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À l'image des équipes engagées à la Coupe du monde en Russie, celles participant à la Ligue des champions (masculine et féminine) seront désormais autorisées à effectuer un quatrième changement en cas de prolongation, selon la nouvelle règle actée en mars et confirmée ce jeudi par l'UEFA. Il en sera de même en Ligue Europa et lors des finales de la Ligue des nations, entre autres.

La Ligue française de football professionnel (Lfp) autorise un quatrième remplacement pendant la prolongation lors de certaines rencontres. Actées depuis début mars, de nombreuses décisions concernant les compétitions européennes ont été officiellement confirmées par l'UEFA ce mardi. Sur son site officiel, l'organisation européenne modifie donc quelques points du règlement pour la Ligue des champions, la Ligue Europa et la Super Coupe dès la saison 2018-2019. La mesure est donc désormais entrée en vigueur et sera appliquée lors des compétitions européennes l'an prochain. Notamment, lors des phases à élimination directe. Une décision forte qui favorisera les effectifs larges, et aussi le spectacle, avec un rythme plus soutenu grâce à un joueur frais supplémentaire.

Une feuille de match élargie en finale
Lors des finales de C1, C3 et de Super Coupe, 23 joueurs pourront être inscrits sur la feuille de match, plutôt que 18 actuellement. Les entraîneurs pourront alors disposer d'une large palette de joueurs pour procéder à leurs changements en cours de jeu. Un autre changement concerne les horaires des matches. Jusqu'alors, tous les matches avaient lieu à la même heure, les mardis et mercredis soirs. Désormais, pour les matches des phases de groupes de la C1 et de la C3, ainsi que les huitièmes de finale de la C3, deux rencontres le mardi et deux autres le mercredi débuteront à 18h55, au lieu de 21h00.

Jouer l'Europe avec deux clubs la même année, c'est possible
Si cela ne change en rien les affaires d'Arsenal et de Pierre-Emerick Aubameyang cette saison, le cas ne se reproduira plus. Chaque club pourra qualifier 3 nouveaux joueurs «sans aucune restriction» pour les phases à élimination directe. Autrement dit, si un joueur est transféré d'un club A à un club B pendant l'hiver, et que les deux clubs disputent la même compétition européenne, le club B pourra tout de même le qualifier et le faire jouer la compétition, ce qui était impossible jusqu'alors.

Une étoile pour Séville
Enfin, un dernier changement, tout à fait symbolique, devrait plaire aux supporters sévillans. Dès la saison prochaine, les clubs ayant remporté au moins 5 fois, ou 3 fois d'affilée, la Ligue Europa (ou Coupe UEFA), pourront «arborer un écusson spécial de vainqueur multiple sur la manche du maillot». Une seule équipe a réalisé cet exploit (et même les deux), le FC Séville, en 2006, 2007, 2014, 2015 et 2016. Autre nouveauté, et pas des moindres : l'autorisation pour les «officiels d'équipe» d'utiliser des systèmes de communication électronique (micro, écouteurs, téléphone portable, montre connectée, tablette et ordinateur portable) lorsque «cela implique directement le bien-être ou la sécurité des joueurs, ou pour des raisons tactiques».

Avec l’Equipe.fr

Et si la grande Histoire pouvait expliquer celle du football. Dans ce cas, la France ne sera pas championne du monde en 2018 tout comme il était écrit que l’Allemagne allait sombrer dans le bourbier russe.

Dans « Guerre et Paix » (paru en 1869), son roman qui campe la campagne de Russie de Napoléon 1er en 1812, Léon Tolstoï écrit : « Le roi, c’est l’esclave de l’histoire. L’histoire, c’est-à-dire la vie inconsciente, générale, grégaire de l’humanité, fait servir à l’accomplissement de ses desseins chaque minute de la vie des rois ». Il suffit de remplacer « roi » par « footballeurs » pour avoir un écho contemporain des écrits de l’illustre romancier russe. Football et Histoire s’entremêle souvent et il est parfois difficile de ne pas être pris dans un jeu de miroirs d’une telle complexité, comme dans le film « la dame Shanghai » de Orson Welles, qu’il devient impossible de dissocier l’image de la réalité.

L’élimination « prématurée » de l’Allemagne, championne du monde en titre et grande favorite à sa propre succession, serait-ce un miroir de la campagne ratée en URSS de la Wehrmacht (armée allemande) lors de la seconde guerre mondiale.

La Mannschaft serait-elle la Wehrmacht ?
Quand Hitler et ses armées étaient pris dans le bourbier soviétique pour être finalement vaincus alors que les Allemands avaient réussi à prendre une bonne partie du territoire soviétique. Cette avancée n’avait pas pris en compte un aspect important. En effet, l’opération Barbarossa (plan de l’invasion de l’Union soviétique par l’Allemagne nazie) faisait des projections sur la gouvernance et l’occupation du territoire russe en oubliant de s’appesantir comme il le devait sur les conséquences du début précoce de l’hiver rigoureux. En 2018, sur le rectangle vert des terrains de foot, la Mannschaft, confiante depuis décembre 2017 après le tirage au sort des groupes de la Coupe du monde qui le plaçait dans un groupe composé du Mexique, de la Corée du Sud et de la Suède, se projetait déjà sur les huitièmes de finale en voulant éviter le Brésil pour ne pas jouer la revanche du 7 à 1 en demi finale du Mondial brésilien. Dans les manuels d’histoires, on note qu’en 1941, l’armée allemande était sure de sa progression en terre russe et pensait pouvoir faire capituler l’armée rouge avant l’hiver. Dans cette défaite, le rôle du « général hiver » a été longtemps mis en avant, avant d’être plus nuancé par la suite.
 
Les Bleus, un destin à la Napoléon 1er
 Pour le Français Jean Tulard, « les historiens sont des prophètes du passé ». Ce que Cheikh Anta Diop à travers ses travaux s’est évertué à tordre. Si le professeur Diop a raison, et que les historiens soient des prophètes du futur, il faudrait peut être que les Français commencent à s’inquiéter pour l’avenir de leur équipe nationale qui rêve du même destin qu’en 1998 quand ils finissaient champions du monde. En 1812, en pleine campagne de Russie, Napoléon parvient à remporter la stratégique bataille de Moskova mais la prise de Moscou ne fit pas capituler le Tsar Alexandre 1er. Le héroïque Mikhaïl Koutouzov, général en chef de l’armée impériale russe qui a de forts traits de ressemblance – dont la même bonhomie – avec Stanislav Tchertchessov, le sélectionneur russe au Mondial 2018, fut l’un des artisans de la retraite de la Grande Armée napoléonienne puis de la célèbre défaite à la rivière de Bérézina. Donc La Grande Armée de Napoléon 1er lors de la campagne de Russie de 1812 ou encore la puissante Wehrmacht de Hitler avec l’opération Barbarrosa n’ont jamais réussi à faire plier les Russes sur leur propre territoire. Serait-ce des sources d’espoir pour la Sbornaya ? L’équipe de football russe n’avait pas grand espoir de se retrouver en quart de finale de « sa » Coupe du monde. Après avoir éliminé l’Espagne, un des favoris du tournoi, les Russes commencent à rêver d’un grand soir le 15 juillet prochain. Pour cela, il leur faudra remporter cette fois-ci la guerre de la Croatie. Entre 1990 et 1995, les mercenaires russes utilisés dans ce conflit étaient du mauvais camp, celui qui était opposé à l’indépendance de la Croatie.
 
Pouchkine, l’Africain
Et l’Afrique en Russie dans tout cela ? Au premier regard, c’est une présence très parcimonieuse. A-t-elle été prémonitoire du zéro pointé des cinq équipes africaines pour les huitièmes de finale du mondial russe ? Fini les ralentis pour voir s’il y avait pénalty ou non sur Sadio Mané, ou si le Maroc et le Nigeria ont été également victimes de l’arbitrage, c’était écrit : l’Afrique ne brille pas forcément en Russie. A moins que ce soit une histoire méconnue ou trop peu enseignée sous nos cieux.

