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Kaluga : Ils sont 15.000 jeunes garçons et filles, âgés de 18 ans et plus, recrutés dans le cadre du Programme des Volontaires de la coupe du monde de la Fifa « Russie 2018 ».

Avant même l'ouverture officielle de cette grande messe du football mondial, on les voyait sur tous les sites d'accueil de cette compétition planétaire également rendez-vous du donner et du recevoir. Leur rôle, apporter un soutien de poids au pays organisateur dans tous les domaines opérationnels.

Un programme qui vise à donner à des milliers de personnes venues de Russie et d'autres pays une occasion unique de participer au plus grand événement sportif de la planète.

C'est un programme qui comporte également plusieurs étapes parmi lesquelles le recrutement, la sélection et la formation des bénévoles dans chacune des 11 villes hôtes, et finalement l'organisation de leur travail durant l'événement et la reconnaissance de leurs efforts et de leur dévouement. Dans ce cadre, les candidats doivent savoir parler anglais, français et d'autres langues et avoir des compétences dans le travail d'équipe.

Ils ont déjà commencé le travail puisqu'ils sont visibles dans les stades de compétitions, mais aussi les centres d'accréditation pour aider ceux qui viennent pour remplir leurs formalités ou autres besoins afférents à cette Coupe du Monde que tout un peuple veut réussir. Les organisateurs ont dû faire appel à des centres spéciaux à travers les principales institutions d'enseignement supérieur de Russie auxquelles incombe la responsabilité du recrutement et la sélection des candidats vivant en Russie. Dans le reste du monde, les personnes intéressées ont été choisies par le biais du processus de sélection de leurs pays respectifs, avec un soutien en ligne. Et toute expérience antérieure de bénévolat est un plus. Ainsi, les Volontaires œuvreront dans des domaines aussi variés que les cérémonies, les transports, les médias, le protocole, les services linguistiques, le contrôle du dopage et les services aux fans ID.

Une expérience qui a été concluante dans d'autres pays comme la Chine et l'Angleterre pendant les Jeux olympiques de 2008 et 2012, mais également au Brésil.

Reconnaissant la France comme favorite du groupe, Age Hareide, le sélectionneur du Danemark, vise la deuxième place qualificative. Mais, au nom de son parcours en éliminatoires, le technicien norvégien des Danois a des arguments à faire valoir.Malgré un bon parcours lors des éliminatoires de cette 21e édition du Mondial, le sélectionneur du Danemark se veut modeste. Age Hareide, le technicien de la sélection danoise vise, en effet, la deuxième place derrière la France qu’il présente comme la favorite du groupe C.

Et dans ces conditions, Age n’entend pas rater le match d’entrée, contre le Pérou, ce week-end, pour espérer atteindre son premier objectif. La suite dépendrait de ce premier match qu’il trouve « très important » pour l’avenir de son pays dans la compétition.

« La France est la grande favorite (de la poule) et nous, comme les Péruviens, nous voulons la deuxième place, c’est pour ça que c’est un match très important », a expliqué l’entraîneur norvégien de la sélection danoise. Sur la route de la Russie, les Danois ont réussi un parcours parfait. Avec quatre victoires dont deux cartons contre la … Pologne (4 -0), et l’Irlande (5-1) mais aussi les modestes Arméniens (4-1) chez eux, les Danois ont pratiquement réussi le carton plein. Sauf la Roumanie (1-1) et l’Islande (0-0) ont résisté aux géants danois qui participent au sommet du foot mondial pour la 4e fois de leur histoire.
Leur première participation remonte à 1986 au Mexique.

Vainqueur de la Coupe des Confédérations en 1995 et du Championnat d’Europe en 1992, les Danois arrivent en Russie avec la 12e place au dernier classement Fifa. Une équipe à suivre. Dans tous les cas, ses adversaires peuvent bien se méfier de ses géants attaquants qui font la différence grâce à leur taille.

Ansoumana SAMBOU (avec l’Equipe.fr)

Le calendrier
Samedi 16 Juin 2018 (16h) Pérou – Danemark (Mordovia Arena)
Jeudi 21 juin 18 (13h) : Danemark – Australie (Samara Arena)
Mardi 26 juin (15h) : Danemark – France (15 h)  

La liste des 23
Gardiens : Kasper Schmeichel (Leicester City/Ang), Frederik Rönnow (Brondby IF/Dan), Jonas Lössl (Huddersfield Town/Ang).

Défenseurs : Simon Kjaer (Sevilla/Esp), Mathias ‘Zanka’ Jorgensen (Huddersfield Town/Ang), Andreas Christensen (Chelsea/Ang), Jens Stryger Larsen (Udinese/Ita), Jannik Vestergaard (Borussia Mönchengladbach/All), Henrik Dalsgaard (Brentford FC/Ang), Jonas Knudsen (Ipswich Town/Ang).

Milieux : Christian Eriksen (Tottenham Hotspur/Ang), Thomas Delaney (Werder Bremen/All), William Kvist (FC Copenhague/Dan), Lasse Schöne (Ajax/P-B), Lukas Lerager (Bordeaux/Fra), Michael Krohn-Dehli (Deportivo La Coruña/Esp).

Attaquants : Nicolai Jørgensen (Feyenoord/P-B), Andreas Cornelius (Atalanta/Ita), Pione Sisto (Celta de Vigo/Esp), Viktor Fischer (FC Copenhague/Dan), Yussuf Poulsen (RB Leipzig/All), Martin Braithwaite (Bordeaux/Fra), Kasper Dolberg (Ajax/P-B).

PÉROU : FAISEUR DE ROIS
Croiser le Pérou est un bon signe. C’est, en tout cas, le constat. En effet, dans le passé, des équipes qui ont eu à croiser les Péruviens en phase finale de la Coupe du monde ont réussi un bon parcours dans la compétition.

En quatre participations, les Péruviens ont toujours affronté le futur vainqueur du tournoi. Un vrai porte-bonheur ! En 1930, ils s’étaient inclinés en poule contre l’Uruguay (1-0).

40 ans plus tard, au Mexique, c’est le Brésil, sur la route de son 3e sacre, qui leur avait barré la route en quarts de finale (4-2).

Le Pérou avait ensuite cédé contre l’Argentine (6-0) en 1978, une rencontre qui avait permis aux Argentins de se hisser en finale.

Près de 40 ans après, elle fait toujours polémique... Enfin en 1982, c’est l’Italie qui avait croisé Los Incas, au premier tour, pour un match nul (1-1).

Un bon présage pour l’équipe de France, favorite du groupe C ? Certes, mais la nouvelle génération du Pérou semble bien partie pour ne pas se laisser divertir. 11e au dernier classement Fifa, l’équipe dirigée par Ricardo Gareca a donné un signal fort lors des éliminatoires. Trois victoires contre la Bolivie (2-1), l’Equateur (2-1), la Nouvelle Zélande (2-0) et trois matches nuls contre l’Argentine (0-0) de Lionel Messi et la Colombie (1-1) de James Rodrigues, c’est le bilan des Péruviens. A son palmarès, le Pérou revendique deux Copa America. Mais, ces succès remontent loin dans l’histoire.

Plus précisément en 1939 et 1975. Gareca pourrait compter sur la star de l’équipe, Jefferson Farfan, qui devrait bien se sentir chez lui (il évolue au Lokomotiv Moscou) pour réussir ce défi.

A. SAMBOU

Calendrier
Samedi 16 juin 2018 (16 h) : Pérou – Danemark (Samara Arena)
Jeudi 21 juin (16 h) : France – Pérou (Ekaterinburg)
Mardi 26 juin (15 h) : Australie – Pérou (Fisht Stadium Sochi)         

La liste des 23
Gardiens : Pedro Gallese (Veracruz/MEX), José Carvallo (Utc), Carlos Cáceda (Municipal)

Défenseurs : Luis Advíncula (Lobos/MEX), Miguel Araujo (Alianza Lima), Aldo Corzo (Universitario), Nilson Loyola (Melgar), Christian Ramos (Veracruz/Mex), Alberto Rodríguez (Junior/Col), Anderson Santamaría (Puebla/Mex), Miguel Trauco (Flamengo/Bra)

Milieux : Pedro Aquino (Lobos/Mex), Wilmer Cartagena (Veracruz/Mex), Christian Cueva (Sao Paulo/Bra), Edison Flores (Aalborg BK/Dan), Paolo Hurtado (Vitória Guimaraes/Por), Andy Polo (Portland Timbers/Usa), Renato Tapia (Feyernoord/Ned), Yoshimar Yotún (Orlando City/Usa)
 
Attaquants : André Carrillo (Watford/Ang), Raúl Ruidíaz (Morelia/Mex), Jefferson Farfán (Lokomotiv/Rus), Paolo Guerrero (Flamengo/Bra)

Trois huitièmes de finale. C’est le bilan du Nigeria qui dispute en Russie sa sixième phase finale de Coupe du monde. Pour cette 21e édition, les "Super Eagles" qui ont pris l’habitude d’honorer ce rendez-vous depuis leur première participation en 1994, tenteront de faire mieux cette fois-ci. Un défi de taille pour John Obi Mikel et ses coéquipiers, mais pas impossible pour cette équipe dirigée par l’entraîneur franco-allemand Gernot Rohr.

Les "Super Eagles" auront une idée de ce qu’ils valent demain dimanche face à la Croatie qui a battu le Sénégal (2 – 1) lors de son dernier match de préparation. L’objectif sera de s’imposer en attendant de croiser l’Islande, révélation de l’Euro 2016 en France et de retrouver l’Argentine, leur adversaire le plus fréquent en phase finale. Puisque ce sera la cinquième fois qu’ils affronteront l’Albiceleste après 1994, 2002, 2010 et 2014.

Les arbitres sénégalais sélectionnés pour la coupe du monde « Russie 2018 » officieront lors de Costa Rica-Serbie de dimanche à Samara. Malang Diédhiou l'arbitre central, Djibril Camara et Malick Samba ses deux juges de touche vont diriger donc ce match qui compte pour la première journée du groupe E qui se disputera à partir de 12h.

Moscou : Les phases finales de Coupe du monde se suivent et se ressemblent toutes pour les équipes africaines. Leur plus haut fait d’arme reste un quart de finale. En Russie, l’Egypte et le Maroc qui sont entrés en piste hier, ont connu le même sort face respectivement à l’Uruguay et à l’Iran (défaite 0 – 1). En attendant le Nigeria qui entre en jeu demain face à la Croatie, la Tunisie qui débute son Mondial lundi contre la Belgique et le Sénégal le lendemain devant la Pologne, on ne peut que constater que l’Afrique est mal entrée dans cette Coupe du monde « Russie 2018 ». Pour ces 5 représentants africains qui comptent jouer les trouble-fêtes, il va falloir redoubler d’ardeur pour atteindre, pour la première fois de l’histoire, le dernier carré de cette compétition. De 1934 à 2014, l’Afrique a peiné pour se faire une place dans le club très fermé des grandes nations du football mondial. Une place de quart de finaliste est jusque-là la meilleure performance africaine que seule trois équipes avaient réussi à atteindre : le Cameroun en 1990, le Sénégal en 2002 et le Ghana en 2010. Et cette année encore, en Russie, la tâche s’annonce compliquée pour les nations africaines qui batailleront pour aller le plus loin possible, et surtout dépasser le seuil symbolique des quarts de finale.

LES EGYPTIENS RATENT LEUR RETOUR
Absente depuis 1990, l’Egypte revenait en Coupe du monde de football avec beaucoup d’ambition. Les Pharaons comptaient réussir leur entrée en matière, hier face à l’Uruguay. Privés de leur atout n°1, Mohamed Salah, insuffisamment remis de sa blessure contractée avec son club de Liverpool en finale de la Champions League, ils ont longtemps résisté face à Cavani et ses partenaires avant de céder, à l’usure, en toute fin de partie. Leur coach argentin, fin connaisseur du foot sud-américain, a contrecarré les plans des Uruguayens pendant presque tout le match. Mais ses hommes ont fini par lâcher prise.   Ce qui leur complique la tâche pour la suite des opérations puisque lors de la deuxième journée, ils affronteront la Russie auteur d’un cinglant 5 – 0 en ouverture face à l’Arabie saoudite. Cette deuxième sortie sera décisive pour l’avenir des footballeurs du Nil dans cette épreuve. C’est presque sûr qu’ils joueront leur va-tout en misant d’entrée sur Salah dont la seule présence peut changer bien des choses.

LE MAROC SE COMPLIQUE LA TÂCHE
Dans un Groupe B qu’il partage avec les voisins ibériques, Espagne et Portugal, le Maroc avait eu « la chance » de débuter hier face à l’Iran, adversaire a priori le plus abordable.

Or, les Lions de l’Atlas ont trouvé le moyen de se faire piéger en toute fin de partie (décidément !) sur un but CSC de son … attaquant Aziz Bouhaddouz. Absents de la compétition depuis 1998, les Lions de l’Atlas, huitième de finalistes en 1986, se compliquent ainsi la vie. Car au vu de la prestation, un peu plus tard, l’Espagne et du Portugal, l’équipe entrainée par le Français, Hervé Renard, aura bien du mal à s’en sortir. Mais, sait-on jamais ? Avec son gros potentiel et ses belles individualités, l’équipe marocaine qui a terminé les éliminatoires invaincue sans encaisser le moindre but, peut créer la surprise.

Moscou (Russie) : Pour lancer leur Mondial, les Russes n’ont pas fait dans la dentelle. Ils ont simplement filé un cinglant 5 – 0 à l’Arabie saoudite, réussissant au passage le deuxième plus gros score pour un match d’ouverture de Coupe du monde, après le 7 – 1 que l’Italie avait infligé aux Etats-Unis en 1934. De la part d’une équipe qu’on disait moribonde pour n’avoir remporté aucun match cette année, c’est vraiment fort de café. Incontestablement, la confiance va revenir dans les rangs et désormais, il faudra compter avec les hôtes de cette 21ème Coupe du monde. Surtout que le public recommence à y croire et les joueurs encore plus.

