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Sports (5275)

Sport

L’équipe nationale de basket-ball masculine du Sénégal des moins de 18 ans s’est qualifiée, avant-hier, pour le Championnat d’Afrique de la catégorie U18, prévu fin août début septembre à Bamako (Mali). En fait, elle a battu l’équipe guinéenne (67-53) lors de la confrontation retour des éliminatoires de l’Afrobasket U18 à Conakry. A noter que les protégés de Madiéne Fall avaient déjà dominé (70-44) leurs adversaires guinéens, mardi dernier, lors du match aller.

Absa NDONG

Le 21 juin est célébrée la journée internationale du yoga. L’ambassade de l’Inde au Sénégal a réuni, le 24 juin 2018, à la Place de la Nation, les adeptes de cette discipline pour faire la promotion de cette discipline.

La Place de la Nation (ex place de l’obélisque) a été, le 24 juin dernier, le point de ralliement des adeptes du yoga. L’ambassade de l’Inde au Sénégal y célébrait la journée internationale du yoga.

Pour la deuxième année consécutive, la représentation diplomatique a fêté cette journée mondiale dans le but de promouvoir la santé et la paix au Sénégal. Le yoga, selon l’ambassadeur Rajeev Kumar, trouve son origine dans son pays. Il est une ancienne pratique physique, mentale mais aussi spirituelle. Il symbolise, selon le diplomate, « l’union du corps et de la conscience ». La première édition de la journée internationale du yoga célébrée par l’ambassade au Sénégal s’était déroulée à la place du Souvenir. Pour cette année, elle a choisi la Place de la Nation. Des jeunes, des femmes, des écoliers, sont venus nombreux célébrer cette journée. Chacun avec son tapis de sport, ils ont répété en chœur les exercices pratiques proposés par le maitre de yoga de l’ambassade. Ensemble, ils ont travaillé les exercices de respiration en inspirant, expirant pour mieux « oxygéner le cerveau » et « renforcer l’organisme ».

Malgré le soleil qui jetait ses rayons sur cette place vers les coups de 10h, les adeptes du yoga ont continué à suivre les consignes du maitre. Ils fléchissent le buste pour assouplir certaines parties du corps notamment les hanches, les genoux, les chevilles, les poignets. Parfois, les postures peuvent durer 30 secondes voire des minutes.

Par ailleurs, l’ambassadeur Rajeev Kumar s’est réjoui de la forte mobilisation des Sénégalais et des ressortissants de l’Inde au Sénégal. D’après M. Kumar, le yoga est de plus en plus pratiqué au Sénégal. Toutefois, il informe que la représentation diplomatique indienne veut mieux développer cette discipline. Déjà, elle a fait venir depuis l’Inde un maitre de yoga qui va aider à vulgariser ce sport qui, pratiquée régulièrement, peut aider à lutter contre le stress, les maladies cardiovasculaires. Rajeev Kumar rappelle que le Sénégal dépense beaucoup d’argent en santé. Or, une bonne pratique sportive, notamment le yoga, peut permettre de réduire de manière drastique toutes ces maladies.

Aliou Ngamby NDIAYE

Saint-Pétersbourg : Lorsque Gareth Southgate, le sélectionneur national de l’Angleterre a soutenu hier que « ces derniers jours ont été psychologiquement très difficiles pour nous », il ne parlait pas que pour lui.
Mais aussi de son collègue espagnol de la Belgique, Roberto Martinez. Pour cause, tous deux ont vu leur équipe se faire sortir de la route de la finale de demain, sans avoir du tout démérité.

Et les voici donc en situation de devoir disputer, aujourd’hui à 15 heures à Saint-Pétersbourg, la « petite finale ». Le match pour la troisième place, le match que bien du monde trouve superflu, inopportun. Car, il est difficile de remobiliser les troupes après une demi-finale perdue. Comment retrouver le feu sacré lorsqu’on sait que l’on ne concourt plus « que » pour la médaille de bronze après s’être battu pour le métal précieux ? Telle est la question à laquelle doivent faire face tous les coaches de toutes les équipes du monde appelées à disputer la « finale de consolation ».

Et pourtant, il faut lui trouver une réponse adéquate. Southgate a certainement trouvé la bonne formule. « Ce vendredi matin, ils étaient tous motivés pour bien terminer le tournoi », a-t-il révélé.

A juste titre, car ils veulent décrocher cette médaille de bronze parfois « boudée » pour être la deuxième sélection des « Three Lions » à monter plus haut après celle de 1966 qui avait enlevé le titre à domicile. Les Belges doivent penser pareil, puisqu’aucune sélection des Diables rouges n’a fait mieux que 4ème en 1986, face à la France.

En matches de groupes, Anglais et Belges s’étaient croisés lors de la dernière journée (Groupe G), à Kaliningrad, pour une victoire des protégés de Martinez (2 – 0). Ce jour-là, c’était de la première place de la poule qu’il était question. Ce jour-là, les deux équipes avaient changé de visage ; il devrait en être de même aujourd’hui aussi. Mais pas pour les mêmes raisons. La première fois, c’était pour reposer les cadres en vue des matches à élimination directe. Aujourd’hui, ce sera pour donner du temps de jeu à ceux qui n’ont pas beaucoup joué dans cette Coupe du monde.

Curieusement, c’est ce qui devrait faire de cette « petite finale » une … grande finale ; car les « coiffeurs » auront à cœur de prouver qu’ils méritent mieux que d’être des remplaçants.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Souvenirs, souvenirs ! Il y a 20 ans, la France et la Croatie se croisaient en demi-finale du Mondial en … France. Les Bleus, après avoir été menés au score, avaient réussi à renverser la vapeur pour s’imposer 2 – 1 avant de battre le Brésil (3 – 0) pour décrocher leur unique titre en Coupe du monde. Cet épisode, aucun camp ne l’a oublié. Et chacun compte s’en inspirer, demain à partir de 15h, au moment d’aborder la finale du 21ème Mondial, au stade Luzhniki de Moscou. Les Français pour confirmer leur succès de 1998, les Croates pour venger leurs devanciers. Et dans chaque camp, un acteur de la demi-finale d’il y a 20 ans au Stade de France sera là pour fouetter l’ardeur des siens. Didier Deschamps, alors capitaine des Bleus et aujourd’hui sélectionneur d’un côté, Davor Suker, meilleur buteur de ce Mondial là (avec 6 réalisation et actuel président de la fédération croate de football). L’un et l’autre sauront trouver les mots justes pour transcender leurs joueurs, si besoin était encore. Car, s’il faut convoquer un quelconque autre argument pour se motiver à la veille d’une finale de Coupe du monde que la perspective, la chance et l’honneur de la disputer, c’est qu’on ne mérite absolument pas d’y être. Or, Français et Croates se sont durement battus, brillamment illustrés pour décrocher le droit d’être demain les acteurs de cet ultime match de « Russie 2018 ». Ils méritent tous d’être et on peut être sûr qu’ils justifieront leur présence. Les Bleus pour avoir sorti, lors des matches à élimination directe, rien que des candidats déclarés au sacre : l’Argentine, puis l’Uruguay et enfin la Belgique. Toujours avec une maîtrise individuelle et collective qui a même surpris les plus avertis des observateurs. Les « Blazers » pour avoir, lors de ces mêmes étapes, négocié victorieusement leurs trois rencontres qui se sont dénouées au moins après les prolongations (contre le Danemark, puis face à la Russie pays hôte de l’épreuve et enfin au détriment de l’Angleterre). C’est dire la qualité et le standing des cadavres qui jalonnent la route des deux finalistes de demain.

