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L'Angola, le Mali, le Maroc et le Sénégal se sont qualifiés pour le second tour des éliminatoires zone Afrique pour la Coupe du Monde Fiba 2019. Ils rejoignent le Cameroun, le Nigeria et la Tunisie, qui ont été vendredi les premiers à obtenir leur qualification pour la phase suivante de la compétition.

Le tableau à 12 équipes du second tour des éliminatoires a été complété hier par la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, le Tchad et l’Egypte. Au Caire, le Maroc a eu recours à une prolongation pour se défaire de la combative République démocratique du Congo (61-58) et devenir la première équipe du Groupe C à se qualifier.
Plus tard dans la soirée, l’Angola en a fait de même en s’imposant devant l’Egypte (65-58). En fait, l'Angola, 11 fois titrée champion d'Afrique, a réussi samedi à se défaire d'une Égypte têtue pour s'imposer (65-58) et ainsi se qualifier pour le second tour des éliminatoires.

Pendant ce temps, à Dakar, le Sénégal a assuré sa participation en gagnant contre la Côte d'Ivoire (66-61), tandis que le Mali est devenu la deuxième équipe du Groupe B (après le Nigeria) à progresser grâce à sa victoire contre l'Ouganda (95-80).

 

Moscou : C’était hier, au deuxième jour des huitièmes de finale, que la 21ème Coupe du monde a connu ses premières prolongations et même ses premiers tirs au but. La veille, la France face à l’Argentine et l’Uruguay contre le Portugal avaient quelque peu souffert mais n’avaient pas eu besoin d’aller jusqu’à l’extra-time, encore moins la loterie pour valider leur billet pour les quarts de finale. A l’inverse de la Russie, le pays  organisateur que même ses plus fervents supporters ne voyaient pas à pareille fête qui, non contente de tenir en échec l’Espagne et ses stars, les a renvoyées à la maison (1 – 1 et 4 TAB 3). La Croatie, elle, aurait pu s’épargner cette aléatoire épreuve face au Danemark. Puisque, à 1 but partout à la 115ème mn, 5 petites minutes avant la fin des prolongations, elle a raté un penalty par son capitaine et maître à jouer, Luka Modric. Il s’en suivit une palpitante série de tirs au but que, heureusement pour le n°10 des maillots à damier, son équipe finit par remporter (3 à 2).

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJ (photos)

 

 

Moscou : 1994 aux Etats-Unis ; 1998 en France ; 2002 en Corée du Sud et au Japon ; 2006 en Allemagne ; 2010 en Afrique du Sud et 2014 au Brésil ! Six fois par le passé, le Mexique s’est hissé au second tour d’une Coupe du monde, et six fois il a échoué à passer le cap des huitièmes de finale. Aujourd’hui, à partir de 14 heures à Samara, tombeau des illusions sénégalaises dans ce Mondial russe, la « Tri » tentera d’exorciser le syndrome.

Chicharito et ses partenaires avaient réussi le premier coup fumant de cette 21ème Coupe du monde en s’imposant d’entrée devant l’Allemagne (1 – 0) dans le Groupe F, annonçant du coup la future élimination des champions en titre.  Mais, une raclée prise face à la Suède (0 – 3), lors de la 3ème journée, alors que la qualification au second tour était déjà acquise, a ramené les Aztèques sur terre. Ce qui n’est cependant pas pour les empêcher de rêver grand. « Nous ne pensons pas seulement à ce match, nous avons envie de remporter la coupe », a clairement soutenu Chicharito. Il faudra pour cela passer sur le cadavre du Brésil. Or, ce Brésil-ci, sans avoir été flamboyant, a été assez solide pour sortir tranquillement de son Groupe E. Revanchards après leur déculottée en 2014 en demi-finale (1 – 7) de « leur » Mondial face à l’Allemagne, les « Auriverde » entendent se payer aujourd’hui le scalp des tombeurs de leurs bourreaux d’il y a quatre ans. Neymar avait manqué, pour cause de blessure, ce « Mineiraço » ou « coup du stade Mineirao » de Belo Horizonte, théâtre de ce deuxième drame national après le « Maracanaço » (ou coup du Maracana) en référence à la cruelle désillusion de tout un peuple après la « finale » du Mondial 1950 perdue (1 – 2) au mythique stade de Rio de Janeiro face à l’Uruguay. Cet après-midi, il sera bien là pour tenter de rapprocher son pays d’un sixième sacre mondial.

Moscou : Là, c’est définitivement parti ! La Russie s’est désormais totalement approprié « son » Mondial. Il y a une quinzaine de jours, pour le visiteur qui débarquait dans ce pays, il n’y avait presque rien pour annoncer qu’un évènement planétaire de la dimension d’une Coupe du monde de football se préparait.
Aucun engouement, aucun déchainement de passion comme l’on en voyait traditionnellement dans les pays qui accueillaient cette fête du ballon rond. Certainement du fait d’une préparation calamiteuse jalonnée de résultats négatifs. Pas même le festival offensif du premier jour de la compétition (5 – 0) face à l’Arabie saoudite n’avait été chaleureusement accueilli. Après tout, ce n’était que la deuxième équipe la moins bien placée des 32 qualifiés au dernier classement de la Fifa, derrière … la Russie.

Un deuxième succès, quelques jours plus tard à Saint-Pétersbourg devant l’Egypte et sa star Mohamed Salah (3 – 1) commença à faire naître l’espoir fou de voir la « Sbornaya » briller de mille feux dans « son » Mondial. Des espoirs vite douchés lors de la troisième journée à Samara avec la lourde défaite (0 – 3) concédée contre l’Uruguay. La Russie était à sa place, pensa-t-on. Ramenée sur terre et surtout reléguée à la deuxième place du Groupe A ; et en attente de croiser l’Espagne en huitième de finale. Qu’importe ! C’était déjà une grosse performance pour l’équipe entrainée par l’ancien portier international russe Stanislav Cherchesov à qui l’on promettait l’enfer avant le coup d’envoi de ce 21ème Mondial. Alors, l’Espagne ou le Portugal si le portier et capitaine Igor Akinfeev et ses partenaires avaient fini en tête de leur groupe ? C’était du pareil au même !

Les Russes allaient jouer leurs chances à fond. Surtout qu’hier dans un stade Loujniki rempli à ras-bords, ils ont été portés par une ferveur indescriptible. Même menés assez tôt au score (et sur un CSC d’Ignashevich en plus), ils ont tout le temps bénéficié du soutien indéfectible de leurs supporters. Et de tous leurs compatriotes depuis toutes les chaumières russes et les nombreuses Fans Zones installées à travers tout le pays.
Le public ne s’st-il pas payé une « ola » au plus fort de la domination espagnole matérialisée à l’arrivée par le chiffre astronomique de plus de 1000 passes réussies ? Mais, comme disait l’autre « dans l’expression faire circuler le ballon, il y a cercle ». Possession de balle n’est pas forcément synonyme d’efficacité. Et peut renvoyer parfois, comme hier avec la « Roja » à Moscou, à ronronnement. Ce qui eut le don de réveiller des Russes qui s’étaient certainement dit qu’il y avait quelque chose à prendre. Gagnés par l’euphorie ambiante des tribunes en folie du stade Loujniki, ils firent mieux que se défendre et poussèrent même les champions du monde 2010 Piqué, Iniesta, Ramos et les autres jusqu’aux prolongations et aux tirs au but.

Et là, l’excellent portier Igor Akinfee finit le boulot en stoppant les essais de Koke et Iago Aspas. La dernière fois que le pays avait disputé un quart de finale, c’était en 1970 au Mexique et il s’appelait alors URSS. Tout un peuple peut rugir de bonheur. Il s’est trouvé de nouveaux héros.

Le fou rêve d’écrire la première page glorieuse du football russe est plus vivace que jamais. Plus personne n’ose regarder cette « Sbornaya » de haut.

 

 Moscou : Cette fois, si Lionel Messi annonce sa retraite internationale, il y a fort à parier que beaucoup de ses compatriotes argentins lui souhaiteront bon vent. Déjà qu’au pays, il lui est reproché depuis des années de ne pas être aussi décisif en sélection comme il l’est régulièrement avec son club espagnol du Fc Barcelone. Ses partisans ont beau répliquer que sous le maillot « ciel et blanc » il n’a pas de partenaires à la science du football de la dimension d’Iniesta et Suarez voire Neymar et Xavi jusqu’à dernièrement sous la tunique « blaugrana », ses détracteurs n’en démordent pas : Messi est plus catalan qu’Argentin.
 

Et voici que durant ce Mondial 2018, il a (encore) été presque transparent. A part quelques fulgurances, on ne l’a jamais vu endosser son costume de … messie. Samedi contre la France, malgré deux passes décisives délivrées, il n’a pas montré grand-chose. Pire avec cette élimination de « l’Albiceleste » dès les huitièmes de finale, Messi a bouclé sa troisième Coupe du monde sans avoir inscrit le moindre but lors des matches à élimination directe. Très en deçà de son palmarès individuel de quintuple Ballon d’or. Des distinctions acquises surtout grâce à ses performances en club. Alors, à 31 ans et 129 sélections marquées par des déceptions lors des plus grands rendez-vous, « La Pulga » pourrait se libérer de ses charges en sélections et peut-être libérer « l’Albiceleste » qui n’aurait plus à compter sur le messie qu’elle attend depuis un certain Diégo Maradona.


Quand les tenants ne tiennent pas le coup

 Kaluga : C’est devenu une habitude chez les tenants du titre mondial depuis 2002, lorsque la France championne du monde en titre perdait son trophée en se faisant sortir d’entrée (premier tour) de l’édition asiatique (Japon/Corée Sud). Depuis lors, d’autres ont suivi ses traces. L’Italie championne en 2006, l’Espagne championne en 2010, l’Allemagne championne en 2014, ont tous pris la porte, dès la phase de groupes, respectivement en 2010, 2014 et 2018. De grands pays de football dont les championnats attirent toujours les footballeurs, les foules mais aussi les sponsors. La présente édition n’a donc pas dérogé à la « règle » puisque de grands champions ont été éliminés soit dès la phase de groupes, soit dès le début du second tour. Cas de l’Allemagne championne du monde en titre et qui était considérée comme l’ogre de cette compétition et qui, en trois matches, a montré toutes ses limites avec sa formation vieillissante. Une défaite d’entrée face au Mexique (0-1), puis une victoire difficile et même miraculeuse devant la Suède (2-1) avant de retomber dans ses travers contre la Corée du Sud (0-2). Quadruples champions du monde (1954, 1974, 1990, 2014), les Allemands étaient les seuls à titiller le grand Brésil cinq fois champion du monde. La prestation allemande lors de cette Coupe du monde a même été jugée de catastrophiquement historique. Une équipe habituée aux honneurs depuis l’instauration de la phase de groupes en 1950. C’est pourquoi l’entraîneur, Joachim Löw, ne pouvait parler d’autre chose que d’une « gigantesque déception ». « L’équipe a perdu plus qu’un match, beaucoup de ce que nous avions construit depuis des années », avait-il dit au micro des confrères allemands à la fin du match contre la Corée du Sud.

France, meilleure équipe du tournoi
   Le finaliste 2014, l’Argentine a à peine fait mieux. Avec un nul d’entrée contre les modestes Islandais (1-1) suivi d’une lourde défaite contre la Croatie de Modric et Rakitic, Lionel Messi et ses partenaires se sont ressaisis à temps devant le Nigeria qu’ils ont battu in-extrémis (2-1) pour se qualifier au second tour. Mais le mal était profond car cette équipe sans un Messi des grands jours n’était que l’ombre d’elle-même. Et elle l’a prouvé face à la France, jugée actuellement comme la meilleure équipe de ce tournoi. Résultat des courses, un 4-3 pour les Bleus qui a démontré que les vice-champions du monde n’étaient plus la fringante équipe qui balayait tout sur son passage. Messi a même quitté ses partenaires pour rentrer tout seul. Une crise en perspective dans la formation argentine ? On peut bien s’y attendre car après avoir perdu la finale contre l’Allemagne en 2014, et une autre finale en Copa America contre le Chili, Messi avait déclaré en avoir fini avec la sélection pour revenir ensuite sur sa décision. Qu’en sera-t-il cette fois ?  

Autre grand perdant, le Portugal de sa star Cristiano Ronaldo. Qui rêvait d’un sixième ballon d’or en cas de bonne performance dans ce Mondial après avoir remporté la coupe d’Europe des nations contre la France. Mais le sort avait mis sur sa route l’Uruguay d’un certain Edison Cavani. « El matador » a été le bourreau des Portugais en plantant deux buts qui terrassaient Ronaldo et Pepe qui voyaient déjà grand après avoir s’être sortis sans grande difficulté de leur groupe. Mais leur histoire s’est arrêtée en 8e de finale. Terrible désillusion pour un Ronaldo qui entendait réaliser une bonne coupe du monde, surtout depuis l’élimination de son rival intime Messi.  

Enfin, l’Espagne l’autre ancien champion du monde en 2010 en Afrique du Sud, après un parcours peu convaincant (une victoire et deux nuls) a pu sortir des matches de groupes pour se présenter devant le pays organisateur en 8e de finale. Elle a été éliminée à cause de ses propres turpitudes. Un pénalty bête concédé par Piqué dans le match, puis deux ratages dans la série des tirs aux buts et voilà l’Espagne sortie par la Russie. Une malédiction qui poursuit ainsi la « Roja » face aux pays hôtes en coupe du monde puisqu’elle a subi le même sort en 1934 (Italie), 1950 (Brésil), 2002 (Japon/Corée) et à l’Euro 1980, 1984, 1988, 1996, 2004.
De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,

Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJ (photos)

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Mission accomplie ! L’équipe du Sénégal est qualifiée pour le deuxième tour des éliminatoires, zone Afrique, de l’édition 2019 de la Coupe du monde de basket. Elle a enregistré, en effet, une troisième victoire de rang contre le Mozambique (78-63).

