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Lutte (243)

En offrant la toute nouvelle arène nationale aux amateurs, le président Macky Sall a comme lancé un défi à tous ceux qui gravitent autour de la lutte.

Fruit de la coopération sino-sénégalaise, l’Arène nationale qui était une vieille doléance a vu enfin le jour, à la grande satisfaction des lutteurs.

Une infrastructure construite en 28 mois, d’une capacité de 25.000 places et qui aura coûté 32 milliards de FCfa. Finies maintenant les valses entre les stades Léopold Sédar Senghor, Iba Mar Diop, Demba Diop ou même Alassane Djigo et Amadou Barry ; les lutteurs ont maintenant un bijou sur lequel ils peuvent compter pour se produire. En tout cas, les acteurs (lutteurs, managers, promoteurs, amicale des lutteurs et anciens lutteurs) qui gravitent autour de cette discipline étaient tous satisfaits de cette réalisation. Pour les uns, c’est la satisfaction d’une vieille doléance, pour les autres, c’est un trésor qui vient d’être livré à la jeunesse, alors que pour certains autres encore, il s’agira de bien entretenir l’infrastructure. Et c’est là que les acteurs doivent se concentrer.

L’entretien ! Car les Sénégalais sont prompts à réceptionner et à se réjouir de la création de l’infrastructure, mais quand il s’agit d’entretenir, chacun s’en lave les mains pour regarder l’Etat. Et on ne cessera jamais de le dire, l’entretien d’une structure incombe à tout le monde, surtout à ceux qui la fréquente. Quand on fait des pieds et des mains pour obtenir quelque chose, il faut, en retour, s’occuper de cette chose et se dire dans un coin de sa tête que ce sont des sacrifices qui ont été consentis pour l’obtenir.

Comme le disait le président du Cng, Alioune Sarr, « l’éléphant blanc est devenu une réalité ».

Et en attendant son inauguration qui ne saurait tarder, les acteurs de la lutte doivent maintenant se concerter pour adopter une politique de gestion en étant des conseillers avisés de l’Etat pour la démarche à prendre dans ce sens. Nichée en plein cœur de Pikine, l’Arène nationale qui fait la fierté des lutteurs, devrait être entourée de toutes les conditions de sécurité possible.

Les lutteurs, principaux bénéficiaires de cet outil de promotion de leur discipline, devraient donc s’organiser davantage, de concert avec le Cng, afin que les conditions de sécurité soient garanties avant, pendant et après les combats de lutte. Cela est une obligation de leur part, mais aussi de tous ceux qui gravitent autour des combats de lutte.

Et puisque les lutteurs aiment les défis, le Chef de l’Etat leur en a lancé un, et de taille. L’entretien de ce bijou, qui aura coûté des milliards, sera le défi majeur auquel ils doivent faire face. Les lutteurs ont l’obligation de le relever ; ce n’est que de cette manière qu’ils gagneront davantage la confiance de la plus haute autorité du pays qui leur a fait confiance en érigeant, dans les environs du site du Technopole, cet outil qui participera à la promotion de la jeunesse sénégalaise.

C. F. KEITA

En décidant de renouveler la confiance de l’Etat à l’équipe dirigeante du Comité national de gestion de la lutte (Cng), le ministre des Sports Matar Ba a opposé une fin de non-recevoir à la principale revendication des lutteurs : le départ de la Alioune Sarr et ses camarades de la tête du Cng. Sauf que Khadim Gadiaga et sa bande n’en démordent pas. Ils réclament désormais l’arbitrage du chef de l’Etat Macky Sall.

L’équipe dirigeante du Comité national de gestion (Cng) de la lutte fait face, depuis quelques jours, à une nouvelle révolte. En cause, les coupes financières sur les cachets des lutteurs jugées très élevées. Tout est parti, en effet, de la lourde sanction financière infligée à Lac de Guiers 2 au lendemain de sa défaite contre Modou Lô des Parcelles assainies ; laquelle s’élevait à 7,4 millions FCfa.  Ayant reçu quatre avertissements lors de son face-à-face contre le chef de file de l’écurie Rock énergie, « le puncheur du Walo » perdait non seulement le combat mais aussi ¼ de son cachet conformément au règlement qui régit la lutte. Pendant ce temps, son antagoniste des Parcelles assainies se voyait délester la somme de 900.000 FCfa. Pour le poulain de Mohamed Aly, la pilule était dure à avaler. C’est ainsi que dans une sortie au vitriol largement relayée à travers les réseaux sociaux et certains sites d’informations, Lac de Guiers 2 s’en prenait vivement aux membres du Cng, les accusant de lui voler son argent. Réponse du berger à la bergère ! Jugeant inacceptables de tels propos, Dr Alioune Sarr et Cie saisirent la commission de discipline du Cng ; laquelle suspend aussitôt Lac de Guiers 2 pour une période d’une année. Et ce dernier a beau présenter ses plates excuses, le bureau du Cng n’a pas jugé utile de lever sa suspension ; du moins jusqu’à présent.

