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Football (2813)

Moscou : Ce que l’on redoutait s’est finalement produit. L’Egypte est depuis hier la première équipe éliminée de ce Mondial. Les « Pharaons » ont en effet perdu leur « finale » face au pays hôte, la Russie qui devient du coup la première à valider son billet pour le second tour. Battue d’entrée par l’Uruguay, l’équipe égyptienne n’a pu relever le défi russe, malgré l’entrée dans la compétition de sa vedette Mohamed Salah, auteur sur penalty du but pour l’honneur. Au moins un autre verdict pourrait tomber aujourd’hui. En tout cas, l’équipe a priori la plus proche de se qualifier au second tour dès aujourd’hui est bien l’Uruguay (Groupe A). En effet, après leur succès à l’usure d’entrée contre l’Egypte (1 – 0), les « Charruas » ont l’occasion de valider leur ticket pour les huitièmes de finale à Rostov-sur-le-Don face à l’Arabie saoudite explosée en ouverture de ce Mondial (5 – 0) par la Russie. Mais les « Faucons verts » ont un honneur à défendre et ne devraient pas être une proie aussi faciles pour les « Guerriers » uruguayens qu’ils l’avaient été pour les hôtes de l’épreuve. Dans le groupe B qui dispute également sa deuxième journée, l’Iran seul victorieux lors du tour initial aura aujourd’hui encore plus à faire face à l’Espagne que contre le Maroc. Cependant, les « Lions de Perse » peuvent encore rêver d’un exploit, comme il y en a eu quelques uns depuis le début du tournoi. Pour rester en vie, le Maroc de son côté devra décrocher un « résultat positif » face au Portugal de Cristiano Ronaldo qui avait réussi un retentissant triplé contre ses voisins espagnols. Pas impossible au vu de la tournure des évènements depuis quelques jours.


Le programme du jour

Groupe A à Rostov-sur-le-Don à 15 h : Uruguay – Arabie saoudite
Groupe B à Moscou à 12 h : Portugal – Maroc ; à Kazan à 18 h : Iran – Espagne

Les résultats enregistrés hier
Groupe G : Colombie – Japon 1 – 2 ; Pologne – Sénégal : 1 – 2
Groupe A : Russie – Egypte : 3 - 1

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar Fall, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJI (photos)


Colombie – Japon : 1 – 2
Les « Cafeteros » ont bu la tasse…

Moscou : On parlait d’un tremblement de terre après la victoire du Mexique face à l’Allemagne (1 – 0) dimanche dernier à Moscou. Mais ce n’est finalement pas de la même amplitude que le séisme d’hier qu’est le succès du Japon contre la Colombie ! Présentés comme les favoris intouchables du Groupe G, les « Cafeteros » ont bu la tasse hier devant des « Samouraï bleus » combattifs et déterminés comme toujours. Réduits à 10 dès la 10ème et menés au score dans la foulée sur un penalty de Kagawa, les partenaires de Falcao étaient pourtant revenus au score (39ème mn) grâce à Quintero. Mais, comme l’on vous disait, un Samouraï ne va jamais au combat vaincu d’avance et ne lâche pas le morceau quand il le sent à portée de sabre. Le second but, celui de la victoire, signé Osako (73ème mn) l’a confirmé. Le favori est à terre. Le dernier des outsiders de ce Groupe H a bouleversé tous les pronostics. Les « Lions » qu’il croise dimanche prochain à Ekaterinbourg sont avertis.

Ambiance
Déferlante rouge et blanc au stade du Spartak Moscou !

Moscou : Noyés dans une déferlante rouge et blanc qui s’est littéralement emparée du stade du Spartak Moscou, le « 12ème Gaïndé » et  « Allez Casa » ont fait mieux que résister. Malgré l’infériorité numérique largement favorable aux inconditionnels des Aigles blancs, les supporters sénégalais n’ont jamais baissé les bras. Comme à leur habitude, ils ont chanté et dansé durant toute la rencontre. 

Un confrère polonais avait déjà annoncé l’arrivée massive des supporters de son pays. « Des milliers de supporters de la Pologne seront au stade lors du match contre le Sénégal. Vous verrez vous-mêmes ce mardi. Vous savez, notre pays n’est pas loin de la Russie. Même notre langue, le Polonais est proche du Russe », s’était-il vanté.

L’homme était étonné quand il a appris qu’une centaine de supporters sénégalais était attendue en Russie. Trop peu selon lui, si l’on juge par son expression, qui trahissait une incrédulité de sa part ! « You say 150 ? » (Vous dites 150 ?), ne pouvait-il s’empêcher de demander, avec un sourire moqueur. Effectivement, le bonhomme a raison. Hier, ils étaient des milliers et des milliers de fans de l’équipe nationale de Pologne au stade du Spartak Moscou, pour pousser les Aigles blancs à la victoire. Très tôt dans la matinée, ils ont pris d’assaut la devanture du site, vêtus de leurs couleurs nationales, le rouge et blanc. Certains, avec leurs instruments de musique, commencent leur répétition, chantant et dansant. Ils font déjà monter la fièvre, en attendant le coup d’envoi de la rencontre prévue dans la soirée. En dépit de l’adversité, ils fraternisent avec des journalistes sénégalais, prennent des photos avec eux, sans doute pour immortaliser l’évènement.  Belles images de fair-play. Le foot est magique !

Dans ce match des supporters, les Polonais, sans surprise, ont pris plusieurs longueurs d’avance sur le « 12ème Gaïndé » et « Allez Casa » dont quelques rares membres sont sur place. « Sénégaaal ! », crie une inconditionnelle des Lions, d’une voix à peine audible, au beau milieu de cette de foule de fans polonais, qui grossit au fil des heures. Vers 17h, soit une heure avant l’entrée des deux équipes sur le terrain, l’ambiance est devenue hystérique ; aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. « C’est la folie ! Les Polonais ont littéralement envahi le stade », s’exclame un journaliste sénégalais. Dans les tribunes remplies comme un œuf, la déferlante rouge et blanc a fini de noyer presque totalement la centaine de supporters sénégalais. Les Polonais, presqu’à domicile, (la Pologne n’est pas éloignée de la Russie) mettent carrément l’ambiance. Ils scandent en chœur des mots dans leur langue ponctués de salves d’applaudissements ininterrompus.

Dans ce brouhaha indescriptible, nos compatriotes éprouvent du mal à se faire entendre et les couleurs du Sénégal sont à peine visibles. Pour autant, le « 12e Gaïndé » et les supporters d’ « Allez Casa » ne se sont pas laissés impressionnés. Malgré l’infériorité numérique favorable aux Polonais, ils ont fait mieux que résister, chantant et dansant comme à l’heure habitude. Et puis il y a ce but du Sénégal intervenu à la 37e minute de jeu obligeant un peu les Polonais à mettre de l’eau dans leur…vin. Un silence assourdissant côté polonais qui contraste avec la folie hystérique dans le camp des Lions. Même les journalistes sénégalais ont oublié un instant leur casquette de reporters pour jubiler ! A l’arrivée, les dieux du foot était du côté des Sénégalais, leur équipe ayant gagné finalement par 2 buts à 1.


De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar Fall, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJI (photos)

 

Pour le premier match des Lions au Mondial 2018, l’entraîneur Aly Male a fait une analyse technique. Pour lui, la première période a été très bonne et peut servir de base pour la suite.

L’entraîneur de l’Entente Taïba Industries Chimiques du Sénégal (Etics-Mboro) qui évolue en Ligue 2, a soutenu, au bout du fil, que les Lions ont fait une bonne première sortie dans l’ensemble, avec un bon début de match. « La tactique de la première période a été décisive. Cela a fait que nous avons marqué un but lors de ce temps fort. On a bien débuté le match. Tout le monde est bien rentré dans le match, même si on n’a pas ouvert le score dans les premières phases de jeu. Le bloc était très bien. En première mi-temps, il y avait un 4-4-2, avec Mbaye Niang et Mame Biram Diouf en attaque. Khadim Ndiaye a gagné sa place durant les éliminatoires et l’entraîneur l’a mis titulaire. Il y a eu aussi des choix forts du coach en mettant le capitaine Kouyaté sur le banc avec Alfred Ndiaye comme titulaire.

L’équipe s’est très bien comportée en première mi-temps avec un très bon Mbaye Niang », décrypte l’ancien champion du Sénégal avec l’Us Gorée. Pour ce dernier, lors du match, c’est Mbaye Niang qui a été déterminant dans son rôle en gardant les ballons, en créant des situations dangereuses et « a été récompensé par un but ». « Il a été au-dessus de tout le monde même si Sadio Mané a fait aussi un bon match avec une passe décisive. Le Sénégal a très bien joué en première période et la Pologne, avec ses grands joueurs, n’a même pas existé pendant cette période. En première période, le Sénégal pouvait se retrouver avec deux buts d’écart », explique le coach. Pour Aly Male, la sortie de Mbay Niang s’est même ressentie en fin de seconde période avec des Polonais qui ont procédé à un changement tactique, mais dit-il, « cela est normal parce qu’il fallait un sursaut d’orgueil de la Pologne avec un 3-5-2 ». « A la fin, cela a été très difficile avec un but encaissé à 8 minutes de la fin, mais c’est la coupe du monde. C’est une compétition difficile, on va subir, il y aura des temps forts et des temps faibles qu’il faudra savoir gérer. Après le but polonais, il y avait un peu de panique mais les joueurs ont bien géré la période en tenant le ballon », confesse-t-il.

Un côté droit à améliorer
Après cette première victoire, le Sénégal a préservé ses chances de qualification au deuxième tour. Cependant, le technicien demande de s’améliorer pour engranger les points nécessaires dès le prochain match.
« Il y a des choses à améliorer, notamment notre côté droit. Il faut que Wagué soit plus prudent et que quand il y a des coulissements qu’ils se fassent très rapidement. Il doit savoir juger les ballons, regarder bien sa position, ne pas seulement se focaliser sur le ballon ; il faut aussi regarder la position de l’adversaire. Presque toutes les occasions dangereuses venaient du côté droit de notre défense. Je pense que Wagué a fait un bon match, mais il faut être plus prudent sur ce côté et que Ismaïla Sarr soit aussi plus tranchant.