Bilan du tournoi de Dakar pour les Lions : trois matchs, trois victoires. Après la Centrafrique (91-82) et la Côte d’Ivoire (66-61), les protégés d’Abdourahmane Ndiaye Adidas ont battu, hier au stadium Marius Ndiaye, le Mozambique (78-63). Dès la première période, les Lions ont imposé leur rythme avec une précision chirurgicale en attaque (37 points marqués), pour repartir aux vestiaires avec une avance de + 11 (37-26).

Une confiance qui leur a joué des tours puisque les Mozambicains sont revenus à seulement trois petits points à la fin du troisième quart temps (53-50). Sans relâcher la pression sur les 10 dernières minutes, l’équipe mozambicaine contraint les coéquipiers de Gorgui Sy Dieng à s’accrocher jusqu’au bout. Et c’est grâce à un Youssoupha Ndoye explosif (17 points, 8 rebonds) que le match a été finalement plié sur un score de (78-63). En tête du classement dans la poule D avec 12 points, le Sénégal se qualifie au deuxième tour des qualificatifs du Mondial 2019.

ontrairement à l’équipe mozambicaine, qui vient d’être éliminée après ce troisième revers de rang.

… La Centrafrique s’impose devant la Côte d’Ivoire (69-60)
La Côte d’Ivoire, qui avait l’occasion de prendre la deuxième place en cas de victoire devant la Centrafrique, s’est complétement loupée hier au stadium Marius, lors de la troisième et dernière journée du tournoi de Dakar.

Elle a perdu avec un écart de 9 points (69-60) et se retrouve donc avec une victoire et deux défaites. Après une entame de match très difficile (11-2), les Eléphants se sont rapidement ressaisis, en grignotant l’écart à la mi-temps de 3 points d’écart (31-28) en faveur de la Centrafrique. Les Fauves ont pu mieux gérer le troisième quart temps avec le placement défensif moins précis et moins agressif des Ivoiriens (51-41).

Ces derniers ont tenté de revenir au score lors du dernier quart temps sans succès face à une équipe centrafricaine très décidée à avoir le dernier mot (66-60). A l’issue de cette troisième journée, la Centrafrique termine deuxième au classement avec 9 points, et la Côte d’Ivoire troisième avec 8 points.

Les deux équipes sont également qualifiées au deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du monde de basket 2019.

Par Absa NDONG (textes), Assane SOW (photos)

RÉACTIONS... RÉACTIONS...
Sn Moz Basket 18ABDOURAHMANE NDIAYE ADIDAS, COACH DES LIONS : « LE BILAN EST LARGEMENT POSITIF »
« Nous nous attendions à un match difficile. L’équipe mozambicaine a mis en place un système défensif très solide et intense pendant 30 minutes. Ils nous ont beaucoup fatigués durant toute la rencontre. Mais le Sénégal a eu cette volonté de défendre constamment et là, c’est un match plein. Par rapport à hier, il y avait un goût d’inachevé. Ce soir, tout le monde est fier de l’équipe, la preuve : cette liesse populaire.

C’est ça l’essence du sport, je suis content de voir ce public jubiler. C’est le collectif qui a gagné, on a vu les joueurs sur le banc se lever pour encourager les autres.

Avec la victoire de la Centrafrique, on s’attendait à livrer un match choc contre le Mozambique. Il y a eu des moments de flottement mais l’équipe a su repartir en resserrant à nouveau la défense. Le bilan est largement positif, tout le monde reconnaît qu’il y a une base, en termes de travail. Cette base-là, il faut continuer à la cultiver comme il le faut. On doit réfléchir sur les conditions à mettre sur place pour le mois de septembre. En tout cas, je félicite les joueurs, ils sont venus ce matin ici et nous avons parlé comme il le fallait, pour faire un troisième match d’enfer. Ils l’ont montré sur le terrain et ça s’est bien passé ».

Recueillis par ABSA NDONG

GORGUI SY DIENG, PIVOT DES LIONS : « IL NOUS FAUT UNE BONNE ÉQUIPE AVANT L’AUTRE COMPÉTITION »
« Nous avons livré un match très difficile. Les joueurs mozambicains étaient trop agressifs car eux aussi voulaient remporter la victoire. L’essentiel, c’est qu’on a pu gagner les trois matchs. Par ailleurs, il faut encore se préparer pour le mois de septembre. Nous avons beaucoup de choses à rectifier avant le deuxième tour, surtout au niveau de la défense. Il nous faut une bonne équipe avant l’autre compétition. Je ne me fixe pas sur ma prestation, l’essentiel c’était de gagner. Ma performance n’a aucune importance. Je ne peux pas jouer un basket qui peut impressionner les autres. Je remercie, par ailleurs, le public, il nous a beaucoup soutenus. C’est ça le Sénégal ! Nous ne sommes pas encore arrivés au mois de septembre, donc je ne peux pas me prononcer sur ma participation. La fédération sait par où passer pour m’avoir dans l’équipe. Si elle le fait, j’y serai s’il plaît à Dieu, car comme je l’ai dit, ma priorité c’est l’équipe nationale ».

Recueillis par ABSA NDONG

MOUHAMED LAMINE SAMBE, AILIER DES LIONS : « NOUS AVONS LA CAPACITÉ DE BATTRE N’IMPORTE QUELLE ÉQUIPE »
« Nous sommes heureux de gagner ce match et de passer au deuxième tour. Notre objectif, c’est de nous qualifier à la Coupe du monde parce que nous pouvons le faire. Nous savons qu’il nous reste du chemin à faire mais nous sommes confiants. La phase des qualifications n’est pas encore finie, il y a encore des matchs chocs à livrer. Il faut rester concentré et continuer le travail. En fait, il faut beaucoup travailler notre secteur défensif car nous avons des joueurs athlétiques qui peuvent faire la différence dans ce secteur. Aujourd’hui, nous ne devons nous concentrer que sur nous parce que nous avons la capacité de battre n’importe quelle équipe ».

Recueillis par ABSA NDONG

THIERNO IBRAHIMA NIANG, MENEUR DES LIONS : « NOUS SOMMES HEUREUX DE VOIR TOUT CE PUBLIC DERRIÈRE NOUS »
« Nous savions que cela n’allait pas être facile. Chaque pays avait besoin de glaner le maximum de points pour passer au deuxième tour.

Nous rendons grâce à Dieu, parce que nous avons fait une bonne préparation. Aujourd’hui, l’équipe a fait un bon tournoi, nous sommes heureux de voir tout ce public derrière nous. Nous avons montré que nous sommes de vrais Lions. Nous avons donné le meilleur de nous-mêmes, bien que ça n’a pas été facile.

Nous avons suivi à la lettre les consignes de l’entraîneur et voilà le résultat. Je n’étais pas nerveux, j’avais juste envie de gagner ce match pour faire plaisir au peuple sénégalais ».

Recueillis par ABSA NDONG

Kaluga : Le Japon s’est qualifié, jeudi dernier, pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2018. Conscients que la Colombie avait ouvert le score contre le Sénégal dans l’autre match de la 3ème et dernière journée du Groupe H, les Samouraïs bleus avaient complètement refusé le jeu dans les dernières minutes de la rencontre face à la Pologne. La suite, tout le monde la connaît. A égalité parfaite avec le Sénégal, ils sont passés au … fair-play (4 cartons jaunes contre 6 au Sénégal). Cette attitude qu’elle juge contraire aux règles d’éthique et de fair-play, a écœuré la Fédération sénégalaise de football.

Criant à l’injustice, la Fsf a jugé opportun d’adresser une requête à l’instance dirigeante du football mondial pour fustiger le manque de fair-play dont l’équipe japonaise a fait preuve. Les autorités fédérales sénégalaises ont estimé que « le Japon a littéralement refusé de jouer lorsqu’il a appris que la Colombie venait de marquer un but contre le Sénégal, un refus de jeu qui arrangeait le Japon mais qui est contraire aux principes gouvernant le football ». Pour preuve, ont précisé les fédéraux, l’entraîneur du Japon a confirmé en conférence de presse d’après-match, avoir pris cette décision de manipuler ce résultat du match en conservant le score de 1-0 qui arrangeait bien son équipe. La Fifa a également été interpellée par la Fsf sur la notion de classement au nombre de cartons qui « perd son sens et son intérêt  dans un cas de figure pareil où l’équipe  manquant de fair-play n’est nullement inquiétée par une sanction ».

L’arbitrage du Serbe, Milorad Mazic, contre la Colombie a également été décrié par la Fsf qui l’a fustigé dans sa lettre de protestation adressée à la Fifa. En effet, suite au tacle de Sanchez sur Sadio Mané dans la surface de réparation, l’arbitre avait désigné le point de penalty, avant de revenir sur sa décision après recours au Var. Une décision que n’approuvent pas du tout les fédéraux qui ont argumenté que « l’arbitre qui était à quelques mètres de l’action était bien placé et donc n’aurait pas dû revenir sur sa décision et en plus, il aurait dû sanctionner le défenseur colombien fautif, d’un carton rouge direct ». De même, ils ont accusé l’arbitre serbe d’avoir fermé les yeux sur une faute de main très visible de Yerry Mina dans sa surface de réparation à la 76e minute.

Ces mauvaises décisions, ont-ils dit, ont été à l’origine directe de l’élimination du Sénégal. La Fsf espère que l’instance dirigeante du football mondial diligentera ces affaires.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

Des satisfactions au milieu, mais ….
Pour son retour en tant que titulaire et capitaine de l’équipe, Cheikhou Kouyaté, a réussi à marquer son territoire. Placé devant la défense, son poste de prédilection, il a abattu un travail extraordinaire. Il a intercepté beaucoup de ballons dans l’entrejeu et participé à l’effort défensif contre les Colombiens. Alfred Ndiaye, qu’il a remplacé sur ce match a été un exemple de détermination et d’engagement.
Titularisé au milieu de terrain face à la Pologne et au Japon, il a toujours réussi à tirer son épingle du jeu. Il a été très solide à son poste. Dans l’entrejeu, il a tenu son rôle et a été d’un grand apport en répondant présent dans tous les duels.

Idrissa Gana Guèye a également joué sa participation, même si lors des deux premiers matchs, il a peiné à trouver ses marques. Contre la Colombie, il joué un cran au-dessus et a été bien en vue. Pape Alioune Ndiaye n’a pas eu la même réussite pour sa première titularisation.
Le milieu de Stoke City a tardé à se mettre dans le rythme et a passé tout le temps à courir derrière le ballon.

Heureusement qu’il y avait Mbaye Niang !
 
On attendait Sadio Mané pour survoler de tout son talent cette compétition et porter l’équipe du Sénégal, mais il n’a pas répondu aux nombreuses attentes.
L’attaquant de Liverpool n’a que très peu pesé sur le jeu sénégalais. Désigné homme du match face au Japon, Mané, buteur lors de cette rencontre, a été très en-dessous de son rendement habituel. Il a perdu beaucoup de duels et ne s’est guère montré très percutant. Le Sénégal attendait un grand Sadio Mané après sa belle saison avec Liverpool, il a vu une pâle de l’attaquant qui fait rêver les grands clubs européens.
La lumière est plutôt venue de Mbaye Niang, premier buteur sénégalais de cette Coupe du monde, Mbaye Niang a offert à l’équipe sa seule victoire contre la Pologne.

Désigné homme du match lors de cette rencontre, le remuant attaquant du Torino a gagné sa place de titulaire sur le front de l’attaque sénégalaise. Grâce à sa taille et sa puissance, il a donné du fil à retordre aux défenses adverses. Mbaye Niang reste l’une des rares satisfactions de cette attaque. 

Moussa Konaté qui n’a eu que quelques bribes de matchs n’a pas très souvent eu l’occasion de s’illustrer. Entré à 14 minutes du terme contre la Pologne et à 10 contre la Colombie, le meilleur buteur sénégalais depuis le début de l’ère Cissé a passé tout le temps à courir derrière le ballon. Considéré comme un attaquant prometteur, Ismaïla Sarr était attendu pour exploser lors de ce mondial, mais l’attaquant n’est pas sorti du lot. Positionné contre la Pologne comme un des bloqueurs des transitions de cette équipe polonaise, l’attaquant s’est plus impliqué bien dans les phases défensives que celles offensives. Dans son couloir droit, il a réussi, par intermittence, quelques bonnes choses, sans être décisif. Sarr a souvent mélangé vitesse et précipitation et pêché dans le dernier geste.
  Son retour était très guetté après deux matchs qu’il a suivis du banc de touche.

Mais Diao Baldé Keita, titularisé lors de la rencontre décisive contre la Colombie n’a pas été d’un grand apport pour l’équipe. Il n’a pas beaucoup pesé sur la défense colombienne.
Tout comme Diafra Sakho qui ne gardera pas un bon souvenir de son premier Mondial. L’attaquant sénégalais, laissé sur le banc lors des deux premières rencontres, n’est entré en jeu que contre la Colombie et à quatre minutes de la fin du temps réglementaire. Alors que les carottes étaient déjà cuites, Diafra n’a pas eu l’occasion de se montrer dangereux. Le plus grand flop en attaque, c’est bien Mame Biram Diouf. Aliou Cissé s’est obstiné à mettre l’attaquant de Stoke City qui n’a plus ses jambes de vingt ans. Du coup, il n’a jamais répondu présent. Et n’a jamais réussi à s’illustrer.


Retour a la maison
Les Lions ont quitté hier soir, qu’en sera-t-il de leurs supporters ?

