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Au cœur du Mondial : Coupe du monde 2018

13 Jui 2018
1346 times

Les Lions du Spartak Arena au … Lujniki

  Logé dans le groupe H, le Sénégal disputera ses trois matchs du premier tour dans trois stades différents : le Spartak Arena le 19 juin contre la Pologne, stade Samara le 24 juin contre le Japon et l’Iekaterinbourg Arena le 28 juin contre la Colombie. Les Lions devront réaliser un parcours sans faute pour espérer être au rendez-vous le 15 juillet,  à l’emblématique stade Lujniki considérée comme le « Cœur du sport russe ».Le Mondial 2018 se déroulera du 14 juin au 15 juillet dans 12 stades répartis dans 11 villes russes qui vont vivre la fièvre de la Coupe du monde. Les 32 nations qui prendront part à cette 21e édition partagent toutes les mêmes ambitions : jouer la finale le 15 juillet, à Lujniki et remporter le prestigieux trophée de la Coupe du monde.

Construit en 1956, l’emblématique stade de 81.000 places, encore appelé le « Cœur du sport russe » sera l’un des sites incontournables de ce mondial. Cette enceinte mythique a accueilli une multitude de compétitions sportives, dont les Jeux Olympiques d’été de 1980 et les Championnats du monde d’athlétisme de 2013. De sa création à aujourd’hui, sa pelouse a abrité des milliers de matchs. En 1999, Parme y a battu 3-0 l’Olympique de Marseille en finale de la Coupe de l’Uefa. Ce temple a abrité la finale de la prestigieuse Ligue des champions de 2008 qui a vu Manchester United prendre le meilleur su Chelsea. Ce stade servira de cadre au match d’ouverture, mais aussi à trois matches de groupes, un huitième de finale, une demi-finale et à la grande finale.

Pour son entrée en lice dans la compétition, le Sénégal jouera à l’Otkrytie Arena, l’antre du FK Spartak, champion de Russie en titre. Rebaptisé Spartak Arena avec le Mondialn ce stade de 45.000 sièges est l’un des plus bouillants de Russie. Outre les Lions du Sénégal, la Tunisie, le Brésil et l’Argentine y joueront respectivement contre la Belgique, la Serbie et l’Islande.
Après l’Otkrytie Arena, le Sénégal effectuera un voyage de plus de 1700 km à l’est de Moscou pour rallier l’Iekaterinbourg Arena du FC Oural où il affrontera le 24 juin le Japon.

Les matchs Egypte-Uruguay et France-Pérou sont prévus dans ce stade d’une capacité de 35.000 places.
Enfin, le dernier match des Lions se déroulera le 28 juin, à Samara, dans l’antre du Krylia Sovetov. Ils y croiseront la Colombie. Avec ses 45.000 places, le stade de Samara qui constitue la plus grande enceinte sportive de Russie accueillera six matchs de la compétition dont un huitième de finale et un quart de finale.

Pour poursuivre l’aventure et espérer jouer au Loujniki, le stade légendaire de Moscou, les Lions doivent faire bonne impression et terminer premier ou deuxième de leur groupe. Si par chance ils terminent à la tête de leur groupe, ils resteront à Moscou et joueront le 3 juillet contre le deuxième du groupe G (Belgique, Angleterre, Tunisie, Panama), puis un quart de finale à Samara, une demi-finale et une finale à Lujinki. S’ils terminent deuxièmes, ils disputeront leur huitième à la Rostov Arena, un joyau d’une capacité de 45.000 personnes. Une qualification des hommes de Cissé en quarts de finale les mènera à la Kazan Arena, une belle enceinte de 45.000 places où évolue le Rubin Kazan, champion de Russie en 2008 et 2009.

S’ils parviennent à passer ce cap, ils pourront alors voir et jouer  au stade Krestovski de Saint-Pétersbourg, le deuxième plus grand stade de Russie avec ses 68.134 places. La Saint-Pétersbourg Arena ou Stade Krestovski, qui  a accueilli en 2017 la finale de la Coupe des confédérations opposant l’Allemagne au Chili. Toutefois, les Lions n’auront pas la chance de fouler les pelouses du stade olympique Ficht de Sotchi et de la Volgograd Arena, ni encore celles des stades de Nijni Novgorod, de Kaliningrad, de Mordovie Arena, située à Saransk, et de la Baltika Arena.

Samba Oumar FALL
(envoyé spécial)

AU RYTHME DE LA TANIERE

23 Lions pour écrire l’histoire

Les Lions entament, le 19 juin prochain, leur Coupe du monde face à la Pologne. Logée dans le Groupe H avec pour autres adversaires le Japon et la Colombie, l’équipe du Sénégal version 2018 sait que, forcément, elle sera comparée à sa grande devancière de 2002 qui avait atteint les quarts de finale en Corée du Sud et au Japon.
C’est là le défi auquel sont confrontés les joueurs du coach Aliou Cissé, capitaine de cette glorieuse formation de 2002. Ces jeunes joueurs sont décidés à écrire leur histoire. Et à écrire l’histoire.
Ils en ont les moyens, reste à savoir quel sera leur comportement sur les aires de jeu russes. En attendant, voici les 23 en charge de faire rêver tout un peuple.


GARDIENS DE BUT

ALFRED GOMIS  
(SPAL, ITALIE)

En Russie, pour apprendre
Natif de la ville de Ziguinchor, Alfred Gomis, un jeune gardien de but pétri de qualité, a réussi à se faire une place dans le relevé championnat italien réputé pour ses grands gardiens de but de classe mondiale comme Buffon, Donnarumma et autres Handanovic.
Gomis est un avenir pour la sélection. Titularisé pour la première fois lors de la dernière journée des éliminatoires de la Coupe du monde contre l’Afrique du Sud (victoire 2-1), Alfred Gomis avait montré de belles choses.
Avec 23 matches de Série A disputés cette saison avec Spal, il a contribué au maintien du club dans l’élite du football italien. En Russie, Gomis attendra son heure pour montrer de quoi il est capable.

