des véhicules de plus de 30 millions de FCfa (45.000 euros) dans toute l’administration et autres services publics".

Ces mesures symboliques s'ajoutent à des décisions qui, à partir de fin juillet, toucheront les fonctionnaires les mieux payés, passant par une importante réduction des salaires, proportionnelle au montant touché : moins 5% pour ceux compris entre 650.000 et 1.500.000 FCfa (989 et 2.283 euros), mois 15 % pour ceux dépassant deux millions (3.000 euros).

L'organisation Dynamique unitaire qui regroupe plusieurs syndicats a dénoncé ces annonces, affirmant que les fonctionnaires ne sont pas responsables de "la gabegie ayant conduit le Gabon dans une impasse financière insurmontable".
Les syndicats estiment ne pas avoir "à subir les mesures d’austérité exigées par le Fonds monétaire international (Fmi), qui impose la diminution du train de vie de l’Etat", et prévoient de se réunir, le 11 juillet, en assemblée générale pour décider des suites à donner à ces mesures.

Avec l'appui du Fmi, le gouvernement gabonais vise à faire passer la masse salariale du public en dessous de 500 milliards de FCfa (762 millions d'euros) par an contre 720 milliards de FCfa (1,1 milliard d'euros) par an en 2017.

AFP -

 

 Les présidents des cinq pays de la force conjointe du G5 Sahel se sont réunis, hier soir, avec leur homologue français, Emmanuel Macron, pour faire le point sur la lutte contre les groupes jihadistes qui ont mené plusieurs attaques meurtrières ces derniers jours.

"Nous gagnerons cette bataille ensemble", à réaffirmé M. Macron, arrivé quelques heures plus tôt à Nouakchott où il s'est rendu au 31e Sommet de l'Union africaine qui a pris fin hier soir.
"Notre souhait est d'éradiquer le terrorisme dans toute la région " par "la coordination sécuritaire" entre la force conjointe des pays du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie), l'opération française Barkhane et la mission de l'Onu (la Minusma).

Ce combat est "militaire sur le court terme", mais "à long terme, c'est le développement économique et social qui est essentiel, car c'est sur le terreau de la pauvreté que se développe le terrorisme", a ajouté Mahamadou Issoufou, le président du Niger.

La réunion s'est tenue dans le nouveau collège de défense du G5 Sahel, situé aux portes de Nouakchott, au milieu d'un paysage désertique. Ses bâtiments blancs accueilleront ses premiers stagiaires le 8 octobre. Ils seront 31 officiers supérieurs : cinq pour chacun des cinq pays à l'exception de la Mauritanie (qui en aura 11) étant donné qu'elle assure 34 % du financement du collège.
Cette école de guerre a officiellement ouvert ses portes en février avec la formation des futurs instructeurs, venus de chaque pays mais aussi de France et bientôt d'Egypte et d'Italie.
"C'est la première fois au monde que des pays mettent en commun leurs responsabilités régaliennes de formation de leur élite militaire", a souligné le colonel Charles Michel qui représente l'armée française.
"L'enseignement, qui se fait en français, vise à apprendre à nos officiers à mieux travailler ensemble et à mettre en commun leurs connaissances opérationnelles du terrain", a expliqué le lieutenant-colonel tchadien Abdoulaye Walia Moussa.

Ce rapprochement est facilité par le fait que les cinq armées sont basées sur le modèle français. La force conjointe du G5 Sahel est appelée, à terme, à prendre le relais de la force française Barkhane déployée notamment dans le nord du Mali où elle combat les groupes jihadistes.
Après un dîner avec son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, Emmanuel Macron devait remettre les insignes de chevalier de la Légion d'honneur au cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako, réalisateur des films Timbuktu et Bamako.

AFP -

 

Dix soldats nigériens ont été tués et quatre  portés disparus dans une attaque attribuée au groupe jihadiste Boko Haram contre une position militaire dans le sud-est du Niger, proche du Nigeria, a indiqué hier soir le ministère de la Défense.

"Nous avons un bilan provisoire de dix morts, quatre disparus et trois blessés", a déclaré à l'AFP le colonel Abdoul-Aziz Touré, porte-parole du ministère nigérien de la Défense.
L'attaque menée par "Boko Haram" a visé "des positions de l'armée" nigérienne à Bla Brin, un village situé non loin du bassin du lac Tchad, à 40 km de la ville de N'Guigmi, a-t-il précisé.
La dernière attaque attribuée au groupe nigérian Boko Haram remontait à début juin. Trois kamikazes avaient fait exploser leur ceinture d'explosifs en différents endroits de la ville de Diffa, la capitale régionale, tuant 6 personnes. La région de Diffa est le théâtre depuis février 2015 de nombreuses attaques de Boko Haram, groupe basé dans le nord-est du Nigeria voisin.

