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Sports (1504)

Sport

C'est maintenant quasiment officiel, le Belge Georges Leekens est le nouveau sélectionneur de l'équipe d'Algérie. L'information a été donnée par la Radio nationale et la chaîne Ennahar, mercredi vers 21h. Le Belge de 67 ans est attendu demain à Alger, en marge du bureau fédéral. Le timing de cette nouvelle nomination est très serré, puisque ce matin, Lokeren, le désormais ex-club de Leekens, annonçait leur séparation d'un commun accord. Le Belge n'aura été sans poste que quelques heures donc avant de s'engager dès demain avec la sélection algérienne. Rappelons qu'il a déjà dirigé l'Algérie lors d'un court bail de six mois en 2003 ainsi que la Tunisie lors de la Can 2015. Il a surtout dirigé la sélection de Belgique à deux reprises, dont la dernière entre 2010 et 2012.

Lors de ce passage, il avait comme adjoint un certain... Marc Wilmots, qu'il avait eu comme joueur et capitaine lors de la Coupe du Monde 1998. Après avoir raté la qualification à l'Euro 2012, Wilmots le remplace et emmène la Belgique aux Coupes du Monde 2014 et l'Euro 2016 avec un groupe formé par lui... Depuis, les relations entre les deux sont exécrables.

DZfoot.com

Le coup dur de Gervinho est confirmé. L’attaquant du Hebei China Fortune souffre d’une rupture des ligaments croisés du genou gauche selon France Football. L’ancien pensionnaire de l’As Rome manquera la Coupe d’Afrique des Nations 2017 qui aura lieu du 14 janvier au 5 février 2017. Si le joueur a rejoint la France pour passer des examens complémentaires, son absence ne devrait pas être moins de six mois. Un véritable coup dur pour Michel Dussuyer et la Côte d’Ivoire qui perd l’un des éléments ayant contribué à la victoire finale en 2015.

Afrik-foot.com

Double championne olympique de saut à la perche et retraitée cet été, Elena Isinbaeva continue d'occuper l'espace médiatique du sport russe. Admise au CIO en août dans la foulée de son élection à la commission des athlètes, elle s'est déclarée candidate à la présidence de la Fédération russe d'athlétisme (Araf). Hier, Isinbaeva a estimé qu'elle avait tous les arguments pour remporter l'élection : «Bien sûr que c'est réel.

Il faut qu'on agisse ensemble. Nous devons tous ensemble défendre notre pays, son honneur et sa dignité, et alors tout sera possible», a déclaré l'ex-athlète de 34 ans. L'élection doit avoir lieu le 9 décembre prochaine et l'actuel président Dmitri Chliakhtine ne devrait pas être candidat, quelques mois après avoir échoué à faire lever la suspension des athlètes russes, privés de compétition internationale par la Fédération internationale (IAAF).

«J'ai pris la décision de diriger l'Araf et de la faire revenir au sein de l'IAAF. Je suis convaincue qu'ensemble, nous arriverons à rétablir la justice et à séparer le sport de la politique», a déclaré Isinbaeva lors d'une réunion du conseil de l'Araf.

Dans sa tendre jeunesse elle défiait les garçons de son âge. Elle ne se laissait pas dompter dans les combats en lutte traditionnelle lors des cérémonies culturelles. C’est du sang de lutteur qui coule dans ses veines, puisque, d’après son frère ainé, Isabelle Sambou a hérité de ses parents son talent de lutteuse.

« Honnêtement, j’étais surpris quand j’ai appris qu’elle a été choisie comme porte-drapeau du Sénégal par le président de la République, Macky Sall, pour les Jeux olympiques de Rio. Mais j’avais confiance en elle puisque quand elle était plus jeune, elle défiait même les garçons de son âge. Elle était difficile à dompter». Ce morceau choisi du témoignage de Nazaire Sambou, frère ainé d’Isabelle Sambou, en dit long sur la personnalité de celle qui a ouvert le défilé de la délégation olympique sénégalaise aux derniers Jo Rio 2016, au Brésil (du 5 au 21 aout). Nazaire se rappelle bien des exploits de sa sœur cadette lors de sa jeunesse.

« Quand elle était plus jeune, il y a ce qu’on appelle dans notre milieu hougoone. C'est-à-dire, la fondation de maison avant le début des travaux de construction. Par solidarité, les villageois se retrouvaient pour apporter leur soutien au propriétaire de la future maison. Alors pendant les travaux, les garçons tentaient de terrasser les filles dans la boue. Cela fait partie de la tradition. Mais, Isabelle a toujours été difficile à manœuvrer lors de ces combats de lutte entre garçons et filles. Pour la battre, il faut utiliser d’autres arguments physiques. Personnellement, je suis son grand-frère, mais j’ai toujours éprouvé des difficultés pour la corriger quand elle était plus jeune ». Pour ne pas se faire ridiculiser, « les garçons se méfiaient d’elle. Les plus téméraires éprouvaient des difficultés pour s’en défaire s’ils n’étaient pas tout bonnement, humiliés » poursuit Nazaire Sambou, avec fierté.

Ce que l’intéressée confirme, du reste. « Je peux dire que je suis née lutteuse parce que mes parents sont d’anciens champions de lutte. Donc, c’est du sang de lutteurs qui coule dans les veines», dit-elle avec un large sourire. En effet, d’après son grand-frère, Isabelle Sambou a hérité ses qualités de combattante de ses parents. « Elle est née dans une famille de lutteurs. Notre père et notre maman étaient des grands champions de lutte dans leur jeunesse », confirme l’ainé trouvé dans son village natal, Mlomp Haer, à 9 kilomètres d’Oussouye, en Basse Casamance.

Toutefois, si Isabelle ne se laissait pas dompter par sa génération, tous sexes confondus, elle « voue un grand respect à (ses) ainés ». Son futur mari peut aussi se rassurer. La championne de lutte promet de ne pas le défier dans son foyer. « J’ai été inspirée par Evelyne Diatta, ancienne lutteuse de la contrée. Jules, un ami de mon grand-frère l’a convaincu de me laisser lutter. Et dans notre culture comme on ne défie pas les anciens, je me plie à leurs décisions. C’est ainsi que j’ai intégré la lutte ». En réalité, «si elle avait vécu la période de la lutte féminine (ékolomodje), elle aurait fait des ravages » regrette, avec fierté, son grand-frère qui se glorifie d’avoir été « un champion dans la localité ».

En fait, Nazaire confirme qu’ils ont « hérité la force et la technique de (leurs) parents ».  Une famille de lutteurs dont la seule Isabelle est sortie du terroir pour monnayer son talent avec le succès qu’on connait. Au point d’être désignée porte-drapeau du Sénégal aux JO de Rio en 2016. Une consécration pour la nonuple championne d’Afrique. Une étape dans la vie sportive de la lutteuse qu’apprécie particulièrement le grand-frère et au-delà, la contrée dont elle participe au rayonnement. Mais les voisins, tout comme le frère n’ont pas pu suivre ses prestations à Rio de Janeiro. Le défaut d’éclairage public et le décalage horaire sont passés par là. « A Rio, c’est elle-même qui m’a appelé pour m’annoncer son élimination », ajoute Nazaire pour confirmer leur proximité.

« Ses différentes prestations sont suivies avec beaucoup de pression et de tension dans la famille ». Et de citer un fait tragique qui a émaillé sa sortie à Londres lors des JO en 2012 lorsqu’elle a été éliminée en quart de finale. En effet, il révèle que l’élimination « a été fatale à son grand-frère malade qui est décédé à l’annonce de la mauvaise nouvelle. Nous avions des relations très étroites. Nous sommes comme des jumeaux et c’est dans ce sens qu’elle s’ouvre toujours à moi pour me confier ses problèmes. Et je n’ai pas manqué de lui remonter le moral après son élimination à Rio. Elle était étreinte par l’émotion mais je l’ai remotivée ».

