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Sport

Saint-Pétersbourg : La France est en finale de coupe du monde pour la troisième fois de son histoire. Et Didier Deschamps, joueur en 1998, avait remporté le trophée à domicile et espère gagner le trophée mondial en tant que coach.

20 ans après avoir remporté leur première Coupe du monde, les Français reviennent en finale de la même épreuve pour essayer de la gagner et faire oublier la déconvenue de 2006 face à l’Italie en Allemagne. L’objectif de la finale atteint, il s’agit maintenant d’accrocher une seconde étoile au palmarès des Bleus. Déjà les français se voient favoris devant soit l’Angleterre, soit la Croatie qui vont en découdre, ce soir à Moscou, pour connaître le second qualifié de la finale de dimanche prochain. Dans la demi-finale d’hier, comme dans celle de 1998, ce sont des défenseurs qui ont offert la victoire à la France.

Lillian Thuram il y a 20 ans sur un doublé dont lui-même ne revient toujours pas et hier Samuel Umtiti.

Symbole de la solidité, au fil des années, des défenseurs de cette formation qui recèle pourtant des attaquants de grands talents en son sein.

Les Bleus peuvent donc tranquillement regarder la seconde demi-finale, aujourd’hui au stade Luzhniki de Moscou, et attendre de savoir qui de l’Angleterre ou de la Croatie leur sera opposée dimanche prochain pour le sacre. En tout cas, après leur démonstration de maîtrise collective, de rigueur et d’efficacité hier face à leurs voisins du Nord, ils n’ont rien à craindre de l’équipe qui sortira du choc indécis d’aujourd’hui. Même si l’on sait que rien n’est jamais joué d’avance en football.

Surtout en finale, d’une Coupe du monde qui plus est…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Saint-Pétersbourg : En demi-finale de la 21ème Coupe du monde de football disputée hier à Saint-Pétersbourg, la France a battu la Belgique par 1 but à 0. Score vierge à la mi-temps.

But : Samuel Umtiti (51e)

Les équipes : France : Hugo Lloris (Cap), Benjamin Pavard, Raphael Varane, Samuel Umtiti, Lucas Hernandez, Ngolo Kanté, Blaise Matuidi (Corentin Tolisso, 86e), Paul Pogba, Antoine Griezman, Kylian Mbappé, Olivier Giroud (Steven Nzonzi, 84e). Entraîneur : Didier Deschamps.

Belgique : Thibault Courtois, Toby, Alderweireld, Vincent Kompany, Jan Vertonghen, Axel Witsel, Marouane Fellaini (Yannick Carrasco, 80e), Moussa Dembelé (Dries Mertens, 59e), Kevin de Bruyne, Nacer Chadli (Michy Batshuayi, 90+3), Eden Hazard (cap), Romelu Lukaku. Entraîneur : Roberto Martinez.

Arbitre : Andres Cunha (Uruguay)

Avertissements : Eden Hazard (63e), Toby, Alderweireld (70e) et Jan Vertonghen (90+3) pour la Belgique. Ngolo Kanté (87e), Kylian Mbappé (90+2) pour la France.

Le rêve s’est réalisé hier pour la France qui courait depuis 2006 derrière une finale de Coupe du monde grâce à une victoire étriquée aux dépens d’une solide équipe de Belgique. Les attaquants français n’ayant pas réussi à faire la différence, la solution est venue de la défense. Et c’est Samuel Umtiti (51e) qui a mis ses coéquipiers sur la bonne voie. Sur un corner bien exécuté par Antoine Griezman, le défenseur tricolore devance Fellaini et, de la tête, dépose le cuir au fond des filets.

Malgré un Eden Hazard qui a été dans tous les coups, les Diables rouges n’ont jamais pu revenir. A l’image d’un Lukaku carrément à côté de ses godasses.

D’ailleurs, sans un Courtois des grands jours dans les buts, la France aurait décroché son billet pour la finale de dimanche prochain avec plus de panache.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Umtiti belgiqueUMTITI, TEL UN… DIABLE QUI SORT DE SA BOÎTE
Saint-Pétersbourg : Jusque-là, Samuel Umtiti, le défenseur central des Bleus de France, n’avait presque rien réussi de bon … défensivement. Fébrile comme rarement par le passé, le sociétaire du Fc Barcelone a même failli marquer contre son camp sur une intervention plus que hasardeuse en première mi-temps. Pourtant, Lukaku l’avant belge dont lui et son compère de la défense centrale française, Raphael Varane, avaient la charge n’était vraiment pas dans un bon jour. Umtiti aussi ? On l’a longtemps pensé, du moins durant les 45 premières minutes, du fait de ses nombreuses approximations, surtout sur les balles venues des ailes.

Alors donc qu’on le voyait parti pour une deuxième période au moins aussi compliquée face à Hazard et ses compatriotes, c’est Umtiti qui a débloqué cette demi-finale tactique et fermée.

Comme un … diable qui s’extirpe de sa boîte, il surgit au premier poteau (51ème mn) pour dominer Fellaini de la tête et battre l’excellent portier belge Thibaut Courtois. Eden Hazard qui jusqu’alors évoluait sur le côté gauche de son attaque, pouvait se repositionner dans l’axe, prendre plus que jamais le jeu à son compte, donner du fil à retordre à Pogba et même à Ngolo Kanté, rien n’y fit. La France tenait sa 3ème finale de Coupe du monde. 20 ans après son unique sacre à domicile, elle a fait un énorme pas vers un deuxième titre, grâce à ce diable de Umtiti.

Mais le gaillard n’a pas voulu tirer la couverture à lui tout seul. « C’est vrai que c’est moi qui marque, mais toute l’équipe a réussi un grand match, un vrai match d’hommes », a-t-il soutenu au coup de sifflet final.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

« Dobrii dan » : Fierté

09 Juil 2018
531 times

On n’ira pas jusqu’à soutenir qu’ils ont rendu leur fierté à leurs compatriotes. La fierté, les Russes l’ont toujours eue en bandoulière, presque dans leur Adn. Ce qui a contribué à faire de leur pays un des plus grands de ce monde.

A tous égards. N’en déplaise à ses pourfendeurs ! Mais, ce que les joueurs du coach Stanislav Tchertchessov ont réalisé dans ce Mondial 2018 restera comme l’une des performances-références dont tout un peuple se souviendra bien longtemps après que le coup de sifflet aura retenti. Et que Dame Coupe se sera trouvé un nouveau compagnon avec lequel elle convolera lors des quatre prochaines années.

Partie pour avoir un destin à la sud-africaine, la « Sbornaïa » a, en effet, renvoyé tous les spécialistes de la météo du foot à leurs prévisions erronées. A l’image de la Nation Arc-en-ciel incapable de sortir des rencontres de groupes de son Mondial en 2010, bien des observateurs ne voyaient pas la Russie survivre au tout premier écrémage. Or, on a vu ce qu’on a vu : une équipe transcendée par l’enjeu et certainement boostée par le très peu de confiance que lui accordait le monde du football. Si bien qu’au fil de leur parcours, le capitaine et portier Akinfeïev et ses partenaires ont réussi à intéresser leurs compatriotes à cette compétition qui au départ ne suscitait pas trop d’engouement. Et à les faire rêver d’un premier sacre mondial de leur équipe. Surtout ,depuis, qu’ils ont renvoyé à leurs errements, l’Espagne et sa constellation de grands joueurs.

Eux-mêmes avaient fini par y croire et sont allés au-delà de leurs limites pour y parvenir. Mais, samedi à Kazan, la chance a tourné. La loterie des tirs au but qui leur avait permis, au tour précédent de sortir Ramos et ses partenaires, ne leur a pas souri face à la Croatie. Le coach moustachu et ses joueurs ont rempli leur mission et réussi leur Coupe du monde, même s’ils s’étaient surpris à imaginer que l’aventure irait à son terme espéré. Même le président Poutine leur a transmis ses félicitations.

Alors que le Mondial « Russie 2018 » amorce sa dernière semaine, toute une Nation peut être fière de l’avoir bien organisé. Tout comme la « Sbornaïa » d’y avoir grandement contribué par son comportement sur les terrains, ses performances et sa détermination à crever le plafond de verre qu’on lui avait dressé. La preuve qu’il n’y a pas de limites à qui veut réussir ; qu’il n’y a aucune raison de jeter le manche après la cognée. A méditer…

B. Khalifa Ndiaye

Moscou : trois équipes de l’Europe de l’Ouest (France, Belgique et Angleterre) et une de l’Europe de Sud (Croatie) seront au rendez-vous du dernier carré de la coupe du monde « Russie 2018 ». Un quatuor inédit pour se disputer, demain mardi et mercredi, les places pour l’ultime rendez-vous de dimanche prochain.

Le mondial 2018 aborde ce lundi la dernière ligne droite d’un parcours qui a laissé bien des « grands » au bord de la route : Allemagne, Brésil, Espagne, Uruguay, Argentine, tous anciens vainqueurs de l’épreuve qui n’en verront pas le terme. Si bien qu’au stade des demi-finales, se présentera un quatuor inédit, un quarté qu’aucun parieur n’avait osé imaginer. Trois équipes d’Europe de l’ouest face à une formation d’Europe du Sud… Seule représentante de l’Europe de l’est, en quarts de finale, la Russie a échoué contre l’unique représentant de l’Europe du sud, la Croatie. Invitée surprise en quarts de finale, poussée par des « Russia ! Russia » dans le gigantesque stade de Sotchi et dans les Fan-zones où étaient érigés des écrans géants de télévision, la Russie n’a pas à rougir de son parcours.

Courageuse, mais limitée, la « Sbornaya» avait pris goût à la victoire, et se voyait dans le dernier carré. Mais le réveil a été brutal dans la série des tirs au but, après les prolongations.

Pendant ce temps, à des milliers de kilomètres, à Zagreb, les Croates fêtaient la 2e qualification de leur équipe en demi-finales, vingt ans après «France 1998 ». Une seconde qualification arrachée avec les tripes devant le pays-hôte et ses millions de supporters. Car il a fallu à Rakitic et ses coéquipiers de disputer les prolongations puis la série des tirs au but pour se débarrasser de fringants Russes qui ne nourrissaient plus de complexe depuis qu’ils ont éliminé la grande Espagne. Une seconde qualification obtenue après le jeu de loterie puisque l’équipe au célèbre maillot à damiers a dû passer par la même séance contre le Danemark pour se hisser en quarts de finales. Modric, Mandzukic, Rakitic et autres voulaient suivre les pas de leurs illustres devanciers de 1998 que sont les Davor Suker, maintenant président de la fédération, mais aussi Boban ou encore Prosinecki. Pour le moment, le pari tient même si la qualification a été laborieuse devant une solide équipe russe. Le sélectionneur russe a beau placer ses pions sur le maillot à damier, la « Sbornaia » s’est cassé les dents. La Russie qui s’était mise à croire en ses possibilités, ne verra donc pas la deuxième demi-finale de son histoire en coupe du monde, après celle de 1966 alors qu’elle s’appelait Urss. Pour Modric et les siens, par contre, il est désormais question de dépasser les glorieux qui avaient été éliminés donc en demi-finale par la France. On verra mercredi à Moscou, face à l’Angleterre s’ils franchiront ce cap. Possible s’ils continuent à faire montre de caractère et de nerfs solides.

