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Football (2813)

Les prestations mi-figue mi-raisin de Khadim Ndiaye lors de la Coupe du monde en Russie ont relancé le débat sur la hiérarchie des gardiens en équipe nationale. Les cartes risquent fort d’être redistribuées. Relégué au second plan, Abdoulaye Diallo et Alfred Gomis sont à l’affut pour chiper la place de titulaire au portier du Horoya.

Dans la hiérarchie des gardiens de l’équipe nationale, Khadim Ndiaye a eu,depuis le 2 septembre 2017, contre le Burkina Faso, les faveurs d’Aliou Cissé. Un choix qui a rétrogradé Abdoulaye Diallo, titulaire indiscutable au poste, à la deuxième place devant Alfred Gomis, peu connu du grand public. Jusqu’à un passé assez récent, le portier du Horoya AC,qui a fait ses premiers pas en sélection en 2010 sous les ordres d’Amara Traoré, était la doublure du dernier rempart du Stade Rennais, mais profitant du manque de temps de jeu et d’une baisse de forme de ce dernier avec son club, l’ancien joueur de la Linguère, appelé par Aliou Cissé, a saisi sa chance. Le malheur des uns fait bien le bonheur des autres.

Préféré à Abdoulaye Diallo lors des phases qualificatives du mondial russe, Khadim Ndiaye a été très décisif et a gagné sa place de titulaire lors des matchs suivants (Burkina Faso, Cap Vert et Afrique du Sud), devenantdu coup le numéro 1 des gardiens de but. Faisant preuve d’une bonne régularité lors des matches de préparation (il a été titulaire contre le Luxembourg et la Corée du Sud) de l’équipe pour le mondial, Khadim Ndiaye a,sans surprises, conservéson statut en Russie, sans pour autant faire l’unanimité. Mais les matchs contre la Pologne et le Japon ont montré qu’il n’était pas un modèle de sérénité.

Ses prestations ont été ponctuées d’erreurs que l’équipe a payées cash. Sa bourde sur le deuxième but égalisateur des Samouraïs Bleus, ses sorties approximatives et ses mauvaises relances au pied ont fini par donner raison à ses détracteurs. Ces approximations et sa prestation contre la Colombie sont venues relancer le débat concernant son choix comme titulaire au poste.

A 33 ans aujourd’hui, Khadim Ndiaye compte pas moins de 23 sélections et demeure l’un des plus anciens de cette équipe. Et ses performances mitigées lors de la campagne russe risquent d’avoir des répercussions et relancer la concurrence lors des prochaines échéances des Lions qui devront, dès le 7 septembre prochain, retrouver le chemin de la compétition, notamment les éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des nations prévue en 2019, au Cameroun. De quoi redistribuer les cartes dans ce secteur et permettre à Diallo et Gomis de caresser l’espoir de bénéficier des grâces du sélectionneur national.

Alfred Gomis, portier de Spal (Série A italienne) est à l’affût. Malgré sa faible expérience internationale Aliou Cissé l’a convoqué parmi les 23 joueurs retenus pour la Coupe du monde. Le sélectionneur ne lui a certes pas donné du temps de jeu lors des trois matchs de préparation de l’équipe et il n’a pas non plus joué la moindre minute en Russie, mais Gomis qui sort d’une saison plutôt satisfaisante avec son club est encore apprentissage et dispose d’arguments pour prétendre plus tard au poste de gardien numéro 1. Lors de sa première apparition avec les Lions le 14 novembre 2017, contre l’Afrique du Sud en éliminatoires du mondial, il avait été très rassurant. Mais son manque de vécu au très haut niveau a sans aucun doute joué en sa défaveurface à des concurrents aguerris. Du haut de ses 24 ans, Alfred Gomis a énormément de choses à apporter à cette équipe qui a encore cinq matchs à disputer en éliminatoire de la Can.Sa progression est donc à suivre et en fonction de ses performances, il pourrait un jour avoir sa chance etbouleverser la hiérarchie.

Passé de titulaire potentiel à remplaçant, Abdoulaye Diallo, victime de son manque de temps de jeu à Rennes, n’en demeure pas moins un gardien expérimenté, qui connait bien la haute compétition. La preuve, il a été titulaire indiscutable lors de la Can 2017 et lors du début de la phase éliminatoire du mondial. Mais l’ancien numéro 1, qui a perdu sa place le 8 octobre 2016, lors de la victoire (2-0) du Sénégal face au Cap Vert, n’a jamais perdu espoir.AliouCissé lui a offert du temps de jeu le 8 juin dernier contre la Croatie et Abdoulaye Diallo s’est montré intéressant comme à son habitude.

Diallo qui n’a disputé qu’un seul match cette année avec les Lions ne désespère pas de cirer les bancs. Il a encore tout ce qu’il faut pour reconquérir la place qui était la sienne. Dans ce secteur où nul n’est intouchable ni indispensable, Aliou Cissé qui ambitionne de qualifier l’équipe à la prochaine Can et de réaliser un très bon parcours, aura l’embarras du choix.

Il aura à disposition 3 gardiens qui vont tout donner pour être l’heureux élu. Cette concurrence ouvrir de nouvelles perspectives pour Diallo et Gomis restés scotché au banc de touche lors du dernier mondial. Et tous deux ont besoin de travailler davantage et de progresser pour convaincre le sélectionneur.

Moscou : Pour deux pays qui n’ont plus disputé de finale de Coupe du monde depuis qu’ils ont accueilli la compétition (la Suède en 1958 battue par le Brésil de Pelé et l’Angleterre avec sa victoire en 1966), ce sera l’occasion, cet après-midi à Samara (14 h) de tenter de se rapprocher de l’ultime étape de « Russie 2018 », le 15 juillet prochain. Les deux dernières fois que Suédois et Anglais s’étaient croisés en Coupe du monde, ils s’étaient quittés bons amis (1 – 1 en 2002 et 2 – 2 en 2006). Mais, c’était en phase de poule.

Aujourd’hui, ce sera un match de coupe. Et il y aura forcément un vainqueur, dans le temps réglementaire (comme la Suède contre la Suisse au tour précédent), après prolongations ou aux tirs au but (comme l’Angleterre face à la Colombie au même stade de la compétition). C’est dire que les deux formations ont de solides atouts à faire prévaloir. Avec le meilleur buteur de l’épreuve dans ses rangs (Kane, 6 réalisations), la formation des « Three Lions » a un atout offensif qui ne sera pas de trop contre les solides Vikings qui, eux, sans être très brillants sont assez solides pour que leur célèbre devancier sous le maillot jaune et bleu … Zlatan Ibrahimovic les voit soulever le trophée mondial dans un peu plus d’une semaine. Mais qu’ils commencent déjà par se sortir du piège anglais…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA,
Diégane SARR, Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : La Croatie n’a jusqu’ici pas de chance avec les équipes des pays hôtes de la Coupe du monde de football. Deux fois, elle les a croisées et deux fois elle a été battue. Contre la France, en demi-finale (1 – 2) et face au Brésil en ouverture du Mondial 2014 (1 – 3). Alors, jamais deux sans trois pour Luka Modric et les siens aujourd’hui à 18 h à Sotchi, en quart de finale face à la Russie ?

Ils auront certainement à cœur de faire mentir ce célèbre adage et de tordre à cette terrible statistique selon laquelle toutes les cinq équipes hôtes de la Coupe du monde qui avaient atteint les quarts avaient réussi à se hisser dans le dernier carré (Italie 1990, France 1998, Corée du Sud 2002, Allemagne 2006 et Brésil 2014). Une statistique d’autant plus inquiétante pour les Croates que la « Sbornaya » russe, désormais portée par tout un peuple, surfe actuellement sur les vagues de la performance. Elle s’est mise à rêver grand depuis qu’elle a sorti l’Espagne et ses stars (aux tirs au but, il est vrai) en huitième de finale. Et comme le pays n’avait plus atteint les quarts de finale d’un Mondial depuis l’époque soviétique pas plus qu’il n’avait jamais battu une équipe européenne dans cette compétition, il ne voudra pas s’arrêter en si bon chemin. Donnée pour moribonde avant le coup d’envoi, juste bonne pour disputer trois petits matchs dans « sa » Coupe du monde avant de laisser les autres poursuivre la compétition, la « Sbornaya » a retrouvé des couleurs et passe désormais pour un potentiel favori au titre. Mais son coach, Stanislav Tchertchessov, met en garde contre « toute euphorie ». Il sait qu’il va vers un match très difficile face à des Croates qu’ils jugent « aussi bons que les Espagnols » et capables de jouer sur différents registres.
Les hommes du coach Zlatko Dalic savent, en effet, alterner voire combiner jeu technique et efficace et pressing de tous les instants et rigueur dans le marquage.

Et avec des artistes tels Modric et Rakitic et un buteur de la trempe de Mandzukic, ils peuvent tenir la dragée haute à n’importe quel adversaire. Après avoir balayé l’Argentine (3 – 0) en match de groupe et sorti le solide Danemark en huitièmes, les Croates n’ont plus le droit de craindre personne, ni rien. Pas le pays hôte, ni les statistiques qui les donnent battus d’avance.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes)

Moscou : La coupe du monde édition 2018 est une épreuve exceptionnelle. Presque tous les favoris qui s’étaient alignés au départ, ont été éliminés avant d’arriver au stade des demi-finales.

L’exemple de l’Uruguay et du Brésil en a été un cas hier. Avec les verdicts des premiers quarts de finales livrés hier, cette compétition n’a pas encore fini de livrer toutes ses surprises.

Après l’Uruguay, ce fut le tour du Brésil de prendre la porte de sortie ; les deux équipes sud-américaines qui restaient en course dans ces quarts de finales, ont plié hier devant respectivement la France et la Belgique. Restent maintenant en lice, seules les équipes européennes qui vont disputer les demi-finales mardi et mercredi prochains à Saint-Pétersbourg et à Moscou. Deux favoris de plus hors course ; cette édition 2018 de la coupe du monde est assurément celle de toutes les incertitudes.

Au départ favoris, presque tous les « grands » sont passés à la trappe laissant la France et la Belgique poursuivre le chemin vers les demi-finales. C’est l’Uruguay la première qui s’est fait éliminer sur deux buts inscrits par Raphaël Varane (40e) et Antoine Griezman (61e), hier, à Nijni Novgorod. Une victoire qui efface bien des souvenirs puisque c’est la première fois que la France bat l’Uruguay en coupe du monde ; un succès historique qui permet donc en même temps à Didier Deschamps et ses hommes d’atteindre l’objectif premier assigné qui était les demi-finales.