Pour l’histoire, par la qualité de ses individualités et peut-être aussi pour ce qu’elle a montré jusqu’ici, la France partira légèrement favorite. Mais, elle a payé cher son statut de favori de la finale de l’Euro 2016, à domicile en plus, face au Portugal (0 – 1 A.P) pour savoir que cela ne veut rien dire. Surtout dans cette Coupe du monde qui a été fatale aux favoris, à commencer par le tenant du titre allemand, renvoyé à la maison dès la fin des rencontres de groupes. « Cette mauvaise expérience doit nous servir de leçon (…) et nous saurons aborder ce match pour réussir un grand match et surtout nous imposer », a témoigné Blaise Matuidi, hier.

Son coéquipier de l’attaque, Kylian Mbappé, a beau n’avoir que 19 ans, il a ajouté que la finale de demain c’est « le match d’une vie, d’une future vie, de tout quoi ! » Rejoindre les anciens de 1998 tout en haut de la hiérarchie des générations de footballeurs français et individuellement s’ouvrir les portes de tous les possibles, c‘est ce qu’il y a au bout de la finale de demain. Et rien que cela suffirait à sublimer les plus blasés de la corporation des footballeurs.

Les Croates partagent d’ailleurs la même opinion, la même ambition, les mêmes motivations. Déjà, Modric et les siens ont fait mieux que leurs glorieux anciens qui avaient été battus en demi-finale en 1998 par la France. Mais, pour eux, ce n’est là qu’une étape à franchir pour monter encore plus haut. Et ce n’est pas la difficulté qui leur fait peur.

Loin de là. D’ailleurs, selon leur coach Zlatko Dalic, « j’ai l’impression que plus les circonstances sont compliquées et mieux se portent mes joueurs ». Leurs trois matches des éliminatoires directes l’ont prouvé. Ce qui fait que cette génération a pris une bonne place dans les livres d’histoire, comme l’a encore soutenu Dalic.

« Avec l’Uruguay vainqueur de l’épreuve en 1930 et en 1950, nous sommes la plus petite Nation à se qualifier à une finale de Coupe du monde ». Il reste donc à ces joueurs venus d’un pays d’à peine 4 millions d’habitants à imiter la Céleste des débuts de l’épreuve en décrochant le titre demain. Ils ne sont certes pas favoris. Mais au vu de ce qu’ils ont montré jusqu’ici, cela ne les gène nullement.

Ils adorent même…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

LEUR PARCOURS
Matches de Groupe
France – Australie 2 – 1 ;
France – Pérou 1 - 0 ;
Danemark – France 0 – 0
Croatie – Nigeria 2 – 0 ;
Argentine – Croatie 0 – 3 ;
Islande – Croatie 1 – 2

Huitièmes de finale
France – Argentine 4 – 3
Croatie – Danemark 1 – 1 (3 – 2 aux tirs au but)

Quarts de finale
France – Uruguay 2 – 0
Russie – Croatie  1 – 1 (3 – 4 aux tirs au but)

Demi-finales
France – Belgique 1 – 0
Angleterre – Croatie 1 – 2 (après prolongations)

Trophee Coupe du Monde

POUR LE TROPHÉE ET PEUT-ÊTRE AUSSI POUR LE BALLON D’OR

Moscou : On l’a dit et répété : tous les ans où se dispute la Coupe du monde de football, autant que le trophée tant convoité se joue également la distinction individuelle suprême, le Ballon d’or.

Cette fois aussi, il devrait en être de même. Avant le coup d’envoi de « Russie 2018 », tout le monde voyait Cristiano Ronaldo, déjà vainqueur de la Champions League briller avec son Portugal pour décrocher un sixième titre qui le placerait devant son « meilleur ennemi » dans la course, s’entend Lionel Messi. Mais, en se faisant éliminer dès les huitièmes de finale par l’Uruguay (1 – 2), il s’était tiré une balle dans la jambe. L’Argentin du Barça avec qui il a vampirisé le trophée depuis 10 ans (avec 5 couronnes pour chacun) a encore déçu avec l’Albiceleste et n’est pas allé, lui non plus, au-delà des huitièmes de finale (défaite 3 – 4 contre la France).

  On se dit alors que le Brésilien Neymar qui aurait quitté le Barça pour le Psg d’abord pour sortir de l’ombre de Messi et ensuite pour se donner une chance de remporter le Ballon d’or avait un boulevard ouvert devant lui. Surtout que son Brésil avait débarqué revanchard en Russie après avoir été humilié, il y a quatre ans en demi-finale de son Mondial (1 – 7).


Et comme, en plus, son équipe avait bien négocié le cap des huitièmes de finale (victoire 2 – 0 contre le Mexique), on se dit que c’était tout bénef pour le Brésilien, même s’il n’avait rien remporté sur la scène européenne avec son club parisien. Mais « Ney » se planta superbement en quart de finale (1 – 0 contre la Belgique) en plus de révulser tous les amoureux du jeu par ses simagrées, ses simulations ridicules, son « cinéma », a même noté Marco Van Basten l’ancien artiste hollandais, plusieurs fois Ballon d’or.

  Alors qui pour succéder à C. Ronaldo désormais que tous les « favoris » suivent le reste de la compétition devant leur petit écran ? Il faudra certainement chercher au sein des deux équipes finalistes et attendre peut-être l’ultime verdict pour être fixé. Dans le camp français comme chez les Croates, il ne manque, en tout cas, pas de têtes qui coifferaient superbement la couronne de Meilleur footballeur du monde.