ABDOULAYE DIALLO (STADE RENNAIS, FRANCE)

Une place de titulaire à reconquérir
Titulaire lors de la Can 2017, Abdoulaye Diallo avait de belles performances au Gabon.
En difficulté en club après la compétition continentale, le natif de Reims a vu Khadim Ndiaye revenir en force lui ravir la place de titulaire dans les buts. International espoir français, Abdoulaye Diallo qui n’est pas très utilisé par le Stade Rennais est un gardien de but moderne très expérimenté, qui connaît bien la haute compétition. Calme et serein, il a tous les atouts en main pour redevenir le titulaire de la sélection.

KHADIM NDIAYE (HOROYA AC, GUINEE)

L’unique “Africain”
du groupe
Champion du Sénégal en 2009 avec la Linguère de Saint-Louis, Khadim Ndiaye connaîtra sa première sélection l’année suivante sous les ordres d’Amara Traoré.
Lors de la Can 2012, il perd sa place de titulaire au profit de Bouna Coundoul. Après la débâcle de Bata (trois défaites), Khadim Ndiaye va connaître une traversée du désert. Mais, grâce à ses performances avec le Horoya Ac, Khadim Ndiaye séduit le sélectionneur national. Khadim renaît et est régulièrement convoqué par Aliou Cissé qui, au fil des matches, fera de lui son titulaire.
Décisif lors des derniers matches des éliminatoires de la Coupe du monde, il a une belle occasion de montrer tous ses talents lors de la grande messe du football mondial.

DEFENSEURS

YOUSSOUF SABALY
(BORDEAUX, FRANCE) 

Le Marcelo sénégalais  
Champion du monde des moins de 20 ans en 2013 avec la France, Youssouf Sabaly avait toutes les chances de jouer avec les Bleus, mais le défenseur a opté pour le Sénégal, pays d’origine de ses parents.
Convoqué pour la première fois par Aliou Cissé le 7 octobre 2017, pour le match des éliminatoires du Mondial, contre le Cap-Vert à Praia, le défenseur des Girondins de Bordeaux a donné beaucoup de motifs de satisfaction.
Sa polyvalence a fait de lui une valeur sûre sur laquelle Aliou Cissé compte beaucoup. Aussi bien à l’aise à droite qu’à gauche, le Girondin a rapidement trouvé ses marques. Non seulement sa polyvalence sur le terrain séduit, sa capacité à s’adapter fait également l’unanimité.
Titulaire indiscutable en club, il est l’un des joueurs les plus compétitifs de l’équipe de Bordeaux.

SALIOU CISS
(VALENCIENNES, FRANCE)

La roue de secours
Depuis l’arrivée d’Aliou Cissé à la tête de la sélection, Saliou Ciss fait partie des défenseurs qui sont régulièrement convoqués.
Les latéraux gauches ne courant pas les rues, le joueur de Valenciennes a saisi sa chance et gagné sa place de titulaire sur le flanc gauche de la défense des Lions lors des phases qualificatives à la Coupe du monde. Très régulier en club, l’ancien joueur de Diambars qui a du métier alterne souvent le bon et le moins bon. Il sera l’une des pièces maîtresses de la défense sénégalaise qui a toujours eu des lacunes sur le côté gauche.

KARA MBODJI
(ANDERLECHT, BELGIQUE)

Le fauve
Il fait partie des cadres de cette équipe pour avoir y fait plusieurs piges et disputé deux Can. Titulaire indiscutable en défense, Kara Mbodji fait partie des satisfactions de l’équipe, même s’il ne fait toujours pas l’unanimité.
Le défenseur central ne se limite pas seulement à défendre. Il sait aussi marquer. Son compteur affiche cinq buts ; ce qui fait de lui l’un des meilleurs buteurs de l’équipe en activité. Le défenseur d’Anderlecht forme avec Kalidou Koulibaly une solide tour de contrôle sur laquelle le Sénégal compte pour embarrasser les attaquants adverses. Eloigné des terrains pendant sept mois pour raison de blessure, Kara Mbodji effectue à temps son grand retour.

KALIDOU KOULIBALY
(NAPLES,  ITALIE)

L’indomptable
Dès sa première convocation en équipe nationale en août 2015 et ses débuts sous le maillot national, Kalidou Koulibay est devenu une des valeurs sûres de l’équipe, l’un des piliers de la défense de Lions. Intelligent, toujours au bon endroit et au bon moment pour intercepter les ballons, des tacles toujours propres, KK a convaincu son monde. Avec ces caractéristiques, sa carrière à Naples, où il évolue depuis quelques années, a pris une dimension supplémentaire.
Dans la très exigeante Série A italienne, le défenseur sénégalais, né en France, est devenu l’un des meilleurs spécialistes à son poste.
Avec une étonnante régularité, Koulibaly qui a fini de gagner ses galons de titulaire dans la charnière centrale sera un atout de taille sur lequel Aliou Cissé et toute l’équipe pourront compter en Russie. Il fait l’objet de beaucoup de convoitise de la part de grands clubs comme Barça.  