Quelques jours plus tard, c’était autour de Balla Gaye 2 et Gris Bordeaux de subir la main financière lourde du Cng de lutte, qui prélevait plus de 10 millions FCfa sur les cachets des deux ténors. Suffisant pour que ces derniers ruent dans les brancards à l’encontre des coupes financières qu’ils jugent abusives. Gris Bordeaux accuse à son tour les membres du Cng de voleurs et réclame leur départ. Interpellé sur la sortie du « troisième tigre de Fass », lors du Drapeau du chef de l’Etat à Kolda, le patron de l’instance dirigeante de la lutte brandit le bâton. « Tous ceux qui accusent le Cng de mauvaise gestion devront apporter des preuves à leurs allégations », avait-il menacé, sous l’œil complice de ses collaborateurs. Sauf que, cette menace, loin de calmer les choses, semblait doper l’ardeur des contestataires. Cerise sur le gâteau, d’autres pourfendeurs composés, entre autres, d’anciennes gloires se sont joints à la bande à Gris Bordeaux. C’est notamment le cas de l’ancien « tigre de Fass », Mbaye Guèye qui n’a pas pris de gants pour clouer au pilori le président du Cng et ses camarades ; de même que le président des lutteurs en activité, Khadim Gadiaga.

Pour le Cng, les accusations des lutteurs à leur encontre sont sans fondement, vu que les coupes sur les cachets des lutteurs sont régies par le règlement. Même son de cloche de la part du ministre des Sports Matar Ba, qui s’exprimant sur ce sujet qui fâche, il y a quelques jours, rappelait le caractère consensuel des textes qui encadrent la lutte. Pour autant, ce dernier avait appelé les deux parties à s’asseoir autour d’une table pour trouver une solution au différend qui les oppose. Sur ses instructions, une rencontre a ainsi été tenue récemment entre les lutteurs et l’équipe du Cng, qui n’a toutefois pas donné les résultats escomptés. Pire, la récente réunion entre le Cng et le ministère des Sports a créé une radicalisation des contestataires, décidés à se payer la tête d’Alioune Sarr et ses camarades. Et pour cause, le chef du département des Sports, Matar Ba, en décidant de renouveler sa confiance au président du Cng et à son équipe, a donné une fin de non-recevoir à la principale revendication des lutteurs, à savoir le départ de l’équipe actuelle du Cng.

Mécontents, Khadim Gadiaga et ses camarades réclament désormais l’arbitrage du président de la République Macky Sall. Il faut rappeler que Dr Alioune Sarr et ses camarades sont aux commandes du Cng depuis 1994.

Diégane SARR

Le ministre des Sports a reçu, hier, le collectif des lutteurs qui étaient venus lui remettre un mémorandum. Une occasion pour Matar Bâ de calmer le jeu et demander aux concernés de garder leur sérénité.

Le collectif des lutteurs a répondu massivement à l’appel du ministre des Sports, Matar Bâ, hier, dans les locaux de son département. En effet, c’est en présence du président des amateurs Doudou Diagne Diécko, du secrétaire général du Cnoss Seydina Diagne, des anciens lutteurs Mbaye Guèye, Double Less, Boy Kairé, Yakhya Diop Yékini et des lutteurs en activité Khadim Gadiaga, Lac de Guiers 2, Gris Bordeaux, Gouye Gui, Usine Doolé, entre autres, que Matar Bâ a reçu le mémorandum du collectif avant d’ouvrir une concertation à huis clos.

