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Lutte (243)

Depuis la saison passée, Sa Majesté Reug Reug règne sans partage dans la lutte simple, forteresse pourtant imprenable pour les lutteurs sérères. Convoqué pour la troisième fois en équipe nationale, le fils de l’ancienne gloire Pape Kane devrait pallier, à Niamey, l’absence de Fodé Sarr dans la catégorie des plus de 120kg.

Il est le nouveau seigneur de la lutte traditionnelle sans frappe. Lui, c’est Omar Kane alias Reug Reug, vainqueur des trois plus grands tournois organisés cette saison ayant chacun une mise de 5 millions de FCfa. Son dernier fait d’armes remonte au 17 avril dernier, au stade Demba Diop, avec son sacre acquis de haute lutte au gala de l’ancien roi des arènes Yékini. Dans un milieu réputé être la chasse gardée des lutteurs sérères, comment ce Lébou de Thiaroye a-t-il pu s’imposer aux dépens des cadors Ablaye Ndiaye, Thiaka Faye, Ngane Seck, Louis Thior, Mamady Ndiaye et autre Fodé Sarr ? Au point de devenir un ogre à l’appétit insatiable dévorant tout sur son passage. Sans doute marche-t-il sur les traces de Malal Ndiaye qui, à force de courage et de talent, avait réussi à se faire un nom dans la lutte sans frappe, malgré l’hostilité des supporters. Comme l’ancien lutteur olympique, Reug Reug a dû certainement avoir beaucoup d’audace pour oser déjà s’aventurer dans cette forteresse imprenable des athlètes sérères. Et en s’imposant comme le nouvel empereur de la lutte simple, il a démontré qu’il avait des ressources à revendre et a surpris plus d’un amateur. Mais, il ne pouvait en être autrement pour le poulain d’Ameth Dème qui, à l’image de Balla Gaye 2, Sa Thiès, Nar Touré, Diène Kairé, etc. « a été baptisé par l’argent de la lutte ». Fils de l’ancienne gloire de Thiaroye, Pape Kane qui marqué l’arène durant les années 70-80, ce jeune né en 1990 a la bravoure dans le sang. En digne fils de lutteur, la peur lui est totalement étrangère. Bon sang ne saurait mentir, selon l’adage. « J’ai hérité la lutte à la fois de mon père, Pape Kane, et d’un de mes oncles », rappelle avec fierté Reug Reug qui est issu d’un père lébou et d’une mère sérère. Avec une taille de basketteur, ce poids lourd de plus de 120 kg a le potentiel pour espérer bousculer la hiérarchie dans un futur proche. Car, en plus des arguments physiques qui plaident en sa faveur, il a le talent technique et un mental de gagneur. « Je n’ai pas de recette miracle. Je m’entraine régulièrement avec sérieux et je ne crois qu’en moi », explique l’héritier de Papa Kane. Après deux années de règne sans partage, l’actuel empereur de la lutte sans frappe a décrété cette saison, sa toute dernière en lutte simple. Puisqu’il y est indéboulonnable, il veut, en gentleman, partir de son propre chef pour une nouvelle aventure. « J’ai tout raflé en lutte simple, les rares fois où je suis tombé c’était en demi-finales. Maintenant, je veux me concentrer exclusivement sur la lutte avec frappe. J’en ai discuté avec mon staff qui m’a donné le feu vert », soutient-il. Sur le terrain de la lutte avec frappe, il ne sera pas un inconnu ; loin s’en faut. Et pour cause, depuis 2013, le sociétaire de l’écurie Thiaroye Sur Mer prépare sa reconversion dans cette discipline. Sur 10 combats disputés en lutte avec frappe, Reug Reug affirme avoir remporté les huit, les deux autres étant des combats sans verdict. Des statistiques plus que prometteuses pour espérer réaliser le rêve de tout bon lutteur à savoir devenir un jour roi des arènes. Sûr de lui, Reug Reug entend suivre les traces de son idole Yékini dont il vante la bonne hygiène de vie, gage de sa longue carrière. Convoqué pour la troisième fois en équipe nationale, il va au Tournoi de lutte africaine de la Cedeao (Tolac) de Niamey combattre dans la catégorie des plus de 120 kg. De 100 kg au Tolac de Dakar organisé en octobre dernier, il est donc passé aux super lourds, en l’absence de Fodé Sarr et du géant Thiaka Faye. Avec les cadres Oumar Diouané et Moussa Faye, Reug Reug va aider les Lions à conserver leur titre de champions de la Cedeao. En terre étrangère, il sait que la mission ne sera pas chose aisée. Mais avec lui, « rien n’est impossible ». L’assurance encore et toujours !

Diégane SARR

Dix lutteurs sont entrés en regroupement depuis vendredi dernier, au stade Léopold Sédar Senghor, en prélude au Tournoi de lutte africaine de la CEDEAO (Tolac) prévu en début mai au Niger. 5 athlètes seront choisis pour défendre les couleurs du Sénégal, au terme de ce stage de préparation de 15 jours.

Le Sénégal prépare le Tournoi de lutte africaine de la CEDEAO (Tolac) prévu du 3 au 9 mai prochain à Niamey (Niger). Depuis vendredi dernier, 10 lutteurs présélectionnés par la Direction technique nationale (Dtn) sont entrés en regroupement au stade Léopold Sédar Senghor, sous la supervision de l’entraineur Ambroise Sarr. A l’issue de ce stage de 15 jours, cinq lutteurs seront retenus pour défendre les couleurs du Sénégal à cette compétition sous-régionale. Sur la liste des athlètes présélectionnés, beaucoup en sont à leur première convocation. Parmi eux, Emile François Gomis (120kg), Babacar Sarr (66kg), Lamine Diassé Seck (85 kg), Youssou Faye (76 kg) et Alioune Badara Diop dit Zambala (85 kg) vainqueur du tournoi que le promoteur Pape Dia avait récemment organisé à Fatick. Auteurs d’une bonne saison, ces lutteurs, les meilleurs en ce moment dans leur catégorie respective, ont tapé dans l’œil de la Dtn qui n’a eu d’autre choix que de les mettre à l’épreuve, en attendant le choix final. 

A côté de ces « bleus », il y a les cadres comme l’inévitable Oumar Diouané (76 kg) et Omar Kane alias Reug Reug (120 kg), deux habitués du Tolac.  C’est dire que la Dtn entend miser sur la fraîcheur physique mais aussi sur l’expérience pour permettre aux Lions de tirer leur épingle du jeu au Niger. En lice dans les 100 kg lors du dernier Tolac de Dakar, Reug Reug est donc monté d’un cran en passant à une catégorie supérieure. Il a été préféré au géant Thiaka Faye et Fodé Sarr qui sera le grand absent du tournoi de Niamey. Sociétaire de l’école de lutte Ambroise Sarr, le lutteur de Palmarin est l’un des athlètes qui comptent le plus de sélections en équipe nationale. Plusieurs fois champion de la CEDEAO, Fodé Sarr a été à un moment donné, capitaine des lions de la lutte, en récompense à sa régularité et ses belles performances aux tournois sous-régionaux voire à l’échelle continentale. Quant à Thiaka Faye, sa méforme de cette année n’a pas plaidé en sa faveur. C’est en toute logique que Reug Reug, le nouveau seigneur des arènes, a été convoqué pour défendre les couleurs du Sénégal dans la catégorie des super-lourds. Et pour cause, depuis deux saisons, il règne sans partage dans la lutte sans frappe. Cette saison, il a déjà accroché à son tableau de chasse, plusieurs grands galas dont celui que l’ancien roi des arènes, Yékini a organisé dimanche passé au stade Demba Diop. 

Champion en titre du tournoi de la CEDEAO, le Sénégal va défendre son titre à Niamey. Une mission qui sera tout sauf une sinécure au vu de la vieille rivalité entre Nigériens et Sénégalais. Avec dans une moindre mesure le Nigeria, les deux Nations dominent la lutte dans la sous-région.

Diégane SARR

Ne vous fiez surtout pas aux résultats pour conclure que les lutteurs sénégalais étaient en promenade de santé, la semaine à Dosso (Niger) lors du Tournoi de lutte africaine de la Cedeao (Tolac). Vainqueurs par équipes (5 victoires à 0 face au Niger en finale) et médaillés d’or dans 4 des 5 catégories ! Mais, selon leur entraîneur, Ambroise Sarr, « le tournoi de cette année était encore plus dur que les précédents ».

Explications : d’abord, traditionnellement, la compétition se déroulait à Niamey, la capitale. Mais cette fois, les responsables nigériens ont délocalisé la compétition à Dosso, à 140 km de là. « Parce que c’est le fief de leur grand champion, Khadri Abdoul Issakha, le détenteur du Sabre d’or » qui consacre le meilleur lutteur national. Et là-bas où, par ailleurs, repose Alboury Ndiaye, un des héros nationaux du Sénégal, les lutteurs nigériens étaient assurés du soutien total de toute la population.

Ensuite, les organisateurs avaient voulu faire de la chaleur d’étuve qui règne dans ce bled un allié pour leurs lutteurs dans une épreuve démarrée en milieu d’après-midi alors que le soleil y tape fort. Surtout le vendredi, premier jour de compétitions où il fallait disputer tous les combats, sauf les finales. « Mais, c’est à croire que le Ciel s’était rangé de notre côté, puisque juste avant le premier combat (celui de Moussa Faye, en 66 kg) contre la Côte d’Ivoire, la pluie s’est mise à tomber », raconte Ambroise Sarr. Et lorsque, 30 minutes après, la pluie s’était arrêtée, la température était devenue bien plus clémente ; et les protégés de l’ancien champion de l’arène sénégalaise purent commencer leur marche victorieuse. 5 – 0 ! C’était le tarif du jour appliqué à la Côte d’Ivoire et au Bénin en poules et à la Gambie en demi-finale ! En finale, le Niger, hôte de l’épreuve, a connu le même sort. Autant dire que la suprématie sénégalaise était sans conteste. Presque pareil en individuels où seul Moussa Faye (66 kg) a perdu sa finale face au Nigérian Zeiwertein Aracafa. Puisque Oumar Diouané (76 kg), Cheikh Tidiane Niang (86 kg), Mouhamadou Moustapha Sène dit Sellé (100 kg) et Oumar Kane alias Reug Reug (120 kg) sont tous revenus à Dakar parés d’or. L’une des grosses fiertés du coach Ambroise Sarr a certainement été la victoire en demi-finale de Sellé sur Khadri Abdoul Issakha, le détenteur du « Sabre d’or » nigérien et devant son public. Mais, ce ne fut pas sans conséquence, « puisque nous avons été arrosés de jets de pierres », révèle-t-il. Pire, alors qu’ils étaient partis se réfugier auprès du directeur des Sports du Niger, celui-ci a tout bonnement chassé le coach sénégalais et ses ouailles.

  C’est donc un Ambroise Sarr fier qui est rentré de Dosso avec ses troupes. Mais en perfectionniste, il refuse de faire dans l’autosatisfaction.

« Mon objectif, c’est de revenir d’un Tolac avec zéro défaite », clame-t-il. Peut-être dès la prochaine édition qui devrait se tenir à Dakar ? Pour l’entraîneur de l’équipe du Sénégal championne d’Afrique, de la Francophonie et de la Cedeao en titre, la barre n’est jamais trop haut placée…

B. K. N.

Ambroise Sarr a publié, hier, la liste des cinq lutteurs sénégalais devant défendre les couleurs du Sénégal au Tournoi de lutte africaine de la Cedeao de Niamey (Tolac) prévu du 3 au 9 mai. L’équipe sénégalaise est composée de Moussa Faye (66kg), de Oumar Diouané (76kg), de Cheikh Tidiane Niang (86kg), de Mamadou Moustapha Sène (100 kg) et de Oumar Kane dit Reug Reug (+120kg). Sur cette liste, quatre lutteurs (Moussa Faye, Oumar Diouané, Cheikh Tidiane Niang et Reug Reu, ont l’expérience du tournoi de lutte la Cedeao. Seul Mamadou Moustapha Sène alias Sellé n’a pas encore pris part à cette compétition sous-régionale.

L’entraîneur a aussi précisé qu’un seul athlète en l’occurrence Oumar Diouané avait déjà participé au Tolac de Niamey ; tous les autres y effectueront leur premier séjour. La publication de cette liste est intervenue à l’issue du stage de préparation de 15 jours des Lions au stade Léopold Sédar Senghor. Ainsi, Ambroise Sarr a, une fois de plus, misé sur l’expérience pour remporter ce tournoi de lutte de la sous-région. Champion du Tolac en octobre dernier à Dakar, le Sénégal devra batailler ferme pour conserver le trophée. A domicile, le Niger, son plus sérieux rival, va, comme d’habitude, tenter de barrer la route aux protégés d’Ambroise Sarr et d’Abdou Badji.