Kaluga : Eliminés jeudi à Samara par la Colombie de la course au second tour du Mondial 2018 de football, les Lions ont quitté la Russie hier soir pour rentrer au pays. Ils sont partis de Kaluga, leur camp de base, pour Moscou où ils ont tous embarqué pour Dakar. En effet, contrairement à une idée véhiculée depuis leur sortie de route, ils ne sont pas partis de Russie en ordre dispersé et pour des destinations finales différentes. Tous sur Dakar, le temps peut-être de se remettre un peu de la désillusion russe et de décompresser avant de retrouver leur club employeur. Les envoyés spéciaux de la presse sénégalaise sur ce Mondial devraient suivre le mouvement impulsé par leurs joueurs. La plupart d’entre eux s’envolent pour le retour à la maison ce week-end. Apparemment, une petite minorité risque de suivre le reste de la compétition depuis les tribunes de presse des stades russes. 

Pour les supporters aussi, ce devrait être pareil. Mais, de persistantes rumeurs font état de velléités de « défection » dans leurs rangs. Certains auraient planifié depuis Dakar de se fondre dans la nature : fausser compagnie au gros de la troupe d’abord, avant de se faire « récupérer » par des proches et transférer vers un pays de l’espace Schengen où il leur serait plus facile d’émigrer sans trop de risques. Audacieux pari, si l’on sait toutes les dispositions sécuritaires prises par les autorités russes afin qu’aucun « mondialiste » ne puisse rester sur leur territoire après la compétition. Ou en faire un point de transit pour émigrer clandestinement.

Bilan de la participation sénégalaise

Un rêve qui vire au cauchemar !

Samara : Très attendue lors de cette Coupe du monde, en Russie, l’équipe du Sénégal n’a pas confirmé les espoirs placés en elle. Les Lions se sont fait éliminer dès le premier tour. Un échec retentissant pour une génération qui rêvait ouvertement de rééditer l’exploit de 2002 ou, à défaut, de passer le premier tour.

L’élimination du Sénégal jeudi, à l’issue de la rencontre très disputée contre la Colombie, sera marquée au fer rouge et il faudra du temps aux joueurs et au peuple sénégalais pour la digérer. La qualification s’est envolée alors que l’équipe avait son destin en main. Mercredi, veille de match contre les Cafeteros, le coach Aliou Cissé, répondant à une question d’un journaliste faisant la comparaison entre la génération de 2002 et celle de 2018, avait répondu sans sourciller : « La génération de 2018 est meilleure que celle de 2002 ». Mais avait-il raison ? Car la génération dont il a fait partie a disputé un finale de Can en 2002 et un historique quart de finale à la Coupe du monde la même année. Ce qui lui a permis d’entrer dans l’histoire. En Russie, l’équipe du Sénégal, coachée par celui-là même qui était le capitaine en 2002, avait une belle occasion de marcher sur les pas de ses illustres devanciers. Mais elle n’a pas réussi à relever ce challenge qui était pourtant à sa portée. Les joueurs d’Aliou Cissé peuvent nourrir d’immenses regrets s’ils regardent dans le rétroviseur. Leur échec lors de cette campagne russe prend sa source dans le match nul (2-2) concédé lors de la deuxième journée contre le Japon, à Ekateringbourg plus que dans la défaite contre la Colombie lors de l’ultime journée, à Samara. Favori sur le papier, le Sénégal avait fait le plus difficile en menant à deux reprises au score avant de voir son adversaire revenir. Et jeudi, face au Cafeteros, les Lions n’avaient besoin que d’un point pour passer, mais n’ont pas su saisir cette opportunité face à une équipe méfiante malgré toutes ses vedettes. Cette élimination en phase de groupes laisse un goût d’inachevé sur cette équipe qui avait pourtant les moyens de bousculer la hiérarchie dans ce groupe H.

Ce fiasco sonne comme une juste sanction pour les nombreuses carences notées au milieu de terrain, en attaque, mais aussi le manque d’agressivité et l’inconstance dont les Lions, trop attentistes, ont fait preuve durant tout le tournoi.
Les trois matchs ont montré des joueurs qui, malgré leur talent et leurs capacités, ne sont pas allés au-delà de faire le minimum. Par sa naïveté, cette génération emmenée par un Sadio Mané fantomatique a manqué une occasion en or de figurer dans le top 16 mondial. Et si cette élimination face à la Colombie a laissé beaucoup de regrets, Aliou Cissé a cherché à positiver et a fait croire que le futur appartient à ses joueurs. Un futur qui, selon le sélectionneur national, passe par la Can 2019, au Cameroun. « C’est une belle génération, des joueurs qui se battent tous les jours pour leur pays, qui ont consenti beaucoup d’efforts.
J’ai trouvé les garçons conscients et qui avaient envie d’aller de l’avant.

Nous allons continuer à travailler. Le chemin est encore long, mais de très belles choses attendent cette équipe », a-t-il indiqué.

Les joueurs
Ceux qui ont brillé et ceux qui sont passés à côté…

Samara : Malgré son gros potentiel, l’équipe du Sénégal qui était très attendue a pêché par ses nombreuses lacunes lors de la Coupe du monde. Certains joueurs ont assuré, d’autres ont tout simplement livré des prestations en deçà des attentes. Passage en revue des prestations des uns et des autres.

Préféré à Abdoulaye Diallo et à Alfred Gomis, Khadim Ndiaye n’a pas été un exemple de sérénité. Auteur d’un match assez correct contre la Pologne, il s’est illustré par ses sorties approximatives et ses mauvaises relances au pied.
Sa bourde sur le deuxième but du Japon a été le tournant de la Coupe du monde sénégalaise. Fébrile sur ses sorties aériennes, il a été l’une des faiblesses du groupe d’Aliou Cissé.
 
Des motifs de satisfaction en défense
Malgré les quatre buts encaissés, la défense sénégalaise s’est bien comportée face aux ogres comme Falcao, James Rodriguez et autres Robert Lewandowski. Solide face à la Pologne, Youssouf Sabaly, qui a fait valoir ses atouts offensifs, a réussi une bonne partition lors de ce Mondial. L’arrière gauche des Lions a réussi son baptême du feu en livrant une prestation de haut vol pour ses débuts en Coupe du monde. Solide et très  concentré, le défenseur des Girondins n’a jamais été pris en défaut. Sa belle prestation lors de la rencontre contre le Japon, lui a valu de figurer dans le l’équipe type de la deuxième journée du mondial. Sabaly est resté sur le même tempo contre la Colombie avant de sortir sur blessure à la 74e minute. Idem pour son pendant sur le flanc droit. Souverain dans son couloir, Moussa Wagué a livré deux prestations assez correctes, sanctionné d’un magnifique but contre le Japon. Le défenseur du Kas Eupen a beaucoup contribué aux phases offensives de l’équipe.

Mais contre la Colombie, Aliou Cissé l’avait mis au repos, lui préférant Lamine Gassama. Ce dernier, titularisé pour la première fois depuis le début du tournoi, n’a jamais flanché, ni face à James Rodriguez sorti sur blessure à la demi-heure de jeu ni contre son remplaçant Luis Muriel. Gassama a assuré et a bien maîtrisé ses vis-à-vis.

Dans l’axe central, Kalidou Koulibaly a confirmé tout le bien qu’on pensait de lui. Face au Japon et à la Colombie, dans une moindre mesure d’entrée contre la Pologne, il a démontré qu’il n’était pas l’un des meilleurs spécialistes à son poste pour rien. Très costaud physiquement et très engagé, le défenseur de Naples a réussi des prestations assez propres. Avec Salif Sané, ils ont formé une charnière très solide.

Ce dernier a été l’un des meilleurs Lions  dans ce tournoi. Présent défensivement, il n’a jamais hésité à monter pour créer le surnombre dans l’entrejeu et même apporter son jeu de tête sur les balles arrêtées offensives. Les deux compères ont enchaîné les bonnes prestations et grâce à leur complémentarité, empêché Robert Lewandowski et Radamel Falcao, deux redoutables buteurs, de briller.

 

Kaluga : Jamais dans l’histoire de l’équipe nationale de football, la Tanière n’a été aussi recroquevillée sur elle-même que lors du Mondial russe que les Lions ont quitté avant-hier au terme des matchs de groupe. Son hôtel SK Royal de Kaluga, ville située à quelque 170 km au sud-ouest de Moscou la capitale où elle avait installé son camp de base, a été une véritable forteresse, un bunker comparable à un sanctuaire « interdit à toute personne étrangère » au groupe, comme on aurait dit dans certains lieux plus que privés. 

Les Lions retranchés pour plus de calme et de concentration sur leur sujet ? Peut-être bien, pourquoi pas même… Sauf que cela ne produit pas toujours les effets escomptés. La preuve par ce qui s’est passé à Moscou, Ekaterinbourg et Samara. Des tanières accessibles, on en a connu des tonnes sans que cela ait nui en quoi que ce soit à la production de l’équipe. Aliou Cissé, le coach qui a instauré cette opération « portes hermétiquement closes » n’était-il d’ailleurs pas le capitaine d’équipe en 2002 lorsqu’autant à l’hôtel Mirabeau de Bamako qu’en Asie pour le Mondial « Corée du Sud – Japon », nul n’avait besoin d’un passe-droit pour accéder aux joueurs, techniciens, administratifs voire même politiques ? Même si, par ailleurs, il y avait une certaine réglementation. On se souvient pourtant que le Sénégal n’a jamais été aussi performant en Can (finaliste malheureux face au Cameroun) et en coupe du monde (quart-de-finaliste) que cette année-là. 

En plus de l’accès aux hôtels des joueurs, diverses plages de rencontres avaient été aménagées pour permettre aux journalistes, par exemple, de faire leur mission de service public qui est d’informer au quotidien leurs compatriotes restés au pays sur la vie de leurs représentants dans ces compétitions. A Kaluga, rien du genre. Même après le premier match sanctionné d’une victoire contre la Pologne, alors que l’on espérait un « open – press » ou même un accès de quelques minutes aux joueurs, les portes de la Tanière étaient restées désespérément closes.

Muet comme une carpe
  Aux entraînements au stade Sputnik de Kaluga, c’était encore pire : toujours les 15 premières minutes consacrées à prendre des vues pour les photographes et cameramen et à noter qui s’est échauffé à côté de qui, qui est là et qui et qui est absent pour les journalistes et c’est tout. Une seule fois, une maigre petite fois, au lendemain de leur arrivée à Kaluga, des joueurs se sont adressés à la presse. Et ils n’étaient que deux : Mbaye Niang et Pape Alioune Ndiaye. Les autres Lions, en marge des autres séances ? Ils ont dribblé la presse. Le coach lui a été aussi muet qu’une carpe, en dehors de ses obligations auprès de la Fifa : conférence d’avant et d’après-match. C’est tout.

C’était donc presque chaque jour huis clos et motus et bouche cousue. Sauf, dans le second cas, pour les rares journalistes « réseautés » qui obtenaient des infos de premières mains de la part de leurs « amis » journalistes. Si c’était pour cacher leur jeu, c’était raté ; puisque les « secrets » de la Tanière, habilement fuités étaient dans la rue. A la limite, on n’aurait rien trouvé à redire dans ces huis clos à n’en plus finir si sur les aires de jeu, les Lions avaient sorti quelque chose d’original, des combinaisons sur les balles arrêtées, des attaques placées savamment travaillées, des phases de jeu élaborées dans leur laboratoire secret ou des plans pour contrer les forces des équipes adverses ou museler les individualités d’en face. Mais rien de tout ça ! Ils n’ont pas sorti une seule stratégie qui a fait voler en éclats ou de contenir le camp adverse.

La preuve par ce coup de tête qui les renvoie à la maison du Colombien Yerry Mina dont, pourtant, toute la planète foot sait que c’est là son arme fatale. Ça, c’était un plan travaillé à l’entraînement (et peut-être même pas à huis clos) comme le coach José Pekerman l’a lui-même avoué après la victoire de son équipe. A part leur premier match où ils avaient fait déjouer la Pologne, les Lions eux ont plus souvent brillé par leurs approximations que par leur savoir-faire collectif.  

Il n’y avait aucun secret d’Etat à protéger, ni informations sensibles à cacher. Si, plutôt, la Tanière s’était barricadée dans son bunker russe pour apprendre comment mieux bafouiller son jeu, alors là c’est réussi. Car, elle n’a produit rien d’autre qui puisse expliquer l’isolement total qu’elle s’est imposé.

 

Kaluga : Les Lions avaient construit leur qualification au Mondial russe sur les solides bases d’un 4 – 2 – 3 – 1 modulable en 4 – 3 – 3. Un système qui avait fait ses preuves sur différents terrains d’Afrique.
Mais, une fois le ticket pour la phase finale est tombé au fond de leur gibecière, leur coach Aliou Cissé s’est mis à expérimenter un nouveau dispositif tactique. Son 3 – 5 – 2 testé en matches de préparation, histoire de varier les possibilités et les options sur les pelouses russes avait cependant très vite montré ses limites. Et face à des adversaires de moindre envergure (Luxembourg et Ouzbékistan) que ceux qu’il croiserait dans le Groupe H.

Des joueurs complètement à la rue, surtout les arrières d’aile qui ne savaient apparemment pas où se positionner. Une « révolution » tactique d’autant plus questionnable que l’essentiel des joueurs qui l’ont expérimentée étaient presque sûrs de ne pas être du voyage. Juste des cobayes ? On peut dire que « oui » puisque non seulement cela s’est vérifié, mais ce dispositif controversé voire décrié n’a jamais été utilisé durant les trois matchs disputés en phase finale. Le Sénégal a choisi d’aligner d’entrée de jeu, au stade du Spartak de Moscou, face à la Pologne, favori du Groupe H avec la Colombie, un inédit 4 – 4 – 2 qui avait causé beaucoup de soucis à Lewandowski et ses coéquipiers.

