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Sport

Après la Coupe du monde « Russie 2018 », place aux éliminatoires de la coupe d’Afrique « Cameroun 2019 » qui débutent en septembre.
Eliminés dès le premier tour du mondial russe, alors que beaucoup les voyaient franchir ce cap, les Lions du Sénégal vont maintenant jeter leur dévolu sur la Can dont les éliminatoires reprennent en septembre prochain. Lors de la première journée de ces éliminatoires, disputée en juin 2017, le Sénégal s’était nettement imposé devant la Guinée équatoriale sur le score sans appel de trois buts à zéro, alors que Madagascar prenait le meilleur sur le Soudan (3-1).

Le temps que les joueurs se reposent un peu des fatigues du Mondial et reprennent dans leurs clubs respectifs pour les championnats européens, et Aliou Cissé aussi reprendra son programme de préparation en direction des matches qui l’attendent. Et à propos d’éliminatoires, le Sénégal, comme du reste tous les autres pays engagés dans ces éliminatoires, disputera quatre matches entre septembre et novembre de cette année. Après les échecs répétés des dernières éditions de la Can, les Lions voudront, cette fois-ci, se qualifier et, pourquoi pas, remporter le trophée continental, comme l’a souligné Aliou Cissé, au retour du mondial. « Mon rêve, c’est de gagner un trophée avec cette génération. Ces joueurs ont une envie débordante d’écrire leur propre histoire et j’ai envie de rester à leurs côtés. Je crois vraiment en cette équipe, qui a en plus de belles valeurs. Je crois en l’avenir et en notre capacité à gagner ce trophée continental que le peuple sénégalais attend depuis toujours », avait-il dit de retour de la Russie où les Lions se sont fait éliminer de justesse pour des problèmes de cartons jaunes. A son avis, le grand objectif actuellement, c’est de remporter ce trophée qui fuit le Sénégal ; et après ce qui a été réalisé depuis qu’il est à la tête de cette équipe, Aliou Cissé estime que le Sénégal aura son mot à dire à la prochaine Can au Cameroun. De toutes les façons, les yeux seront désormais rivés sur cette Can, d’autant plus que récemment, le vice-président de la fédération, Saër Seck, interpellé par des confrères, avait clairement fait savoir que le vœu du Sénégal, c’est de remporter la prochaine Can. « C’est l’objectif qu’on a fixé à Aliou Cissé lors de sa signature. On lui avait d’abord demandé les qualifications à la Can 2017 et à la Coupe du monde 2018 et la victoire finale au Cameroun lors de la Coupe d’Afrique des nations à venir. Les deux premiers objectifs ont été atteints, il reste maintenant la Can 2019 pour laquelle nous voulons remporter le trophée ».

Pour le moment, les Lions se préparent à reprendre les éliminatoires dans un groupe A où ils sont favoris devant Madagascar, le Soudan et la Guinée équatoriale. Revenus avec un 17e rang dans le classement des 32 équipes ayant participé au mondial 2018, le Sénégal est ainsi la première nation africaine de ce tournoi planétaire ; ce qui n’est pas rien dans le contexte actuel.

Mais le jeune technicien sénégalais doit s’évertuer d’abord à effacer le sentiment d’amertume qui a sanctionné son parcours à la Coupe du monde. Un parcours qui était à portée puisque les Lions avaient leur destin en mains ; mais le règlement de la Fifa est venu tout remettre en cause en qualifiant le Japon. Une première dans les annales de la Coupe du monde que Cheikhou Kouyaté et ses camarades se devront de retenir pour l’avenir. Maintenant, il s’agit de bien rebondir car ce parcours n’a été ni un échec ni une réussite aux yeux du sélectionneur du Sénégal. « Nous avons montré que nous pouvons rivaliser avec n’importe quelle équipe, mais cela n’est pas suffisant. Les matches, il faut les gagner, c’est tout », avait-il dit au sortir de la Coupe du monde. A commencer par ce difficile déplacement à Antananarivo où son équipe ira rendre visite à Madagascar pour la deuxième journée des éliminatoires de la Can 2019. Pour rappel, tous les deux avaient remporté leur premier match, mais l’avantage est au Sénégal qui avait marqué trois buts sans en encaisser alors que les Malgaches avaient inscrit trois en encaissant un.

Cheikh Fantamady KEITA 

Les demi-finalistes des play-offs en National 1 masculin sont connus après la 8ème journée qui se jouait le week-end dernier. En effet, l’As Douanes, qui a terminé leader dans son groupe, va affronter l’Université Gaston Berger (4ème dans le classement). L’autre demi-finale va se jouer entre le Dakar Université Club et Saint Louis Basket Club. En fait, le Duc avait logiquement battu Louga Bc (69-51), la semaine dernière, et l’As Douanes avait décroché la victoire face à Slbc à la dernière seconde (61-59). L’Université Gaston Berger avait pris le dessus sur l’Asfa en ouverture de cette journée (76-65). A Rufisque, l’Us Ouakam avait battu à domicile le Saltigué (52-50).

A. NDONG


Affiches des demi-finales des play-offs
As Douanes-Ugb ; Duc-Saint-Louis Bc

Les villes hôtes de la première manche des Groupes E et F des éliminatoires Zone Afrique pour la Coupe du monde Fiba 2019 sont désormais connues. En effet, le Nigeria et la Tunisie accueilleront les matches de la quatrième fenêtre qualificative qui se dérouleront, du 14 au 16 septembre.

Le groupe E, qui regroupe l'Angola, le Cameroun, l'Égypte, le Maroc, le Tchad et la Tunisie, jouera à la Salle multidisciplinaire de Radès, dans les environs de la capitale Tunis.

Le groupe F quant à lui, qui est composé de la Côte d'Ivoire, du Mali, du Nigeria, du Sénégal, de la République centrafricaine et du Rwanda, sera en jeu au Indoor Sports Hall of the National Stadium de Lagos, plus grande ville du Nigeria.

La Fédération nigériane de basketball (Nbbf) se réjouit d’ailleurs de la décision de Fiba Afrique. « Nous sommes très heureux d'avoir été choisis par la Fiba pour organiser la première manche du Groupe F, dans l'enchaînement de la réussite récente de l'organisation de notre premier événement majeur Fiba.

C'est une nouvelle occasion offerte à tous pour jouer un rôle capital dans notre quête de participation au tournoi en Chine en 2019 » a déclaré Musa Kida, président de la Nbbf. En fait, le Nigeria avait accueilli un tournoi majeur de basketball Fiba pour la première fois le mois dernier, lors de la phase retour des éliminatoires dans le groupe B.

Par ailleurs, les pays hôtes de la seconde manche des Groupes E et F ne sont pas encore connus ; cette manche se disputera du 30 novembre au 2 décembre 2018. Le Nigeria et la Tunisie sont les leaders de leurs groupes respectifs, avec six victoires en autant de matches. À l'issue de ces deux tournois, les deux meilleures équipes de chaque groupe, ainsi que, la meilleure troisième se qualifieront pour la Coupe du Monde Fiba 2019 à 32 équipes en Chine.

Absa NDONG

Antoine Griezmann, Kylian Mbappé et Raphaël Varane chez les joueurs, Didier Deschamps parmi les entraîneurs: les nommés pour les Trophées Fifa de 2018, dévoilés mardi, font logiquement la part belle aux Français champions du monde.

Après le sacre collectif, l'heure des récompenses individuelles a peut-être sonné pour les héros bleus. Alors que les spéculations vont déjà bon train sur les chances des Tricolores de soulever, en fin d'année le Ballon d'Or, 20 ans après Zinédine Zidane, la Fédération internationale sera la première à dégainer dès le 24 septembre avec sa cérémonie organisée à Londres.

Depuis la fin en 2016 de l'accord entre la Fifa et France Football concernant le Ballon d'Or, l'instance suprême du football a ressuscité ses propres prix, décernés à l'issue d'un vote effectué par un panel de supporters, de capitaines, de sélectionneurs et de journalistes et pourrait donner le ton avant la désignation du Ballon d'Or, le véritable Graal pour toutes les stars du football.

En attendant, les Français ont de quoi nourrir de grands espoirs lors des prochains "Best Fifa Football Awards" après la 2e étoile décrochée par la bande à Deschamps, le 15 juillet à Moscou contre la Croatie (4-2). D'autant que deux des joueurs nommés, Griezmann (Atlético Madrid) et Varane (Real Madrid), cumulent les succès aussi bien avec leur équipe nationale que leurs clubs, vainqueurs respectivement de l'Europa League et de la Ligue des champions. 

