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Lutte (243)

Dominé lors de la première manche, en 2012, Gris Bordeaux compte faire de son second face-à-face contre Modou Lô, d’une pierre deux coups : prendre sa revanche et s’ouvrir les portes du roi Bombardier. Un pari fort audacieux face à un adversaire qui n’entend pas subir une deuxième défaite d’affilée, après celle concédée l’année dernière devant le B 52.

Sur un nuage depuis trois années maintenant, Gris Bordeaux vise un troisième succès d’affilée ce dimanche, lors de son combat contre Modou Lô. Un pari à la fois audacieux et risqué face à un adversaire qui relève de défaite et qui entend revenir en force ; histoire de se relancer dans la course au fauteuil. C’est que « le troisième tigre de Fass » rêve de donner une seconde chance au « roi des arènes » Bombardier dans l’espoir de lui ravir la couronne. Lors de la saison 2008-2009, l’enfant de Thicky avait battu le chef de file de l’écurie Mbour. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et au finish, la roue de l’arène a tourné en faveur du « B 52 », intronisé roi après sa victoire sur Balla Gaye 2 en 2013.

Une victoire sur Modou Lô pourrait lui permettre de s’ouvrir à nouveau les portes menant au Mbourois. Et Bombardier qui a l’obligation de prendre sa revanche pour polir davantage son image de roi, n’aura d’autre choix que d’accepter d’en découdre avec lui. A défaut, le Fassois pourra crier partout, comme Tapha Tine, qu’il n’est pas son « roi des arènes ». C’est dire encore une fois que leur face-à-face s’impose ; mais celui-ci passe impérativement par un succès aux dépens du chef de file de l’écurie Rock énergie. Et pour cause, ce dernier a été défait la saison passée par le colosse de Mbour. La logique voudrait donc qu’il prenne le dessus sur le lutteur des Parcelles assainies pour espérer décrocher un nouveau corps- à-corps avec le « roi des arènes ».

Une kyrielle d’adversaires à affronter
Le poulain de Mbaye Guèye ne devrait cependant pas faire une fixation sur le « roi des arènes », cible favorite de beaucoup de ses pairs. Alors que l’affiche Bombardier-Eumeu Sène est sur toutes les lèvres, il n’est pas sûr qu’il puisse avoir le « B 52 » dès la saison prochaine. Il lui faut, par conséquent, des plans B pour parer à toute éventualité. Auteur d’un fulgurant retour cette saison aux dépens de Baye Mandione, Balla Bèye 2 dit Baboye est une option sérieuse à étudier. Le successeur de Moustapha Guèye devra rétablir la parité face au vieux « mbarodi » qui l’avait surclassé en 2008. Même revanche à prendre contre Eumeu Sène. En 2012, le leader de l’écurie « Tay Shinger » avait pris le meilleur sur lui, au terme d’un combat âprement disputé. Yékini fait aussi figure de potentiel adversaire ; même si l’hypothèse d’une retraite forcée de l’ancien « roi des arènes » est de plus en plus agitée.

En 2009, Gris Bordeaux s’était cassé les dents contre l’enfant de Bassoul, dans sa tentative de conquête du trône. Voudra-t-il se venger de son ancien bourreau, mal en point depuis quelques années et enrichir ainsi son palmarès ? Il n’aura pas le choix ; si toutefois le sociétaire de l’écurie Ndakaru accepte de lui accorder une revanche. Il y va de son honneur et de celui de son écurie dont on connaît les rapports tout sauf amicaux, avec le champion de Jaol-Fadiouth. Il y a 12 ans, la confrontation Yékini-Tapha Guèye avait tenu tout le monde en haleine, en raison de la tension qu’elle avait accompagnée.

En chute libre depuis trois saisons, Balla Gaye 2 est un adversaire sérieux pour tous les ténors notamment Gris Bordeaux. Les deux « gros bras » n’ont pas encore croisé le fer ; mais ont un vieux contentieux à régler. Et pour cause, le « lion de Guédiawaye » avait facilement dominé en 2008, le vieillissant « tigre » Moustapha Guèye. En clair, le dernier tombeur de Tyson a le devoir moral de venger son prédécesseur par procuration. Tapha Tine et Lac de Guiers 2 complètent cette longue liste d’adversaires contre lesquels le coéquipier de Papa Sow doit en découdre. Victorieux comme lui de Bombardier, le « géant du Baol » est revenu en force cette saison, après la correction que lui avait infligée Balla Gaye 2 en 2013. Aucun ténor ne peut aujourd’hui l’esquiver. Quant au « puncheur du Walo », il a fait de Gris Bordeaux sa priorité après son brillant succès contre Yékini. Lac de Guiers qui a déjà accroché à son tableau de chasse Moustapha Guèye et Papa Sow, entend faire payer le « troisième tigre » qui avait osé dicter sa loi à son homonyme et entraîneur en 2006. Tôt au tard, le poulain de Mbaye Guèye donnera une suite favorable aux défis du « diato ».

Pour l’heure, l’urgence reste l’équation Modou Lô. Pourra-t-il la résoudre ? Il y a intérêt pour prendre sa revanche, s’ouvrir les portes du B 52 et sauver l’honneur d’une écurie mise à mal par le « phénomène des Parcelles assainies ». Car, outre lui, Kharagne Lô a battu deux autres de ses coéquipiers à savoir Papa Sow et Balla Diouf.

Diégane SARR

 

Opération rachat pour Modou Lô, dimanche prochain face à Gris Bordeaux ! Défait par Bombardier, la saison passée, le chef de file de l’écurie Rock énergie entend infliger un 2-0 au « troisième tigre de Fass ». Un pari risqué face à un adversaire qui l’attend de pied ferme, décidé à sauver l’honneur.

Tombé les armes à la main, dans ce qui fut sa première tentative de conquête du trône la saison passée face à Bombardier, Modou Lô entend revenir en force dimanche, face à Gris Bordeaux. Victorieux par pénalités lors de leur premier face à face en 2013, le chef de file de l’écurie Rock énergie part sans doute, avec un ascendant psychologique sur le protégé de Mbaye Guèye. D’autant que le lutteur originaire de Fandène (Thiès) compte parmi sa longue liste de victimes deux autres gros morceaux de l’écurie de Fass, à savoir Papa Sow et Balla Diouf. 

Mais cet avantage psychologique à lui seul, ne suffira pas pour infliger un 2-0 au « troisième tigre » qui aura à cœur de prendre sa revanche et laver l’honneur de la maison Fass. Face à un adversaire qui l’attend de pied ferme, décidé à se venger, le champion de lutte des Parcelles assainies devra beaucoup mouiller son « nguimb », présenter un bien meilleur visage que lors de la première manche, pour espérer avoir le dernier mot. Il va de soi qu’après avoir perdu la première confrontation, Gris Bordeaux n’acceptera pas de se faire battre à nouveau, sûr qu’il peut s’ouvrir les portes de Sa Majesté Bombardier et d’Eumeu Sène en cas de succès. Mais l’enjeu est tout aussi énorme pour le Parcellois. Défait, il y a un an par le B 52, « Kharagne Lo » ne peut se permettre d’essuyer un deuxième revers d’affilée qui pourrait davantage mettre à mal, sa course pour l’occupation du fauteuil. 

Un nouveau succès sur le Fassois dimanche, relancerait de plus belle sa carrière. Modou Lô pourrait ainsi réclamer un combat revanche contre Bombardier, pour une nouvelle tentative de conquête du trône, après la première qui s’était soldée par un échec la saison passée. Ensuite, l’autre contentieux qu’il a intérêt à vider est celui l’oppose à Balla Gaye 2.

En 2010, le fils de Double Less l’avait surclassé, au terme d’un face à face qui restera comme l’un des plus sulfureux dans l’arène. Six ans après, il est temps pour lui de réclamer une seconde chance à son « vieux » rival mal en point depuis trois saisons maintenant. Et Balla Gaye 2 qui prépare son retour la saison prochaine ne devrait pas cracher sur une confrontation avec Modou Lô ; surtout qu’il reste sur deux défaites consécutives et une année blanche. Un autre adversaire que Modou Lo pourrait demander à affronter, c’est Lac de Guiers 2, brillant vainqueur de Yékini le weekend dernier. En 2011, les deux ténors s’étaient affrontés ; mais aucun des protagonistes n’avait réussi à l’emporter.

D’où un second combat pour définitivement tirer les choses au clair. Autre potentiel adversaire de Modou Lô, Tapha Tine. Pour combien de temps continuera-t-il à esquiver les défis du « géant du Baol » qui contrairement à lui, a battu Bombardier ? Aujourd’hui, l’affiche entre ces deux « gros bras » qui se sont tous mesurés sans succès au « lion de Guédiawaye » s’impose ; d’autant plus que Tapha Tine reste sur une brillante victoire sur Zoss. Vainqueur du tournoi de lutte TNT (Télévision numérique terrestre) avec trois victoires en autant de sorties, Ama Baldé est l’autre ténor que Modou Lô ne peut plus continuer à éviter.

Mais en attendant de connaître l’identité de son prochain adversaire, il devra d’abord enlever l’épine Gris Bordeaux de ses pieds. Pari qui n’est pas gagné d’avance. Quoique très technique et difficile à manœuvrer, le coéquipier de Khadim Gadiaga a toujours éprouvé des difficultés, à chaque fois qu’il s’est vu confronté à un poids lourd. Sur six combats l’opposant aux ténors, il a perdu les deux (Balla Gaye 2 et Bombardier), remporté les trois dont deux de manière controversée (Eumeu Sène, Baye Mandione et Gris Bordeaux) et concédé deux nuls (Lac de Guiers et Eumeu Sène).

Diégane SARR

En surclassant Yékini avant-hier, Lac de Guiers 2 a démontré qu’il fallait sérieusement compter avec lui, dans la course au trône.

Curieusement, il n’entend pas passer par la porte d’entrée, Bombardier, pour accéder au fauteuil, pour des raisons qui lui sont propres. Pour l’heure, sa priorité reste Gris Bordeaux, vainqueur de son homonyme en 2006. Mais le « puncheur du Walo », en mode justicier, a beaucoup, beaucoup de contentieux à régler.

Brillant vainqueur de Yékini dimanche passé, Lac de Guiers 2 n’a pas fait que venger ses mentors Mohamed Aly et Lac de Guiers 1.

Le « diato » (lion en mandingue) a, en même temps, franchi un pas important dans son ambition d’accéder au trône. Il peut en toute logique réclamer un face-à-face avec le « roi des arènes », Bombardier.

D’autant plus que le B 52 a été battu à trois reprises par le lutteur de l’écurie Ndakaru ; celui-là même qu’il a surclassé. Seul hic, le « puncheur du Walo » a décidé de ne pas en découdre avec le colosse de l’écurie Mbour, pour des raisons qu’il ne compte pas dévoiler publiquement. En clair, il ne va pas passer par la porte d’entrée qu’est Bombardier, pour l’heure passage obligatoire pour monter sur le toit de la lutte.

« Je ne lutterai pas avec Bombardier. Il ne faut même pas que les gens se fatiguent là-dessus. C’est hors de question », a encore martelé avant-hier, le tombeur de Yékini juste après le combat. Fataliste, Lac de Guiers 2 est convaincu que si Dieu a décidé qu’il soit « roi des arènes », il le sera ; mais que jamais il n’affrontera le successeur de Balla Gaye 2 au fauteuil.

Par contre, il piaffe d’impatience d’en découdre avec tout lutteur ayant battu son homonyme, en attendant que l’occasion de conquérir le trône s’offre à lui telle un fruit mûr. Il a manifestement revêtu les habits d’un justicier. Yékini ne sera pas le seul à payer. « Ceux qui ont pris le dessus sur mon homonyme savent à quoi s’en tenir », lance le coéquipier d’Alioune Sèye 2, revanchard. Un défi lancé ouvertement à l’encontre de Gris Bordeaux, vainqueur en 2006 de Lac de Guiers 1. Après avoir envoyé à la retraite forcée le mentor Moustapha Guèye, dominé la saison passée, Papa Sow, le jeune lutteur de Guédiawaye n’en a pas fini avec Fass. Il veut maintenant faire rendre gorge le « troisième tigre de Fass » qui a eu le culot d’accrocher à son tableau de chasse son homonyme et entraîneur Lac de Guiers 1.

Gris Bordeaux, en ligne de mire
Reste à savoir si l’enfant de Thicky acceptera de relever le défi. Une victoire contre Modou Lô dimanche prochain, pourrait lui ouvrir les portes du patron Bombardier avec comme enjeu, le titre très convoité de « roi des arènes ». Et remettre à plus tard, le corps-à-corps avec Lac 2 qui de toute façon, s’impose. Tous deux pensionnaires du cercle restreint des « Vip », le poulain de Mbaye Guèye et le jeune athlète de Guédiawaye ne se sont toujours pas affrontés. Ensuite, comme Lac de Guiers 2, le porte-étendard de l’écurie Fass a lui aussi l’obligation de venger son mentor Tapha Guèye et son coéquipier Papa Sow. C’est même une question d’honneur.

Autant dire que les deux ténors ont pas mal de contentieux à régler.

Après Gris Bordeaux qui est sa priorité, Eumeu Sène figure sans doute, dans la ligne de mire de Lac de Guiers 2. A la suite d’une première confrontation sanctionnée d’un nul en 2010, le leader de l’écurie « Tay Shinger » avait réussi à prendre le dessus, sur le sociétaire de l’écurie Walo lors de leur dernier combat en 2013.

Le « diato » doit impérativement prendre sa revanche ne serait-ce que pour conforter davantage son statut de potentiel « roi des arènes ».

Eumeu Sène est-il prêt à lui accorder la revanche ? Pour l’instant, tout porte à croire que non. L’ex-numéro 2 de la Génération « Boul Faalé », vainqueur de Balla Gaye 2 en 2015, n’a jamais été si proche de son but, le fauteuil. Sa priorité reste donc Bombardier ; d’autant qu’un promoteur comme Aziz Ndiaye a dit son intérêt pour une affiche opposant les deux ténors. Après le B52, Eumeu pourrait envisager alors d’accorder une seconde chance au protégé de Mohamed Aly. Mais seulement après. Outre le chef de file de l’écurie Fass, Lac de Guiers 2 a deux autres contentieux à vider.

Ceux l’opposant notamment à Modou Lô et Balla Bèye 2 dit Baboye, auteur d’une brillante victoire sur Baye Mandione en mars dernier. Le premier l’avait tenu en échec, il y a quelques années ; alors que le chef de file de l’écurie halpulaar l’avait contraint à un combat sans verdict en 2009.

Ce ne sont donc pas les potentiels adversaires qui manquent.

Bien au contraire, Lac de Guiers 2 a l’embarras du choix. Fera-t-il le bon choix ?

Diégane SARR

Le chef de file de l’écurie Ndakaru a été battu hier, par Lac de Guiers 2. Un retour manqué qui pourrait définitivement mettre un terme à la carrière de Yékini, après plus de 20 ans passés dans l’arène.

Yékini a raté son retour. Il a perdu son face à face crucial contre le Guiers 2 hier, au stade Demba Diop. Le lutteur était resté 4 ans sans compétition. Toujours est-il que cette défaite contrastait avec l’assurance et la sérénité que le poulain de Robert Diouf affichait avant et pendant le combat. D’autant que, le chef de file de l’écurie Ndakaru avait réussi à toucher par des directs, le « puncheur du Walo », attentiste comme d’habitude. Sauf que cela n’a pas suffi pour avoir le dernier mot, face au lutteur de Guédiawaye qui en réalité, reculait pour mieux sauter. Ayant reçu l’avertissement verbal du jeune arbitre central Malick Ngom, les deux protagonistes décident d’en finir. Ils réussissent à s’agripper. Dans une position inconfortable, Yékini cherche désespérément à saisir le pagne de Lac de Guiers 2. Le « puncheur du Walo » conscient d’avoir tenu le bon bout, fait lui, tout, pour l’en empêcher tout en préparant sa contre-attaque, son registre de prédilection. Celle-ci ne tarde pas.

Alors que Yékini se débat toujours pour avoir un appui, le poulain de Mohamed Aly amorce un plaquage éclair qui sera fatal à l’enfant de Bassoul.