En fait, les lutteurs exigent, entre autres revendications, le départ d’Alioune Sarr, la dissolution du Cng, l’instauration d’une fédération chargée de gérer la lutte, la restitution des ponctions sur les reliquats et la levée de la suspension pour six mois de Lac de Guiers 2. « Bien évidemment, dans leur mémorandum, ils ont parlé de fédération, mais qu’ils sachent qu’une fédération, c’est un processus. Ce sont des textes qui vont s’imposer et changer radicalement les manières de faire. Il ne sert à rien de se précipiter, il faut faire un travail de base. On y est, mais la lutte n’est pas encore prête. On va travailler à renforcer les textes qui nous permettent d’allers vers une fédération », a fait savoir d’emblée le ministre des Sports.

Parlant des coupes sur les reliquats en guise de sanctions infligées aux lutteurs par le Cng, du départ d’Alioune Sarr et de la dissolution du Cng, Matar Bâ a pris acte. « Ce sont des points sur lesquels on ne peut parler car c’est l’Etat qui choisit. Maintenant, les membres de la lutte peuvent avoir des difficultés et il faut aller dans le sens de les régler dans la sérénité. Il ne sert à rien d’y mêler le président de la République parce que dans les points, on nous parle de boycott de l’inauguration de l’Arène nationale ». D’après le ministre des Sports, le président de la République est venu avec la solution structurelle en mettant en place une infrastructure de 32 milliards de FCfa. « On s’est accordé autour de cette question qui était mal venue. Vous savez, les lutteurs me font confiance parce qu’ils sont venus en masse. Donc nous allons analyser leur mémorandum afin d’aller vers la concertation », termine en dernier lieu Matar Bâ.

Absa NDONG

 

Les deux grosses affiches disputées le week-end à Mbour et à Dakar ont tourné à l’avantage de Tyson 2 (Tyshinger) et Moussa Ndoye (Yarakh). Les deux champions ont, respectivement, pris le meilleur sur Assurance (Mbour) et Lac Rose (Fass).
Moussa Ndoye poursuit son ascension. Hier, le porte-étendard de Yarakh a réussi une grosse prouesse en prenant le dessus sur Lac Rose, dans le duel dakarois. Et comme on pouvait s’y attendre, le combat n’a pas été une partie de plaisirs pour aucun des deux protagonistes qui tenaient à avoir le dernier mot. Moussa Ndoye a donc arraché de haute lutte sa victoire. Défait lors de ses deux dernières sorties, Lac Rose était venu avec l’intention de se refaire une santé mais aussi redonner l’espoir à l’écurie Fass dont les chefs de file sont en difficultés depuis quelque temps.

Mais, c’était sans compter avec la détermination de l’ancien finaliste malheureux du championnat de lutte avec frappe de 2010, organisé par Gaston Mbengue. Sur une série de trois succès, le jeune lébou de Yarakh avait à cœur de signer une nouvelle victoire en vue d’intégrer l’antichambre des ténors. Un choc d’ambitions qui s’est traduit sur l’aire de jeu avec la volonté de chacun des protagonistes de remporter la partie. Lors de ce face-à-face, les deux athlètes, réputés très techniques, ont surtout mis à contribution leurs aptitudes à la bagarre.

Et c’est le champion de Yarakh qui s’en est sorti le mieux pour avoir contraint son antagoniste fassois à l’abandon, à la suite d’une blessure au genou. Un beau succès qui permet à Moussa Ndoye de se rapprocher encore de la cour des grands et sa prochaine sortie pourrait servir d’examen de passage pour intégrer le cercle restreint des ténors. Avec ce succès, il voit, en tout cas, son cercle d’adversaires potentiels s’élargir davantage. Dans ce lot, figurent Sa Thiès, récente victime de Boy Niang 2, Sitteu, Gouye gui, Tyson 2 et autre Reug Reug.

De son côté, Lac Rose voit, avec ce troisième revers consécutif, l’horizon s’assombrir. Non seulement il rate son pari de renouer avec la gagne, mais il lui sera de plus en plus difficile de rattraper l’écart qui le sépare des pensionnaires de l’antichambre des ténors. Encore lui faudra-t-il trouver chaussures à ses pieds ; ce qui n’est pas gagné d’avance.
À Mbour, Tyson 2 dicte sa loi à Assurance !