SALIF SANE
(HANOVRE 96, ALLEMAGNE)

Le polyvalent
Depuis sa première convocation en équipe nationale, Salif Sané a marqué son territoire. Si bien qu’aujourd’hui, il constitue un atout de taille pour Aliou Cissé.
Très performant depuis l’entame de la saison avec Hanovre, en Bundesliga, le milieu de terrain, avec sa polyvalence, apporte une plus-value dans l’équipe. Il est aussi capable de jouer en défense et se sent très à l’aise dans l’axe central. Aliou Cissé avait fait appel à lui pour suppléer Kalidou Koulibaly et Kara Mbodj. Travailleur et patient, Salif Sané a tous les atouts pour briller dans cette compétition.

LAMINE GASSAMA
(ALANYASPOR, TURQUIE)

L’assurance
Crédité de belles prestations sur le flanc droit de l’équipe nationale, Lamine Gassama n’a pas pour autant fait l’unanimité autour de lui.
Mais ce joueur d’expérience qui a répondu à l’appel de la sélection en 2011 s’est bonifié et a gagné en expérience.
Gassama qui a montré qu’on pouvait toujours compter sur lui, a réussi de très bonnes performances.
Le défenseur qui a gagné la confiance d’Aliou Cissé qui l’a toujours soutenu a encore une occasion de prendre sa revanche sur toutes les personnes qui n’ont jamais cru en lui. Il doit donner le maximum et le meilleur de lui-même dans quelques jours en Russie.

MOUSSA WAGUE
(KAS EUPEN, BELGIQUE)

Le secouriste
Son premier match en sélection, c’était contre le Nigeria en mars 2017. Et depuis lors, Moussa Wagué a tapé dans l’œil du sélectionneur national. Malgré la concurrence dans le couloir droit de la défense, le défenseur de Kas Eupen (Ligue 1 belge) a gagné en confiance match après match.
En Russie, l’ancien pensionnaire d’Aspire qui s’est révélé lors de la Coupe du monde des U20, va jouer pleinement sa partition pour donner raison à Aliou Cissé.

MILIEUX DE TERRAIN

PAPE ALIOUNE NDIAYE
(STOKE CITY,
ANGLETERRE)

Le relayeur
Milieu offensif aux qualités techniques immenses, Pape Alioune Ndiaye a pris ses marques en sélection.
Il est l’une des grandes satisfactions de la sélection.
Révélé au grand public lors de la Can 2017 où il a gagné ses galons de titulaire dans une position de relayeur, Aliou Cissé lui a renouvelé sa confiance.
Match après match, il ne cesse de montrer tout son engagement, son application et son aisance technique.
En Russie, Pape Alioune Ndiaye qui a pris de l’envergure en équipe nationale aura toute la latitude de démontrer toute sa classe et son talent.

IDRISSA GANA GUEYE
(EVERTON, ANGLETERRE)

Le régulateur
Il fait partie des cadres de cette sélection depuis qu’il a intégré la Tanière. Milieu récupérateur, Idrissa Gana Guèye qui abat un travail exceptionnel est devenu le maestro dans l’entrejeu, le dépositaire du jeu des Lions. Un rôle essentiel qu’il joue à merveille, et qui fait de lui la pièce la plus importante du jeu de l’équipe nationale. Titulaire indiscutable, le milieu défensif d’Everton a été l’élément du groupe le plus utilisé par Cissé. Sa bonne vision de jeu, sa technique au-dessus la moyenne et son rendement lui ont valu au joueur formé à l’Institut Diambars une présence régulière en sélection depuis l’arrivée d’Aliou Cissé aux commandes. Un vrai régulateur à l’image d’un certain Ngolo Kanté chez les Bleus français.  

CHEIKHOU KOUYATÉ (WEST HAM, ANGLETERRE)
Le taulier
Capitaine de la sélection nationale depuis l’arrivée d’Aliou Cissé, Cheikhou Kouyaté est l’un des joueurs les plus réguliers voire le plus régulier. Sa polyvalence lui permet de jouer aussi bien au milieu qu’en défense, mais le joueur de West Ham préfère se positionner devant la défense. Titulaire indiscutable dans cette équipe nationale, Kouyaté sera, encore une fois, le leader incontesté qui mènera ses coéquipiers vers le très attendu exploit des Lions du Sénégal en Russie. Malgré son physique de Sahélien, il perd rarement ses duels. Un vrai taulier qui sait se faire respecter dans l’entrejeu. Un capitaine qui sait donner l’exemple, à l’image de son coach Aliou Cissé, dans sa jeunesse.       

CHEIKH NDOYE
(BIRMINGHAM CITY,
ANGLETERRE)

Le poumon  
Il fait partie des joueurs qui ne rechignent jamais à la tâche, qui mouillent à chaque fois le maillot. Cheikh Ndoye n’est pas souvent titulaire, mais chaque fois qu’il est sur le terrain, il se donne à fond. Cheikh Ndoye qui a laissé de fortes impressions lors de son passage à Angers où il a fait étalage de son immense talent, a également impressionné en sélection par ses performances. Très rugueux et excellent joueur de la tête, Cheikh Ndoye est aussi un joueur polyvalent, capable de jouer milieu défensif, milieu relayeur ou en défense. Avec sa capacité à marquer des buts, il sera aussi l’un des atouts majeurs des Lions.

ALFRED NDIAYE
(WOLVERHAMPTON,
ANGLETERRE)

Le bloc
Convoqué pour la première fois en sélection en 2013 par Alain Giresse, Alfred Ndiaye qui a déjà défendu les couleurs de la France, a fini par devenir un habitué de la Tanière. Mais le volume de jeu et l’expérience de cet infatigable milieu de terrain constitue une aubaine pour Aliou Cissé. Sa polyvalence aussi. Le milieu de terrain récupérateur de Villareal prêté à Wolverhampton bénéficie de la confiance du sélectionneur, aura son mot à dire au mondial russe. Et il a tout intérêt à donner le maximum de lui-même pour montrer qu’il a bien sa place dans cette équipe. Sa passe décisive contre la Croatie sur le but d’Ismaïla Sarr est un bon point pour lui.   

