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Au Parc Gorki de Moscou, le Qatar expose sa culture…

16 Juil 2018
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Moscou : Il ne doit pas exister beaucoup de places au monde où il est aussi délicieux de … se perdre qu’au Parc Gorki de Moscou. Cet endroit sublime délicatement posé le long de la Moskova, le fleuve qui contribue au charme de la capitale russe, est un pur plaisir pour l’âme, tout au long de son 1,2 km2 de surface. De la verdure à perte de vue où des couples et quelques solitaires se prélassent, des aires de jeu pour parents et enfants, des lacs artificiels pour piquer une tête les jours où le soleil tape dur ou quand le mercure monte, des allées bien ombragées, des pistes cyclables, des restaurants pour se sustenter au besoin, des kiosques à glaces, des aires de jeu pour basketteurs, volleyeurs, footballeurs dilettantes, etc. Un vrai régal pour les yeux. Un superbe endroit où un parcours du combattant se révèlerait une promenade de santé.

Le Sénégal avait raison de retenir l’endroit pour y implanter son « Village du Sénégal » lors du Mondial 2018 de football, histoire d’y dévoiler ses atouts et à tours multiples et de vendre sa destination à la planète entière qui y viendrait célébrer le culte du Dieu Foot. Mais, pour des raisons qui nous échappent, ce projet a été mort-né. Autrement, ce village de chez nous aurait bien pu installer ses paillotes aux côtés des tentes du « Qatar Majliss ». Car, c’est au bout de ce parc d’attraction ouvert il y a 90 ans, à côté des arches majestueuses d’un des grands ponts qui enjambent la Moskova que l’Emirat gazier a établi ses quartiers en ce Mondial. Y parvenir n’a pas été facile, avec les indications et les contre-indications des personnes approchées pour nous montrer la voie. Tantôt c’était « droit devant puis à gauche », tantôt c’était « à gauche puis à droite », si ce n’était «  droit devant puis à droite, puis à droite encore et enfin à gauche », etc. Un jeu de ping-pong, un jeu de pistes qui a duré une bonne heure et qui en tout autre endroit aurait peut-être été un calvaire. Sauf en ce parc qui porte le nom de l’écrivain russe Maxime Gorki où c’était un bonheur total.

Gorki QatarUn pays mal connu
Le Qatar qui a officiellement pris, depuis hier, le relais de la Russie en tant que pays organisateur de la Coupe du monde 2022 de football, a choisi ce coin de paradis sur terre pour afficher ses charmes. Une sorte d’opération de charme et de marketing, de la part d’un « pays encore mal connu », selon Gwilym Hookway Morgan, un Anglais établi depuis 4 ans au Qatar et qui travaille dans la construction des stades destinés à abriter la future compétition. En fait, d’après lui, le Mondial de foot, ce n’est pas que ce qui se passe sur les aires de compétition. C’est toute une activité de divers ordres, toute une vie en dehors des stades.

Et c’est ce que ce stand est censé faire comprendre à ses visiteurs en leur donnant un petit aperçu de la culture et des us qataris. Au milieu des tentes bédouines en noir et blanc « exactes répliques de celles utilisées depuis des siècles par les populations nomades de cette région », selon Hookway Morgan, deux grosses sculptures représentant l’oryx, « totem national du Qatar » floqué en grand sur la carlingue des avions de la compagnie aérienne nationale.

Des statues peintes chaque jour avec des couleurs différentes. Sous une autre tente, quelques jeunes Russes sans peur font poser des faucons à leur poing. « Le faucon est très important dans la culture qatari, nous rappelle Hookway Morgan. En posséder est devenu un véritable hobby. Et l’on peut en trouver qui peuvent coûter jusqu’à 100 000 dollars ».

Juste à côté d’un mini-terrain de foot où s’activent quelques vétérans (et où quelques anciennes stars du ballon rond comme Didier Drogba étaient annoncées le lendemain), des musiciens jouent et dansent sur des airs du pied. En face, une petite réplique du Souk Waqif, le plus grand de Doha, la capitale qatarie, exhibe diverses épices et propose des saveurs qui font aussi la réputation des pays du golfe persique.

Dans l’espace attenant, un artisan fabrique de ses propres mains un voilier en miniature avec un art consommé, une impressionnante minutie et une étonnante dextérité.

«C’est un modèle réduit de ces bateaux de pêche traditionnelle qui peuvent aller jusqu’à 40 mètres de long », témoigne Gwilim Hookey Morgan, cet anglais qui parle si bien du Qatar. Autant les visiteurs se pâment d’admiration devant ce vieil artisan, autant ils éprouvent un énorme plaisir à essayer le Thobe, l’habit traditionnel blanc du Qatar et même la coiffure caractéristique composée d’un keffieh et d’une goutra maintenus ensemble par l’agal, le bandeau noir qui orne et empêche la coiffe de s’envoler au moindre coup de vent. Un peu plus loin, alors que des bateaux transportant des touristes passent dans les deux sens, un autre vieil homme assis sur un tapis multicolore, démontre, plume à la main, son habileté en calligraphie arabe. Un véritable art entretenu depuis des siècles par des artistes de tout ce sous-continent asiatique et qui a peut-être encore de beaux jours devant lui, si l’on se réfère au visage rayonnant d’admiration du jeune adolescent, probablement qatari, visiblement en apprentissage assis à côté du « maître ».

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

…ET VEND SON PROJET SPORTIF
La 22ème édition du Mondial de football, c’est dans un peu plus de 4 ans, du 21 novembre au 18 décembre 2022 au Qatar.

Et le pays hôte est largement dans les délais du côté des infrastructures. Telle est la conviction de Gwilym Hookway Morgan, l’Anglais qui travaille depuis 4 ans dans la construction de stades en vue de cette Coupe du monde. « Déjà 7 stades sont prêts et 8 sont en train d’être construits », lâche-t-il tout émoustillé devant les maquettes joliment exposées dans le bâtiment principal de cet espace du Parc Gorki de Moscou réservé au « Qatar Majliss ».

Et c’est vrai qu’il y a de quoi s’extasier devant tant de beauté et d’ingéniosité. Comme El Beyt stadium construit sous la forme d’une … tente géante qui a une contenance de 70 000 spectateurs.

Ou le Ras Abu Aboud stadium, le grand stade démontable puisque construit avec des containers superposés. Ou alors Al Thamama stadium totalement conçu par des architectes qataris et qui rend hommage à la culture locale puisque représentant un keffieh géant. « A terme tous les stades de compétition et les 50 terrains d’entrainement seront situés dans un périmètre égal à la moitié de Londres. Et la distance la plus longue entre deux stades sera de 55 km », annonce Hookway Morgan. Ce qui lui a fait dire que « Qatar 2022 sera la Coupe du monde la plus compacte de l’histoire ». Si bien que le même jour, celui qui le souhaite pourra voir deux matches sur deux lieux différents. « D’autant que le métro de Doha sera ouvert cette année et sera achevé en 2021 ». Autre atout remarquable du Qatar, c’est qu’il est « situé à 6 heures de vol au maximum de 2 milliards de personnes ». C’est pourquoi, l’Emirat gazier attend pas moins de 1,5 million de visiteurs pendant « sa » Coupe du monde.

Et, en plus du volet sportif, l’aspect découverte de la culture locale sera un facteur important dans la promotion de l’évènement. D’où ce sympathique « Qatar Majliss » dans ce somptueux cadre du Parc Gorki qui ajoute encore au charme de l’opération.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

Last modified on lundi, 16 juillet 2018 08:57
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