A commencer par les deux capitaines, le Français Hugo Lloris déterminant dans ses interventions, surtout en demi-finale contre la Belgique et le Croate Luka Modric buteur et maître à jouer de son équipe qui a, en plus, l‘avantage d’avoir remporté la Champions League avec le Real Madrid aux côtés de CR7. Ou alors, toujours chez les Bleus, le défenseur Varane, partenaire de … Modric à la « Maison blanche » et déjà buteur dans cette épreuve ou encore la fusée Mbappé s’il renouvelle demain sa performance des huitièmes contre l’Argentine.

Chez les Croates, aussi il y a du beau monde et surtout en attaque, un renard des surfaces de la trempe de Mandzukic à qui il suffira de planter un doublé (comme Zidane en 1998) demain pour faire un grand pas vers le titre individuel tant convoité.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Décidément, il se trouve presque chaque jour qui passe dans ce Mondial russe quelque chose pour nous rappeler nos Lions, leurs déclarations fracassantes jamais suivies d’effet, leur tournoi raté et leur occasion manquée de marquer l’histoire. Ou, en tout cas, de se montrer dignes de leurs aînés qui, en 2002, avaient réussi à se hisser jusqu’en quart de finale de la Coupe du monde en Corée du Sud et au Japon. Tenez, par exemple, la Croatie ! Malgré l’immense talent des Modric, Mandzukic, Rakitic et autres Subasic, l’actuelle génération a toujours évolué sous l’ombre de sa devancière de 1998, les Suker, Boban et autres Prosinicki demi-finalistes du Mondial en France. Sous les ordres de Slaven Bilic, un des héros de 1998, et aujourd’hui conduits par Zlatko Dalic, ils se sont contentés de creuser patiemment leur sillon, de construire leur propre histoire. Surtout dans cette compétition en terre russe où lors de leurs trois matches à élimination directe, ils sont allés au bout d’eux-mêmes pour remporter la victoire et gagner le droit de disputer la finale, dimanche prochain.

Et maintenant seulement, ils osent (à peine) élever la voix pour réclamer leur part de lumière. « On vivait tous avec les résultats de 1998 », a dit leur coach Zlatko Dalic, une fois le billet pour le dernier acte composté. Il ne s’est même pas hasardé à soutenir que ses joueurs ont dépassé leurs glorieux anciens. Peut-être pour le respect que l’on doit sous tous les cieux aux pionniers, aux premiers à… Or, nos Lions ont commencé à fanfaronner après leur victoire d’entrée qui est restée la seule d’ailleurs. Ils se voyaient déjà les égaux des « grands ». Or ces derniers, en plus d’avoir disputé une finale continentale quelques mois plus tôt au Mali, avaient battu la France, tenu en échec le Danemark, beaucoup souffert mais pas rompu contre l’Uruguay et crucifié la Suède en huitièmes de finale pour gagner leurs galons de « héros ». Même si, en quarts de finale face à la Turquie, ils avaient raté une belle opportunité de se hisser dans le dernier carré mondial.

A la veille de disputer la première finale mondiale de leur petit pays de 4 millions d’âmes, les joueurs croates refusent de s’en contenter.

« Jouer une finale de coupe du monde, c’est une opportunité qui ne se représentera sans doute pas ». Alors, ils la joueront à fond. Rien que jouer une coupe du monde, c’est un évènement dans la vie d’un footballeur. Nos Lions ont alors si fortement réclamé leur part de lumière qu’ils ont fini par s’y éblouir et faire cette sortie de route au bout de trois matches seulement.

B. Khalifa Ndiaye

Dernier Sénégalais acteur du Mondial russe,
l’arbitre international Malang Diédhiou n’officiera pas lors de la finale France – Croatie de dimanche, contrairement à ce qu’une rumeur voulait faire croire. Il ne sera « que » quatrième arbitre de la petite finale de demain samedi à Saint-Pétersbourg entre l’Angleterre et la Belgique. Une belle récompense cependant pour le meilleur sifflet sénégalais de ces dernières années.

Pour arbitrer la finale, le choix de la Fifa s’est porté sur l’Argentin Nestor Pitana (43 ans). Ce sera son cinquième match dans cette Coupe du monde russe. Et ce sera son deuxième avec la France dont il avait dirigé le quart de finale contre l’Uruguay à Nijni Novgorod.

Contrôle antidopage : La Fifa a annoncé hier avoir effectué 2037 contrôles anti-dopage depuis le début de l’année 2018. On se souvient d’ailleurs qu’avant un de ces derniers matches de préparation à ce Mondial, l’équipe du Sénégal avait reçu la visite de ces contrôleurs. Durant la compétition les tests (urine, sérum et sang) ont continué de plus belle.

Rien que les joueurs des équipes demi-finalistes ont été contrôlés 4,41 fois depuis le début de l’année. Cependant, un seul résultat d’analyse anormal a été enregistré mais justifié par une autorisation à usage thérapeutique (AUT).

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

France : Une occasion en or

13 Juil 2018
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Moscou : On attendait des équipes  comme le Brésil, l’Allemagne, l’Espagne, l’Argentine ou encore le Portugal pour l’affiche finale de cette 21e édition de la Coupe du monde. Mais le dernier acte a accouché d’une affiche inédite. La France a trompé tout son monde pour parvenir à cette ultime étape qui pourrait la mener dimanche vers une seconde étoile.

Et pourtant en 2012, Didier Deschamps avait hérité d’une équipe en lambeaux. Mais l’ancien milieu défensif et capitaine des Bleus a réussi, avec le temps, à reconstruire une équipe efficace et à inculquer à ses joueurs la culture de la gagne. Très souvent critiqué par ses  choix et le jeu de l’équipe, DD est parvenu à mener l’équipe à deux finales de tournois majeurs : celle de l’Euro perdue en 2016 à domicile face au Portugal de Cristiano Ronaldo et celle du Mondial russe acquise de très haute lutte contre la Belgique. Loin d’être favoris de la compétition, les Bleus, après une copie assez correcte rendue en phase de groupes, face à l’Australie,  au Pérou puis au Danemark, sont montés en puissance, à l’image de Mbappé, Griezmann et autres, pour dominer l’Argentine avec une véritable force de caractère, puis l’Uruguay et la Belgique. Le charme de cette équipe française est sa belle solidarité collective mais aussi l’efficacité offensive de ses … défenseurs. Pavard, Varane et Umtiti ont été décisifs lors des trois dernières rencontres couperets. Comme Lillian Thuram qui, en 1998, avait endossé le costume de héros lors de la demi-finale face à la … Croatie.

