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Bilan de la participation sénégalaise : Les joueurs Ceux qui ont brillé et ceux qui sont passés à côté…

30 Jui 2018
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Des satisfactions au milieu, mais ….
Pour son retour en tant que titulaire et capitaine de l’équipe, Cheikhou Kouyaté, a réussi à marquer son territoire. Placé devant la défense, son poste de prédilection, il a abattu un travail extraordinaire. Il a intercepté beaucoup de ballons dans l’entrejeu et participé à l’effort défensif contre les Colombiens. Alfred Ndiaye, qu’il a remplacé sur ce match a été un exemple de détermination et d’engagement.
Titularisé au milieu de terrain face à la Pologne et au Japon, il a toujours réussi à tirer son épingle du jeu. Il a été très solide à son poste. Dans l’entrejeu, il a tenu son rôle et a été d’un grand apport en répondant présent dans tous les duels.

Idrissa Gana Guèye a également joué sa participation, même si lors des deux premiers matchs, il a peiné à trouver ses marques. Contre la Colombie, il joué un cran au-dessus et a été bien en vue. Pape Alioune Ndiaye n’a pas eu la même réussite pour sa première titularisation.
Le milieu de Stoke City a tardé à se mettre dans le rythme et a passé tout le temps à courir derrière le ballon.

Heureusement qu’il y avait Mbaye Niang !
 
On attendait Sadio Mané pour survoler de tout son talent cette compétition et porter l’équipe du Sénégal, mais il n’a pas répondu aux nombreuses attentes.
L’attaquant de Liverpool n’a que très peu pesé sur le jeu sénégalais. Désigné homme du match face au Japon, Mané, buteur lors de cette rencontre, a été très en-dessous de son rendement habituel. Il a perdu beaucoup de duels et ne s’est guère montré très percutant. Le Sénégal attendait un grand Sadio Mané après sa belle saison avec Liverpool, il a vu une pâle de l’attaquant qui fait rêver les grands clubs européens.
La lumière est plutôt venue de Mbaye Niang, premier buteur sénégalais de cette Coupe du monde, Mbaye Niang a offert à l’équipe sa seule victoire contre la Pologne.

Désigné homme du match lors de cette rencontre, le remuant attaquant du Torino a gagné sa place de titulaire sur le front de l’attaque sénégalaise. Grâce à sa taille et sa puissance, il a donné du fil à retordre aux défenses adverses. Mbaye Niang reste l’une des rares satisfactions de cette attaque. 

Moussa Konaté qui n’a eu que quelques bribes de matchs n’a pas très souvent eu l’occasion de s’illustrer. Entré à 14 minutes du terme contre la Pologne et à 10 contre la Colombie, le meilleur buteur sénégalais depuis le début de l’ère Cissé a passé tout le temps à courir derrière le ballon. Considéré comme un attaquant prometteur, Ismaïla Sarr était attendu pour exploser lors de ce mondial, mais l’attaquant n’est pas sorti du lot. Positionné contre la Pologne comme un des bloqueurs des transitions de cette équipe polonaise, l’attaquant s’est plus impliqué bien dans les phases défensives que celles offensives. Dans son couloir droit, il a réussi, par intermittence, quelques bonnes choses, sans être décisif. Sarr a souvent mélangé vitesse et précipitation et pêché dans le dernier geste.
  Son retour était très guetté après deux matchs qu’il a suivis du banc de touche.

Mais Diao Baldé Keita, titularisé lors de la rencontre décisive contre la Colombie n’a pas été d’un grand apport pour l’équipe. Il n’a pas beaucoup pesé sur la défense colombienne.
Tout comme Diafra Sakho qui ne gardera pas un bon souvenir de son premier Mondial. L’attaquant sénégalais, laissé sur le banc lors des deux premières rencontres, n’est entré en jeu que contre la Colombie et à quatre minutes de la fin du temps réglementaire. Alors que les carottes étaient déjà cuites, Diafra n’a pas eu l’occasion de se montrer dangereux. Le plus grand flop en attaque, c’est bien Mame Biram Diouf. Aliou Cissé s’est obstiné à mettre l’attaquant de Stoke City qui n’a plus ses jambes de vingt ans. Du coup, il n’a jamais répondu présent. Et n’a jamais réussi à s’illustrer.


