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Sport

Au terme de la victoire insuffisante (2-1) de son équipe sur Apejes Fa de Mfou en préliminaire retour de la Coupe de la Caf, l’entraîneur de Niari Tally avait entretenu le flou sur son avenir à la tête de la formation. Deux jours après, Demba Mbaye a remis sa lettre de démission aux dirigeants du club de Niari Tally-Grand Dakar-Biscuiterie. Une décision à laquelle on ne s’attendait presque pas puisque le technicien a pris fonction en début de saison sur le banc du club avec lequel il nourrissait beaucoup d’ambitions.

Encore qu’il avait annoncé la couleur à demi-mots, avant la rencontre de samedi en soutenant qu’il prendrait ses responsabilités en cas de défaite. Et même si Ngb n’a pas été battue, la courte victoire (après une défaite 0 – 1 à l’aller) éliminait son équipe. Demba Mbaye quitte donc une formation avec laquelle il a disputé 10 matchs en championnat pour quatre victoires, trois matchs nuls et autant de défaites. Ce qui place Niari Tally en 7ème position au classement de la L1 avec 15 points et un match en retard à disputer face au Diaraf. Pour l’heure, l’intérim sur le banc des Galactiques est assuré par Landry Lopy, déjà en poste l’an dernier après l’éviction de Lamine Dieng. C’est d’ailleurs lui qui avait conduit l’équipe à la victoire en finale de la Coupe du Sénégal face au Casa Sports.

Traditionnellement, ce sont les sélectionneurs nationaux qui vont « à l’école », ou sont à l’écoute des entraîneurs des clubs employeurs pour tenter de tirer le maximum de leurs joueurs. Pour cause, avec les équipes nationales, les techniciens ont rarement assez de temps pour travailler en profondeur les schémas tactiques et les positionnements de leurs éléments. A l’inverse de ce qui se passe en club où quotidiennement, on remet l’ouvrage sur le métier, on positionne et repositionne les joueurs, comme des pions sur un échiquier, pour arriver à la combinaison gagnante. Et au meilleur dispositif possible.

Mais pour le cas d’Henri Saivet, le milieu de terrain de l’As Saint-Etienne et des « Lions », les choses ont été inversées. Il est vrai qu’autant en club qu’en sélection, le joueur a souvent été baladé dans l’entrejeu de gauche à droite et même parfois en attaque. Sans que le meilleur de lui-même fût trouvé. Jusqu’à la dernière Can, au Gabon. Encore que même là, Saivet ne semblait pas entrer tout de suite dans les plans de coach Cissé qui a débuté la campagne, contre la Tunisie, avec Papa Alioune Ndiaye positionné juste devant les deux milieux défensifs Idrissa Gana Guèye et Cheikhou Kouyaté. « PAN » s’en sortit plutôt bien, même si, lors du match suivant face au Zimbabwe, le sélectionneur national lui avait préféré … Henri Saivet. Et le Stéphanois rendit une copie presque parfaite, faisant jouer ses partenaires et surtout inscrivant un superbe but sur coup franc. « Eureka » ! a dû s’exclamer Aliou Cissé qui s’était fait quelques cheveux blancs au milieu de ses dreadlocks à force de tenter de trouver LE joueur qu’il faut à ce poste de « meneur de jeu ». Il s’était longtemps accroché à Mouhamed Diamé qui, malgré la confiance maintes fois renouvelée, n’avait jamais convaincu. Younousse Sankharé avait également été testé dans cette position axiale en milieu de terrain. Apparemment sans donner les résultats escomptés, puisqu’il n’était même pas retenu dans la liste des 23 joueurs appelés pour la Can.

Et voilà donc que, subitement, la lumière jaillit avec Henri Saivet ! L’éclat se propagea même jusqu’à Saint-Etienne, en région Auvergne-Rhône-Alpes en France. Christophe Galtier, l’entraîneur stéphanois, qui n’avait certainement jamais aussi attentivement regardé la Can de foot, en fut même ébahi. « Cette Can nous a fait beaucoup de bien, à Saivet et à moi, pour voir comment il a été utilisé », a-t-il concédé. Désormais, il va donc utiliser son joueur ainsi qu’il a commencé à être utilisé en sélection : en milieu offensif et meneur de jeu axial. Sa bonne technique individuelle, son altruisme et sa capacité à frapper de loin autant sur balles arrêtées que dans le jeu, sont autant d’atouts que Galtier compte exploiter au maximum pour réussir sa saison avec l’Asse. Pour Aliou Cissé également, de nouvelles perspectives s’ouvrent. D’autant qu’il soutient qu’après avoir réussi le Volet 1 de sa mission : « la mise en place d’un état d’esprit auquel il faut adhérer si l’on veut faire partie de l’aventure », l’heure est venue de passer à l’Etape 2 de son boulot : « le jeu ». Car, malgré sa satisfaction et sa fierté d’avoir été en quarts de finale de la dernière Can (ce que le Sénégal n’avait plus réussi depuis 11 ans et sa demi-finale en 2006 en Egypte), il est convaincu que son équipe peut encore progresser dans le jeu. Et comme à St-Etienne, Henri Saivet, à 26 ans, est attendu pour être le détonateur des « Lions ». « Je le vois plus en meneur de jeu que Sadio Mané qui est plus dans la percussion », n’a cessé de répéter Cissé pendant et même après la Can. Le temps est donc venu de lui confier les clefs de la Tanière afin de profiter autant que possible de son intéressante palette d’atouts. Comme Galtier entend le faire chez les « Verts ». D’ailleurs, le coach des « Lions » a annoncé dimanche dernier au « Soleil » que lui aussi sait comment mieux exploiter l’immense potentiel de son nouveau maître du jeu.

Les prochaines sorties des « Lions », en amical, le 23 mars contre le Nigeria à Londres et 4 jours plus tard à Paris face à la Côte d’Ivoire, donneront peut-être les premières indications.

B. K. N.

Après la lourde défaite à Old Trafford (3-0), les Verts sont condamnés à l'exploit à Geoffroy-Guichard. Deux autres matches sont au programme de ce mercredi soir : Schalke 04 reçoit le Paok Salonique, et le Fc Krasnodar se déplace à Fenerbahçe.

Le programme d’aujourd’hui 17h : Saint-Étienne – Manchester United, Schalke 04 – Paok Salonique, Fenerbahçe – Fc Krasnodar

Déclic ou pas au Stade de Mbour, le coach Youssouf Dabo semble être l’homme de la situation pour les Stadistes. Son ancien club, le Gfc, peut d’ores et déjà le regretter. A Rufisque, Lamine Dieng est en train de rallumer la flamme de l’espoir du …maintien, alors qu’à Ziguinchor, le Casa poursuit sa dynamique de se faire respecter à domicile.

La griffe de Youssouf Dabo :
Le Stade de Mbour a-t-il réussi le bon coup en engageant Youssouf Dabo ? Dans tous les cas, il doit se faire regretter à Guédiawaye, où il a avait réussi un bon parcours avec le club de la banlieue dakaroise. Et fort de ses bons résultats avec le Gfc, le président Djamil Faye ne cessait de clamer haut et fort qu’il vise le titre de champion cette saison. Après un départ poussif en championnat, Youssouf Dabo avait, en effet, aligné quatre succès avant la trêve. Une performance qui avait alors rapproché le Gfc du podium, renforçant du coup le rêve des « Crabes » de conquérir, pour la première fois, la couronne de champion. Mais, au nom des derniers résultats du club, son absence pourrait être regrettée à Guédiawaye. Au même instant, c’est le Stade de Mbour qui pourrait espérer réussir le grand coup, en engageant ce jeune technicien qui avait été mobilisé par la Direction technique nationale pour la supervision des adversaires du Sénégal à la dernier Can 2017 au Gabon. Et c’est de là qu’est partie la crise avec le Gfc qui a abouti à son limogeage. Une occasion que le Stade de Mbour a alors saisie pour espérer se relancer. Et pour l’instant, il semble avoir réussi le grand coup.

Le Casa Sports sur sa dynamique de victoire à domicile :
A Saint-Louis, la Linguère alterne les mauvais et les bons résultats à domicile
Et son large succès dimanche dernier contre Mbour PC (3-1) peut être perçu comme un signal fort lancé par les hommes de Victor Salvado. Au Sud, le Casa Sports est resté maître sur son territoire. Et comme pour rappeler que le championnat se gagne à domicile, le club de Ziguinchor a réussi le plein de points sur la pelouse de son stade Aline Sitoé Diatta depuis le début du championnat. Se déplacer à Ziguinchor est devenu périlleux pour les clubs visiteurs. Tous y ont laissé des plumes. Diambars s’est aussi distingué par son réalisme. Les Académiciens de Saly ont réussi le plein de points lors des dernières journées. Avec comme conséquence la place de dauphin provisoire, mettant ainsi la pression sur le Diaraf, qui n’a plus le choix dans son match retard contre l’Us Gorée, comptant pour la précédente journée.
 
Redressement en cours à Rufisque :
Depuis deux journées, Teungueth Fc ne perd plus. L’arrivée du très expérimenté Lamine Dieng sur le banc y est probablement pour quelque chose, mais le club rufisquois n’est pas encore à l’abri. Champion de la Ligue 2 la saison dernière, le Teungueth Fc avait pourtant bien démarré sa première saison dans l’élite. Mais, par la suite, il a connu une chute libre, avec comme première conséquence le divorce d’avec son coach, Moustapha Seck, qui l’avait pourtant propulsé en Ligue 1. Lamine Dieng, son remplaçant sur le banc, aura la lourde mission de maintenir le club dans l’élite. Génération Foot, l’autre promu, a pratiquement réussi ce pari, et peut viser désormais le titre dès sa première expérience dans le haut niveau. Son manager général, Olivier Perrin, se veut cependant modeste. Il ne veut pas brûler les étapes, même si la saison précédente, l’Us Gorée avait réussi ce défi dès sa première année de son retour dans l’élite.