Dimanche prochain, les Bleus retrouvent la Croatie en finale avec un parfum de revanche en l’air. « On peut renverser des montagnes », avait dit Didier Deschamps après la victoire contre la Belgique.

Mais le sélectionneur des Bleus se veut tout de même méfiant, même s’il croit en sa bonne étoile. La finale de l’Euro perdue à domicile contre le Portugal n’est toujours pas digérée. De quoi se méfier face à la sélection en damier, qui a mis fin aux rêves russe et anglais. Modric, véritable moteur de l’équipe croate et ses coéquipiers auront à cœur de venger leurs aînés éliminés par cette même équipe française aux portes de la finale en 1998. Si les hommes de Zlatko Dalic restent sur trois succès après prolongations, depuis les 8e de finale, soit l’équivalent d’un match, ils n’en demeurent pas moins une équipe redoutable et qui aura bien son mot à dire.

Mais, pour la France et sa belle génération de joueurs jeunes, talentueux et ambitieux, ce sera une occasion en or pour signer un deuxième succès mondial. Pour s’être qualifiés aussi brillamment à cette ultime étape en écartant notamment l’Argentine et une séduisante équipe de Belgique, les Bleus ne peuvent pas se permettre de se faire piéger sur le damier croate.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Après-demain dimanche 15 juillet 2018, la Croatie affronte la France pour un sacre en Coupe du Monde au stade Luzhniki de Moscou. Cette affiche est le remake de la demi-finale disputée il y a vingt ans, au Stade de France et remportée par les Bleus. De Zvonimir Boban, l’ancien milieu légendaire et capitaine croate à l’époque, à Luka Modric, que de chemin parcouru par cette équipe de Croatie.

Au coup de sifflet final de l’arbitre turc, Cuneyt Cakir, lors de la demi-finale Croatie-Angleterre, tous les esprits ont fait un retour en arrière de 20 ans. Avec leur victoire (2 – 1), les Croates ont officialisé l’affiche finale face à la France, le 15 juillet prochain, au stade Luzhniki. En 1998, les deux équipes s’étaient croisées en demi-finale ; le plus grand exploit à ce jour des « Vatreni » emmenés par un certain Zvonimir Boban. La Croatie disposait d’une armada de talents exceptionnels comme Davor Suker devenu président la fédération croate de football, Slaven Bilic, Robert Prosinecki, Aljosa Asanovic, Soldo, Mario Stanic, entre autres joueurs devenus des héros nationaux après cette épopée glorieuse.

Pour une première participation en phase finale de Coupe du monde, personne n’attendait ces Croates. Mais Zvonimir Boban et ses coéquipiers avaient déjoué tous les pronostics et fait de 1998 une année magnifique. Les hommes de Blazevic avaient bousculé la hiérarchie pour s’inviter, à la surprise générale, dans le dernier carré. En phase de groupes, la sélection au damier, porté par Davor Suker (meilleur buteur du tournoi avec 6 buts) avait dominé la Jamaïque (3-0) puis le Japon (1-0) avant de s’incliner (0-1) contre l’Argentine. En huitième de finale, elle avait écarté (1-0) la Roumanie. Le 4 juillet, au stade Gerland, Boban et ses coéquipiers avaient marqué un gros coup en punissant sévèrement (3-0) l’Allemagne en quart de finale, prenant ainsi leur revanche sur la Nationalmannschaft  qui les avaient éliminés deux ans plutôt en Angleterre lors de l’Euro.

Cette victoire avait donné à Boban et compagnie le droit de disputer la première demi-finale de l’histoire de leur jeune nation. Mais, les Croates n’iront pas plus loin. Le 8 juillet 1998, au Stade de France, à Saint-Denis, Boban et ses coéquipiers qui pensaient tenir leur première finale de Coupe du monde, ont vu leur rêve s’envoler après avoir mené au score. Lilian Thuram était passé par là en plantant deux buts qui valaient leur pesant d’or. Les hommes de Miroslav Blazevic avaient alors terminé à la troisième place après leur victoire sur les Pays-Bas lors de la petite finale.

Effectif de qualité
Depuis cette demi-finale historique, l’équipe au damier n’avait plus passé le premier tour d’un Mondial (2002, 2006 et 2014) malgré un effectif de qualité. Mais cette année en Russie, la Croatie, comme en 1998, a présenté une équipe très expérimentée et pleine de qualité qui met en valeur des joueurs comme Luka Modric, leader incontesté du groupe, et Rakitic, l’une des meilleures paires de milieux de terrain de cette Coupe du monde, Subasic, Lovren, Perisic, Mandzukic, Vida, Kovacic. La formation de Zlatko Dalic a démontré sa propension à se transcender face aux grandes équipes. Avec des joueurs qui ne manquent pas de caractère, elle a démarré du bon pied son Mondial en battant le Nigeria 2-0. Elle est ensuite montée en puissance en corrigeant l’Argentine (3-0) avant de disposer (2-0) de l’Islande. Etincelants comme ils l’ont souvent été, Modric et ses coéquipiers  n’ont pas usurpé leur qualification pour le dernier acte du tournoi. Pour se hisser en finale, la sélection en damier a écarté le Danemark et la Russie à l’issue des tirs au but avant d’écarter en demi-finale l’Angleterre au terme d’un match héroïque.

Vingt ans après leur première demi-finale de Coupe du monde, les « Vatreni », emmenés par un Luka Modric au summum de son art, croise à nouveau le chemin de la France. Mais cette fois, c’est en finale que les deux équipes s’affronteront. Une affiche inédite pour les Croates qui n’ont jamais été aussi près de conquérir une couronne mondiale. Face à des Bleus qui ambitionnent de reconquérir le titre qui les fuit depuis maintenant quatre éditions, Modric et ses coéquipiers qui rêvent également de se couvrir d’or ne se présenteront pas en victimes expiatoires.
La France est avertie.

Ce dimanche 15 juillet, au stade Luzhniki, tout le peuple croate attend de sa génération dorée qu’elle soit bien meilleure que celle des héros de l’épopée de 1998. La Croatie aura besoin d’un meilleur Modric pour aller jusqu’au bout de son rêve et écrire enfin l’histoire en lettres d’or. Mais quel que soit le verdict, cette génération restera toujours dans l’histoire.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

APS : Tout se passe bien dans l'ensemble. C’est l’assurance du coach des U20 en préparation de la double confrontation avec le Congo, comptant pour les éliminatoires de la Can Juniors au Niger l’année prochaine. La manche aller est prévue ce vendredi à Brazzaville. Le retour dans une semaine.