Bien en place avec ses deux lignes de 4 (Gana, Alfred, Sarr et Mané au milieu devant le quatuor défensif constitué de Wagué, Sabaly, Koulibaly et Sané) et Niang et Mame Biram aux avant-postes, l’équipe sénégalaise a contenu son adversaire pratiquement tout au long du match. Avec à la clé une victoire (2 – 1) qui promettait des lendemains de qualification. Grâce surtout à une bonne occupation du terrain, un repli efficace en cas de perte de balle et un pressing efficace dès que l’adversaire franchit la ligne médiane.

Malheureusement, au deuxième match à Ekaterinbourg, contre le Japon annoncé à tort ou à raison comme l’adversaire le plus prenable des Lions, Coach Cissé opta pour un 4 – 3 – 3 (avec la même ligne défensive, mais avec Pape Alioune Ndiaye titularisé aux côtés de Gana Guèye et d’Alfred Ndiaye et avec Mané, Niang et Sarr au front de l’attaque) qui a fait l’affaire des Samouraïs bleus. Surtout au milieu du terrain où ils ont régné en maîtres et les espaces entre les lignes dans lesquels ils s’infiltraient comme à la parade.

Assurément, le sélectionneur sénégalais avait mésestimé ses adversaires. A moins qu’il se fût simplement fourvoyé puisque, la veille du match, il avait soutenu que les Japonais avaient « une qualité collective technique bien maîtrisée et une qualité de passes au-dessus de la moyenne ». Dès lors, pourquoi leur opposer un schéma tactique face auquel ils pourraient s’exprimer avec la plus grande aisance ? Curieusement, dominés au plan du jeu, les Lions avaient été très heureux de mener à la marque. Deux fois plus qu’une d’ailleurs, avant de se faire rattraper. Ironie du foot, c’est ce jour là où ils avaient tactiquement (et techniquement) débordés qu’ils ont peut-être vendangé leurs chances de survivre au premier écrémage.

Titulaire et capitaine

Car, si au troisième match, avant-hier à Samara contre la Colombie, le technicien sénégalais était retourné à son 4 – 4 – 2 du premier jour, il avait fini par s’incliner. Comme le prédisaient d’ailleurs beaucoup de « spécialistes » de la météo sportive. Encore que c’était peut-être la rencontre la mieux maîtrisée par les joueurs de Cissé.

Défensivement, Gassama préféré à Wagué qui avait livré deux bons matchs, avait apporté son expérience pour contrer les Sud-Américains. Dans l’entrejeu, Capitaine Kouyaté redevenu titulaire et capitaine a abattu un énorme travail de sape auprès de son compère Gana Guèye qui a livré son meilleur match dans ce tournoi. Et Diao Baldé Keïta titularisé au front de l’attaque et Mbaye Niang ont plus ou moins rempli leurs tâches de premier rideau défensif à défaut d’être offensivement décisifs. Au point qu’on n’a pratiquement pas vu les Colombiens.

Leur puissance de feu tant vantée ne s’est guère vérifiée : Falcao n’a jamais vu la lumière, James Rodriguez, insuffisamment remis d’une blessure, a passé 30 mn à errer sur l’aile de jeu. Et Cuadrado s’est plus illustré en … plongeons au moindre contact avec un adversaire que dans le jeu. Finalement, c’est sur coup de pied arrêté qu’ils ont fait la différence. Au moins, eux avaient cette arme (pourtant pas si secrète que ça, tout le monde connaissant le jeu de tête ravageur du défenseur du Barça, Mina) parmi leur arsenal.

On ne peut malheureusement pas en dire autant des Lions au jeu stéréotypé.
Enfin que dire du gardien de but, Khadim Ndiaye ? Simplement qu’il n’a pas eu trop de boulot à faire durant ce Mondial. Juste deux ou trois ballons chauds à négocier par match. Cependant, les relances les moins travaillées de la compétition, se résumant à envoyer de longs ballons dans le camp adverse, sans destinataire précis. Mais surtout une bourde sur la deuxième égalisation japonaise qui a coûté cher à son équipe.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJ (photos)

 

Moscou : Elles sont 16 équipes à avoir survécu à l’écrémage du premier tour de la 21ème édition du Mondial de football « Russie 2018 ». Deux premières semaines de compétition qui ont laissé sur le quai l’essentiel des « petites nations » qui rêvaient de s’écrire une histoire. Un premier tour qui a également emporté l’Allemagne, championne du monde sortante qui visait un cinquième titre qui en aurait fait l’égale du Brésil, seule Nation à orner son maillot avec 5 étoiles. Quoiqu’il arrive donc lors de cette deuxième quinzaine russe à venir, les Auriverde resteront les recordmen au nombre de victoires dans cette épreuve. Puisque l’autre équipe qui aurait pu les rattraper dans la course aux honneurs, l’Italie et ses quatre couronnes ne s’était même pas qualifiée à ce Mondial russe. Neymar et ses partenaires peuvent même accroître l’avance de leur pays au nombre des trophées, à condition cependant de sortir indemnes des matches – couperets qui débutent aujourd’hui. Ce qui est loin d’être assuré vu la tournure des évènements, puisque les favoris ont rarement été à la hauteur des attentes.  Dès ce samedi déjà, au moins une ancienne tête couronnée sera coupée. Celle de la France sacrée en 1998 à domicile ou celle de l’Argentine deux fois couvertes de lauriers (en 1978 chez elle et en 1986 au Mexique) ? On verra à l’issue de leur confrontation à partir de 14 h à Kazan. Jusqu’ici les Bleus de France ont fait meilleure impression que l’Albiceleste, se qualifiant même au second tour après leurs deux premiers matches dans le Groupe C, même s’ils n’ont pas été souverains. Mais c’est déjà ça comparé à Messi et les siens qui ont crapahuté et dû attendre le bout de leur dernier match dans le Groupe D contre le Nigeria (leur tête de turc en coupe du monde) pour valider leur billet pour les huitièmes de finale. Seulement, là, c’est tout à fait une autre compétition qui commence avec la phase de coupe. Il n’y aura pas de seconde chance. Pas de filet pour rattraper une chute. Alors, les Argentins espèrent un Messi aussi flamboyant que lorsqu’il porte son club espagnol du Fc Barcelone. Quant aux Français, ils attendent une production de haut vol, digne de la qualité de leur effectif. Alors ça promet…  
 

Peut-être même que dès aujourd’hui, une deuxième tête couronnée pourrait rouler sur le gazon russe. Puisque l’Uruguay, malgré ses deux titres d’un autre âge (en 1930 à domicile et en 1950 au Brésil), ne partira certainement pas favori face au Portugal de Cristiano Ronaldo, champion d’Europe en titre et qui entend s’imposer enfin sur la scène mondiale. Cavani, Suarez et leurs compères devront hisser le niveau à partir de 18 h à Sotchi s’ils veulent contrecarrer les plans portugais.

Demain à 14h à Moscou, tout un pays, la Russie organisatrice de l’évènement, retiendra son souffle lorsque son équipe croisera l’Espagne, sacrée en 2010 en Afrique du Sud. Normal, puisqu’après un début en fanfare dans le Groupe A (avec deux victoires 5 – 0 contre l’Arabie saoudite et 3 – 1 face à l’Egypte), la Sbornaya a explosé devant l’Uruguay (0 – 3). Reprendra-t-elle son envol (espéré) vers le titre ou retombera-t-elle plus durement sur terre ? Iniesta et ses partenaires se feront un plaisir de leur couper les ailes.  Le dernier match du weekend mettra aux prises deux formations européennes très ambitieuses : la Croatie qui a fait forte impression offensivement lors du premier tour et le Danemark qui a fait preuve d’une grande solidarité.

 

Les Lions ont difficilement battu les Fauves de la Centrafrique, hier au stadium Marius Ndiaye, pour signer leur première victoire du tournoi retour, comptant pour la qualification à la Coupe du monde 2019 en Chine.

Le Sénégal reste toujours en tête dans la poule D, après sa première sortie victorieuse hier, au stadium Marius Ndiaye, contre la Centrafrique (91-82). Mais les protégés du sélectionneur national, Abdourahmane Ndiaye Adidas, n’ont pas eu la tâche facile pour le demeurer à l’issue du choc du groupe C. Aux antipodes de son match à l’aller à Maputo, gagné avec 5 points d’écart (70-65), le Sénégal a eu plus de mal à développer son jeu offensif, notamment lors d’un début de rencontre raté (6-0, 4 mn de jeu et 19-18 en fin de premier quart temps) en faveur de la Centrafrique. Les Lions ont pris l’avantage dans le deuxième quart temps (44-41), prélude à une fin de rencontre indécise. Solide au niveau des rebonds offensifs et défensifs, les Centrafricains ont tenu tête aux intérieurs sénégalais (Gorgui Sy Dieng, Youssoupha Ndoye, entre autres) durant toute la troisième période. Menés par trois petits points d’écart en début de quatrième quart temps (68-65), les Fauves n’ont pas abdiqué pour autant et sont revenus à moins 1 à 5 minutes de la fin. Ils ont néanmoins craqué en encaissant un 9-0 (trois tirs primés), signé par le capitaine Malèye Ndoye et dont ils ne se sont pas relevés, cette fois. Le Sénégal n’a cependant pas fait la différence que dans le money time, grâce à un Malèye Ndoye explosif (91-82).

…la Côte d’Ivoire prend sa revanche sur le Mozambique

Battue à l’aller par le Mozambique (66 - 53), la Côte d’Ivoire a pris sa revanche, hier, au stadium Marius Ndiaye lors de la première journée du tournoi de Dakar. En effet, les Ivoiriens ont battu leurs adversaires sur un large score (62-45).

La rencontre entre le Mozambique et la Côte d’Ivoire a tenu toutes ses promesses au stadium Marius Ndiaye, lors du tournoi de Dakar comptant pour la phase retour des qualifications du Mondial 2019.  En effet, les deux  équipes ont livré un match très serré. La preuve, elles sont restées à égalité en première période (11  partout lors du premier quart temps et 27-27 à  la mi-temps). En fait, les Mozambicains ont éprouvé d’énormes difficultés à creuser l’écart face à une équipe ivoirienne de qualité qui n’a rien lâché tout au long de la rencontre. D’ailleurs, la pause a fait le plus grand bien aux Eléphants qui ont abordé le troisième quart temps avec de meilleures intentions. Ils ont pu imposer leur rythme et renforcer leur avantage de 14 points d’écart (45-31). Dans le dernier quart temps, l’équipe mozambicaine s’accroche et livre un jeu agressif. Elle fait aussi preuve d’adresse dans les tirs primés, mais ne parvient pas à effacer son retard. La Côte d’Ivoire remporte finalement le match sur le score de (62 - 45). A l’issue de cette journée, elle est deuxième et voudra confirmer cet excellent résultat, aujourd’hui contre le pays hôte de la compétition, le Sénégal.

Absa NDONG

 

Kaluga : Au soir du jeudi passé, dernière journée des phases de groupes, c’était la désillusion partout en Afrique. Le Sénégal sur lequel reposaient les derniers espoirs du continent de qualification au second tour avait plié sur un coup de tête ravageur du défenseur colombien Yerry Mina (74e). Pendant ce temps, la Tunisie qui luttait pour un baroud d’honneur l’emportait face au Panama (2-1). Mais c’était trop tard car l’Afrique venait de voir ainsi tous ses cinq représentants prendre la porte de sortie avant même dès la phase de groupes. Un véritable fiasco pour le continent, au vu des potentialités que regorgeaient ses représentants. Et ainsi pour la première fois depuis le Mondial espagnol en 1982, aucune équipe africaine n’a franchi le seuil des matchs de groupes. Retour sur les prestations des unes et des autres.


EGYPTE :
La star en méforme et
malgré un grand gardien…
  Le retour de l’Égypte en Coupe du monde, après 28 ans d’absence, était très attendu. Avec une star planétaire du calibre de Mohamed Salah, on était en droit d’attendre une prestation de qualité de la part des Pharaons.
Hélas, ce fut la pire des productions offertes par cette équipe à ses fans. La blessure de Salah avant d’arriver à Cette coupe du monde a-t-elle négativement influé sur la prestation du joueur ? Toujours est-il que l’équipe du désormais ex-coach Hector Cuper a tout simplement bu le calice jusqu’à la lie. En trois sorties, l’Egypte a, en effet, récolté trois défaites. Même l’équipe jugée la plus faible du groupe, l’Arabie Saoudite, l’a battue.
C’est dire que les Egyptiens auront vite fait d’oublier cette Coupe du monde pour se préparer dans la perspective des autres échéances. Mais la star de l’équipe se consolera quand même d’avoir pu marquer deux buts (un contre la Russie sur penalty et un autre face à l’Arabie Saoudite). C’était peu. Le gardien de but, Essam El-Hadary, peut quant à lui se consoler d’avoir battu, à 45 ans et 161 jours, le record du joueur le plus âgé à avoir disputé une Coupe du monde. Cerise sur le gâteau, il a même arrêté un pénalty face à l’Arabie Saoudite.

MAROC :
Un manque d’expérience
Malgré la présence sur son banc d’Hervé Renard, un entraîneur qui a fait ses preuves dans toutes les sélections africaines où il est passé (Zambie et Côte d’Ivoire avec lesquelles il a remporté respectivement la Can 2012 et 2015), le Maroc n’a pas transformé les espoirs de tout un peuple. Battu par un faible Iran, puis par le Portugal, les Lions de l’Atlas étaient éliminés avant même d’avoir disputé leur troisième match. Le nul obtenu face à l’Espagne est peut-être la preuve que cette équipe a de la qualité.
Mais, globalement, elle a pêché par son manque d’expérience, même si elle s’est beaucoup plainte de l’arbitrage contre le Portugal et devant l’Espagne.