Sauf que le sujet de Sa Gracieuse Majesté entendent bien recoller avec un passé lointain. Car, voici 28 ans que l’Angleterre attendait cette qualification en demi-finale. Elle l’a eue dimanche dernier face à la Suède. Championne du monde en 1966, chez elle, l’Angleterre renoue ainsi avec un passé glorieux qui avait vu, en 1990, les Chris Waddle, Garry Lineker et Paul Gascoigne buter en demi-finale sur une formation allemande conduite par Lothar Matthaus, Klinssmann, Rudi Völler et autres. Cette année-là, l’équipe des « Three Lions » avait été éliminée à la série des tirs aux buts, après une prolongation épique. Mercredi, Harry Kane et ses coéquipiers affronteront au stade de Lujniki de Moscou, Luka Modric et ses camarades pour une demi-finale de feu que le pays qui a inventé le football veut enfin réussir 28 ans après. Avec aussi l’espoir de voir ces durs croates craquer enfin après deux matchs à prolongations en huitième et quart de finale. Mais il faudra compter avec l’excellent gardien Subasic en face.

Ils ne le disent pas, mais ils nourrissent le secret espoir de revenir au tout devant de la scène du football mondial, 20 ans après leur seul sacre en finale de Coupe du monde chez eux. La France et sa nouvelle génération veut fêter cet anniversaire avec faste. Et ne s’en cachent plus. Depuis que ce Mondial est débarrassé des « gros » et qu’ils ont maté l’Uruguay après avoir éliminé l’Argentine, tous les rêves leur sont permis. Juste deux étapes avant d’égaler … Didier Deschamps, leur actuel coach et ses potes d’il y a 20 ans.

Mais à chaque tour sa peine : il leur faut d’abord bien négocier, demain à Saint-Pétersbourg, le « voisin » belge. Le match le plus difficile de leur parcours ? En tout cas Kevin de Bruyne, le capitaine Eden Hazard, le buteur Romelu Lukaku, se dresseront sur la route de Mbappé, Ngolo Kanté et autres. Devant une attaque belge qui crache le feu à chaque sortie (14 buts au total), Raphael Varane et ses coéquipiers de la défense auront bien des soucis à se faire. Une explication entre européens de l’ouest qui ne manquera pas de piquant. France-Belgique ce sera aussi des retrouvailles pour ces deux équipes qui s’étaient affrontées pour la 3e place lors du mondial mexicain de 1986 que les Bleus avaient remportée après prolongations (4-2). Mais depuis lors, de l’eau a coulé sous les ponts. Aujourd’hui, de nouvelles générations de footballeurs ont surgi sur la scène et veulent imprimer leurs marques à la compétition.

Face à des « Diables Rouges » plus aguerris et qui ont remporté tous leurs matchs jusqu’ici, les « Bleus » ne manquent cependant pas d’arguments pour éviter qu’on leur raconte une histoire belge.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Massés en grand nombre samedi soir, devant l’écran géant installé sur une des façades du stade du Spartak de Moscou, les supporters de la « Sbornaia » ont vu leurs espoirs s’effondrer comme un château de cartes.  A cause de ces diables de Croates, qui n’ont rien lâché, la sélection russe ne verra pas les demi-finales. Mais c’était déjà une prouesse historique de jouer les quarts !

Fan Zone RusseAssis, seul, sur le banc d’une station de métro vide, un jeune homme pleure à chaudes larmes, la tête enfouie entre ses mains. Il n’y a personne pour le consoler ; à part deux bouteilles d’alcool, à moitié vide dans lesquelles, il essaie de noyer sa peine. Sans y arriver. Comme beaucoup de ses compatriotes, le garçon est meurtri par l’élimination de la « Sbornaia » en quarts de finale de la Coupe du monde 2018. A l’issue de la série fatidique des tirs aux buts, la Russie n’a pas réussi à franchir le cap des demi-finales ; au grand bonheur des Croates qui, ont, eux, décroché leur ticket pour le carré d’as, 20 ans après « France 98 ». Ce samedi soir, c’est un sentiment de désillusion qui s’est emparé des populations moscovites. Dans le métro qui déserte la capitale Moscou et la banlieue, les supporters tentent difficilement de masquer leur désarroi. « Russia, Russia ! », scande subitement un groupe d’inconditionnels, en hommage à leur équipe tombée les armes à la main. Un autre groupe semble avoir déjà tourné la page et parle plutôt de politique. « Comment voyez-vous la Russie ? », demande Vladimir, à un étranger en visite à Moscou pour la première fois. Une manière sans doute d’oublier vite cette terrible soirée où les rêves des Russes de voir leur sélection se qualifier en demi-finales se sont effondrés comme un château de cartes. Avant le début de la compétition, ils n’étaient pourtant pas nombreux, les supporters prêts à miser un rouble sur leur équipe nationale réputée faible et dont la préparation était tout sauf rassurante (3 défaites et un match nul sur quatre rencontres amicales disputées). Toutefois, depuis que les hommes de Stanislav Tcherchessov ont balayé d’entrée l’Arabie Saoudite 5-0 puis surclassé l’Egypte 3-1, lors des matchs de poule, l’espoir parmi la population est subitement devenu immense. « La Croatie et la Russie feront match nul à l’issue des prolongations ; mais notre équipe va gagner », pronostique, avec optimisme, le jeune Serguei, bouteille d’alcool à la main, à l’entame de la rencontre.

Chansons traditionnelles
A l’image de beaucoup de supporters qui n’ont pas pu se rendre à Sotchi, il est présent ce samedi soir, à la vaste devanture du stade du Spartak de Moscou pour suivre sur écran géant le match. Ivre de bonheur, il s’éclate avec ses camarades, rit à gorge déployée. Le groupe d’amis composé de jeunes garçons et filles entonne tantôt des chansons traditionnelles, tantôt l’hymne national, pour rendre hommage à leurs joueurs. « Russia ! Russia ! », Peut-on entendre de temps en temps. Des familles sont également venues en couples, avec leurs enfants et leurs bébés pour assister à cette rencontre et apporter leur soutien moral à leur sélection nationale. La sécurité n’est pas en reste. Sur le chemin qui mène à la « fan zone » (zone réservée aux supporters), des hommes en tenue sont sur le qui-vive. Avec calme et retenue, ils essaient de canaliser la foule et d’anticiper sur d’éventuels débordements.

Dans cette rencontre, les choses sont allées très vite car dès la 31ème mn, Denis Cheryshev expédiait, depuis les 25 mètres, une reprise en demi-volée dans la lucarne de Danijel Subasic, le gardien croate. Un chef-d’œuvre célébré en grande pompe aux cris de « Russia ! Russia ». Les supporters pensent partir à la mi-temps avec cet avantage d’un but mais Andrej Kramaric égalise de la tête à la 39ème mn sur un débordement de Mario Mandzukic, l’attaquant de la Juventus.  Malgré ce but, ces derniers sont loin de se décourager et accusent rapidement le coup. « Russia ! Russia », scandent-ils encore en chœur. Vers 23h, le froid s’intensifie ; mais ils sont toujours là, plus que jamais déterminés à assister à la victoire de leur équipe sur les Croates. Sauf que celle-ci tarde à arriver.  Elle est même compromise après le deuxième but des Vatreni (les Valeureux) intervenu lors de la première période des prolongations.  Mais Igor Akinfeev et ses coéquipiers ne baissent pas les bras. Ils réussissent d’ailleurs à remettre les pendules à l’heure à 5 mn de la fin des prolongations. La fête est finalement gâchée par Ivan Ratitik. Auteur du cinquième tir croate, le milieu de terrain du Fc Barcelone n’a pas tremblé. Sa frappe bien exécutée n’a laissé aucune chance au gardien russe. Un but qui donne la victoire aux Vatreni et met définitivement fin aux espoirs de la « Sbornaia » d’inverser la tendance. La Russie échoue ainsi aux portes des demi-finales de la Coupe du monde. Reconnaissants envers leur sélection qui a disputé pour la première fois une quart de finale de Coupe de monde et les a fait rêver durant trois semaines, certains inconditionnels ont continué, malgré l’amertume de la défaite, à scander « Russia ! Russia ! ».

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

La leçon russe !

09 Juil 2018
398 times

En réussissant à atteindre l’étape des quarts de finale de cette coupe du monde, alors que peu la voyaient sortir du premier tour, la Russie a démontré que le football n’était pas que du talent.

C’est aussi une affaire d’Hommes ! Il est vrai que la qualité des joueurs qui composent une équipe de football est importante mais l’engagement sur le terrain l’est encore plus. Et cela, les hommes de Stanislas Tcherchessov l’ont montré durant tous les matchs qu’ils ont disputés à l’occasion de cette compétition. Depuis le début quand, impitoyables, ils balayaient l’Arabie Saoudite sur un score sans appel de 5 buts à 0, jusqu’à ce terrible quart de finale où ils sont tombés les armes à la main.

Jamais, le capitaine Igor Akinfeev et sa bande n’ont baissé les bras. En guerriers russes, ils se sont toujours battus comme de beaux diables et ont joué sans complexe. Même quand ils ont perdu contre l’Uruguay, lors du troisième match,  les joueurs de la « Sbornaia » avaient montré sur le terrain cette envie de gagner qui fait la force des grandes équipes.  Ce « fighting spirit » leur a valu beaucoup de satisfaction et a notamment payé contre les Vikings du Danemark en 8ème de finale, sélection du reste mieux cotée que celle russe.

Aujourd’hui, si elle a pu disputer pour la première fois de son histoire un quart de finale de Coupe du monde, elle le doit essentiellement à la détermination de ses joueurs à bien défendre les couleurs de la Russie.

Méprisés avant le début de la compétition, ces derniers se sont surpassés et ont su tirer leur force dans le patriotisme qu’ils ont fini de traduire sur les pelouses de Moscou, Samara, Sotchi etc. Ils ont en même temps démontré encore que le football n’est pas une science exacte.  Et fait mentir les pronostics qui ne l’attendaient point à ce stade de la compétition. Ceux-ci misaient plutôt sur l’Espagne, le Brésil, la France, l’Argentine, l’Allemagne, mais pas sur la « Sbornaia » qui occupe la 70ème place selon le dernier classement mondial de la Fifa. Nul doute qu’après sa belle Coupe du monde, elle fera de grands bonds en avant au ranking mondial.