L'équipe du Sénégal des moins de 20 ans qui doit jouer ce vendredi la manche aller du dernier tour éliminatoire de la Can de la catégorie, met la dernière main sur la préparation. Une préparation faite, pour l'essentiel, à domicile, a indiqué, le sélectionneur national des U 20, Youssouph Dabo. « La préparation se poursuit, mais nous avons fait le gros du travail à Dakar », a souligné le technicien sénégalais qui veut réussir la première manche ce vendredi. « C'est comme un match avec une première période à Brazzaville et la seconde à Dakar, la semaine prochaine », a-t-il précisé, indiquant que son équipe va s'entraîner pour la dernière fois ce jeudi (hier). « Nous avons un bon climat, il ne fait pas chaud et nous espérons avoir le même aujourd’hui », rassure le technicien. Après cette manche aller, le Sénégal recevra la même équipe du Congo, le samedi 21 juillet prochain, à Dakar, pour le match retour. Pour rappel, les Juniors sénégalais ont été deux fois finalistes lors des deux dernières éditions de la Coupe d'Afrique des nations en 2015 et en 2017.

Et l'objectif du jeune technicien qui est par ailleurs, entraîneur du Stade de Mbour (élite sénégalaise), est de prendre part à la prochaine édition prévue à Niamey en février prochain.

Au précédent tour des éliminatoires de la Can U20, le Sénégal avait sorti l'Egypte aux tirs au but (6 tab 5). A la fin des deux matchs, les deux équipes étaient à égalité (0-0).

Moscou : Entre la France et la Croatie, ce sera la deuxième ou la première étoile ? La question se pose depuis avant-hier que Modric et les siens ont sorti l’Angleterre en demi-finale du Mondial russe. Et gagné le droit de croiser la France en finale, dimanche à Moscou. Car, en plus du trophée que les deux équipes se disputeront, il y a un contentieux vieux de 20 ans à solder. En 1998, en effet, la France avait sorti la Croatie en demi-finales. Des retrouvailles qui promettent…

Il y a 20 ans, en demi-finale du Mondial « France 1998 », le défenseur français Lillian Thuram avait éteint les illusions de Davor Suker et ses partenaires croates en marquant les deux buts qui propulsaient les Bleus en finale. Dimanche, la France et la Croatie se retrouvent, cette fois, pour une finale inédite au fort parfum de règlement de compte. L’actuelle équipe croate est bien différente de son aînée de 1998 ; et son ambition sera de venger, justement, ses devanciers et permettre enfin au pays de vivre les joies d’une victoire en finale de coupe du monde. Les atouts de Luka Modric et ses partenaires ? Cette faculté à s’adapter à toutes les situations, mais aussi et surtout à ne jamais s’avouer vaincus.

Côté français, l’entraîneur Didier Deschamps retrouve une finale mondiale, 20 ans après l’avoir remportée en tant que capitaine d’équipe. Dimanche, il essaiera d’entrer dans le cercle restreint des hommes qui ont réussi ce pari. Pour le moment, seuls le Brésilien Mario Zagalo et l’Allemand Frantz Beckenbauer ont réussi ce tour de force ; le premier comme joueur en 1958 et 1962, puis en 1970 en tant qu’entraîneur. Le second en tant que capitaine de la Mannschaft en 1974 puis comme coach en 1990. Mais les Croates l’entendront-ils de cette oreille ? Eux qui ont bataillé comme des « crève-la-faim » durant trois matches successifs à prolongations pour s’en sortir, ne voudront pas se contenter de la deuxième marche du podium. Ils ont sué très fort physiquement et souffert mentalement pour arriver à cette finale, alors pas question de se contenter de la breloque en argent.

La question de la fraîcheur physique des Rakitic et autres Mandzukic suite à leurs trois matches à prolongations ne devraient pas se poser pour les principaux concernés.

Car dans leur subconscient, la perspective de disputer une finale de Coupe du monde suffit à leur faire oublier tous les efforts déployés. L’équipe au célèbre maillot à damiers a dû cravacher dur pour atteindre l’ultime étape. En plus, que ce soit contre le Danemark en 8e de finale, ou la Russie en quart de finale ou encore l’Angleterre en demi, les « Vatreni » (The Blazers) étaient toujours menés au score avant de revenir dans le match dans les prolongations et s’imposer au finish. C’est dire s’ils ont un mental à toute épreuve. « Je suis sûr qu'on va récupérer à temps, il ne peut pas y avoir d'excuses, c'est une finale de Coupe du monde. C'est une opportunité qui ne se représentera sans doute pas. On va trouver l'énergie et la motivation pour faire une bonne finale », a d’ailleurs clairement soutenu leur coach Zlatko Dalic.

Affaire de duels
France-Croatie de dimanche prochain sera aussi une histoire de duels : entre les deux coéquipiers du Real Madrid, Modric et Varane, les deux gardiens de buts Danijel Subasic et Hugo Lloris, ou alors les deux géants de l’attaque Mandzukic et Antoine Griezmann. Les débats promettent de voler très haut. Côté français, on se félicite de la performance des défenseurs qui ont souventes fois sorti l’équipe de bien du pétrin. Avec la nouvelle génération de défenseurs-buteurs, la France semble bien armée et l’a démontré après l’exemple de Lillian Thuram et son doublé en 1998 contre… la Croatie en demi-finale. Dans la présente édition, Benjamin Pavard en 8e, Varane en quart et Umtiti en demi-finale contre la Belgique y sont allés chacun de son précieux but.

La Croatie, elle, est prête pour prendre sa revanche, même si ce ne sera que sa première finale mondiale. L’occasion est trop belle pour la rater devant une équipe de France qui disputera la troisième finale de son histoire. Vainqueurs en 1998 chez eux, puis vaincus en 2006 en Allemagne contre l’Italie, les Français partent avec l’étiquette de favoris. Et, ils comptent sur leur fraîcheur physique contrairement aux Croates qui ont dû soulever des montagnes à chaque étape pour se hisser en finale.

Mais l’équipe de Zlato Dalic a déjà reçu un soutien de poids à travers les membres du gouvernement qui, selon nos confrères de l’Afp, étaient tous en maillots à damiers, lors du Conseil des ministres d’hier.