ATTAQUANTS

SADIO MANE : (LIVERPOOL, ANGLETERRE)
L’espoir du Sénégal

Véritable fierté sénégalaise de par ses performances avec Liverpool, Sadio Mané qui réalise la saison la plus aboutie de sa carrière, sera un des joueurs les plus suivis lors de la Coupe du monde. L’espoir de tout un peuple repose sur ses … pieds. En sélection, l’attaquant des Lions a fait preuve d’une belle régularité avec quatre buts inscrits en 2017 (contre Tunisie, Zimbabwe, Côte d’Ivoire et Burkina Faso). Sadio Mané a souvent été décisif avec trois buts en phase éliminatoire de la Can 2017 (Burundi, Namibie, Burundi), deux buts à la Can 2017 (Tunisie et Zimbabwe), deux buts en éliminatoires de la Coupe du monde (Burkina Faso, Madagascar). C’est dire qu’il est attendu pour montrer tout ce qu’il sait faire en Russie.

KEITA DIAO BALDE
(AS MONACO, FRANCE)

Le Cristiano Ronaldo sénégalais
Il n’a pas encore confirmé tout le talent qu’on lui prête, mais Keita Baldé reste un des attaquants sur lesquels compte Aliou Cissé pour réussir un bon parcours mondial.
Joueur assez complet et à l’aise des deux pieds, Baldé aime dévorer les espaces et utiliser sa vitesse pour faire la différence. L’attaquant monégasque a réussi à se faire une place sur le front de l’attaque sénégalaise. Keita Baldé a encore une belle marge de progression à faire. Avec cette Coupe du monde, l’heure est venue pour le jeune attaquant aux trois noms de famille pour confirmer les espoirs placés en lui.
Il a le potentiel pour briller au front de l’attaque des Lions.
A condition qu’il retrouve entièrement sa forme. Car, il revient de longue période d’indisponibilité pour cause de blessure.  

DIAFRA SAKHO
(STADE RENNAIS, FRANCE)

L’arme fatale des Lions ?
Malgré son faible rendement depuis qu’il a rejoint le Stade Rennais, Diafra Sakho sera du voyage pour la Russie.
Aliou Cissé qui croit en son talent et ses capacités, a fermé les yeux sur son peu de temps de jeu et misé sur lui.
L’attaquant international ne s’est pas encore adapté dans la Ligue 1 française, mais ses qualités de buteur n’ont pas disparu avec son irrégularité. Il devra élever son niveau de jeu à défaut de revenir à 100% pour rassurer et mériter la confiance de son entraîneur qui a besoin de ses attaquants dans leurs grands jours.

MOUSSA KONATE
(AMIENS, FRANCE)

Le sosie d’Henri Camara
Il est l’un des attaquants les plus prolifiques de l’équipe et sa convocation était fort attendue. Moussa Konaté qui a porté cette saison son club, Amiens, fait cependant preuve d’une étonnante crise de régularité en équipe nationale. Même s’il a été l’un des deux buteurs des Lions lors des quatre derniers matches amicaux (contre Ouzbékistan), Moussa Konaté n’a plus marqué depuis le 29 mars 2016, contre le Niger. Son réveil est fortement attendu, s’il aspire à retrouver une place de titulaire.

ISMAILA SARR
(STADE RENNAIS, FRANCE)

La flèche
Fort de sa progression fulgurante, Ismaïla Sarr sera sans aucun doute l’un des fers de lance de l’attaque sénégalaise. L’attaquant qui a enchaîné les belles prestations en équipe nationale a fini de convaincre Aliou Cissé qui a certainement coché, les yeux fermés, le nom de l’attaquant du Stade Rennais sur la liste des 23 joueurs pour le Mondial russe. Le jeune international qui a dit n’avoir jamais douté de sa place en équipe nationale, est attendu pour exploser dans cette compétition.  

MBAYE NIANG
(TORINO, ITALIE)

Le taureau
Sa convocation en équipe nationale avait créé un sacré tollé, mais Mbaye Niang a su surmonter la situation. L’attaquant de Torino avait réussi des prestations de haute facture, faisant ainsi taire les plus sceptiques. Vivace et rapide, Niang a montré qu’il était un attaquant moderne qui savait faire de la percussion. Sa principale force est qu’il peut jouer à tous les postes du secteur offensif. Il est à l’aise presque partout. Contre le Luxembourg, en amical (0-0), Niang l’avait prouvé. Mbaye Niang qui s’est bien fondu dans le système a encore beaucoup de choses à montrer. Il tarde encore à débloquer son compteur but avec la sélection pour éclater.   

MOUSSA SOW
(BURSASPOR, TURQUIE)

Le doyen souvent décisif  
Doyen de cette équipe, Moussa Sow n’a plus ses jambes de 20 ans et vit une saison assez compliquée en Turquie.
L’attaquant reste cependant un des hommes forts d’Aliou Cissé qui compte mettre à profit son expérience.
Depuis qu’il est international, Moussa Sow a porté le maillot sénégalais à 45 reprises et a marqué pas moins de 16 buts. L’attaquant de Bursaspor joue, sans doute, sa dernière compétition avec la sélection.