Lac 2 SedhiouLa technique est la même que le coéquipier de Abdou Diouf avait utilisée la saison passée, pour se défaire de Papa Sow. C’est sûr, Lac 2 excelle dans le plaquage. La chute du champion de Joal-Fadiouth ne souffre d’aucune équivoque. Comme le « Puma de Fass », Yékini qui n’a rien vu venir, s’affale de tout son poids. Il semble manifestement surpris, d’où son air hagard et sa mine de surprise. C’est la désolation dans son camp qui s’était fortement mobilisé pour accompagner son idole dans cette opération retour à hauts risques. Pendant ce temps, c’est la joie dans le camp de Guédiawaye. Lac de Guiers 2 l’a fait ! Ses nombreux supporters exultent. Il a battu avec la manière, le grand Yékini et vengé ses maîtres Mohamed Aly et Lac de Guiers 1 que l’ancien roi des arènes avait défaits, alors qu’il était au sommet de son art. Mission accomplie. Cette victoire annonce de belles perspectives pour le coéquipier d’Alioune Sèye n°2 qui peut désormais réclamer le « roi des arènes », Bombardier, prochaine destination de Lac 2. Ce dernier avait toujours écarté le Mbourois de sa route, sous prétexte qu’ils sont amis. Mais qui sait s’il ne va pas changer de discours.

Sédhiou en liesse après la victoire de son fils
Après la victoire de Lac 2 sur Yékini, les principales artères de Sédhiou, ville d’où le père du champion est originaire, ont été envahies par une foule en liesse malgré l’état boueux des rues suite à la pluie tombée toute l’après-midi. Même les adultes se sont mêlés à la foule pour partager la joie avec une jeunesse en délire. C’est par miracle d’ailleurs qu’on n’a pas enregistré d’accident. En voyant  ces conducteurs de Jakarta faire cabrer leur moto dans cette foule immense, on a des sueurs froides à cause des risques. Mouhamed Kouyaté, membre du Fans Club Lac 2, exprime toute sa joie : « Nous avons préparé ce combat comme il fallait. Nous avons consulté beaucoup de foyers religieux du Pakao et tous nous ont prédit la victoire. Yékini a essuyé deux défaites face à des lutteurs de Sédhiou. La première, c’était, on se le rappelle, devant Balla Gaye 2. Il est temps qu’il raccroche ». La procession a fait halte devant la maison du père de Papiss Demba Cissé. La danse fut plus endiablée devant cette belle maison construite par le footballeur international. La foule arrivée à la maison familiale de Lac 2 a trouvé sur place une foule plus compacte, les amis et parents du vainqueur de Yékini continuaient encore à égrener leur chapelet et ont préféré ne pas s’adresser à nous.

C’est le frère cadet de Lac 2, Kémo Cissé, qui a pu nous dire quelques mots  dans une ambiance extraordinaire. « Tout le Pakao a préparé ce combat, même la Guinée où Ansou Cissé, le nom  de Lac 2, a un fan’s club très dynamique », a-t-il indiqué. La fête s’est poursuivie jusque tard dans la nuit.

Malamine KAMARA

Yékini, une page s’est tournée !
Après quatre années sans compétition, Yékini avait à cœur de revenir en force dans l’arène. Il l’a répété tout au long de la préparation du combat. « Je veux ouvrir une nouvelle ère dans ma carrière ». C’est donc un pari manqué, vu le tournant de son face à face contre Lac de Guiers 2 qui l’a vu mordre la poussière, sans y opposer une farouche résistance. Avec cette deuxième défaite d’affilée, c’est une page qui semble se tourner pour de bon. Ceux qui espéraient encore un possible retour gagnant de l’ancien des arènes, dans la foulée de sa chute historique contre Balla Gaye 2 en 2012, ont définitivement déchanté. Yékini, c’est maintenant fini !

Après plus de 20 années passées dans l’arène, l’heure est venue de dire adieu à la lutte ; au risque d’écorner son reluisant palmarès riche de 20 victoires contre seulement deux défaites. A moins de vouloir privilégier l’argent et suivre les traces du redoutable « businessman » Mohamed Ndao dit Tyson qui n’a plus gagné depuis 2004. A 44 ans, c’est-à-dire à un 1 an de la retraite, l’enfant de Bassoul n’a presque plus d’avenir dans l’arène ; encore moins de chances de reconquérir le trône. Il faut donc sauver ce qui peut encore l’être : son palmarès et son image. Le moment de jubiler est arrivé. De lui, l’histoire retiendra qu’il fut le plus grand lutteur de ces 50 dernières années. Plusieurs fois champion de la CEDEAO, champion d’Afrique, Yékini a aussi été le seul athlète à avoir passé 15 années d’invincibilité.

Lignes libres : La « nouvelle ère » que Yékini n’attendait pas
Yekini Fin« Une nouvelle ère dans (sa) carrière » ! Voilà ce que Yékini entendait amorcer au lendemain de son combat face à Lac 2. Et dans sa tête, c’était surement pour un nouveau départ vers les premières loges de l’arène où il a trôné pendant une quinzaine d’années.

Ou peut-être pour une sortie en apothéose avec une belle victoire, histoire de démontrer que les grands champions ne meurent jamais. Mais ce matin, il doit se rendre compte que pendant qu’il ruminait sa première grosse déconvenue, en 2012, devant Balla Gaye 2, le « cousin » de son tombeur d’hier, la marche de la lutte sénégalaise s’est inexorablement poursuivie. Battu hier à plate couture par son adversaire du jour, il n’a été que l’ombre du superbe lutteur qu’il a été, depuis ses débuts dans les « mbapattes » jusqu’à son premier échec face au fils aîné de Double Less, en passant par son passage en équipe nationale.

Lac 2 avait donc raison de réclamer à cor et à cri ce face-à-face. Le mythe a été une première fois écorné, il y a quatre ans. Il est désormais banalisé. L’ancien « roi des arènes » doit aujourd’hui se résoudre à ranger définitivement son « nguimb », s’il ne veut pas continuer sa dégringolade dans la hiérarchie de l’arène. De plus en plus de seconds couteaux auront désormais l’outrecuidance de lui réclamer une chance de se relancer. Et comme les adversaires de Yékini ne se présentent plus dans le cercle de vérité, les jambes flageolantes, il lui faudra encore plus de courage, d’efforts et de sacrifice pour retrouver sa splendeur d’antan. Encore que cela pourrait ne plus suffire…

Yékini qui a toujours clamé « ne connaître que la victoire », ne s’attendait certainement pas à vivre une « nouvelle ère » faite de doutes et de questionnements. Ce sera certainement son quotidien jusqu’à ce qu’il se décide à se prononcer sur son avenir. Et, fier comme il est, on le voit mal s’éterniser dans l’arène au risque de servir d’escalier aux jeunots ou de noircir son impressionnant palmarès. A moins que l’appel de l’argent soit le plus fort, comme pour certains ténors qui, au crépuscule de leur carrière, pensaient plus aux cachets à percevoir qu’au pedigree à soigner. Mais, une aussi triste fin de carrière, on doute que le superbe champion que reste Yékini se la permette.

B. Khalifa NDIAYE

Baye Mandione le chef de file de l’écurie Thiaroye Geum Sa Bopp et King-Kong de l’écurie Fass ont livré hier au stade Demba Diop l’avant-dernier combat du jour. Et ils ont joué la carte de la prudence tout au long de la confrontation. Plus expérimenté, Baye Mandione n’a pas voulu vendanger son combat, lui qui revient d’un revers contre Baboye à Kaolack. Un premier nul dans son parcours, la patience ne fait pas partie du vocabulaire du lutteur de Thiaroye. Hier, il a dirigé le combat face à un King-Kong également pas pressé d’en finir.

Les deux adversaires ont ainsi épuisé le premier round sans même prendre de risque. Ils ont reconduit le même scénario lors du deuxième round, devant un public impatient de passer au choc Yékini-Lac 2. Cependant, le « fou de Thiaroye Geum Sa Bopp » se réveille lors de la prolongation, impose la bagarre et tente de déstabiliser son adversaire toujours attentiste. Comme d’habitude King-King n’attaque pas, et reste sur ses gardes. Malgré ses efforts Baye Mandione ne trouve pas la clé de la victoire et se contente d’un nul. Pour les combats préliminaires, Body de l’écurie Sénégambie a battu Thiatou Eumeu de l’école de lutte Boy Niang. Mbaye Gouy Gui de l’écurie Bada Dione a été plus fort qu’Iba Mécanicien de l’écurie Pikine Falaye Baldé.

Cheikhou bou Walo a terrassé dans la douleur Zorro de l’écurie Kham Sa Thiossane. Bounama de l’écurie Kay Bakhe n’a vu que du feu devant Bébé Saloum 2 de Sakou Xam-Xam. Ablaye Diop de l’écurie Yoff a d’une prise extraordinaire battu Less 3 de l’école de lutte Double Less. Fils de Balla de l’école de lutte du même nom et Boy Séye 2 l’école de lutte du même nom également ont été disqualifiés pour avoir livré un combat insipide durant 2 rounds. Ndongo Lo de l’écurie Sa Ndiambour a séduit le public en tenant en échec un lutteur plus costaud que lui, Ndigueul de l’école de lutte Balla Gaye. Sokh de l’école de lutte Kham Sa Thiossane n’a pas pu prendre la revanche de son grand-frère Jet Lee sur Laye Pitagor de Rock Energie, qui l’a dominé en moins d’une minute.

Par Diégane SARR & Absa NDONG

Après des mois de préparation, de shows, de joutes verbales, Yékini et Lac de Guiers 2 vont enfin pouvoir en découdre ce dimanche au stade Demba Diop. L’ancien « roi des arènes » entend renouer avec le succès ; alors que son jeune adversaire compte poursuivre sa route vers le sommet de l’arène. Un choc d’ambitions !

L’ancien « roi des arènes », Yékini et Lac de Guiers 2 s’affrontent demain, au stade Demba Diop. Le combat ficelé par les promoteurs Gaston Mbengue et Aziz Ndiaye présente un enjeu important pour chacun des deux protagonistes, mis à part le « Trophée de l’Emergence » mis en jeu par les organisateurs. Battu lors de sa dernière sortie par Balla Gaye 2 de Guédiawaye, le lutteur de Bassoul est déterminé à renouer avec le succès. Tout au long de la préparation de l’affiche, il n’a cessé de dire sa volonté de revenir en force dans l’arène ; d’où son nouveau slogan « The real king is back ». Une victoire lui permettrait « d’ouvrir une nouvelle ère dans sa carrière ». Il pourrait, en cas d’un succès, envisager une sortie par la grande porte, après plus de 20 ans passés dans la lutte ou tenter de reconquérir le fauteuil. Inamovible « roi des arènes », le poulain de Mohamed Ndiaye dit Robert Diouf a perdu la couronne en 2012, à la suite de son revers historique concédé devant Balla Gaye 2.

Pour l’heure, la grande inconnue a trait à sa forme physique. Après quatre années sans combat, le vieux routier est-il toujours ce foudre-de-guerre bien connu des amateurs ? Ne risque-t-il pas de manquer de compétition voire de perdre ses repères face au « puncheur du Walo » ? Autant de questions qui auront leurs réponses demain. En face, Lac de Guiers 2 aura à cœur d’enregistrer une nouvelle grosse victoire après celle acquise la saison passée aux dépens de Papa Sow de l’écurie Fass. D’autant qu’un succès sur Yékini le rapprocherait davantage du trône, son objectif. Autre enjeu, le « puncheur du Walo » a l’obligation de venger ses maîtres Mohamed Aly et Lac de Guiers 1, tous deux défaits par le colosse de l’écurie Ndakaru. Enfin, pour avoir réclamé partout un face à face avec Yékini, Lac de Guiers 2 devra prouver qu’il est à la hauteur des nombreux défis lancés à son adversaire. Au risque de décevoir ses nombreux supporters qui le voient suivre les traces de son cousin Balla Gaye 2. Une défaite serait donc une mauvaise opération pour lui et pourrait mettre à mal son ambition de conquérir sous peu le trône.

Deux lutteurs qui se vouent une affection réciproque
Lac de Guiers 2 et Yékini ont-ils des atomes crochue ? Sans doute oui. Les deux ténors se vouent un respect voire une affection mutuelle, en dépit du combat qui les opposera demain. Lac de Guiers 2 a toujours rêvé d’en découdre avec son idole Yékini et ce dernier l’a toujours cité parmi ses potentiels adversaires. Les deux « gentlemen » se reconnaissent l’un pour l’autre des qualités de champion. Du fair-play ! Aussi, n’ont-ils pas cessé tout au long de la préparation, de se jeter des fleurs. Rien à avoir avec l’animosité qui accompagne souvent les chocs !

Encore moins, cette confrontation sulfureuse entre Yékini et Balla Gaye 2, il y a quatre ans, lors de laquelle, on aura tout entendu. Mais, avertit, Lac de Guiers 2, l’affection sera mise de côté le jour du combat. Le temps de vider le contentieux.

Au-delà de cette admiration réciproque qu’ils se vouent, le chef de l’écurie Ndakaru et le poulain de Mohamed Aly partagent pas mal de choses en commun. Ils ont chacun, une réputation de lutteur défensif. Ils ont chacun concédé une seule défaite et ont tous deux lutté avec Baboye et Moustapha Guèye.

Avis du technicien : Ambroise Sarr dans la peau des deux entraîneurs
Face à un lutteur défensif, spécialiste des contre-attaques, l’entraîneur national pense que Yékini ferait mieux de mimer la bagarre afin de faire réagir son adversaire et tenter de l’attraper. En revanche, Ambroise Sarr souligne que Lac de Guiers 2 devra mettre en avant sa jeunesse et ses qualités de cogneur. Ambroise Sarr s’est mis dans la peau des entraîneurs de Yékini et Lac de Guiers 2. L’entraîneur national de lutte conseillerait au sociétaire de l’écurie d’attaquer Lac de Guiers 2, tout en fermant sa garde. Il part du constat que Lac de Guiers 2 n’attaque pas, c’est un lutteur défensif qui préfère les contre-attaques. Donc, le seul moyen de le pousser à enclencher une action, c’est de le provoquer par la bagarre, tout en sachant qu’il réagira.

En réalité, il invite le lutteur de Joal-Fadiouth à une fausse bagarre, l’objectif étant de se saisir de son adversaire. « Quand Yékini attrape quelqu’un, il peut le battre de n’importe quelle façon ; c’est son point fort », rappelle l’entraîneur national. Il ajoute que le protégé de Katy Diop devrait opter pour un combat rapproché. En revanche, il pense que Lac de Guiers 2 doit mettre en avant sa jeunesse et la bagarre, pour pouvoir avoir le dernier mot. Il pense que le « puncheur du Walo » attendra comme d’habitude pour « tenter de faire une contre-attaque et trouver une ouverture. Comme lors de son face-à-face contre Papa Sow la saison passée ».

Par Diégane SARR

Adversaire de Lac de Guiers 2, le 24 juillet prochain, Yékini peut-il rebondir après trois années sans la moindre compétition ?

Manga 2, Abdou Diouf, Baboye : Ils ont réussi leur retour
L’ancien roi des arènes, Manga 2, Abdou Diouf et Baboye, après quelques années de pause, ont réussi leur retour dans l’arène. Si le premier avait volontairement quitté après avoir fait le vide autour de lui, les deux autres ont reculé pour mieux sauter.

Manga : Un retour sans partage !
L’ancien roi des arènes, Manga 2, est l’un des rares lutteurs à avoir volontairement pris sa retraite. Lui l’avait fait au début des années 1980 ; alors qu’il régnait en maître absolu dans Lancien roi des arènes Manga 2l’arène. Rien ne l’obligeait à anticiper sa retraite. Et il n’était pas non plus frappé par la limite d’âge comme c’est le cas pour l’écrasante majorité de ceux qui décident de quitter l’arène. « J’avais fait le vide autour de moi », dit avec fierté l’ancien porte-étendard de l’écurie sérère. Toutefois, Manga 2 revint sur sa décision quelques années après. Ne pouvant plus supporter les débâcles de ses parents sérères et la montée en puissance de Fass, il décide de nouer de nouveau son « ngimb ».