Actuel leader de la Ligue 1, les Académiciens de Deni Biram Ndao sont aussi en train de construire leur succès à domicile. Hormis le Casa Sports qui les avait surpris lors de la première journée chez eux, les partenaires d’Ibrahima Niane ont réussi le plein de points à domicile. Ils se permettent le luxe d’aller conquérir des points hors de leur base. En attendant la mise à jour de la journée, le 1er mars prochain, à l’issue des deux matches retard (Us Gorée – Diaraf et Niary Tally – Ndiambour), les filets ont tremblé à dix reprises dimanche.
 
Ansoumana SAMBOU

Niary Tally qui gagne son match mais se fait éliminer tout seul, Gorée qui mène chez le Horoya et se fait rattraper, dépasser et éliminer ! C’est encore le triste visage montré par nos deux représentants respectivement en préliminaires de la ligue des champions et en coupe de la Caf ce week-end.

Avec les clubs sénégalais, on n’en finira jamais avec les regrets. Le week-end dernier, on a encore assisté à une énième élimination de nos représentants en préliminaires de la ligue des champions et de la coupe de la Caf. Gorée et Niary Tally respectivement. Des équipes qui avaient fait entrevoir un espoir de qualification au second tour après la manche aller qu’elles ont terminée avec des résultats mitigés. Apparemment, c’est le mental qui a encore fait défaut à nos joueurs d’où cette contre-performance qui pousse à se demander si nos clubs sont prêts à affronter le niveau continental.

Les Insulaires qui avaient été tenus en échec à domicile par le Horoya Ac de Guinée avec une multitude d’occasions ratées, partaient à Conakry avec l’espoir de faire mieux qu’à Dakar, oubliant que ce football guinéen de clubs réussit rarement à son vis-à-vis sénégalais. L’Us Gorée n’a certes pas connu la même déroute que la Douane qui avait ramassé une veste face à la même équipe (4-0), l’année dernière. Mais le résultat est le même : une élimination. Les joueurs du coach Aly Male ont joué sans complexe, se permettant même d’ouvrir le score par Moussa Guéye (39e), installant ainsi le doute dans le camp de l’équipe de la banlieue de Conakry. Un avantage qu’il fallait conserver à défaut de le fructifier. Malheureusement, deux coups durs sont tombés sur la tête des Insulaires. D’abord le but égalisateur guinéen à la 59e minute et ensuite l’expulsion du gardien de but Ibrahima Niass (71e) suivi du pénalty transformé (79e) après beaucoup de palabres. Comme la Douane en 2016, Gorée s’arrêtait aux préliminaires. Il n’y avait dès lors plus de clubs sénégalais en Afrique, puisque la veille à Dakar, Niary Tally avait déjà pris la porte de sortie. Sa défaite étriquée (0-1) en terre camerounaise face à l’Apejes de Mbou laissait entrevoir un espoir de renverser la vapeur à domicile. D’autant plus que cette équipe de Mfou n’est pas un foudre de guerre, comme elle l’a d’ailleurs montré à Demba Diop. Mais Ngb s’est fait éliminé tout seul. Plusieurs occasions nettes ratées, un pénalty manqué à l’heure de jeu par Abdou Chafi Sow. Pourtant, Niary Tally était bien revenu dans le match car au but camerounais marqué par Léonard Acha Acha (66e), il avait réagi par Wellé Ndiaye qui rétablissait la parité cinq minutes après (71e). Avant qu’Oumar Goudiaby n’inscrive le 2ème but de l’espoir à six minutes de la fin. Mais les Galactiques ne retrouveront jamais les ressources nécessaires pour marquer ce troisième but qui les aurait qualifiés au second tour.

Moralité, nos clubs ne sont pas encore prêts à faire le grand saut. Il leur manque ce mental qui fait bouger les montagnes, il leur manque cette capacité à gérer les grandes situations et les moments importants. Quand des opportunités s’offrent dans un match de qualification, il faut savoir les exploiter à fond.

Malheureusement, nos joueurs n’ont pas cette mentalité et cette aptitude. Ce qui conduit irrémédiablement à l’élimination de nos représentants dès le premier tour. Pour un éternel recommencement.

Par C.F KEITA

« Qu’ils m’apportent la preuve de leurs compétences » ! Ainsi a répondu, avant-hier, dans les locaux du « Soleil », Aliou Cissé, le sélectionneur national des « Lions » du football, à la question sur l’absence de joueurs des championnats nationaux locaux dans son équipe. A la notable exception, bien sûr, de Pape Seydou Ndiaye, le portier de Niari Tally. En un mot, pour lui, « une sélection ce n’est pas un cadeau ; il faut la mériter ». Un principe valable, selon lui, autant pour les joueurs locaux que pour les expatriés. « L’entrée n’est interdite à personne. Tout joueur capable d’occuper un poste sera le bienvenu. Mais le dernier mot me reviendra de savoir qui sera titulaire ou pas », a clamé Cissé.

Cependant, il faut dire qu’avec l’élimination des deux représentants sénégalais aux compétitions continentales des clubs, ce weekend, dès le tour préliminaire, ne plaide pas trop en faveur de la convocation des joueurs locaux. L’Us Gorée, sortie comme l’As Douanes la saison passée, par le Horoya Ac de Conakry et Niari Tally envoyé au tapis par des Camerounais de l’Apejes de Mfou dont le championnat national n’a même pas encore démarré.

Les clubs locaux et leurs joueurs ont assurément beaucoup de chemin à faire pour flirter avec le haut niveau.

En match comptant pour la 11ime journée de la ligue 1 disputé dimanche au stade Amadou Barry, Diambars a battu Gfc par un but à 0. Mi-temps: 1-0. But : Abdoulaye Fall (17ème mn). Avertissements: Arial B. Mendy (38ième mn), Adama Mbengue, Ismaïla Pathé Ciss, Amadou Macky Diop, Oumar Diallo pour Diambars. Arbitre : El Hadj Abdou Aziz Seck assisté par Souleymane Diongue et Yamar Diop tous de la Cra de Kaffrine.

Les équipes: Gfc : Moussa Sarr (G), Adamou Traoré (Cap), Séga sissokho, Babacar Mbaye Dieng (puis Sani Monday Aruwa 47ième), Pape Waly Ndiaye, Mamadou Seck, Honoré Gomis, Alexandre Guy Wade, Mamadou Max Niang (Mor Talla Khouma 52ième), Baboucar Mané, Thierno Thioub (Pape J Dasylva  67ième mn). Entraîneur : Cheikh Guèye.

Diambars : El Hadj A M Sakho (G), Elimane Oumar Cissé (Cap), Souleymane Diallo (Christian Pascal Diatta 91ième), Babacar Diop, Idrissa Dibassy, Arial B Mendy, Pape Oumar Guèye, Abdoulaye Fall (Birahim Gaye 63ième), Adama Mbengue, Ismaïla Pathé Ciss, Amadou Macky Diop (Ousseynou Ndiaye80ième). Entraîneur: Pape Boubacar Gadiaga.

Le Gfc s’est incliné hier devant les Diambars de Saly sur le plus petit score au terme d’une rencontre relativement équilibrée. Ainsi, les Mbourois mettent fin à une période d’invincibilité des Banlieusards qui, somme toute, n’ont point démérité. Ils se sont payé des temps forts en créant la panique à maintes reprises devant les buts de El Hadj A M Sakho. Pour dire que malgré la défaite à mettre en grande partie sur le compte d’un manque de concentration énorme des locaux, ces derniers ont donné bien du fil à retordre à l’adversaire. Les visiteurs, eux aussi, ont affiché une belle résistance farouche et une grosse envie de s’imposer qui leur a valu des moments favorables comme celui dans lequel l’unique but de la partie a été intervenu. C’était à la 17ème minute à la faveur d’un corner parti du côté droit.

La balle atterrit sur la tête de Abdoulaye Fall qui trompe systématiquement le portier du Gfc. Un but qui semble secouer les protégés du coach intérimaire Cheikh Guèye. Et n’eût été leur manque de concentration et d’inspiration, les Banlieusards auraient récolté au moins un point. Le public du Gfc a beau donner de la voix pour pousser son équipe à l’égalisation, le match est resté inchangé jusqu’au coup de sifflet final.

Abdou DIOP

En match comptant pour la 11ème journée de la Ligue 1, joué dimanche au stade Mawade Wade, la Linguère a battu Mpc 3-1. Mi-temps 1-1. Buts : Baba Diop (5mn) csc Serigne Mbacké Sow (76mn) et (85mn) pour la Linguère ; Benoit Toupane (40mn ) pour Mpc Arbitres : Assane Sylla Thiaw, assisté de Mouhamadou Mansour Mbacké et Abdoulaye Sylla Avertissements : Modou Lamin Manneh (Linguère) et Baba Diop (Mpc)

Les équipes : Linguère : Modou Job, Hamidou Bojang, Oumar Gningue, Matar Lika Boye, Mamadou Seck(cap)-Moustapha Diop, Aly Bamba, Simon Marie Diedhiou (Yoro Ndaw 62mn) (Sakoky Laye 75mn), Abdou Khadre Gueye, Pape Abdou kader Fall (Serigne Mbacké Sow 69mn), Modou Lamin Manneh. Coach : Vitor Salvado

Mbour PC : Baye Assane Cissé- Samba Samaké, Moussa Gueye, Baba Diop, Abdou Diallo-Moustapha Kassé, Abdoulaye Gueye (Mouhamed Sène 84mn), Marc Diedhiou, Pape Alioune Diallo, Ibou Sène Diouf (Ansumana Kujabi 78mn), Benoit Toupane. Coach : Badara Sarr.

Durant la trêve observée lors de la Can, les responsables de la Linguère avaient décidé de renforcer l’attaque, avec pour objectif de marquer plus de buts. Et avec ce premier match de la reprise, on peut se dire qu’un bon diagnostic avait été fait. En effet, dimanche face à Mbour PC, l’équipe a scoré trois fois grâce notamment à un doublé de Serigne Mbacké Sow la nouvelle recrue qui a été héroïque.

