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Sport

Pour son premier match dans le Mondial russe, l’équipe du Sénégal a remporté une vraie partie d’échecs face à la Pologne. Face à des adversaires très appliqués qui ne voulaient nullement prendre d’emblée de risques offensifs, les Lions ont misé sur une très bonne organisation défensive.

Avec un groupe fortement remaniée pour l’occasion, Aliou Cissé a organisé ses hommes en 4-4-2 pour faire déjouer l’adversaire. Les Lions ont joué très bas avec les différentes lignes très rapprochées les unes des autres. Durant toute la rencontre, Kalidou Koulibaly et ses coéquipiers ont défendu en bloc. Ils ont avancé et reculé ensemble, réussissant à occuper de manière très rationnelle le terrain avec un bloc très compact et un collectif assez huilé.

Très agressifs, les Lions qui ont souvent laissé le ballon à l’adversaire, ont fermé tous les espaces et bloqué les côtés. Cette stratégie a permis d’isoler Robert Lewandowski, fer de lance de cette équipe polonaise. Et l’attaquant du Bayern Munich était obligé de se replier dans sa zone pour toucher au ballon. Salif Sané et Kalidou Koulibaly ont été impériaux dans les duels aériens face au capitaine polonais, l’empêchant ainsi de respirer. Sur les côtés, Sabaly et Wagué ont fait le boulot. Au milieu, Alfred Ndiaye et Idrissa Gana Guèye ont été efficaces à la récupération et même s’ils l’ont été un peu moins dans la construction. Devant, Mbaye Niang et Mame Biram Diouf, dans une moindre mesure, ont mis la pression sur la défense polonaise.

Avec ses accélérations dont lui seul avait le secret, Sadio Mané que tout le monde attendait, a souvent été loin de la zone de vérité, préférant ainsi se mettre au service du collectif. Son équipe complètement étouffée en période mi-temps et menée au score (0-1), Adam Nawalka a revu son dispositif en passant du 3-5-2 au 3-4-3. Aliou Cissé lui avait donné la réplique en adoptant une disposition beaucoup plus défensive avec un seul attaquant (Moussa Konaté) en pointe.

Malgré la réduction du score par Krychowiak, le « catenacio » sénégalais a bien fonctionné. Les Lions ont bien maîtrisé leur sujet. Aliou Cissé qui a opté pour cette stratégie très tactique a fait savoir que le Sénégal a remporté cette victoire grâce à sa discipline.

Le sélectionneur national a assuré avoir mis en place le système qu’il fallait pour faire déjouer cette équipe polonaise. « Notre équipe a été très compacte, très agressive et le bloc est resté très solide.
En deuxième période, on a été très bon dans les transitions offensives et défensives. La Pologne a des joueurs aux qualités techniques au-dessus de la moyenne. Il ne fallait donc pas être loin d’eux. Il fallait rester près d’eux pour les sortir de leur zone de confort », a-t-il indiqué.
 

Ce schéma de jeu alliant une bonne organisation et une nouvelle discipline tactique qu’Aliou Cissé n’avait jamais expérimentée auparavant a porté ses fruits. Lors du prochain match, face au Japon (24 juin), il sera très attendu pour mettre en place un (nouveau ?) dispositif qui permettra à l’équipe de sortir vainqueur de ce duel synonyme de qualification pour les huitièmes de finale.


 De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar Fall, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJI (photos)

Ismaila Sarr, attaquant
Un exemple d’abnégation … défensive

Kaluga : L’équipe du Sénégal a fait preuve mardi, lors de la victoire contre la Pologne, d’une grande force collective. Ismaïla Sarr, avec ses qualités offensives, a été positionné par Aliou Cissé comme l’un des bloqueurs des transitions polonaises. L’attaquant a été d’un grand soutien à Moussa Wagué sur le couloir droit de la défense.

Les attaquants n’ont pas seulement vocation à participer aux actions offensives. Ils doivent aussi contribuer à l’effort défensif dès la perte du ballon. Aliou Cissé en est bien conscient. Et mardi dernier, contre la Pologne, il a mis un système de jeu positionnant Ismaïla Sarr (avec Sadio Mané) comme un des bloqueurs des transitions de l’équipe polonaise. Dans cette nouvelle configuration que commandait l’enjeu de la rencontre, l’attaquant rennais n’a pas rechigné à l’effort collectif. Durant toute la partie, Ismaïla Sarr s’est impliqué aussi bien dans les phases offensives que défensives. Le jeune attaquant des Lions a été un véritable exemple d’abnégation … défensive. Malgré la consigne, Ismaïla Sarr a mis en avant ses aptitudes offensives en se laissant aller à quelques débordements sur le côté gauche de la défense polonaise. Et assez souvent, il est venu en appoint à son coéquipier, Moussa Wagué, qui avait démarré timidement la rencontre sur le couloir droit avant de trouver ses marques et de réussir une belle prestation.

Le défenseur du KAS Eupen (Belgique) a livré une prestation correcte, s’érigeant le plus souvent en véritable barrage pour les attaquants polonais qui ne l’ont pas trop pris à défaut. Souverain dans son couloir droit, surtout en seconde mi-temps et grandement grâce au soutien de son compère Ismaïla Sarr, Moussa Wagué a également contribué aux phases offensives de l’équipe. Ismaïla Sarr et Moussa Wagué, qui ont affiché une belle complémentarité et une réelle complicité lors de cette rencontre contre la Pologne, ont réussi à annihiler les tentatives de l’attaque polonaise qui a pourtant marqué presque trois buts par match lors des phases de qualifications. Entre ces deux garçons qui se fréquentent depuis les catégories intermédiaires, s’est développée au fil des ans, une véritable entente aussi bien dans le terrain qu’en dehors.
Ils l’ont démontré avant-hier face à la Pologne et vu leur jeune âge, c’est parti pour durer longtemps au sein de la Tanière.

La KAS Eupen félicite Moussa Wagué pour sa prestation

Kaluga : Premier joueur de l’histoire de la KAS Eupen (Division 1 belge) à avoir disputé un match de phase finale de Coupe du monde, Moussa Wagué a reçu les félicitations des dirigeants de son club. Le directeur des finances de la KAS Eupen, Thomas Herbert, qui était mardi au stade du Spartak de Moscou pour suivre la première du joueur lors de la victoire du Sénégal (2-1) sur la Pologne, a encouragé Wagué pour ses débuts dans cette compétition majeure. « C’était vraiment un grand moment de voir et de soutenir un joueur de son propre club lors d’un match de la Coupe du monde. Tout le club peut être fier que Moussa Wagué dispute cette grande compétition, qu’il fasse partie du onze de départ et qu’il ait livré un si bon match international », s’est félicité Thomas Herbert. En 70 ans d’histoire, Moussa Wagué est le premier joueur des « Noir et blanc » à participer à un championnat du monde. A 19 ans, le défenseur sénégalais fait partie des dix plus jeunes joueurs de cette 21e édition du Mondial.