Il y a eu une bonne prestation de Salif Sané et surtout de Sabaly sur le côté gauche », apprécie le coach de l’Etics (L2). Pour la suite, le technicien pense que le Sénégal peut rêver et qu’il faut retenir notre premier période, travailler la dessus pour aborder les matches venir. « Contre le Japon, ce sera un autre match. Ce sera un match pour la suprématie du groupe car toutes les deux ont gagné. Il faut essayer d’accrocher une deuxième victoire pour se qualifier. Il ne faut surtout pas dormir sur nos lauriers et oublier déjà la Pologne et se concentrer sur les matches à venir », conseille, Aly Male

Oumar KANDE

 

Zone mixte : Commentaires

20 Jui 2018
497 times

MATAR BA, MINISTRE DES SPORTS : « Nous avons nos cartes à jouer »

 « J’apprécie cette victoire positivement mais je demande aux joueurs d’être davantage concentrés. C’est le haut niveau, nous avons gagné un match, il faut continuer à travailler, continuer à gagner. La particularité aujourd’hui, c’est que c’est la première fois qu’un chef d’Etat sénégalais vient assister à un match de l’équipe nationale à la coupe du monde et il nous a porté chance. Le peuple a manifesté positivement et tout un espoir a été porté par l’équipe nationale du Sénégal. Je rappelle, par ailleurs, que sur quatre sorties, l’Afrique a raté la marche. Aujourd’hui, le Sénégal a joué pour l’Afrique et nous avons gagné. Il faut continuer le travail. Nous nous sommes mobilisés depuis notre qualification pour la coupe du monde. Cette mobilisation doit être permanente jusqu’au bout de cette compétition.  Et je vous dis que nous avons nos cartes à jouer ici à en Russie. »

Me AUGUSTIN SENGHOR, FSF
« Le travail continue »
« On ne peut être qu’heureux d’être la première équipe africaine à gagner à l’occasion de cette coupe du monde. Il faut retenir au-delà du résultat, le comportement du groupe qui a dégagé beaucoup de sérénité, une grande force collective. Maintenant, le travail continue. Il faudra que les joueurs gardent cette sérénité, qu’ils aient la tête sur les épaules pour aborder le match à venir sans complexe de supériorité vis-à-vis de l’adversaire pour sécuriser une qualification au deuxième tour. Le travail ne fait que commencer, l’objectif n’est pas de gagner un match et de s’en arrêter là. Et on peut compter sur ce groupe et son coach. Aujourd’hui encore, nous avons démontré notre capacité à entrer dans les compétitions. C’est important, le Sénégalais, quand il est au niveau mondial, il sait rehausser son niveau. Les joueurs ont gagné avec beaucoup de sérénité, beaucoup d’autorité aussi. »

SADIO MANE,
MILIEU DE TERRAIN
« Nous avons joué sans
complexe »
« Nous avons misé sur un travail collectif et essayé de garder notre sérénité. Nous nous sommes créé beaucoup d’occasions et à l’arrivée, nous avons marqué deux buts qui nous ont permis de gagner ce match.
Aujourd’hui, nous avons joué sans complexe et sans pression pour faire plaisir à nos supporters sénégalais et africains.
Il faudra poursuivre le travail étant donné que le prochain match contre le Japon ne sera pas facile. Nous allons continuer à nous battre. »

KHADIM NDIAYE,
GARDIEN DE BUT
« Hisser très haut le drapeau du Sénégal »
 « Nous rendons grâce à Dieu pour cette victoire que nous avons acquise de haute lutte, parce que ce n’était pas du tout gagné d’avance. La Pologne est une grande équipe et c’est la raison pour laquelle nous étions considérés comme des outsiders dans cette rencontre. Aujourd’hui, nous avons joué sans complexe et nous avons eu la chance de gagner. Nous sommes heureux de remporter ce premier match. Maintenant, on oublie cette victoire pour préparer dès maintenant la prochaine rencontre. Notre objectif est de hisser très haut le drapeau du Sénégal ».

GRZEGORZ KRYCHOWIAK,
MILIEU POLONAIS
« Le Sénégal a fait
un bon match »
« C’était un match assez équilibré. Après, nous avons encaissé deux buts de manière un peu stupide. Maintenant, il nous reste deux autres matches et nous allons nous concentrer d’ores et déjà pour la prochaine rencontre. Nous allons essayer de faire notre meilleur match possible. Pour cette défaite contre le Sénégal, nous allons analyser le match pour ne pas répéter les mêmes erreurs que nous avons commises aujourd’hui. Le Sénégal a fait un bon match, solide, costaud. »

KALIDOU COULIBALY,
DEFENSEUR CENTRAL
« Nous avons encore une marge de progression »
« Nous avons joué en bloc. Nous savions que la Pologne était une belle équipe et que ça allait être très difficile. Le fait que nous ayons bien défendu tous ensemble et marqué à des moments clés a été très important. Cela montre que le Sénégal est une grande équipe ; nous allons continuer à travailler. Je crois que nous avons encore une marge de progression. Mais dans l’ensemble, nous avons bien travaillé. C’est une victoire sénégalaise mais surtout africaine parce qu’aujourd’hui, tous les Africains étaient derrière nous. Cela nous fait beaucoup plaisir et nous espérons porter très haut les couleurs du Sénégal. La présence du chef de l’Etat, ce soir, nous a aussi fait plaisir et nous le lui avons signifié avec cette performance contre la Pologne. Maintenant, ça ne s’arrête pas là.
Il ne faut pas que nous nous prenions la tête parce que le prochain match sera encore très difficile. »

MBAYE NIANG, ATTAQUANT
« La récompense de tout
un groupe »
« C’était très bien commencé et nous avons fait un bon match. Maintenant, ce n’est pas fini, il nous reste encore deux matches. Nous allons nous  reposer pour récupérer des forces pour les prochaines rencontres.
Le résultat d’aujourd’hui est la récompense de tout un groupe. C’est grâce à la performance collective du groupe que j’ai réussi à faire un bon match. Homme du match ou pas, le plus important est que le Sénégal réussisse une bonne performance à la Coupe du monde. »

PAPE ALIOUNE NDIAYE,
MILIEU DE TERRAIN
« Il faut continuer à travailler et chercher d’autres victoires »
« Nous sommes contents d’avoir gagné ce premier match.
Maintenant, il ne faut pas lâcher ; il faut continuer à travailler pour chercher d’autres victoires. Aujourd’hui, le président nous a fait plaisir en assistant à cette rencontre.
Cela a été une motivation supplémentaire pour les joueurs.
Il nous a exhorté à travailler davantage et ce que nous avons l’intention de faire. Je ne suis pas déçu de n’avoir pas joué, mais je suis content que nous ayons remporté le match. »

ECHOS… ECHOS…

Les supporters polonais comme à la maison : Hier, le stade du Spartak Moscou était majoritairement en blanc et rouge aux couleurs de la Pologne. Les supporters des partenaires de Lewandowski, en voisins, sont venus par cargaisons entières appuyer les leurs. Ils seraient plus de 20 000 selon les chiffres obtenus. Et ils ont réellement chauffé le stade. Ils ont même été assez corrects pour applaudir l'hymne du Sénégal. C'est assez rare dans ce football international souvent pollué par le chauvinisme pour qu'on ne le mentionne pas.
Ceux des Lions étaient trop peu nombreux et en plus positionnés sur deux ailes très éloignées des tribunes pour leur apporter correctement la réplique. « Allez Casa » d'un côté, « 12ème Gaïndé » de l'autre… Un problème de ticketing ? Mais ils ont tout de même pleinement joué leur partition.

Les 5 rescapés de 2002 : parmi les envoyés spéciaux de la presse sénégalaise à ce Mondial, ils sont 5 à avoir couvert la Coupe du monde en 2002 en Corée du Sud et au Japon : Mamadou Koumé, B. Khalifa Ndiaye, Aliou Goloko, Salif Diallo et Adama Kandé. Cela leur a rappelé de beaux souvenirs. En espérant que la route sera aussi glorieuse qu'il y a 16 ans.

Superstition : Les journalistes sénégalais sur ce Mondial ont décidé de mettre leur polo bleu pour aller voir leurs Lions. Par pure superstition. Puisque selon l'un des responsables de la délégation, ils avaient abordé la même couleur pour l'entrée en matière du Sénégal à la dernière Can. Et l'équipe avait gagné. Hier aussi.

La joie du président Macky Sall  Les Lions qui disputaient leur première rencontre de la Coupe du monde contre la Pologne au stade du Spartak Moscou ont eu, hier, un invité de taille. Le Président de la République, qui avait promis de se déplacer en Russie pour les soutenir, a fait le déplacement. Et Macky Sall qui s'est transformé en supporter a bien porté chance aux joueurs. L'ouverture du score sur une action de Gana Guèye qui a abouti à un Csc de Cionek (38e) ne l'a pas laissé du tout indifférent. En effet, le Président Sall a laissé exploser sa joie comme ces milliers de supporters sénégalais. Cette joie a atteint son paroxysme lors du second but inscrit par Mbaye Niang à l'heure de jeu. Macky Sall, comme tout bon supporter, a exulté dans un stade du Spartak de Moscou en folie. Avec cette victoire, le Président Macky Sall ne doit certainement pas regretter d'avoir pris douze jours de congés pour venir encourager ses joueurs qui affronteront dimanche le Japon, à Ekateringburg.
 
Cheikhou Kouyaté remplaçant : On attendait Cheikhou Kouyaté, mais c'est finalement Sadio Mané qui est apparu avec le brassard de capitaine hier,  face à la Pologne. Le titulaire et son vice-capitaine (Kara Mbodji) étant absents du terrain, c'est sur l'attaquant de Liverpool que le choix d'Aliou Cissé s'est porté. Le sélectionneur a justifié l'absence de Kouyaté par le fait qu'il n'entrait pas dans ses plans. « J'ai choisi 23 joueurs qui ne sont pas tous susceptibles de démarrer un match. Cheikhou Kouyaté est mon capitaine, mais sur ce qu'on a mis en place, je pensais qu'il ne devait pas commencer. Mais ça ne veut pas dire qu'il ne va pas jouer puisqu'il est rentré en cours de jeu », a expliqué Cissé. Mais le plus important, selon Aliou Cissé, ce n'est pas les individualités. C’est  plutôt le collectif. « Un seul joueur qui manque peut être difficile pour nous, mais je pense que d'autres peuvent le remplacer. Nous allons continuer dans cette dynamique car comme je l'ai toujours dit, le Sénégal gagnera seulement s'il pense collectif », a-t-il dit.
 
Mais où est passé Lewandowski ? Il était fortement attendu pour sa première en Coupe du monde,  mais Robert Lewandowski n'a pas pesé trop lourd lors de la rencontre contre le Sénégal. L'attaquant, que tout le monde voyait exploser la défense sénégalaise du fait de ses performances stratosphériques, a  été très bien muselé par Kalidou Koulibaly et Salif Sané. Du coup,  la locomotive de l'attaque polonaise,  meilleur buteur de sa sélection, qui était très attendu par ses milliers de supporters qui avaient fait le déplacement sur Moscou, n'a pas réussi à se mettre en évidence ni à sauver son équipe de la défaite. 

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar Fall, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJI (photos)

 

« C’était un match très difficile, que nous avons bien préparé. La Pologne est une équipe très dangereuse qui fait partie des meilleures équipes européennes. Mais aujourd’hui, nous avons maîtrisé le match sur le plan tactique et émotionnel. Et le plus important, c’est la victoire qui nous permet d’entrer dans cette compétition de la plus belle des manières. Il n’y a pas d’euphorie parce qu’il y a un deuxième match contre le Japon qui sera beaucoup plus important que celui face à la Pologne. Je dois tout simplement dire que le Sénégal mérite sa victoire. Il ne faut pas sous-estimer notre équipe. Elle a empêché la Pologne de jouer. Cette équipe polonaise, nous la connaissons très bien  et elle est capable de jouer avec plusieurs systèmes. Nous savions comment ils allaient évoluer. Nous savions que Robert Lewandowski était l’élément principal de cette équipe. Donc, nous avons su mettre le système qu’il fallait. C’était un match très serré, mais nous avons eu la chance d’ouvrir le score et à partir de là, le rapport de force sur le plan confiance et mental a changé de camp. Nous croyons au travail que nous sommes en train de faire. Depuis 2015, nous avons connu des hauts et des bas, mais nous continuons à nous concentrer malgré les critiques et les incompréhensions. Aujourd’hui, je suis fier de cette équipe-là.