De 1961 à 1992, l’une des principales universités à Moscou s’appelait Patrice Lumumba avant de devenir l’Université russe de l’Amitié des Peuples. A la fin des années 60 et au début des celles 70, la culture sénégalaise était fortement représentée en Union soviétique avec le cinéaste Ousmane Sembène et son actrice fétiche Mbissine Thérèse Diop. Cette dernière fut membre du jury du Festival international du film de Moscou de 1969 avant de faire partie du casting de «Soleil Noir» (sorti en 1970), un film qu’Aleksei Spechnev consacrait à la vie de Lumumba. Pour remonter plus loin, les noirs ont joué un rôle important dans l’histoire russe.

Abraham Hanibal (1696-1781) connut pour être un général en chef de l’armée russe est né aux abords du lac Tchad. Il est l’aïeul de Pouchkine, le célèbre poète russe. Contrairement aux idées reçues, l’Afrique a, donc, brillé en terre russe.

Des éléments qui pouvaient être source de motivation aux équipes africaines. Tolstoï avait bien raison de penser que «dans les faits historiques, les prétendus grands Hommes ne sont que des étiquettes qui, tout en donnant leur nom à l’événement, n’ont avec celui-ci aucune espèce de lien».

Par Moussa DIOP

Le technicien français Emmanuel Beauchet et le Sénégalais Demba Mbaye ont été respectivement nommés manager général et entraîneur de Génération Foot, a-t-on appris, hier, de la direction du club vainqueur de la Coupe du Sénégal. Beauchet, ancien cadre de la Fédération française de football, âgé de 47 ans, a été formateur dans plusieurs clubs de son pays.

Il remplace son compatriote Olivier Perrin, devenu directeur technique du FC Metz (France). Demba Mbaye, ancien entraîneur de NGB Niary Tally (élite sénégalaise), âgé de 40 ans, exerçait jusque-là les fonctions de directeur de la formation à Génération Foot. Natif de Saint-Louis (Sénégal), Mbaye a travaillé dans le football français avant de diriger Niary Tally.
Il dit vouloir donner une "identité forte" à Génération Foot.

APS -

Moscou : L’attaquant et capitaine de l’équipe des « Three Lions » d’Angleterre, Harry Kane, est l’un des grands bonhommes de ce Mondial 2018. Avec 6 buts (dont 3, il est vrai, sur pénalty), il pointe en tête des meilleurs artificiers de la compétition. Et, puisque la route continue pour les sujets de Sa Gracieuse Majesté, il est fort possible que « l’Ouragan » (de la déformation de son nom en « Hurricane ») frappe encore. Samedi, à la pointe de son attaque ou décroché comme il a souvent eu à le faire avant-hier au stade du Spartak, en huitième de finale face à la Colombie, il fera tout pour rapprocher son pays d’un titre qui le fuit depuis 1966 à domicile. Buteur capable de se mettre au service du collectif, le sociétaire de Tottenham sans être étincelant dans le jeu, a été d’une redoutable efficacité. Si bien qu’aujourd’hui, à la veille du début des quarts de finale, il compte deux buts d’avance sur son plus proche poursuivant encore en course dans cette compétition, le Belge R. Lukaku. L’autre joueur à 4 buts, C. Ronaldo est rentré au pays, sorti par l’Uruguay.

Et des joueurs à 3 buts, deux ont définitivement quitté la course, éliminés qu’ils ont été : le Colombien Yerry Mina et ses têtes piquées mortelles et l’Espagnol D. Costa victime de la Russie en huitième de finale. Sinon, le Français Mbappé, les Russes Cheryshev et Dzyuba ainsi que l’Uruguayen Cavani peuvent toujours nourrir l’ambition de rattraper l’échappé Kane. Demain déjà, à Nijni Novgorod, un intéressant duel à distance devrait opposer la « fusée française » et le « Matador ». Coéquipiers dans le club français du PSG, Mbappé et Cavani oublieront, le temps d’un quart de finale, leurs proches relations. Encore que l’Uruguayen est parti pour être forfait, puisque pas complètement remis de « l’œdème au muscle jumeau interne (mollet) de la jambe gauche, sans rupture de fibres musculaires », contracté samedi dernier lors de la victoire (2 – 1) en huitième de finale contre le Portugal.

En tout cas, alors que le cercle des prétendants à la succession de l’Allemagne se restreint tour après tour, il sera encore plus difficile pour les attaquants de trouver la faille dans les forteresses adverses. Peut-être donc que des artistes comme Neymar et Coutinho (Brésil), E. Hazard (Belgique) ou L. Modric (Croatie) ont définitivement dit adieu à leurs rêves de succéder au Colombien Jamez Rodriguez dans la course à la distinction individuelle de Meilleur buteur de cette Coupe du monde. Mais, sait-on jamais avec des génies pareils…

Moscou : Six équipes européennes contre deux sud-américaines en quarts de finale du Mondial « Russie 2018 ». L’histoire se répète en quelque sorte pour les représentants du Vieux Continent qui, comme en 1990, 1998 et 2006, a qualifié six de ses représentants en quarts de finale de la Coupe du monde de football. Mais, en face, il n’y aura pas n’importe qui : le Brésil cinq fois champion du monde (1958, 1962, 1970, 1994 et 2002) et l’Uruguay deux fois champion du monde (1930 et 1950). Rien que ça ! Parmi les six représentants européens, deux seulement ont été sacrés champions du monde ; l’Angleterre en 1966 et la France en 1998, toutes deux chez elles. Pour les autres, seule la Suède a pu se qualifier en finale, mais battue sévèrement à domicile par le Brésil en 1958 (2-5). Il reste maintenant 8 matches à jouer sur les 64 au programme et les équipes observent une petite trêve (hier et aujourd’hui) avant d’entamer les quarts de finale.

A commencer par la France qui va ouvrir les hostilités demain contre l'Uruguay, à Nijni Novgorod à 14h00, ensuite succédera le Brésil qui affrontera la Belgique à Kazan (18h00). Après avoir sorti la grande Argentine en 8e de finale, voici que se dresse sur le chemin des Bleus un autre grand du football sud-américain et ancien champion du monde. En tout cas, au vu de leur parcours depuis le début de ce Mondial, Didier Deschamps et ses hommes sont sur la voie d’un sacre qui leur tend les bras et qui sera une sorte d’anniversaire, 20 ans après leur premier sacre en 1998. Demain à Nijni Novgorod, si tous les joueurs des deux équipes sont prêts physiquement, le match promet en intensité. De ce point de vue, seul le cas d’Edinson Cavani inquiète puisque sa blessure semble l’embêter un peu. Quant au Brésil qui court derrière un sixième sacre et qui doit affronter la Belgique, les retours de blessure de Marcelo et Douglas Costa sont un bon signe. Alors que la Belgique peut toujours compter sur sa paire d’attaquants Eden Hazard et Romelu Lukaku qui ont renversé le Japon de manière extraordinaire en 8e de finale.

L’Angleterre qui a battu et éliminé la Colombie dans un match fou, signe quant à elle son retour dans le top 8 mondial avec une jeune génération de footballeurs talentueux. Mais, cela sera-t-il suffisant pour arriver à bout de la Suède ? Toutefois, si le gardien de but Jordan Pickford retrouve son état de grâce comme il l’a été face à la Colombie et si Harry Kane également confirme son efficacité devant le but, l’Angleterre pourra continuer sa course dans la compétition. En tout cas, pour le moment, « Les Trois Lions » peuvent se réjouir d’avoir brisé la malédiction qui les poursuivait depuis le Mondial 2006, où l’Angleterre n’avait jamais réussi dans les séances ce tirs au but. Les trois tentatives (1990, 1998 et 2006) ratées sont maintenant oubliées et l’Angleterre qui a acté son renouveau sous l’ère du coach Gareth Southgate compte finir un travail bien entamé. Son adversaire, la Suède, n’avait pas elle non plus connu de quarts de finale depuis l’édition de 1994. Mais les Anglais ont certainement retenu les mises en garde du coach suisse, Vladimir Petkovic, dont l’équipe a été éliminée par la Suède. « Les Suédois trouvent des moyens de gagner. Tout le monde doute d'eux, pense qu'ils sont médiocres. Ils sont puissants, homogènes et quand ils marquent, ils se replient et c'est vraiment difficile de venir à bout de leur défense », a averti le coach suisse.