Une fois encore, la performance de la Russie à cette 21ème édition de la Coupe du monde indique que l’aspect mental est important dans une compétition.
Des équipes comme l’Allemagne et le Cameroun l’ont toujours démontré.

C’était aussi l’une des forces de la sélection sénégalaise de 2002, qui pour sa première participation à une Coupe du monde, avait atteint l’étape des quarts de finale. Voila qui peut, en tout cas, inspirer d’autres équipes, qui en dépit de leur potentiel avéré, peinent à tirer leur épingle du jeu dans les compétitions internationales ou continentales !  Il ne reste plus qu’à dire « Spassiba » (Merci en russe) aux joueurs russes qui ont dignement honoré leur pays.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : comme en 2006, 2010 et 2014, la Coupe du monde ira à un pays européen. Pour la cinquième fois dans l’histoire, les équipes du Vieux Continent ont réussi à bouter hors du dernier carré celles sud-américaine. Ce qui promet une finale à 100% européenne le 15 juillet 2018 au stade Luzhniki.

Les demi-finales de la 21e Coupe du monde de football démarrent demain avec une alléchante affiche France-Belgique à Saint-Pétersbourg, suivie d’un duel Angleterre-Croatie le lendemain, à Moscou au stade Luzhniki. L’une des particularités de cette 21e édition très riche en surprises est qu’aucune équipe sud-américaine ne figure dans le dernier carré. Vendredi, elles étaient deux à affronter deux adversaires du Vieux Continent. L’Uruguay s’est incliné face à la France au stade de Nijni Novgorod et le Brésil, quintuple champion du monde, a été sorti de la compétition par une courageuse équipe de la Belgique. Cette situation est loin d’être inédite puisqu’en 2006, en Allemagne, le dernier carré n’était composé que d’équipes du Vieux continent : l’Allemagne, l’Italie, le Portugal et la France.

L’Europe, terre de malédiction des Sud-américains
De 1930 à aujourd’hui, l’Europe a (avec la Russie en 2018) abrité à onze reprises les phases finales de la Coupe du monde. Hormis l’édition de 1958, en Suède, qui avait vu le Brésil brandir son premier trophée mondial, le bilan reste mitigé pour les équipes de la Conmebal (Confédération sud-américaine de football) sur le Vieux continent. Toutes les autres consécrations portent l’empreinte des sélections européennes : Allemagne (3), Italie (4), France (1) et Espagne (1). D’ailleurs, depuis cette 6e édition, rares ont été les équipes sud-américaines à avoir atteint la finale sur les terres européennes.

Seuls l’Argentine en 1990 en Italie et le Brésil en France en 1998, ont réussi cette prouesse.

Cette année encore, en Russie, les Sud-américains seront absents du banquet final. Leurs derniers représentants, la Céleste et la Seleçao, se sont cassé les dents face à la France et à la Belgique. Un scénario qui rappelle 2006, en Allemagne tout comme en 1982, en Espagne, en 1966 en Angleterre et en 1934 en Italie, où le dernier carré était dominé par l’Europe. Incapable de déplacer les montagnes russes, l’Amérique du Sud laisse ainsi au Vieux Continent le monopole des demi-finales avec, cerise sur le gâteau, une  finale 100 % européennes comme en 2010 (Espagne-Pays-Bas), en 2006 (Italie-France), en 1982 (Italie-Allemagne), en 1974 (Allemagne-Pays-Bas), en 1966 (Angleterre-Allemagne), en 1954 (Allemagne-Hongrie), en 1938 (Italie-Hongrie) et en 1934 (Italie-Tchécoslovaquie).

Jusqu’en 2010, l’Amérique du Sud était la chasse gardée des équipes du Conmebal qui s’y sont toujours imposées. Aucun pays européen n’avait réussi à y gagner. Après quatre échecs (1930, 1950, 1962, 1970 et 1978), le Vieux Continent a cassé cette dynamique et vaincu la malédiction en 2014 grâce à la Nationalmannschaft qui s’est payé le luxe de commettre un crime de lèse-majesté en allant remporter un premier titre historique à Rio de Janeiro, après avoir humilié (7-1) le Brésil en demi-finale et battu (1-0) l’Argentine en finale.

Russie, pari réussi
Mieux, depuis trois éditions (2006, 2010 et 2014), les sélections européennes dictent leur loi au reste du monde. Avec, en prévision, une finale à 100% européenne, le Vieux Continent qui mène déjà par 11 victoires finales à neuf, aura une occasion de creuser l’écart devant l’Amérique du Sud bredouille depuis 2002. Et qui devra attendre quatre longues années pour espérer briser le joug de l’Europe.

Cette édition a été marquée par les contre-performances des grandes nations du football. Les équipes qui rêvaient de briller sous le ciel russe ont connu une grosse désillusion. L’Allemagne, tenante du titre, a connu une faillite spectaculaire en terminant en queue de peloton d’un groupe à sa portée. Très attendue, la Pologne de Robert Lewandowski n’a pas dépassé la phase de groupe. L’Espagne s’est effondrée en 8e de finale. Tout comme le Portugal qui n’a pu compter sur Cristiano Ronaldo pour aller au-delà des 8e. L’Argentine avec un Lionel Messi pas au summum de son art, n’a pu aller au bout de sa quête du Graal. Le Brésil de Neymar a vu ses rêver brisés par la Belgique. Cependant, l’une des grandes satisfactions de ce Mondial reste la Russie que personne n’attendait. Le pays hôte, n’a pas réussi à aller jusqu’au bout de son rêve en sortant l’Espagne en huitième de finale. Mais l’aventure de la « Sbornaïa », qui a réussi à déjouer tous les pronostics pour se hisser jusqu’en quart de finale, a été stoppée par la Croatie. Les hommes de Stanislav Tchertchessov quittent leur Mondial en quart de finale comme la France en 1938, la Suisse en 1954 et le Mexique en 1970 et 1986.

L’Afrique dernière de la classe
Les phases finales de Coupe du monde se suivent et se ressemblent toutes pour les équipes africaines. Leur plus haut fait d’armes reste un quart de finale que seules trois équipes avaient réussi à atteindre : le Cameroun en 1990, le Sénégal en 2002 et le Ghana en 2010. En Russie, ni l’Egypte encore moins le Maroc, la Tunisie, le Nigeria et le Sénégal n’ont réussi à briller. Depuis 1934, l’Afrique peine à se faire une place dans le club très fermé des grands du football mondial. Le Mondial russe a démontré que l’Afrique avait encore du chemin à faire. Le Sénégal, après s’être imposé d’entrée face à la Pologne (2-1), a manqué de passer le cap du premier tour alors qu’il avait toutes les cartes en mains pour se qualifier (nul 2 – 2 contre le Japon et défaite face à la Colombie 0 – 1). Et dire que cette équipe sénégalaise a fait mieux que les autres représentants africains en engrangeant quatre points là où le Nigéria et la Tunisie ne comptent qu’une seule victoire. Le Maroc n’a pas eu la même chance. L’Egypte dont le retour était très attendue a quitté la compétition avec un zéro pointé. Les Pharaons avaient connu la même désillusion en … 1934 et 1990. A l’arrivée, le bilan des représentants africains n’est guère reluisant : 3 victoires, 2 matchs nuls et 10 défaites pour 16 buts inscrits et 26 encaissés.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

« Dobrii dan » : Paradoxe

07 Juil 2018
356 times

Le paradoxe du football, c’est qu’il est le sport collectif par excellence qui, en même temps, magnifie peut-être plus que dans toutes les autres disciplines, la performance individuelle. Si bien que même dans une épreuve comme la Coupe du monde dont la 21ème édition se dispute actuellement en Russie, on épilogue autant sur les chances de telle ou telle autre équipe de décrocher le titre final que sur celles de telle star de marquer des points décisifs dans la course à l’attribution du Ballon d’or. Messi et Ronaldo qui ont trusté ces dix dernières années la récompense individuelle suprême, renvoyés à la maison, on cherche depuis le joueur qui pourrait interrompre ce mano-à-mano. Peut-être que les derniers jours de compétition permettront à quelqu’un de sortir du lot.

Pour l’heure, et comme le Brésil il y a quatre ans suite à la blessure et au forfait de Neymar, on peut bien noter que l’absence hier de Cavani a été préjudiciable à l’Uruguay. Devenue une équipe quelconque sans son meilleur buteur, l’Uruguay est totalement passé à côté de son sujet contre la France. Un peu comme les « Auriverde » en demi-finale de « leur » Mondial en 2014 face à l’Allemagne (1 – 7). Et également à l’image de l’Argentine tout au long de ses trois matchs en terre russe, plombée par un fantomatique Lionel Messi. Pour parler de ce qui nous concerne de plus près, l’Egypte n’a-t-elle pas fait les frais du manque de rythme de Mohamed Salah, son maître à penser technique et buteur efficace ? Ses compatriotes connaissaient à ce point l’importance du joueur de Liverpool dans la performance d’ensemble des Pharaons, que certains d’entre eux n’avaient pas hésité à manifester devant l’ambassade d’Espagne au Caire pour s’en prendre à Ramos, le défenseur et capitaine du Real et de la « Roja » qui avait « démonté » leur pharaon en finale de la Ligue européenne des champions.

Et pour balayer devant la porte de notre Tanière, avec un Sadio Mané au même niveau de performance qu’en club, le Sénégal n’aurait-il pas passé le cap des matchs de groupes de ce Mondial ?

Puisque personne n’aura jamais la réponse exacte, on peut prendre la liberté de répondre que … si. Dans tous les cas, il n’y a jamais à y redire aussi longtemps que la dépendance d’une équipe d’un de ses éléments porte ses fruits. Cependant, quand ça commence à ne plus marcher comme espéré, on se fait fort de se rappeler que le football est avant tout un sport collectif. N’empêche des individualités sortiront toujours du lot et auront la responsabilité de porter leur équipe. Et de perpétuer ce joli paradoxe autour du foot.

B. Khalifa NDIAYE

Les prestations mi-figue mi-raisin de Khadim Ndiaye lors de la Coupe du monde en Russie ont relancé le débat sur la hiérarchie des gardiens en équipe nationale. Les cartes risquent fort d’être redistribuées. Relégué au second plan, Abdoulaye Diallo et Alfred Gomis sont à l’affut pour chiper la place de titulaire au portier du Horoya.

Dans la hiérarchie des gardiens de l’équipe nationale, Khadim Ndiaye a eu,depuis le 2 septembre 2017, contre le Burkina Faso, les faveurs d’Aliou Cissé. Un choix qui a rétrogradé Abdoulaye Diallo, titulaire indiscutable au poste, à la deuxième place devant Alfred Gomis, peu connu du grand public. Jusqu’à un passé assez récent, le portier du Horoya AC,qui a fait ses premiers pas en sélection en 2010 sous les ordres d’Amara Traoré, était la doublure du dernier rempart du Stade Rennais, mais profitant du manque de temps de jeu et d’une baisse de forme de ce dernier avec son club, l’ancien joueur de la Linguère, appelé par Aliou Cissé, a saisi sa chance. Le malheur des uns fait bien le bonheur des autres.

