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Sport

Ekaterinbourg : Coquette et séduisante, Ekaterinbourg, créée en 1723, a déployé tout un arsenal d’attraits pour appâter les visiteurs qui y viennent en masse, depuis le démarrage de la coupe du monde, pour suivre des matches de football. Etiquetée à tort ou à raison pays fermé et raciste, la Russie veut, sans doute, polir son image au sortir de cette compétition ; tout en espérant de bonnes retombées économiques. A Ekaterinbourg, les habitants, conscients des enjeux, jouent leur partition. Ici, nulle once de racisme.

Depuis des mois, Ekaterinbourg est sous les feux des projecteurs. La localité, située sur le pan asiatique de l'Oural (chaîne de montagnes en Russie), fait partie des onze villes de la Russie qui ont été choisies pour abriter certains des 64 matches de la Coupe du monde 2018. Le 25 juin dernier, son stade Iekaterinbourg Arena, qui a été agrandi pour les besoins de cet évènement mondial, a accueilli le match entre le Sénégal et le Japon dans le cadre de la deuxième journée. Le site, soutenu par des échafaudages, héberge aussi le club de foot l’Oural Ekaterinbourg.

D’une capacité d’accueil de 35.996 places, Iekaterinbourg Arena ou stade central, est une infrastructure sportive multifonctionnelle.

Dimanche  passé, il a vibré au rythme de la compétition, affichant fièrement les couleurs de la Fifa. Ses quatre tribunes étaient remplies comme un œuf créant un beau décor multicolore. En cette période de pleine fête du football, Ekaterinbourg, la coquette, dégage un charme irrésistible. Telle une jeune fille en quête d’un prétendant, elle s’est parée de ses plus beaux atours pour séduire les hôtes, qui, durant un mois, viendront des quatre coins du monde pour suivre des matches de  football.

Car, l'autre objectif, en abritant une partie de la compétition, est qu'elle puisse bénéficier de retombées touristiques importantes au terme de la Coupe du monde.

Cette attente se traduit, entre autres, par l’accueil très chaleureux que les habitants réservent aux étrangers. « Have you visited Ekaterinbourg ? Do you like the city ? » (Avez-vous visité Ekaterinbourg ? Aimez-vous la ville ?)Telles sont les interpellations qui reviennent souvent quand un passant échange avec un résident de la ville. Un intérêt certain à l’endroit des visiteurs qui illustre la volonté des habitants de vendre la destination d'Ekaterinbourg. Et qui tranche avec certains clichés défavorables à la réputation du pays et de sa population. Pendant longtemps, la Russie a, en effet, souffert de cette image de pays fermé, replié sur lui-même voire raciste que lui collent certains. « La Russie a bien changé. Ce n’est plus la situation d’il y a 20 ans… Les Africains peuvent circuler ici 24 h sur 24 sans craindre pour leur vie », rappelait récemment, l’ambassadeur du Sénégal à Moscou, Abdou Salam Diallo, au cours d’une rencontre avec l’Association nationale de la presse sportive (Anps).

Ekaterinbourg 3En tout cas, l'organisation de cet évènement planétaire qu’est le Mondial chez elle, lui offre une belle occasion d'exhiber au reste du monde une autre image d'elle, beaucoup plus reluisante, plus conforme à ses réalités.
A Ekaterinbourg, les visiteurs que nous sommes n’ont nullement senti, durant notre séjour de trois jours, une once de racisme de la part des citoyens russes.

A l’instar de leurs compatriotes de Kaluga, ils sont plutôt accueillants, d’un abord facile. Malgré la barrière linguistique, ils s’efforcent de converser avec les étrangers ; le plus souvent en russe, de temps en temps en anglais. Parfois, les interlocuteurs sont obligés de recourir à la communication gestuelle pour se faire comprendre. Les discussions cordiales se terminent souvent sur des poignées de main chaleureuses ou des tapes amicales sur le dos.  « Spassiba », disent les Russes pour remercier leurs « nouveaux amis ».

Une ville branchée
Comme à Kaluga où sont basés les Sénégalais venus assister à cette 21e édition de la Coupe du monde, ici, les selfies ont la cote. Ouverts, les habitants d’Ekaterinbourg ne boudent pas leurs plaisirs, en s’affichant sans cesse avec les Africains. C’est la première fois de l’histoire que leur ville accueille des rencontres de football de Coupe du monde et beaucoup veulent immortaliser l’évènement. Surtout que ce n’est pas tous les jours que des Sénégalais défilent chez eux, en chair en os. Il faut donc fêter cela comme il le faut. Une ambiance festive qui se poursuit la nuit où cette ville des lumières brille de milles feux. Ekaterinbourg est un endroit très branché, à la mode, où les night-clubs les plus chics côtoient les restaurants KFC, sorte de McDonalds, façon russe.

Certaines des plus grandes enseignes mondiales comme KIA Motors, Apple, Siemens, y ont également étendu leurs tentacules. En fin de semaine, des veilleurs attardés grouillent devant les salles de danse et autres lieux de réjouissance, pour se distraire, décompresser, après des jours de dur labeur. « J’aime le divertissement », confie Marx, un jeune Russe d’à peine 15 ans, le visage reluisant de bonheur.

Samedi 24 juin, veille du match Sénégal-Japon. Il est minuit passé devant le Chilly, une boîte de nuit, sans doute prisée par les bons viveurs nocturnes. Devant la devanture, les va-et-vient sont incessants. De groupes de personnes se forment ça et là. L’atmosphère est à la détente et ça sent l’alcool. De l’extérieur, on peut deviner l’ambiance torride qui règne dans la salle. « Il y a une salle de striptease en haut », explique, un brin moqueur, un passant, sans doute un habitué des lieux.

En face de l’immeuble, de jeunes filles, habillées de culottes courtes, tendance à la mode, n’hésitent pas à faire un clin d’œil aux passants. « Hi !Welcome to Russia ! », peut-on entendre, propos ponctués d’éclats de rire qui en disent long sur leurs intentions de provocatrices. La fête est interrompue deux heures après par les premières lueurs de l’aube qui apparaissent dès deux heures du matin. Car à  Ekaterinbourg, le jour est très long ; tandis que la nuit est trop courte et ne dure que quelques petites heures. Voilà une autre spécificité qui fait le charme de cette ville en cette période de l’année ! Que dire de cette ceinture verte qui entoure la ville et les maisons offrant à Ekaterinbourg une belle image de carte postale ! Devant cette merveille de la nature, les étrangers ne peuvent cacher leur enchantement et se laissent parfois entraîner dans une sorte d’évasion.

Ekaterinbourg a été fondée en 1723 par Vassili Tatichtchev, responsable des forges, pour devenir une capitale régionale. La ville a pris le nom de la femme de l'empereur Pierre le Grand, l'impératrice Catherine, future impératrice régnante, sous le nom de Catherine Ire. Aujourd’hui, la localité est une grande ville industrielle et produit des machines-outils pour l'industrie mécanique et la métallurgie de l'acier, des trains, des produits chimiques.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)

Samara : Brillant cette saison avec son club de Liverpool, Sadio Mané était fortement attendu pour reproduire les mêmes performances avec l’équipe nationale lors de cette campagne russe. Avec un rendement assez moyen lors des matchs contre la Pologne et le Japon, l’attaquant des Lions est attendu au tournant et devra inexorablement monter en puissance, demain, contre la Colombie.

Promu capitaine de l’équipe nationale par Aliou Cissé depuis le début du tournoi, Sadio Mané a, contre le Japon, marqué par effraction son  premier but en Coupe du monde. Cerise sur le gâteau, il a été désigné homme du match lors de cette rencontre qui a vu le Sénégal rater sa qualification en huitième de finale. Un match nul (2-2) qui n’hypothèque certes pas ses chances de qualification, mais qui pourrait, au final, peser lourd sur la balance.  
Depuis le début tournoi, Sadio Mané, élément clé dans le dispositif d’Aliou Cissé, focalise toutes les attentions. Normal puisque l’attaquant des Lions a bien brillé cette saison avec son club anglais de Liverpool où il a formé avec Mohamed Salah et Firminho, un trio de feu.

C’est donc en toute logique que Mané, qui a disputé une finale de Ligue des Champions avec les Reds, perdue contre le Real Madrid, soit attendu pour éclabousser cette Coupe du monde. Mais l’attaquant sénégalais est loin de satisfaire les nombreuses attentes. En deux matchs, on n’a vraiment pas vu un Sadio Mané à 100% de son potentiel, ni ce leader technique qui a habitué les Sénégalais à être décisif et à faire basculer une rencontre.

Les débuts de Sadio Mané qui a toujours régalé par sa technicité, ses dribbles chaloupées, ses qualités d’accélération ont été assez timides. Il a même été, mardi dernier, bien neutralisé par les Japonais qui savaient de quoi il était capable. Le sélectionneur des Samourais bleus, Akira Nishino, l’a d’ailleurs reconnu en conférence de presse d’après-match. « C’était très important de neutraliser Sadio Mané et nous avons plutôt bien réussi à atténuer la menace qu’il représente, mais nous craignions aussi l’impact qu’il pouvait avoir sur les autres joueurs sénégalais », avait-il déclaré. Mais ce début de tournoi mi-figue mi-raisin de Sadio Mané, pièce maîtresse de cette sélection sénégalaise, n’inquiète pas outre mesure son entraîneur qui reconnaît la baisse de régime de son attaquant.

« Un garçon comme lui en équipe nationale, tout le monde en attend énormément. Il fait partie de ces joueurs qui sont sous les feux de la rampe.
Il peut faire mieux que ce qu’il est en train de faire », avait fait savoir le sélectionneur national après le nul concédé contre le Japon. Mais pour Aliou Cissé, Sadio Mané a été bien meilleur que contre la Pologne. Et il s’attend à une montée en puissance de son attaquant demain.

« Contre la Colombie, on le verra meilleur dans ce qu’on attend de lui », a assuré Aliou Cissé. Meilleur, oui. Mais à condition que Sadio Mané soit au sommet de son art, qu’il prenne ses responsabilités et fasse profiter à l’équipe de son aisance technique et de puissance physique. Et surtout de son efficacité devant les buts. C’est dans ce registre seulement qu’il pourra répondre aux nombreuses attentes.  Les grands matches appartiennent souvent aux grands joueurs et Sadio Mané, qui s’est imposé cette année comme un élément majeur sur la ligne offensive de Liverpool, devrait jouer un rôle majeur, ce jeudi, à Samara, dans le dispositif qui sera mis par Aliou Cissé. Tous les regards se braqueront sur lui. A juste titre. L’équipe a besoin de tout son savoir-faire, de son explosivité pour aller chercher la victoire. Il est attendu pour faire étalage de tout son savoir-faire et pour porter enfin cette équipe.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)

Un France-Argentine de feu !

Moscou : Après l’Uruguay et la Russie dans le groupe A, l’Espagne et le Portugal dans le groupe B, c’était hier au tour des groupes C et D de connaître leurs qualifiés pour les 8e de finale qui vont débuter samedi prochain. En effet, dans l’explication au sommet Nigeria-Argentine où le perdant prenait la porte, les Sud-américains se sont bien ressaisis en prenant le meilleur sur les Super Eagles dans un match mouvementé (2 buts à 1). Messi, le meneur de jeu argentin qui a d’ailleurs montré la voie à ses coéquipiers en ouvrant le score, a vu son équipe se qualifier. Dans l’autre groupe, (C), ce sont la France et le Danemark qui se sont qualifiés à l’issue des matches de leur groupe hier. Ces deux équipes disputaient la première place qui est finalement revenue à la France. Ce qui donne un France-Argentine de feu pour les 8e de finale, alors que le Danemark affrontera la Croatie qui s’est débarrassée de l’Islande.

Le Brésil et l’Allemagne jouent leur avenir

Moscou : Dans un Groupe E où seul le Costa Rica après deux défaites est hors course, tout peut arriver pour les 3 autres équipes qui se tiennent à un point (4 pour le Brésil et la Suisse, 3 pour la Serbie). A priori, les Auriverde auront plus à faire à Moscou contre la Serbie qui croit toujours en ses chances.

La Suisse ne devrait cependant pas attendre que le Costa Rica lui déroule le tapis rouge. Pour avoir fait souffrir Neymar et ses partenaires jusqu’au bout du temps réglementaire lors de la précédente journée, les Ticos ne doivent plus douter de rien.

Dans cet ultime match avant le retour au pays, ils auront à cœur de sauver leur honneur. Ce qui n’est pas rien. L’Allemagne, elle, a montré lors de son deuxième match dans le Groupe F qu’elle était éternelle et qu’elle n’est pas championne du monde pour rien. Elle s’était magistralement remise de sa défaite initiale contre le Mexique en venant à bout de la Suède, malgré son infériorité numérique. Ce qui l’a relancée dans la course aux huitièmes de finale. Si bien qu’au moment de croiser la Corée du Sud d’ores et déjà éliminée à Kazan, les champions du monde (3 points) ont toutes les cartes en main. Surtout que la Suède (également 3 points) aura du souci à se faire à Ekaterinbourg contre des Mexicains qui ne doutent plus de rien depuis qu’ils ont terrassé l’ogre allemand.Autant dire que çà et là, les tickets pour les huitièmes de finale vaudront leur pesant de sueur.

Les résultats enregistrés hier

Groupe C : Danemark – France 0 – 0 ; Australie – Pérou 0 – 2
Groupe D : Nigeria – Argentine 1 – 2 ; Islande – Croatie 1 – 2

Le programme du jour

Groupe E à 18 heures : à Moscou : Serbie – Brésil ; à Nijni Novgorod : Suisse – Costa Rica
Groupe F à 14 heures à Kazan : Corée du Sud – Allemagne ;
à Ekaterinbourg : Mexique – Suède

 

Moscou : Le Nigeria était, avec le Sénégal, l’un des deux derniers pays à porter les chances africaines dans ce Mondial russe. Finalement, les Super Eagles ont connu le même sort que l’Egypte, le Maroc et la Tunisie qui jouera demain son ultime match avant de rentrer. Les protégés du Franco-allemand Gernot Rohr ont encore subi la loi de l’Argentine comme toutes les fois que leurs chemins se sont croisés en phase finale de coupe du monde.
Désormais donc, les dernières chances de l’Afrique d’être présente en huitième de finale reposent sur les Lions du Sénégal. Ont-ils les épaules assez larges et les crocs assez acérés pour relever le défi ? On saura demain à l’issue de leur explication face à la Colombie.