Du coup, ils peuvent faire oublier l’élimination en quarts de finales de l’édition 2014 par le Brésil (1-0). Et penser, pourquoi pas, à une seconde finale, après celle de 1998, qui les avait vus remporter pour la première fois le trophée mondial. Mais en attendant, Mbappé et ses coéquipiers vont savourer cette qualification face à l’une des meilleures équipes de la compétition. En tout cas, c’est une belle performance réussie par Antoine Griezman et ses camarades après avoir sorti l’autre grand de la compétition, l’Argentine. Mais, l’Uruguay d’hier, n’avait pas grand-chose à démontrer depuis l’annonce de la blessure de son buteur patenté, Edinson Cavani, absent du match. Luis Suarez a été quant à lui l’ombre de lui-même, ne parvenant pas à inquiéter la solide défense française.

La légendaire solidité de la défense uruguayenne a sauté, hier, devant les coups de boutoirs des Bleus malgré sa charnière centrale composée de Diego Godin et Jose Maria Gimenez. La France qui n’avait plus marqué devant l’Uruguay depuis 1985, s’est donc retrouvée grâce à une ligne d’attaque de feu qui marque à tous les coups dans ce mondial. Les deux équipes sud-américaines (Argentine et Uruguay) qui se sont frottées à elle, l’ont appris à leurs dépens. La France croisera maintenant la Belgique sa « voisine » en demi-finale. On s’attendait à voir la Belgique s’arrêter au stade des quarts de finales, hier, mais, Eden Hazard et ses coéquipiers vont continuer leur chemin vers les demi-finales. Dans un match où rien n’était garanti, les Diables Rouges ont vite fait de tuer tout suspense en inscrivant deux buts en l’espace de trente minutes par Vincent Kompany (13e) et Kevin de Bruyne (30e). Et couper l’herbe sous les pieds de Neymar et compagnie qui auront tout fait dans ce match pour revenir en surface. La réduction du score par Renato Augusto à la 75e minute n’a pas freiné les ardeurs belges, puisque le match se terminera sur ce score qui qualifie les Diables Rouges en demi-finales.

Mais la Belgique a tenu bon pour décrocher son ticket pour les demi-finales. Les Belges qui avaient des atouts à faire valoir pour faire trembler le grandissime favori brésilien, ont bien su mener le match à leur guise. Une "génération dorée" qui continue d’entretenir son rêve de titre mondial dans un tournoi débarrassé des autres favoris espagnols et allemands.

Cette première demi-finale de Mondial décrochée depuis 1986, voit venir des belges qui n’ont plus peur de rien. Leur attaque est l’une des plus prolifiques, leur défense également ne se laisse pas conter.

L’équipe conduite par le coach Roberto Martinez a maintenant toutes les raisons de penser à une finale, qui serait la première dans son histoire. Mais à condition d’abord de se débarrasser de la France.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA,
Diégane SARR, Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Nijni Volgorod : En quart de finale de la 21ème Coupe du monde, disputé hier au Nijni Volgorod stadium, la France a battu l’Uruguay par 2 buts à 0. Mi-temps : 1 – 0 pour la France Buts : Varane (40ème mn), Griezmann (61ème mn)

Les équipes : Uruguay : F. Muslera, J. Gimenez, D. Godin (cap), R. Bentancur (puis C. Rodriguez, 59ème mn), N. Nandez (puis J. Urretaviscaya, 73ème mn), L. Suarez, C. Stuani (puis M. Gomez, 59ème mn), L. Torreira, M. Vecino, D. Laxalt, M. Caceres. Entraîneur : Oscar Tabarez

France : H. Lloris (cap), B. Pavard, R. Varane, S. Umtiti, P. Pogba, A. Griezmann (puis N. Fékir, 90 + 2), O. Giroud, K. Mbappé (puis O. Dembélé, 87ème mn), C. Tolisso (puis S. Nzonzi, 79ème mn), N. Kanté, L. Hernandez. Entraîneur : Didier Deschamps

Arbitres : N. Pitana (Arg) assisté de ses compatriotes H. Maidana et J. P. Belatti.

Carton jaune : Bentancur, Rodriguez (Uruguay) ; Hernandez, Mbappé (France)

Un peu moins d’une mi-temps, c’est le temps mis par la forteresse uruguayenne à résister aux coups de boutoir de la France avant de céder. Un amour de coup franc de Griezmann déposé sur la tête de Varane et la Celeste perdit de son semblant d’éclat. Stuani n’ayant pas fait oublier Cavani finalement forfait, Suarez n’a eu aucun ballon digest à négocier au front de l’attaque sud-américaine.

La légendaire solidité défensive uruguayenne prit un dernier coup fatal lorsque son gardien de but Fernando Muslera se rendit coupable d’une faute de main sur une frappe lointaine de Griezmann à l’heure de jeu.

Après, il n’y eut plus le moindre suspense.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

LE MOT DES ENTRAÎNEURS
OSCAR TABAREZ, URUGUAY : « ON N’A PAS SU TROUVER LA SOLUTION »
« La France nous a dominés et il faut la féliciter. Les vingt premières minutes étaient équilibrées. Dès qu’ils ont pris l’avantage, cela a pesé lourd. On a fait les efforts qu’il fallait pour revenir, mais la France a bien contrôlé le match.

Elle a mieux joué, on n’a pas su trouver de solution. C’est la fin d’un rêve, mais d’autres épreuves nous attendent. D’autres équipes de l’élite mondiale sont parties avant nous. Ça fait mal, mais on n’a pas le droit de dramatiser non plus ».

DIDIER DESCHAMPS, FRANCE : « JOIE ET FIERTÉ »
« Je ressens beaucoup de joie et de fierté, puisque cette victoire est largement méritée. On avait réussi quelque chose de grand face à l’Argentine, cette fois, on a encore élevé le niveau.

Comme on a pu le constater à certains moments, notre équipe manque toujours d’expérience ; mais elle compense avec une grosse générosité dans l’effort. Maintenant, on est en demi-finale.

Et quoi qu’il arrive, ce ne pourra pas être une Coupe du monde ratée. C’est très important et je suis fier pour l’ensemble de mes joueurs, puisqu’après ce qu’ils avaient fait face à l’Argentine, ce n’était pas évident de redescendre sur terre ».

C’est désormais officiel : Gianluigi, Buffon portera les couleurs du Paris St Germain cette saison. Le club de la capitale française a confirmé hier l’information à travers un communiqué.

Le Paris SG a officialisé hier l'arrivée de l'emblématique gardien italien Gianluigi Buffon, dans un communiqué et un message twitter, sa première recrue du mercato d'été. Buffon, âgé de 40 ans, qui arrivait libre après la fin de son contrat avec la Juventus Turin, s'est engagé pour une année, plus une autre en option, précise le champion de France en titre. "C'est avec un grand sentiment de bonheur que je rejoins le Paris Saint-Germain", a réagi Gianluigi Buffon après la signature de son contrat, selon des propos rapportés par le site officiel du club parisien. "Pour la première fois de ma carrière, je quitte mon pays et seul un projet aussi ambitieux pouvait m'amener à prendre une telle décision", ajoute-t-il. L'arrivée du gardien italien aux 176 sélections constitue un énorme coup en termes d'image, mais questionne sur le plan sportif. Deux jours à peine après la reprise de l'entraînement, le nouveau technicien allemand du PSG Thomas Tuchel tient donc sa première recrue, et pas n'importe laquelle, le champion de France prouvant une nouvelle fois, par la même occasion, sa capacité à séduire une grande figure du football mondial, après Zlatan Ibrahimovic (2012-2016), David Beckham (2013) puis Neymar, l'été dernier. Buffon a beau avoir atteint la quarantaine, son nom fait rêver tous les fans de ballon rond. Champion du monde en 2006, le Toscan est un véritable monument dont le parcours a été associé durant 17 saisons à la Juventus Turin après des débuts professionnels à Parme, collectionnant chez les Bianconeri neuf titres de champion, quatre Coupes d'Italie, cinq Super coupes et trois finales de Ligue des champions perdues (2003, 2015, 2017).

C'est peu dire que le portier a marqué l'histoire du foot italien et de la Juve au même titre qu'un Dino Zoff, qui avait mis fin à sa carrière à 41 ans. Mais l'heure de la retraite n'a visiblement pas encore sonné pour Buffon, séduit par le challenge parisien et la perspective de tenter de s'offrir le seul grand trophée qui manque à son palmarès hallucinant: la C1.

Reste à faire un peu de ménage chez les gardiens du Paris SG, car, le PSG compte désormais cinq joueurs sous contrat à ce poste avec lui (Areola, Trapp, Descamps, Cibois). Après avoir passé la saison dans la peau du N.1, Alphonse Areola, actuellement au Mondial avec l'équipe de France, a déjà déclaré qu'il ne souhaitait pas se retrouver sur le banc à la reprise du Championnat.

AFP

Si la Fifa a éliminé la double peine, elle ne peut rien contre l’amertume des vendeurs de maillots aux couleurs du Sénégal. En plus de vivre difficilement l’élimination des Lions, ils font face à des stocks d’articles maillots, gadgets, drapelets qui ne trouvent plus preneur.

Si les supporters sénégalais digèrent petit à petit l’élimination de l’équipe nationale, dès le premier tour de la Coupe du monde, chez les vendeurs de maillots, la peine est double. En plus de supporter cette mini-déception, ils font face à une équation de taille. En effet, la qualification de l’équipe du Sénégal avait donné de nouvelles idées aux vendeurs, ambulants ou gérants de magasins. La plupart d’entre eux avaient laissé leur activité de côté pour se consacrer à la vente de maillots. Un business qui marchait bien, même avant le début de la compétition. Vendeur de matériels importés à Colobane, Abdou Khadr, la quarantaine, avait aménagé un petit espace pour la vente de maillots. « J’en ai beaucoup vendu avant le début de la Coupe du monde. Et la bonne entrée en matière des Lions avec la victoire contre la Pologne a donné plus d’engouement. J’ai commandé un lot de 100 maillots en provenance du Maroc », dit-il. A peine que sa commande est arrivée, que le Sénégal est éliminé. Une pilule dure à avaler. « Je ne m’y attendais pas vraiment. Aujourd’hui, je n’arrive même pas à les vendre au prix d’achat. J’ai été obligé de trouver un vendeur de maillots à temps plein pour lui filer tout mon stock. J’ai accusé une perte d’au moins 60 000 FCfa. Je ne vois plus d’acheteurs, alors que mes articles étaient de très bonne qualité », se désole-t-il, non sans préciser qu’il n’est pas le seul à vivre une telle désillusion.