Son objectif ? Redonner des couleurs à l’écurie sérère en panne d’inspiration et venger son grand-frère Mohamed Ndiaye dit Robert Diouf qui a été battu par Ko par le grand rival Mbaye Guèye. Manga 2 réussit son retour en multipliant les succès ; au grand bonheur de ses proches. Et pendant près de 10 saisons consécutives, il fut de nouveau, l’impitoyable seigneur des arènes, balayant tout sur son passage. Jusqu’au jour fatidique où il perd sa couronne en faveur du jeune Mohamed Ndao dit Tyson. C’était en 1999.

Après deux décennies de règne sans partage, dans la lutte entrecoupée d’une brève pause, le seul vrai « roi des arènes » (puisque couronné au bout du seul tournoi expressément organisé avec ce titre comme enjeu) venait de passer le témoin à la jeune génération. Un mythe s’effondrait. Manga 2 réussit certes brillamment son retour, mais il n’eut jamais l’occasion d’en découdre ni avec Mbaye Guèye encore moins avec Moustapha Guèye pour venger son parent Robert Diouf.

Abdou Diouf : Un retour que personne n’attendait
Le lutteur AbdouDioufAprès une série noire de défaites, Abdou Diouf était parti aux Iles Canaries (Espagne) pour observer une pause. Le temps de faire une introspection et bien préparer son retour dans l’arène. En somme, il voulait reculer pour mieux sauter. Stratégie payante. En 2011, il revient au bercail au terme de trois années « d’exil », afin d’honorer son combat contre Pakala. Il bat contre toute attente et avec beaucoup de sérénité, le colosse mbourois. Preuve que le colosse lougatois a mûri. En 2012, il prit le dessus sur Bruce Lee, le « karatéka de Fass ».

Encore une nouvelle prouesse. L’année suivante, il confirme son nouvel état de forme en humiliant par Ko, le géant pikinois aux pieds d’argile, Thieck. Trois victoires d’affilée qui prouvent que le lutteur de l’écurie Walo avait bien raison de se rendre en Espagne. Il n’était pas là-bas pour faire du tourisme mais pour travailler. Et ses adversaires l’ont appris à leurs dépens. Aujourd’hui, le poulain de Mohamed Ali réclame les « Vip », à juste titre. Il sait qu’il a encore des choses à prouver ! Abdou Diouf est revenu de loin. Il y a quelques années, personne ne lui prédisait un avenir dans l’arène ; tant sa carrière battait de l’aile.

Balla Beye 2, les 7 vies de l’ex-ouragan !
Balla Beye 2Tel le chat, Balla Bèye 2 a plusieurs vies dans l’arène. Après quelques années dans l’arène, l’ex-ouragan de Pikine avait cédé aux sirènes de l’émigration en Europe.
A l’époque, l’argent ne coulait pas encore à flots dans l’arène ; et en Occident, il n’y avait pas encore la crise économique. Suffisant pour laisser tomber une carrière en dents de scie. Mais, à l’image de beaucoup d’autres jeunes, Baboye découvrit vite que l’Eldorado européen n’était qu’un miroir aux alouettes.

Il décida donc de revenir au bercail et de retourner à ses premières amours, la lutte, fin 90 et début 2000.
Rapidement, le courageux Baboye retrouve ses repères en alignant les prouesses les unes plus audacieuses que les autres. Des performances qui le propulsent dans la cour des ténors. Il bat Bombardier en 2006 dans un combat aux allures de David contre Goliath. En 2007, il fait douter le grand Yékini et est à deux doigts de le clouer au sol.
Mais le chef de file de l’écurie Ndakaru, dans un retournement extraordinaire, renverse la situation en sa faveur. En 2008, Balla Bèye surprend à nouveau son monde en prenant le dessus sur un autre ténor en l’occurrence Gris Bordeaux.

Battu par Balla Gaye 2 en 2010, il resta deux saisons sans combat.
Il rate son retour en 2013 lors du combat revanche contre Bombardier à Bercy. Le B 52 a retenu la leçon. Mais ce n’est que partie remise. Trois ans après cette défaite, il revint à nouveau en force en remportant brillamment son face-à-face contre Baye Mandione. Balla Bèye 2, le roi des retours !

Tyson, le loser
TysonVoilà 12 ans maintenant que Tyson n’a plus gagné un combat de lutte. Depuis son retour gagnant contre Moustapha Guèye 2 en 2004, l’enfant de Ndangane Kaolack enchaîne les défaites, soit 5 au total en autant de confrontations. C’est à croire que le tombeur de Manga 2 a perdu tous ses repères. Dernière défaite en date, celle concédée la saison passée face à Gris Bordeaux. Aujourd’hui, tout porte à croire que Tyson ne parviendra jamais à relancer sa carrière ou à sortir par la grande porte.
Auteur d’une année blanche, il voit ses chances de retrouver le sommet de la lutte s’amenuiser davantage.

Par Diégane SARR

Les populations de Guédiawaye et Golf-Sud ont réitéré leur soutien indéfectible hier, à Sa Thiès qui affrontera Sitteu le 30 juillet. Le fils de Double Less, chauffé à blanc par cette forte mobilisation, est déterminé à battre son adversaire et poursuivre son chemin.

Bataille de popularité entre Sitteu et Sa Thiès, en attendant celle des muscles prévue le 30 juillet ! Après le raz de marée que le « phénomène de Lansar » a drainé avant-hier dans son terrain de Diamaguène, c’est au tour du fils de Double Less de démontrer que lui aussi savait compter sur les siens. Hier, le vaste terrain sablonneux de son fief, Golf Sud, semblait trop exigu pour contenir la foule d’inconditionnels venue lui réitérer soutien et fidélité.

A Guédiawaye, les supporters de Sa Thiès jubilent déjà, sûrs et certains de la victoire de leur idole. « Gagner rek (Rien que la victoire Ndlr) ! », lâche un de ses accompagnants. L’ambiance est à la fête. La colonie casamançaise est fortement mobilisée pour accompagner son fils ; de même que les supporters d’Allez Casa.

Les « kankourang » défilent à côté de femmes vêtues de pagnes tissés, chantant et dansant. On se croirait dans le bois sacré, au fin fond de la Casamance. Le grand-frère, Balla Gaye 2, donne le ton. Dans une frénésie totale, il se laisse aller à une démonstration digne d’un ancien « roi des arènes ». Sa Thiès est aux anges. L’assurance se lit sur son visage ensablé et trempé de sueur. Avec ses affidés, il gratifie le public de pas de danse endiablés, répétition générale de la chorégraphie qu’il compte présenter le jour du face-à-face. Gagneur dans l’âme, il envisage de marcher sur son adversaire. La manière de chuter du « phénomène » lui importe peu. L’essentiel est qu’il le domine « par Ko ou par une prouesse technique ». Il ne veut pas perdre de temps face à Sitteu. « Mon objectif est de battre mon adversaire et de poursuivre mon chemin », réaffirme-t-il.

Il demande à Sitteu de laisser tranquille Double Less et Balla Gaye 2. « Ces deux-là n’ont rien à voir avec lui. Le face-à-face c’est entre nous deux », martèle-t-il.
Le ton est donné…

Diégane SARR

Le maire de Sédhiou et directeur général du Cosec, Abdoulaye Diop, a reçu le lutteur Lac de Guiers 2, accompagné de son staff. Profitant de l’occasion, il a remis au fils de Sédhiou la somme de 500.000 FCfa pour l’aider à mieux préparer son combat contre le champion de l’écurie Ndakarou, Yékini. Très touché par le geste de son maire, Lac 2 a salué la disponibilité, la simplicité et la diligence avec lesquelles il l’a reçu. Par la voix de son manager, il a promis un soutien indéfectible à l’édile de la commune de Sédhiou dans toutes ses activités, surtout politiques. Dans la foulée, Kidiera et Traoré de l’Association culturelle des étudiants de Sédhiou (Aces) ont magnifié le geste de leur leader qui veut offrir en exemple aux jeunes la référence que constitue Lac 2 pour ses valeurs intrinsèques. M. Abdoulaye Diop a quant à lui loué les qualités de sérieux, de politesse qu’incarne le lutteur qui, dans le sillage des Balla Gaye 2, Papiss Demba Cissé, Sadio Mané, confirme s’il en était encore besoin, que Sédhiou est véritablement une terre de champions.

Sitteu, écurie lansar : « La préparation est terminée »
Sitteu, le « phénomène de Lansar » est prêt au combat ! Ayant reçu le soutien de tout Diamaguène, Thiaroye et Montagne, il entend marcher sur Sa Thiès le 30 juillet prochain. Peu lui Sitteuimporte les états de service de son adversaire ou son statut de fils et de frère de champions. Avec lui, pas de complexe.

En attendant le face à face devant l’opposer à Sa Thiès le 30 juillet prochain au stade Demba Diop, Sitteu a déjà réussi le pari de la mobilisation. Une première victoire sans doute. Hier, une marée humaine a pris d’assaut son terrain d’entrainement de Diamaguène pour communier avec lui, dans ce qui fut en réalité, une répétition générale avant le grand jour. Car comme il l’a fait remarquer, la préparation est maintenant terminée. Pour mieux vivre le spectacle, certains inconditionnels ont préféré monter sur les rebords du pont surplombant le site afin d’avoir une vue d’ensemble de la scène.

D’autres jeunes ont grimpé sur les toits de l’école attenante, faute de place. Dans l’enceinte, l’ambiance est surchauffée, survoltée. Un avant-gout certainement de ce que sera l’atmosphère le jour du combat. Le tambour-major et son équipe de batteurs se lâchent. Les rythmes se succèdent. Sitteu et ses accompagnants enflamment la foule grâce à leur belle chorégraphie et leurs pas de danse endiablés.

Mais le poulain de Marx Mbargane n’a pas fait que bien danser. Le phénomène de Lansar a révélé une nouvelle facette qu’on ne lui connaissait pas jusque-là : celle d’un chanteur. Même s’il lui faudra beaucoup de répétitions, de corrections pour avoir la voix. Bref, la fête fut belle en attendant le jour-j. Manifestement en forme, le visage ruisselant de sueur, le coéquipier du Pr Tidiane Faye est comblé.

Il est sur les nuages. Les supporters ont rempli leur contrat. Lui aussi entend être à la hauteur et s’est dit fin prêt pour honorer avec la manière, son rendez-vous tant attendu du 30 juillet. Comme son oncle Yékini, il affirme ne croire qu’en la victoire. C’est un gagneur et il compte le rester. Même devant le fils de l’ancienne gloire Double Less et petit-frère de l’ancien roi des arènes Balla Gaye 2.

Il ne nourrit aucun complexe devant son adversaire né dans une famille de grands champions. Sitteu reconnait néanmoins à Sa Thiès « beaucoup, beaucoup de qualités » mais pas au point de lui envier quoi que ce soit. Surtout pas ses états de services.

« J’ai disputé 14 combats. Lui n’en a livrés que 12. Il n’a pas non plus obtenu plus de victoires que moi », compare le lutteur de Lansar. Pour avoir le dernier mot sur le fils de Double Less, il souligne n’avoir négligé aucun aspect. « C’est de lutte avec frappe qu’il est question. Cela veut dire qu’on s’est préparé aussi bien à la boxe qu’à la lutte pure et dure », martèle-t-il. En bon talibé, il n’a cessé de faire les éloges de Serigne Touba en attendant la nuit de remerciements qu’il entend lui consacrer.

« Je pense d’ailleurs plus à cet évènement qu’au combat», dixit Sitteu, toujours avec l’esprit taquin qui le caractérise. Que voulez-vous ? Quand on a le soutien de tout Diamaguène, Thiaroye, Montagne pour ne citer que ces quartiers populaires, on ne part pas au combat le moral au fond des chaussettes. Au contraire, on se sent dépositaire d’une force irrésistible, à même de soulever des montagnes. Et le 30 juillet, il fera tout pour rendre à ses supporters la monnaie de leur pièce. Reste à savoir si Sa Thiès lui en donnera l’occasion.

Diégane SARR

 

 

Le président du Cng, Alioune Sarr, a tenu une conférence de presse, comme à l’accoutumée, dimanche dernier, pour évoquer la 17ème édition du drapeau du chef de l’Etat. Selon lui, la capitale du Ndoucoumane a relevé le défi de l’organisation. Ce qui devrait donner des idées aux autres régions, afin de créer des déclics.

Kaffrine : Face à la presse dimanche au dernier jour des compétitions, le Dr Alioune Sarr a tenu à préciser d’emblée que si Kaffrine avait été choisie pour abriter la 17ème édition du Drapeau du chef de l’Etat de lutte, c’est simplement parce que la capitale du Ndoucoumane « avait le meilleur profil. Surtout de par l’engagement de ses autorités administratives, politiques et sportives ». Pour le président du CNG de lutte « si pour développer notre pays on doit attendre que toutes les zones répondent à une structure nationale, nous ne ferons pas grand-chose ». D’où, la nécessité, selon lui, « d’aller vers les régions surtout les plus jeunes, pour essayer, à partir d’un événement comme celui-ci, de créer des déclics et émulations ».

Et pour lui, puisque, d’une part « la population et les autorités ont répondu présentes » et d’autre part « nous avons assisté à des compétitions avec moins de contestations et un peu plus de discipline presque à tous les niveaux », le but poursuivi a été atteint. Cela, même sans la présence d’une chaine de télé pour diffuser l’évènement pour n’avoir trouvé d’accord avec aucune. Et d’une bonne partie de la presse nationale qui, d’après Alioune Sarr « a pour mission de faire son travail » sans qu’on ait besoin d’aller la chercher pour cela.

S’il s’est félicité de la présence de « ceux qui sont intéressés », il a dit respecter « le choix de ceux qui ne le sont pas ». Autre chose dont le président du CNG de lutte s’est réjoui, c’est qu’au plan financier « le ministère des Sports (ait) fait un effort par rapport à la subvention de l’année dernière ». Ce qui a permis aux organisateurs de « faire face aux dépenses les plus importantes pour cette 17ème édition du drapeau du chef de l’Etat ». 

Se prononçant plus généralement sur la marche de l’arène sénégalaise, le Dr Alioune Sarr est revenu sur le cas Rocky Balboa. Selon le président du CNG, ce dernier « est inconnu au bataillon de la lutte sénégalaise et de la lutte internationale ». Pour lui qui a été vice-président de la Confédération africaine de lutte et président de la commission chargée de la Lutte à la fédération internationale, Balboa « n’est connu dans aucune (des) formes de lutte » que sont celles traditionnelle et olympique voire même le beach-wrestling ou lutte de plage où Isabelle Sambou est championne du monde.

Toutes choses qui ont fait que lorsque, il y a quelques années, le promoteur Aziz Ndiaye avait agité l’idée d’un combat Rocky Balboa – Balla Gaye 2, le CNG s’y était opposé. Tout comme, il y a quelques mois lorsque des « tailleurs dits professionnels et de la diaspora » ont remis le dossier Balboa sur la table, « nous avons dit non  et de façon catégorique ». Parce que, selon le Dr Sarr, « en sport en général, il y a des logiques et des règles. Plus particulièrement à la lutte » où « celui qui s’immisce ne peut pas débarquer et prétendre s’attaquer au sommet ». Pour clore définitivement ( ?) le débat, la personne morale de la lutte sénégalaise a proposé que Rocky Balboa « fasse ses preuves, et peut-être qu’un jour, naturellement, il pourra affronter les champions ». 

Absa NDONG (Envoyée spéciale)

L’équipe de Fatick a remporté la 17ème édition du drapeau du chef de l’Etat de lutte, hier au stade de Kaffrine. Les champions en titre ont battu l’équipe de Kaffrine (4-1) à l’issue de la finale.

Kaffrine : La confrontation finale de la 17ème édition du Drapeau du chef de l’Etat de lutte entre Kaffrine et Fatick n’a pas été facile hier, lors de la dernière journée. Pour cause, les deux équipes s’étaient rencontrées l’année dernière en finale au stade Mbasséne Séne de Fatick. Battus par les Fatickois (5-0), les Kaffrinois voulaient laver l’affront à domicile ; alors le face-à-face a tenu toutes ses promesses. Déjà mis à rude épreuve vendredi par l’équipe de Thiès, en demi-finales, les champions en titre savaient à quoi s’en tenir face aux dangereux challengers kaffrinois. Cheikh Ndiaye (66 kg) de Fatick appelé à disputer la première affiche a été méconnaissable face à Mbar Diouf (66 kg) qui l’a harcelé dès le coup de sifflet de l’arbitre pour tenter de le déstabiliser.