 

« Cela se passe bien au niveau de l’organisation car toutes les dispositions sont déjà prises. Les délégations commencent à venir, d’ailleurs le Mozambique est là. A partir de demain, la Centrafrique sera là et la Côte d’Ivoire est attendue le 28 juin. Donc toutes les dispositions pour l’hébergement, le transport des équipes et officiels sont prises. L’équipe du Sénégal est également dans de bonnes conditions, l’entraîneur vient de publier la liste des 12 joueurs, maintenant il nous reste tout simplement à mobiliser pour la compétition. Nous sommes prêts pour une belle fête de basket, comme nous avons l’habitude de la voir à Marius Ndiaye. Il y aura une bonne ambiance et nous pensons qu’avec ce groupe, on peut s’attendre à un basket de qualité et un public merveilleux. Je ne crains pas la Coupe du monde de football, le basket a son public et c’est le Sénégal qui joue. Je pense que le peuple Sénégalais viendra supporter son équipe. Au niveau de la participation, il faudra gagner les trois matchs, avoir les 9 points ; comme vous le savez, les points sont importants pour le deuxième tour. Il ne suffit pas tout simplement d’être le premier mais d’engranger le maximum de points pour que le deuxième semble beaucoup plus jouable. Nous voulons avoir une organisation impeccable, sans violence, avec du beau jeu et mettre nos hôtes dans de bonnes conditions.

A. NDONG

 

En perspective du tournoi de Dakar qui débute vendredi prochain au stadium Marius Ndiaye, le sélectionneur national, Abdourahmane Ndiaye Adidas, a publié, hier, la liste des 12 joueurs qui défendront les couleurs du Sénégal. Trois locaux, El Hadji Omar Branco Badio (Saltigués), Papa Moustapha Diop (Douanes) et Thierno Ibrahima Niang (Duc) sont retenus dans la liste des Lions.

Les dés sont jetés. Le coach des Lions, Abdourahmane Ndiaye Adidas, a publié, hier, la liste des 12 joueurs retenus pour le prochain tournoi de Dakar, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2019 (29, 30 juin et 1er juillet 2018 à Dakar).

Une liste de 12 Lions, sans Adama Louis Adams (Douanes /Sénégal), Moïse Diamé (Brissac/France), Ibrahima Thomas (Rades/Tunisie) et Mamadou Lamine Diop (Duc /Sénégal).
Les trois locaux, El Hadji Omar Branco Badio (Saltigués), Papa Moustapha Diop (Douanes) et Thierno Ibrahima Niang (Duc) font, par ailleurs, partie du groupe. Adidas pourra compter sur un effectif de qualité qui, d’après lui, mélange l’expérience, la dimension physique et l’audace.

« Il y a certains joueurs qui ont du vécu, d’autres qui n’ont peut-être pas l’expérience, mais l’audace et la dimension physique. Je parle de Omar Branco Badio et Moustapha Diop. Je savais que mon choix n’allait pas être facile tout au long de la préparation. Mais je pense que c’est la meilleure équipe du moment ».
L’entraîneur des Lions est convaincu, d’ailleurs, que El Hadji Omar Branco Badio de Saltigués et Papa Moustapha Diop de l’Asc Douanes vont exprimer leur qualité lors de ce tournoi retour de Dakar.

« Badio est un créateur, il amène vite le ballon, comprend le jeu et est agressif. Moustapha Diop, lui, peut très bien défendre sur n’importe quel joueur. Il joue vite aussi, est grand et très discipliné ».
L’objectif de l’équipe, composée en majorité d’expatriés, est fixé : prendre la première place du groupe D qu’elle partage avec le Mozambique, la Centrafrique et la Côte d’Ivoire.

Absa NDONG

LISTE DES 12 JOUEURS :

Xane Christian D’Almeida : (France, Tarbes)
Thierno Ibrahima Niang (Sénégal, Duc)
El Hadji Omar Branco Badio : (Sénégal, Saltigués)
Mamadou Lamine Sambe :( France, Rueil)   
Djibril Thiam : (Usa, Plano)
Mouhamet Faye : (Grèce, Prometheus)
Malèye Ndoye : (France, Rueil)
Papa Moustapha Diop : (Sénégal, Douanes)
 Pape Abdou Badji : (Belgique, Mossogno)
Gorgui Sy Dieng : (Usa, Minnesota)
Youssoupha Ndoye (France, JL Bourg)
Cheikh Tidiane MBodji (Pologne, Torun)

 

Au terme d’un match intense, le Duc a dominé Debaloc (61-56), avant-hier, au stadium Marius Ndiaye, lors des demi-finales aller des play-offs. Asc Ville de Dakar est aussi allée gagner Saint-Louis Bc sur le parquet du stadium Joseph Gaye (68-66).

a Le Duc a battu difficilement, avant-hier, l’équipe de Debaloc lors des demi-finales des play-offs du National 1 féminin.

En effet, les Duchesses ont eu beaucoup de mal à se défaire d’un adversaire qui avait déjà réussi à prouver sa valeur tout au long du championnat.

En manque de rythme à l’entame de match, elles ont longtemps subi le jeu des joueuses de Derklé, organisées autour de la ligne à trois points.  Ces dernières parviennent à gérer le premier quart temps (15 partout). Mais en retard dans les rotations défensives et sans réussite en deuxième période, elles ont vu leur retard augmenter à la mi-temps (38-31). Mais si le Duc a semblé prendre la mesure de son adversaire en deuxième période (38-31), Debaloc a répondu par un 15-11 au retour des vestiaires, revenant à trois points d’écart (49-46) dans le troisième quart temps. Plus expérimentées, les Duchesses parviendront à maîtriser le jeu lors de la dernière période face à une équipe de Debaloc qui a relâché un peu la pression dans les cinq dernières minutes. Le Duc parvient alors à conserver son avance et s’imposer finalement sur le score de (61-56).  

De l’autre côté, Ville de Dakar a réalisé une bonne opération en allant battre Saint-Louis Basket Club (57-42) au stadium Joseph Gaye.

Les protégées de Moustapha Gaye ont bien négocié cette demi-finale aller des play-offs et ont maîtrisé le jeu durant les quatre quart temps (13-07, 32-22, 40-36, 57-42).
Les coéquipières de l’internationale sénégalaise Ndèye Sène gardent ainsi une bonne longueur d’avance sur les Saint-Louisiennes, qu’elles devront maintenir lors des demi-finales retour au stadium Marius Ndiaye.

A. NDONG

 

Moscou : Le Mondial de football, ce n’est pas que sur les terrains russes. Autant que les joueurs, les supporters aussi participent à la fête. Sur les gradins, bien sûr. Mais également en dehors.

Notamment sur la Place rouge, l’emblématique cœur de la capitale russe, point de ralliement des fans de toutes les équipes présentes ; et pas que. Ici, l’amitié et le foot sont célébrés à longueur de journée.  

Déjà sur les vertigineux escalators de la station Okhotny Ryad qui donne sur la Place rouge de Moscou, le ton est donné, hier en milieu de matinée. Penchés vers l’avant pour ceux qui montent et vers l’arrière pour ce qui descendent (afin de garder l’équilibre sur la centaine de mètres à parcourir), les simples touristes et les fans des équipes participantes au Mondial russe, habillés de maillots aux couleurs de leur Nation, se croisent et se chahutent dans une ambiance bon enfant. Dehors, le chaud soleil qui inonde les lieux ne semble gêner personne. Les nombreuses queues devant les portiques d’entrée au saint des saints témoignent si besoin de l’intérêt pour tout le monde de faire un tour à la Place rouge. « Aller à Moscou sans passer par la Place rouge, c’est comme aller à la Mecque sans voir la Kabba », a presque blasphémé quelqu’un. Le bon Dieu, dans son immense miséricorde lui pardonnera, surtout si l’officiant dans un manteau vert et une coiffe immense qui officie là, dans la basilique Basile-le-Bienheureux consent à intercéder en sa faveur.      

A gauche et à droite, des scènes de fraternisation ! Clic ! Clac ! On cherche à sécuriser le maximum de souvenirs possible ! Soudain, une « Marseillaise » retentit au-dessus du brouhaha général. Un groupe de supporters de l’équipe de France salue à sa manière la qualification des Bleus aux huitièmes de finale. Alors que la grande horloge qui surplombe la Place rouge a fini de sonner 11 coups, un jeune garçon aux couleurs du Danemark élève la voix. « Allez les Rouges », ose-t-il comme pour tenter de donner la réplique à la cohorte de fans des joueurs de Didier Deschamps. Son groupe est trop restreint pour contrer la marée bleue et sa voix bien trop fluette pour perturber la cacophonie occasionnée par ses adversaires.

Ben oui, dans l’après-midi, la France et le Danemark se feront face à quelques kilomètres de là, au Lujniki stadium de Moscou ! Mais les fans le jouent déjà par avance. Et là, y a pas … match ! Qu’en sera-t-il sur le terrain ? « On va en faire une bouchée », pronostique Laurent venu de Lyon pour accompagner ses compatriotes joueurs le plus longtemps possible. « C’est cette suffisance totalement française qui vous jouera un tour », lui rétorque Larsen, un fan des Vikings danois à la face peinte en rouge et blanc. Des jeunes Coréens criant « Sadio Mané, Sadio Mané ! » nous abordent et nous proposent de nous photographier avec eux. A défaut de la star de l’équipe du Sénégal, le dernier de ses compatriotes ferait l’affaire… Clic ! Clac ! Et la ronde continue.

Mausolée Lénine
Supporters FranceA quelques mètres du Mausolée de Lénine, un supporter français se précipite pour poser avec une supportrice nigériane. Raté ! La fille en question est de nationalité … kényane. 

« C’est que j’aime bien ce maillot des Super Eagles. C’est pourquoi, je le porte. Mais je supporte toutes les équipes africaines, d’autant que mon pays, comme d’habitude, n’est pas présent à ce Mondial », explique cette fille trapue qui dit s’appeler Nancy. « Elle n’est pas nigériane ? Qu’importe, au moins, j’ai une belle photo avec quelqu’un affublé de ce beau maillot », rétorque le fan des Bleus. A sa décharge, nous-mêmes, censés être plus en mesure de reconnaître nos « compatriotes africains », nous nous étions fiés aux apparences, avant d’être « rectifiés », un joli sourire en prime. « Vous avez une très belle équipe. 

Et je vous vois passer l’obstacle colombien pour aller en huitième de finale », pronostique le supporter français. Et Nancy de confirmer, « vous portez bien les couleurs africaines et je sens que votre équipe peut réussir quelque chose de bien dans ce Mondial ». Amen ! Mais on attend de voir !  

Attablés aux bars qui bordent la célèbre place, d’autres visiteurs et fans étanchent leur soif après avoir déambulé sur les pavés, en regardant l’incessant ballet. Des Ougandais, convoyés sur Moscou et la Coupe du monde par une grande marque de boisson gazeuse, également partenaire de la Fifa, sont tout ouïe devant les explications en anglais de leur guide. Nous, nous n’avons pas eu cette chance. Un Russe qui allait à son boulot a dû se dérouter pour nous conduire dans l’énorme labyrinthe de Moscou. Avec forces gestes pour se faire comprendre (le fameux langage des signes) et quelques mots en anglais pour nous faire comprendre que les Russes ont un grand cœur et adorent les étrangers. Lui, en tout cas, est le énième exemple vivant de l’hospitalité russe rencontré à Kaluga, Ekaterinbourg et Moscou. Aux antipodes de ce à quoi on nous avait préparés !

Alors que le chassé-croisé d’arrivants et de partants se poursuit de plus belle, un vieil homme s’emmène vers nous en s’exclamant, les yeux exorbités de joie. De son sac, il extirpe un ballon et nous le tend. « Super, vous êtes Sénégalais ! Signez-moi ce ballon, s’il vous plaît ! ». Ce septuagénaire aux mains tremblantes est Américain, mais est habillé du maillot bleu de la France. 

Normal, c’est l’apôtre du « One ball, one world » (« un ballon, un monde). Le principe, selon lui, c’est d’avoir un autographe d’un supporter de chacun des 32 pays participant au Mondial. Il lui en restait deux : celui du Sénégal et celui de l’Islande. Mais le bon vieux John n’est pas sûr de faire aussi bien qu’il y a quatre ans au Mondial « Brésil 2014 », lorsqu’il avait pu décrocher toutes les 32 signatures. « Pour l’Islande, je n’y crois plus », lâche-t-il dans un sourire désabusé. Sait-on jamais ? Sur cette Place rouge, tout près du majestueux mur du Kremlin, toutes les rencontres sont possibles. La preuve par ces trois jeunes Malgaches qui ont chanté ensemble, à notre vue « Allez les Lions de la Taranga (sic) ». Et de crier, comme presque tout le monde « Sadio Mané !

Sadio Mané ». « Nous sommes de tout cœur avec vous, mais pour ce Mondial seulement, parce qu’en septembre prochain, ce sont nos Baréas que nous supporterons », soutient l’un d’eux en référence au match Madagascar – Sénégal, dans quatre mois à Antananarivo, pour le compte de la 2ème journée des éliminatoires de la Can « Cameroun 2019 ». Branchés foot, ces jeunes et fiers de leur pays ! C’est vrai que, depuis que leur compatriote Ahmad Ahmad a été porté à la tête de la Caf, tous les habitants de la Grande Ile sont devenus fans du ballon rond. Et se mettent à rêver d’une première présence à la Can et dès l’année prochaine. 

Les Lions qui avaient failli perdre à Tana leur préliminaire aller de ce Mondial « Russie 2018 » savent que ce n’est plus une utopie.  

Les 12 coups de midi ont sonné depuis longtemps lorsque, par grappes entières, les supporters français et danois commencent à quitter les lieux, direction le métro Ploschad-Revolyutsii où ils s’embarqueront pour le stade Lujniki où ils poursuivront leur match dans quelques heures. Sur la route, ils croisent un autre flux entrant de visiteurs dont des fans de la « Tri » affublés de leur célèbre Sombrero et non moins atypique Zarape mexicaine (sorte de grand boubou sans manche et pas cousu sur les bords).