Cette bouffée d’oxygène arrive au bon moment pour une équipe éliminée en coupe de la Ligue par le Gfc. Au cours de cette rencontre entre deux équipes qui pataugent dans le ventre mou du classement, les Samba Linguère ont très tôt pris la mesure de leur adversaire, en scorant à la 5ème minute. Mais a raté plusieurs fois l’opportunité de tuer le match. C’est ainsi qu’à cinq minutes de la pause, une faute de main d’un défenseur de la Linguère occasionne un penalty transformé par Benoit Toupane qui ramène Mbour PC dans le match.

En seconde période, la rentrée de Serigne Mbacké Sow va apporter plus de tonus à l’équipe. Il va d’ailleurs marquer après un centre de Mamadou Seck(76). Neuf minutes plus tard, la nouvelle recrue nordiste transforme un caviar de Modou Lamin Manneh en but (85). Avec les trois points, les « Samba Linguère » respirent un peu.

A. M. NDAW

En match de la 11ème journée du championnat de l’élite joué dimanche au stade Aline Sitoë Diatta de Ziguinchor, le Casa Sports a battu l’Us Ouakam par 1 but à 0. Mi-temps : 0 à 0. But : Richard Sagna (65ème mn). Arbitres : Dame Fall, assisté par Chérif Sidi Sadio et Souleymane Mané, tous de la Cra de Kolda. Avertissements : Moussa Soukouna et Ousmane Diouf pour le Casa Sports, Youssou Diagne, Moussa Diouf et Djibril Gueye pour l’Us Ouakam.

Les équipes : Casa Sports : Moussa Soukouna, Pierre B. Manga (Cp), Khalifa A. Dieng, Ousmane Diouf, Daouda Bousso, Siaka Sané, Faustin Senghor, Mamadou Diallo puis, Adama Danfa, Richard Sagna, Karim B. Badji puis, Ibrahima Sagna, Moussa Marone. Coach : Athanas Tendeng.

Us Ouakam : Nfaly Badji, Youssou Diagne (Cp), Arfang Bop, Pape M. Ndiaye, Alpha Ba, Valentin Kény puis, Babacar Niang, El Hadji M. Kane, Moussa Diouf, Pape Moussa Kane, Djibril Gueye puis, Ansou Sow, El Hadji Saliou Ndoye puis, Pape Séne. Entraîneur : Al Ousseynou Séne.

Le Casa Sports a su réagir à temps pour venir à bout d’une équipe de Oukam déterminée et bien organisée, surtout en première période, posant un énorme problème tactique au club sudiste.

En fait, les visiteurs sont bien entrés dans le match, gagnant tous les duels. Au fil des minutes, les gosses d’Athanas Tendeng ont su réagir par rapport aux duels d’abord, et tactiquement ensuite. Et le match était devenu équilibré et plaisant, avec un niveau relevé. Le public, venu très nombreux, a eu ainsi droit à un beau spectacle.

A la reprise, le Casa Sports a pris l’ascendance dans le jeu, multipliant les assauts dans le camp adverse. C’est ce qui lui a valu d’abord, un pénalty à la 54ème mn et que son tireur attitré, Karim B. Badji, a raté malheureusement, avant de trouver enfin le chemin des filets à la 65ème mn, grâce à Richard Sagna, à la conclusion d’une action collective.

Le coach de l’équipe fanion de la Casamance, Athanas Tendeng, a félicité ses poulains pour leur performance. Quant à son collègue ouakamois, Al Ousseynou Séne, ils’est dit très déçu. « On était bon en première mi-temps. Malheureusement, on a perdu le match, parce qu’on a raté beaucoup d’occasions de buts », a-t-il regretté.

El Hadj Moussa SADIO

Cité en exemple dans son coin, Ouakam, et au Sénégal pour les services rendus au sport sénégalais, Ibrahima Ndiaye Chita a été honoré samedi lors d’une cérémonie riche en couleurs et en sons, en présence de plusieurs personnalités du sport, de ses parents et anciens partenaires en sélection nationale.

Des louanges spécialement improvisées pour honorer Ibrahima Ndiaye Chita. C’est dans cette ambiance que le « village » de Ouakam a tenu à célébrer la cérémonie de « Sargal » dédiée à son fils, samedi, en face du Lycée Jean Mermoz. Une cérémonie sous les yeux de plusieurs personnalités du milieu sportif et de parents du promoteur du football de plage au Sénégal, par ailleurs manager général de la discipline à la Fédération sénégalaise de football. Et parmi les nombreux invités témoins de l’événement, El Malick Sy Souris et les anciens partenaires et prédécesseurs en sélection nationale du héros du jour. Entre autres, Amadou Diop « Boy Bandit », Séga Sakho, Mbaye Mbengue, Salam Touré dit Mame Touty, Médoune Mar, etc. Chacun y est allé de son témoignage sur cette ancienne gloire du football sénégalais. Le beach soccer dont il est le principal précurseur au Sénégal a été naturellement présent à la cérémonie riche en couleurs. Cette discipline qui a valu tant d’honneur au Sénégal était représentée par la sélection nationale, récemment championne d’Afrique au Nigeria. Accueilli en véritable héros sur les lieux à 18 heures 16 minutes, Chita, sous le coup de l’émotion, n’a pu retenir ses larmes. Une image forte de la cérémonie qu’il explique par une pensée au défunt, Mansour Wade, son ancien coéquipier en sélection nationale et à l’As Police, absent à la cérémonie. « J’aurais bien aimé qu’il partage avec moi ce moment solennel aujourd’hui, mais malheureusement … », se désole l’ancien capitaine des « Lions » dans les années 80. « Ku def lu rey am lu rey », en substance, « l’auteur d’un exploit mérite des honneurs à la dimension de ses exploits », ne cessait de répéter l’animateur de la cérémonie.

Des louanges fusaient de partout dans une foule en folie. « Tu as honoré tout Ouakam, Ngor, Yoff, voire tout le Sénégal, aujourd’hui tout le pays te rend hommage », poursuit l’animateur principal de la cérémonie, prenant à témoin El Hadj Malick Sy « Souris » qu’il cite comme « un bon exemple » à suivre. C’est un « modèle en termes de sport ».

Partant de l’engagement sans faille de Chita, pour la promotion et le développement du football de plage, Ibrahima Ndao du ministère du Sports cite le manager de beach soccer en exemple. « Chita se donne à fond, avec persévérance et foi pour la promotion du football de plage », a reconnu le représentant du ministre Matar Bâ et son département des Sports, mais aussi « le président de la République qui le « félicitent » pour son engagement.

Ansoumana SAMBOU

Les clubs affiliés à la fédération sénégalaise de boxe ont reçu récemment un important lot de matériels d’un ami du noble art sénégalais. Partenaire du boxing club ville de Dakar, Thomas Hackenberg a remis à la fédération un lot d’équipements destinés aux différents clubs de boxe. Le généreux donateur était accompagné de son épouse sénégalaise, Mme Betty Diop, fille d’un ancien de la marine nationale qui l’aide efficacement et inlassablement dans son entreprise, en présence du colonel à la retraite Thierno Seydou Bâ, président de la fédération, ainsi que de Joseph Diouf et Antoine Marie Mbengue, respectivement Dtn et entraîneur national élite garçons.

La cérémonie s'est déroulée dans la simplicité mais dans la solidarité. Thomas Hackenberg, un amoureux du Sénégal et de la boxe, ne manque jamais, à l’occasion de ses venues au Sénégal, de remettre du matériel à certains clubs de boxe pour les soulager de certaines charges. De magnifiques chemises (tenues d’arbitrage) également ont été offertes aux juges-arbitres. Bien connu dans le milieu de la boxe pour avoir parcouru le monde à diriger des combats de très haut niveau, Thomas Hackenberg est également partenaire de la célèbre fabrique d’équipements de boxe, Benlee Rocky Marciano et de la Gba, fédération allemande de boxe. A noter que les matériels offerts seront distribués aux boxing clubs par le biais des ligues et à l'équipe nationale.

C. F. KEITA

Les amateurs sont revenus, dimanche dernier, à l’hippodrome Ndiaw Macodou Diop de Thiès pour y suivre la 2e journée hippique organisée par le Cng en partenariat avec le mouvement Casaque – Team. Un effectif impressionnant de 72 chevaux répartis en 6 catégories ont pris part à la manifestation qui s’est déroulée dans les règles de l’art. C’était en prélude du grand prix de la Lonase qui aura lieu dimanche prochain sur les mêmes lieux. Chez les poulains de 3 ans, c’est « Dieng Mor » de l’écurie du Pr Sakhir Thiam monté par Doudou Guèye qui s’est imposé devant 16 concurrents dont « Rafet Niort », son coéquipier et vainqueur lors de l’ouverture, qui n’a fini que 4ème. Le galop du groupe 3 a été enlevé par « Mamie Ngoné » une propriété de Cheikh Mbaye drivé par Djiby Diop. Ils étaient 17 partants comme les poulains de 3 ans. « Arif » qui revient en force s’est illustré à la deuxième place derrière « Mamie Ngoné », ce cheval appartient à Papis Niang de l’écurie Thiouth basée à Sangalkam. Tandis que chez le groupe 1, c’est « Betty Bao » du vice - président du Cng qui a laminé ses rivaux sous le pilotage de Momar Dieye (fils de l’ancien jockey Kéba Dieye). La course du groupe 2 a été encore gagnée par « Douma Yéne » comme lors de l’ouverture, le 12 février, il appartient à Iba Collé Bao, vice-président du Cng ; il était monté par Mbaye Diop. Les chevaux importés appelés pur-sang ont enthousiasmé l’assistance car les jockeys ont monté à la suspension comme en France sans poser leur poids sur leurs montures. C’est « Pepin » de Me Moussa Mbacké, notaire, qui a remporté l’épreuve. Ils étaient 9 concurrents. « Peoples Shop » et « Kimane » sont classés respectivement 2e et 3e. Chez les Pda (poulains de 2 ans), c’est « Diambar Bi » qui s’est imposé sous le drivage d’Ousmane Kâ. Ce jeune cheval qui a réussi son baptême du feu est un pensionnaire de l’écurie du Pr Sakhir Thiam. Le Cng avait mis 6 millions FCfa sur la table, la somme a été mise à la disposition du trésorier adjoint Hamidou Diao en charge de payer les chevaux gagnants et placés.

