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Remise des clés de l’Arène Nationale : La parole est maintenant dans le camp de la famille de la lutte

24 Juil 2018
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L’arène nationale, un bijou offert à la famille de la lutte sénégalaise. L’arène nationale, un bijou offert à la famille de la lutte sénégalaise. Crédit photo : Abdoulaye Mbodj / © Le Soleil

En offrant la toute nouvelle arène nationale aux amateurs, le président Macky Sall a comme lancé un défi à tous ceux qui gravitent autour de la lutte.

Fruit de la coopération sino-sénégalaise, l’Arène nationale qui était une vieille doléance a vu enfin le jour, à la grande satisfaction des lutteurs.

Une infrastructure construite en 28 mois, d’une capacité de 25.000 places et qui aura coûté 32 milliards de FCfa. Finies maintenant les valses entre les stades Léopold Sédar Senghor, Iba Mar Diop, Demba Diop ou même Alassane Djigo et Amadou Barry ; les lutteurs ont maintenant un bijou sur lequel ils peuvent compter pour se produire. En tout cas, les acteurs (lutteurs, managers, promoteurs, amicale des lutteurs et anciens lutteurs) qui gravitent autour de cette discipline étaient tous satisfaits de cette réalisation. Pour les uns, c’est la satisfaction d’une vieille doléance, pour les autres, c’est un trésor qui vient d’être livré à la jeunesse, alors que pour certains autres encore, il s’agira de bien entretenir l’infrastructure. Et c’est là que les acteurs doivent se concentrer.

L’entretien ! Car les Sénégalais sont prompts à réceptionner et à se réjouir de la création de l’infrastructure, mais quand il s’agit d’entretenir, chacun s’en lave les mains pour regarder l’Etat. Et on ne cessera jamais de le dire, l’entretien d’une structure incombe à tout le monde, surtout à ceux qui la fréquente. Quand on fait des pieds et des mains pour obtenir quelque chose, il faut, en retour, s’occuper de cette chose et se dire dans un coin de sa tête que ce sont des sacrifices qui ont été consentis pour l’obtenir.

Comme le disait le président du Cng, Alioune Sarr, « l’éléphant blanc est devenu une réalité ».

Et en attendant son inauguration qui ne saurait tarder, les acteurs de la lutte doivent maintenant se concerter pour adopter une politique de gestion en étant des conseillers avisés de l’Etat pour la démarche à prendre dans ce sens. Nichée en plein cœur de Pikine, l’Arène nationale qui fait la fierté des lutteurs, devrait être entourée de toutes les conditions de sécurité possible.

Les lutteurs, principaux bénéficiaires de cet outil de promotion de leur discipline, devraient donc s’organiser davantage, de concert avec le Cng, afin que les conditions de sécurité soient garanties avant, pendant et après les combats de lutte. Cela est une obligation de leur part, mais aussi de tous ceux qui gravitent autour des combats de lutte.

Et puisque les lutteurs aiment les défis, le Chef de l’Etat leur en a lancé un, et de taille. L’entretien de ce bijou, qui aura coûté des milliards, sera le défi majeur auquel ils doivent faire face. Les lutteurs ont l’obligation de le relever ; ce n’est que de cette manière qu’ils gagneront davantage la confiance de la plus haute autorité du pays qui leur a fait confiance en érigeant, dans les environs du site du Technopole, cet outil qui participera à la promotion de la jeunesse sénégalaise.

C. F. KEITA

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