La compétition démarre vendredi avec le championnat par équipes ; tandis que la finale sera disputée dimanche.

D. SARR

Si Bombardier passe une année blanche, ce qui serait inédit pour un « roi des arènes », ce ne sera pas faute d’adversaires. Roi le plus contesté dans l’histoire de la lutte, il a beaucoup de comptes à régler. De Tapha Tine à Eumeu Sène en passant par Gris Bordeaux et Yékini, presque aucun ne lui reconnaît ce statut. A juste titre.

Avec plusieurs défaites à son actif, Bombardier reste, sans doute, le « roi des arènes » le plus contesté dans l’histoire de la lutte. C’est vrai que depuis Manga 2, le seul à avoir été officiellement couronné par le Comité national de gestion (Cng) de la lutte, tous les autres « rois » ont fait l’objet de contestations. Mais cela s’est accentué avec l’arrivée de Bombardier au pouvoir en 2014 à l’issue de son brillant succès contre Balla Gaye 2.

En tout cas, un de ses anciens bourreaux, Tapha Tine, ne rate d’ailleurs jamais l’occasion de « remettre le B 52 à sa place ». « Je suis le roi de Bombardier ! », a encore tout récemment martelé le géant du Baol. En 2012, il avait cogné et battu le « B52 » suite à une décision médicale qui jugeait ce dernier inapte à poursuivre le face-à-face. Deux ans après, sa victime s’est retrouvée, miraculeusement, sur le toit de la lutte après avoir détrôné le fils de Double Less. Mais pour le colosse de Réfane, cela ne change rien.  Bombardier est peut-être roi, mais pas le sien. En d’autres termes, pour prétendre être son roi, le porte-étendard de l’écurie Mbour devra prendre le dessus sur lui, dans un combat-revanche. Chose que le Baol-Baol semble prêt à lui accorder. Le « roi des arènes » est-il prêt à tenter ce pari à hauts risques ? Sans doute que oui, d’autant qu’il peine à se dégotter une affiche. Il a, en tout cas, intérêt à remettre les pendules à l’heure, face au champion sérère qui n’est manifestement pas prêt de lui reconnaître son statut de roi. Tout comme le dernier tombeur de Modou Lô devra tout faire pour prendre sa revanche sur Gris Bordeaux qui l’a défait en 2008. A défaut, le « troisième tigre de Fass » pourra toujours remettre en cause le titre de roi qui lui est affublé. Et dire comme Tapha Tine qu’il n’est pas son roi, à juste titre.

Le « vrai roi » (the real king) autoproclamé, Yékini, n’est pas non plus, prêt à accepter le leadership du B52. Bien au contraire, il n’est même pas question pour le sociétaire de l’écurie « Ndakaru » de se mesurer à l’homme qu’il a vaincu à trois reprises. En annonçant qu’il était le vrai roi lors de son premier face-à-face avec Lac de Guiers 2, en prélude à leur combat du 24 juillet prochain, Yékini a voulu montrer qu’il reste plus que jamais le patron, en dépit de son revers devant Balla Gaye 2.

Autant de comptes que Bombardier devra donc solder pour davantage légitimer son fauteuil de « roi des arènes », objet d’incessantes contestations. Sans compter son face-à-face contre Eumeu Sène qui s’impose de l’avis des observateurs. Comme lui, le leader de l’écurie Tay Shinger a battu Balla Gaye 2, d’abord en 2008 puis en 2015. Il va de soi que celui qui se fait appeler « empereur de l’arène » qui trouvait à redire sur le titre de roi de Yékini ne reconnaît point le B52. Un combat de clarification entre les deux ténors pourrait définitivement trancher le débat sur cette question. C’est dire que malgré ses deux dernières victoires obtenues aux dépens de Modou Lô et Balla Gaye 2, Bombardier a encore devant lui un certain nombre de contentieux à régler, deux ans après son arrivée au pouvoir. De sa capacité à prendre sa revanche sur ses anciens tombeurs, dépendra en grande partie la légitimité de son statut. Mais les promoteurs joueront ils le jeu ?

Diégane SARR

Entraineur de l’équipe nationale de lutte depuis 1993, Ambroise Sarr a de quoi bomber le torse, au vu de son bilan plus que reluisant à la tête des lions. Mais en homme modeste, patriote devant l’Eternel, le chef du village de Palmarin Nguedj refuse de demander quoi que ce soit. Il se contente de la passion qu’il nourrit pour la discipline. Jusqu’à quand ?

Derrière les prouesses interminables des Lions, il y a un homme qui ne vit et ne respire que pour la lutte : Ambroise Sarr. Un homme modeste qui privilégie l’action à la parole « Je ne sélectionne jamais un nullard ».

Tel est son slogan favori qu’il prouve le plus souvent sur le terrain. En atteste, ce cinglant 5-0 en finale contre le Niger, lors du dernier Tolac de la CEDEAO.

Bombardé entraineur de l’équipe nationale de lutte olympique en 1989, dans la foulée des Jeux olympiques de Séoul, il préside depuis 1993 aux destinées de la sélection nationale de lutte sans frappe. Il a coaché de grands lutteurs dont Yékini, Eumeu Sène, Babou Seck, Pakala, parmi les plus célèbres. Cette longévité s’explique sans nul doute, par les innombrables trophées que le Sénégal a obtenus, en lutte sans frappe, dans la sous-région, le continent et à l’échelle internationale.  On ne change pas un coach qui gagne ! « C’est le meilleur entraineur de lutte en Afrique », martèle son « patron », le Pr Raymond Diouf qui confirme, sans ambages que la lutte est la discipline sportive qui a valu plus de satisfaction au Sénégal. Il loue également le sens du sacrifice de l’ancien lutteur, qui d’après lui, a failli passer de vie à trépas, juste après la dernière édition du Tolac de Dakar, en octobre 2015.

« Il était dans le coma et est resté pendant un mois à l’hôpital. On a failli le perdre », révèle-t-il, soulignant que seul le Cng était venu à son chevet. Ancienne gloire, ancien international de lutte sans frappe, plusieurs fois sélectionné dans l’équipe olympique, Ambroise Sarr est-c’est un euphémisme- un passionné de la lutte. D’ailleurs, c’est cette forte passion qui le retient toujours aux commandes de l’équipe nationale. C’est aussi un grand patriote qui « ne demande pas ce que l’Etat peut faire pour lui ». «Je n’ai jamais mis en avant l’aspect pécuniaire en tant qu’entraineur ; parce que j’aime la lutte.

Pour moi, la passion est plus importante que tout le reste », explique le chef du village de Palmarin Nguedj. Pour des raisons sans doute de pudeur, il refuse de demander quoi que ce soit, en contrepartie de ses bons résultats. Dieu sait pourtant qu’il a des raisons de le faire.  Peut-être qu’il le fera, le jour où son objectif sera atteint : remporter dix médailles d’or sur 10 dans un tournoi de la CEDEAO ! Un pari qu’il a raté de peu au Tolac de Niamey et qu’il va certainement tenter à nouveau de réussir au prochain Tolac de Dakar.

Après Ablaye Ndiaye – Gris 2, il y a deux semaines, Gfm Entertainment revient le 28 mars au stadium Iba Mar Diop avec un autre combat de lourds. Tyson 2 le lieutenant d’Eumeu Séne à Tay Shinger part à l’assaut du bulldozer de l’école de lutte Balla Gaye, Elton. Un choc de mastodontes qui devrait tenir toutes ses promesses, compte tenu des enjeux que revêt cette affiche.

Le choc Tyson 2 de Tay Shinger et Elton de l’école de lutte Balla Gaye est prévu le 28 mars prochain au stadium Iba Mar Diop. Ce duel longtemps plébiscité par les puristes promet d’être très disputé compte tenu des enjeux. Organisée par Gfm Entertainment, cette affiche constitue une sorte d’examen de passage pour Tyson 2, qui piaffe d’impatience d’intégrer la cour des grands. Vainqueur de la première édition de l’Arena Tour, il marche depuis sur les pas d’Eumeu Sène. Et même s’il joue gros face à Elton, le jeune lutteur compte avoir le dernier mot pour franchir une étape. Auteur de 13 victoires contre une défaite (contre Gouye Gui, le 25 janvier 2009), l’ancien coéquipier de Mouhamed Ndao Tyson fait partie aujourd’hui des lutteurs au riche palmarès. A la fois bagarreur et fin technicien, il a incontestablement des atouts de taille pour inquiéter plus d’un adversaire. Tyson 2 a fait savoir d’ailleurs lors de la signature de contrat, qu’il cible plutôt Balla Gaye 2. « Je pense qu’Elton n’est pas un adversaire dangereux.
Je le connais bien et j’ai suivi beaucoup de ses combats. Mon souhait est d’affronter Balla Gaye, mais je dois d’abord battre son lieutenant ». En fait, pour le protégé d’Eumeu Séne, il sera question pour lui d’un passage de grade. « Je ne suis pas du genre à combattre dans la passivité, la preuve, le Cng ne m’a jamais sanctionné. Mon adversaire n’a alors qu’à se préparer car je vais m’imposer pour franchir un cap. Je suis un gagneur ! J’ai été en équipe nationale de lutte et j’ai été médaillé d’or à 6 reprises », prévient-il. A priori, la tâche ne sera pas facile pour lui, devant un adversaire en perte de vitesse et qui meurt d’envie de se relancer dans la course. En effet, Elton prépare fiévreusement son comeback après une année blanche. Il a le gabarit nécessaire et évolue dans une écurie avec de bons lutteurs qui bénéficient d’un encadrement de qualité. Mais Elton est sur les starting-blocks, incapable jusqu’ici, avec tous ses atouts, de jouer les premiers rôles. Battu par Pakala de Mbour Montagne le 10 février 2013, le tombeur de Bismi Ndoye veut impérativement redorer son blason et reprendre sa place dans la course vers le sommet. Même s’il faut le reconnaître, en termes de victoires, Elton est loin d’être un tueur. 9 succès au total sur Bismi Ndoye, Youssou Ndour (2 fois), Yékini Junior, Matar Guèye, Boy Nar, Soulèye Dop, Bismi Ndoye contre 4 revers face à Tonnerre, Ness, Tapha Tine et Pakala. Face à Tyson 2, son ambition sera donc de battre un jeune loup aux dents longues qui, du reste, demeure un sacré client tant dans la bagarre que dans la morphologie. Dans ses déclarations d’avant-combat, Elton a assuré être prêt à tout pour le gain de la confrontation et passer à l’étape supérieure. Il s’est également dit prêt pour la bagarre. Reste à savoir qui aura le dernier mot ?

Absa NDONG


Boy Niang 2Boy Niang 2 est aux anges. Et il y a de quoi, après son exploit dimanche dernier face à Garga Mbossé, le frangin de Zoss. Trouvé à Pikine au lendemain de sa victoire, le jeune lutteur n’a pas hésité à exiger qu’on le classe désormais dans la catégorie des VIP. Les lutteurs de seconde zone n’ont qu’à aller voir ailleurs.

Que ressentez-vous après votre victoire sur Garga Mbossé ?
La victoire c’est tout ce que je voulais. Ce n’était pas facile, mais j’ai relevé le défi et j’en rends grâce à Dieu. Je suis jeune et je me bats jour et nuit pour percer dans ce métier. J’attendais que Garga m’envoie son crochet gauche pour abréger la partie ; j’ai répliqué pour le diminuer et le battre. J’avais beaucoup travaillé cette stratégie durant la préparation, tout comme la bagarre. Chacun voulait  gagner pour passer à une étape supérieure, c’est pourquoi on a beaucoup calculé. Ce qui nous a valu deux avertissements pour passivité.

A vous entendre parler, vous avez bien étudié votre adversaire ?
Garga m’a traité d’ancienne gloire. Mais c’était une bataille psychologique. Et aujourd’hui, je crois que je lui ai montré qu’on ne boxe pas dans la même catégorie. Je  l’ai corrigé avant de le battre. C’est ça l’essentiel. Chacun a sa façon de lutter. Personnellement, la lutte je l’ai dans le sang. Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, mais dans l’enceinte, je fais très mal à mes adversaires. Je n’en veux pas à Garga Mbossé, il voulait me déstabiliser. Il  doit respecter ses adversaires. C’est un champion qui a fait ses preuves et je ne pouvais pas refuser de l’affronter, malgré ma dernière victoire sur Baye Mandione qui m’avait propulsé dans la cour des grands de l’arène. Je l’ai remis à sa place et j’ai pris ma revanche sur son grand-frère Zoss. Maintenant, nous sommes à égalité, un but partout (rires).

On vous a senti très confiant. Pourquoi ?
C’était un grand évènement et il fallait être à la hauteur. Garga ne m’impressionne pas malgré son poids. Il fallait faire le show et je crois avoir assuré. Je fais tout dans les règles de l’art.