Isabelle Sambou et sa familleRévélée lors de la fête traditionnelle de Kamaghène, la lionne du Kaassa, a été perfectionnée par Lansana Coly qui était à la recherche de jeunes talents pour son écurie de lutte. Orpheline de père et de mère, Isabelle n’a pratiquement pas connu ses parents. « Notre papa est décédé en 1982, notre maman ne lui a pas longtemps survécu. Elle est décédée quelques temps après. Isabelle, encore petite, a donc été confiée à une de nos tantes pour son éducation » témoigne Nazaire. A 36 ans le 20 octobre prochain, Isabelle a marqué le Sénégal et l’Afrique par sa forte personnalité. Championne du Monde en lutte de plage en 2009 (-70 kg), elle est médaillée d’or africaine à neuf reprises.

« Honnêtement, j’étais surpris quand j’ai appris qu’elle a été choisie comme porte-drapeau du Sénégal par le président de la République, Macky Sall, pour les Jeux olympiques de Rio. Mais j’avais confiance en elle puisque quand elle était plus jeune, elle défiait même les garçons de son âge. Elle était difficile à dompter». Ce morceau choisi du témoignage de Nazaire Sambou, frère ainé d’Isabelle Sambou, en dit long sur la personnalité de celle qui a ouvert le défilé de la délégation olympique sénégalaise aux derniers Jo Rio 2016, au Brésil (du 5 au 21 aout). Nazaire se rappelle bien des exploits de sa sœur cadette lors de sa jeunesse. « Quand elle était plus jeune, il y a ce qu’on appelle dans notre milieu hougoone. C'est-à-dire, la fondation de maison avant le début des travaux de construction.

Par solidarité, les villageois se retrouvaient pour apporter leur soutien au propriétaire de la future maison. Alors pendant les travaux, les garçons tentaient de terrasser les filles dans la boue. Cela fait partie de la tradition. Mais, Isabelle a toujours été difficile à manœuvrer lors de ces combats de lutte entre garçons et filles. Pour la battre, il faut utiliser d’autres arguments physiques. Personnellement, je suis son grand-frère, mais j’ai toujours éprouvé des difficultés pour la corriger quand elle était plus jeune ». Pour ne pas se faire ridiculiser, « les garçons se méfiaient d’elle. Les plus téméraires éprouvaient des difficultés pour s’en défaire s’ils n’étaient pas tout bonnement, humiliés » poursuit Nazaire Sambou, avec fierté.

Ce que l’intéressée confirme, du reste. « Je peux dire que je suis née lutteuse parce que mes parents sont d’anciens champions de lutte. Donc, c’est du sang de lutteurs qui coule dans les veines», dit-elle avec un large sourire. En effet, d’après son grand-frère, Isabelle Sambou a hérité ses qualités de combattante de ses parents. « Elle est née dans une famille de lutteurs. Notre père et notre maman étaient des grands champions de lutte dans leur jeunesse », confirme l’ainé trouvé dans son village natal, Mlomp Haer, à 9 kilomètres d’Oussouye, en Basse Casamance.


Toutefois, si Isabelle ne se laissait pas dompter par sa génération, tous sexes confondus, elle « voue un grand respect à (ses) ainés ». Son futur mari peut aussi se rassurer. La championne de lutte promet de ne pas le défier dans son foyer. « J’ai été inspirée par Evelyne Diatta, ancienne lutteuse de la contrée. Jules, un ami de mon grand-frère l’a convaincu de me laisser lutter. Et dans notre culture comme on ne défie pas les anciens, je me plie à leurs décisions. C’est ainsi que j’ai intégré la lutte ». En réalité, «si elle avait vécu la période de la lutte féminine (ékolomodje), elle aurait fait des ravages » regrette, avec fierté, son grand-frère qui se glorifie d’avoir été « un champion dans la localité ».

En fait, Nazaire confirme qu’ils ont « hérité la force et la technique de (leurs) parents ».  Une famille de lutteurs dont la seule Isabelle est sortie du terroir pour monnayer son talent avec le succès qu’on connait. Au point d’être désignée porte-drapeau du Sénégal aux JO de Rio en 2016. Une consécration pour la nonuple championne d’Afrique. Une étape dans la vie sportive de la lutteuse qu’apprécie particulièrement le grand-frère et au-delà, la contrée dont elle participe au rayonnement. Mais les voisins, tout comme le frère n’ont pas pu suivre ses prestations à Rio de Janeiro. Le défaut d’éclairage public et le décalage horaire sont passés par là.

« A Rio, c’est elle-même qui m’a appelé pour m’annoncer son élimination », ajoute Nazaire pour confirmer leur proximité. « Ses différentes prestations sont suivies avec beaucoup de pression et de tension dans la famille ». Et de citer un fait tragique qui a émaillé sa sortie à Londres lors des JO en 2012 lorsqu’elle a été éliminée en quart de finale. En effet, il révèle que l’élimination « a été fatale à son grand-frère malade qui est décédé à l’annonce de la mauvaise nouvelle. Nous avions des relations très étroites. Nous sommes comme des jumeaux et c’est dans ce sens qu’elle s’ouvre toujours à moi pour me confier ses problèmes. Et je n’ai pas manqué de lui remonter le moral après son élimination à Rio. Elle était étreinte par l’émotion mais je l’ai remotivée ».

Révélée lors de la fête traditionnelle de Kamaghène, la lionne du Kaassa, a été perfectionnée par Lansana Coly qui était à la recherche de jeunes talents pour son écurie de lutte. Orpheline de père et de mère, Isabelle n’a pratiquement pas connu ses parents. « Notre papa est décédé en 1982, notre maman ne lui a pas longtemps survécu. Elle est décédée quelques temps après. Isabelle, encore petite, a donc été confiée à une de nos tantes pour son éducation » témoigne Nazaire. A 36 ans le 20 octobre prochain, Isabelle a marqué le Sénégal et l’Afrique par sa forte personnalité. Championne du Monde en lutte de plage en 2009 (-70 kg), elle est médaillée d’or africaine à neuf reprises.

 

Dans sa jeunesse Frédéric « Eghanta » Sambou a régné sans partage dans le Kaassa. Notamment lors de la traditionnelle fête de Kamaghène, « célébrée à la fin de la récolte du riz pour remercier le Bon Dieu d’avoir arrosé le sol de pluie ». S’il était de l’actuelle génération il aurait certainement empoché une fortune dans l’arène. Mais, Frédéric Sambou ne regrette rien, puisqu’il déteste la lutte avec frappe. « J’ai horreur des coups de poing dans la lutte avec frappe. Je déteste la violence dans le sport à plus forte raison dans la lutte en milieu Diola qui fait partie de notre culture. La lutte simple est plus technique et plus riche ».

Mais, s’il déteste la lutte avec frappe à cause de la violence, il nourrit, cependant, quelques regrets. « C’est notre culture, notre tradition qui nous a privé des millions de l’arène. Car, ici, on ne lutte plus après le mariage. Et c’est le « Kamaghène » qui clôt définitivement la carrière de lutteur dans notre milieu. Cette fête sacrée est une sorte de jubilé chez nous, pour les nouveaux mariés.

C’est après avoir vécu cette fête que les jeunes mariés partent en campagne hors du terroir » se rappelle Frédéric qui a particulièrement noté un « manque d’engouement » pour la fête du « Kamaghène », depuis quelques temps, comparé à leur époque. L’ancien champion de lutte de la zone consent que « les temps ont changé », il espère que Jean Diatta « Echocolat » de Cabrousse qui a construit et équipé à ses frais un centre ultramoderne de lutte réussira son défi de relancer la discipline en Basse Casamance. La lutte étant considérée comme un sport réservé à la jeunesse en milieu Diola, dans le département d’Oussouye.

Et selon les différentes localités du département d’Oussouye, les cérémonies de lutte traditionnelle varient. Ainsi, dans la commune de Mlomp, c’est le « Kamaghène » qui est organisée à la fin de la récolte du riz, à Oussouye c’est le « Humabeul », la fête du roi, et à Cabrousse c’est le « Hulang ». Des fêtes « sacrées » qui se tiennent pendant trois jours et à des périodes différentes. Alors que le « Kamaghène » et le « Hulang » sont organisés pendant la saison sèche, le « Humeubeul » se tient au mois de septembre. La particularité par rapport aux autres cérémonies, c’est que la tenue du « Humeubeul » dépend de la présence physique du roi.

