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«Bunkerisation» de la Tanière : Tout ça pour ça ?

30 Jui 2018
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Kaluga : Jamais dans l’histoire de l’équipe nationale de football, la Tanière n’a été aussi recroquevillée sur elle-même que lors du Mondial russe que les Lions ont quitté avant-hier au terme des matchs de groupe. Son hôtel SK Royal de Kaluga, ville située à quelque 170 km au sud-ouest de Moscou la capitale où elle avait installé son camp de base, a été une véritable forteresse, un bunker comparable à un sanctuaire « interdit à toute personne étrangère » au groupe, comme on aurait dit dans certains lieux plus que privés. 

Les Lions retranchés pour plus de calme et de concentration sur leur sujet ? Peut-être bien, pourquoi pas même… Sauf que cela ne produit pas toujours les effets escomptés. La preuve par ce qui s’est passé à Moscou, Ekaterinbourg et Samara. Des tanières accessibles, on en a connu des tonnes sans que cela ait nui en quoi que ce soit à la production de l’équipe. Aliou Cissé, le coach qui a instauré cette opération « portes hermétiquement closes » n’était-il d’ailleurs pas le capitaine d’équipe en 2002 lorsqu’autant à l’hôtel Mirabeau de Bamako qu’en Asie pour le Mondial « Corée du Sud – Japon », nul n’avait besoin d’un passe-droit pour accéder aux joueurs, techniciens, administratifs voire même politiques ? Même si, par ailleurs, il y avait une certaine réglementation. On se souvient pourtant que le Sénégal n’a jamais été aussi performant en Can (finaliste malheureux face au Cameroun) et en coupe du monde (quart-de-finaliste) que cette année-là. 

En plus de l’accès aux hôtels des joueurs, diverses plages de rencontres avaient été aménagées pour permettre aux journalistes, par exemple, de faire leur mission de service public qui est d’informer au quotidien leurs compatriotes restés au pays sur la vie de leurs représentants dans ces compétitions. A Kaluga, rien du genre. Même après le premier match sanctionné d’une victoire contre la Pologne, alors que l’on espérait un « open – press » ou même un accès de quelques minutes aux joueurs, les portes de la Tanière étaient restées désespérément closes.

Muet comme une carpe
  Aux entraînements au stade Sputnik de Kaluga, c’était encore pire : toujours les 15 premières minutes consacrées à prendre des vues pour les photographes et cameramen et à noter qui s’est échauffé à côté de qui, qui est là et qui et qui est absent pour les journalistes et c’est tout. Une seule fois, une maigre petite fois, au lendemain de leur arrivée à Kaluga, des joueurs se sont adressés à la presse. Et ils n’étaient que deux : Mbaye Niang et Pape Alioune Ndiaye. Les autres Lions, en marge des autres séances ? Ils ont dribblé la presse. Le coach lui a été aussi muet qu’une carpe, en dehors de ses obligations auprès de la Fifa : conférence d’avant et d’après-match. C’est tout.

C’était donc presque chaque jour huis clos et motus et bouche cousue. Sauf, dans le second cas, pour les rares journalistes « réseautés » qui obtenaient des infos de premières mains de la part de leurs « amis » journalistes. Si c’était pour cacher leur jeu, c’était raté ; puisque les « secrets » de la Tanière, habilement fuités étaient dans la rue. A la limite, on n’aurait rien trouvé à redire dans ces huis clos à n’en plus finir si sur les aires de jeu, les Lions avaient sorti quelque chose d’original, des combinaisons sur les balles arrêtées, des attaques placées savamment travaillées, des phases de jeu élaborées dans leur laboratoire secret ou des plans pour contrer les forces des équipes adverses ou museler les individualités d’en face. Mais rien de tout ça ! Ils n’ont pas sorti une seule stratégie qui a fait voler en éclats ou de contenir le camp adverse.

La preuve par ce coup de tête qui les renvoie à la maison du Colombien Yerry Mina dont, pourtant, toute la planète foot sait que c’est là son arme fatale. Ça, c’était un plan travaillé à l’entraînement (et peut-être même pas à huis clos) comme le coach José Pekerman l’a lui-même avoué après la victoire de son équipe. A part leur premier match où ils avaient fait déjouer la Pologne, les Lions eux ont plus souvent brillé par leurs approximations que par leur savoir-faire collectif.  

Il n’y avait aucun secret d’Etat à protéger, ni informations sensibles à cacher. Si, plutôt, la Tanière s’était barricadée dans son bunker russe pour apprendre comment mieux bafouiller son jeu, alors là c’est réussi. Car, elle n’a produit rien d’autre qui puisse expliquer l’isolement total qu’elle s’est imposé.

 

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