Nous nous sommes qualifiés à la Coupe du monde et nous venons de gagner plus de crédit encore. Mais nous ne nous enflammons pas. Nous gardons toute notre humilité parce que cette équipe, ce sont des remises en question tout le temps. Le prochaine étape, ce sera le Japon et nous aborderons ce match de la meilleure des manières, mais pour l’instant, il faut vraiment se reposer et récupérer ».


Adam nawalka : Pologne
«Nous n’avons pas suffisamment bien
joué pour gagner»

« Notre équipe n’a pas joué sur sa vraie valeur. Et il y a eu de nombreux facteurs qui ont été à la cause de cette défaite. Au niveau de la possession de la balle, nous avons été supérieurs, mais ça ne s’est pas traduit au tableau d’affichage. En football, le résultat final est plus important que la possession. L’équipe a manqué de dynamisme. En première mi-temps, nous avons été moins bons qu’en deuxième mi-temps, mais nous n’avons pas suffisamment bien joué pour réussir à marquer et gagner. Nous voulions utiliser tout notre potentiel offensif, mais ça n’a pas marché. Il nous a manqué de la qualité et de la précision. Malgré une domination au niveau de la possession, nous n’avons pas joué un football très fluide. Cela n’enlève rien à la qualité de notre équipe qui n’a pas démérité. Nous nous attendions à une telle opposition parce que nous savions que le Sénégal était une très bonne équipe, qui sait être très agressive, avec des attaquants très rapides ; une équipe qui évolue par contres, mais nous n’avons pas été à la hauteur. Il faut accepter la défaite et mieux nous préparer pour les matches à venir. L’équipe va davantage se revigorer contre la Colombie, adopter une attitude plus positive et une psychologie encore plus forte pour faire la différence ».

 

« C’était un match très difficile, que nous avons bien préparé. La Pologne est une équipe très dangereuse qui fait partie des meilleures équipes européennes. Mais aujourd’hui, nous avons maîtrisé le match sur le plan tactique et émotionnel. Et le plus important, c’est la victoire qui nous permet d’entrer dans cette compétition de la plus belle des manières. Il n’y a pas d’euphorie parce qu’il y a un deuxième match contre le Japon qui sera beaucoup plus important que celui face à la Pologne. Je dois tout simplement dire que le Sénégal mérite sa victoire. Il ne faut pas sous-estimer notre équipe. Elle a empêché la Pologne de jouer. Cette équipe polonaise, nous la connaissons très bien  et elle est capable de jouer avec plusieurs systèmes. Nous savions comment ils allaient évoluer. Nous savions que Robert Lewandowski était l’élément principal de cette équipe. Donc, nous avons su mettre le système qu’il fallait. C’était un match très serré, mais nous avons eu la chance d’ouvrir le score et à partir de là, le rapport de force sur le plan confiance et mental a changé de camp. Nous croyons au travail que nous sommes en train de faire. Depuis 2015, nous avons connu des hauts et des bas, mais nous continuons à nous concentrer malgré les critiques et les incompréhensions. Aujourd’hui, je suis fier de cette équipe-là.

Nous nous sommes qualifiés à la Coupe du monde et nous venons de gagner plus de crédit encore. Mais nous ne nous enflammons pas. Nous gardons toute notre humilité parce que cette équipe, ce sont des remises en question tout le temps. Le prochaine étape, ce sera le Japon et nous aborderons ce match de la meilleure des manières, mais pour l’instant, il faut vraiment se reposer et récupérer ».


Adam nawalka : Pologne
«Nous n’avons pas suffisamment bien
joué pour gagner»

« Notre équipe n’a pas joué sur sa vraie valeur. Et il y a eu de nombreux facteurs qui ont été à la cause de cette défaite. Au niveau de la possession de la balle, nous avons été supérieurs, mais ça ne s’est pas traduit au tableau d’affichage. En football, le résultat final est plus important que la possession. L’équipe a manqué de dynamisme. En première mi-temps, nous avons été moins bons qu’en deuxième mi-temps, mais nous n’avons pas suffisamment bien joué pour réussir à marquer et gagner. Nous voulions utiliser tout notre potentiel offensif, mais ça n’a pas marché. Il nous a manqué de la qualité et de la précision. Malgré une domination au niveau de la possession, nous n’avons pas joué un football très fluide. Cela n’enlève rien à la qualité de notre équipe qui n’a pas démérité. Nous nous attendions à une telle opposition parce que nous savions que le Sénégal était une très bonne équipe, qui sait être très agressive, avec des attaquants très rapides ; une équipe qui évolue par contres, mais nous n’avons pas été à la hauteur. Il faut accepter la défaite et mieux nous préparer pour les matches à venir. L’équipe va davantage se revigorer contre la Colombie, adopter une attitude plus positive et une psychologie encore plus forte pour faire la différence ».

 

Moscou : Salif Sané, le défenseur central sénégalais avait lâché une des phrases – chocs de la dernière ligne droite menant à cette 21ème Coupe du monde de football.
« Je sais comment neutraliser Lewandowski », avait-il annoncé à des confrères sénégalais qui suivaient la préparation de l’équipe. Une déclaration qui avait certainement suscité une moue incrédule chez certains spécialistes. Neutraliser le meilleur buteur de la zone Europe des éliminatoires du Mondial russe avec 16 réalisations en 10 matches ? Surtout de la part d’un défenseur qui, en temps normal, n’est que la troisième option en défense centrale après Koulibaly et Kara Mbodj ? Cela pouvait bien sûr prêter à sourire. Sauf que Salif Sané a l’habitude de se frotter au capitaine polonais en Bundesliga. Joueur de Hanovre 96, le frangin de Lamine Sané, dans le pire des cas, a vu l’avant-centre du Bayern de Munich, terreur des défenses allemandes. Hier, Salif Sané était face au défi qu’il s’est lui-même lancé. Et le gaillard a été à la hauteur. Il avait donné le ton en remportant le premier duel aérien qui l’a opposé à son vis-à-vis (22ème mn) avant de réussir à bien le « contenir » dans la minute qui a suivi sur un ballon contrôlé dos au but par le Polonais. Pour les rares fois où leurs chemins se sont croisés en première mi-temps, le Sénégal a été à la hauteur.

On ne peut cependant pas en dire autant de la deuxième partie où d’entrée Lewandowski a profité d’une perte de balle sénégalaise dans l’entrejeu pour prendre de vitesse son « cerbère ». Sané avait dû payer de sa personne, et récolter dans la foulée un carton jaune, pour empêcher le capitaine polonais d’égaliser (48ème mn).  Pour l’essentiel muselé, le joueur du Bayern a même perdu les nerfs un moment comme à la 71ème mn lorsqu’il a rudement séché son vis-à-vis.

Examen réussi donc pour Sané qui a démontré, encore une fois, qu’il était mieux qu’une solution de rechange par ces temps où Kara Mbodj n’est pas à 100% de ses moyens.

La différence grâce à la discipline

Moscou : La victoire du Sénégal face à la Pologne n’a pas été facile. Mais pour Aliou Cissé, son équipe a gagné par rapport à sa discipline. « Nous avons vu une équipe du Sénégal très compacte, très agressive dans son bloc, très solide. Et en première période, nous avons été très bon dans tout ce qui est transition, défensive et offensive. Nous avons su mettre en difficulté les Polonais dans le monopole du ballon. Ils ont eu la possession, mais chaque fois, nous avons su rester fort », a indiqué le sélectionneur national qui a reconnu que le Pologne n’a pas démérité. « Nous savions que c’était une équipe très bien techniquement et avec beaucoup d’individualités sur le plan technique au-dessus de la moyenne. Il fallait être très proche d’eux pour les sortir de leur confort et c’est ce que nous avons su bien faire en première période », a relevé Aliou Cissé.

Le but de Mbaye Niang «étrange»
selon les Polonais

Le but victorieux de Mbaye Niang a été fortement contesté par les Polonais. Leur sélectionneur, Adam Nawalka, l’a fait savoir en le qualifiant de « but étrange » hier, en point de presse. « Nous ne savons pas à quoi cela ressemble. On s’attendait à un remplacement du côté sénégalais, mais à la place, on voit un joueur qui rentre dans le terrain pour surprendre nos défenseurs qui ont essayé de sauver les meubles, mais n’ont pas réussi à empêcher le deuxième but sénégalais », a expliqué l’entraîneur de la Pologne. L’attaquant sénégalais est revenu sur son but. « Quand je suis sorti du terrain, l’action était pour la Pologne. Quand  je suis rentré, j’ai vu un ballon qui revenait vers la défense. J’ai senti qu’il y avait un bon coup à jouer et j’ai tenté ma chance. J’ai marqué ce but qui a été décisif pour mon équipe », a dit Mbaye Niang.

Une fierté de représenter l’Afrique

Moscou : Après les défaites de l’Egypte, du Maroc, du Nigeria et de la Tunisie, il revenait au Sénégal de laver l’affront et montrer que le continent africain avait bien des arguments à faire valoir lors de cette phase finale de la Coupe du monde. Et hier, les Lions ont réussi leur entrée en matière face à la Pologne qu’ils ont battue (2-1). Aliou Cissé qui s’est félicité du résultat a dit toute sa fierté pour ce succès qui, a-t-il dit, est aussi celui de tout le continent africain. « Nous sommes le Sénégal et nous représentons notre pays, mais je peux vous garantir que tout le continent  africain est derrière cette équipe du Sénégal. J’ai reçu beaucoup de coups de téléphone de gens qui croient en cette équipe, qui la poussent à la victoire. C’est une fierté de représenter l’Afrique », a dit le sélectionneur du Sénégal. Pour Aliou Cissé, il est encore trop tôt pour juger les autres représentants du continent africain. « Gagner le premier match, ça vous met dans le bon tempo, vous permet de bien rentrer dans la compétition, mais le deuxième et le troisième matches sont tout aussi importants. J’espère que l’Egypte, le Maroc, le Nigeria et la Tunisie se relèveront lors de leurs prochaines sorties », a fait savoir Cissé. Selon lui, ces quatre équipes ont de la qualité et des ressources. Et de l’avis du technicien, « on peut rater son premier match et se rattraper au bout du deuxième ».