 

On se croirait dans une salle télé d'un campus sénégalais. Québec a suivi et vibré au coup de sifflet final du match Sénégal-Pologne. Pourtant, les supporters africains étaient mitigés au début. Si certains pensaient que le Sénégal allait passer à la trappe, d'autres gardaient l'espoir que le continent pouvait obtenir sa première victoire après les déroutes du Maroc, de l'Égypte, du Nigeria et de la Tunisie. Dans la salle télé de la grande résidence universitaire André Marie

Parent, c'était la grande mobilisation. La salle était comble. L'horloge affiche 11 heures, le climat est bon, le soleil montre ses beaux rayons. Le coup d'envoi donné, les étudiants africains notamment sénégalais retiennent leur souffle. A chaque belle phase de jeu, une récupération de balle dangereuse, les supporters africains applaudissent et encouragent les poulains d'Aliou Cissé.
Soudain, arriva le premier but d’un défenseur polonais contre son camp sur un tir d’Idrissa Gana Guèye. L'euphorie s'empare du campus. La résidence d’André Marie Parent, le pavillon regroupant le plus d'Africains à l'Université

Laval, tremble avec cette ouverture de score au Mondial de football. De stridents cris de joie, d'ovation et de compliments. Quelques instants plus tard, le second but. Arborant des maillots aux couleurs nationales, des étudiants sautent, se congratulent, enlèvent leurs maillots, devant la télé comme pour matérialiser la fierté d'appartenir à une même nation.

Le chronomètre déroule, l'attention est au comble. La salle reste pleine. Les affirmations se multiplient. « On a de vrais Lions sur le terrain », « les Sénégalais sont partout sur le terrain », « ils ont de bons marabouts  qui prient sur l'océan ». On a tout ou presque entendu durant ce match. Extrêmement heureux que les supporters africains se laissent aller dans leurs commentaires. « Merci le Sénégal, vous honorez l'Afrique ». Un Européen ne pouvant plus voir ce spectacle ou entendre ce brouhaha, s'extirpe de cette chaude ambiance.

Plus les minutes s'égrènent, plus l'animation augmente jusqu'au coup franc qui a réduit le score. L'ambiance baisse d'intensité. Les dernières minutes, les palabres deviennent du coaching. Chacun propose ce que le joueur doit faire avec le ballon. L'arbitre assistant montre le temps additionnel à jouer, le suspense se poursuit.

Après quelques instants de crainte, c'est la fin. Les étudiants africains du Québec manifestent leur joie, poussant les autres résidents à se demander ce qui venait de se passer dans leur temple du savoir. A l'unisson, l'Afrique en miniature a porté son équipe. Mieux que l'Égypte, le Maroc, le Nigeria, la Tunisie, le Sénégal a montré une forte résistance et a fait honneur. Ils sont de plusieurs pays africains à supporter Sadio Mané et compagnie. D'autres résidents se joignent au public déjà nombreux. La même ambiance est notée à la résidence Lemieux. Le temps d'un match, la nationalité africaine a eu le dessus sur celle sénégalaise. Tout le monde félicite les Lions de la Téranga.

Mamadou Aïcha NDIAYE à Québec

 

Des milliers de supporters de l’équipe nationale du Sénégal ont mis de l’ambiance, hier, à la Fans Zone située à la place de la Nation. Ils sont venus suivre le match dans la communion. Une folle ambiance dans cette place mythique du Sénégal.

Sidy Diop avec son maillot de l’équipe nationale floqué du numéro 5 d’Idrissa Gana Guèye est sur une moto. Un chapeau de couleur verte jaune rouge sur la tête, il se dirige vers la place de la Nation ex-place de l’Obélisque. Il a trouvé sur cette esplanade des milliers de supporters qui attendent le démarrage du match Pologne-Sénégal. C’est comme si la rencontre se jouait dans cette mythique place. Pourtant, elle se déroule à des milliers de kilomètres d’ici. A Moscou, dans la capitale russe. A la place de la Nation où est établie la Fans Zone initiée par la Radio-télévision sénégalaise (Rts), les supporters de l’équipe nationale ont vécu la chaude ambiance du match. Ils dansent, jubilent à 15 mn avant le démarrage. La place est décorée aux couleurs du drapeau national : le vert, le jaune, le rouge.

Certains supporters ont, entre leurs mains, des drapelets. Tous ceux qui ont porté des maillots de l’équipe nationale sont autorisés par les agents de sécurité de proximité à accéder à l’intérieur de la Fans Zone pour suivre le match sur les deux écrans géants installés par la Rts. Certains s’installent sur les quelques chaises à l’intérieur. D’autres sont assis à même le sol. Ceux qui n’ont pas de maillots sont restés scotchés sur les barrières. De partout, on peut voir le match sur les écrans. Les Lions sont fortement ovationnés à leur entrée. Sadio Mané, la grande star du jour du côté Sénégalais, remporte le prix de l’applaudimètre. Accompagné de son coach Aliou Cissé, le joueur de Liverpool (Angleterre) est applaudi par les fans présents à la place de la Nation. L’espoir de toute une nation repose sur ses frêles épaules.

Parmi les supporters, beaucoup ont porté le maillot du numéro 10 de l’équipe du Sénégal. D’autres le numéro 20 de Diao Baldé Keita, le 5 d’Idrissa Gana Guèye ou le 19 de Mbaye Niang. Chacun avec son joueur préféré. Quand l’hymne du Sénégal a retenti, à la place de la Nation, tout le monde s’est levé.

Les mains sur leurs poitrines, ils chantent en chœur. Après les hymnes nationaux des deux pays, place au match. Tout le  monde retient son souffle. On n’entend des haut-parleurs que les voix des commentateurs. De temps à temps, les supporters se font entendre après une belle séquence de jeu côté sénégalais ou un slalome de Mbaye Niang ou du capitaine de l’équipe, Sadio Mané.

A la 18ème mn, après une belle percée de Mbaye Niang, le Sénégal avait l’occasion d’ouvrir le score. A la place de la Nation, les supporters s’étaient déjà levés en attendant que les filets tremblent. Que nenni ! La balle passe à côté. Tout le monde retrouve sa place. A la 37ème mn, une frappe d’Idrissa Gana Guèye déviée dans les buts par un défenseur polonais délivre toute un public. C’est le but  de la délivrance. Ça jubile, ça hurle à la place de la Nation. Sidy Diop, le fervent supporter de Gana Guèye, se lève. Il fait une course comme s’il voulait monter sur le podium avant de faire demi-tour. Très enthousiaste, il enlève son maillot qu’il montre au public. L’ambiance est à son paroxysme.

