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Au cœur du Mondial : Messi, encore un grand rendez-vous «raté» avec «l’Albiceleste»

02 Juil 2018
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 Moscou : Cette fois, si Lionel Messi annonce sa retraite internationale, il y a fort à parier que beaucoup de ses compatriotes argentins lui souhaiteront bon vent. Déjà qu’au pays, il lui est reproché depuis des années de ne pas être aussi décisif en sélection comme il l’est régulièrement avec son club espagnol du Fc Barcelone. Ses partisans ont beau répliquer que sous le maillot « ciel et blanc » il n’a pas de partenaires à la science du football de la dimension d’Iniesta et Suarez voire Neymar et Xavi jusqu’à dernièrement sous la tunique « blaugrana », ses détracteurs n’en démordent pas : Messi est plus catalan qu’Argentin.
 

Et voici que durant ce Mondial 2018, il a (encore) été presque transparent. A part quelques fulgurances, on ne l’a jamais vu endosser son costume de … messie. Samedi contre la France, malgré deux passes décisives délivrées, il n’a pas montré grand-chose. Pire avec cette élimination de « l’Albiceleste » dès les huitièmes de finale, Messi a bouclé sa troisième Coupe du monde sans avoir inscrit le moindre but lors des matches à élimination directe. Très en deçà de son palmarès individuel de quintuple Ballon d’or. Des distinctions acquises surtout grâce à ses performances en club. Alors, à 31 ans et 129 sélections marquées par des déceptions lors des plus grands rendez-vous, « La Pulga » pourrait se libérer de ses charges en sélections et peut-être libérer « l’Albiceleste » qui n’aurait plus à compter sur le messie qu’elle attend depuis un certain Diégo Maradona.


Quand les tenants ne tiennent pas le coup

 Kaluga : C’est devenu une habitude chez les tenants du titre mondial depuis 2002, lorsque la France championne du monde en titre perdait son trophée en se faisant sortir d’entrée (premier tour) de l’édition asiatique (Japon/Corée Sud). Depuis lors, d’autres ont suivi ses traces. L’Italie championne en 2006, l’Espagne championne en 2010, l’Allemagne championne en 2014, ont tous pris la porte, dès la phase de groupes, respectivement en 2010, 2014 et 2018. De grands pays de football dont les championnats attirent toujours les footballeurs, les foules mais aussi les sponsors. La présente édition n’a donc pas dérogé à la « règle » puisque de grands champions ont été éliminés soit dès la phase de groupes, soit dès le début du second tour. Cas de l’Allemagne championne du monde en titre et qui était considérée comme l’ogre de cette compétition et qui, en trois matches, a montré toutes ses limites avec sa formation vieillissante. Une défaite d’entrée face au Mexique (0-1), puis une victoire difficile et même miraculeuse devant la Suède (2-1) avant de retomber dans ses travers contre la Corée du Sud (0-2). Quadruples champions du monde (1954, 1974, 1990, 2014), les Allemands étaient les seuls à titiller le grand Brésil cinq fois champion du monde. La prestation allemande lors de cette Coupe du monde a même été jugée de catastrophiquement historique. Une équipe habituée aux honneurs depuis l’instauration de la phase de groupes en 1950. C’est pourquoi l’entraîneur, Joachim Löw, ne pouvait parler d’autre chose que d’une « gigantesque déception ». « L’équipe a perdu plus qu’un match, beaucoup de ce que nous avions construit depuis des années », avait-il dit au micro des confrères allemands à la fin du match contre la Corée du Sud.

France, meilleure équipe du tournoi
   Le finaliste 2014, l’Argentine a à peine fait mieux. Avec un nul d’entrée contre les modestes Islandais (1-1) suivi d’une lourde défaite contre la Croatie de Modric et Rakitic, Lionel Messi et ses partenaires se sont ressaisis à temps devant le Nigeria qu’ils ont battu in-extrémis (2-1) pour se qualifier au second tour. Mais le mal était profond car cette équipe sans un Messi des grands jours n’était que l’ombre d’elle-même. Et elle l’a prouvé face à la France, jugée actuellement comme la meilleure équipe de ce tournoi. Résultat des courses, un 4-3 pour les Bleus qui a démontré que les vice-champions du monde n’étaient plus la fringante équipe qui balayait tout sur son passage. Messi a même quitté ses partenaires pour rentrer tout seul. Une crise en perspective dans la formation argentine ? On peut bien s’y attendre car après avoir perdu la finale contre l’Allemagne en 2014, et une autre finale en Copa America contre le Chili, Messi avait déclaré en avoir fini avec la sélection pour revenir ensuite sur sa décision. Qu’en sera-t-il cette fois ?  

Autre grand perdant, le Portugal de sa star Cristiano Ronaldo. Qui rêvait d’un sixième ballon d’or en cas de bonne performance dans ce Mondial après avoir remporté la coupe d’Europe des nations contre la France. Mais le sort avait mis sur sa route l’Uruguay d’un certain Edison Cavani. « El matador » a été le bourreau des Portugais en plantant deux buts qui terrassaient Ronaldo et Pepe qui voyaient déjà grand après avoir s’être sortis sans grande difficulté de leur groupe. Mais leur histoire s’est arrêtée en 8e de finale. Terrible désillusion pour un Ronaldo qui entendait réaliser une bonne coupe du monde, surtout depuis l’élimination de son rival intime Messi.  

Enfin, l’Espagne l’autre ancien champion du monde en 2010 en Afrique du Sud, après un parcours peu convaincant (une victoire et deux nuls) a pu sortir des matches de groupes pour se présenter devant le pays organisateur en 8e de finale. Elle a été éliminée à cause de ses propres turpitudes. Un pénalty bête concédé par Piqué dans le match, puis deux ratages dans la série des tirs aux buts et voilà l’Espagne sortie par la Russie. Une malédiction qui poursuit ainsi la « Roja » face aux pays hôtes en coupe du monde puisqu’elle a subi le même sort en 1934 (Italie), 1950 (Brésil), 2002 (Japon/Corée) et à l’Euro 1980, 1984, 1988, 1996, 2004.
De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,

Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJ (photos)

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