Duel Deschamps-Zidane ?
Mbappé, qui a inscrit quatre buts au cours du Mondial et dont le talent a éclaté à la face de la planète à seulement 19 ans, a eu moins de réussite avec le Psg, sorti en 8e de finale de la Ligue des champions.

En face des Français, il faudra compter sur le double tenant du titre Cristiano Ronaldo, ou le Croate Luka Modric, finaliste malheureux mais élu meilleur joueur de la Coupe du monde, un mois après avoir soulevé la C1 avec le Real.

Les Belges Kevin De Bruyne (Manchester City) et Eden Hazard (Chelsea), l'Anglais Harry Kane (Tottenham), l'Argentin Lionel Messi (Fc Barcelone) et l'Egyptien Mohamed Salah (Liverpool) complètent une sélection qui sera ramenée à 3 joueurs début septembre.

Chez les entraîneurs, il pourrait aussi y avoir un affrontement fratricide, cette fois entre Deschamps et Zidane. "DD", troisième champion du monde aussi bien en tant que joueur que technicien (avec le Brésilien Mario Zagallo et l'Allemand Franz Beckenbauer), part avec une bonne longueur d'avance sur son ancien coéquipier en bleu et à la Juventus Turin mais "Zizou", N.1 en 2017, a aussi ses chances après être devenu le premier coach à remporter trois fois d'affilée la Ligue des champions.

L'Italien Massimiliano Allegri (Juventus Turin), le Russe Stanislav Cherchesov, le Croate Zlatko Dalic, l'Espagnol Pep Guardiola (Manchester City), l'Allemand Jürgen Klopp (Liverpool), l'Espagnol Roberto Martinez (Belgique), l'Argentin Diego Simeone (Atlético Madrid), l'Anglais Gareth Southgate et l'Espagnol Ernesto Valverde (Fc Barcelone) sont les autres candidats.

AFP

Lifting au Real Madrid, nouvelles règles en Premier League, le Psg et le fair-play financier, la folie autour des champions du monde français et la série Malcom : voici les cinq points chauds du marché des transferts en Europe.  

Une nouvelle ère au Real
Zinédine Zidane et Cristiano Ronaldo partis, le triple tenant de la Ligue des champions est confronté à une page blanche et se doit de frapper fort.

Le cas de l'entraîneur a été rapidement réglé avec la nomination sur fond de psychodrame avec la Roja de l'ex-sélectionneur espagnol Julen Lopetegui. Mais le Real cherche toujours sa nouvelle star pour remplacer CR7. La piste Eden Hazard est sur toutes les lèvres d'autant que le Belge a ouvert la porte à un départ de Chelsea en avouant le 14 juillet qu'il était "temps de découvrir quelque chose de différent", glissant malicieusement aux journalistes : "vous connaissez ma destination préférée".  

Mercato express en Angleterre
Pour la première fois, le marché sera clos en Angleterre juste avant la 1re journée de la Premier League (11 août). Une situation qui oblige les clubs à travailler vite, surtout que la Coupe du monde a gelé le marché jusqu'à mi-juillet. Les grosses écuries ont anticipé leurs recrutements.

Liverpool a été très actif (les Brésiliens Fabinho et Alisson, Naby Keita, Shaqiri pour plus de 180 millions d'euros au total), le champion Manchester City a fait venir l'Algérien Ryad Mahrez (Leicester) alors que les rivaux de United ont acheté Fred, le milieu brésilien du Shakhtar Donetsk. En attendant le dénouement du feuilleton Hazard, Chelsea a gardé l'accent italien avec son nouvel entraîneur Maurizio Sarri (Naples), qui a suppléé son compatriote Antonio Conte, et le milieu Jorginho.

Côté arrivées, le Psg a réussi un joli coup en terme d'image avec la légende italienne Gianluigi Buffon (40 ans), libre après 17 années passées à la Juventus Turin, mais cherche un milieu pour pallier la retraite de Thiago Motta, et deux latéraux, à droite et à gauche.

Des champions du monde convoités
Certains héros bleus de l'été vont logiquement être très sollicités dans les semaines à venir. Si les deux vedettes Antoine Griezmann (Atlético Madrid) et Kylian Mbappé (Psg) ne bougeront pas, l'incertitude subsiste pour plusieurs d'entre eux (Kanté, Fekir, Giroud, Sidibé, Areola).

Thomas Lemar avait éclairci son avenir juste avant de s'envoler pour la Russie et rejoindra Griezmann et Lucas Hernandez chez les Colchoneros.

AFP

En offrant la toute nouvelle arène nationale aux amateurs, le président Macky Sall a comme lancé un défi à tous ceux qui gravitent autour de la lutte.

Fruit de la coopération sino-sénégalaise, l’Arène nationale qui était une vieille doléance a vu enfin le jour, à la grande satisfaction des lutteurs.

Une infrastructure construite en 28 mois, d’une capacité de 25.000 places et qui aura coûté 32 milliards de FCfa. Finies maintenant les valses entre les stades Léopold Sédar Senghor, Iba Mar Diop, Demba Diop ou même Alassane Djigo et Amadou Barry ; les lutteurs ont maintenant un bijou sur lequel ils peuvent compter pour se produire. En tout cas, les acteurs (lutteurs, managers, promoteurs, amicale des lutteurs et anciens lutteurs) qui gravitent autour de cette discipline étaient tous satisfaits de cette réalisation. Pour les uns, c’est la satisfaction d’une vieille doléance, pour les autres, c’est un trésor qui vient d’être livré à la jeunesse, alors que pour certains autres encore, il s’agira de bien entretenir l’infrastructure. Et c’est là que les acteurs doivent se concentrer.

L’entretien ! Car les Sénégalais sont prompts à réceptionner et à se réjouir de la création de l’infrastructure, mais quand il s’agit d’entretenir, chacun s’en lave les mains pour regarder l’Etat. Et on ne cessera jamais de le dire, l’entretien d’une structure incombe à tout le monde, surtout à ceux qui la fréquente. Quand on fait des pieds et des mains pour obtenir quelque chose, il faut, en retour, s’occuper de cette chose et se dire dans un coin de sa tête que ce sont des sacrifices qui ont été consentis pour l’obtenir.

Comme le disait le président du Cng, Alioune Sarr, « l’éléphant blanc est devenu une réalité ».

Et en attendant son inauguration qui ne saurait tarder, les acteurs de la lutte doivent maintenant se concerter pour adopter une politique de gestion en étant des conseillers avisés de l’Etat pour la démarche à prendre dans ce sens. Nichée en plein cœur de Pikine, l’Arène nationale qui fait la fierté des lutteurs, devrait être entourée de toutes les conditions de sécurité possible.

Les lutteurs, principaux bénéficiaires de cet outil de promotion de leur discipline, devraient donc s’organiser davantage, de concert avec le Cng, afin que les conditions de sécurité soient garanties avant, pendant et après les combats de lutte. Cela est une obligation de leur part, mais aussi de tous ceux qui gravitent autour des combats de lutte.

Et puisque les lutteurs aiment les défis, le Chef de l’Etat leur en a lancé un, et de taille. L’entretien de ce bijou, qui aura coûté des milliards, sera le défi majeur auquel ils doivent faire face. Les lutteurs ont l’obligation de le relever ; ce n’est que de cette manière qu’ils gagneront davantage la confiance de la plus haute autorité du pays qui leur a fait confiance en érigeant, dans les environs du site du Technopole, cet outil qui participera à la promotion de la jeunesse sénégalaise.

C. F. KEITA

« A 4-1, on ne peut rien dire, il faut accepter la supériorité de l’adversaire qui mérite largement sa qualification. Déjà à l’aller, ils avaient montré de la présence et de la qualité dans le jeu et au retour, ils ont su agir sur les coups de pieds arrêtés ». A la fin du temps réglementaire entre le Sénégal et le Congo Brazzaville, l’entraîneur des Diables Rouges juniors, le Brésilien Valdo ne tarissait pas d’éloges sur la qualité des Lionceaux. Et à juste raison d’ailleurs, lui qui, au temps de sa splendeur au Psg, s’était montré comme l’un des meilleurs spécialistes des coups de pieds arrêtés, sait de quoi il parle. Samedi, les jeunes Sénégalais lui ont rappelé ces moments forts de son adresse dans les coups de pieds arrêtés, en marquant trois des quatre buts avec la manière. Le Sénégal retrouvait ainsi une deuxième qualification d’affilée, après 2017, et une troisième participation à la Coupe d’Afrique des nations juniors (U20). Pour rappel, en 2015, le Sénégal avait abrité cette compétition et s’était hissé en finale qu’il avait perdue face au Nigeria sous la conduite de Joseph Koto. Rebelote en 2017, toujours avec Joseph Koto, mais cette fois en Zambie où il est parvenu à se qualifier en finale contre le pays hôte.