Pour leur part, les deux premières équipes à entrer en lice, l’Egypte et le Maroc, ont longtemps semblé tenir le point du nul avant de céder en toute fin de partie (Cf : ailleurs). Mais l’attraction de la première journée a, sans conteste, été le choc entre frères ibériques. Le duel Espagne – Portugal a tenu toutes ses promesses, avec une belle partie de football, des buts et du suspense pour, à l’arrivée, un nul prolifique (3 – 3) qui maintient intactes les chances de l’une et de l’autre équipes de passer au second tour. Le capitaine lusitanien, Cristiano Ronaldo, a profité de ce sommet pour signer un magnifique triplé qui le maintient plus que jamais sur l’orbite d’un sixième Ballon d’or.

Au passage, il devient le quatrième joueur de l’histoire à avoir marqué dans quatre phases finales de Coupe du monde différentes après l’immense Brésilien Pelé et les Allemands Uwe Seeler et Miroslav Klose. L’Espagne elle, a eu le mérite de revenir deux fois au score par Diego Costa et même de mener avant de se faire rejoindre au tableau d’affichage alors qu’elle pensait tenir la victoire.

LE PROGRAMME DU WEEK-END
Aujourd’hui (Heures Gmt)
Groupe C : 10h : France-Australie à Kazan ; 16h : Pérou-Danemark à Saransk
Groupe D : 13h : Argentine-Islande à Moscou ; 19h : Croatie-Nigeria à Kaliningrad

Demain Dimanche (Heures Gmt)
Groupe E : 12h : Costa Rica-Serbie à Samara ; 18h : Brésil-Suisse à Rostov-sur-le-Don
Groupe F : 15h : Allemagne-Mexique à Moscou

RUSSIE – ARABIE SAOUDITE (5-0) : ENTAME PARFAITE DU PAYS HÔTE
Moscou : La Russie a réussi une très belle entrée en matière dans son Mondial en étrillant (5-0) l’Arabie Saoudite jeudi, au stade Lujniki. Les nombreux supporters russes craignaient que l’Arabie Saoudite gâche leur si belle fête, mais l’adversaire n’avait pas trop la poigne pour prendre à défaut le pays hôte qui pourtant a montré de grands signes de fébrilité en début de match. Malgré les contreperformances de leur équipe qui n’avait plus gagné depuis octobre dernier, les Russes étaient là pour pousser les hommes de Tchertchessov à la victoire. Et leur engagement dans les gradins n’a pas été vain. À la 12e minute, Iury Gazinski délivre tout un peuple avant que Denis Cheryshev,  entré en jeu à la place d’Alan Dzagoev sorti sur blessure, enterre les maigres espoirs des Faucons saoudiens (43ème mn). Ces derniers vont même couler en  seconde période. À peine entré en jeu, Arlem Dzyuba, bien servi par Golovine, creuse l’écart (3-0, 71e). Dans les arrêts de jeu, Cheryshev (90+1),  encore lui,  va assommer complètement les Saoudiens avant que Golovine, sur un coup franc direct (90+3), ne parachève la correction.

LE MOT DES ENTRAINEURS
Stanislav Tchertchessov (Russie) : « Sortir des poules »
« Ce n’est que le début. Nous avons gagné 5-0, nous avons trois points mais dans ce tournoi, il faut sortir des poules. Nous avons l’expérience de la dernière Coupe des confédérations: nous avions gagné le premier match et avions été éliminés. Il faut tourner la page et se concentrer sur le prochain match (contre l’Egypte, ndlr) »

Juan Antonio Pizzi (Arabie saoudite) : « Se relever »
« Je crois que nous sommes arrivés prêts. Nous nous sommes bien préparés, mes joueurs ont montré qu’ils sont prêts à jouer une Coupe du monde.
C’est vrai qu’on n’a pas fait ce qu’on a fait auparavant. Je ne sais pas si c’est parce que c’était le premier match ou parce qu’on jouait contre le pays hôte mais on n’a pas fait ce qu’on aurait voulu faire. La Russie n’a pas eu à se forcer pour gagner. Il faut s’en relever. Ce match d’aujourd’hui n’est pas une référence.
Maintenant, ce qu’il faut faire, c’est se préparer pour le prochain match. Il faut rester positif ».

Kaluga : Les Lions du Sénégal entendent aborder avec sérénité et confiance leur premier match de poule, mardi contre la Pologne au stade du Spartak Moscou. Ils se sont entraînés hier et avant-hier au stade Sputnik de Kaluga, à une vingtaine de minutes de véhicule de la ville éponyme. Au menu des séances d’entraînement, passes courtes et longues, animation du jeu, balles arrêtées, précision devant les buts. Le tout dans une ambiance détendue et de chaleur.

Les Lions du Sénégal entendent aborder avec sérénité et confiance leur premier match de poule, mardi contre la Pologne au stade du Spartak Moscou. Ils se sont entraînés hier et avant-hier au stade Sputnik de Kaluga, à une vingtaine de minutes de véhicule de la ville éponyme. Au menu des séances d’entraînement, passes courtes et longues, animation du jeu, balles arrêtées, précision devant les buts. Le tout dans une ambiance détendue et de chaleur.

  Arrivée mardi à Kaluga, son camp de base pour la Coupe du monde, l’équipe nationale du Sénégal n’a pas perdu beaucoup de temps pour se remettre au travail. Pour le staff technique, la sélection nationale doit être fin-prête pour aborder, avec sérénité, son premier match de poule qui l’opposera mardi à la Pologne au stade du Spartak Moscou. Aliou Cissé et ses collaborateurs sont conscients qu’une bonne entame face aux Polonais pourrait permettre aux Lions d’envisager la suite de la compétition avec plus de sérénité.  Et c’est ainsi qu’après la journée de repos du mercredi passée à leur hôtel, Sadio Mané et ses coéquipiers se sont vite remis au travail. Ils se sont, en effet, entraînés hier et avant-hier au stade Sputnik de Kaluga, situé à une vingtaine de minutes de véhicule, de la ville éponyme. Niché en pleine verdure, le site qui a fait peau neuve, sans doute pour l’accueil des Lions de la Téranga, qui s’y prépareront tout au long du premier tour, attire par sa commodité et sa quiétude. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’Italie, espérant se qualifier à cette 21e édition de la Coupe du monde, avait jeté son dévolu sur la ville de Kaluga et son stade, avant que les dieux du football ne décident de sa non-qualification.

Lions Training Kaluga 3Pour les besoins de la préparation des Lions, le site qui a totalement été « construit » à partir seulement de décembre dernier, s’est également paré de ses plus beaux atours. Sans oublier le drapeau du Sénégal, qui flotte tout autour sous l’effet du vent. Le stade Sputnik est, sans conteste, un endroit idéal pour s’entraîner, se relaxer, se concentrer, évacuer la pression et le stress. Bref, pour bien préparer une compétition.

Lors de la première séance d’entraînement d’avant-hier, l’accent a été mis sur les passes courtes, la rapidité d’exécution, la fluidité du jeu, mais aussi la précision et le réalisme devant les buts. L’attaquant Diafra Sakho s’est notamment beaucoup illustré devant, tout comme le puissant milieu de terrain Alfred Ndiaye qui a été très remuant. Ménagé en début de la seconde phase de préparation notamment lors du match contre le Luxembourg, Sadio Mané n’a pas voulu trop s’exposer et prendre des risques inutiles. Une consigne du coach Cissé ? Certainement. En tout cas, lors de la publication de la liste de ses 23 joueurs retenus pour défendre les couleurs du Sénégal au Mondial russe, Aliou Cissé avait émis son souhait de « ménager » un peu l’attaquant de Liverpool crédité cette saison d’une soixantaine de matches en Premier league et Ligue des champions. Il avait estimé que vu la débauche d’énergie qu’il a fournie tout au long de cette année, il devait être utilisé de manière intelligente dans le cadre de la préparation afin qu’il puisse récupérer toutes ses forces, avant l’entrée dans le vif du sujet contre le Pologne.

Revenu de convalescence, il n’y a pas longtemps, Kara Mbodj, lui, semble retrouver peu à peu son rythme. Adepte d’un jeu très physique, le défenseur d’Anderlecht n’a tout de même pas forcé son talent. Dans l’ensemble, cette séance d’entraînement s’est très bien passée. Hier, les hommes de Cissé, après un échauffement de quelques minutes suivi d’étirements, ont encore surtout travaillé leur efficacité devant les buts y compris l’exécution des balles arrêtées. Pape Aliou Ndiaye, Sadio Mané, Salif Sané et Alfred Ndiaye ont tiré à plusieurs reprises devant les buts et mis à rude épreuve le gardien Abdoulaye Diallo.

Dans l’autre moitié du terrain, Cheikh Ndoye, Coulibaly, Lamine Gassama se sont également illustrés par de longues passes. Critiqué pour son jeu qui semble manquer de fluidité, Aliou Cissé continue donc de travailler l’animation et les automatismes.

Il faut noter que lors de ces deux séances d’entraînement, l’atmosphère a été détendue et les joueurs ont fait preuve d’une certaine complicité, sous le regard vigilant du coach qui n’a cessé de donner des consignes.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJI (photos)

CONFIANCE ET SÉRÉNITÉ…
Kaluga : Les Lions ont pris part, jeudi, à leur première séance d’entraînement en terre russe depuis leur arrivée, mardi, par un vol direct qui a atterri sur le tarmac de l’aéroport de Kaluga (ville située à plus de 150km de Moscou). Après s’être reposés mercredi, ils ont repris le collier le lendemain et c’est dans la confiance et la sérénité qu’ils ont bouclé cette première étape de la dernière ligne droite menant au match de mardi prochain face à la Pologne. Après la séance, ce sont Pape Alioune Ndiaye et Mbaye Niang qui sont montés au créneau.

Pape Alioune Ndiaye, milieu de terrain : « Le premier match est très important »
Pan Conf Kaluga« Nous sommes dans une bonne dynamique et nous venons de terminer nos matches de préparation. Et je peux dire aussi que nous montons en puissance, même s’il reste quelques réglages à faire avant d’entrer dans la compétition mardi. Mais vu l’état d’esprit du groupe et le travail collectif que nous sommes en train d’abattre au cours des différents stages de préparation, je peux dire que nous sommes sur la bonne voie. Le premier match, effectivement, est très important pour la suite de la compétition. Nous devons donc bien le réussir pour faire une bonne entrée dans ce Mondial. Le groupe travaille dans cette direction ».

Mbaye Niang, attaquant : « Réussir une bonne entrée en matière »
Mbaye Niang allie puissance, technique et rapidité sur le front de l’attaque. Qualités qui font de lui le parfait attaquant de pointe, mais le joueur de Torino n’a pas de préférence et estime qu’il peut jouer sur tout le front de l’attaque.

« Je peux évoluer à plusieurs postes de l’attaque, mais il appartient à l’entraîneur de me placer là où il veut que je sois. Moi, je suis à la disposition de l’équipe et je fais ce qu’on me demande. Nous allons débuter contre la Pologne et il faut gagner pour bien démarrer la compétition. Dans cette compétition, tous les matches doivent être gagnés pour ne pas avoir de surprise.

En somme, nous devons réussir une bonne entrée en matière dans cette Coupe du monde. Nous les joueurs en sommes conscients et c’est pourquoi nous travaillons sans relâche pour être au top ».

LA TANIÈRE A CÉLÉBRÉ LA KORITÉ DANS LA SOBRIÉTÉ
 Kaluga : L’équipe nationale de football du Sénégal a passé une fête de Korité pas comme les autres, hier à Kaluga, leur camp de base lors de la Coupe du monde de football qui a débuté jeudi. Eux, ils vont entrer en lice mardi contre la Pologne pour le compte de la première journée du groupe H. Mais en attendant, Cheikhou Kouyaté et ses camarades ont perpétué la tradition musulmane dans la sobriété et la piété. L’imam Omar Daff, adjoint d’Aliou Cissé, a dirigé la prière.

Selon le capitaine des Lions, Cheikhou Kouyaté, « nous demandons au peuple sénégalais de prier pour nous dans cette compétition. Nous sommes à Kaluga dans le cadre de notre préparation et nous travaillons dur pour être au top pour notre premier match.

Mais, pour le moment, nous avons bien savouré cette fête qui clôture un mois d’abstinence, un mois de jeûne dans la piété. Même si ce fut difficile de concilier entraînement et abstinence.

C’était une bonne chose pour nous. Nous avons écouté le sermon de notre imam Omar Daff et fait des prières pour une bonne réussite de l’équipe dans ce Mondial, mais aussi pour la paix et la tranquillité du Sénégal. L’émotion était à son comble car les joueurs étaient vraiment dans le recueillement et la spiritualité », a notamment déclaré le capitaine de l’équipe nationale du Sénégal à l’issue de la seconde séance d’entraînement hier.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJI (photos)

A Saint-Pétersbourg ce vendredi 15 juin, le Maroc n’a pas réussi à faire la différence face à l’Iran dans une rencontre qui s’annonçait décisive. Pire, ils ont été battus par la Team Melli dans les arrêts de jeu après un but contre son camp d’Aziz Bouhaddouz (90e+5).

Après avoir débuté leur match avec beaucoup d’intensité, les Lions de l’Atlas ont fini par s’essouffler et n'ont jamais trouvé la solution pour repartir avec trois points très précieux dans ce groupe B où figurent le Portugal et l’Espagne.