Vous avez battu Sa Cadior,  Baye Mandione et Garga. Etes-vous le bourreau des poids lourds ?
Les  poids lourds me réussissent plutôt bien, c’est vrai. Battre ces champions montre que j’ai fait mes preuves dans la lutte. Il n’y a pas de Vip dans l’arène. C’est un mot que l’on doit bannir de la lutte.

Désormais quels ténors ciblez-vous ?
(Il coupe).  Je ne défie aucun ténor. J’ai dit, il ne faut plus dire qu’un tel est un espoir ou un ténor. Cette catégorisation ne doit plus exister dans la lutte. J’ai fait mes preuves. Baye Mandione a affronté Modou Lo et Papa Sow, et pourtant je l’ai terrassé. Contre Garga Mbossé, les gens disaient que c’était un examen de passage. Maintenant  que j’ai décroché haut la main mon bac, je veux aller à l’université pour me mesurer aux étudiants. C’est tout ce que je demande.

Et qui sont ces lutteurs ?
Je ne citerai pas de nom. Les Vip se reconnaissent. Retenez que j’en fais maintenant partie.

Votre Père De Gaulle veut un combat contre Balla Gaye 2. Etes-vous d’accord ?
Sachez que je suis un Vip. Mon père  a le droit de citer mes potentiels adversaires.  Je suis dans la cour des grands et j’attends que les ténors se manifestent.

Etes-vous prêts à croiser  Lac 2, Gouye Gui ou Papa Sow ?
Je ne fais de fixation sur personne. Je prendrai celui qu’on me proposera. Mais, j’en ai assez de prendre des élèves du CEM  Fadilou Diop (rires). Il me faut des étudiants, car j’ai décroché mon bac.

Aziz Ndiaye  veut votre combat contre Lac Rose de Fass. Qu’en dites-vous ?
Vous vous moquez de moi ou quoi ? Il ne faut pas mentionner son nom pour éviter qu’on pense qu’il est dans ma ligne de mire. Tout le monde connait mes potentiels adversaires. Donc, ne me parlez pas de lui.

Pourquoi pas alors Moussa Ndoye qui vient de battre Tonnerre et qui est de la même génération que vous ?
Pareil pour lui, on n’a pas le même palmarès. Même Baye Mandione n’acceptera pas de le croiser. De grâce, arrêtez de me parler des lutteurs qui sont à la maternelle. Vous connaissez mieux que moi mes potentiels adversaires. Je veux que des ténors, et pas les lutteurs de seconde zone. Contre Garga, c’était un combat risqué. Comme je l’ai battu, il me faut aller de l’avant. Je ne suis plus un espoir. Que ça soit clair. Ama Baldé et moi, avons dépassé le cap  des espoirs. Nous avons prouvé  donc qu’on nous laisse accéder à la cour des grands ».

Propos recueillis par Absa NDONG

DE GAULLE, PERE DE BOY NIANG 2 : « PRÊT POUR AFFRONTER BALLA GAYE 2 »
« Boy Niang est partant pour croiser Balla Gaye 2. Qu’on ne me dise pas que c’est prématuré. Robert Diouf m’a dit qu’un lutteur qui pèse 70 kg peut battre n’importe qui dans l’arène. Et mon fils pèse 102 kg.  Il est vif et très intelligent. Balla Gaye a affronté Yekini à ce stade de sa carrière. Donc, nous sommes prêts  à l’affronter. Comme pour les autres ténors ; le plus important est que les amateurs y trouvent leur compte. D’ailleurs des promoteurs m’ont contacté pour des combats et je suis à l’écoute ».

A. Ndong


Boy Niang 2 et Garga Mbossé ont soldé leurs comptes hier au stade Demba Diop, dans une confrontation qui a tiré en longueur. En effet, il a fallu 11 minutes 30 secondes, au fils de l’ancien lutteur de Gaulle pour s’imposer face à un Garga Mbossé méconnaissable.

Déterminé et sûr de lui, Boy Niang 2, le fils de l’ancien lutteur de Gaulle, a prouvé hier au stade Demba Diop aux amateurs de lutte qu’il a bel et bien sa place dans la cour des grands. En effet, vu sa patience (ce qui n’est pourtant pas son point fort), la victoire pouvait difficilement lui échapper. Même si le combat a tiré en longueur (11 mn 30), Garga Mbossé le frangin de Zoss a fini par baisser pavillon à la grande déception de ses nombreux supporters. Les spectateurs du stade Demba Diop rempli à ras-bords sont également restés sur leur faim, vu la prestation assez mitigée des deux lutteurs, plus particulièrement celle de Garga Mbossé. Ce dernier n’avait apparemment pas envie d’en finir au plus vite, voulant sans doute respecter jusqu’au bout les consignes de son entourage. Une démarche sage, mais qui l’a finalement desservi. Méconnaissable, le tombeur de Lac Rose de Fass a joué la carte de la passivité face à un Boy Niang 2 très rusé. Après deux avertissements des deux côtés, le fils de De Gaulle a pris le combat en mains. Il a imposé une fausse bagarre, histoire de déstabiliser son adversaire, avant de chercher le contact. Les deux lutteurs tâtonnent alors comme ils peuvent pour trouver la clé de la victoire. Et c’est le tombeur de Baye Mbadione qui parvient à tromper la vigilance de son vis-à-vis, en déjouant une de ses attaques. Déséquilibré, Garga Mbossé se retrouve sur ses trois appuis et Boy Niang 2 ne lui laissa pas le temps de se relever.
En fin technicien, il poursuit l’action, charge Garga de tout son poids et le contraint à pointer sa tête au sol. Une belle victoire du fils de De Gaulle, qui après Baye Mandione, vient de freiner l’envol de Garga Mbossé. Pour les observateurs de l’arène d’ailleurs, les lutteurs de la classe dite Vip ne peuvent plus éviter Boy Niang 2, qui a fini de faire ses preuves dans l’antichambre des ténors. Pour le cas du frangin de Zoss, ce revers va sûrement donner un sacré coup à sa carrière en dents de scie.
Concernant les combats préliminaires, Sa Cadior Jr de l’école de lutte Mor Fadam a battu Bébé Ama de l’écurie Pikine Mbollo. Ndiaye Tine le petit-frère de Tapha Tine a mis KO Soump Gui de l’écurie Ouakam. Boy Dakar de l’école de lutte Doudou Baka Sarr a renvoyé Boy Dantec à ses copies. Malick Niang Jr de l’écurie Yoff a été plus fort que Touba Dakar de l’écurie Bayissi Khéle.  Tapha Tine 2 de Lansar n’a vu que du feu devant Boy Paul de Keur Massar Mbollo. Géra de l’écurie Thiaroye Sur Mer a terrassé Boy Tine 2 de l’école Yeumbeul Marin. Diack magicien de l’écurie Mansour Mbaye a d’une prise extraordinaire humilié Birahim Jr de l’écurie Gandiol.  Mbaye Tine 2 de l’école de lutte Mor Fadam a remporté son duel contre Nianga de l’écurie Bayissi Khéle par décision arbitrale. Et enfin, en combat spécial, Gamou Guèye de l’écurie Lébou Gui s’est imposé devant Tapha Leer de l’écurie Baol Mbollo.

Absa NDONG


Isabelle SambouIsabelle Sambou remporte le prix "femme et sport" de la fédération internationale.

La championne d’Afrique des 53 kg en lutte olympique, Isabelle Sambou a reçu, hier à Lausanne (Suisse), le prix "Femme et Sport" décerné par la fédération internationale de lutte association. Isabelle Sambou est la première lauréate de ce nouveau prix ’’Femme et Sport’’ qui récompense la meilleure sportive désignée par la fédération internationale de lutte association.

Neuf fois championne d’Afrique, Isabelle Sambou à reçu son trophée et un chèque de 10 000 dollars des mains du président de la fédération internationale de lutte, Nenad Lalovic. Le patron de la fédération internationale de lutte association s’est dit ’’très fier" de Isabelle Sambou et de tout ce qu’elle a réalisé dans ce sport. "Elle est un exemple que les femmes peuvent s’accomplir dans le sport si elles en ont les moyens’’, a soutenu M. Lalovic.

Ce prix lancé par la commission féminine de la fédération internationale de lutte à aussi récompensé la présidente de la fédération de lutte amateur des Iles Samoa Irène Kane et la directrice des relations internationales de la fédération iranienne de lutte, Farnaz Panahizadeh. Isabelle Sambou qui avait atteint les quarts de finale aux derniers Jeux olympiques de Londres et actuellement en course pour se qualifier aux JO de Rio 2016 prévu au mois d’août prochain au Brésil.

APS


Boy Niang 2 (école de lutte Boy Niang) croise le fer dimanche prochain avec « le cactus » Garga Mbossé (écurie Door Doraat). Après sa brillante victoire la saison passée face à Baye Mandione, il n’a pas le droit de perdre ce face-à-face aux enjeux cruciaux. Au risque de redoubler de catégorie.
Tombeur de Baye Mandione la saison passée, Boy Niang 2 ira à l’assaut de Garga Mbossé, ce dimanche. Si contre le « fou de Thiaroye Gueum sa bopp » il faisait office de challenger, cette fois, il part légèrement avec le costume de favori. Pourra-t-il bien gérer ce statut ?  Ce qui est sûr c’est que le fils de De Gaulle Ngom ne devra pas trop sous-estimer le petit-frère de Zoss. Malheureux finaliste du Championnat de lutte avec frappe (Claf) organisé en 2010 par Luc Nicolaï, Garga Mbossé a fini de prouver qu’il restait un adversaire dangereux pour n’importe quel lutteur. C’est un athlète bien à l’aise autant en lutte simple qu’en lutte avec frappe. Il a brillamment remporté ses deux dernières sorties qui l’opposaient à Tonnerre (écurie Pikine Mbolo) et Lac Rose (écurie Fass). Deux belles victoires qui lui ont validé le passage dans l’antichambre des « gros bras ». Boy Niang 2 est donc averti. Il a beau être favori ; mais la moindre erreur de sa part pourrait lui coûter cher. D’autant que son adversaire voudra imiter les pas de son grand-frère Zoss qui, à force de ruse, avait battu le jeune lutteur de Pikine en 2013. Face à Garga Mbossé, Boy Niang 2 aura donc à cœur de prendre sa revanche par procuration. Une victoire lui permettrait de franchir en même temps, un nouveau palier en confirmant son entrée dans le cercle restreint des ténors. Il faut souligner que son éclatant succès aux dépens de Baye Mandione, un poids lourd, était déjà synonyme de son intégration dans la cour des grands. Le fils de De Gaulle aurait fait monter les enchères au sortir de ce succès acquis de haute lutte, personne ne l’aurait taxé de prétentieux. Boy Niang 2 pouvait logiquement réclamer Modou Lô, Gris Bordeaux ou encore Tyson. Le chef de file de l’écurie « Rock énergie » et celui de Fass ont, comme lui, pris le dessus sur le « fou de Thiaroye Gueum sa bopp ». C’est dire qu’il joue gros face au challenger Garga Mbossé qui vise la cour des grands. En effet, si un succès serait une confirmation de son entrée dans le cercle prestigieux des « Vip », un revers l’obligerait à redoubler de catégorie.
A l’instar de Balla Gaye 2, Sa Thiès et autre Diène Kairé, Boy Niang 2 a la lutte dans ses veines. A ce titre, il marche inéluctablement sur les traces de son père, l’ancienne gloire De gaulle Ngom. En digne successeur, il entend perpétuer le glorieux legs paternel. Son ambition, comme tous les loups aux dents longues, est de monter sur le toit de l’arène. Il en a le potentiel. Bien bâti par Dame Nature, ce jeune à la taille de basketteur est très doué en lutte. Sa technicité est au-dessus de la moyenne. Baye Mandione et Sa Cadior 2 ne diront pas le contraire. Les « deux gros bras » ont tout simplement été mystifiés par le poulain de Ngagne Pouye. En plus du talent technique incontestable, Boy Niang 2 a aussi gagné en maturité.
Il a réussi à contenir, en même temps, sa fougue de jeunesse qui lui a joué de mauvais tours par le passé. Comme lors de son face-à-face avec Zoss qu’il avait perdu ; avant d’être suspendu par le Comité national de gestion de la lutte pour cause de violence.
Depuis, il a fait amende honorable en se faisant l’apôtre de la non-violence dans l’arène.
Confirmera-t-il sa renaissance devant le sociétaire de l’écurie « Door Doraat ? »

Diégane SARR


Garga Mbossé de l’écurie Door Doraat affronte Boy Niang 2, dimanche prochain au stade Demba Diop. Un combat aux allures de règlement de comptes vu que son grand-frère, Zoss, avait freiné l’envol du fils de De Gaulle en 2012. Garga Mbossé va alors vers un gros défi : s’imposer face à un lutteur qui a entre-temps acquis de l’expérience.