Là également, les « Koto Boys » échoueront devant le pays organisateur. Pour 2019 et pour une troisième participation successive, l’équipe sera conduite, cette fois, par Youssouph Dabo. Le technicien sénégalais qui a su donner une âme à son groupe entend poursuivre le travail de son devancier, en y imprimant sa propre marque ; pourquoi pas, en faisant plus que Koto, c'est-à-dire remporter le trophée continental au Niger (24 février-10 mars 2019).

Ces éliminatoires sont presque bouclées car il ne reste que les deux matches (aller-retour) entre le Ghana et le Bénin, seront disputés en août prochain (4-11 août). Mais déjà, les nouvelles qui nous parviennent sont bonnes car dans la perspective du tirage au sort des poules de la phase finale, on annonce que le Sénégal sera une des têtes de série de l’édition 2019. Le Niger devant forcément s’emparer de l’autre tête de série. En effet, à la suite de l’élimination de la Zambie, détentrice du trophée, qui a été sortie par le Burundi, le Sénégal devrait normalement occuper la seconde tête de série en sa qualité de finaliste de l’édition 2017.

Mais, en attendant, Youssouph Dabo s’évertuera à booster son groupe dans la perspective de cette phase finale qui est très attendue. Après avoir bataillé ferme pour décrocher la qualification pour « Niger 2019 », les Lionceaux auront un autre challenge à disputer dans quelques mois. Et pour cela, l’équipe aura besoin de toutes les attentions possibles pour performer. A commencer par le renforcement du groupe qui a quand même de la qualité, puisqu’il est parvenu à tenir tête au Congo chez lui lors de la manche aller avec uniquement des joueurs locaux, avant d’exploser au retour.

Ceux-ci avaient réussi à faire la moitié du chemin avant d’être renforcés par les deux expatriés, Ousseynou Cavin Diagne et Souleymane Aw sont de retour.

Deux joueurs qui ont déjà l’expérience de la compétition pour avoir disputé la finale de 2017 face à la Zambie à Lusaka et s’être hissés en 8e de finale de la Coupe du monde la même année en Corée du Sud.

Cheikh Fantamady KEITA

Fenerbahçe (Turquie) contre le Benfica Lisbonne (Portugal): la plus belle affiche du 3e tour préliminaire de la Ligue des champions, dont le tirage au sort a été effectué ,lundi, à Nyon (Suisse), verra s'affronter deux habitués des phases de groupes de la plus grande compétition européenne. Benfica accueillera Fenerbahçe, le 7 août, à l'occasion du match aller, avant de se déplacer en Turquie le 14 août lors du match retour. Ces deux clubs ont terminé seconds de leur championnat national respectif la saison passée. Le tirage au sort est intervenu avant que les résultats définitifs du 2e tour préliminaire ne soient connus. Le Fc Bâle (Suisse), huitième de finaliste en Ligue des champions la saison passée, ou l'Ajax Amsterdam (Pays-Bas), finaliste de la dernière Ligue Europa, doivent encore disputer ce 2e tour préliminaire.

Les qualifiés du 3e tour préliminaire disputeront les barrages, dernière étape avant la phase de groupes de la Ligue des champions.

Tirage au sort du 3e tour préliminaire de la Ligue des champions :
Voie des champions
Celtic (Eco) ou Rosenborg (Nor) - Aek Athènes (Gre) ; Red Bull Salzbourg (Aut) - Shkëndija (Mkd) ou Sheriff (Mda); Crvena zvezda (Srb) ou Sūduva (Ltu) - Legia Varsovie (Pol) ou Spartak Trnava (Svk) ; Kukës (Alb) ou Qarabağ (Aze) - Bate Borisov (Blr) ou Hjk Helsinki (Fin) ; Astana (Kaz) ou Midtjylland (Dan) - Dinamo Zagreb (Cro) ou Hapoel Beer-Sheva (Isr) ; Cfr Cluj (Rou) ou Malmö (Sue) - Ludogorets Razgrad (Bul) ou Vidi (Hon)

Voie de la ligue
Standard de Liège (Bel) - Ajax Amsterdam (PB) ou Sturm Graz (Aut) ; Benfica Lisbonne (Por) - Fenerbahçe (Tur) ; Slavia Prague (RTch) - Dynamo Kiev (Ukr) ; Paok Salonique (Gre) ou Fc Bâle (Sui) - Spartak Moscou (Rus)

AFP

S'ils s'imposent jeudi lors du 2e tour préliminaire d'Europa League (C3), les Girondins de Bordeaux affronteront au 3e tour le vainqueur du match opposant les Suédois de Djurgården aux Ukrainiens de Mariupollors.

Le tirage au sort de ce 3e tour préliminaire de C3, effectué, lundi, à Nyon (Suisse), intervient avant que les matches du 2e tour n'aient été joués. Bordeaux devra donc, d'abord, se défaire des Lettons du Fk Ventspils avant de penser à la suite de la compétition.

Les matchs du 2e tour auront lieu, les 26 juillet et 2 août, et ceux du 3e tour seront joués les 9 et 16 août. Un tour de barrage sera enfin disputé les 23 et 30 août, ultime étape avant la phase de groupes de la C3.

Tirage au sort du 3e tour préliminaire d'Europa League :
Voie des champions
Ludogorets Razgrad (Bul) ou Vidi (Hon) - Zrinjski (Bih) ou Valletta (Mlt) ; Legia Warszawa (Pol) ou Spartak Trnava (Svk) - F91 Dudelange (Lux) ou Drita (Kos) ; Sutjeska (Mne) ou Alashkert (Arm) - Cfr Cluj (Rou) - Malmö (Sue) ; Olimpija Ljubljana (Svn) - Crusaders (Nir) - Bate Borisov (Blr) ou Hjk Helsinki (Fin) ; Shkëndija (Mkd) ou Sheriff (Mda) - Fc Santa Coloma (And) ou Valur Reykjavík (Isl) ; Cork City (Irl) - Celtic (Eco) ou Rosenborg (Nor) ; Spartaks Jūrmala (Lva) ou La Fiorita (Smr) - Crvena zvezda (Srb) ou Sūduva (Ltu) ; The New Saints (PG) ou Lincoln Red Imps (Gib) - Astana (Kaz) ou Midtjylland (Dan) ; Dinamo Zagreb (Cro) ou Hapoel Beer-Sheva (Isr) - Apoel (Chy) ou Flora Tallinn (Est) ; Torpedo Kutaisi (Geo) ou Víkingur (Fro) - Kukës (Alb) ou Qarabağ (Aze)

Voie principale
Tobol Kostanay (Kaz) ou Pyunik (Arm) - Maccabi Tel-Aviv (Isr) ou Radnicki Niš (Srb) ; Dunajská Streda (Svk) ou Dinamo Minsk (Blr) - Zenit (Rus) ; Ajax (PB) ou Sturm Graz (Aut) - Dundalk (Irl) ou Aek Larnaca (Cyp) ; St. Gallen (Sui) ou Sarpsborg (Nor) - Hnk Rijeka (Cro) ; İstanbul Başakşehir (Tur) - Aberdeen (Eco) ou Burnley (Ang) ; Zorya Luhansk (Ukr) - Braga (Por) ; Hapoel Haifa (Isr) ou Fh Hafnarfjördur (Isl) - Atalanta (Ita) ou Sarajevo (Bih) ; Genk (Bel) ou Fola Esch (Lux) - Shakhtyor Soligorsk (Blr) ou Lech Poznań (Pol) ; Viitorul (Rou) ou Vitesse (PB) - Paok (Gre) ou Basel (Sui) ; Nordsjælland (Dan) ou Aik (Sue) - Partizan (Srb) ou Trakai (Ltu) ; Hibernian (Eco) ou Asteras Tripolis (Gre) - Molde (Nor) ou Laç (Alb) ; Hajduk Split (Cro) ou Slavia Sofia (Bul) - Rudar Velenje (Svn) ou Fcsb (Rou) ; Sevilla (Esp) ou Újpest (Hon) - Žalgiris Vilnius (Ltu) ou Vaduz (Lie) ; Sigma Olomouc (RTch) - Kairat Almaty (Kaz) ou AZ Alkmaar (PB) ; Balzan (Mlt) ou Slovan Bratislava (Svk) - Rapid Wien (Aut) ; Djurgården (Sue) ou Mariupol (Ukr) - Ventspils (Lva) ou Bordeaux (Fra) ; Cska-Sofia (Bul) ou Admira Wacker Mödling (Aut) - Stjarnan (Isl) ou København (Dan) ; Olympiacos (Gre) - Luzern (Sui) ; Osijek (Cro) ou Rangers (Eco) - Chikhura Sachkhere (Geo) ou Maribor (Svn) ; Górnik Zabrze (Pol) ou Trenčín (Svk) - Feyenoord (Ned) ; Jagiellonia Białystok (Pol) ou Rio Ave (Por) - Gent (Bel) ; Spartak Subotica (Srb) ou Sparta Praha (RTch) - Brøndby (Dan) ; Ufa (Rus) ou Domžale (Svn) - Budapest Honvéd (Hun) ou Progrès Niederkorn (Lux) ; B36 Tórshavn (Fro) ou Beşiktaş (Tur) - Lask (Aut) ou Lillestrøm (Nor) ; Željezničar (Bih) ou Apollon Limassol (Chy) - Dinamo Brest (Blr) ou Atromitos (Gre) ; Leipzig (All) ou Häcken (Sue) - U Craiova (Rou)