La délivrance

A la mi-temps, tout le monde se lève. Certains profitent de ces 15mn pour se désaltérer au moment où d’autres mettent de l’ambiance en attendant la reprise. La reprise est timide jusqu’à la 60ème minute quand l’attaquant du Torino, Mbaye Niang a corsé l’addition en marquant le deuxième but sénégalais. « Le Sénégal l’a fait », crie un supporter qui est convaincu de la victoire de l’équipe nationale après le deuxième but.

A chaque touche de balle, l’ancien attaquant du stade Malherbe de Caen (France) est applaudi par des centaines de supporters.
« Il est l’homme du match », murmurent certains, séduits par la bonne prestation de Mbaye Niang. Cependant, le but de Krychowiak à la 88ème minute vient mettre le doute chez les supporters qui étaient déjà prêts à jubiler. A chaque assaut des attaquants polonais vers les cages de l’équipe du Sénégal, les supporters retiennent leur souffle. Ils demandent à Kalidou Koulibaly et à Salif Sané de bien veiller sur Lewandowski, l’arme fatale de la Pologne. Malgré 4mn de temps additionnel, les joueurs polonais ne parvinrent pas à refaire leur retard. Le Sénégal signe, ainsi, sa première victoire d’entrée dans cette Coupe du monde 2018.

Un ouf de soulagement du côté des supporters. Comme avant le match, ils chantent, dansent et jubilent. La fête peut commencer à la Fans zone. D’autres supporters qui avaient suivi la rencontre chez eux commencent à regagner la place de la Nation pour communier avec les nombreux supporters. Sur l’avenue du Centenaire, les jeunes sur leurs motos se faufilent entre les véhicules. Sidy Diop, le supporter d’Idrissa Gana Guèye, repart avec sa moto. Il promet de revenir à la place de la Nation le dimanche prochain, jour de la seconde sortie des Lions dans cette Coupe du monde.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Lignes libres
faire prévaloir le sens du fair-play

Les Sénégalais ont exulté, hier, après les coups de griffes que leurs Lions ont portés aux Aigles blancs de la Pologne en match de coupe du monde en Russie. La rage de vaincre a pénétré le 12e Gaïndé déterminé à se faire respecter au niveau mondial. Les Lions de la Téranga ont étalé leurs talents et démontré le génie sénégalais avec un art consommé de la tactique qui a charmé et séduit plus d’un sur la planète foot. Disons-le, le match d’hier a charrié de fortes

émotions dans toutes les couches de la population.
Le Sénégal incarnait, hier, l’espoir de toute une nation, voire celui de tous les fils d’Afrique d’autant que les autres équipes représentant le continent noir ont vu leur premier match se solder par une défaite. Des cœurs ont vibré, des félicitations adressées au coach de l’équipe, Aliou Cissé qui se réjouit de faire partie des plus jeunes entraîneurs du Mondial et non comme le seul coach noir de la compétition. La victoire a permis de rehausser l’image du Chef de l’Etat sénégalais qui a consenti des sacrifices pour soutenir moralement les Lions à Moscou, théâtre de ces joutes footballistiques.

Heureusement que le Sénégal a gagné. Et avec la manière ! Vivement que nos Lions se maintiennent dans cette dynamique. S’il est avéré qu’une défaite constitue une pilule amère à avaler, force est de reconnaître que les supporteurs sénégalais ont la fâcheuse habitude de verser dans l’ingratitude. Or le foot, comme toute autre activité sportive, exige le sens du fair-play. Aliou Cissé, vertement critiqué dans un passé récent, a montré hier sa capacité à rugir, en bon félin. Il a procuré à toute une nation des sensations fortes et surtout cette fierté d’appartenir à ce grand peuple qu’est le Sénégal. Mais le hic, c’est que les Sénégalais qui ont jubilé hier, n’hésiteront pas à effacer de leur mémoire, ces moments d’ivresse collective procurés par le coach et ses joueurs, pour décocher sur cette belle équipe des flèches assassines.

Qu’importe si toute une équipe s’investit pleinement pour leur permettre de savourer le goût de la victoire, qu’importe si le sport est fait de victoire et de défaite, le Sénégalais qui a la critique facile, se plaît à verser dans l’amnésie quand il ne trouve plus ses comptes dans une situation. L’illustration en est le match Sénégal-Turquie en 2002, avec un pilonnage  des joueurs et du staff technique encore frais dans nos mémoires. L’équipe nationale de foot qui avait réussi à battre une championne du monde, lors du match d’ouverture, avait récolté des vertes et des pas mûres suite à son élimination en quart de finale.

Vivement que les Lions de la Téranga continuent à nous faire rêver, à nous faire oublier cette morosité qui a fini par installer une culture de la méfiance dans notre pays. Aliou Cissé a montré hier que notre pays regorge de talents capables de hisser le Sénégal à des niveaux supérieurs en faisant prévaloir l’esprit d’équipe et dans une démarche collective.

Matel  BOCOUM

 

Le mondial dans les régions

20 Jui 2018
267 times

Comme on pouvait s’y attendre, l’effervescence était à son paroxysme à Bambaly, fief de Sadio Mané, après la victoire des Lions,  la première d’une équipe africaine dans ce mondial « Russie 2018 ».
La maison de la star était prise d’assaut par les fans et ceux venus des villages environnants. Les yeux écarquillés sur le petit écran étaient rivés sur l’enfant de Bambaly, heureusement qui n’a pas déçu. A la fin du match, l’ambiance était indescriptible dans les maisons et les rues. Les supporters venus des villages voisins sont rentrés dansant, chantant. Ils reviendront pour chaque match des Lions et souhaitent rentrer avec la même ambiance, en savourant comme il faut chaque victoire. La presse locale s’était également donné rendez-vous à Bambaly pour être témoin de cette victoire qui était certaine pour de nombreux pronostiqueurs mais également pour être témoins de la liesse populaire qui allait suivre.

Ecran géant à Sédhiou
La population de Sédhiou, elle, était gâtée avec cet écran géant installé à la place de l’Indépendance par le maire-ministre Abdoulaye Diop qui a décidé de regarder le match à partir de cet écran géant. Chaque action éclatante des Lions était accueillie par des applaudissements assourdissants, des cris et des pas de danse. Pour le 1er but des Lions, l’ambiance était tout simplement indescriptible, même le ministre n’a pu se retenir.
Le 2e but est celui des plus petits, ne pouvant contenir leur joie sur place, ils se sont lancés dans une course folle sur la principale rue qui jouxte la place de l’Indépendance,  criant à tue-tête. La réduction du score par les Polonais laissera de marbre le nombreux public reparti à la fin du match, savourant à sa manière la première victoire d’une équipe africaine dans cette Coupe du monde.
Le maire, ministre de l’Emploi, apprécie la victoire et dit ne pas avoir tort d’installer l’écran géant. C’est une manière d’accompagner les efforts du Chef de l’Etat pour le football en général, et la coupe du monde, en particulier.
La prestation des Lions, en présence de Macky Sall, a grandi l’image de marque de la Nation. Il a précisé qu’il a fallu de peu pour que la région ait des internationaux à cette Coupe du monde, il faisait allusion à Papis Demba Cissé dont la devanture du domicile du père a abrité un grand foureul pour fêter la victoire des Lions.