MAME BIRAM DIOUF
(STOKE CITY, ANGLETERRE)

Le renard des surfaces
Moins brillant qu’à ses débuts en sélection, Mame Biram Diouf qui est sur une pente descendante depuis quelques années, reste un joueur dont Cissé ne se passerait pour rien au monde.
Le sélectionneur national l’a prouvé à plusieurs reprises. Véritable renard des surfaces, l’attaquant a le mérite d’effectuer un gros pressing et aussi de travailler pour le reste du collectif.
Que les résultats soient positifs ou non, il répond toujours présent, n’hésitant pas parfois à abattre un travail défensif énorme pour un attaquant. Aliou Cissé adore le profil de Diouf qui peut jouer sur tout le front de l’attaque, à gauche, dans l’axe ou à droite, et même en … défense, en club.


KARA MBODJI
(ANDERLECHT, BELGIQUE)

Le fauve
Il fait partie des cadres de cette équipe pour avoir y fait plusieurs piges et disputé deux Can. Titulaire indiscutable en défense, Kara Mbodji fait partie des satisfactions de l’équipe, même s’il ne fait toujours pas l’unanimité.
Le défenseur central ne se limite pas seulement à défendre. Il sait aussi marquer. Son compteur affiche cinq buts ; ce qui fait de lui l’un des meilleurs buteurs de l’équipe en activité. Le défenseur d’Anderlecht forme avec Kalidou Koulibaly une solide tour de contrôle sur laquelle le Sénégal compte pour embarrasser les attaquants adverses. Eloigné des terrains pendant sept mois pour raison de blessure, Kara Mbodji effectue à temps son grand retour.

KALIDOU KOULIBALY
(NAPLES,  ITALIE)

L’indomptable
Dès sa première convocation en équipe nationale en août 2015 et ses débuts sous le maillot national, Kalidou Koulibay est devenu une des valeurs sûres de l’équipe, l’un des piliers de la défense de Lions. Intelligent, toujours au bon endroit et au bon moment pour intercepter les ballons, des tacles toujours propres, KK a convaincu son monde. Avec ces caractéristiques, sa carrière à Naples, où il évolue depuis quelques années, a pris une dimension supplémentaire.
Dans la très exigeante Série A italienne, le défenseur sénégalais, né en France, est devenu l’un des meilleurs spécialistes à son poste.
Avec une étonnante régularité, Koulibaly qui a fini de gagner ses galons de titulaire dans la charnière centrale sera un atout de taille sur lequel Aliou Cissé et toute l’équipe pourront compter en Russie. Il fait l’objet de beaucoup de convoitise de la part de grands clubs comme Barça.  

SALIF SANE
(HANOVRE 96, ALLEMAGNE)

Le polyvalent
Depuis sa première convocation en équipe nationale, Salif Sané a marqué son territoire. Si bien qu’aujourd’hui, il constitue un atout de taille pour Aliou Cissé.
Très performant depuis l’entame de la saison avec Hanovre, en Bundesliga, le milieu de terrain, avec sa polyvalence, apporte une plus-value dans l’équipe. Il est aussi capable de jouer en défense et se sent très à l’aise dans l’axe central. Aliou Cissé avait fait appel à lui pour suppléer Kalidou Koulibaly et Kara Mbodj. Travailleur et patient, Salif Sané a tous les atouts pour briller dans cette compétition.

LAMINE GASSAMA
(ALANYASPOR, TURQUIE)

L’assurance
Crédité de belles prestations sur le flanc droit de l’équipe nationale, Lamine Gassama n’a pas pour autant fait l’unanimité autour de lui.
Mais ce joueur d’expérience qui a répondu à l’appel de la sélection en 2011 s’est bonifié et a gagné en expérience.
Gassama qui a montré qu’on pouvait toujours compter sur lui, a réussi de très bonnes performances.
Le défenseur qui a gagné la confiance d’Aliou Cissé qui l’a toujours soutenu a encore une occasion de prendre sa revanche sur toutes les personnes qui n’ont jamais cru en lui. Il doit donner le maximum et le meilleur de lui-même dans quelques jours en Russie.

MOUSSA WAGUE
(KAS EUPEN, BELGIQUE)

Le secouriste
Son premier match en sélection, c’était contre le Nigeria en mars 2017. Et depuis lors, Moussa Wagué a tapé dans l’œil du sélectionneur national. Malgré la concurrence dans le couloir droit de la défense, le défenseur de Kas Eupen (Ligue 1 belge) a gagné en confiance match après match.
En Russie, l’ancien pensionnaire d’Aspire qui s’est révélé lors de la Coupe du monde des U20, va jouer pleinement sa partition pour donner raison à Aliou Cissé.

 


Au rythme de la tanière

Echos…Echos…Echos…

 

Accréditation : Les journalistes sénégalais ont reçu leur précieux sésame. Le centre d’accréditation de la Fifa ne désemplit plus. Le ballet des journalistes qui y viennent pour récupérer leurs badges est incessant.
Hier, la presse sportive sénégalaise accréditée à la Coupe du monde Russie 2018 a sacrifié à ce rituel avec succès. Les accréditations sont essentielles pour pouvoir accéder aux stades et couvrir les matches, les conférences de presse et autres interviews express réalisées dans les zones mixtes.

Rares taxis : Il est très difficile de se trouver un taxi à Kalouga. Les journalistes sénégalais qui voulaient aller à l’accueil des Lions, en fin d’après-midi, l’ont appris à leurs dépens. Ils ont pointé de longues minutes le long des larges avenues de la ville avant d’en trouver.

Comme des bêtes de foire ! Les envoyés spéciaux de la presse nationale au Mondial ont suscité beaucoup de curiosité, hier, à Kaluga.
Partout où ils passaient, on les dévisageait avec insistance.
Il est vrai que les Noirs sont rares dans ce coin de Russie. Certains autochtones n’ont même pas hésité à se faire photographier avec eux.

