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Le temps des « coiffeurs » ?

27 Jui 2018
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Tous les footballeurs du monde vous le diront : leur rêve commun est de disputer une coupe du monde ! Ce n’est pas rien dans le pedigree d’un footeux. Figurez vous que de grands noms du ballon rond n’ont pas eu cet honneur. Le palmarès individuel et collectif, si fourni soit-il, souffrira toujours de cette ligne en or qui y manquera à jamais. Tenez, le Ghanéen Abedi Pelé, malgré ses trois titres de « Ballon d’or africain » (en 1991, 92 et 93) n’a jamais connu le bonheur de ses fils André et Jordan. Le Libérien George Weah a beau être à ce jour le seul footballeur africain à avoir décroché le « Ballon d’or » mondial en 1995. Il est certes devenu président de son pays, il n’a jamais étalé ses immenses talents de dribbleur et ses redoutables qualités de buteur en Coupe du monde.

On comprend dès lors pourquoi à la veille de ce rendez-vous planétaire les « exilés du foot » se signalent à leur sélectionneur, les bannis tentent de se faire une nouvelle virginité et même les fraîchement retraités rechaussent les godasses. Y être est une chance qui ne se présente pas tous le temps. Mais, y être ne suffit pas. Etre titulaire du banc n’enchante personne. Le Mondial, ce n’est pas que d’aller de ville en ville, accompagner ses camarades dans les déplacements, juste pour faire le nombre, compléter l’effectif aux entraînements et … encaisser des primes. Le Mondial pour un joueur, c’est sur le terrain.

On comprend également pourquoi certains joueurs qui n’ont jusqu’ici disputé la moindre minute dans cette compétition en terre russe arborent parfois le masque et refusent d’ouvrir la bouche en zone mixte. Les plus malheureux encore sont les ex-titulaires poussés sur le banc. Tous le savaient : en moyenne, 15 ou 16 joueurs d’une équipe seulement disputent une épreuve du genre. Mais lesquels ? C’est l’équation à laquelle sont confrontés tous les sélectionneurs qualifiés. Ceux qui ont le bonheur d’avoir assuré la qualification au second tour après deux matches, ou ceux qui ont dit adieu à leur rêve de conquête avant leur dernière sortie en groupe, peuvent se permettre d’aligner les « coiffeurs ». Les premiers pour garder tout leur effectif concentré et impliqué dans la perspective du second tour. Les autres pour donner à tout le monde la possibilité de dire plus tard « j’y étais » ! Mais tous n’auront pas ce bonheur. S’il faut se battre jusqu’au bout des matchs de poules, traditionnellement on garde sa confiance au même groupe.

Les « coiffeurs » peuvent alors ronger leur frein. Sauf si, par exemple, Coach Cissé qui alterne les systèmes de jeu et les onze de départ nous surprend encore à puiser demain, face à la Colombie, dans son réservoir de joueurs qui chauffent jusqu’ici le banc.

B. Khalifa Ndiaye

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