Une façon de gonfler le moral de Mandzukic et ses coéquipiers, alors que côté français, le président Emmanuel Macron a décidé de se déplacer pour la finale ; comme il l’avait fait lors de la demi-finale face à la Belgique. Une finale qui est alors devenue une affaire d’Etats et de peuples. Et sur laquelle les trentenaires, Mandzukic (32 ans), Danijel Subasic, (33 ans), Luka Modric (32) et Ivan Rakitic (30 ans) veulent imprimer leur marque avant de céder la place à la jeune génération.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Lors de sa réunion hebdomadaire tenue lundi dernier, le Cng a jugé opportun d’observer une pause, dimanche prochain, en vue de mieux préparer le Grand prix du Chef de l’Etat.
A l’issue de cette rencontre dirigée par Cheikh Tidiane Niang, la décision de reporter cet événement au 29 juillet a été confirmée. Fatick, ville natale du Président de la République, abritera cette manifestation initialement programmée le 21 juillet prochain, puis reportée à cause de la cérémonie d’inauguration de l’Arène nationale prévue à cette date.

Une cérémonie qui sera présidée par le Président Macky Sall. Outre cette inauguration de l’Arène nationale, il y a aussi le combat de lutte entre Bombardier et Eumeu Sène qui aura lieu, le samedi suivant, à Dakar comme explication de ce report. Dans cette mouvance, le Comité national a passé en revue tous les problèmes liés au bon déroulement de la journée nationale du cheval doté du Grand prix du Chef de l’Etat institué depuis 1965, par feu Léopold Sédar Senghor, ancien Président de la République, lors de l’inauguration de l’hippodrome de Thiès édifié par le regretté Maire Ousmane  Ngom et son conseiller municipal.

Le 29 juillet prochain sera donc le rendez-vous de toute la famille du cheval à Fatick pour l’évènement qui se prépare à grand pas. Dans ce sillage, le Comité de gestion de Fatick chargé des courses hippiques dirigé, cette année, par Babacar Ndiaye qui a remplacé Oumar Diaw démissionnaire, est déjà à pied d’œuvre. Avec l’implication des autorités administratives dont le gouverneur Boubacar Cissé, qui avait diligenté auparavant tous les grands prix organisés à Kébémer de l’ancien Président Abdoulaye Wade alors qu’il était le préfet du département. La cheville ouvrière, Matar Bâ, maire de Fatick, par ailleurs ministre des Sports, est le coordonnateur de cette grande journée.

EL H Yamar DIOP

 

Last modified on jeudi, 12 juillet 2018 10:49

De retour de la Russie où ils ont laissé une forte impression, les supporters du 12ème Gaïndé affichent leur satisfaction. Seydina Issa Laye et son groupe ont fait le bilan de leur mondial russe. Mais, ils regrettent de n’avoir pas été reçus par l’ambassadeur du Sénégal en Russie.

En conférence de presse, hier, au stadium Marius Ndiaye, le 12ème Gaïndé s’est félicité de sa participation au Mondial en Russie. Cette conférence était un prétexte pour les amis de Seydina Issa Laye Diop, président du 12ème Gaïndé, de remercier la presse sportive du Sénégal qui, selon Léopold Nzalé, président de la communication dudit comité, a fortement contribué à la visibilité du 12ème Gaïndé. « Vous êtes l’expression la plus achevée de ce qui peut nous amener à avoir la visibilité souhaitée », a-t-il lancé. D’après lui, la presse sportive sénégalaise a fait la fierté de tous les supporters. Le 12ème Gaïndé a vivement remercié le Président de la République Macky Sall, le ministre des Sports, Matar Bâ, ainsi que tous ses partenaires qui n’auraient ménagé aucun effort pour les mettre dans de bonnes conditions. En fait, le Président de la République, à travers le ministère des Sports, aurait fait des efforts considérables pour accompagner les supporters de l’équipe nationale, « parce qu’en 2002, il n’y avait que 03 supporters sénégalais en Corée – Japon. C’est Ablaye Thiam qui est là, Moussa Guèye et Matar. Pour la seconde campagne du Sénégal, nous étions plus de 120 supporters », soutient Léopold Nzalé. Par ailleurs, les supporters du 12ème Gaïndé ont eu quelques difficultés lors de leur séjour en Russie. Arrivés à l’aéroport de Moscou à 20h51mn, ils ont attendu jusqu’à 4h du matin pour rallier leur lieu d’hébergement. Cette longue attente était due à un problème d’identification de certains supporters. Lors du premier match des Lions, ils ont accédé au stade, 15 minutes après le coup d’envoi, parce qu’ils n’avaient pas reçu à temps leurs tickets d’entrée. Pour la nourriture, ils avaient aussi quelques soucis qu’ils ont vite résolus. A ces problèmes s’ajoutent les longues distances qui séparent leur lieu d’hébergement et les stades où les Lions devaient jouer. Le nettoyage du stade par les membres du 12ème Gaïndé, après le premier match du Sénégal, a été mal interprété par les Sénégalais. Et, Léopold Nzalé de préciser qu’ils ont fait ce geste civique de façon spontanée contrairement à ce que pense l’opinion publique sénégalaise. Le 12ème Gaïndé déplore le fait que l’ambassadeur du Sénégal en Russie ne soit pas allé les accueillir et s’indigne de l’injustice dont les équipes africaines étaient victimes, particulièrement le Sénégal. Il a fait allusion au pénalty non sifflé sur Sadio Mané lors du dernier match du Sénégal contre la Colombie (0-1)

Satisfaction
Le 12ème Gaïndé a bien apprécié l’ambiance qu’il y avait entre lui et les supporters des équipes adverses du Sénégal (la Pologne, le Japon et la Colombie). Le Sénégal n’est certes pas allé loin dans la compétition, mais la grande satisfaction a été la nomination du 12ème Gaïndé comme meilleurs supporters par la Fifa après les trois matchs du Sénégal. Il a été l’attraction de tout le monde au point qu’il a été considéré comme la « star de la coupe du monde ». Sur le plan culturel, les supporters du 12ème Gaïndé ne sont pas allés en Russie comme des touristes, car leurs belles prestations leur ont valu des invitations pour un festival en Russie, en Espagne et en Finlande.