Fin avril, Niamey avait annoncé une opération militaire régionale d'envergure dans le bassin du lac Tchad (commun au Niger, au Tchad, au Nigeria et au Cameroun) pour débarrasser la zone des "résidus" de Boko Haram. Cette opération devait permettre "d'installer nos systèmes de sécurité" et de favoriser le retour de milliers de personnes ayant fui depuis 2015 les îles du lac Tchad, avait déclaré le ministre nigérien de la Défense, Kalla Moutari, en jugeant que, même "totalement affaibli", Boko Haram continuait de représenter "une menace réelle". En plus des attaques de Boko Haram dans le sud-est, le Niger doit faire face aux attaques récurrentes des islamistes de groupes sahéliens dans le nord et dans l'ouest.

AFP -

AFP - Deux ministres qui avaient exercé sous le régime de l'ancien homme fort de Gambie Yahya Jammeh ont été nommés dans le cadre d'un remaniement ministériel par le président gambien Adama Barrow, a annoncé, samedi, la présidence.

Deux anciens ministres des Finances et des Affaires étrangères sous Jammeh, Mam Bury Njie et Momodou Tangara, ont été respectivement nommés aux mêmes fonctions.
La présidence n'a fourni aucune explication, se contentant de préciser uniquement dans un tweet que celles-ci entraient "immédiatement en vigueur".

En outre, la vice-présidente, Fatoumata Jallow Tambajang, a été remplacée par l'ancien chef de la diplomatie Ousainou Darboe qui est également le dirigeant du Parti démocratique uni (Udp), la plus grande formation politique du pays.
Peu après son arrivée au pouvoir, le président Barrow avait essuyé des critiques après avoir nommé Mme Tambajang, 68 ans, au poste de vice-présidente. La Constitution prévoit une limite d'âge fixée à 65 ans pour tout candidat à l'élection présidentielle et au poste de vice-président. Huit ministres ont été remplacés dans ce premier remaniement ministériel d'importance depuis que le président Adama Barrow a pris ses fonctions en janvier 2017.

 

AFP - La Cour constitutionnelle du Mali a validé, samedi, dix-sept candidatures et en a rejeté treize au cours d’une proclamation provisoire des candidatures à la présidentielle du 29 juillet.

La Cour a retenu les candidatures du président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, et celle du chef de file de l’opposition, mais celles de l’ancien Premier ministre Cheikh Modibo Diarra et de l’ancien ministre Mountaga Tall ont été rejetées.
Pour justifier le rejet des treize candidats, la Cour a notamment affirmé que parmi les intéressés, certains n’avaient pas produit un reçu de versement d'une caution de 25 millions de FCfa ou bien n’avaient pas la liste complète d’élus soutenant leur candidature comme l’exige la loi. Dans la liste des candidatures acceptées figurent notamment l’ancien ministre Mohamed Ali Bathily et une femme d’affaires, Djeneba N’Diaye.

Tous les candidats recalés disposent de 24 heures pour introduire un recours, selon la loi électorale, afin de contester la décision. La Cour constitutionnelle procédera à la publication officielle définitive de la liste des candidats le 4 juillet.

 

Les dirigeants de l'Union africaine (Ua) se sont réunis, hier, à Nouakchott, pour un sommet axé sur le renforcement de l'intégration continentale, un des chantiers engagés par le président rwandais Paul Kagame, au moment où l'Afrique est confrontée à l'exode de sa jeunesse.

"C'est un sommet historique qui s'ouvre aujourd'hui pour la première fois dans ce pays fondateur de l'Union africaine qu'est la Mauritanie", a déclaré le président Mohamed Ould Abdel Aziz, dont le pays accueille ce sommet qui doit s'achever aujourd’hui.

Dans la capitale quadrillée par les forces de sécurité et dotée d'un nouveau centre de conférences au milieu des dunes de sable et de nouvelles routes, les hôtels affichent complet pour ce 31e Sommet de l'Ua qui a réuni une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernements africains ainsi que le président Emmanuel Macron.
Alors que se tenait le Sommet de l'Ua, des soldats français de l'opération Barkhane ont été visés par une attaque "terroriste" dans la région de Gao, au Mali. Cette attaque a fait quatre morts et une vingtaine de blessés civils, selon les autorités maliennes.

Un autre attentat, perpétré vendredi, au Mali, contre le Qg de la force conjointe du G5 Sahel, lancée en 2017, avait fait trois morts, dont deux militaires de cette force. Une réunion des chefs d'Etat du G5 Sahel s'est tenue, hier, à Nouakchott, en marge du Sommet de l'Ua, a indiqué à l'Afp une source diplomatique d'un pays membre de cette organisation régionale qui regroupe la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad. Cette réunion était notamment destinée à préparer la rencontre, prévue aujourd’hui, à Nouakchott, entre le président Macron et ses homologues du G5 en marge du Sommet de l'Ua.

L'attentat de vendredi contre le G5 Sahel démontre qu'il "y a encore énormément de failles" dans la sécurité qui doivent être "corrigées", avait, avant l'attaque d’hier, déclaré le président mauritanien à la chaîne France 24. "Nous soutenons les pays qui font face à des attaques. Nous condamnons ces attaques", a, de son côté, déclaré le président rwandais Paul Kagame, président en exercice de l'Ua.

AFP -


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