Moscou (Russie) : En match comptant pour la 1ere journée du Groupe H de la coupe du monde « Russie 2018 » joué hier au Spartak Stadium de Moscou, le Sénégal a battu la Pologne par deux buts à un. Mi-temps : 1-0 ; Buts : Thiago Cionek (Csc 37e) et Mbaye Niang (61e) pour le Sénégal. Grzegorz Krychowiak (86e) pour la Pologne. Avertissements : Salif Sané (49e) et Idrissa Gana Guéye (72e) pour le Sénégal. Stade plein, temps clément. Arbitres : Nawaf Shukralla (Bahren) assisté de Yasser Tulefat (Bahren) et de Taleb Al Marri (Qatar)

Les équipes : Pologne : Wojciech Szczesny, Michal Pazdan, Thiago Cionek, Arkadiusz Milik puis David Kownacki (74e), Robert Lewandowski (cap), Grzegorz Krychowiak, Kamil Grosicki, Maciej Rybus, Jacub Blaszczykowski puis Jan

Bednarek (46e), Piotr Zielinski, Lukasz Piszczek puis Bartosz Bereszynski (83e). Entraîneur : Adam Nawalka 

Sénégal : Khadim Ndiaye, Kalidou Koulibaly, Idrissa Gana Guéye, Salif Sané, Mame Biram Diouf puis Cheikh Ndoye (62e), Sadio Mané (cap), Youssouf Sabaly, Alfred Ndiaye puis Cheikhou Kouyaté (86e), Ismaïla Sarr, Mbaye Niang puis Moussa Konaté (75e), Moussa Wagué. Entraîneur : Aliou Cissé 

En entrant dans ce match contre la Pologne, le Sénégal avait un grand défi à relever, après les déconvenues de l’Egypte, du Maroc, du Nigeria et de la Tunisie. Le pari a été réussi par Aliou Cissé et ses joueurs qui ont joué sans complexes pour finalement s’imposer sur le score de deux buts à un. Le Sénégal a vite pris la mesure de l’adversaire, dans ce duel attendu par tout un stade rempli à ras bord. En somme Sadio Mané et ses coéquipiers ont fermé presque toutes les solutions de réalisation à l’adversaire dans ce match. Aussi bien en défense qu’en attaque les « Lions » ne se sont pas laissé conter fleurette par la bande au redoutable buteur Robert Lewandowski. Ce dernier mis sous l’éteignoir n’a pas eu son rayonnement espéré. C’est alors Mbaye Niang qui se débarrassait d’un adversaire, servait Sadio Mané qui ouvrait sur Idrissa Gana Guéye.

Le tir de ce dernier sera dévié dans ses propres filets par Thiago Cionek (38e). Un avantage qui sera conservé jusqu’au repos avant que les « Lions » ne reviennent avec le puissant Mbaye Niang qui aura donné du tournis à la défense des « Aigles ».   Sur une relance mal faite par Grzegorz Krychowiak, Mbaye Niang s’empare du ballon, force le rideau défensif polonais, élimine le gardien sorti à sa rencontre, pour envoyer le ballon dans une cage vide. Le sursaut polonais vint du capitaine Lewandowski dont le coup franc a été dévié par Khadim Ndiaye (77e).

La Pologne finira toutefois par trouver la faille sur un excellent coup franc de Kamil Grosicki qui permettait à Grzegorz Krychowiak de se racheter en déviant de la tête dans les filets sénégalais (86e). Mais le Sénégal tenait le bon bout pour ne plus le lâcher. Une victoire précieuse pour des débuts, seize ans après son épopée fantastique de la coupe du monde asiatique, qui l’avait vu aussi s’imposer en ouverture face à la France.
Un retour réussi donc !

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar Fall, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJI (photos)

L’HOMME DU MATCH : MBAYE NIANG DANS LE COSTUME DE LEADER TECHNIQUE
Moscou : On attendait Sadio Mané, promu capitaine en la double absence au coup d’envoi de Cheikhou Kouyaté le traditionnel porteur du brassard et de Kara Mbodj son suppléant attitré. Car, le joueur de Liverpool est annoncé comme l’une des stars de ce Mondial russe du fait de ses éclatantes performances en club. Aussi bien en Premier League qu’en Ligue européenne des champions, cette année. Mais, c’est plutôt Mbaye Niang qu’on a vu. Positionné au front de l’attaque aux côtés de Mame Birame Diouf, le sociétaire du Torino (Serie A italienne) a brillamment endossé le costume de leader technique de l’équipe du Sénégal. « Avoir la chance de faire partie des 23 joueurs choisis pour défendre les couleurs du Sénégal, ça a été une grande fierté. Démarrer une Coupe du monde et avoir la confiance du coach, c’est la chose la plus importante du football. J’ai essayé de le remercier de cette confiance avec une performance d’abord pour le collectif », a-t-il déclaré à la fin du match

Mission parfaitement remplie. Non content de briller devant, il a souvent décroché pour venir chercher un ballon qui, par moments avait du mal à lui parvenir dans les meilleures conditions. Technique et puissant, il a été un poison constant pour la défense polonaise. Ses départs balle au pied ont maintes fois fait la différence. A chaque fois qu’il était dans les parages, la défense adverse perdait sa sérénité. Comme sur cette grosse mésentente entre le portier polonais Szczesny et son défenseur central Jan Bednarek (61ème mn) dont il a profité pour doubler la mise pour le Sénégal. Prié de raconter son but, il a affirmé « quand je suis sorti du terrain, l’action était pour la Pologne et quand je suis rentré, j’ai vu un ballon qui revenait vers la défense, j’ai senti qu’il y avait un bon coup à jouer et j’ai tenté ma chance et j’ai marqué ce but qui a été décisif pour mon équipe ».

Lors des derniers matches amicaux des « Lions » Mbaye Niang s’était toujours illustré dans le jeu. Le voici qui signe son premier but sous le maillot national. Cela devrait davantage le libérer, même s’il a maintes fois assuré « avoir été parfaitement bien intégré » dans la Tanière. En plus, cela élargit la palette offensive du coach Aliou Cissé qui, en plus de Sadio Mané et Ismaïla Sarr, voire Diao Baldé Keïta dispose d’un dynamiteur de coffre supplémentaire.


LE FAIT DU MATCH :TERRIBLES CINQ DERNIÈRES MINUTES…
Moscou : Rarement les cinq dernières minutes d’un match ont été aussi difficile à vivre que celles du Pologne – Sénégal d’hier à Moscou. Du fait surtout que trois des quatre équipes africaines qui avaient précédé les « Lions » sur les pelouses russes (Egypte, Maroc et Tunisie) ont perdu leur match dans les ultimes instants du jeu. Alors, hier on a craint une répétition de l’histoire, comme dans la fameuse série télévisée « Les Cinq dernières minutes » des années 1980 – 1990 où l’épilogue, souvent inattendu, se décidait juste quelques instants avant le générique de fin.

Hier donc, on a tremblé. Les « Lions » semblaient partis pour décrocher un succès tranquille à défaut d’être facile pour avoir mené au score (2 – 0) au sortir de l’heure de jeu. Mais comme souvent dans ce genre de situation, il a suffi d’un but polonais de Krychowak à la 86ème mn pour nous pourrir la fin de match. Revenus à 1 – 2, les Polonais ont jeté leurs ultimes forces dans la bataille, acculant les Sénégalais qui multipliaient les maladresses et les pertes de balle au milieu de terrain. Mettant du coup leurs partisans sur le gril. Lorsque l’arbitre réserviste émirati de la partie Mohamed Alhammadi, annonça 4 minutes de temps additionnel, on se dit que le Sénégal ne pourrait pas couper à la « malédiction » des cinq dernières minutes. Heureusement que Sadio Mané, Sabaly surent gérer à merveille la dernière possession de balle sénégalaise dans la zone adverse.

Le syndrome des fins de partie est désormais exorcisé. Les autres équipes africaines peuvent se dire qu’il n’y a pas de fatalité, si tant est qu’elles étaient enclines à le penser…

«Tout le monde a respecté les consignes»
« C’est un match qu’on a voulu remporter on a bien travaillé pour contrer cette équipe. Tout le monde a respecté les consignes mises en place par le coach ; c’est ce qui était le plus important. Et quand on fait des efforts, le but arrive et j’ai été récompensé, ça fait vraiment plaisir pour moi et le collectif. La chance il faut la mériter et toute l’équipe l’a méritée.
Avec tout le travail qu’on a fournis ces dernières semaines, on a été récompensé »

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar Fall, B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJI (photos)

Le Sénégal est fin prêt pour affronter la Pologne lors du match inaugural du groupe H ce mardi, au stade du Spartak de Moscou. C'est ce qu'a assuré cet après-midi Aliou Cissé.

Selon le technicien, les contre performances de l'Égypte, du Maroc et du Nigeria ne vont pas pour autant démoraliser son équipe. « Nous allons entrer de la plus belle manière dans cette compétition, avec beaucoup de détermination », a-t-il dit.

À en croire, le coach, le Sénégal ne redoute pas la Pologne ni n'a prévu un plan anti Robert Lewandowski. Ce qui est sur, a-t-il assuré, « le Sénégal va mettre sa meilleure équipe » pour venir à bout de cette équipe polonaise et démarrer de la meilleure des façons cette compétition.

Samba O. FALL, envoyé spécial en Russie

En conférence de presse de veille de match qui se tient présentement au stade du Spartak de Moscou, Aliou Cissé a tressé des lauriers à son attaquant, Sadio Mané. Le technicien a qualifié son attaquant de « joueur unique ». Selon Aliou Cissé, Mané est resté le même depuis sept ans. « C'est un joueur très humble, sa mentalité n'a pas trop changé. C'est un joueur qui peut nous apporter énormément », a dit Aliou Cissé. Le sélectionneur national attend beaucoup aussi de tous ses joueurs, même s'il attend encore plus de son attaquant vedette.

Mais, a-t-il tenu à préciser : « Sadio Mané peut apporter à cette équipe du Sénégal ce plus qu'on attend de lui ».

S. O. FALL (envoyé spécial)

L’heure de vérité a sonné pour les Lions qui affrontent, cet après-midi, la Pologne, au stade du Spartak de Moscou. Ce premier match, sans être déterminant, aura son importance pour la suite de la compétition qui verra le Sénégal affronter le Japon, puis la Colombie.

Après les défaites successives de trois des cinq représentants du continent africain (Egypte, Maroc et Nigeria), l’équipe du Sénégal qui dispute la deuxième Coupe du monde de son histoire, est fortement attendue. Quelque part même, elle rêve de rééditer l’exploit de 2002, lorsqu’elle avait battu la France en ouverture du tournoi. Mais, ce ne sera pas une partie de plaisir  car, en face, il y aura la Pologne qui n’a pas senti l’odeur d’une Coupe du monde depuis 2006, et qui retrouve les joies d’une phase finale, en Russie, et avec de grosses ambitions. Le coach Adam Nawalka comptera sur son attaquant-vedette, Robert Lewandowski, meilleur buteur de l’histoire des "Bialo-czerwoni" (rouge-blanc), l’un des buteurs les plus efficaces de sa génération, qui joue la Coupe du monde pour la première fois, mais aussi sur des valeurs sûres comme Szczęsny, Piszczek, Zielinski, Milik et autres Teodorczyk.

Si la Pologne affiche une belle efficacité offensive, elle est cependant loin d’être invincible et a du mal à conserver ses cages inviolées. Lors des phases éliminatoires, sa défense a encaissé 14 buts et 5 autres buts lors des matchs de préparation. 

Face à cette équipe qui est loin de faire partie des cadors, malgré son 10e rang mondial, le Sénégal a de sérieux arguments à faire valoir.  Avec un Sadio Mané, Diafra Sakho, Ismaïla Sarr et Mbaye Niang des grands jours et une efficacité retrouvée, l’équipe d’Aliou Cissé devrait pouvoir faire douter et déstabiliser l’adversaire qui part toutefois avec la faveur des pronostics.

Cependant, il faut qu’en défense, Kalidou Koulibaly, Kara Mbodj, Youssouf Sabaly et compagnie sortent un match propre et ne se laissent pas piéger par cette équipe polonaise qui joue beaucoup par contre et mise sur les débordements.