Malamine KAMARA

15 Millions de séléctionneurs

20 Jui 2018
222 times

De l’euphorie, de l’envie, de l’excitation…les 15 millions d’entraîneurs, pardon de Sénégalais savourent à sa juste valeur la première sortie des Lions.

Moustapha Lô (Commercial)
« On ne pouvait rêver meilleure entame »
« Aujourd’hui, nous sommes très contents. On ne pouvait rêver meilleure entame. Mais cela ne me surprend pas, cette équipe a du potentiel. Les doutes que j’avais c’était vraiment sur les choix de l’entraîneur et il m’a agréablement surpris. Maintenant, il faut savourer cette victoire certes, mais il faut garder la tête sur les épaules. Nous ne sommes qu’au premier match. Et il faut que l’entraîneur soit plus méticuleux sur les changements. C’est ce qui fait gagner les matchs ».

Oumar Diallo (Répétiteur)
« Je ne m’attendais pas à
voir quatre joueurs offensifs d’emblée »
« Le 11 de départ m’a beaucoup surpris. Avec la philosophie qu’Aliou Cissé véhiculait, je ne m’attendais pas à voir quatre joueurs à vocation offensive dès le début du match. J’attendais quelqu’un comme Pape Alioune Ndiaye ou Lamine Gassama, mais je n’imaginais pas Mame Biram Diouf. Mais, j’ai quelques doutes sur le positionnement de Sadio Mané. Je trouve que le fait de le faire jouer au milieu expose l’équipe. Il est parfois trop léger et perd facilement la balle. La Pologne a de bons joueurs, mais la plupart sont vieillissants ».

Ngoné Sy, (Restauratrice)
« Le peuple en redemande »
« Vraiment quand les équipes africaines ont aligné quatre défaites, j’ai commencé à avoir peur. Il faut quand même faire attention, ce n’est que le premier match. Il parait qu’il en reste encore deux, donc il faut rester concentrés. Au vu de l’ambiance que cette victoire a créée, on se rend compte que le peuple en redemande, ils n’ont plus le droit de décevoir ».

Momo Dione (Commerçant)
« Surpris par le classement
d’Aliou Cissé »
« Je m’attendais plus à un match nul. J’ai été vraiment surpris par le 11 d’Aliou Cissé. Les joueurs aussi ont montré aujourd’hui un visage que je ne leur connaissais pas du tout, même si j’ai trouvé Sadio Mané moins impliqué que le reste. Mais il y a des choses à rectifier. Il y a eu des pertes de balle faciles qui auraient pu nous coûter cher et je pense que Mame Biram a prouvé qu’il n’avait plus sa place dans ce 11. Pour les changements aussi, je pense qu’au moment de sortir Mbaye Niang, il fallait le remplacer par un joueur plus défensif, mais pas Moussa Konaté. Il faut continuer à y croire, il y a de la place ».
 
Pape Madické Faye (Etudiant)
« Le Sénégal a montré un
visage séduisant »
« J’ai vu vraiment un tout autre visage des Lions, des joueurs qui en voulaient et c’est la première victoire d’une équipe africaine. Mais il ne faudrait pas qu’on oublie que c’est l’agressivité qui fait le charme de notre football. L’espoir est grand et avec ce que j’ai vu, je pense qu’on peut faire de bonnes choses, mais il faut rester sur terre et prendre les matchs un par un ».

Pape Alé Diop, (Ouvrier)
« Le meilleur match du Sénégal de ces dernières années »
« Je n’ai jamais pensé que le Sénégal pouvait sortir ce type de match. C’est sans nul doute le meilleur match du Sénégal de ces dix dernières années. Il y avait de la maîtrise, de l’envie, de la hargne et beaucoup de discipline. Je pense qu’à l’exception de Mame Biram, nous avons trouvé notre équipe type. Si on corrige cela, je pense qu’on peut faire un parcours honorable ».
Propos recueillis par
Oumar FEDIOR


Forte mobilisation du «12e Gaïndé»

Si les supporters polonais ont pu gagner, hier, la bataille de la mobilisation, avec une forte affluence dans les tribunes du stade du Spartak de Moscou, le "12e Gaïndé" a aussi à mouiller le maillot.
Pour cette première rencontre des Lions face à la Pologne, ils ont été nombreux, les Sénégalais à se draper aux couleurs de la Nation (le vert, jaune, rouge) et à exprimer également une grande nostalgie pour la coupe du monde Corée-Japon 2002. Une envie de revivre les mêmes émotions fortes était perceptible dans la gestuelle et la voix.  La capitale sénégalaise a vibré, hier, au rythme de la Coupe du monde avec l'engagement soutenu du "12e Gaïndé" à pousser l'équipe nationale à aller de l'avant. A quelques heures du match, les Sénégalais, passionnés de foot, ont réitéré leur soif de victoire.
Il fallait mobiliser toutes les énergies pour une victoire des Lions. Des slogans "tous derrière les Lions", " Nous sommes 15 millions de lions "  ou " Impossible n'est pas Sénégalais" étaient à l'affiche. Maillots, drapeaux et écharpes campent le décor de la capitale sénégalaise, offrant également aux commerçants l'occasion de réaliser d'importants chiffres d'affaires. Le nouveau maillot des Lions était à la mode dans les rues de Dakar. Les réseaux sociaux étaient aussi au diapason. La touche féminine a aussi donné du relief à cette compétition. Des jeunes filles ont lancé le challenge de se maquiller aux couleurs nationales, histoire de manifester leur fibre patriotique. Les musiciens sénégalais avaient d'ailleurs donné le ton. Tous les esprits se sont inscrits dans l'optique de booster les Lions de la Téranga qui cristallisent des espoirs du continent noir, surtout que les autres équipes africaines n'ont pas encore réussi à remporter leur premier match.
Awa Kane FALL (stagiaire)

 