L'équipe d'Egypte, qui a été finalement privée de Mohamed Salah, toujours blessé, s'est inclinée (0-1) face à l'Uruguay, ce vendredi 15 juin à Ekaterinbourg. Retour sur l'entrée en lice des « Pharaons » dans le groupe A de la Coupe du monde 2018 de football.

L'équipe de Maroc affronte celle d'Iran, ce vendredi 15 juin à 15h TU à Saint-Pétersbourg. Vivez l'entrée en lice des « Lions de l'Atlas » dans le groupe B de la Coupe du monde 2018 de football, à partir de 14h45 TU.

Le Maroc et l'Iran se retrouvent face à face vendredi 15 juin au stade de Saint-Pétersbourg pour leur premier match du Mondial et de leur histoire. Une rencontre qui oppose les deux outsiders du groupe B où figurent les poids lourds espagnol et portugais.

La Russie, pays organisateur de la Coupe du Monde 2018, a réussi une entame idéale, en écrasant l’Arabie Saoudite (5-0), jeudi, à Moscou, en match d’ouverture du Mondial qui se poursuivra jusqu’au 15 juillet prochain.

Les footballeurs russes, sans pitié pour leurs homologues saoudiens visiblement un peu inexpérimentés, ont ouvert le score à la 12e minute, par l’entremise de Youri Gazinski, premier buteur du Mondial 2018.

Ils ont doublé la mise avant la mi-temps (43e), grâce à Denis Cherichev, puis marqué un troisième but à la 71e, par Artem Dziouba.

Denis Cherichev s’est offert un doublé (90e +1) dans les arrêts de jeu, avant un coup franc direct d’Alexandre Golovine (90e +3).

Peu avant cette rencontre ayant opposé les deux plus mauvaises sélections du tournoi au classement FIFA, 70e (Russie) et 67e (Arabie saoudite), s’était tenue une courte cérémonie d’ouverture de moins d’une demi-heure au stade Loujniki de Moscou.

Après une allocution du président russe Vladimir Poutine, dans laquelle ce dernier a plaidé pour que le sport favorise "la paix et la compréhension mutuelle entre les nations", le chanteur britannique Robbie Williams a fait son apparition pour le show d’ouverture, accompagné par la soprano russe Aïda Garifoullina.

Un peu plus tôt, Iker Casillas, champion du monde avec l’Espagne en 2010, avait dévoilé le trophée de la Coupe du monde au bord de la pelouse, accompagné de Natalia Vodianova.

Il y a eu aussi la brève apparition de l’ancien attaquant brésilien Ronaldo, accompagné d’un enfant qu’il a laissé faire une passe à la mascotte du Mondial 2018, le loup Zabivaka.

Avec ce large succès en ouverture, la sélection russe, à qui l’on n’accordait pas beaucoup de crédit jusque-là engrange beaucoup de confiance en attendant la suite que l’on peut espérer aussi spectaculaire que les 5 buts inscrits d’entrée par le pays organisateur.

Source : APS

Que roule la balle…

14 Jui 2018
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Un premier verdict est tombé hier à Moscou avec la désignation par les 203 délégués des fédérations membres de la Fifa du ticket Etats-Unis – Mexique – Canada pour l’organisation du Mondial 2026 au détriment du Maroc. D’autres sont attendus à compter d’aujourd’hui sur les pelouses russes, dont l’ultime, le plus gros, le plus beau, est prévu le 15 juillet prochain qui désignera le successeur de l’Allemagne au palmarès de la Coupe du monde de football. Dans la course à l’organisation du Mondial 2026, on avait annoncé un combat farouche, une lutte serrée. Il n’en fut rien : 124 à 65 (et quelques abstentions)! Le verdict est sans appel. Outre la qualité du dossier nord-américain, la diplomatie souterraine alliée à la puissance économique et financière a contribué à faire la différence.

Heureusement que sur le terrain, c’est à la force des jarrets et à l’intelligence des footballeurs, à la science du jeu de leur coach et parfois au bon vouloir des dieux capricieux du football si ce ne sont aux aléas de la trajectoire vicieuse ou détournée d’une frappe que se jouent les rencontres. Toutes choses plus d’autres encore qui, mises bout à bout, font la beauté du sport préféré des hommes en ce que les (supposés) meilleurs ne gagnent pas toujours. La fameuse incertitude du foot qui fait qu’à l’orée du Mondial russe, chacune des 32 équipes peut s’autoriser, avec plus ou moins de conviction certes, à rêver d’un sacre au bout de ce mois de compétition ! Même la Russie, est-on tenté de dire, qui entrera cet après-midi dans « sa » compétition avec les jambes flageolantes. Car, équipe la plus mal classée des trente deux qualifiées au hit-parade mensuel de la Fifa, elle n’a pas remporté un seul match depuis le début de cette année. Mais, elle compte rebondir et se lancer à la conquête du monde cet après-midi en ouverture de « son » Mondial, aux dépens de l’Arabie Saoudite légèrement mieux cotée (68ème contre 70ème).

C’est dire que la Coupe du monde de foot, c’est le champ de tous les possibles. Aucune équipe ne se contentera de l’honneur d’y être. Chacune se sent investie d’une mission et a une fierté et des couleurs nationales à défendre. En outre, ce premier Mondial en Europe centrale, au pays des Tsars, 21ème édition du nom, est bien parti pour raviver la rivalité entre les deux seuls continents à avoir jusqu’ici remporté le trophée tant convoité, l’Amérique et ses neuf sacres et l’Europe et ses onze victoires. Mais jusqu’à la précédente édition, le Brésil avait été la seule équipe d’un continent (américain en l’occurrence) à s’être imposée en territoire adverse, en 1958 en Suède. Or, ultime affront, c’est sur ses terres même de « pays du football » que l’Allemagne est venue, il y a quatre ans « égalisé » pour l’Europe au nombre de victoires remportées en zone adverse. L’Afrique ne suivra pas à distance ce duel et compte bien redistribuer les cartes.

Cela fait quatre ans que le monde attend. Le jour est enfin arrivé. Que roule la balle et pour un mois de foot qu’on ose espérer de ouf.

B. Khalifa NDIAYE

UneMondial18

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Les Lions du Spartak Arena au … Lujniki

  Logé dans le groupe H, le Sénégal disputera ses trois matchs du premier tour dans trois stades différents : le Spartak Arena le 19 juin contre la Pologne, stade Samara le 24 juin contre le Japon et l’Iekaterinbourg Arena le 28 juin contre la Colombie. Les Lions devront réaliser un parcours sans faute pour espérer être au rendez-vous le 15 juillet,  à l’emblématique stade Lujniki considérée comme le « Cœur du sport russe ».Le Mondial 2018 se déroulera du 14 juin au 15 juillet dans 12 stades répartis dans 11 villes russes qui vont vivre la fièvre de la Coupe du monde. Les 32 nations qui prendront part à cette 21e édition partagent toutes les mêmes ambitions : jouer la finale le 15 juillet, à Lujniki et remporter le prestigieux trophée de la Coupe du monde.

Construit en 1956, l’emblématique stade de 81.000 places, encore appelé le « Cœur du sport russe » sera l’un des sites incontournables de ce mondial. Cette enceinte mythique a accueilli une multitude de compétitions sportives, dont les Jeux Olympiques d’été de 1980 et les Championnats du monde d’athlétisme de 2013. De sa création à aujourd’hui, sa pelouse a abrité des milliers de matchs. En 1999, Parme y a battu 3-0 l’Olympique de Marseille en finale de la Coupe de l’Uefa. Ce temple a abrité la finale de la prestigieuse Ligue des champions de 2008 qui a vu Manchester United prendre le meilleur su Chelsea. Ce stade servira de cadre au match d’ouverture, mais aussi à trois matches de groupes, un huitième de finale, une demi-finale et à la grande finale.

Pour son entrée en lice dans la compétition, le Sénégal jouera à l’Otkrytie Arena, l’antre du FK Spartak, champion de Russie en titre. Rebaptisé Spartak Arena avec le Mondialn ce stade de 45.000 sièges est l’un des plus bouillants de Russie. Outre les Lions du Sénégal, la Tunisie, le Brésil et l’Argentine y joueront respectivement contre la Belgique, la Serbie et l’Islande.
Après l’Otkrytie Arena, le Sénégal effectuera un voyage de plus de 1700 km à l’est de Moscou pour rallier l’Iekaterinbourg Arena du FC Oural où il affrontera le 24 juin le Japon.

Les matchs Egypte-Uruguay et France-Pérou sont prévus dans ce stade d’une capacité de 35.000 places.
Enfin, le dernier match des Lions se déroulera le 28 juin, à Samara, dans l’antre du Krylia Sovetov. Ils y croiseront la Colombie. Avec ses 45.000 places, le stade de Samara qui constitue la plus grande enceinte sportive de Russie accueillera six matchs de la compétition dont un huitième de finale et un quart de finale.

Pour poursuivre l’aventure et espérer jouer au Loujniki, le stade légendaire de Moscou, les Lions doivent faire bonne impression et terminer premier ou deuxième de leur groupe. Si par chance ils terminent à la tête de leur groupe, ils resteront à Moscou et joueront le 3 juillet contre le deuxième du groupe G (Belgique, Angleterre, Tunisie, Panama), puis un quart de finale à Samara, une demi-finale et une finale à Lujinki. S’ils terminent deuxièmes, ils disputeront leur huitième à la Rostov Arena, un joyau d’une capacité de 45.000 personnes. Une qualification des hommes de Cissé en quarts de finale les mènera à la Kazan Arena, une belle enceinte de 45.000 places où évolue le Rubin Kazan, champion de Russie en 2008 et 2009.

S’ils parviennent à passer ce cap, ils pourront alors voir et jouer  au stade Krestovski de Saint-Pétersbourg, le deuxième plus grand stade de Russie avec ses 68.134 places. La Saint-Pétersbourg Arena ou Stade Krestovski, qui  a accueilli en 2017 la finale de la Coupe des confédérations opposant l’Allemagne au Chili. Toutefois, les Lions n’auront pas la chance de fouler les pelouses du stade olympique Ficht de Sotchi et de la Volgograd Arena, ni encore celles des stades de Nijni Novgorod, de Kaliningrad, de Mordovie Arena, située à Saransk, et de la Baltika Arena.

Samba Oumar FALL
(envoyé spécial)

AU RYTHME DE LA TANIERE

23 Lions pour écrire l’histoire

Les Lions entament, le 19 juin prochain, leur Coupe du monde face à la Pologne. Logée dans le Groupe H avec pour autres adversaires le Japon et la Colombie, l’équipe du Sénégal version 2018 sait que, forcément, elle sera comparée à sa grande devancière de 2002 qui avait atteint les quarts de finale en Corée du Sud et au Japon.
C’est là le défi auquel sont confrontés les joueurs du coach Aliou Cissé, capitaine de cette glorieuse formation de 2002. Ces jeunes joueurs sont décidés à écrire leur histoire. Et à écrire l’histoire.
Ils en ont les moyens, reste à savoir quel sera leur comportement sur les aires de jeu russes. En attendant, voici les 23 en charge de faire rêver tout un peuple.


GARDIENS DE BUT

ALFRED GOMIS  
(SPAL, ITALIE)

En Russie, pour apprendre
Natif de la ville de Ziguinchor, Alfred Gomis, un jeune gardien de but pétri de qualité, a réussi à se faire une place dans le relevé championnat italien réputé pour ses grands gardiens de but de classe mondiale comme Buffon, Donnarumma et autres Handanovic.
Gomis est un avenir pour la sélection. Titularisé pour la première fois lors de la dernière journée des éliminatoires de la Coupe du monde contre l’Afrique du Sud (victoire 2-1), Alfred Gomis avait montré de belles choses.
Avec 23 matches de Série A disputés cette saison avec Spal, il a contribué au maintien du club dans l’élite du football italien. En Russie, Gomis attendra son heure pour montrer de quoi il est capable.

ABDOULAYE DIALLO (STADE RENNAIS, FRANCE)

Une place de titulaire à reconquérir
Titulaire lors de la Can 2017, Abdoulaye Diallo avait de belles performances au Gabon.
En difficulté en club après la compétition continentale, le natif de Reims a vu Khadim Ndiaye revenir en force lui ravir la place de titulaire dans les buts. International espoir français, Abdoulaye Diallo qui n’est pas très utilisé par le Stade Rennais est un gardien de but moderne très expérimenté, qui connaît bien la haute compétition. Calme et serein, il a tous les atouts en main pour redevenir le titulaire de la sélection.

KHADIM NDIAYE (HOROYA AC, GUINEE)

L’unique “Africain”
du groupe
Champion du Sénégal en 2009 avec la Linguère de Saint-Louis, Khadim Ndiaye connaîtra sa première sélection l’année suivante sous les ordres d’Amara Traoré.
Lors de la Can 2012, il perd sa place de titulaire au profit de Bouna Coundoul. Après la débâcle de Bata (trois défaites), Khadim Ndiaye va connaître une traversée du désert. Mais, grâce à ses performances avec le Horoya Ac, Khadim Ndiaye séduit le sélectionneur national. Khadim renaît et est régulièrement convoqué par Aliou Cissé qui, au fil des matches, fera de lui son titulaire.
Décisif lors des derniers matches des éliminatoires de la Coupe du monde, il a une belle occasion de montrer tous ses talents lors de la grande messe du football mondial.