Le choc tant attendu entre Garga Mbossé de l’écurie Door Doraat et Boy Niang 2 de l’écurie De Gaulle promet d’être très disputé. Pour cause, les deux lutteurs prennent à cœur ce combat qui fait déjà épiloguer les fans. Ficelé par le promoteur Pape Abdou Fall pour dimanche prochain, ce choc a toutes les allures d’un règlement de comptes. En effet, Boy Niang 2 voudra prendre sa revanche par procuration ; puisque Zoss, le grand-frère de son adversaire, l’avait battu en 2012. Un duel aux enjeux très importants alors entre deux jeunes espoirs réputés être de grands techniciens. De plus en plus confiant, le frangin de Zoss peut bien inquiéter son vis-à-vis d’autant plus qu’il sort d’un retentissant succès devant Lac Rose de Fass. Sa première sortie de la saison sera l’occasion de passer à une étape supérieure de sa carrière. En fait, un succès le propulserait à coup sûr dans l’antichambre des ténors. Avec un palmarès qui force le respect, Garga Mbossé n’a rien à envier aux lutteurs de sa génération. Malheureux finaliste du Claf de la saison 2009-2010 (il a été battu par Super Etoile), le jeune lutteur a depuis lors creusé lentement mais sûrement son sillon dans l’arène. Doté d’un bon physique, Garga Mbossé est aussi un bon technicien. Sa sérénité et son côté imprévisible font de lui un lutteur très redouté. Dans ses déclarations d’avant-combat, le tombeur de Lac Rose et de Tonnerre a d’ailleurs assuré être disposé à tout pour le gain de la confrontation et passer à l’étape supérieure. Il s’est également dit prêt pour la bagarre. « Boy Niang 2 n’est pas un grand bagarreur. Il n’a jamais mis quelqu’un KO. Sur ce plan-là, je ne m’inquiète nullement. Mais puisqu’il m’invite à la bagarre, il sera bien servi », a-t-il fait savoir lors de leur dernier face-à-face. Toutefois, un revers face au tombeur de Baye Mandione serait pour Garga Mbossé synonyme d’un véritable coup dur. En plus de remettre à plus tard son rêve d’intégrer l’antichambre des ténors, ce scénario l’éloignerait aussi de la course vers le sommet. C’est dire que le frangin de Zoss joue gros dimanche.

Absa NDONG


Ils sont actuellement les doyens des lutteurs en activité. Tyson, Yékini et Baboye ont marqué l’arène de leur empreinte indélébile en traversant deux générations de lutteurs. Avec la fin toute proche de leur riche et longue carrière, c’est toute une page de l’histoire de la lutte qui est en train de se refermer.

Le crépuscule des papys de l’arène est-il tombé ? Jamais Yékini, Tyson et Baboye, présentement les plus anciens lutteurs en activité, n’ont autant été en perte de vitesse. Longtemps, la coqueluche des promoteurs, ce trio légendaire ne fait plus courir ces derniers. Leur baisse de forme et/ou leurs mauvais résultats constatés ces dernières années en sont l’explication. Résultat, ils ne figurent plus sur les plans des « match-makers » qui leur faisaient naguère les yeux doux. Au grand bonheur des jeunes qui ont symboliquement pris le pouvoir en 2012 à la faveur de la victoire de Balla Gaye 2 sur l’ancien « roi des arènes », Yékini. Le malheur des uns fait le bonheur des autres !  Et c’est le chef de file de l’écurie Ndakaru qui pâtit le plus de cette nouvelle donne ; dans la mesure où Yékini bouclera, en avril 2016, sa quatrième année blanche d’affilée. Du coup, l’hypothèse de son retour dans l’arène maintes fois annoncée, semble de plus en plus improbable ; d’autant plus que le champion de Joal-Fadiouth sera bientôt frappé par la limite d’âge. Certes, il a fait plusieurs fois l’objet de défis notamment de la part de Lac de Guiers 2, mais il n’est pas sûr que les promoteurs soient intéressés par cette affiche.
Battu à plate couture la saison passée par Gris Bordeaux, Mohamed Ndao dit Tyson semble lui aussi avoir épuisé toutes ses chances de revenir au-devant de l’arène. Depuis 2004, le leader de la Génération « Boul Faalé » n’a plus goûté à la moindre victoire. Une chute libre qui a fortement fait baisser sa cote de popularité. Il a beau être un spécialiste du sport-business, son retour dans l’arène relève presque de l’impossible. Et pour ne pas arranger les choses, l’âge ne plaide plus en sa faveur. Comme Yékini, l’enfant de Ndangane Kaolack va bientôt souffler ses 45 bougies, à savoir l’âge limite pour lutter.
Baboye est dans la même situation peu reluisante que Tyson et Yékini. Depuis son revers en 2013 contre Bombardier à Bercy, le « lion de Pikine » n’a plus disputé de face-à-face. Il ne rugit plus, de ce rugissement qui faisait peur à ses adversaires. Trois années blanches de suite qui en disent long sur la mauvaise passe du bouillant lutteur de la Banlieue et la désaffection des promoteurs à son endroit. Lutteur fougueux au courage légendaire, Baboye fut longtemps, à l’image de Tyson et Yékini, la coqueluche des promoteurs et des amateurs. Aujourd’hui, son avenir dans l’arène se conjugue au passé ; la faute à l’âge et aux mauvaises performances. Tout porte à croire que son jubilé est proche.
Tyson, Yékini et Baboye ont traversé deux générations de lutteurs. Jeunes, ils ont fait irruption dans l’arène au milieu des années 1990 ; coïncidant avec l’avènement de la génération des Manga 2, Mohamed Aly, Mor Fadam, Toubabou Dior et autre Moustapha Guèye. Ils ont débuté dans l’ombre de ces dinosaures. A la fois ambitieux et décomplexés, ils ont réussi à se faire une place au soleil dans l’arène, à force de courage et de persévérance. Plus tard vers la fin des années 1990 et le début des années 2000, ces jeunes ont pris le pouvoir, poussant les papys Manga 2, Touba Dior et Mor Fadam à la sortie. Le succès historique de Tyson sur l’ancien « roi des arènes », Manga 2 en 1999 consacre officiellement le début de leur règne. Ils traversent néanmoins la décennie 2000-2010 avec des fortunes diverses. Car si Yékini garde intacte son invincibilité, Tyson connaît une chute libre inédite pour un ancien « roi des arènes. » Battu par Bombardier pour la deuxième fois en 2006, il est suspendu par le Comité national de gestion de la lutte (Cng) avant de rater son retour aux affaires en 2010 face à Yékini. En 2011, le chef de file de l’écurie Boul Faalé est mystifié par le jeune Balla Gaye qui monte en puissance. Quant à Baboye, il alterne le bon et le moins bon. Victorieux de Bombardier en 2006 à la surprise générale, il est défait par Yékini, un an plus tard. Il se relance de nouveau en 2008 en surprenant Gris Bordeaux. Cette renaissance prend fin en 2010 suite à sa débâcle devant le « lion de Guédiawaye ». Devenu la bête noire des papys, ce dernier récidive en 2012 en mettant fin à l’invincibilité de Yékini. Ce succès historique marque la fin d’une époque. Comme ce fut le cas avec la victoire de Tyson sur Manga 2. Avec leur départ prochain à la retraite, c’est donc un chapitre riche de l’histoire de l’arène qui va se refermer. Mais l’empreinte que Baboye et Cie auront laissée dans le sillage de leur longue carrière restera toujours indélébile.

Diégane SARR


Gris 2 a conquis les amateurs de lutte, hier, au stade Demba Diop, lors de son duel contre Ablaye Ndiaye. En effet, il a corrigé et battu son adversaire en moins de 2 minutes.
Les amateurs sont venus nombreux, hier, au stade Demba Diop, pour assister à l’événement au gala dont la particularité était de regrouper les jeunes espoirs les plus redoutés de l’arène. En fait, pour relever le défi de la mobilisation, Gfm Entertainment a concocté 8 combats préliminaires très alléchants et un spécial entre Quench de Lansar et Alioune Séye 2 de l’écurie Walo en « entrée » avant le choc Gris 2 – Ablaye Ndiaye. Le combat du jour entre le frangin du Tigre de Fass Gris Bordeaux et le jeune protégé de Yakhya Diop Yékini a plus que répondu aux attentes du public. Gris 1 a affiché ses ambitions dès le coup d’envoi de l’arbitre. Conscient que son adversaire est un grand technicien, il opte pour la bagarre, histoire de le déstabiliser. Une stratégie payante, car Ablaye Ndiaye perd ses repères et impose maladroitement le corps-à-corps. Une opportunité qu’il croyait pouvoir mettre à profit pour imposer l’épreuve de force. Mais Gris 2 use de son allonge et arrive à atteindre sa cible. Il enchaîne les uppercuts face un mauvais bagarreur. Pour éviter le K.O, le fils de Robert Diouf tente des prises sans succès. Gonflé à bloc, le coéquipier de Pape Sow reste sur ses gardes. Il laisse son adversaire se débrouiller et déjoue toutes ses actions. Essoufflé, devant un poids lourd comme lui, le jeune protégé de Yakhya Diop Yékini puise de ses dernières forces pour tenter un croc-en- jambe. Mal lui en prit, car Gris 2 le charge de toute sa masse musculaire. Ablaye Ndiaye se retrouve au sol, à la grande surprise de ses nombreux supporters. Le petit-frère de Gris Bordeaux enregistre ainsi sa septième victoire de rang et met fin à l’invincibilité du fils de Robert.   

Quench impérial devant Alioune Sèye Junior

Quench de l’écurie Lansar a prouvé, hier, aux amateurs de lutteurs qu’il a sa place dans l’antichambre des ténors. En plus d’être très populaire, le jeune lutteur est aussi un grand technicien. La preuve, face à Alioune Séye Junior de l’écurie Walo, Quench a sorti le grand jeu. Pourtant, son adversaire a très tôt refusé tout contact. Conscient que le jeune espoir de Bargny est plus fort que lui physiquement, Alioune Sèye 2 préfère reculer face aux attaques de ce dernier. Seulement, son avertissement pour passivité va le pousser à revoir sa stratégie. Le coéquipier de Lac De Guiers 2 décide alors de faire face et Quench en profite pour imposer le corps-à-corps. Il tente une prise sans succès face à un Alioune Séye Jr déterminé à ne pas se laisser humilier. Mais à force de persévérer, le protégé de Max Margane parvient à ceinturer son adversaire, et d’une prise extraordinaire, le terrasse sans grande surprise. Une belle victoire de Quench qui, à coup sûr, va passer à une nouvelle étape de sa carrière. Pour les combats préliminaires, Arebi de l’écurie BargnY a battu Bébé Eumeu de l’écurie Tay Shinger. Laye Ndangane a, d’une prise extraordinaire, terrassé Bathie Gouygui de l’écurie Double Less.
Ladoum de Rock Energie a été plus fort que Thiatou Baol de l’écurie Baol Mbollo. Thioroté de l’écurie Yoff n’a vu que du feu devant Diakson de l’écurie Guédiawaye Mbollo. Sa Ndrep de l’écurie Cheikh Mbaba a tenu en échec Sococim de l’écurie Songane Guèye. Blindé de l’écurie Grand Médine a renvoyé Toumani de l’écurie Thiaroye 44 à ses copies. Modou Sérére de l’écurie Cheikh Mbaba s’est imposé devant Sidy Diamageune de l’écurie Diamagueune Sicap Mbao.