Retour a la maison
Les Lions ont quitté hier soir, qu’en sera-t-il de leurs supporters ?

Kaluga : Eliminés jeudi à Samara par la Colombie de la course au second tour du Mondial 2018 de football, les Lions ont quitté la Russie hier soir pour rentrer au pays. Ils sont partis de Kaluga, leur camp de base, pour Moscou où ils ont tous embarqué pour Dakar. En effet, contrairement à une idée véhiculée depuis leur sortie de route, ils ne sont pas partis de Russie en ordre dispersé et pour des destinations finales différentes. Tous sur Dakar, le temps peut-être de se remettre un peu de la désillusion russe et de décompresser avant de retrouver leur club employeur. Les envoyés spéciaux de la presse sénégalaise sur ce Mondial devraient suivre le mouvement impulsé par leurs joueurs. La plupart d’entre eux s’envolent pour le retour à la maison ce week-end. Apparemment, une petite minorité risque de suivre le reste de la compétition depuis les tribunes de presse des stades russes. 

Pour les supporters aussi, ce devrait être pareil. Mais, de persistantes rumeurs font état de velléités de « défection » dans leurs rangs. Certains auraient planifié depuis Dakar de se fondre dans la nature : fausser compagnie au gros de la troupe d’abord, avant de se faire « récupérer » par des proches et transférer vers un pays de l’espace Schengen où il leur serait plus facile d’émigrer sans trop de risques. Audacieux pari, si l’on sait toutes les dispositions sécuritaires prises par les autorités russes afin qu’aucun « mondialiste » ne puisse rester sur leur territoire après la compétition. Ou en faire un point de transit pour émigrer clandestinement.

Bilan de la participation sénégalaise

Un rêve qui vire au cauchemar !

Samara : Très attendue lors de cette Coupe du monde, en Russie, l’équipe du Sénégal n’a pas confirmé les espoirs placés en elle. Les Lions se sont fait éliminer dès le premier tour. Un échec retentissant pour une génération qui rêvait ouvertement de rééditer l’exploit de 2002 ou, à défaut, de passer le premier tour.

L’élimination du Sénégal jeudi, à l’issue de la rencontre très disputée contre la Colombie, sera marquée au fer rouge et il faudra du temps aux joueurs et au peuple sénégalais pour la digérer. La qualification s’est envolée alors que l’équipe avait son destin en main. Mercredi, veille de match contre les Cafeteros, le coach Aliou Cissé, répondant à une question d’un journaliste faisant la comparaison entre la génération de 2002 et celle de 2018, avait répondu sans sourciller : « La génération de 2018 est meilleure que celle de 2002 ». Mais avait-il raison ? Car la génération dont il a fait partie a disputé un finale de Can en 2002 et un historique quart de finale à la Coupe du monde la même année. Ce qui lui a permis d’entrer dans l’histoire. En Russie, l’équipe du Sénégal, coachée par celui-là même qui était le capitaine en 2002, avait une belle occasion de marcher sur les pas de ses illustres devanciers. Mais elle n’a pas réussi à relever ce challenge qui était pourtant à sa portée. Les joueurs d’Aliou Cissé peuvent nourrir d’immenses regrets s’ils regardent dans le rétroviseur. Leur échec lors de cette campagne russe prend sa source dans le match nul (2-2) concédé lors de la deuxième journée contre le Japon, à Ekateringbourg plus que dans la défaite contre la Colombie lors de l’ultime journée, à Samara. Favori sur le papier, le Sénégal avait fait le plus difficile en menant à deux reprises au score avant de voir son adversaire revenir. Et jeudi, face au Cafeteros, les Lions n’avaient besoin que d’un point pour passer, mais n’ont pas su saisir cette opportunité face à une équipe méfiante malgré toutes ses vedettes. Cette élimination en phase de groupes laisse un goût d’inachevé sur cette équipe qui avait pourtant les moyens de bousculer la hiérarchie dans ce groupe H.

