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Sports (1504)

Sport

C'est maintenant quasiment officiel, le Belge Georges Leekens est le nouveau sélectionneur de l'équipe d'Algérie. L'information a été donnée par la Radio nationale et la chaîne Ennahar, mercredi vers 21h. Le Belge de 67 ans est attendu demain à Alger, en marge du bureau fédéral. Le timing de cette nouvelle nomination est très serré, puisque ce matin, Lokeren, le désormais ex-club de Leekens, annonçait leur séparation d'un commun accord. Le Belge n'aura été sans poste que quelques heures donc avant de s'engager dès demain avec la sélection algérienne. Rappelons qu'il a déjà dirigé l'Algérie lors d'un court bail de six mois en 2003 ainsi que la Tunisie lors de la Can 2015. Il a surtout dirigé la sélection de Belgique à deux reprises, dont la dernière entre 2010 et 2012.

Lors de ce passage, il avait comme adjoint un certain... Marc Wilmots, qu'il avait eu comme joueur et capitaine lors de la Coupe du Monde 1998. Après avoir raté la qualification à l'Euro 2012, Wilmots le remplace et emmène la Belgique aux Coupes du Monde 2014 et l'Euro 2016 avec un groupe formé par lui... Depuis, les relations entre les deux sont exécrables.

DZfoot.com

Le coup dur de Gervinho est confirmé. L’attaquant du Hebei China Fortune souffre d’une rupture des ligaments croisés du genou gauche selon France Football. L’ancien pensionnaire de l’As Rome manquera la Coupe d’Afrique des Nations 2017 qui aura lieu du 14 janvier au 5 février 2017. Si le joueur a rejoint la France pour passer des examens complémentaires, son absence ne devrait pas être moins de six mois. Un véritable coup dur pour Michel Dussuyer et la Côte d’Ivoire qui perd l’un des éléments ayant contribué à la victoire finale en 2015.

Afrik-foot.com

Double championne olympique de saut à la perche et retraitée cet été, Elena Isinbaeva continue d'occuper l'espace médiatique du sport russe. Admise au CIO en août dans la foulée de son élection à la commission des athlètes, elle s'est déclarée candidate à la présidence de la Fédération russe d'athlétisme (Araf). Hier, Isinbaeva a estimé qu'elle avait tous les arguments pour remporter l'élection : «Bien sûr que c'est réel.

Il faut qu'on agisse ensemble. Nous devons tous ensemble défendre notre pays, son honneur et sa dignité, et alors tout sera possible», a déclaré l'ex-athlète de 34 ans. L'élection doit avoir lieu le 9 décembre prochaine et l'actuel président Dmitri Chliakhtine ne devrait pas être candidat, quelques mois après avoir échoué à faire lever la suspension des athlètes russes, privés de compétition internationale par la Fédération internationale (IAAF).

«J'ai pris la décision de diriger l'Araf et de la faire revenir au sein de l'IAAF. Je suis convaincue qu'ensemble, nous arriverons à rétablir la justice et à séparer le sport de la politique», a déclaré Isinbaeva lors d'une réunion du conseil de l'Araf.

Dans sa tendre jeunesse elle défiait les garçons de son âge. Elle ne se laissait pas dompter dans les combats en lutte traditionnelle lors des cérémonies culturelles. C’est du sang de lutteur qui coule dans ses veines, puisque, d’après son frère ainé, Isabelle Sambou a hérité de ses parents son talent de lutteuse.

« Honnêtement, j’étais surpris quand j’ai appris qu’elle a été choisie comme porte-drapeau du Sénégal par le président de la République, Macky Sall, pour les Jeux olympiques de Rio. Mais j’avais confiance en elle puisque quand elle était plus jeune, elle défiait même les garçons de son âge. Elle était difficile à dompter». Ce morceau choisi du témoignage de Nazaire Sambou, frère ainé d’Isabelle Sambou, en dit long sur la personnalité de celle qui a ouvert le défilé de la délégation olympique sénégalaise aux derniers Jo Rio 2016, au Brésil (du 5 au 21 aout). Nazaire se rappelle bien des exploits de sa sœur cadette lors de sa jeunesse.

