banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Lutte (243)

C’était donc ça. Bombardier avait bravé l’autorité de l’arbitre de son 3ème face-à-face avec Yekini, au lendemain du jour de l’An, sur instruction de son marabout : s’adosser à son « banc », quelle que soit la situation, pour pouvoir gagner. Il a finalement beaucoup perdu dans l’affaire : 3,7 millions de francs retenus sur son reliquat et la plus nette de ses défaites face au même adversaire.

Yekini, lui, n’a aucune raison de changer de marabout(s). On l’avait assuré de la victoire quelle que soit sa position. D’ailleurs, il a attendu le feu vert de ses soutiens mystiques pour se débarrasser de sa chevelure afro, très à la mode dans… les seventies. La lutte, ai-je souvent entendu dire, c’est beaucoup d’entraînement et beaucoup de mystique. Ne me demandez surtout pas pour quel ratio. Même Yekini ne saura le dire avec exactitude. C’est pourquoi, il attache autant d’importance à l’un qu’à l’autre. Et c’est peut-être pour ça qu’il est absolument le meilleur…

Le coach

Le dernier acte du combat entre Yakhya Diop dit Yékini et Serigne Dia dit Bombardier a eu lieu, hier, dans un hôtel de la place. Après l’adversité, la place était aux amabilités et à l’esprit fair-play. Au cours de cette rencontre, les deux protagonistes du 2 janvier 2011 se sont échangés de propos doux et aimables vice versa dans un esprit de sportivité, avant de revenir sur le déroulement de leur face-à-face. « Nous étions des adversaires et non des ennemis. L’enjeu était énorme. Chacun a fourni le meilleur de lui-même », a déclaré Bombardier, priant au passage une belle fin de carrière pour son adversaire. A l’arrivée, a ajouté le chef de file de l’écurie de Mbour, « ce sont deux Sénégalais qui luttaient. Le Sénégal a gagné ». « Aucune défaite n’est agréable », a-t-il souligné. Après de vifs encouragements à l’endroit de Bombardier, Yakhya Diop Yékini s’est dit prêt à prodiguer des conseils à son adversaire si ce dernier le sollicite dans ce sens.

Avant le combat, Yékini avait dit que ce face-à-face était le troisième et le dernier entre lui et Bombardier. Celui-ci a, en réponse à cette déclaration du chef de file de l’écurie Ndaru, indiqué qu’il  respecte la décision de son adversaire et va tenter de rebondir en luttant avec d’autres ténors de la lutte. « Je ne me fais pas de fixation sur la suite de ma carrière. Je ne me réclame pas d’appartenir à une catégorie de lutteurs ou à une autre », a-t-il précisé. Avant d’ajouter : « On doit donner la chance aux jeunes lutteurs ». Revenant sur le défi public que le lutteur Elton leur a lancé le jour du combat, Bombardier a estimé que la balle est dans le camp des promoteurs. « Je laisse le soin à mon staff de déterminer les modalités », a-t-il ajouté.

Bombardier a laissé entendre qu’il souhaiterait, s’il est disponible, accompagner le roi des arènes à Joal, demain, pour une tournée de remerciement à ses supporters. « Mbour et Joal, c’est la même chose. Si je suis disponible, je l’accompagnerai », a-t-il soutenu.  Le « roi des arènes » a réitéré sa volonté d’effectuer une tournée nationale pour rendre hommage à ses nombreux supporters disséminés dans le pays et au-delà. Toutefois, il n’a pas été précis sur la suite de sa carrière. « Je ne dirai pas que je vais abandonner la lutte en 2011 ou 2012 ; ce qui est sûr, il me reste peu de temps dans l’arène », a-t-il dit, précisant qu’il a dédié sa victoire aux deux jumelles d’un de ses amis que sont : Zeyna et Zakhara. Bombardier, quant à lui, a pensé à ses deux supporters qui ont perdu la vie à l’issue du combat.

 

S. Diam Sy

 

 

C’est pour rendre la monnaie à Yakhya Diop Yékini et Bombardier que le promoteur Gaston Mbengue a ficelé hier le combat des lieutenants des deux ténors. Santang Gningue, bras droit du B 52 de Mbour, et Yékini Junior, le lieutenant du « roi des arènes » s’affronteront  le 4 juin prochain à Louga. Une sorte de continuité du combat du 2 janvier dernier entre les deux ténors.  La rivalité entre l’écurie Ndakarou et celle de Mbour va continuer.

Et les deux jeunes espoirs devront prendre le relais de leurs mentors. Santang Ngingue, le tombeur de Coly Faye lors de la troisième édition du Fesman, a la lourde tâche de prendre la revanche de son mentor Bombardier par procuration.  De son côté Yékini Junior, doit revenir en force dans l’arène après une lourde défaite devant Tonnerre de Pikine Mbollo, la défunte saison. Il doit non seulement confirmer la suprématie de son chef Yakhya Diop Yékini, mais aussi saisir sa chance pour se relancer dans la course.

Gaston Mbengue, le promoteur de ce combat a expliqué les raisons qui lui ont poussé à ficeler l’affiche par le désir de  « faire plaisir à Yékini et Bombardier. Je sais que ces deux ténors tiennent beaucoup à ce que leurs jeunes protégés, décrochent des combats.