Enfin, la Russie qui reçoit cette compétition, sera la dernière à entrer en lice face à la Croatie dans un match indécis et inattendu. Contre un adversaire qui a impressionné au premier tour en remportant tous ses matches pour enchaîner au second tour sur la même dynamique, la Russie a encore un gros coup à jouer. Cependant, la Croatie est coriace et l’a démontré tout au long de cette compétition avec sa paire de milieux que lui envie toute la planète foot, Luka Modric et Ivan Rakitic. C’est vrai qu’on n’avait pas misé un rouble sur la « Sbornaya », mais c’est une compétition qu’elle joue chez elle avec l’apport de son public. Deux éléments de poids qui l’accompagnent dans son parcours sans oublier son grand gardien Igor Akinfeev et son entraîneur pragmatique Stanislav Tchertchessov. Toutes choses qui lui ont permis de se défaire de l’Arabie saoudite, de l’Egypte, avant de baisser pavillon devant l’Uruguay, alors que la qualification était déjà dans la poche pour le second tour. Face à l’Espagne, l’un des favoris de cette coupe du monde, la Russie classée 70e mondial, donc loin dans le gotha mondial, a sorti ses tripes pour bouter « La Roja » hors de la compétition des 8e de finale.

 

Moscou : « Un moment spécial » ! C’est ainsi que le sélectionneur anglais Gareth Southgate a qualifié le huitième de finale qui a consacré son équipe face à la Colombie, avant-hier soir au stade du Spartak de Moscou. Et il est vrai que ce match était rempli de ces rebondissements qui font la beauté du football. Ce fut tout sauf un sommet technique. Tactiquement non plus, on ne s’est pas régalé. Mais quel suspense ! Quel retournement de situation ! Entre l’égalisation du Colombien Yerry Mina et sa tête chercheuse au bout du temps réglementaire alors que l’Angleterre croyait avoir déjà composté son ticket pour les quarts et les ratés aux tirs au but de ses compatriotes Uribe et Bacca qui avaient remis en lice puis qualifié leurs adversaires, les spectateurs n’ont pas regretté d’avoir prolongé la soirée au stade du Spartak. 

Si, à l’arrivée, Southgate s’est félicité de la « volonté (de son équipe) de revenir dans le match après la grosse déception de l’égalisation », dans le camp des « Cafeteros », on pointe plutôt l’arbitrage. C’est le capitaine Radamel Falcao en personne qui est monté au créneau, avant-hier en zone mixte. « Je ne comprends pas qu’on nous mette cet arbitre américain qui avait été suspendu. Je ne sais pas, mais il ne parlait qu’anglais. Sa partialité était certaine », a … feulé « le Tigre ». Il est vrai que l’accusé, Mark Geiger, avait été suspendu en 2015 par sa confédération (la Concacaf) pour avoir pris des décisions pas très nettes lors d’un Panama – Mexique en demi-finale de la Gold Cup. Mais, sur le huitième de finale d’avant-hier, que peut-il lui reprocher. D’avoir trop sifflé de fautes contre son équipe ? C’est, à notre avis, parce que ses coéquipiers en ont commis des tonnes. Comme souvent dans ce Mondial d’ailleurs, même si elles n’avaient pas toujours été sanctionnées après recours à la Var ou pas. D’avoir distribué 6 cartons jaunes à ses partenaires ? On n’en a pas noté un seul d’immérité. Ou alors d’avoir accordé un penalty aux Anglais ? En fait, M. Geiger n’a simplement pas été aussi léger et versatile pour siffler et revenir sur une faute évidente que son collègue serbe Milorad Mazic qui en avait frustré le Sénégal face au même adversaire.

Au lieu de se trouver des excuses après leur élimination en huitième de finale, les « Cafeteros » n’ont qu’à s’en prendre à eux. Ils doivent d’ailleurs s’estimer heureux d’avoir franchi les matches de poules, même s’ils n’ont pas fait mieux qu’il y a quatre ans au Brésil où ils avaient atteint les quarts. Pour cause, excepté lorsqu’ils ont fait exploser la Pologne lors de la 2ème journée (3 – 0), ils n’ont pas vraiment brillé. Face au Sénégal et contre l’Angleterre, ils ont presque tout le temps usé d’expédients, multiplié les simulations et les actes d’antijeu et – surtout avant-hier en huitième de finale – plus contesté les décisions arbitrales que vraiment joué. Dans ce Mondial, les héritiers de Carlos Valderrama et du fantasque gardien de but Higuita n’ont simplement pas fait honneur à la réputation de beau jeu et/ou de combativité, cette fameuse « garra » du football sud-américain.
Peut-être que si leur maître à penser technique James Rodriguez, blessé, avait plus souvent été là, on aurait vu cette Colombie qu’on prenait plaisir à regarder jouer.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA,
Diégane SARR, Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes)
Abdoulaye MBODJ (photos)

 

Après la journée du Djoloff dédiée au ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, c’est la capitale du Rail qui prendra le relai dimanche prochain. En effet, le comité régional de Dakar chargé des courses hippiques, dirigé par Oumar Bao Jr, organise sa première journée de l’année à l’hippodrome Ndiaw Macodou Diop.

Quatre courses sont au programme avec, en attraction la fusion des poulains de 3 ans et les poulains de 2 ans, qui s’affronteront sur 1200 m. A la clé, une enveloppe de 2 500 000 FCfa, et l’engagement est à 40 000 FCfa. Les candidats pourraient être nombreux sur la ligne de départ ce dimanche. « Dalinkor », « Machallah », « General Bara », « Darou Sam » et « Diambar Dji » sont en pole-position tandis que chez les poulains de 2 ans « Taif », « Mamassy », « Manatoulaye », « Adja Khady Diop » et « Maouloud » sont les favoris. Les trois autres épreuves qui agrémenteront la manifestation se poursuivront comme suit : Les chevaux du groupe 1 rivaliseront sur 2200 m, ceux du groupe 2 sur la même distance « Nassroulah » de Papis Niang qui les avait éliminés à Dahra reviendra sur la piste thiessoise pour tenter de signer un second exploit malgré la densité des concurrents. Les chevaux du groupe 3 fermeront la marche sur 2200 m. Les prix sont identiques (1 500 000 FCfa) pour chaque groupe.

Le président du Crg de Dakar, Oumar Bao Jr, a pris toutes les dispositions afin que la première journée des Dakarois connaisse un éclatant succès populaire à deux semaines près du grand Prix du Chef de l’Etat à Fatick, la capitale du Sine, ville natale du président de la République, Macky Sall.

Les engagements (30 000 FCfa) seront enregistrés aujourd’hui, de 9h à 17h précises, au Stade Léopold Sédar Senghor.

EL H Yamar DIOP

 

Last modified on jeudi, 05 juillet 2018 11:15

(APS) Ousseynou Cavin Diagne, le capitaine de l’équipe nationale des moins de 20 ans du Sénégal, a confirmé à l’APS avoir signé un contrat de deux ans avec Le Mans FC, un club de troisième division française.
"Oui, j’ai signé avant hier un contrat de deux ans, c’est pour me relancer, après être resté une saison entière à évoluer avec la réserve de Cadix en Espagne", a déclaré le milieu défensif.
"C’est surtout un challenge sportif pour continuer ma progression et mon apprentissage du football professionnel, dans un club ayant connu le très haut niveau français", a expliqué le jeune footballeur, actuellement en préparation hivernale.