Et pour ne pas se faire surprendre, les joueurs d’Aliou Cissé devront mettre davantage d’intensité et de vivacité dans leur jeu et aussi se montrer très agressifs en allant chercher leurs adversaires très haut.
Aux yeux d’Aliou Cissé, ce premier match, même s’il n’est pas décisif, est très important. « Nous avons envie de rentrer dans cette compétition de la plus belle des manières en faisant le meilleur résultat possible. Nous allons faire un bon match. Nous faisons partie des meilleures équipes africaines. Nous sommes venus ici avec beaucoup d’arguments à faire valoir et beaucoup de détermination », a fait savoir le sélectionneur national qui attend beaucoup de ses joueurs.

Tout le peuple sénégalais aussi qui espère revivre les instants de bonheur de la Coupe du monde 2002.

ALIOU CISSÉ, LE DÉFI D’UNE REVANCHE SUR L’HISTOIRE
Kaluga (Russie) : Capitaine de l’équipe nationale en 2002, à l’époque de la fabuleuse épopée des Lions, Aliou Cissé et ses coéquipiers avaient laissé aux Sénégalais un sentiment de goût d’inachevé, au bout d’un parcours époustouflant à la Can malienne et au Mondial Corée-Japon. 18 ans après, l’ancien aboyeur, désormais aux commandes de l’équipe nationale sera encore sous le feu des projecteurs à l’occasion de cette deuxième participation du Sénégal à une Coupe du monde. En  homme de défi, cet homme, un brin revanchard sur l’histoire, ne s’est fixé aucune limite et rêve d’offrir au peuple sénégalais des raisons d’être fiers de leur équipe.

Aliou Cissé a-t-il une revanche à prendre sur l’histoire ? Sans doute, dans son subconscient, l’ancien capitaine des Lions voudra-t-il bien faire oublier définitivement le goût d’inachevé qui avait, en définitive, sanctionné la fabuleuse épopée de 2002, laissant un peu les Sénégalais sur leur faim (le Sénégal était finaliste de la Can malienne et quart de finaliste au Mondial Corée-Japon). Et cela passe impérativement par un sacre à une équipe d’Afrique ou une belle performance à cette coupe du monde de la sélection nationale dont il est officiellement devenu l’entraîneur depuis le 04 mars 2015.  Un pari qu’il pense bien réalisable. Avant de prendre les rênes de l’équipe nationale A, Aliou Cissé avait d’abord conduit les Olympiques en quarts de finale des Jeux de Londres 2012-une première pour le Sénégal-et c’est d’ailleurs ce groupe qui forme aujourd’hui l’ossature de son effectif. La bande à Moussa Konaté avait été éliminée par l’équipe olympique du Mexique future médaillée d’or devant le Brésil ; non sans voir séduit plus d’un observateur du ballon rond. L’homme aux dreadlocks, surnommé l’aboyeur du temps où il portait le brassard de capitaine, succédait donc ensuite au Français Alain Giresse après une campagne désastreuse du Sénégal à la Coupe d’Afrique de 2015, en Guinée équatoriale. Sans doute, une récompense de la Fédération sénégalaise de foot après son examen de passage réussi chez les Olympiques ! Homme de défi, coach Cissé qualifiait ensuite l’équipe à la Can Gabon 2017 avant de mener ses hommes jusqu’en quarts de finale. Une étape que le Sénégal n’avait plus atteinte depuis la Can 2006 en Egypte où Diomansy Kamara et Cie s’étaient arrêtés en demi-finale. Au Gabon, l’histoire a donc encore bégayé, car c’est le Cameroun, tombeur du Sénégal en 2002 en finale de la Can malienne qui a encore mis fin au parcours des Lions. Et comme lors de cette mémorable finale à Bamako, il a fallu encore procéder à la série fatidique des tirs aux buts pour départager les deux équipes.

Ainsi, Aliou Cissé perdait l’occasion de prendre sa revanche sur les Lions indomptables, de faire oublier son pénalty raté face au gardien camerounais, Alioum Boukar, en 2002, mais également d’offrir enfin une première couronne continentale au Sénégal.  Homme qui ne baisse pas les bras, il a continué le travail et réussit outre cette place de quart de finaliste de la dernière Can, à qualifier le Sénégal à cette 21e édition de la Coupe du monde Russie 2018. 16 ans après la saga de 2002, les Lions prennent donc part à une deuxième Coupe du monde ce mardi contre la Pologne, au stade du Spartak Moscou.  Et une fois de plus, l’ancien milieu défensif sera, sous le feu des projecteurs. Battra-t-il le record de Bruno Metsu, l’entraîneur qui avait mené les Lions en quarts  de finale ? Dans tous les cas, le successeur d’Alain Giresse n’entend pas se fixer de limite et pense pouvoir soulever des montagnes…russes. « Mon rêve, c’est d’amener la coupe au Sénégal », avait-il dit, lors d’une conférence de presse organisée pour dévoiler la liste de ses 23 joueurs. Patriote jusqu’au bout des ongles, Aliou Cissé donnerait sans aucun doute tout pour réaliser son pari et faire plaisir aux Sénégalais. Reste à savoir si cette fois-ci les dieux du foot seront enfin du côté des Lions.


DERNIER GALOP AU SPARTAK : LA TANIÈRE AFFICHE UNE BELLE SÉRÉNITÉ
Moscou : L’équipe du Sénégal s’est entraînée hier au stade du Spartak de Moscou qui sera, cet après-midi, le théâtre de son match contre la Pologne. Une rencontre qui promet, surtout que les deux équipes vont batailler ferme pour décrocher une des deux places du Groupe H qualificatives au deuxième tour. Après trois semaines de préparation sanctionnées par trois matchs amicaux (une victoire, un match nul et une défaite), c’est une équipe toute requinquée qui a découvert ce stade dans lequel elle affrontera l’un de ses plus redoutables adversaires. La sérénité était perceptible chez les joueurs d’Aliou Cissé qui ont rivalisé de vigueur, de vitalité à l’échauffement. L’équipe était au grand complet comme l’a confirmé le sélectionneur national, lors de la conférence de veille de match. Le remplacement de Saliou Ciss était donc effectif. Adama Mbengue qui a rejoint ses coéquipiers s’est entraîné avec eux. « L’équipe est au complet. On s’est bien préparé et j’ai vraiment confiance en eux », a lâché Aliou Cissé.   Le capitaine, Cheikhou Kouyaté, est revenu sur l’état d’esprit de l’équipe lors de la conférence d’avant-match. « Le coach ne nous a pas lâchés. Nous avons travaillé comme des « chiens » et nous sommes vraiment prêts pour en découdre avec la Pologne », a laissé entendre Kouyaté. Ce match contre la Pologne, a-t-il dit, sera la première finale de l’équipe. « C’est un match de Coupe du monde et nous sommes vraiment prêts. Nous nous battrons pour faire plaisir au peuple sénégalais », a assuré capitaine Kouyaté.
De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba Oumar Fall,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)

Tout le monde le sait. Tous les quatre ans, les performances collectives et surtout individuelles en Coupe du monde comptent beaucoup dans les critères d’attribution du Ballon d’or. Sans que cela soit toujours indiscutable. Comme lorsque l’Italien Fabio Cannavaro avait reçu cette récompense individuelle suprême dans la foulée de la victoire de la Squadra azura au Mondial allemand en 2006. Sinon, grosso modo, il n’y a pas grand-chose à y redire. Cette année aussi, le Mondial russe pourrait être décisif au moment des votes, même s’il ne devrait que confirmer la tendance fortement favorable au Portugais du Real Madrid, Cristiano Ronaldo, par rapport à son grand rival argentin du FC Barcelone, Lionel Messi.

A égalité au nombre de couronnements (cinq pour chacun), ces deux extraterrestres du foot qui vampirisent la récompense individuelle suprême depuis 2008 devaient être « départagés » lors de cette coupe du monde. Encore que le Lusitanien avait pris une bonne avance avec son troisième succès en Champions League avec le Real, là ou Messi malgré une Liga facilement remportée, en était resté aux quarts de finale victime avec son club d’une cruelle « Romantada ». Là, CR7 s’est autorisé une belle échappée en réussissant vendredi dernier à Sotchi, un retentissant triplé lors du nul (3 – 3) face aux voisins ibériques de l’Espagne. En fait, il a littéralement porté son équipe collectivement en panne et confirmé son statut de leader et de compétiteur hors normes. Dès lors, on attendait dès le lendemain une réaction d’orgueil du capitaine argentin, à la mesure de la rivalité qui oppose les deux hommes et de la grosse perf de son alter ego portugais. Or, il n’en fut rien.

Messi a été incapable de relever le défi, face à une opposition a priori moins forte (contre l’Islande), se permettant même de rater un pénalty qui, transformé, aurait au moins permis à son équipe d’assurer l’essentiel à son équipe : la victoire. Déjà devancé au coup d’envoi de ce Mondial, voilà donc Messi largué dans la course à un sixième Ballon d’or qui l’oppose à Cristiano Ronaldo. Pour de bon ? Pas sûr. Il reste encore deux matches au moins à l’un et l’autre pour démontrer qu’ils ne sont pas pour rien depuis dix ans, les meilleures individualités de ce jeu collectif par excellence nommé football.

Plus localement, une autre course est lancée. Celle pour la couronne de meilleur joueur africain de l’année en cours. L’Egyptien Mohamed Salah, tenant du titre, avait débarqué en Russie dans le costume de favori à sa propre succession. Mais sa blessure en finale de la Champions League l’a empêché de disputer le premier match de son équipe face à l’Uruguay (0 – 1). Ce qui laisse la voie libre ( ?) au Sénégalais Sadio Mané, classé deuxième l’année passée, pour marquer de précieux points … contre son partenaire d’attaque à Liverpool, en vue du vote final. A condition de sortir le grand jeu à compter de demain face à la Pologne. Un défi individuel qui ne peut être validé que par le comportement d’ensemble. C’est l’un des beaux anachronismes du football…

B. Khalifa NDIAYE

Moscou : La Pologne affronte le Sénégal demain mardi à partir de 15 heures pour le match inaugural du groupe H. Un match très attendu entre ces deux nations qui ne se sont jamais croisées de leur histoire et qui joueront avec l’ambition de bien démarrer la compétition. Robert Lewandowski, capitaine et fer de lance de cette équipe polonaise, sera l’une des principales attractions de cette rencontre. Qualifié par son entraîneur de joueur « incroyablement important pour la Pologne », l’attaquant vedette du Bayern Munich sait ce qui l'attend,  lui et son équipe, au stade du Spartak Moscou, demain face au Sénégal. « C'est une équipe dangereuse », a-t-il déclaré ce dimanche sur le site de la Fifa. Et quand une pareille déclaration vient du meilleur buteur des éliminatoires du Mondial de la zone Europe (16 buts en 10 rencontres) et l’un des meilleurs attaquants au monde, c’est bien rassurant. « Ils sont très bons en contre-attaque. Quand ils attaquent, ils le font très vite. Et ils ne perdent pas de temps quand ils ont le ballon », a ajouté l’attaquant polonais,  avant de poursuivre : « Ils essaient d'avancer et de marquer aussi rapidement que possible ».

éL’équipe coachée par Adam Nawalka comptera bien évidemment sur la grande forme de Lewandowski qui a inscrit quatre buts lors des trois derniers matches amicaux de la Pologne contre la Lituanie (4-0, doublé), le Chili (2-2) et la Corée du Sud (3-2) pour venir à bout du Sénégal qui aussi des arguments à faire valoir en Russie. A 29 ans, le buteur polonais sait que ce pourrait bien être sa dernière occasion de s’illustrer au plus haut niveau. « La seule vérité se trouve sur le terrain », a-t-il dit avec force. Les « Lions » lui donnent rendez-vous demain à partir de 15 heures pour voir.