Préféré à Abdoulaye Diallo lors des phases qualificatives du mondial russe, Khadim Ndiaye a été très décisif et a gagné sa place de titulaire lors des matchs suivants (Burkina Faso, Cap Vert et Afrique du Sud), devenantdu coup le numéro 1 des gardiens de but. Faisant preuve d’une bonne régularité lors des matches de préparation (il a été titulaire contre le Luxembourg et la Corée du Sud) de l’équipe pour le mondial, Khadim Ndiaye a,sans surprises, conservéson statut en Russie, sans pour autant faire l’unanimité. Mais les matchs contre la Pologne et le Japon ont montré qu’il n’était pas un modèle de sérénité.

Ses prestations ont été ponctuées d’erreurs que l’équipe a payées cash. Sa bourde sur le deuxième but égalisateur des Samouraïs Bleus, ses sorties approximatives et ses mauvaises relances au pied ont fini par donner raison à ses détracteurs. Ces approximations et sa prestation contre la Colombie sont venues relancer le débat concernant son choix comme titulaire au poste.

A 33 ans aujourd’hui, Khadim Ndiaye compte pas moins de 23 sélections et demeure l’un des plus anciens de cette équipe. Et ses performances mitigées lors de la campagne russe risquent d’avoir des répercussions et relancer la concurrence lors des prochaines échéances des Lions qui devront, dès le 7 septembre prochain, retrouver le chemin de la compétition, notamment les éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des nations prévue en 2019, au Cameroun. De quoi redistribuer les cartes dans ce secteur et permettre à Diallo et Gomis de caresser l’espoir de bénéficier des grâces du sélectionneur national.

Alfred Gomis, portier de Spal (Série A italienne) est à l’affût. Malgré sa faible expérience internationale Aliou Cissé l’a convoqué parmi les 23 joueurs retenus pour la Coupe du monde. Le sélectionneur ne lui a certes pas donné du temps de jeu lors des trois matchs de préparation de l’équipe et il n’a pas non plus joué la moindre minute en Russie, mais Gomis qui sort d’une saison plutôt satisfaisante avec son club est encore apprentissage et dispose d’arguments pour prétendre plus tard au poste de gardien numéro 1. Lors de sa première apparition avec les Lions le 14 novembre 2017, contre l’Afrique du Sud en éliminatoires du mondial, il avait été très rassurant. Mais son manque de vécu au très haut niveau a sans aucun doute joué en sa défaveurface à des concurrents aguerris. Du haut de ses 24 ans, Alfred Gomis a énormément de choses à apporter à cette équipe qui a encore cinq matchs à disputer en éliminatoire de la Can.Sa progression est donc à suivre et en fonction de ses performances, il pourrait un jour avoir sa chance etbouleverser la hiérarchie.

Passé de titulaire potentiel à remplaçant, Abdoulaye Diallo, victime de son manque de temps de jeu à Rennes, n’en demeure pas moins un gardien expérimenté, qui connait bien la haute compétition. La preuve, il a été titulaire indiscutable lors de la Can 2017 et lors du début de la phase éliminatoire du mondial. Mais l’ancien numéro 1, qui a perdu sa place le 8 octobre 2016, lors de la victoire (2-0) du Sénégal face au Cap Vert, n’a jamais perdu espoir.AliouCissé lui a offert du temps de jeu le 8 juin dernier contre la Croatie et Abdoulaye Diallo s’est montré intéressant comme à son habitude.

Diallo qui n’a disputé qu’un seul match cette année avec les Lions ne désespère pas de cirer les bancs. Il a encore tout ce qu’il faut pour reconquérir la place qui était la sienne. Dans ce secteur où nul n’est intouchable ni indispensable, Aliou Cissé qui ambitionne de qualifier l’équipe à la prochaine Can et de réaliser un très bon parcours, aura l’embarras du choix.

Il aura à disposition 3 gardiens qui vont tout donner pour être l’heureux élu. Cette concurrence ouvrir de nouvelles perspectives pour Diallo et Gomis restés scotché au banc de touche lors du dernier mondial. Et tous deux ont besoin de travailler davantage et de progresser pour convaincre le sélectionneur.

Moscou : Pour deux pays qui n’ont plus disputé de finale de Coupe du monde depuis qu’ils ont accueilli la compétition (la Suède en 1958 battue par le Brésil de Pelé et l’Angleterre avec sa victoire en 1966), ce sera l’occasion, cet après-midi à Samara (14 h) de tenter de se rapprocher de l’ultime étape de « Russie 2018 », le 15 juillet prochain. Les deux dernières fois que Suédois et Anglais s’étaient croisés en Coupe du monde, ils s’étaient quittés bons amis (1 – 1 en 2002 et 2 – 2 en 2006). Mais, c’était en phase de poule.

Aujourd’hui, ce sera un match de coupe. Et il y aura forcément un vainqueur, dans le temps réglementaire (comme la Suède contre la Suisse au tour précédent), après prolongations ou aux tirs au but (comme l’Angleterre face à la Colombie au même stade de la compétition). C’est dire que les deux formations ont de solides atouts à faire prévaloir. Avec le meilleur buteur de l’épreuve dans ses rangs (Kane, 6 réalisations), la formation des « Three Lions » a un atout offensif qui ne sera pas de trop contre les solides Vikings qui, eux, sans être très brillants sont assez solides pour que leur célèbre devancier sous le maillot jaune et bleu … Zlatan Ibrahimovic les voit soulever le trophée mondial dans un peu plus d’une semaine. Mais qu’ils commencent déjà par se sortir du piège anglais…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA,
Diégane SARR, Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : La Croatie n’a jusqu’ici pas de chance avec les équipes des pays hôtes de la Coupe du monde de football. Deux fois, elle les a croisées et deux fois elle a été battue. Contre la France, en demi-finale (1 – 2) et face au Brésil en ouverture du Mondial 2014 (1 – 3). Alors, jamais deux sans trois pour Luka Modric et les siens aujourd’hui à 18 h à Sotchi, en quart de finale face à la Russie ?

Ils auront certainement à cœur de faire mentir ce célèbre adage et de tordre à cette terrible statistique selon laquelle toutes les cinq équipes hôtes de la Coupe du monde qui avaient atteint les quarts avaient réussi à se hisser dans le dernier carré (Italie 1990, France 1998, Corée du Sud 2002, Allemagne 2006 et Brésil 2014). Une statistique d’autant plus inquiétante pour les Croates que la « Sbornaya » russe, désormais portée par tout un peuple, surfe actuellement sur les vagues de la performance. Elle s’est mise à rêver grand depuis qu’elle a sorti l’Espagne et ses stars (aux tirs au but, il est vrai) en huitième de finale. Et comme le pays n’avait plus atteint les quarts de finale d’un Mondial depuis l’époque soviétique pas plus qu’il n’avait jamais battu une équipe européenne dans cette compétition, il ne voudra pas s’arrêter en si bon chemin. Donnée pour moribonde avant le coup d’envoi, juste bonne pour disputer trois petits matchs dans « sa » Coupe du monde avant de laisser les autres poursuivre la compétition, la « Sbornaya » a retrouvé des couleurs et passe désormais pour un potentiel favori au titre. Mais son coach, Stanislav Tchertchessov, met en garde contre « toute euphorie ». Il sait qu’il va vers un match très difficile face à des Croates qu’ils jugent « aussi bons que les Espagnols » et capables de jouer sur différents registres.
Les hommes du coach Zlatko Dalic savent, en effet, alterner voire combiner jeu technique et efficace et pressing de tous les instants et rigueur dans le marquage.

Et avec des artistes tels Modric et Rakitic et un buteur de la trempe de Mandzukic, ils peuvent tenir la dragée haute à n’importe quel adversaire. Après avoir balayé l’Argentine (3 – 0) en match de groupe et sorti le solide Danemark en huitièmes, les Croates n’ont plus le droit de craindre personne, ni rien. Pas le pays hôte, ni les statistiques qui les donnent battus d’avance.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes)

Moscou : La coupe du monde édition 2018 est une épreuve exceptionnelle. Presque tous les favoris qui s’étaient alignés au départ, ont été éliminés avant d’arriver au stade des demi-finales.

L’exemple de l’Uruguay et du Brésil en a été un cas hier. Avec les verdicts des premiers quarts de finales livrés hier, cette compétition n’a pas encore fini de livrer toutes ses surprises.

Après l’Uruguay, ce fut le tour du Brésil de prendre la porte de sortie ; les deux équipes sud-américaines qui restaient en course dans ces quarts de finales, ont plié hier devant respectivement la France et la Belgique. Restent maintenant en lice, seules les équipes européennes qui vont disputer les demi-finales mardi et mercredi prochains à Saint-Pétersbourg et à Moscou. Deux favoris de plus hors course ; cette édition 2018 de la coupe du monde est assurément celle de toutes les incertitudes.

Au départ favoris, presque tous les « grands » sont passés à la trappe laissant la France et la Belgique poursuivre le chemin vers les demi-finales. C’est l’Uruguay la première qui s’est fait éliminer sur deux buts inscrits par Raphaël Varane (40e) et Antoine Griezman (61e), hier, à Nijni Novgorod. Une victoire qui efface bien des souvenirs puisque c’est la première fois que la France bat l’Uruguay en coupe du monde ; un succès historique qui permet donc en même temps à Didier Deschamps et ses hommes d’atteindre l’objectif premier assigné qui était les demi-finales.

Du coup, ils peuvent faire oublier l’élimination en quarts de finales de l’édition 2014 par le Brésil (1-0). Et penser, pourquoi pas, à une seconde finale, après celle de 1998, qui les avait vus remporter pour la première fois le trophée mondial. Mais en attendant, Mbappé et ses coéquipiers vont savourer cette qualification face à l’une des meilleures équipes de la compétition. En tout cas, c’est une belle performance réussie par Antoine Griezman et ses camarades après avoir sorti l’autre grand de la compétition, l’Argentine. Mais, l’Uruguay d’hier, n’avait pas grand-chose à démontrer depuis l’annonce de la blessure de son buteur patenté, Edinson Cavani, absent du match. Luis Suarez a été quant à lui l’ombre de lui-même, ne parvenant pas à inquiéter la solide défense française.