Résultats techniques :
Pda : 1er Jambar Yi, 2e Taif, 3e Thino dou Reer, 4e Ndeye Fall
Poulains de 3 ans : 1er Dieng Mor, 2e La Medina, 3e Aminata Marie, 4e Rafet Niort
Groupe 1 : 1er Betty Bao, 2e Faydou, 3e Darou Khoudoss, 4e Maha
Groupe 2 : 1er Douma Yéne, 2e Bourakh, 3e Trêve, 4e Assane Demba
Groupe 3 : 1er Mamie Ngoné, 2e Arif, 3e Abdou Samak, 4e Barakatou
Pur-Sang : 1er Pepin, 2e Peoples Shop, 3e Kimane,

EL H Yamar DIOP

Manchester City et Pep Guardiola, qui alternent le bon et le moins bon cette saison, reçoivent Monaco, solide leader du championnat de France, aujourd’hui en 8es de finale aller de Ligue des champions, tandis que l’Atletico Madrid d’Antoine Griezmann se rend sur le terrain de Leverkusen. Monaco et City n’ont pas préparé au mieux leur rendez-vous: le club français a calé à Bastia (1-1) vendredi en championnat et les Citizens ont réalisé un match nul très décevant chez une équipe de D2, Huddersfield (0-0), en 8es de finale de Coupe d’Angleterre samedi.

Le programme Aujourd’hui 19h45 Leverkusen (All) - Atlético Madrid (Esp) ; Manchester City (Ang) - Monaco (Fra)
Demain 19h45 Gmt Séville Fc (Esp) - Leicester (Ang) ; Porto (Por) - Juventus Turin (Ita)

AFP

Élu meilleur joueur de la Coupe d'Afrique des Nations après la victoire du Cameroun, Christian Bassogog a quitté le championnat danois. L'attaquant des « Lions indomptables » va rejoindre la Chine, et le club du Henan Jianye, qui lui a offert un salaire de 7 millions d'euros par an. Dans le même temps, son club d'Aalborg devrait empocher environ 35 millions d'euros.

… Eto’o pour l’y rejoindre ?
Selon la presse chinoise, Samuel Eto'o va très probablement poursuivre sa carrière en Chine. Le media Sohu ainsi que le quotidien Titan Sports ont annoncé hier que l'attaquant camerounais (35 ans) devrait s'engager avec Dalian Yifang, club de D2, d'ici le 28 février, date de la fermeture du mercato.

Le joueur actuellement lié avec Antalyaspor (9 buts en 18 matches) pourrait y signer un contrat de deux ans et toucher une grosse prime en cas de montée en Super Ligue chinoise la saison prochaine.

Le directeur sportif de Dalian serait attendu dans les prochains jours en Turquie, pour finaliser le transfert.

Arthur Boka résilie avec le Fc Sion
Arrivé libre au Fc Sion en juillet dernier en provenance de Malaga (D1 espagnole), Arthur Boka a résilié avec le club suisse, actuel 3e de la Super League.

Le latéral gauche international ivoirien (33 ans, 85 sélections), passé par Strasbourg entre 2004 et 2006, n'a joué que trois matches de Championnat, en début de saison, avant de perdre sa place dans l'équipe de Peter Zeidler. Sion s'est renforcé cet hiver dans le secteur défensif avec les arrivées de l'international guinéen et ancien Milanais Kevin Constant, 29 ans, ex-Toulouse et Châteauroux, et du Français Jérémy Tavarel, prêté par La Gantoise (D1 belge).

Roger Federer était à Prague hier, en compagnie notamment de Tomas Berdych, pour la présentation de la première édition de la Laver Cup, qui aura lieu en fin d'année dans la capitale tchèque. Le Suisse, à l'initiative de la création de cette compétition qui opposera sur trois jours une six sélections de six joueurs européens à six joueurs du reste du monde, aimerait jouer avec son vieux compère Rafael Nadal, qui devrait normalement être de la fête lui aussi. « J'aimerais bien jouer en double avec "Rafa", parce que notre rivalité est vraiment spéciale, a expliqué Federer. Ce serait génial qu'il soit dans mon équipe. » Si après ça Nadal refuse...

Les « Lionceaux » U20 s’envolent cet après-midi pour la Zambie où ils disputeront la phase finale de la coupe d’Afrique des nations de leur catégorie. Hier, ils ont été reçus par le ministre des Sports, Matar Bâ, qui leur a remis le drapeau national au nom du chef de l’Etat, avec des conseils pour les guider sur le chemin de la recherche du premier titre majeur continental de leur jeune génération.

« Au sortir de la Can "Gabon 2017" et au regard du parcours prometteur et encourageant des "Lions" d’Aliou Cissé, les juniors de la sélection U20 de Joseph Koto ont l’impérieux devoir de faire plus. C’est un devoir incontournable. C’est aussi un viatique que le peuple sénégalais a confié à cette équipe engagée dans la phase finale de la coupe d’Afrique des nations de la catégorie qui va débuter en Zambie ». Le ministre des Sports, Matar Bâ, en remettant le drapeau national au capitaine des U20, Mamadou Diarra, a été on ne peut plus explicite. Les sacrifices consentis par cette équipe doivent être récompensés. « La finale de la Can à Dakar, la demi-finale de la coupe du monde, la victoire finale au tournoi de l’Uemoa et celle du tournoi du Qatar sont des motifs de fierté qui doivent vous pousser à aller plus loin. Vous avez fait face à de grandes nations de football dans votre cursus et tout le peuple sénégalais sera à vos côtés dans cette compétition. Vous êtes des ambassadeurs du Sénégal, défendez avec humilité et sportivité le drapeau national », a dit le ministre des Sports qui s’est félicité du travail remarquable de la fédération et de l’engagement et du professionnalisme de Joseph Koto auprès de la petite catégorie. A son avis, il n’y a pas de recette-miracle, seul le travail paie et les U20 ont l’obligation d’aller vers une conquête encore plus grande. Le président El hadj Malick Sy Souris a, lui, surtout conseillé les juniors d’être toujours solidaires tout en sachant qu’une compétition se gagne avec un collectif. « Dans cette compétition que vous allez engager, tout le peuple sénégalais sera derrière vous car nous savons que vous êtes sur la bonne voie avec un coach qui a appris à bonne école », a-t-il dit. Le président de la Ligue professionnelle, Saër Seck, s’est quant à lui réjoui des excellentes conditions dans lesquelles l’Etat du Sénégal a mis toutes les sélections nationales engagées dans les compétitions internationales. C’est pourquoi il a demandé à Joseph Koto et ses boys d’être de dignes ambassadeurs du Sénégal en restant humbles, modestes et sportifs. « Mais il faut viser plus haut car la présence de Souris, Koto et Séga Sakho est un symbole pour la jeune génération que vous incarnez », leur a-t-il lancé.

Ils ont dit… Ils ont dit…Joseph koto, coach des U20 : « Nous sommes conscients de ce qui nous attend »
« La remise du drapeau, c’est quelque chose d’extraordinaire. On ressent une grande émotion, une grande fierté. C’est une grande responsabilité devant la nation sénégalaise. Le ministre nous a bien parlé, nous a motivés. En plus de cela, il y a le président El hadj Malick Sy Souris, qui est une figure emblématique du football sénégalais pour avoir occupé plusieurs fois la présidence de la fédération avec son passé d’ancienne gloire du football. Donc quand il parle aux joueurs, il sait ce qu’il dit. Le président Saër Seck également nous a beaucoup motivés dans son discours. En somme, on ne peut que se réjouir de cette cérémonie et je pense que les jeunes prendront conscience de tout cela au moment où ils vont entrer dans le terrain. Ils penseront également au peuple sénégalais qui a besoin de les voir aller de l’avant. Ils sont capables de le faire, parce qu’ils nous l’ont prouvé plusieurs fois dans des compétitions majeures. Nous sommes donc conscients de ce qui nous attend, mais nous ne dormirons pas sur ce que nous avons réalisé jusqu’ici. Toutes les équipes qui participent à une compétition veulent la gagner. Il faut savoir cela quand on est footballeur. Nos joueurs ont besoin d’être motivés davantage pour avoir enfin un titre. Et on souhaite que cette Can en Zambie soit la bonne ».

Mamadou Diarra, capitaine des U20 : « nous savons que le peuple compte sur nous »
« Nous sommes prêts à débuter cette compétition et les joueurs savent ce qui les attend. Comme l’a dit le ministre, nous ne devons pas faire moins que ce que nous avons fait jusqu’ici. Nous sommes une famille et nous écoutons les conseils de notre coach. Maintenant, le travail va reprendre et nous voulons réussir quelque chose dans cette Can. En recevant le drapeau national des mains du ministre des Sports, nous avons ressenti un sentiment de fierté, mais également nous avons compris que le peuple sénégalais compte sur nous. Notre objectif sera de faire mieux que ceux qui nous ont précédés dans cette compétition. Nous avons un bon groupe qui a envie d’aller loin et pourquoi pas de remporter le trophée continental ».

C. F. KEITA

On les disait en danger à Conakry pour la manche retour du tour préliminaire de la Ligue africaine des champions. Cela s’est confirmé. Incapables de s’imposer à l’aller à Dakar, une semaine plus tôt (nul vierge), les Insulaires ont été battus hier par le Horoya Ac de Guinée (2 – 1).

Avec l’élimination, la veille, de Niary Tally par Apejes de Mfou du Cameroun à ce même stade de la coupe de la Confédération, c’est le Sénégal qui disparaît des compétitions continentales des clubs dès le premier tour. Comme d’habitude, est-on tenté de dire.