Non loin de là, les cantines se suivent, mais le décor est le même, les drapelets et autres gadgets aux couleurs nationales qui s’écoulaient comme de petits pains ont désormais trouvé place dans les étagères. « Ça ne se vend presque plus. On ne trouve pas preneur. Tous les deux jours, j’allais me ravitailler aux Allées du Centenaire. Ce qui nous soulage, c’est qu’entre le début de la Coupe du monde et le dernier match du Sénégal, nous nous sommes fait beaucoup d’argent. Par exemple, même avec le maillot de moindre qualité vendu entre 4.000 et 5.000 FCfa, on se faisait un bénéfice de près de 50%. C’est ce qui nous soulage, sinon ça allait être pire. Je me rappelle le lendemain de la victoire contre la Pologne, j’ai vendu au moins 30 maillots et près de 50 drapelets en une journée », révèle Cheikh Fall.

De 8.000, les prix des maillots ont chuté à 2000 FCfa
Le décor du Marché Sandaga est tout autre. A l’approche de la Coupe du monde, et même durant les deux premiers matchs des Lions, le Rond-point était presque coloré. Maillots, drapelets, brassards, gadgets…tous s’étaient mis au rythme de la Coupe du monde. En cette après-midi de mardi, la forte canicule s’abat sur le marché. Mais difficile d’apercevoir un article aux couleurs nationales. Les marchands ambulants ont repris leurs vieilles habitudes. A quelques mètres du rond-point, Modou Ngom tient sa cantine, à l’intérieur de ce lieu de vente de boubous d’art, les lots de maillots sont rangés dans un coin. C’est à peine si le commerçant veut en parler. « On ne voit plus de clients. J’ai ici des maillots que j’avais pris chez un commerçant en provenance de Turquie à 8.500 FCfa l’unité. Maintenant, je n’ose même plus marchander. La perte est évidente, il faut juste minimiser. J’ai vendu des maillots à moins de 2.500 FCfa après l’élimination et le pire, c’est que je peux rester pendant 3 jours sans en vendre. Les drapelets et autres gadgets, je n’ose même pas les sortir du sac», se désole-t-il.

Aujourd’hui, il estime le stock à près de 200.000 FCfa. Mais notre commerçant dit avoir retenu la leçon. « Il faudra prochainement y aller avec beaucoup de prudence», tempère-t-il.

Les vendeurs occasionnels payent le plus lourd tribut
Qu’ils soient vendeurs de chaussures, de friperie ou de vêtements de femmes, ils avaient tout abandonné, le temps de la Coupe du monde, pour faire le maximum de dividendes avec la vente des articles aux couleurs nationales. Aujourd’hui, ce sont eux qui souffrent le plus de l’élimination précoce du Sénégal. Trouvé dans sa cantine, non loin du Centre commercial Touba Sandaga, le vieux Guèye fait le point avec ses jeunes. Vendeurs de maillots à temps plein, il dit ne pas trop souffrir de la situation. « C’est mon quotidien. Ce sont ceux qui étaient dans d’autres secteurs et qui ont pris toutes leurs économies pour les mettre dans la vente de maillots qui souffrent le plus », dit-il.

Venu écouler son grand stock, Madou sort difficilement les mots. « Je suis vendeur de chaussures. Mais j’ai du mal à retrouver mon activité parce que j’avais mis beaucoup d’argent dans le business des maillots. Je suis maintenant obligé de tout bazarder », informe-t-il. Et la tournure du marchandage montre à suffisance la position de force du traditionnel vendeur de maillots.

« Je ne marchande pas par unité, si tu veux on discute du prix pour tout le stock », lance le vieux Guèye, avec beaucoup d’autorité. C’était alors parti pour un long marchandage. « Je suis obligé de le vendre à perte. Ce sont 5 lots de 20 maillots. Avec le prix qu’il me propose, c’est comme si je vendais le maillot à moins de 2.000 FCfa, alors que je refusais 4.500 FCfa avant notre élimination », souligne le vendeur, après avoir fait appel à la calculette.

Oumar FEDIOR

La vie continue au «village du mondial» après l’élimination du Sénégal. Mais l’affluence n’est plus la même.

17h 55 mn. Nous sommes à 5 mn du démarrage du match des 8èmes de finale devant opposer la Belgique au Japon.

La Place de la Nation est clairsemée. Quelques vendeuses de sandwichs, de beignets par-ci, des ambulants avec leurs gadgets par-là. Voilà tout le décor. Les deux écrans géants qui ont été installés par la Rts ne sont pas allumés. Nous sommes loin des jours de match de l’équipe nationale du Sénégal où la Place de la Nation faisait le plein.

Il était difficile de se frayer un chemin pour accéder à l’intérieur. Aujourd’hui, l’ambiance est tout autre. Ce n’est plus la forte affluence. Malgré l’élimination des Lions du Sénégal, quelques inconditionnels du ballon rond font toujours le déplacement pour suivre les matchs depuis l’ex-Place de l’Obélisque. C’était le cas encore, hier, lors du match Belgique-Japon. Même si on pouvait les compter du bout des doigts, ils étaient moins de 30 personnes assis au pied du monument juste au début de la rencontre.

Au fur et à mesure, d’autres arrivent et prennent place dans le groupe pour suivre le match depuis l’écran géant installé par la Rts. Un seul écran géant. Pas besoin de se bousculer pour voir le match. Tranquillement assis, la plupart souhaitent une victoire de la Belgique contre le Japon. Pour eux, les Samouraïs ont barré la route à l’équipe nationale du Sénégal. Cheikh Diop se rappelle de la deuxième sortie des Lions contre l’équipe japonaise. Selon lui, le Sénégal a perdu toutes ses chances de se qualifier au deuxième tour de ce Mondial après avoir fait un match nul lors de sa confrontation avec les Japonais. Cheikh Diop, accompagnés de quelques de ses amis, est venu à la Place de la Nation pour revivre cette ambiance des matchs. Mais tel ne sera pas le cas, car ils ne sont pas trop nombreux sur place. Il reconnaît que l’affluence a fortement diminué au lendemain du match entre le Sénégal et la Colombie. Ces quelques inconditionnels trouvés sur place viennent des quartiers de Colobane, Fass, Médina. D’après Cheikh Diop, certains sont juste attirés par l’écran géant qui offre plus de visibilité.

Des moments exceptionnels vécus
Rencontré dans le « village du mondial », Boubacar Kambel Dieng, ancien journaliste à la Radio futurs médias (Rfm), s’affaire à ranger quelques matériels de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp). Il se rappelle des « moments extraordinaires » à la Place de la Nation lors du premier match entre l’équipe du Sénégal et la Pologne. « On a vécu des moments exceptionnels avec cette première victoire des Lions qui nous donnaient beaucoup d’espoir pour cette qualification au second tour. Il y avait énormément de personnes qui ont communié autour du même idéal. On a senti que les Sénégalais étaient un et indivisible derrière leur l’équipe », se souvient-il. A son avis, l’ambiance n’est plus la même depuis cette élimination. M. Dieng invite tous les supporters à continuer à croire en cette équipe et à se préparer pour les échéances futures. « Nous avons la Can 2019 qui se pointe à l’horizon.

Avec cette équipe et avec Aliou Cissé, nous pouvons espérer avoir quelque chose et pourquoi pas le premier trophée continental du Sénégal en 2019 », dit-il.

De l’animation pour attirer les supporters
Même si le Sénégal est éliminé, la vie continue au « village du mondial » sous un autre rythme. Les partenaires de la Rts ont toujours leurs stands dans cet espace. La Lonase, la Sonatel, la Soboa sont toujours là. Mme Rokhayatou Kane Dieng, responsable marketing de la Soboa, constate qu’il y a moins de monde depuis l’élimination du Sénégal jeudi dernier.
« Nous avons noté une baisse.

Il y a moins de monde qu’il y a une semaine », explique-t-elle. Mme Dieng précise, cependant, que l’affluence reste toujours la même pendant les week-ends. Toutefois, la Soboa a trouvé d’autres astuces pour attirer du monde dans son stand. Tous les jours, Mme Rokhayatou Kane Dieng et son équipe font des animations avec des jeux tombolas pour retenir les visiteurs du Mondial. Un choix qui s’avère payant. Il y avait plus de monde devant le stand de la Soboa que devant l’écran géant. Beaucoup d’enfants accompagnés de leurs parents étaient là pour gagner des lots. « Notre challenge est de retenir les gens, surtout les enfants», dit-elle. Mme Rokhayatou Kane Dieng renseigne que depuis l’élimination du Sénégal, le record d’affluence est noté les jours de match de l’équipe de France, avec son lot de joueurs d’origine africaine.

Aliou Ngamby NDIAYE

LA RTS MAINTIENT LE RYTHME
Elle est la chef du « village du mondial ». Trouvée en face du plateau de la Rts installé au cœur de la Fans zone, Mme Fama Diouf prépare les lots à remettre aux gagnants. Depuis le démarrage de la coupe du monde «Russie 2018», la Rts a installé ses quartiers dans cette Place de la Nation. Mme Fama Diouf note, cependant, que l’ambiance n’est plus la même depuis l’élimination de l’équipe nationale. Au-delà du «village du mondial», c’est tout le pays qui est atterré par cette élimination dès les phases de poule des Lions de la Teranga, explique-t-elle. Malgré cette élimination, la Rts continue ses animations à l’ex-Place de l’Obélisque. « Nous avons un programme culturel très riche. Tous les jours, nous avons la troupe Fam avec Ibrahima Mbaye «Sopé» qui est là. Toutes nos chaînes : Rsi et Dakar Fm sont là pour mettre de l’ambiance dans le village. Tous les samedis, nous avons des concerts en live. Cela fait vraiment ressortir le caractère culturel de cet évènement », informe-t-elle. Selon elle, « l’aventure continue ». « Nous avons installé une aire de jeu pour les enfants qui est quasiment pleine tous les jours. Nous sommes souvent obligés de faire la police pour gérer la sécurité. L’affluence est toujours là, mais ce n’est pas du tout pareil avec les jours du match de l’équipe nationale du Sénégal. C’est très normal mais les gens sont là, ils viennent. La Rts est là jusqu’au 15 juillet », ajoute Mme Fama Diouf.