Cavin Diagne a salué les efforts de l’agent de joueurs Thierno Seydi, qui a facilité son recrutement par Le Mans FC, un "club où on fait tout pour permettre aux jeunes de progresser. Le plus important pour moi, c’est de jouer pour continuer ma progression. Et Le Mans FC, qui vient de remonter en National (D3), est la destination idéale pour me relancer et aller de l’avant", a dit l’ancien joueur de l’AF Darou Salam de Dakar.

Finaliste de la Can des moins de 20 ans le 12 mars 2017 en Zambie, il a atteint avec les juniors sénégalais les huitièmes de finale de la Coupe du monde en Corée du Sud, la même année. Le jeune milieu de terrain transféré à Cadix (D2 espagnole) se réjouit du fait qu’il n’existe pas de barrière linguistique entre lui, ses coéquipiers et ses dirigeants au Mans FC, revenu dans le football professionnel. Selon plusieurs médias, le club français a entamé une phase de reconstruction en recrutant des joueurs et des techniciens, dont Alain Ravera, un ancien entraîneur de Guingamp (élite française).

 

Moscou : En huitième de finale de la 21ème Coupe du monde de football disputé hier au stade du Spartak de Moscou, l’Angleterre a battu la Colombie aux tirs au but (4 – 3). A l’issue des prolongations, les deux équipes étaient à égalité 1 but partout.

Mi-temps : 0 – 0 Buts : Kane (SP 57ème mn pour l’Angleterre et Mina (90+3 mn) pour la Colombie.
  Les équipes : Colombie : Ospina, S. Arrias (puis Zapata, 114ème mn), W. Barrios, C. Sanchez (puis Uribe, 79ème mn), R. Falcao (cap), J. Cuadrado, Y. Mina, J. Lerma (puis Bacca, 61ème mn), J. Mohica, J. Quintero (puis Muriel, 88ème mn), D. Sanchez.
Entraîneur : José Pekerman
Angleterre : J. Pickford, K. Walker (puis Rashford, 113ème mn), J. Stones, H Maguire, J. Lingard, J. Henderson, H. Kane (cap), R. Sterling (puis Wardy, 88ème mn), K. Trippier, A. Young (puis D. Ros, 101ème mn), Dele Alli (puis Dier, 80ème mn.
Entraîneur: Gareth Southgate

Arbitres: Marck Geiger (Usa) assisté de J. Fletcher (Can) et de F. Anderson (Usa).
Carton jaune : Barrios, Arias, C. Sanchez, Falcao, Cuadrado, Bacca (Col) ; Lingard, Henderson (Ang)
Alors que les Anglais géraient (plutôt mal) leur avance acquise à la 57ème mn par leur capitaine Harry Kane sur penalty… Alors que leurs supporters chambraient leurs bruyants vis-à-vis colombiens qui avaient légèrement perdu la voix, Mina s’éleva au-dessus de tout le monde sur un corner venu de la droite.

La suite ? Khadim Ndiaye, le portier des Lions peut désormais dire que depuis cette 93ème mn du dernier huitième de finale du Mondial 2018, qu’il n’est plus la dernière victime de la tête piquée du défenseur du Barça.
  Tout était à refaire pour les Anglais qui se voyaient déjà en quart. La prolongation n’ayant rien donné, c’est aux tirs au but que tout s’est débloqué. Et là, alors que tout semblait bien aller pour les « Cafeteros » après le raté de Henderson, Uribe a prolongé le suspense avant que Bacca ne renverse la tasse pour de bon. Puisque Dier, dernier tireur anglais, ne se priva pas d’envoyer son équipe en quarts.  

 

Moscou : La Suisse a appris hier à ses dépens que dominer ou tenir plus longtemps le ballon ne débouche pas systématiquement sur la victoire. A Saint-Pétersbourg, la Suède le lui a rappelé, si besoin était encore. Sans être particulièrement brillants mais solides comme à leur habitude, les Vikings ont su faire face et planter à la 71ème mn de jeu, la banderille fatale qui sort la Suisse de la course à la victoire finale dans ce Mondial russe. Après 2006 en Allemagne et il y a quatre ans au Brésil, les Helvètes butent donc une troisième fois sur l’obstacle des huitièmes de finale et voient les quarts leur filer sous le nez. Shaqiri et ses partenaires quittent donc la Russie sans réussir avec beaucoup de regrets. Car, au plan du jeu, ils n’ont pas déçu. Pour ce qui est de l’efficacité, c’est une autre histoire.

 

Moscou : La phase d’élimination directe se poursuit avec trois grandes affiches au programme des quarts de finale qui se disputent à partir de vendredi. Plus que jamais, rien n’est garanti à aucune équipe. Il n’y a qu’à demander aux favoris sortis soit au premier tour, soit au second tour. N’est-ce pas Allemagne, Argentine, Portugal, Espagne, qui sont tous éliminés malgré leur standing ? Sans oublier les deux ballons d’or (Messi et Ronaldo qui ne totalisent chacun 5) qui ont quitté la compétition. Cette coupe du monde a été sans pitié pour eux, et cela va se poursuivre avec les quarts de finale qui annoncent un sulfureux Uruguay-France, vendredi.

La France réussira-t-elle contre l’Uruguay le coup réalisé face à l’Argentine, lors de son quart de finale, vendredi face à l’Uruguay ? On verra bien. Ce qui est sûr, c’est que Mbappé et ses camarades voudront rester sur la bonne lancée et continuer leur montée en puissance dans la compétition. Contre l’Uruguay, la menace viendra sans doute du duo Suarez-Canavi, mais les dernières infos provenant de la Celeste ne sont pas rassurantes concernant « El Matador » dont la blessure à la cuisse s’est réveillée lors du match contre le Portugal. Ce Uruguay-France sera aussi le duel entre coéquipiers en club. D’une part, le duel à distance Cavani-Mbappé (Psg), les deux meilleurs buteurs de leurs équipes respectives, et, de l’autre, la confrontation directe Suarez-Umtiti (Barcelone) ; de quoi augmenter du piquant à la sauce. Au bout du suspense, la Croatie avait éliminé le Danemark dans une poignante séance de tirs au but. Rakitic et Modric seront face à l’histoire devant le pays organisateur, la Russie qui, elle, a sorti la grande équipe d’Espagne dans la séance de tirs au but également en 8e de finale, et avance sans trop se poser de questions. Alexandre Golovine et ses coéquipiers veulent soulever le trophée au soir du 15 juillet devant leur peuple qui se prend déjà à rêver d’un premier titre mondial. Cependant, ils devront d’abord passer sur le corps d’une équipe croate très dangereuse en contres. Il faut demander à l’Argentine et au Nigeria en matches de groupes et au Danemark dans le 8e de finale haletant livré contre le capitaine Dejan Lovren et ses camarades. Les Croates qui n’ont plus atteint les demi-finales depuis 1998 (France), ont produit jusqu’ici des performances impressionnantes. Et contre le pays organisateur, ils comptent poursuivre sur cette lancée. Le quintuple champion du monde, le Brésil, sera toujours l’attraction dans ce Mondial où Neymar et les siens poursuivent leur route. Après s’être débarrassé du Mexique dans un match à suspense, Filip Coutinho et ses coéquipiers attendent maintenant la Belgique qui a réussi jusqu’ici un parcours de grande classe. Aussi bien en matches de groupes qu’en huitième de finale contre le Japon, Hazard et compagnie ont sorti le grand jeu pour se hisser en quart.

L’heure a peut-être sonné pour l’éternel outsider. Car dans ce Mondial 2018, les Diables rouges ont confirmé tout leur potentiel offensif (12 buts marqués). Et s’ils parviennent à renverser le grand Brésil, rien ne pourra plus les arrêter. Sans Zlatan Ibrahimovic, la Suède poursuit son chemin dans cette Coupe du monde. Hier, elle a éliminé la Suisse pour se présenter en quarts de finale où elle croisera l’Angleterre qui a sorti la Colombie au terme d’un huitième de finale à suspense.