Face à la Belgique, considérée comme l’un des favoris de la compétition, l’Angleterre, la Tunisie aura fort à faire. Surtout après les débuts catastrophiques de trois des cinq représentants africains à ce Mondial « Russie 2018 ». Les "Aigles de Carthage" devront bien se battre pour s'extirper de ce groupe assez relevé. Et cela dès aujourd’hui à partir de 18 heures, à Volgograd où ils affrontent l’Angleterre. La Tunisie n’a plus remporté de match en phase finale depuis 1998 en France. Soit 20 ans. C’était déjà contre … l’Angleterre. Peut-être un signe du destin ! Les "Three Lions" n’ont, de leur côté, certainement pas oublié cet épisode et auront à cœur de laver cet affront. Wahbi Khazri et ses coéquipiers ont tout intérêt donc à bien négocier cette entrée en matière, avant de croiser la Belgique qu’ils avaient tenue en échec (1-1) en 2002. Mais les "Diables Rouges" se sont métamorphosés entretemps. Emmenés par Eden Hazard, ils ont réussi à claquer 43 buts inscrits en 10 matches d’éliminatoires. Et ce n’est pas pour rien qu’ils sont placés parmi les favoris. Un exploit parmi contre ces deux adversaires pourrait bien revigorer les "Aigles de Carthage" qui bouclent leurs matches du groupe G contre le Panama, a priori l’équipe la plus faible.

Moscou : On attendait impatiemment l’entrée en lice de l’Allemagne championne du monde en titre et du Brésil, les deux équipes les plus souvent couronnées en coupe du monde, avec 4 sacres pour la « Mannschaft » et 5 pour les « Auriverde ». On n’a pas été déçu. Et peut-être dans le sens attendu, puisqu’aucun de ces deux favoris au sacre final ne s’est imposé. Le tenant du titre se faisant même surprendre.

Sensation hier à Moscou ! Pour débuter la défense de son titre mondial acquis il y a quatre ans au Brésil « pays du football », l’Allemagne a chuté devant une volontaire équipe du Mexique (0 – 1). Et c’est loin d’être usurpé. La victoire de la « Tri » aurait même pu être plus consistante si les partenaires de Chicharito avaient transformé toutes les bonnes occasions de but qui se sont offertes à eux.

Notamment en seconde mi-temps, lorsque Boateng et ses coéquipiers ont joué leur va-tout offensif pour tenter de revenir au score.

Ils laissaient ainsi des brèches qui, mieux exploitées, auraient donné au succès des Mexicains des allures de véritable triomphe.

Mais qu’importe, l’essentiel a été fait et c’est le premier coup de tonnerre dans le ciel russe. Un peu plus tard, Rostov-sur-le-Don, le Brésil, autre grand favori de cette 21ème Coupe du monde « Russie 2018 » a été accroché par la Suisse (1 – 1). Les « Auriverde » croyaient avoir fait le plus dur en ouvrant le score par Coutinho. Mais les Helvètes qui ont eu le mérite d’y croire, ont fini par faire la jonction.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
B. Khalifa NDIAYE (textes)

Les résultats enregistrés hier : Groupe E : Costa Rica – Serbie : 0 – 1 - Brésil – Suisse : 1 – 1 / Groupe F : Allemagne – Mexique : 0 - 1

LE PROGRAMME DU JOUR
Groupe F : à 12 h à Nijni Novgorod : Suède – Corée du Sud
Groupe G : à 15 h à Sotchi : Belgique – Panama 
à 18h à Volgograd : Tunisie – Angleterre

Après examen, l'instance internationale a décidé d'attribuer le second but des Bleus à l'Australien Behich, contre son camp, et donc de le retirer au milieu de terrain français. Beaucoup se demandaient comment le but des Bleus contre l'Australie, samedi dernier, avait pu être accordé à Paul Pogba... Le milieu de terrain français avait en effet tenté de frapper le ballon avant son adversaire, à la 80e minute de jeu, mais c'est bien Aziz Behich qui l'avait touché en dernier et envoyé au fond de ses propres filets, après avoir touché la barre transversale. Il a fallu malgré tout attendre la validation par la Goal Line Technology pour définitivement accorder le but qui a permis aux Bleus de passer devant et de l'emporter (2-1) dans leur match inaugural du Mondial.

Kaluga (Russie) : Depuis leur toute première séance d’entraînement en terre russe, mercredi dernier au stade Sputnik de Kaluga, les "Lions" s’emploient à travailler leur jeu collectif. Il est vrai que, jusqu’ici, ils n’ont pas trop rassuré quant à la qualité de leur production d’ensemble. Et, ironie du sport, c’est leur unique défaite lors des rencontres de préparation (1 – 2 face à la Croatie à Osijek) qui est la plus porteuse d’espoir d’un bon comportement à partir de demain face à la Pologne, dans le Groupe H du Mondial russe. Et peut-être pour plus tard dans cette compétition.

Car, face à Modric et ses partenaires, l’équipe avait montré une belle force de caractère, s’était bonifiée dans le jeu collectif. En un mot, elle avait du répondant. Tout le contraire de ce qu’elle avait montré lors de ses sorties précédentes, à Casablanca face à l’Ouzbékistan (1 – 1), au Havre contre la Bosnie (0 – 0) et devant le Luxembourg chez lui (0 – 0). Quant au dernier match disputé à huis clos à Salzburg et remporté (2 – 0) contre la Corée du Sud, on n’en sait pas grand-chose. Sauf qu’elle a fait énormément de bien au moral des joueurs, comme Pape Alioune Ndiaye et Mbaye Niang l’ont affirmé à la presse sénégalaise, jeudi après la séance d’entraînement à Kaluga.

Si cette unique défaite en matches de préparation est quelque part … porteuse d’espoir, c’est peut-être parce que le onze de départ face à « l’équipe au maillot à damiers » était plus proche de celui qui devrait débuter le Mondial demain contre les "Aigles polonais". Peut-être aussi qu’il faut y voir les effets du travail entrepris depuis le début du regroupement. Car, comme nous l’a souligné un des membres du staff technique, « c’est seulement lors de longues retrouvailles comme celle-ci, en amont d’une phase finale, que l’on peut travailler en profondeur sur certains aspects liés au jeu. Sinon, on ne peut rien faire de consistant lors des trois ou quatre jours dont on dispose des joueurs pour les matches ».
Et malgré quelques déchets, le collectif s’améliore au fil des séances d’entraînement.

En effet, l’essentiel du travail semble axé sur la possession, le redoublement des passes, voire le pressing exercé sur le porteur du ballon.

Le coach Aliou Cissé continue de cacher son jeu et de brouiller les pistes en multipliant les combinaisons dans tous les compartiments du jeu.

Il s’est ainsi fait fort de composer l’axe central de sa défense un coup avec Koulibaly et Kara, un autre avec Koulibaly et Salif Sané, a indifféremment fait évoluer Alfred Ndiaye, Gana Guèye et Kouyaté devant la défense centrale, là où il n’aura besoin que deux d’entre eux en match, a beaucoup varié les schémas d’attaque avec Mbaye Niang comme « meneur de jeu » ou comme excentré et Pape Alioune Ndiaye comme solution alternative, et aligné Diafra Sakho, Moussa Sow, Moussa Konaté, seuls ou en duo au front de l’attaque. C’est dire le nombre d’options qui s’offrent à coach Cissé. D’autant que dans la cage, seul lui sait qui de Khadim Ndiaye ou Abdoulaye Diallo sera le titulaire demain. Privilège de riche ou difficulté à encore trouver un onze de base ? Peut-être les deux si l’on sait que jusqu’ici, le Sénégal n’a pratiquement jamais aligné la même équipe de départ. Dans tous les cas, il a sa séance d’entraînement aujourd’hui au stade Spartak de Moscou pour se faire ses dernières certitudes avant d’aller à l’assaut de Lewandowski et de ses frères polonais.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba O. FALL,
B. Khalifa NDIAYE (textes) Abdoulaye MBODJI (photos)

UNE ÉQUIPE NATIONALE « BUNKERISÉE »
Lions PanKaluga : Depuis que la "Tanière" s’est installée à Kaluga, le mardi 12 juin dernier, la presse sénégalaise qui a également pris ses quartiers dans cette ville russe située au sud-ouest de Moscou n’a pratiquement pas grand-chose à se mettre sous la dent. Pour les journalistes, c’est la croix et la bannière pour assurer convenablement une bonne couverture de la préparation des Lions. Aliou Cissé a, comme d’habitude, « bunkerisé » la Tanière.

Les "Lions" ont été très avares en parole. Hormis les déclarations recueillies lors de leur arrivée mardi dernier, à l’aéroport de Kaluga, et après la première séance de jeudi où le technicien avait demandé à Pape Alioune Ndiaye et Kalidou Koulibaly de se prêter au jeu des questions de la presse, les journalistes n’ont pas eu beaucoup de matière à se mettre sur les claviers. La séance du  vendredi 15 juin ouverte au public n’a pas apporté grand-chose puisque les joueurs avaient reçu la consigne de ne point répondre aux questions de la presse. Depuis, le staff technique a opté pour des séances à huis clos, séances pendant lesquelles les medias ne sont autorisés que pendant les 15 premières minutes, le temps de prendre quelques photos. Cette situation a considérablement entravé la possibilité d’enrichir la couverture de la préparation de l’équipe nationale. Impossible d’avoir accès aux "Lions", leur hôtel étant placé sous haute surveillance policière.

A deux jours de leur entrée en lice dans la compétition contre la Pologne, les "Lions" qui se sont entraînés hier, sur le site du Spuntik, se sont ensuite envolés dans l’après-midi, vers Moscou où ils effectueront leur premier galop ce lundi. A la suite de cette séance d’entraînement, Aliou Cissé tiendra sa conférence de presse d’avant-match pour répondre aux questions de la presse sénégalaise et étrangère.


L’EFFICACITÉ OFFENSIVE, CHANTIER TOUJOURS OUVERT
Kaluga : En dépit de quelques craintes sur ses flancs, la défense sénégalaise semble être le point fort de l’équipe. Le côté gauche a tellement causé de soucis au coach Aliou Cissé qu’il a passé beaucoup de temps à démarcher (en vain) Ferland Mendy, l’arrière d’aile de Lyon (L1 française). Entretemps, il y avait muté Youssouf Sabaly spécialiste reconnu du côté opposé qui, par la force des choses, est devenu « le nouveau Omar Daf » qui s’était installé avec beaucoup de bonheur sur ce versant de l’arrière-garde de la grande équipe de 2002. Sauf qu’il avait un pendant de grande qualité à droite, en Ferdinand Coly, si bien que cette défense avait un aplomb qui lui avait permis de réussir de belle chose. Sans être aussi équilibrée, le premier compartiment du jeu des actuels "Lions" tient jusqu’ici la route. A partir de demain et le premier match de ce Mondial « Russie 2018 », on verra à l’épreuve de la Pologne du redoutable Lewandowski, si elle est de taille pour contenir les meilleures attaquants du monde.