La légendaire solidité de la défense uruguayenne a sauté, hier, devant les coups de boutoirs des Bleus malgré sa charnière centrale composée de Diego Godin et Jose Maria Gimenez. La France qui n’avait plus marqué devant l’Uruguay depuis 1985, s’est donc retrouvée grâce à une ligne d’attaque de feu qui marque à tous les coups dans ce mondial. Les deux équipes sud-américaines (Argentine et Uruguay) qui se sont frottées à elle, l’ont appris à leurs dépens. La France croisera maintenant la Belgique sa « voisine » en demi-finale. On s’attendait à voir la Belgique s’arrêter au stade des quarts de finales, hier, mais, Eden Hazard et ses coéquipiers vont continuer leur chemin vers les demi-finales. Dans un match où rien n’était garanti, les Diables Rouges ont vite fait de tuer tout suspense en inscrivant deux buts en l’espace de trente minutes par Vincent Kompany (13e) et Kevin de Bruyne (30e). Et couper l’herbe sous les pieds de Neymar et compagnie qui auront tout fait dans ce match pour revenir en surface. La réduction du score par Renato Augusto à la 75e minute n’a pas freiné les ardeurs belges, puisque le match se terminera sur ce score qui qualifie les Diables Rouges en demi-finales.

Mais la Belgique a tenu bon pour décrocher son ticket pour les demi-finales. Les Belges qui avaient des atouts à faire valoir pour faire trembler le grandissime favori brésilien, ont bien su mener le match à leur guise. Une "génération dorée" qui continue d’entretenir son rêve de titre mondial dans un tournoi débarrassé des autres favoris espagnols et allemands.

Cette première demi-finale de Mondial décrochée depuis 1986, voit venir des belges qui n’ont plus peur de rien. Leur attaque est l’une des plus prolifiques, leur défense également ne se laisse pas conter.

L’équipe conduite par le coach Roberto Martinez a maintenant toutes les raisons de penser à une finale, qui serait la première dans son histoire. Mais à condition d’abord de se débarrasser de la France.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA,
Diégane SARR, Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Nijni Volgorod : En quart de finale de la 21ème Coupe du monde, disputé hier au Nijni Volgorod stadium, la France a battu l’Uruguay par 2 buts à 0. Mi-temps : 1 – 0 pour la France Buts : Varane (40ème mn), Griezmann (61ème mn)

Les équipes : Uruguay : F. Muslera, J. Gimenez, D. Godin (cap), R. Bentancur (puis C. Rodriguez, 59ème mn), N. Nandez (puis J. Urretaviscaya, 73ème mn), L. Suarez, C. Stuani (puis M. Gomez, 59ème mn), L. Torreira, M. Vecino, D. Laxalt, M. Caceres. Entraîneur : Oscar Tabarez

France : H. Lloris (cap), B. Pavard, R. Varane, S. Umtiti, P. Pogba, A. Griezmann (puis N. Fékir, 90 + 2), O. Giroud, K. Mbappé (puis O. Dembélé, 87ème mn), C. Tolisso (puis S. Nzonzi, 79ème mn), N. Kanté, L. Hernandez. Entraîneur : Didier Deschamps

Arbitres : N. Pitana (Arg) assisté de ses compatriotes H. Maidana et J. P. Belatti.

Carton jaune : Bentancur, Rodriguez (Uruguay) ; Hernandez, Mbappé (France)

Un peu moins d’une mi-temps, c’est le temps mis par la forteresse uruguayenne à résister aux coups de boutoir de la France avant de céder. Un amour de coup franc de Griezmann déposé sur la tête de Varane et la Celeste perdit de son semblant d’éclat. Stuani n’ayant pas fait oublier Cavani finalement forfait, Suarez n’a eu aucun ballon digest à négocier au front de l’attaque sud-américaine.

La légendaire solidité défensive uruguayenne prit un dernier coup fatal lorsque son gardien de but Fernando Muslera se rendit coupable d’une faute de main sur une frappe lointaine de Griezmann à l’heure de jeu.

Après, il n’y eut plus le moindre suspense.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

LE MOT DES ENTRAÎNEURS
OSCAR TABAREZ, URUGUAY : « ON N’A PAS SU TROUVER LA SOLUTION »
« La France nous a dominés et il faut la féliciter. Les vingt premières minutes étaient équilibrées. Dès qu’ils ont pris l’avantage, cela a pesé lourd. On a fait les efforts qu’il fallait pour revenir, mais la France a bien contrôlé le match.

Elle a mieux joué, on n’a pas su trouver de solution. C’est la fin d’un rêve, mais d’autres épreuves nous attendent. D’autres équipes de l’élite mondiale sont parties avant nous. Ça fait mal, mais on n’a pas le droit de dramatiser non plus ».

DIDIER DESCHAMPS, FRANCE : « JOIE ET FIERTÉ »
« Je ressens beaucoup de joie et de fierté, puisque cette victoire est largement méritée. On avait réussi quelque chose de grand face à l’Argentine, cette fois, on a encore élevé le niveau.

Comme on a pu le constater à certains moments, notre équipe manque toujours d’expérience ; mais elle compense avec une grosse générosité dans l’effort. Maintenant, on est en demi-finale.

Et quoi qu’il arrive, ce ne pourra pas être une Coupe du monde ratée. C’est très important et je suis fier pour l’ensemble de mes joueurs, puisqu’après ce qu’ils avaient fait face à l’Argentine, ce n’était pas évident de redescendre sur terre ».

C’est désormais officiel : Gianluigi, Buffon portera les couleurs du Paris St Germain cette saison. Le club de la capitale française a confirmé hier l’information à travers un communiqué.

Le Paris SG a officialisé hier l'arrivée de l'emblématique gardien italien Gianluigi Buffon, dans un communiqué et un message twitter, sa première recrue du mercato d'été. Buffon, âgé de 40 ans, qui arrivait libre après la fin de son contrat avec la Juventus Turin, s'est engagé pour une année, plus une autre en option, précise le champion de France en titre. "C'est avec un grand sentiment de bonheur que je rejoins le Paris Saint-Germain", a réagi Gianluigi Buffon après la signature de son contrat, selon des propos rapportés par le site officiel du club parisien. "Pour la première fois de ma carrière, je quitte mon pays et seul un projet aussi ambitieux pouvait m'amener à prendre une telle décision", ajoute-t-il. L'arrivée du gardien italien aux 176 sélections constitue un énorme coup en termes d'image, mais questionne sur le plan sportif. Deux jours à peine après la reprise de l'entraînement, le nouveau technicien allemand du PSG Thomas Tuchel tient donc sa première recrue, et pas n'importe laquelle, le champion de France prouvant une nouvelle fois, par la même occasion, sa capacité à séduire une grande figure du football mondial, après Zlatan Ibrahimovic (2012-2016), David Beckham (2013) puis Neymar, l'été dernier. Buffon a beau avoir atteint la quarantaine, son nom fait rêver tous les fans de ballon rond. Champion du monde en 2006, le Toscan est un véritable monument dont le parcours a été associé durant 17 saisons à la Juventus Turin après des débuts professionnels à Parme, collectionnant chez les Bianconeri neuf titres de champion, quatre Coupes d'Italie, cinq Super coupes et trois finales de Ligue des champions perdues (2003, 2015, 2017).

C'est peu dire que le portier a marqué l'histoire du foot italien et de la Juve au même titre qu'un Dino Zoff, qui avait mis fin à sa carrière à 41 ans. Mais l'heure de la retraite n'a visiblement pas encore sonné pour Buffon, séduit par le challenge parisien et la perspective de tenter de s'offrir le seul grand trophée qui manque à son palmarès hallucinant: la C1.

Reste à faire un peu de ménage chez les gardiens du Paris SG, car, le PSG compte désormais cinq joueurs sous contrat à ce poste avec lui (Areola, Trapp, Descamps, Cibois). Après avoir passé la saison dans la peau du N.1, Alphonse Areola, actuellement au Mondial avec l'équipe de France, a déjà déclaré qu'il ne souhaitait pas se retrouver sur le banc à la reprise du Championnat.

AFP

L’excellence des étudiants de l’Ugb s’illustre encore au plan national, dans le domaine du sport. En effet, selon Mme Khady Niang Diop, directrice de la Communication et du Marketing de l'Ugb, Yédim Diop, étudiant en Licence 3 de Géographie, a remporté l’édition 2018 du championnat national de karaté et en kata individuel. La compétition a été organisée,  dimanche dernier, au stade Amadou Barry de Guédiawaye par la Fédération sénégalaise de karaté et disciplines associées. Il faut rappeler que plus de 75 combattants ont pris part à cette édition.

Le comité régional aïkido de Saint-Louis organise la quatorzième édition de la plus grande manifestation de l’aïkido, du yoga et du développement personnel en Afrique.

Appelée le Saint-Louis Aïkid’or, cette manifestation de dimension internationale, organisée sous l’égide de l’Association africaine d’aïkido et arts associés, de la Fédération sénégalaise de judo et disciplines associées et de la Ligue nationale d’aïkido, aura lieu les 20, 21 et 22 juillet 2018 à Saint-Louis. Entre autres activités prévues, il y aura un don de sang, des activités de reboisement, une initiation au grand public à l’aïkido et à la self défense. Des séances de yoga auront lieu et une conférence sur le thème : « L’aïkido, méthode d’éducation physique et morale : apport dans le développement psychomoteur de l’enfant » sera animée par coach Cheikh Sarr.

Le don de sang (Aikidon) est prévu devant le village C du Crous, le vendredi 20 juillet. Les activités de reboisement auront lieu à la Case des Tout-petits, à la salle des sports, au rectorat et à la Direction du Crous.

Pour la suite du programme, l’initiation au grand public de l’aïkido et self défense, un stage de haut niveau d’aïkido, entre autres, sont au programme du samedi 21 juillet.

Et pour la clôture, outre la cérémonie de remise de diplômes aux participants, la manifestation sera bouclée dimanche. Par ailleurs, une visite guidée de la ville de Saint Louis est aussi programmée.

Tricia MANGA (stagiaire)

Last modified on lundi, 09 juillet 2018 05:43

Le comité régional de Dakar en charge des courses hippiques, avec à sa tête le jeune promoteur Oumar Bao Jr, organise demain, à partir de 16h30 à l’hippodrome Ndiaw Macodou Diop de Thiès, sa première journée. Cinquante chevaux repartis en quatre catégories rivaliseront de pied ferme pour décrocher la victoire dans leur poule respective. Mais le temps fort sera la course de fusion qui regroupera les 17 poulains de 3 et 2 ans. Cependant, « Dalinkor », « Général Bara », « Aminou Houma », « Darou Sam » et « Maouloud 2 » sont incontestablement les favoris. Et ils vont tenter de confirmer leur statut pour décrocher la cagnotte de 2 500 000 FCfa en jeu.