En match comptant pour le tour préliminaire de la Coupe de la Confédération africaine de Football (CAF) disputé samedi au stade Demba Diop, le Ngb Niari Tally a battu l’Apejes Fa de Mfou du Cameroun par 2 à 1. Mi-temps : 0-0. Buts : 0-0. Avertissements : Janvier Ciny et Vitalio Yuninsi pour Apejes. Arbitre : Abderrahmane Kelly assisté par El Hassane Dia et Cheikh Mamadou Pène, tous de la Mauritanie.

Les équipes : Niary Tally : Pape Seydou Ndiaye (Cap), Abdou Chafy Sow, Alioune Badara Gueye, Alfred Bienvenu Ba, Sidath Ndiaye puis El Hadj Abdoulaye Diop (46ème mn), Pape Fara Gaye, Wellé I. Ndiaye puis Assane Touré (72ème mn), Amadou Erasme Badiane, Talla Mbaye puis Abdoulaye Aïdara Mankabo (46ème mn), Oumar Goudiaby, Madi Fatty. Entraîneur : Demba Mbaye.

Apejes Fa de Mfou : Janvier Cyni, Franck Fomeyem Sob, Simon Tjeck Migne puis Francis Tombi Alemi (46ème mn) puis Silo Meyboumbou (90ème mn), Franck Kouamejo, Cyrille Ngando Eheck, Léonard Acha Acha, Armel Sime, Vitalio Yuninsi, Jacques Olih (Cap), Emmanuel Kofana, Nelson Moukeu puis Tamukong Nkwahkong (67ème mn). Entraîneur : Hugues Biloa.

Niari Tally a appris à ses dépens qu’un match de football se perd ou se gagne sur des détails et qu’il faut faire preuve de réalisme pour s’en sortir. Alors qu’elle avait en face d’elle une équipe largement à sa portée samedi, le club vainqueur de la Coupe du Sénégal a raté une occasion de replacer le pays parmi les pays qui comptent dans les compétitions africaines de clubs. Un pénalty raté à la 62ème minute par Abdou Chafy Sow alors qu’il avait le but pour faire douter l’adversaire a eu le don de doper ce dernier. Car la formation camerounaise a laissé passer l’orage pour inscrire le but qui le qualifie, quatre minutes plus tard. A la conclusion d’une contre-attaque de sa formation, Léonard Acha Acha bat Pape Seydou Ndiaye qui était jusque-là tranquille dans sa cage (0-1, 66ème mn). Un but qui a fait réagir les locaux qui se retrouvent ainsi dans une situation inconfortable, obligés de marquer trois buts sans en prendre à nouveau. Une tâche à laquelle les protégés de Demba Mbaye se sont évertués mais avec quelques maladresses. Car ils pêchent dans la plupart du temps, dans le dernier geste avant l’ouverture du score camerounaise. Avec une action vendangée dès la 4ème minute. Il a fallu attendre la 40ème minute pour voir l’autre occasion des locaux : un centre en mouvement de Talla Mbaye repris de la tête par Amadou Erasme Badiane atterrit sur le poteau de Janvier Cyni, le portier camerounais.

A la reprise, les offensives locales se poursuivent avec à la 51ème minute une tête de Madi Fatty qui passe au dessus. Erasme Badiane a également eu une occasion de scorer mais sa frappe mal ajustée a échoué au ras du poteau ; ce, avant le pénalty provoqué par El Hadj Abdoulaye Diop. La révolte a été sonnée cinq minutes après l’ouverture du score du l’Apejes par Wellé Ndiaye bien servi par Oumar Goudiaby (1-1, 71ème mn). Les Galactiques mettent un 2ème but à la 84ème minute par ce même Oumar Goudiaby qui a été l’un des hommes forts de la partie. Il serait entré dans l’histoire si son centre-tir avait trouvé le cadre dans les arrêts de jeu de la partie ; ce qui serait le but de la qualification. Mais ni lui, ni ses coéquipiers n’ont pas pu trouver la faille. Au grand regret du public mais aussi du coach qui voulaient bien voir Niari Tally vaincre le signe indien en se qualifiant enfin au tour suivant, en Coupe africaine.

Le mot des coaches - Demba Mbaye (Niari Tally) : « On n’a pas su chercher les ressources pour avoir la qualification »
« On a attendu d’être menés au score pour jouer. Dès la 1ère mi-temps, il fallait empêcher notre adversaire de sortir. On a un peu modifié notre système pour jouer extrêmement haut. Malheureusement, ce changement ne nous a pas permis d’être performants dans l’animation puis dans la remontée de balles. A la mi-temps, on s’en est aperçu et on a changé et immédiatement, on a commencé à se créer des occasions plus nettes. Et derrière, on n’a pas su gérer. On s’est créé beaucoup d’occasions et on pouvait gagner ce match de façon beaucoup plus conséquente mais on n’a pas su terminer nos actions. Et puis, on a eu de petits moments de déconcentration, des moments où notre repli est un peu moins performant et du coup, on encaisse des buts. L’adversaire a su profiter de cette situation et tant mieux pour eux. Je ne regrette rien même si je pense que c’est une rencontre où il y avait quelque chose à aller chercher. On n’a pas eu les ressources pour aller les chercher afin d’avoir la qualification. J’en prends acte et il faut qu’on revoie les images de ce match pour y voir les justifications de notre performance durant la première mi-temps ».

Hugues Biloa (Apejes) : « une qualification acquise au mental »
« On a axé notre match sur le plan mental. A l’aller déjà à Yaoundé, ce n’était pas facile face à une très bonne équipe de Niari Tally. C’est vrai que nous manquons des compétitions parce que notre championnat n’a pas encore démarré. En première mi-temps, on a joué pratiquement dans notre moitié de terrain et en seconde période, on s’est rendu compte qu’ils avaient baissé physiquement. Et on a essayé de réagir pour procéder par contres. Et n’eût été la maladresse de mes joueurs, nous aurions pu mener par 2 à 0 avant qu’ils ne marquent. C’est un match anecdotique parce qu’ils pouvaient marquer un troisième but mais un beau match à la fin. Et je crois que c’est mentalement que nous l’avons gagné.

Nous avons vu que l’adversaire a laissé des plumes dans les efforts fournis dans les 25 premières minutes. Et nous avons dit dans les vestiaires qu’il fallait jouer un peu comme l’adversaire n’y arrivait plus.

On s’est donc créé beaucoup d’occasions parce qu’on s’est rendu compte qu’ils ont baissé. Ils nous donnaient des largesses, du temps, de l’espace et on gagnait des duels.
Cela nous a permis de mettre le but qu’il fallait ».

Ousseynou POUYE

En match comptant pour la 11ème journée de Ligue 1 disputé dimanche à Demba Diop, l’As Douanes et Teungueth Fc ont fait match nul 1-1. Mi-temps : 1-0. Buts : Daouda Ndiaye Gueye (4ème mn) pour la Douane et Aboubakrine Sall (83ème mn) pour Tfc. Avertissements : Abdou Karim Sané pour l’As Douanes ; Auguste Malo, Salim Mamadou Ndao pour Teungueth Fc ; Expulsion : Ousmane Kane (71ème mn) pour l’As Douanes. Arbitre : Bassirou Ndiaye assisté par Ibra Wone et Samba Mbaye, tous de la Cra de Dakar.

Les équipes As Douanes : Yacoub Ndiaye, El Hadj Youssoupha Konaté (Cap), El Hadj Moutarou Baldé, Nuha Barro, Khalifa Ababacar Sy Mbengue, Ousmane Kane, Mame Cheikh Samb puis Abdou Karim Sané (62ème mn), Moustapha Name puis Cheikh A. B. Sarr (74ème mn), Adama Tamba, Daouda Ndiaye Gueye, Ismaïla Fall puis Abdou D. Souaré (57ème mn). Entraîneur : Patrice M. Bodian.

Teungueth Fc : Mamadou Kane Diouf, Aboubakrine Sall (Cap), Boubacar Traoré, Pape Malick Kandji, Malikou Ndoye, Mamadou El Fadel Barry, Salim Mamadou Ndao, El Hadj Oumar Kame puis Théophile D. Preira (73ème mn), Clément M. Sène puis Auguste Malo (59ème mn), Alphousseyni Dramé puis Papy Babacar Thiandoum (42ème mn), Adeleye S. Gbenga. Entraîneur : Lamine Dieng.

Pour son retour en Ligue 1 après son limogeage de Niari Tally en cours de saison dernière, Lamine Dieng a arraché le point du match nul. En déplacement à Dakar avec le Teungueth Fc face à l’As Douanes, il a dû attendre les dix dernières minutes pour recoller au score, malgré la supériorité numérique de son équipe après l’expulsion à la 71ème minute d’Ousmane Kane. Les Gabelous avaient ouvert le score assez tôt (4ème mn) par Daouda Ndiaye Gueye. Ils auraient même pu corser l’addition si leurs attaquants s’étaient montrés plus réalistes devant les buts. Lamine Dieng a d’ailleurs reconnu que son équipe pouvait « prendre deux ou trois buts avant la pause ». Son vis-à-vis, Patrice Bodian, lui a souligné que la partie était « un match piège où nous avons marqué tôt » mais a regretté les « problèmes dans la finition ».

Pour cause, l’équipe visiteuse a profité de la pause pour se refaire. Et prendre le jeu à son compte avec plus ou moins de réussite. Le salut est venu à la 83ème minute avec l’égalisation signée le buteur et capitaine, Aboubakrine Sall. Bien servi par Théophile Preira entré en jeu dix minutes plus tôt, le meilleur buteur de Ligue 2 de la saison écoulée bat le portier des Gabelous, Yacoub Ndiaye. Une réalisation permet aux Rufisquois d’éviter une 5ème défaite en déplacement même si pour Lamine Dieng, « nous aurions pu gagner si les joueurs avaient fait preuve de lucidité pour mettre le deuxième but ».

En face, l’As Douanes n’a pas su soigner ses statistiques à domicile où elle compte désormais deux victoires, deux nuls et deux défaites.