L’autre grosse affiche disputée ce week-end a vu la victoire de Tyson 2 sur Assurance de Mbour, au terme d’un duel qui a vu les deux « gros bras » user à la fois de la lutte pure et dure et de la bagarre. Et c’est finalement le lieutenant d’Eumeu Sène qui a gagné la partie. Un succès qui lui permet de conforter son statut de membre de l’antichambre des ténors. En revanche, Assurance rate l’occasion de marquer son grand retour après plusieurs années d’absence de l’arène.

Diégane SARR

 

Mbour et Dakar vont vibrer au rythme de la lutte avec frappe ce weekend. Cet après-midi, le stade Caroline Faye abritera le choc entre Tyson 2, ancien vainqueur de l’Arena Tour, et Assurance, ancien champion du Sénégal en super lourds (120kg). Demain, Moussa Ndoye, le porte-étendard de Yarakh, fera face à l’enfant terrible de Niarry Tally Lac Rose, pour un derby dakarois de feu.

Les amateurs de lutte seront bien servis ce weekend avec deux affiches de feu opposant d’un côté, Moussa Ndoye et Lac Rose, et de l’autre, Assurance et Tyson 2. Pour le premier face à face, il faudra s’attendre à un combat de haute facture, les deux protagonistes ayant fini de se forger une réputation d’as de la lutte. En difficultés ces dernières saisons, Lac Rose compte saisir l’opportunité que lui offre ce combat pour rebondir et redonner le sourire à l’écurie Fass. Une des plus grandes écoles de lutte au Sénégal, Fass est en quête d’un second souffle. Ses ténors, Gris Bordeaux, Papa Sow et Lac Rose sur qui repose tout l’espoir de « l’université de la Médina » traversent une mauvaise passe, alors que Gris 2, l’autre espoir prometteur n’a pas été très convaincant lors de sa dernière sortie contre le vieillissant Pakala.

C’est dire que du côté que de la Médina, tous les regards vont se tourner vers l’enfant terrible de Niarry Tally qui a l’obligation de renouer avec la gagne après ses deux dernières sorties qui ont été toutes infructueuses. Un pari fort risqué face à un adversaire qui est resté sur une série de trois victoires consécutives. Surtout, le porte-drapeau de Yarakh rêve de plus en plus d’intégrer le cercle restreint des ténors. Le combat, prévu dimanche au stade Iba Mar Diop, reste cependant ouvert, chacun des deux acteurs ayant les moyens de tirer son épingle du jeu. Avant cette confrontation, Tyson 2 et Assurance vont s’expliquer au stade Caroline Faye de Mbour, à l’initiative de Lewtoo Productions. Cette affiche met aux prises deux as de la lutte qui, eux aussi, ont fini de se bâtir une belle réputation dans l’arène. Plusieurs fois pensionnaire de l’équipe nationale, le sociétaire de l’écurie Tay Shinger a réussi une belle mue dans la lutte avec frappe. Tyson 2 a d’ailleurs remporté une des éditions de l’Arena Tour, un tournoi de lutte avec frappe qui a été organisé pendant plusieurs saisons d’affilée par Rdv Productions.  

Son envol a tout de même été brisé par le géant Elton en 2016 avant qu’il ne se rachète l’année suivante avec un succès aux dépens de Garga 2. Face à Assurance, son objectif sera d’enregistrer une deuxième victoire d’affilée afin de consolider sa place dans l’antichambre des ténors. Le lieutenant de Eumeu Sène devra néanmoins respecter le géant mbourois, au risque de connaître une mauvaise surprise. Assurance a une forte expérience en lutte pure dure et a remporté plusieurs titres parmi lesquels celui de champion du Sénégal des plus de 120 kg.

Diégane SARR

 

La sélection régionale de Fatick n’a finalement pas obtenu un sixième titre d’affilée. La faute à l’équipe de Dakar qui a mis fin au règne du quintuple tenant du titre par un score étriqué de trois victoires contre deux.

L’équipe de Dakar a mis fin, hier, à l’hégémonie de Fatick qui dominait depuis 2011 le Drapeau du chef de l’Etat. Les camarades de Mamadou Thiam ont battu le quintuple tenant du titre sur le score de 3 succès contre deux. Et c’est lors du cinquième et dernier combat que les choses se sont décantées en faveur des Dakarois ; grâce à une victoire du super lourd Emile François Gomis sur le capitaine de Fatick, Fodé Sarr, qui est ainsi complètement passé à côté du tournoi. La région de Fatick a pourtant bien démarré cette finale époustouflante avec un fulgurant succès de Moussa Faye aux dépens de Mbar Diouf.