EL H Yamar DIOP

Les Partants :
Groupe 1 (2200 m): Doumayene, Mirwax, Very Good, Betty Bao, Faydou, Treve, Rafet Niort, Makha

Groupe 2 (2200 m) : President Cheikh, Willy Jr, Mbar Ngone, Thioro, Ndeye Fall 3, Nassroulah, Monsieur Diop, Aminata Marie, Serigne Bi, Leuk Daour Mbaye, Neelen Kaar, Big Boss

Groupe 3 (2200 m) : Tom, Niody, Barakatou, Mame Ngone, Nogaye Diop, Arif, Adja Colle Fall, Alhamdou 2, Machallah, Momar, Fatma2, Racine, Fils Alhamdou

Fusion Pta et Pda (1200 m) : Dalinkoor, General Bara, Cotonou 2, Aminou Oumah, Darou Sam, Adja Khady Diop, Maouloud 2, Auguste, Ngone Latyr, Thiono du Reer, Penda Boury, Nour, Aminata Diop Macodou, Darou Minam, Bon Fils 3, Mamadou Seck, Ndiolor

Si la Fifa a éliminé la double peine, elle ne peut rien contre l’amertume des vendeurs de maillots aux couleurs du Sénégal. En plus de vivre difficilement l’élimination des Lions, ils font face à des stocks d’articles maillots, gadgets, drapelets qui ne trouvent plus preneur.

Si les supporters sénégalais digèrent petit à petit l’élimination de l’équipe nationale, dès le premier tour de la Coupe du monde, chez les vendeurs de maillots, la peine est double. En plus de supporter cette mini-déception, ils font face à une équation de taille. En effet, la qualification de l’équipe du Sénégal avait donné de nouvelles idées aux vendeurs, ambulants ou gérants de magasins. La plupart d’entre eux avaient laissé leur activité de côté pour se consacrer à la vente de maillots. Un business qui marchait bien, même avant le début de la compétition. Vendeur de matériels importés à Colobane, Abdou Khadr, la quarantaine, avait aménagé un petit espace pour la vente de maillots. « J’en ai beaucoup vendu avant le début de la Coupe du monde. Et la bonne entrée en matière des Lions avec la victoire contre la Pologne a donné plus d’engouement. J’ai commandé un lot de 100 maillots en provenance du Maroc », dit-il. A peine que sa commande est arrivée, que le Sénégal est éliminé. Une pilule dure à avaler. « Je ne m’y attendais pas vraiment. Aujourd’hui, je n’arrive même pas à les vendre au prix d’achat. J’ai été obligé de trouver un vendeur de maillots à temps plein pour lui filer tout mon stock. J’ai accusé une perte d’au moins 60 000 FCfa. Je ne vois plus d’acheteurs, alors que mes articles étaient de très bonne qualité », se désole-t-il, non sans préciser qu’il n’est pas le seul à vivre une telle désillusion.

Non loin de là, les cantines se suivent, mais le décor est le même, les drapelets et autres gadgets aux couleurs nationales qui s’écoulaient comme de petits pains ont désormais trouvé place dans les étagères. « Ça ne se vend presque plus. On ne trouve pas preneur. Tous les deux jours, j’allais me ravitailler aux Allées du Centenaire. Ce qui nous soulage, c’est qu’entre le début de la Coupe du monde et le dernier match du Sénégal, nous nous sommes fait beaucoup d’argent. Par exemple, même avec le maillot de moindre qualité vendu entre 4.000 et 5.000 FCfa, on se faisait un bénéfice de près de 50%. C’est ce qui nous soulage, sinon ça allait être pire. Je me rappelle le lendemain de la victoire contre la Pologne, j’ai vendu au moins 30 maillots et près de 50 drapelets en une journée », révèle Cheikh Fall.

De 8.000, les prix des maillots ont chuté à 2000 FCfa
Le décor du Marché Sandaga est tout autre. A l’approche de la Coupe du monde, et même durant les deux premiers matchs des Lions, le Rond-point était presque coloré. Maillots, drapelets, brassards, gadgets…tous s’étaient mis au rythme de la Coupe du monde. En cette après-midi de mardi, la forte canicule s’abat sur le marché. Mais difficile d’apercevoir un article aux couleurs nationales. Les marchands ambulants ont repris leurs vieilles habitudes. A quelques mètres du rond-point, Modou Ngom tient sa cantine, à l’intérieur de ce lieu de vente de boubous d’art, les lots de maillots sont rangés dans un coin. C’est à peine si le commerçant veut en parler. « On ne voit plus de clients. J’ai ici des maillots que j’avais pris chez un commerçant en provenance de Turquie à 8.500 FCfa l’unité. Maintenant, je n’ose même plus marchander. La perte est évidente, il faut juste minimiser. J’ai vendu des maillots à moins de 2.500 FCfa après l’élimination et le pire, c’est que je peux rester pendant 3 jours sans en vendre. Les drapelets et autres gadgets, je n’ose même pas les sortir du sac», se désole-t-il.

Aujourd’hui, il estime le stock à près de 200.000 FCfa. Mais notre commerçant dit avoir retenu la leçon. « Il faudra prochainement y aller avec beaucoup de prudence», tempère-t-il.

Les vendeurs occasionnels payent le plus lourd tribut
Qu’ils soient vendeurs de chaussures, de friperie ou de vêtements de femmes, ils avaient tout abandonné, le temps de la Coupe du monde, pour faire le maximum de dividendes avec la vente des articles aux couleurs nationales. Aujourd’hui, ce sont eux qui souffrent le plus de l’élimination précoce du Sénégal. Trouvé dans sa cantine, non loin du Centre commercial Touba Sandaga, le vieux Guèye fait le point avec ses jeunes. Vendeurs de maillots à temps plein, il dit ne pas trop souffrir de la situation. « C’est mon quotidien. Ce sont ceux qui étaient dans d’autres secteurs et qui ont pris toutes leurs économies pour les mettre dans la vente de maillots qui souffrent le plus », dit-il.

Venu écouler son grand stock, Madou sort difficilement les mots. « Je suis vendeur de chaussures. Mais j’ai du mal à retrouver mon activité parce que j’avais mis beaucoup d’argent dans le business des maillots. Je suis maintenant obligé de tout bazarder », informe-t-il. Et la tournure du marchandage montre à suffisance la position de force du traditionnel vendeur de maillots.

« Je ne marchande pas par unité, si tu veux on discute du prix pour tout le stock », lance le vieux Guèye, avec beaucoup d’autorité. C’était alors parti pour un long marchandage. « Je suis obligé de le vendre à perte. Ce sont 5 lots de 20 maillots. Avec le prix qu’il me propose, c’est comme si je vendais le maillot à moins de 2.000 FCfa, alors que je refusais 4.500 FCfa avant notre élimination », souligne le vendeur, après avoir fait appel à la calculette.

Oumar FEDIOR

La vie continue au «village du mondial» après l’élimination du Sénégal. Mais l’affluence n’est plus la même.

17h 55 mn. Nous sommes à 5 mn du démarrage du match des 8èmes de finale devant opposer la Belgique au Japon.

La Place de la Nation est clairsemée. Quelques vendeuses de sandwichs, de beignets par-ci, des ambulants avec leurs gadgets par-là. Voilà tout le décor. Les deux écrans géants qui ont été installés par la Rts ne sont pas allumés. Nous sommes loin des jours de match de l’équipe nationale du Sénégal où la Place de la Nation faisait le plein.

Il était difficile de se frayer un chemin pour accéder à l’intérieur. Aujourd’hui, l’ambiance est tout autre. Ce n’est plus la forte affluence. Malgré l’élimination des Lions du Sénégal, quelques inconditionnels du ballon rond font toujours le déplacement pour suivre les matchs depuis l’ex-Place de l’Obélisque. C’était le cas encore, hier, lors du match Belgique-Japon. Même si on pouvait les compter du bout des doigts, ils étaient moins de 30 personnes assis au pied du monument juste au début de la rencontre.

Au fur et à mesure, d’autres arrivent et prennent place dans le groupe pour suivre le match depuis l’écran géant installé par la Rts. Un seul écran géant. Pas besoin de se bousculer pour voir le match. Tranquillement assis, la plupart souhaitent une victoire de la Belgique contre le Japon. Pour eux, les Samouraïs ont barré la route à l’équipe nationale du Sénégal. Cheikh Diop se rappelle de la deuxième sortie des Lions contre l’équipe japonaise. Selon lui, le Sénégal a perdu toutes ses chances de se qualifier au deuxième tour de ce Mondial après avoir fait un match nul lors de sa confrontation avec les Japonais. Cheikh Diop, accompagnés de quelques de ses amis, est venu à la Place de la Nation pour revivre cette ambiance des matchs. Mais tel ne sera pas le cas, car ils ne sont pas trop nombreux sur place. Il reconnaît que l’affluence a fortement diminué au lendemain du match entre le Sénégal et la Colombie. Ces quelques inconditionnels trouvés sur place viennent des quartiers de Colobane, Fass, Médina. D’après Cheikh Diop, certains sont juste attirés par l’écran géant qui offre plus de visibilité.

Des moments exceptionnels vécus
Rencontré dans le « village du mondial », Boubacar Kambel Dieng, ancien journaliste à la Radio futurs médias (Rfm), s’affaire à ranger quelques matériels de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp). Il se rappelle des « moments extraordinaires » à la Place de la Nation lors du premier match entre l’équipe du Sénégal et la Pologne. « On a vécu des moments exceptionnels avec cette première victoire des Lions qui nous donnaient beaucoup d’espoir pour cette qualification au second tour. Il y avait énormément de personnes qui ont communié autour du même idéal. On a senti que les Sénégalais étaient un et indivisible derrière leur l’équipe », se souvient-il. A son avis, l’ambiance n’est plus la même depuis cette élimination. M. Dieng invite tous les supporters à continuer à croire en cette équipe et à se préparer pour les échéances futures. « Nous avons la Can 2019 qui se pointe à l’horizon.

Avec cette équipe et avec Aliou Cissé, nous pouvons espérer avoir quelque chose et pourquoi pas le premier trophée continental du Sénégal en 2019 », dit-il.

De l’animation pour attirer les supporters
Même si le Sénégal est éliminé, la vie continue au « village du mondial » sous un autre rythme. Les partenaires de la Rts ont toujours leurs stands dans cet espace. La Lonase, la Sonatel, la Soboa sont toujours là. Mme Rokhayatou Kane Dieng, responsable marketing de la Soboa, constate qu’il y a moins de monde depuis l’élimination du Sénégal jeudi dernier.
« Nous avons noté une baisse.

Il y a moins de monde qu’il y a une semaine », explique-t-elle. Mme Dieng précise, cependant, que l’affluence reste toujours la même pendant les week-ends. Toutefois, la Soboa a trouvé d’autres astuces pour attirer du monde dans son stand. Tous les jours, Mme Rokhayatou Kane Dieng et son équipe font des animations avec des jeux tombolas pour retenir les visiteurs du Mondial. Un choix qui s’avère payant. Il y avait plus de monde devant le stand de la Soboa que devant l’écran géant. Beaucoup d’enfants accompagnés de leurs parents étaient là pour gagner des lots. « Notre challenge est de retenir les gens, surtout les enfants», dit-elle. Mme Rokhayatou Kane Dieng renseigne que depuis l’élimination du Sénégal, le record d’affluence est noté les jours de match de l’équipe de France, avec son lot de joueurs d’origine africaine.