S’il y a vacance de pouvoir dans la royauté, la manifestation est suspendue le temps que le successeur soit intronisé. Frédéric Sambou garde un souvenir de cette fête sacrée, puisque c’est lors d’une édition du Humeubeul qu’il s’est révélé au grand public. « C’est le prédécesseur du roi Sibilumbaye qui a fait de moi le champion que je suis devenu » raconte cet ancien « athlète aussi spécialiste du lancer de poids et de javelot ». A la retraite à 71 ans, il est aujourd’hui délégué de quartier de son quartier, Elinkine.

Elles ont marqué de leur empreinte cette lutte féminine propre au département d’Oussouye. Le « Ekolomodje » se pratique encore dans la commune d’Oussouye, près le « Humeubeul » fête du roi, les dames entrent en lice pour trois jours. Mais il est suspendu à Mlomp pour éviter des crises entre quartiers, au grand dam des anciennes pratiquantes.

C’est la gorge serrée qu’elle parle de la lutte féminine en milieu dans la communauté rurale d’Oussouye. Cette ancienne gloire de la lutte en milieu Kaassa, regrette en effet l’arrêt de ce sport version féminine. « Indomptable » à son temps, d’après des témoignages sur les lieux, Ida Senghor plus connue sous le pseudonyme de « Amoul » revient sur les causes de la suspension de ce sport dans la communauté rurale de Mlomp. « Contrairement aux hommes, nous les femmes nous ne sommes pas sportives. Chez les hommes, il y a plus de fairplay. Le vainqueur respecte l’adversaire, alors que chez les dames, c’est comme des règlements de compte. Certaines lutteuses, après avoir pris le dessus sur leurs adversaires, l’assènent de coups, pour lui prouver qu’elles sont plus fortes qu’elles. Et cela crée des tensions entre quartiers. Alors, partant de là, les autorités du village ont pris la décision de mettre fin à la lutte féminine afin d’éviter le pire », explique Ida Senghor. Le pire s’est même produit lors de la fête sacrée, le Kamaghène, qui était endeuillée après une altercation entre lutteuses de Haer et de Djicomol », deux quartiers voisins.

C’est ce qui a précipité l’arrêt des séances pour les dames pour éviter ce genre de crises graves entre quartiers.  Cela remonte à « plus de quinze ans » se rappelle – t-elle. « J’étais une championne de lutte avec beaucoup de talent » se glorifie, Ida Senghor. Prenant à témoin son mari, elle ajoute qu’elle domptait ses adversaires « sans difficulté. Elles ne pouvaient pas me résister ». Et c’est naturellement, avec nostalgie qu’elle revient sur de leur époque. « La lutte féminine était très passionnante. Nous sommes nostalgiques de cette époque. Il nous arrive d’organiser des séances d’exhibition à travers des pièces de théâtre pour mieux expliquer aux jeunes filles », selon elle. Madeleine Diédhiou est de la même génération qu’Ida Amoul Senghor, la dernière à avoir lutté le « Ekolomodje ».

A l’image de sa camarade, elle regrette la suspension de ce genre de lutte assez spéciale. Notamment l’accoutrement des lutteuses qu’elle garde encore en souvenir dans un coin dans sa mémoire. « C’était vraiment beau à voir. Les guêtres en feuilles de rônier, les pagnes » entre autres accessoires. « Les séances de lutte entre filles étaient souvent émaillées d’incidents qui ont contraint les anciens à les suspendre. Au début, le fair-play prévalait. Vainqueurs comme vaincues se congratulaient à la fin du combat, mais au fil du temps, des gestes déplacés ont été notés avec des adversaires qui voulaient toujours humilier leurs victimes à travers des coups défendus comme pour leur signifier qu’elles étaient plus fortes qu’elles. Avec comme conséquence, des affrontements parfois tragiques comme lorsqu’une des lutteuses a piqué une crise suivie d’un décès. Un événement tragique qui a précipité la décision d’arrêter définitivement ces séances de lutte féminines. De son amie Ida Senghor, Madeleine Diédhiou témoigne qu’elle était « petite de taille, mais difficile à manœuvrer. C’était une vraie championne indomptable» reconnait Mado. En dames, les sessions se tenaient sur trois jours alors que la durée était illimitée pour les garçons. « C’était des moments de fête avec des démonstrations », ajoute celle qui dit hériter sa morphologie de sa maman et sa force de son père.

Les deux anciennes, témoins de la vitalité de la lutte regrettent fortement cette belle époque qu’elles aimeraient revivre avec les nouvelles générations. Elles sont particulièrement nostalgiques des séances de « bakk » avec les accoutrements riches en couleurs et des pas de danse dont elles seules ont le secret. Au grand regret de Madeleine Diédhiou et Ida Senghor qui font partie de la dernière génération de lutteuses à s’y produire. L’arène de Mlomp qui servait de cadre d’expression de ces combattantes est toujours visible au centre du village. Sur une vaste étendue, l’aire sablonneuse a désormais laissé la place à une végétation touffue d’herbes sauvages et d’arbustes qui ont pris possession des lieux. La Case des Tout petits du village a occupé le reste de cet endroit appelé « Hukolomodj ».

 

En Basse Casamance, la lutte féminine communément appelée ‘‘Ekolomodj’’ a cessé d’être pratiquée depuis quelques années maintenant. Ce qui était l’occasion de grands moments en marge de la fête de Kamaghène a laissé des souvenirs vivaces dans l’esprit de ceux qui l’ont vécu. En particulier les dames qui sont désormais réduites à de simples spectatrices d’événements dont elles étaient parties prenantes quelques années auparavant.

Les vestiges de la pratique multiséculaire de l’« Ekolomodj » ou lutte féminine sont toujours visibles à Mlomp, dans le département d’Oussouye en Basse Casamance où ces séances ont rythmé la vie de centaines, voire de milliers de jeunes filles devenues grandes dames au fil des années. Si dans la commune, chef-lieu de département, les séances ont lieu juste après la fête du roi dénommée ‘‘Houmabeul’’, les autres localités environnantes organisaient les leurs en fin d’hivernage.

Mais depuis une quinzaine d’années ces manifestations uniques en Basse Casamance sont suspendues dans la commune de Mlomp. Ce qui laisse un goût amer aux adeptes de ces séances de lutte féminine. Car au-delà des récits des anciennes pratiquantes qui font état de la ferveur qui s’emparait de la localité, elles racontent avec beaucoup de nostalgie, ces séances qui opposaient les filles de différents quartiers de la localité. Selon Ida Senghor, une ancienne pratiquante, « nous sommes nostalgiques de cette époque et pour revivre ces moments, il nous arrive d’organiser des séances d’exhibition à travers des pièces de théâtre pour mieux expliquer aux jeunes filles ce patrimoine culturel » qui relève aujourd’hui de l’histoire de la Basse Casamance.

Une tradition qui a engendré des championnes d’Afrique
Elles s’accordent à dire que les anciens qui ont décidé de l’arrêt de cette pratique ont été poussés à bout. Les deux anciennes, témoins de la vitalité de la lutte regrettent fortement cette belle époque qu’elles aimeraient revivre. Elles sont nostalgiques des séances de ‘‘bakk’’ avec les pas de danse exécutés à cette occasion.

La pratique de la lutte a forgé le caractère et la détermination chez les filles de la localité qui ont composé l’essentiel de l’équipe nationale olympique du Sénégal. Et qui ont participé à différentes campagnes internationales. Ainsi aux championnats d’Afrique de 1997 organisés au Maroc, le Sénégal représenté pour la première fois avait amené trois filles du département d’Oussouye à savoir Marie Nicole Diédhiou, médaillée de bronze dans la catégorie des 75kg, Evrine Assine qui avait alors remporté l’argent dans la catégorie des 51kg et Adéline Diamacoune, médaillée d’or chez les 56kg. Une tradition perpétuée aux joutes suivantes avec toujours des médailles glanées par les représentantes du terroir pour le compte du Sénégal. L’actuel porte-drapeau de la lutte olympique nationale chez les dames est d’ailleurs de la localité.