Absa NDONG

La vengeance de Robert Diouf attendra !
Au début des années 1980, Mbaye Guèye et Mohamed Ndiaye dit Robert Diouf s’étaient affrontés à deux reprises. Chacun avait concédé une défaite. Mais le KO que le premier « Tigre de Fass » avait infligé à son rival de Fadiouth avait sonné comme une humiliation aux yeux de l’entourage de Robert Diouf et de la défunte écurie sérère. Au point que le petit-frère, Manga 2 qui avait pris sa retraite anticipée en ce moment suite à un règne sans partage, était obligé de sceller son retour dans l’arène. Son objectif : laver l’honneur de la famille et de l’écurie sérère ternie par le grand-frère de Moustapha Guèye. Mais, le seul « roi des arènes » officiellement intronisé n’a jamais l’occasion de réussir ce pari. Et pour cause, Mbaye Guèye et Manga 2 n’ont jamais croisé le fer, en dépit des démarches des « match-makers » pour leur organiser un face-à-face. Le champion de Fadiouth qui est, par la suite, resté dix ans sans défaite n’aura pas non plus la chance d’en découdre avec le « deuxième tigre de Fass ». La fratrie Guèye de l’écurie Fass avait-elle peur de lui ? Ce que semble insinuer le concerné. C’est donc sur un goût d’inachevé que se termina la carrière de Manga 2 en 1999, à la suite de son revers contre Mohamed Ndao dit Tyson.
  Aujourd’hui encore, tout face-à-face opposant un lutteur de Fadiouth à celui de Fass rappelle cet épisode douloureux dans la carrière de Robert Diouf, pour qui connaît la rivalité entre les écuries sérère et Fass. Comme ce fut le cas lors du combat entre Yékini et Moustapha Guèye en 2004 qui a été marqué par une tension extrême. A l’instar de Manga 2, le poulain d’Amadou Katy Diop avait en mémoire ce KO et avait à cœur de venger son mentor. Il perdit toutefois son pari face à son adversaire qui connaissait lui aussi parfaitement les enjeux de cette affiche. Face à la farouche résistance que lui opposa le « deuxième tigre », Yékini dut se contenter d’un nul. Non sans accuser certains acteurs de comploter contre lui et d’œuvrer pour sa chute. La déception se lisait sur son visage et ceux de son entourage. Il se consola tout de même d’une victoire sur le troisième tigre, Gris Bordeaux en 2009. Mais celle-ci n’a pas la même valeur que le KO de Mbaye Guèye.
 Hier, l’histoire a semblé se répéter. Ablaye Ndiaye, le fils de Robert Diouf, faisait face à Gris 2, petit-frère de Gris Bordeaux et poulain de Mbaye Guèye. Malheureusement, comme ses prédécesseurs, Yékini et Manga 2, il n’a pas réussi à relever le défi de venger le père de la plus belle des manières. Bien au contraire, il a été dépassé par son adversaire qui l’a malmené sur tous les plans, avant de le battre à plate couture.
« L’histoire ne se répète qu’une fois, la deuxième, c’est sous forme de tragédie », dit un célèbre penseur. Fass, une forteresse imprenable pour les lutteurs sérères et ceux de Fadiouth. A l’exception de Yékini, la plupart s’y est cassé les dents. La vengeance de Robert Diouf attendra.

Diégane SARR


Faute de grives, on mange des merles ! A défaut d’enrôler les ténors à l’exception du combat Gris Bordeaux-Modou Lô, les promoteurs semblent mettre le paquet sur les seconds couteaux. Une démarche qui semble dictée par des raisons financières, vu que depuis quelques temps, « match-makers » et « gros bras » n’émettent plus sur la même longueur d’ondes sur la question des cachets. Ainsi, après la troisième et dernière journée du tournoi Tnt qui a vu le sacre d’Ama Baldé et la poursuite de la dégringolade de Zoss, les face-à-face Moussa Ndoye-Tonnerre et Zarco-Bathie Séras qui ont tenu toutes leurs promesses, trois autres chocs d’espoirs sont attendus avec impatience par les inconditionnels : Ablaye Ndiaye-Gris 2, Garga Mbossé-Boy Niang 2 et Sa Thiès-Sitteu.

Ablaye Ndiaye-Gris 2 : Sur un air de revanche par procuration
  Ablaye Ndiaye, le jeune lieutenant de Yékini, affrontera ce dimanche Gris 2, de l’écurie Fass. Un choc d’espoirs qui est très attendu par les puristes, au vu du parcours prometteur des deux protagonistes qui ont remporté toutes leurs précédentes sorties. Pur produit de la lutte sans frappe, Ablaye Ndiaye s’est forgé au fil des compétitions une réputation de grand technicien. Ce qui lui a valu d’être présélectionné en équipe nationale. Digne héritier de son mentor Yékini, il a réussi avec brio son passage dans la lutte avec frappe. Il a, à son actif, trois victoires en autant de sorties. Lors de son dernier combat en 2014, le fils de Mohamed Ndiaye dit Robert Diouf a envoyé à la retraite le vieillissant Khadim Ndiaye 1, en seulement quelques secondes.
Mais Gris 2 n’est pas Khadim Ndiaye 1.
Il est aussi jeune et talentueux que lui. Mieux, le petit-frère de Gris Bordeaux a un palmarès plus élogieux avec 6 succès en autant de sorties. C’est dire qu’on s’achemine vers un combat à l’issue incertaine, chacun des lutteurs ayant de réels arguments pour avoir le dernier mot. Tout pronostic est donc interdit.
Il faut aussi souligner que cette confrontation sera disputée sur fond de rivalité, comme c’est souvent le cas, à chaque fois qu’un lutteur de Fass croise le fer avec un pensionnaire de l’écurie Ndakaru. Les protagonistes combattront, la tête aux face-à-face entre Yékini-Moustapha Guèye et Mbaye Guèye-Robert Diouf. Pour l’un comme l’autre, ce combat devrait donc prendre les allures d’une revanche par procuration.
Ablaye Ndiaye voudra faire oublier le KO que Mbaye Guèye avait infligé à son père ; alors que Gris 2 va tenter de venger son grand-frère qui a été battu comme à l’entraînement par Yékini en 2009. S’agissant des enjeux, les deux espoirs vont essayer chacun de remporter la partie dans l’espoir de trouver rapidement une place dans l’antichambre des ténors. Qui connaîtra sa première défaite ?

Garga Mbossé-Boy Niang 2 : Un choc d’ambitions !
  A l’image de l’affiche entre Ablaye Ndiaye et Gris 2, le face-à-face entre Garga Mbossé et Boy Niang 2 devrait être très disputé. Vice-champion du tournoi de lutte avec frappe organisé en 2010 par Luc Nicolaï, Garga Mbossé apprend vite et bien, aux côtés de son mentor et grand-frère Zoss. C’est un lutteur complet qui est à l’aise à la fois en lutte simple et en lutte avec frappe. Il n’a pas tardé à se remettre de sa défaite contre Super Etoile lors de la finale de ce tournoi. Lors de ses deux précédents combats, il a signé deux grands succès en battant Tonnerre et Lac de Rose. Face au gros morceau Boy Niang 2, le sociétaire de « Door Doraat » aura à cœur de frapper un nouveau grand coup. Et un succès contre le fils de De Gaule Ngom lui ouvrirait incontestablement la porte de l’antichambre des ténors.
  Il doit tout de même, s’attendre à une forte opposition de la part de ce dernier.
Brillant vainqueur de Baye Mandione à l’occasion de sa dernière sortie, Boy Niang 2 a un palmarès. Sur les traces de son ancienne gloire de père, grand-frère Balla Gaye 2, il vise, comme son prochain adversaire, une place dans l’antichambre des « gros bras ». La tâche de Garga Mbossé sera d’autant plus difficile que cette confrontation a des airs de revanche pour lui. Battu par le grand-frère Zoss, il y a quatre ans, Boy Niang 2 aura comme objectif de battre à plate couture Garga Mbossé, afin de se venger par procuration. Rapide, courageux, technique et bagarreur, il dispose lui aussi d’arguments avérés pour tirer son épingle du jeu.

Sitteu-Sa Thiès : Un combat sulfureux en perspective !
  Le combat entre Sitteu de l’école de lutte Lansar et Sa Thiès de l’écurie Double Less fait partie des duels les plus attendus de la saison. En effet, Sitteu et Sa Thiès ont su très tôt s’imposer aux premières loges des lutteurs de leur génération. Avec chacun un palmarès qui force le respect. Le frangin de Balla Gaye 2 fait partie des plus redoutés de l’arène. Sa dernière victoire contre Jordan, l’ancien lieutenant d’Eumeu Sène, en 2015, lui avait balisé la voie qui mène vers la crème de la lutte avec frappe. Les férus de la lutte se demandent d’ailleurs l’intérêt de ce combat pour Sa Thiès, qui est entré depuis la défunte saison dans l’antichambre des ténors. Seulement, ce dernier ne veut pas sauter les étapes. Il veut faire le vide autour de lui, avant de passer à une nouvelle étape de sa carrière. « J’estime qu’il lui reste des lutteurs de sa génération à affronter avant de monter. Les gens peuvent voir autrement, mais je suis bien placé pour savoir où il doit mettre les pieds. C’est mieux qu’il fasse le vide autour de lui d’abord. C’est vrai que Sa Thiès est sur la bonne voie pour accéder à la cour des grands, mais il faut y aller par étape », explique Double Less, à la fois père et manager de Sa Thiès.
  D’après lui, Sitteu et son fils sont deux lutteurs qui montent en puissance. Ils sont appelés à se croiser tôt ou tard.
« J’ai pris la décision de signer ce combat ; parce que j’estime que c’est logique. En matière de lutte, on ne peut pas dire qu’un tel a dépassé un autre. Sinon, beaucoup de lutteurs ne s’affronteront jamais. Pour moi, il n’y a pas une différence de classe ou de niveau. Comme l’on dit, dans le milieu de la lutte, les meilleurs se croisent au sommet. Donc, autant les voir se croiser maintenant », fait remarquer l’ancien lutteur. Sa Thiès a un riche palmarès cependant qui l’autorise à prétendre affronter n’importe quel lutteur dans l’arène. Sur 11 combats, il n’a enregistré qu’une défaite contre… Malick Niang de l’écurie Yoff. Par contre, il a pris le dessus sur Boy Diouf, Bombardier Junior, Wouli, Boy Ngaaye, Néko Rël, Zarco, Boy Séye, Tonnerre, Moussa Dioum, Jordan. Mais depuis l’annonce de son combat contre Sitteu, le frangin de Balla Gaye 2 est resté dans un mutisme total. Autrement dit, il prend très au sérieux sa première confrontation contre le jeune protégé de Max MBargane.
  Agé tout juste de 25 ans, Sitteu a lentement mais sûrement creusé son sillon dans l’arène. Il ne cesse d’ailleurs de faire ses preuves dans l’arène, avec à son compte 11 victoires et 3 défaites contre Mame Balla, Sa Cadior 2, Boy Séye. Le coéquipier de Ness a battu Mbaye 20 ans, Bébé Eumeu Sène, Zoss 3, Nakha Nakha, Frazier, Rouge Bordeaux, Narou Sogas, Malaw Séras, Imposé, Pape Mor Lô et Zarco. Actuellement en préparation aux Etats-Unis dans l’Etat du Michigan, Sitteu promet l’enfer au fils de Double Less. Face au pessimisme des observateurs sur sa capacité à inquiéter Sa Thiès, il promet de créer la surprise. « Je n’ai rien à envier à mon adversaire. Et je vais surprendre beaucoup de personnes le jour du combat. Car je compte sortir une nouvelle stratégie.
Je connais bien les points forts et faibles de mon adversaire ». En fait, le tombeur de Zarco ne comprend pas pourquoi certains pensent qu’il n’a aucune chance face à Sa Thiès. « Encore une fois, il n’a rien de plus que moi. J’ai des parents lutteurs comme lui, je m’entraîne comme lui et j’ai de l’ambition comme lui.
En gros, tous les ingrédients sont réunis pour qu’on livre un combat de feu ».
Très populaire, le protégé de Max MBargane a, pour intimider son adversaire, publié de photos de lui dans les réseaux sociaux depuis les Etats-Unis où il affiche une masse musculaire impressionnante.

Par Diégane SARR & Absa NDONG


Lac de Guiers 2 veut faire le vide à l’écurie Fass. Après avoir battu entre autres Moustapha Guèye et Papa Sow, il s’est fixé le pari d’accrocher à son tableau de chasse Gris Bordeaux. Le protégé de Mohamed Ali estime aussi que son combat contre Yékini s’impose.