Revenus à cette Coupe du monde depuis leur dernière participation en 2006, les Suédois se sont suffi d’un but pour s’inviter au banquet des quarts de finale. L’Angleterre qui a vaincu la malédiction des tirs au but en Coupe du monde, peut logiquement rêver désormais de gloire.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, 
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes)

Les 12 équipes qualifiées pour le second tour des éliminatoires zone Afrique pour la Coupe du monde Fiba 2019 sont réparties en deux poules (E et F). Le Sénégal et le Nigeria se retrouvent ainsi dans le groupe F avec la Centrafrique, le Rwanda, la Côte d’Ivoire et le Mali. En effet, disputant pour la toute première fois un match officiel à domicile, les protégés d'Alex Nwora, coach du Nigeria, avaient facilement battu l’Ouganda (109-66) vendredi dernier. Grâce à ce succès, ils avaient pu se qualifier au second tour des éliminatoires Zone Afrique pour la Coupe du monde Fiba 2019. Le Nigeria avait occupé la tête du groupe B grâce aux trois victoires en trois matchs obtenues en février au Mali. Le Sénégal, 1er du groupe D (12 points), et le Nigeria seront ainsi les deux équipes leaders du groupe F nouvellement formé.

A noter que les « D’Tigers » avaient éliminé les coéquipiers de Gorgui Sy Dieng en demi-finale lors des Afrobaskets 2015 et 2017 en Tunisie (88-79 (2015)) et (76-71 (2017)). Le second tour des éliminatoires du Mondial 2019 sera alors des retrouvailles aux forts relents de revanche entre le Sénégal et le Nigeria dans le groupe F. Les matchs de la Poule E composée de la Tunisie, du Cameroun, de l’Angola, du Maroc et du Tchad risquent également d’être très disputés. L’Angola, le Cameroun et la Tunisie devront batailler dur pour se qualifier à la Coupe du monde. Lors de cette seconde phase, les deux (2) équipes les mieux classées dans chaque groupe et la meilleure équipe classée troisième (un total de cinq) se qualifieront pour la Coupe du monde Fiba ​​de basketball 2019.

A. NDONG

 

La Bulgarie, l'Estonie, la Finlande, la Géorgie et Israël sont les dernières équipes à avoir obtenu leur qualification pour le second tour des éliminatoires Zone Europe. Elles viennent ainsi compléter le tableau des 24 équipes de la deuxième phase pour la Coupe du monde Fiba 2019.

Une magnifique performance de Lauri Markkanen (28 points marqués) a permis à la Finlande de s'imposer (91-77) contre l'Islande à Helsinki avant-hier. Suite à ce résultat, la Finlande et la Bulgarie se sont qualifiées pour le tour suivant.

Les deux équipes vont rejoindre la République tchèque, leur adversaire du groupe F, ainsi que le trio du groupe E composé de la Bosnie-Herzégovine, la France et la Russie, dans le groupe K, nouvellement formé. Pour sa part, la Géorgie a décroché le troisième rang du groupe G à la faveur de sa victoire (98-73) contre l'Autriche, tandis qu'Israël a résisté à la Grande-Bretagne (67-59) à Glasgow, pour le plus grand plaisir de l'Estonie, qui a profité de ce résultat pour également se qualifier. Ces trois équipes vont fusionner dans le Groupe L avec celles de la poule G composée de l’Allemagne, la Serbie et la Grèce, vainqueur du Groupe H.

Par ailleurs, les 60 équipes qui participeront au deuxième tour des qualifications de la Coupe du monde de basketball de la Fiba ​​2019 sont désormais connues. Dans la troisième fenêtre, 37 équipes, à savoir : Angola, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Cameroun, République centrafricaine (Caf), Tchad, Chili, Côte d'Ivoire, Croatie, République tchèque, Égypte, Estonie, Finlande, Géorgie, Hongrie, Israël, Japon, Corée, Lettonie, Mali, Monténégro, Maroc, Pays-Bas, Nigeria, Panama, Pologne, Porto Rico, Qatar, Russie, Rwanda, Sénégal, Slovénie, Syrie, Tunisie, Turquie, Ukraine et les Îles Vierges ont rejoint les 23 équipes qualifiées dans la deuxième fenêtre en février.
En l’occurrence,  Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, République dominicaine, France, Allemagne, Grèce, Iran, Italie, Jordanie, Kazakhstan, Liban, Lituanie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Philippines, Serbie, Espagne, Venezuela, Uruguay et Usa .  

Et lors de cette seconde phase, les deux (2) équipes les mieux classées dans chaque groupe et la meilleure équipe classée troisième (un total de cinq) se qualifieront pour la Coupe du monde Fiba ​​de basketball 2019. Le deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du monde se déroulera en septembre et novembre 2018 et février 2019.

Les 31 meilleures équipes rejoindront la Chine, hôte lors de la toute première Coupe du monde de basketball Fiba ​​à 32 équipes, qui aura lieu du 31 août au 15 septembre 2019.

Absa NDONG

 

On avait peut-être un peu trop vite annoncé une « révolution » dans ce Mondial qui, il est vrai, était parti sur les chapeaux de roue. Passe encore que la Russie ait filé un cinglant 5 – 0 à l’Arabie Saoudite, ou que l’Iran ait « surpris » le Maroc. Mais, que l’Islande, « grand commençant », ait tenu la dragée haute à l’Argentine de Lionel Messi voire même que le Mexique ait dicté sa loi à l’Allemagne, championne du monde en titre avaient de quoi craindre (ou espérer, c’est selon) une remise en cause de la hiérarchie mondiale du ballon rond. Surtout que le Sénégal, pour son retour au plus haut niveau seize ans après, avait apporté sa contribution à cette insurrection des plus faibles en se payant le scalp de la Pologne. Alors, on attendait et l’on guettait, journée après journée, d’autres coups fourrés qui confirmeraient cette tendance. Il y eut quelques autres qui, mis bout à bout, ont conduit à l’élimination précoce du champion en titre et à un degré moindre celle de la Pologne.

Mais, on se dit que la phase de coupe confirmerait ce frémissement qui finirait par secouer véritablement toute la planète foot. Or, alors qu’il ne reste que deux rencontres à disputer, aujourd’hui, en huitièmes de finale, on attend toujours. En effet, à la notable exception de la Russie, pays hôte de la compétition, aucune équipe classée deuxième de son groupe n’a réussi à s’imposer. Encore que la « Sbornaya » a dû en passer par les prolongations pour se défaire de l’Espagne. Ce qui n’est toutefois pas une mince affaire au vu du pedigree de la « Roja » et de sa pléthore de stars. 

Sinon, force est restée aux « premiers ». Toutes les équipes ayant fini en tête de leur groupe ont passé le cap des huitièmes de finale avec plus ou moins de difficultés il est vrai. Comme quoi, « la glorieuse incertitude du sport » qui veut que les (supposés) meilleurs ne gagnent pas toujours – ce qui fait par ailleurs le charme du jeu préféré des hommes – n’a pas encore totalement cours dans ce Mondial. On verra donc si la Suède et la Colombie continueront ce jour à perpétuer cette loi du plus fort ou si la Suisse et l’Angleterre qui leur seront respectivement opposées suivront l’exemple de la Russie. Mais il manquera toujours aux Helvètes et aux sujets de Sa gracieuse Majesté, ce formidable élan populaire, cette ferveur incroyable que les compatriotes footballeurs de Poutine ont su susciter au fil de leurs sorties. C’est sur eux-mêmes et sur eux seuls qu’ils pourront compter pour redonner à ce Mondial ce vent de folie qui avait commencé à souffler sur lui lors de la toute première journée.

B. Khalifa NDIAYE

Moscou : A chaque élimination du Sénégal à une compétition majeure, les problèmes surgissent au grand jour. Avec l’échec qui a sanctionné la participation de l’équipe nationale à la deuxième phase finale de la Coupe du monde de son histoire, la polémique s’est installée. La Fédération sénégalaise de football (Fsf) est attendue pour faire le bilan de cette participation calamiteuse et éclairer l’opinion sur certaines zones d’ombre.