Isabelle Sambou qui a fait office de capitaine d’équipe et de porte-drapeau de la délégation sénégalaise aux JO de Rio s’inscrit dans la lignée de ses ainées depuis ses débuts en équipe nationale en 2001 lors des championnats d’Afrique au Maroc. Elle faisait partie des cinq participantes nationales et avait remporté l’argent dans la catégorie des 56kg. Depuis, que de chemin parcouru par celle qui a fini de faire le vide autour d’elle sur le Continent et échouant de peu à glaner une médaille aux Olympiades de Londres. Rebelote à Rio, il y a quelques semaines même si le chemin a été plus difficile dans la cité brésilienne que dans la capitale britannique.

Une consécration pour Isabelle qui n’a pourtant pas vécu les séances d’Ekolomodj dans son village. La faute à un arrêt de cette pratique consécutive à une interdiction décidée par les anciens. Une mesure qu’elle déplore, à l’image de toute la communauté puisque ces manifestation étaient des moments de socialisation non négligeables. D’après les témoignages de ceux qui les ont vécues, « ces séances de lutte féminine favorisaient le regroupement des villages et leur permettaient de se connaître, d’échanger des idées et de renouer des liens solides d’amitié, solidarité et de fraternité entre ces villages ».

Mais la génération des Isabelle et compagnie a trouvé la parade prétextant de quelques occasions de se retrouver entre filles et garçons pour des combats. « Nous sommes arrivées après la fin des séances ‘‘Ekolomodj’’. Mais nous avons créé notre propre ‘‘Ekolomodj’’ pour nous occuper », a-t-elle dit. Elle ajoute que pendant ces moments-là, « c’est dans l’adversité avec les garçons que je me sens plus à l’aise. C’était à l’occasion des séances que l’on organisait des cérémonies traditionnelles ».

De nos envoyés spéciaux Ansoumana Sambou et Ousseynou Pouye (Textes)
et Abdoulaye Mbodj (Photos).

 

Le Ballon d'Or, revenu dans le giron exclusif de France Football après l'arrêt du partenariat avec la Fifa, sera dévoilé « avant la fin de l'année civile », a annoncé mardi l'hebdomadaire créateur du prix, sans donner plus de détail. Sous l'ère Fifa (de 2010 à aujourd'hui), le Ballon d'Or était décerné à Zurich en janvier pour récompenser les performances d'un joueur sur l'année écoulée. Autre différence : « Le vote sera déterminé à partir d'une liste de trente joueurs, contre vingt-trois lors des précédentes éditions ». Le journal avait déjà acté la semaine dernière que, comme à l'origine, seuls les journalistes voteraient, contrairement au partenariat avec la Fifa qui avait ouvert le scrutin aux sélectionneurs et aux capitaines des équipes nationales.

L'attaquant camerounais Samuel Eto'o a été suspendu jusqu'à nouvel ordre par son équipe, Antalyaspor, suite à des accusations de racisme portées sur les réseaux sociaux. Cette décision intervient alors que l'ancien international est soupçonné d'avoir critiqué le président du club, Ali Safak Ozturk, sur Instagram, où il a posté, en turc, mardi: «Rappel : peut-être que certaines personnes ne me respectent pas car je suis noir».

«Mais je ne vais pas redescendre du niveau que j'ai atteint. Je suis dans ce jeu depuis 18 ans», avait poursuivi le joueur, assortissant ses mots d'une capture d'écran de son palmarès sur le site Wikipedia. Dans ce premier message, Eto'o ne met personne en cause nommément mais, face à la controverse, il a ensuite posté l'image de mains formant un coeur devant le logo de son club depuis juin 2015, assurant que sa sortie ne visait pas son président.

Ces messages avaient été interprétés comme une réponse aux critiques de M. Ozturk sur ses récentes performances. «Aucun joueur n'est au-dessus des intérêts d'Antalyaspor. Chacun doit connaître sa place», avait déclaré ce dernier. Le séjour turc de l'ancien du FC Barcelone, de l'Inter Milan ou encore de Chelsea a tourné au vinaigre ces dernières semaines, alors que la rumeur l'annonçait en partance pour Besiktas. Des tensions encore aggravées par un très mauvais début de saison, au cours duquel Antalyaspor n'a récolté qu'un seul point en quatre matches.

 

Le groupe Obs (Olympic Broadcasting Services), chargé de la production audiovisuelle des jeux Olympiques, est poursuivi par la justice brésilienne pour des atteintes présumées au droit du travail pendant les Jo-2016 à Rio. La justice brésilienne a décidé lundi de saisir à titre conservatoire des biens du groupe Obs. Cette saisie, destinée à « garantir la compensation matérielle en cas d'éventuels préjudices causés aux employés recrutés par l'entreprise » pour les Jo-2016, concerne des camions, des équipements de transmission audiovisuelle ou encore des comptes d'Obs dans des banques brésiliennes.

« Selon l'enquête, plus de 2.000 professionnels (...) ont été contraints d'effectuer des journées de travail abusives, dépassant les dix heures quotidiennes », indique dans un communiqué le parquet de Rio de Janeiro spécialisé dans les dossiers de droit du travail. OBS a indiqué qu'il ne ferait « pas de commentaires » sur la décision de la justice brésilienne « tant que l'affaire était en cours ». Créé en 2001 par le Comité international olympique (Cio) et basé à Madrid, Obs est le service officiel de production et de diffusion audiovisuelles des jeux Olympiques et des jeux Paralympiques, qui fournit les télévisions du monde entier détentrices des droits de retransmission.

(AFP)

Les amateurs de lutte avaient craint pour l’avenir de la lutte, avec le retrait des gros sponsors (sociétés de téléphonie mobile, notamment). Mais, même si la saison passée a été pauvre en « chocs de ténors », il ne s’est pratiquement passé aucun week-end où il n’y a pas eu de galas ou de combat. La preuve que la lutte peut s’adapter voire se réinventer. En plus, les « seconds couteaux » qui n’avaient pas trop voix au chapitre, ont pu lutter assez régulièrement. La tendance va-t-elle se poursuivre ? Le retrait des gros sponsors serait-il une chance pour la lutte ? Nous avons enquêté.

Ce n’était pas si choc que cela, lors de la défunte saison de lutte ! Mis à part les face-à-face Yakhya Diop Yékini – Lac de Guiers 2 et Modou Lô – Gris Bordeaux, aucune autre grande affiche n’avait été ficelée. Les inconditionnels ont donc été sevrés de ces chocs de titans qui les poussaient en masse sur les travées des différentes… arènes de Dakar et d’ailleurs. 

Tout le contraire des années précédentes où ils avaient véritablement l’embarras du choix. Cette fois, les promoteurs, naguère prompts à se lancer dans une course effrénée aux affiches alléchantes, à coups de centaines de millions de francs, se sont illustrés par une discrétion inhabituelle voire un silence autant assourdissant qu’inquiétant. Tout portait finalement à croire qu’ils avaient mis leurs menaces à exécution. Et pour cause, il y a deux ans, Gaston Mbengue et Cie avaient sonné l’alerte et demandé aux « gros bras » de revoir à la baisse leurs prétentions financières, du fait, argumentaient-ils alors, du retrait des principaux bailleurs de l’arène, que sont notamment les opérateurs de téléphonie mobile comme Orange et Tigo.

Mais cette exigence, la bande à Balla Gaye 2 n’avait pas voulu en entendre parler. Résultat, on a assisté à un jeu d’échec entre les « match-makers » et les ténors où aucune partie n’entendait faire des concessions. « Ce bras de fer » a cependant profité aux lutteurs de seconde zone, qui, la saison dernière, ont fait vibrer le stadium Iba Mar Diop. Il ne se passait pratiquement aucun week-end, où il n’y a pas eu de gala de « petits combats » de lutte, au grand bonheur des « petits supporters ». Les « petits » promoteurs, en l’occurrence Serigne Modou Niang, Assane Ndiaye de Baol Production, Moustapha Kandji, Bamba Faye, entre autres, ne se sont guère souciés du cas des autres habitués à traiter avec la classe Vip. Ils en ont profité pour rafler le maximum d’affiches et vivre pleinement leur passion et leur saison. En fait, le retrait des sponsors n’a en rien baissé leurs ardeurs, contrairement aux grands promoteurs tels que Gaston Mbengue, Aziz Ndiaye, Luc Nicolaï, entres autres. D’ailleurs, pour décrocher une grosse affiche la défunte saison, Aziz Ndiaye et Gaston Mbengue en étaient réduits à faire une coproduction pour le choc Yakhya Diop Yékini – Lac de Guiers 2. Certains ténors comme Modou Lô et Gris Bordeaux ont, de leur côté, revu à la baisse leur cachet pour pouvoir descendre dans l’arène. Les autres ont tous passé une année blanche lourde de conséquences pour eux, surtout sur le plan financier.