AFP

L'Ukrainien, Oleksandr Usyk, champion Wbc et Wbo des lourds-légers, a battu, samedi, à Moscou le Russe Murat Gassiev, détenteur des ceintures Ibf et Wba, sur décision unanime des juges.

Usyk, 31 ans, devient ainsi le premier boxeur à détenir en même temps ces titres dans la catégorie des lourds-légers.

L'Ukrainien, invaincu en 15 combats, a infligé la première défaite à Gassiev 24 ans, qui comptait 26 victoires en autant de combats avant leur affrontement.

Celui-ci constituait la finale des "World Boxing Super Series", un tournoi débuté l'an passé qui réunissait les quatre détenteurs de ces ceintures et leurs challengers.

Usyk a remporté un chèque de dix millions de dollars et le nouveau trophée Mohamed Ali.

Sous le regard de l'acteur Steven Seagal, Gassiev est tombé dans un piège à grande vitesse, celui de la fréquence des coups de son adversaire. Dans une ambiance assez feutrée, loin du terrain miné attendu en raison du contentieux des deux Nations au sujet de la Crimée, Usyk a toujours paru plus en mouvement.

Le champion olympique 2012, sans cesse dans l'esquive, attendait de contrer, contrôlant la distance.

Gassiev a, au contraire, patiemment construit sa boxe pour tenter de placer des coups au corps, sa spécialité, mais n'a jamais emballé le rythme des échanges.

AFP

L’Association nationale des arbitres de football du Sénégal (Anafs) annonce organiser une réception en l’honneur des arbitres sénégalais ayant pris part à la Coupe du monde 2018, jeudi, à partir de 15 heures.

"Dans le but de manifester sa reconnaissance, l’Anafs organise une réception en leur honneur, le jeudi après-midi à 15h au Cercle mess des Officiers", annonce cette structure. Elle estime que les arbitres internationaux, Malang Diédhiou, Djibril Camara et El Hadj Malick Samba, ainsi que le préparateur physique, Mademba Mbacké, ont été par la qualité de leurs prestations saluées par tous durant la Coupe du Monde en Russie. Ils ont honoré notre pays et le continent africain tout entier. La cérémonie devrait être présidée par le ministre des Sports, Matar Bâ, l’une des personnalités invitées à cette cérémonie. Le trio arbitral sénégalais composé de Malang Diédhiou, Djibril Camara et El Hadj Malick Samba est le seul africain à avoir officié durant la compétition. Il a dirigé trois matchs, dont le huitième de finale Belgique-Japon (3-2).  Les arbitres Malang Diédhiou et Djibril Camara, retenus dans le carré d’as de la Coupe du monde qui a pris fin, avant-hier, avec la victoire 4-2 de la France aux dépens de la Croatie, ont été désignés réservistes du match de classement. Pour rappel, cette rencontre a été remportée par la Belgique sur l’Angleterre 2-0, samedi.

(APS)

La 21ème édition de la Coupe monde de football a couronné, hier, la France pour son deuxième sacre, 20 ans après. Un beau champion au vu de son parcours et de la qualité de ses prestations.

Excepté son 3ème match mené au petit trot face au Danemark alors que tous deux étaient déjà qualifiés au second tour, l‘équipe de France a toujours affiché un visage séduisant et conquérant, a su une fois (contre la Belgique, en demi-finale), lorsque les circonstances l’exigeaient, presque « renier » son jeu, évoluer contre nature pour mieux prendre son adversaire au piège. Et hier, elle a conclu sa marche victorieuse en se payant la peau de non moins méritants Croates.

Un beau champion assurément, donc que cette fringante équipe de France ! Mais aussi un beau vainqueur que … la Russie qui sur le terrain a été au-delà des espérances et des attentes de tout un peuple et même de tous les observateurs du ballon rond. Le quart de finale pour une sélection censée servir de punching-ball à ses adversaires de groupe ? A vrai dire, c’est l’un des plus gros pieds-de-nez de ce Mondial à la « logique ». Et la Russie qui, surtout, en dehors des aires de compétition, a fait taire tous ses détracteurs et cloué le bec aux oiseaux de mauvais augure et aux Cassandre qui lui prédisaient un échec retentissant. Or, elle a parfaitement organisé son Mondial, assurant à merveille la protection de tous les participants, faisant adhérer ses populations à l’évènement (grâce surtout au beau parcours de la « Sbornaya »).

Jamais depuis au moins cinq éditions de cette compétition quadriennale, le coup d’envoi d’une Coupe du monde n’avait été précédé d’autant de cris d’Orphée. Du hooliganisme à la xénophobie en passant par l’insécurité, divers sujets à problèmes avaient été soulevés qui seraient susceptibles d’entacher le bon déroulement du Mondial russe. Au bout du 64ème et dernier match, hier, au stade Luzhniki, R.A.S ou presque! Car l’intrusion dans la finale d’hier de « streakers » ne saurait empêcher le satisfecit (d’autant qu’ils n’étaient pas … nus). Les autorités étatiques ont conduit les opérations de main de maître, les citoyens Lamnda ont bien joué leur partition, se déplaçant aux stades ou au pire dans les Fan Zones et assistant tout étranger désorienté dans le métro, dans la rue ou dans les centres commerciaux et partout ailleurs où le besoin s’est fait sentir. Et les participants ont en définitive autant profité de cette coupe du monde que de sa devancière, il y a quatre ans au Brésil, le « pays du foot ».

En Russie, pays plus hockey que foot, ce n’était peut-être pas gagné d’avance. Mais de là à prédire que tout irait de travers, il y avait un match pas gagné d’avance. La Russie n’a certes pas remporté le trophée, mais elle a gagné le respect du monde entier. Et cela vaut bien une Coupe du monde…

B. Khalifa NDIAYE

De retour de Brazzaville où ils ont ramené un précieux point du nul, lors de la manche aller du dernier tour des éliminatoires de la Can juniors, les Lionceaux ne perdent pas du temps. En effet, l’équipe nationale de football des moins de 20 ans du Sénégal démarre à partir de ce lundi son stage de préparation du match retour des éliminatoires de la Can de la catégorie devant l’opposer à celle du Congo, samedi prochain, à Dakar, d’après le coach, Youssouph Dabo.

« Nous allons commencer dès ce lundi avec le même groupe », a dit le sélectionneur des Lionceaux rentrés samedi de Brazzaville après avoir contraint au nul l’équipe du Congo (2-2) la veille, vendredi. « Les Juniors, qui ont réalisé un résultat qui n’est pas un mauvais en soi, doivent tirer tous les enseignements de cette rencontre aller pour avancer », a ajouté le sélectionneur national des juniors. « On ne peut pas être satisfait d’un match où on se fait rejoindre dans les dernières minutes », avait expliqué Youssouph Dabo à l’issue du match aller soulignant que son groupe avait largement les moyens de gagner la rencontre.

Du côté congolais, on veut encore croire à la qualification et l’entraîneur de l’équipe, le Brésilien Valdo, ancien joueur du Psg (France), estime que le match retour « reste ouvert ».