Lac de Guiers 2 n’en a pas fini avec Fass, malgré quatre incursions victorieuses dans la prestigieuse écurie de la Médina. Le « puncheur du Walo » qui a déjà pris le dessus notamment sur le mythique « deuxième tigre » Moustapha Guèye et l’autre gros morceau Papa Sow défie maintenant, l’actuelle tête de file, Gris Bordeaux. L’appétit vient en mangeant. Une victoire sur l’enfant de Tchicky lui permettrait de réussir la passe de trois face à Moustapha Guèye et ses deux héritiers et de se forger définitivement une réputation de bête noire de l’écurie Fass. Sauf que pour l’heure, il devra faire preuve de patience. Sa cible préférée, Gris Bordeaux, semble avoir d’autres chats à fouetter actuellement que de répondre aux défis du coéquipier d’Abdou Diouf. Et pour cause, il est en pleine préparation de son face-à-face contre Modou Lô. Un combat aux allures de revanche pour lui ; même si Gris estime que tel n’est pas le cas. Lors de leur première confrontation en 2013, le pensionnaire de l’écurie Rock énergie avait remporté la partie par pénalités. C’est dire que le « troisième tigre » fera cette fois tout pour sortir vainqueur de cette affiche ; au risque de se retrouver dans une position inconfortable. Il ne voudra donc pas surtout être distrait. La consigne du moment est de se concentrer uniquement sur ce deuxième corps-à-corps avec le poulain de Bassirou Babou. D’autant plus que Gris Bordeaux qui relève de deux grands succès contre Baye Mandione et Mohamed Ndao Tyson croit que le moment est venu de monter sur le toit de la lutte.
Ce qui ferait plaisir à ses mentors Moustapha et Mbaye Guèye sans doute nostalgiques de la grandeur d’antan de l’écurie Fass.
Du coup, Lac de Guiers 2 n’a aucune chance de voir son souhait d’affronter Gris Bordeaux se réaliser ; du moins cette saison. Il peut tout de même continuer à rêver d’une affiche l’opposant au Fassois. Aujourd’hui, aucun ténor de l’arène ne peut objectivement refuser de croiser le fer avec le poulain de Mohamed Ali qui a fini de prouver qu’il avait sa place parmi les gros bras. Gris Bordeaux pourrait aussi à la fin de son combat contre Modou Lô, envisager de sauver l’honneur de son écurie dont quatre de ses éléments ont mordu la poussière devant le pensionnaire de l’écurie Walo. Tout n’est donc pas perdu pour Lac de Guiers 2. Mais ce n’est pas seulement Gris Bordeaux qui se trouve dans la ligne de mire du « puncheur du Walo ».  Yékini continue de faire l’objet de défis de la part du coéquipier d’Alioune Sèye 2. Il pense qu’un face-à-face entre lui et l’ex « roi des arènes » s’impose. Et il ne doute point sur l’issue d’une telle confrontation. « Je t’ai battu et tu as tenu en échec Yékini. Cela veut tout dire », disait-il récemment à Moustapha Guèye qui lui demandait comment il voyait un combat entre lui et l’enfant de Ndakaru. En tout cas, le protégé de Amadou Katy Diop qui est resté quatre années blanches d’affilée, ne devrait pas cracher sur les défis que lui lance sans cesse, le sociétaire de l’écurie Walo. Lui qui veut une confrontation choc pour son retour dans l’arène doit saisir la balle au rebond. Reste à savoir si les promoteurs s’intéressent à un corps-à-corps mettant en lice les deux ténors. Ce qui n’est pas évident. Surtout que la question des cachets pourrait, dans un contexte marqué par un départ massif des sponsors, les faire fuir, vu que Lac 2 et Yékini réclament gros.

Diégane SARR


L’Ecurie Mbour Montagne commence à se faire un nom dans l’arène avec à sa tête le très redouté Pakala. Après 10 combats disputés pour six victoires et quatre revers, la saison passée, elle compte s’affirmer davantage cette année, malgré la « crise » que vit l’arène. Une bonne cinquantaine de pensionnaires y évoluent en attendant des lendemains meilleurs. Reportage.

(Mbour) – Les locaux de l’écurie Mbour Montage ne sont pas faciles d’accès. Pour assister aux entraînements de Pakala, Tyson Guinguinéo entre autres lutteurs, il faut franchir des dunes. Un parcours du combattant pour bien du monde, mais un simple jeu d’enfant pour les pensionnaires de cette écurie. Habitués à courir sur ce terrain sablonneux, les coéquipiers de Pakala, chef de file de l’écurie Mbour Montagne, profitent de la douceur de l’air, pour faire des exercices physiques, sur la plage mal éclairée. Les pensionnaires ne sont pas très nombreux aux entraînements. Ce qui s’explique par le fait que « la majorité des lutteurs sont rentrés chez eux juste avant le crépuscule. » Mais n’empêche, Tyson Guinguinéo et quelques compagnons sont là. Et au menu du jour, une séance de footing assez physique à l’image de ce qui se fait les lundis, mardis et samedis, tandis que les mercredis et jeudis, l’accent est mis sur le corps-à-corps. D’habitude, les lutteurs « évitent » les séances physiques et ne se présentent qu’en fin de semaine. Le secrétaire général de l’écurie Mbour Montagne, Ibrahima Diop, lui, reste concentré sur le bon déroulement des entraînements. De temps en temps, il rectifie les erreurs et fait quelques remarques. « Nous suivons de près les pensionnaires de cette écurie. Nous avons une bonne réputation et nous faisons partie des plus grandes écuries à Mbour. Il est vrai que Bombardier est le « roi des arènes », mais il a fait ses débuts dans cette maison. Paul Maurice, Sakkal, sont tous passés par là. Aujourd’hui, Pakala est le chef de file et nous sommes fiers de lui », soutient-il. D’après toujours lui, les pensionnaires de l’écurie Mbour Montagne respectent les entraînements. Ils viennent à l’heure exacte et s’entraînent jusque tard dans la nuit. « Nous avons un règlement et tous les lutteurs doivent s’y conformer. L’indiscipline est bannie. Le respect des entraînements aussi est une obligation », soutient-il. Pour cette saison, quatre lutteurs ont décroché un combat à « Mbour Montage ».  Et ils ont pour défi, d’après les dirigeants, de gagner leur duel, histoire d’attirer plus de promoteurs. « Il faut que les promoteurs viennent voir nos champions. Nous avons de bons lutteurs ici ; mais malheureusement personne ne les sollicite pour des combats. C’est regrettable parce que ceux qui sont à Dakar ne sont pas meilleurs que nous ». Pour le cas de Pakala qui a encore passé une année blanche, Ibrahima Diop reste catégorique ; les ténors ont peur de l’affronter. « Tout le monde sait que Pakala est un grand champion. Tout récemment il a défié publiquement Tapha Tine, le géant du Baol, mais ce dernier a refusé le combat. Je ne sais pas pourquoi les lutteurs le fuient. Ils ne veulent nullement entendre parler de lui. Je souligne aussi que mon poulain ne refuse pas de donner la chance aux lutteurs de la jeune génération, mais personne n’ose le croiser ».
  L’écurie Mbour Montage traverse tout de même des difficultés. Elle a un réel problème de soutien. Et les autorités de la capitale de la Petite Côte sont pointées du doigt. Selon le secrétaire général, lors de leurs combats, ses lutteurs sont obligés de faire des quêtes dans les quartiers pour gérer le regroupement, le transport des supporters et les tee-shirts. « Avec la crise dans l’arène, les promoteurs ne payent plus bien nos lutteurs. Pour se faire connaître, ils n’ont pas d’autre choix que d’accepter des cachets dérisoires. Et sans l’aide des autorités, nos pensionnaires quémandent presque dans les quartiers pour s’en sortir ».
Une situation que les membres de Mbour Montagne déplorent… mais espèrent résoudre bientôt. L’objectif cependant de cette écurie cette saison, c’est de maintenir la cadence, à défaut de l’accélérer. Mbour Montagne a commencé à creuser son trou dans l’arène. Et ne compte point s’arrêter en si bon chemin…

Tyson Guinguinéo : Le bourreau des lutteurs de la jeune génération !
Tyson Guinguinéo n’est plus à présenter dans l’arène. Il fait partie, en effet, des bourreaux des lutteurs de la jeune génération. Le lieutenant de Pakala a freiné Gora Sock de l’écurie Door Doraat de Zoss, King Kong de l’écurie Fass, Max Margane Junior de Lansar, Criss Cross de Pikine, Médoune Khoulé entre autres lutteurs. En tout, il a livré 22 combats et a enregistré 16 victoires, 5 défaites et un match nul. La défunte saison, le promoteur Pape Abdou Fall avait organisé son duel contre Bébé Diouldé au stadium Iba Mar Diop. Mais le poids lourd s’en était tiré avec un revers sur décision arbitrale. « J’avais déposé un recours pour contester le verdict de l’arbitre, mais il est resté sans suite. J’ai tourné cette page », fait-il savoir.
  D’ailleurs, le lieutenant de Pakala prépare son combat contre le jeune et très coriace Capitaine Dina de l’écurie Yoff, le 27 mars prochain à Mbacké. « Je sais que ce duel ne sera pas facile pour moi. Mais le connais le point faible et le style des jeunes. C’est pourquoi je les freine facilement », rassure le deuxième homme fort de l’écurie Mbour Montagne. Tyson Guinguinéo soutient même que les ténors refusent de lui donner une chance. « Et je ne peux pas courir éternellement derrière eux. J’ai besoin de compétitions. Dès qu’un promoteur me propose un combat, j’accepte ». Le fait d’habiter à Mbour est également un handicap pour le coéquipier de Pakala, qui soutient que les promoteurs de lutte préfèrent démarcher les lutteurs de Dakar que ceux des régions.

Ngary Mboadi : Le boulanger et…espoir de Mbour Montagne
Ngary Mbaodi, de son vrai nom Ousmane Camara, est un jeune espoir de l’écurie Mbour Montagne. Il a commencé à pratiquer la lutte en 2007 dans les « mbapattes ». Né en 1987 à Rôh, un village situé à 1 km de Diofior, ce toucouleur de père et mère a réussi son baptême du feu cette saison au stade de Mbour, face à Sant Yallah de l’écurie Université, en combat spécial le 6 décembre dernier. Et depuis, il ne rêve que de faire ses preuves à Dakar, histoire de mieux se faire connaître par les amateurs de lutte. « Je suis mieux connu dans les « mbapattes ». J’ai remporté beaucoup de drapeaux. Je m’entraîne dur pour décrocher un autre duel d’ici la fin de la saison, afin de mieux me faire connaître ». Boulanger de profession, Ousmane Camara se targue de ne pas faire partie des lutteurs qui n’ont pas de métier. « Je sais faire de bons pains. Tout le monde me connaît ici à Mbour. Je gagne bien ma vie. Les « mbapattes » sont une source de revenu supplémentaire.
La lutte, c’est juste une passion. C’est très dur mais je parviens à gérer le sport et mon métier ». En fait, Ngary part tous les jours au boulot à 23 heures et finit à 5 heures du matin. Il enchaine souvent avec un footing matinal avant de récupérer jusqu’à 17 heures et de rejoindre ses coéquipiers aux entraînements.   Le jeune espoir de Mbour Montagne rêve de devenir un grand champion à l’image de Bombardier, Baboye et Eumeu Sène son idole qu’il est convaincu de pouvoir égaler un jour. « Je ne suis pas encore descendu dans l’arène de Dakar. J’ai des contacts et j’ai espoir que cette saison, je vais décrocher un duel. Je veux devenir un grand champion. Je suis jeune et j’ai le talent ».

Par Absa NDONG (Envoyée spéciale)


Mal en point depuis deux saisons, Balla Gaye 2 a décidé d’observer une année sabbatique, le temps de préparer son retour qu’il veut fulgurant. Mais, pourra-t-il reconquérir le trône ? Il peut, en tout cas, compter sur les conseils avisés de ses expérimentés encadreurs parmi lesquels son coach et parrain Balla Gaye 1 et son père et manager, Double Less, pour arriver à ses fins.

 La saison de lutte 2015-2016 se fera sans lui. Balla Gaye 2, puisque c’est de lui qu’il s’agit, l’a décrétée année sabbatique. Une première depuis 2007, année qui l’avait vu remporter brillamment le mini-championnat de lutte avec frappe, organisé alors par le promoteur Gaston Mbengue. C’est dire que le « lion de Guédiawaye » ne plaisantait pas quand, au lendemain de sa défaite contre Eumeu Sène, la saison passée, il disait sa volonté d’aller en exil, afin de mieux préparer son retour qu’il veut époustouflant. L’ancien « roi des arènes », a donc joint l’acte à la parole en décidant de reculer pour mieux sauter, à la suite de deux défaites d’affilée notamment contre Bombardier et Eumeu Sène. Il entend mettre à profit cette pause inédite dans sa carrière pour se remettre en cause, surtout se « blinder mystiquement », selon les propos de son pater de manager, dans l’espoir de revenir en force, avec en ligne de mire la reconquête de son fauteuil. Intronisé « roi des arènes » à la suite de son succès contre Yékini en 2012, Balla Gaye 2 n’a pas su se maintenir longtemps au sommet de l’arène. Son règne éphémère n’aura duré que deux petites saisons ; avant que l’opportuniste Bombardier ne prenne la couronne de ses mains. Tout le contraire de son prédécesseur de l’écurie Ndakaru, resté invincible pendant 15 longues années.
  S’il a réussi la prouesse de mettre fin à l’invincibilité légendaire de Yékini et de s’asseoir sur le trône en l’espace seulement de 7 années de présence dans l’arène, tout porte à croire qu’il n’était pas préparé à exercer un long règne. Le chef de file de l’école de lutte Balla Gaye a donné l’impression d’avoir jeté toutes ses forces sur son mémorable combat contre Yékini et par ricochet sa conquête du titre de « roi des arènes ». D’où toutes les difficultés qu’il a connues par la suite, pour conserver son fauteuil avec ses deux derniers revers consécutifs. Sur un autre registre, son incapacité à garder longtemps son fauteuil, pourrait être attribuée à sa jeunesse et son manque de maturité.
Reste à savoir si le grand-frère de Sa Thiès pourra, au terme de cette année sabbatique, retrouver sa forme d’antan, voire sa couronne. Tout dépendra de son mental et de sa capacité à bien digérer et oublier ses deux dernières sorties infructueuses. Par le passé, le fils de Double Less a démontré qu’il savait repartir du bon pied, après avoir connu une phase difficile. Battu par Eumeu Sène en 2008, alors qu’il était dans une bonne dynamique de victoires, fraîchement auréolé du titre de champion du mini-Claf, il scellait l’année suivante, son fulgurant retour avec son éclatant succès sur son rival des Parcelles assainies, Modou Lô.
Avant d’enchaîner ensuite avec une nouvelle série de plusieurs victoires dont le point d’orgue fut sa consécration en avril 2012 comme « roi des arènes ». Jeune, à la fois technique et ambitieux, Balla Gaye 2 dispose incontestablement d’atouts pour réussir son nouveau pari. Il peut, en outre, compter sur le soutien sans faille de ses encadreurs expérimentés pour arriver à ses fins.
  Anciennes gloires, son coach Balla Gaye 1 et son père Double Less ont une expertise qui laisse penser que le come-back du « lion de Guédiawaye » ne devrait pas être une gageure. En tout état de cause, la balle est dans le camp du coéquipier d’Elton. Aide-toi, le ciel t’aidera !