Moscou : Ce que l’on redoutait s’est finalement produit. L’Egypte est depuis hier la première équipe éliminée de ce Mondial. Les « Pharaons » ont en effet perdu leur « finale » face au pays hôte, la Russie qui devient du coup la première à valider son billet pour le second tour. Battue d’entrée par l’Uruguay, l’équipe égyptienne n’a pu relever le défi russe, malgré l’entrée dans la compétition de sa vedette Mohamed Salah, auteur sur penalty du but pour l’honneur. Au moins un autre verdict pourrait tomber aujourd’hui. En tout cas, l’équipe a priori la plus proche de se qualifier au second tour dès aujourd’hui est bien l’Uruguay (Groupe A). En effet, après leur succès à l’usure d’entrée contre l’Egypte (1 – 0), les « Charruas » ont l’occasion de valider leur ticket pour les huitièmes de finale à Rostov-sur-le-Don face à l’Arabie saoudite explosée en ouverture de ce Mondial (5 – 0) par la Russie. Mais les « Faucons verts » ont un honneur à défendre et ne devraient pas être une proie aussi faciles pour les « Guerriers » uruguayens qu’ils l’avaient été pour les hôtes de l’épreuve. Dans le groupe B qui dispute également sa deuxième journée, l’Iran seul victorieux lors du tour initial aura aujourd’hui encore plus à faire face à l’Espagne que contre le Maroc. Cependant, les « Lions de Perse » peuvent encore rêver d’un exploit, comme il y en a eu quelques uns depuis le début du tournoi. Pour rester en vie, le Maroc de son côté devra décrocher un « résultat positif » face au Portugal de Cristiano Ronaldo qui avait réussi un retentissant triplé contre ses voisins espagnols. Pas impossible au vu de la tournure des évènements depuis quelques jours.


Le programme du jour

Groupe A à Rostov-sur-le-Don à 15 h : Uruguay – Arabie saoudite
Groupe B à Moscou à 12 h : Portugal – Maroc ; à Kazan à 18 h : Iran – Espagne

Les résultats enregistrés hier
Groupe G : Colombie – Japon 1 – 2 ; Pologne – Sénégal : 1 – 2
Groupe A : Russie – Egypte : 3 - 1

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar Fall, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJI (photos)


Colombie – Japon : 1 – 2
Les « Cafeteros » ont bu la tasse…

Moscou : On parlait d’un tremblement de terre après la victoire du Mexique face à l’Allemagne (1 – 0) dimanche dernier à Moscou. Mais ce n’est finalement pas de la même amplitude que le séisme d’hier qu’est le succès du Japon contre la Colombie ! Présentés comme les favoris intouchables du Groupe G, les « Cafeteros » ont bu la tasse hier devant des « Samouraï bleus » combattifs et déterminés comme toujours. Réduits à 10 dès la 10ème et menés au score dans la foulée sur un penalty de Kagawa, les partenaires de Falcao étaient pourtant revenus au score (39ème mn) grâce à Quintero. Mais, comme l’on vous disait, un Samouraï ne va jamais au combat vaincu d’avance et ne lâche pas le morceau quand il le sent à portée de sabre. Le second but, celui de la victoire, signé Osako (73ème mn) l’a confirmé. Le favori est à terre. Le dernier des outsiders de ce Groupe H a bouleversé tous les pronostics. Les « Lions » qu’il croise dimanche prochain à Ekaterinbourg sont avertis.

Ambiance
Déferlante rouge et blanc au stade du Spartak Moscou !

Moscou : Noyés dans une déferlante rouge et blanc qui s’est littéralement emparée du stade du Spartak Moscou, le « 12ème Gaïndé » et  « Allez Casa » ont fait mieux que résister. Malgré l’infériorité numérique largement favorable aux inconditionnels des Aigles blancs, les supporters sénégalais n’ont jamais baissé les bras. Comme à leur habitude, ils ont chanté et dansé durant toute la rencontre. 

Un confrère polonais avait déjà annoncé l’arrivée massive des supporters de son pays. « Des milliers de supporters de la Pologne seront au stade lors du match contre le Sénégal. Vous verrez vous-mêmes ce mardi. Vous savez, notre pays n’est pas loin de la Russie. Même notre langue, le Polonais est proche du Russe », s’était-il vanté.

L’homme était étonné quand il a appris qu’une centaine de supporters sénégalais était attendue en Russie. Trop peu selon lui, si l’on juge par son expression, qui trahissait une incrédulité de sa part ! « You say 150 ? » (Vous dites 150 ?), ne pouvait-il s’empêcher de demander, avec un sourire moqueur. Effectivement, le bonhomme a raison. Hier, ils étaient des milliers et des milliers de fans de l’équipe nationale de Pologne au stade du Spartak Moscou, pour pousser les Aigles blancs à la victoire. Très tôt dans la matinée, ils ont pris d’assaut la devanture du site, vêtus de leurs couleurs nationales, le rouge et blanc. Certains, avec leurs instruments de musique, commencent leur répétition, chantant et dansant. Ils font déjà monter la fièvre, en attendant le coup d’envoi de la rencontre prévue dans la soirée. En dépit de l’adversité, ils fraternisent avec des journalistes sénégalais, prennent des photos avec eux, sans doute pour immortaliser l’évènement.  Belles images de fair-play. Le foot est magique !

Dans ce match des supporters, les Polonais, sans surprise, ont pris plusieurs longueurs d’avance sur le « 12ème Gaïndé » et « Allez Casa » dont quelques rares membres sont sur place. « Sénégaaal ! », crie une inconditionnelle des Lions, d’une voix à peine audible, au beau milieu de cette de foule de fans polonais, qui grossit au fil des heures. Vers 17h, soit une heure avant l’entrée des deux équipes sur le terrain, l’ambiance est devenue hystérique ; aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. « C’est la folie ! Les Polonais ont littéralement envahi le stade », s’exclame un journaliste sénégalais. Dans les tribunes remplies comme un œuf, la déferlante rouge et blanc a fini de noyer presque totalement la centaine de supporters sénégalais. Les Polonais, presqu’à domicile, (la Pologne n’est pas éloignée de la Russie) mettent carrément l’ambiance. Ils scandent en chœur des mots dans leur langue ponctués de salves d’applaudissements ininterrompus.

Dans ce brouhaha indescriptible, nos compatriotes éprouvent du mal à se faire entendre et les couleurs du Sénégal sont à peine visibles. Pour autant, le « 12e Gaïndé » et les supporters d’ « Allez Casa » ne se sont pas laissés impressionnés. Malgré l’infériorité numérique favorable aux Polonais, ils ont fait mieux que résister, chantant et dansant comme à l’heure habitude. Et puis il y a ce but du Sénégal intervenu à la 37e minute de jeu obligeant un peu les Polonais à mettre de l’eau dans leur…vin. Un silence assourdissant côté polonais qui contraste avec la folie hystérique dans le camp des Lions. Même les journalistes sénégalais ont oublié un instant leur casquette de reporters pour jubiler ! A l’arrivée, les dieux du foot était du côté des Sénégalais, leur équipe ayant gagné finalement par 2 buts à 1.


De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar Fall, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJI (photos)

 

Pour le premier match des Lions au Mondial 2018, l’entraîneur Aly Male a fait une analyse technique. Pour lui, la première période a été très bonne et peut servir de base pour la suite.