« Nous irons à Dakar pour l’emporter, j’ai encore cinq jours pour bien travailler, oui on peut se qualifier », a dit le technicien brésilien avant la manche retour prévue le samedi prochain au stade Léopold Sédar Senghor.

Pour rappel, les juniors sénégalais ont été finalistes des deux dernières éditions de la Can de leur catégorie en 2015 et en 2017.

APS

Moscou : Jusqu’à hier, seules deux personnes avaient réussi la formidable performance d’avoir remporté la Coupe du monde de football d’abord comme joueur ensuite comme technicien.

Le Brésilien Mario Zagalo en culottes courtes en 1957 et 1962 puis en survêtement en 1970, avec un certain Pelé sur les aires de jeu mexicaines. L’Allemand Franz Beckenbauer avait été le deuxième avec un sacre en crampons en 1974 et un autre en costume en 1990. Depuis hier, le cercle s’est élargi avec l’arrivée du Français Didier Deschamps.

Capitaine et milieu de terrain de l’équipe de France qui s’était imposée en 1998 à domicile, l’ancien entraîneur de l’OM et de la Juve entre autres clubs a enrichi son palmarès personnel d’un sacre comme coach avec les Bleus. Une belle récompense de la persévérance de ce technicien qui avait perdu, il y a deux ans, la finale de l’Euro à domicile face au Portugal.

Une belle récompense de la constance dans ses choix de la Fff qui n’avait pas jugé utile de virer son technicien malgré également « rien qu’un » quart de finale au précédent Mondial au Brésil.

LE MOT DES ENTRAINEURS
DIDIER DESCHAMPS, FRANCE : « IL N’Y A RIEN AU-DESSUS »
« Si on est champion du monde, c'est qu'on a fait les choses mieux que les autres. J'avais un groupe très jeune, 14 découvraient la Coupe du monde, mais malgré cela, la qualité est là. Ma plus grosse fierté, c’est que ce groupe a réussi à avoir l'état d'esprit pour une telle compétition. Le mot que je leur ai rabâché, c'est: ne rien lâcher, ne jamais rien lâcher.

Deschamps Dalic 2On a des imperfections, mais il y a ces qualités mentales qui ont été déterminantes dans cette Coupe du monde, où les équipes qui avaient la plus grande maîtrise, mais ça n'a pas suffi. J'ai eu l'immense bonheur de connaître ça comme joueur, il y a 20 ans, en plus c'était en France, ça restera gravé à vie. Mais ce que les joueurs ont fait là est aussi beau, aussi fort. On se rendra compte vraiment dans les jours à venir ce qu'on a réalisé. Mes joueurs ne savent pas ce que c'est qu'être champion du monde.

Je leur ai dit deux choses importantes après le match: ces 23 joueurs seront liés à vie, quoi qu'il se passe, ils prendront des routes différentes, mais ils seront liés à vie par cet événement. Et, je leur ai dit qu'à partir de ce dimanche soir, ils ne seront plus les mêmes, parce qu'ils sont champions du monde, parce qu'il n'y a rien qui est au-dessus ».

ZLATKO DALIC, CROATIE : « MES JOUEURS N’ONT PAS À BAISSER LA TÊTE »
« Je dois féliciter la France pour ce titre de champion du monde. Nous avons bien joué, au cours des 20 premières minutes, nous avons contrôlé la partie et ensuite il y a eu ce but contre notre camp sur coup de pied arrêté. On s'en est remis, on a continué et puis il y a eu ce penalty qui a été accordé.

Tout ce que je peux dire est que dans une finale de Coupe du monde, on n'accorde pas ce genre de penalty, mais cela ne minimise pas la victoire de la France. On avait plutôt eu de la chance lors des 6 premiers matches, peut-être qu'on en a un peu manqué en finale. Félicitations aussi à mes joueurs qui ont probablement fait leur meilleur match lors de ce Mondial, mais face à une équipe aussi forte que la France, on ne doit pas faire d'erreur.

On est un peu tristes mais aussi fiers de notre performance. J’ai dit à mes joueurs qu’ils n’ont pas à baisser la tête ».

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Battus, mais fiers et heureux ! Les supporters croates ont donné une belle image de leur pays tout au long de ce Mondial et, hier encore plus, suite à la défaite de leur équipe nationale face à la France (2 – 4). D’autres auraient boudé, insulté leurs joueurs, cassé du Français au besoin ou fait un raffut du diable. Eux, non ! Ils sont restés dans les travées du stade Luzhniki de Moscou, longtemps après la remise du trophée au capitaine des Bleus, Hugo Lloris a chanté la gloire de Luka Modric et ses partenaires.

Et lorsqu’ils ont quitté les lieux, c’est en chantant qu’ils ont rejoint la bouche de métro de Sportivnaya toute proche, ajoutant à l’ambiance festive créée par leurs homologues français.

En fait, ces bienheureux qui avaient eu la chance de suivre la finale sur les lieux mêmes de la compétition ne faisaient là que prolonger en territoire russe, l’engouement suscité par la qualification en finale de leur équipe nationale. Pour cause, cette cuvée 2018 avait déjà fait mieux que son illustre devancière qui, il y a 20 ans, s’était arrêtée en demi-finale, barrée par … la France. Et au pays, avant même le coup d’envoi de la 64ème et dernière rencontre, tout un peuple s’apprêtait à dérouler le tapis rouge à leurs héros. Normal quand on a comme présidente la rafraîchissante Kolinda Grabar-Kitarovic, la belle dame de 50 ans qui a ébloui le monde du foot par sa beauté. Hier, elle a séduit tout le stade Luzhniki par sa fraîcheur. La voir main dans la main avec son homologue français Emmanuel Macron, tout sourire malgré la fraîche défaite de ses compatriotes footballeurs ou donner une chaleureuse accolade à tous les joueurs, croates comme français ainsi qu’aux arbitres, sous une pluie battante… C’était un plaisir. Modric et ses partenaires ont gagné le respect de la Planète Foot. Leur présidente nous a tous fait aimer la Croatie.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Bonne nouvelle pour les détenteurs de Fan ID présents à ce Mondial 2018. Le président russe Vladimir Poutine leur a offert un sublime cadeau dans la foulée de la belle tenue de cette compétition. Il s’est déclaré, hier, "fier" d'avoir réussi "dans tous ses aspects" l'organisation du Mondial-2018 et a pris la décision de dispenser de visa russe, jusqu’à la fin de l’année tous les supporters étrangers munis du fameux sésame. A noter que jusqu’à hier, les Fan ID ne permettaient à ceux qui en disposaient de rester sur le territoire russe que jusqu’au 25 juillet.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Saint-Pétersbourg : En match de classement de la 21ème Coupe du monde de football disputé samedi à Saint-Pétersbourg, la Belgique a battu l’Angleterre par 2 à 0

Mi-temps : 1-0

Buts : Meunier (4ème mn), E. Hazard (82ème mn)

Les équipes : Belgique : Courtois - Alderweireld, Kompany, Vertonghen - Meunier, Witsel, Tielemans (M. Dembélé 78), Chadli (Vermaelen 39) - De Bruyne, Lukaku (Mertens 60), E. Hazard (cap). Entraîneur : Roberto Martinez


Angleterre : Pickford - Trippier, Jones, Stones, Maguire, Rose (Lingard 46) - Loftus-Cheek (Alli 84), Dier, Delph - Kane (cap), Sterling (Rashford 46). Entraîneur : Gareth Southgate

Arbitre : A. Faghani (Iran)

Avertissements : Witsel (Belgique), Stones, Maguire (Angleterre)

Un but matinal de Meunier (4ème mn) et un autre d’Eden Hazard en toute fin de partie (82ème mn) ont eu raison samedi à Saint-Pétersbourg du rêve anglais de réussir la deuxième meilleure performance de la sélection des « Three Lions » en coupe du monde après le sacre à domicile de 1966. En lieu et place, ce sont donc les « Diables rouges » qui ont donné à la Belgique sa première médaille de bronze dans cette compétition. Un lot de consolation qui, cependant, ne console pas trop le capitaine Hazard qui s’est dit « toujours triste d’avoir perdu la demi-finale face à la France ». La Génération dorée belge quittera donc la Russie … bronzée. Et un moindre mal, vu ce qu’Hazard et ses partenaires ont démontré sur les terrains russes. Et plus spécialement sur la « petite finale » de samedi dernier qu’ils ont dominée de la première à la dernière minute, passant même à côté d’une victoire fleuve.