A. Ng. NDIAYE

«Le match le plus important de (sa) vie » ? Même à la veille de disputer un quart de finale de Coupe du monde, aujourd’hui face au grand Brésil, le Belge Romélu Lukaku a répondu que non ! Le prochain sera toujours le plus important, a-t-il ajouté. Comme pour répondre ou mieux pour donner une leçon de vie au capitaine des « Lions » qui, avant l’entrée en scène de son équipe dans cette compétition face à la Pologne, soutenait y aller, lui et ses partenaires. Ils l’avaient remporté mais après, leurs performances étaient allées decrescendo : un nul face au Japon puis une défaite contre la Colombie et dans la foulée, un retour à la maison. Curieusement et comme pour appuyer l’assertion de son capitaine, Koulibaly qui s’est pourtant fabriqué une belle carapace avec le Napoli dans le très exigeant Calcio italien, avait annoncé, au sortir de ce succès initial, qu’ « il existe désormais une génération 2018 ». Or, on l’a dit et répété ici même, il en faut bien plus pour écrire une histoire et bâtir un palmarès.

Prendre part à une Coupe du monde, y jouer un match au moins ou même pas ! On en apprend toujours quelque chose. Bien sûr que tout joueur rêve d’y disputer ne serait-ce que quelques minutes, histoire de pouvoir dire plus tard « j’y étais ». Mais, tous ne s’en contentent pas. Surtout ceux qui entendaient faire de cette compétition un tremplin pour relancer leur carrière vers les cimes. Ou d’autres qui comptaient gagner en respectabilité et en … revalorisation salariale à partir de leurs prestations de feu. Alors, rien qu’un bout de match pour ceux qui estiment n’avoir pas eu un temps de jeu à la dimension de leur talent, de leurs ambitions voire de leurs plans, ça peut faire disjoncter. Comme ces rumeurs de « pétage de câble » ont circulé dans la Tanière, après la défaite contre la Colombie.

Pourtant, à entendre le Brésilien Marquinhos se glorifier d’être entré en jeu, lors du huitième de finale remporté par son équipe face au Mexique (victoire 2 – 0), … dans le temps additionnel, devrait ramener certains à plus d’humilité. Une autre leçon de vie que tous les frustrés de la Tanière et d’ailleurs devraient méditer. A moins qu’ils se croient investis d’une mission de sauveurs de la Nation et qu’ils pensent que leur seule présence aurait suffi pour changer le cours de l’histoire.

On l’a dit, on apprend toujours d’une épreuve (au sens premier du terme) comme la Coupe du monde, réussie ou ratée.

A moins de claquer définitivement la porte. Et même là, on se sera retiré avec quelques images fortes qu’on n’oubliera pas bien longtemps après que le trophée tant convoité se sera choisi un vainqueur.

B. Khalifa Ndiaye

Moscou : La Coupe du monde a démontré que la concurrence sera dense à tous les niveaux de l’équipe nationale. Pour les milieux de terrain à vocation défensive, Aliou Cissé aura un éventail de choix. Trois postulants se signalent : Idrissa Gana Guèye, Cheikhou Kouyaté et Alfred Ndiaye. Il lui sera difficile de les aligner en même temps. Il devra inévitablement en sacrifier un.

Le Mondial russe est aujourd’hui derrière les Lions qui devront partir sur de nouvelles bases pour relever d’autres défis. Pas besoin de dessin pour comprendre que la concurrence sera très forte à tous les niveaux, à l’aune des prestations des uns et des autres lors des trois matchs disputés. Aliou Cissé pourra composer avec un effectif bien fourni et les places vaudront très cher. Les milieux de terrain à vocation défensive ne seront pas épargnés par cette rude concurrence. Ils seront au moins trois postulants de choix à se disputer deux places de titulaires. A moins que Cissé ne décide de les aligner en même temps. Ce qui est difficilement envisageable.

La renaissance d’Alfred Ndiaye !
Alfred NdiayeTrès discret à ses débuts en sélection en 2013, Alfred Ndiaye qui s’est toujours contenté de bouts de matches avec les Lions se fait, petit à petit, sa place dans le groupe d’Aliou Cissé. Il s’est, avec le temps, imposé en récupérateur.

Lors des trois matchs de préparation sur la route du Mondial, le sélectionneur national, sans doute séduit par son intelligence, son volume de jeu énorme et son sens du placement, l’a titularisé et l’a associé avec Idrissa Gana Guèye contre le Luxembourg et la Croatie, puis avec Cheikhou Kouyaté contre la Corée du Sud. Très en vue lors de ces sorties avec son profil qui a apporté un surcroît de puissance dans les duels à l’entrejeu des Lions, le milieu défensif de Wolverhampton, habitué à cirer le banc en sélection, a véritablement marqué des points auprès d’Aliou Cissé. A chaque fois, Alfred Ndiaye a brillé par son activité sur le terrain, surtout à la récupération.

Plein de dynamisme et percutant, Alfred Ndiaye, aidé par les pépins physiques de Cheikhou Kouyaté, a saisi sa chance au moment opportun pour gagner des galons. Et aussi, la confiance d’Aliou Cissé. Le technicien n’a pas hésité à le titulariser lors de la première du Sénégal face à la Pologne. Alfred qui entrait le mieux dans le schéma de jeu mis en place par Aliou Cissé, a ainsi relégué au second plan Kouyaté et même Pape Alioune Ndiaye et Cheikh Ndoye.

Redoutable dans les duels (il en a gagné 16 sur 20), le milieu de terrain de Wolverhampton a été intraitable et a fait preuve de détermination, d’agressivité et de précision dans ses tacles. Sa belle performance a permis à Cissé de le reconduire face au Japon. Lors du match décisif contre la Colombie, il n’a pas été aligné ; le sélectionneur préférant Cheikhou Kouyaté, mais son absence s’est quelque peu fait ressentir. Mais au vu de ses prestations lors des dernières sorties des Lions, tout porte à croire qu’il est bien parti pour truster une place de titulaire dans cette équipe. A condition de continuer sur la même lancée.

A 28 ans, Alfred Ndiaye (23 sélections pour 1 but) qui a démarré en 2013 fait partie des rares joueurs sénégalais à avoir donné satisfaction lors de la Coupe du monde. Il a un avenir réel en équipe nationale. Et devrait même constituer une sacrée menace pour certains.

Gana Guèye, l’option numéro un
Depuis l’arrivée d’Aliou Cissé à la tête de l’équipe nationale en mars 2015, Idrissa Gana Guèye s’est imposé comme un élément incontournable dans le milieu de terrain des Lions. Fin techniquement, propre dans la récupération comme dans la relance, le milieu défensif a franchi un palier de plus en Premier League avec son club d’Everton. Il ne semble pas trop concerné par cette concurrence puisque les statistiques ont démontré qu’il reste l’option numéro un, si ce n’est la seule véritable constante du sélectionneur national. Toujours appelé par Aliou Cissé et rarement remplaçant, Idrissa Gana Guèye a démontré qu’il était incontournable dans le système à deux comme à trois au milieu de terrain d’Aliou Cissé.

Fidèle au poste, l’ancien Lillois a été associé à Alfred Ndiaye contre le Luxembourg et la Croatie à quelques encablures du Mondial. Et chaque fois, il a joué les hommes de l’ombre pour abattre du travail grâce à ses accélérations et ses passes. Sa présence sur la liste des 23 pour la Coupe du monde n’a été une surprise pour personne. Ni sa titularisation d’ailleurs. Gana a été même à l’origine du premier but sénégalais lors de la victoire (2-1) contre la Pologne. Son tir a été détourné par le défenseur polonais Thiago Cionek (37e) dans son camp.

Lors de cette campagne russe, Gana n’a pas joué à son véritable niveau. Il a été moins tranchant dans l’entrejeu lors des deux premiers matchs (Pologne et Japon). Contre la Colombie, il a été plus en vue, même s’il a été plus spectateur qu’acteur sur le but qui a éliminé son équipe. Avec sa fine lecture du jeu, Idrissa Gana Guèye, avec ses 59 sélections, a signé un long bail avec l’équipe nationale dont il est devenu l’un des piliers. Et Aliou Cissé aura encore besoin de la bonne lecture du jeu de son joueur pour pouvoir aller encore de l’avant.

Kouyaté, une titularisation remise en cause
Il n’a pas débuté la Coupe du monde 2018 dans la peau d’un titulaire. Et Cheikhou Kouyaté devait bien s’y attendre. Joueur très engagé, le milieu de terrain défensif était arrivé en 2012 en sélection avec un gros potentiel et avait séduit par ses qualités et était même devenu un pilier essentiel du milieu. Mais le capitaine des Lions a quelque peu perdu de sa superbe et subit la concurrence dans ce secteur dans lequel il fut, à un moment, incontournable. Lors de la phase de préparation du Mondial, notamment contre le Luxembourg, le milieu de West Ham avait abandonné sa place de milieu de terrain pour redescendre d’un cran et évoluer en charnière centrale avec Kalidou Koulibaly. Absent contre la Croatie à cause des pépins physique, le capitaine de l’équipe a retrouvé son poste de prédilection contre la Corée, en association avec Alfred Ndiaye.

En Russie, contre la Pologne et le Japon, Kouyaté a disputé quelques bribes de match. Il n’est redevenu souverain que contre la Colombie.

Le brassard de capitaine autour du biceps, Kouyaté a joué un rôle déterminant dans l’entrejeu. Placé devant la défense, son poste de prédilection, il a abattu un travail extraordinaire. Il a intercepté beaucoup de ballons dans l’entrejeu et participé à l’effort défensif de l’équipe. Mais avec cette irrégularité notée depuis quelques mois et la montée en puissance d’Alfred Ndiaye, les rôles risquent de s’inverser. Et Cheikhou Kouyaté (42 sélections pour 2 buts), qui a fait les beaux jours de la sélection, risque de souffrir du regain de forme du milieu de Wolverhampton.