Le vieux John peut ouvrir l’œil. Dans ce flot ininterrompu de curieux, il y a de réelles chances qu’il détecte le fameux supporter islandais sur les traces duquel il s’est lancé…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)
 
UNE PARADE MILITAIRE POUR AGRÉMENTER LA JOURNÉE
Parade Place RougeMoscou : Des milliers de supporters et autres curieux hier à la mi-journée à la Place rouge d Moscou, autre lieu où bat le cœur du Mondial russe. Un instant magique à immortaliser forcément, des lieux mythiques à visiter. Des selfies aussi à prendre pour fixer à jamais ces instants rares. Des souvenirs et des maillots qui s’échangent entre fans de foot venus du monde entier. Et, soudain la cerise sur le gâteau. Une surprise de taille : bien engoncés dans leurs uniformes et fiers dans leurs bottes, des soldats sortis tout droit de l’enceinte de l’imposant et majestueux Kremlin tout proche prennent possession des lieux. Dans leur foulée, la cavalerie ne se fait pas prier pour occuper un carré dans l’espace aménagé pour l’occasion.

Dans un superbe mouvement d’ensemble, ces soldats offrent à leurs spectateurs improvisés une parade bien synchronisée. 

Une chorégraphie pour le moins originale, rythmée en plus de la fanfare, par le bruit de leurs pas battant le macadam, leurs mouvements secs bien harmonisés et le cliquetis de leurs fusils. Une fois leur mise en scène commencée, de nombreux supporters jusqu’alors occupés ailleurs, se rapprochent pour profiter de cette scène improvisée ou alors programmée d’avance. Capables de s’accorder sans même se regarder, ces soldats, répartis en six rangs, offrent plusieurs numéros au grand ravissement de l’assistance multicolore. Un spectacle sublime sur une place mythique !

Tout ce beau monde est ravi du spectacle, personne ne veut rien perdre de ce délice pour les yeux. Et chacun veut en garder un souvenir éternel. Les flashes crépitent. Les vidéos tournent !

Aux premières loges, le nombreux public qui a l’impression d’assister à une partie de dominos en a pour sa curiosité et immortalise ces moments magnifiques, sublimes. Et chaque fois que la Place rouge viendra à l’esprit de ces supporters que la Coupe du monde a envoyés en Russie, ils penseront à cette représentation spectaculaire et fascinante, qui décidément ne les laisse pas indifférents.

La cavalerie s’y met aussi
Après la véritable démonstration des soldats, la cavalerie entre en piste pour son show. Dans une Place rouge transformée pour l’occasion en salle de spectacles, les cavaliers, très altiers, mettent à contribution leurs magnifiques et majestueux chevaux à la beauté sublime. 

Le raffinement et l’élégance sont au rendez-vous. Dans une symphonie sans musique, ces équidés, à la fière allure, évoluent avec grâce, maîtrise et panache sous les yeux d’une assistance toute émerveillée. Le spectacle est simplement impressionnant : les chevaux, en rangs serrés et sous la direction des cavaliers complices, effectuent des déplacements millimétrés et exécutent des pas de danse et des chorégraphies (dignes des chevaux de parade de nos temps anciens). Leurs sublimes chorégraphies mettent en lumière toute la symbiose existant entre l’homme et l’animal.  

Des hourras fusent de partout pour saluer cet ensemble d’effets techniques incroyables qui se sont articulés avec une précision chirurgicale sur les différents tableaux présentés. Des « magnifique ! » sont lâchés dans pratiquement toutes les langues pour magnifier ces combinaisons chorégraphiques inimaginables, ces tableaux grandioses. On aurait dit que ces cavaliers parlaient à l’oreille de leurs chevaux, tant la prestation est sublime. Plus peut-être que le spectacle offert sur les différents terrains de ce Mondial russe, les heureux bénéficiaires de cette exhibition de haute facture ont eu droit à un souvenir impérissable. Ce moment de pur bonheur, ils ne sont pas près de l’oublier…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)

Les turfistes ont rallié, samedi dernier, l’hippodrome municipal Ndiaw Macodou Diop de Thiès pour les besoins de la 16e journée hippique de l’année. C’était pour permettre aux amateurs de suivre, dimanche passé, le match de Coupe du monde entre le Sénégal et le Japon qui s’est soldé par un nul 2-2. Soixante et un chevaux ont pris part à la manifestation avec, en vedette, la course de fusion opposant les chevaux du groupe 2 et les poulains de 3 ans qui ont évolué sur 1650 m, mais les poulains de 3 ans (Pta) ont surclassé leurs aînés en arrachant les 4 premières places.

C’est « Major » de l’écurie du Pr Sakhir Thiam conduit par Ousmane Diouf qui s’est emparé de la victoire devant « Thiono du Reer » ; « Dardass » et « General Bara » occuperont les 3e et 4e places, tandis que « Nassroulah », classé 5e est le premier dans le groupe 2. Ils étaient 18 concurrents en deux catégories confondues sur la ligne de départ, et l’enveloppe était de 2 500 000 FCfa. Le galop des Narougoors (Groupe 1) a vu la victoire de « La Medina » monté par Sidy Fall, une propriété de Bibo Sy basée à Sangalkam. « Doumayène » d’Iba Colle Bao conduit par Moussa Sène obtient le second rang après une belle course.

Dans le groupe 3, c’est Adja Colle Fall de l’écurie du président du Cng Cheikh Tidiane Niang, basé à Sangalkam, qui les a laminés sous la conduite de Momar Dièye. Les poulains de 2 ans étaient divisés en raison de leur nombre important.
La première manche (mâle) a été remportée par « Aminou » d’Oumar Bao Jr, la seconde manche (femelle) a été à l’avantage de « Maouloud2 » de Bathie Diop Samba Coura.

EL H. Yamar DIOP
 
Résultats Techniques : Pda (1ere partie) : 1er Aminou Khouma, 2e Taif, 3e Auguste, 4e Salla Fall
Pda (2e partie) : 1er Maouloud, 2e Ngone Latyr, 3e Penda Boury, 4e Aminata Diop
Groupe 1 : 1er La Medina, 2e Doumayene, 3e Mirwax, 4e Very Good
Groupe 3 : 1er Adja Colle Fall, Niody, Alhamdou 2, Fils Alhamdou

 

Last modified on mercredi, 27 juin 2018 09:38

Kaluga : Les Lions du Sénégal quittent ce matin (9h15) leur hôtel de SK Royal de Kaluga pour rallier Samara, et préparer leur dernier match du Groupe contre la Colombie demain jeudi à partir de 20h (heure locale) et 16h à Dakar au Arena Stadium de Samara. La délégation arrivera à Samara, la 8e ville russe, aux environs de 11h30 locales. Auparavant, Sadio Mané et ses coéquipiers se sont entraînés pour la dernière fois hier dans l’après-midi (17h) sur leur terrain de préparation à Kaluga (stade Spuknit). Une séance qui a duré plus d’une heure et au cours de laquelle la presse n’a pu assister qu’à 15 minutes d’entraînement avant de quitter les lieux comme d’habitude. Mais à Samara, Aliou Cissé et ses joueurs vont s’entraîner aujourd’hui sur le terrain annexe d’Energiya entre 17h30 et 18h30h locales parce que tout simplement l’Arena Stadium de Samara a été fermé par la Fifa pour permette à la pelouse de souffler un peu, après une sur-utilisation durant les premières journées de cette coupe du monde. La Fifa en a d’ailleurs informé et le Sénégal et la Colombie afin qu’ils prennent leurs dispositions.

Toutefois, la conférence de presse de veille de match est maintenue audit stade à partir de 17h30 aujourd’hui. « L’équipe du Sénégal qui jouera contre celle de la Colombie, jeudi, ne fera pas de reconnaissance de terrain la veille de match à Samara », a annoncé un communiqué de l’officier media du Sénégal, Ciré Soumaré, citant une note de la Fifa adressée à la Fédération sénégalaise de football. Sénégalais et Colombiens vont trouver d’autres terrains pour s’échauffer avant de se retrouver demain pour ce match au sommet qui retient toutes les attentions.

Galvanisée par son succès éclatant contre la Pologne, la Colombie qui avait perdu d’entrée le Japon, s’est relancée dans la course à la qualification et vient compliquer la situation au Sénégal.

Les Lions, en effet, après leur victoire sur la Pologne, avaient été tenus en échec par le Japon (2-2) avec qui ils partagent présentement la première place de ce groupe H. Cependant, ce résultat n’enlève rien aux chances de qualification des Lions car il leur suffit d’un nul pour passer le cap des matches de groupe. Les joueurs le savent, idem pour leur coach qui devra tout mettre en œuvre pour réussir ce passage. Dans ce match qui constitue une « finale » pour toutes les deux équipes d’ailleurs, le sort de la qualification est entre leurs mains.

Le Sénégal aura besoin d’un nul, alors que la Colombie devra impérativement gagner pour espérer aller en 8e de finale. Comme disait le défenseur central, Kalidou Koulibaly, « le plus important, c’est que nous ne dépendons de personne pour nous qualifier. Et quand le Sénégal ne dépend que de lui-même, c’est très positif », a-t-il rassuré. Youssouf Sabaly, qui a été sélectionné dans l’équipe type de cette 2e journée, et ses camarades auront donc tout juste besoin d’un point pour être à ces 8e de finale que tout un peuple attend fébrilement.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)

GROUPE H / SÉNÉGAL-COLOMBIE DEMAIN À SAMARA : LE MATCH DE LA PEUR !
Sn ColombieSamara : Le jeudi 28 juin sera décisif pour le Sénégal et la Colombie qui s’affrontent à Samara. L’issue de ce duel sera fatale pour l’une des deux équipes qui rentrera à la maison. Dans ce match de la peur, le Sénégal va devoir jouer à son meilleur niveau pour poursuivre son aventure en Russie.

Considéré avant le coup d’envoi de cette Coupe du monde comme le plus homogène, le groupe H a accouché, pour la dernière journée, d’une redoutable affiche qui place deux ambitions dévorantes d’envie face à face et laissera forcément sur le carreau la Colombie ou le Sénégal. Dans ce match considéré comme celui de la peur, parce que le vaincu fera ses valises, les deux équipes jouent leur avenir.

Avec ses attaquants de classe exceptionnelle, au rang desquels James Rodriguez, RadamelFalcao, Juan Guillermo Cuadrado et autres Carlos Bacca, la Colombie a corrigé (3-0) dimanche la Pologne. Et donné un avertissement au Sénégal, montrant, à travers un jeu bien huilé, que sa défaite contre le Japon n’était qu’un faux-pas et qu’à 11 contre 11, elle était très séduisante et dangereuse. Face à des Cafeteros qui croient en leur qualification pour les huitièmes de finale, le Sénégal, très discipliné tactiquement contre la Pologne et moins bon face au Japon (la faute à un 4-3-3 qui n’a pas eu l’effet escompté), devra sortir un match référence pour stopper la machine mise en place par José Pekerman. Déjà, Adam Nawalka, le sélectionneur considéré comme le technicien qui a révolutionné le football polonais, s’est même incliné face à la puissance colombienne. « Nous avons perdu contre une équipe très forte. Nous savions que la Colombie était un adversaire terrible, avec des joueurs excellents. Evidemment notre plan n’a pas fonctionné, ils nous ont dominés largement », avait-il déclaré après le naufrage de son équipe sortie prématurément de cette compétition par la petite porte. Aliou Cissé sait donc à quoi s’attendre. Ce match sera très compliqué. Pour rester en vie et accrocher une qualification pour les huitièmes de finale, il aura besoin d’un groupe très soudé, solide défensivement pour contrer la ligne offensive adverse, mais aussi de joueurs au summum de leur forme et beaucoup plus inspirés dans les transitions offensives pour faire plier les Cafeteros.

Un match référence attendu
Après le match nul contre le Japon, Youssouf Sabaly et compagnie sont conscients de l’importance de ce rendez-vous, très grand par l’enjeu. Les joueurs d’Aliou Cissé qui veulent écrire leur histoire comme leurs illustres devanciers sont attendus pour se donner doublement sur le terrain : pour jouer sur leur capacité à défendre, leur discipline et leur rigueur, mais aussi leur aptitude à élever leur niveau. Dans ce duel, Sadio Mané et ses coéquipiers ont donc leur mot à dire. Et cela passe par un gros match ce jeudi, à Samara ; un match référence que tout le peuple sénégalais attend impatiemment depuis le début de cette grande messe du football mondial. L’exploit est à ce prix. Et une qualification en huitième de finale face à cette équipe de Colombie qui serait un super cadeau pour les 15 millions de Sénégalais mobilisés derrière leur équipe nationale, mais aussi du pain béni pour le football africain, qui a vu presque tous ses représentants sortis sans gloire au premier tour.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
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GAGNEZ POUR L’HISTOIRE !
Sn CouloirL’équipe du Sénégal a rendez-vous avec l’histoire ce jeudi 28 juin. Comme en 2002 où, à ce stade de la compétition, elle ne comptait que 4 points dans sa besace après une victoire prestigieuse (1-0) contre la France et un match nul (1-1) contre le Danemark. Le même scénario se présente et l’équipe, coachée par Aliou Cissé, capitaine de l’épopée glorieuse, devra donc se battre pour arracher sa qualification face à une belle équipe de Colombie qui a donné un récital face à la Pologne de Robert Lewandowski que le Sénégal a aussi domptée. Cette confrontation laisse augurer que la bataille de Samara aura bien lieu, sous l’œil avisé des dieux du football qui ont déjà choisi leur camp. Une déconvenue face aux Colombiens équivaudrait à une élimination de la course pour les huitièmes de finale. Depuis le match nul (2-2) contre le Japon qui est resté au travers de la gorge de plusieurs supporters, la tension est palpable un peu partout et l’on se met à imaginer un scénario catastrophe pour notre équipe nationale qui, jusqu’ici, a presque commis un sans-faute comparée à certaines nations qui sont passées à côté de leur tournoi. Quoi de plus légitime que les fervents supporters souffrent du fait que leur équipe nationale ait raté une opportunité de se qualifier et de s’ôter toute pression inutile ? Mais on a beau aimer notre équipe, il ne faut pas croire qu’elle est la meilleure au monde, le football se joue à onze et on ne gagne pas à tous les coups. A Ekateringbourg, nos Lions ont pêché par inexpérience. La plupart d’entre eux découvrent la Coupe du monde alors que du côté adverse, beaucoup de joueurs en étaient à leur troisième Coupe du monde (Kawashima, Nagatomo, Hasebe, Okazaki et Honda) et d’autres à leur deuxième mondial (Gotoku Sakai, Hiroki Sakai, Yoshida, Osako Kagawa, Yamaguchi). Malgré tout, nos Lions ont tenu. Mieux, avec ce match nul, notre équipe est la seule nation au monde à n’avoir jamais perdu un match de poule en Coupe du monde. Même le Brésil n’a pas réussi cette prouesse.