NIGERIA :
Envol raté pour les Super
Eagles
Le Nigeria est lui passé de peu à côté d’une qualification au second tour devant l’Argentine ; ratant ainsi une 4e qualification en 8e de finale après les éditions de 1994, 1998 et 2014. Et pourtant, après un faux pas devant la Croatie (0-2) les Super Eagles s’étaient bien repris en battant l’Islande (2-0) et reprenaient espoir quant à une qualification pour le second tour. Mais face à eux, se dressait Messi, un joueur qui attendait certainement ce match pour se mettre en exergue. Malgré une belle résistance, le Nigeria prenait ainsi la porte de sortie sans avoir montré l’étendue de ses possibilités.

TUNISIE :
Pas tout à fait au niveau
On la considère comme une équipe n’ayant pas le niveau de cette Coupe du monde. Et malheureusement, la Tunisie a donné raison à ses détracteurs dans ce Mondial. Une défaite d’entrée face à l’Angleterre (1-2), puis une raclée devant la Belgique (2-5), soit le troisième plus lourd score dans cette compétition après Russie-Arabie Saoudite (5-0) et Angleterre-Panama (6-1). Ces détracteurs avaient quelque part raison, même si un bémol est venu refroidir un peu les contreperformances après la victoire obtenue aux dépens du Panama, équipe la plus faible du groupe.

SENEGAL :
Victime de la VAR ?
  Des équipes participantes à cette Coupe du monde, celle du Sénégal est la plus malheureuse. Si une équipe peut être éliminée sur tapis vert (forfait), elle peut l’être aussi sur tapis … jaune (cartons). A l’image du Sénégal privé d’une qualification en 8e de finale au nombre de cartons jaunes. Après une belle entame sanctionnée par une victoire et un nul, les Lions n’avaient besoin que d’un autre nul pour passer. Hélas, le pénalty refusé par l’arbitre, après recours à la VAR, et le but assassin de Yerry Mina, à 15 minutes de la fin, sont venus tout gâcher. Dans ce groupe H, les Lions ont défendu leurs chances jusqu’au bout. Mais ce n’était pas suffisant. Il leur a manqué cette vigilance et cette concentration de tous les instants dans une grande compétition. Pour une sortie de la compétition, Cheikhou Kouyaté et ses camarades auraient aimé être éliminés d’une autre façon (Cf. par ailleurs).


De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJ (photos)

 

Dans le déroulé, tout était question de tension, du début à la fin du match. Devant la demeure du Lion, Ismaïla Sarr, une bâche, un écran géant et des chaises pour permettre aux riverains de communier durant cette rencontre. A l’intérieur, des télés dans les pièces. Et pourtant, tout avait été fait pour suivre le match dans les conditions normales, mais également fêter une éventuelle qualification du Sénégal en huitième de finale de ce Mondial russe. Malheureusement, au finish, les populations de « Eaux Claires », quartier où habite l’excentré droit sénégalais, se sont retrouvées avec le moral, au fond des chaussettes. A deux minutes de la fin du match, devant la maison, règne une ambiance d’enterrement. Les mines sont atterrées et on attend incessamment la fin de la rencontre. Malgré tout, il y en a qui ont foi en un miracle hypothétique, qui ne viendra jamais. Et pourtant, le repas avait été servi bien avant 14 heures. Après la ripaille, les nombreux enfants s’étaient retrouvés sous la tente. On avait fini de dresser la table. On n’attendait qu’un drible de Sadio Mané, une chevauchée d’Ismaïla Sarr ou un but de Mbaye Niang ou Diao Baldé pour exulter. Pratiquement, rien ne se passa. Plus dommage encore, le but colombien vint doucher les ardeurs. En effet, le défenseur Yerri Mina, sur un corner côté droit, surgit au premier poteau et catapulta d’une tête rageuse et piquée le ballon au fond des filets. Khadim Ndiaye n’y a vu que du feu. Même s’il  a touché le ballon. Il restait 15 minutes au chrono pour refaire un retard. L’espoir fait vivre et on s’y accroche comme on peut.

La foi s’estompe, de minute en minute. Gana et les défenseurs ont beau se démener comme de beaux diables, mais les Lions n’ont pu forcer leur destin. Ainsi, le Sénégal s’arrête en phase de poule. Au coup de sifflet final, c’est le silence de cathédrale dans les lieux. On quitte aisément la tente, pour marcher calmement. Personne ne commente, l’on ne fait que rouspéter sur tel joueur qui n’a pas fourni d’efforts, sur l’autre qui a été transparent durant cette compétition, entre autres. Même le coach Aliou Cissé en prend pour son grade. Malgré tout, il en trouvera toujours quelqu’un pour l’encourager et donner rendez-vous pour les matchs à venir. Qui sait ? Peut-être que la prochaine sera la bonne, « et on espère voir ce sursaut en Can », tente de calmer Habib Diop, après le match.

A.M.NDAW

 

 

Le tournoi de Dakar va débuter ce vendredi au stadium Marius avec au programme deux rencontres, Mozambique-Côte d’Ivoire (16h30), Sénégal-Centrafrique (19h). Deux belles affiches qui, à coup sûr, vont tenir toutes leurs promesses lors de cette phase retour, comptant pour les qualifications de la Coupe du monde 2019. Battue difficilement par le Sénégal en match d’ouverture du tournoi de Maputo lors de la manche aller (70-65), l’équipe de la Centrafrique (3ème avec points) aura à cœur de prendre sa revanche cette fois-ci… d’autant plus qu’elle avait dominé le match durant les trois premiers quarts temps. En fait, les protégés de Adidas avaient pu arracher la victoire en fin de rencontre, livrant un jeu agressif qui avait perturbé les Centrafricains. Favoris dans ce groupe D, les Lions du Sénégal, 1ers avec 6 points et médaillés de bronze à l’Afrobasket 2017, avaient joué ce tournoi sans les intérieurs, Gorgui Sy Dieng (Us Minnesota) et Cheikh Tidiane Mbodj (Pologne Torun). 11ème au dernier Afrobasket devant le Mozambique, la Centrafrique a, de son côté, rajeuni son équipe tout en gardant son ossature de 2017. Le meilleur marqueur de la Caf au cours des trois dernières éditions de l’Afrobasket, Max Kouguère (Antibes Pris A française), capitaine de la Centrafrique, et ses coéquipiers sont cependant déterminés à ouvrir un nouveau chapitre de leur basket lors de ces phases éliminatoires.

…Mozambique-Côte D’ivoire en match d’ouverture
L’équipe ivoirienne (4ème, 4 points) va affronter celle du Mozambique (2ème, 6 points) en match d’ouverture du tournoi de Dakar vendredi au stadium Marius Ndiaye, à 16h30. Battus à l’aller par les Mozambicains (66-53), les Ivoiriens vont tenter de se racheter afin de bien débuter la compétition. Les Eléphants de Côte d’Ivoire, deux fois champions d’Afrique (1981 et 1985) et autant de fois finalistes de la Coupe du monde Fiba (1986- 2010) comptent revenir sur la scène internationale.

Par la même occasion, ils veulent effacer leur piètre prestation à l’Afrobasket 2017, marquée par trois défaites successives qui leur ont valu la 14e place sur 16 équipes. Ayant tiré les leçons de leur débâcle de Tunis, une nouvelle équipe avait été formée, pour ces phases éliminatoires de la Coupe du monde. Seulement, son adversaire du jour, le Mozambique, 11e équipe africaine au Fiba world ranking men présenté par Nike, fait partie des plus redoutables de la compétition. D’ailleurs, les Ivoiriens devront se méfier de Helton Ubisse, une pièce maîtresse du groupe mozambicain.

Cet ailier-fort de 2.01m a affiché des moyennes par match de 10.3 points et 4.3 rebonds, les meilleures de son équipe au dernier Afrobasket. A noter que les trois meilleures équipes du groupe lors de ce tournoi de Dakar seront qualifiées au deuxième tour des éliminatoires Zone Afrique.                         

Absa NDONG



Après notre élimination du Mondial, suite à une défaite face à la Colombie, notre technicien, Aly Male, pense que l’équipe s’est bien comportée, seulement, il nous manquait de la réussite. Pour lui, il s’agissait d’un jour sans où rien n’a marché car on pouvait mettre au moins un but. Cependant, il propose de s’appuyer sur ce groupe pour viser la Can.

Malgré sa déception, le technicien Aly Male a analysé le match avec sérénité et discernement. Pour lui, il ne manquait pas grand-chose au Sénégal pour passer aux huitièmes de finale, à part la réussite devant le but adverse. «On n’a pas eu la réussite aujourd’hui, mais on a fait un bon match. Nous avons tenu le match, mais les Dieux du football n’étaient pas avec nous. Il y avait de la place pour marquer au moins un but, mais on n’a pas exploité les opportunités qu’on avait. On a contrôlé le match pour l’essentiel, mais malheureusement, on n’a pas eu la réussite des autres matchs pendant lesquels on marquait, au moins, un but», souligne Aly Male. Même en défense, le Sénégal a été solide pendant longtemps, sur le plan offensif, les Lions n’ont pas été très percutants avec des actions inachevées.

L’entraîneur de l’Etics/Mboro tente d’expliquer cela par une maladresse de nos attaquants, notamment avec les coups francs. «On n’a pas la eu la réussite qu’il fallait. On n’a pas aussi bien géré les balles arrêtées et les occasions qu’on avait. Il nous manquait aussi la dernière passe, le dernier geste pour scorer, mais cela fait aussi partie du football. Il y a des jours sans où rien ne marche», reconnaît-il.

Par rapport à la tactique mise en place par l’entraîneur Aliou Cissé, notre interlocuteur la trouve bonne contrairement à certains avis. «On leur a posé beaucoup de problèmes. Les Colombiens étaient muselés en première période et ne s’approchaient même pas de notre gardien. La tactique n’a pas été payante parce qu’on dit qu’on n’a pas marqué de but, mais je pense que ces joueurs et le coach sont à féliciter», dit-il. Selon l’entraîneur qui a offert à Gorée un titre de champion du Sénégal, le Sénégal n’a pas été ridicule et peut s’honorer d’être la seule équipe africaine qui est à égalité de points avec le deuxième qualifié de son groupe en étant seulement sorti au fair-play, avec plus de cartons jaunes que le Japon.

Continuer avec Aliou Cissé
Sur les lenteurs d’Aliou Cissé pour opérer un changement et sur sa capacité d’adaptation en fonction de la tactique de l’adversaire, notre consultant défend le coach national. Pour lui, «Aliou Cissé est à féliciter parce qu’il a tenu tête à de grands entraîneurs et il a fait un bon parcours. Il ne faut pas que les gens oublient que sur plusieurs rencontres en compétitions officielles, Aliou n’a perdu que trois matchs. Il est à féliciter. Il doit continuer avec l’équipe à mon avis», réaffirme le technicien. Après cette élimination et la déception des joueurs et de toute la population, Aly Male demande de ne pas baisser les bras et de continuer à construire en vue des prochaines échéances. Il est d’avis que la Coupe d’Afrique des nations (Can) doit être notre sur-priorité, et on doit tout faire pour la remporter car on a vu une grande équipe du Sénégal.

Objectif, remporter une Can
«Pensons à la Can. C’est ce qui est primordial pour nous. Si on est éliminé et qu’après, on remporte la Can c’est mieux pour le Sénégal», lance-t-il. Celui-ci demande de regarder ce qui n’a pas marché pour se rectifier la prochaine fois. «Il faut qu’on soit plus réaliste et que sur certaines occasions qu’on soit tueur. A un moment donné, il fallait marquer et tuer le match, c’est ce qui nous a manqué aujourd’hui. Les Colombiens n’avaient pas beaucoup d’occasions, mais ils ont marqué sur une occasion avec notre erreur de marquage», a analysé l’entraîneur.
Par rapport à la prestation de Sadio Mané qui est souvent pointé du doigt pour son manque de rendement vu son rang, Aly Male conseille aux Sénégalais d’être plus indulgents avec ce joueur qui a fait un bon parcours. «Sadio Mané, ce n’est pas Cristiano Ronaldo ni Messi. Il ne faut que les Sénégalais l’attendent à ce niveau. Il a fait une saison époustouflante et a fait un Mondial correct. Il faut le supporter car d’autres grands joueurs ont déçu au Mondial», tempère-t-il.

Oumar KANDE   

 

Samara : Derniers représentants africains dans cette Coupe du monde 2018, les Lions du Sénégal ont, eux aussi, pris la porte et vont rentrer à la maison comme les quatre autres nations, Egypte, Maroc, Tunisie et Nigeria. Pour la première fois depuis le Mondial 1982, il n’y aura pas d’équipe africaine en 8es de finale.

Cette année-là, en Espagne, le Cameroun et l’Algérie n’étaient pas sortis du premier tour, éliminés qu’ils avaient été … avec le même nombre de points que les équipes qualifiées (respectivement l’Italie et l’Autriche coupable d’un « complot » lors de la dernière journée, avec sa cousine germanique, l’Allemagne). Encore qu’en ces temps-là, l’Afrique n’avait droit qu’à deux représentants. Bien loin des cinq actuels. Cruelle désillusion et gros recul donc comparé à la précédente édition en 2014 au Brésil où, pour la première fois de l’histoire, l’Afrique avait placé deux équipes en huitièmes de finale, avec l’Algérie et le Nigeria.
On attendait un bond en avant, on en a eu un en arrière de 36 ans…

 

Samara : Mais qui a donc soufflé aux Lions que tout là-bas, à Volgograd, la Pologne venait de marquer face au Japon dans l’autre match de la troisième journée du Groupe H ? En tout cas, on n’a pas compris que tout d’un coup, aux alentours de la 60ème minute, les joueurs se soient mis à jouer petits bras, à la baballe. Il est vrai qu’à cet instant, c’étaient eux qui passaient en huitièmes de finale. Oui, mais à cet instant seulement. Puisqu’il restait encore presqu’une demi-heure à jouer. A gérer plutôt, pour au moins finir avec ce point du nul et accrocher une place au second tour.   Les Colombiens qui, jusqu’alors n’avaient pas montré grand-chose, excepté sur coups de pieds arrêtés, s’enhardirent du coup et prirent d’assaut le camp sénégalais. A force de plier, les Lions finirent donc par céder. Et sur balle arrêtée. Comme souvent les Cafeteros l’ont réussi dans ce Mondial. A croire que le camp sénégalais n’en était pas informé.   Après, Kouyaté et ses partenaires ont tenté d’accélérer la cadence. En vain ! Car, les Colombiens qui s’étaient jusque-là illustrés avec leurs simulations (surtout Cuadrado, un véritable as du plongeon au moindre contact) se mirent à tuer le temps à leur tour. A bon escient d’ailleurs. Et finalement avec succès.
 