DEFENSEURS

YOUSSOUF SABALY
(BORDEAUX, FRANCE) 

Le Marcelo sénégalais  
Champion du monde des moins de 20 ans en 2013 avec la France, Youssouf Sabaly avait toutes les chances de jouer avec les Bleus, mais le défenseur a opté pour le Sénégal, pays d’origine de ses parents.
Convoqué pour la première fois par Aliou Cissé le 7 octobre 2017, pour le match des éliminatoires du Mondial, contre le Cap-Vert à Praia, le défenseur des Girondins de Bordeaux a donné beaucoup de motifs de satisfaction.
Sa polyvalence a fait de lui une valeur sûre sur laquelle Aliou Cissé compte beaucoup. Aussi bien à l’aise à droite qu’à gauche, le Girondin a rapidement trouvé ses marques. Non seulement sa polyvalence sur le terrain séduit, sa capacité à s’adapter fait également l’unanimité.
Titulaire indiscutable en club, il est l’un des joueurs les plus compétitifs de l’équipe de Bordeaux.

SALIOU CISS
(VALENCIENNES, FRANCE)

La roue de secours
Depuis l’arrivée d’Aliou Cissé à la tête de la sélection, Saliou Ciss fait partie des défenseurs qui sont régulièrement convoqués.
Les latéraux gauches ne courant pas les rues, le joueur de Valenciennes a saisi sa chance et gagné sa place de titulaire sur le flanc gauche de la défense des Lions lors des phases qualificatives à la Coupe du monde. Très régulier en club, l’ancien joueur de Diambars qui a du métier alterne souvent le bon et le moins bon. Il sera l’une des pièces maîtresses de la défense sénégalaise qui a toujours eu des lacunes sur le côté gauche.

KARA MBODJI
(ANDERLECHT, BELGIQUE)

Le fauve
Il fait partie des cadres de cette équipe pour avoir y fait plusieurs piges et disputé deux Can. Titulaire indiscutable en défense, Kara Mbodji fait partie des satisfactions de l’équipe, même s’il ne fait toujours pas l’unanimité.
Le défenseur central ne se limite pas seulement à défendre. Il sait aussi marquer. Son compteur affiche cinq buts ; ce qui fait de lui l’un des meilleurs buteurs de l’équipe en activité. Le défenseur d’Anderlecht forme avec Kalidou Koulibaly une solide tour de contrôle sur laquelle le Sénégal compte pour embarrasser les attaquants adverses. Eloigné des terrains pendant sept mois pour raison de blessure, Kara Mbodji effectue à temps son grand retour.

KALIDOU KOULIBALY
(NAPLES,  ITALIE)

L’indomptable
Dès sa première convocation en équipe nationale en août 2015 et ses débuts sous le maillot national, Kalidou Koulibay est devenu une des valeurs sûres de l’équipe, l’un des piliers de la défense de Lions. Intelligent, toujours au bon endroit et au bon moment pour intercepter les ballons, des tacles toujours propres, KK a convaincu son monde. Avec ces caractéristiques, sa carrière à Naples, où il évolue depuis quelques années, a pris une dimension supplémentaire.
Dans la très exigeante Série A italienne, le défenseur sénégalais, né en France, est devenu l’un des meilleurs spécialistes à son poste.
Avec une étonnante régularité, Koulibaly qui a fini de gagner ses galons de titulaire dans la charnière centrale sera un atout de taille sur lequel Aliou Cissé et toute l’équipe pourront compter en Russie. Il fait l’objet de beaucoup de convoitise de la part de grands clubs comme Barça.  

SALIF SANE
(HANOVRE 96, ALLEMAGNE)

Le polyvalent
Depuis sa première convocation en équipe nationale, Salif Sané a marqué son territoire. Si bien qu’aujourd’hui, il constitue un atout de taille pour Aliou Cissé.
Très performant depuis l’entame de la saison avec Hanovre, en Bundesliga, le milieu de terrain, avec sa polyvalence, apporte une plus-value dans l’équipe. Il est aussi capable de jouer en défense et se sent très à l’aise dans l’axe central. Aliou Cissé avait fait appel à lui pour suppléer Kalidou Koulibaly et Kara Mbodj. Travailleur et patient, Salif Sané a tous les atouts pour briller dans cette compétition.

LAMINE GASSAMA
(ALANYASPOR, TURQUIE)

L’assurance
Crédité de belles prestations sur le flanc droit de l’équipe nationale, Lamine Gassama n’a pas pour autant fait l’unanimité autour de lui.
Mais ce joueur d’expérience qui a répondu à l’appel de la sélection en 2011 s’est bonifié et a gagné en expérience.
Gassama qui a montré qu’on pouvait toujours compter sur lui, a réussi de très bonnes performances.
Le défenseur qui a gagné la confiance d’Aliou Cissé qui l’a toujours soutenu a encore une occasion de prendre sa revanche sur toutes les personnes qui n’ont jamais cru en lui. Il doit donner le maximum et le meilleur de lui-même dans quelques jours en Russie.

MOUSSA WAGUE
(KAS EUPEN, BELGIQUE)

Le secouriste
Son premier match en sélection, c’était contre le Nigeria en mars 2017. Et depuis lors, Moussa Wagué a tapé dans l’œil du sélectionneur national. Malgré la concurrence dans le couloir droit de la défense, le défenseur de Kas Eupen (Ligue 1 belge) a gagné en confiance match après match.
En Russie, l’ancien pensionnaire d’Aspire qui s’est révélé lors de la Coupe du monde des U20, va jouer pleinement sa partition pour donner raison à Aliou Cissé.

MILIEUX DE TERRAIN

PAPE ALIOUNE NDIAYE
(STOKE CITY,
ANGLETERRE)

Le relayeur
Milieu offensif aux qualités techniques immenses, Pape Alioune Ndiaye a pris ses marques en sélection.
Il est l’une des grandes satisfactions de la sélection.
Révélé au grand public lors de la Can 2017 où il a gagné ses galons de titulaire dans une position de relayeur, Aliou Cissé lui a renouvelé sa confiance.
Match après match, il ne cesse de montrer tout son engagement, son application et son aisance technique.
En Russie, Pape Alioune Ndiaye qui a pris de l’envergure en équipe nationale aura toute la latitude de démontrer toute sa classe et son talent.

IDRISSA GANA GUEYE
(EVERTON, ANGLETERRE)

Le régulateur
Il fait partie des cadres de cette sélection depuis qu’il a intégré la Tanière. Milieu récupérateur, Idrissa Gana Guèye qui abat un travail exceptionnel est devenu le maestro dans l’entrejeu, le dépositaire du jeu des Lions. Un rôle essentiel qu’il joue à merveille, et qui fait de lui la pièce la plus importante du jeu de l’équipe nationale. Titulaire indiscutable, le milieu défensif d’Everton a été l’élément du groupe le plus utilisé par Cissé. Sa bonne vision de jeu, sa technique au-dessus la moyenne et son rendement lui ont valu au joueur formé à l’Institut Diambars une présence régulière en sélection depuis l’arrivée d’Aliou Cissé aux commandes. Un vrai régulateur à l’image d’un certain Ngolo Kanté chez les Bleus français.  

CHEIKHOU KOUYATÉ (WEST HAM, ANGLETERRE)
Le taulier
Capitaine de la sélection nationale depuis l’arrivée d’Aliou Cissé, Cheikhou Kouyaté est l’un des joueurs les plus réguliers voire le plus régulier. Sa polyvalence lui permet de jouer aussi bien au milieu qu’en défense, mais le joueur de West Ham préfère se positionner devant la défense. Titulaire indiscutable dans cette équipe nationale, Kouyaté sera, encore une fois, le leader incontesté qui mènera ses coéquipiers vers le très attendu exploit des Lions du Sénégal en Russie. Malgré son physique de Sahélien, il perd rarement ses duels. Un vrai taulier qui sait se faire respecter dans l’entrejeu. Un capitaine qui sait donner l’exemple, à l’image de son coach Aliou Cissé, dans sa jeunesse.       

CHEIKH NDOYE
(BIRMINGHAM CITY,
ANGLETERRE)

Le poumon  
Il fait partie des joueurs qui ne rechignent jamais à la tâche, qui mouillent à chaque fois le maillot. Cheikh Ndoye n’est pas souvent titulaire, mais chaque fois qu’il est sur le terrain, il se donne à fond. Cheikh Ndoye qui a laissé de fortes impressions lors de son passage à Angers où il a fait étalage de son immense talent, a également impressionné en sélection par ses performances. Très rugueux et excellent joueur de la tête, Cheikh Ndoye est aussi un joueur polyvalent, capable de jouer milieu défensif, milieu relayeur ou en défense. Avec sa capacité à marquer des buts, il sera aussi l’un des atouts majeurs des Lions.

ALFRED NDIAYE
(WOLVERHAMPTON,
ANGLETERRE)

Le bloc
Convoqué pour la première fois en sélection en 2013 par Alain Giresse, Alfred Ndiaye qui a déjà défendu les couleurs de la France, a fini par devenir un habitué de la Tanière. Mais le volume de jeu et l’expérience de cet infatigable milieu de terrain constitue une aubaine pour Aliou Cissé. Sa polyvalence aussi. Le milieu de terrain récupérateur de Villareal prêté à Wolverhampton bénéficie de la confiance du sélectionneur, aura son mot à dire au mondial russe. Et il a tout intérêt à donner le maximum de lui-même pour montrer qu’il a bien sa place dans cette équipe. Sa passe décisive contre la Croatie sur le but d’Ismaïla Sarr est un bon point pour lui.   

ATTAQUANTS

SADIO MANE : (LIVERPOOL, ANGLETERRE)
L’espoir du Sénégal

Véritable fierté sénégalaise de par ses performances avec Liverpool, Sadio Mané qui réalise la saison la plus aboutie de sa carrière, sera un des joueurs les plus suivis lors de la Coupe du monde. L’espoir de tout un peuple repose sur ses … pieds. En sélection, l’attaquant des Lions a fait preuve d’une belle régularité avec quatre buts inscrits en 2017 (contre Tunisie, Zimbabwe, Côte d’Ivoire et Burkina Faso). Sadio Mané a souvent été décisif avec trois buts en phase éliminatoire de la Can 2017 (Burundi, Namibie, Burundi), deux buts à la Can 2017 (Tunisie et Zimbabwe), deux buts en éliminatoires de la Coupe du monde (Burkina Faso, Madagascar). C’est dire qu’il est attendu pour montrer tout ce qu’il sait faire en Russie.

KEITA DIAO BALDE
(AS MONACO, FRANCE)

Le Cristiano Ronaldo sénégalais
Il n’a pas encore confirmé tout le talent qu’on lui prête, mais Keita Baldé reste un des attaquants sur lesquels compte Aliou Cissé pour réussir un bon parcours mondial.
Joueur assez complet et à l’aise des deux pieds, Baldé aime dévorer les espaces et utiliser sa vitesse pour faire la différence. L’attaquant monégasque a réussi à se faire une place sur le front de l’attaque sénégalaise. Keita Baldé a encore une belle marge de progression à faire. Avec cette Coupe du monde, l’heure est venue pour le jeune attaquant aux trois noms de famille pour confirmer les espoirs placés en lui.
Il a le potentiel pour briller au front de l’attaque des Lions.
A condition qu’il retrouve entièrement sa forme. Car, il revient de longue période d’indisponibilité pour cause de blessure.  

DIAFRA SAKHO
(STADE RENNAIS, FRANCE)

L’arme fatale des Lions ?
Malgré son faible rendement depuis qu’il a rejoint le Stade Rennais, Diafra Sakho sera du voyage pour la Russie.
Aliou Cissé qui croit en son talent et ses capacités, a fermé les yeux sur son peu de temps de jeu et misé sur lui.
L’attaquant international ne s’est pas encore adapté dans la Ligue 1 française, mais ses qualités de buteur n’ont pas disparu avec son irrégularité. Il devra élever son niveau de jeu à défaut de revenir à 100% pour rassurer et mériter la confiance de son entraîneur qui a besoin de ses attaquants dans leurs grands jours.

MOUSSA KONATE
(AMIENS, FRANCE)

Le sosie d’Henri Camara
Il est l’un des attaquants les plus prolifiques de l’équipe et sa convocation était fort attendue. Moussa Konaté qui a porté cette saison son club, Amiens, fait cependant preuve d’une étonnante crise de régularité en équipe nationale. Même s’il a été l’un des deux buteurs des Lions lors des quatre derniers matches amicaux (contre Ouzbékistan), Moussa Konaté n’a plus marqué depuis le 29 mars 2016, contre le Niger. Son réveil est fortement attendu, s’il aspire à retrouver une place de titulaire.

ISMAILA SARR
(STADE RENNAIS, FRANCE)

La flèche
Fort de sa progression fulgurante, Ismaïla Sarr sera sans aucun doute l’un des fers de lance de l’attaque sénégalaise. L’attaquant qui a enchaîné les belles prestations en équipe nationale a fini de convaincre Aliou Cissé qui a certainement coché, les yeux fermés, le nom de l’attaquant du Stade Rennais sur la liste des 23 joueurs pour le Mondial russe. Le jeune international qui a dit n’avoir jamais douté de sa place en équipe nationale, est attendu pour exploser dans cette compétition.  

MBAYE NIANG
(TORINO, ITALIE)

Le taureau
Sa convocation en équipe nationale avait créé un sacré tollé, mais Mbaye Niang a su surmonter la situation. L’attaquant de Torino avait réussi des prestations de haute facture, faisant ainsi taire les plus sceptiques. Vivace et rapide, Niang a montré qu’il était un attaquant moderne qui savait faire de la percussion. Sa principale force est qu’il peut jouer à tous les postes du secteur offensif. Il est à l’aise presque partout. Contre le Luxembourg, en amical (0-0), Niang l’avait prouvé. Mbaye Niang qui s’est bien fondu dans le système a encore beaucoup de choses à montrer. Il tarde encore à débloquer son compteur but avec la sélection pour éclater.   