Diégane SARR


Gouye gui, le protégé de l’ancien lutteur Mor Fadam, passera devant la commission de règlement et de discipline du CNG de lutte aujourd’hui. Il aura ainsi l’opportunité de s’expliquer sur sa chute-éclair lors de la « finale » du Tournoi TNT face à Ama Baldé. Il s’était retrouvé au sol au bout de 7 secondes, alors que de l’aveu même de son vainqueur, le coup que celui-ci lui avait porté n’avait pas atteint son but. « Gouye gui est un comédien », avait soutenu Ama Baldé au lendemain de ce qui sera certainement la victoire la plus facile de sa carrière.
  Mais le vaincu n’avait guère apprécié le verdict de l’arbitre et avait déposé un recours auprès de la commission compétente du CNG de lutte. Le président de ladite commission, Babacar Diouf, rencontré le weekend dernier à Mbour, en marge d’un séminaire du CRG de lutte de Thiès, avait tenu à rassurer le plaignant et son camp. « Nous devons analyser tous les éléments qui tournent autour de cette contestation. Je comprends qu’il se pose des questions mais qu’il se tranquillise. Son reliquat n’a pas été confisqué, mais retenu. Il est à la banque. Et c’est lui qui prendra le soin de le récupérer après notre rencontre ». Mais, il devra d’abord s’expliquer sur son comportement et sur la base des preuves, les membres de la commission prendront leur décision qui sera forcément « bonne », selon M. Diouf. En fait depuis 2003 qu’il est dans cette commission, il soutient qu’il se peut qu’on ait pris « des décisions qui n’agréent pas les autres. Mais en notre âme et conviction nous ne nous sommes jamais trompés ». Car, le jugement s’appuie toujours sur des éléments d’appréciation présentés par les deux camps : une lettre, des supports médiatiques (vidéos, images, papiers) de la partie plaignante, mais aussi les supports médiatiques du CNG qui consulte les télés et le règlement. « Nous avons aussi deux caméramans, qui sont toujours au stade et qui nous donnent des images. En dernière analyse nous avons notre conviction », selon Babacar Diouf. Alors Masseck Seck alias Gouye gui a intérêt à présenter un dossier solide…

Absa NDONG


Bombardier combatAprès le président du Cng, le Dr Alioune Sarr, qui soutenait dernièrement dans nos colonnes que la lutte n’était pas en crise, voici que le Dtn Abdou Badji soutient le même avis. Rencontré le weekend passé à Mbour, en marge d’un séminaire du Crg de lutte de Thiès, le technicien a reconnu que « certes la saison a tardé à démarrer ». Mais, c’est pour ajouter que celle-ci s’est ouverte le 1er octobre et sera clôturée le 31 juillet. « Cela fait donc 4 mois que les activités se mènent dans l’arène en plus de celles liées à la lutte olympique et à la lutte sans frappe ». Une façon pour Abdou Badji de dire que « ce ne sont pas que ceux qu’on appelle à tort ou à raison les "Vip" qui font tourner la lutte.

Le Dtn a, par ailleurs, admis que « traditionnellement, les grosses affiches se disputaient en décembre ou en janvier ». Ce qui n’a pas été le cas, cette année. Mais, tient-il à ajouter : « Quand il y a un grand combat avec deux supposés "Vip", l’attraction c’est bien sûr ce grand choc. Or, les amateurs se régalent plus avec les combats préliminaires. Et puis, certains jeunes lutteurs comme Siteu ou Ama Baldé ont la capacité de remplir un stade ; à l’inverse, il y a des "Vip" qui n’ont pas beaucoup de supporters ».  Pour Abdou Badji, si pour l’heure on n’a pas encore parlé de gros chocs, c’est surtout pour un problème de cachets. « Les lutteurs refusent de revoir leurs prétentions financières à la baisse, or les promoteurs veulent plafonner les cachets », rappelle-t-il tout en évoquant « un problème d’incompréhension ». Selon lui, « il faut que les deux parties se retrouvent autour d’une table pour arrondir les angles ». Le Dtn invite même les lutteurs qui « ont l’habitude de dire qu’ils n’ont que la lutte comme métier » à lâcher un peu de lest. Car, le promoteur qui a d’autres activités peut bien aller voir ailleurs.

Ou même investir chez d’autres acteurs de l’arène qui font actuellement tourner le milieu. Si bien que pour le Dtn, « l’arène n’est pas en crise, la lutte marche au quotidien, le Cng se réunit tous les lundis et les médias traitent tous les jours des sujets ayant trait à la lutte ».

Abdou Badji avoue cependant que ça pourrait mieux marcher. A condition, entre autres, que les ténors sachent où se trouve leur intérêt.

D’après lui, entre disputer un combat à 100 millions de FCfa par an (avec tout ce que cela comporte comme dépenses entre les marabouts, la famille à nourrir, les accompagnateurs et la préparation) et en livrer 3 à 50 millions l’un, il ne devrait pas y avoir matière à hésitation. Or, la réalité est tout autre…

Absa NDONG
(Envoyée spéciale)


Yekini conf p2Yékini avait beau réclamer un combat choc pour son retour dans l’arène, ses chances de reconquérir le titre sont devenues très minces. Dans un an, l’enfant de Joal-Fadiouth né en 1972, sera frappé par la limite d’âge. La fin d’un mythique champion ?

A 44 ans, les chances de Yékini de retrouver son fauteuil de « roi des arènes » s’amenuisent de jour en jour. L’année prochaine, l’enfant de Bassoul ira à la retraite. Qu’il le veuille ou non, parce qu’il sera âgé de 45 ans, la limite d’âge pour lutter. C’est dire encore une fois combien il lui sera difficile de revenir au sommet de l’arène si tant est son souhait. Encore faudra-t-il qu’il trouve d’abord chaussure à ses pieds, ce qui n’est pas évident. Cette saison, tout porte à croire qu’il fera encore une année blanche, sa quatrième d’affilée. Lac de Guiers 2 l’a beau défier à maintes reprises, les promoteurs ne semblent pas intéressés par un face à face entre le « puncheur du Walo » et le chef de file de l’écurie Ndakaru. Quant aux autres ténors, c’est à croire qu’ils ont tourné définitivement la page de l’ancien « roi des arènes ». A juste titre, puisqu’ils ont plus à perdre qu’à gagner dans un corps-à-corps avec ce lion blessé qui refuse de pousser son dernier soupir. Excepté le coéquipier d’Abdou Diouf, presque personne ne mentionne plus le nom de Yékini. Fini le temps où l’ancien capitaine de l’équipe nationale faisait courir les promoteurs et les gros bras qui voulaient tous croiser le fer avec lui !

« Le retour de Yékini ne sera pas facile, il a beaucoup pêché dans sa communication en procédant par élimination », tente de justifier Bombardier. Mais si l’actuel « roi des arènes » a raison sur toute la ligne concernant la mauvaise communication du poulain de Katy Diop, ce n’est tout de même pas une raison pour qu’il ne lui tende pas la perche. Lui que Yékini a battu à trois reprises a intérêt plus que tout autre lutteur à laver les nombreux affronts que lui a fait subir l’enfant de Joal-Fadiouth. D’autant plus qu’il est aujourd’hui le « roi des arènes » et donc au sommet de sa gloire. A défaut, ce score de 3 à 0 restera toujours comme une tache noire sur son élogieux palmarès. Peu importe que le pensionnaire de l’écurie Ndakaru l’ait écarté à un moment donné de ses futurs adversaires !

Yekini LutteYékini n’avait sans doute, pas prévu un tel retournement de situation où c’est lui qui, ironie du sort, se retrouve largué loin derrière Bombardier, au point de courir désespérément après un combat. Les rapports de force ayant donc actuellement changé, c’est au Mbourois de réclamer un combat avec son triple tombeur et faire d’une revanche sur ce dernier un défi, voire un point d’honneur.  Mais Bombardier n’est pas dupe. En réalité, le problème ce n’est pas que Yékini l’a éliminé sa liste, mais c’est ce pari o combien risqué que le chef de file de l’écurie Mbour n’est pas prêt à tenter. Parce que cela pourrait bien lui coûter le trône et favoriser le retour du sociétaire de l’écurie Ndakaru au sommet de l’arène.  Chat échaudé craint l’eau froide ! Et le B 52 a trouvé sur la méthode par élimination du champion de Joal-Fadiouth, un bon prétexte pour l’écarter et l’enfoncer dans les profondeurs de l’abysse. Autre ténor qui ne devrait pas sortir l’ancien « roi des arènes » de son trou actuel, c’est Balla Gaye 2. Le champion de Guédiawaye, tombeur de Yekini en 2012, devrait à ses dires passer sa première année sabbatique, après une série noire de deux défaites d’affilée. Histoire de se « blinder mystiquement », avant de revenir dans l’arène et espérer reconquérir son titre. Surtout quand on se rappelle les relations sulfureuses entre les deux ténors, on imagine mal comment le fils de Double Less va donner une chance à son rival de Ndakaru de revenir au-devant de l’arène. Quant à Eumeu Sène, il n’a plus rien à gagner d’un face-à-face avec son ancien coéquipier de l’équipe nationale. Bien au contraire, une confrontation avec l’ancien vainqueur du drapeau du chef de l’Etat pourrait lui coûter en cher en cas de défaite. C’est la raison pour laquelle, le double vainqueur de Balla Gaye qui a lui-même mis fin à l’invincibilité de Yékini, a les yeux rivés ailleurs, sur la couronne de Bombardier. Le leader de « Tay Shinger » qui s’est longtemps autoproclamé « empereur de l’arène » pense que son heure a sonné. Son seul pari à l’heure actuelle est la conquête du titre de « roi des arènes ». Quant à Gris Bordeaux, il préfère se concentrer sur son affiche contre Modou Lo, plutôt que nourrir une revanche contre Yékini dont l’issue pourrait se révéler incertaine. Le sociétaire de Rock énergie a lui écarté depuis belle lurette toute confrontation avec son idole de Joal-Fadiouth.

Il préfère ses conseils que d’en découdre avec lui.

Autant dire que l’ex mentor de Malick Niang est aujourd’hui plus proche de la retraite que de la reconquête de son fauteuil. Et sa prochaine sortie dans l’arène pourrait bien être celle de son jubilé, après 20 ans de carrière bien remplie.

Diégane SARR


Vainqueur de Diène Kairé, samedi dernier au stade Iba Mar Diop, Boy Sèye est en passe de devenir la bête noire des jeunes espoirs, voire un briseur de rêves, selon certains. Une chose est sûre : le chef de file de l’écurie Keur Massar Mbollo sur qui presque personne ne voulait miser un sou, il y a quatre ans, renaît de ses cendres. Désormais, on ne le regardera plus du même œil.