Toutefois, Abdou Lahat Faye ramène le score à 1 victoire partout en infligeant une surprenante défaite à l’autre Cador de l’équipe, Oumar Diouane. Dès lors, la pression était du camp de Fatick.

Ayant pris goût à la victoire, les Dakarois se lâchent et c’est au tour de Siaka Fall de réussir une nouvelle prouesse en prenant le dessus sur Mamadou Faye. Dakar prend l’avantage mais Cheikh Tidiane Niang ramène les pendules à l’heure en dictant sa loi à Mamadou Thiam. Le sort de toute une région était maintenant entre les mains du capitaine Fodé Sarr qui avait l’obligation de battre le puissant François Gomis pour permettre à Fatick de garder le titre. Un pari qu’il n’a pas pu réaliser ; face à la détermination du super lourd Dakarois de mettre fin au long règne des poulains de Baffa Guèye. Et c’est lui qui a donc eu le dernier mot ; Fodé Sarr ayant reçu trois avertissements synonymes de défaite. L’équipe de Dakar, vainqueur du tournoi a reçu 10 millions FCfa contre 3 millions FCfa pour le vice-champion. En plus d’avoir gagné la première place du podium, l’équipe de Dakar a aussi remporté la médaille d’or dans la catégorie des plus de 120 kg en individuel par l’intermédiaire de l’intenable Emile François Gomis. Ce dernier s’est défait en finale d’Abdoulaye Wilane Ndoye (Thiès).

A défaut de conserver le trophée, l’équipe fatickoise peut se consoler d’avoir remporté trois médailles d’or en individuel. Par Moussa Faye, Oumar Diouané et Cheikh Tidiane Niang qui se sont imposés dans le championnat individuel par catégories.

Victorieuse de Tambacounda, l’équipe de Kaolack s’est emparée de la médaille de bronze. Les poulains d’Aldiouma Diouf ont obtenu, pour les combats de classement, quatre victoires contre une pour les lutteurs de Tambacounda. Un de ses ténors, Mamady Ndiaye (120 kg), transparent lors de la compétition, a clôturé en beauté par une belle victoire aux dépens de Youssou Faye. Grâce à cette troisième place, les Kaolackois confirment leur statut de grands lutteurs au niveau national. Ils ont perçu 2 millions FCfa au titre des primes.

De nos envoyés spéciaux : Diégane SARR (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

Sous les feux des projecteurs depuis quelques temps, à cause des coupes financières du Cng jugées abusives par les « gros bras », Dr Alioune Sarr est monté au créneau, hier, pour apporter sa version des faits. « Nous ne céderons pas à la pression », a martelé le patron du Comité national de gestion de la lutte (Cng), sur le pied de guerre. Dr Sarr, qui tirait le bilan de la 19e édition du Drapeau du chef de l’Etat, laisse toutefois une porte ouverte au dialogue pour tout ce qui peut faire avancer la lutte.

La levée de boucliers contre les coupes financières du Comité national de gestion de la lutte (Cng) sur les reliquats des lutteurs laisse de marbre le Dr Alioune Sarr. « Nous ne céderons pas aux pressions », a averti, sans ambages, le patron de l’instance dirigeante de la lutte. Selon lui, cet argent que sa structure défalque sur les cachets des lutteurs et qui fait l’objet de tant de polémique est bien régi par les textes qui sont tous le fruit d’un consensus. « Toutes les composantes de la lutte ont été impliquées dans l’élaboration du règlement régissant la lutte », a-t-il rappelé. Il a, par conséquent, souligné que le Cng ne se permettra pas de changer les règles du jeu pour faire plaisir à un quelconque groupe de pression. Dr Alioune Sarr a indiqué que si lui et son équipe sont en place, c’est juste parce qu’ils bénéficient de la confiance des autorités de tutelle, notamment le ministère des Sports. « Nous n’avons jamais demandé quoi que ce soit aux autorités, ni demander à gérer la lutte », a-t-il poursuivi, ajoutant que « nous n’avons pas peur des gens qui se cachent derrière un mur pour vociférer ».