MOUSSA SOW
(BURSASPOR, TURQUIE)

Le doyen souvent décisif  
Doyen de cette équipe, Moussa Sow n’a plus ses jambes de 20 ans et vit une saison assez compliquée en Turquie.
L’attaquant reste cependant un des hommes forts d’Aliou Cissé qui compte mettre à profit son expérience.
Depuis qu’il est international, Moussa Sow a porté le maillot sénégalais à 45 reprises et a marqué pas moins de 16 buts. L’attaquant de Bursaspor joue, sans doute, sa dernière compétition avec la sélection.

MAME BIRAM DIOUF
(STOKE CITY, ANGLETERRE)

Le renard des surfaces
Moins brillant qu’à ses débuts en sélection, Mame Biram Diouf qui est sur une pente descendante depuis quelques années, reste un joueur dont Cissé ne se passerait pour rien au monde.
Le sélectionneur national l’a prouvé à plusieurs reprises. Véritable renard des surfaces, l’attaquant a le mérite d’effectuer un gros pressing et aussi de travailler pour le reste du collectif.
Que les résultats soient positifs ou non, il répond toujours présent, n’hésitant pas parfois à abattre un travail défensif énorme pour un attaquant. Aliou Cissé adore le profil de Diouf qui peut jouer sur tout le front de l’attaque, à gauche, dans l’axe ou à droite, et même en … défense, en club.


KARA MBODJI
(ANDERLECHT, BELGIQUE)

Le fauve
Il fait partie des cadres de cette équipe pour avoir y fait plusieurs piges et disputé deux Can. Titulaire indiscutable en défense, Kara Mbodji fait partie des satisfactions de l’équipe, même s’il ne fait toujours pas l’unanimité.
Le défenseur central ne se limite pas seulement à défendre. Il sait aussi marquer. Son compteur affiche cinq buts ; ce qui fait de lui l’un des meilleurs buteurs de l’équipe en activité. Le défenseur d’Anderlecht forme avec Kalidou Koulibaly une solide tour de contrôle sur laquelle le Sénégal compte pour embarrasser les attaquants adverses. Eloigné des terrains pendant sept mois pour raison de blessure, Kara Mbodji effectue à temps son grand retour.

KALIDOU KOULIBALY
(NAPLES,  ITALIE)

L’indomptable
Dès sa première convocation en équipe nationale en août 2015 et ses débuts sous le maillot national, Kalidou Koulibay est devenu une des valeurs sûres de l’équipe, l’un des piliers de la défense de Lions. Intelligent, toujours au bon endroit et au bon moment pour intercepter les ballons, des tacles toujours propres, KK a convaincu son monde. Avec ces caractéristiques, sa carrière à Naples, où il évolue depuis quelques années, a pris une dimension supplémentaire.
Dans la très exigeante Série A italienne, le défenseur sénégalais, né en France, est devenu l’un des meilleurs spécialistes à son poste.
Avec une étonnante régularité, Koulibaly qui a fini de gagner ses galons de titulaire dans la charnière centrale sera un atout de taille sur lequel Aliou Cissé et toute l’équipe pourront compter en Russie. Il fait l’objet de beaucoup de convoitise de la part de grands clubs comme Barça.  

SALIF SANE
(HANOVRE 96, ALLEMAGNE)

Le polyvalent
Depuis sa première convocation en équipe nationale, Salif Sané a marqué son territoire. Si bien qu’aujourd’hui, il constitue un atout de taille pour Aliou Cissé.
Très performant depuis l’entame de la saison avec Hanovre, en Bundesliga, le milieu de terrain, avec sa polyvalence, apporte une plus-value dans l’équipe. Il est aussi capable de jouer en défense et se sent très à l’aise dans l’axe central. Aliou Cissé avait fait appel à lui pour suppléer Kalidou Koulibaly et Kara Mbodj. Travailleur et patient, Salif Sané a tous les atouts pour briller dans cette compétition.

LAMINE GASSAMA
(ALANYASPOR, TURQUIE)

L’assurance
Crédité de belles prestations sur le flanc droit de l’équipe nationale, Lamine Gassama n’a pas pour autant fait l’unanimité autour de lui.
Mais ce joueur d’expérience qui a répondu à l’appel de la sélection en 2011 s’est bonifié et a gagné en expérience.
Gassama qui a montré qu’on pouvait toujours compter sur lui, a réussi de très bonnes performances.
Le défenseur qui a gagné la confiance d’Aliou Cissé qui l’a toujours soutenu a encore une occasion de prendre sa revanche sur toutes les personnes qui n’ont jamais cru en lui. Il doit donner le maximum et le meilleur de lui-même dans quelques jours en Russie.

MOUSSA WAGUE
(KAS EUPEN, BELGIQUE)

Le secouriste
Son premier match en sélection, c’était contre le Nigeria en mars 2017. Et depuis lors, Moussa Wagué a tapé dans l’œil du sélectionneur national. Malgré la concurrence dans le couloir droit de la défense, le défenseur de Kas Eupen (Ligue 1 belge) a gagné en confiance match après match.
En Russie, l’ancien pensionnaire d’Aspire qui s’est révélé lors de la Coupe du monde des U20, va jouer pleinement sa partition pour donner raison à Aliou Cissé.

 


Au rythme de la tanière

Echos…Echos…Echos…

 

Accréditation : Les journalistes sénégalais ont reçu leur précieux sésame. Le centre d’accréditation de la Fifa ne désemplit plus. Le ballet des journalistes qui y viennent pour récupérer leurs badges est incessant.
Hier, la presse sportive sénégalaise accréditée à la Coupe du monde Russie 2018 a sacrifié à ce rituel avec succès. Les accréditations sont essentielles pour pouvoir accéder aux stades et couvrir les matches, les conférences de presse et autres interviews express réalisées dans les zones mixtes.

Rares taxis : Il est très difficile de se trouver un taxi à Kalouga. Les journalistes sénégalais qui voulaient aller à l’accueil des Lions, en fin d’après-midi, l’ont appris à leurs dépens. Ils ont pointé de longues minutes le long des larges avenues de la ville avant d’en trouver.

Comme des bêtes de foire ! Les envoyés spéciaux de la presse nationale au Mondial ont suscité beaucoup de curiosité, hier, à Kaluga.
Partout où ils passaient, on les dévisageait avec insistance.
Il est vrai que les Noirs sont rares dans ce coin de Russie. Certains autochtones n’ont même pas hésité à se faire photographier avec eux.

Pluie et verdure : Ces mêmes journalistes étaient très impressionnés par la verdure présente partout, de Moscou à Kaluga, et par la pluie qui a tombé sans crier gare sur cette dernière ville. En bons Sahéliens, ils ont grandement apprécié ce réconfortant spectacle qu’ils auraient bien aimé avoir chez eux.

Diègane SARR et B. Khalifa NDIAYE


Au cœur du mondial
Le stade du Spartak prêt pour recevoir les Lions

Moscou : Le coup d’envoi de la 21e édition de la Coupe du monde sera donné demain, 14 juin, au mythique stade Lujniki. Le Sénégal démarre sa compétition le 19 juin, face à la Pologne, au stade du Spartak de Moscou. L’Otkrytie Arena a fini de faire sa mue et est prêt à recevoir ses prestigieux hôtes.

Avec sa façade composée de carreaux rouges et blancs, en référence aux couleurs du club, et son toit rétractable, le stade du Spartak de Moscou, baptisé Otkrytie Arena, situé au nord-ouest de Moscou, fait partie des arènes qui accueilleront des matches de la Coupe du monde « Russie 2018 ».

Devant le stade est érigée une grande statue de Spartacus, le célèbre gladiateur romain auquel s’identifie le club ; un club emblématique qui, malgré ses huit décennies d’existence, n’a pu disposer de son propre stade qu’en 2014. Et aujourd’hui, ce stade est fin prêt pour accueillir ses hôtes qui ont pour nom Sénégal, Argentine, Brésil, Belgique, Tunisie.
Sur place, une dizaine d’ouvriers s’affairent aux derniers réglages. Des agents effectuent, de leur côté, des vérifications. Dans l’enceinte de ce temple du football, des membres du comité local d’organisation, habillés de tee-shirts rouges à l’effigie de la Fifa, répètent leurs gammes. Alentours, des patrouilles de la police vont et viennent. La cavalerie est aussi là pour veiller au grain.

Des agents préposés à la sécurité, avec leur uniforme noir, font également partie du décor. Ils sont partout et ont l’œil sur tout. Comme dans les onze autres stades de Russie qui accueilleront les matchs de la phase finale, les autorités russes ont mis en place des mesures de sécurité exceptionnelles à l’Otkrytie Arena. Des portiques de sécurité sont perceptibles au niveau des principales portes d’entrée du stade. Un énorme périmètre de sécurité est prévu autour de l’enceinte. Pour pouvoir accéder au stade, les supporters et autres spectateurs devront se munir de leur fan ID et d’un ticket d’entrée personnalisé. Ils seront en plus soumis à une fouille et à un contrôle électronique.

C’est dans ce stade du club le plus populaire et le plus titré de toute l’histoire du football russe que le Sénégal aura le privilège de démarrer sa compétition. Les Lions y affronteront la Pologne le 19 juin, pour la rencontre inaugurale du groupe H, avec comme ambition de bien rentrer dans la compétition comme le réussirent leurs illustres devanciers en 2002. Ce stade a accueilli des matches de la Coupe des Confédérations en 2017, des matches de Ligue Europa et de Ligue des champions de l’Uefa, mais aussi du championnat russe.

L’équipe nationale de la Russie y a aussi joué quelques matches contre la Lituanie, la Moldavie, la Suède et l’Autriche. Mais le match Sénégal-Pologne ne sera pas le premier de la Coupe du monde à y être disputé. Avant la confrontation entre Sénégalais et Polonais, l’Argentine y sera opposée à l’Islande le 16 juin. Ce stade servira également de cadre à deux autres rencontres de la phase de groupes, à savoir Belgique-Tunisie le 23 juin et Serbie-Brésil le 27 juin. Un match de huitième de finale y est aussi prévu le 3 juillet. Il ne reste qu’à souhaiter que l’Otkrytie Arena porte bonheur à Aliou Cissé et à ses hommes.

Samba Oumar FALL, envoyé spécial en Russie

Ambiance
Les Russes ne parlent pas football !

Pour la 21e édition de la Coupe du monde qui démarre demain, jeudi 14 juin, le plus grand nombre de demandes émane de la Russie, mais pour l’heure, la ferveur se note plutôt du côté des équipes étrangères. En effet, des milliers de supporters ont pris d’assaut le territoire russe, grâce au Fan ID. Pour faciliter l’arrivée des étrangers, les autorités russes ont fait dans l’innovation en mettant en place un dispositif qui permet aux supporters d’entrer dans leur territoire sans visa. En plus d’être gratuit et valable pour les 64 matches de la compétition, le Fan ID, appelé « passeport du supporter », donne accès aux transports en commun (train, bus, métro).A quelques heures du coup d’envoi de la Coupe du monde, l’engouement semble très modéré à Moscou. L’effigie de Zabivaka, la mascotte officielle de la Coupe du monde de football 2018, est visible un peu partout dans les grandes artères, les drapeaux de la Fifa flottent un peu partout et les bus et autres trains ont changé de décor. Mais la ferveur populaire n’est pas trop perceptible chez les Russes. Même si du côté des amateurs du ballon rond, on attend l’événement avec impatience pour bien célébrer cette grande fête du football. Une première dans leur pays, de vivre des émotions fortes. Mais au contact des femmes, hommes, jeunes et vieux, l’on se rend compte que les Russes ne sont pas très branchés foot. La majeure partie connaît le Brésil, l’Allemagne, la France, l’Espagne, le Portugal, l’Espagne, l’Argentine, l’Angleterre, le Japon. Le Sénégal ? Ils connaissent bien El Hadji Diouf et Sadio Mané. C’est tout ! Ils ne savent même pas que le Sénégal est qualifié et jouera l’un de ses matches à Moscou. Des autres équipes africaines, n’en parlons point. Au Sapsan Arena, terrain annexe du Lokomotiv de Moscou où se déroule le tournoi « Football for friendship », la Coupe du monde est reléguée au second plan. C’est à peine si les Moscovites sont emballés par cette grande messe du football mondial alors que leurs autorités ont mis le paquet sur les infrastructures. Les contreperformances de l’équipe nationale ne sont pas étrangères à ce manque d’engouement.  En effet, beaucoup se font peu d’illusions quant aux chances de leur sélection qui n’est plus un foudre de guerre et craignent un fiasco, avec une élimination dès le premier tour. L’actuel entraîneur, Stanislav Cherchesov, est indexé et ne fait pas l’unanimité pour n’avoir jamais réussi à remettre l’équipe sur les rails. La Russie qui partage sa poule avec l’Arabie Saoudite qu’elle affronte ce jeudi, l’Egypte et l’Uruguay est attendue pour réussir un bon parcours pour redonner un espoir à son public.

Samba Oumar FALL, envoyé spécial en Russie


Au rythme de la tanière

Les Lions ont débarqué à Kaluga

Kaluga (Russie) : Comme attendu, la sélection nationale du Sénégal a débarqué, hier soir, à Kaluga où elle a établi son camp de base pour les besoins de la Coupe du monde Russie 2018.  Et en attendant l’arrivée de la centaine de supporters sénégalais, Aliou Cissé et ses hommes peuvent compter sur un groupe d’inconditionnels russes et … arméniens qui étaient présents à l’aéroport de Kaluga pour leur témoigner leur affection. Toutefois, à cause de la pluie, ces derniers n’ont pas pu leur serrer la main ou encore leur faire signer des autographes comme espéré.