Une tendance appelée à continuer…
En effet, il n’est plus question pour les promoteurs de faire des « folies » dans l’arène. Avec ou sans sponsors, ils ont apparemment cette fois-ci décidé d’aller jusqu’au bout de leur logique baissière des cachets. La preuve, certains n’ont pas cédé face aux exigences des ténors la défunte saison et en ont zappé plus d’un. Bombardier, l’actuel « roi des arènes », ne dira pas le contraire, lui qui, en tant que « patron » de l’arène, a passé une année blanche. Une première dans l’histoire de la lutte avec frappe, mais cela n’a suscité aucun regret chez les promoteurs fidèles à leur ligne de conduite. Pour l’un d’eux, Aziz Ndiaye, la lutte a perdu tout ce qui faisait son charme. « Pour dire vrai, le business de la lutte ne marche plus comme avant.

Je le dis depuis deux ans et j’avais décidé de me retirer. Ce sport drainait la foule et beaucoup de sponsors mais tel n’est plus le cas maintenant », avait-il fait savoir la saison dernière. Le jeune promoteur qui a longtemps fait des « folies » dans l’arène pour décrocher des combats-chocs (Modou Lô 135 millions pour son combat contre Eumeu Séne 115 millions ou Balla Gaye plus de 140 millions face à Tapha Tine, voire Gris Bordeaux – Modou Lô qui lui a couté presque 200 millions de francs) est catégorique : seuls les lutteurs peuvent redresser la barre ; en quoi faisant ? Accepter de réduire leurs cachets pour que la lutte redémarre sur de nouvelles bases.

« Les gros cachets et toutes les folies qui allaient avec ne peuvent plus continuer. Les lutteurs ne veulent pas comprendre la situation actuelle. Mais, s’ils se référent au nombre de leurs pairs qui ont fait une année blanche, ils comprendront que la situation est critique. Il n’y a plus de Vip d’ailleurs dans l’arène. Ils ont tous eu deux défaites ou plus ». Autrement dit, aux yeux d’Aziz Ndiaye, tous les lutteurs se valent maintenant ! Et, dit-il, le cachet raisonnable, celui qu’il peut payer sans rechigner, c’est 50 millions.
L’ancien « roi des arènes » Yakhya Diop Yékini, quant à lui, exhorte les jeunes lutteurs à s’investir et être plus sérieux parce que la lutte est en train de perdre du terrain.

« Quand certains sponsors n’acceptent plus de venir dans la lutte, c’est qu’il y a un problème. La violence, les mauvais comportements ne sous aident pas. Un lutteur doit montrer l’exemple, c’est à ce prix que les partenaires et sponsors reviendront dans la lutte », a-t-il récemment déclaré chez un confrère. Un message qui, certainement, concerne plus ses pairs de la classe Vip que les lutteurs dits de seconde zone qui n’ont eu aucune difficulté à décrocher des combats la défunte saison.

… au grand bonheur des « petits » promoteurs et lutteurs
Ils ont en effet pu lutter assez régulièrement et montrer qu’ils ont leur place dans l’arène. De belles affiches ont fait le bonheur des amateurs lors de la saison dernière. Entre autres Gris 2 – Ablaye Ndiaye, Reug Reug – Brise de Mer, Garga 2 – Valdo, Ma Paul – Kara Doolé, Mod Dia – Cheikh Nguirane, Nger – Feugeuleu, Marley – Khadim Sarr, Konia – Doumboul, Ziza – Libidor, Puissance –Métro, Saloum Saloum - Diockel. Ndongo Lô de l’écurie Sa Ndiambour a de son côté raflé la palme en livrant trois combats durant la saison.

Il a battu Petit Niang et Ndigueul avant de perdre contre Niakh Diarignou. Les jeunes promoteurs Bamba Faye de la structure MGC, Alioune Guèye de Lune productions, Kandji Production, Assane Ndiaye de Baol Production ont damé le pion aux autres de l’autre camp. Ils ont livré même à leur manière une course aux « affichettes ». Battu la saison dernière par Bébé Saloum, Gambien, sociétaire de l’écurie Boul Falé, trouve que cette nouvelle donne doit continuer pour le bien des lutteurs de la jeune génération. « J’ai accepté de lutter pour le promoteur Manga 2, pour un cachet pas si fameux que cela, mais je trouve que c’était mieux que rien. J’avais besoin de faire mon come-back même si j’ai finalement perdu le combat.

Mais le constat est que tous les promoteurs se sont rués vers nous la saison dernière, et cela doit continuer ». D’après lui en effet, les match-makers se sont rués vers les jeunes lutteurs parce qu’ils avaient des difficultés pour ficeler les grosses affiches. Or, il ne doit pas en être ainsi. « Nous avons compris leurs difficultés parce que les sponsors se sont retirés de l’arène, c’est maintenant à eux de nous comprendre. Il faut qu’ils aident les jeunes lutteurs. Ces derniers peuvent répondre à leurs attentes et remplir les stades». Certains promoteurs ne comptent pourtant pas retourner leur veste même si les ténors ont revu à la baisse leurs prétentions financières. Assane Ndiaye de Baol Production a déjà ficelé 7 combats de choc entre les jeunes les plus redoutés de l’arène. Serigne Modou Niang, lui, compte ouvrir sa saison au mois d’octobre avec le duel Valdo – Saloum Saloum. Et d’autres affiches de « seconds couteaux » devraient suivre.

Un vrai mal pour un bien peut-être que ce retrait des sponsors combiné à la « détermination » des gros bras à maintenir toujours haut la barre de leurs aspirations pécuniaires…

Dossier réalisé par Absa NDONG

« Vous savez, je n’ai pas la même vision des choses que les autres. De mon point de vue, certains sponsors accompagnent toujours la lutte. Je parle en connaissance de cause, car j’ai toujours les mêmes partenaires. Seulement il faut reconnaître que les principaux bailleurs de l’arène, les opérateurs de téléphonie mobile Orange et Tigo, se sont retirés et cela a un impact sur les grosses affiches ». Le point de vue est du promoteur de lutte Serigne Modou Niang qui s’illustre depuis plusieurs saisons par le nombre important de gala qu’il organise. La preuve que tout continue de baigner pour lui. « J’ai fait lutter 400 lutteurs et organisé 20 journées », avance-t-il. Ce qui, encore une fois, le place tout en haut du classement des promoteurs de lutte ayant organisé le plus de combats. Le patron de Mouniang Production s’est par ailleurs félicité que les jeunes lutteurs se soient bien exprimés lors de la précédente saison. L’explication, selon lui, c’est que « les promoteurs se sont rabattus sur eux, parce qu’ils ont compris qu’ils pouvaient s’en sortir, sans avoir à payer des cachets exorbitants ». Serigne Modou Niang se fait même le parfait avocat des lutteurs de la jeune génération qui, d’après lui, « sont capables de remplir les stades même les jours ouvrables ». C’est pourquoi, il est de ceux qui refusent de parler de « crise dans l’arène. « Il n’y a aucune crise », martèle-t-il tout en souhaitant toutefois que « les sponsors reviennent afin que les ténors s’épanouissent comme avant ». Car, pour lui, les « gros bras » sont « revenus à de meilleurs sentiments et ont accepté de revoir leur cachet à la baisse ». Pour la saison à venir, de grosses affiches sont en train d’être ficelées. Et celui qui se définissait comme « le promoteur de l’Alternance » compte ouvrir sa saison dès le début du mois d’octobre avec le choc Valdo – Saloum Saloum. « Je n’attends que le Cng, pour régulariser le combat », a-t-il clamé, fier de perpétuer son habitude d’ouvrir la saison tous les ans et de ficeler le plus de combats parmi tous les promoteurs de lutte.