L’entraîneur de l’Entente Taïba Industries Chimiques du Sénégal (Etics-Mboro) qui évolue en Ligue 2, a soutenu, au bout du fil, que les Lions ont fait une bonne première sortie dans l’ensemble, avec un bon début de match. « La tactique de la première période a été décisive. Cela a fait que nous avons marqué un but lors de ce temps fort. On a bien débuté le match. Tout le monde est bien rentré dans le match, même si on n’a pas ouvert le score dans les premières phases de jeu. Le bloc était très bien. En première mi-temps, il y avait un 4-4-2, avec Mbaye Niang et Mame Biram Diouf en attaque. Khadim Ndiaye a gagné sa place durant les éliminatoires et l’entraîneur l’a mis titulaire. Il y a eu aussi des choix forts du coach en mettant le capitaine Kouyaté sur le banc avec Alfred Ndiaye comme titulaire.

L’équipe s’est très bien comportée en première mi-temps avec un très bon Mbaye Niang », décrypte l’ancien champion du Sénégal avec l’Us Gorée. Pour ce dernier, lors du match, c’est Mbaye Niang qui a été déterminant dans son rôle en gardant les ballons, en créant des situations dangereuses et « a été récompensé par un but ». « Il a été au-dessus de tout le monde même si Sadio Mané a fait aussi un bon match avec une passe décisive. Le Sénégal a très bien joué en première période et la Pologne, avec ses grands joueurs, n’a même pas existé pendant cette période. En première période, le Sénégal pouvait se retrouver avec deux buts d’écart », explique le coach. Pour Aly Male, la sortie de Mbay Niang s’est même ressentie en fin de seconde période avec des Polonais qui ont procédé à un changement tactique, mais dit-il, « cela est normal parce qu’il fallait un sursaut d’orgueil de la Pologne avec un 3-5-2 ». « A la fin, cela a été très difficile avec un but encaissé à 8 minutes de la fin, mais c’est la coupe du monde. C’est une compétition difficile, on va subir, il y aura des temps forts et des temps faibles qu’il faudra savoir gérer. Après le but polonais, il y avait un peu de panique mais les joueurs ont bien géré la période en tenant le ballon », confesse-t-il.

Un côté droit à améliorer
Après cette première victoire, le Sénégal a préservé ses chances de qualification au deuxième tour. Cependant, le technicien demande de s’améliorer pour engranger les points nécessaires dès le prochain match.
« Il y a des choses à améliorer, notamment notre côté droit. Il faut que Wagué soit plus prudent et que quand il y a des coulissements qu’ils se fassent très rapidement. Il doit savoir juger les ballons, regarder bien sa position, ne pas seulement se focaliser sur le ballon ; il faut aussi regarder la position de l’adversaire. Presque toutes les occasions dangereuses venaient du côté droit de notre défense. Je pense que Wagué a fait un bon match, mais il faut être plus prudent sur ce côté et que Ismaïla Sarr soit aussi plus tranchant.

Il y a eu une bonne prestation de Salif Sané et surtout de Sabaly sur le côté gauche », apprécie le coach de l’Etics (L2). Pour la suite, le technicien pense que le Sénégal peut rêver et qu’il faut retenir notre premier période, travailler la dessus pour aborder les matches venir. « Contre le Japon, ce sera un autre match. Ce sera un match pour la suprématie du groupe car toutes les deux ont gagné. Il faut essayer d’accrocher une deuxième victoire pour se qualifier. Il ne faut surtout pas dormir sur nos lauriers et oublier déjà la Pologne et se concentrer sur les matches à venir », conseille, Aly Male

Oumar KANDE

 

Zone mixte : Commentaires

20 Jui 2018
123 times

MATAR BA, MINISTRE DES SPORTS : « Nous avons nos cartes à jouer »

 « J’apprécie cette victoire positivement mais je demande aux joueurs d’être davantage concentrés. C’est le haut niveau, nous avons gagné un match, il faut continuer à travailler, continuer à gagner. La particularité aujourd’hui, c’est que c’est la première fois qu’un chef d’Etat sénégalais vient assister à un match de l’équipe nationale à la coupe du monde et il nous a porté chance. Le peuple a manifesté positivement et tout un espoir a été porté par l’équipe nationale du Sénégal. Je rappelle, par ailleurs, que sur quatre sorties, l’Afrique a raté la marche. Aujourd’hui, le Sénégal a joué pour l’Afrique et nous avons gagné. Il faut continuer le travail. Nous nous sommes mobilisés depuis notre qualification pour la coupe du monde. Cette mobilisation doit être permanente jusqu’au bout de cette compétition.  Et je vous dis que nous avons nos cartes à jouer ici à en Russie. »

Me AUGUSTIN SENGHOR, FSF
« Le travail continue »
« On ne peut être qu’heureux d’être la première équipe africaine à gagner à l’occasion de cette coupe du monde. Il faut retenir au-delà du résultat, le comportement du groupe qui a dégagé beaucoup de sérénité, une grande force collective. Maintenant, le travail continue. Il faudra que les joueurs gardent cette sérénité, qu’ils aient la tête sur les épaules pour aborder le match à venir sans complexe de supériorité vis-à-vis de l’adversaire pour sécuriser une qualification au deuxième tour. Le travail ne fait que commencer, l’objectif n’est pas de gagner un match et de s’en arrêter là. Et on peut compter sur ce groupe et son coach. Aujourd’hui encore, nous avons démontré notre capacité à entrer dans les compétitions. C’est important, le Sénégalais, quand il est au niveau mondial, il sait rehausser son niveau. Les joueurs ont gagné avec beaucoup de sérénité, beaucoup d’autorité aussi. »

SADIO MANE,
MILIEU DE TERRAIN
« Nous avons joué sans
complexe »
« Nous avons misé sur un travail collectif et essayé de garder notre sérénité. Nous nous sommes créé beaucoup d’occasions et à l’arrivée, nous avons marqué deux buts qui nous ont permis de gagner ce match.
Aujourd’hui, nous avons joué sans complexe et sans pression pour faire plaisir à nos supporters sénégalais et africains.
Il faudra poursuivre le travail étant donné que le prochain match contre le Japon ne sera pas facile. Nous allons continuer à nous battre. »

KHADIM NDIAYE,
GARDIEN DE BUT
« Hisser très haut le drapeau du Sénégal »
 « Nous rendons grâce à Dieu pour cette victoire que nous avons acquise de haute lutte, parce que ce n’était pas du tout gagné d’avance. La Pologne est une grande équipe et c’est la raison pour laquelle nous étions considérés comme des outsiders dans cette rencontre. Aujourd’hui, nous avons joué sans complexe et nous avons eu la chance de gagner. Nous sommes heureux de remporter ce premier match. Maintenant, on oublie cette victoire pour préparer dès maintenant la prochaine rencontre. Notre objectif est de hisser très haut le drapeau du Sénégal ».