Pluie et verdure : Ces mêmes journalistes étaient très impressionnés par la verdure présente partout, de Moscou à Kaluga, et par la pluie qui a tombé sans crier gare sur cette dernière ville. En bons Sahéliens, ils ont grandement apprécié ce réconfortant spectacle qu’ils auraient bien aimé avoir chez eux.

Diègane SARR et B. Khalifa NDIAYE


Au cœur du mondial
Le stade du Spartak prêt pour recevoir les Lions

Moscou : Le coup d’envoi de la 21e édition de la Coupe du monde sera donné demain, 14 juin, au mythique stade Lujniki. Le Sénégal démarre sa compétition le 19 juin, face à la Pologne, au stade du Spartak de Moscou. L’Otkrytie Arena a fini de faire sa mue et est prêt à recevoir ses prestigieux hôtes.

Avec sa façade composée de carreaux rouges et blancs, en référence aux couleurs du club, et son toit rétractable, le stade du Spartak de Moscou, baptisé Otkrytie Arena, situé au nord-ouest de Moscou, fait partie des arènes qui accueilleront des matches de la Coupe du monde « Russie 2018 ».

Devant le stade est érigée une grande statue de Spartacus, le célèbre gladiateur romain auquel s’identifie le club ; un club emblématique qui, malgré ses huit décennies d’existence, n’a pu disposer de son propre stade qu’en 2014. Et aujourd’hui, ce stade est fin prêt pour accueillir ses hôtes qui ont pour nom Sénégal, Argentine, Brésil, Belgique, Tunisie.
Sur place, une dizaine d’ouvriers s’affairent aux derniers réglages. Des agents effectuent, de leur côté, des vérifications. Dans l’enceinte de ce temple du football, des membres du comité local d’organisation, habillés de tee-shirts rouges à l’effigie de la Fifa, répètent leurs gammes. Alentours, des patrouilles de la police vont et viennent. La cavalerie est aussi là pour veiller au grain.

Des agents préposés à la sécurité, avec leur uniforme noir, font également partie du décor. Ils sont partout et ont l’œil sur tout. Comme dans les onze autres stades de Russie qui accueilleront les matchs de la phase finale, les autorités russes ont mis en place des mesures de sécurité exceptionnelles à l’Otkrytie Arena. Des portiques de sécurité sont perceptibles au niveau des principales portes d’entrée du stade. Un énorme périmètre de sécurité est prévu autour de l’enceinte. Pour pouvoir accéder au stade, les supporters et autres spectateurs devront se munir de leur fan ID et d’un ticket d’entrée personnalisé. Ils seront en plus soumis à une fouille et à un contrôle électronique.

C’est dans ce stade du club le plus populaire et le plus titré de toute l’histoire du football russe que le Sénégal aura le privilège de démarrer sa compétition. Les Lions y affronteront la Pologne le 19 juin, pour la rencontre inaugurale du groupe H, avec comme ambition de bien rentrer dans la compétition comme le réussirent leurs illustres devanciers en 2002. Ce stade a accueilli des matches de la Coupe des Confédérations en 2017, des matches de Ligue Europa et de Ligue des champions de l’Uefa, mais aussi du championnat russe.

L’équipe nationale de la Russie y a aussi joué quelques matches contre la Lituanie, la Moldavie, la Suède et l’Autriche. Mais le match Sénégal-Pologne ne sera pas le premier de la Coupe du monde à y être disputé. Avant la confrontation entre Sénégalais et Polonais, l’Argentine y sera opposée à l’Islande le 16 juin. Ce stade servira également de cadre à deux autres rencontres de la phase de groupes, à savoir Belgique-Tunisie le 23 juin et Serbie-Brésil le 27 juin. Un match de huitième de finale y est aussi prévu le 3 juillet. Il ne reste qu’à souhaiter que l’Otkrytie Arena porte bonheur à Aliou Cissé et à ses hommes.

Samba Oumar FALL, envoyé spécial en Russie

Ambiance
Les Russes ne parlent pas football !

Pour la 21e édition de la Coupe du monde qui démarre demain, jeudi 14 juin, le plus grand nombre de demandes émane de la Russie, mais pour l’heure, la ferveur se note plutôt du côté des équipes étrangères. En effet, des milliers de supporters ont pris d’assaut le territoire russe, grâce au Fan ID. Pour faciliter l’arrivée des étrangers, les autorités russes ont fait dans l’innovation en mettant en place un dispositif qui permet aux supporters d’entrer dans leur territoire sans visa. En plus d’être gratuit et valable pour les 64 matches de la compétition, le Fan ID, appelé « passeport du supporter », donne accès aux transports en commun (train, bus, métro).A quelques heures du coup d’envoi de la Coupe du monde, l’engouement semble très modéré à Moscou. L’effigie de Zabivaka, la mascotte officielle de la Coupe du monde de football 2018, est visible un peu partout dans les grandes artères, les drapeaux de la Fifa flottent un peu partout et les bus et autres trains ont changé de décor. Mais la ferveur populaire n’est pas trop perceptible chez les Russes. Même si du côté des amateurs du ballon rond, on attend l’événement avec impatience pour bien célébrer cette grande fête du football. Une première dans leur pays, de vivre des émotions fortes. Mais au contact des femmes, hommes, jeunes et vieux, l’on se rend compte que les Russes ne sont pas très branchés foot. La majeure partie connaît le Brésil, l’Allemagne, la France, l’Espagne, le Portugal, l’Espagne, l’Argentine, l’Angleterre, le Japon. Le Sénégal ? Ils connaissent bien El Hadji Diouf et Sadio Mané. C’est tout ! Ils ne savent même pas que le Sénégal est qualifié et jouera l’un de ses matches à Moscou. Des autres équipes africaines, n’en parlons point. Au Sapsan Arena, terrain annexe du Lokomotiv de Moscou où se déroule le tournoi « Football for friendship », la Coupe du monde est reléguée au second plan. C’est à peine si les Moscovites sont emballés par cette grande messe du football mondial alors que leurs autorités ont mis le paquet sur les infrastructures. Les contreperformances de l’équipe nationale ne sont pas étrangères à ce manque d’engouement.  En effet, beaucoup se font peu d’illusions quant aux chances de leur sélection qui n’est plus un foudre de guerre et craignent un fiasco, avec une élimination dès le premier tour. L’actuel entraîneur, Stanislav Cherchesov, est indexé et ne fait pas l’unanimité pour n’avoir jamais réussi à remettre l’équipe sur les rails. La Russie qui partage sa poule avec l’Arabie Saoudite qu’elle affronte ce jeudi, l’Egypte et l’Uruguay est attendue pour réussir un bon parcours pour redonner un espoir à son public.