L’élimination du Sénégal a laissé groggy les nombreux supporters, tant les espoirs étaient grands. Mais faute d’avoir réussi à déplacer les montagnes russes, ils ont installé la polémique en repartant de la Russie en rangs dispersés. En effet, l’avion spécial qui devait récupérer vendredi dernier, à Moscou, les 23 Lions et le staff, est venu avec 24 heures de retard. Une légèreté qui est venue mettre les joueurs, qui n’avaient pas encore digéré leur échec, dans un état second. A peine cette page tournée, Diafra Sakho, qui n’a disputé qu’un bout de rencontre contre la Colombie, donc mieux que Moussa Sow, Kara Mbodji, Adama Mbengue et Alfred Gomis qui n’ont jamais foulé les pelouses russes dans cette compétition, est, dit-on, venu en rajouter une couche en claquant la porte de l’équipe nationale. Une situation surprenante  venant d’un joueur qui a toujours eu la confiance d’Aliou Cissé et qui, lors des phases de groupe de cette phase finale, n’entrait pas dans les plans de ce dernier. Mais les supposés déclarations de l’attaquant rennais ont été démentis par son agent, Thierno Seydi, qui a tenu à renouveler la disponibilité du joueur à l’équipe nationale.

Déjà, les bruits de révolte de Diao Baldé Keïta, laissé sur le banc de touche lors des deux premières rencontres contre la Pologne et le Japon, avaient commencé à courir. Et lors du match suivant, contre la Colombie, l’attaquant de Monaco a été titularisé et n’a jamais réussi à faire la différence. Au-delà des joueurs, les supporters convoyés  par vol spécial en Russie et qui se sont tapés des milliers de kilomètres pour rallier Ekaterinbourg et Samara, pour pousser les Lions à la victoire, ont vu leur séjour se prolonger de plusieurs jours après l’élimination de l’équipe nationale au soir du jeudi 28 juin. L’avion qui devait les récupérer et les ramener au bercail n’est finalement venu qu’hier, lundi, pour reprendre les airs ce matin. Cette galère n’a pas épargné les membres du Comité exécutif de la Fédération qui se sont déplacés en masse en Russie. Ces derniers qui n’ont pas réussi à embarquer dans le vol spécial qui a ramené les joueurs au Sénégal, se sont retrouvés délogés de leurs chambres qu’ils occupaient pourtant depuis deux semaines et se sont retrouvés à la rue pendant quelques heures. Une question de per diem est venue s’ajouter à ce problème qui a davantage avivé la polémique.

Après ces nombreux couacs, la Fédération est attendue pour faire le bilan de cette participation qui a été en deçà des espérances et de faire la lumière sur ces manquements qui n’honorent pas le football sénégalais. Un bilan moral, sportif et financier est fortement attendu de la part du président Augustin Senghor et son staff pour éclairer certaines zones d’ombre et éclairer l’opinion sur la gestion qui a été faite de son équipe.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA,
Diégane SARR, Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes)

Moscou : En huitième de finale de la 21ème Coupe du monde de football disputé hier à Samara, le Brésil a battu le Mexique par 2 buts à 0. Score vierge à la mi-temps.
Buts : Neymar (51e), Roberto Firmino (88e)
Les équipes : Brésil : Allisson Becker, Fagner, Thiago Silva, Joao Miranda, Filipe Luis, Paulinho (Fernadinho, 80e), Carlos Casemiro, Philipe Coutinho (Roberto Firmino, 86e) Willian (Marquinhos, 90+1), Gabriel Jesus, Neymar.
Entraîneur : Adenor Tite.
Mexique : Guillermo Ochoa, Jessu Gallardo, Hugo Ayalla, Carlos Salcedo, Edson Alvarez (Jonhattan Dos Santos, 55e), Raphael Marquez (Miguel Layun, 46e), Andrès Guardado, Hector Herrera, Hirving Lozano, Javier Hernandez (Raul Jimenez, 60e).
Entraîneur : Juan Carlos Osorio.
Arbitre : Gianluca Rocchi

Avertissements : Edson Alvarez (38e), Hector Herrera (55e), Carlos Salcedo (77e) et Andrès Guardado (90e) pour Mexique ; Filipe Luis (43e) et Carlos Casemiro (59e) pour Brésil.
  Le Mexique avait prévu de compliquer la tâche au Brésil après avoir donné le premier coup de boutoir fatal qui a contribué à renvoyer les champions du monde allemands à la maison au sortir des rencontres du premier tour.
Pour prouver qu’ils avaient de la suite dans les idées. Et surtout pour franchir la ligne rouge des huitièmes de finale qu’ils n’ont jamais passée les 6 fois où ils s’y étaient invités par le passé.
C’est raté, puisque les Aztèques ont trouvé à qui parler. Ils n’ont, en fait, tenu la dragée haute à leurs vis-à-vis que pendant une mi-temps, hier à Samara lors du cinquième huitième de finale du Mondial « Russie 2018 ». Puis Neymar et ses partenaires ont pris les choses en mains. Le joueur du PSG a montré la voie en ouvrant le score (51ème mn) et a été à l’origine du deuxième but inscrit par Firmino (88ème mn) qui a définitivement annihilé les espoirs de la « Tri » de revenir à la marque.
  

Pour le Brésil, la route continue. Il a eu la peau du Mexique qui a sorti le champion en titre et peut rêver plus que jamais d’une sixième étoile sur son blason. Sa superstar, Neymar, semble être dans les meilleures dispositions pour l’aider dans sa mission de reconquérir une couronne qu’il n’a plus coiffée depuis 2002. Pour « le pays du football », ça commence à faire long. Mais, en même temps, ça commence à sentir bon, beaucoup de grands pays ayant déjà perdu leurs ambitions (Allemagne, Espagne, Argentine notamment). La route est encore longue cependant.



Moscou : Toutes les affiches des quarts de finale du Mondial russe auront fini d’être ficelées aujourd’hui au sortir des deux derniers huitièmes de finale prévus à Saint-Pétersbourg (Suède – Suisse à 14 h) et au stade du Spartak de Moscou (Colombie – Angleterre à 18 h). Les vainqueurs de ces deux rencontres se croiseront samedi prochain à 14 heures à Samara pour une place dans le dernier carré.
Hier, le Brésil vainqueur du Mexique et la Belgique qui a renversé le Japon ont pris rendez-vous pour un quart de feu vendredi à 18 heures à Kazan.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJ (photos)

 

Pour raviver les regrets sénégalais…

Moscou : Dans le pire des cas, c’est hier à Rostov-sur-le-Don face à la Belgique que les Lions du Sénégal devaient disputer leur huitième de finale s’ils s’étaient qualifiés. Et s’ils avaient réellement répondu aux nombreuses attentes placées en eux, ils seraient aujourd’hui, là, sur le point de croiser l’Angleterre, pour le huitième et dernier huitième de finale du Mondial russe. Mais, on sait qu’ils ont laissé filer l’occasion, laissant la voie ouverte au Japon (2ème du Groupe H) et à la Colombie (1ère). 

Les Samouraïs bleus éliminés hier, c’est au tour des « Cafeteros » de négocier, ce soir au stade du Spartak de Moscou, leur présence en quart de finale. Devant leur téléviseur, si le cœur leur en dit, ils se rendront à quel point ils sont passés à côté de quelque chose de grand. Falcao et ses partenaires n’en ont cure. Ils tenteront de passer un autre cap. Ils savent cependant que ce ne sera guère facile face aux hommes de Southgate qui ont montré un visage très séduisant en matches de groupe. Et qui peuvent compter sur un Harry Kane plus opportuniste que jamais.
 

Dans l’autre huitième de finale prévu à 14 heures à Saint-Pétersbourg, un duel 100% européen mettra aux prises la Suède qui avait dominé le Groupe F à la Suisse qui peut se targuer d’avoir tenu en échec le Brésil (1 – 1) dans le Groupe E. Un choc qui promet d’être âprement disputé.