L’équipe nationale de football du Sénégal a foulé, hier, le tarmac de l’aéroport de Kaluga à 19h27 en provenance d’Autriche où elle a disputé et gagné, il y a deux jours, son dernier match amical qui l’opposait à la Corée du Sud. Sortis de l’aéroport sous une pluie battante, une vingtaine de minutes après leur arrivée, Sadio Mané et ses coéquipiers n’ont pu signer des autographes à leurs fans, au nombre d’une vingtaine, massés derrière une barrière établie par les forces de sécurité. Les joueurs sénégalais ont été obligés de regagner directement leur bus, laissant un peu leurs supporters russes et … arméniens à leur faim. Fan des Reds de Liverpool depuis 14 ans maintenant, Alexander espérait serrer la main à Sadio Mané et lui faire signer un autographe ; de même que sa femme Anasthasia qui rêvait de prendre des photos avec l’attaquant sénégalais. Citoyens russes, ils ont préféré soutenir la sélection sénégalaise qu’ils voient d’ailleurs passer le cap du premier tour. Alaxander et Anasthasia ne fondent pas beaucoup d’espoir sur leur équipe nationale qualifiée d’office à la compétition mais dont les matches amicaux disputés n’ont pas été rassurants. Ce couple féru de foot et les autres supporters ont donc bravé la pluie dans l’espoir de communier avec leurs idoles. S’ils n’ont pas pu réaliser leur rêve comme ils l’entendaient, ces inconditionnels du Sénégal peuvent tout de même se contenter d’une petite consolation : un signe de la main du joueur de Liverpool à leur endroit. Sadio Mané, sourire en coin, a ainsi tenu à leur rendre la monnaie de la pièce en leur exprimant toute son affection et sa reconnaissance. Un geste bien accueilli par les supporters qui ont scandé son nom pour, à leur tour, lui témoigner leur satisfaction.

Les temps des ultimes réglages

Kaluga (Russie) : Cinq matches amicaux disputés depuis la qualification historique de la bande à capitaine Cheikhou Kouyaté contre l’Afrique du Sud en novembre dernier. Bilan, trois nuls contre l’Ouzbekistan, la Bosnie et le Luxembourg, une défaite face à la Croatie et une victoire contre la Corée du Sud. Bouclant ainsi une préparation qui n’avait pas suscité l’optimisme chez les supporters. Mais la victoire précieuse décrochée devant la Corée du Sud au stade Goodrich de Salzbourg en Autriche a redonné confiance au camp de ces supporters. Mais pour les Lions du Sénégal, les choses sérieuses vont commencer la semaine prochaine (19 juin) contre la Pologne.

Mais Aliou Cissé et ses joueurs devront d’abord savoir gérer les 5235 km qu’ils auront à parcourir durant la première phase de ce Mondial, puisqu’ils joueront sur trois sites différents, trois villes différentes, les unes assez éloignées des autres. Dans leur camp de base à Kaluga, une ville située dans la partie centrale de la Russie, les Lions devront déjà concocter leur plan de préparation en direction de ces trois matches d’abord. Disputer un premier match contre la Pologne au stade Spartak de Moscou, ensuite le Japon à Ekaterinburg (24 juin) et enfin la Colombie à Samara (28 juin).

Ils devront aussi composer avec les intempéries dans une ville où la pluie tombe à tout moment, pouvant ainsi perturber le travail. Mais les jeunes joueurs de Cissé ne devraient pas trop s’en faire, puisqu’ils ont décidé d’écrire leur propre histoire et suivre l’exemple de leurs valeureux aînés de 2002. Toutefois, ils seront attendus comme au coin d’un bois, puisque tout le monde les prend au sérieux.
A Aliou Cissé de se hisser au niveau des exigences de la haute compétition.
 

A cet égard, le sélectionneur sénégalais a été on ne peut plus précis, hier à la descente d’avion à Kaluga. « Nous avons fini notre préparation, il nous reste maintenant à disputer les matches de la Coupe du monde pour laquelle nous sommes là. Mais nous allons superviser nos adversaires, visionner nous aussi leurs matches de préparation », lâche Aliou Cissé.


Aliou Cissé, coach des «lions»
« Nous avons des arguments à faire valoir »

Kaluga (Russie) : Après quatre semaines de préparation intensive, l’équipe de football du Sénégal va entrer de plain-pied dans la compétition la semaine prochaine. Hier, Aliou Cissé, ses joueurs et son staff ont débarqué à l’aéroport de Kaluga sous une fine pluie à l’accueil en guise de bienvenue. Dans une ville où les ressortissants sénégalais ne courent pas les rues, les Lions ont tout de même eu un accueil chaleureux de la part des populations de Kaluga qui ont bravé justement cette pluie et sont restées longtemps à attendre la sortie de l’équipe. Ce sont des joueurs décontractés qui ont foulé le tarmac de cet aéroport avant de se diriger vers le bus flambant neuf qui les attendait à la sortie. Aliou Cissé, en chef de file, ne pouvait pas échapper à l’assaut des journalistes sénégalais et étrangers qui l’attendaient depuis quelques heures. Et c’est de bon cœur qu’il s’est prêté aux questions de la presse pour exprimer toute sa satisfaction d’avoir réalisé une bonne préparation depuis un mois. Un stage qui lui a permis de revoir ses joueurs, leur état physique, mental et psychologique à la veille d’une compétition aussi importante que la Coupe du monde de football. « C’est pour dire également que dans l’ensemble, ça s’est plutôt bien passé. C’est toujours intéressant de gagner ; nous avions besoin de gagner ce match contre la Corée du Sud qui était important pour nous. En somme, nous avons bouclé notre préparation sur une note positive », a-t-il dit. 

A ses yeux, le plus important dans cette préparation, c’est de n’avoir pas de blessés. « Nous avons beaucoup travaillé dans tous les domaines du jeu. Cette compétition est importante et nous sommes formatés et bien formés pour cela. Nous avons beaucoup travaillé pendant quatre semaines, maintenant nous allons visionner nos adversaires et nous mettrons la stratégie nécessaire pour affronter le premier match contre la Pologne », a-t-il également indiqué.   Selon le coach du Sénégal, le Mondial a déjà démarré. « C’est une fierté pour nous car de Madagascar à Kaluga, en passant par Polokwane, Ouagadougou, Praia, nous avons bataillé ferme, pendant un an et demi, pour pouvoir faire partie de cette Coupe du monde, cette fête du football mondial. Je crois que cette qualification est méritée pour le Sénégal. Aujourd’hui, nous venons ici vraiment avec beaucoup de plaisir et beaucoup de fierté pour représenter notre pays et essayer de faire le maximum ».
 

Pour Aliou Cissé, tout footballeur professionnel rêve de disputer une Coupe du monde. Cela est important pour le joueur, mais cela l’est aussi pour l’entraîneur national de diriger une équipe qui se qualifie à la Coupe du monde. « C’est donc une fierté pour nous tous. En 2002, j’étais capitaine à la Coupe du monde asiatique ; en 2018, je reviens comme entraîneur national, cela aussi est une autre fierté. J’imaginais, en tant que joueur, participer à une Coupe du monde, mais pas en tant que coach, mais voilà c’est arrivé ». Aliou Cissé s’est réjoui du bon état d’esprit de son groupe. « Nous allons côtoyer une trentaine d’équipes et nous avons des arguments à faire valoir. Nous venons ici avec beaucoup de confiance, en tout cas en ayant vraiment cette envie de faire une très belle Coupe du monde », a enfin déclaré le coach de l’équipe du Sénégal.


Rugissements… Rugissements

Cheikhou Kouyaté, milieu de terrain, capitaine de l’équipe nationale
«Nous continuerons le travail pour bien représenter le Sénégal»

« C’est avec honneur et fierté que nous sommes là aujourd’hui, parce que nous avons travaillé dur pour être là, de Madagascar à Kaluga. Donc c’est une fierté de jouer la Coupe du monde et ce soir (hier), nous sommes contents d’être bien arrivés. Pour l’accueil, nous n’avons, pour l’instant, vu que des journalistes (rires). Personnellement, je me sens bien. J’étais un peu blessé, on m’a mis au repos et là ça va maintenant. La Coupe du monde, c’était un rêve de gamin et pouvoir la jouer, c’est magnifique.
C’est un rêve qui se réalise ; maintenant nous continuerons le travail pour bien représenter le Sénégal. S’agissant de la préparation, nous avons disputé un bon match lundi contre la Corée du Sud. Nous voulions finir en beauté notre préparation ; l’essentiel étant d’être prêts contre la Pologne le 19  et je crois que nous avons bien travaillé dans ce sens ».

Kalidou Coulibaly, défenseur central
«Nous sommes sur la bonne voie»

« Aujourd’hui, nous avons eu la chance de faire partie des 23 joueurs retenus pour défendre les couleurs du Sénégal.
Nous essaierons de bien représenter le Sénégal parce que quand nous voyons tous ces gens qui sont derrière nous, ça donne plus envie d’aller de l’avant. Pour la préparation, je crois que c’est un bon bilan dans l’ensemble et la victoire acquise contre la Corée du Sud, avant-hier, est réconfortante.
Je pense que nous sommes sur la bonne voie et nous devons continuer à travailler pour être au top ».

 

Le Sénégal est tombé hier, à Osijek, sur du lourd. Les Lions ont buté sur une bonne équipe de Croatie et se sont inclinés (1-2) après avoir ouvert le score. Avec la copie rendue, le Sénégal est encore loin de son potentiel et devra davantage travailler avant son entrée en lice le 19 juin prochain face à la Pologne.

Un but splendide d’Ismaïla Sarr (48e) sur une belle ouverture d’Alfred Ndiaye dans le dos de la défense croate. Le Sénégal qui passait un gros test face à la Croatie, ne pouvait mieux démarrer sa seconde mi-temps. Mais les Lions n’ont pas réussi à préserver assez longtemps leur avantage. Les hommes de Zlatko Dalic sont revenus de loin. Ivan Perisic (63e) et Andrej Kramaric (78e) ont permis à la Croatie de l’emporter 2-1.  Dans les dernières minutes du match, Sadio Mané qui effectuait son grand retour et qui a hérité du brassard de Kouyaté mis au repos, a touché le poteau, sur un splendide coup franc, mais c’était insuffisant pour éviter à l’équipe une première défaite sur le chemin de la Coupe du monde. Le Sénégal a certes produit un jeu plus cohérent que face au Luxembourg, mais beaucoup de choses restent à améliorer. Le milieu de terrain a été presque inexistant, handicapant du coup la défense qui a subi les assauts répétés de Modric et ses coéquipiers.  L’entrée de Kara Mbodji qui effectuait également son grand retour n’a pas changé grand-chose. En attaque, ce n’était pas aussi la grande satisfaction. Ismaïla Sarr, sorti par la suite par blessure, a été la seule éclaircie. Diafra Sakho et Mbaye Niang n’ont pas trop pesé sur la défense croate. Cissé a bien fait tourner son équipe. Mais les entrées de Mame Biram Diouf, Keita Baldé et Moussa Sow n’ont rien apporté. L’équipe a bien joué par moments, mais a par la suite laissé le jeu aux Croates. Ce match a montré qu’il reste à Aliou Cissé beaucoup de travail à faire. Et l’équipe a tout intérêt à monter en puissance et à se consolider, avant le début des choses sérieuses. Face à la Corée du Sud lundi prochain, en Autriche, le sélectionneur devra préparer de bonnes variations tactiques qui permettront à son équipe de bien faire face à ses futurs adversaires en Russie.

Samba Oumar FALL

Le Onze de départ : Abdoulaye Diallo – Youssou Sabaly, Kalidou Koulibaly, Salif Sané, Lamine Gassama – Idrissa G. Gueye, Pape Alioune Ndiaye, Mbaye Niang – Sadio Mané, Ismaïla Sarr, Diafra Sakho.

ATTAQUE DES LIONS : UNE CRISE DE RÉGULARITÉ À SOIGNER
Dans quelques jours, le Sénégal fera face à des équipes qui font preuve d’une étonnante efficacité devant les buts. Le Japon, considéré comme le petit poucet du groupe H, en a claqué 44 lors des éliminatoires, là où la Pologne et la Colombie en ont respectivement mis 28 et 21. Dernier de la classe, le Sénégal qui veut réussir un bon mondial, a besoin de retrouver des attaquants au top, capables de déstabiliser n’importe quelle défense.

Dans quelques jours, l’équipe nationale du Sénégal entrera de plain-pied dans la Coupe du monde. Les Lions ne partiront certes pas avec les faveurs des pronostics dans le groupe H, compte tenu de leur manque d’expérience dans cette compétition, mais seront de sérieux outsiders. L’équipe qui a réussi à valider son ticket pour cette grande messe du football est capable de bonnes choses, mais a souvent pêché par le manque de régularité de son attaque, de ses buteurs. A chaque match, ce sont d’énormes occasions gâchées, faute de réalisme. Lors des deux derniers matches de préparation, l’attaque sénégalaise est restée muette. Et contre le Luxembourg, le 31 mai dernier, Aliou Cissé a regretté le manque d’efficacité de ses attaquants. « Pour gagner un match, il faut marquer des buts, travailler la finition, mettre au fond les occasions qu’on se crée », avait laissé entendre le technicien. C’est dire donc que l’attaque constitue l’un des maillons faibles de cette équipe qui devra en découdre dès le 19 juin prochain avec la Pologne.

Et Cissé est parfaitement conscient des efforts que vont devoir fournir ses joueurs pour espérer sortir indemne de cette poule où ils sont aussi attendus de pieds fermes par le Japon et la Colombie. Hier encore, l’attaque ne s’est pas trop bien illustrée face à la Croatie, en amical, malgré le but d’Ismaïla Sarr, son troisième en sélection. Diafra Sakho, Mame Biram Diouf, Mbaye Niang et Moussa Sow ont été quasi transparents.

