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Le monde encore aux pieds de l’Europe !

09 Juil 2018
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Moscou : comme en 2006, 2010 et 2014, la Coupe du monde ira à un pays européen. Pour la cinquième fois dans l’histoire, les équipes du Vieux Continent ont réussi à bouter hors du dernier carré celles sud-américaine. Ce qui promet une finale à 100% européenne le 15 juillet 2018 au stade Luzhniki.

Les demi-finales de la 21e Coupe du monde de football démarrent demain avec une alléchante affiche France-Belgique à Saint-Pétersbourg, suivie d’un duel Angleterre-Croatie le lendemain, à Moscou au stade Luzhniki. L’une des particularités de cette 21e édition très riche en surprises est qu’aucune équipe sud-américaine ne figure dans le dernier carré. Vendredi, elles étaient deux à affronter deux adversaires du Vieux Continent. L’Uruguay s’est incliné face à la France au stade de Nijni Novgorod et le Brésil, quintuple champion du monde, a été sorti de la compétition par une courageuse équipe de la Belgique. Cette situation est loin d’être inédite puisqu’en 2006, en Allemagne, le dernier carré n’était composé que d’équipes du Vieux continent : l’Allemagne, l’Italie, le Portugal et la France.

L’Europe, terre de malédiction des Sud-américains
De 1930 à aujourd’hui, l’Europe a (avec la Russie en 2018) abrité à onze reprises les phases finales de la Coupe du monde. Hormis l’édition de 1958, en Suède, qui avait vu le Brésil brandir son premier trophée mondial, le bilan reste mitigé pour les équipes de la Conmebal (Confédération sud-américaine de football) sur le Vieux continent. Toutes les autres consécrations portent l’empreinte des sélections européennes : Allemagne (3), Italie (4), France (1) et Espagne (1). D’ailleurs, depuis cette 6e édition, rares ont été les équipes sud-américaines à avoir atteint la finale sur les terres européennes.

Seuls l’Argentine en 1990 en Italie et le Brésil en France en 1998, ont réussi cette prouesse.

Cette année encore, en Russie, les Sud-américains seront absents du banquet final. Leurs derniers représentants, la Céleste et la Seleçao, se sont cassé les dents face à la France et à la Belgique. Un scénario qui rappelle 2006, en Allemagne tout comme en 1982, en Espagne, en 1966 en Angleterre et en 1934 en Italie, où le dernier carré était dominé par l’Europe. Incapable de déplacer les montagnes russes, l’Amérique du Sud laisse ainsi au Vieux Continent le monopole des demi-finales avec, cerise sur le gâteau, une  finale 100 % européennes comme en 2010 (Espagne-Pays-Bas), en 2006 (Italie-France), en 1982 (Italie-Allemagne), en 1974 (Allemagne-Pays-Bas), en 1966 (Angleterre-Allemagne), en 1954 (Allemagne-Hongrie), en 1938 (Italie-Hongrie) et en 1934 (Italie-Tchécoslovaquie).

Jusqu’en 2010, l’Amérique du Sud était la chasse gardée des équipes du Conmebal qui s’y sont toujours imposées. Aucun pays européen n’avait réussi à y gagner. Après quatre échecs (1930, 1950, 1962, 1970 et 1978), le Vieux Continent a cassé cette dynamique et vaincu la malédiction en 2014 grâce à la Nationalmannschaft qui s’est payé le luxe de commettre un crime de lèse-majesté en allant remporter un premier titre historique à Rio de Janeiro, après avoir humilié (7-1) le Brésil en demi-finale et battu (1-0) l’Argentine en finale.

Russie, pari réussi
Mieux, depuis trois éditions (2006, 2010 et 2014), les sélections européennes dictent leur loi au reste du monde. Avec, en prévision, une finale à 100% européenne, le Vieux Continent qui mène déjà par 11 victoires finales à neuf, aura une occasion de creuser l’écart devant l’Amérique du Sud bredouille depuis 2002. Et qui devra attendre quatre longues années pour espérer briser le joug de l’Europe.

Cette édition a été marquée par les contre-performances des grandes nations du football. Les équipes qui rêvaient de briller sous le ciel russe ont connu une grosse désillusion. L’Allemagne, tenante du titre, a connu une faillite spectaculaire en terminant en queue de peloton d’un groupe à sa portée. Très attendue, la Pologne de Robert Lewandowski n’a pas dépassé la phase de groupe. L’Espagne s’est effondrée en 8e de finale. Tout comme le Portugal qui n’a pu compter sur Cristiano Ronaldo pour aller au-delà des 8e. L’Argentine avec un Lionel Messi pas au summum de son art, n’a pu aller au bout de sa quête du Graal. Le Brésil de Neymar a vu ses rêver brisés par la Belgique. Cependant, l’une des grandes satisfactions de ce Mondial reste la Russie que personne n’attendait. Le pays hôte, n’a pas réussi à aller jusqu’au bout de son rêve en sortant l’Espagne en huitième de finale. Mais l’aventure de la « Sbornaïa », qui a réussi à déjouer tous les pronostics pour se hisser jusqu’en quart de finale, a été stoppée par la Croatie. Les hommes de Stanislav Tchertchessov quittent leur Mondial en quart de finale comme la France en 1938, la Suisse en 1954 et le Mexique en 1970 et 1986.

L’Afrique dernière de la classe
Les phases finales de Coupe du monde se suivent et se ressemblent toutes pour les équipes africaines. Leur plus haut fait d’armes reste un quart de finale que seules trois équipes avaient réussi à atteindre : le Cameroun en 1990, le Sénégal en 2002 et le Ghana en 2010. En Russie, ni l’Egypte encore moins le Maroc, la Tunisie, le Nigeria et le Sénégal n’ont réussi à briller. Depuis 1934, l’Afrique peine à se faire une place dans le club très fermé des grands du football mondial. Le Mondial russe a démontré que l’Afrique avait encore du chemin à faire. Le Sénégal, après s’être imposé d’entrée face à la Pologne (2-1), a manqué de passer le cap du premier tour alors qu’il avait toutes les cartes en mains pour se qualifier (nul 2 – 2 contre le Japon et défaite face à la Colombie 0 – 1). Et dire que cette équipe sénégalaise a fait mieux que les autres représentants africains en engrangeant quatre points là où le Nigéria et la Tunisie ne comptent qu’une seule victoire. Le Maroc n’a pas eu la même chance. L’Egypte dont le retour était très attendue a quitté la compétition avec un zéro pointé. Les Pharaons avaient connu la même désillusion en … 1934 et 1990. A l’arrivée, le bilan des représentants africains n’est guère reluisant : 3 victoires, 2 matchs nuls et 10 défaites pour 16 buts inscrits et 26 encaissés.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

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