Aujourd’hui, l’heure n’est pas aux critiques, ni propice pour jeter le discrédit sur l’entraîneur. Elle est à la remobilisation pour soutenir l’équipe qui a besoin de se surpasser contre la Colombie. Et jeudi, au moment de fouler la pelouse du stade de Samara, les Lions et tout le peuple sénégalais auront sans doute toutes leurs pensées vers le 11 juin 2002, quand Fadiga sur penalty et Pape Bouba Diop, auteur d’un doublé, lors du match de folie contre l’Uruguay (3-3), avaient permis au Sénégal de tenir en échec la Celeste et de se qualifier au second tour de la Coupe du monde.

C’est ce match de référence que le peuple attend de Koulibaly, Sabaly, Mané, Gana, Alfred, Wagué, Niang et compagnie. L’équipe colombienne a beau être séduisante, disposer d’une floraison d’attaquant efficaces et d’une ligne défensive très solide, elle n’en demeure pas moins invincible. Qu’ils s’appellent Radamel Falcao ou James Rodriguez, David Ospina, Cristian Zapata, Yerry Mina, Davinson Sanchez, Carlos Sanchez, Juan Guillermo Cuadrado, Carlos Bacca ou encore Luis Fernando Muriel. Notre équipe n’a pas à rougir avec sa génération de bons joueurs qui allient talent et détermination et qui ont réussi à qualifier le Sénégal à un second Mondial de son histoire. Ce n’est pas une mince affaire. Jusqu’ici, nos Lions ont réussi à défendre dignement nos couleurs. Et nous attendons d’eux qu’ils fassent flotter notre drapeau au milieu de ceux des meilleures nations du football. Qu’ils honorent le slogan de notre armée : « On nous tue, on ne nous déshonore pas » en remportant cette bataille très décisive de Samara. Rugissez fort, chers Lions, griffez votre proie, déchiquetez-la, et portez-lui le coup fatal pour marquer votre territoire. A ce stade la compétition, le droit à l’erreur n’est pas permis. Gagnez, quelle que soit la manière, et permettez au peuple de continuer à rêver. Gagnez pour que cette victoire reste à jamais dans les mémoires et que des générations s’en souviennent encore, toujours, jusqu’à la fin des temps. C’est tout le mal qu’on vous souhaite.

Par Samba Oumar FALL

Ekaterinbourg : Le nul du Sénégal contre le Japon, dimanche, pour le compte de la 2e journée du groupe H de la coupe du monde « Russie 2018 » a fait un heureux dans la Tanière. Le latéral droit de l’équipe nationale, Moussa Wagué (19 ans et 263 jours) est, en effet, entré dans l’histoire comme le plus jeune buteur africain en phase finale de la Coupe du monde. Dimanche, en marquant le second but des Lions, le sociétaire de Kas Eupen (Belgique) a, du coup, détrôné le Ghanéen Haminu Draman qui avait 20 ans et 82 jours lorsqu’il marquait contre les Etats-Unis à la Coupe du monde 2006, en Allemagne.

Très actif sur son flanc droit avec la complicité de son coéquipier Ismaïla Sarr, Moussa Wagué s’est montré aussi très collectif en apportant un soutien de taille à ses attaquants. Un beau jour pour ce jeune footballeur qui n’était pas attendu comme titulaire à ce poste avant le coup d’envoi de la compétition. Ancien ailier transformé en latéral, Moussa Wagué démontre ainsi qu’il n’a rien perdu de ses instincts offensifs.

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Moscou : Le Groupe H va vivre, ce jeudi 28 juin, une dernière journée à suspense. La seule certitude reste l’élimination de la Pologne.

Le Sénégal et le Japon, qui n’ont besoin que d’un point, seront en position de force pour poursuivre l’aventure russe, tandis que la Colombie qui s’est relancée dans la course, en éliminant la Pologne, sera en embuscade.

Rien n’est encore joué dans le Groupe H qui devra attendre la dernière journée pour décerner ses deux tickets aux équipes qui retrouveront les huitièmes de finale. Le Sénégal, le Japon et la Colombie joueront donc, ce jeudi, leur avenir dans cette compétition. Deux de ces équipes prolongeront leur séjour en Russie, tandis que la troisième devra faire ses valises et dire adieu à la Russie. Le suspense sera entier puisqu’aucune de ces trois équipes n’est à l’abri d’une élimination. Une véritable guerre de trois qui promet d’être très intense.

Sénégal a toujours son destin en main 
 Avec une victoire et un match nul pour chacun, le Sénégal et le Japon sont en position de force dans ce groupe H. Les deux équipes qui ont chamboulé tous les pronostics ont encore leur destin en main puisqu’elles gardent une petite avance sur la Colombie qui a éliminé la Pologne. Les Lions du Sénégal, faute d’avoir pu venir à bout d’une formation japonaise conquérante, n’a pas réussi à valider leur ticket pour la suite de la compétition, et se sont, par la même occasion, compliqué la tâche. Jeudi, à Samara, le Sénégal n’a besoin que d’un match nul pour accéder à l’étape suivante, mais la tâche s’annonce très ardue face à la Colombie qui a, sous l'impulsion de son trio Rodriguez-Falcao-Cuadrado, corrigé 3-0 la Pologne. Une mission complexe, mais pas impossible pour cette équipe du Sénégal qui a tous les atouts à sa disposition pour déjouer les plans de José Pekerman.

Mais, les hommes d’Aliou Cissé gagneraient à être bien inspirés et mieux appliqués pour écarter ce concurrent dangereux.

Le Sénégal reste cependant sous la menace d’une élimination en cas de défaite. Malgré l’hypothèse d’une éventuelle défaite, le Sénégal pourrait avoir la chance de passer si, dans le même temps, le Japon venait à s’incliner avec un écart supérieur à celui des Lions. Un scénario que ne devrait même pas envisager Aliou Cissé.

Le Japon, même combat 
 Auteur d’un parcours assez remarquable, le Japon qui n’était pas très attendu se trouve dans la même situation que le Sénégal. En effet, il ne manque qu’un point aux Samouraïs bleus pour voir le tableau final. Sur le chemin d’un troisième huitième de finale après ceux de 2002 et 2010, les hommes d’Akira Hishino trouveront sur leur chemin une équipe polonaise qui ne peut plus rien espérer,  même en cas de victoire. Face à des Polonais qui vont vaille que vaille essayer de sauver leur honneur, Hasebe et ses coéquipiers devront faire gaffe et éviter de perdre. Comme le Sénégal, le Japon n’est pas à l’abri d’une élimination. Si les Samouraïs bleus perdent face à la Pologne et que dans le même temps, la Colombie s’impose contre le Sénégal sur le plus petit écart, ils pourront mettre une croix sur leur rêve de voir le prochain tour. 

La Colombie en embuscade 
 Avec sa victoire éclatante (3-0) contre le Pologne, la Colombie est revenue en force dans la course au second tour. Avec une longueur de retard du duo de tête de la poule H, l’équipe de José Pekerman est en embuscade. Si plusieurs cas de figure sont possibles pour le Sénégal, leur adversaire de jeudi, ce n’est pas le cas pour les Cafeteros qui pourraient faire leurs adieux à la compétition s’ils ne gagnent pas. Après son faux-départ contre le Japon, la Colombie qui a repris des couleurs face à la Pologne ne compte pas faire moins qu’en 2014, au Brésil. Quart-de-finalistes lors de cette édition, les Cafeteros savent bien que tout autre résultat qu’une victoire compliquerait l’atteinte de leur objectif de passer ce premier tour. Il faudra impérativement que Falcao et ses coéquipiers s’imposent face au Sénégal, et quel que soit le résultat de Japon-Pologne. Une victoire pourrait même leur permettre de se qualifier et d’accrocher la première place de ce groupe H.

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Moscou : En cas de défaite sur le même score, lors de cette troisième et dernière journée, le Sénégal et le Japon se retrouveraient à parfaite égalité. Dans ce cas de figure, le règlement a prévu un certain nombre de critères pour les départager.

Entre le Sénégal et le Japon, c’est une égalité sur toute la ligne : même nombre de victoire, de match nul, de points, de buts marqués et encaissés. Et ces deux équipes joueront leur va-tout respectivement contre la Colombie et la Pologne. Lions et Samouraïs bleus pourraient bien décrocher leur qualification pour les huitièmes de finale à l’issue de ces deux rencontres. Mais si le Sénégal et le Japon perdaient leur match sur le même score, ils se retrouveraient avec le même nombre de points. Dans ce cas de figure, des critères sont définis par le règlement pour départager ces deux équipes. La première est la meilleure différence de buts générale dans le groupe, puis le nombre de buts marqués dans tous les matches du groupe, ensuite vient la différence particulière de points entre équipes concernées par cette égalité (dans le groupe). Si ces critères n’arrivent toujours pas à les départager, la différence de buts particulière entre équipes concernées sera prise en compte et ensuite le plus grand nombre de buts marqués par les équipes concernées. S’il y a toujours égalité, recours sera fait au classement du fair-play. Il est calculé notamment sur la base des cartons jaunes et rouges reçus pendant la phase de groupes (carton jaune : -1 point ; second carton jaune (rouge indirect) : - 3 pts ; rouge direct : - 4 points ; jaune puis rouge direct : - 5 pts). Et s’il y a toujours égalité, il sera procédé à un tirage au sort par la Fifa.

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Ekaterinbourg : Contrairement à ce que certains pensaient, le Mondial russe fait bien recette. Dans les différentes villes où se produisent les 8 groupes, l’affluence ne manque pas à l’occasion de matches.

Et selon les statistiques de la Fifa, le taux d’occupation des stades s’élèverait à 97%. Déjà au 23 juin dernier, plus de 2,6 millions de billets ont été alloués et les Russes constituent évidemment (et de loin) le contingent le plus représenté dans les stades. Une logique qui se justifie car des sections entières ont été réservées aux Russes pendant les matches. Selon le quotidien sportif français L’Equipe, le classement présente quelques surprises car dans le Top 20 des pays ayant acheté le plus de billets pour la compétition, les Etats-Unis sont classés premiers (hors Russie). Dans une compétition mondiale où la grande partie des billets a été vendue avant même le début des matches, on comprend pourquoi les stades sont ainsi si pleins. Selon toujours L’Equipe, « la Fifa ne donne pas d'explications mais une partie des billets a été achetée avant la fin des éliminatoires qui a vu la non-qualification de la sélection américaine ». Cette Coupe du monde n’est  donc pas seulement l’affaire des pays qualifiés, car même ceux qui ne la disputent pas sont présents. Cas de la Chine, de l’Inde, d’Israël, du Canada, des Pays-Bas, de la Finlande qui sont bien actifs dans la billetterie. L’autre constat est que les équipes sud-américaines friandes de football sont également bien présentes en Russie avec leurs armadas de supporters qui mettent l’ambiance dans les tribunes, que leur équipe gagne ou pas. L’exemple du Brésil est là avec ses nombreux supporters qui espèrent remporter le trophée qui les fuit depuis 2002 lors du Mondial asiatique co-organisé par le Japon et la Corée du Sud. Les Colombiens également sont là, de même que les Mexicains, les Argentins et les Péruviens. Ces deux derniers risquent de plier bagages car leur situation dans leurs groupes respectifs n’est pas du tout rassurante. L’équipe de Messi devra s’accrocher à un succès contre le Nigeria ce mardi pour espérer se qualifier. Quant au Pérou, il est pratiquement éliminé après sa seconde défaite contre la France. Au niveau européen, les Allemands viennent en tête suivis des Anglais, des Polonais et des Français. Le troisième pays cité est quant à lui éliminé après ses deux défaites dans le groupe H.

Des ventes de billets qui peuvent toutefois évoluer si l’on se réfère aux revendeurs car, à ce niveau, la plateforme officielle de la Fifa indique qu’environ 70.000 billets ont été revendus sur le marché. Enfin, sur le plan africain, seuls l’Egypte et le Maroc pointent dans le classement des pays ayant un nombre significatif de supporters dans ce Mondial. Et cela ne devrait plus durer vu que ces deux pays sont éliminés de la compétition. A moins que leurs supporters ne veuillent continuer à vivre ce Mondial en direct.

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Moscou : Les premiers verdicts définitifs de la Coupe du monde « Russie 2018 » sont tombés hier avec la fin des rencontres des groupes A et B, avec eux les premières affiches des huitièmes de finale. On connaissait les éliminés, désormais les qualifiés sont connus et dans l’ordre, puisque c’était là le dernier voile à lever. La Russie, pays hôte qui avait démarré la compétition en fanfare et s’était même mise à rêver d’un premier titre mondial a été durement ramené sur terre (0 – 3), hier à Samara, par l’Uruguay qui lui souffle du coup la première place du Groupe A.

Le suspense a, par contre, été plus total dans le Groupe B.

On croyait que les « cousins » ibériques s’en iraient tranquillement, les doigts dans le nez, en huitièmes de finale. Eh bien, ils ont souffert jusqu’au bout du bout pour passer. L’Espagne a longtemps couru derrière le score face au Maroc à Kaliningrad avant d’égaliser (2 – 2) pour garder la tête de la poule. Car, dans le même temps à Saransk, l’Iran a mené la vie dure au Portugal, même s’il est revenu au score en fin de partie (1 – 1). C’est que, dans le temps additionnels, les Lions de Perse auraient pu inscrire le 2ème but qui aurait certainement changé la donne. Deux des huitièmes de finale ont ainsi fini d’être constituées. Et elles promettent d’être âpres. D’un côté, l’Uruguay sera opposé au Portugal, samedi prochain à 18 heures, à Sotchi et le lendemain dimanche, l’Espagne croisera la Russie à 14 heures à Moscou.