Et c‘est d’autant plus mérité que dans chaque camp, on avait pris très au sérieux ce match de classement. Puisque l’Angleterre, déjà battue en match de poules par la Belgique, voulait prendre sa revanche.

D’où l’amertume de son coach Gareth Southgate qui s’est dit « déçu de ne pas avoir gagné » ce dernier match. Mais, Belges comme Anglais sont rentrés avec la conviction d’avoir de plus belles choses encore à vivre dans l’avenir. Ils ont d’ores et déjà pris date pour l’Euro 2020.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

L’As Douanes a remporté, avant-hier, au stadium Marius Ndiaye, la 34ème édition de la finale de la Coupe du maire de Dakar chez les hommes en battant le Duc (92-84) au terme d’un match palpitant. Chez les filles, Ville de Dakar a été sacrée pour la deuxième année consécutive devant, cette fois-ci, l’équipe du Duc (68-54) en première heure.

La première mi-temps était assez époustouflante, avant-hier, au stadium Marius Ndiaye, lors de la finale de la Coupe du maire entre le Duc et l’As Douanes. En effet, cette dernière a enchaîné les paniers comme à l’entraînement (24-18 en premier quart temps). Les Ducs n’ont pas démérité et se sont procurés pas mal de tirs dans la raquette, mais à la pause, les Douaniers menaient de 10 points d’écart (49-39). Les protégés de Sir Parfait Adjivon réagissent en seconde période. L’artillerie douanière à trois points s’est enrayée, le Duc pouvait alors compter sur le tandem Bara Diop et Thierno Ibrahima Niang pour faire la différence et revenir à 5 points avant les dix dernières minutes (67-62).
En toute logique, le dernier acte était plutôt fermé.

Mais dans un festival de tirs primés, les Ducs ont pu revenir à hauteur de l’équipe adverse, passer devant (73-71) et même creuser l’écart (79-71).

Les Douaniers ont, dans un dernier sursaut, repris l’avantage à une minute de la fin et profité des pertes de balle pour gérer le score (92-84). L’As Douanes succède ainsi à l’Asfa et signe sa 10ème victoire en 34 éditions de la Coupe du maire. A noter que Thierno Ibrahima Niang du Duc a été élu Mvp et meilleur passeur de la finale. Pape Moustapha Diop de l’As Douanes a reçu le trophée de meilleur marqueur de la finale avec 17 points. Cheikh Omar Sognane, quant à lui, a été élu joueur fair-play.

… Ville de Dakar sacrée pour la 2ème année consécutive
Chez les filles, L’Asc Ville de Dakar a gagné son duel contre le Duc en finale de la Coupe du maire, avant-hier, au stadium Marius Ndiaye (68-54). Les protégées de Moustapha Gaye, coach de Ville de Dakar, ont tout donné lors de cette rencontre pour avoir le dernier mot. Menées de cinq points (32-27) en première période, elles ont dominé et remporté les deux derniers quarts temps. Ville de Dakar décroche ainsi son premier trophée de la saison. Sabelle Diatta et Ndèye Sène (Ville de Dakar) ont été déterminantes lors de cette finale. La première a été élue Mvp de la rencontre et la seconde meilleure marqueuse (19 points). Le trophée fair-play est revenu à Fatoumata Diango du Duc, Ndèye Khady Dieng, elle, a reçu le trophée de la meilleure passeuse.

Des supporters ont failli gâcher la fête
La finale de la Coupe du maire chez les hommes a été interrompue à 22 secondes de la fin, avant-hier au stadium Marius Ndiaye. Pour cause, des supporters (Duc) mécontents de la tournure de la rencontre n’ont trouvé rien d’autre à faire que de jeter des bouteilles et sachets d’eau sur le parquet.

Le match a été finalement arrêté pendant 10mn par les arbitres, histoire de calmer un peu les ardeurs. Malgré cet incident, la finale a été remportée par l’As Douanes sur le score de (92-84), devant des amateurs du ballon orange conquis.

Absa NDONG et Tricia MANGA (stagiaire)

Le premier anniversaire du drame du stade Demba Diop a donné lieu à une série de manifestations organisées par les responsables du Stade de Mbour dont les supporters avaient payé un lourd tribut en marge de la finale de la Coupe de la Ligue. Ce dimanche, les huit supporters étaient encore dans les mémoires des manifestants qui ne veulent plus de ces événements et qui continuent à réclamer justice.

Le noir a prévalu, ce dimanche, dans les artères de Mbour, lors de la procession silencieuse qui a conduit les marcheurs du stade municipal au stade Caroline Faye, en marge de la journée de commémoration des événements du 15 juillet 2017 qui avaient coûté la vie à huit supporters des Stadistes en marge de la finale de la Coupe de la Ligue. Un devoir de mémoire que le Comité des supporters, les dirigeants ainsi que la population mbouroise a tenu à exprimer pour « refuser l’oubli ». En tête de cortège, les inconditionnels du club ont défilé avec les dirigeants pour la même cause : se rappeler les huit supporters qui ont perdu la vie, une année plus tôt en allant suivre un match de football. La commémoration avait démarré dans la matinée avec l’aspect religieux de l’événement. Après le récital du Coran à la grande mosquée de Mbour pour le repos de l’âme des disparus, une messe à l’église Sainte-Marthe de la ville a suivi. Deux cérémonies qui ont tenu lieu de déclarations de responsables sportifs et religieux ainsi que des parents des victimes qui ont tous milité pour la pacification du mouvement sportif afin d’éviter des événements semblables. La journée de commémoration s’est achevée en début de soirée au stade Caroline Faye où un match de gala a mis fin aux activités. Une rencontre qui a opposé les vétérans du club et ses actuels pensionnaires. Le président du Stade de Mbour a, auparavant, annoncé que « après un an, nous avons besoin de passer à autre chose. Et cela, c’est la justice qui nous permettra d’y arriver ».

Etant entendu, pour Saliou Samb qui donne échos aux aspirations des uns et des autres dans la manifestation, que Mbour réclame toujours justice. Pour que les responsabilités soient situées mais, également, pour une prise en charge physique et psychologiques des blessés et rescapés des événements. Il a annoncé l’organisation prochaine, en marge de cette commémoration, d’un tournoi de football qui  va mettre en lice « tous les clubs de Mbour et d’autres équipes que nous allons inviter ».

Ousseynou POUYE

Moscou : En finale de la 21ème Coupe du monde de football disputée hier au stade Luzhniki de Moscou, la France a battu la Croatie par 4 buts à 2.

Mi-temps : 2 buts à 1.

Buts : Mandzukic (CSC) (18ème mn), Griezmann (SP)(38ème mn), Pogba (59ème mn) pour la France ; Perisic (28ème mn), Mandzukic (69ème mn) pour la Croatie

Les équipes : France : Lloris (cap), Pavard, Varane, Umtiti, Hernandez, Pogba, Kanté (puis Nzonzi, 54ème mn), Matuidi (puis Tolisso, 72ème mn), Mbappé, Griezmann, Giroud (puis Fékir, 81ème mn). Entraineur : D. Deschamps

Croatie : Subasic, Vrsaljko, Strinic(puis Pjaca, 81ème mn), Perisic, Lovren, Rakitic, Modric (cap), Brozovic, Mandzukic, Rebic (puis Kramaric, 70ème mn), Vida. Entraineur : Z. Dalic

Arbitres : Nestor Pitana (Argentine) assisté de ses compatriotes H. Maidana et J.P. Belatti.

Carton jaune : Kanté, Hernandez (France), Vrsaljko (Croatie)

Cette fois, les Croates n’ont pas su revenir dans le match, comme lors de leurs trois précédentes sorties. A chaque fois, ils avaient été menés et ils avaient toujours su revenir, grâce à un cœur énorme pour, au moins, imposer les prolongations avant de s’imposer. Hier, ils ont vite gommé leur handicap d’un but mais ont vite été de nouveau distancés sur un pénalty de Griezmann. A la mi-temps, l’espoir d’un retournement de situation était toujours réel. Mais les choses tournèrent vite au vinaigre, avec les buts de Pogba à l’heure de jeu et de Mbappé (65ème mn). A 1 – 4, la messe était dite. Le but de Mandzukic (69ème mn) n’y fit rien. Sauf pour la petite histoire. Car, l’avant-centre de la Juventus de Turin est devenu le premier à marquer dans les deux camps, en finale de coupe du monde.