Samba Oumar FALL, envoyé spécial en Russie


Au rythme de la tanière

Les Lions ont débarqué à Kaluga

Kaluga (Russie) : Comme attendu, la sélection nationale du Sénégal a débarqué, hier soir, à Kaluga où elle a établi son camp de base pour les besoins de la Coupe du monde Russie 2018.  Et en attendant l’arrivée de la centaine de supporters sénégalais, Aliou Cissé et ses hommes peuvent compter sur un groupe d’inconditionnels russes et … arméniens qui étaient présents à l’aéroport de Kaluga pour leur témoigner leur affection. Toutefois, à cause de la pluie, ces derniers n’ont pas pu leur serrer la main ou encore leur faire signer des autographes comme espéré.

L’équipe nationale de football du Sénégal a foulé, hier, le tarmac de l’aéroport de Kaluga à 19h27 en provenance d’Autriche où elle a disputé et gagné, il y a deux jours, son dernier match amical qui l’opposait à la Corée du Sud. Sortis de l’aéroport sous une pluie battante, une vingtaine de minutes après leur arrivée, Sadio Mané et ses coéquipiers n’ont pu signer des autographes à leurs fans, au nombre d’une vingtaine, massés derrière une barrière établie par les forces de sécurité. Les joueurs sénégalais ont été obligés de regagner directement leur bus, laissant un peu leurs supporters russes et … arméniens à leur faim. Fan des Reds de Liverpool depuis 14 ans maintenant, Alexander espérait serrer la main à Sadio Mané et lui faire signer un autographe ; de même que sa femme Anasthasia qui rêvait de prendre des photos avec l’attaquant sénégalais. Citoyens russes, ils ont préféré soutenir la sélection sénégalaise qu’ils voient d’ailleurs passer le cap du premier tour. Alaxander et Anasthasia ne fondent pas beaucoup d’espoir sur leur équipe nationale qualifiée d’office à la compétition mais dont les matches amicaux disputés n’ont pas été rassurants. Ce couple féru de foot et les autres supporters ont donc bravé la pluie dans l’espoir de communier avec leurs idoles. S’ils n’ont pas pu réaliser leur rêve comme ils l’entendaient, ces inconditionnels du Sénégal peuvent tout de même se contenter d’une petite consolation : un signe de la main du joueur de Liverpool à leur endroit. Sadio Mané, sourire en coin, a ainsi tenu à leur rendre la monnaie de la pièce en leur exprimant toute son affection et sa reconnaissance. Un geste bien accueilli par les supporters qui ont scandé son nom pour, à leur tour, lui témoigner leur satisfaction.

Les temps des ultimes réglages

Kaluga (Russie) : Cinq matches amicaux disputés depuis la qualification historique de la bande à capitaine Cheikhou Kouyaté contre l’Afrique du Sud en novembre dernier. Bilan, trois nuls contre l’Ouzbekistan, la Bosnie et le Luxembourg, une défaite face à la Croatie et une victoire contre la Corée du Sud. Bouclant ainsi une préparation qui n’avait pas suscité l’optimisme chez les supporters. Mais la victoire précieuse décrochée devant la Corée du Sud au stade Goodrich de Salzbourg en Autriche a redonné confiance au camp de ces supporters. Mais pour les Lions du Sénégal, les choses sérieuses vont commencer la semaine prochaine (19 juin) contre la Pologne.

Mais Aliou Cissé et ses joueurs devront d’abord savoir gérer les 5235 km qu’ils auront à parcourir durant la première phase de ce Mondial, puisqu’ils joueront sur trois sites différents, trois villes différentes, les unes assez éloignées des autres. Dans leur camp de base à Kaluga, une ville située dans la partie centrale de la Russie, les Lions devront déjà concocter leur plan de préparation en direction de ces trois matches d’abord. Disputer un premier match contre la Pologne au stade Spartak de Moscou, ensuite le Japon à Ekaterinburg (24 juin) et enfin la Colombie à Samara (28 juin).

Ils devront aussi composer avec les intempéries dans une ville où la pluie tombe à tout moment, pouvant ainsi perturber le travail. Mais les jeunes joueurs de Cissé ne devraient pas trop s’en faire, puisqu’ils ont décidé d’écrire leur propre histoire et suivre l’exemple de leurs valeureux aînés de 2002. Toutefois, ils seront attendus comme au coin d’un bois, puisque tout le monde les prend au sérieux.
A Aliou Cissé de se hisser au niveau des exigences de la haute compétition.
 