Ousseynou POUYE

Le leader, Génération Foot, était bien averti. Son déplacement au stade Caroline Faye était annoncé périlleux. Et cela s’est bien vérifié hier, face à une équipe du Stade de Mbour en quête d’un déclic. Boostés par leur nouvel entraîneur, Youssouf Dabo, les Stadistes ont freiné, hier, les Académiciens de Deny Biram Ndao, au stade Caroline Faye. Un deuxième revers du leader qui pourrait être exploité par le Diaraf, à l’affût, mais aussi Diambars qui a réussi son déplacement à Amadou Barry. Les Académiciens de Saly ont brisé la dynamique de victoires des « Crabes » à domicile. En fait, le Gfc semble orphelin de son ex-coach, Youssouf Dabo, viré après la Can 2017, et qui est en train de relancer le Stade de Mbour. En dominant l’Uso à Ziguinchor, le Casa Sports est, par contre, resté fidèle à son réalisme à domicile. La Linguère s’est aussi relancée à domicile. Et c’est Mbour PC qui en a fait les frais. A noter que pour cause de compétitions africaines, les matches Us Gorée – Diaraf et Niary Tally – Ndiambour sont reportés à une date ultérieure.

Les résultats :
Gfc – Diambars : 0-1 ; Stade de Mbour – Génération Foot : 2-0 ; Casa Sports – Us Ouakam : 1-0, Douanes – Teungueth Fc : 1-1, Linguère – Mbour PC : 3-1

L'Argentin Marcelo Bielsa sera l'entraîneur de Lille à partir du "1er juillet prochain", a annoncé le club de Ligue 1 hier dans un communiqué publié sur son site officiel, une prise de choix pour le nouveau propriétaire Gérard Lopez. "Le club lillois et l'entraîneur argentin ont paraphé un accord portant sur une collaboration de deux ans et qui prendra effet le 1er juillet prochain", a écrit le Losc, qui venait de nommer mardi au poste d'entraîneur pour la saison en cours Franck Passi, l'ancien adjoint de Bielsa à Marseille. Joint au téléphone par l'Afp, Gérard Lopez a estimé que l'arrivée de Bielsa permettrait au Losc de "changer de dimension".

 

C’est sur un air de « Non, je ne regrette rien » qu’Aliou Cissé, le sélectionneur national des « Lions » du football, est revenu, dans une interview exclusive avec « Le Soleil », sur la Can « Gabon 2017 » où son équipe s’était arrêtée en quart de finale face au Cameroun (nul vierge et 4 – 5 aux tirs au but). Il a estimé avoir fait tout ce qu’il fallait et s’est surtout félicité du nouvel état d’esprit qui règne dans la Tanière. Si, pour lui, certains entraîneurs viennent pour durer, lui est là pour « faire un job ». Désormais, il a dans sa ligne de mire le Mondial 2018 en Russie et la Can 2019 au Cameroun où il faudra aller chercher le trophée. Entretien.

« Trois semaines après l’élimination du Sénégal en quart de finale de la Can 2017, quelle analyse en faites-vous avec le recul ?
Tout d’abord, je me sens plutôt bien et d’attaque. Après cette élimination donc, il fallait se projeter rapidement parce qu’il y a des échéances importantes qui nous attendent. Bien sûr qu’on est frustrés après cette élimination contre le Cameroun parce qu’on a beaucoup travaillé durant deux ans à mettre en place un groupe compétitif et une équipe compétitive en direction de cette Can. Si l’on avait plus de réussite, on aurait pu passer le cap des quarts de finale. Après ça a été la série des tirs au but qui, comme on le sait, est aléatoire. C’est de la loterie, on a manqué de chance à ce jeu et ce sont souvent les grands joueurs qui ratent les balles et ça a été le cas de Sadio Mané.

Donc vous mettez cela sur le compte du manque de chance ?
Non pas du tout. Ça ne peut pas être que le manque de chance. Je pense que sur ce match contre le Cameroun, on a eu plusieurs situations, plusieurs opportunités de marquer des buts. Je pense que si les joueurs étaient un peu plus adroits, s’ils avaient fait le bon choix, à mon avis, on aurait pu marquer au moins un but. Parce que le contenu n’a pas été mal, on est tombé face à une équipe du Cameroun qui n’a pas voulu du ballon, qui n’a pas voulu jouer et qui nous a laissé le ballon. Mais je pense que dans l’ensemble du match, on a quand même su bien utiliser ce ballon. On a pu les contourner plus de quinze fois sur le côté droit et plus de dix-sept fois sur le côté gauche et entrer pratiquement dix-neuf fois dans leur bloc. Cela veut dire que même si le bloc était très compact, on a su y entrer. On a manqué un peu plus de clairvoyance dans le jeu collectif et c’est ce qui a fait que le match est allé jusqu’aux prolongations. Puisque les Camerounais ne voulaient qu’une chose : c’est de nous amener dans la série des tirs au but. Et je les félicite car ils ont réussi à le faire.

Mais estimez-vous avoir utilisé toutes les armes pour ne pas aller à cette série de tirs au but ?
Tout à fait. Si je voulais vraiment jouer le nul pour aller aux tirs au but, quand Cheikhou Kouyaté est sorti, j’aurais pu mettre Cheikh Ndoye pour l’impact et garder un peu plus ce match nul-là. Mais j’ai fait entrer un joueur offensif, Pape Alioune Ndiaye. Cela veut dire qu’effectivement, on voulait vraiment gagner ce match-là et ne pas aller aux tirs au but. En réalité, je n’ai pas de regret sur la façon dont on a pu jouer ce match-là. Et je vous garantis que si c’était à refaire, je referai la même chose. Parce que c’est un match qu’on a joué comme on devait le jouer et la seule chose qui nous a manqué dans ce match-là, c’est ce but qui aurait pu, peut-être, décanter les choses et ouvrir un peu plus d’espaces qui allaient nous servir. L’entraîneur Hugo Broos l’a bien expliqué.

Il sait que sur ce match-là, on était meilleur qu’eux. Et si vous voyez la manière avec laquelle ils ont joué, ça veut dire que c’est une équipe qui avait amené la seule stratégie qui consistait à rester derrière et d’essayer de nous contrer.

Est-ce qu’à la place de Pape Alioune Ndiaye il n’aurait pas fallu mettre un attaquant de métier, comme Ismaïla Sarr, pour davantage peser sur la défense du Cameroun ?
Coach CisséLe jeune Ismaïla Sarr ou bien un autre, je crois que ce n’est pas le nombre d’attaquants ou de joueurs offensifs qu’on met qui vous donnera le résultat escompté dans un match. Les gens se trompent souvent sur le nombre d’attaquants. Ce n’est pas parce que vous avez mis cinq ou six attaquants que forcément vous allez gagner un match.

Un match de football, c’est un ensemble et surtout fait d’équilibre et de stabilité dans une équipe. Et si vous regardez bien ce match contre le Cameroun, on a quand même eu beaucoup joueurs à vocation offensive comme Mame Biram Diouf, Sadio Mané, Henri Saivet, Diao Keita Baldé. Vous voyez qu’il y avait trois ou quatre joueurs capables de régler le problème.

Je pense que dans un match de football, c’est quand même assez suffisant. Tant que des garçons comme Sadio Mané, Diao Baldé Keïta, faisaient leur travail, pour moi il n’y avait pas de péril en la demeure. Il fallait justement les laisser continuer leur match. Quand j’ai compris qu’il fallait changer Mame Biram, je l’ai fait en amenant Moussa Sow qui s’est, à son tour, créé des occasions. Comme je l’ai dit, sur certains coups, on aurait pu jouer un peu plus collectivement.

A propos du jeu, pendant toute la Can, on vous a entendu dire qu’il y avait des joueurs qui jouaient individuellement. En avez-vous parlé avec les joueurs en question ? Car c’est à vous de régler ce problème, non ?
Oui, ça a été fait. Vous savez, j’ai été dans l’anticipation. Pratiquement dans cette Can-là, tous les secteurs ont bien fonctionné. Les statistiques parlent d’elles-mêmes. Maintenant, il y a des garçons qui, à un moment donné, doivent comprendre qu’au-delà de leurs qualités intrinsèques, il leur faut être capables de jouer en équipe. Tous les jours, je m’attelle à le leur expliquer. C’est un travail à faire inlassablement, car c’est un secteur dans lequel nous devons progresser. Vous savez, depuis deux ans que j’ai pris cette équipe nationale, on a eu, à un moment donné, à mettre en place un groupe de joueurs capables de vivre ensemble ; des joueurs capables d’adhérer au discours que je leur tiens, d’accepter mes choix. On a mis pratiquement un an pour mettre en place ce groupe. Parce que j’estime que pour aller à une Can, il faut un groupe capable de vivre ensemble. C’est ce qu’on a essayé de faire. Maintenant, il y a, effectivement, cet aspect que vous avez soulevé et qui consiste à jouer ensemble, à comprendre que la seule chose qui doit compter c’est le collectif, l’équipe. La preuve, quand vous prenez les quatre demi-finalistes de cette Can, il n’y a dans aucune des équipes autant d’individualités que le Sénégal. Et pourtant, elles étaient en demi-finales. C’est donc collectivement que le Sénégal arrivera à faire quelque chose. Les qualités individuelles doivent être mises au service du collectif. Mais, comme je vous dis, c’est un processus et cela fait partie de mes chantiers. Mais je pense que ce ne sera pas le chantier le plus difficile d’Aliou Cissé. Je crois que ce sont des frustrations comme ça qui peuvent permettre à l’équipe de progresser.

Le discours ne peine-t-il pas à passer ?
Il va bien sûr falloir passer du discours à l’acte. Car pour constituer un groupe, il faut un état d’esprit et je l’ai mis en place pendant un an. Maintenant, nous allons nous pencher sur le secteur du jeu. Faire comprendre aux garçons que ce que nous voulons dans le jeu c’est ça : peu importe les qualités que vous avez si vous n’arrivez pas à jouer pour le collectif.