Le programme du jour
A Saint-Pétersbourg : 14 h : Suède – Suisse
A Moscou à 18 h : Colombie - Angleterre

 

Les Samouraïs bleus croyaient certainement avoir fait le plus difficile lorsqu’ils ont mené hier au score (2 – 0) avant même l’heure de jeu (52ème mn) à Rostov-sur-le-Don face à la Belgique. Il est vrai que, jusqu’alors, ils avaient fait honneur à leur surnom. Mais, les Belges ont de la ressource. Ce n’est pas pour rien qu’on les classe tous les quatre ans parmi les équipes capables de redistribuer les cartes au Mondial (pour ne même pas parler des Euro de foot où ils sont tout le temps attendus). Hier, ils l’ont encore prouvé. Vertonghen les a remis dans le sens de la marche, avant que leur coach Roberto Martinez sorte deux …diables de sa manche : Fellaïni (74ème mn) et Nacer Chadli au bout du temps additionnel sont entrés en jeu pour remettre les choses à l’endroit.
 

Car, entre la Belgique, grande puissance du football mondial (même si son palmarès est désespérément vide) et le Japon, 61ème au dernier classement de la Fifa, il n’y a pas photo. Les Diables rouges ont peiné mais ont fini par faire respecter la hiérarchie.

Les résultats enregistrés hier
Brésil – Mexique : 2 – 0 ; Belgique – Japon 2 – 1

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA,
Diégane SARR, Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes)
Abdoulaye MBODJ (photos)

 

Maintenant, dans ce Mondial, tout devient serré et les équipes qui ont la chance de poursuivre le chemin jouent crânement leur chance. Les favoris ont du mal à s’imposer facilement car selon Aly Male, les équipes se tiennent de très près. Cependant, vu leur effectif, l’entraîneur de l’Etics pensent que la France et le Brésil ont une chance à saisir.

Après les matchs du premier tour, place aux rencontres à élimination directe où il n’y a plus place pour les calculs ni pour les observations. Dans cette dernière ligne droite, notre technicien, Aly Male continue ses analyses de qualité avec nous pour tenter de dénicher le futur vainqueur. Il prévient d’emblée qu’il peut y avoir beaucoup de surprises pour le reste de compétition comme au premier tour. «Maintenant, il n’y a plus de petites équipes, ni de grandes équipes qui n’ont pas pu faire la différence. Cela montre que toutes les équipes ont atteint un certain niveau et qu’elles se tiennent de très près. L’Espagne a été sortie par la Russie alors que tout le monde pensait que c’était un match déséquilibré en faveur de ce pays », explique l’entraîneur de l’Entente Taïba-Industries Chimiques du Sénégal (Etics/Mboro) qui donne l’exemple de l’élimination de l’Allemagne dès le premier tour. Le champion du monde 2014 a été suivi par le vice-champion, en l’occurrence l’Argentine de Lionel Messi, le Portugal de Cristiano Ronaldo… Aly Male constate que dans cette Coupe du monde, il n’y a pas un grand écart entre les formations. Pour preuve, il laisse entendre que même la Croatie qu’on croyait complète a montré ses lacunes malgré sa qualification face au Danemark et aux…tirs au but.

« Cela veut dire que les équipes se tiennent de près. Il n’y a pas une équipe au-dessus du lot qui écrase tout le monde comme par le passé. Même la Belgique a montré des faiblesses. Toutes les grandes équipes ont eu des difficultés, notamment quand les équipes adverses jouaient avec un bloc bas. Quand elles étaient attendues, ces supposées grandes équipes ont eu des difficultés pour percer le verrou défensif. Maintenant, tous les entraîneurs ont de l’expérience pour les compétitions majeures », soutient notre consultant.
Mbappé et Neymar pourraient faire la différence

Avec la compétition qui sera serrée jusqu’au bout avec des matchs couperet, Aly Male pense que ce qui va être décisif, c’est la qualité individuelle de certains joueurs qui pourraient faire la différence. « Il y aura toujours des joueurs déterminants en plus des balles arrêtées qu’il faudra exploiter. Des joueurs comme Mbappé pour la France et Neymar du Brésil qui cassent les lignes pourront être décisifs. Le football moderne a besoin de ces genres de joueurs. Il y avait Lionel Messi et Cristiano Ronaldo qui n’ont pas pu faire la différence avec leurs équipes ; Mbappé et Neymar vont vite et peuvent éliminer l’adversaire dans un petit périmètre. Il faut que ces joueurs se lâchent », indique l’entraîneur d’Etics/Mboro. Cependant, ce dernier est d’avis que pour aller au bout à la Coupe du monde, qui est une grande compétition, il faut toujours de la réussite car souvent, ça se joue sur des détails.

Concernant les quarts de finale qui se profilent à l’horizon, le technicien estime que tous les matchs seront difficiles et âprement disputés et « aucun match ne se gagnera facilement et ce sera très dur à négocier » avec des joueurs qui se connaissent tous. Toutefois, pour la suite, vu les individualisés qui composent les équipes, le spécialiste du football pense que le Brésil et la France peuvent aller loin sans oublier les autres outsiders comme la Croatie qui a un très bonne équipe. Evitant d’être trop tranché, il renchérit : « c’est une Coupe du monde des surprises ».

Oumar KANDE

 

Dahra, berceau de la race chevaline et premier haras national implanté, a été pris d’assaut, dimanche dernier, par les populations du terroir pour les besoins de la Journée du Djolof.
Une compétition organisée par le comité local des courses hippiques en l’honneur du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, par ailleurs maire de Linguère. Le parrain, empêché en début d’après-midi, a été finalement représenté par Momar Aly Ndiaye, président du Conseil d’administration de l’Ita (Institut de technologie alimentaire) accompagné des députés du Djolof et du maire de Dahra, Mor Ndiaye. Le président du comité local, Pape Ndiaye Mbaye Anta, le président du Cng Cheikh Tidiane  Niang et l’ancien directeur des Courses, Oumar Diaw, ont vraiment gagné le pari de l’organisation en tirant leur épingle du jeu. Les amateurs de la région de Dakar venus s’ajouter aux populations du Djolof se sont régalés de 5 courses âprement disputées, notamment chez les chevaux du groupe 2.

Ils étaient 13 concurrents sur la ligne de départ  mais au bout du compte, c’est « Nasroulah » de Papis Niang (écurie de Sangalkam) monté par Mouhamed Gadiaga, qui s’est imposé. Le galop du groupe 3 a été remporté par « Alhamadou » drivé par Sidy Sow. Il appartient à Papis  Niang. La course des chevaux du groupe 1 a été à l’avantage de « Very Good » sous la conduite d’Abdoulaye Kassé, une propriété d’Oumar Bao Jr. La première manche (poulains de 2 ans) a été gagnée par « Mamassy » de Me Moussa Mbacké notaire, piloté par Fallou Diop. Chez les poulains de 3 ans, c’est « Machallah » qui a dicté sa loi sur « Darou Sam » de Ndimbe Dièye.

El H. Yamar DIOP

Résultats techniques
PAD : 1er Mamassy, 2e : Manatoulaye, 3e : Boly, 4e : Adja Dior Dolly
Poulains de 3 ans : 1er : Machallah, 2e : Darou Sam, 3e : Jambar ji, 4e : Darou Minam
Groupe 2 : 1er : Nasroulah, 2e : Big Boss, 3e : Mar Ngone, 4e : Nelenkaar
Groupe 3 : 1er : Alhamdou,  2e : Fils Alhamdou, 3e : Tombe, 4e : Arif
Groupe 1 : 1er : Very Good, 2e: Tasul Yaakar,  3e: Burax, 4e: Treve

 

L’homme n’a pas du tout lésiné sur les moyens pour que cette  fête de la jeunesse soit tout simplement belle. Il se dit très honoré de voir la jeunesse de Tambacounda le choisir comme parrain de cette première édition du championnat régional d’athlétisme. « Je suis très réconforté de la confiance placée en ma personne pour cette belle initiative », a dit Papa B. Dièye selon qui « c’est parti pour une communion avec l’athlétisme. » Il s’est engagé à accompagner la ligue, afin d’atteindre les objectifs de faire renaître cette discipline dans la région qui regorge de plusieurs talents cachés. « C’est mon devoir d’accompagner la jeunesse de Tamba, avec l’appui de Me Sidiki Kaba, mon mentor, qui m’a toujours dit qu’il faut être proche des populations pour accompagner la politique du chef de l’Etat qui a décrété 2018 année sociale. »

P. D. SIDIBE

 

S’il y a une athlète qui a marqué les esprits lors de ces championnats régionaux d’athlétisme de Tambacounda, édition 2018, c’est bien Mariama Diaby. Cette native des années 2000 a bien impressionné les supporters et même la ligue régionale. De taille moyenne et de teint clair, cette jeune fille svelte et coureuse du quartier Pont, non loin du marché Marinière, a séduit plus d’un. Très rapide, véritable sprinteuse, très véloce, elle peut, si elle est accompagnée et bien encadrée, valoir beaucoup de satisfaction à sa famille, ses amis, à la ligue régionale et même au pays tout entier.
Elle a constitué la grande attraction de ces championnats régionaux d’athlétisme.

