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17ème tour international du Sénégal : La 4e étape encore dans les pédales de Youcef Reguigui

26 Avr 2018
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Thiès : Décidément, les Algériens semblent avoir signé un accord avec cette 17e édition du Tour cycliste du Sénégal. La raison est bien simple, depuis le début de la course avec la longue étape Thiès-Saint Louis lundi dernier, ils n'ont plus lâché la première place des courses d'étapes et du classement général. Cette performance porte la marque d'un coureur qui s'appelle Youcef Reguigui. Le sociétaire de l'équipe de Sovac Natura4Ever s'est signalé, hier encore, sur le circuit fermé de Nguinth, à Thiès.

Pour une course en boucle de 108km, celui qui détient le maillot jaune jusqu'ici a terminé encore premier avec un temps de 2 h 41'10. Et à l'image des étapes précédentes, celle d'hier s'est aussi terminée par une arrivée groupée. Mais, 13 secondes de bonification, il a devancé ses plus proches adversaires au classement de l'étape. Toutefois, l'étape d'hier a donné une autre configuration à la course car les Burkinabé, jusqu'ici discrets, ont bien réagi pour arracher trois places (de 4e à 6e). Ce qui n'est pas rien pour une équipe qui était très éloignée du top 10 de cette course.

Par ailleurs, les Néerlandais et les Français sont toujours aux basques des Algériens puisque Global Cycling Team et Club de la Défense se sont classés respectivement 2e et 3e. Aujourd'hui, place à la 5e étape, la deuxième plus longue de ce Tour 2018 : Thiès-Ndangane (158,2km), avec trois sprints intermédiaires au menu des coureurs, fera baver encore les cyclistes, surtout si le soleil darde ses rayons. En attendant, Youcef Reguigui est toujours premier au classement général et garde le maillot jaune à l'issue de cette 4e étape. Il a même accentué son avance de 20 secondes d'écart sur les autres.

Les «lions» dans la mélée
Moussa Ndiaye arrache la 8e place
Dans cette 4e étape, c'est Moussa Ndiaye qui a pris le relais de Bécaye Traoré dans la prestation des Sénégalais. En se classant 8e de la course d'hier, Moussa Ndiaye offrait ainsi le meilleur rang aux « Lions », alors que son capitaine Bécaye Traoré a occupé la 18e place, Elhadj Rawane Diallo


Michel Bationo, l'ardoisier du tour

«Le Tour de France m'a beaucoup
servi en expérience»

Il a connu le cyclisme sur le tard, mais son amour viscéral pour le vélo lui a fait découvrir beaucoup de choses dans les différents Tours auxquels il a pris part. Le Burkinabé Michel Bationo qui s'est familiarisé maintenant avec la famille du cyclisme africain en général et sénégalais, en particulier, maîtrise bien les rudiments de ce sport. « Tout est parti de l'époque où je voyais les gens qui passaient avec leur vélo, la tenue multicolore. Cela m'a impressionné car j'ai connu le vélo sur le tard, c'est-à-dire à 21 ans. Alors je me suis engagé dans l'encadrement technique. Et à l'issue des stages effectués, je me retrouve ardoisier dans les courses cyclistes », a indiqué Michel Bationo. Ardoisier au Tour de France de 2002 à 2006, Michel a servi aussi les Tours du Luxembourg, de Côte d'Ivoire, du Mali et du Burkina son pays, en plus d'un Critérium à Dijon. Mais, c'est à travers le Tour du Burkina que son destin pour le cyclisme va basculer. « Les Français m'ont vu au Tour du Burkina et ont été convaincus de mes prestations. Ils ont fait appel à moi pour être l'ardoisier du Tour de France que j'ai exercé pendant cinq ans. Ça a été une belle expérience pour moi car j'estime que celui qui a l'opportunité d'être au cœur du Tour de France apprend beaucoup de choses », a estimé celui qui semble avoir signé un solide pacte avec le Tour du Sénégal. « Maintenant, ça fait six ans que je suis dans le Tour du Sénégal. Mais j'ai gardé de très bons souvenirs du Tour de France où j'ai acquis de l'expérience que j'apporte au Tour du Sénégal. Je me suis réjoui chaque fois que je suis au Sénégal, parce que j'apporte toujours un plus de mon expérience. Ce qui m'a toujours marqué dans ces Tours, c'est l'amabilité des coureurs, leur sourire et les blagues qu'ils te font. Je me souviens une année, Lance Amstrong qui était dans les échappées d'un Tour de France, m'a appelé en me disant, « Michel », alors j'étais surpris qu'il m'appelle par mon nom. Ensuite, Laurent Jalabert qui vient près de moi et me tapote en demandant qu'on change de rôle, lui et moi. Ce sont des anecdotes qui m'ont beaucoup marqué. Donc je suis très content du rôle que je joue dans les Tours cyclistes car l'ardoisier c'est celui qui peut donner des informations dont les coureurs ont besoin et qu'ils n'ont pas en temps réel. Ils sont contents d'être informés sur le déroulement de la course. Je me plais beaucoup dans ce rôle et je prie toujours que le Tour du Sénégal puisse continuer et que les sponsors puissent venir en nombre, parce que c'est une vitrine pour un pays. Aller à Saint-Louis, Thiès, Kaolack, Mbour permet de découvrir le pays et le mode de vie des gens », a déclaré Michel Bationo.