Durant cette Can, n’avez-vous pas été un peu trop prévisible ? C’est-à-dire on savait que le Sénégal allait jouer d’une certaine manière et il a toujours joué de cette manière-là. Est-ce que vous n’avez pas joué avec le même système quel que soit l’adversaire ?
Non, non l’équipe n’a pas toujours joué avec le même système. Contre la Tunisie on a joué en 4-3-3, contre le Zimbabwe on est passé à deux devant la défense centrale car l’adversaire jouait beaucoup dans la profondeur ; contre l’Algérie on est revenu encore au 4-3-3. Contre le Cameroun on est passé au 4-2-3-1. Donc ce sont ces deux systèmes-là qu’on a essayé d’utiliser. Aujourd’hui, on essaie de travailler sur une identité de jeu ; on ne peut pas se permettre de s’adapter toujours à ce que l’adversaire est en train de faire.

Ne fallait-il pas, à la sortie de Cheikh Mbengue, mettre une défense à trois et renforcer le milieu de terrain ou l’attaque ?
Si, ça aussi, ce sont des suppositions. Je suis en train de vous dire que tant que mon système marche, je ne change pas. Je ne vois pas l’intérêt de le changer. On a gagné des matches lors de cette Can, notamment contre la Tunisie et le Zimbabwe avec ce système.

Mais face au Cameroun, il y avait un bloc bas qui vous posait problème. Pourquoi n’avoir pas effectué des changements offensifs pour mettre plus de pression sur la défense adverse ?
Si vous regardez encore le match, vous verrez que la pression était bien là.
On a bien pressé l’équipe camerounaise. Durant toute la Can, on a joué un football dominant, un football de pression, un football de harcèlement, un football de possession pour aller de l’avant. Je pense que tout le monde l’a vu. Bien sûr que je peux changer un système, mais je n’y suis pas obligé. Je veux rester dans ce que je suis en train de faire. Ce n’est pas parce que Cheikh Mbengue s’est blessé que, forcément, je dois changer mon système. J’ai voulu faire du poste pour poste et j’ai mis tout simplement un arrière de métier pour continuer à rester sur ce qu’on était en train de faire. Bien sûr qu’un autre entraîneur aurait fait autre chose. Moi, le feeling que j’avais par rapport au match, c’est que nous tenions le bon bout. On a eu des opportunités, la seule chose qui nous a manqué, c’est le but. Si on avait ce but, les Camerounais allaient forcément sortir pour faire le jeu. Tant qu’on n’avait pas réussi à marquer ce but, ça devenait effectivement un peu plus compliqué. Ce n’est pas un problème de système. Je pense qu’on a un très bon système qui a fonctionné jusqu’ici, avec beaucoup de buts marqués et peu de buts encaissés. Les statistiques sont là, les résultats parlent d’eux-mêmes.
 
On a beaucoup épilogué sur l’absence d’Ismaïla Sarr qui aurait pu apporter plus de percussion sur le front de l’attaque lors de ce quart de finale…
Aliou Cissé SélectionneurMoi, j’entends beaucoup de débats sur Ismaïla Sarr. Je pense qu’il faut qu’on arrête un peu. C’est un jeune joueur qui va arriver, il n’y a pas de souci à ce niveau-là. Au moment où Cheikh Mbengue se blesse, il y a beaucoup de choses qui changent forcément. S’il n’était pas blessé, la solution était de sortir un milieu de terrain pour faire entrer Ismaïla Sarr. Mais c’est la blessure de Cheikh Mbengue qui a tout faussé. Cela fait partie du jeu. Il n’est pas dit que si Ismaïla Sarr était entré, on aurait gagné le match. 
 
On a eu à gagner des matches compliqués sans lui, donc le débat ne doit pas être axé simplement sur un seul joueur. Je l’ai toujours dit et je le répète, je ne suis pas là pour gérer des individualités. Je suis là pour gérer un collectif et c’est ce qui m’intéresse. Et je reste persuadé que pour que le Sénégal progresse, il faut qu’à un moment donné, on arrive à jouer plus collectivement. J’ai constitué un groupe où il y a beaucoup de possibilités. Donc on ne gère pas des cas personnels.
 
A propos de collectif, on vous sent attaché à certains joueurs, simplement peut-être que vous avez été avec eux aux JO de Londres 2012 et qu’ils ont brillé avec vous et que vous avez tenu à mettre dans le groupe. Est-ce qu’à l’avenir il y aura plus de mouvements dans le groupe de base ?
Ça aussi, je pense que c’est un débat qui revient un peu plus et que j’entends à gauche et à droite. Mais la seule chose que je veux vous dire, c’est que je suis droit dans mes choix. Aujourd’hui, effectivement, il y a eu un groupe qui a eu un passé avec moi depuis les JO de Londres. Vous savez, dans une équipe de football, c’est comme dans une famille. Parfois, vous pouvez mettre au monde des enfants, mais il y a toujours un d’entre eux pour lequel vous avez plus d’affinité, beaucoup plus d’affection. Quand je constitue un groupe, je sélectionne les 23 meilleurs Sénégalais du moment. C’est vrai que parmi ces 23 joueurs il y a des garçons avec qui j’aurais été dans la même chambre si j’étais footballeur.
 
Comme qui par exemple ?
Un garçon comme Koulibaly ou Kara, on a presque les mêmes similitudes. Mais au moment de mes choix, toutes ces considérations ne sont plus là. Mon rôle, c’est de convoquer 23 joueurs, les entraîner, les mettre dans de bonnes conditions pour qu’ils soient prêts. La seule chose qui va m’intéresser, c’est de mettre les meilleurs joueurs sur le terrain pour gagner un match. Et jusqu’à présent, j’estime que j’ai eu à mettre les meilleurs joueurs pour gagner nos matches. Maintenant, une équipe c’est un processus ; on a pu jouer pendant deux ans avec le même groupe. Bien sûr qu’à l’avenir, il y aura une évolution dans le groupe et dans l’équipe. Parce que l’équipe est en train de progresser de sortie en sortie. Et la concurrence va continuer avec. Mais je ne fais pas du tout de favoritisme. Les garçons le savent très bien.
 
Si c’était à refaire, vous referiez donc la même chose ?
Effectivement. Je ne changerais rien du tout dans ma façon de faire. J’emmènerais la même sélection, je mettrais la même composition d’équipe. Parce que quoique l’on puisse dire, le groupe, je le connais mieux que quiconque. Ce que je peux dire de ce groupe-là, c’est que j’en suis fier. Je suis fier de leur implication, de leur engagement, du travail qu’ils ont eu à faire pendant pratiquement un mois au Gabon. Et je peux même dire que je suis fier de ce qu’ils ont fait depuis deux ans.
 
De l’avis unanime, ce groupe aurait pu aller plus loin que les quarts de finale. N’y a-t-il, objectivement, pas un sentiment d’échec quelque part ?
Il y a de la frustration. Je l’ai dit et je le répète. Notre objectif, au-delà des quarts de finale, c’était de gagner la coupe. Qui veut gagner la coupe plus que nous, entraîneurs et joueurs ? Nous avons travaillé pendant deux ans pour justement aller là-bas et gagner le trophée. C’était ça notre objectif ! Mais aujourd’hui, il ne faut pas mettre tout de côté et dire que c’est un échec. Je ne crois pas que c’est un échec. Quand on partait à cette Can qui aurait misé sur nous ? Personne ! Beaucoup de gens pensaient qu’on y allait pour perdre et revenir rapidement. On est sorti quand même de notre poule avec sept points, on n’a pas perdu un seul match lors de cette Can.
 
Donc ça veut dire qu’un travail a été fait ; mais comme je l’ai dit, une équipe de football, c’est un processus. Il y a des joueurs, à un moment donné et pour qu’ils soient grands, ils doivent passer par des étapes. Gagner ne se décrète pas.
 
On veut gagner, nous voulons tous gagner. Mais ce sera avec le temps. Depuis deux ans, j’ai des garçons qui me suivent partout ; ils sacrifient leurs vacances, ils sont là. Quand je prenais cette équipe du Sénégal en mars 2015, il y a beaucoup de choses que les gens ne savent pas ou ne disent pas. A la fin de notre regroupement au Havre en mars 2015, je suis entré dans ma chambre avec mes collaborateurs. Je leur ai dit « comment on va faire pour y arriver » ? Parce que, aujourd’hui, je peux vous le dire, en fait, rien ne se passait. A partir de là, on s’est dit qu’il va falloir mettre en place un autre état d’esprit. C’est ce qui a changé fondamentalement dans cette équipe. La dernière fois, quand j’ai quitté le match contre le Zimbabwe, des journalistes sénégalais m’ont annoncé que des joueurs leur ont dit que ce qui a changé dans l’équipe, c’est l’état d’esprit. C’est ma plus grande réussite. Donc pendant un an, nous nous sommes battus pour mettre en place cet état d’esprit, un groupe façonné à notre méthode et dans notre façon d’entraîner. C’était cela le premier acte. Au-delà du jeu, il fallait mettre en place une équipe consciente, avec des joueurs qui avaient envie de suivre mon discours. Donc on a réussi cette étape. Quand on est arrivé à la Can, tout le monde était prêt et j’avais 23 joueurs potentiellement aptes à jouer. Et le 3e match contre l’Algérie, tout le monde l’a vu. Tous les 23 joueurs étaient prêts à jouer. Donc c’est cela le plus important. Maintenant, depuis la Can, nous sommes en train de nous atteler au jeu. On ne parle plus aujourd’hui d’état d’esprit. Maintenant, on parle football. C’est cela qui est intéressant car on a les joueurs qu’il faut pour cela.
 