Deux autres huitièmes de finale seront « ficelés » aujourd’hui au terme des dernières rencontres des Groupes C et D. Dans le premier, la France tentera de garder sa première place face au Danemark qu’elle devance de 3 points. Pour cela il lui suffira donc d’un nul. Dans l’autre poule, l’ultime suspense concerne le nom de l’équipe qui accompagnera la Croatie au second tour. Et ce sera dans une confrontation directe impitoyable entre le Nigeria (2ème avec 3 points) et l’Argentine 4ème et dernière avec 1 point. Mais l’Islande (également 1 point) reste en embuscade, prête à jouer au 3ème larron.

Les résultats enregistrés hier
GROUPE A : Arabie saoudite – Egypte ; Uruguay – Russie
GROUPE B : Espagne – Maroc ; Iran – Portugal

Le programme du jour :
GROUPE C à 14 h à Moscou : Danemark - France ; à Sotchi : Australie - Pérou
GROUPE D à 18 h à Saint-Pétersbourg : Nigeria - Argentine ; à Rostov-sur-le-Don : Islande – Croatie

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Ekaterinbourg : Le Nigeria sait parfaitement qu’il est désormais, avec le Sénégal, l’une des deux dernières cartouches africaines au Mondial russe. Et aujourd’hui, à 18 heures à Saint-Pétersbourg, les Super Eagles joueront leur avenir dans cette compétition face à l’Argentine. L’Albiceleste de Messi avec un petit point au compteur a besoin de s’imposer pour passer au second tour. Or un nul pourrait faire le bonheur des Nigérians, forts de leurs trois points récoltés suite à leur victoire (2 – 0) sur l’Islande. Alors, selon leur attaquant Odion Ighalo, « ce sera la guerre, la finale des finales ». Lui et ses partenaires savent qu’ils vont vers un match très difficile face à des Sud-Américains qui les ont toujours battus lors de leurs quatre confrontations directes en phases finales de coupe du monde. Alors, trop c’est trop, se sont dit les Nigérians qui comptent arrêter l’hémorragie. Les joueurs du coach franco-germanique Gernot Rohr savent les Argentins très joueurs mais également assez truqueurs pour pouvoir leur créer des soucis. Mais ils sont décidés à ne pas se laisser prendre au piège. Ils savent qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et que leur présence à un troisième huitième de finale ne dépend que d’eux. En face, Lionel Messi, jusqu’ici l’ombre de lui-même et son équipe guère plus brillante, finaliste il y a quatre ans au Brésil, ne peuvent se contenter de se faire sortir de ce Mondial 2018, dès après le premier tour. Les Super Eagles s’en balancent comme pas possible. Rien d’autre n’importe pour eux que de se payer le vice-champion du monde. Après avoir surclassé l’Islande qui avait tenu en échec Messi et ses partenaires et s’être bien relancés dans la course au second tour, ils croient ferme qu’ils ne peuvent pas faire moins aujourd’hui. « Nous savons que toute l’Afrique est derrière nous et le Sénégal, les trois autres représentants ayant été éliminés », selon Ighalo. Plus que jamais donc, le défi, c’est de continuer à rendre fier le peuple nigérian et africain plus généralement. Et pour cela, rien de mieux pour lui et ses partenaires que de renvoyer aujourd’hui Messi et ses partenaires à la maison.

… EGYPTE ET MAROC, EN ROUTE POUR LA MAISON
Ekaterinbourg : L’Egypte et le Maroc sont les premières équipes africaines à quitter le Mondial « Russie 2018 ». Battues lors de leurs deux sorties initiales, ces formations nord-africaines ont livré, hier, leur tout dernier match avant de boucler leurs valises pour retourner à la maison. Elles avaient à cœur de sauver l’honneur pour ne pas rentrer totalement bredouilles. Les Lions de l’Atlas marocains y sont parvenus, dans le Groupe B, en tenant en échec l’Espagne (2 – 2) à Kaliningrad. Ils ont même longtemps tenu les 3 points de la victoire avant de se faire rejoindre au score dans les ultimes minutes. Ils rentrent donc avec un point tout au fond de leur gibecière. Quant aux Pharaons égyptiens, ils ont perdu pour la 3ème fois en autant de matches dans le Groupe A, devant l’Arabie saoudite (1 – 2). Tous deux terminent toutefois à la dernière place de leur groupe.

La Tunisie aussi attend de connaître le même sort que ces deux « voisins » nord africains et de suivre leurs pas. Obligés de se ressaisir, samedi dernier à Moscou face à la Belgique, après un premier revers contre l’Angleterre (1 – 2), les Aigles de Carthage ont simplement été déplumés par les Diables rouges (5 – 2).

Pour Khazri et ses partenaires donc, il reste juste une rencontre à disputer dans le Groupe G, jeudi prochain à Saransk, pour quitter la Russie et humer de nouveau l’air du pays. S’ils retrouvent leurs esprits et leur meilleur niveau, ils pourront s’offrir une sortie honorable face à des Panaméens réellement à leur portée.

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B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)

Ekaterinbourg : A peine la rencontre de dimanche terminée, certains supporters japonais et sénégalais se sont rencontrés hier à l’aéroport de Kolsovo où ils ont repris l’avion pour rallier leurs destinations respectives. Contrairement à ce dimanche où chaque camp supportait son équipe, hier, ils se sont remonté le moral et se sont souhaité bonne chance. Jeudi prochain, le Sénégal et le Japon vont disputer leur troisième match de poule pour espérer chacun de décrocher une qualification en 8e de finale.

Les supporters japonais et sénégalais n’ont pas perdu du temps à Ekaterinbourg, ville qui a abrité, dimanche, le match entre les Lions de la Téranga et les Samouraïs bleus. A peine cette rencontre âprement disputée terminée, les deux camps se sont retrouvés hier, à l’aéroport Kolsovo distant de 16 km d’Ekaterinburg. Et comme ce fut le cas ce dimanche au stade, les inconditionnels du Japon y ont encore été plus nombreux.  Ils ont affiché bonne mine ; et à juste titre. Car, menés deux fois, les hommes d’Akira Nishino sont revenus au score autant de fois. C’est dire qu’ils ont eu chaud face au Sénégal ; d’où ce certain soulagement perceptible chez les fans de Kagawa et ses coéquipiers. Valise en main et leur maillot national en bandoulière, les supporters du Japon ont déambulé pendant des heures à l’aéroport attendant tranquillement leur vol à destination de Volgograd où leur sélection nationale disputera son dernier match de poule contre la Pologne, jeudi à 16h.  Au même moment, le Sénégal affrontera la Colombie à Samara, ville située à 150 kilomètres de la frontière avec le Kazakhstan. Très fair-play et élégants, certains fans de la sélection nipponne n’ont pas manqué de saluer la qualité de jeu des Lions. « Le Sénégal a une bonne équipe et je vous souhaite la qualification en 8e de finale », a affirmé un jeune manifestement tombé sous le charme de l’équipe sénégalaise.  En dépit de la belle prestation du Japon, lui n’est pas encore totalement convaincu de la capacité des Samouraïs bleus à décrocher la qualification en 8e de finale.  « Il est vrai que la Pologne est éliminée de la compétition mais ce ne sera pas facile de la battre. En plus, après ses deux défaites, elle voudra sortir par la grande porte en enregistrant une victoire », tente-t-il d’expliquer. Présents à l’aéroport, les inconditionnels des Lions ont essayé de garder le moral mais leurs expressions trahissaient un peu un sentiment de déception.

« On avait vraiment la qualification en 8e de finale à notre portée ; malheureusement on s’est fait remonter à chaque fois », a regretté Mohamed Ndiaye, un supporter sénégalais basé dans la diaspora. Il ne perd toutefois pas espoir de voir les poulains d’Aliou Cissé franchir le second tour. Selon lui, le Sénégal, co-leader du groupe H avec le Japon, garde encore intactes ses chances de qualification en 8e de finale.

« La Colombie est un gros morceau », a-t-il néanmoins prévenu ; non sans souligner que Sadio Mané et ses coéquipiers devront batailler ferme pour tirer leur épingle du jeu.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)

Ekaterinbourg : A leur réveil hier matin, les Lions ont dû se convaincre, si besoin était, qu’ils sont vraiment passés à côté d’une victoire qui aurait pu leur ouvrir les portes des 8e de finale avant même le terme des matches de poule. Malheureusement, Sadio Mané et ses camarades ont raté le coche et devront attendre l’issue de leur match de jeudi contre la Colombie pour être édifiés. Parce que cette équipe colombienne qui avait été battue (1-2) en ouverture des matches de ce groupe H par le Japon s’est bien reprise dimanche en laminant la Pologne (3 – 0). Le Japon, pour sa part, est bien revenu dans le match contre le Sénégal grâce à un Keisuke Honda toujours buteur devant les équipes africaines lors des tournois mondiaux (contre le Cameroun en 2010 et face à la Côte d’Ivoire en 2014) et qui disputait son dernier mondial à 32 ans. Ce qui va rendre la tâche plus ardue aux Lions, alors qu’une victoire sur le Japon leur aurait permis de jouer tranquillement contre Radamel Falcao et ses coéquipiers. Mais voilà, dans ce match contre le Japon, les poulains de coach Aliou Cissé ont marqué deux fois avant de se faire rejoindre à deux reprises par l’adversaire. Ce qui promet de chaudes empoignades lors de la dernière journée, jeudi prochain à Samara (Sénégal-Colombie) et à Volgograd (Japon-Pologne). Pour le moment, seule la Pologne est éliminée, alors que sur les trois autres équipes, deux peuvent toujours espérer faire partie du second tour. En tout cas, le Sénégal s’en voudra d’avoir vendangé une belle victoire synonyme de qualification pour le second tour. C’est vrai que Sénégalais et Japonais tiennent le bon bout pour le moment au vu de leurs positions respectives dans ce groupe, mais ils devront cravacher davantage après–demain pour se débarrasser de leurs adversaires. Si le Japon aura à faire à une équipe polonaise déjà éliminée, la situation du Sénégal semble un peu plus compliquée avec cette large victoire de la Colombie sur la Pologne qui relance James Rodriguez et ses compagnons dans la course. En clair, les Lions du Sénégal ne doivent pas se louper s’ils veulent continuer leur chemin dans cette compétition. Sadio Mané qui a été élu homme du match, par la Fifa, devra donc redoubler d’efforts pour conduire son équipe vers le second tour. Le capitaine sénégalais, en effet, a touché 47 ballons et avait ouvert le score contre le Japon, dès la 11e minute avant de réussir 74% de passes et gagné 36% de ses duels. Maintenant, les Lions devront faire table rase de ce match contre le Japon, oublier ce qui s’est passé dimanche, pour mieux aborder le très important match de jeudi.

S’ils veulent continuer à écrire leur propre histoire, comme ils n’ont de cesse de le clamer, ils devront montrer un visage plus convaincant face aux terribles colombiens qui ont repris du poil de la bête après leur belle victoire contre la Pologne. L’heure est à la remobilisation et Aliou Cissé doit leur passer le bon message pour se débarrasser des Cafeteros (surnom de l’équipe de Colombie qui veut dire les producteurs de Café). En tout cas, ça va chauffer jeudi à Samara car un des deux devra quitter la compétition avant terme.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar Fall, B. Khalifa NDIAYE (textes)
et Abdoulaye MBODJI (photos)

ALIOU CISSE, ENTRAINEUR : « CONTINUER À TRAVAILLER »
A Cisse RussieEkaterinbourg : « Nous n’avons pas vu un bon Sénégal ». L’aveu ne vient pas de n’importe qui. Mais bien d’Aliou Cissé, le sélectionneur national des  Lions, juste après le nul ayant sanctionné la deuxième sortie de son équipe dans le Groupe H du Mondial « Russie 2018 »  face au Japon (2 – 2). C’est dire que le constat est unanime. Tout feu, tout flamme lors de leur premier match contre la Pologne avec, à la clé, une belle victoire qui promettait monts et merveilles, les  Lions  ont perdu leurs crocs face à des Samouraïs bleus qui ont bien fait honneur à leur surnom. En fait, tout le mérite revient à ces diables de Nippons qui ont brillamment réussi à faire déjouer leurs adversaires. Misant sur leur vivacité et leur supériorité technique, ils ont mené la vie dure aux Lions, le plus clair du temps. Ces derniers ont cependant eu le mérite de n’avoir jamais abdiqué. Noyés dans l’entrejeu du fait de la mobilité et de la belle circulation de balle des joueurs du technicien Yoshida, les Sénégalais ont résisté et opposé un courage à toute épreuve, à défaut de génie dans le jeu. Avec un milieu de terrain trop bas (Gana et Alfred Ndiaye) et incapable d’assurer les relances Papa Alioune Ndiaye) les défenseurs ont dû « rallonger » le jeu comme cela tend malheureusement à être la « norme ». Les Japonais avaient la latitude de s’insérer dans les espaces libres entre les lignes pour dérouler leur jeu et construire leurs attaques. Pour quelqu’un qui n’a été porté à la tête de l’équipe nationale du Japon qu’à quelques semaines du début du Mondial russe, suite au licenciement du Bosniaque, Vahid Halilhodzic, l’ancien international devenu technicien, Akira Yoshida, a très vite appris.

En effet, à voir son équipe jouer dimanche face au Sénégal à l’Arena Ekaterinbourg, on se rend compte qu’il a parfaitement étudié son adversaire. Il a usé de toutes les ficelles dont il disposait pour compliquer la vie au Sénégal. Comme sur cette « défense montante » sur un coup franc à hauteur de la surface de réparation de son portier Kawashima et qui a pris au moins 4 Sénégalais au piège du hors-jeu.

Le gars savait certainement que sur les actions de ce genre la stratégie favorite des Lions est de chercher les grandes tailles. Au moins, cela a poussé les Sénégalais à tenter, en seconde mi-temps, de varier leurs options sur les balles arrêtées, même si ça sentait l’improvisation à plein nez.

Finalement, cette 2ème journée du Groupe H a consacré un (presque) statu quo qui laisse la porte ouverte à toutes les éventualités, excepté pour la Pologne l’ex-favori qui n’a pas été à la hauteur des attentes des spécialistes. Tout peut désormais arriver pour tous les autres.