Croatie Sn Foot 2Crise de régularité Depuis qu’Aliou Cissé est aux commandes, il y a un peu plus de trois ans, l’équipe nationale a marqué 50 buts en 33 rencontres. Au total, dix-huit buteurs se sont illustrés et les plus efficaces de nos internationaux restent Sadio Mané et Moussa Konaté (8 buts), suivis de Moussa Sow (5 buts). Mais le constat est que neuf attaquants seulement se sont illustrés pendant ces rencontres, le reste des buts étant inscrits par les défenseurs et milieux de terrain. A l’analyse des statistiques, l’on ne peut pas dire que nos buteurs soient dans une forme éblouissante. Assez brillants dans leurs championnats respectifs (aucun d’eux n’a atteint la barre des 15 buts cette saison), ils ont pêché par leur manque de régularité en sélection. D’ailleurs, sur les huit attaquants convoqués par Aliou Cissé pour disputer le mondial russe, Sadio Mané et Moussa Sow restent les plus constants. L’attaquant de Liverpool n’a certes plus marqué en équipe nationale depuis le 5 septembre 2017 en éliminatoire du mondial contre le Burkina Faso, mais il a fait preuve d’une belle régularité. Il fait partie des rares joueurs à avoir inscrit le plus grand nombre de buts (4) en 2017 (contre Tunisie, Zimbabwe, Côte d’Ivoire et Burkina Faso). Mané a souvent été décisif avec trois buts en phase éliminatoire de la Can 2017 (Burundi, Namibie, Burundi), deux buts à la Can 2017 (Tunisie et Zimbabwe), deux buts en éliminatoire de la Coupe du monde (Burkina Faso, Madagascar).  Aujourd’hui, c’est une lapalissade de dire que la ligne offensive sénégalaise souffre d’une étonnante irrégularité. Souvent appelé par Cissé, Mame Biram Diouf n’a plus marqué depuis le 4 juin 2016 contre le Burundi en éliminatoire de la Can 2017, soit un mutisme de deux longues années. Pour voir les buts de l’attaquant de Stoke City en sélection, il faut en effet remonter à 2015. Diouf s’était illustré contre le Burkina Faso, lors de la double confrontation contre Madagascar et contre le Rwanda en amical. De son côté, Moussa Konaté a beau être, avec Mané, l’un des meilleurs buteurs sous Cissé, mais hormis son but inscrit le 23 mars 2018 contre Ouzbékistan, l’attaquant d’Amiens n’a frappé qu’une seule fois en 2016 (contre Niger). Auteur du seul doublé à mettre à l’actif de l’équipe en 33 matches contre le Ghana (premier match d’Aliou Cissé sur le banc comme entraîneur), l’attaquant d’Amiens a été plus régulier en 2015, s’illustrant contre le Havre, le Burundi, le Madagascar à l’aller et au retour.

Samba Oumar FALL

UN RÉVEIL OFFENSIF ATTENDU
Auteur de 5 buts, Moussa Sow n’a plus marqué depuis le 10 juin 2017, contre la Guinée Equatoriale, comptant pour les éliminatoires de la Can 2019. Keita Baldé Diao n’a plus marqué depuis le 11 janvier 2017 contre Congo. Diafra Sakho (1 but) est le dernier attaquant à avoir marqué en 2017 lors du match de qualification pour la Coupe du monde contre l’Afrique du Sud. Appelé pour la première fois en sélection le 7 octobre 2017, Mbaye Niang qui comptabilise maintenant trois sélections est le seul attaquant à n’avoir toujours pas ouvert son compteur but.  En 2018, l’équipe qui n’a marqué que deux buts (contre Ouzbékistan et Croatie) se doit de faire d’énormes progrès dans le secteur offensif. Les attaquants devraient reprendre du poil et retrouver leur instinct de « tueur » pendant la Coupe du monde qui devrait servir de vitrine aux meilleurs buteurs de la planète foot.

S. O. FALL

Golden State a fait un grand pas vers un troisième titre de champion Nba en quatre ans en s'imposant 110 à 102, mercredi sur le parquet de Cleveland. Les Warriors, sacrés en 2015 et 2017, mènent trois victoires à zéro et peuvent remporter le titre dès vendredi s'ils s'imposent dans le match N.4, toujours à Cleveland. La franchise d'Oakland a pourtant très mal débuté la rencontre et comptait déjà douze points de retard face à des Cavaliers très agressifs avant la fin de la 1re période. Mais Kevin Durant a relancé son équipe et a fait oublier la cauchemardesque prestation de Stephen Curry, limité à onze points, avec des calamiteux 3 sur 16 au tir et 1 sur 10 à trois points. Durant, meilleur joueur de la finale 2017, a fini la rencontre avec 43 points, nouveau record personnel en play-offs. La star de Cleveland LeBron James a inscrit de son côté 33 points et s'est offert un "triple double" (trois catégories des statistiques à dix unités) avec 10 rebonds et 11 passes décisives. Mais il a souffert face au marquage de JaVale McGee et d'Andre Iguodala, qui, touché à la jambe gauche, avait manqué les cinq précédents matches de son équipe. C'est la deuxième année consécutive que Cleveland est menée 3 à 0 en finale, une première dans l'histoire de la Nba. Les Cavaliers qui disputent leur quatrième finale de suite, s'étaient inclinés 4 à 1 en 2017.

AFP 

AFP : L'Espagne et la Roumanie, sanctionnées pour avoir aligné des joueurs non-éligibles, ont été déboutées de leurs appels devant un comité indépendant de World Rugby, qui a confirmé leur disqualification pour la Coupe du monde 2019, a annoncé mercredi cette dernière.

La Russie affrontera donc bien le pays-hôte, le Japon, en match d'ouverture de la compétition le 20 septembre 2019, alors que l'Allemagne sera opposée au Portugal en match de prébarrage le 16 juin. Le vainqueur disputera ensuite aux Samoa (aller 30 juin à Apia, retour 14 juillet) un billet pour la Coupe du monde.

La fédération espagnole (Fer) précise que cette décision est ferme et non susceptible de recours et exclut d'en appeler au Tribunal arbitral du sport (Tas) en raison de la non-affiliation de World Rugby à l'instance de Lausanne sur les questions disciplinaires.

"La Fer continue de considérer (...) que cette décision est injuste. Il est confirmé qu'en rugby le règlement ne s'applique pas à tous de la même manière", accuse néanmoins la fédération.
En première instance le 15 mai, l'Espagne et la Roumanie avaient été sanctionnées respectivement  d'un retrait de 40 et 30 points en raison de la présence de joueurs non éligibles dans leurs rangs lors des qualifications dans la zone Europe.

Cette sanction, qui a privé la Roumanie de la première place, directement qualificative pour la Coupe du monde (au profit de la Russie), et l'Espagne de la deuxième (pré-barrage, disputé par l'Allemagne), résultait des enquêtes menées par Rugby Europe puis World Rugby après le match perdu dans des conditions controversées par l'Espagne en Belgique (18-10) le 18 mars.

La Fer réclamait de pouvoir rejouer le match pour tenter de se qualifier pour le Mondial et reprochait à Rugby Europe d'avoir nommé un arbitre roumain, Vlad Iordaneschu, puis de l'avoir maintenu malgré ses protestations. Une défaite espagnole qualifiait en effet pour le Mondial la Roumanie.

Cette demande de rejouer la rencontre a également été rejetée mercredi par le comité indépendant de World Rugby, laquelle a annoncé qu'elle superviserait dorénavant la désignation des arbitres pour toutes les rencontres qualificatives pour les prochaines Coupes du monde. La Fédération internationale envisage également d'instaurer une base de données où seraient répertoriés tous les joueurs non éligibles pour avoir déjà porté le maillot d'une autre sélection.

Face à la Croatie, aujourd’hui à 14 heures (Gmt), l’équipe nationale de football du Sénégal tentera de répondre à plusieurs inquiétudes qui prennent de l’ampleur depuis sa qualification au Mondial russe.

Le Sénégal a peur. À 11 jours jour de son premier match à la Coupe du monde, le onze national collectionne les matchs sans relief. Le jeu des Lions est aussi morne que l’automne d’un printemps en Chine. Il finit par rendre plus que douteux les promesses estivales d’un été moscovite. Ouzbékistan, Bosnie, Luxembourg, pourtant pas des foudres de guerre de football, ont été indomptables pour les Lions. C’est sur ce passif hésitant que Aliou Cissé  et ses hommes comptaient une esquisse de création d’un jeu, critiqué malgré cette deuxième qualification à la coupe du monde.

« L’essentiel, c’est la qualif’ », soufflent les pragmatiques à ascendance libéralo-. « Le Sénégal a du mal contre les défenses regroupées », en est une autre version plus factuelle. Le Sénégal a peur. L’inquiétude ne vient pas de la force de la Croatie, même s’il s’agit d’un adversaire d’un autre calibre que la Serbie ou encore que les exotiques du football luxembourgeois et ouzbek. C’est une appréhension qui prend sa source au cœur de la bourrasque d’une mauvaise communication insidieusement installée, contre son propre gré par une institution fédérale. Elle fait tout à l’envers, notamment contre les suiveurs assidus de l’équipe nationale.

Les supporters ont été privés d’un match amical sous forme de caution populaire pour accompagner la deuxième présence au Mondial. Il ne restait plus que les médias pour étancher la soif de supporters envers leurs Gaïndés. Là également, la peur s’est mélangée à la frustration quand on voit que les confrères japonais de la Nhk ou français d’une chaîne cryptée ont plus accès à la Tanière que les « pisses-copies » locaux.

« Et le ballon dans tout cela ? », comme dirait-on dans les ruelles entourant un « calcio » à Douala, pour parler du terrain et du football plus intrinsèquement. Le choix de la Croatie répond aux supposés similitudes entre le foot croate et celui polonais, un adversaire de poule. Le léché de l’extérieur du pied de Modric est plus esthète que le fruste coup de boule de Lewandowski. Sur le papier, au moins, le Sénégal va trouver à qui causer car la Croatie ne rend aucun complexe d’infériorité face à la Pologne.

A l’heure de la sieste balkane (16 heures, heure locale), c’est à Osijek, aux abords de la Drave, la rivière qui traverse quatre autres pays (Italie, Slovénie, Hongrie, Autriche) que le Sénégal tiendra son match test le plus « sérieux » pour lever les peurs de tout un peuple sur son jeu et l’adhésion de ses joueurs à l’engouement populaire qu’ils suscitent. La peur pourrait changer de camp.

Moussa DIOP (envoyé spécial)

L’ancien défenseur des Lions, reconverti comme consultant à Canal+, estime que le Sénégal comme les autres équipes africaines a le potentiel pour bouleverser la hiérarchie mondiale du football. Dans cet entretien réalisé en marge de la conférence de presse de Canal+, il a réaffirmé sa confiance à l’endroit de la sélection nationale.

Les chances des équipes africaines
« Toutes les sélections ont leur chance. Ce qui est important de rappeler, c’est qu’aujourd’hui, tant qu’on n’arrivera pas à déplacer les plafonds de verre que sont les quarts de finale, on n’ira jamais très loin. J’ai l’impression que dès qu’une équipe africaine arrive en quart de finale, 8e de finale en coupe du monde, les gens pensent qu’elle a réussi la compétition.

Il faut qu’on prenne conscience qu’on a l’opportunité, la capacité et la qualité au Sénégal, en Egypte, en Tunisie, au Maroc et au Nigeria, de bouleverser la hiérarchie mondiale, européenne, sud-américaine. C’est très difficile, mais c’est fort possible. En 2002, on n’est pas passé loin d’une demi-finale à la coupe du monde. Il faut que mentalement, qu’on arrive à dépasser cette limite qui veut faire croire qu’on n’est invités que pour les quarts de finale. Lorsqu’on arrivera à dépasser cela mentalement, on aura l’opportunité, avec la qualité qu’on a, d’aller très loin en coupe du monde. Lorsque je regarde une équipe comme celle du Sénégal, on a un joueur comme Sadio Mané, buteur en finale de Ligue des champions. Il fait partie des meilleurs joueurs au monde. Il a brillé en Ligue des champions. Il a marqué 10 buts. Ce n’est pas rien. Salah a marqué 10 buts. Lorsqu’on prendra conscience de nos capacités, on pourra aller très loin. Je pense qu’il n’y a aucune limite à se fixer ».

Le rôle de Sadio Mané
« Il est leader technique de cette équipe, le meilleur joueur incontestablement de cette équipe du Sénégal et il doit, en quelque sorte, la guider. Mais guider une équipe, ce n’est pas prendre toute la responsabilité du jeu tactique. Sadio ne peut pas tout faire. Il est au service d’un collectif et c’est ce collectif qui doit magnifier un peu son talent et je crois qu’il faut lui enlever une certaine pression. Lorsque je compare Sadio et El Hadji Diouf, ils sont complètement différents. El Hadj était capable d’encaisser toute la pression d’un pays, d’un continent parce que c’était son caractère, c’était un peu ce qui le faisait avancer. Sadio, il est un peu différent. Il est introverti, c’est quelqu’un de très discret et qui a peut-être besoin de moins de pression pour évoluer. Et lorsqu’on aura compris que peut-être que les espoirs ne reposent pas seulement sur Sadio, on aura une équipe qui va se libérer un peu et la force collective de cette équipe va se dégager. J’ai une grande confiance à l’endroit de cette équipe du Sénégal, une grande confiance en Sadio Mané qui a fait une saison fantastique.