Youcef Réguigui, maillot jaune

«Notre force, c'est le travail
d'équipe»

Qu'est-ce qui fait gagner Youcef Reguigui ? A cette question, le coureur algérien qui détient le maillot jaune depuis la deuxième étape (la première n'ayant pas été disputée) de ce Tour 2018 répond aussitôt que c'est le travail d'équipe qui a donné ce résultat. « Notre succès, c'est le travail par équipe ; nous avons un groupe bien soudé », a-t-il dit d'emblée.

Hier, en remportant la 4e étape du circuit fermé de Nguinth, le fer de lance de l'équipe algérienne de Sovac Natura4Ever était resté très discret pendant la course, préférant rester dans le gros du peloton dans l'attente d'une opportunité. « C'était une journée spéciale pour moi car il y avait beaucoup de chaleur. Ce fut une journée très difficile. Mais on a contrôlé la course, on a laissé le joker partir en se disant qu'il y a des équipes qui viennent pour gagner les points chauds », a-t-il ajouté. Ainsi, le groupe algérien est resté au milieu du peloton avec leurs adversaires les plus dangereux que sont les Rwandais, Allemands, Hollandais et Français jusque dans les derniers 700 m. « On ne pouvait pas laisser la victoire nous filer ainsi entre les doigts et on a enclenché l'offensive dans les derniers 500 m grâce à un excellent travail d'équipe. On espère que pour la 5e étape, on va contrôler encore la course, mais on va prendre en compte aussi la présence des autres équipes. Notre stratégie est simple : il faut laisser les autres passer devant et ensuite faire la différence au sprint final. On laisse les coureurs qui ne sont pas dangereux pour le classement général partir et ensuite attendre le bon moment pour piquer le sprint final », a déclaré Youcef Reguigui. Mais il souligne que le Tour n'est pas encore fini, car il reste encore quatre étapes et avec la température actuelle, le leader du maillot jaune estime que ce sera dur pour tout le monde.


Osho Papoen, directeur sportif du bénin
«Nous préparons le Tour du Bénin»


Le Bénin est venu pour apprendre dans ce Tour du Sénégal, donc il ne faut pas s'attendre à des merveilles de sa part. Son directeur sportif, Osho Papoen qui s'exprimait juste avant le départ de la 4e étape du circuit fermé de Nguinth, a été clair sur la question. « Nous sommes venus avec une équipe jeune et c'est notre première participation à ce Tour. Mais c'est dur pour nous de bien figurer dans le classement car c'est une course en bordures avec beaucoup de vent et cela ne favorise pas nos coureurs », a déclaré Osho.

L'ambition en venant à Dakar n'était pas de gagner, mais d'être toujours dans le peloton. « C'était aussi de faire plaisir à notre président de fédération et également à notre sponsor qu'est la Béninoise qui a payé nos billets d'avion pour que nous puissions venir ici. Nous avons deux jeunes dans notre équipe et nous fondons beaucoup d'espoir sur eux. Mais nous allons nous améliorer au fur et à mesure des étapes car nous ne sommes pas venus ici pour gagner. Nous préparons le Tour du Bénin qui viendra juste après celui du Sénégal. « Avant de venir à Dakar, nous avons participé au Tour  du Togo d'où reviennent nos coureurs et cela les a fatigués un peu. L'essentiel, c'était de participer au Tour du Sénégal car après c'est le Tour du Bénin ; donc cette compétition nous servira de mise en jambes parfaite », a-t-il ajouté. Selon lui, les Algériens ont beaucoup impressionné, de même que les Rwandais, les Allemands et les Hollandais. « Je crois que le titre n'échappera pas à une de ces équipes », estime-t-il.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

 

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