Le champion d’Afrique essaie de contenir les attaques au dépourvu, mais son adversaire finit par le ceinturer avant de clouer au sol. La chute est limpide, et dans les tribunes, c’est l’hystérie totale. Mbar Diouf offre à Kaffrine sa première victoire. Mais la contre-performance d’Ousseynou Tine (76 kg) de Kaffrine devant Omar Diouané de Fatick a vite relancé la course au sacre et réinstallé le suspense.

Le champion d’Afrique Cheikh Tidiane Niang (86 kg) de Fatick redonne l’avantage à ses coéquipiers, en prenant le dessus sur Salmone Faye. Cette victoire permet d’ailleurs à l’équipe de Fatick de remporter la finale car le lutteur de la catégorie des 120 kg de Kaffrine a été éliminé lors de la séance de pesée pour avoir dépassé de 2 kg le poids autorisé. D’ailleurs, pas très en forme, Mamadi Ndiaye (100 kg) de Kaffrine a laissé son adversaire de Fatick, Moussa Diop, le battre facilement. Avec cette victoire, les Fatickois conservent leur titre de vainqueurs du drapeau du chef de l’Etat et confirment plus que jamais leur suprématie dans cette épreuve.
On notera toutefois que les régions de Thiès (3ème) et de Diourbel (4ème) ont créé la surprise et bouté des premières loges Kaolack et Tamba, respectivement troisième et quatrième l’année dernière.

Individuel : Reug-Reug sur le trône des 120 kg !
Emile Francois LuttePhénoménal Reug-Reug ! Le représentant de la région de Dakar dans la catégorie des 120 kg a raflé tout sur son passage en individuel avant de s’imposer lors de la finale où il a battu Emile François Gomis de Diourbel, un autre lutteur populaire et respecté dans le milieu de la lutte sans frappe.

Mais, ce dernier, cependant, n’a pas pu contenir les assauts d’Omar Kane allias Reug-Reug, qui d’une prise, l’a contraint à se mettre sur ses quatre appuis. Les amateurs de lutte de la région de Kaffrine ont d’ailleurs jubilé après cette belle victoire du phénomène de la lutte traditionnelle. A noter que Reug-Reug n’a enregistré aucun revers durant les compétitions.

Dans les autres catégories, chez les 66 kg, Abdou Mbaye de Tamba a battu Cheikh Ndiaye de Fatick lors de la finale en individuel. Abdoulaye Ngning de la région de Thiès a remporté la médaille d’or devant Ibrahima Diarra de Louga en 76 kg. Pour les 86 kg, Mamadou Sarr Diop de Diourbel s’est imposé devant le très expérimenté Adama Diouf de Kaolack et remporté la médaille d’or.

Alioune Badara Diop alias Zambla de Dakar a difficilement remporté sa finale contre Mamadou Moustapha Sène de la région de Thiès.

Il s’en, en effet, tiré sur décision arbitrale.

Abdoulaye Wilane, maire de Kaffrine : « Nous avons montré aux autres régions que c’est possible ! »
Abdoulaye Willane MaireLe maire de Kaffrine, Abdoulaye Wilane, est très enthousiaste d’accueillir la 17ème édition du drapeau du chef de l’Etat de lutte dans sa localité. Ancien pratiquant et amateur de lutte, il a suivi de près les compétitions et les équipes venues des 14 régions. M. Wilane, par ailleurs porte-parole du Parti socialiste, soutient que Kaffrine a montré aux autres régions que c’est possible d’organiser cette grande compétition nationale de lutte.

« Qu’est-ce que cela vous fait, en tant que maire de Kaffrine, de voir votre ville abriter la 17ème édition du drapeau du chef de l’Etat ?
La 17ème édition à Kaffrine se tient un peu plus d’un an après le Conseil des ministres délocalisé qui avait eu pour cadre l’hôtel de ville que j’ai réalisé en tant que maire. Et cette édition a lieu dans ce stade, malgré son âge, avec le lustre que lui a donné la mairie. J’ai pu abriter cette 17ème édition parce que les habitants de Kaffrine m’ont fait confiance.

Parce qu’également le président de la République a décidé de continuer, chaque année, à accompagner la lutte traditionnelle à travers ce drapeau. Mais Macky Sall a simplement une volonté politique et des moyens qu’il met à la disposition des organisateurs. Il a fallu le dynamisme, l’engagement, le professionnalisme du président Alioune Sarr et du Cng qui encadrent la lutte traditionnelle, préservent les principes et les valeurs de la lutte gréco-romaine, encouragent, développent et modernisent la lutte avec frappe en y mettant une dose de professionnalisme et d’éthique.

Le tout sans délaisser ce qui fait le charme de la lutte à savoir son aspect socioculturel et mystique. Il fallait relever les défis de l’organisation, de la mobilisation, de l’hébergement des invités, des acteurs et de la participation. Car en matière de sport, ce qui est important, c’est la participation et l’esprit fair-play.

Cette année-ci encore nous nous sommes retrouvés avec Fatick en finale d’équipes. En plus, nous avons montré aux autres régions que c’est possible, parce que nous l’avons voulu. Il revient aux autres de nous donner une note mais nous, nous leur avons donné ce que nous avions de très fort, c’est-à-dire notre volonté, l’engagement et le plaisir de leur servir avec le cœur. Nous avons fait ce qui était humainement possible.

En définitive, êtes-vous satisfait de l’organisation et de la mobilisation ?
Jusqu’à ce que les participants rentrent chez eux, et nous appellent pour nous dire ce fut bien, beau et sportif, nous ne nous voyons pas satisfaits. Je peux vous dire que durant la semaine qui a précédé la compétition, je n’ai pas assez dormi, parce que j’avais envie que ceux qui viennent à Kaffrine soient dans les conditions meilleures même si je sais qu’il y a un déficit infrastructurel. Pour une jeune région comme la nôtre, il n’y a pas beaucoup d’hôtels. On a recensé plus d’une dizaine de maisons pour y abriter les délégations.

Nous avons mis à contribution l’association du Sine pour qu’elle accueille les lutteurs de Fatick. Nous avons demandé à celles du Fouta, de Thiès, Saint-Louis, Tamba, Ziguinchor d’accueillir les gens de chez eux. Nous avons fait ce que nous avons pu et, loin de moi, de penser que les choses sont bonnes. La lutte est avant tout une école d’humilité et d’effort. En plus d’être un art et une école, c’est un levier économique. C’est également un facteur de cohésion, de communion.

Vous êtes maire mais également amateur de lutte…
(Il coupe) Je suis pratiquant de lutte à mes heures perdues. Car d’abord dans le « daara » puis dans les quartiers ici, à la fin de chaque campagne hivernale, lorsque nous goûtions à la première moisson de mil, nous organisions des « mbappates ». On allait de village à village pour lutter. Evidemment, les plus jeunes, chétifs comme moi, amusaient la galerie avant les compétitions sérieuses. On m’appelait d’ailleurs « danma ndank » parce que je demandais toujours à mes adversaires de me terrasser doucement (rire). 

Concernant les infrastructures sportives à Kaffrine, quels sont vos réalisations et projets ?
Bien qu’artiste, je n’aime pas danser plus vite que la musique. Je sais que le chef de l’Etat a inscrit dans le budget de cette année, et acquis un financement pour cela, la réalisation d’un deuxième stade dans la commune de Kaffrine, qu’on appellera Stade régional. Certains voulaient que le stade municipal soit rénové avec l’argent prévu, mais je n’étais pas de cet avis.

Le nouveau stade régional, avec l’apport des Chinois, sera un stade multifonctionnel. On y pratiquera du basket, du hand-ball, il peut même y avoir une piscine olympique et une salle de spectacles, plus maintenant le terrain de football. Ainsi, nous aurons deux stades. Si plus tard, le Sénégal devra abriter une Can, je pense que ce sera une bonne chose d’avoir un deuxième stade ici à Kaffrine.

De nos envoyés spéciaux : Absa NDONG (textes)
et Abdoulaye MBODJI (photos)

Kaffrine : L’édition 2016 du drapeau du chef de l’Etat de lutte simple a démarré hier à 17 heures à Kaffrine qui sera, jusqu’à dimanche, la capitale de la lutte traditionnelle. Et son stade municipal sera, pour l’occasion, transformé en immense arène nationale. Mais, comme d’habitude, elle a été précédée de l’étape de la pesée et de la visite médicale afin de vérifier le poids des lutteurs et leur état de santé. Cinq catégories vont participer à cette compétition, soit trois en légers (76 kg, 76 kg, 86 kg) et deux en lourds (100 kg et 120 kg). Et lors de la pesée hier au Cdeps, seul un lutteur de la catégorie des 120 kg a été retenu. Le poids lourd de la région de Kaffrine s’est présenté avec 2 kg de plus que la norme. D’après Abdou Badji, directeur technique national, seule une tolérance de 500 g pouvait être acceptée. En fait, le problème des poids a été au cœur des débats hier matin lors des séances de visite médicale et de la pesée. Les représentants des 14 régions présentes en ont longtemps débattu. Certains ont ainsi plaidé pour une tolérance de poids de 500 g à 1 kg afin de permettre aux recalés de pouvoir participer à la compétition, tandis que d’autres ont exigé le respect strict du règlement. Pour trancher définitivement la question, Abdou Badji a déclaré à l’assistance que seul un « excédent » de 500 g sera toléré. « On n’a pas besoin de communication, tout le monde connaît le règlement. Ils savent que pour participer à une compétition, il y a des choses à respecter. C’est maintenant aux présidents de Crg et aux techniciens de faire le travail de sensibilisation. Ce n’est pas au moment des compétitions qu’il faut revenir sur les poids et autres. Par dignité, les gens devraient éviter de poser ce débat-là. Chaque année, c’est le même problème », a-t-il fait savoir. Le Dtn a dit souhaiter qu’à travers ce drapeau du chef de l’Etat, il aimerait voir émerger des lutteurs qui seront sélectionnables en équipe nationale. « Maintenant, si on est pas capable de respecter les principes élémentaires du règlement, il va de soi que ça pose problème. Car cela va handicaper les lutteurs de même que les équipes nationales ». Concernant la visite médicale, un seul lutteur a été déclaré inapte : le 76 kg de la région de Saint-Louis est hypertendu et selon le Professeur Raymond Diouf, sa tension ne lui permet pas de lutter lors de cette compétition.

Finale par équipes : Fatick-Kaffrine le remake de l’année dernière !
  Kaffrine : La région de Fatick détentrice du drapeau du chef de l’Etat est bien partie pour se succéder à elle-même. Après avoir gagné ses deux sorties dans la poule A Ziguinchor et les Dakar, les Fatickois ont écarté Thiès hier soir en demi-finale. Et demain, ils feront face en finale, au stade Kaffrine, aux  Kaffrinois locaux, vainqueurs de Diourbel en demi-finale. Ces deux équipes se connaissent bien vu qu’elles se sont rencontrées en finale l’année dernière lors de la 16ème édition disputée à Fatick. Une revanche à prendre pour Kaffrine qui avait été battue. Concernant le classement, dans la poule A, la région de Fatick est première, suivie de Dakar et de Ziguinchor. Dans la poule B Kaffrine est en tête, Matam deuxième et Louga troisième. Pour la C, Thiès est 1er devant  Kolda et Kaolack. Et enfin Diourbel est classée première dans la poule B, devant Tamba, Kédougou et Saint-Louis.

La compétition par équipes sans Sédhiou

Sédhiou n’a pas participé à la compétition par équipe hier au stade de Kaffrine. En effet, cette région qui avait déclaré au départ quatre lutteurs s’est retrouvée avec seulement deux lors de la pesée et de la visite médicale. En effet, si l’un a été éliminé à la pesée, l’autre ne s’est tout simplement pas présenté. Et dans le règlement, il est stipulé que pour participer à la compétition par équipes, il faut, au moins, trois lutteurs. Cependant, la région de Sédhiou elle pourra participer, ce samedi, aux individuels. Pour la compétition par équipes, quatre poules ont été confectionnées en fonction des têtes de série que sont les quatre premières équipes de l’année dernière, en l’occurrence Fatick, Kaffrine, Kaolack et Tamba.
La poule A comprend Fatick, Ziguinchor et Dakar, la poule B, Kaffrine, Louga et Matam, la poule C Kaolack, Kolda et Thiès et la poule D, Tamba, Diourbel, Kédougou et Saint-Louis. Il est prévu de faire des demi-finales croisées afin de connaître les deux finalistes du dimanche. La compétition en éliminatoire directe dans les catégories de poids est prévue ce samedi.

Une cérémonie d’ouverture riche en sons
  La cérémonie d’ouverture de la 17ème édition du drapeau du chef de l’Etat hier au stade de Kaffrine a été riche en sons. En effet la grande diva Mbayé Ndép, la talentueuse Fatou Guéye et le tambour major Babou Nogm ont assuré l’ambiance devant un public déchainé. Les lutteurs en ont profité  pour montrer leur talent en matière de danse traditionnelle. C’est en présence cependant du gouverneur de la région de Kaffrine Guédj Diouf, du maire Abdoulaye Wilane, du président du Cng Alioune Sarr entre autres autorités que les compétitions ont eu lieu. Le maire de la ville a profité de l’occasion pour remercier le président de la République qui, d’après lui, œuvre pour hisser à un niveau jamais égalé le drapeau du chef d’Etat.  

Reug Reug, la star
  Omar Kane plus alias Reug Reug a compéti pour la région de Dakar. Le phénomène de la lutte traditionnelle et champion d’Afrique a retenu l’attention du public lors de sa première sortie contre Moussa Diop de Fatick (120 kg). Egal à lui-même, il a étalé tout son savoir-faire. Le poids lourd de Fatick s’est cependant débattu jusqu’à épuisement avant de céder face à la force physique de Reug Reug. Ce dernier est très attendu ce samedi lors de la compétition en individuel. 

De nos envoyés spéciaux Absa NDONG (Textes) et Abdoulaye MBODJ (Photos)

En « open press » hier, dans son repaire à la Médina, Yékini a dit son souhait de commencer une nouvelle ère le 24 juillet prochain, à l’issue de son face- à-face avec Lac de Guiers 2. Mettra-t-il fin à sa carrière ? Compte-t-il reconquérir le trône ? Tout dépendra, selon lui, de l’issue de cette sortie mais aussi des promoteurs. Fait nouveau, le gagneur, sûr de lui, agressif, a mis du « bissap » dans son discours.

Changement majeur de tonalité chez Yékini ! D’ordinaire agressif et prolixe, le chef de file de l’écurie Ndakaru a fait dans la langue de bois hier, face aux journalistes venus couvrir son « open press » en vue de son combat contre Lac de Guiers 2, le 24 juillet. « Il est avare en paroles », se plaint un confrère, peu satisfait des réponses laconiques de l’ancien « roi des arènes ». Ceux qui s’attendaient à un discours va-t-en-guerre ont déchanté et n’ont eu droit qu’à un os.

L’intéressé reconnaît lui-même avoir mis de l’eau dans sa communication après ses nombreux dérapages ayant marqué son face-à-face avec Balla Gaye 2. « Effectivement, j’ai revu ma communication parce que j’ai un staff qui m’aide dans ce sens. On n’est pas tout le temps obligé de réagir à certains propos », a-t-il expliqué.

Il a donc été très prudent laissant les reporters sur leur faim. « Je préfère ne pas commenter les déclarations de mon adversaire. Interrogez-moi plutôt sur ce que j’ai l’intention de faire », réagit-il à la question de savoir comment il voit l’ultimatum que lui a donné Lac de Guiers 2. Le « puncheur du Walo » a répété avant-hier, que Yékini avait 3 minutes pour attaquer ; sinon c’est lui-même qui irait le chercher.

Le protégé de Mohamed Ndiaye dit Robert Diouf entend se concentrer uniquement sur son objectif qui est « d’ouvrir une nouvelle ère au soir du 24 juillet » prochain après quatre années sans compétition. 

Qu’est-ce qui le fait encore courir après les nombreux titres remportés ? A-t-il l’intention de reconquérir le trône ? Va-t-il mettre fin à sa carrière à l’issue de sa prochaine sortie ? Autant de questions sans réponses. « Tout dépendra de l’issue de mon combat et des promoteurs », s’est-il contenté de dire.