Aliou Ngamby NDIAYE

LA RTS MAINTIENT LE RYTHME
Elle est la chef du « village du mondial ». Trouvée en face du plateau de la Rts installé au cœur de la Fans zone, Mme Fama Diouf prépare les lots à remettre aux gagnants. Depuis le démarrage de la coupe du monde «Russie 2018», la Rts a installé ses quartiers dans cette Place de la Nation. Mme Fama Diouf note, cependant, que l’ambiance n’est plus la même depuis l’élimination de l’équipe nationale. Au-delà du «village du mondial», c’est tout le pays qui est atterré par cette élimination dès les phases de poule des Lions de la Teranga, explique-t-elle. Malgré cette élimination, la Rts continue ses animations à l’ex-Place de l’Obélisque. « Nous avons un programme culturel très riche. Tous les jours, nous avons la troupe Fam avec Ibrahima Mbaye «Sopé» qui est là. Toutes nos chaînes : Rsi et Dakar Fm sont là pour mettre de l’ambiance dans le village. Tous les samedis, nous avons des concerts en live. Cela fait vraiment ressortir le caractère culturel de cet évènement », informe-t-elle. Selon elle, « l’aventure continue ». « Nous avons installé une aire de jeu pour les enfants qui est quasiment pleine tous les jours. Nous sommes souvent obligés de faire la police pour gérer la sécurité. L’affluence est toujours là, mais ce n’est pas du tout pareil avec les jours du match de l’équipe nationale du Sénégal. C’est très normal mais les gens sont là, ils viennent. La Rts est là jusqu’au 15 juillet », ajoute Mme Fama Diouf.

A. Ng. NDIAYE

«Le match le plus important de (sa) vie » ? Même à la veille de disputer un quart de finale de Coupe du monde, aujourd’hui face au grand Brésil, le Belge Romélu Lukaku a répondu que non ! Le prochain sera toujours le plus important, a-t-il ajouté. Comme pour répondre ou mieux pour donner une leçon de vie au capitaine des « Lions » qui, avant l’entrée en scène de son équipe dans cette compétition face à la Pologne, soutenait y aller, lui et ses partenaires. Ils l’avaient remporté mais après, leurs performances étaient allées decrescendo : un nul face au Japon puis une défaite contre la Colombie et dans la foulée, un retour à la maison. Curieusement et comme pour appuyer l’assertion de son capitaine, Koulibaly qui s’est pourtant fabriqué une belle carapace avec le Napoli dans le très exigeant Calcio italien, avait annoncé, au sortir de ce succès initial, qu’ « il existe désormais une génération 2018 ». Or, on l’a dit et répété ici même, il en faut bien plus pour écrire une histoire et bâtir un palmarès.

Prendre part à une Coupe du monde, y jouer un match au moins ou même pas ! On en apprend toujours quelque chose. Bien sûr que tout joueur rêve d’y disputer ne serait-ce que quelques minutes, histoire de pouvoir dire plus tard « j’y étais ». Mais, tous ne s’en contentent pas. Surtout ceux qui entendaient faire de cette compétition un tremplin pour relancer leur carrière vers les cimes. Ou d’autres qui comptaient gagner en respectabilité et en … revalorisation salariale à partir de leurs prestations de feu. Alors, rien qu’un bout de match pour ceux qui estiment n’avoir pas eu un temps de jeu à la dimension de leur talent, de leurs ambitions voire de leurs plans, ça peut faire disjoncter. Comme ces rumeurs de « pétage de câble » ont circulé dans la Tanière, après la défaite contre la Colombie.

Pourtant, à entendre le Brésilien Marquinhos se glorifier d’être entré en jeu, lors du huitième de finale remporté par son équipe face au Mexique (victoire 2 – 0), … dans le temps additionnel, devrait ramener certains à plus d’humilité. Une autre leçon de vie que tous les frustrés de la Tanière et d’ailleurs devraient méditer. A moins qu’ils se croient investis d’une mission de sauveurs de la Nation et qu’ils pensent que leur seule présence aurait suffi pour changer le cours de l’histoire.

On l’a dit, on apprend toujours d’une épreuve (au sens premier du terme) comme la Coupe du monde, réussie ou ratée.

A moins de claquer définitivement la porte. Et même là, on se sera retiré avec quelques images fortes qu’on n’oubliera pas bien longtemps après que le trophée tant convoité se sera choisi un vainqueur.

B. Khalifa Ndiaye

Moscou : La Coupe du monde a démontré que la concurrence sera dense à tous les niveaux de l’équipe nationale. Pour les milieux de terrain à vocation défensive, Aliou Cissé aura un éventail de choix. Trois postulants se signalent : Idrissa Gana Guèye, Cheikhou Kouyaté et Alfred Ndiaye. Il lui sera difficile de les aligner en même temps. Il devra inévitablement en sacrifier un.

Le Mondial russe est aujourd’hui derrière les Lions qui devront partir sur de nouvelles bases pour relever d’autres défis. Pas besoin de dessin pour comprendre que la concurrence sera très forte à tous les niveaux, à l’aune des prestations des uns et des autres lors des trois matchs disputés. Aliou Cissé pourra composer avec un effectif bien fourni et les places vaudront très cher. Les milieux de terrain à vocation défensive ne seront pas épargnés par cette rude concurrence. Ils seront au moins trois postulants de choix à se disputer deux places de titulaires. A moins que Cissé ne décide de les aligner en même temps. Ce qui est difficilement envisageable.

La renaissance d’Alfred Ndiaye !
Alfred NdiayeTrès discret à ses débuts en sélection en 2013, Alfred Ndiaye qui s’est toujours contenté de bouts de matches avec les Lions se fait, petit à petit, sa place dans le groupe d’Aliou Cissé. Il s’est, avec le temps, imposé en récupérateur.

Lors des trois matchs de préparation sur la route du Mondial, le sélectionneur national, sans doute séduit par son intelligence, son volume de jeu énorme et son sens du placement, l’a titularisé et l’a associé avec Idrissa Gana Guèye contre le Luxembourg et la Croatie, puis avec Cheikhou Kouyaté contre la Corée du Sud. Très en vue lors de ces sorties avec son profil qui a apporté un surcroît de puissance dans les duels à l’entrejeu des Lions, le milieu défensif de Wolverhampton, habitué à cirer le banc en sélection, a véritablement marqué des points auprès d’Aliou Cissé. A chaque fois, Alfred Ndiaye a brillé par son activité sur le terrain, surtout à la récupération.

Plein de dynamisme et percutant, Alfred Ndiaye, aidé par les pépins physiques de Cheikhou Kouyaté, a saisi sa chance au moment opportun pour gagner des galons. Et aussi, la confiance d’Aliou Cissé. Le technicien n’a pas hésité à le titulariser lors de la première du Sénégal face à la Pologne. Alfred qui entrait le mieux dans le schéma de jeu mis en place par Aliou Cissé, a ainsi relégué au second plan Kouyaté et même Pape Alioune Ndiaye et Cheikh Ndoye.

Redoutable dans les duels (il en a gagné 16 sur 20), le milieu de terrain de Wolverhampton a été intraitable et a fait preuve de détermination, d’agressivité et de précision dans ses tacles. Sa belle performance a permis à Cissé de le reconduire face au Japon. Lors du match décisif contre la Colombie, il n’a pas été aligné ; le sélectionneur préférant Cheikhou Kouyaté, mais son absence s’est quelque peu fait ressentir. Mais au vu de ses prestations lors des dernières sorties des Lions, tout porte à croire qu’il est bien parti pour truster une place de titulaire dans cette équipe. A condition de continuer sur la même lancée.

A 28 ans, Alfred Ndiaye (23 sélections pour 1 but) qui a démarré en 2013 fait partie des rares joueurs sénégalais à avoir donné satisfaction lors de la Coupe du monde. Il a un avenir réel en équipe nationale. Et devrait même constituer une sacrée menace pour certains.

Gana Guèye, l’option numéro un
Depuis l’arrivée d’Aliou Cissé à la tête de l’équipe nationale en mars 2015, Idrissa Gana Guèye s’est imposé comme un élément incontournable dans le milieu de terrain des Lions. Fin techniquement, propre dans la récupération comme dans la relance, le milieu défensif a franchi un palier de plus en Premier League avec son club d’Everton. Il ne semble pas trop concerné par cette concurrence puisque les statistiques ont démontré qu’il reste l’option numéro un, si ce n’est la seule véritable constante du sélectionneur national. Toujours appelé par Aliou Cissé et rarement remplaçant, Idrissa Gana Guèye a démontré qu’il était incontournable dans le système à deux comme à trois au milieu de terrain d’Aliou Cissé.

Fidèle au poste, l’ancien Lillois a été associé à Alfred Ndiaye contre le Luxembourg et la Croatie à quelques encablures du Mondial. Et chaque fois, il a joué les hommes de l’ombre pour abattre du travail grâce à ses accélérations et ses passes. Sa présence sur la liste des 23 pour la Coupe du monde n’a été une surprise pour personne. Ni sa titularisation d’ailleurs. Gana a été même à l’origine du premier but sénégalais lors de la victoire (2-1) contre la Pologne. Son tir a été détourné par le défenseur polonais Thiago Cionek (37e) dans son camp.

Lors de cette campagne russe, Gana n’a pas joué à son véritable niveau. Il a été moins tranchant dans l’entrejeu lors des deux premiers matchs (Pologne et Japon). Contre la Colombie, il a été plus en vue, même s’il a été plus spectateur qu’acteur sur le but qui a éliminé son équipe. Avec sa fine lecture du jeu, Idrissa Gana Guèye, avec ses 59 sélections, a signé un long bail avec l’équipe nationale dont il est devenu l’un des piliers. Et Aliou Cissé aura encore besoin de la bonne lecture du jeu de son joueur pour pouvoir aller encore de l’avant.

Kouyaté, une titularisation remise en cause
Il n’a pas débuté la Coupe du monde 2018 dans la peau d’un titulaire. Et Cheikhou Kouyaté devait bien s’y attendre. Joueur très engagé, le milieu de terrain défensif était arrivé en 2012 en sélection avec un gros potentiel et avait séduit par ses qualités et était même devenu un pilier essentiel du milieu. Mais le capitaine des Lions a quelque peu perdu de sa superbe et subit la concurrence dans ce secteur dans lequel il fut, à un moment, incontournable. Lors de la phase de préparation du Mondial, notamment contre le Luxembourg, le milieu de West Ham avait abandonné sa place de milieu de terrain pour redescendre d’un cran et évoluer en charnière centrale avec Kalidou Koulibaly. Absent contre la Croatie à cause des pépins physique, le capitaine de l’équipe a retrouvé son poste de prédilection contre la Corée, en association avec Alfred Ndiaye.