Dans cette nouvelle phase de reconstruction en perspective des prochaines échéances, Aliou Cissé devra bien tirer les enseignements de la performance de son groupe lors de la Coupe du monde pour redistribuer les cartes. Si Idrissa Gana Guèye semble indéboulonnable dans le milieu de terrain, tous les autres devront encore travailler dur pour gagner leur place de titulaire.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Alors que les quarts de finale du Mondial « Russie 2018 » se disputent aujourd’hui et demain, deux groupes brilleront par leur absence : les Poules B et H. L’Espagne avec Iniesta, le Portugal avec Ronaldo, la Colombie et Falcao, le Japon avec Honda et Kagawa, ne seront pas dans la course aux demi-finales. Pourtant, au lendemain du tirage au sort en novembre dernier, l’Espagne championne du monde en 2010, le Portugal championne d’Europe en titre qui ont partagé le même groupe (B), étaient cités comme des favoris potentiels, mais ils n’ont pu franchir le cap des 8e de finale. Sortis « logiquement » de la première phase, ils étaient attendus pour briller au second tour. Mais les « cousins » ibériques ont connu le même sort : les Espagnols ont été virés aux tirs au but par une équipe locale de Russie portée par une ferveur exceptionnelle et une rage de vaincre qui en a surpris plus d’un. Quant aux Portugais, ils ont été dévorés par l’Uruguay solide, volontaire et efficace. Pendant ce temps, leurs autres adversaires du même groupe, Maroc et Iran, étaient rentrés depuis longtemps et suivaient le reste de la compétition à la télé.

Une grosse désillusion que cette élimination précoce de l’Espagne et du Portugal, même si ces deux équipes n’avaient pas fait forte impression devant leurs autres adversaires. Elles s’étaient juste donné à fond pour leur entrée en matière qui les avait opposées pour, à l’arrivée, un intéressant nul (3 – 3) qui présageait de choses intéressantes pour l’une et l’autre équipes. Mais, il n’en fut rien : une courte victoire (1 – 0) contre l’Iran pour l’Espagne et face au Maroc pour le Portugal. Pour leur dernier match, la « Roja » n’avait pas pu battre le Maroc (2-2) pas plus que les Lusitaniens n’avaient réussi à venir à bout de l’Iran (1 – 1). Ainsi, de supers favoris, Espagnols et Portugais ont débarqué en huitièmes de finale par la petite porte. Et c’est presque logiquement qu’ils ont pris le chemin du retour à la maison dès les premiers matchs à élimination directe.

Le Groupe H également sera absent des quarts de finale, aujourd’hui et demain. Et c’est un peu plus compréhensible au vu de sa composition. Excepté la Colombie et la Pologne, aucune équipe de cette poule ne pouvait … logiquement prétendre à une place dans le Grand Huit ; à moins de compter sur la glorieuse incertitude du football. Et, paradoxalement, c’est le Japon considéré au départ comme la 4e équipe de ce groupe qui est passé en huitième de finale, au nez et à la barbe de la Pologne victime de ses deux défaites d’entrée contre le Sénégal et la Colombie. Les « Cafeteros » eux, ont barré la route aux Lions. Mais ni eux battus par l’Angleterre, ni les Samouraïs bleus éliminés par la Belgique ne seront de la lutte pour le dernier carré.

Le programme des quarts de finale
Aujourd’hui à 14 h à Nijni Novrogod : France – Uruguay ;
à 18 h à Kazan : Brésil – Belgique
Demain à 14h à Samara : Suède – Angleterre ;
à 18 h à Sotchi : Russie – Croatie

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Cinq fois champion du monde, le Brésil part forcément favori dans ce quart de finale du Mondial « Russie 2018 », à 18 h à Kazan. Mais, la Belgique sera « sous pression » comme l’a reconnu, hier, son arme offensive n°1 de destruction massive, Romélu Lukaku. Parce que lui et ses partenaires, souvent cités parmi les gros outsiders de toutes les compétitions internationales auxquelles ils prennent part, risquent de passer pour de bon de « génération dorée » à « génération maudite ». Pour cause, ils n’ont toujours pas justifié l’a priori favorable qui leur est collé aux godasses depuis des années. Pourtant, avec des stars du calibre de Courtois dans les buts, Kompany en défense, de Bruyne et E. Hazard au milieu et Lukaku en attaque (sans oublier les Mertens et autres Fellaini), les Diables rouges doivent pouvoir ferrailler valablement avec n’importe quels adversaires. Leur carton plein en matches de groupe le prouve largement. Et face aux Samouraïs bleus japonais en huitième de finale à Rostov-sur-le-Don, ils ont été simplement renversants. Menés (0 – 2), ils ont retourné la situation à leur faveur pour s’imposer sur le fil (3 – 2).

Aujourd’hui, face au Brésil, « la meilleure équipe du tournoi », ont-ils avoué, il leur faudra être au meilleur de leur forme.

Car, les « Auriverde » ont jusqu’ici affiché une belle santé collective, en plus de pouvoir compter sur des individualités de grande qualité. Neymar, Marcelo, Coutinho, Willian et les autres sont capables de dicter leur façon de voir les choses à n’importe quel vis-à-vis.

En plus, pour avoir raté « leur » Mondial à domicile, il y a quatre ans, et alors que bien des « grands » sont rentrés à la maison (Allemagne, Espagne, Argentine, Portugal), ils voudront bien profiter de la situation pour conquérir une sixième couronne. Ce face-à-face d’étoiles, de stars du football mondial est certainement l’une des plus belles affiches de cette compétition. Pourvu que l’enjeu ne tue pas le jeu. Et que l’esprit du jeu prévale.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Dans ce Mondial russe, seul le Portugal a réussi à planter un but à l’Uruguay, en huitième de finale à Sotchi. Ce qui n’avait pas empêché la Céleste de renvoyer Cristiano Ronaldo et ses partenaires à la maison.

C’est dire la solidité de la défense de l’équipe entraînée par Oscar Tabarez. D’ailleurs, avant de concéder cette égalisation de Pepe (après l’ouverture du score par Cavani), l’Uruguay n’avait plus pris de but depuis le mois de novembre. Et c’est cette forteresse articulée autour de l’axe central Godin – Gimenez qui a fait ses preuves avec l’Atlético Madrid sur tous les terrains de la Liga espagnole et à travers toute l’Europe, que les Bleus de France défieront, cet après-midi à 14 h à Nijni Novgorod, dans le premier quart de finale de cette Coupe du monde 2018.

Mais les hommes de Didier Deschamps ne se présenteront pas sans arme. Ils ont en Kylian Mbappé, un perce-muraille capable de faire sauter tous les verrous. Les Argentins, ses dernières victimes en date, ont payé cher sa vitesse, sa puissance et son habileté technique. Ils ont également Griezmann, certes en-deçà de son niveau d’il y a quelques semaines, mais qui pourra toujours filer à ses partenaires des trucs sur la manière de venir à bout de ses coéquipiers en club, Godin et Gimenez. Même s’il a reconnu que « ce sera difficile de trouver des espaces dans le cœur du jeu contre l'Uruguay ».

Il faudra, cependant, bien trouver la solution, pour ne pas en rester là comme en 2014 au Brésil. « Nous allons jouer un deuxième quart de finale en quatre ans, l'objectif est de se qualifier. Toute mon énergie est focalisée sur la préparation de ce match pour qu'on puisse y arriver », a d’ailleurs admis hier Didier Deschamps, le sélectionneur français. Mais il sait que ce sera tout sauf une partie de plaisir face à de teigneux Uruguayens.

Puisqu’en plus de résoudre l’équation défensive adverse, les Bleus devront eux aussi être très solides derrière pour museler Suarez (voire Cavani si son état de santé lui permet de jouer). En un mot, trouver le parfait équilibre en plus d’être présents sur tous les duels. Car, les Uruguayens sont connus pour leur légendaire « Garra ». Ils ne s’avouent vaincus et pour les battre il faut leur être supérieur. Les Lions en avaient fait l’expérience il y a 16 ans, lors du Mondial asiatique. Ronaldo et ses frères portugais en ont fait les frais, il y a quelques jours à Sotchi. Aujourd’hui, c’est à la France de se frotter au cactus uruguayen. Même si le risque de s’y piquer est réel, les Bleus ont prouvé au tour précédent face à l’Argentine de Lionel Messi qu’ils sont en mesure de se mesurer et de terrasser n’importe quel adversaire. Surtout que les équipes sud-américaines leur réussissent souvent…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

Moscou : Depuis qu’il est sorti en cours de match après avoir planté deux buts au Portugal, en huitième de finale à Sotchi et que l’affiche France – Uruguay s’est imposée pour les quarts de finale d’aujourd’hui à Nijni Novgorod, la question la plus souvent revenue est : « Cavani sera-t-il là ou pas ? » Surtout chez les Bleus qui connaissent parfaitement la force de frappe et de nuisance de l’attaquant du Psg. Ils ont scruté avec intérêt l’évolution de l’œdème du n° 9 uruguayen, requis l’avis d’experts de la question et même fait le rapprochement avec la même blessure contractée par le Colombien James Rodriguez qui l’avait handicapé contre le Sénégal et privé du huitième de finale de mardi dernier, face à l’Angleterre.

Pour en conclure que « Le Matador » pourrait bien manquer le match de cet après-midi.

Mais Oscar Tabarez, le coach de la Celeste, a entretenu le flou, hier. En fait, Cavani est revenu à l’entraînement hier après y avoir brillé par son absence depuis sa blessure contre le Portugal. Séance en aparté qui a ravivé les craintes chez les Bleus.

Et le malin Tabarez a entrepris de faire durer le suspense autour du joueur qu’il juge « essentiel pour (sa) sélection ». Il n’a rien voulu révéler. Il faudra patienter jusqu’à aujourd’hui pour savoir si le meilleur buteur de l’histoire du Psg sera aligné ou pas.

Juste a-t-il dit que Cavani « se concentre (…) sur ses rêves ».

Et se farcir les Français n’est certainement pas le moindre…

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE

À l'image des équipes engagées à la Coupe du monde en Russie, celles participant à la Ligue des champions (masculine et féminine) seront désormais autorisées à effectuer un quatrième changement en cas de prolongation, selon la nouvelle règle actée en mars et confirmée ce jeudi par l'UEFA. Il en sera de même en Ligue Europa et lors des finales de la Ligue des nations, entre autres.

La Ligue française de football professionnel (Lfp) autorise un quatrième remplacement pendant la prolongation lors de certaines rencontres. Actées depuis début mars, de nombreuses décisions concernant les compétitions européennes ont été officiellement confirmées par l'UEFA ce mardi. Sur son site officiel, l'organisation européenne modifie donc quelques points du règlement pour la Ligue des champions, la Ligue Europa et la Super Coupe dès la saison 2018-2019. La mesure est donc désormais entrée en vigueur et sera appliquée lors des compétitions européennes l'an prochain. Notamment, lors des phases à élimination directe. Une décision forte qui favorisera les effectifs larges, et aussi le spectacle, avec un rythme plus soutenu grâce à un joueur frais supplémentaire.

