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Ekaterinbourg coquette émerveille ses visiteurs

27 Jui 2018
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Ekaterinbourg coquette émerveille ses visiteurs Crédit photo : Abdoulaye Mbodj / © Le Soleil

Ekaterinbourg : Coquette et séduisante, Ekaterinbourg, créée en 1723, a déployé tout un arsenal d’attraits pour appâter les visiteurs qui y viennent en masse, depuis le démarrage de la coupe du monde, pour suivre des matches de football. Etiquetée à tort ou à raison pays fermé et raciste, la Russie veut, sans doute, polir son image au sortir de cette compétition ; tout en espérant de bonnes retombées économiques. A Ekaterinbourg, les habitants, conscients des enjeux, jouent leur partition. Ici, nulle once de racisme.

Depuis des mois, Ekaterinbourg est sous les feux des projecteurs. La localité, située sur le pan asiatique de l'Oural (chaîne de montagnes en Russie), fait partie des onze villes de la Russie qui ont été choisies pour abriter certains des 64 matches de la Coupe du monde 2018. Le 25 juin dernier, son stade Iekaterinbourg Arena, qui a été agrandi pour les besoins de cet évènement mondial, a accueilli le match entre le Sénégal et le Japon dans le cadre de la deuxième journée. Le site, soutenu par des échafaudages, héberge aussi le club de foot l’Oural Ekaterinbourg.

D’une capacité d’accueil de 35.996 places, Iekaterinbourg Arena ou stade central, est une infrastructure sportive multifonctionnelle.

Dimanche  passé, il a vibré au rythme de la compétition, affichant fièrement les couleurs de la Fifa. Ses quatre tribunes étaient remplies comme un œuf créant un beau décor multicolore. En cette période de pleine fête du football, Ekaterinbourg, la coquette, dégage un charme irrésistible. Telle une jeune fille en quête d’un prétendant, elle s’est parée de ses plus beaux atours pour séduire les hôtes, qui, durant un mois, viendront des quatre coins du monde pour suivre des matches de  football.

Car, l'autre objectif, en abritant une partie de la compétition, est qu'elle puisse bénéficier de retombées touristiques importantes au terme de la Coupe du monde.

Cette attente se traduit, entre autres, par l’accueil très chaleureux que les habitants réservent aux étrangers. « Have you visited Ekaterinbourg ? Do you like the city ? » (Avez-vous visité Ekaterinbourg ? Aimez-vous la ville ?)Telles sont les interpellations qui reviennent souvent quand un passant échange avec un résident de la ville. Un intérêt certain à l’endroit des visiteurs qui illustre la volonté des habitants de vendre la destination d'Ekaterinbourg. Et qui tranche avec certains clichés défavorables à la réputation du pays et de sa population. Pendant longtemps, la Russie a, en effet, souffert de cette image de pays fermé, replié sur lui-même voire raciste que lui collent certains. « La Russie a bien changé. Ce n’est plus la situation d’il y a 20 ans… Les Africains peuvent circuler ici 24 h sur 24 sans craindre pour leur vie », rappelait récemment, l’ambassadeur du Sénégal à Moscou, Abdou Salam Diallo, au cours d’une rencontre avec l’Association nationale de la presse sportive (Anps).

Ekaterinbourg 3En tout cas, l'organisation de cet évènement planétaire qu’est le Mondial chez elle, lui offre une belle occasion d'exhiber au reste du monde une autre image d'elle, beaucoup plus reluisante, plus conforme à ses réalités.
A Ekaterinbourg, les visiteurs que nous sommes n’ont nullement senti, durant notre séjour de trois jours, une once de racisme de la part des citoyens russes.

A l’instar de leurs compatriotes de Kaluga, ils sont plutôt accueillants, d’un abord facile. Malgré la barrière linguistique, ils s’efforcent de converser avec les étrangers ; le plus souvent en russe, de temps en temps en anglais. Parfois, les interlocuteurs sont obligés de recourir à la communication gestuelle pour se faire comprendre. Les discussions cordiales se terminent souvent sur des poignées de main chaleureuses ou des tapes amicales sur le dos.  « Spassiba », disent les Russes pour remercier leurs « nouveaux amis ».

Une ville branchée
Comme à Kaluga où sont basés les Sénégalais venus assister à cette 21e édition de la Coupe du monde, ici, les selfies ont la cote. Ouverts, les habitants d’Ekaterinbourg ne boudent pas leurs plaisirs, en s’affichant sans cesse avec les Africains. C’est la première fois de l’histoire que leur ville accueille des rencontres de football de Coupe du monde et beaucoup veulent immortaliser l’évènement. Surtout que ce n’est pas tous les jours que des Sénégalais défilent chez eux, en chair en os. Il faut donc fêter cela comme il le faut. Une ambiance festive qui se poursuit la nuit où cette ville des lumières brille de milles feux. Ekaterinbourg est un endroit très branché, à la mode, où les night-clubs les plus chics côtoient les restaurants KFC, sorte de McDonalds, façon russe.

Certaines des plus grandes enseignes mondiales comme KIA Motors, Apple, Siemens, y ont également étendu leurs tentacules. En fin de semaine, des veilleurs attardés grouillent devant les salles de danse et autres lieux de réjouissance, pour se distraire, décompresser, après des jours de dur labeur. « J’aime le divertissement », confie Marx, un jeune Russe d’à peine 15 ans, le visage reluisant de bonheur.

Samedi 24 juin, veille du match Sénégal-Japon. Il est minuit passé devant le Chilly, une boîte de nuit, sans doute prisée par les bons viveurs nocturnes. Devant la devanture, les va-et-vient sont incessants. De groupes de personnes se forment ça et là. L’atmosphère est à la détente et ça sent l’alcool. De l’extérieur, on peut deviner l’ambiance torride qui règne dans la salle. « Il y a une salle de striptease en haut », explique, un brin moqueur, un passant, sans doute un habitué des lieux.

En face de l’immeuble, de jeunes filles, habillées de culottes courtes, tendance à la mode, n’hésitent pas à faire un clin d’œil aux passants. « Hi !Welcome to Russia ! », peut-on entendre, propos ponctués d’éclats de rire qui en disent long sur leurs intentions de provocatrices. La fête est interrompue deux heures après par les premières lueurs de l’aube qui apparaissent dès deux heures du matin. Car à  Ekaterinbourg, le jour est très long ; tandis que la nuit est trop courte et ne dure que quelques petites heures. Voilà une autre spécificité qui fait le charme de cette ville en cette période de l’année ! Que dire de cette ceinture verte qui entoure la ville et les maisons offrant à Ekaterinbourg une belle image de carte postale ! Devant cette merveille de la nature, les étrangers ne peuvent cacher leur enchantement et se laissent parfois entraîner dans une sorte d’évasion.

Ekaterinbourg a été fondée en 1723 par Vassili Tatichtchev, responsable des forges, pour devenir une capitale régionale. La ville a pris le nom de la femme de l'empereur Pierre le Grand, l'impératrice Catherine, future impératrice régnante, sous le nom de Catherine Ire. Aujourd’hui, la localité est une grande ville industrielle et produit des machines-outils pour l'industrie mécanique et la métallurgie de l'acier, des trains, des produits chimiques.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)

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