« Maintenant, on va continuer à travailler. Nous savons que le résultat sera contre la Colombie. Donc, il va falloir se préparer pour ce match », a dit Aliou Cissé. Au moins, c’est clair dans sa tête. Le défi pour lui, c’est de pousser ses joueurs à se transcender.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar Fall,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et  Abdoulaye MBODJI (photos)

NE CRACHEZ PAS SUR CE POINT !
Lions Russie 2Ekaterinbourg : Le match nul que le Sénégal a concédé, dimanche dernier, contre le Japon au stade d’Ekaterinburg est tout sauf un mauvais résultat, tant sur le plan du score final (2-2) qu’au niveau de la prestation des joueurs. Avec quatre points, les Lions gardent encore intactes leurs chances de se qualifier en 8e de finale ; tout comme l’équipe nationale japonaise qui compte autant de points, le même nombre de buts marqués (4) et le même nombre de buts encaissés (3). Les deux sélections sont co-leaders dans le groupe H, suivies de près par la Colombie qui compte 3 points, soit une longueur de moins. Les Cafeteros, amenés par un Falcao des grands jours, ont sévèrement corrigé une équipe polonaise  peu inspirée. Un score de 3-0 qui a permis aux Sud-américains de se relancer dans la course après leur défaite-surprise contre le Japon à l’occasion de la première journée. Quant aux Polonais à qui certains avaient taillé le costume de favoris, aux côtés des Colombiens,  ils sont eux éliminés de la course, avec cette deuxième défaite d’affilée. Une sortie prématurée de Lewandowski et Cie à laquelle peu de gens s’attendaient. Et qui confirme une fois de plus qu’en Coupe du monde, il n’y a pas de petites équipes et que toutes les sélections se valent.

D’autant plus que pendant ce temps, l’Argentine court désespérément derrière sa première victoire dans cette compétition pour espérer se qualifier, au terme de la troisième et dernière journée. Si elle a gagné son deuxième match dans les ultimes minutes contre la Suède, l’Allemagne n’a toujours pas assuré sa qualification, obligée d’attendre elle aussi, la troisième journée pour connaître son sort. Tenu en échec lors de la première journée par les petits poucets islandais, le Brésil de Neymar se trouve dans la même situation. La Seleçao est en quête d’un point pour passer au prochain tour. Des favoris au sacre, il n’y a que l’Angleterre et la France qui ont déjà validé, après les deux premières journées, leur ticket pour les 8e de finale. Dès lors, il urge de relativiser un peu la performance des hommes d’Aliou Cissé « qui ont pris avant-hier un bon point », vu qu’ils auraient pu perdre, le Japon s’étant procuré pas mal d’occasions et touché même la barre transversale. Il est vrai que prendre l’avantage à deux reprises et se faire rattraper autant de fois peut susciter de la frustration et un peu de déception comme cela a d’ailleurs été le cas avant-hier dans le vestiaire sénégalais.

Il est vrai aussi que les joueurs ont péché dans la concentration, manqué d’agressivité et laissé, à un moment, l’initiative du jeu aux adversaires nippons. Pour autant, de là à vouloir cracher sur ce point, il y a un pas à ne pas franchir. La situation aurait été pire si les Lions avaient perdu et cela aurait bien pu arriver, compte tenu de la configuration de la rencontre. Surtout, l’autre aspect à ne perdre de vue est que le Japon, quoique classé 61e mondial au classement de la Fifa, reste une grande équipe. Et elle l’a prouvé dans ce Mondial russe, d’abord par son « hold-up » contre la Colombie puis ce nul arraché de haute lutte face à la bande à Sadio Mané. En outre, en termes de nombre de participations à la Coupe du monde, Kagawa et ses coéquipiers ont fait mieux que la sélection nationale du Sénégal, étant donné qu’elle en compte 6 alors que les Lions en sont à deux seulement. Depuis 1998 en France, les Samouraïs bleus n’ont plus raté cette compétition qui les a vus atteindre les 8e de finale à deux reprises. Une stabilité et un nombre de participations qui font que la sélection nipponne a une certaine expérience du haut niveau. Par ailleurs, sur le plan intrinsèque, c’est un effectif qui a de la qualité, avec une bonne maîtrise du jeu, un bon collectif, une rapidité et une agressivité qui font du Japon un adversaire difficile à jouer. Enfin, la sélection japonaise peut compter sur sa vieille marmite, le métronome Kagawa qui a démontré contre le Sénégal qu’il avait encore de la ressource à revendre, en dépit de son âge assez avancé.

Plutôt que d’avoir perdu deux points avant-hier, le Sénégal a peut-être gagné un point. Le défi est maintenant d’empocher un point supplémentaire pour se qualifier en 8e de finale. Et c’est un pari réalisable, vu le potentiel de l’équipe. En outre, les Samouraïs bleus ont démontré que la Colombie, malgré ses stars, Falcao, James Rodriguez, Cuadrado et Quintero, était bien prenable. Pourquoi pas les Sénégalais ?

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar Fall,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)

ECHOS… ECHOS…
La capitale de l’Oural russe a d’abord été envahie par les « rouge et blanc » du Pérou. Au point de faire croire aux Bleus de France qui les y ont affrontés la semaine dernière, d’avoir eu l’impression de se produire à Lima. Puis les Japonais et les Sénégalais ont débarqués, certes moins nombreux et moins exubérants, mais assez « originaux » pour ne pas laisser indifférente la population locale.

Et hier, alors que les supporters des « Lions » et des Samouraïs bleus vidaient les lieux, après le match qui avait opposé la veille leurs deux équipes nationales, ils ont croisé en route leurs collègues suédois et surtout mexicains qui « s’expliqueront demain dans les travées du superbe Arena Ekaterinbourg.

Les supporters sont revenus, hier, massivement à la Place de la Nation pour suivre la rencontre entre le Sénégal et le Japon. Comme lors du premier match, ils ont mis de l’ambiance.

Le ministre de l’Education nationale sursaute les deux mains levées en signe de victoire. Tous les cameramen et autres photographes accourent vers lui. Ils veulent immortaliser ce fort moment. Le Sénégal vient d’ouvrir le score contre le Japon. A la Place de la Nation ex-place de l’Obélisque, les supporters sont aux anges. Ils mettent de l’ambiance. Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, entouré de quelques collaborateurs notamment son conseiller Mamoudou Wane, a fait le déplacement à la Fans Zone installée à la Place de la Nation par la Radiotélévision sénégalaise (Rts) pour suivre la deuxième sortie des Lions du Sénégal en phases de poule de la Coupe du monde «

Russie 2018 ». Serigne Mbaye Thiam est assis à la place réservée aux Vip. Mais il vit le match comme tous ces milliers de supporters qui sont venus dans ces lieux pour suivre ce match.

 « Allez Casa », « 12ème Gaïndé », tous les comités de supporters de l’équipe nationale du Sénégal sont de la partie. Ils chantent, ils dansent. Le tout dans une parfaite harmonie. Avant, pendant et après la rencontre, les supporters de « Allez Casa » ont mis de l’ambiance. Ils se distinguent de tous les autres de par la couleur de leurs maillots et leurs accoutrements. Ils portent tous des t-shirts de couleur verte sur lesquels il est écrit sur le dos : « Allez Casa derrière l’équipe nationale du Sénégal ». Par groupes, les jeunes débarquent au « village du mondial » pour pousser le Sénégal à une deuxième victoire synonyme de qualification pour les huitièmes de finale de la coupe du monde. Ils ont mis de l’ambiance. Mais cette ambiance va baisser d’intensité au fur et à mesure que le match avance. Car après le premier but sénégalais, le Japon va égaliser avant la fin de la première mi-temps. Un but qui vient mettre fin à l’ambiance. Dans l’espace réservé aux Vip, on ne voit qu’un Japonais exulter au milieu des supporters sénégalais. Il est tout heureux de voir son équipe nationale revenir au score. Il n’était pas le seul Japonais présent au « village du mondial ». On pouvait y apercevoir quelques-uns de ses compatriotes arborant fièrement le maillot des Samouraïs. Ces Japonais étaient accompagnés de Sénégalais regroupés au sein d’une association dénommée « l’Association des amis du Japon ». Elle est composée de Sénégalais résidents ou d’anciens résidents au Japon. Dans un esprit de fraternité et de convivialité, ils sont venus suivre ensemble ce match qui oppose leurs équipes nationales respectives. Ils se chambrent entre Sénégalais et Japonais, le tout dans un esprit de fair-play. Finalement, le match s’est soldé sur un nul de 2 buts partout. Du côté Sénégalais, certains supporters ont la mine un peu triste. Il n’y aura pas d’euphorie et de liesse de joie comme ce fut le cas lors du premier match où le Sénégal était sorti vainqueur. Ils retournent tranquillement chez eux. Même s’ils ne sont pas déçus de la prestation de leur équipe nationale, ils pensent que le Sénégal a laissé filer une chance de se qualifier au prochain tour après seulement deux matches. Déjà, ils croisent les doigts en attendant la troisième sortie du Sénégal. Avant cette rencontre, certains prient pour une défaite de la Colombie face à la Pologne. Ce qui, à leur avis, fera l’affaire de la bande à Aliou Cissé.

 

Petit commerce au « village  du mondial »

Aux alentours du « village du mondial », c’est tout un petit commerce qui se développe. Les vendeurs de maillots et de petits gadgets aux couleurs de l’équipe nationale ont envahi cet espace. Pape Moussa a, par devers lui, des drapelets, des casques, des sifflets aux couleurs vert-jaune-rouge. Il fait le tour de la Place de la Nation pour montrer aux supports ses objets. Depuis le début de la coupe du monde, il s’est reconverti en vendeurs de gadgets. Les jours de match de l’équipe nationale du Sénégal, il quitte le marché Petersen où il est marchand ambulant pour venir à la Place de la Nation. « Quand notre équipe nationale joue, les objets se vendent très bien. Tout ce que nous souhaitons est que le Sénégal aille le plus loin possible dans cette compétition. Les supporters seront heureux de même que les commerçants qui verront leurs chiffres d’affaires augmenter », prie-t-il. Au-delà des maillots et autres gadgets, les femmes vendent de l’eau, des beignets, des sandwichs à la Place de la Nation. Un petit commerce qui rapporte gros aux vendeurs le temps d’une coupe du monde.

Aliou Ngamby NDIAYE

Réactions ...  Réactions ...

Serigne Mbaye Thiam,
ministre de l’Education :
«Seule la qualification sera belle »

« C’était un match intense. L’équipe du Sénégal a bien joué mais il faut reconnaître qu’on avait en face une très bonne équipe japonaise. Ils ont été très vifs et ont causé des problèmes à l’équipe sénégalaise. C’est un score qui reflète la physionomie du match. Pour le prochain match, il faudra tout donner pour être qualifié parce qu’il n’y a que la qualification qui sera belle ».

Moussa Sall, président de l’Association des amis du Japon :
« Renforcer les liens de coopération entre les deux pays »

« A travers ce match, l’Association des amis du Japon veut montrer que nos deux pays sont liés par des liens de coopération solides. Il s’agit d’un match qui doit se jouer dans le fair-play. Nous sommes des Sénégalais qui vivaient au Japon. Nous sommes revenus dans notre pays mais nous œuvrons pour que le Sénégal et le Japon, sur le plan culturel, sur le plan sportif, puissent renforcer ces liens de coopération ».
Rassemblés par Aliou Ngamby NDIAYE

  Ekaterinbourg : Face au Japon hier, Aliou Cissé avait choisi de troquer son 4-4-2 en un 4-3-3 pour dompter son adversaire. La mayonnaise n’a pas pris face à des Samouraïs bleus qui n’ont jamais abdiqué, revenant au score chaque fois qu’ils ont été menés.

Le Sénégal n’est pas parvenu, hier, à reproduire la prestation livrée mardi contre la Pologne. Contre le Japon, Aliou Cissé n’a pas reconduit le 4-4-2 mis en place lors de la première journée. Il lui avait préféré un 4-3-3.
Avec ce système, le sélectionneur national avait « sacrifié » Mame Biram Diouf au profit de Pape Alioune Ndiaye ; le seul changement d’ailleurs par rapport au onze de départ contre la Pologne. En défense, Cissé avait fait confiance à la charnière Koulibaly-Sané avec Youssouf Sabaly dans le couloir gauche et Moussa Wagué de l’autre côté. Au milieu,  Alfred Ndiaye et Gana Guèye étaient associés à Pape Alioune Ndiaye, tandis qu’en attaque, Mbaye Niang, titularisé en pointe, était soutenu sur les côtés par Sadio Mané et Ismaïla Sarr. Les Lions qui avaient une opportunité de valider leur ticket pour les huitièmes de finale ont joué un cran en dessous de leur valeur ; même si par deux fois, ils ont mené au score. Pourtant, ce 4-3-3 était censé offrir plus de garanties défensives, favoriser un meilleur contrôle du milieu de terrain en phase offensive, un pressing haut sur l’adversaire. Mais la mayonnaise n’a pas bien pris. Trop d’approximation, de passivité et de différence d’intensité dans le jeu par rapport à l’adversaire ont été à l’origine de ce résultat. A cela vient s’ajouter le manque de justesse technique, notamment au milieu de terrain où Alfred Ndiaye et Gana Guèye n’ont pas été dans leurs meilleurs jours. Pour son baptême du feu, Pape Alioune Ndiaye n’a pas eu son rendement habituel. Attendu pour apporter plus d’agressivité et de sa capacité à se projeter vite vers l’avant, le milieu s’est montré un peu crispé. Beaucoup de déchets ont été notés dans l’entrejeu, aussi bien dans la récupération que dans la construction. Dans ce secteur, l’équipe a manqué d’agressivité face à des Japonais qui ont profité des largesses et de la naïveté sénégalaise pour gagner beaucoup de duels et récupérer beaucoup de ballons.
 

Les joueurs de couloir, Wagué et Sabaly, ont joué leur partition, en utilisant souvent la largeur du terrain lors des phases offensives, mais ont parfois libéré beaucoup d’espace que les milieux de terrain ont peiné à couvrir. Dans  les transitions offensives, les Japonais ont été d’un cran au-dessus.