Une feuille de match élargie en finale
Lors des finales de C1, C3 et de Super Coupe, 23 joueurs pourront être inscrits sur la feuille de match, plutôt que 18 actuellement. Les entraîneurs pourront alors disposer d'une large palette de joueurs pour procéder à leurs changements en cours de jeu. Un autre changement concerne les horaires des matches. Jusqu'alors, tous les matches avaient lieu à la même heure, les mardis et mercredis soirs. Désormais, pour les matches des phases de groupes de la C1 et de la C3, ainsi que les huitièmes de finale de la C3, deux rencontres le mardi et deux autres le mercredi débuteront à 18h55, au lieu de 21h00.

Jouer l'Europe avec deux clubs la même année, c'est possible
Si cela ne change en rien les affaires d'Arsenal et de Pierre-Emerick Aubameyang cette saison, le cas ne se reproduira plus. Chaque club pourra qualifier 3 nouveaux joueurs «sans aucune restriction» pour les phases à élimination directe. Autrement dit, si un joueur est transféré d'un club A à un club B pendant l'hiver, et que les deux clubs disputent la même compétition européenne, le club B pourra tout de même le qualifier et le faire jouer la compétition, ce qui était impossible jusqu'alors.

Une étoile pour Séville
Enfin, un dernier changement, tout à fait symbolique, devrait plaire aux supporters sévillans. Dès la saison prochaine, les clubs ayant remporté au moins 5 fois, ou 3 fois d'affilée, la Ligue Europa (ou Coupe UEFA), pourront «arborer un écusson spécial de vainqueur multiple sur la manche du maillot». Une seule équipe a réalisé cet exploit (et même les deux), le FC Séville, en 2006, 2007, 2014, 2015 et 2016. Autre nouveauté, et pas des moindres : l'autorisation pour les «officiels d'équipe» d'utiliser des systèmes de communication électronique (micro, écouteurs, téléphone portable, montre connectée, tablette et ordinateur portable) lorsque «cela implique directement le bien-être ou la sécurité des joueurs, ou pour des raisons tactiques».

Avec l’Equipe.fr

Et si la grande Histoire pouvait expliquer celle du football. Dans ce cas, la France ne sera pas championne du monde en 2018 tout comme il était écrit que l’Allemagne allait sombrer dans le bourbier russe.

Dans « Guerre et Paix » (paru en 1869), son roman qui campe la campagne de Russie de Napoléon 1er en 1812, Léon Tolstoï écrit : « Le roi, c’est l’esclave de l’histoire. L’histoire, c’est-à-dire la vie inconsciente, générale, grégaire de l’humanité, fait servir à l’accomplissement de ses desseins chaque minute de la vie des rois ». Il suffit de remplacer « roi » par « footballeurs » pour avoir un écho contemporain des écrits de l’illustre romancier russe. Football et Histoire s’entremêle souvent et il est parfois difficile de ne pas être pris dans un jeu de miroirs d’une telle complexité, comme dans le film « la dame Shanghai » de Orson Welles, qu’il devient impossible de dissocier l’image de la réalité.

L’élimination « prématurée » de l’Allemagne, championne du monde en titre et grande favorite à sa propre succession, serait-ce un miroir de la campagne ratée en URSS de la Wehrmacht (armée allemande) lors de la seconde guerre mondiale.

La Mannschaft serait-elle la Wehrmacht ?
Quand Hitler et ses armées étaient pris dans le bourbier soviétique pour être finalement vaincus alors que les Allemands avaient réussi à prendre une bonne partie du territoire soviétique. Cette avancée n’avait pas pris en compte un aspect important. En effet, l’opération Barbarossa (plan de l’invasion de l’Union soviétique par l’Allemagne nazie) faisait des projections sur la gouvernance et l’occupation du territoire russe en oubliant de s’appesantir comme il le devait sur les conséquences du début précoce de l’hiver rigoureux. En 2018, sur le rectangle vert des terrains de foot, la Mannschaft, confiante depuis décembre 2017 après le tirage au sort des groupes de la Coupe du monde qui le plaçait dans un groupe composé du Mexique, de la Corée du Sud et de la Suède, se projetait déjà sur les huitièmes de finale en voulant éviter le Brésil pour ne pas jouer la revanche du 7 à 1 en demi finale du Mondial brésilien. Dans les manuels d’histoires, on note qu’en 1941, l’armée allemande était sure de sa progression en terre russe et pensait pouvoir faire capituler l’armée rouge avant l’hiver. Dans cette défaite, le rôle du « général hiver » a été longtemps mis en avant, avant d’être plus nuancé par la suite.
 
Les Bleus, un destin à la Napoléon 1er
 Pour le Français Jean Tulard, « les historiens sont des prophètes du passé ». Ce que Cheikh Anta Diop à travers ses travaux s’est évertué à tordre. Si le professeur Diop a raison, et que les historiens soient des prophètes du futur, il faudrait peut être que les Français commencent à s’inquiéter pour l’avenir de leur équipe nationale qui rêve du même destin qu’en 1998 quand ils finissaient champions du monde. En 1812, en pleine campagne de Russie, Napoléon parvient à remporter la stratégique bataille de Moskova mais la prise de Moscou ne fit pas capituler le Tsar Alexandre 1er. Le héroïque Mikhaïl Koutouzov, général en chef de l’armée impériale russe qui a de forts traits de ressemblance – dont la même bonhomie – avec Stanislav Tchertchessov, le sélectionneur russe au Mondial 2018, fut l’un des artisans de la retraite de la Grande Armée napoléonienne puis de la célèbre défaite à la rivière de Bérézina. Donc La Grande Armée de Napoléon 1er lors de la campagne de Russie de 1812 ou encore la puissante Wehrmacht de Hitler avec l’opération Barbarrosa n’ont jamais réussi à faire plier les Russes sur leur propre territoire. Serait-ce des sources d’espoir pour la Sbornaya ? L’équipe de football russe n’avait pas grand espoir de se retrouver en quart de finale de « sa » Coupe du monde. Après avoir éliminé l’Espagne, un des favoris du tournoi, les Russes commencent à rêver d’un grand soir le 15 juillet prochain. Pour cela, il leur faudra remporter cette fois-ci la guerre de la Croatie. Entre 1990 et 1995, les mercenaires russes utilisés dans ce conflit étaient du mauvais camp, celui qui était opposé à l’indépendance de la Croatie.
 
Pouchkine, l’Africain
Et l’Afrique en Russie dans tout cela ? Au premier regard, c’est une présence très parcimonieuse. A-t-elle été prémonitoire du zéro pointé des cinq équipes africaines pour les huitièmes de finale du mondial russe ? Fini les ralentis pour voir s’il y avait pénalty ou non sur Sadio Mané, ou si le Maroc et le Nigeria ont été également victimes de l’arbitrage, c’était écrit : l’Afrique ne brille pas forcément en Russie. A moins que ce soit une histoire méconnue ou trop peu enseignée sous nos cieux.

De 1961 à 1992, l’une des principales universités à Moscou s’appelait Patrice Lumumba avant de devenir l’Université russe de l’Amitié des Peuples. A la fin des années 60 et au début des celles 70, la culture sénégalaise était fortement représentée en Union soviétique avec le cinéaste Ousmane Sembène et son actrice fétiche Mbissine Thérèse Diop. Cette dernière fut membre du jury du Festival international du film de Moscou de 1969 avant de faire partie du casting de «Soleil Noir» (sorti en 1970), un film qu’Aleksei Spechnev consacrait à la vie de Lumumba. Pour remonter plus loin, les noirs ont joué un rôle important dans l’histoire russe.

Abraham Hanibal (1696-1781) connut pour être un général en chef de l’armée russe est né aux abords du lac Tchad. Il est l’aïeul de Pouchkine, le célèbre poète russe. Contrairement aux idées reçues, l’Afrique a, donc, brillé en terre russe.

Des éléments qui pouvaient être source de motivation aux équipes africaines. Tolstoï avait bien raison de penser que «dans les faits historiques, les prétendus grands Hommes ne sont que des étiquettes qui, tout en donnant leur nom à l’événement, n’ont avec celui-ci aucune espèce de lien».

Par Moussa DIOP

Le technicien français Emmanuel Beauchet et le Sénégalais Demba Mbaye ont été respectivement nommés manager général et entraîneur de Génération Foot, a-t-on appris, hier, de la direction du club vainqueur de la Coupe du Sénégal. Beauchet, ancien cadre de la Fédération française de football, âgé de 47 ans, a été formateur dans plusieurs clubs de son pays.

Il remplace son compatriote Olivier Perrin, devenu directeur technique du FC Metz (France). Demba Mbaye, ancien entraîneur de NGB Niary Tally (élite sénégalaise), âgé de 40 ans, exerçait jusque-là les fonctions de directeur de la formation à Génération Foot. Natif de Saint-Louis (Sénégal), Mbaye a travaillé dans le football français avant de diriger Niary Tally.
Il dit vouloir donner une "identité forte" à Génération Foot.

APS -

Moscou : L’attaquant et capitaine de l’équipe des « Three Lions » d’Angleterre, Harry Kane, est l’un des grands bonhommes de ce Mondial 2018. Avec 6 buts (dont 3, il est vrai, sur pénalty), il pointe en tête des meilleurs artificiers de la compétition. Et, puisque la route continue pour les sujets de Sa Gracieuse Majesté, il est fort possible que « l’Ouragan » (de la déformation de son nom en « Hurricane ») frappe encore. Samedi, à la pointe de son attaque ou décroché comme il a souvent eu à le faire avant-hier au stade du Spartak, en huitième de finale face à la Colombie, il fera tout pour rapprocher son pays d’un titre qui le fuit depuis 1966 à domicile. Buteur capable de se mettre au service du collectif, le sociétaire de Tottenham sans être étincelant dans le jeu, a été d’une redoutable efficacité. Si bien qu’aujourd’hui, à la veille du début des quarts de finale, il compte deux buts d’avance sur son plus proche poursuivant encore en course dans cette compétition, le Belge R. Lukaku. L’autre joueur à 4 buts, C. Ronaldo est rentré au pays, sorti par l’Uruguay.

Et des joueurs à 3 buts, deux ont définitivement quitté la course, éliminés qu’ils ont été : le Colombien Yerry Mina et ses têtes piquées mortelles et l’Espagnol D. Costa victime de la Russie en huitième de finale. Sinon, le Français Mbappé, les Russes Cheryshev et Dzyuba ainsi que l’Uruguayen Cavani peuvent toujours nourrir l’ambition de rattraper l’échappé Kane. Demain déjà, à Nijni Novgorod, un intéressant duel à distance devrait opposer la « fusée française » et le « Matador ». Coéquipiers dans le club français du PSG, Mbappé et Cavani oublieront, le temps d’un quart de finale, leurs proches relations. Encore que l’Uruguayen est parti pour être forfait, puisque pas complètement remis de « l’œdème au muscle jumeau interne (mollet) de la jambe gauche, sans rupture de fibres musculaires », contracté samedi dernier lors de la victoire (2 – 1) en huitième de finale contre le Portugal.