« Quand elle était plus jeune, il y a ce qu’on appelle dans notre milieu hougoone. C'est-à-dire, la fondation de maison avant le début des travaux de construction. Par solidarité, les villageois se retrouvaient pour apporter leur soutien au propriétaire de la future maison. Alors pendant les travaux, les garçons tentaient de terrasser les filles dans la boue. Cela fait partie de la tradition. Mais, Isabelle a toujours été difficile à manœuvrer lors de ces combats de lutte entre garçons et filles. Pour la battre, il faut utiliser d’autres arguments physiques. Personnellement, je suis son grand-frère, mais j’ai toujours éprouvé des difficultés pour la corriger quand elle était plus jeune ». Pour ne pas se faire ridiculiser, « les garçons se méfiaient d’elle. Les plus téméraires éprouvaient des difficultés pour s’en défaire s’ils n’étaient pas tout bonnement, humiliés » poursuit Nazaire Sambou, avec fierté.

Ce que l’intéressée confirme, du reste. « Je peux dire que je suis née lutteuse parce que mes parents sont d’anciens champions de lutte. Donc, c’est du sang de lutteurs qui coule dans les veines», dit-elle avec un large sourire. En effet, d’après son grand-frère, Isabelle Sambou a hérité ses qualités de combattante de ses parents. « Elle est née dans une famille de lutteurs. Notre père et notre maman étaient des grands champions de lutte dans leur jeunesse », confirme l’ainé trouvé dans son village natal, Mlomp Haer, à 9 kilomètres d’Oussouye, en Basse Casamance.

Toutefois, si Isabelle ne se laissait pas dompter par sa génération, tous sexes confondus, elle « voue un grand respect à (ses) ainés ». Son futur mari peut aussi se rassurer. La championne de lutte promet de ne pas le défier dans son foyer. « J’ai été inspirée par Evelyne Diatta, ancienne lutteuse de la contrée. Jules, un ami de mon grand-frère l’a convaincu de me laisser lutter. Et dans notre culture comme on ne défie pas les anciens, je me plie à leurs décisions. C’est ainsi que j’ai intégré la lutte ». En réalité, «si elle avait vécu la période de la lutte féminine (ékolomodje), elle aurait fait des ravages » regrette, avec fierté, son grand-frère qui se glorifie d’avoir été « un champion dans la localité ».

En fait, Nazaire confirme qu’ils ont « hérité la force et la technique de (leurs) parents ».  Une famille de lutteurs dont la seule Isabelle est sortie du terroir pour monnayer son talent avec le succès qu’on connait. Au point d’être désignée porte-drapeau du Sénégal aux JO de Rio en 2016. Une consécration pour la nonuple championne d’Afrique. Une étape dans la vie sportive de la lutteuse qu’apprécie particulièrement le grand-frère et au-delà, la contrée dont elle participe au rayonnement. Mais les voisins, tout comme le frère n’ont pas pu suivre ses prestations à Rio de Janeiro. Le défaut d’éclairage public et le décalage horaire sont passés par là. « A Rio, c’est elle-même qui m’a appelé pour m’annoncer son élimination », ajoute Nazaire pour confirmer leur proximité.

« Ses différentes prestations sont suivies avec beaucoup de pression et de tension dans la famille ». Et de citer un fait tragique qui a émaillé sa sortie à Londres lors des JO en 2012 lorsqu’elle a été éliminée en quart de finale. En effet, il révèle que l’élimination « a été fatale à son grand-frère malade qui est décédé à l’annonce de la mauvaise nouvelle. Nous avions des relations très étroites. Nous sommes comme des jumeaux et c’est dans ce sens qu’elle s’ouvre toujours à moi pour me confier ses problèmes. Et je n’ai pas manqué de lui remonter le moral après son élimination à Rio. Elle était étreinte par l’émotion mais je l’ai remotivée ».

Isabelle Sambou et sa familleRévélée lors de la fête traditionnelle de Kamaghène, la lionne du Kaassa, a été perfectionnée par Lansana Coly qui était à la recherche de jeunes talents pour son écurie de lutte. Orpheline de père et de mère, Isabelle n’a pratiquement pas connu ses parents. « Notre papa est décédé en 1982, notre maman ne lui a pas longtemps survécu. Elle est décédée quelques temps après. Isabelle, encore petite, a donc été confiée à une de nos tantes pour son éducation » témoigne Nazaire. A 36 ans le 20 octobre prochain, Isabelle a marqué le Sénégal et l’Afrique par sa forte personnalité. Championne du Monde en lutte de plage en 2009 (-70 kg), elle est médaillée d’or africaine à neuf reprises.