Partis en Russie pour pousser les Lions à la victoire, les membres du 12ème Gaïndé se disent satisfaits de la prestation des protégés d’Aliou Cissé et affirment avoir rempli, eux aussi, leur mission. Ils sont bien rentrés au pays à l’exception de 02 personnes. Mais, de l’avis du président Seydina Issa Laye Diop, l’une d’elles n’est pas rentrée pour des raisons que lui-même ignore et l’autre n’avait pas son passeport au moment de prendre l’avion pour le retour. Il a précisé que ces deux dernières avaient pourtant rempli les critères de sélection qui sont, entre autres, l’ancienneté, la responsabilité et la discipline. Reste à savoir quand est-ce qu’elles vont revenir ?

Tricia MANGA (stagiaire)

 

Moscou : L’affiche de la finale de la 21ème Coupe du monde de football « Russie 2018 » est ficelée depuis hier, à l’issue de la deuxième demi-finale disputée au stade Luzhniki de Moscou. Au terme d’une belle partie de football, c’est la Croatie qui a ravi le ticket à l’Angleterre (2 – 1 après prolongations) qui a pourtant longtemps paru être en position de rejoindre la France pour le bouquet final, dimanche prochain. Mais, Modric et ses partenaires ont renversé des Anglais qui avaient subitement perdu leur jeu et leur sérénité.

On parlait depuis quelques jours, après la composition du dernier carré, d’une finale forcément inédite. Ça n’a pas manqué. France – Croatie, a déjà été, il est vrai, une affiche de Coupe du monde. Mais « seulement » en demi-finale, il y a 20 ans en France. Dimanche, ce sera pour le dernier acte d’un Mondial 2018 plein de surprises et de rebondissements. A l’image d’ailleurs, de la demi-finale d’hier que les Anglais semblaient bien partis pour remporter et qu’ils ont, en définitive, perdue aux prolongations.

Samedi, à Saint-Pétersbourg, les vaincus des demi-finales se croiseront dans la finale de consolation. Belgique et Angleterre devront se remobiliser pour tenter d’accrocher la médaille de bronze et sauver ce qui peut encore l’être. Car, les Diables rouges pensaient certainement que leur heure avait sonné, alors que les Sujets de Sa Gracieuse Majesté, dont les ancêtres ont « inventé » le football, croyaient pouvoir renouer, cette année, avec le succès mondial, après leur sacre à la maison de 1966. Raté, pour les uns et pour les autres. De finale, ils ne disputeront que la petite. C’est déjà ça, comparé par exemple au champion en titre allemand dont la succession est ouverte depuis plus de deux semaines déjà.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : En match comptant pour la 2e demi-finale de la Coupe du monde de football « Russie 2018 » disputé hier au Luzhniki Stadium de Moscou, la Croatie a battu l’Angleterre après les prolongations par 2 buts à 1. Buts : Kieran Trippier (5e) pour l’Angleterre. Ivan Perisic (68e) et Mario Mandzukic (108e) pour la Croatie. Stade archicomble, temps frais, pelouse en excellent état. Arbitres : Cuneyt Cakir assisté de Bahattin Duran et de Tarik Ongun tous de la Turquie. Avertissements : Ante Rebic (48e), Mario Mandzukic (51e) pour la Croatie. Kyle Walker (54e) pour l’Angleterre

Les équipes : Croatie : Danijel Subasic, Sime Vrsaljko, Ivan Strinic puis Josip Pivaric (94e), Ivan Perisic, Dejan Lovren, Ivan Rakitic, Luka Modric (cap) puis Milan Badelj (118e), Marcelo Brozovic, Mario Mandzukic puis Vedran Corluka (115e), Ante Rebic puis Andrej Kramaric (110e), Domagoj Vida. Entraîneur : Zlatko Dalic

Angleterre : Jordan Pickford, Kyle Walker puis Jamie Vardy (112e), John Stones, Harry Maguire, Jesse Lingard, Jordan Henderson puis Eric Dier (97e), Harry Kane (cap), Raheem Sterling puis Marcus Rashford (73e), Kieran Trippier, Ashley Young puis Danny Rose (91e), Deli Alli. Entraîneur : Gareth Southgate

Cette première qualification à la finale de la Coupe du monde de football, les Croates sont allés la chercher dans leur tréfonds, en se battant comme des morts de faim. Héroïques, ils l’ont été, ne baissant jamais les bras pour revenir de très loin et arracher la qualification. L’Angleterre était donnée favorite dans cette confrontation et elle s’est vu tellement belle dans ce match qu’elle ne s’est pas souciée d’un retour en force de Luka Modric et ses compères. Menés dès la 5e minute de jeu sur un splendide coup franc de Kieran Trippier, les Croates ont donné l’impression de baisser les bras après cette douche froide. Mais que non ! Ils ont bien laissé passer la tempête avant de se réveiller en seconde période, d’égaliser par un but non moins splendide d’Ivan Perisic (68e), pour contraindre les Anglais aux prolongations qui ont été fatales aux hommes de Gareth Southgate. En fait, dès la reprise de la seconde mi-temps de ces prolongations, Mario Mandzukic crucifiait l’équipe de Sa Majesté à la 108e minute. Un but qui coupa complètement les jambes à Harry Kane et ses coéquipiers qui ne trouveront plus les ressources nécessaires pour revenir dans le match. Ainsi, la Croatie, cette jeune nation, disputera sa première finale de Coupe du monde pour essayer de récompenser la génération des Rakitic, Mandzukic et autres Modric.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJ (photos)

Les Bleus de France attendaient de savoir. Depuis hier, ils savent. Ils savent que dimanche prochain, c’est la Croatie qu’ils affronteront en finale de la 21ème Coupe du monde de football. L’Angleterre qui aurait pu leur disputer la succession de l’Allemagne a commis le péché d’orgueil d’avoir pris les « Blazers » pour morts après leur avoir planté une banderille matinale. Mal lui en prit parce que ces Croates qui ont étrillé l’Argentine de Messi et ramené sur terre la « Sbornaya » russe ont de la ressource. Ils ne s’avouent jamais vaincus et à l’image des moteurs diésel, montent en puissance au fil du temps. Comme le prouvent leurs deux victoires aux tirs au but en huitième de finale contre les Vikings danois et en quart de finale aux dépens du pays hôte. 