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJI (photos)

 

Samara : Il n’avait joué une seule minute depuis le début de la Coupe du monde. Hier, Lamine Gassama a été titularisé sur le flanc droit de la défense sénégalaise contre la Colombie. Pour ce match costaud, Aliou Cissé l’avait préféré à Moussa Wagué, jusque-là irréprochable, avec même un but au compteur. Le calibre de l’adversaire avait induit un changement de dispositif tactique (du dernier 4 – 3 – 3 au 4 – 4 – 2 qui avait fait ses preuves face à la Pologne) poussant le sélectionneur à faire appel à Gassama. Et ce changement a porté ses fruits en première période, notamment sur le couloir droit où les Colombiens n’ont pas réussi à s’illustrer. Gassama a assuré et a bien maîtrisé James Rodriguez, très esseulé sur son côté gauche, et qui n’a que très rarement vu le ballon. Mieux, l’arrière droit a fait le ménage dans son couloir qu’il a bien bloqué, en faisant avorter tous les velléités offensives colombiennes. Et Gassama n’est pas étranger à la sortie, à la demi-heure de jeu, de James Rodriguez, l’un des atouts offensifs  des Cafeteros, blessé au mollet. L’attaquant colombien, meilleur buteur du dernier Mondial, a été remplacé par Luis Muriel. L’attaquant colombien du Fc Séville également n’a pas connu plus de succès. La faute à un Lamine Gassama très costaud, qui a même fait avorter  une phase offensive colombienne bien menée par Radamel Falcao qui filait tout droit au but (41e). En seconde période, le latéral droit des Lions a reproduit la même copie, malgré les quelques incursions de Luis Muriel. Gassama a eu beaucoup d’espaces et a davantage participé aux phases offensives de l’équipe. Il a été un véritable roc et son retour a été gagnant, malgré l’élimination du Sénégal.



 

Samara : Avec toutes les contestations et polémiques ayant accompagné le début de ce Mondial russe autour de la Var (Video assisted refereeing), quelqu’un s’était plu de rappeler une réflexion de Michel Platini, ancien président de l’Uefa. Ce farouche opposant de l’arbitrage vidéo aurait dit un jour : « Le jour où l’on mettra le doigt dans la Var, ça ira jusqu’à l’épaule ». Et il est vrai que ce qui était censé donné un coup de main aux « hommes en noir » est aujourd’hui devenu le cauchemar des équipes. Surtout africaines. 

Après quelques autres qui en avaient souffert sur différents stades russes, c’était hier au tour du Sénégal de faire les frais de cette avancée technologique, hier à Samara.
Juste avant le quart d’heure de son match décisif contre la Colombie, il a, en effet, été frustré d’un pénalty évident qui, tiré et transformé, aurait certainement influencé le cours de la rencontre. Lancé dans l’axe du but colombien par Diao Baldé Keïta, Sadio Mané filait vers son face-à-face avec Ospina, le portier des Cafeteros, lorsque Davinson Sanchez lui prit la jambe d’appui. Sans hésiter une seule seconde, l’arbitre serbe Milored Mazic désigne le point de penalty. Les

Colombiens se ruent sur lui. Il tergiverse quelques instants, réajuste son oreillette et fait signe qu’il s’en va consulter cette satanée vidéo.

Puis retour sur le terrain et surtout retour sur sa … décision : il n’y a plus penalty. Indubitablement, la vidéo a menti. A moins que l’arbitre M. Mazic ait vu des images déformées sur son écran. Le match peut reprendre son cours. Ils ne le savaient pas encore, mais ce tournant sera déterminant pour la suite qu’on ne connaît que trop. Hélas !

 

 

Samara : Certains s’étaient étonnés que Diao Baldé Keïta, l’attaquant international sénégalais de Monaco, n’eût, jusqu’à hier, disputé la moindre minute lors des deux premiers matchs des Lions dans ce Mondial russe. Pour quelqu’un qui avait été titulaire indiscutable lors des éliminatoires, cela avait de quoi surprendre. Même si, par ailleurs, il avait longtemps été blessé en fin de saison.

Et n’était revenu dans le coup qu’in extremis. Qu’importe ! Certains réclamaient sa présence, évoquant même une mésentente entre lui et son coach. Des rumeurs véhémentement  démenties par Aliou Cissé qui annonçait, la veille du match, sa confiance en son n°20 qui pouvait entrer en jeu à tout moment. Comme titulaire ou comme remplaçant. Eh bien, hier à Samara, face à la Colombie, c’est en tout début de partie qu’il l’a lancé.
Avec pour « adversaire direct », à l’autre bout du terrain, son capitaine en club, Radamel Falcao, dans un duel à distance dont ils auront certainement à reparler de retour plus tard, en Principauté.

Le Sénégalais débuta mieux le duel servant idéalement même Sadio Mané au quart d’heure de jeu qui fit basculer en pleine surface adverse pour un pénalty sifflé puis refusé par l’arbitre serbe. Après, on vit moins Diao Baldé Keïta dont les rares départs balle au pied causaient pourtant du souci à ses vis-à-vis. Et dire qu’il se comportait jusqu’alors mieux que son capitaine en club. Celui-ci ne s’est signalé en première mi-temps que sur une tête mal cadrée suite à un coup franc de Quintero (24ème mn).

Après la pause, c’est plutôt … défensivement que l’attaquant sénégalais positionné sur le flanc gauche a été plus actif. Souvent replié, il a prêté main forte autant qu’il a pu à Sabaly, même s’il s’est illustré sur un slalom en territoire adverse irrégulièrement stoppé par un Colombien. 20 minutes avant la fin du temps réglementaire, épuisé certainement par les efforts fournis, il a cédé sa place à Moussa Konaté. Radamel Falcao l’a imité 18 mn plus tard, rappelé sur le banc par son coach argentin José Pekerman pour sécuriser une victoire et une place en huitièmes de finale qui tendaient les bras à sa formation.
A l’arrivée, aucun des Monégasques n’a surnagé.

Diao Baldé Keïta n’a certainement pas été aussi tranchant que ses « partisans » l’espéraient. La faute à un manque de rythme consécutif à sa longue blessure ? Peut-être. Pour Falcao en revanche, l’aventure continue. « Le Tigre » aura certainement d’autres occasions de feuler.  

 

Samara : En match de la 3e et dernière journée du groupe H de la coupe du monde « Russie 2018 » disputé hier au stade Samara Arena, la Colombie a battu le Sénégal par un but à zéro.
But : Yerry Mina (74e). Public nombreux, temps chaud, pelouse en excellent état.
Arbitres : Milorad Mazic assisté de Milovan Ristic et de Dalibor Djurdjevic, tous de la Serbie.
Avertissements : Johan Mojica (44e) pour la Colombie. Mbaye Niang (51e) pour le Sénégal
 

Les équipes :

Sénégal : Khadim Ndiaye, Lamine Gassama, Kalidou Koulibaly, Salif Sané, Youssouf Sabaly puis Moussa Wagué (73e), Cheikhou Kouyaté (cap), Sadio Mané, Idrissa Gana Guéye, Ismaïla Sarr, Keïta Baldé puis Moussa Konaté (80e), Mbaye Niang puis Diafra Sakho (85e).
Entraîneur : Aliou Cissé 

Colombie : David Ospina, Santiago Arias, Carlos Sanchez, Radamel Falcao (cap) puis Miguel Borja (88e), James Rodriguez puis Luis Muriel (31e), Juan Cuadrado, Yerry Mina, Mateus Uribe puis Jefferson Lerma (82e), Johan Mojica, Juan Quintero, Davinson Sanchez.
Entraîneur : Jose Pekerman 

Jusqu’à quinze minutes de la fin, le Sénégal tenait la qualification pour les 8e de finale. Puis, tout s’est écroulé pour Cheikh Kouyaté et ses partenaires de réaliser leur rêve d’écrire leur propre histoire.

On jouait la 74e minute et sur un corner venu de la droite, le défenseur Yerry Mina surgit pour placer une tête piquée et battre Khadim Ndiaye devant des défenseurs statiques.
Un relâchement coupable de la défense fatal au Sénégal.
Le défenseur remplaçant du Fc Barcelone sera par la suite élu homme du match.
 

C’était la fin de l’illusion d’une qualification qui leur tendait le bras. Un match que le Sénégal avait pourtant bien engagé en tenant en respect la Colombie durant la plus grande partie du temps. Se permettant même de créer un pénalty que l’arbitre avait sifflé un premier temps avant de se raviser après avoir consulté la vidéo.

C’était à la 16e minute lorsque Sadio Mané a été déséquilibré dans la surface par le défenseur Davinson Sanchez. Depuis lors, plus rien sinon des Lions plus entreprenants dans le jeu, mais sans plus. Et des Cafeteros maîtrisant bien le ballon sans plus aussi. Jusqu’à ce corner qui a changé le visage du match et envoyé la miraculée Colombie vers les 8e de finale.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJI (photos)


Le mot des entraîneurs

ALIOU CISSE, SENEGAL : « On n’a pas su profiter de nos temps forts »

« C’est une élimination cruelle, mais c’est la loi du football. On a pris beaucoup de cartons, plus que le Japon ; ce qui nous élimine. Je suis fier de mes garçons, du travail accompli. Je suis déçu, mais c’est la règle du jeu établie par la Fifa, il faut s’y plier. On aurait aimé être éliminés d’une autre façon, mais on le savait depuis le début. Le Sénégal a un football engagé et qui dit engagement dit parfois risque de prendre des cartons. En première période, si le Sénégal avait mené au score, personne n’aurait rien dit. En deuxième période, c’est pareil.
Mon équipe s’est beaucoup projetée, s’est créé des situations qu’on n’a pas pu mettre au fond, mais ce n’est pas au niveau de l’état d’esprit ni du comportement. En football, quand vous avez des temps forts, il faut les concrétiser en marquant au moins un but. Malheureusement, on n’a pas su le faire. Sur le penalty, je ne sais pas vraiment s’il y a faute. Mais dans notre temps fort, on n’a pas réussi à marquer ce but qui aurait pu nous mettre encore plus dans le bon sens. En deuxième période, la Colombie a eu plus de temps forts et les a exploités. Mais globalement, on a maîtrisé cette rencontre. Je suis déçu pour l’équipe, pour cette génération, ces joueurs qui se battent tous les jours pour leur pays, qui ont consenti beaucoup d’efforts. J’ai trouvé les garçons conscients et qui avaient envie d’aller de l’avant. Nous allons continuer à travailler. Le chemin est encore long, mais de très belles choses attendent cette équipe. »


JOSE PEKERMAN, COLOMBIE : « Le Sénégal nous a mis en difficulté »

« En football, on prépare des stratégies face à différentes situations dans un  match. Il n’y a pas une formule qui permette de dire qu’on va gagner ou perdre pour telle ou telle raison. Dans un même match, il y a différentes situations qui se présentent. Dans l’action de but sur coup de pied arrêté, c’est une situation qu’on a bien travaillée. Ce n’est pas le fruit du hasard. Nous avons de bons tireurs et nos mouvements sont ordonnés de façon générale pour arriver à déséquilibrer l’adversaire. Le Sénégal nous a bien mis en difficultés pendant ce match. Nous avons eu des moments difficiles surtout en première mi-temps. L’équipe sénégalaise a très bien joué aussi et on avait du mal à faire face. C’est parce que le Sénégal a copié ce qu’il avait vu dans notre match contre la Pologne ; donc cette équipe a réussi à nous gêner dans certains domaines. La stratégie que nous avions adoptée était positive, on a fait face à quatre attaquants sénégalais dans des moments difficiles, mais  avec toute le maîtrise dont a fait preuve le Sénégal, ils n’ont pas eu des occasions nettes. Le Sénégal nous a mis en difficulté ; c’est un mérite qu’il faut reconnaître à cette équipe. Heureusement que Yerry Mina a très bien été inspiré sur le corner. Même si le Sénégal a fait une bonne Coupe du monde, il est éliminé ».

Eliminés au nombre de … cartons jaunes !
Samara : Le Sénégal éliminé au nombre de cartons. C’est la grosse désillusion qu’ont connue les Lions dans cette coupe du monde dans laquelle ils avaient décidé d’écrire leur propre histoire. Dans ce match face à la Colombie, Cheikhou Kouyaté et ses camarades s’étaient pourtant bien appliqués en maîtrisant parfaitement l’adversaire. Mais ils ont fini par s’incliner sur la même marque (0 – 1) que le Japon, au même moment à Volgograd contre la Pologne. En fait, à l’issue de cette dernière journée du Groupe H, Sénégalais et Japonais co-leaders jusque-là, se sont subitement fait doubler par la Colombie. Et restaient toujours à égalité presque parfaite. Nombre de points (4), de buts inscrits (4), de buts encaissés (4) en plus de s’être neutralisés (2 – 2) lors de leur confrontation directe pendant la 2ème journée à Ekaterinbourg.
 