Il pense que, comme il l’avait souhaité, son combat contre Lac de Guiers 2 sera un choc digne de ce nom. « Je suis convaincu que ce sera une affiche palpitante ; dans la mesure où elle mettra aux prises deux lutteurs ayant toujours honoré leur sortie », martèle le champion de Joal-Fadiouth avec sérénité. Contrairement à son assurance habituelle, il s’est gardé cette fois, de faire dans le triomphalisme. « Je souhaite remporter cette affiche », affirme-t-il. Fini les déclarations incendiaires ! L’homme s’est assagi. Normal après tout ce qu’il a incarné en deux décennies de carrière et surtout après sa surprenante chute, il y a quatre années de cela.

Il faut maintenant essayer de sortir par la grande porte et cela passe également par une bonne communication et un discours responsable. Elégance et parallélisme des formes, Yékini a retourné l’ascenseur au poulain de Mohamed Ali qui lui reconnaissait avant-hier, ses mérites et ses qualités de grand champion. « Lac de Guiers 2 est un lutteur sérieux.

Et c’est la raison pour laquelle je l’ai toujours cité parmi mes potentiels adversaires », a-t-il indiqué. Qui disait que les deux ténors se vouaient une affection réciproque ? Concernant son état de santé, Yékini a laissé entendre qu’il se porte désormais comme un charme. Il touche du bois. « Je me suis soigné et je ne ressens plus rien.

Si j’avais senti le moindre bobo, j’allais me désister », a-t-il poursuivi. Il a rappelé que contre Balla Gaye 2, il ne savait pas au début de quoi il souffrait et c’est pourquoi il ne pouvait pas revenir sur son engagement.

Diégane SARR

L’équipe de Fatick sera encore la sélection à battre au Drapeau du chef de l’Etat dont les hostilités démarrent cet après-midi au stade municipal de Kaffrine. Malheureux finaliste l’année dernière, Kaffrine pourra compter sur son public pour essayer de remporter son premier trophée. Thiès, Diourbel et Kaolack font également office de sérieux challengers.

Le Drapeau du chef de l’Etat de lutte simple démarre cet après-midi. Une fois de plus, l’équipe de Fatick devrait mettre à contribution son expérience pour tirer son épingle du jeu, en plus de pouvoir compter sur de bons éléments. Thiès, Diourbel et Kaolack, des régions de lutte feront office de challengers. Malheureux finaliste la saison passée, la sélection de Kaffrine aura à cœur de remporter son premier trophée. Ce tournoi met en lice les 14 régions du Sénégal. Chaque sélection dispose de 5 athlètes qui combattront dans cinq catégories différentes notamment les 66, 76, 86, 100, et 120 kg. En plus du tournoi par équipes, il y aura également le championnat individuel par catégories.

Les favoris dans cette épreuve ne sont autres que les pensionnaires de l’équipe nationale qui ont remporté haut la main le Tournoi de lutte africaine de la Cedeao qui s’est déroulé cette saison à Dosso au Niger. Il s’agit notamment de Moussa Faye (66kg), Cheikh Tidiane Niang, de « Reug Reug » (120kg), d’Oumar Diouané (76), de Mamadou Moustapha Sène (100 kg). Mais des lutteurs comme Zambala, Emile François Gomis et autre Thiaka Faye pourraient également jouer les trouble-fêtes.

D. SARR

Coucou, revoilà Baye Mandione ! Il a la baraka le « fou de Thiaroye Gueum sa bopp ». En voilà un lutteur qui fait courir les promoteurs, en dépit de ses revers successifs. Il se paie même le luxe de décrocher une deuxième affiche cette saison, au moment où la plupart des ténors vont passer une année blanche. Le 24 juillet, il va croiser le fer avec King Kong de l’écurie Fass en combat spécial. Ce face-à-face servira « d’entrée » pour les amateurs en attendant le « menu du jour », le grand choc entre Yékini et Lac de Guiers 2 prévu juste après.

Après Mbaye Diouf, Gris Bordeaux et Papa Sow, Baye Mandione va donc tenter une nouvelle incursion à Fass qui, il faut le rappeler, ne lui réussit pas. Battu par « le troisième tigre » par Ko puis par le « puma », le lutteur de Thiaroye tentera de laver l’honneur face au « petit-frère » King Kong. Après quatre défaites d’affilée concédées face au Gris Bordeaux, Papa Sow, Boy Niang et Balla Bèye 2 dit Baboye, il sait qu’il n’a plus droit à l’erreur. Une nouvelle défaite serait une très mauvaise opération. A-t-il enfin tiré les leçons de cette longue série noire ?

Rien n’est moins sûr ; tant il semble incorrigible. Mais c’est à croire que le plus important pour lui est de disputer régulièrement des face-à-face. Quel que soit le résultat, c’est mieux qu’une année blanche. « Initialement, je devais en découdre avec Less 2. Mais ce dernier étant malade, Aziz m’a proposé King Kong. J’ai accepté parce que c’est un grand champion », explique le sociétaire de l’écurie « Thiaroye Gueum sa bopp ». Il ne sous-estime pas son adversaire ; loin s’en faut. L’homme dit d’ailleurs, ne pas croire à cette histoire de « Vip ».

« Je suis prêt à affronter n’importe quel lutteur dès lors que cela peut lui permettre de gagner de l’argent. Il n’y a pas de Vip dans l’arène. Je n’y crois pas », martèle-t-il. Baye Mandione a-t-il mis une croix définitive sur ses ambitions affichées il y a quelques années d’être « roi des arènes » ? A en juger par cette nouvelle rhétorique, on peut penser que oui. 

Comme d’habitude, il a promis d’être à la hauteur. Même s’il devra tomber, il donnera du fil à retordre au poulain de Moustapha Guèye. Comme lors de son combat contre Gris Bordeaux ou celui qui l’avait opposé à Baboye où il est tombé les armes à la main, en bon soldat. Car lui, on le tue mais on ne le déshonore pas ! Sûr de lui, King Kong entend marcher sur les pas de ses illustres mentors Gris Bordeaux et Papa Sow. Il refuse de servir d’agneau du sacrifice. « Tu as un combat !», a-t-il souligné à l’endroit de son adversaire. King Kong est conscient des enjeux de cette affiche. Une victoire le propulserait immédiatement dans la cour des grands. Comme ce fut déjà le cas pour son coéquipier Papa Sow.

Vainqueur de Baye Mandione en 2013, le « puma de Fass » avait hérité la saison suivante de Lac de Guiers 2. Signe qu’il avait intégré le cercle restreint des ténors. King Kong réussira-t-il le même pari ?

Diégane SARR

Le Comité national de gestion de la lutte (Cng) est sur les derniers réglages pour un bon déroulement du Drapeau du chef de l’Etat prévu du 15 au 17 juillet à Kaffrine. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, le Pr Raymond Diouf assure que toutes les régions ont fini d’effectuer leur sélection dans les règles de l’art. Le vice-président du Cng en charge de la lutte sans frappe ajoute que le budget est en passe d’être bouclé ; soulignant que c’est l’instance dirigeante de la lutte qui prendra tout en charge. Il est revenu sur le succès du Sénégal au Tournoi de lutte africaine de la Cedeao (Tolac) de Dosso (Niger), le bilan de la saison, la lutte avec frappe, etc.

Le drapeau du chef de l’Etat est prévu du 15 au 17 avril à Kaffrine. Pouvez-vous nous faire le point sur les dispositions que le Cng a prises pour un bon déroulement de la compétition ?
Le drapeau du chef de l’Etat est un événement majeur dans le déroulement de la lutte sans frappe au Sénégal. C’est une compétition qui met en lice les 14 régions du pays.

Pour l’instant, tout se déroule normalement. Toutes les régions ont fait leur sélection selon les règles. Cette année, nous avons réellement insisté pour qu’il y ait des superviseurs pour les sélections et que toutes les équipes fassent des sélections. Auparavant, il y a eu quand même quelques anomalies. Certains prenaient des mercenaires et il n’y avait pas de compétitions pour réellement sélectionner les athlètes. Cette année, nous avons dit que ceux qui ne feront pas de sélection ne seront pas acceptés.

Je crois qu’à l’heure actuelle, toutes les régions ont fait leurs sélections. Le Cng s’est aussi rendu plusieurs fois dans la région de Kaffrine pour discuter avec le comité local d’organisation. Dans l’ensemble, tout se déroule dans les règles. Le Cng s’attèle à mettre en place le budget qui toutefois n’est pas encore bouclé. Il faut rappeler que c’est l’instance dirigeante de la lutte qui prend tout en charge, aussi bien les délégations que les lutteurs etc. On a également déjà identifié les sites d’hébergement.

Sur la base de quels critères, le Cng a-t-il retenu la région de Kaffrine comme hôte de cette édition ?
Depuis quelques années, nous avons mis en avant la décentralisation de la lutte. Comme d’habitude, il y a eu un cahier de charges et nous avons procédé par élimination. C’est ainsi que Kaffrine qui a été retenue par rapport à d’autres régions qui remplissaient bien le cahier de charges mais qui avaient déjà organisé le drapeau du chef de l’Etat.

L’un des critères pour organiser, c’est de pouvoir accueillir tout ce beau monde. Il faut avoir des hôtels où loger tous les hôtes. On favorise aussi un peu la notion d’amateurs, de spectateurs parce qu’il y a des régions où la lutte n’est pas beaucoup pratiquée.

Quels sont les défis que le Cng entend relever pour cette édition ?
C’est le défi de l’organisation, de la sécurité. Comme toujours. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a une année durant laquelle on n’a pas pu organiser ; à cause de beaucoup de problèmes, et on n’aimerait pas que cela se reproduise.

Le drapeau du chef de l’Etat va marquer le clap de fin de la saison de lutte sans frappe. Un bilan de la saison, vu qu’elle s’est presque terminée ?
Il est un peu tôt de tirer un bilan définitif ; mais il ne reste pas beaucoup temps. Le drapeau du chef de l’Etat va marquer la fin de la saison de lutte puisqu’il n’y aura plus d’autres grands tournois après cette compétition. Mais je peux, d’ores et déjà, dire que c’est un bilan satisfaisant. D’abord, au plan national, les tournois se sont très bien déroulés aussi bien à Dakar que dans les régions. Malheureusement, vous les journalistes, vous ne couvrez que Dakar. Il y a eu beaucoup de tournois, beaucoup d’argent, des récompenses en nature.

Et je suis sûr que, comme l’année dernière, quand on fera le calcul, il y aura plus d’argent en lutte sans frappe. Sur le plan international, il y a eu un seul grand tournoi ; celui du Niger à Dosso que le Sénégal a largement remporté. C’est notre meilleur résultat depuis que le Tournoi de lutte africaine de la Cedeao (Tolac) existe. J’en suis très satisfait.

Pour revenir à cette victoire inédite, qu’est-ce qui fait la force de cette équipe du Sénégal par rapport aux précédentes sélections ?
D’abord, on commence à avoir beaucoup d’expérience. Ensuite, il y a ce que nous appelons les Vsd (Ndlr : Vendredi, samedi, dimanche). Il est important de pouvoir préparer les athlètes à la compétition qui est la lutte africaine. Il faut lutter sans tenir le « ngimb ». Mais actuellement au Sénégal, vous savez qu’en lutte avec frappe, les gens tiennent le « ngimb ».

Du coup, il faut organiser des regroupements particuliers pour les lutteurs afin de les familiariser avec le règlement de la lutte africaine. Il faut aussi souligner que la lutte sans frappe intéresse de plus en plus les athlètes. Vous voyez maintenant des gens qui combinent les deux, à savoir la lutte avec frappe et celle simple. Les écuries se sont multipliées, les tournois aussi. Tout cela a contribué à faire de cette équipe la meilleure. En tout cas, je rêve du jour où nous remporterons toutes les médailles. C’est possible.

Certains déplorent le fait que l’équipe nationale de lutte ne soit pas récompensée à la hauteur de ses nombreux titres ?
Chacun a son opinion. Au niveau du Cng, nous sommes des gens patients. Et si l’on refait l’historique, au début les gens, après les compétitions internationales, ne gagnaient rien. Par la suite, il y a eu les médailles, puis l’argent.

Du temps où Youssou Ndiaye était ministre des Sports, il y avait quand même un barème. Il suffit tout simplement que ce barème soit respecté pour qu’il n’y ait pas beaucoup de problèmes. Je suis persuadé que l’Etat fera quelque chose et même dès cette année.

Avez-vous porté ce plaidoyer auprès de l’Etat ?
Bien sûr. Ces choses ne se font pas sur la place publique. Nous sommes quand même un démembrement de l’Etat et le président Alioune Sarr en parle tout le temps.

La saison de lutte simple est presque arrivée à son terme. Comment voyez-vous les perspectives de cette discipline ?
Il faut qu’on évolue. Il faut se battre pour que cette lutte s’internationalise. Pour moi, c’est cette lutte qui peut s’exporter et non la lutte avec frappe. Celle-ci n’existe qu’au Sénégal. Il faudrait qu’on donne plus de moyens à la lutte sans frappe.

Concernant la lutte dans son ensemble, il faudrait qu’on exige des commissions de médecins dans les écuries. Que des médecins puissent surveiller ces athlètes ! Sinon on aura de plus en plus des accidents.

Qu’est-ce qu’on voit ? Des gens qui s’entraînent jusqu’à la veille de leur combat et qui se blessent. Mais ce n’est pas tellement de leur faute et ceux qui les entraînent ne savent pas. Contrairement à ce que certains croient, les athlètes deviennent, à un moment, très fragiles. Il faut qu’on ait du médical dans les écuries et que les entraîneurs et lutteurs soient éduqués dans ce sens. L’Association des médecins sportifs par exemple, peut contribuer à les former.

Vous plaidez pour une évolution de la lutte sans frappe. Cela passe par une revalorisation des mises ; mais on a l’impression que les choses n’évoluent plus.
Ah si ! Les mises ont beaucoup évolué. Vous savez, les lutteurs avec frappe ne gagnent pas plus que ceux qui sont en lutte simple, vu les nombreuses charges dont les premiers doivent s’acquitter notamment celles liées à la préparation du combat, les voyages, les aspects mystiques, etc. Je souligne que quand on arrivait, il n’y avait pas encore de mises de 100.000 FCfa.

Actuellement, si vous mettez une mise de 500.000 FCfa, vous ne verrez pas beaucoup de lutteurs. Je crains d’ailleurs que si l’on continue à augmenter ces mises, on risque de connaître le même sort que la lutte avec frappe. Ensuite, il y a des villages qui ne pourront plus organiser à cause de la surenchère. Il faut qu’on fasse attention.

Il y a eu récemment la signature de conventions d’objectifs entre l’Etat et les différentes fédérations sportives. Comment avez-vous accueilli cette initiative au niveau du Cng ?
Je l’accueille avec joie. Je pense qu’il faudrait peut-être s’adresser au président Alioune Sarr. Je ne suis pas trop versé dans ces conventions, je n’y comprends pas grand-chose. Toujours est-il que si cela doit nous amener de l’argent pour pouvoir mieux évoluer, tant mieux. J’en suis très content.

Cette année, beaucoup de ténors vont faire une année blanche. Pensez-vous comme certains que la lutte avec frappe est en crise ?
La lutte avec frappe n’est pas en crise. Et pas du tout alors ! Même si les choses auraient été plus simples, s’il y avait une catégorisation. Avez-vous vu un seul week-end où il n’y a pas eu de combats de lutte ? Les gens veulent d’ailleurs organiser tous les jours ouvrables. Ce sont les ténors qui sont dans la surenchère ; mais il n’y a pas eu de crise du tout.

De toute façon, dans quelques années, ça va disparaître parce que tous ces Vip vont partir. Celui qui veut faire de la surenchère va rester sur la touche. Pourquoi des athlètes qui étaient dans la lutte avec frappe reviennent-ils dans la lutte simple ? Parce qu’ils n’ont pas de combat et tout le monde ne peut pas avoir de combat.

Il faut aussi souligner aussi que le monde est en crise en matière d’argent. Si vous voulez qu’on vous paie 100 millions de FCfa, où est-ce que le promoteur va ramasser cet argent ? Ceux qui ne pourront pas s’adapter vont disparaître, c’est tout.