« Honnêtement, j’étais surpris quand j’ai appris qu’elle a été choisie comme porte-drapeau du Sénégal par le président de la République, Macky Sall, pour les Jeux olympiques de Rio. Mais j’avais confiance en elle puisque quand elle était plus jeune, elle défiait même les garçons de son âge. Elle était difficile à dompter». Ce morceau choisi du témoignage de Nazaire Sambou, frère ainé d’Isabelle Sambou, en dit long sur la personnalité de celle qui a ouvert le défilé de la délégation olympique sénégalaise aux derniers Jo Rio 2016, au Brésil (du 5 au 21 aout). Nazaire se rappelle bien des exploits de sa sœur cadette lors de sa jeunesse. « Quand elle était plus jeune, il y a ce qu’on appelle dans notre milieu hougoone. C'est-à-dire, la fondation de maison avant le début des travaux de construction.

Par solidarité, les villageois se retrouvaient pour apporter leur soutien au propriétaire de la future maison. Alors pendant les travaux, les garçons tentaient de terrasser les filles dans la boue. Cela fait partie de la tradition. Mais, Isabelle a toujours été difficile à manœuvrer lors de ces combats de lutte entre garçons et filles. Pour la battre, il faut utiliser d’autres arguments physiques. Personnellement, je suis son grand-frère, mais j’ai toujours éprouvé des difficultés pour la corriger quand elle était plus jeune ». Pour ne pas se faire ridiculiser, « les garçons se méfiaient d’elle. Les plus téméraires éprouvaient des difficultés pour s’en défaire s’ils n’étaient pas tout bonnement, humiliés » poursuit Nazaire Sambou, avec fierté.

Ce que l’intéressée confirme, du reste. « Je peux dire que je suis née lutteuse parce que mes parents sont d’anciens champions de lutte. Donc, c’est du sang de lutteurs qui coule dans les veines», dit-elle avec un large sourire. En effet, d’après son grand-frère, Isabelle Sambou a hérité ses qualités de combattante de ses parents. « Elle est née dans une famille de lutteurs. Notre père et notre maman étaient des grands champions de lutte dans leur jeunesse », confirme l’ainé trouvé dans son village natal, Mlomp Haer, à 9 kilomètres d’Oussouye, en Basse Casamance.


Toutefois, si Isabelle ne se laissait pas dompter par sa génération, tous sexes confondus, elle « voue un grand respect à (ses) ainés ». Son futur mari peut aussi se rassurer. La championne de lutte promet de ne pas le défier dans son foyer. « J’ai été inspirée par Evelyne Diatta, ancienne lutteuse de la contrée. Jules, un ami de mon grand-frère l’a convaincu de me laisser lutter. Et dans notre culture comme on ne défie pas les anciens, je me plie à leurs décisions. C’est ainsi que j’ai intégré la lutte ». En réalité, «si elle avait vécu la période de la lutte féminine (ékolomodje), elle aurait fait des ravages » regrette, avec fierté, son grand-frère qui se glorifie d’avoir été « un champion dans la localité ».

En fait, Nazaire confirme qu’ils ont « hérité la force et la technique de (leurs) parents ».  Une famille de lutteurs dont la seule Isabelle est sortie du terroir pour monnayer son talent avec le succès qu’on connait. Au point d’être désignée porte-drapeau du Sénégal aux JO de Rio en 2016. Une consécration pour la nonuple championne d’Afrique. Une étape dans la vie sportive de la lutteuse qu’apprécie particulièrement le grand-frère et au-delà, la contrée dont elle participe au rayonnement. Mais les voisins, tout comme le frère n’ont pas pu suivre ses prestations à Rio de Janeiro. Le défaut d’éclairage public et le décalage horaire sont passés par là.

« A Rio, c’est elle-même qui m’a appelé pour m’annoncer son élimination », ajoute Nazaire pour confirmer leur proximité. « Ses différentes prestations sont suivies avec beaucoup de pression et de tension dans la famille ». Et de citer un fait tragique qui a émaillé sa sortie à Londres lors des JO en 2012 lorsqu’elle a été éliminée en quart de finale. En effet, il révèle que l’élimination « a été fatale à son grand-frère malade qui est décédé à l’annonce de la mauvaise nouvelle. Nous avions des relations très étroites. Nous sommes comme des jumeaux et c’est dans ce sens qu’elle s’ouvre toujours à moi pour me confier ses problèmes. Et je n’ai pas manqué de lui remonter le moral après son élimination à Rio. Elle était étreinte par l’émotion mais je l’ai remotivée ».