A cet égard, le sélectionneur sénégalais a été on ne peut plus précis, hier à la descente d’avion à Kaluga. « Nous avons fini notre préparation, il nous reste maintenant à disputer les matches de la Coupe du monde pour laquelle nous sommes là. Mais nous allons superviser nos adversaires, visionner nous aussi leurs matches de préparation », lâche Aliou Cissé.


Aliou Cissé, coach des «lions»
« Nous avons des arguments à faire valoir »

Kaluga (Russie) : Après quatre semaines de préparation intensive, l’équipe de football du Sénégal va entrer de plain-pied dans la compétition la semaine prochaine. Hier, Aliou Cissé, ses joueurs et son staff ont débarqué à l’aéroport de Kaluga sous une fine pluie à l’accueil en guise de bienvenue. Dans une ville où les ressortissants sénégalais ne courent pas les rues, les Lions ont tout de même eu un accueil chaleureux de la part des populations de Kaluga qui ont bravé justement cette pluie et sont restées longtemps à attendre la sortie de l’équipe. Ce sont des joueurs décontractés qui ont foulé le tarmac de cet aéroport avant de se diriger vers le bus flambant neuf qui les attendait à la sortie. Aliou Cissé, en chef de file, ne pouvait pas échapper à l’assaut des journalistes sénégalais et étrangers qui l’attendaient depuis quelques heures. Et c’est de bon cœur qu’il s’est prêté aux questions de la presse pour exprimer toute sa satisfaction d’avoir réalisé une bonne préparation depuis un mois. Un stage qui lui a permis de revoir ses joueurs, leur état physique, mental et psychologique à la veille d’une compétition aussi importante que la Coupe du monde de football. « C’est pour dire également que dans l’ensemble, ça s’est plutôt bien passé. C’est toujours intéressant de gagner ; nous avions besoin de gagner ce match contre la Corée du Sud qui était important pour nous. En somme, nous avons bouclé notre préparation sur une note positive », a-t-il dit. 

A ses yeux, le plus important dans cette préparation, c’est de n’avoir pas de blessés. « Nous avons beaucoup travaillé dans tous les domaines du jeu. Cette compétition est importante et nous sommes formatés et bien formés pour cela. Nous avons beaucoup travaillé pendant quatre semaines, maintenant nous allons visionner nos adversaires et nous mettrons la stratégie nécessaire pour affronter le premier match contre la Pologne », a-t-il également indiqué.   Selon le coach du Sénégal, le Mondial a déjà démarré. « C’est une fierté pour nous car de Madagascar à Kaluga, en passant par Polokwane, Ouagadougou, Praia, nous avons bataillé ferme, pendant un an et demi, pour pouvoir faire partie de cette Coupe du monde, cette fête du football mondial. Je crois que cette qualification est méritée pour le Sénégal. Aujourd’hui, nous venons ici vraiment avec beaucoup de plaisir et beaucoup de fierté pour représenter notre pays et essayer de faire le maximum ».
 

Pour Aliou Cissé, tout footballeur professionnel rêve de disputer une Coupe du monde. Cela est important pour le joueur, mais cela l’est aussi pour l’entraîneur national de diriger une équipe qui se qualifie à la Coupe du monde. « C’est donc une fierté pour nous tous. En 2002, j’étais capitaine à la Coupe du monde asiatique ; en 2018, je reviens comme entraîneur national, cela aussi est une autre fierté. J’imaginais, en tant que joueur, participer à une Coupe du monde, mais pas en tant que coach, mais voilà c’est arrivé ». Aliou Cissé s’est réjoui du bon état d’esprit de son groupe. « Nous allons côtoyer une trentaine d’équipes et nous avons des arguments à faire valoir. Nous venons ici avec beaucoup de confiance, en tout cas en ayant vraiment cette envie de faire une très belle Coupe du monde », a enfin déclaré le coach de l’équipe du Sénégal.


Rugissements… Rugissements

Cheikhou Kouyaté, milieu de terrain, capitaine de l’équipe nationale
«Nous continuerons le travail pour bien représenter le Sénégal»

« C’est avec honneur et fierté que nous sommes là aujourd’hui, parce que nous avons travaillé dur pour être là, de Madagascar à Kaluga. Donc c’est une fierté de jouer la Coupe du monde et ce soir (hier), nous sommes contents d’être bien arrivés. Pour l’accueil, nous n’avons, pour l’instant, vu que des journalistes (rires). Personnellement, je me sens bien. J’étais un peu blessé, on m’a mis au repos et là ça va maintenant. La Coupe du monde, c’était un rêve de gamin et pouvoir la jouer, c’est magnifique.
C’est un rêve qui se réalise ; maintenant nous continuerons le travail pour bien représenter le Sénégal. S’agissant de la préparation, nous avons disputé un bon match lundi contre la Corée du Sud. Nous voulions finir en beauté notre préparation ; l’essentiel étant d’être prêts contre la Pologne le 19  et je crois que nous avons bien travaillé dans ce sens ».

Kalidou Coulibaly, défenseur central
«Nous sommes sur la bonne voie»

« Aujourd’hui, nous avons eu la chance de faire partie des 23 joueurs retenus pour défendre les couleurs du Sénégal.
Nous essaierons de bien représenter le Sénégal parce que quand nous voyons tous ces gens qui sont derrière nous, ça donne plus envie d’aller de l’avant. Pour la préparation, je crois que c’est un bon bilan dans l’ensemble et la victoire acquise contre la Corée du Sud, avant-hier, est réconfortante.
Je pense que nous sommes sur la bonne voie et nous devons continuer à travailler pour être au top ».

 

Last modified on jeudi, 14 juin 2018 05:04
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