Elle a donné du fil à retordre à ses adversaires. Elle a presque raflé toutes les médailles. Aux 100 m d’abord, elle y a dominé ses concurrentes. Aux 200 m aussi, elle en a fait une bouffée, ne laissant aucune chance aux autres athlètes de sa génération. Sur les 400 m, sa distance de prédilection, c’était l’apothéose. Là, elle a reçu un standing ovation à l’arrivée, de la part du public venu nombreux. Il a apprécié ses foulées.

Approchée à la fin de ses courses, toute essoufflée, elle soutient vouloir marcher sur les pas de son idole. « Je veux, demain, être une Marie José Pérec dans le pays voire le monde entier, lâche-t-elle, sourire aux lèvres. Je suis consciente de la difficulté du chemin qui y mène, mais avec l’aide de Dieu et l’accompagnement de tout le monde, j’y arriverai », croit-t-elle. « Je veux faire partie de la race des athlètes dont les noms seront inscrits au fronton des institutions internationales de l’athlétisme.

Et pour cela, il me faut bosser dur, et même très dur », soutient la révélation de ces championnats régionaux d’athlétisme qui a eu à monter plusieurs fois de suite sur la plus haute marche du podium.

P. D. SIDIBE

 

La ligue régionale d’athlétisme de Tambacounda a organisé la première édition 2018 des championnats régionaux de la discipline. Une édition qui a vu la participation de plus de 100 athlètes des différentes catégories, issus de 8 clubs affiliés à la ligue. Depuis 2001, ce championnat régional d’athlétisme n’est pas organisé. La toute nouvelle équipe a tenu à ne ménager aucun effort pour relever le défi de cette organisation. Une ambition qui a été bien comprise par le parrain Papa Banda Dièye qui s’est engagé à accompagner la ligue.

Ce rendez-vous de la jeunesse a permis d’organiser des compétitions en sprint de 100 m, 200 m, 400 m, 800 m,  1.500 m, 5000 m ainsi que le relais. Il y a eu le saut en longueur et le lancer du poids. Le président Mamoudou Diallo précise que la ligue de Kédougou a été invitée à venir participer à cette grande première. Des athlètes (garçons et filles) se sont ainsi fait distinguer durant les compétitions. Selon M. Diallo, l’athlétisme a pris son envol dans la région de Tambacounda, eu égard à la mobilisation et à l’engouement de la jeunesse très engagée à apporter des changements au niveau de cette discipline. A ce jour, dit-il, 132 licenciés sont dénombrés au sein de cette ligue. « Il s’agit de permettre aux jeunes détectés durant la saison de venir s’exprimer », ajoute-t-il, non sans saluer le l’engagement du parrain à accompagner la discipline.

L’Uassu, véritable niche d’athlètes
Dans ce meeting, de nombreux jeunes sont issus de l’Uassu, informe le président de la ligue. Ils ont été détectés par les professeurs d’éducation physique qui ont été d’un grand apport dans l’organisation, aussi bien avant, pendant et après les compétitions. « C’est le moment de leur tirer le chapeau », avance M. Diallo, visiblement séduit. Il a aussi appelé à une meilleure considération des activités de l’Uassu qui peut aussi constituer un vrai cadre d’expression. La grande innovation de ces compétitions, si on en croit le patron de la ligue régionale d’athlétisme, demeure les enveloppes financières remises aux vainqueurs. Les athlètes ne connaissent que les médailles. Mais pour cette fois-ci, s’enorgueillit M. Diallo, le parrain et homme politique Banda Dièye a remis des enveloppes financières aux vainqueurs des différentes compétitions. « Par manque de ressources, la ligue a fait appel à un parrain qui a mis tous les moyens qu’il fallait », se réjouit-il encore, regrettant la léthargie pendant une vingtaine d’années.

Le président de la ligue régionale Mamoudou Diallo dit en avoir fait un sacerdoce.
Car, explique-t-il, « les athlètes de la région et même ceux de Kédougou avaient besoin de ces moments qui constituent de véritables occasions pour exprimer et exhiber leurs talents et autres savoir-faire dans le domaine. Aujourd’hui,  grâce à ce meeting, c’est une  centaine d’athlètes venant des départements de la région qui a pris part aux compétitions. « Il a remercié les clubs affiliés à la ligue régionale pour avoir participé à ce grand meeting.

Pape Demba SIDIBE

 

Il reste encore, au total, 8 places à pourvoir en Amériques, en Asie et en Europe pour le second tour des éliminatoires pour la Coupe du monde Fiba 2019. En effet, six nations, dont cinq d’Afrique et une d’Europe, ont décroché leur qualification, faisant passer le nombre de qualifiées de 52 à 60, avant-hier.

La Côte d’Ivoire, l’Egypte, la République centrafricaine (Caf), le Rwanda et le Tchad ont obtenu leurs billets pour le second tour des éliminatoires Zone Afrique. Ils rejoignent l’Angola, le Cameroun, le Mali, le Maroc, le Nigeria, le Sénégal et la Tunisie. L’Afrique est, en fait, la première zone à connaître toutes ses équipes qui participeront au second tour. Et les cinq meilleures d’entre elles prendront part à la Coupe du monde Fiba 2019.

A noter que jusqu’à maintenant, dans cette troisième fenêtre qualificative, 29 équipes se sont qualifiées pour le second tour : Angola, Bosnie-Herzégovine, Cameroun, Corée, Côte d’Ivoire, Croatie, Égypte, Hongrie, Îles Vierges, Lettonie, Mali, Maroc, Monténégro, Nigeria, Panama, Pays-Bas, Pologne, Porto Rico, République centrafricaine, République tchèque, Russie, Rwanda, Sénégal, Slovénie, Syrie, Tchad, Tunisie, Turquie et Ukraine. En février, 23 équipes avaient déjà assuré leur qualification pour le second tour des éliminatoires pour la Coupe du monde Fiba 2019. Il s’agit de l’Allemagne, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Iran, l’Italie, la Jordanie, le Kazakhstan, le Liban, la Lituanie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, les Philippines, la République dominicaine, la Serbie, le Venezuela, l’Uruguay et les Usa. Des 80 équipes du monde entier engagées dans le premier tour des éliminatoires, les 60 meilleures se qualifieront pour le second tour.

Celui-ci consistera en trois fenêtres qualificatives, en septembre et novembre 2018 et en février 2019.

Absa NDONG (Avec FIBA)


Afrique


Groupe A (fusionne avec le Groupe C au second tour) :
Tunisie, Cameroun et Tchad qualifiés. Guinée éliminée.
Groupe B (fusionne avec le Groupe D au second tour) :
Nigeria, Rwanda et Mali qualifiés. Ouganda éliminé.
Groupe C (fusionne avec le Groupe A au second tour) :
Angola, Égypte et Maroc qualifiés. République démocratique du Congo éliminée.
Groupe D (fusionne avec le Groupe B au second tour) :
Sénégal, République centrafricaine (Caf) et Côte d’Ivoire qualifiés. Mozambique éliminé.

 


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