S’il y a un promoteur qui a surpris son monde cette intersaison, c’est bien Assane Ndiaye de Baol production. Le jeune match-maker a, en effet, décroché le choc royal de la saison Bombardier – Eumeu Sène. Un combat longtemps démarché par les gros sponsors de l’arène. Sans succès. Classé dans la catégorie des promoteurs de seconde zone, le patron de Baol est, avec ce coup-ci, assurément entré dans la cour des grands. « La crise est loin derrière nous maintenant. J’ai trouvé des partenaires qui vont m’accompagner tout au long de la saison prochaine. S’il plait à Dieu, je compte faire les choses en grand », nous a affirmé le jeune frère d’Aziz Ndiaye, autre promoteur de combats de lutte. D’ailleurs, selon lui, « il n’y a pas de petit ou grand promoteur, il suffit juste d’avoir des sponsors pour s’en sortir et c’est ce que j’ai fait ».

Il est vrai qu’outre le choc Bombardier – Eumeu Sène qui a fait courir tous les « match-makers » et qui fait saliver tous les amateurs de lutte, Assane Ndiaye avait déjà fini de ficeler 7 combats alléchants.

Armée – Ambulance, Thiat – Feu Rouge, Tyson 2 – Garga 2, Papis Général – Quench, Laye Pythagore – Marley, Zarko – Modou Anta, Libidor – Pakala de Lansar et Gris 2 – Pakala sont tous programmés cette saison, au grand bonheur des amateurs de lutte. La preuve que, fidèle à son option de toujours, « je ne tournerai jamais le dos aux lutteurs de la jeune génération », a-t-il témoigné.

Et Assane Ndiaye ne compte pas s’en arrêter là. « Je vais faire vibrer le stadium Iba Mar Diop cette saison », a-t-il promis. Le jeune promoteur est, en effet, en train de démarcher le choc Ama Baldé – Papa Sow et les négociations avancent à pas de géant, toujours d’après lui. Et même si certains soutiennent qu’il n’est juste qu’un prête-nom pour le choc Bombardier – Eumeu Sène, Assane Ndiaye dit ne pas vouloir s’attarder sur des rumeurs infondées. « J’avais organisé 5 journées la défunte saison dont 4 à Dakar et une à Abidjan. C’est grâce à cela que j’ai pu trouver des partenaires pour viser haut cette saison.

Il n’y a pas de secret, j’ai actuellement décroché de bons sponsors et c’est ce que faisaient tous les autres promoteurs », coupe-t-il net.

Absent dimanche contre Bastia (1-0), Henri Saivet souffre d'une cuisse. Il sera indisponible pour environ cinq semaines, a annoncé son entraîneur Christophe Galtier, hier, en conférence de presse. En plus des matches de Ligue 1 à venir, l'attaquant prêté par Newcastle devrait donc manquer aussi les prochaines rencontres de qualification à la Coupe du monde 2018 avec le Sénégal.

Regrouper l’élite jeune des fédérations nationale d’athlétisme, de boxe, de tennis, de tennis de table, de lutte, de taekwondo, de judo, de karaté, de canoë-kayak et de gymnastique ! Tel est l’objet du rassemblement qui sera lancé demain à partir de 10 heures au salon d’honneur du stade L. S. Senghor, par le ministre des Sports Matar Bâ.
Cette initiative officiellement désignée comme « Génération 2024 » s’inscrit dans le cadre de la nouvelle politique sportive du Sénégal, fruit d’une large concertation et d’un consensus entre l’Etat et le mouvement sportif. Et elle vise à cultiver la relève dans différentes disciplines sportives, à travers une prise en charge effective de la catégorie jeune.

Yaya Touré qui avait débuté avec la sélection ivoirienne lors d'un match contre l'Egypte, en juin 2004, a décidé de s'arrêter à 113 sélections (19 buts). «Il y a des décisions qui sont difficiles à prendre, mais je dois passer le témoin aux plus jeunes», a écrit le joueur de Manchester City sur son compte Twitter. «L'âge (puisque j'ai 33 ans aujourd'hui), le rythme très dense des entraînements, la multitude des matches... ne sont pas les raisons pour lesquelles je prends cette décision. Le football est tout pour moi. Il m'a donné tant de choses dans ma carrière que maintenant je ne me sens plus capable de me fixer de nouveaux objectifs, en tant que joueur avec les Eléphants de Côte d'Ivoire», continue le milieu sur son site officiel. «Je garde la fierté d'avoir récolté pour la Côte d'Ivoire quatre Ballons d'or africains», ajoute le joueur. Membre de la «génération dorée» de la Côte d'Ivoire, Touré, 33 ans, a remporté la CAN en 2015, pour deux finales perdues en 2012 et 2016. Il a aussi participé aux Coupes du Monde 2006, 2010 et 2014.

Au terme d’une double confrontation comptant pour les éliminatoires à la prochaine Can de beach soccer, les Lions sont venus à bout des Requins bleus du Cap-Vert. Si les deux matchs n’ont pas été une promenade de santé pour les hommes de Ngalla Sylla, leur issue n’a pas surpris. Désormais, les regards sont tournés vers le Nigéria, qui accueille la Can du 13 au 18 décembre prochains.

Goliath n’a pas plié face à David. Le géant sénégalais était trop fort pour le petit poucet cap-verdien. En éliminatoires à la Coupe d’Afrique de beach soccer, les hommes de Ngalla Sylla ont dominé, par deux fois, les Cap-Verdiens. Un dénouement peu surprenant lorsqu’on regarde le pedigree des deux sélections dans la discipline. L’équipe nationale de beach soccer sénégalaise existe depuis plus de dix ans. Ses trois coupes d’Afrique et ses cinq participations à la Coupe du Monde depuis 2007 en ont fait un géant en Afrique. En face, l’équipe du Cap-Vert faisait son baptême du feu dans le milieu du foot de plage. Née il y a juste quatre mois, elle tentait de se qualifier à ses premières joutes africaines. Une tâche qui, dès la fin du premier match, s’est avérée « impossible », de l’avis du sélectionneur cap-verdien.

Pù Brito pointe du doigt le manque de compétition de son équipe dans sa quête, face à une équipe « physiquement supérieure et tactiquement très bien en place ».

« Organiser une équipe et la préparer est très difficile au Cap-Vert qui est un archipel de plus de dix îles », justifie-t-il. Côté sénégalais, la joie est mesurée. Participer à une Coupe d’Afrique relève de la norme. Mais Ngalla Sylla et ses hommes n’ont pas dormi sur leurs lauriers au terme de la manche aller, remportée 7 buts à 2. Ils se doutaient que le match retour ne serait pas simple. Le terrain leur a donné raison. Deux tiers-temps durant, les Cap-Verdiens ont quasiment fait jeu égal avec eux.

Mais, comme au match aller, les Lions ont pris le large au dernier tiers-temps. De l’avis du manager général de l’équipe, Ibrahima Ndiaye « Chita », ils ont su faire preuve d’une patience « indispensable au beach soccer ». Mais la patience est, dans le sport, un trait de caractère des équipes expérimentées. « Le match était très serré. Nous avions en face une très bonne équipe. Nous avons usé de notre expérience pour venir à bout d’elle », renseigne le sélectionneur sénégalais Ngalla Sylla. Mais pas que cela.

« Nous avons travaillé plusieurs combinaisons et elles nous ont été utiles, surtout dans le troisième tiers-temps », ajoute celui qui était jusqu’à la récemment le capitaine de cette équipe de beach soccer.

Le Sénégal a, aussi, su tirer profit du championnat national de beach soccer dont sont issus plusieurs joueurs de l’équipe. Une compétition qui leur permettra d’être en jambes, au moment de participer à une Can que Ngalla Sylla annonce comme l’une des plus serrées : « Nous nous rendons au Nigéria qui est une de nos plus farouches rivaux. Cela fait des années qu’ils ne se qualifient pas à la Coupe du monde. Ils voudront, à tout prix, y participer. En plus, les autres pays se sont dotés en infrastructures pour améliorer le niveau de leur équipe ».