En définitive, Dr Alioune Sarr a fait savoir que ceux qui ont porté des accusations contre le Cng relativement aux coupes financières sur les cachets des lutteurs devront prouver leurs propos.

Alliant la carotte et le bâton, le patron de l’instance dirigeante de la lutte a, tout de même, laissé une porte ouverte au dialogue. « Nos portes restent ouvertes au dialogue pour tout ce qui peut faire avancer la lutte », a-t-il réaffirmé. Il précise néanmoins que la structure qu’il dirige depuis 24 ans ne dialoguera pas avec des lutteurs ne disposant pas de licences ni avec des gens qui ne sont pas affiliés au Cng ».

Un budget prévisionnel de 60 millions FCfa
Revenant sur la 19e édition du Drapeau du chef de l’Etat, Dr Alioune Sarr a révélé qu’un budget prévisionnel de 60 millions FCfa a été mis en place pour prendre en charge le transport, l’hébergement, la restauration de toutes les délégations, l’appui financier aux Comité régionaux de gestion (Crg) et les primes des équipes et des lutteurs. Pour rappel, l’équipe vainqueur du Drapeau du chef de l’Etat a reçu 10 millions ; tandis que le dauphin et la sélection classée 3e ont respectivement obtenu 3 millions et 2 millions FCfa. Pour les champions individuels par catégorie, le vainqueur dans chaque catégorie a reçu 500.000 FCfa. Les finalistes ont eu 350.000 FCfa contre 150.000 FCfa pour les médaillés de bronze.

Le président du Cng a évoqué les raisons pour lesquelles le Drapeau du chef de l’Etat est organisé de manière rotative dans les régions. « Et c’est pour susciter l’émulation », au vu de ce qui se fait de meilleur ailleurs, notamment à Fatick.

D. SARR

Après deux revers consécutifs et presque trois années d’absence, Balla Gaye 2 a effectué un retour triomphal samedi au stade Léopold Sédar Senghor. Sans être phénoménal, l’ex-roi des arènes y a dominé le « troisième tigre de Fass » qui a été victime de trois avertissements ; soit un de plus que le lutteur de Guédiawaye.

Balla Gaye 2 a dominé Gris Bordeaux samedi au stade Léopold Sédar Senghor où ont convergé des milliers et des milliers d’inconditionnels de la lutte. Un retour gagnant de l’ex-roi des arènes, en mauvaise passe ces dernières années. Détrôné par Serigne Ousmane Dia dit Bombardier en 2014 puis défait la saison suivante par Eumeu Sène, l’enfant de Malifara avait jugé nécessaire d’observer une pause ; le temps de comprendre ce qui n’allait pas. Il semble avoir mis à profit cette longue période d’absence pour se remettre en cause et mieux se préparer pour l’opération reconquête du trône. Celle-ci a donc démarré samedi avec un succès aux dépens du « troisième tigre de Fass », après plus de 30 mn d’un combat acharné.

Même s’il n’a pas été phénoménal comme par le passé, le « lion de Guédiawaye » a assuré l’essentiel à savoir renouer avec la victoire. Lors de ce face à face, les deux protagonistes, qui relevaient de défaite, ont fait preuve de beaucoup de prudence. Aucun n’a voulu prendre certains risques qui auraient pu lui coûter cher. Résultat, le combat a été très tactique. Passé le premier round qui a été très intense en termes d’attaques et de bagarre, Balla Gaye 2 et Gris Bordeaux se sont contentés pour le reste de l’affiche à des simulations de bagarre, des tentatives d’attaques non abouties.

Victime de trois avertissements, Gris Bordeaux a été déclaré perdant à la fin de la confrontation, son adversaire de Guédiawaye n’ayant reçu que deux.

Un verdict qui n’est toutefois pas du goût de l’écurie Fass qui projette d’ailleurs d’introduire un recours. En attendant, Balla Gaye 2 peut savourer son retour gagnant. Ce résultat positif devrait lui faire beaucoup de bien sur le plan psychologique ; alors qu’il était resté sur deux cinglants revers consécutifs. Avec cette victoire, le grand frère de Sa Thiès entame ainsi de belle manière l’opération reconquête du trône qu’il s’est assigné. Intronisé roi des arènes, suite à son succès contre Yékini en 2012, Balla Gaye a été chassé du fauteuil par Bombardier deux ans après.