L’importance des matches amicaux
« Les matches amicaux sont une façon, pour le sélectionneur, de voir l’état physique de ses joueurs. On attend toujours des victoires, qu’il y ait énormément du spectacle. Il faut que les gens sachent que Aliou est dans un cheminement pour emmener son équipe à 200 % le jour du match contre la Pologne. Ce qui se passe avant, c’est très bien pour gérer un effectif. J’étais, par exemple, très surpris d’entendre des critiques relativement au système d’Aliou notamment lors du match contre la Bosnie. Or, je pense que c’est une bonne chose dans les matches de préparation d’essayer de juger quel peut être l’aspect tactique d’une équipe, de savoir si elle est capable de jouer dans un tel système parce, justement, les matches amicaux sont faits pour ça.

Je pense qu’un entraîneur doit prendre en compte tous les paramètres. Le Sénégal va jouer la Pologne, la Colombie, le Japon, trois équipes différentes avec un style de jeu différent. Pour Aliou aussi, c’était une façon de voir comment son équipe se comporte dans un style de jeu différent, comment son équipe se comporte avec des joueurs différents, une façon aussi de voir quelle peut être la meilleure solution.
C’est pourquoi je trouve dommage d’entendre beaucoup de journalistes, que ce soit en Europe ou au Sénégal, de juger Aliou Cissé sur ses choix-là ou sur sa façon de manager son équipe. Encore une fois, je dis laissez le rendre son bilan et ce jour-là, on pourra juger. Mais tant qu’il n’a pas fait son bilan, on est dans l’analyse. »

Recueillis par D. SARR



La chaine Canal + compte assurer une bonne retransmission en direct de tous les 64 matches prévus dans le cadre de la coupe du monde Russie 2018. Si l’on en croit le directeur général de Canal+ Sénégal, Sébastien Punturello, dont l’équipe faisait face à la presse hier, les téléspectateurs seront bien servis. 11 consultants parmi lesquels les anciens internationaux sénégalais Habib Bèye et Diomansy Kamara et 5 journalistes expérimentés ont ainsi été mobilisés pour analyser, commenter, décrypter les rencontres.

Hier, ces responsables ont fait face à la presse pour dévoiler les mesures qui ont été prises pour permettre aux téléspectateurs de pouvoir suivre toute la compétition. De l’avis du directeur général, Sébastien Punturello, les rencontres seront retransmises dans toutes les chaines Canal+ sport en simultanée. Pour réussir une bonne rediffusion de la compétition et afin de satisfaire les téléspectateurs, Canal+ a fait appel à un panel de 11 experts composés de techniciens du ballon rond, en plus de cinq journalistes sportifs expérimentés.

Anciens internationaux sénégalais, Habib Bèye et Diomansy Kamara font partie des consultants qui ont été mis à contribution pour faire vivre l’événement aux téléspectateurs. « Notre rôle sera d’essayer d’apporter une plus-value tactique, technique, au-delà des commentaires des journalistes. En même temps, le consultant doit être impartial, essayer d’être le plus précis possible, rendre l’événement vivant en essayant de créer des émotions », a expliqué Habib Bèye.

L’ancien défenseur de l’Olympique de Marseille, reconverti consultant pour la chaîne sportive française, a dit tout le plaisir qu’il ressent dans sa nouvelle profession.
« Je prends un réel plaisir à commenter les matches ; je le fais avec beaucoup de passion et je pense qu'ici, les gens sont fiers de ce que nous faisons », a-t-il poursuivi.

L’autre consultant Diomansy Kamara, a estimé qu’il faut une certaine expertise nécessaire pour devenir consultant à Canal+. Outre une série d’émissions qui sera consacrée à la Coupe du monde, y compris des programmes humoristiques, sans doute pour joindre l’utile à l’agréable, la chaîne française a également prévu un dispositif digital innovant avec la mise en place d’une page facebook, d’un compte twitter et d’un compte instagram. Pour Canal+, le Mondial russe se jouera également sur les réseaux sociaux.

Diégane SARR

 

Les Lions du foot voudront bien décrocher enfin une victoire dans leurs séries de matches amicaux qu’ils ont débutés en direction du mondial russe. Car après trois matches contre l’Ouzbekistan (1-1), la Bosnie (0-0) et le Luxembourg (0-0) entre mars et maintenant, Sadio Mané et ses coéquipiers n’arrivent toujours pas à gagner face à ces équipes que certains ont qualifié de calibres inférieurs. Alors ils doivent sonner la « révolte » au moment d’entamer cette dernière phase de la préparation qui s’avère déterminante. Par rapport à la qualité de leur jeu, mais aussi et surtout leur efficacité devant le but adverse. Eux-mêmes savent qu’une victoire contre le prochain adversaire devrait leur permettre de mieux appréhender leur entrée dans la compétition le 19 juin contre la Pologne. Cela les mettrait aussi un peu plus de confiance.

Et c’est avec cet optimisme qu’ils ont débarqué hier à Osijek, après 1h45 de vol, où ils croiseront demain la Croatie (16h Gmt) pour un quatrième match amical aux allures de réveil. Réveil ? Oui car les Lions ne nous avaient pas habitués à un parcours aussi incertain à la veille d’une compétition internationale. Sur la question, certains joueurs s’étaient exprimés ; « A la coupe du monde, vous verrez la vraie équipe du Sénégal, car nous n’avons pas fini les réglages. Nous avons un groupe qui se complète et les matches amicaux nous servent d’expression de valeurs ». On attend donc de voir.

Mais, pour le moment, place au match de demain pour lequel les Lions se préparent sérieusement. Ils ont d’ailleurs quitté Vittel, leur camp de base, hier, pour atterrir le même jour à Osijek par vol spécial à 9h45. Une arrivée qui a été bien accueillie puisque le chouchou de l’équipe, Sadio Mané, a eu droit à un bain de foule de la part des fans croates de Liverpool qui ont sollicité des autographes au meneur de jeu des Lions. Quelques heures de repos après, direction l’annexe du stade d’Osijek pour une reconnaissance de la pelouse, lieu de leur confrontation avec la Croatie. Une séance qui s’est déroulée à huis clos, donc loin des regards indiscrets.

Cheikh Fantamady KEITA

 

Longtemps piste d'élection du demi-fond, le Bislett d'Oslo, 5e étape jeudi de la Ligue de diamant d'athlétisme, va vibrer au rythme du 400 m haies avec le duel annoncé entre le champion du monde norvégien Karsten Warholm et le nouveau phénomène qatari Abderrahman Samba.

Warholm était entré dans une nouvelle dimension il y un an à Oslo en s'imposant en 48 sec 25/100e, prémices de sa médaille d'or deux mois plus tard aux Mondiaux de Londres.

Samba et Warholm, 22 ans l'un et l'autre, font souffler un vent de renouveau sur les haies basses, en compagnie de Kyron McMaster, leur cadet d'un an, lauréat des Jeux du Commonwealth en avril sous le maillot des Iles Vierges britanniques. Et c'est Samba, Mauritanien de naissance, qui imprime la cadence depuis le début de la saison.

Auteur le 4 mai à Doha d'un probant 47 sec 57/100e, chrono réalisé en cavalier seul devant son public, le jeune homme aux longs compas a confirmé le 31 mai à Rome. Confronté au champion du monde, qui effectuait sa rentrée, le Qatari (depuis 2016) a encore retranché 9/100 à sa meilleure performance mondiale (Mpm), devançant le Norvégien (47.82). Record d'Asie et de la Ligue de diamant pour le vainqueur, et première fois sous les 48 secondes pour le Viking.
Depuis dix ans aucun athlète n'avait couru aussi vite sur la distance. "Nous redonnons au 400 m haies tout l'intérêt qu'il mérite. Et on peut aller encore plus vite", avait souligné Samba, tout à sa joie de sa victoire romaine.

Le Qatar, qui organisera les Championnats du monde en 2019, a une autre flèche à son arc, le sauteur en hauteur Mutaz Essa Barshim, champion du monde 2017 et double médaillé aux Jeux (2012/2016). Le Qatari aura face à lui le jeune Russe Danil Lysenko, champion du monde en salle.

Le 400 m dames aura un goût de revanche des Mondiaux de Londres, où l'Américaine Phyllis Francis avait devancé pour l'or la jeune Bahreïnie Salwa Eid Naser. 
La Colombienne Caterina Ibarguen, reine du triple saut depuis plusieurs saisons, recevra la réplique de l'Américaine Tori Franklin, nouvelle venue sur la scène internationale.

AFP

 

Le comité régional de gestion (Crg) en charge des courses hippiques de Thiès avec à sa tête El Hadj Guèye organise, dimanche, sa 2e journée à l’hippodrome Ndiaw Macodou Diop de la Capitale du rail sous la supervision du Cng. Quatre courses sont inscrites au menu avec en attraction la fusion des chevaux des groupes 2 et 3 qui s’expliqueront sur 2200 m, avec à la clé une enveloppe de 2 500 000 FCfa. Les concurrents pourraient être nombreux d’autant qu’il n’y avait pas de courses dimanche dernier. « Diane », « Dardasse », « Mousse Diop » et « Nasroulahi » sont les plus distingués. Tandis que dans la poule 3 « Adja Colle Fall », « Niody », « Arif » et « Momar » sont les plus forts, cependant chacun d’eux voudrait s’octroyer la mise en faveur de leurs écuries respectives. Les chevaux du groupe 1 suivront sur 2200 m avec en prime 1 500 000 F alors que les Pda (poulains de 2 ans) ouvriront les débats sur 1200 m, (prix 1 100 000 F) avant de passer le témoin aux Pta (poulains de 3 ans) qui se mesureront sur 1650m (prime 1 200 000 FCfa).
Les engagements (40 000 F pour la fusion et 30 000 F pour les autres catégories) seront enregistrés comme d’habitude, ce jeudi de 9h à 17h précises, au Stade Léopold Sédar Senghor.

 EL H Yamar DIOP

 

 

Le sélectionneur national, Abdourahmane Ndiaye Adidas, a publié une liste de 24 joueurs présélectionnés concernant la fenêtre 3 des éliminatoires de la coupe du Monde 2019.
Le groupe va faire un stage final de préparation en vue du tournoi de Dakar prévu les 29, 30 juin et 1er juillet 2018.

D’après le communiqué, la Fédération sénégalaise de basket-ball donnera ultérieurement plus d’informations, sur la date de début de stage, ainsi que le planning de préparation.

A noter que 10 locaux ont été présélectionnés pour ce stage comme l’avait souligné le coach Adidas tout récemment. « Des locaux feront partie du groupe de présélection. Vous savez, par rapport à Maputo (Tournoi de qualification aller), j’avais pris douze joueurs parce que je n’avais pas le temps de faire une présélection. Je ne pouvais pas prendre seize joueurs, les faire venir pour une séance d’entraînement et ensuite, en ôter quatre. Ç’aurait été injuste et pas objectif. Aujourd’hui, j’ai plus de temps, de jours d’entraînement, donc la sélection est ouverte », a-t-il dit.

Absa NDONG

Liste des 24 joueurs

 Xane Christian D’Almeida (France Tarbes), Thierno Ibrahima Niang (Sénégal Duc), Ibrahima Sankharé (Us Gran Canyon), Alkaly Mamdou Ndour (Sénégal Douanes), El Hadji Omar Branco Badio (Sénégal Saltigués), Adama Louis Adams (Sénégal Douanes), Mamadou Lamine Sambe ( France Rueil FR Rueil), Serigne Bamba Guèye (Sénégal Ugb), Djibril Thiam (Us Plano), Mouhamet Faye (Grèce Prometheus), Malèye Ndoye (France Rueil), Makhtar  Guèye (Us University Of Alabama), Maurice Ndour (Russie Kazan), Mamadou Lamine Diop (Sénégal Duc), Papa Moustapha Diop (Sénégal Douanes), Birahim Gaye (Sénégal Douanes), Pape Abdou Badji (Belgique Mossogno), Ibrahima Thomas (Tunisie Rades), Gorgui Sy Dieng (Us Minnesota), Moise Diamé (France Brissac), Youssoupha Ndoye (France JL Bourg), Cheikh Tidiane MBodji (Pologne Torun), Moussa Seck (Sénégal Uso), Abdoulaye Coulibaly (Sénégal Asfa)

 

A une journée du terme du championnat, la Ligue pro procède, cette semaine, à une mise à jour du calendrier. Ainsi, l’Us Ouakam « reçoit » le Stade de Mbour au stade Alassane Djigo, demain à 16h30. Un rencontre prévue à huis clos, comptant pour la 8e journée. Au même instant, Dakar Sacré Cœur fera face à Génération Foot au stade Amadou Barry de Guédiawaye dans le cadre du match retard comptant pour 24e journée.

Un match très important pour les Sicapois pas encore à l’abri et qui auraient besoin d’un point pour assurer leur place dans l’élite. Les Académiciens, quant à eux, auront l’ambition de réduire davantage le fossé qui les sépare du leader, le Jaraaf, avant de le croiser trois jours plus tard, à Déni Biram Ndao, dans le choc au sommet qui a certes perdu de son enjeu, mais qui promet des étincelles dimanche. En effet, si le Jaraaf déjà champion se donne le défi de poursuivre sa série de 9 victoires en cours, Génération Foot aura l’ambition de mettre fin à ce cavalier seul des Médinois lors de ce duel comptant pour la 27e journée. Toujours le dimanche mais à Alassane Djigo, le Stade de Mbour « accueille » les Requins de Ouakam dans le cadre de la 23e journée qui se disputera aussi à huis clos.

Ansoumana SAMBOU
 
Jeudi 7 juin 2018 : A Alassane Djigo, (16h30) : Us Ouakam – Stade de Mbour (8e journée) ; A Amadou Barry, (16h30) : Dakar Sacrée Cœur – Génération Foot (24e journée)

Dimanche 10 juin : A Deni Biram Ndao (16h) : Génération Foot – Jaraaf (27e journée) ; A Al Djigo (16h30) : Stade de Mbour – Us Ouakam (23e journée)


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