En Russie, contre la Pologne et le Japon, Kouyaté a disputé quelques bribes de match. Il n’est redevenu souverain que contre la Colombie.

Le brassard de capitaine autour du biceps, Kouyaté a joué un rôle déterminant dans l’entrejeu. Placé devant la défense, son poste de prédilection, il a abattu un travail extraordinaire. Il a intercepté beaucoup de ballons dans l’entrejeu et participé à l’effort défensif de l’équipe. Mais avec cette irrégularité notée depuis quelques mois et la montée en puissance d’Alfred Ndiaye, les rôles risquent de s’inverser. Et Cheikhou Kouyaté (42 sélections pour 2 buts), qui a fait les beaux jours de la sélection, risque de souffrir du regain de forme du milieu de Wolverhampton.

Dans cette nouvelle phase de reconstruction en perspective des prochaines échéances, Aliou Cissé devra bien tirer les enseignements de la performance de son groupe lors de la Coupe du monde pour redistribuer les cartes. Si Idrissa Gana Guèye semble indéboulonnable dans le milieu de terrain, tous les autres devront encore travailler dur pour gagner leur place de titulaire.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Alors que les quarts de finale du Mondial « Russie 2018 » se disputent aujourd’hui et demain, deux groupes brilleront par leur absence : les Poules B et H. L’Espagne avec Iniesta, le Portugal avec Ronaldo, la Colombie et Falcao, le Japon avec Honda et Kagawa, ne seront pas dans la course aux demi-finales. Pourtant, au lendemain du tirage au sort en novembre dernier, l’Espagne championne du monde en 2010, le Portugal championne d’Europe en titre qui ont partagé le même groupe (B), étaient cités comme des favoris potentiels, mais ils n’ont pu franchir le cap des 8e de finale. Sortis « logiquement » de la première phase, ils étaient attendus pour briller au second tour. Mais les « cousins » ibériques ont connu le même sort : les Espagnols ont été virés aux tirs au but par une équipe locale de Russie portée par une ferveur exceptionnelle et une rage de vaincre qui en a surpris plus d’un. Quant aux Portugais, ils ont été dévorés par l’Uruguay solide, volontaire et efficace. Pendant ce temps, leurs autres adversaires du même groupe, Maroc et Iran, étaient rentrés depuis longtemps et suivaient le reste de la compétition à la télé.

Une grosse désillusion que cette élimination précoce de l’Espagne et du Portugal, même si ces deux équipes n’avaient pas fait forte impression devant leurs autres adversaires. Elles s’étaient juste donné à fond pour leur entrée en matière qui les avait opposées pour, à l’arrivée, un intéressant nul (3 – 3) qui présageait de choses intéressantes pour l’une et l’autre équipes. Mais, il n’en fut rien : une courte victoire (1 – 0) contre l’Iran pour l’Espagne et face au Maroc pour le Portugal. Pour leur dernier match, la « Roja » n’avait pas pu battre le Maroc (2-2) pas plus que les Lusitaniens n’avaient réussi à venir à bout de l’Iran (1 – 1). Ainsi, de supers favoris, Espagnols et Portugais ont débarqué en huitièmes de finale par la petite porte. Et c’est presque logiquement qu’ils ont pris le chemin du retour à la maison dès les premiers matchs à élimination directe.

Le Groupe H également sera absent des quarts de finale, aujourd’hui et demain. Et c’est un peu plus compréhensible au vu de sa composition. Excepté la Colombie et la Pologne, aucune équipe de cette poule ne pouvait … logiquement prétendre à une place dans le Grand Huit ; à moins de compter sur la glorieuse incertitude du football. Et, paradoxalement, c’est le Japon considéré au départ comme la 4e équipe de ce groupe qui est passé en huitième de finale, au nez et à la barbe de la Pologne victime de ses deux défaites d’entrée contre le Sénégal et la Colombie. Les « Cafeteros » eux, ont barré la route aux Lions. Mais ni eux battus par l’Angleterre, ni les Samouraïs bleus éliminés par la Belgique ne seront de la lutte pour le dernier carré.

Le programme des quarts de finale
Aujourd’hui à 14 h à Nijni Novrogod : France – Uruguay ;
à 18 h à Kazan : Brésil – Belgique
Demain à 14h à Samara : Suède – Angleterre ;
à 18 h à Sotchi : Russie – Croatie

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Cinq fois champion du monde, le Brésil part forcément favori dans ce quart de finale du Mondial « Russie 2018 », à 18 h à Kazan. Mais, la Belgique sera « sous pression » comme l’a reconnu, hier, son arme offensive n°1 de destruction massive, Romélu Lukaku. Parce que lui et ses partenaires, souvent cités parmi les gros outsiders de toutes les compétitions internationales auxquelles ils prennent part, risquent de passer pour de bon de « génération dorée » à « génération maudite ». Pour cause, ils n’ont toujours pas justifié l’a priori favorable qui leur est collé aux godasses depuis des années. Pourtant, avec des stars du calibre de Courtois dans les buts, Kompany en défense, de Bruyne et E. Hazard au milieu et Lukaku en attaque (sans oublier les Mertens et autres Fellaini), les Diables rouges doivent pouvoir ferrailler valablement avec n’importe quels adversaires. Leur carton plein en matches de groupe le prouve largement. Et face aux Samouraïs bleus japonais en huitième de finale à Rostov-sur-le-Don, ils ont été simplement renversants. Menés (0 – 2), ils ont retourné la situation à leur faveur pour s’imposer sur le fil (3 – 2).

Aujourd’hui, face au Brésil, « la meilleure équipe du tournoi », ont-ils avoué, il leur faudra être au meilleur de leur forme.

Car, les « Auriverde » ont jusqu’ici affiché une belle santé collective, en plus de pouvoir compter sur des individualités de grande qualité. Neymar, Marcelo, Coutinho, Willian et les autres sont capables de dicter leur façon de voir les choses à n’importe quel vis-à-vis.

En plus, pour avoir raté « leur » Mondial à domicile, il y a quatre ans, et alors que bien des « grands » sont rentrés à la maison (Allemagne, Espagne, Argentine, Portugal), ils voudront bien profiter de la situation pour conquérir une sixième couronne. Ce face-à-face d’étoiles, de stars du football mondial est certainement l’une des plus belles affiches de cette compétition. Pourvu que l’enjeu ne tue pas le jeu. Et que l’esprit du jeu prévale.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Dans ce Mondial russe, seul le Portugal a réussi à planter un but à l’Uruguay, en huitième de finale à Sotchi. Ce qui n’avait pas empêché la Céleste de renvoyer Cristiano Ronaldo et ses partenaires à la maison.

C’est dire la solidité de la défense de l’équipe entraînée par Oscar Tabarez. D’ailleurs, avant de concéder cette égalisation de Pepe (après l’ouverture du score par Cavani), l’Uruguay n’avait plus pris de but depuis le mois de novembre. Et c’est cette forteresse articulée autour de l’axe central Godin – Gimenez qui a fait ses preuves avec l’Atlético Madrid sur tous les terrains de la Liga espagnole et à travers toute l’Europe, que les Bleus de France défieront, cet après-midi à 14 h à Nijni Novgorod, dans le premier quart de finale de cette Coupe du monde 2018.

Mais les hommes de Didier Deschamps ne se présenteront pas sans arme. Ils ont en Kylian Mbappé, un perce-muraille capable de faire sauter tous les verrous. Les Argentins, ses dernières victimes en date, ont payé cher sa vitesse, sa puissance et son habileté technique. Ils ont également Griezmann, certes en-deçà de son niveau d’il y a quelques semaines, mais qui pourra toujours filer à ses partenaires des trucs sur la manière de venir à bout de ses coéquipiers en club, Godin et Gimenez. Même s’il a reconnu que « ce sera difficile de trouver des espaces dans le cœur du jeu contre l'Uruguay ».

Il faudra, cependant, bien trouver la solution, pour ne pas en rester là comme en 2014 au Brésil. « Nous allons jouer un deuxième quart de finale en quatre ans, l'objectif est de se qualifier. Toute mon énergie est focalisée sur la préparation de ce match pour qu'on puisse y arriver », a d’ailleurs admis hier Didier Deschamps, le sélectionneur français. Mais il sait que ce sera tout sauf une partie de plaisir face à de teigneux Uruguayens.

Puisqu’en plus de résoudre l’équation défensive adverse, les Bleus devront eux aussi être très solides derrière pour museler Suarez (voire Cavani si son état de santé lui permet de jouer). En un mot, trouver le parfait équilibre en plus d’être présents sur tous les duels. Car, les Uruguayens sont connus pour leur légendaire « Garra ». Ils ne s’avouent vaincus et pour les battre il faut leur être supérieur. Les Lions en avaient fait l’expérience il y a 16 ans, lors du Mondial asiatique. Ronaldo et ses frères portugais en ont fait les frais, il y a quelques jours à Sotchi. Aujourd’hui, c’est à la France de se frotter au cactus uruguayen. Même si le risque de s’y piquer est réel, les Bleus ont prouvé au tour précédent face à l’Argentine de Lionel Messi qu’ils sont en mesure de se mesurer et de terrasser n’importe quel adversaire. Surtout que les équipes sud-américaines leur réussissent souvent…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Depuis qu’il est sorti en cours de match après avoir planté deux buts au Portugal, en huitième de finale à Sotchi et que l’affiche France – Uruguay s’est imposée pour les quarts de finale d’aujourd’hui à Nijni Novgorod, la question la plus souvent revenue est : « Cavani sera-t-il là ou pas ? » Surtout chez les Bleus qui connaissent parfaitement la force de frappe et de nuisance de l’attaquant du Psg. Ils ont scruté avec intérêt l’évolution de l’œdème du n° 9 uruguayen, requis l’avis d’experts de la question et même fait le rapprochement avec la même blessure contractée par le Colombien James Rodriguez qui l’avait handicapé contre le Sénégal et privé du huitième de finale de mardi dernier, face à l’Angleterre.

Pour en conclure que « Le Matador » pourrait bien manquer le match de cet après-midi.

Mais Oscar Tabarez, le coach de la Celeste, a entretenu le flou, hier. En fait, Cavani est revenu à l’entraînement hier après y avoir brillé par son absence depuis sa blessure contre le Portugal. Séance en aparté qui a ravivé les craintes chez les Bleus.

Et le malin Tabarez a entrepris de faire durer le suspense autour du joueur qu’il juge « essentiel pour (sa) sélection ». Il n’a rien voulu révéler. Il faudra patienter jusqu’à aujourd’hui pour savoir si le meilleur buteur de l’histoire du Psg sera aligné ou pas.

Juste a-t-il dit que Cavani « se concentre (…) sur ses rêves ».

Et se farcir les Français n’est certainement pas le moindre…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE


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