Propos recueillis par Diégane SARR

Le chef de file de l’écurie Ndakaru « veut parachever son œuvre ». Pendant ce temps, Lac de Guiers 2 s’est fixé pour ambition de « faire mieux » que le protégé de Katy Diop. Pour leur deuxième face à face hier, les deux ténors se sont jaugés à travers des joutes verbales. Sans écarts de langage. En attendant le dernier acte, le 24 juillet prochain.

Yékini veut finir le travail ! Il a dit ce souhait avant-hier, lors de son deuxième face à face avec Lac de Guiers 2 en prélude à leur combat du 24 juillet prochain. « Je veux parachever l’œuvre que j’ai entamée dans l’arène », a insisté le chef de file de l’écurie « Ndakaru ». Moins nerveux que lors de ses face à face avec Balla Gaye 2, le protégé de Katy Diop s’est sans doute assagi. Il a fait preuve de retenue dans ses déclarations. De même que son jeune adversaire qui dit vouer un grand respect au champion de Joal-Fadiouth.

Jeu de ruse ou pas, il y a entre ces deux-là une affection réciproque. En attendant le grand jour. Pour autant, ils n’entendent pas se faire cadeau le jour de leur confrontation. « Je vais le piéger pour le terrasser », affirme taquin l’ancien roi des arènes. Fidèle à lui-même, l’homme n’envisage pas de défaite, malgré sa chute historique il y a quatre ans. « On gagne ou on gagne ! ». Une fois de plus, il veut se rendre à Joal-Fadiouth puis à Bassoul et effectuer le trajet inverse. Un langage parabolique que Yékini a habitué aux amateurs à chaque veille d’affiche qui sonne comme plus qu’un cri de guerre, une certitude. En clair, il promet une victoire sur le poulain de Mohamed Aly ; avant d’aller la célébrer avec ses proches.

Il a beau minimiser les enjeux de cette confrontation ; mais elle en présente bel et bien pour lui. C’est un combat à ne pas perdre ; au risque de sortir par la petite porte et de ne pas parachever son œuvre. Lac de Guiers 2 a réitéré sa joie de pouvoir enfin croiser le fer avec Yékini vu tout ce que celui-ci représente dans la lutte. C’est pour lui un rêve de gosse qui s’est réalisé. Il l’avait défié à plusieurs reprises. Il devra prouver qu’il est à la hauteur. Le puncheur du Walo mesure à sa juste valeur les enjeux de cette affiche.

Il a des comptes personnels à régler avec l’ancien roi des arènes qui fut bourreau de ses mentors Mohamed Aly et Lac de Guiers 1. Un succès serait pour lui, une revanche par procuration. Il sait également qu’une victoire le rapprocherait davantage de son rêve : celui d’être roi des arènes. Lac de Guiers 2 a aussi affiché sa volonté de « faire mieux » que le porte-étendard de l’écurie Ndakaru dans l’arène.

Sacré « Ngimb d’or », lutteur du cinquantenaire, inamovible roi des arènes, plusieurs fois champion de la Cedeao, Yékini a marqué la lutte de son empreinte. C’est dire qu’il ne sera pas facile de « faire mieux ». Mais aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années ! D’autant que son cousin Balla Gaye 2 a déjà démystifié la légende Yékini. En mettant fin à son invincibilité le 22 avril 2012, le « lion de Guédiawaye » a administré la preuve que le champion de Fadiouth n’était pas un « dieu de l’arène » mais plutôt un homme avec ses imperfections. 

Lac de Guiers 2 lui emboitera-t-il le pas ? Le « puncheur » en est sûr et certain. Reste à voir l’issue de cette confrontation incertaine.

Diégane SARR

Le 24 juillet prochain, Yékini aura la lourde tâche de redonner le sourire à son écurie, en plus de se refaire une nouvelle santé. Depuis 2012, l’école de lutte de la Médina est en doutes. Car, en plus des défections de taille qui ont fini par la vider de toute sa substance, elle peine à aligner les bons résultats.

L’écurie Ndakaru est-elle frappée de malédiction ? Depuis 2012, cette école de lutte créée par l’entraîneur Amadou Katy Diop est en chute libre. Les mauvaises nouvelles se suivent et se ressemblent. Tout porte à croire que son destin est lié à son chef de file, Yakhya Diop dit Yékini, qui peine à sortir la tête de l’eau, depuis maintenant quatre ans. Car, tout semble avoir comme point de départ, cette terrible soirée du 22 avril 2012 quand, contre toute attente, le « baobab » Yékini fut surclassé par le fougueux « lion de Guédiawaye ». Depuis cette débâcle au goût amer, rien ne sourit plus à la « maison Ndakaru ». Il y a eu d’abord, le premier « coup de Jarnac » signé Yékini Jr. Deux mois après la chute historique de son mentor, il annonce, la mort dans l’âme, sa démission de l’écurie qui l’a révélé au monde de la lutte. Pour quelqu’un qui fut affublé, à un moment donné, du titre glorieux d’ « héritier de Yékini », cette décision n’est évidemment pas de gaieté de cœur. La nouvelle prend naturellement tout le monde de court. Mais son décision est irrévocable. Il met d’ailleurs rapidement sur pied son écurie « Door waar » dont il défend désormais les couleurs. Yékini Jr n’est pas le seul à quitter le navire Ndakaru en pleine tempête. Malick Niang, l’autre lieutenant qui a fini par lui ravir le statut envié de numéro 2 à la faveur de ses excellentes performances lui emboite le pas. L’ancien vainqueur du Championnat de lutte avec frappe (Claf) finit par atterrir chez ses parents lébous à l’écurie Yoff. Un nouveau coup dur. Mais la série de défections est loin de se terminer. A son tour, Brise de mer claque la porte et rejoint Yékini Jr à l’écurie « Door Waar ». Derrière le redoutable puncheur Malick Niang et le très technique Yékini Jr, il était sans doute l’espoir le plus prometteur de l’écurie. Autant de départs qui ont fini par vider cette école de lutte de ses meilleurs éléments voire de sa substance ; au grand dam de son coach qui ne peut que constater les dégâts.

Au plan des performances, les résultats ne sont pas fameux non plus. Sans le trio de feu et le mentor Yékini, l’écurie ne s’est pas beaucoup illustrée ces dernières années. Elle traîne le pas loin derrière sa rivale, Fass, et les écuries Rock énergie et Balla Gaye 1. Espoir prometteur, subitement propulsé au-devant de l’arène, à la faveur des départs de Yékini Jr et Cie, Ablaye Ndiaye a du mal à combler ce vide, malgré ses bonnes performances dans l’ensemble. Auteur d’une série de trois victoires d’affilée, le fils de Mohamed Ndiaye dit Robert Diouf a concédé sa première défaite cette saison. Il a été battu, les armes à la main, par Gris 2 de l’écurie Fass. Autre signe que Ndakaru perd du terrain à la faveur de … Fass.

Une sortie très attendue
Issue des flancs de cette prestigieuse école de lutte, Ndakaru a, à travers son mythique chef de file, écrit les plus belles pages de l’histoire de l’arène. En plus d’avoir produit le meilleur lutteur de ces 50 dernières années en la personne de Yékini, la structure fondée par coach Amadou Katy Diop a révélé de grands espoirs au public. Bien avant le trio de feu Malick Niang, Brise de mer et Yékini Jr, il y avait eu déjà la perle Antoine Bakhoum. Après une riche carrière en lutte simple auréolée de beaucoup de titres, le lutteur de Sobème (village) avait atterri avec armes et bagages à l’écurie Ndakaru pour une nouvelle aventure en lutte avec frappe. Dans l’ombre de son idole Yékini, il tissa rapidement sa toile ; au point d’être le premier lieutenant de l’enfant de Bassoul. Il fut freiné dans son envol par Gris Bordeaux, lors d’un combat litigieux en 2002. Deux ans plus tard, leurs mentors respectifs Yékini et Moustapha Guèye s’affrontèrent. Comme s’ils voulaient définitivement trancher le face à face controversé entre les deux seconds couteaux. Le chef de file de l’écurie Ndakaru et le deuxième « tigre de Fass » finissent par se quitter dos à dos, au terme d’un combat aussi tactique que controversé. Mais ce ne fut que partie remise. Yékini vengea son poulain en 2008, en surclassant le « troisième tigre de Fass » à l’issue d’une confrontation-éclair. Entre-temps, Antoine Bakhoum est parti émigrer au pays de l’Oncle Sam, mettant une croix sur sa carrière pourtant très prometteuse. Autre grand espoir ayant suscité beaucoup … d’espoirs, Youssou Ndour. Le lutteur de Palmarin, champion de la Cedeao, a opéré un virage dans la lutte avec frappe en 2007.

Une reconversion couronnée avec beaucoup de victoires dont la dernière en date fut la leçon de lutte administrée en 2013 aux dépens de Matar Guèye lors du tournoi de Bercy. Sauf que depuis, le poulain d’Ambroise Sarr enchaîne les années blanches, cherchant désespérément des adversaires. De plus en plus âgé, il aura davantage de mal à retrouver son statut d’héritier de Yékini qu’on lui collait naguère.

Dans un tel contexte, la sortie de l’enfant de Bassoul le 24 juillet prochain face à Lac de Guiers 2 sera très attendue, du fait de son enjeu très important.

En fait, l’ancien « roi des arènes » aura plusieurs défis à relever, en même temps. D’abord celui du retour victorieux. Défait par Balla Gaye 2 lors de son dernier combat, il n’aura cette fois pas droit à l’erreur, s’il veut retrouver son statut de « vrai roi » qu’il continue de revendiquer. Manifestement, l’homme a du mal à digérer la perte de sa couronne. Aussi, une deuxième défaite pourrait le contraindre à mettre définitivement fin à sa carrière ; ce qui équivaudrait à une sortie par la petite porte. Or, le rêve de l’enfant de Bassoul, comme celui de tout athlète aux portes de la retraite, est sans doute, de terminer en beauté après une brillantissime carrière. Deuxièmement, le protégé de Robert Diouf aura la lourde tâche de redonner le sourire à son écurie après une longue période de disette. En plus de ramener l’espoir dans la maison, une victoire pourrait donner un nouvel élan à une écurie Ndakaru en plein doute. Reste à savoir si le champion de Joal-Fadiouth pourra, après quatre années sans compétition, tirer son épingle du jeu.

Diégane SARR

Le promoteur de lutte simple Alpha Samb organise un grand tournoi demain dimanche, au stadium Iba Mar Diop.

La compétition qui est parrainée par le Dr Macoumba Diouf par ailleurs responsable politique de l’APR à Latmingué (Gandiaye), est dotée d’une mise de 2 millions FCFA.

Comme à l’accoutumée, ce tournoi verra la participation de la crème de la lutte sans frappe. Il devrait également servir de bonne préparation aux ténors, à moins d’une semaine du drapeau du chef de l’Etat prévu du 15 au 17 juillet à Kaffrine.

Il marquera le clap de fin cette saison, du promoteur Alpha Samb qui s’était déjà signalé en mars dernier.

D. SARR

Alors que la plupart des ténors sont en passe de vivre une année blanche, certains ont pu, avec la bénédiction des dieux de l’arène, décrocher un face-à-face. Parmi ces rescapés figurent Balla Bèye 2, Yékini, Gris Bordeaux, Lac de Guiers 2, Baye Mandione, Tapha Tine et ModouLô.

Baboye : Le phénix renaît de ses cendres
Baboye1Balla Bèye 2 n’a pas fini de surprendre son monde. Après trois années blanches d’affilée, le chef de file de l’écurie Hal Pulaar est revenu au-devant de l’arène à la faveur de son face-à-face contre Baye Mandione en avril dernier.Malgré son âge avancé et le long passage à vide, il a brillamment battu le tonitruant « fou de l’écurie ThiaroyeGueum sa bopp » ; au moment où l’on s’y attendait le moins. A 45 ans, l’ex « Ouragan de Pikine » n’a rien perdu de sa fougue, de sa témérité et de sa bravoure.

Des qualités intrinsèques combinées au capital-expérience que lui ont conférée les deux décennies passées dans l’arène qui lui ont donc permis de venir facilement à bout de son adversaire de Thiaroye. Une victoire qui lui permettra de pouvoir désormais sortir par la grande porte. Frappé par la limite d’âge,Baboyepourrait bientôt être obligé d’annoncer sa retraire.Sa prochaine sortie pourrait d’ailleurs se tenir à l’occasion son jubilé. Reste à savoir quand.

Il laissera l’image d’un phénix qui renaît toujours de ses cendres. A plusieurs reprises, il a été envoyé à la retraite. Et à plusieurs reprises, il a déjoué les pronostics. Au grand bonheur de ses nombreux supporters.

Baye Mandione : L’incorrigible est encore passé à la trappe : 
baye mandione ssIl fait partie des athlètes les plus compétitifs ces dernières années. Malgré ses défaites à répétition, Baye Mandione dispute régulièrement des combats. Les promoteurs semblent bien s’accommoder de ses mauvaises performances !

En tout cas, ils ne cessent de faire appel à ce lutteur qui a la particularité de ne jamais retenir les leçons de ses revers. Cette saison, « le fou de ThiaroyeGueum sa bopp » est encore passé à la trappe. Il n’a plus gagné depuis sa victoire à l’arraché sur Moussa Dioum, il y a déjà quatre ans. Ceux qui pensaient que l’ex-faux lionpouvait faire amende honorable ont encore été déçus. C’est à croire que l’homme ne peut plus changer. Conséquence, sa fougue continue de lui jouer de biens mauvais tours.

Et pour cause, il a encore été battu comme à l’entraînement par le vieux routier Balla Bèye 2, alors qu’il était considéré comme le grandissime favori de ce face-à-face.Un revers qui rappelle ses défaites contre ModouLô, Gris Bordeaux et autre Boy Niang 2. Ces bourreaux ont tous mis à profit son caractère belliqueux pour le terrasser.Une chose est certaine : ce énième revers concédé de surcroît face à un papy pourrait bien mettre à mal son ambition de reprendre sa place parmi les ténors.

Tapha Tine : le « géant du Baol » plus que jamais candidat au trône 
Tapha TineCorrigé en 2013 par Balla Gaye 2, à qui il disputait le trône puis humilié par Ama Baldé, Tapha a réussi à se refaire une santé. En janvier dernier, il a infligé un retentissant Ko à Zoss ; terminant en beauté le tournoi Tnt auquel il participait depuis la saison précédente. Il a fini deuxième juste derrière le fils de FalayeBaldé, vainqueur de la compétition. Avec cette victoire et celle acquise aux dépens de Gouye gui, la saison passée, il conserve intacte sa place parmi les « Vip ». Le géant du Baol peut encore légitimement faire les yeux doux au trône.

D’autant plus qu’il avait déjà pris le dessus sur son actuel détenteur. En 2012, Tapha Tine avait gagné son combat contre Bombardier à l’issue d’une confrontation qui a pris les allures d’une vraie bagarre de rue. A l’époque, le B 52 n’était pas encore roi des arènes. Quatre ans après, le vent a tourné en sa faveur. Pour autant, il ne doit pas rechigner sur un combat-revanche contre Tapha Tine, en vue de laver l’affront. Il reste à savoir si les promoteurs sont prêts à mettre la main à la pâte pour organiser ce choc qui s’impose à nouveau ; compte tenu de la tournure des événements.

Yékini : Le dernier baroud d’honneur ?
YekiniReviendra, reviendra pas ! Après une longue pause de quatre ans, Yékini a décidé de sceller son retour dans l’arène. Il doit en découdre le 24 juillet prochain contre Lac de Guiers 2 qui n’avait cessé de le défier. Le combat à ne pas perdre, au risque de dire définitivement adieu à l’arène. Va-t-il rebondir ? A-t-il encore les capacités physiques pour tenir face à son jeune adversaire ? N’a-t-il pas perdu ses repères ? Autant de questions qui taraudent l’esprit des observateurs. En tout cas, le chef de file de l’écurie Ndakaru a promis de revenir au-devant de l’arène ; convaincu qu’il reste le vrai roi.

« The real king is back », pouvait-on lire, d’ailleurs sur les t-shirts de ses accompagnants lors du premier tête à tête entre Yékini et Lac de Guiers 2. Un slogan qui en dit long sur les ambitions de l’enfant de Bassoul décidé à reprendre son dû. Inamovible roi des arènes depuis 2006, Yékini a perdu son fauteuil en 2012, à l’occasion de sa défaite contre Balla Gaye 2 ; son seul revers en plus de 20 ans de carrière dans la lutte.