C’est donc l’attaque (plus généralement l’efficacité offensive) de l’équipe du Sénégal qui semble inquiéter. Incapables de marquer en amical contre la Bosnie et le Luxembourg, les Lions n’ont fait vibrer qu’une fois les filets de l’Ouzbékistan et de la Croatie et deux fois (dont un Csc) ceux de la Corée du Sud. Soit 4 buts (2 de Moussa Konaté et un d’Ismaïla Sarr plus le Csc d’un Sud-Coréen) en 5 rencontres. Un peu chiche au moment d’aborder ce Mondial où les buts sont relativement rares. D’ailleurs, après leur premier match, aucun des trois des cinq représentants africains à ce tournoi (Egypte, Maroc et Nigeria), n’a marqué une seule fois. Pire, chacune a pris au moins un but. Autant dire que Sadio Mané et ses partenaires ont intérêt à hisser leur niveau de jeu et à sortir l’artillerie lourde. Il est vrai que cette équipe manque cruellement de « tueurs », de ces joueurs d’une redoutable efficacité qui n’ont besoin que d’un quart d’occasion pour le convertir en but.

A l’image du … Polonais Robert Lewandowski qui se dressera devant elle demain.

Saliou Cisse AlfredAux galops d’entraînement au stade Sputnik de Kaluga, les "Lions" ont inlassablement remis l’ouvrage sur le métier pour se donner ou retrouver les bonnes sensations devant le but. Mais cela tarde à venir. Dans ce genre de compétition et sur ce que l’on a vu jusqu’ici, les coups de pied arrêtés peuvent aider à débloquer certaines situations des plus cadenassées.

Or, sur ce registre, les joueurs de Cissé ne semblent pas très bien outillés comme en attestent les nombreux ballons expédiés dans les airs ou tirés directement sur le mur constitué de mannequins lors des séances de frappes plus ou moins lointaines concoctées en complément des différentes oppositions qu’ils ont eu à faire. Ce qui rassure, à la limite, c’est que les meilleurs spécialistes des balles arrêtées ne transforment pas toujours leurs essais. La preuve par Messi qui, non content d’avoir envoyé tous ses coups francs proches dans le mur … de glace islandais samedi dernier a, en plus, raté son penalty. La preuve qu’à l’inverse, les malhabiles tireurs de balles arrêtées sénégalais peuvent à tout moment trouver la bonne formule.

SALIOU CISS BLESSÉ FORFAIT, ADAMA MBENGUE DÉBARQUE
 Blessé depuis le match de préparation des Lions face au Luxembourg, le 1er juin dernier, le défenseur latéral gauche Saliou Ciss a dû déclarer forfait hier, à deux jours du premier match du Sénégal dans ce Mondial russe face à la Pologne, demain à Moscou. « Saliou Ciss ne peut plus participer à la Coupe du monde, en raison d’une grave blessure survenue en cours de préparation de notre équipe », a révélé la Fsf à travers un communiqué hier en début d’après-midi, confirmant ainsi une rumeur qui circulait depuis le matin.

  Pour remplacer le Valenciennois, Adama Mbengue, du SM Caen, également latéral gauche et un des quatre réservistes retenus en marge de la liste des 23 joueurs, a été appelé. L’entraîneur sénégalais Aliou Cissé n’a fait là que s’en référer au règlement de la Fifa qui autorise tout sélectionneur à faire appel à un joker médical (même ne figurant pas sur la pré-liste des 35 présélectionnés) jusqu’à la veille de son entrée en jeu dans la compétition.

Mbengue qui était attendu dans la "Tanière" hier en provenance de Paris devrait donc pouvoir prendre part à la séance d’entraînement d’aujourd’hui au stade Spartak de Moscou. Il ne sera pas en terrain inconnu pour avoir déjà participé aux éliminatoires de cette Coupe du monde avant d’être éloigné du groupe pour cause de blessure. Mais, même s’il avait pu bénéficier d’un programme spécial de maintien pour garder une certaine fraîcheur physique, il accusera un certain retard par rapport à ses coéquipiers qui ont participé à l’intégralité de la préparation de ce rendez-vous en Russie.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, Samba O. FALL, 
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJI (photos)

L’arrière gauche du SM Caen (élite française), Adama Mbengue a été appelé pour suppléer Saliou Ciss blessé et forfait pour le reste de la Coupe du monde (14 juin au 15 juillet), annonce la Fédération sénégalaise de football (FSF).

"Saliou Ciss ne peut plus participer à la Coupe du monde en raison d’une grave blessure survenue en cours de préparation de notre équipe", écrit la FSF dans un communiqué.

Adama Mbengue faisait partie des quatre réservistes de la liste des joueurs sélectionnés pour la coupe du monde 2018.

Le règlement de la FIFA permet à une sélection de faire appel à un joker médical jusqu’à la veille de son entrée en jeu dans la compétition. Ce joker peut même ne pas être présent dans la pré-liste élargie des 35 présélectionnés.

L’ancien défenseur de Diambars qui avait pris part aux éliminatoires de la Coupe du monde 2018, a manqué les derniers matchs de préparation en raison d’une blessure contractée en club en début d’année.

De source proche du joueur, il était ce dimanche matin à Paris (France) vers 7h locales (5h à Dakar) pour prendre un vol en direction de Moscou.

Source : APS

Battue 2-0 par la Croatie, la jeune équipe du Nigeria a compromis ses chances de qualification en huitièmes de finale de la Coupe du monde, ce 17 juin 2018 à Kaliningrad. Les « Super Eagles » ont été naïfs et hésitants, ce qui ne présage rien de bon pour eux, avant d’affronter l’Islande le 22 juin à Volgograd.

Kaluga : Arrivés à leur camp de base de Kaluga mardi, les Lions du foot vont devoir se déplacer dimanche sur Moscou où ils disputeront leur premier match du groupe H mardi face à la Pologne.

Moins de 200 km à couvrir en vol spécial affrété par la Fifa à 15 heures. Dans la capitale russe, les partenaires de Cheikhou Kouyaté s’entraîneront le même jour à 18 heures avant de fouler, le lendemain, la pelouse du stade du Spartak où ils feront face, mardi, à Lewandowski et ses frères polonais. Tel est le lot des équipes qualifiées à un Mondial de foot : un déplacement depuis le camp de base vers la ville où sont programmés leurs matches deux jours avant la rencontre. C’est dire que deux autres « voyages » plus longs attendent les Lions pour aller à Ekaterinbourg croiser le Japon le 24 juin et pour se rendre à Samara où ils feront face à la Colombie le 28 du même mois.

Moscou : Des supporters marocains qui se font photographier, qui chantent et dansent avec des fans argentins à l’aéroport … d’Istanbul en Turquie où ils étaient en transit, sur leur route vers le Mondial qui a démarré avant-hier à Moscou ! Puis, ils mettent carrément le feu dans l’avion qui les dépose dans la capitale russe. Ce n’était là qu’un avant-goût des scènes de fraternisation, de communion et de célébration du dieu Foot et des nouveaux dieux du foot que l’on espère voir durant tout le mois que durera le Mondial russe. Car, à l’image des joueurs qui se serrent la main, se prennent parfois dans les bras et échangent leur maillot à la fin des matches, juste après s’être frottés les uns aux autres sans retenue aucune, les supporters venus de tous les horizons adorent magnifier leur amour partagé du ballon rond. Et en Coupe du monde peut-être plus que toute autre compétition.

Ce coup-ci, ils sont déjà 180 000 fans étrangers à avoir débarqué en Russie à la veille du coup d’envoi. Et ça ne fait que commencer. Tous pour chanter, hurler, crier leur passion du foot ; mais aussi pour manifester et extérioriser leur nationalisme. Aussi longtemps que cela reste dans les limites du fairplay et se passe dans cette bonne humeur qui fait que le Mondial, c’est également une fête hors des aires de compétitions, cela contribue à la beauté du jeu, à bâtir des ponts entre les peuples et les Nations. Sauf qu’un excès de passion et un nationalisme débordant, cela peut parfois déboucher sur des scènes que personne ne souhaite voir durant ce mois de Mondial russe. Les autorités locales en premier qui comptent, à travers cet évènement planétaire, montrer à la planète entière le visage le plus reluisant de leur pays.

  En fait, avant le lancement de la compétition, il avait été fait cas de menace terroriste rampante, de risque de voir (re)surgir l’hydre du hooliganisme, voire de survenue d’actes et incidents racistes. Après seulement quatre matches disputés dans deux des huit poules, il est évidemment beaucoup trop tôt pour se faire une idée. Mais, sur ce que l’on a jusqu’ici vu, rien ne présage de dérapages prochains. Même si l’on ne peut jamais être sûr de rien et que des éléments incontrôlables peuvent toujours surgir de nulle part pour commettre des forfaits. Dans tous les cas, ce Mondial est parti sur de bonnes bases. Certes l’Afrique a été la grande perdante des quatre premiers matches avec les défaites de l’Egypte et du Maroc. Qu’importe les Russes ont pris un énorme plaisir et éprouvé une grosse fierté de voir leur équipe piétiner littéralement celle d’Arabie saoudite. Et pour le premier choc de la compétition, tous les amoureux du foot se sont régalés de ce nul fou qui ne porte point son nom entre l’Espagne et le Portugal.

Au sortir d’un match comme celui-ci, on peut aisément comprendre pourquoi des dizaines de milliers de supporters viennent de différents coins de la Terre pour partager de si intenses moments d’émotion et de plaisir.

B. Khalifa NDIAYE

Kaluga : Ils sont 15.000 jeunes garçons et filles, âgés de 18 ans et plus, recrutés dans le cadre du Programme des Volontaires de la coupe du monde de la Fifa « Russie 2018 ».

Avant même l'ouverture officielle de cette grande messe du football mondial, on les voyait sur tous les sites d'accueil de cette compétition planétaire également rendez-vous du donner et du recevoir. Leur rôle, apporter un soutien de poids au pays organisateur dans tous les domaines opérationnels.

Un programme qui vise à donner à des milliers de personnes venues de Russie et d'autres pays une occasion unique de participer au plus grand événement sportif de la planète.

C'est un programme qui comporte également plusieurs étapes parmi lesquelles le recrutement, la sélection et la formation des bénévoles dans chacune des 11 villes hôtes, et finalement l'organisation de leur travail durant l'événement et la reconnaissance de leurs efforts et de leur dévouement. Dans ce cadre, les candidats doivent savoir parler anglais, français et d'autres langues et avoir des compétences dans le travail d'équipe.

Ils ont déjà commencé le travail puisqu'ils sont visibles dans les stades de compétitions, mais aussi les centres d'accréditation pour aider ceux qui viennent pour remplir leurs formalités ou autres besoins afférents à cette Coupe du Monde que tout un peuple veut réussir. Les organisateurs ont dû faire appel à des centres spéciaux à travers les principales institutions d'enseignement supérieur de Russie auxquelles incombe la responsabilité du recrutement et la sélection des candidats vivant en Russie. Dans le reste du monde, les personnes intéressées ont été choisies par le biais du processus de sélection de leurs pays respectifs, avec un soutien en ligne. Et toute expérience antérieure de bénévolat est un plus. Ainsi, les Volontaires œuvreront dans des domaines aussi variés que les cérémonies, les transports, les médias, le protocole, les services linguistiques, le contrôle du dopage et les services aux fans ID.

Une expérience qui a été concluante dans d'autres pays comme la Chine et l'Angleterre pendant les Jeux olympiques de 2008 et 2012, mais également au Brésil.