La France, elle, remporte son deuxième trophée mondial, 20 ans après. Cette France était trop forte, hier, et tout au long du tournoi. Cette victoire, elle ne l’a point volée.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

DÉCISIFS COUPS DE PIEDS ARRÊTÉS
Griez CoupeMoscou : Lors de la première phase de ce Mondial 2018, les techniciens de tous bords avaient pointé l’importance des coups de pied arrêtés qui avaient permis de débloquer pas mal de situations. Depuis le second tour, les choses semblaient aller mieux. On avait même fini par croire que les entraîneurs survivants avaient bien retenu la leçon. Eh bien, il semble que non.

Puisque, hier, pour le match le plus décisif de la compétition tout s’est joué avec ces balles arrêtées. D’abord, au sortir du premier quart d’heure, la Croatie dominait les débats sans vraiment se montrer dangereuse. La France subissait et semblait attendre son heure. Comme en demi-finale face à la Belgique à qui elle avait laissé l’initiative pour mieux la crucifier (déjà sur balle arrêtée).

C’est au cœur de cette domination croate que les Bleus obtinrent un coup franc légèrement excentré sur la droite, à une trentaine de mètres des buts de Subasic.

Griezmann l’exécuteur de la sentence envoya dans la surface adverse un ballon que le malheureux Mandzukic prolongea du haut du crâne au fond de ses filets. Le match était enfin lancé.

D’autant que 10mn plus tard, Luka Modric, le capitaine croate sur coup franc depuis la droite, expédia un long ballon à l’opposé pour Vrsaljko qui remisa pour Perisic qui, d’une superbe frappe, remit les pendules à l’heure. On croyait avoir tout vu à ce chapitre. Sauf que sur un corner français, Perisic se rendit coupable, en pleine surface de réparation, d’une faute de main (détectée par la Var). Le penalty transformé par Griezmann a été le troisième du match inscrit sur balle arrêtée. Il y eut bien sûr 3 autres buts, en seconde mi-temps, tous inscrits dans le jeu. Mais, qui sait ce qui serait advenu de cette finale si les 3 premiers buts n’étaient pas venus de coups de pied arrêtés…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

MALHEUREUX COMME LES BUTEURS CROATES…
Moscou : Les Croates Mario Mandzukic et Ivan Perisic auraient dû être heureux et fiers, ce matin à leur réveil. Ils ont tous les deux marqué lors de la finale de la 21ème Coupe du monde de football, hier, face à la France. Un bonheur que bien des grands joueurs n’ont jamais connu de leur vie. Mais, ce qui aurait pu constituer leurs faits de gloire a malheureusement été terni, effacé par deux faits de jeu. Le premier a permis à la rencontre de se débloquer, en ouvrant le score. Mais dans le mauvais camp. Le sien. En prolongeant du haut du crane un coup franc de Griezmann, il avait permis à la France de prendre les devants au tableau d’affichage dès la 18ème mn. Et le second a causé le penalty qui a permis à la France de reprendre l’avantage à la 37ème mn. Un coup dur pour le joueur de l’Inter de Milan qui avait pourtant égalisé à la 28ème mn sur une frappe limpide du gauche.

Quant à l’avant-centre de la Juve, il a rendu la défaite de son équipe moins cruelle en contrant Lloris, le gardien de but français qui cherchait à le dribbler ; pour ramener l’écart à 2 buts (4 – 2).
Si cela peut leur consoler dans leur malheur…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Après un mois de compétition, l'équipe de France remporte son 2ème titre de champion du monde face à la Croatie (4-2). Partout en France, les supporters célèbrent la victoire des Bleus, 20 ans après son premier sacre le 12 juillet 1998.

«La meilleure coupe du monde de tous les temps » ! Les rideaux ne sont pas encore tombés sur la 21ème édition du Mondial de football que le président de la Fifa en personne, Gianni Infantino, adresse déjà un satisfécit sans réserve à la Russie. Il est vrai que, côté organisation, tout a été presque parfait ; pas un seul couac n’a été relevé dans aucune des onze villes hôtes de la compétition. Sur les terrains, tous les stades ont été pleins et sur les aires de jeu, le jeu n’a pas toujours été folichon mais il a été de bonne qualité. Et surtout, en demi-finales, on a assisté à des rencontres de très haut niveau, avec d’abord un France - Belgique qui restera longtemps encore dans les annales et un somptueux Croatie - Angleterre. Avant donc ce dernier weekend, on peut dire à la suite du président Infantino que la Russie a bel et bien réussi son Mondial. Au-delà même des attentes, au grand dam (encore une fois) de ses nombreux détracteurs qui lui avaient prédit un échec retentissant.

Il reste donc à mettre la cerise sur le gâteau. A offrir à la Planète Foot, une apothéose à la dimension du formidable mois qu’elle vient de vivre. Et l’on peut espérer qu’il en sera ainsi, avec aujourd’hui une « petite finale » qui aurait bien pu être la grande. La Belgique et l’Angleterre qui s’affrontent à 15 heures à Saint-Pétersbourg méritaient autant que leurs tombeurs, la France et la Croatie, d’être présentes à l’ultime étape de demain. Même si ce jour, les Diables rouges et les Sujets de Sa Gracieuse Majesté afficheront un visage différent de celui auquel ils nous avaient habitués, cela ne devrait pas affecter la qualité du spectacle annoncé. Car, ces deux sélections sont suffisamment riches en talents pour pouvoir nous sortir, même du bout de leur banc, des éléments capables de faire grimper aux rideaux tous les amoureux du jeu.

  En attendant donc le clou, demain dans la majestueuse enceinte du stade Luzhniki de Moscou. Avec d’un côté, une France à qui rien ne semble résister et de l’autre une Croatie qui, justement, résiste et survit à tous les scenarii. Une France conquérante face à une Croatie qui sait faire le dos rond pendant les moments de doute et sur qui les matches à rallonge ne semblent avoir aucun effet. Une France talentueuse, joueuse qui sait aussi, au besoin, laisser l’initiative à son adversaire pour mieux le prendre à son jeu. Et une Croatie accrocheuse servie par des artistes de la trempe de Modric ou Rakitic, une sorte de mélange de hargne et de « génie » qui lui a permis de se tirer de tous les guêpiers ayant jalonné son parcours vers la finale. Une France efficace qui, en cas de panne sèche de ses attaquants, peut compter sur des défenseurs buteurs (Varane, Umtiti) qui lui ont permis de passer les derniers obstacles sur la route du rendez-vous de demain. En face, une Croatie difficilement manipulable et au souffle inépuisable qui se bonifie au fil des minutes là où d’autres se seraient liquéfiées.

C‘est dire que cette Coupe du monde qui est déjà une belle réussite a, en cette affiche, tout ce qu’il faut pour nous proposer un final inoubliable.

B. Khalifa Ndiaye

Moscou : La sixième édition du programme « Football pour l’amitié » qui s’est déroulée du 8 au 15 juin, à Moscou, a permis au Sénégal de briller à travers ses deux représentants, Mamadou Diédhiou et Magané Diallo. Cet évènement programmé au début du tournoi de la Coupe du monde de la Fifa, a réuni des jeunes de 211 pays et régions représentant l’Asie, l’Afrique, l’Australie, l’Océanie, l’Europe et les Amériques. Cette édition organisée en marge de la Coupe du monde de football « Russie 2018 » a été un grand moment de communion et de fraternité entre jeunes du monde entier.
Elle a été rehaussée par la présence de 211 jeunes de moins de 12 ans représentant six continents : l’Europe, l’Asie, l’Afrique, l’Australie et l’Océanie, l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud.

Le Sénégal avait pour ambassadeurs le jeune Mamadou Diehdiou, footballeur du centre de formation saint-louisien « Ndar Academy Football », et Magané Diallo « apprentie journaliste » du Collège Bilingue à Dakar. À Moscou, les deux adolescents n’étaient pas seuls. Ils étaient accompagnés par Christine Traoré et d’un journaliste.

Les jeunes et tous ceux qui partagent les valeurs du programme comme l’égalité, le respect des différentes cultures et la coexistence pacifique ont attaché un bracelet de l’amitié bleu et vert sur leurs poignets, le symbole du programme « Football For Friendship » de Gazprom. Les jeunes footballeurs, des deux sexes, ont été répartis en 32 équipes mixtes de six joueurs après tirage au sort. Le coaching était assuré par des jeunes provenant des 11 villes hôtes de la Coupe du monde de la Fifa 2018. Les équipes qui portaient le nom d’animaux rares en voie d’extinction se sont affrontées et les jeunes se sont exprimés à travers le langage du ballon. Mamadou Diédhiou a évolué dans l’équipe « Baleine à brosse » qu’il a partagée avec des jeunes venus d’Argentine, des Iles Vierges britanniques, de Roumanie, d’Algérie et d’Estonie avec comme entraîneur un jeune d’Ekaterinbourg, ville où le Sénégal a disputé son deuxième match contre le Japon.