En tout cas, alors que le cercle des prétendants à la succession de l’Allemagne se restreint tour après tour, il sera encore plus difficile pour les attaquants de trouver la faille dans les forteresses adverses. Peut-être donc que des artistes comme Neymar et Coutinho (Brésil), E. Hazard (Belgique) ou L. Modric (Croatie) ont définitivement dit adieu à leurs rêves de succéder au Colombien Jamez Rodriguez dans la course à la distinction individuelle de Meilleur buteur de cette Coupe du monde. Mais, sait-on jamais avec des génies pareils…

Moscou : Six équipes européennes contre deux sud-américaines en quarts de finale du Mondial « Russie 2018 ». L’histoire se répète en quelque sorte pour les représentants du Vieux Continent qui, comme en 1990, 1998 et 2006, a qualifié six de ses représentants en quarts de finale de la Coupe du monde de football. Mais, en face, il n’y aura pas n’importe qui : le Brésil cinq fois champion du monde (1958, 1962, 1970, 1994 et 2002) et l’Uruguay deux fois champion du monde (1930 et 1950). Rien que ça ! Parmi les six représentants européens, deux seulement ont été sacrés champions du monde ; l’Angleterre en 1966 et la France en 1998, toutes deux chez elles. Pour les autres, seule la Suède a pu se qualifier en finale, mais battue sévèrement à domicile par le Brésil en 1958 (2-5). Il reste maintenant 8 matches à jouer sur les 64 au programme et les équipes observent une petite trêve (hier et aujourd’hui) avant d’entamer les quarts de finale.

A commencer par la France qui va ouvrir les hostilités demain contre l'Uruguay, à Nijni Novgorod à 14h00, ensuite succédera le Brésil qui affrontera la Belgique à Kazan (18h00). Après avoir sorti la grande Argentine en 8e de finale, voici que se dresse sur le chemin des Bleus un autre grand du football sud-américain et ancien champion du monde. En tout cas, au vu de leur parcours depuis le début de ce Mondial, Didier Deschamps et ses hommes sont sur la voie d’un sacre qui leur tend les bras et qui sera une sorte d’anniversaire, 20 ans après leur premier sacre en 1998. Demain à Nijni Novgorod, si tous les joueurs des deux équipes sont prêts physiquement, le match promet en intensité. De ce point de vue, seul le cas d’Edinson Cavani inquiète puisque sa blessure semble l’embêter un peu. Quant au Brésil qui court derrière un sixième sacre et qui doit affronter la Belgique, les retours de blessure de Marcelo et Douglas Costa sont un bon signe. Alors que la Belgique peut toujours compter sur sa paire d’attaquants Eden Hazard et Romelu Lukaku qui ont renversé le Japon de manière extraordinaire en 8e de finale.

L’Angleterre qui a battu et éliminé la Colombie dans un match fou, signe quant à elle son retour dans le top 8 mondial avec une jeune génération de footballeurs talentueux. Mais, cela sera-t-il suffisant pour arriver à bout de la Suède ? Toutefois, si le gardien de but Jordan Pickford retrouve son état de grâce comme il l’a été face à la Colombie et si Harry Kane également confirme son efficacité devant le but, l’Angleterre pourra continuer sa course dans la compétition. En tout cas, pour le moment, « Les Trois Lions » peuvent se réjouir d’avoir brisé la malédiction qui les poursuivait depuis le Mondial 2006, où l’Angleterre n’avait jamais réussi dans les séances ce tirs au but. Les trois tentatives (1990, 1998 et 2006) ratées sont maintenant oubliées et l’Angleterre qui a acté son renouveau sous l’ère du coach Gareth Southgate compte finir un travail bien entamé. Son adversaire, la Suède, n’avait pas elle non plus connu de quarts de finale depuis l’édition de 1994. Mais les Anglais ont certainement retenu les mises en garde du coach suisse, Vladimir Petkovic, dont l’équipe a été éliminée par la Suède. « Les Suédois trouvent des moyens de gagner. Tout le monde doute d'eux, pense qu'ils sont médiocres. Ils sont puissants, homogènes et quand ils marquent, ils se replient et c'est vraiment difficile de venir à bout de leur défense », a averti le coach suisse.

Enfin, la Russie qui reçoit cette compétition, sera la dernière à entrer en lice face à la Croatie dans un match indécis et inattendu. Contre un adversaire qui a impressionné au premier tour en remportant tous ses matches pour enchaîner au second tour sur la même dynamique, la Russie a encore un gros coup à jouer. Cependant, la Croatie est coriace et l’a démontré tout au long de cette compétition avec sa paire de milieux que lui envie toute la planète foot, Luka Modric et Ivan Rakitic. C’est vrai qu’on n’avait pas misé un rouble sur la « Sbornaya », mais c’est une compétition qu’elle joue chez elle avec l’apport de son public. Deux éléments de poids qui l’accompagnent dans son parcours sans oublier son grand gardien Igor Akinfeev et son entraîneur pragmatique Stanislav Tchertchessov. Toutes choses qui lui ont permis de se défaire de l’Arabie saoudite, de l’Egypte, avant de baisser pavillon devant l’Uruguay, alors que la qualification était déjà dans la poche pour le second tour. Face à l’Espagne, l’un des favoris de cette coupe du monde, la Russie classée 70e mondial, donc loin dans le gotha mondial, a sorti ses tripes pour bouter « La Roja » hors de la compétition des 8e de finale.

 

Moscou : « Un moment spécial » ! C’est ainsi que le sélectionneur anglais Gareth Southgate a qualifié le huitième de finale qui a consacré son équipe face à la Colombie, avant-hier soir au stade du Spartak de Moscou. Et il est vrai que ce match était rempli de ces rebondissements qui font la beauté du football. Ce fut tout sauf un sommet technique. Tactiquement non plus, on ne s’est pas régalé. Mais quel suspense ! Quel retournement de situation ! Entre l’égalisation du Colombien Yerry Mina et sa tête chercheuse au bout du temps réglementaire alors que l’Angleterre croyait avoir déjà composté son ticket pour les quarts et les ratés aux tirs au but de ses compatriotes Uribe et Bacca qui avaient remis en lice puis qualifié leurs adversaires, les spectateurs n’ont pas regretté d’avoir prolongé la soirée au stade du Spartak. 

Si, à l’arrivée, Southgate s’est félicité de la « volonté (de son équipe) de revenir dans le match après la grosse déception de l’égalisation », dans le camp des « Cafeteros », on pointe plutôt l’arbitrage. C’est le capitaine Radamel Falcao en personne qui est monté au créneau, avant-hier en zone mixte. « Je ne comprends pas qu’on nous mette cet arbitre américain qui avait été suspendu. Je ne sais pas, mais il ne parlait qu’anglais. Sa partialité était certaine », a … feulé « le Tigre ». Il est vrai que l’accusé, Mark Geiger, avait été suspendu en 2015 par sa confédération (la Concacaf) pour avoir pris des décisions pas très nettes lors d’un Panama – Mexique en demi-finale de la Gold Cup. Mais, sur le huitième de finale d’avant-hier, que peut-il lui reprocher. D’avoir trop sifflé de fautes contre son équipe ? C’est, à notre avis, parce que ses coéquipiers en ont commis des tonnes. Comme souvent dans ce Mondial d’ailleurs, même si elles n’avaient pas toujours été sanctionnées après recours à la Var ou pas. D’avoir distribué 6 cartons jaunes à ses partenaires ? On n’en a pas noté un seul d’immérité. Ou alors d’avoir accordé un penalty aux Anglais ? En fait, M. Geiger n’a simplement pas été aussi léger et versatile pour siffler et revenir sur une faute évidente que son collègue serbe Milorad Mazic qui en avait frustré le Sénégal face au même adversaire.

Au lieu de se trouver des excuses après leur élimination en huitième de finale, les « Cafeteros » n’ont qu’à s’en prendre à eux. Ils doivent d’ailleurs s’estimer heureux d’avoir franchi les matches de poules, même s’ils n’ont pas fait mieux qu’il y a quatre ans au Brésil où ils avaient atteint les quarts. Pour cause, excepté lorsqu’ils ont fait exploser la Pologne lors de la 2ème journée (3 – 0), ils n’ont pas vraiment brillé. Face au Sénégal et contre l’Angleterre, ils ont presque tout le temps usé d’expédients, multiplié les simulations et les actes d’antijeu et – surtout avant-hier en huitième de finale – plus contesté les décisions arbitrales que vraiment joué. Dans ce Mondial, les héritiers de Carlos Valderrama et du fantasque gardien de but Higuita n’ont simplement pas fait honneur à la réputation de beau jeu et/ou de combativité, cette fameuse « garra » du football sud-américain.
Peut-être que si leur maître à penser technique James Rodriguez, blessé, avait plus souvent été là, on aurait vu cette Colombie qu’on prenait plaisir à regarder jouer.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA,
Diégane SARR, Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes)
Abdoulaye MBODJ (photos)

 

(APS) Ousseynou Cavin Diagne, le capitaine de l’équipe nationale des moins de 20 ans du Sénégal, a confirmé à l’APS avoir signé un contrat de deux ans avec Le Mans FC, un club de troisième division française.
"Oui, j’ai signé avant hier un contrat de deux ans, c’est pour me relancer, après être resté une saison entière à évoluer avec la réserve de Cadix en Espagne", a déclaré le milieu défensif.
"C’est surtout un challenge sportif pour continuer ma progression et mon apprentissage du football professionnel, dans un club ayant connu le très haut niveau français", a expliqué le jeune footballeur, actuellement en préparation hivernale.

Cavin Diagne a salué les efforts de l’agent de joueurs Thierno Seydi, qui a facilité son recrutement par Le Mans FC, un "club où on fait tout pour permettre aux jeunes de progresser. Le plus important pour moi, c’est de jouer pour continuer ma progression. Et Le Mans FC, qui vient de remonter en National (D3), est la destination idéale pour me relancer et aller de l’avant", a dit l’ancien joueur de l’AF Darou Salam de Dakar.