Reconnaissant la France comme favorite du groupe, Age Hareide, le sélectionneur du Danemark, vise la deuxième place qualificative. Mais, au nom de son parcours en éliminatoires, le technicien norvégien des Danois a des arguments à faire valoir.Malgré un bon parcours lors des éliminatoires de cette 21e édition du Mondial, le sélectionneur du Danemark se veut modeste. Age Hareide, le technicien de la sélection danoise vise, en effet, la deuxième place derrière la France qu’il présente comme la favorite du groupe C.

Et dans ces conditions, Age n’entend pas rater le match d’entrée, contre le Pérou, ce week-end, pour espérer atteindre son premier objectif. La suite dépendrait de ce premier match qu’il trouve « très important » pour l’avenir de son pays dans la compétition.

« La France est la grande favorite (de la poule) et nous, comme les Péruviens, nous voulons la deuxième place, c’est pour ça que c’est un match très important », a expliqué l’entraîneur norvégien de la sélection danoise. Sur la route de la Russie, les Danois ont réussi un parcours parfait. Avec quatre victoires dont deux cartons contre la … Pologne (4 -0), et l’Irlande (5-1) mais aussi les modestes Arméniens (4-1) chez eux, les Danois ont pratiquement réussi le carton plein. Sauf la Roumanie (1-1) et l’Islande (0-0) ont résisté aux géants danois qui participent au sommet du foot mondial pour la 4e fois de leur histoire.
Leur première participation remonte à 1986 au Mexique.

Vainqueur de la Coupe des Confédérations en 1995 et du Championnat d’Europe en 1992, les Danois arrivent en Russie avec la 12e place au dernier classement Fifa. Une équipe à suivre. Dans tous les cas, ses adversaires peuvent bien se méfier de ses géants attaquants qui font la différence grâce à leur taille.

Ansoumana SAMBOU (avec l’Equipe.fr)

Le calendrier
Samedi 16 Juin 2018 (16h) Pérou – Danemark (Mordovia Arena)
Jeudi 21 juin 18 (13h) : Danemark – Australie (Samara Arena)
Mardi 26 juin (15h) : Danemark – France (15 h)  

La liste des 23
Gardiens : Kasper Schmeichel (Leicester City/Ang), Frederik Rönnow (Brondby IF/Dan), Jonas Lössl (Huddersfield Town/Ang).

Défenseurs : Simon Kjaer (Sevilla/Esp), Mathias ‘Zanka’ Jorgensen (Huddersfield Town/Ang), Andreas Christensen (Chelsea/Ang), Jens Stryger Larsen (Udinese/Ita), Jannik Vestergaard (Borussia Mönchengladbach/All), Henrik Dalsgaard (Brentford FC/Ang), Jonas Knudsen (Ipswich Town/Ang).

Milieux : Christian Eriksen (Tottenham Hotspur/Ang), Thomas Delaney (Werder Bremen/All), William Kvist (FC Copenhague/Dan), Lasse Schöne (Ajax/P-B), Lukas Lerager (Bordeaux/Fra), Michael Krohn-Dehli (Deportivo La Coruña/Esp).

Attaquants : Nicolai Jørgensen (Feyenoord/P-B), Andreas Cornelius (Atalanta/Ita), Pione Sisto (Celta de Vigo/Esp), Viktor Fischer (FC Copenhague/Dan), Yussuf Poulsen (RB Leipzig/All), Martin Braithwaite (Bordeaux/Fra), Kasper Dolberg (Ajax/P-B).

PÉROU : FAISEUR DE ROIS
Croiser le Pérou est un bon signe. C’est, en tout cas, le constat. En effet, dans le passé, des équipes qui ont eu à croiser les Péruviens en phase finale de la Coupe du monde ont réussi un bon parcours dans la compétition.

En quatre participations, les Péruviens ont toujours affronté le futur vainqueur du tournoi. Un vrai porte-bonheur ! En 1930, ils s’étaient inclinés en poule contre l’Uruguay (1-0).

40 ans plus tard, au Mexique, c’est le Brésil, sur la route de son 3e sacre, qui leur avait barré la route en quarts de finale (4-2).

Le Pérou avait ensuite cédé contre l’Argentine (6-0) en 1978, une rencontre qui avait permis aux Argentins de se hisser en finale.

Près de 40 ans après, elle fait toujours polémique... Enfin en 1982, c’est l’Italie qui avait croisé Los Incas, au premier tour, pour un match nul (1-1).

Un bon présage pour l’équipe de France, favorite du groupe C ? Certes, mais la nouvelle génération du Pérou semble bien partie pour ne pas se laisser divertir. 11e au dernier classement Fifa, l’équipe dirigée par Ricardo Gareca a donné un signal fort lors des éliminatoires. Trois victoires contre la Bolivie (2-1), l’Equateur (2-1), la Nouvelle Zélande (2-0) et trois matches nuls contre l’Argentine (0-0) de Lionel Messi et la Colombie (1-1) de James Rodrigues, c’est le bilan des Péruviens. A son palmarès, le Pérou revendique deux Copa America. Mais, ces succès remontent loin dans l’histoire.

Plus précisément en 1939 et 1975. Gareca pourrait compter sur la star de l’équipe, Jefferson Farfan, qui devrait bien se sentir chez lui (il évolue au Lokomotiv Moscou) pour réussir ce défi.

A. SAMBOU

Calendrier
Samedi 16 juin 2018 (16 h) : Pérou – Danemark (Samara Arena)
Jeudi 21 juin (16 h) : France – Pérou (Ekaterinburg)
Mardi 26 juin (15 h) : Australie – Pérou (Fisht Stadium Sochi)         

La liste des 23
Gardiens : Pedro Gallese (Veracruz/MEX), José Carvallo (Utc), Carlos Cáceda (Municipal)

Défenseurs : Luis Advíncula (Lobos/MEX), Miguel Araujo (Alianza Lima), Aldo Corzo (Universitario), Nilson Loyola (Melgar), Christian Ramos (Veracruz/Mex), Alberto Rodríguez (Junior/Col), Anderson Santamaría (Puebla/Mex), Miguel Trauco (Flamengo/Bra)

Milieux : Pedro Aquino (Lobos/Mex), Wilmer Cartagena (Veracruz/Mex), Christian Cueva (Sao Paulo/Bra), Edison Flores (Aalborg BK/Dan), Paolo Hurtado (Vitória Guimaraes/Por), Andy Polo (Portland Timbers/Usa), Renato Tapia (Feyernoord/Ned), Yoshimar Yotún (Orlando City/Usa)
 
Attaquants : André Carrillo (Watford/Ang), Raúl Ruidíaz (Morelia/Mex), Jefferson Farfán (Lokomotiv/Rus), Paolo Guerrero (Flamengo/Bra)

Trois huitièmes de finale. C’est le bilan du Nigeria qui dispute en Russie sa sixième phase finale de Coupe du monde. Pour cette 21e édition, les "Super Eagles" qui ont pris l’habitude d’honorer ce rendez-vous depuis leur première participation en 1994, tenteront de faire mieux cette fois-ci. Un défi de taille pour John Obi Mikel et ses coéquipiers, mais pas impossible pour cette équipe dirigée par l’entraîneur franco-allemand Gernot Rohr.

Les "Super Eagles" auront une idée de ce qu’ils valent demain dimanche face à la Croatie qui a battu le Sénégal (2 – 1) lors de son dernier match de préparation. L’objectif sera de s’imposer en attendant de croiser l’Islande, révélation de l’Euro 2016 en France et de retrouver l’Argentine, leur adversaire le plus fréquent en phase finale. Puisque ce sera la cinquième fois qu’ils affronteront l’Albiceleste après 1994, 2002, 2010 et 2014.

Les arbitres sénégalais sélectionnés pour la coupe du monde « Russie 2018 » officieront lors de Costa Rica-Serbie de dimanche à Samara. Malang Diédhiou l'arbitre central, Djibril Camara et Malick Samba ses deux juges de touche vont diriger donc ce match qui compte pour la première journée du groupe E qui se disputera à partir de 12h.

Moscou : Les phases finales de Coupe du monde se suivent et se ressemblent toutes pour les équipes africaines. Leur plus haut fait d’arme reste un quart de finale. En Russie, l’Egypte et le Maroc qui sont entrés en piste hier, ont connu le même sort face respectivement à l’Uruguay et à l’Iran (défaite 0 – 1). En attendant le Nigeria qui entre en jeu demain face à la Croatie, la Tunisie qui débute son Mondial lundi contre la Belgique et le Sénégal le lendemain devant la Pologne, on ne peut que constater que l’Afrique est mal entrée dans cette Coupe du monde « Russie 2018 ». Pour ces 5 représentants africains qui comptent jouer les trouble-fêtes, il va falloir redoubler d’ardeur pour atteindre, pour la première fois de l’histoire, le dernier carré de cette compétition. De 1934 à 2014, l’Afrique a peiné pour se faire une place dans le club très fermé des grandes nations du football mondial. Une place de quart de finaliste est jusque-là la meilleure performance africaine que seule trois équipes avaient réussi à atteindre : le Cameroun en 1990, le Sénégal en 2002 et le Ghana en 2010. Et cette année encore, en Russie, la tâche s’annonce compliquée pour les nations africaines qui batailleront pour aller le plus loin possible, et surtout dépasser le seuil symbolique des quarts de finale.

LES EGYPTIENS RATENT LEUR RETOUR
Absente depuis 1990, l’Egypte revenait en Coupe du monde de football avec beaucoup d’ambition. Les Pharaons comptaient réussir leur entrée en matière, hier face à l’Uruguay. Privés de leur atout n°1, Mohamed Salah, insuffisamment remis de sa blessure contractée avec son club de Liverpool en finale de la Champions League, ils ont longtemps résisté face à Cavani et ses partenaires avant de céder, à l’usure, en toute fin de partie. Leur coach argentin, fin connaisseur du foot sud-américain, a contrecarré les plans des Uruguayens pendant presque tout le match. Mais ses hommes ont fini par lâcher prise.   Ce qui leur complique la tâche pour la suite des opérations puisque lors de la deuxième journée, ils affronteront la Russie auteur d’un cinglant 5 – 0 en ouverture face à l’Arabie saoudite. Cette deuxième sortie sera décisive pour l’avenir des footballeurs du Nil dans cette épreuve. C’est presque sûr qu’ils joueront leur va-tout en misant d’entrée sur Salah dont la seule présence peut changer bien des choses.

LE MAROC SE COMPLIQUE LA TÂCHE
Dans un Groupe B qu’il partage avec les voisins ibériques, Espagne et Portugal, le Maroc avait eu « la chance » de débuter hier face à l’Iran, adversaire a priori le plus abordable.

Or, les Lions de l’Atlas ont trouvé le moyen de se faire piéger en toute fin de partie (décidément !) sur un but CSC de son … attaquant Aziz Bouhaddouz. Absents de la compétition depuis 1998, les Lions de l’Atlas, huitième de finalistes en 1986, se compliquent ainsi la vie. Car au vu de la prestation, un peu plus tard, l’Espagne et du Portugal, l’équipe entrainée par le Français, Hervé Renard, aura bien du mal à s’en sortir. Mais, sait-on jamais ? Avec son gros potentiel et ses belles individualités, l’équipe marocaine qui a terminé les éliminatoires invaincue sans encaisser le moindre but, peut créer la surprise.


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