Ce fiasco sonne comme une juste sanction pour les nombreuses carences notées au milieu de terrain, en attaque, mais aussi le manque d’agressivité et l’inconstance dont les Lions, trop attentistes, ont fait preuve durant tout le tournoi.
Les trois matchs ont montré des joueurs qui, malgré leur talent et leurs capacités, ne sont pas allés au-delà de faire le minimum. Par sa naïveté, cette génération emmenée par un Sadio Mané fantomatique a manqué une occasion en or de figurer dans le top 16 mondial. Et si cette élimination face à la Colombie a laissé beaucoup de regrets, Aliou Cissé a cherché à positiver et a fait croire que le futur appartient à ses joueurs. Un futur qui, selon le sélectionneur national, passe par la Can 2019, au Cameroun. « C’est une belle génération, des joueurs qui se battent tous les jours pour leur pays, qui ont consenti beaucoup d’efforts.
J’ai trouvé les garçons conscients et qui avaient envie d’aller de l’avant.

Nous allons continuer à travailler. Le chemin est encore long, mais de très belles choses attendent cette équipe », a-t-il indiqué.

Les joueurs
Ceux qui ont brillé et ceux qui sont passés à côté…

Samara : Malgré son gros potentiel, l’équipe du Sénégal qui était très attendue a pêché par ses nombreuses lacunes lors de la Coupe du monde. Certains joueurs ont assuré, d’autres ont tout simplement livré des prestations en deçà des attentes. Passage en revue des prestations des uns et des autres.

Préféré à Abdoulaye Diallo et à Alfred Gomis, Khadim Ndiaye n’a pas été un exemple de sérénité. Auteur d’un match assez correct contre la Pologne, il s’est illustré par ses sorties approximatives et ses mauvaises relances au pied.
Sa bourde sur le deuxième but du Japon a été le tournant de la Coupe du monde sénégalaise. Fébrile sur ses sorties aériennes, il a été l’une des faiblesses du groupe d’Aliou Cissé.
 
Des motifs de satisfaction en défense
Malgré les quatre buts encaissés, la défense sénégalaise s’est bien comportée face aux ogres comme Falcao, James Rodriguez et autres Robert Lewandowski. Solide face à la Pologne, Youssouf Sabaly, qui a fait valoir ses atouts offensifs, a réussi une bonne partition lors de ce Mondial. L’arrière gauche des Lions a réussi son baptême du feu en livrant une prestation de haut vol pour ses débuts en Coupe du monde. Solide et très  concentré, le défenseur des Girondins n’a jamais été pris en défaut. Sa belle prestation lors de la rencontre contre le Japon, lui a valu de figurer dans le l’équipe type de la deuxième journée du mondial. Sabaly est resté sur le même tempo contre la Colombie avant de sortir sur blessure à la 74e minute. Idem pour son pendant sur le flanc droit. Souverain dans son couloir, Moussa Wagué a livré deux prestations assez correctes, sanctionné d’un magnifique but contre le Japon. Le défenseur du Kas Eupen a beaucoup contribué aux phases offensives de l’équipe.

Mais contre la Colombie, Aliou Cissé l’avait mis au repos, lui préférant Lamine Gassama. Ce dernier, titularisé pour la première fois depuis le début du tournoi, n’a jamais flanché, ni face à James Rodriguez sorti sur blessure à la demi-heure de jeu ni contre son remplaçant Luis Muriel. Gassama a assuré et a bien maîtrisé ses vis-à-vis.

Dans l’axe central, Kalidou Koulibaly a confirmé tout le bien qu’on pensait de lui. Face au Japon et à la Colombie, dans une moindre mesure d’entrée contre la Pologne, il a démontré qu’il n’était pas l’un des meilleurs spécialistes à son poste pour rien. Très costaud physiquement et très engagé, le défenseur de Naples a réussi des prestations assez propres. Avec Salif Sané, ils ont formé une charnière très solide.

Ce dernier a été l’un des meilleurs Lions  dans ce tournoi. Présent défensivement, il n’a jamais hésité à monter pour créer le surnombre dans l’entrejeu et même apporter son jeu de tête sur les balles arrêtées offensives. Les deux compères ont enchaîné les bonnes prestations et grâce à leur complémentarité, empêché Robert Lewandowski et Radamel Falcao, deux redoutables buteurs, de briller.

 

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