Aussi, pour y participer dignement et accéder à la finale, synonyme de qualification à la prochaine Coupe du monde prévue au Bahamas, Ngalla Sylla compte sur l’appui de l’Etat pour jouer le maximum de matches amicaux : « Pour rivaliser avec les autres sélections, nous avons besoin de jouer des matches amicaux. Nous appelons l’Etat à mettre à notre disposition les moyens nécessaires à une bonne préparation, en nous permettant d’aller rencontrer les meilleures équipes ou de les recevoir ici ». Comme quoi, une bonne préparation est la base pour une bonne participation à une compétition, comme le disait un autre sélectionneur national.

Habib GAYE (Stagiaire)

« La Guinée aurait pu repartir de Dakar avec un avantage conséquent car mes gosses n’ont pas pu produire le jeu qu’ils voulaient. Mais c’est le football et cela arrive à toutes les équipes. Qu’elles jouent à domicile ou à l’extérieur, cela est pareil. Nous allons nous remobiliser pour le match retour. Mais ce ne sera pas facile ». Très philosophe, l’entraîneur des U17 du Sénégal, Aly Male, a reconnu que l’équipe de Guinée était supérieure à celle du Sénégal dans le match de samedi dernier comptant pour le dernier tour aller des éliminatoires de la Can U17 (cadets). « Nous aurions dû jouer juste avec de la percussion et de la vivacité pour les déséquilibrer.

Mais nous n’avons même pas pu réussir dans le jeu de combinaison qui était notre fort », a-t-il ajouté. Au sortir du match de samedi au stade Demba Diop perdu 0 – 1, Aly Male et ses gosses auront besoin de se libérer l’esprit et de s’orienter vers le match de Conakry. Oublier la défaite de Dakar et se mettre en tête que le match de Conakry sera tout simplement une finale qui doit déboucher sur la qualification à « Madagascar 2017 ». Tâche ardue, mais pas impossible, car même l’entraîneur guinéen Souleymane Camara a estimé que ce succès de Dakar peut être un piège pour eux.

En clair, les jeunes guinéens ne doivent pas dormir sur leurs lauriers. Mais du côté sénégalais, on pense déjà à sortir un gros match et l’entraîneur a été clair : « Ça passe ou ça casse. On doit jouer libéré et produire notre football. C’est une opération commando qui nous attend à Conakry », a-t-il indiqué. Revenant sur le match de Dakar, Aly Male de souligner que ses gosses ont lutté avec leurs armes, mais que cela n’a pas suffi. « Nous avons des joueurs inexpérimentés et en plus les Guinéens nous étaient techniquement supérieurs. Même sur les balles arrêtées on a été battus. Au vu du match de Dakar, nous avons fait un combat inutile. Maintenant il va falloir rectifier tout ça », a-t-il indiqué. C'est-à-dire remobiliser l’équipe, récupérer les absents et retrouver un groupe au complet.

Cependant Aly Male ne se focalise pas trop sur ceux qui n’avaient pas joué samedi pour des raisons sportives ou de maladie. C’est vrai que la présence d’un joueur comme Ousseynou Niang (blessé) pouvait être d’un poids certain sur le front de l’attaque sénégalaise, ou d’un Ibrahima Dramé (suspendu) au poste de latéral qui aurait pu aider à museler le virevoltant ailier Aguibou Camara sans oublier Cheikh Niang (malade) qui avait crucifié les Tunisiens à Dakar. Aly Male ne veut toutefois pas s’attarder sur ces absences, car « tous mes joueurs se valent. Cette défaite devait arriver et on l’a consommée. Nous avons perdu à Dakar, mais on ne doit pas se lamenter sur notre sort. Nous gardons toujours nos chances de passer », a-t-il rectifié.

C. F. KEITA

 

Cible prioritaire de Chelsea cet été, qui était prêt à proposer plus de 40 millions d'euros pour le recruter, Kalidou Koulibaly va finalement prolonger son contrat de deux ans avec Naples.
Le défenseur central international sénégalais (25 ans) sera alors lié au Napoli jusqu'en 2021.

Baldé Keïta pisté par le Milan AC
L’ailier international sénégalais Diao Baldé Keïta ira-t-il au bout de son contrat, en juin 2018, avec la Lazio Rome ? Rien n’est moins sûr tant le joueur suscite des convoitises.

Aux dernières nouvelles, c’est le Milan AC qui chercherait à l’arracher de la Lazio qui, pourtant, tente de convaincre sa pépite de rempiler pour deux saisons avec une clause libératoire de 25 millions d’euros. La partie n’est encore gagnée pour aucun camp, mais Baldé Keïta pourrait bien débarquer chez les « Rossoneri » au prochain mercato hivernal.

L’Algérie a décidé de plonger. Il y a à peine deux semaines, ce pays soutenait que la question « n’est pas (…) à l’ordre du jour » de savoir s’il était prêt à suppléer le Gabon au cas où il ne pourrait pas accueillir la prochaine CAN de football. Mais dimanche, le même ministre algérien des Sports qui avait tenu ces propos est revenu à la charge pour affirmer qu’« en cas de retrait officiel de la compétition par la CAF au Gabon, l’Algérie dispose d’enceintes en mesure d’accueillir de tels événements d’envergure. Mais il faudrait au préalable étudier ce cas avec les responsables du gouvernement et les parties chargées de la gestion du football algérien ». Curieuse coïncidence, M. Hadi Ould-Ali a tenu ses propos en marge d’une tournée dans les stades de Baraki et de Douéra, à Alger ; comme s’il s’agissait de faire l’état des lieux en attendant d’obtenir « le feu vert des hautes autorités du pays ».

Si l’Algérie a quelque peu varié dans sa position de départ, c’est certainement parce qu’elle ne voudrait pas se laisser coiffer par son voisin, le Maroc, qui, d’après certaines sources, aurait déjà été contacté par la CAF pour suppléer le Gabon. En effet, ce dernier pays censé abriter la prochaine CAN du 15 janvier au 4 février 2017 vit dans l’incertitude née de la réélection contestée de son président Ali Bongo. Le principal opposant à ce dernier ayant déposé un recours qui doit être vidé le 23 septembre courant par la Cour constitutionnelle, on craint que le verdict, quel qu’il soit, ne mette le feu aux poudres et entraîne des heurts qui ne permettraient pas la tenue à bonne date de la compétition.

A noter que lors de ses réunions annuelles en son siège au Caire, entre le 21 et le 27 septembre, la CAF pourrait être amenée à se prononcer sur la question de l’organisation de cette CAN.

La Fsf s’est dotée, la semaine dernière, d’une chambre nationale de résolution des litiges. C’était à l’issue d’une réunion du comité d’urgence de ladite fédération. Selon un communiqué qui nous est parvenu, la « Cnrl aura pour mission de statuer sur tous les litiges contractuels entre joueurs et clubs, d’une part, et entre clubs et joueurs d’autre part ». Elle devrait être installée dans les prochains jours et pourra être saisie « de tous les contentieux concernant la période de transfert à venir par le biais du secrétaire général de la Fédération sénégalaise de football ».

La Cnrl est présidée par le magistrat et ancien secrétaire général du Tas, Ousmane Kane et aura pour vice-président Abdel Kader Niang, notaire et ancien membre de la commission de discipline et président de la commission électorale de recours. Ses membres sont Samba Diop, Abdoulaye Guèye et Paulin Badji (représentants des clubs). Cheikh Sidy Bâ, Lamine Mboup et Olivier Cabou (représentants des joueurs).

La collaboration entre l’entraîneur national adjoint des « Lions » U20, Malick Daff et la Fédération sénégalaise de football a pris fin la semaine dernière pour des raisons d’indisponibilité du concerné. La mesure a été prise à l’issue de la réunion du comité d’urgence de la fédération qui a mis fin à cette collaboration de concert avec l’entraîneur qui a eu de nouveaux engagements avec le Diaraf. En effet, Malick Daff qui était jusqu’ici l’adjoint de Joseph Koto au sein de l’équipe nationale junior (U20) s’est engagé avec les dirigeants du Diaraf pour succéder à Alassane Dia. Ainsi, après le Port et l’Us Ouakam, Malick Daff tente un nouveau challenge avec le club de la Médina.

Le ministre des Sports qui procédait hier à la pose de la première pierre du stade de Malicounda (département de Mbour), a annoncé un vaste programme d’infrastructures pour combler le déficit noté dans certaines régions.