Révélée lors de la fête traditionnelle de Kamaghène, la lionne du Kaassa, a été perfectionnée par Lansana Coly qui était à la recherche de jeunes talents pour son écurie de lutte. Orpheline de père et de mère, Isabelle n’a pratiquement pas connu ses parents. « Notre papa est décédé en 1982, notre maman ne lui a pas longtemps survécu. Elle est décédée quelques temps après. Isabelle, encore petite, a donc été confiée à une de nos tantes pour son éducation » témoigne Nazaire. A 36 ans le 20 octobre prochain, Isabelle a marqué le Sénégal et l’Afrique par sa forte personnalité. Championne du Monde en lutte de plage en 2009 (-70 kg), elle est médaillée d’or africaine à neuf reprises.

 

Dans sa jeunesse Frédéric « Eghanta » Sambou a régné sans partage dans le Kaassa. Notamment lors de la traditionnelle fête de Kamaghène, « célébrée à la fin de la récolte du riz pour remercier le Bon Dieu d’avoir arrosé le sol de pluie ». S’il était de l’actuelle génération il aurait certainement empoché une fortune dans l’arène. Mais, Frédéric Sambou ne regrette rien, puisqu’il déteste la lutte avec frappe. « J’ai horreur des coups de poing dans la lutte avec frappe. Je déteste la violence dans le sport à plus forte raison dans la lutte en milieu Diola qui fait partie de notre culture. La lutte simple est plus technique et plus riche ».

Mais, s’il déteste la lutte avec frappe à cause de la violence, il nourrit, cependant, quelques regrets. « C’est notre culture, notre tradition qui nous a privé des millions de l’arène. Car, ici, on ne lutte plus après le mariage. Et c’est le « Kamaghène » qui clôt définitivement la carrière de lutteur dans notre milieu. Cette fête sacrée est une sorte de jubilé chez nous, pour les nouveaux mariés.

C’est après avoir vécu cette fête que les jeunes mariés partent en campagne hors du terroir » se rappelle Frédéric qui a particulièrement noté un « manque d’engouement » pour la fête du « Kamaghène », depuis quelques temps, comparé à leur époque. L’ancien champion de lutte de la zone consent que « les temps ont changé », il espère que Jean Diatta « Echocolat » de Cabrousse qui a construit et équipé à ses frais un centre ultramoderne de lutte réussira son défi de relancer la discipline en Basse Casamance. La lutte étant considérée comme un sport réservé à la jeunesse en milieu Diola, dans le département d’Oussouye.

Et selon les différentes localités du département d’Oussouye, les cérémonies de lutte traditionnelle varient. Ainsi, dans la commune de Mlomp, c’est le « Kamaghène » qui est organisée à la fin de la récolte du riz, à Oussouye c’est le « Humabeul », la fête du roi, et à Cabrousse c’est le « Hulang ». Des fêtes « sacrées » qui se tiennent pendant trois jours et à des périodes différentes. Alors que le « Kamaghène » et le « Hulang » sont organisés pendant la saison sèche, le « Humeubeul » se tient au mois de septembre. La particularité par rapport aux autres cérémonies, c’est que la tenue du « Humeubeul » dépend de la présence physique du roi.

S’il y a vacance de pouvoir dans la royauté, la manifestation est suspendue le temps que le successeur soit intronisé. Frédéric Sambou garde un souvenir de cette fête sacrée, puisque c’est lors d’une édition du Humeubeul qu’il s’est révélé au grand public. « C’est le prédécesseur du roi Sibilumbaye qui a fait de moi le champion que je suis devenu » raconte cet ancien « athlète aussi spécialiste du lancer de poids et de javelot ». A la retraite à 71 ans, il est aujourd’hui délégué de quartier de son quartier, Elinkine.

Elles ont marqué de leur empreinte cette lutte féminine propre au département d’Oussouye. Le « Ekolomodje » se pratique encore dans la commune d’Oussouye, près le « Humeubeul » fête du roi, les dames entrent en lice pour trois jours. Mais il est suspendu à Mlomp pour éviter des crises entre quartiers, au grand dam des anciennes pratiquantes.