Finaliste de la Can des moins de 20 ans le 12 mars 2017 en Zambie, il a atteint avec les juniors sénégalais les huitièmes de finale de la Coupe du monde en Corée du Sud, la même année. Le jeune milieu de terrain transféré à Cadix (D2 espagnole) se réjouit du fait qu’il n’existe pas de barrière linguistique entre lui, ses coéquipiers et ses dirigeants au Mans FC, revenu dans le football professionnel. Selon plusieurs médias, le club français a entamé une phase de reconstruction en recrutant des joueurs et des techniciens, dont Alain Ravera, un ancien entraîneur de Guingamp (élite française).

 

Moscou : En huitième de finale de la 21ème Coupe du monde de football disputé hier au stade du Spartak de Moscou, l’Angleterre a battu la Colombie aux tirs au but (4 – 3). A l’issue des prolongations, les deux équipes étaient à égalité 1 but partout.

Mi-temps : 0 – 0 Buts : Kane (SP 57ème mn pour l’Angleterre et Mina (90+3 mn) pour la Colombie.
  Les équipes : Colombie : Ospina, S. Arrias (puis Zapata, 114ème mn), W. Barrios, C. Sanchez (puis Uribe, 79ème mn), R. Falcao (cap), J. Cuadrado, Y. Mina, J. Lerma (puis Bacca, 61ème mn), J. Mohica, J. Quintero (puis Muriel, 88ème mn), D. Sanchez.
Entraîneur : José Pekerman
Angleterre : J. Pickford, K. Walker (puis Rashford, 113ème mn), J. Stones, H Maguire, J. Lingard, J. Henderson, H. Kane (cap), R. Sterling (puis Wardy, 88ème mn), K. Trippier, A. Young (puis D. Ros, 101ème mn), Dele Alli (puis Dier, 80ème mn.
Entraîneur: Gareth Southgate

Arbitres: Marck Geiger (Usa) assisté de J. Fletcher (Can) et de F. Anderson (Usa).
Carton jaune : Barrios, Arias, C. Sanchez, Falcao, Cuadrado, Bacca (Col) ; Lingard, Henderson (Ang)
Alors que les Anglais géraient (plutôt mal) leur avance acquise à la 57ème mn par leur capitaine Harry Kane sur penalty… Alors que leurs supporters chambraient leurs bruyants vis-à-vis colombiens qui avaient légèrement perdu la voix, Mina s’éleva au-dessus de tout le monde sur un corner venu de la droite.

La suite ? Khadim Ndiaye, le portier des Lions peut désormais dire que depuis cette 93ème mn du dernier huitième de finale du Mondial 2018, qu’il n’est plus la dernière victime de la tête piquée du défenseur du Barça.
  Tout était à refaire pour les Anglais qui se voyaient déjà en quart. La prolongation n’ayant rien donné, c’est aux tirs au but que tout s’est débloqué. Et là, alors que tout semblait bien aller pour les « Cafeteros » après le raté de Henderson, Uribe a prolongé le suspense avant que Bacca ne renverse la tasse pour de bon. Puisque Dier, dernier tireur anglais, ne se priva pas d’envoyer son équipe en quarts.  

 

Moscou : La Suisse a appris hier à ses dépens que dominer ou tenir plus longtemps le ballon ne débouche pas systématiquement sur la victoire. A Saint-Pétersbourg, la Suède le lui a rappelé, si besoin était encore. Sans être particulièrement brillants mais solides comme à leur habitude, les Vikings ont su faire face et planter à la 71ème mn de jeu, la banderille fatale qui sort la Suisse de la course à la victoire finale dans ce Mondial russe. Après 2006 en Allemagne et il y a quatre ans au Brésil, les Helvètes butent donc une troisième fois sur l’obstacle des huitièmes de finale et voient les quarts leur filer sous le nez. Shaqiri et ses partenaires quittent donc la Russie sans réussir avec beaucoup de regrets. Car, au plan du jeu, ils n’ont pas déçu. Pour ce qui est de l’efficacité, c’est une autre histoire.

 

Moscou : La phase d’élimination directe se poursuit avec trois grandes affiches au programme des quarts de finale qui se disputent à partir de vendredi. Plus que jamais, rien n’est garanti à aucune équipe. Il n’y a qu’à demander aux favoris sortis soit au premier tour, soit au second tour. N’est-ce pas Allemagne, Argentine, Portugal, Espagne, qui sont tous éliminés malgré leur standing ? Sans oublier les deux ballons d’or (Messi et Ronaldo qui ne totalisent chacun 5) qui ont quitté la compétition. Cette coupe du monde a été sans pitié pour eux, et cela va se poursuivre avec les quarts de finale qui annoncent un sulfureux Uruguay-France, vendredi.

La France réussira-t-elle contre l’Uruguay le coup réalisé face à l’Argentine, lors de son quart de finale, vendredi face à l’Uruguay ? On verra bien. Ce qui est sûr, c’est que Mbappé et ses camarades voudront rester sur la bonne lancée et continuer leur montée en puissance dans la compétition. Contre l’Uruguay, la menace viendra sans doute du duo Suarez-Canavi, mais les dernières infos provenant de la Celeste ne sont pas rassurantes concernant « El Matador » dont la blessure à la cuisse s’est réveillée lors du match contre le Portugal. Ce Uruguay-France sera aussi le duel entre coéquipiers en club. D’une part, le duel à distance Cavani-Mbappé (Psg), les deux meilleurs buteurs de leurs équipes respectives, et, de l’autre, la confrontation directe Suarez-Umtiti (Barcelone) ; de quoi augmenter du piquant à la sauce. Au bout du suspense, la Croatie avait éliminé le Danemark dans une poignante séance de tirs au but. Rakitic et Modric seront face à l’histoire devant le pays organisateur, la Russie qui, elle, a sorti la grande équipe d’Espagne dans la séance de tirs au but également en 8e de finale, et avance sans trop se poser de questions. Alexandre Golovine et ses coéquipiers veulent soulever le trophée au soir du 15 juillet devant leur peuple qui se prend déjà à rêver d’un premier titre mondial. Cependant, ils devront d’abord passer sur le corps d’une équipe croate très dangereuse en contres. Il faut demander à l’Argentine et au Nigeria en matches de groupes et au Danemark dans le 8e de finale haletant livré contre le capitaine Dejan Lovren et ses camarades. Les Croates qui n’ont plus atteint les demi-finales depuis 1998 (France), ont produit jusqu’ici des performances impressionnantes. Et contre le pays organisateur, ils comptent poursuivre sur cette lancée. Le quintuple champion du monde, le Brésil, sera toujours l’attraction dans ce Mondial où Neymar et les siens poursuivent leur route. Après s’être débarrassé du Mexique dans un match à suspense, Filip Coutinho et ses coéquipiers attendent maintenant la Belgique qui a réussi jusqu’ici un parcours de grande classe. Aussi bien en matches de groupes qu’en huitième de finale contre le Japon, Hazard et compagnie ont sorti le grand jeu pour se hisser en quart.

L’heure a peut-être sonné pour l’éternel outsider. Car dans ce Mondial 2018, les Diables rouges ont confirmé tout leur potentiel offensif (12 buts marqués). Et s’ils parviennent à renverser le grand Brésil, rien ne pourra plus les arrêter. Sans Zlatan Ibrahimovic, la Suède poursuit son chemin dans cette Coupe du monde. Hier, elle a éliminé la Suisse pour se présenter en quarts de finale où elle croisera l’Angleterre qui a sorti la Colombie au terme d’un huitième de finale à suspense.

Revenus à cette Coupe du monde depuis leur dernière participation en 2006, les Suédois se sont suffi d’un but pour s’inviter au banquet des quarts de finale. L’Angleterre qui a vaincu la malédiction des tirs au but en Coupe du monde, peut logiquement rêver désormais de gloire.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR, 
Samba Oumar FALL, B. Khalifa NDIAYE (textes)

On avait peut-être un peu trop vite annoncé une « révolution » dans ce Mondial qui, il est vrai, était parti sur les chapeaux de roue. Passe encore que la Russie ait filé un cinglant 5 – 0 à l’Arabie Saoudite, ou que l’Iran ait « surpris » le Maroc. Mais, que l’Islande, « grand commençant », ait tenu la dragée haute à l’Argentine de Lionel Messi voire même que le Mexique ait dicté sa loi à l’Allemagne, championne du monde en titre avaient de quoi craindre (ou espérer, c’est selon) une remise en cause de la hiérarchie mondiale du ballon rond. Surtout que le Sénégal, pour son retour au plus haut niveau seize ans après, avait apporté sa contribution à cette insurrection des plus faibles en se payant le scalp de la Pologne. Alors, on attendait et l’on guettait, journée après journée, d’autres coups fourrés qui confirmeraient cette tendance. Il y eut quelques autres qui, mis bout à bout, ont conduit à l’élimination précoce du champion en titre et à un degré moindre celle de la Pologne.

Mais, on se dit que la phase de coupe confirmerait ce frémissement qui finirait par secouer véritablement toute la planète foot. Or, alors qu’il ne reste que deux rencontres à disputer, aujourd’hui, en huitièmes de finale, on attend toujours. En effet, à la notable exception de la Russie, pays hôte de la compétition, aucune équipe classée deuxième de son groupe n’a réussi à s’imposer. Encore que la « Sbornaya » a dû en passer par les prolongations pour se défaire de l’Espagne. Ce qui n’est toutefois pas une mince affaire au vu du pedigree de la « Roja » et de sa pléthore de stars. 

Sinon, force est restée aux « premiers ». Toutes les équipes ayant fini en tête de leur groupe ont passé le cap des huitièmes de finale avec plus ou moins de difficultés il est vrai. Comme quoi, « la glorieuse incertitude du sport » qui veut que les (supposés) meilleurs ne gagnent pas toujours – ce qui fait par ailleurs le charme du jeu préféré des hommes – n’a pas encore totalement cours dans ce Mondial. On verra donc si la Suède et la Colombie continueront ce jour à perpétuer cette loi du plus fort ou si la Suisse et l’Angleterre qui leur seront respectivement opposées suivront l’exemple de la Russie. Mais il manquera toujours aux Helvètes et aux sujets de Sa gracieuse Majesté, ce formidable élan populaire, cette ferveur incroyable que les compatriotes footballeurs de Poutine ont su susciter au fil de leurs sorties. C’est sur eux-mêmes et sur eux seuls qu’ils pourront compter pour redonner à ce Mondial ce vent de folie qui avait commencé à souffler sur lui lors de la toute première journée.

B. Khalifa NDIAYE


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