Le président de la fédération a parlé d’ « ajustements nécessaires ». Dans l’encadrement technique, vous sentez-vous concernés ?
Cissé rédaction Le SoleilRéajuster, ça veut dire quoi ? Moi je suis désolé quand on me dit qu’Aliou Cissé se sent seul. Mais non ! Je ne me sens pas seul. Je suis entouré par des professionnels ; c’est l’occasion de rendre hommage à mon adjoint qui fait un travail exceptionnel, formidable. De même que tout le staff. Ce travail formidable, c’est tout un ensemble, staff technique, fédération, ministère. Il faut rendre hommage à Augustin Senghor de m’avoir faut confiance parce que, quand même, il fallait oser le faire et il l’a fait. Je pense qu’aujourd’hui, c’est tout un ensemble qui est en place pour réussir. Donc je ne me sens pas du tout seul dans ma mission. Aujourd’hui, je peux même dire qu’il n’y a pas en Afrique un staff technique meilleur que le nôtre au niveau du vécu et de l’expérience. Même sur le plan national, il y a des entraîneurs avec lesquels nous sommes toujours en discussions pour leurs conseils avisés.

Justement, avez-vous tenu compte des suggestions des superviseurs qui étaient à la Can pour superviser nos adversaires ?
Mais bien sûr, s’ils sont là-bas et que ce sont des superviseurs, c’est important donc de les écouter. Leurs conseils avisés nous ont permis de faire des montages. Mais aujourd’hui, il n’y a rien qui se cache. Mais ils sont là avec un autre œil, un recul et une fraîcheur ; donc c’est important de les écouter. Ils nous ont aidés à préparer nos matches. Je le dis et je le répète, sur les 16 équipes présentes à la Can, il n’y a pas un seul staff mieux outillé que le nôtre. Donc que les gens ne s’inquiètent pas, il y a un projet qui est en train de se mettre en place. Que les gens arrêtent de penser que je prends seul les décisions ; on est en concertation avec la fédération, avec nos adjoints et avec aussi certains entraîneurs sur le plan local afin de continuer à faire progresser cette équipe.
 
La prochaine étape ce sont les deux matches amicaux à venir contre le Nigeria et la Côte d’Ivoire. Quelle importance accordez-vous à ces matches-là ?
Pour moi, ce sont des matches qui doivent nous permettre d’évoluer. Nous sommes dans l’évolution pas dans la révolution ! Et ces deux matches-là nous permettront de revoir notre équipe, d’ouvrir le groupe et même peut-être de faire quelques changements. Donc ce sont des matches importants. Contre le Nigeria, ce sera un bon match, idem contre la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, le Sénégal n’est plus une petite équipe. Nous avons assez de qualités aux plans individuel et collectif. Moi je pense qu’aujourd’hui, le Sénégal ne doit avoir peur de personne. Nous sommes le Sénégal. Personne ne me fera croire que le Nigeria ou la Côte d’Ivoire nous sont actuellement supérieurs. Nous devons être capables de jouer tous les matches et partout en Afrique. Ce sont ces genres de matches-là qui nous feront progresser.
 
A propos de futur, on va parler de la prochaine Can. Le Sénégal est dans un groupe plus ou moins abordable. L’objectif, c’est forcément de se qualifier à « Cameroun 2019 » et d’y aller prendre le trophée que les Camerounais nous ont volé…
Nous espérons bien sûr aller au Cameroun et remporter le trophée. Mais avant de penser à 2019, je pense qu’il y a l’échéance importante de la coupe du monde. Ce qu’on a toujours fait, c’est attaquer les matches un à un. Et nous sommes prêts à continuer dans cette philosophie car tous les matches sont importants pour nous. Le Sénégal, aujourd’hui, ne doit plus rater de Can, et il doit être prêt à aller à la coupe du monde. Donc moi j’ai confiance en mes joueurs, en leurs qualités, au travail qu’on est en train d’abattre. Vous savez, sans les joueurs, rien ne peut se faire. Aujourd’hui, nous avons des joueurs qui adhèrent, qui ont envie d’aller de l’avant, qui pensent collectif et qui veulent travailler ensemble. J’ai espoir que l’avenir sera encore meilleur. Maintenant, comme vous dites, en 2019, nous devrons y aller et nous irons avec une grande motivation pour nous qualifier et pour briller au Cameroun.
 
Pour la coupe du monde, le Sénégal est 3e après deux matches. Deux matches importants se profilent à l’horizon contre le Burkina. Comment les appréhendez-vous ?
Il n’y a plus de match facile. Quand on est entraîneur de l’équipe nationale, on te demande de gagner. C’est tout. Gagner contre le Burkina, c’est primordial pour espérer aller à la coupe du monde. Les joueurs ont envie de disputer une coupe du monde comme leurs aînés l’avaient fait. Et pour cela, il faut gagner chez nous.
 
Et chez l’adversaire aussi ?
Oui, bien sûr. »

Propos recueillis par la rédaction sportive

Incapable de s’imposer lors de la manche aller du tour préliminaire de la Ligue africaine des champions, à Dakar, l’Us Gorée championne du Sénégal en titre sera en gros danger ce weekend à Conakry chez le Horoya Ac de Guinée. Si le nul vierge qui a sanctionné le face-à-face de samedi dernier offre une chance de qualification aux Insulaires (en cas de nul avec but par exemple), ce n’est pas avec le visage qu’ils ont affiché à Demba Diop qu’ils y parviendront. Il faudra, en effet, aux hommes du coach Ali Male, sortir le grand jeu et se sublimer pour franchir cet obstacle. D’autant que le Horoya sait s’y faire avec les clubs sénégalais pour avoir laminé la Douane (4 – 0 au retour), l’année dernière à ce même stade de la même compétition. Les Goréens sont donc avertis.

Il y a une semaine, pour ses premiers pas en compétitions africaines des clubs, Niary Tally s’était courtement incliné (0 – 1) lors du tour préliminaire aller de la Coupe de la Confédération, face aux Camerounais d’Apejes de Mfou. Aujourd’hui, pour la manche retour, les « Galactiques » ambitionnent rien moins que de renverser la vapeur pour accéder au tour suivant. Dans leur fief du stade Demba Diop, à partir de 17 heures, les protégés du coach Demba Mbaye pourront compter sur le soutien inconditionnel de leurs chaleureux supporters. A l’aller, ils avaient bien résisté avant de s’incliner sur une frappe adverse détournée dans son but par un joueur de Niary Tally. Cet après-midi, donc, le portier international Papa Seydou Ndiaye et ses partenaires ont l’occasion de frapper un grand coup contre un adversaire qui ne joue pas chez lui, puisque son championnat national n’a pas encore débuté. Le jeune entraineur du club de NGB, Demba Mbaye, a soutenu hier que ce match était « le plus important de (sa) carrière ». Espérons pour lui que ce ne soit que le plus important avant un prochain dans cette Coupe de la CAF. Ce qui veut dire que son équipe aura passé ce cap de l’APEJES de Mfou…

Oumarou Sokba (coach Apejes de Mfou) : « On s’attend à un match difficile »
Arrivés à Dakar avant-hier, les Camerounais de Apejes de Mfou ont foulé, hier, la pelouse du stade Demba Diop. Une première séance à huis clos, à l’issue de laquelle le coach des Académiciens de Mfou a d’abord déploré le climat dakarois qui risque d’être son premier adversaire aujourd’hui. « On va d’abord essayer de s’adapter au climat. Ici il fait froid, contrairement à Yaoundé », a déploré Oumarou Sokba. Le technicien du club camerounais a, en outre, soutenu vouer un grand respect à son adversaire du jour. En effet, après avoir découvert Niary Tally au match aller, il se fait déjà une idée de ce qui l’attend cet après-midi sur la pelouse du stade Demba Diop. « Niary Tally est une bonne équipe qui nous a posé des problèmes à Yaoundé, mais on n’a pas encaissé. Ne pas encaisser à domicile, c’était la consigne au match aller, on l’a réussie. En fait, l’équipe de Niary Tally ne m’a pas surpris. C’est une équipe qui joue bien au football. On s’attend forcément à un match difficile ici », reconnaît-il. Et partant de la sortie du coach du club sénégalais, Demba Mbaye, dans la presse d’hier, Oumarou Sokba peut s’attendre à un accueil mouvementé ce soir à Dakar. « Leur entraîneur a déclaré dans la presse que c’est le match de sa vie, cela veut dire qu’il va tout faire pour booster ses joueurs. Donc, mentalement, il va falloir que nous soyons prêts. Et c’est sur ce plan que nous avons accès notre travail ». Cependant, malgré le léger avantage d’une longueur (1-0) au match aller à Yaoundé, la semaine dernière, il n’entend point verrouiller cet après-midi. « On ne vient pas pour jouer le nul, on va simplement tout faire pour que les joueurs respectent les consignes. Au match aller, on a manqué de rythme parce que le championnat du Cameroun n’a pas encore démarré. Depuis la finale, le 30 octobre dernier, on n’a pas joué. Mais Niary Tally ne joue pas, aussi, depuis longtemps parce qu’au Sénégal, le championnat est en trêve. Sinon, ça allait être plus compliqué pour nous ».

Ansoumana SAMBOU

En trêve depuis plus d’un mois, le championnat de l’élite reprend ce week-end. Et pour la reprise, tous les matches de la 11e journée sont programmés dimanche à la même heure (17h). Le stade Caroline Faye de Mbour sera l’une des principales attractions de cette reprise.

Programme
Demain A Amadou Barry, 17 h : Gfc (4e, 17 pts ) – Diambars (3e, 17 pts); A Demba Diop, 17 h : Douanes (8e, 13 pts) – Teungueth Fc (9e, 11 pts); A Aline Sitoé Diatta, 17 h : Casa Sports (6e, 14 pts) – Us Ouakam (11e, 10 pts) ; A Caroline Faye, 17 h : Stade de Mbour (7e, 13 pts) - Génération Foot ( 1er, 21 pts) ;
A Mawade Wade, 17 h : Linguère (12e, 9 pts) – Mbour PC (10e, 11 pts)
NB : Us Gorée (13e, 8 pts) – Diaraf (2e, 17 pts) et Ngb Niary Tally (5e, 15 pts) – Ndiambour (14e ,8 pts), reportés

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