C’est la gorge serrée qu’elle parle de la lutte féminine en milieu dans la communauté rurale d’Oussouye. Cette ancienne gloire de la lutte en milieu Kaassa, regrette en effet l’arrêt de ce sport version féminine. « Indomptable » à son temps, d’après des témoignages sur les lieux, Ida Senghor plus connue sous le pseudonyme de « Amoul » revient sur les causes de la suspension de ce sport dans la communauté rurale de Mlomp. « Contrairement aux hommes, nous les femmes nous ne sommes pas sportives. Chez les hommes, il y a plus de fairplay. Le vainqueur respecte l’adversaire, alors que chez les dames, c’est comme des règlements de compte. Certaines lutteuses, après avoir pris le dessus sur leurs adversaires, l’assènent de coups, pour lui prouver qu’elles sont plus fortes qu’elles. Et cela crée des tensions entre quartiers. Alors, partant de là, les autorités du village ont pris la décision de mettre fin à la lutte féminine afin d’éviter le pire », explique Ida Senghor. Le pire s’est même produit lors de la fête sacrée, le Kamaghène, qui était endeuillée après une altercation entre lutteuses de Haer et de Djicomol », deux quartiers voisins.

C’est ce qui a précipité l’arrêt des séances pour les dames pour éviter ce genre de crises graves entre quartiers.  Cela remonte à « plus de quinze ans » se rappelle – t-elle. « J’étais une championne de lutte avec beaucoup de talent » se glorifie, Ida Senghor. Prenant à témoin son mari, elle ajoute qu’elle domptait ses adversaires « sans difficulté. Elles ne pouvaient pas me résister ». Et c’est naturellement, avec nostalgie qu’elle revient sur de leur époque. « La lutte féminine était très passionnante. Nous sommes nostalgiques de cette époque. Il nous arrive d’organiser des séances d’exhibition à travers des pièces de théâtre pour mieux expliquer aux jeunes filles », selon elle. Madeleine Diédhiou est de la même génération qu’Ida Amoul Senghor, la dernière à avoir lutté le « Ekolomodje ».

A l’image de sa camarade, elle regrette la suspension de ce genre de lutte assez spéciale. Notamment l’accoutrement des lutteuses qu’elle garde encore en souvenir dans un coin dans sa mémoire. « C’était vraiment beau à voir. Les guêtres en feuilles de rônier, les pagnes » entre autres accessoires. « Les séances de lutte entre filles étaient souvent émaillées d’incidents qui ont contraint les anciens à les suspendre. Au début, le fair-play prévalait. Vainqueurs comme vaincues se congratulaient à la fin du combat, mais au fil du temps, des gestes déplacés ont été notés avec des adversaires qui voulaient toujours humilier leurs victimes à travers des coups défendus comme pour leur signifier qu’elles étaient plus fortes qu’elles. Avec comme conséquence, des affrontements parfois tragiques comme lorsqu’une des lutteuses a piqué une crise suivie d’un décès. Un événement tragique qui a précipité la décision d’arrêter définitivement ces séances de lutte féminines. De son amie Ida Senghor, Madeleine Diédhiou témoigne qu’elle était « petite de taille, mais difficile à manœuvrer. C’était une vraie championne indomptable» reconnait Mado. En dames, les sessions se tenaient sur trois jours alors que la durée était illimitée pour les garçons. « C’était des moments de fête avec des démonstrations », ajoute celle qui dit hériter sa morphologie de sa maman et sa force de son père.

Les deux anciennes, témoins de la vitalité de la lutte regrettent fortement cette belle époque qu’elles aimeraient revivre avec les nouvelles générations. Elles sont particulièrement nostalgiques des séances de « bakk » avec les accoutrements riches en couleurs et des pas de danse dont elles seules ont le secret. Au grand regret de Madeleine Diédhiou et Ida Senghor qui font partie de la dernière génération de lutteuses à s’y produire. L’arène de Mlomp qui servait de cadre d’expression de ces combattantes est toujours visible au centre du village. Sur une vaste étendue, l’aire sablonneuse a désormais laissé la place à une végétation touffue d’herbes sauvages et d’arbustes qui ont pris possession des lieux. La Case des Tout petits du village a occupé le reste de cet endroit appelé « Hukolomodj ».