Cette mini Coupe du monde s’est jouée à la Sapsan Arena, contiguë au stade du Lokomotiv, dans la pure sportivité et le fair-play. Mamadou Diédhiou et ses coéquipiers se sont bien illustrés en remportant les trois rencontres de leur groupe face aux « Lions de mer des Galapagos », aux « Guépards », aux « Gharials ». Le jeune Diédhiou a séduit par sa polyvalence. Le jeune qui évolue au poste d’attaquant a démarré comme gardien de but, avant de faire étalage de tout son talent à son poste de prédilection.

En quart de finale, les « Baleines à brosse » ont dominé « Saiga » 2 à 0, mais sont tombés les armes à la main (1-2) face à l’équipe des « Dragons de Komodo » qui sera à son tour battue en finale par les « Chimpanzés ».  Il y avait de l’émotion, du bonheur, des rires, des larmes lors de ce tournoi au cours duquel 192 joueurs ont été utilisés et 197 buts marqués.

Ils ont exprimé leurs rêves de devenir Ronaldo, Neymar, Messi, Mbappé, Modric, Isco, Hazard. « C’était une belle expérience. Je suis très heureux d’y avoir participé et d’avoir fait des rencontres intéressantes, de me faire de nouveaux amis et d’apprendre. Ça a été une très bonne expérience », a dit le jeune pensionnaire de « Ndar Academy Football » qui rêve de devenir plus tard un grand attaquant.

Passionnée de lecture et d’écriture
Loin des pelouses, la jeune Magané Diallo, passionnée de lecture et d’écriture, a bien vécu sa passion d’apprentie journaliste auprès des jeunes d’autres pays. Encadrée par des femmes et hommes de média, elle a appris les rudiments du métier et a couvert l’évènement. Son travail a été sanctionné par la parution de son article dans le quotidien du F4F ; de quoi susciter la fierté de la pensionnaire de l’établissement bilingue « Lcb » (Le Collège Bilingue) de Dakar.

Les deux ambassadeurs du Sénégal ont assisté au forum social ouvert par Viktor Zubkov, le président du Conseil d’administration de Gazprom. Olga Golodets, la vice-première ministre russe, a souhaité la bienvenue aux participants du Forum au nom du président russe Vladimir Poutine.

Au cours de leur séjour moscovite, Mamadou et Magané ont eu la chance d’assister, le 14 juin, au match d’ouverture de la Coupe du monde qui a opposé la Russie à l’Arabie Saoudite. Les deux jeunes ont ainsi permis de hisser très haut le drapeau du Sénégal dans le mythique stade Luzhniki.

Cette sixième édition de « Football For Friendship » a été rehaussée par la présence de représentants du Comité international olympique, de la Fifa, de dirigeants des fédérations de football, des stars du football, des champions olympiques et paralympiques et des personnalités publiques.

Ce programme organisé par Gazprom vise à promouvoir le football auprès des jeunes et à les inciter à avoir un mode de vie sain tout en prônant la tolérance, l’ouverture d’esprit et l’amitié parmi les enfants du monde entier.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (Textes) et Abdoulaye MBODJI (Photo)

La prestation du trio sénégalais au Mondial russe a laissé une bonne impression dans le milieu sportif. Dans tous les cas, l’arbitre international à la retraite, Badara Diatta, est séduit par ses cadets. Il a salué "la performance extraordinaire" à la Coupe du monde Russie 2018 du trio sénégalais composé de Malang Diédhiou, Djibril Camara et Malick Samba qui ont désormais "placé la barre très haut". "Moi, je suis comblé et au fur et à mesure de la compétition, ils sont montés en puissance et auraient pu officier les plus grandes affiches de cette compétition sans aucun souci", a souligné l’arbitre de la finale de la Can 2012 entre la Zambie et la Côte d’Ivoire. Malang Diédhiou et Djibril Camara qui ont officié durant trois matchs de la Coupe du Monde 2018 ont été désignés arbitres réserves lors du match de la 3ème place. "Au début de la compétition, tout le monde aurait signé si on nous avait demandé qu’ils soient désignés pour la 3ème place", se réjouit Badara Diatta, actuellement instructeur Caf et Fifa.

Revenant sur cette performance, l’ancien arbitre international se dit très satisfait de leur prestation notamment lors du 8ème de finale Belgique-Japon (3-2). "C’était l’un des sommets de cette Coupe du Monde et voir un trio africain siffler de la sorte, c’est une immense fierté", a dit Badara Diatta qui n’a pas eu l’honneur d’officier durant une Coupe du Monde senior. « C’est le lieu de rendre hommage à nos formateurs et nos encadreurs, notamment notre président Badara Mamaya Sène qui n’a ménagé aucun effort pour placer notre arbitrage à ce niveau", a-t-il dit. "A partir de ce huitième, tout le monde les voyait faire la finale et je suis convaincu qu’ils auraient été à la hauteur", a-t-il commenté, estimant que c’est déjà une « grande victoire » que les gens puissent les placer à ce niveau. "Nous pouvons être fiers de ces gens qui ont laissé une belle marque de l’arbitrage africain en général et sénégalais en particulier, au Mondial 2018", a-t-il, par ailleurs, ajouté.

Ouverture de nouvelles perspectives pour l’arbitrage africain
Par ailleurs, l’ancien international sénégalais trouve que la prestation du trio sénégalais doit ouvrir de nouvelles perspectives pour l’arbitrage local. "Avec cette performance et la médiatisation de leur œuvre, on doit être perçu avec un regard nouveau sur nos terrains et dans la vie de tous les jours", soutient M. Diatta devenu instructeur Caf et Fifa à la fin de sa carrière en 2014. "J’espère que les jeunes viendront en masse comme cela a été le cas après la coupe du monde 2002 pour les centres et les académies de football", a rappelé l’ancien arbitre international. Badara Diatta qui se réjouit déjà de l’arrivée de plus en plus de cadres et d’universitaires dans l’arbitrage, est convaincu que les officiels et dirigeants du football national suivront les arbitres "avec moins de passion".

"Avec cette prestation, je suis convaincu qu’il y aura encore plus de respect et la nouvelle génération aura des référentiels pour aller de l’avant", a-t-il dit avant de rendre un "hommage vibrant" aux pionniers. "Avant Malang (Diédhiou), Djibril Camara et Malick Samba, on a eu feu Youssou Ndiaye et Falla Ndoye mais avec la médiatisation, cette génération a été mieux suivie par nos compatriotes", a-t-il dit, saluant le travail "colossal" des formateurs. "Je ne pourrais pas tous les citer mais on n’a pas de mots pour remercier le président Badara Mamaya Sène qui nous a permis de maintenir le flambeau", a ajouté l’instructeur Caf et Fifa. "Et la relève est assurée avec les Maguette Ndiaye, Issa Sy, Daouda Guèye, Alioune Sandigui, Fatou Thioune pour ne citer que ces arbitres d’élite", a-t-il énuméré dans le désordre.

"J’en appelle aux jeunes cadres qui s’intéressent au football, qu’ils peuvent intégrer le corps des arbitres qui est aussi un moyen de se faire humainement et socialement", a dit Badara Diatta. Enseignant de formation, il reconnait que l’arbitrage lui a permis de « grandir et de (s)’enrichir humainement".

APS

L’équipe nationale de football des moins de 20 ans du Sénégal a fait match nul (2-2) contre celle du Congo, hier, à Brazzaville, en match comptant pour la manche aller des éliminatoires de la prochaine Can de la catégorie. Avec ce résultat, les boys de Youssouph Dabo tiennent le bon bout de la qualification à la Can des U20, l’année prochaine. En effet, un match nul blanc (0-0), dans une semaine à Dakar, ferait leur bonheur. Autant donc s’attendre à une équipe congolaise qui sera en mission commando, le samedi 21 juillet prochain, à Dakar lors de la manche retour. Mais, sur place, ils trouveront au stade Léopold Sédar Senghor, des Lionceaux bien conscients qu’ils ont leur destin en main.

A titre de rappel, la prochaine Coupe d’Afrique des nations (Can U20), prévue en février 2019, sera abritée par le Niger.

Ansoumana SAMBOU (avec Aps)


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