Les voici donc en position de disputer leur première grande finale internationale. Mondiale, même. Un coup de force pour cette équipe croate, issue de l’éclatement de l’immense réservoir de footballeurs talentueux qu’était la Yougoslavie, née seulement en 1991 et affiliée à la Fifa trois ans plus tard. Et après une demi-finale de Coupe du monde en 1998, elle a franchi une étape supplémentaire. Vingt ans après, elle retrouve la France qui lui avait barré la route chez elle, avant de décrocher son seul titre dans la compétition. Cela rappelle forcément de bons souvenirs aux Bleus et à leur coach, Didier Deschamps, alors capitaine d’équipe. Mais, ce serait peut-être une erreur de croire que c’est déjà dans la poche. Car, ces Croates ont montré tout au long de leur parcours qu’en plus du talent, ils avaient du cœur. Ce dont ne manquent cependant pas leurs adversaires de dimanche prochain. Ce qui promet, du coup, une finale très ouverte entre une France décidée à réécrire l’histoire, deux décennies après (presque jour pour jour, le 12 juillet en 1998 et le 15 du même mois cette année) et une Croatie motivée à laver la défaite d’alors.

Deschamps sur le banc tricolore et Davor Suker comme président de la fédération croate de football qui s’étaient croisés, il y a 20 ans au Stade de France, auront des histoires et de belles à raconter à leurs héritiers. Dans un camp comme dans l’autre, on a donc tout ce qu’il faut pour se motiver, au-delà de l’honneur et du privilège de disputer une finale de Coupe du monde. Modric, Rakitic, Mandzukic d’un côté ; Mbappé, Griezmann et Lloris de l’autre, en plus d’autres artistes et guerriers dans chaque camp, la finale de 2018 ne souffre pas de la comparaison avec ses précédentes.

Elle a tout pour plaire aux amoureux du beau foot, avec en filigrane un contentieux daté d’il y a 20 ans à régler. Chez elle, la France avait peut-être l’avantage du terrain. Cette fois, ce sera en zone neutre. Et si les Croates ont la rancune aussi tenace que leur cœur est gros, les Bleus peuvent s’apprêter à souffrir.

B. Khalifa NDIAYE

 

Moscou : Alors que son équipe semblait avoir la tête dans le sac anglais, Ivan Perisic lui a permis de reprendre pied dans une demi-finale qui semblait lui filer entre les doigts. Un but (68ème mn) qui eut le don de relancer cette deuxième demi-finale disputée au stade Luzhniki de Moscou. Et alors que tout semblait bloqué pendant les prolongations et que la perspective des tirs au but devenait de plus en plus probable, le porteur du dossard croate numéro 4 délivra une merveille de passe à son avant-centre Mandzukic qui scella le destin de la partie. C’est le plus naturellement du monde donc que le joueur de l’Inter Milan a été désigné Homme du match.
Rien à y redire.

 

Cela fera un an, ce dimanche, depuis le drame de Demba Diop qui a coûté la vie à huit supporters du Stade de Mbour, le 15 juillet 2017, en marge de la finale de la Coupe de la Ligue. Un triste anniversaire que les supporters du club comptent commémorer pour rendre hommage à leurs camarades mais aussi rappeler aux pouvoirs publics qu’ils réclament toujours justice.

En conférence de presse ce mercredi, les membres du Comité des supporters ont souligné que depuis cette date mémorable, ils n’ont cessé de penser et de prier pour leurs disparus à travers une journée de prières. « Le 15 juillet, nous comptons organiser un mémorial pour nos camarades disparus », a notamment indiqué Niokhor Diouf, chargé de la communication du Comité des supporters du Stade de Mbour. Il souligne que dans l’après-midi, plusieurs activités sont prévues pour marquer l’événement. A 16 heures, il y aura un récital de Coran à la Grande mosquée de Mbour et une messe à l’église Sainte-Marthe à la même heure. A la fin de ces cérémonies, une procession silencieuse va conduire les marcheurs du stade municipal au stade Caroline Faye où il est prévu un match de gala dans la soirée. Une rencontre à laquelle sont conviées toutes les formations de Mbour pour un match dont les participants sont invités à œuvrer pour la paix.

Aussi, Niokhor Diouf et ses camarades rappellent-ils la « nécessité d’accompagner les rescapés qui ont subi des traumatismes, depuis ces événements ». Car, renseignent-ils, il y a des blessés qui ont toujours des séquelles et des camarades qui ont des traumatismes et qui nécessitent une prise en charge. Des victimes pour lesquelles les supporters sollicitent un appui de l’Etat.

Ousseynou POUYE

 

Saint-Pétersbourg : « Je préfère perdre avec le jeu de cette Belgique que gagner avec celui de cette équipe de France ». Eden Hazard, le capitaine des Diables rouges n’a même pas cherché à cacher son dépit après l’élimination de son équipe, avant-hier à Saint-Pétersbourg, en demi-finale de la 21ème Coupe du monde de football (0 – 1 pour la France). Il est vrai que lui et ses partenaires ont déroulé un jeu plaisant, de grande qualité et bien construit. Ils sont presque tout le temps acculé les Bleus, les ont bousculés parfois et même mis en danger en certaines occasions. Sans jamais trouver la faille. En face, la muraille bleue a tenu le coup, ployé par moments sans jamais céder. Et les rares fois où il lui arrivait de se fissurer, Hugo Lloris, le dernier rempart, jouait à merveille son rôle avec des arrêts dignes du grand gardien de but qu’il est.

« Jouer en bloc bas et laisser le contrôle du ballon aux Belges, c‘était la seule façon de les battre », a d’ailleurs reconnu le capitaine et portier de l’équipe de France. Leur laisser la possession du ballon et répliquer par rapides contres ou miser sur les coups de pieds arrêtés pour faire la différence, telle était donc la tactique adoptée par le coach français Didier Deschamps. Même si, sur ce second aspect, ce n’était pas gagné d’avance face à des Belges dont pas moins de 5 culminent à plus de 1,90 m, avec en plus dans les buts une sorte de pieuvre aux bras interminables.

Pourtant, cela a fini par marcher avec ce but de la tête de Samuel Umtiti (51ème mn) sur un corner botté de la droite. Et malgré leurs efforts et un Eden Hazard décidé à inverser le cours des événements, les choses en restèrent en l’état.

Au grand bonheur de la France qui disputera, dimanche prochain, la troisième finale de son histoire après celle enlevée il y a 20 ans à domicile contre le Brésil et celle perdue en 2006 en Allemagne face à l’Italie.
Seule la victoire est belle, pourront rétorquer les Bleus. Encore qu’on ne peut même pas dire qu’ils ont volé la qualification. Dominés dans le jeu ils l’ont été, il est vrai. Mais jamais écrasés. Et puis, peut-on simplement reprocher à une équipe de s’adapter au style de jeu de son adversaire pour mieux le contrer ? D'adopter une stratégie de circonstance pour faire déjouer le vis-