 

En Basse Casamance, la lutte féminine communément appelée ‘‘Ekolomodj’’ a cessé d’être pratiquée depuis quelques années maintenant. Ce qui était l’occasion de grands moments en marge de la fête de Kamaghène a laissé des souvenirs vivaces dans l’esprit de ceux qui l’ont vécu. En particulier les dames qui sont désormais réduites à de simples spectatrices d’événements dont elles étaient parties prenantes quelques années auparavant.

Les vestiges de la pratique multiséculaire de l’« Ekolomodj » ou lutte féminine sont toujours visibles à Mlomp, dans le département d’Oussouye en Basse Casamance où ces séances ont rythmé la vie de centaines, voire de milliers de jeunes filles devenues grandes dames au fil des années. Si dans la commune, chef-lieu de département, les séances ont lieu juste après la fête du roi dénommée ‘‘Houmabeul’’, les autres localités environnantes organisaient les leurs en fin d’hivernage.

Mais depuis une quinzaine d’années ces manifestations uniques en Basse Casamance sont suspendues dans la commune de Mlomp. Ce qui laisse un goût amer aux adeptes de ces séances de lutte féminine. Car au-delà des récits des anciennes pratiquantes qui font état de la ferveur qui s’emparait de la localité, elles racontent avec beaucoup de nostalgie, ces séances qui opposaient les filles de différents quartiers de la localité. Selon Ida Senghor, une ancienne pratiquante, « nous sommes nostalgiques de cette époque et pour revivre ces moments, il nous arrive d’organiser des séances d’exhibition à travers des pièces de théâtre pour mieux expliquer aux jeunes filles ce patrimoine culturel » qui relève aujourd’hui de l’histoire de la Basse Casamance.

Une tradition qui a engendré des championnes d’Afrique
Elles s’accordent à dire que les anciens qui ont décidé de l’arrêt de cette pratique ont été poussés à bout. Les deux anciennes, témoins de la vitalité de la lutte regrettent fortement cette belle époque qu’elles aimeraient revivre. Elles sont nostalgiques des séances de ‘‘bakk’’ avec les pas de danse exécutés à cette occasion.

La pratique de la lutte a forgé le caractère et la détermination chez les filles de la localité qui ont composé l’essentiel de l’équipe nationale olympique du Sénégal. Et qui ont participé à différentes campagnes internationales. Ainsi aux championnats d’Afrique de 1997 organisés au Maroc, le Sénégal représenté pour la première fois avait amené trois filles du département d’Oussouye à savoir Marie Nicole Diédhiou, médaillée de bronze dans la catégorie des 75kg, Evrine Assine qui avait alors remporté l’argent dans la catégorie des 51kg et Adéline Diamacoune, médaillée d’or chez les 56kg. Une tradition perpétuée aux joutes suivantes avec toujours des médailles glanées par les représentantes du terroir pour le compte du Sénégal. L’actuel porte-drapeau de la lutte olympique nationale chez les dames est d’ailleurs de la localité.

Isabelle Sambou qui a fait office de capitaine d’équipe et de porte-drapeau de la délégation sénégalaise aux JO de Rio s’inscrit dans la lignée de ses ainées depuis ses débuts en équipe nationale en 2001 lors des championnats d’Afrique au Maroc. Elle faisait partie des cinq participantes nationales et avait remporté l’argent dans la catégorie des 56kg. Depuis, que de chemin parcouru par celle qui a fini de faire le vide autour d’elle sur le Continent et échouant de peu à glaner une médaille aux Olympiades de Londres. Rebelote à Rio, il y a quelques semaines même si le chemin a été plus difficile dans la cité brésilienne que dans la capitale britannique.

Une consécration pour Isabelle qui n’a pourtant pas vécu les séances d’Ekolomodj dans son village. La faute à un arrêt de cette pratique consécutive à une interdiction décidée par les anciens. Une mesure qu’elle déplore, à l’image de toute la communauté puisque ces manifestation étaient des moments de socialisation non négligeables. D’après les témoignages de ceux qui les ont vécues, « ces séances de lutte féminine favorisaient le regroupement des villages et leur permettaient de se connaître, d’échanger des idées et de renouer des liens solides d’amitié, solidarité et de fraternité entre ces villages ».