Lac 2 : Le sourire en attendant le plus difficile
Lac de GuiersLac de Guiers 2 peut déjà remercier les dieux de l’arène ; en attendant le plus difficile qui reste à faire. Son souhait répété d’affronter Yékini a enfin été exaucé par les promoteurs Aziz Ndiaye et Gaston Mbengue. Après sa brillante victoire aux dépens de Papa Sow, le puncheur du Walo, vient donc d’hériter d’un autre gros morceau.

Celui-là même qui fut roi des arènes pendant plusieurs années avant de tomber de son piédestal en 2012. Lac de Guiers 2 marchera-t-il sur les traces de son cousin Balla Gaye 2, qui a mis fin à l’invincibilité du chef de file de l’écurie Ndakaru ? Candidat au trône, il fera à coup sûr tout pour venir à bout du poulain de Mohamed Ndiaye dit Robert Diouf et conforter sa place parmi les « vip ».

Un pari qui s’annonce difficile vu les états de service de son adversaire. Le protégé de Mohamed Ali devra aussi rester sur ses gardes ; car son adversaire est connu pour être un as de la lutte. D’autant que Yékini veut sans doute sortir par la grande porte ; après deux décennies de bons et loyaux services.

Modou Lo : Le Rocker veut retrouver son statut de gagneur :
Modou loComme l’année dernière, ModouLô disputera un combat cette saison. Lui aussi continue d’être convoité par les promoteurs ; en dépit des difficultés financières que traverse l’arène ces dernières années. Pour la deuxième fois de sa carrière, il va affronter Gris Bordeaux, le chef de file de l’écurie Fass. La confrontation entre les deux ténors est prévue le 31 juillet au stade Demba Diop, à la veille de la clôture de la saison.

Le sociétaire de l’écurie Rock énergie a décidé d’accorder une revanche au Fassois qu’il avait battu par pénalité en 2013.

Défait la précédente saison par le roi des arènes Bombardier, Modou Lô n’aura pas droit à l’erreur face au successeur de Moustapha Guèye. Une deuxième défaite d’affilée risquerait de mettre à mal son ambition de conquérir le trône.

A l’assaut du B 52 l’année dernière, Modou Lô a vu échouer sa première tentative d’arracher la couronne. C’est dire que le Parcellois ne ménagera aucun effort pour infliger un 2-0 au « troisième tigre de Fass » et se relancer dans la course au fauteuil. Une mission qui ne sera pas de tout repos ; puisque Gris Bordeaux aura à cœur de prendre sa revanche.

Gris Bordeaux : Le troisième tigre prendra-t-il sa revanche ?
Gris bordeauxLe « troisième tigre de Fass » a le vent en poupe. Pendant que beaucoup de ses pairs peinent à se faire dégoter une affiche, lui noue régulièrement son « nguimb ». Le 31 juillet prochain, il ira à l’assaut de Modou Lô. Un face-à-face crucial dans lequel il vise un double objectif : prendre sa revanche sur le lutteur des Parcelles assainies qui l’avait défait en 2013 et se positionner davantage dans la course au trône. D’où l’enjeu important que revêt cette affiche.

Le poulain de Moustapha Guèye est dans une dynamique de victoires depuis 2014. Après avoir battu par Ko l’incorrigible Baye Mandione, il a confirmé sa renaissance en surclassant l’année dernière Mohamed Ndao dit Tyson. Signera-t-il son troisième succès d’affilée ? Une chose est certaine : cette prochaine ne sera pas une sinécure ; dans la mesure où son adversaire qui relève de défaite aura à cœur de retrouver son statut de gagneur.

Par Diégane SARR

Balla Gaye 2, Bombardier, Eumeu Sène, Tyson, Papa Sow… Jamais dans l’arène, autant de ténors n’ont passé, en même temps, une année blanche. Une situation qui n’est que la résultante du retrait des bailleurs de la lutte. Sans sponsors, les promoteurs ont dû mal à organiser les affiches des ténors, compte tenu des moyens financiers colossaux que celles-ci demandent.

Balla Gaye 2 : Le retour du Lion se fait attendre
balla gaye 2Ceux qui espéraient le retour de Balla Gaye 2, cette saison, devront déchanter. Faute de combat, le fils de Double Less a été contraint de passer une année blanche ; comme beaucoup de ses pairs. C’est la première fois que l’ancien roi des arènes, sans doute l’un des lutteurs les plus compétitifs, reste toute une année sans disputer le moindre face-à-face.

Après sa perte de la couronne et ses deux défaites consécutives devant Bombardier et Eumeu Sène, le coéquipier d’Elton se savait pourtant attendu cette saison. Ce n’est pas qu’il ait perdu la cote auprès des promoteurs. Bien au contraire, ce lutteur qui draine toujours du monde en dépit de sa mauvaise passe, a été démarché par Aziz Ndiaye et Gaston Mbengue pour faire partie du tournoi des « Vip ». Malheureusement, l’initiative est tombée à l’eau, faute d’un accord entre les différentes parties notamment sur la question des cachets. C’est une lapalissade de dire qu’avec le retrait des sponsors, c’est désormais la croix et la bannière pour monter de gros chocs, compte tenu des moyens colossaux que ces affiches demandent.

Résultat, le retour de Balla Gaye 2 annoncé en grandes pompes attendra. Toutefois, le tombeur de Yékini pourrait renouer avec la compétition dès l’ouverture de la prochaine saison. Il aurait déjà empoché une avance sur cachet en vue de disputer un combat en 2016-2017, en espérant se refaire une nouvelle santé.

Eumeu Sene : La conquête retardée du trône
Eumeu SeneQui aurait cru que le leader de l’écurie « Tay Shinger », auteur d’une excellente saison en 2015-2016, passerait une année blanche ? Comme son éternel rival de Guédiawaye et d’autres ténors, Eumeu Sène fait les frais des difficultés que traverse, depuis quelques temps, la lutte avec frappe marquée par le départ de ses principaux bailleurs. Malgré son potentiel adversaire Bombardier et les démarches répétées d’Aziz Ndiaye à son endroit, il n’a donc pu trouver chaussures à ses pieds. A la grande déception de ses inconditionnels qui espéraient le voir confirmer, dans la foulée de sa brillante victoire sur son meilleur ennemi Balla Gaye 2.

En conséquence, « l’empereur » autoproclamé de l’arène qui n’a d’yeux que pour le trône devra prendre son mal en patience. Double tombeur de Balla Gaye 2, vainqueur de Lac de Guiers 2 et autre Gris Bordeaux, Eumeu Sène n’a jamais été aussi tout près de réaliser son rêve. Une confrontation contre le B52 serait pour lui une occasion inespérée de réussir son pari. Mais pour ce faire, il faudra d’abord que les promoteurs volent à son secours en lui montant ce face-à-face crucial contre l’actuel « Roi des arènes ». Ce qui n’est pas gagné d’avance.

Mouhamed Ndao Tyson : L’année blanche de trop ?
tyson2Le leader de la Génération « Boul Faalé » Mouhamed Ndao ne fait pas partie des plans des promoteurs cette saison. Battu la défunte saison par Gris Bordeaux, le tigre de Fass, il ne disputera pas de combat cette année. Mais contrairement aux autres ténors, il est surement habitué à ce genre de situation. Il risque cependant de sortir par la petite porte s’il continue sa traversée du désert, lui qui est presque en fin de carrière. Tyson a du mal, en effet, ces dernières années, à revenir au meilleur de sa forme.

Sur le plan physique, il ne fait plus le poids devant les jeunes adversaires tels que Balla Gaye 2, Gris Bordeaux entre autres. Pourtant, il avait fait un parcours remarquable à ses débuts. Sauf que depuis sa suspension de trois ans, l’ancien coéquipier d’Eumeu Sène traverse une série noire. Il a certes cette facilité de décrocher des combats et est très apprécié du public mais il ne gagne plus. S’y ajoute que sa cote de popularité a beaucoup baissé.

Ness : La chute libre se poursuit
NessbLes saisons passent et se ressemblent pour la « baleine de Lansar » qui en est à sa troisième année blanche d’affilée. Il faut dire que depuis sa victoire à l’arraché sur Gouye-gui en avril 2013, le poulain de Max Mbargane, semble avoir complètement disparu des radars. Il se fait désirer à l’image de certains de ses coéquipiers comme Super Etoile et Tidiane Faye.

Pour quelqu’un qui caressait le rêve de monter sur le fauteuil, ce passage à vide commence à être préoccupant ; à défaut de mettre sérieusement à mal la suite de sa carrière. Vainqueur entre autres d’Ama Baldé et de Gouye-gui, la « baleine de Lansar » était bien partie pour avoir son mot à dire dans la course effrénée vers le trône.

Mais le fait de rester trois années sans disputer de combat, combiné à son âge, risque de réduire grandement ses chances de pouvoir être « roi des arènes ». D’autant que tout porte à croire que sa cote a baissé auprès des promoteurs, malgré sa dernière sortie victorieuse sur le poulain de Mor Fadam.

Pakala : Retour à la case-départ
pakalaFaute de grives, on mange des merles ! A défaut d’avoir des combats en lutte avec frappe, Pakala est retourné dans ses premières amours, à savoir la lutte simple. Et la mayonnaise a vite (re) pris. En lice récemment dans un tournoi de lutte sans frappe à Latmingué (Kaolack), il est allé jusqu’en finale avant de courber l’échine face à l’incontournable « Reug Reug ».

Ancien capitaine de l’équipe nationale, champion de la Cedeao, Pakala a tout raflé dans la lutte sans frappe. En lutte avec frappe, le colosse de Mbour a aussi un palmarès qui force le respect avec des victoires sur Boy Nar notamment.

Il a cependant été freiné dans son ascension par l’expérimenté Abdou Diouf, de retour d’exil aux Iles Canaries (Espagne). En 2012, il a tenté de se refaire une santé mais a buté sur le solide Bismi Ndoye qui le contraignit à un nul décevant. Depuis, il n’a plus disputé de face-à-face en lutte avec frappe. Une longue traversée du désert qui l’a obligé à retourner dans la lutte simple, ce qu’il sait faire de mieux. Il faut dire que le parcours de Pakala rappelle un peu celui de Yékini, l’ancien roi des arènes.

Tous deux ont démarré en lutte simple avant de donner un nouvel élan à leur carrière à travers leur entrée dans la lutte avec frappe. Mais à cause de la trajectoire qu’a prise sa carrière ces dernières saisons, Pakala pourrait ne pas réaliser le même rêve que son idole Yékini, à savoir être roi des arènes.

Abdou Diouf : Le géant du Walo a-t-il déposé les armes ?
Abdou Diouf LutteurAprès une série noire marquée par plusieurs défaites, Abdou Diouf était parti en « exil » aux Iles Canaries pour se remettre en question et mieux préparer son come-back dans l’arène. De retour en 2011, il fit sensation en battant, entre autres, Bruce Lee et Pakala.

Une renaissance qui avait fini par lui redonner des ambitions dans l’arène. Sauf que depuis, le colosse de l’écurie Walo ne fait plus parler de lui. Et avec son âge avancé et les difficultés que traverse l’arène, son retour semble de plus en plus hypothétique.

Bombardier : Premier roi à passer une année blanche
BombadierL’histoire retiendra que Bombardier sera le premier « roi des arènes » à avoir passé une année blanche. C’est dire qu’il n’aura pas remis en jeu le titre officieux. Mis à part son duel contre Rocky Balboa tombé à l’eau à sa grande déception en début de saison, le frangin de Pape Dia avait des chances d’affronter d’autres ténors tels qu’Eumeu Sène (qui n’a cessé de le défier), Tapha Tine son tombeur, Yakhya Diop Yékini (qui actuellement est sous contrat). Seulement, d’après certains promoteurs, Bombardier a revu considérablement en hausse son cachet. Une situation qui tombe mal vu que l’arène est en « crise ».

Les « match-makers » préfèrent désormais organiser des combats de petite envergure que courir derrière les « gros bras » de l’arène. Pour preuve, beaucoup de ténors vont passer une année blanche cette saison… à commencer par leur « roi », le B 52 de Mbour. Une première mais peut-être pas la dernière dans l’histoire de l’arène.

Que de « Vip » en passe de vivre une année blanche !
Papa Sow : Le Puma a-t-il perdu ses griffes ?
Papa SowMalgré sa petite taille, il réalisait des prouesses face à des adversaires de gros gabarit. D’où sa réputation de technicien. Mais depuis son revers contre Lac De Guiers 2 la défunte saison, Papa Sow le Puma de l’écurie Fass peine à décrocher un combat. Ce lutteur très compétitif va ainsi passer une année blanche cette saison. En effet, son duel contre Ama Baldé a été plébiscité par les amateurs de lutte juste après le tournoi Tnt remporté par ce dernier. Seulement, les négociations n’avaient pas abouti.

Car du côté de Pikine, Papa Sow ne fait pas partie de leur plan de carrière. L’entourage d’Ama Baldé a fait savoir au promoteur que leur poulain dépasse de loin Papa Sow, et qu’il cible au contraire son mentor Gris Bordeaux. Très remonté contre les deux lutteurs, Aziz Ndiaye avait finalement décidé de ne plus parler de ce combat. Une grande déception pour le frangin d’Ouza Sow qui comptait beaucoup sur cette affiche pour assurer son come-back cette saison.

Il fait pourtant partie du top 5 des meilleurs palmarès de l’arène. Mais le Puma de Fass ne comprend toujours pas pourquoi certains lutteurs refusent de l’affronter, surtout ceux de la classe Vip. Son intégration dans ce cercle restreint risque d’être encore plus compliquée après cette année blanche.

Malick Niang : Le puncheur pas encore sorti de l’ornière
malick niang boxeAprès une série époustouflante de 9 victoires, Malick Niang avait connu en 2014 sa première défaite. Il a été battu par Ama Baldé. Et depuis, le chef de file de l’écurie Yoff a, comme qui dirait, « disparu » dans la nature. Non seulement il va passer sa deuxième année blanche, mais le jeune lutteur n’apparaît plus en public lors des grands événements de l’arène. Comme si les promoteurs de lutte lui avaient tourné le dos ! Il faut dire que Malick Niang avait été méconnaissable à l’occasion de sa dernière sortie.

Beaucoup lui ont, en effet, reproché d’avoir confondu vitesse et précipitation et d’avoir vendangé son combat. Reste que cette défaite, si elle a empêché à l’ancien sociétaire de l’écurie Ndakaru de conforter sa position au sein de l’antichambre des ténors, ne devait pas avoir de graves conséquences sur son avenir. Car Malick Niang s’est bâti une réputation de grand puncheur dans l’arène.

Toujours en attente dans l’antichambre, il fera, peut-être, son come-back la saison à venir, afin de relever ce grand défi qu’est d’intégrer le cercle restreint de la classe Vip.a

Par Absa NDONG et Diégane SARR

A un mois de la tenue du Drapeau du chef de l’Etat, c’est l’effervescence à Kaffrine. Des spots publicitaires dans les radios communautaires au récent tournoi de Ndef Leng en passant par un Crd (Comité régional de développement) tenu le week-end passé, les acteurs et autorités locales sont à pied d’œuvre pour relever le pari de l’organisation.

Kaffrine : Du 15 au 17 juillet prochain, Kaffrine va accueillir le Drapeau du chef de l’Etat. Pendant trois jours, la capitale du Ndoucoumane vibrera au rythme de la lutte traditionnelle. Un « événement majeur » que la région hôte prépare activement depuis quelques temps. Il faut dire que depuis que Kaffrine a été érigée en région en 2008, c’est la première fois qu’elle abritera cette compétition nationale qui verra la participation du gratin de la lutte sans frappe. Et c’est pourquoi le Comité national de gestion de la lutte (Cng) et les autorités administratives locales ont mis les bouchées doubles pour relever le défi de l’organisation. Dans les radios communautaires locales, le Comité régional de gestion (Crg) est en train de faire passer des spots publicitaires pour faire la promotion de l’événement et appeler les populations à se mobiliser en masse pour les besoins du tournoi.