Pour sa part, Gris Bordeaux continue sa chute libre ; même si cette fois, il a un peu limité les dégâts ; n’ayant perdu que par avertissements. Il reste que ce résultat constitue une très mauvaise opération pour lui qui était en quête d’un second souffle mais aussi son écurie en eaux troubles depuis quelques temps.

Diégane Sarr

Qui arrêtera Reug Reug ? Samedi, le fils de Pape Kane a encore fait sensation en dictant sa loi à Elton, le « bulldozer » de Guédiawaye. « L’empereur » de la lutte sans frappe, plusieurs fois champion de la Cedeao, a néanmoins dû puiser dans ses dernières ressources pour venir à bout du protégé de Balla Gaye 1 qui a tenu bon pendant plus de 20 mn. Face à un adversaire attentiste et très vigilant, le poulain d’Ameth Dème a fait preuve de beaucoup patience. Surtout Reug Reug a été obligé de sortir le grand jeu, mettant à contribution à la fois sa puissance physique et son talent hors norme. Grâce à ce nouveau succès, il garde intacte son invincibilité en 14 combats sanctionnés par 12 succès contre deux nuls. Et poursuit sa fulgurante ascension vers le sommet !

D. Sarr

Après les joutes verbales, place aux choses sérieuses ! Balla Gaye 2 et Gris Bordeaux vont solder leurs comptes au stade Léopold Sédar Senghor cet après-midi. Les deux protagonistes relèvent tous de défaite et voudront chacun avoir le dernier mot.

Le stade Léopold Sédar Senghor abritera le choc tant attendu entre Gris Bordeaux et Balla Gaye 2 cet après-midi. L’affiche ficelée par le promoteur Luc Nicolaï présente un enjeu très important pour les deux ténors en quête de rachat. Détrôné par Serigne Ousmane Dia dit Bombardier en 2014, deux ans après avoir été intronisé roi des arènes, puis battu l’année suivante par Eumeu Sène (le leader de l’écurie Tay Shinger l’avait déjà défait en 2009), le fils de Double Less jouera son va-tout face au « troisième tigre de Fass ». Seul un succès aux dépens du Fassois lui permettra de donner un nouvel élan à sa carrière après trois longues années de disette. Comme lors de ses précédents combats, il s’est préparé avec tout le sérieux requis, alliant show et provocation ; sans doute pour déstabiliser son adversaire. Sûr de lui, il a promis l’enfer à son antagoniste. « S’il ne vient pas au bout d’une minute, j’irais le chercher », prévient-il.

Technique, vif et bagarreur, Balla Gaye 2 fait partie de ces athlètes qui ont tout pour accéder au sommet. Seule sa fougue pourrait lui jouer un mauvais tour. C’est, en effet, un lutteur qui, manifestement, n’aime pas encaisser des coups. Cela le met hors de lui au point qu’il perde parfois les repères. Ce fut le cas lors de sa double confrontation contre Eumeu Sène en 2009 et 2014 puis à l’occasion de sa sortie infructueuse face à Bombardier. Il devra pourtant se résoudre à se préparer à la bagarre, son adversaire s’étant forgé une solide réputation de grand boxeur. Et pour cause, le « troisième tigre » vise lui aussi un succès. Gris devra redorer son blason après le revers subi il y a deux ans face à Modou Lô, le chef de file de l’écurie Rock énergie. D’autant plus qu’un succès lui permettrait également de ramener le sourire à l’écurie Fass en eaux troubles depuis quelques temps. Tombeur entre autres de Bombardier, Baye Mandione et Mohamed Ndao dit Tyson, l’enfant de Thicky présente un palmarès qui renseigne à suffisance sur son talent. Toutefois, il manque de constance et alterne parfois le meilleur et le pire.  

Avant le choc entre Gris Bordeaux et Balla Gaye 2, Elton, le « bulldozer de Guédiawaye » et Reug Reug, le fils de Pape Kane, vont s’affronter en lever de rideau. Le poulain de Balla Gaye 1 voudra mettre fin à l’invincibilité du pensionnaire de l’écurie Thiaroye Cap-Vert. Un pari à hauts risques face à un adversaire que rien ou presque ne semble pouvoir arrêter.

Diégane Sarr

 


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