Egalité parfaite donc à tous les niveaux, sauf au nombre de cartons jaunes. Le Sénégal qui en comptait 5 avant le match (Gana, Sané, Sabaly, Mbaye Niang  et Cheikh Ndoye) dont les 3 derniers face au … Japon, en a ajouté un autre hier avec Mbaye Niang qui, en tout cas, aurait été suspendu si son équipe était passée. Soit 6 contre 4 pour le Japon qui lui souffle donc la deuxième place finale du Groupe H au fair-play. Un scénario cauchemardesque pour Aliou Cissé et ses joueurs, complètement abattus à la fin du match

Samara : En match de la 3e et dernière journée du groupe H de la coupe du monde « Russie 2018 » disputé hier au stade Samara Arena, la Colombie a battu le Sénégal par un but à zéro.
But : Yerry Mina (74e). Public nombreux, temps chaud, pelouse en excellent état.

Arbitres : Milorad Mazic assisté de Milovan Ristic et de Dalibor Djurdjevic, tous de la Serbie.

Avertissements : Johan Mojica (44e) pour la Colombie. Mbaye Niang (51e) pour le Sénégal

Les équipes : Sénégal : Khadim Ndiaye, Lamine Gassama, Kalidou Koulibaly, Salif Sané, Youssouf Sabaly puis Moussa Wagué (73e), Cheikhou Kouyaté (cap), Sadio Mané, Idrissa Gana Guéye, Ismaïla Sarr, Keïta Baldé puis Moussa Konaté (80e), Mbaye Niang puis Diafra Sakho (85e).
Entraîneur : Aliou Cissé

Colombie : David Ospina, Santiago Arias, Carlos Sanchez, Radamel Falcao (cap) puis Miguel Borja (88e), James Rodriguez puis Luis Muriel (31e), Juan Cuadrado, Yerry Mina, Mateus Uribe puis Jefferson Lerma (82e), Johan Mojica, Juan Quintero, Davinson Sanchez.
Entraîneur : Jose Pekerman

Jusqu’à quinze minutes de la fin, le Sénégal tenait la qualification pour les 8e de finale. Puis, tout s’est écroulé pour Cheikh Kouyaté et ses partenaires de réaliser leur rêve d’écrire leur propre histoire.

On jouait la 74e minute et sur un corner venu de la droite, le défenseur Yerry Mina surgit pour placer une tête piquée et battre Khadim Ndiaye devant des défenseurs statiques.
Un relâchement coupable de la défense fatal au Sénégal.

Le défenseur remplaçant du Fc Barcelone sera par la suite élu homme du match.

C’était la fin de l’illusion d’une qualification qui leur tendait le bras. Un match que le Sénégal avait pourtant bien engagé en tenant en respect la Colombie durant la plus grande partie du temps. Se permettant même de créer un pénalty que l’arbitre avait sifflé un premier temps avant de se raviser après avoir consulté la vidéo.

C’était à la 16e minute lorsque Sadio Mané a été déséquilibré dans la surface par le défenseur Davinson Sanchez. Depuis lors, plus rien sinon des Lions plus entreprenants dans le jeu, mais sans plus. Et des Cafeteros maîtrisant bien le ballon sans plus aussi. Jusqu’à ce corner qui a changé le visage du match et envoyé la miraculée Colombie vers les 8e de finale.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)

ELIMINÉS AU NOMBRE DE … CARTONS JAUNES !
Samara : Le Sénégal éliminé au nombre de cartons. C’est la grosse désillusion qu’ont connue les Lions dans cette coupe du monde dans laquelle ils avaient décidé d’écrire leur propre histoire. Dans ce match face à la Colombie, Cheikhou Kouyaté et ses camarades s’étaient pourtant bien appliqués en maîtrisant parfaitement l’adversaire. Mais ils ont fini par s’incliner sur la même marque (0 – 1) que le Japon, au même moment à Volgograd contre la Pologne. En fait, à l’issue de cette dernière journée du Groupe H, Sénégalais et Japonais co-leaders jusque-là, se sont subitement fait doubler par la Colombie. Et restaient toujours à égalité presque parfaite. Nombre de points (4), de buts inscrits (4), de buts encaissés (4) en plus de s’être neutralisés (2 – 2) lors de leur confrontation directe pendant la 2ème journée à Ekaterinbourg.

Egalité parfaite donc à tous les niveaux, sauf au nombre de cartons jaunes. Le Sénégal qui en comptait 5 avant le match (Gana, Sané, Sabaly, Mbaye Niang et Cheikh Ndoye) dont les 3 derniers face au … Japon, en a ajouté un autre hier avec Mbaye Niang qui, en tout cas, aurait été suspendu si son équipe était passée. Soit 6 contre 4 pour le Japon qui lui souffle donc la deuxième place finale du Groupe H au fair-play. Un scénario cauchemardesque pour Aliou Cissé et ses joueurs, complètement abattus à la fin du match

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)

DIAO BALDÉ KEÏTA – RADAMEL FALCAO : AUCUN DES DEUX N’A TENU LA DISTANCE
Samara : Certains s’étaient étonnés que Diao Baldé Keïta, l’attaquant international sénégalais de Monaco, n’eût, jusqu’à hier, disputé la moindre minute lors des deux premiers matchs des Lions dans ce Mondial russe. Pour quelqu’un qui avait été titulaire indiscutable lors des éliminatoires, cela avait de quoi surprendre. Même si, par ailleurs, il avait longtemps été blessé en fin de saison.

Et n’était revenu dans le coup qu’in extremis. Qu’importe ! Certains réclamaient sa présence, évoquant même une mésentente entre lui et son coach. Des rumeurs véhémentement démenties par Aliou Cissé qui annonçait, la veille du match, sa confiance en son n°20 qui pouvait entrer en jeu à tout moment. Comme titulaire ou comme remplaçant. Eh bien, hier à Samara, face à la Colombie, c’est en tout début de partie qu’il l’a lancé.

Avec pour « adversaire direct », à l’autre bout du terrain, son capitaine en club, Radamel Falcao, dans un duel à distance dont ils auront certainement à reparler de retour plus tard, en Principauté.

Le Sénégalais débuta mieux le duel servant idéalement même Sadio Mané au quart d’heure de jeu qui fit basculer en pleine surface adverse pour un pénalty sifflé puis refusé par l’arbitre serbe. Après, on vit moins Diao Baldé Keïta dont les rares départs balle au pied causaient pourtant du souci à ses vis-à-vis. Et dire qu’il se comportait jusqu’alors mieux que son capitaine en club. Celui-ci ne s’est signalé en première mi-temps que sur une tête mal cadrée suite à un coup franc de Quintero (24ème mn).

Après la pause, c’est plutôt … défensivement que l’attaquant sénégalais positionné sur le flanc gauche a été plus actif. Souvent replié, il a prêté main forte autant qu’il a pu à Sabaly, même s’il s’est illustré sur un slalom en territoire adverse irrégulièrement stoppé par un Colombien. 20 minutes avant la fin du temps réglementaire, épuisé certainement par les efforts fournis, il a cédé sa place à Moussa Konaté. Radamel Falcao l’a imité 18 mn plus tard, rappelé sur le banc par son coach argentin José Pekerman pour sécuriser une victoire et une place en huitièmes de finale qui tendaient les bras à sa formation.

A l’arrivée, aucun des Monégasques n’a surnagé.

Diao Baldé Keïta n’a certainement pas été aussi tranchant que ses « partisans » l’espéraient. La faute à un manque de rythme consécutif à sa longue blessure ? Peut-être. Pour Falcao en revanche, l’aventure continue. « Le Tigre » aura certainement d’autres occasions de feuler.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)

ALIOU CISSE, SENEGAL : « ON N’A PAS SU PROFITER DE NOS TEMPS FORT »
« C’est une élimination cruelle, mais c’est la loi du football. On a pris beaucoup de cartons, plus que le Japon ; ce qui nous élimine. Je suis fier de mes garçons, du travail accompli. Je suis déçu, mais c’est la règle du jeu établie par la Fifa, il faut s’y plier. On aurait aimé être éliminés d’une autre façon, mais on le savait depuis le début. Le Sénégal a un football engagé et qui dit engagement dit parfois risque de prendre des cartons. En première période, si le Sénégal avait mené au score, personne n’aurait rien dit. En deuxième période, c’est pareil.

Mon équipe s’est beaucoup projetée, s’est créé des situations qu’on n’a pas pu mettre au fond, mais ce n’est pas au niveau de l’état d’esprit ni du comportement. En football, quand vous avez des temps forts, il faut les concrétiser en marquant au moins un but. Malheureusement, on n’a pas su le faire. Sur le penalty, je ne sais pas vraiment s’il y a faute. Mais dans notre temps fort, on n’a pas réussi à marquer ce but qui aurait pu nous mettre encore plus dans le bon sens. En deuxième période, la Colombie a eu plus de temps forts et les a exploités. Mais globalement, on a maîtrisé cette rencontre. Je suis déçu pour l’équipe, pour cette génération, ces joueurs qui se battent tous les jours pour leur pays, qui ont consenti beaucoup d’efforts. J’ai trouvé les garçons conscients et qui avaient envie d’aller de l’avant. Nous allons continuer à travailler. Le chemin est encore long, mais de très belles choses attendent cette équipe. »

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)

JOSE PEKERMAN, COLOMBIE : « LE SÉNÉGAL NOUS A MIS EN DIFFICULTÉ »
« En football, on prépare des stratégies face à différentes situations dans un  match. Il n’y a pas une formule qui permette de dire qu’on va gagner ou perdre pour telle ou telle raison. Dans un même match, il y a différentes situations qui se présentent. Dans l’action de but sur coup de pied arrêté, c’est une situation qu’on a bien travaillée. Ce n’est pas le fruit du hasard. Nous avons de bons tireurs et nos mouvements sont ordonnés de façon générale pour arriver à déséquilibrer l’adversaire. Le Sénégal nous a bien mis en difficultés pendant ce match. Nous avons eu des moments difficiles surtout en première mi-temps. L’équipe sénégalaise a très bien joué aussi et on avait du mal à faire face. C’est parce que le Sénégal a copié ce qu’il avait vu dans notre match contre la Pologne ; donc cette équipe a réussi à nous gêner dans certains domaines. La stratégie que nous avions adoptée était positive, on a fait face à quatre attaquants sénégalais dans des moments difficiles, mais  avec toute le maîtrise dont a fait preuve le Sénégal, ils n’ont pas eu des occasions nettes. Le Sénégal nous a mis en difficulté ; c’est un mérite qu’il faut reconnaître à cette équipe. Heureusement que Yerry Mina a très bien été inspiré sur le corner. Même si le Sénégal a fait une bonne Coupe du monde, il est éliminé ».

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
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Samara : Le Sénégal joue cet après-midi son avenir dans la Coupe du monde face à la Colombie, à Samara. Un match couperet pour les Lions qui n’ont pas le droit à l’erreur s’ils espèrent voir les huitièmes de finale.

Ce jeudi 28 juin est un jour de qualification pour l’équipe du Sénégal qui fera face à la Colombie. Un match couperet pour les Lions qui devront se surpasser pour ne pas dire adieu à une compétition qui leur a tendu les bras depuis la victoire (2-1) contre la Pologne. Le Sénégal qui n’a pas réussi à faire l’essentiel face au Japon  (2-2) joue gros et devra sortir un match-référence pour continuer à rêver. Mais la tâche ne sera pas aussi aisée pour le capitaine Sadio Mané et ses coéquipiers.

La Colombie est elle aussi dos au mur et a besoin des trois points pour ne pas rentrer prématurément à la maison. L’heure n’est plus aux calculs. Les deux équipes joueront donc cet après-midi une vraie finale et la défaite est interdite. La Colombie est un adversaire redoutable. Et il suffit, pour s’en persuader, de se pencher sur sa dernière rencontre disputée mardi dernier, contre la Pologne, au cours de laquelle les hommes de José Pekerman ont réalisé une prestation séduisante sanctionnée par une victoire sans appel de 3-0. Les Lions devront donc être vigilants face aux offensives colombiennes, et particulièrement celles de Radamel Falcao qui a inscrit, mardi dernier, son tout premier but dans ce Mondial et qui ne voudra pas s’arrêter en si bon chemin.

Pour le sélectionneur national, la Colombie et le Sénégal ont pratiquement le même style de jeu, fait d’engagement et de vitesse. Cissé s’attend donc à un match très disputé. « Ce sera une rencontre très intéressante, avec deux équipes capables de faire partie des seize meilleures de ce tournoi. La Colombie peut nous causer quelques problèmes, mais on a des arguments et on saura bien les jouer », a-t-il déclaré hier en conférence de presse.

Lions et Cafeteros rêvent de décrocher l’un des deux tickets en jeu dans ce groupe H, mais ne sont pas à l’abri d’une élimination. Le suspense sera donc entier ce soir, au Samara Arena. S’ils veulent poursuivre leur aventure russe, Sadio Mané et ses coéquipiers n’ont pas le droit à l’erreur. Il leur faudra être beaucoup plus déterminés et concentrés, plus agressifs, rigoureux et efficaces que lors de leurs deux premières sorties. Cet après-midi, ça passera ou ça cassera pour les Lions ou pour les Cafeteros.

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LE MOT DES ENTRAÎNEURS
Aliou Cisse SamaraALIOU CISSÉ, SÉNÉGAL : « NOUS JOUERONS POUR GAGNER »
Samara : Battre la Colombie cet après-midi, c’est bien dans les cordes du Sénégal. C’est la conviction d’Aliou Cissé qui a assuré hier, en conférence de presse d’avant-match, que ses joueurs entreront au Samara Arena avec une seule consigne : la gagne.

C’est un Aliou Cissé serein et tout confiant qui a animé hier la conférence d’avant-match, le dernier du Sénégal pour ce premier tour qui s’achève ce jeudi. Au Samara Arena, son équipe a rendez-vous avec l’histoire, une histoire qu’elle veut bien écrire en lettres d’or. Aliou Cissé s’est voulu très clair.