Les hommes d’Akiro Nishino ont profité des nombreux espaces qui leur ont été concédés pour se procurer les meilleures opportunités. Le fait de revenir à chaque fois au score prouve qu’ils avaient beaucoup de caractère. Plus que les Lions en tout cas qui ont fait preuve de naïveté dans les deux buts et qui n’ont jamais réussi à conserver leur avantage à chaque fois qu’ils ont mené au score.

 

Après la deuxième sortie de l’équipe nationale de football au Mondial qui s’est soldée par un match nul face au Japon (2-2), le technicien Aly Male revient sur les grands moments de ce match. D’après son décryptage, le Sénégal a bien joué pendant les vingt premières minutes. Toutefois, après le premier but, il regrette que l’équipe ait baissé sa pression sur l’adversaire. Cependant, il reste optimiste pour la suite.

Dans ce deuxième avis du technicien après le partage des points entre les Lions et les Samouraïs bleus, Aly Male pense que le début de match a été parfait mais il y a eu un relâchement fatal. « Nous avons fait une bonne première période quand même. Quoi qu’on puisse dire, les vingt premières minutes ont été très bien gérées. Nous avons mis la pression, nous avons dominé et marqué le premier but. Mais malheureusement, après le but, nous avons baissé de rythme. On n’a pas assez pressé l’adversaire pour, au moins, maintenir ce résultat jusqu’à la mi-temps. On pouvait aller au moins à la pause avec un but d’écart », analyse le sélectionneur des U17. L’entraîneur d’Entente Taïba-Industries Chimiques du Sénégal (Etics/Mboro) rappelle que Mbaye Niang avait même la balle du deuxième but lors de la première période. Il poursuit qu’il faut retenir aussi le bon démarrage des Lions qui ont empêché les Japonais de jouer. « C’est après 30 minutes de jeu qu’ils ont eu leur premier tir. Sur leur deuxième tir, ils ont trouvé la faille. La défense a un peu dormi parce qu’il ne fallait pas leur donner de l’espace. Même sur l’appel, il y a un mauvais placement de la défense. Mais cela fait partie du métier », laisse entendre l’entraîneur.

Changement de système
Il insiste sur le fait qu’ayant commencé avec un 4-3-3 on est revenu avec un 4-4-2, système qui nous avait valu beaucoup de satisfactions lors du premier match face à la Pologne. «Très tôt, on a mis la pression, après il y a eu essoufflement, notamment avec Mbaye Niang qui a beaucoup couru et qui a beaucoup donné. En cours de match, l’entraîneur est revenu au système d’avant, contre la Pologne. Moi, je pense que c’est le meilleur système (4-4-2) », dit

Aly Male qui apprécie le fait qu’on ait marqué deux buts même s’il y a une égalisation japonaise après.
Dans cette lancée, il interpelle la défense sénégalaise qui, à son avis, peut avoir une meilleure copie. « Il faut que la défense soit aussi mieux concentrée. Sur le deuxième but, on a senti qu’il n’y a pas la communication qu’il fallait quand Khadim Ndiaye est sorti. Il y a des erreurs qu’ils doivent éviter. Dans ces matchs de haut niveau, il doit y avoir une très bonne concentration et une bonne entente entre le gardien et sa défense pour éviter ces mésententes qui nous ont valu un but. A un certain niveau, ces erreurs ne pardonnent pas », martèle-t-il. Toutefois, Aly Male ne blâme pas le gardien sénégalais, Khadim Ndiaye, malgré la sortie que d’aucuns qualifient de hasardeuse. « Sa prestation est bonne, quoi qu’on dise parce qu’on lui a mis la pression avec des mauvais dégagements chaque fois. Je pense qu’il peut se rectifier mais ça n’enlève en rien son mérite », considère Aly Male. Par rapport à son « homme du match », l’entraîneur vote Mbaye Niang.

A l’en croire, même s’il n’a pas été très tranchant, Mbaye Niang reste notre moteur. « Ça se voit que quand il est fatigué, on a des problèmes.
A chaque fois qu’il sort, on a des problèmes. C’est lui le leader de l’attaque et il faut qu’il se ménage, il met beaucoup d’impact», constate Aly Male. L’ancien entraîneur de l’Us Gorée demande de relativiser aussi ce résultat parce que le Japon est une très bonne équipe qui s’est imposée devant la Colombie et qui a très bien maîtrisé son jeu, surtout en seconde période.

Etre présent face à la Colombie
Malgré le match nul, Aly Male se dit confiant et pense que le Sénégal a toutes les cartes en main, et a son destin au bout des godasses. « Contre la Colombie, il faudra être présent.  C’est le genre de match couperet. La Colombie viendra vendre chèrement sa peau et ils vont venir pour prendre les trois points pour se qualifier.  Ce sera un match très difficile. Il faut rester concentré sur nos idéaux et sur notre tactique.  Je pense qu’il y a de la place pour se qualifier et il ne faut pas avoir peur de la Colombie », rassure le coach très optimiste. Pour lui, les joueurs doivent savoir que si on veut aller loin dans une telle compétition, il faut tout faire pour se qualifier.

Oumar KANDE

 

L'enthousiasme et l'espoir de franchir le cap japonais n'ont pas eu lieu. Les Sénégalais du Canada sont restés sur leur faim. Les étudiants qui espéraient voir leur équipe nationale battre les Samouraïs bleus devront prendre leur mal en patience. Ils étaient encore nombreux à assister  au match dans les salles télé le dimanche, jour de célébration de la fête nationale du Québec.

Alassane Mb., étudiant en Génie industriel, a affirmé que « le Sénégal se complique la tâche, car la Colombie va jouer son va-tout lors de la dernière journée du groupe H, tandis qu'une victoire nous permettrait d'éviter des doutes ». Même sentiment de frustration chez M. Diop, étudiant de deuxième cycle en Informatique qui critique le manque de concentration de la défense et du gardien de but qui, selon lui, pouvaient éviter ces erreurs dans la surface de réparation. En somme, le doute s'est installé dans le rang des supporters sénégalais du Québec même si certains encouragent les joueurs et gardent l'espoir de voir l’équipe se qualifier au tour suivant. L'on perçoit, au coup de sifflet final, la déception des supporters qui cherchent à apprécier les choix et la prestation du onze sénégalais.

Mais l’étudiant malien, Bakary Maiga, est plus indulgent : « L’Afrique ne compte que sur le Sénégal, nous devons faire bloc et encourager ces jeunes qui font leur baptême de feu en Russie, au Mondial de football. Ils se frottent à de grandes nations de foot, il faut qu'on soit tolérant et fidèle derrière eux », a-t-il déclaré.

Selon Aldelkrim Belkacem du Maroc, ce match était à la portée des joueurs d’Alioune Cissé, reconnaissant que la prestation des Lions n’était « pas mauvaise ». Les buts marqués par les deux équipes ont, à chaque fois, été salués par les deux camps de supporters. Car, un groupe d'étudiants japonais a aussi suivi la confrontation dans la résidence universitaire.

Par ailleurs, des Sénégalais du Canada veulent acheter des maillots de l'équipe mais ils ne les voient pas. Ils  sont à la recherche, depuis la veille du match Pologne-Sénégal ; ce, par tous les moyens. Des maillots des Lions pour communier, pour arborer les couleurs de leur patrie, malheureusement, le manque est criant.

Mamadou Aïcha NDIAYE

 

Ekaterinbourg : Face au Japon hier, Aliou Cissé avait choisi de troquer son 4-4-2 en un 4-3-3 pour dompter son adversaire. La mayonnaise n’a pas pris face à des Samouraïs bleus qui n’ont jamais abdiqué, revenant au score chaque fois qu’ils ont été menés.

Le Sénégal n’est pas parvenu, hier, à reproduire la prestation livrée mardi contre la Pologne. Contre le Japon, Aliou Cissé n’a pas reconduit le 4-4-2 mis en place lors de la première journée. Il lui avait préféré un 4-3-3.
Avec ce système, le sélectionneur national avait « sacrifié » Mame Biram Diouf au profit de Pape Alioune Ndiaye ; le seul changement d’ailleurs par rapport au onze de départ contre la Pologne. En défense, Cissé avait fait confiance à la charnière Koulibaly-Sané avec Youssouf Sabaly dans le couloir gauche et Moussa Wagué de l’autre côté. Au milieu,  Alfred Ndiaye et Gana Guèye étaient associés à Pape Alioune Ndiaye, tandis qu’en attaque, Mbaye Niang, titularisé en pointe, était soutenu sur les côtés par Sadio Mané et Ismaïla Sarr. Les Lions qui avaient une opportunité de valider leur ticket pour les huitièmes de finale ont joué un cran en dessous de leur valeur ; même si par deux fois, ils ont mené au score. Pourtant, ce 4-3-3 était censé offrir plus de garanties défensives, favoriser un meilleur contrôle du milieu de terrain en phase offensive, un pressing haut sur l’adversaire.

Mais la mayonnaise n’a pas bien pris. Trop d’approximation, de passivité et de différence d’intensité dans le jeu par rapport à l’adversaire ont été à l’origine de ce résultat. A cela vient s’ajouter le manque de justesse technique, notamment au milieu de terrain où Alfred Ndiaye et Gana Guèye n’ont pas été dans leurs meilleurs jours. Pour son baptême du feu, Pape Alioune Ndiaye n’a pas eu son rendement habituel. Attendu pour apporter plus d’agressivité et de sa capacité à se projeter vite vers l’avant, le milieu s’est montré un peu crispé. Beaucoup de déchets ont été notés dans l’entrejeu, aussi bien dans la récupération que dans la construction. Dans ce secteur, l’équipe a manqué d’agressivité face à des Japonais qui ont profité des largesses et de la naïveté sénégalaise pour gagner beaucoup de duels et récupérer beaucoup de ballons. 

Les joueurs de couloir, Wagué et Sabaly, ont joué leur partition, en utilisant souvent la largeur du terrain lors des phases offensives, mais ont parfois libéré beaucoup d’espace que les milieux de terrain ont peiné à couvrir. Dans  les transitions offensives, les Japonais ont été d’un cran au-dessus.

Les hommes d’Akiro Nishino ont profité des nombreux espaces qui leur ont été concédés pour se procurer les meilleures opportunités. Le fait de revenir à chaque fois au score prouve qu’ils avaient beaucoup de caractère. Plus que les Lions en tout cas qui ont fait preuve de naïveté dans les deux buts et qui n’ont jamais réussi à conserver leur avantage à chaque fois qu’ils ont mené au score.

 

Pour son premier match dans le Mondial russe, l’équipe du Sénégal a remporté une vraie partie d’échecs face à la Pologne. Face à des adversaires très appliqués qui ne voulaient nullement prendre d’emblée de risques offensifs, les Lions ont misé sur une très bonne organisation défensive.

Avec un groupe fortement remaniée pour l’occasion, Aliou Cissé a organisé ses hommes en 4-4-2 pour faire déjouer l’adversaire. Les Lions ont joué très bas avec les différentes lignes très rapprochées les unes des autres. Durant toute la rencontre, Kalidou Koulibaly et ses coéquipiers ont défendu en bloc. Ils ont avancé et reculé ensemble, réussissant à occuper de manière très rationnelle le terrain avec un bloc très compact et un collectif assez huilé.

Très agressifs, les Lions qui ont souvent laissé le ballon à l’adversaire, ont fermé tous les espaces et bloqué les côtés. Cette stratégie a permis d’isoler Robert Lewandowski, fer de lance de cette équipe polonaise. Et l’attaquant du Bayern Munich était obligé de se replier dans sa zone pour toucher au ballon. Salif Sané et Kalidou Koulibaly ont été impériaux dans les duels aériens face au capitaine polonais, l’empêchant ainsi de respirer. Sur les côtés, Sabaly et Wagué ont fait le boulot. Au milieu, Alfred Ndiaye et Idrissa Gana Guèye ont été efficaces à la récupération et même s’ils l’ont été un peu moins dans la construction. Devant, Mbaye Niang et Mame Biram Diouf, dans une moindre mesure, ont mis la pression sur la défense polonaise.

Avec ses accélérations dont lui seul avait le secret, Sadio Mané que tout le monde attendait, a souvent été loin de la zone de vérité, préférant ainsi se mettre au service du collectif. Son équipe complètement étouffée en période mi-temps et menée au score (0-1), Adam Nawalka a revu son dispositif en passant du 3-5-2 au 3-4-3. Aliou Cissé lui avait donné la réplique en adoptant une disposition beaucoup plus défensive avec un seul attaquant (Moussa Konaté) en pointe.

Malgré la réduction du score par Krychowiak, le « catenacio » sénégalais a bien fonctionné. Les Lions ont bien maîtrisé leur sujet. Aliou Cissé qui a opté pour cette stratégie très tactique a fait savoir que le Sénégal a remporté cette victoire grâce à sa discipline.

Le sélectionneur national a assuré avoir mis en place le système qu’il fallait pour faire déjouer cette équipe polonaise. « Notre équipe a été très compacte, très agressive et le bloc est resté très solide.
En deuxième période, on a été très bon dans les transitions offensives et défensives. La Pologne a des joueurs aux qualités techniques au-dessus de la moyenne. Il ne fallait donc pas être loin d’eux. Il fallait rester près d’eux pour les sortir de leur zone de confort », a-t-il indiqué.
 

Ce schéma de jeu alliant une bonne organisation et une nouvelle discipline tactique qu’Aliou Cissé n’avait jamais expérimentée auparavant a porté ses fruits. Lors du prochain match, face au Japon (24 juin), il sera très attendu pour mettre en place un (nouveau ?) dispositif qui permettra à l’équipe de sortir vainqueur de ce duel synonyme de qualification pour les huitièmes de finale.


 De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar Fall, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJI (photos)

Ismaila Sarr, attaquant
Un exemple d’abnégation … défensive

Kaluga : L’équipe du Sénégal a fait preuve mardi, lors de la victoire contre la Pologne, d’une grande force collective. Ismaïla Sarr, avec ses qualités offensives, a été positionné par Aliou Cissé comme l’un des bloqueurs des transitions polonaises. L’attaquant a été d’un grand soutien à Moussa Wagué sur le couloir droit de la défense.