La pose de la première pierre du stade de Malicounda à Warang a été l’occasion pour le ministre des Sports de dévoiler sa feuille de route en termes d’infrastructures. Selon Matar Bâ, il est primordial d’avoir un programme bien ficelé quand on hérite d’un déficit criant d’infrastructures. L’injustice sur la question des stades, a-t-il dit, est en train d’être gérée. « C’est pourquoi nous avons déjà lancé les stades de Sédhiou et de Kédougou et pour Kaffrine il y avait un recours qui va bientôt être vidé », a-t-il indiqué. Pour le stade de Malicounda, le ministre a laissé entendre qu’après la réception, l’infrastructure sera dotée de grille de protection. « Ensuite, nous allons évoluer vers les tribunes et aller probablement vers l’éclairage et le gazon. D’ici un à deux ans, nous aurons une infrastructure digne de ce nom qui va relever le niveau technique des footballeurs », a-t-il dit.
En plus de l’arène nationale qui est en construction, le Palais des Sports, le ministre a assuré que les autres disciplines sportives seront aussi accompagnées. « Nous avons un projet pour le golf. Pour l’hippodrome national, on a aussi des partenaires.

On va travailler afin d’avoir des dojos pour permettre à ceux qui pratiquent le karaté et d’autres sparts martiaux de pouvoir disposer d’une infrastructure leur permettant d’évoluer convenablement », a relevé Matar Bâ. Pour le stade Ngalandou Diouf, le ministre a tenu à rassurer que rien ne l’obligeait à aller à Rufisque pour accompagner cette ville qui  a démarré la réfection de l’infrastructure avec l’Agetip. « Nous sommes allés accompagner ce que le maire est en train de faire, mais mettre le gazon synthétique et l’éclairage qui fait 750 à 800 millions de FCFA n’est pas dans les possibilités de la ville de Rufisque. C’est pourquoi nous avons pris en charge ce dossier », a indiqué Matar Bâ. Selon lui, le respect des procédures dans un projet qui demande beaucoup de millions est très important. « Nous y sommes. L’Agetip a déjà lancé le marché qui a été attribué. Il s’agit maintenant de respecter les procédures ». Pour lui, ce n’est pas sous la pression qu’on va tordre le cou aux textes qui régissent ces marchés. D’ici l’année prochaine, a assuré le ministre des Sports, Rufisque ne parlera plus de gazon synthétique ou d’éclairage. Pour le stade Lat Dior de Thiès, a-t-il souligné, le travail va se poursuivre si l’avenant est accepté.

S. O. FALL

Une nouvelle saison nationale de foot démarre en octobre et l’heure est aux préparatifs. Le premier acte à Mbour Petite-Côte aura été d’aller chercher un nouvel entraîneur, en l’occurrence Badara Sarr, ancien joueur et entraîneur de la Douane qui a coaché la saison dernière l’AS Pikine. Il aura comme directeur sportif Serigne Saliou Dia.

Cette saison sera, pour MPC, celle de la rupture et permettra au club de revenir à l’orthodoxie qui évitera à l’entraîneur d’être sous pression, déclaration faite au cours de l’assemblée générale du club tenue récemment. Selon le président du club Mbaye Diouf Dia, il ne sera plus question de mettre l’entraîneur sous pression car il est impossible de semer et de récolter aujourd’hui. L’entraîneur qui a été choisi est, à l’en croire, à la dimension du projet qui s’articule à la politique de jeunesse. Mbaye Diouf Dia informe qu’on verra à MPC de jeunes joueurs accompagner des joueurs olympiques sur une durée d’un ou de deux ans pour déboucher sur une équipe imbattable parce que les rudiments auront été appris à la lettre. En jetant un regard sur le staff technique avec Serigne Saliou Dia comme directeur sportif et Badara Sarr comme entraîneur principal, le président de MPC indique qu’il y a là un revirement à 100 degrés. Il a rappelé que le Touré Kunda avait réussi à aller au deuxième tour d’une coupe d’Afrique.

Ce qui ne lui a cependant pas permis de faire grand-chose et il fallait dès lors refaire une fondation solide, bâtir solidement une équipe en représentant ce qui se fait dans les catégories des jeunes en équipe nationale à MPC. Mbaye Diouf Dia compte y arriver avec Badara Sarr qui a été triple champion d’affilée du Sénégal avec l’AS Douane. Avec Serigne Saliou Dia, ils amèneront leur expertise sans pression aucune. Il leur est demandé de bien recruter, de jouer un championnat et une coupe du Sénégal et de la ligue correctement pour arriver à mettre en place une grande équipe dans trois ans. « Tout entraîneur a besoin de pression, mais il faut travailler à positiver cette pression ». C’est le tout nouvel entraîneur de Mbour Petite-Côte qui le déclare. De la sorte, on pourra allant de l’avant et faire des résultats, a indiqué Badara Sarr qui s’est réjoui d’avoir été avec Mbaye Diouf Dia depuis 2000.

Un compagnonnage couronné par ces retrouvailles à Mbour Petite-Côte. » Il ne reste qu’à faire valoir notre expérience, avance Badara Sarr qui demande à l’encadrement, aux joueurs et aux supporters de jouer leur partition. Son crédo, c’est le travail et comme objectif premier, il s’attèlera à pérenniser le club dans le championnat.

Il aura également à former des cadets et juniors pour permettre à MPC de compter sur ses jeunes pousses qui, naturellement, seront accompagnés par des anciens qui vont rester et de nouveaux joueurs qui seront recrutés.

Amath Sigui NDIAYE

Les finales des championnats de volleyball se sont déroulées samedi, au stadium Marius Ndiaye. Le Dakar Université Club s’est imposé chez les dames devant le Diatoo de Rufisque avant de s’incliner, chez les hommes, face à l’Université Gaston Berger.

Le Duc n’a pas réussi le doublé. Vainqueur de la finale du championnat de volley chez les dames, le Dakar Université Club s’est incliné face à l’Ugb chez les hommes. Les Saint-louisiens étaient plus forts. Vainqueurs 3 sets à 0, ils ont dominé le match du début à la fin. Les Dakarois se sont pourtant accrochés durant les deux premiers sets. En face, l’UGB a fait preuve de plus de maîtrise. En parvenant à dominer les Nordistes se sont facilités la tâche pour le dernier set. Plus détendus, ils déroulent leur jeu face à des dakarois impuissants. Pour l’entraîneur de l’UGB, Cheikh Sadibou Lô, le fait de gagner le deuxième set leur a facilité la fin de match : « Nous avons gagné en confiance alors que l’équipe adverse a lâché. Mais ce ne fut pas un match facile, comme on pourrait le croire ». Daouda Bangoura, coach du DUC, impute cette défaite aux perturbations que son équipe a connues dans sa préparation : « Beaucoup de mes joueurs habitent en Casamance et à Tambacounda. Avec la Tabaski, nous n’avons pas pu nous entraîner normalement ». Une rupture qui s’est fait sentir dans le jeu.
Pour la troisième fois consécutive, l’équipe masculine du Duc échoue en finale. Une occasion ratée de réaliser le doublé, car plus tôt dans l’après-midi, les filles se sont imposées face à Diatoo de Rufisque, au cours d’une rencontre plus serrée, disputée en quatre sets (3 sets à 1 pour le Duc). Face à un adversaire qui les avait battues par 3 sets à 0 en match de poule, les joueuses de Daouda Bangoura ont fait parler leur expérience. Après avoir remporté le premier set, elles ont vu les Rufisquoises revenir au score. Il leur a fallu deux nouveaux sets pour remporter la mise. Une situation à laquelle ne s’attendait pas l’entraîneur du Diatoo, Boubacar Alain Bodian : « Nous nous sommes préparés d’arrache-pied pour cette finale. Malheureusement, nous avons connu des désagréments avant de venir.
Ce n’est qu’aujourd’hui que nous avons eu des équipements.
Nous sommes arrivés en retard parce que nous n’avions pas de bus. Les filles étaient démobilisées ». De quoi avoir des regrets pour cette jeune équipe dont la moyenne d’âge tourne autour de 18 ans.
Habib Gaye (Stagiaire)


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