GRZEGORZ KRYCHOWIAK,
MILIEU POLONAIS
« Le Sénégal a fait
un bon match »
« C’était un match assez équilibré. Après, nous avons encaissé deux buts de manière un peu stupide. Maintenant, il nous reste deux autres matches et nous allons nous concentrer d’ores et déjà pour la prochaine rencontre. Nous allons essayer de faire notre meilleur match possible. Pour cette défaite contre le Sénégal, nous allons analyser le match pour ne pas répéter les mêmes erreurs que nous avons commises aujourd’hui. Le Sénégal a fait un bon match, solide, costaud. »

KALIDOU COULIBALY,
DEFENSEUR CENTRAL
« Nous avons encore une marge de progression »
« Nous avons joué en bloc. Nous savions que la Pologne était une belle équipe et que ça allait être très difficile. Le fait que nous ayons bien défendu tous ensemble et marqué à des moments clés a été très important. Cela montre que le Sénégal est une grande équipe ; nous allons continuer à travailler. Je crois que nous avons encore une marge de progression. Mais dans l’ensemble, nous avons bien travaillé. C’est une victoire sénégalaise mais surtout africaine parce qu’aujourd’hui, tous les Africains étaient derrière nous. Cela nous fait beaucoup plaisir et nous espérons porter très haut les couleurs du Sénégal. La présence du chef de l’Etat, ce soir, nous a aussi fait plaisir et nous le lui avons signifié avec cette performance contre la Pologne. Maintenant, ça ne s’arrête pas là.
Il ne faut pas que nous nous prenions la tête parce que le prochain match sera encore très difficile. »

MBAYE NIANG, ATTAQUANT
« La récompense de tout
un groupe »
« C’était très bien commencé et nous avons fait un bon match. Maintenant, ce n’est pas fini, il nous reste encore deux matches. Nous allons nous  reposer pour récupérer des forces pour les prochaines rencontres.
Le résultat d’aujourd’hui est la récompense de tout un groupe. C’est grâce à la performance collective du groupe que j’ai réussi à faire un bon match. Homme du match ou pas, le plus important est que le Sénégal réussisse une bonne performance à la Coupe du monde. »

PAPE ALIOUNE NDIAYE,
MILIEU DE TERRAIN
« Il faut continuer à travailler et chercher d’autres victoires »
« Nous sommes contents d’avoir gagné ce premier match.
Maintenant, il ne faut pas lâcher ; il faut continuer à travailler pour chercher d’autres victoires. Aujourd’hui, le président nous a fait plaisir en assistant à cette rencontre.
Cela a été une motivation supplémentaire pour les joueurs.
Il nous a exhorté à travailler davantage et ce que nous avons l’intention de faire. Je ne suis pas déçu de n’avoir pas joué, mais je suis content que nous ayons remporté le match. »

ECHOS… ECHOS…

Les supporters polonais comme à la maison : Hier, le stade du Spartak Moscou était majoritairement en blanc et rouge aux couleurs de la Pologne. Les supporters des partenaires de Lewandowski, en voisins, sont venus par cargaisons entières appuyer les leurs. Ils seraient plus de 20 000 selon les chiffres obtenus. Et ils ont réellement chauffé le stade. Ils ont même été assez corrects pour applaudir l'hymne du Sénégal. C'est assez rare dans ce football international souvent pollué par le chauvinisme pour qu'on ne le mentionne pas.
Ceux des Lions étaient trop peu nombreux et en plus positionnés sur deux ailes très éloignées des tribunes pour leur apporter correctement la réplique. « Allez Casa » d'un côté, « 12ème Gaïndé » de l'autre… Un problème de ticketing ? Mais ils ont tout de même pleinement joué leur partition.

Les 5 rescapés de 2002 : parmi les envoyés spéciaux de la presse sénégalaise à ce Mondial, ils sont 5 à avoir couvert la Coupe du monde en 2002 en Corée du Sud et au Japon : Mamadou Koumé, B. Khalifa Ndiaye, Aliou Goloko, Salif Diallo et Adama Kandé. Cela leur a rappelé de beaux souvenirs. En espérant que la route sera aussi glorieuse qu'il y a 16 ans.

Superstition : Les journalistes sénégalais sur ce Mondial ont décidé de mettre leur polo bleu pour aller voir leurs Lions. Par pure superstition. Puisque selon l'un des responsables de la délégation, ils avaient abordé la même couleur pour l'entrée en matière du Sénégal à la dernière Can. Et l'équipe avait gagné. Hier aussi.

La joie du président Macky Sall  Les Lions qui disputaient leur première rencontre de la Coupe du monde contre la Pologne au stade du Spartak Moscou ont eu, hier, un invité de taille. Le Président de la République, qui avait promis de se déplacer en Russie pour les soutenir, a fait le déplacement. Et Macky Sall qui s'est transformé en supporter a bien porté chance aux joueurs. L'ouverture du score sur une action de Gana Guèye qui a abouti à un Csc de Cionek (38e) ne l'a pas laissé du tout indifférent. En effet, le Président Sall a laissé exploser sa joie comme ces milliers de supporters sénégalais. Cette joie a atteint son paroxysme lors du second but inscrit par Mbaye Niang à l'heure de jeu. Macky Sall, comme tout bon supporter, a exulté dans un stade du Spartak de Moscou en folie. Avec cette victoire, le Président Macky Sall ne doit certainement pas regretter d'avoir pris douze jours de congés pour venir encourager ses joueurs qui affronteront dimanche le Japon, à Ekateringburg.
 
Cheikhou Kouyaté remplaçant : On attendait Cheikhou Kouyaté, mais c'est finalement Sadio Mané qui est apparu avec le brassard de capitaine hier,  face à la Pologne. Le titulaire et son vice-capitaine (Kara Mbodji) étant absents du terrain, c'est sur l'attaquant de Liverpool que le choix d'Aliou Cissé s'est porté. Le sélectionneur a justifié l'absence de Kouyaté par le fait qu'il n'entrait pas dans ses plans. « J'ai choisi 23 joueurs qui ne sont pas tous susceptibles de démarrer un match. Cheikhou Kouyaté est mon capitaine, mais sur ce qu'on a mis en place, je pensais qu'il ne devait pas commencer. Mais ça ne veut pas dire qu'il ne va pas jouer puisqu'il est rentré en cours de jeu », a expliqué Cissé. Mais le plus important, selon Aliou Cissé, ce n'est pas les individualités. C’est  plutôt le collectif. « Un seul joueur qui manque peut être difficile pour nous, mais je pense que d'autres peuvent le remplacer. Nous allons continuer dans cette dynamique car comme je l'ai toujours dit, le Sénégal gagnera seulement s'il pense collectif », a-t-il dit.
 