Les attaquants n’ont pas seulement vocation à participer aux actions offensives. Ils doivent aussi contribuer à l’effort défensif dès la perte du ballon. Aliou Cissé en est bien conscient. Et mardi dernier, contre la Pologne, il a mis un système de jeu positionnant Ismaïla Sarr (avec Sadio Mané) comme un des bloqueurs des transitions de l’équipe polonaise. Dans cette nouvelle configuration que commandait l’enjeu de la rencontre, l’attaquant rennais n’a pas rechigné à l’effort collectif. Durant toute la partie, Ismaïla Sarr s’est impliqué aussi bien dans les phases offensives que défensives. Le jeune attaquant des Lions a été un véritable exemple d’abnégation … défensive. Malgré la consigne, Ismaïla Sarr a mis en avant ses aptitudes offensives en se laissant aller à quelques débordements sur le côté gauche de la défense polonaise. Et assez souvent, il est venu en appoint à son coéquipier, Moussa Wagué, qui avait démarré timidement la rencontre sur le couloir droit avant de trouver ses marques et de réussir une belle prestation.

Le défenseur du KAS Eupen (Belgique) a livré une prestation correcte, s’érigeant le plus souvent en véritable barrage pour les attaquants polonais qui ne l’ont pas trop pris à défaut. Souverain dans son couloir droit, surtout en seconde mi-temps et grandement grâce au soutien de son compère Ismaïla Sarr, Moussa Wagué a également contribué aux phases offensives de l’équipe. Ismaïla Sarr et Moussa Wagué, qui ont affiché une belle complémentarité et une réelle complicité lors de cette rencontre contre la Pologne, ont réussi à annihiler les tentatives de l’attaque polonaise qui a pourtant marqué presque trois buts par match lors des phases de qualifications. Entre ces deux garçons qui se fréquentent depuis les catégories intermédiaires, s’est développée au fil des ans, une véritable entente aussi bien dans le terrain qu’en dehors.
Ils l’ont démontré avant-hier face à la Pologne et vu leur jeune âge, c’est parti pour durer longtemps au sein de la Tanière.

La KAS Eupen félicite Moussa Wagué pour sa prestation

Kaluga : Premier joueur de l’histoire de la KAS Eupen (Division 1 belge) à avoir disputé un match de phase finale de Coupe du monde, Moussa Wagué a reçu les félicitations des dirigeants de son club. Le directeur des finances de la KAS Eupen, Thomas Herbert, qui était mardi au stade du Spartak de Moscou pour suivre la première du joueur lors de la victoire du Sénégal (2-1) sur la Pologne, a encouragé Wagué pour ses débuts dans cette compétition majeure. « C’était vraiment un grand moment de voir et de soutenir un joueur de son propre club lors d’un match de la Coupe du monde. Tout le club peut être fier que Moussa Wagué dispute cette grande compétition, qu’il fasse partie du onze de départ et qu’il ait livré un si bon match international », s’est félicité Thomas Herbert. En 70 ans d’histoire, Moussa Wagué est le premier joueur des « Noir et blanc » à participer à un championnat du monde. A 19 ans, le défenseur sénégalais fait partie des dix plus jeunes joueurs de cette 21e édition du Mondial.

 

On se croirait dans une salle télé d'un campus sénégalais. Québec a suivi et vibré au coup de sifflet final du match Sénégal-Pologne. Pourtant, les supporters africains étaient mitigés au début. Si certains pensaient que le Sénégal allait passer à la trappe, d'autres gardaient l'espoir que le continent pouvait obtenir sa première victoire après les déroutes du Maroc, de l'Égypte, du Nigeria et de la Tunisie. Dans la salle télé de la grande résidence universitaire André Marie

Parent, c'était la grande mobilisation. La salle était comble. L'horloge affiche 11 heures, le climat est bon, le soleil montre ses beaux rayons. Le coup d'envoi donné, les étudiants africains notamment sénégalais retiennent leur souffle. A chaque belle phase de jeu, une récupération de balle dangereuse, les supporters africains applaudissent et encouragent les poulains d'Aliou Cissé.
Soudain, arriva le premier but d’un défenseur polonais contre son camp sur un tir d’Idrissa Gana Guèye. L'euphorie s'empare du campus. La résidence d’André Marie Parent, le pavillon regroupant le plus d'Africains à l'Université

Laval, tremble avec cette ouverture de score au Mondial de football. De stridents cris de joie, d'ovation et de compliments. Quelques instants plus tard, le second but. Arborant des maillots aux couleurs nationales, des étudiants sautent, se congratulent, enlèvent leurs maillots, devant la télé comme pour matérialiser la fierté d'appartenir à une même nation.

Le chronomètre déroule, l'attention est au comble. La salle reste pleine. Les affirmations se multiplient. « On a de vrais Lions sur le terrain », « les Sénégalais sont partout sur le terrain », « ils ont de bons marabouts  qui prient sur l'océan ». On a tout ou presque entendu durant ce match. Extrêmement heureux que les supporters africains se laissent aller dans leurs commentaires. « Merci le Sénégal, vous honorez l'Afrique ». Un Européen ne pouvant plus voir ce spectacle ou entendre ce brouhaha, s'extirpe de cette chaude ambiance.

Plus les minutes s'égrènent, plus l'animation augmente jusqu'au coup franc qui a réduit le score. L'ambiance baisse d'intensité. Les dernières minutes, les palabres deviennent du coaching. Chacun propose ce que le joueur doit faire avec le ballon. L'arbitre assistant montre le temps additionnel à jouer, le suspense se poursuit.

Après quelques instants de crainte, c'est la fin. Les étudiants africains du Québec manifestent leur joie, poussant les autres résidents à se demander ce qui venait de se passer dans leur temple du savoir. A l'unisson, l'Afrique en miniature a porté son équipe. Mieux que l'Égypte, le Maroc, le Nigeria, la Tunisie, le Sénégal a montré une forte résistance et a fait honneur. Ils sont de plusieurs pays africains à supporter Sadio Mané et compagnie. D'autres résidents se joignent au public déjà nombreux. La même ambiance est notée à la résidence Lemieux. Le temps d'un match, la nationalité africaine a eu le dessus sur celle sénégalaise. Tout le monde félicite les Lions de la Téranga.

Mamadou Aïcha NDIAYE à Québec

 

Des milliers de supporters de l’équipe nationale du Sénégal ont mis de l’ambiance, hier, à la Fans Zone située à la place de la Nation. Ils sont venus suivre le match dans la communion. Une folle ambiance dans cette place mythique du Sénégal.

Sidy Diop avec son maillot de l’équipe nationale floqué du numéro 5 d’Idrissa Gana Guèye est sur une moto. Un chapeau de couleur verte jaune rouge sur la tête, il se dirige vers la place de la Nation ex-place de l’Obélisque. Il a trouvé sur cette esplanade des milliers de supporters qui attendent le démarrage du match Pologne-Sénégal. C’est comme si la rencontre se jouait dans cette mythique place. Pourtant, elle se déroule à des milliers de kilomètres d’ici. A Moscou, dans la capitale russe. A la place de la Nation où est établie la Fans Zone initiée par la Radio-télévision sénégalaise (Rts), les supporters de l’équipe nationale ont vécu la chaude ambiance du match. Ils dansent, jubilent à 15 mn avant le démarrage. La place est décorée aux couleurs du drapeau national : le vert, le jaune, le rouge.

Certains supporters ont, entre leurs mains, des drapelets. Tous ceux qui ont porté des maillots de l’équipe nationale sont autorisés par les agents de sécurité de proximité à accéder à l’intérieur de la Fans Zone pour suivre le match sur les deux écrans géants installés par la Rts. Certains s’installent sur les quelques chaises à l’intérieur. D’autres sont assis à même le sol. Ceux qui n’ont pas de maillots sont restés scotchés sur les barrières. De partout, on peut voir le match sur les écrans. Les Lions sont fortement ovationnés à leur entrée. Sadio Mané, la grande star du jour du côté Sénégalais, remporte le prix de l’applaudimètre. Accompagné de son coach Aliou Cissé, le joueur de Liverpool (Angleterre) est applaudi par les fans présents à la place de la Nation. L’espoir de toute une nation repose sur ses frêles épaules.

Parmi les supporters, beaucoup ont porté le maillot du numéro 10 de l’équipe du Sénégal. D’autres le numéro 20 de Diao Baldé Keita, le 5 d’Idrissa Gana Guèye ou le 19 de Mbaye Niang. Chacun avec son joueur préféré. Quand l’hymne du Sénégal a retenti, à la place de la Nation, tout le monde s’est levé.

Les mains sur leurs poitrines, ils chantent en chœur. Après les hymnes nationaux des deux pays, place au match. Tout le  monde retient son souffle. On n’entend des haut-parleurs que les voix des commentateurs. De temps à temps, les supporters se font entendre après une belle séquence de jeu côté sénégalais ou un slalome de Mbaye Niang ou du capitaine de l’équipe, Sadio Mané.

A la 18ème mn, après une belle percée de Mbaye Niang, le Sénégal avait l’occasion d’ouvrir le score. A la place de la Nation, les supporters s’étaient déjà levés en attendant que les filets tremblent. Que nenni ! La balle passe à côté. Tout le monde retrouve sa place. A la 37ème mn, une frappe d’Idrissa Gana Guèye déviée dans les buts par un défenseur polonais délivre toute un public. C’est le but  de la délivrance. Ça jubile, ça hurle à la place de la Nation. Sidy Diop, le fervent supporter de Gana Guèye, se lève. Il fait une course comme s’il voulait monter sur le podium avant de faire demi-tour. Très enthousiaste, il enlève son maillot qu’il montre au public. L’ambiance est à son paroxysme.

La délivrance

A la mi-temps, tout le monde se lève. Certains profitent de ces 15mn pour se désaltérer au moment où d’autres mettent de l’ambiance en attendant la reprise. La reprise est timide jusqu’à la 60ème minute quand l’attaquant du Torino, Mbaye Niang a corsé l’addition en marquant le deuxième but sénégalais. « Le Sénégal l’a fait », crie un supporter qui est convaincu de la victoire de l’équipe nationale après le deuxième but.

A chaque touche de balle, l’ancien attaquant du stade Malherbe de Caen (France) est applaudi par des centaines de supporters.
« Il est l’homme du match », murmurent certains, séduits par la bonne prestation de Mbaye Niang. Cependant, le but de Krychowiak à la 88ème minute vient mettre le doute chez les supporters qui étaient déjà prêts à jubiler. A chaque assaut des attaquants polonais vers les cages de l’équipe du Sénégal, les supporters retiennent leur souffle. Ils demandent à Kalidou Koulibaly et à Salif Sané de bien veiller sur Lewandowski, l’arme fatale de la Pologne. Malgré 4mn de temps additionnel, les joueurs polonais ne parvinrent pas à refaire leur retard. Le Sénégal signe, ainsi, sa première victoire d’entrée dans cette Coupe du monde 2018.

Un ouf de soulagement du côté des supporters. Comme avant le match, ils chantent, dansent et jubilent. La fête peut commencer à la Fans zone. D’autres supporters qui avaient suivi la rencontre chez eux commencent à regagner la place de la Nation pour communier avec les nombreux supporters. Sur l’avenue du Centenaire, les jeunes sur leurs motos se faufilent entre les véhicules. Sidy Diop, le supporter d’Idrissa Gana Guèye, repart avec sa moto. Il promet de revenir à la place de la Nation le dimanche prochain, jour de la seconde sortie des Lions dans cette Coupe du monde.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Lignes libres
faire prévaloir le sens du fair-play

Les Sénégalais ont exulté, hier, après les coups de griffes que leurs Lions ont portés aux Aigles blancs de la Pologne en match de coupe du monde en Russie. La rage de vaincre a pénétré le 12e Gaïndé déterminé à se faire respecter au niveau mondial. Les Lions de la Téranga ont étalé leurs talents et démontré le génie sénégalais avec un art consommé de la tactique qui a charmé et séduit plus d’un sur la planète foot. Disons-le, le match d’hier a charrié de fortes

émotions dans toutes les couches de la population.
Le Sénégal incarnait, hier, l’espoir de toute une nation, voire celui de tous les fils d’Afrique d’autant que les autres équipes représentant le continent noir ont vu leur premier match se solder par une défaite. Des cœurs ont vibré, des félicitations adressées au coach de l’équipe, Aliou Cissé qui se réjouit de faire partie des plus jeunes entraîneurs du Mondial et non comme le seul coach noir de la compétition. La victoire a permis de rehausser l’image du Chef de l’Etat sénégalais qui a consenti des sacrifices pour soutenir moralement les Lions à Moscou, théâtre de ces joutes footballistiques.

Heureusement que le Sénégal a gagné. Et avec la manière ! Vivement que nos Lions se maintiennent dans cette dynamique. S’il est avéré qu’une défaite constitue une pilule amère à avaler, force est de reconnaître que les supporteurs sénégalais ont la fâcheuse habitude de verser dans l’ingratitude. Or le foot, comme toute autre activité sportive, exige le sens du fair-play. Aliou Cissé, vertement critiqué dans un passé récent, a montré hier sa capacité à rugir, en bon félin. Il a procuré à toute une nation des sensations fortes et surtout cette fierté d’appartenir à ce grand peuple qu’est le Sénégal. Mais le hic, c’est que les Sénégalais qui ont jubilé hier, n’hésiteront pas à effacer de leur mémoire, ces moments d’ivresse collective procurés par le coach et ses joueurs, pour décocher sur cette belle équipe des flèches assassines.

Qu’importe si toute une équipe s’investit pleinement pour leur permettre de savourer le goût de la victoire, qu’importe si le sport est fait de victoire et de défaite, le Sénégalais qui a la critique facile, se plaît à verser dans l’amnésie quand il ne trouve plus ses comptes dans une situation. L’illustration en est le match Sénégal-Turquie en 2002, avec un pilonnage  des joueurs et du staff technique encore frais dans nos mémoires. L’équipe nationale de foot qui avait réussi à battre une championne du monde, lors du match d’ouverture, avait récolté des vertes et des pas mûres suite à son élimination en quart de finale.

Vivement que les Lions de la Téranga continuent à nous faire rêver, à nous faire oublier cette morosité qui a fini par installer une culture de la méfiance dans notre pays. Aliou Cissé a montré hier que notre pays regorge de talents capables de hisser le Sénégal à des niveaux supérieurs en faisant prévaloir l’esprit d’équipe et dans une démarche collective.

Matel  BOCOUM

 


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