Mais la génération des Isabelle et compagnie a trouvé la parade prétextant de quelques occasions de se retrouver entre filles et garçons pour des combats. « Nous sommes arrivées après la fin des séances ‘‘Ekolomodj’’. Mais nous avons créé notre propre ‘‘Ekolomodj’’ pour nous occuper », a-t-elle dit. Elle ajoute que pendant ces moments-là, « c’est dans l’adversité avec les garçons que je me sens plus à l’aise. C’était à l’occasion des séances que l’on organisait des cérémonies traditionnelles ».

De nos envoyés spéciaux Ansoumana Sambou et Ousseynou Pouye (Textes)
et Abdoulaye Mbodj (Photos).

 

Le Ballon d'Or, revenu dans le giron exclusif de France Football après l'arrêt du partenariat avec la Fifa, sera dévoilé « avant la fin de l'année civile », a annoncé mardi l'hebdomadaire créateur du prix, sans donner plus de détail. Sous l'ère Fifa (de 2010 à aujourd'hui), le Ballon d'Or était décerné à Zurich en janvier pour récompenser les performances d'un joueur sur l'année écoulée. Autre différence : « Le vote sera déterminé à partir d'une liste de trente joueurs, contre vingt-trois lors des précédentes éditions ». Le journal avait déjà acté la semaine dernière que, comme à l'origine, seuls les journalistes voteraient, contrairement au partenariat avec la Fifa qui avait ouvert le scrutin aux sélectionneurs et aux capitaines des équipes nationales.

L'attaquant camerounais Samuel Eto'o a été suspendu jusqu'à nouvel ordre par son équipe, Antalyaspor, suite à des accusations de racisme portées sur les réseaux sociaux. Cette décision intervient alors que l'ancien international est soupçonné d'avoir critiqué le président du club, Ali Safak Ozturk, sur Instagram, où il a posté, en turc, mardi: «Rappel : peut-être que certaines personnes ne me respectent pas car je suis noir».

«Mais je ne vais pas redescendre du niveau que j'ai atteint. Je suis dans ce jeu depuis 18 ans», avait poursuivi le joueur, assortissant ses mots d'une capture d'écran de son palmarès sur le site Wikipedia. Dans ce premier message, Eto'o ne met personne en cause nommément mais, face à la controverse, il a ensuite posté l'image de mains formant un coeur devant le logo de son club depuis juin 2015, assurant que sa sortie ne visait pas son président.

Ces messages avaient été interprétés comme une réponse aux critiques de M. Ozturk sur ses récentes performances. «Aucun joueur n'est au-dessus des intérêts d'Antalyaspor. Chacun doit connaître sa place», avait déclaré ce dernier. Le séjour turc de l'ancien du FC Barcelone, de l'Inter Milan ou encore de Chelsea a tourné au vinaigre ces dernières semaines, alors que la rumeur l'annonçait en partance pour Besiktas. Des tensions encore aggravées par un très mauvais début de saison, au cours duquel Antalyaspor n'a récolté qu'un seul point en quatre matches.

 

Le groupe Obs (Olympic Broadcasting Services), chargé de la production audiovisuelle des jeux Olympiques, est poursuivi par la justice brésilienne pour des atteintes présumées au droit du travail pendant les Jo-2016 à Rio. La justice brésilienne a décidé lundi de saisir à titre conservatoire des biens du groupe Obs. Cette saisie, destinée à « garantir la compensation matérielle en cas d'éventuels préjudices causés aux employés recrutés par l'entreprise » pour les Jo-2016, concerne des camions, des équipements de transmission audiovisuelle ou encore des comptes d'Obs dans des banques brésiliennes.

« Selon l'enquête, plus de 2.000 professionnels (...) ont été contraints d'effectuer des journées de travail abusives, dépassant les dix heures quotidiennes », indique dans un communiqué le parquet de Rio de Janeiro spécialisé dans les dossiers de droit du travail. OBS a indiqué qu'il ne ferait « pas de commentaires » sur la décision de la justice brésilienne « tant que l'affaire était en cours ». Créé en 2001 par le Comité international olympique (Cio) et basé à Madrid, Obs est le service officiel de production et de diffusion audiovisuelles des jeux Olympiques et des jeux Paralympiques, qui fournit les télévisions du monde entier détentrices des droits de retransmission.

(AFP)


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