Alors que ses camarades de promo, Balla Diouf, Bathie Séras, Zoss sont en chute libre, Boy Sèye continue de surprendre son monde en multipliant les prouesses. Dernier exploit en date, sa victoire le weekend dernier aux dépens de Diène Kairé, non moins fils de l’ancien chef de file des « bérets verts », Boy Kairé. A l’image de ses précédents combats contre Tidiane Faye et Sitteu, le leader de l’écurie Keur Massar Mbollo a mis à contribution sa riche expérience pour battre le jeune sociétaire de l’écurie Soumbédioune. « J’avais bien dit avant ce combat que si Diène Kairé pense que je suis un vieux, il se trompe. J’ai l’impression que c’est ce qu’il croyait. J’ai utilisé son poids pour faire une prise », explique celui qui est en passe de devenir la bête noire des jeunes espoirs, voire un briseur de rêves selon certains.
  Ce succès acquis de haute lutte vient mettre fin à la fulgurante ascension du coéquipier de Bismi Ndoye qui, depuis 2011, date de la passation de service avec son père, était sur une dynamique de trois victoires d’affilée. Ce qui veut encore tout dire sur la portée de ce succès. Du coup, Boy Sèye a confirmé qu’il s’est complètement métamorphosé, dans le bon sens du terme. A ce titre, il marche inexorablement sur les traces de ses aînés Balla Bèye 2, Boy Kairé et Abdou Diouf. Après avoir connu des difficultés au point d’être enterrés vivant, ces lutteurs avaient, à la surprise générale, réussi à revenir au-devant de l’arène.
  A l’image de ces derniers, Boy Sèye est revenu de loin, à force de travail acharné, d’ambition et de détermination. Il y a quelques années seulement, peu de gens auraient misé un sou sur le porte-étendard de Keur Massar Mbollo. Et pour cause, son cinglant revers contre Sa Thiès était, pour beaucoup, synonyme de retraite forcée. Sauf que ce technicien pur jus était loin d’avoir dit son dernier mot. Tel le roseau, il « plie mais ne rompt pas ». Avec cette renaissance « miraculeuse » et cette confiance retrouvée, cet homme qui n’abdique jamais, scrute de nouveau son horizon dans l’arène, avec beaucoup d’euphorie. « J’estime qu’il est temps qu’on me donne ma chance au sommet de l’arène. Je ne peux pas toujours continuer à affronter des espoirs. J’en ai battu tellement que je dois maintenant tourner leur page », fait-il monter les enchères. Boy Sèye nourrit-il un rêve secret de prendre sa revanche sur Balla Gaye 2, Tapha Tine et autres Papa Sow qui l’avaient battu, il y a quelques années ? Sans doute que oui. Pour lui, le moment est venu d’affronter de nouveau ces lutteurs qu’il dit d’ailleurs bien connaître. « J’ai fait mes preuves pour les mériter ! ». En attendant, le lutteur de Keur Massar ne sera plus regardé du même œil. Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

Erratum : Une malencontreuse erreur de manipulation nous a fait publier hier en page 31 un mauvais texte sur Mbour Petite Côte. Nous passons aujourd’hui la bonne version, tout en nous excusant auprès de nos lecteurs et des joueurs et dirigeants de MPC

Diégane SARR


CRG Thies lutteLe comité régional de gestion de la lutte de Thiès a organisé un séminaire de trois jours, ce weekend, à Mbour pour revoir les textes qui régissent la discipline. Objectif visé : former les acteurs de cette localité.

C’est en présence de Thierno Kâ, chargé de communication du Cng, d’Abdou Badji, directeur technique national, de Ndiambé Sène et de Sitor Ndour, entre autres responsables, que les membres du comité régional de gestion de la lutte de Thiès ont débattu, ce weekend à Mbour, pendant des heures sur les règlements généraux de la lutte et  la note administrative. C’était lors d’un séminaire destiné à former ses membres sur les textes qui régissent la lutte. « Lorsqu’on nous a confié le commuté régional, nous avons d’abord fait un état de la situation. Nous avons jugé par la suite qu’une formation était nécessaire pour relever le défi. Il fallait commencer par nous-mêmes, les principaux acteurs. Ce séminaire de trois jours va nous permettre de mieux comprendre les textes qui régissent la lutte au niveau national », a expliqué Maïssa Ndiaye, président du Crg de lutte de Thiès. Les membres ont ainsi échangé sur les règlements généraux de la lutte et appris, grâce à leurs invités du Cng, comment faire un rapport, un Pv, un communiqué de presse, un compte rendu, entre autres actes administratifs. Selon Maïssa Ndiaye, ce sont là des outils de travail sur lesquels ils doivent être bien formés pour être de bons acteurs de la lutte.

Ces derniers ont d’ailleurs reconnu qu’ils ont un problème de communication. Et pour corriger cette lacune, le Crg de Thiès a décidé de faire des vidéos reportages pour mieux faire passer son message. Les membres du comité prévoient également d’acheter des caméras pour équiper la structure. « Nous allons organiser des points de presse régulièrement et ouvrir une page facebook pour le Crg. Nous venons de monter notre site web, pour mettre à jour toutes nos activités. Il faut qu’on soit visuel sur le terrain, en allant dans des manifestations de lutte ».

Le Crg de Thiès veut également organiser trois activités de lutte cette saison, pour permettre aux lutteurs de thiessois d’avoir plus de compétitions. « Nous sommes des porteurs de projet. Nous voulons développer la lutte et montrer qu’au-delà de notre statut d’encadreurs, nous sommes également des organisateurs. Nous voulons promouvoir la lutte au niveau de la région de Thiès ». Le président du comité régional révèle cependant que la région de Thiès a un réel problème d’infrastructure. D’après ses propos, les Thiessois ont beaucoup de stades mais malheureusement aucun d’entre eux ne donne l’opportunité à la lutte de s’épanouir pleinement.

Absa NDONG
(envoyée spéciale)

Maissa Ndiaye CRG ThiesTROIS QUESTIONS À... MAÏSSA NDIAYE, PRESIDENT DU CRG DE THIÈS : « NOUS VOULONS DÉVELOPPER LA LUTTE SOUS TOUTES SES FORMES »
Président du Crg de lutte de Thiès depuis bientôt deux ans, Maïssa Ndiaye  a prévu d’organiser trois grands événements d’ici la fin de la saison 2015-2016 à Thiès.

Les lutteurs de Thiès se plaignent du manque de soutien des acteurs de la lutte dans cette région. En tant que président du Crg que comptez-vous faire pour changer la donne ?
Tous les champions qui évoluent au niveau national proviennent de la région de Thiès. Pour revenir au cas particulier du département de Thiès, c’est vrai qu’il faudra mener des actions pour propulser nos lutteurs. Ils sont nombreux à Thiès mais peu- être que ce sont les cadres qui font défaut. Nous allons trouver des moyens d’accompagnement.
Vous savez, le Crg n’était pas assez visible pour pouvoir aider les lutteurs. Nous allons organiser cependant de grands événements pour leur permettre de s’épanouir. C’est un combat que je mènerai avec le président du comité départemental de Thiès. On va essayer de voir quelles sont les opportunités à offrir aux lutteurs du département de Thiès pour leur permettre d’éclore à l’image de ce qui se passe dans le département de Mbour dont sont issus pratiquement tous les grands champions du Sénégal.

Quels événements le Crg prévoit-il d’organiser cette saison à Thiès ?
Ce sera l’une des activités phares de notre agenda cette année. Nous voulons organiser trois activités, particulièrement une compétition Beach Wrestling, c'est-à-dire la lutte à la plage. Nous sommes dans une région avec trois départements qui ont chacun la chance d’avoir une plage. A Mbour, la ville de Saly va nous accueillir. Pour le département de Thiès, ce sera à Cayar. Et pour Tivaouane nous irons à Noto. En gros, nous comptons faire trois journées de lutte de plage. Il y aura une autre activité appelée Tresaf (Tournoi régional des écuries de lutte sans frappe). Nous voulons encourager le développement de la lutte sans frappe dans la région. Cette compétition se déroulera d’abord au niveau départemental. Chaque département va organiser son tournoi. Le champion départemental viendra à Thiès, (le lieu n’est pas encore précisé) pour la grande finale. Lors de cet événement, nous allons choisir l’écurie régionale vainqueur du tournoi Trésaf. C’est le deuxième volet de nos activités. Une autre compétition nommée « la journée du partenaire » est prévue également cette saison. Nous sommes dans une région où sont implantées de très grosses sociétés. Le Crg va profiter de leur présence pour en tirer quelque chose afin de développer la lutte. Nous allons alors faire une journée en collaboration avec ces sociétés. Dans le programme, le Crg va faire des journées portes ouvertes et clôturer par un gala de lutte avec frappe qu’on veut national. Nous allons mettre tous nos champions des départements de Thiès, Mbour et Tivaouane, avec ceux de Dakar pour faire une très grande journée de lutte avec frappe.

Vous êtes président du Crg depuis bientôt deux ans. Quels sont vos objectifs à long terme ?
Nos objectifs, c’est de faire de sorte, comme souligné dans la lettre de mission du gouverneur, de développer la lutte au niveau de la région de Thiès et sous toutes ses formes. Je vous ai parlé tantôt de la lutte simple avec le tournoi Tresaf, de la lutte avec frappe avec la Journée du partenaire et enfin avec le Beach wrestling. Nous sommes en train de développer la lutte sous toutes ses formes. Il nous reste la lutte olympique que nous sommes en train de chercher à implanter à Thiès. Si vraiment on arrive à exécuter tout notre planning, nous aurons atteint nos objectifs.

Propos recueillis
Par Absa NDONG


Boy SeyeLes amateurs de lutte ont assisté à un duel très disputé entre Boy Séye de l’école de lutte du même nom et Diéne Kairé le fils de Boy Kairé, samedi au stade Iba Mar Diop. Une confrontation remportée par Boy Séye, qui après Siteu et Tidiane Faye, vient de renvoyer le jeune Diéne Kairé à ses copies.

Le fils de Boy Kairé, Diéne Kairé, s’est frotté, samedi dernier au stadium Iba Mar Diop, au très coriace Boy Séye. Le jeune lutteur qui comptait sur cette confrontation pour passer à une nouvelle étape de sa carrière, n’a vu que du feu face au tombeur de Siteu et Tidiane Faye. Très expérimenté, le chef de file de file de l’école de lutte Boy Séye a brisé le rêve de son jeune adversaire, en lui administrant une défaite mémorable. En effet, le fils de Boy Kairé a voulu déstabiliser Boy Séye dès le coup d’envoi de l’arbitre par la bagarre. Ce registre n’étant pas son point fort, ce dernier a préféré reculer jusqu’aux sacs de sable pour ne pas encaisser un coup ravageur. Très pressé d’en finir cependant, Diéne Kairé impose le corps-à-corps et tente des prises sans succès.

Sur la défensive, Boy Séye laisse son jeune adversaire faire le gros du travail. Il profite d’une prise mal abordée de Diéne Kairé pour le plaquer au sol. C’est en se relevant que le fils de Boy Kiaré a compris qu’il venait de se faire avoir par le « Papy » de l’arène. Une belle victoire qui relance du coup la carrière de Boy Séye. Ce dernier peut désormais se targuer d’être le nouveau bourreau des lutteurs de la jeune génération. Car après Siteu et Tidiane Faye, le « Papy », comme le surnomment tendrement les jeunes lutteurs, vient de freiner l’ascension de Diéne Kairé.

Ce dernier devra encore patienter dans la cour des jeunes loups aux dents longues, avant d’accéder dans l’antichambre des ténors.

A. NDONG


Boy SeyeLe dinosaure Boy Sèye affronte Diène Kairé cet après-midi, au stadium Iba Mar Diop. Un choc de générations à l’issue incertaine. Ayant subi deux victoires d’affilée, le chef de file de l’écurie Keur Massar Mbollo entend accrocher dans son tableau de chasse un troisième espoir après Tidiane Faye et Sitteu. Alors que le fils de Boy Kairé est déterminé à poursuivre son ascension.

Le promoteur Prince organise, cet après-midi, au stadium Iba Mar Diop, un gala de lutte dont l’attraction sera, sans doute, l’affiche entre le vieux routier Boy Seye et le jeune loup aux dents longues Diène Kairé. Un choc de générations, ouvert où tout peut arriver. Sur une dynamique de deux victoires d’affilée respectivement face à Sitteu et Tidiane Faye, Boy Sèye qui a, miraculeusement, ressuscité de ses cendres, va tenter de confirmer sa bonne santé du moment. Après les deux poulains de Max Mbargane, un succès, cet après-midi, serait pour lui un nouveau gros coup. Il devrait mettre à contribution son expérience, mais aussi sa technicité pour freiner l’ascension du fils de Boy Kairé. A ce titre, le chef de file de l’écurie Keur Massar constitue une menace potentielle contre le jeune sociétaire de l’écurie Keur Massar Mbollo.

Toutefois, le pari de Boy Sèye ne sera pas facile à réaliser. Comme lui, son jeune adversaire reste dans une bonne dynamique de succès. Depuis que son pater de lutteur lui a transmis le flambeau à l’occasion du combat de ce dernier contre Bathie Séras, il y a quatre ans, Diène Kairé aligne succès sur succès. Au grand bonheur du leader des « bérets verts » qui peut dormir tranquille, sûr que l’héritage est entre de bonnes mains. Jeune, Diène Kairé devrait, comme d’habitude, user de sa puissance physique, la bagarre et son talent technique pur pour neutraliser le lutteur de Keur Massar Mbollo.

C’est un athlète complet qui peut donner du fil à retordre à Boy Sèye. Il devra néanmoins respecter son adversaire, s’il veut remporter le face-à-face. Au défaut, il pourrait connaître le même sort que ses collègues jeunes Tidiane Faye et Sitteu, tous deux battus à la surprise générale par le chef de file de l’écurie Keur Massar Mbollo. Un scénario que n’envisage nullement Diène Kairé, impatient de passer à un niveau supérieur ; dans l’optique d’intégrer sous peu, l’antichambre des ténors.

Diégane SARR



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