« Tous les matches, nous les jouons pour les gagner. Il n’y a pas de calculs à faire. Demain, quand nous rentrerons sur le terrain, la consigne, c’est de gagner », a-t-il dit. La victoire, a indiqué le sélectionneur, est dans les cordes de son équipe. « C’est plus que possible. Nous avons quatre points tout comme le Japon. La Colombie en compte trois et doit nous battre pour se qualifier.

Notre état d’esprit n’a pas changé et la seule option que nous avons, c’est d’aller vers les huitièmes de finale et ça doit passer par la Colombie ».De l’avis du sélectionneur national, les clés du succès passent par la concentration. « Le haut niveau, c’est des détails et nous devons redoubler de vigilance surtout dans la construction du jeu. L’équipe gagnerait aussi à être plus propre, à avoir plus de justesse technique », a-t-il dit. Le Sénégal, a-t-il dit, connaît les forces de cette équipe colombienne. « Aujourd’hui, on est premier de notre poule et ce n’est pas évident de battre le Sénégal ».

Aliou Cissé s’attend toutefois à un match difficile. Comme ce fut le cas contre la Pologne et le Japon.

« Contre l’équipe japonaise, nous avons bien commencé et marqué, mais nous avons un peu reculé. Contre les Polonais, c’était un autre système, une autre culture de foot, une autre identité de jeu.

La Colombie,  c’est différent du Japon, de la Pologne. Chaque match est différent de l’autre, c’est ce qui fait le charme dans cette poule parce qu’il y a l’Asie, l’Europe et l’Amérique du sud », a indiqué Aliou Cissé. Selon lui, la Colombie fait partie des meilleurs de ce football mondial. Mais, a-t-il prévenu, le Sénégal fait aussi partie des meilleures équipes africaines. « Nous allons donc vers une belle confrontation », a-t-il promis.
 
90 minutes pour rentrer dans l’histoire !
Une élimination du Sénégal dans la course pour les huitièmes de finale ne traverse même pas l’esprit d’Aliou Cissé. Ce dernier ne craint nullement l’équipe de Colombie qui a pourtant montré de très bonnes choses contre la Pologne. « Je n’ai aucune raison de penser que le Sénégal pas ne va pas se qualifier en huitième de finale. Nous sommes dans le bon tempo, même si on pouvait envisager de prendre trois points contre le Japon et être à six points », a fait savoir Aliou Cissé, estimant qu’une victoire n’aurait pas pour autant garanti une qualification de son équipe. A l’heure d’affronter la Colombie, le Sénégal est à quatre points comme en 2002. Et Cissé en est bien conscient, lui qui ne s’attend pas du tout à un match facile. « Il n’y a pas beaucoup d’équipes à six points. C’est pourquoi nous travaillons la motivation et la confiance. Nous avons vraiment envie de nous qualifier. Demain, nous avons 90 minutes pour rentrer dans l’histoire et nous sommes prêts », a soutenu Cissé. Le Sénégal, selon lui, ne craint pas la Colombie malgré ses individualités et joueurs de top niveau, à l’image de Falcao, Guiterrez, James Rodriguez. « C’est une équipe techniquement belle, capable de jouer en attaques rapides et d’être très performante sur les attaques placées. Nous nous attendons à une rencontre difficile, mais nous avons des arguments à faire valoir et nous rentrerons sur le terrain avec l’intime conviction de nous qualifier », a assuré Aliou Cissé.
 
Bataille du milieu…
La rencontre Colombie-Sénégal de cet après-midi sera âpre. Et faudra s’attendre à une bataille très disputée au milieu du terrain. Aliou Cissé s’y attend. « La Colombie que j’ai vu jouer contre le Japon et la Pologne a mis beaucoup d’impact physique sur les duels. Ce sont des joueurs engagés, à l’image de ceux du Sénégal. Ils ont un milieu de terrain très bon, capable de sortir des ballons, avec des joueurs exceptionnels comme Quintero », a reconnu le sélectionneur national. Selon Aliou Cissé, le Sénégal est aussi bien doté dans ce secteur. « La Colombie est capable de fixer, de contourner, avec des joueurs de couloirs capables de faire la différence. A ce niveau, notre équipe aussi perfore bien. Nous avons des joueurs capables de garder l’impact, d’être dans la coupure du temps, de gagner des duels et d’avancer », a-t-il dit. La bataille du milieu sera donc très déterminante lors de cette rencontre, selon Cissé. Et cet après-midi, au Samara Arena, le spectacle sera sur le terrain.

JOSÉ PEKERMAN, COLOMBIE : « NOTRE MORAL EST HAUT »
Samara : José Pekerman, le sélectionneur national des Cafeteros de Colombie, n’a nul besoin d’un dessin. Il connaît parfaitement les enjeux du match d’aujourd’hui entre son équipe et celle du Sénégal. « Seule la victoire nous garantit une place en huitièmes de finale », a-t-il lucidement reconnu hier en conférence de presse. Mais cela ne le perturbe pas pour autant. « Notre moral est haut », a-t-il clairement signifié hier. En fait, il le serait pour moins. Pour cause, battus à la surprise générale lors de leur match d’ouverture dans ce Mondial russe par le Japon (0 – 1), ses hommes se sont admirablement remis en selle aux dépens de la Pologne (3 – 0). « Nous pouvons être optimistes vu ce que nous avons montré au dernier match », a ajouté le technicien. En effet, plus peut-être que la largesse du score, ce sont la manière et l’allant mis dans ce match qui autorisent Pekerman à être confiant. Il a toutefois reconnu qu’ « il y aura beaucoup de pression, de tension, mais nous devons la supporter, nous avons de l'expérience. Modestement, j'espère que nous allons gagner ». Les Lions sont avertis.

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KALIDOU KOULIBALY, DÉFENSEUR DES LIONS : « ETRE IRRÉPROCHABLE EN DÉFENSE »
Samara : La vigilance en défense sera le maître-mot cet après-midi, face à la Colombie. L’équipe, selon Kalidou Koulibaly, a bien préparé le match pour ne pas prendre le moindre de but comme ce fut le cas contre la Pologne et le Japon. « L’entraîneur et staff ont bien accentué le discours sur la confiance. Nous avons besoin de confiance. Elle est toujours là, mais nous avons continué à bien travailler pour gommer les erreurs », a dit le défenseur central des Lions. Une Coupe du monde se joue sur des détails, selon Koulibaly ; d’où l’intérêt d’être encore plus performant pour le reste de la compétition. « Le coach a accentué le discours sur cela. Et ce jeudi, nous serons tous prêts pour faire une grande performance et montrer à tout le monde qu’on est une superbe équipe », a assuré Koulibaly. « Nous savons tous que la Colombie est une équipe très forte. Mais nous avons des armes et des arguments pour les contrer.
Nous allons donc tout faire pour gagner, et surtout ne pas prendre de buts.

Si l’on n’en prend pas, la qualification sera assurée puisque devant, nous avons de bons attaquants capables de marquer à tout moment », a noté Koulibaly. Le joueur du Napoli a profité de l’occasion pour encenser Youssouf Sabaly et Kalidou Wagué dont il a jugé les prestations très performantes depuis le début de la compétition. « C’est très positif d’avoir de jeune joueurs qui insufflent de la positivité à l’équipe. Ils sont très performants sur le terrain et plus, ils arrivent à être buteurs et passeurs décisifs.

C’est tout ce qu’on demande à un latéral moderne de faire et ils le font très bien », a indiqué le défenseur central qui espère voir ses coéquipiers continuer sur cette lancée.

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AVEC QUELS INGRÉDIENTS TACTIQUES BOIRE LE CAFÉ COLOMBIEN ?
Colombie SamaraSamara : Un 4 – 4 – 2 bien en place d’entrée, le 19 juin à Moscou face à la Pologne, puis un 4 – 3 – 3 nettement moins compétitif contre le Japon dimanche dernier à Ekaterinbourg… A quelle sauce tactique, le coach sénégalais Aliou Cissé compte-t-il manger les Colombiens ? Ou plutôt avec quel dispositif va-t-il boire le … café corsé que lui proposeront cet après-midi à Samara José Pekerman, son alter ego d’en face ? Ce qui est clair, c’est qu’il y a très peu de risque qu’il reconduise le système qui avait foiré dimanche contre les Samouraïs bleus.
Ses joueurs, malgré quelques temps forts, avaient passé l’essentiel du match à courir après le ballon et des adversaires plus en jambes, supérieurs techniquement et tactiquement plus en place. Si bien qu’ils avaient eu quelques soucis physiques à finir la rencontre.

Il faut juste espérer qu’ils aient récupéré de la débauche d’énergie fournie, il y a quatre jours… Cissé qui avait soutenu en conférence de presse d’avant-match que lui et son équipe « prendront (leurs) responsabilités » de favoris face aux Asiatiques, avait-il sous-estimé les capacités de ces derniers à faire déjouer ses protégés ? Nous n’osons même pas envisager cette éventualité vu qu’en coupe du monde, celle-ci en particulier, les choses ne se passent pas toujours comme prévues.

Lui le sait mieux que quiconque pour avoir conduit, en tant que capitaine, l’équipe du Sénégal, parfait néophyte au plus haut niveau, à son plus retentissant succès, il y a seize ans face à la France alors championne du monde et d’Europe.

Pour le match décisif de cet après-midi à Samara, Cissé sait qu’il ne doit s’offrir aucune fantaisie, aucune incartade tactique. Car, les Cafeteros sont au moins aussi techniques que les Nippons dont il vantait « la qualité technique bien maîtrisée » et « la qualité de passes supérieure à la normale ». En plus, ils disposent, en Radamel Falcao et James Rodriguez notamment, des joueurs capables de débloquer les situations les plus compliquées.

En plus d’un collectif tout aussi rodé pour dire le moins. Alors, Cissé a intérêt à revoir sa stratégie tactique. Son milieu de terrain qui avait été submergé et transpercé presqu’à chaque offensive par le sabre des Samouraïs gagnerait à être plus compact. Ainsi seulement, il pourra, d’une part, contenir les vagues que les Colombiens comptent faire déferler sur le camp sénégalais et, de l’autre, bien alimenter sa ligne d’attaque en ballons digestes. En fait, l’équipe du Sénégal avait beaucoup souffert dans ces deux compartiments du jeu, même si elle avait eu le mérite de mener deux fois au score. Une telle porosité de l’entrejeu des Lions leur serait fatalement préjudiciable aujourd’hui. Si peut-être un match de foot ne se gagne pas dans l’entrejeu, il peut bien s’y perdre.

D’où la nécessité pour le coach sénégalais de revoir sa copie au milieu de terrain ; et partant dans le dispositif d’ensemble de son équipe. Celle-ci a besoin de l’équilibre et de l’à-propos du 4 – 2 – 3 – 1 qui avait fait sa force durant les éliminatoires de ce Mondial. Voire du 4 – 4 – 2 avec lequel il avait perturbé et battu la Pologne à Moscou pour son premier match en Russie. A Cissé de jouer. Il a toutes les cartes en mains.

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Le temps des « coiffeurs » ?

27 Jui 2018
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Tous les footballeurs du monde vous le diront : leur rêve commun est de disputer une coupe du monde ! Ce n’est pas rien dans le pedigree d’un footeux. Figurez vous que de grands noms du ballon rond n’ont pas eu cet honneur. Le palmarès individuel et collectif, si fourni soit-il, souffrira toujours de cette ligne en or qui y manquera à jamais. Tenez, le Ghanéen Abedi Pelé, malgré ses trois titres de « Ballon d’or africain » (en 1991, 92 et 93) n’a jamais connu le bonheur de ses fils André et Jordan. Le Libérien George Weah a beau être à ce jour le seul footballeur africain à avoir décroché le « Ballon d’or » mondial en 1995. Il est certes devenu président de son pays, il n’a jamais étalé ses immenses talents de dribbleur et ses redoutables qualités de buteur en Coupe du monde.

On comprend dès lors pourquoi à la veille de ce rendez-vous planétaire les « exilés du foot » se signalent à leur sélectionneur, les bannis tentent de se faire une nouvelle virginité et même les fraîchement retraités rechaussent les godasses. Y être est une chance qui ne se présente pas tous le temps. Mais, y être ne suffit pas. Etre titulaire du banc n’enchante personne. Le Mondial, ce n’est pas que d’aller de ville en ville, accompagner ses camarades dans les déplacements, juste pour faire le nombre, compléter l’effectif aux entraînements et … encaisser des primes. Le Mondial pour un joueur, c’est sur le terrain.

On comprend également pourquoi certains joueurs qui n’ont jusqu’ici disputé la moindre minute dans cette compétition en terre russe arborent parfois le masque et refusent d’ouvrir la bouche en zone mixte. Les plus malheureux encore sont les ex-titulaires poussés sur le banc. Tous le savaient : en moyenne, 15 ou 16 joueurs d’une équipe seulement disputent une épreuve du genre. Mais lesquels ? C’est l’équation à laquelle sont confrontés tous les sélectionneurs qualifiés. Ceux qui ont le bonheur d’avoir assuré la qualification au second tour après deux matches, ou ceux qui ont dit adieu à leur rêve de conquête avant leur dernière sortie en groupe, peuvent se permettre d’aligner les « coiffeurs ». Les premiers pour garder tout leur effectif concentré et impliqué dans la perspective du second tour. Les autres pour donner à tout le monde la possibilité de dire plus tard « j’y étais » ! Mais tous n’auront pas ce bonheur. S’il faut se battre jusqu’au bout des matchs de poules, traditionnellement on garde sa confiance au même groupe.

Les « coiffeurs » peuvent alors ronger leur frein. Sauf si, par exemple, Coach Cissé qui alterne les systèmes de jeu et les onze de départ nous surprend encore à puiser demain, face à la Colombie, dans son réservoir de joueurs qui chauffent jusqu’ici le banc.

B. Khalifa Ndiaye


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