Dans la même lancée, le week-end passé, un Comité régional de développement (Crd) a réuni, à la gouvernance, acteurs de la lutte et autorités locales ; l’objectif étant de prendre toutes les dispositions nécessaires à un bon déroulement de la compétition. « Le fait que Kaffrine accueille cette compétition nationale est une grande fierté pour nous. Comme vous le savez, nous n’avons pas d’événement majeur dans l’agenda culturel national. Pour la première fois, toutes les 14 régions du pays seront présentes dans notre localité durant plusieurs jours», se réjouit El Hadj Alioune Badara Mangane, le secrétaire général du Crg.  
  Abdoulaye Sow, le vice-président de la Fédération sénégalaise de football et responsable politique local, embouche la même trompette.

« Une très grande fierté pour nous autres fils de la région d’accueillir ce tournoi. C’est peut-être l’une des plus grandes compétitions sportives nationales qui sera délocalisée à Kaffrine. C’est une excellente chose dans le cadre de la décentralisation. Mais cela montre également que le Crg est en train de faire du bon travail », affirme-t-il avec satisfaction. A l’en croire, cette manifestation sera une vitrine pour que sa localité sorte de l’anonymat. « Il y aura beaucoup de médias qui feront que Kaffrine pourra vendre sa notoriété, son image.  

Maintenant, ça va demander forcément des moyens, des efforts, un soutien populaire et je crois que c’est là où les autorités et autres personnalités de Kaffrine sont attendues », insiste-t-il. Abdoulaye Sow estime que cette compétition sera une occasion pour effectuer « un plaidoyer à l’endroit des autorités pour qu’il y ait plus d’investissements dans le domaine des infrastructures sportives ».  

Pour donner un cachet populaire au Drapeau du chef de l’Etat, le conseiller municipal El Hadj Mangane rappelle que l’Ong Ndef Leng a récemment organisé à Kaffrine un tournoi de lutte, un bon prétexte pour préparer le terrain.
Selon lui, Kaffrine est une localité de sports notamment de lutte ; même si, poursuit-il, elle n’a pas produit de grands champions ayant une envergure nationale. « Jadis, les populations y organisaient des galas de lutte juste après les récoltes. C’étaient des fêtes de réjouissances auxquelles participaient tous les villages environnants », se souvient le vieux Mangane. Il indique qu’actuellement, le Ndoucoumane compte 4 écuries de lutte. Mais, explique-t-il, faute d’encadrement, celles-ci ont du mal à émerger et à rivaliser avec les autres écoles de lutte du Sénégal.Entre autres attentes du Drapeau du chef de l’Etat, le secrétaire général du Crg pense qu’il pourrait davantage pousser les jeunes à s’intéresser à la lutte et, par ricochet, à créer le déclic de cette discipline dans la zone. Sur le plan économique, El Hadj Alioune Badara Mangane dit attendre beaucoup de retombées positives.
« Durant trois jours, les sites d’accueil, les restaurants, les commerçants, etc. vont recevoir du monde. C’est toute l’économie locale qui connaîtra un regain d’activité », souligne, avec satisfaction, le conseiller municipal.


Mettre fin à l’hégémonie de Fatick

Le président du Crg de lutte de Kaffrine, Moussa Ndaw, affirme que dans l’ensemble, tout est fin prêt pour une bonne tenue du Drapeau du chef de l’Etat de lutte (du 15 au 17 juillet prochain). Il insiste sur l’importance de réserver un bon accueil aux différentes délégations. A l’en croire, la meilleure façon de remercier le Cng d’avoir attribué l’organisation du Drapeau du chef de l’Etat à Kaffrine est de mettre leurs hôtes dans d’excellentes conditions de séjour. Il est d’avis que tous les fils de la région, notamment les hommes politiques et autres autorités, doivent jouer leur partition pour que ce tournoi soit une grande réussite. 

Finaliste malheureuse en 2015 à Fatick, la région de Kaffrine compte, cette fois, toucher le Graal en remportant le sacre. C’est, en tout cas, le souhait émis par les responsables du Crg et l’entraîneur Léopold Diouf. C’est dire qu’à côté du défi de l’organisation, les Kaffrinois veulent aussi réussir le pari de la participation. Dans cette perspective, le coach a déjà arrêté la liste des cinq athlètes qui défendront les couleurs de Kaffrine. Au terme du tournoi de sélection qui a eu lieu le 4 juin dernier, Mbar Diouf (66 kg), Bara Tine (76kg), Salmon Faye (86 kg), Mamady Ndiaye (100 kg) et Kory Ndoundokh (120 kg) ont été choisis pour représenter dignement la région. Un groupe qui a été fortement remanié par rapport à celui de l’année dernière qui avait été jusqu’en finale. En réalité, fait remarquer l’entraîneur Léopold Diouf, beaucoup de lutteurs n’avaient pas participé au tournoi de sélection organisé il y a une semaine. Résultat, certaines catégories comme les 120 et les 66 kg se sont retrouvées avec un seul représentant. Du coup, Kory Ndoudokh et Mbar Diouf ont été pris d’office, faute d’adversaires. « Peut-être, c’est à cause de la distance que les lutteurs n’ont pas fait le déplacement ; pourtant, on avait beaucoup communiqué sur cette étape de sélection », tente de justifier Léopold Diouf. Pour autant, il souligne que son groupe a le potentiel qu’il faut pour succéder à la sélection régionale de Fatick qui trône depuis plusieurs années sur le toit de la lutte nationale. En cela, le coach kaffrinois peut compter sur l’expérience de Mamady Ndiaye qui connaît bien le Drapeau du chef de l’Etat pour y avoir plusieurs fois pris part. De toute façon, souligne-t-il, à défaut d’avoir le trophée, « nous voulons conserver notre place de finaliste malheureux ». Pour une bonne préparation, Léopold Diouf et ses poulains envisagent d’aller en regroupement fermé de 15 jours.  

A l’instar du Tournoi de lutte africaine de la Cedeao (Tolac), le Drapeau du chef de l’Etat est composé de deux compétitions, une en équipe et une autre en individuels. Il mettra en lice cinq catégories, à savoir les 66 kg, les 76 kg, les 86 kg, les 100 kg et les 120 kg. La sélection victorieuse dans le championnat par équipe est déclarée vainqueur du Drapeau du chef de l’Etat.

De nos envoyés spéciaux Diégane SARR (Textes) et Abdoulaye MBODJ (Photos)

L’écurie « Boul Faalé » est mal en point. Alors que son mythique leader continue sa chute libre entamée depuis maintenant 12 longues années, deux de ses espoirs les plus prometteurs, Gambien et Valdo, ont été récemment battus à plate couture respectivement par Bébé Saloum et Garga 2.

Naguère, une des écoles de lutte les plus en vue dans l’arène, l’écurie « Boul Faalé » n’est plus que l’ombre d’elle-même. Minée par les départs d’Eumeu Sène, Jordan et autre Tyson 2, elle peine à retrouver son lustre d’antan et son passé glorieux. Cette saison, deux de ses espoirs les plus prometteurs en l’occurrence Gambien et Valdo ont raté leur sortie. Décidé à relancer sa carrière qui bat de l’aile depuis quelques années, le premier avait raté son pari en janvier dernier, en se faisant battre par Bébé Saloum.

Quant au second, il vient de concéder le premier revers de sa carrière en perdant son face-à-face contre Garga 2 de l’écurie « Door Doraat ». Ancien pensionnaire de l’équipe nationale, Valdo, Djiby Ndong de son vrai nom, a été champion de la Cedeao. C’est dire que cette défaite devant le poulain de Zoss a été un coup dur à la fois pour lui et son écurie. Ces sorties infructueuses de Gambien et Valdo illustrent, une fois de plus, la mauvaise passe que traverse l’écurie « Boul Faalé » depuis 2004. Cette année-là, le leader Mohamed Ndao dit Tyson signait sa deuxième victoire sur Moustapha Guèye, en autant de combats. Avec ce brillant succès, il avait réussi à signer son retour dans l’arène, au grand bonheur de ses supporters. Deux ans plutôt, l’ancien roi des arènes a été détrôné par le jeune Bombardier, à la surprise générale. Mais depuis son fulgurant come-back aux dépens du « tigre de Fass », plus rien ! De 2006 à 2015, l’enfant de Ndangane a raté toutes ses sorties, soit quatre défaites au total. Défait pour la deuxième fois d’affilée par Bombardier en 2006, il rate ce qui était annoncé comme étant son retour aux affaires en 2009 devant Yékini. Entre-temps, Tyson est resté trois ans, sans disputer le moindre face-à-face ; le temps de purger la sanction qu’il avait écopée lors de cette confrontation contre le B 52.

En 2011, il tente à nouveau le retour mais bute cette fois sur le fougueux Balla Gaye 2 qui le bat aisément. En 2015, il mord encore la poussière. Cette fois, son bourreau se nomme Gris Bordeaux. Alors qu’il soufflera bientôt ses 45 bougies, cette défaite pourrait accélérer son départ à la retraite. Surtout que cette saison, il y a fort à parier qu’il va passer une année blanche. Un scénario qui n’augure pas de bon pour la suite de sa carrière.

Diégane SARR

Après Fatick la saison passée, Kaffrine abritera, cette année, le Drapeau du chef de l’Etat. Du 15 au 17 juillet prochain, la capitale du Ndoucoumane sera ainsi le théâtre de chaudes empoignades entre ténors de la lutte simple venus représenter toutes les 14 régions du Sénégal.

Le Drapeau du chef de l’Etat, championnat d’élite de la lutte sans frappe, sera disputé cette année, à Kaffrine, à une semaine du face-à-face entre Yékini et Lac de Guiers 2 et à 15 jours du choc opposant Gris Bordeaux et Modou Lô.

En prélude à ce grand rendez-vous sportif qui marque l’apothéose de la saison de lutte traditionnelle, il est prévu un Comité régional de développement (Crd) le 9 juin prochain dans la capitale du Ndoucoumane. L’objectif du Comité national de gestion de la lutte (Cng) est de relever le pari de l’organisation, de la mobilisation et de la participation. Selon un communiqué de l’instance dirigeante de la lutte parvenu avant-hier, à notre rédaction, toutes les régions ont communiqué les dates des phases de sélection régionales sauf celles de Diourbel, Thiès, Saint-Louis, Matam et Kaffrine. A l’instar du Tournoi de lutte africaine de la Cedeao (Tolac), le Drapeau du chef de l’Etat est composé de deux compétitions, une en équipe et une autre en individuels. Il mettra également en lice cinq catégories, à savoir les 66 kg, les 76kg, les 86kg, les 100 kg et les 120 kg. Chacune des 14 régions qui prendront part à la compétition présentera cinq représentants, soit un dans chaque catégorie. La sélection victorieuse dans le championnat par équipe est déclarée vainqueur du Drapeau du chef de l’Etat. Tenante du titre depuis maintenant 5 ans, la sélection régionale de Fatick fera encore figure de grand favori. Avec des lutteurs aguerris à la tâche comme Fodé Sarr, Oumar Diouané, Mamadou Faye dit Ordinateur, entre autres. Cette équipe a un grand potentiel pour prétendre se succéder à elle-même. A côté, les sélections de Kaolack, Thiès et Diourbel qui disposent d’un véritable vivier en lutte traditionnelle feront office de challengers. Mettront-elles enfin un terme à l’hégémonie de Fatick qui n’a que trop duré ? Ce qui est sûr, c’est que l’équipe tenante du titre sera comme lors des précédentes saisons, la sélection à abattre. Région hôte, l’équipe de Kaffrine, à domicile fera elle, tout pour bousculer la hiérarchie afin de faire plaisir à ses supporters. C’est dire que ce Drapeau du chef de l’Etat devrait, à l’image des éditions passées, être très disputé. En tout cas, les inconditionnels de la lutte simple ont hâte d’assister à cette grande compétition avec de chaudes empoignades en vue entre « gros bras.

Diégane SARR

L’affiche Bombardier-Eumeu Sène que tous les amateurs appellent de leurs vœux risque de tomber à l’eau cette saison, faute de promoteur.  Sans sponsors, les « match-makers » ne se bousculent pas au portillon. Et il n’est pas sûr que Gaston Mbengue et Aziz Ndiaye unissent de nouveau leurs forces, pour sauver ce combat de rêve.

La perspective d’un face à face, cette saison, entre Eumeu Sène, le chef de file de l’écurie « Tay Shinger » et Bombardier, le roi des arènes s’amenuise de plus en plus. Et pour cause, si l’on se fie à Pape Dia, frère du colosse mbourois, les promoteurs ne se bousculent pas au portillon, pour monter cette affiche que, pourtant, tous les amateurs de lutte appellent de leurs vœux. Ce qui laisse croire que le combat entre les deux « gros bras » n’est pas pour demain. Du coup, l’idée de voir le roi des arènes et le champion de Pikine « subir » une année blanche semble être l’hypothèse la plus plausible. En fait, si ce combat n’est pas encore ficelé ce n’est pas que les « match-makers » ne s’y intéressent pas. Bien au contraire, tout promoteur ambitieux voudrait organiser cette affiche de rêve entre l’actuel roi des arènes et le transfuge de l’écurie « Boul Faalé » qui relève d’une victoire éclatante contre son rival de toujours, Balla Gaye 2.


Il y a quelques mois, Gaston Mbengue et Aziz Ndiaye avaient voulu enrôler Bombardier et Eumeu Sène dans le tournoi des ténors qui était censé éviter une année blanche aux « VIP ».  Mais, l’idée généreuse si fût-elle n’avait finalement pu être concrétisée, les deux parties ayant buté sur la question des cachets.  Et ce sont sans doute les mêmes raisons d’ordre financier qui risquent de faire capoter le choc tant attendu entre le B 52 et le double tombeur de Balla Gaye 2. Organiser une telle confrontation requiert beaucoup de moyens financiers, au vu des prétentions pécuniaires élevées des protagonistes. Et depuis que les principaux bailleurs de la lutte se sont mis en retrait, le nerf de la guerre semble être le plus gros souci des « match-makers » qui font de plus en plus des pieds et des mains pour trouver du sponsoring.  Pendant ce temps, les lutteurs font comme si de rien n’était en ignorant cette retraite supposée ou réelle des sponsors de l’arène et en refusant toute idée de plafonnement des cachets. D’où ce dialogue de sourds entre eux et leurs patrons de promoteurs qui ne profite d’ailleurs à aucune des deux parties. Surtout aux athlètes qui risquent de passer une année blanche ; alors que « les match-makers » qui sont des hommes d’affaires ont d’autres activités,  à part l’organisation de combats de lutte.

  Rivalité
  Pour monter le face à face Yékini-Lac de Guiers 2, il a fallu que Gaston Mbengue et Aziz Ndiaye mettent de côté leur rivalité et unissent leurs forces ; tant il coute les yeux de la tête pour ficeler un combat de cette envergure. Il n’est pas sûr que les deux promoteurs rééditent « ce coup magique » pour sauver le corps à corps Eumeu Sène-Balla Gaye 2, vu ce qu’un tel évènement requiert comme moyens. Sans sponsors et devant l’entêtement des « VIP » à ne pas revoir à la baisse leurs prétentions financiers, il sera difficile voire impossible de tenir ce choc. A moins de courir le risque de se retrouver dans les mêmes déboires financiers que RDV productions qui n’arrive toujours pas à honorer ses engagements avec Ama Baldé, Tapha Tine, Gouye gui et Zoss, trois mois après le tournoi Tnt. Sur le plan sportif, Eumeu Sène-Bombardier est un combat qui s’impose. La réalité de la lutte veut qu’ils croisent le fer et ils veulent tous deux en découdre. Ils ont chacun, battu Balla Gaye 2, le premier à deux reprises, le second une fois.

Pour Eumeu Sène, qui s’était autoproclamé « empereur de l’arène », il n’y a guère longtemps,  une sortie contre le B 52 serait une occasion de monter sur le toit de la lutte après bientôt 20 ans de carrière dans la lutte avec frappe qui l’a vu accrocher beaucoup de gros morceaux dans son tableau de chasse. Un couronnement.  De son côté, le chef de file de l’écurie Mbour aurait face au Pikinois, l’opportunité de faire d’une pierre deux coups : conforter son statut de roi des arènes et éviter une année blanche lourde de conséquences à la fois financières et sportives.  A ce jour, aucun roi des arènes en activité n’a passé la saison suivante sans lutter. Bombardier sera-t-il l’exception ? La balle est dans le camp des promoteurs et des deux protagonistes.

Diégane SARR


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