Mais où est passé Lewandowski ? Il était fortement attendu pour sa première en Coupe du monde,  mais Robert Lewandowski n'a pas pesé trop lourd lors de la rencontre contre le Sénégal. L'attaquant, que tout le monde voyait exploser la défense sénégalaise du fait de ses performances stratosphériques, a  été très bien muselé par Kalidou Koulibaly et Salif Sané. Du coup,  la locomotive de l'attaque polonaise,  meilleur buteur de sa sélection, qui était très attendu par ses milliers de supporters qui avaient fait le déplacement sur Moscou, n'a pas réussi à se mettre en évidence ni à sauver son équipe de la défaite. 

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar Fall, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJI (photos)

 

« C’était un match très difficile, que nous avons bien préparé. La Pologne est une équipe très dangereuse qui fait partie des meilleures équipes européennes. Mais aujourd’hui, nous avons maîtrisé le match sur le plan tactique et émotionnel. Et le plus important, c’est la victoire qui nous permet d’entrer dans cette compétition de la plus belle des manières. Il n’y a pas d’euphorie parce qu’il y a un deuxième match contre le Japon qui sera beaucoup plus important que celui face à la Pologne. Je dois tout simplement dire que le Sénégal mérite sa victoire. Il ne faut pas sous-estimer notre équipe. Elle a empêché la Pologne de jouer. Cette équipe polonaise, nous la connaissons très bien  et elle est capable de jouer avec plusieurs systèmes. Nous savions comment ils allaient évoluer. Nous savions que Robert Lewandowski était l’élément principal de cette équipe. Donc, nous avons su mettre le système qu’il fallait. C’était un match très serré, mais nous avons eu la chance d’ouvrir le score et à partir de là, le rapport de force sur le plan confiance et mental a changé de camp. Nous croyons au travail que nous sommes en train de faire. Depuis 2015, nous avons connu des hauts et des bas, mais nous continuons à nous concentrer malgré les critiques et les incompréhensions. Aujourd’hui, je suis fier de cette équipe-là.

Nous nous sommes qualifiés à la Coupe du monde et nous venons de gagner plus de crédit encore. Mais nous ne nous enflammons pas. Nous gardons toute notre humilité parce que cette équipe, ce sont des remises en question tout le temps. Le prochaine étape, ce sera le Japon et nous aborderons ce match de la meilleure des manières, mais pour l’instant, il faut vraiment se reposer et récupérer ».


Adam nawalka : Pologne
«Nous n’avons pas suffisamment bien
joué pour gagner»

« Notre équipe n’a pas joué sur sa vraie valeur. Et il y a eu de nombreux facteurs qui ont été à la cause de cette défaite. Au niveau de la possession de la balle, nous avons été supérieurs, mais ça ne s’est pas traduit au tableau d’affichage. En football, le résultat final est plus important que la possession. L’équipe a manqué de dynamisme. En première mi-temps, nous avons été moins bons qu’en deuxième mi-temps, mais nous n’avons pas suffisamment bien joué pour réussir à marquer et gagner. Nous voulions utiliser tout notre potentiel offensif, mais ça n’a pas marché. Il nous a manqué de la qualité et de la précision. Malgré une domination au niveau de la possession, nous n’avons pas joué un football très fluide. Cela n’enlève rien à la qualité de notre équipe qui n’a pas démérité. Nous nous attendions à une telle opposition parce que nous savions que le Sénégal était une très bonne équipe, qui sait être très agressive, avec des attaquants très rapides ; une équipe qui évolue par contres, mais nous n’avons pas été à la hauteur. Il faut accepter la défaite et mieux nous préparer pour les matches à venir. L’équipe va davantage se revigorer contre la Colombie, adopter une attitude plus positive et une psychologie encore plus forte pour faire la différence ».

 

« C’était un match très difficile, que nous avons bien préparé. La Pologne est une équipe très dangereuse qui fait partie des meilleures équipes européennes. Mais aujourd’hui, nous avons maîtrisé le match sur le plan tactique et émotionnel. Et le plus important, c’est la victoire qui nous permet d’entrer dans cette compétition de la plus belle des manières. Il n’y a pas d’euphorie parce qu’il y a un deuxième match contre le Japon qui sera beaucoup plus important que celui face à la Pologne. Je dois tout simplement dire que le Sénégal mérite sa victoire. Il ne faut pas sous-estimer notre équipe. Elle a empêché la Pologne de jouer. Cette équipe polonaise, nous la connaissons très bien  et elle est capable de jouer avec plusieurs systèmes. Nous savions comment ils allaient évoluer. Nous savions que Robert Lewandowski était l’élément principal de cette équipe. Donc, nous avons su mettre le système qu’il fallait. C’était un match très serré, mais nous avons eu la chance d’ouvrir le score et à partir de là, le rapport de force sur le plan confiance et mental a changé de camp. Nous croyons au travail que nous sommes en train de faire. Depuis 2015, nous avons connu des hauts et des bas, mais nous continuons à nous concentrer malgré les critiques et les incompréhensions. Aujourd’hui, je suis fier de cette équipe-là.

Nous nous sommes qualifiés à la Coupe du monde et nous venons de gagner plus de crédit encore. Mais nous ne nous enflammons pas. Nous gardons toute notre humilité parce que cette équipe, ce sont des remises en question tout le temps. Le prochaine étape, ce sera le Japon et nous aborderons ce match de la meilleure des manières, mais pour l’instant, il faut vraiment se reposer et récupérer ».


Adam nawalka : Pologne
«Nous n’avons pas suffisamment bien
joué pour gagner»

« Notre équipe n’a pas joué sur sa vraie valeur. Et il y a eu de nombreux facteurs qui ont été à la cause de cette défaite. Au niveau de la possession de la balle, nous avons été supérieurs, mais ça ne s’est pas traduit au tableau d’affichage. En football, le résultat final est plus important que la possession. L’équipe a manqué de dynamisme. En première mi-temps, nous avons été moins bons qu’en deuxième mi-temps, mais nous n’avons pas suffisamment bien joué pour réussir à marquer et gagner. Nous voulions utiliser tout notre potentiel offensif, mais ça n’a pas marché. Il nous a manqué de la qualité et de la précision. Malgré une domination au niveau de la possession, nous n’avons pas joué un football très fluide. Cela n’enlève rien à la qualité de notre équipe qui n’a pas démérité. Nous nous attendions à une telle opposition parce que nous savions que le Sénégal était une très bonne équipe, qui sait être très agressive, avec des attaquants très rapides ; une équipe qui évolue par contres, mais nous n’avons pas été à la hauteur. Il faut accepter la défaite et mieux nous préparer pour les matches à venir. L’équipe va davantage se revigorer contre la Colombie, adopter une attitude plus positive et une psychologie encore plus forte pour faire la différence ».

 


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