Et c’est que j’ai fait en montant le combat Yékini Junior et Santang Gningue ». Il a aussi affirmé sa grande satisfaction lors du combat entre B 52 et le roi des arènes. « Je n’ai jamais gagné 50 millions dans un combat, mais le 2 janvier dernier le stade était plein à craquer. Et je vous dis que j’ai eu un bénéfice de 50 millions» fait savoir en dernier le Don King de l’arène.

A. NDONGUE

Cette écurie basée aux Parcelles assainies commence à se faire un nom dans l’arène avec à sa tête le très dynamique Birahim Ndiaye. Après 18 combats disputés pour 15 victoires et trois revers, la saison passée, cette école de lutte compte cette année s’affirmer davantage dans le landerneau. Une bonne cinquantaine de pensionnaires y évoluent en attendant des lendemains meilleurs.

 

Avant d’y aller, il a fallu appeler encore et toujours Birahim Ndiaye le responsable numéro un de cette entité, un homme connu pour son franc parler. Le premier rendez-vous fut annulé, la faute à « père » Birahim  qui devait honorer une signature de contrat. Qu’à cela ne tienne, l’entraîneur principal de Sakku Xam Xam fixe un autre jour et cette fois-ci sera la bonne. « Des créneaux vont être libérés pour vous recevoir dans notre école », affirmait-il avec force.

Le jour j, à l’école 14 des Parcelles assainies, les pensionnaires ne sont pas très nombreux aux entraînements. Ce qui s’explique par le fait  que « la majorité des lutteurs est originaire des villages et villes de l’intérieur, et à pareil moment, beaucoup d’entre eux sont dans les champs pour les besoins de la moisson ».

Mais n’empêche, Saloum-Saloum et quelques compagnons sont là, et au menu du jour, une séance de footing assez physique à l’image de ce qui se fait les lundis et mardis, tandis que les mercredis, jeudis et vendredis, l’accent est mis sur les corps à corps. D’habitude, les lutteurs « évitent » les séances de physique et ne se présentent qu’en fin de semaine. Mais cette année, pour le respect du calendrier, Birahim Ndiaye annonce que « des mesures coercitives ont été prises.

Qui refuse de s’entraîner durant les périodes de footing est d’office exclu de l’écurie ». Dans l’optique d’inculquer une certaine éducation aux différents membres, il est imposé à chaque lutteur d’avoir un boulot, de ne point porter des boucles d’oreilles et d’être toujours correct dans le port et dans le langage. A côté des lutteurs, des mômes s’essaient à la lutte, en espérant devenir plus tard des champions, comme le soutient le chérubin, Pa Ousmane Diouf, qui n’a d’yeux que pour les pensionnaires de Sakku Xam Xam. Elève en classe de CE 2, il se rend chaque après-midi sur place pour suivre les cours. « Je respecte ces lutteurs, mais les modèles, ce sont Modou Lô, Balla Gaye 2, Yékini, car ils brassent des millions ». Triste confidence.

Aujourd’hui, le bilan de Sakku Xam Xam est là, éloquent : 18 combats disputés la saison passée pour 15 victoires contre trois revers. Des résultats que rappelle fièrement l’entraîneur Birahim Ndiaye. Parmi les lutteurs, deux furent certainement les plus en vue lors de la défunte saison, Saloum-Saloum le demi-finaliste du dernier Claf et Pape Mor Lô l’artiste qui a fait 3 victimes (Baye Mandiaye, Colonel Sagna et Tapha Guèye 2).

L’objectif donc, cette saison, c’est de maintenir la cadence, à défaut de l’accélérer. Sakku Xam Xam a commencé à creuser son trou dans l’arène. Et ne compte point s’arrêter en si bon chemin.

 

Saloum-Saloum et le quiproquo Claf

Durant la saison passée, un malentendu s’est institué entre le camp de Sakku Xam Xam et Gaston Productions sur le montant du cachet à percevoir en cas de succès au bout du Claf. « Nous étions convenus de 5 millions pour 3 combats de poule et on a voulu nous forcer la main, ce que nous n’avons pas accepté », assure Birahim Ndiaye. Mais au finish, bien que qualifié pour la finale, Saloum-Saloum n’a pu la disputer. Pour l’instant Birahim Ndiaye ne veut pas trop s’avancer, mais constate que « si j’étais dans l’erreur, le CNG de lutte m’aurait sanctionné, et en plus mon lutteur n’aurait plus de combats ; ce qui n’est pas le cas ».

Dans cette affaire, beaucoup s’étaient interrogés sur le manque de rigueur de cette écurie qui n’avait pas cherché à connaître les tenants et les aboutissants du contrat. Mais pour Birahim Ndiaye, « dans l’arène, il y a souvent des arrangements et nous travaillons avec des gosses qui veulent vaille que vaille disputer des combat, c’est pourquoi nous laissons passer beaucoup de choses ». Mais, s’empresse-t-il de conclure ce chapitre, « on ne nous y prendra plus ».

Kama Junior

Le sacrifié de « l’Aréna tour »

C’est un « beau bébé » du haut de son mètre 80 et fort de ses 85 kg qui veut, avec l’aide de son mentor Birahim Ndiaye, faire son trou dans le monde de la lutte. Il était sélectionné pour son baptême du feu par la RDV pour les besoins de « l’Aréna Tour », une compétition entre les différentes écuries de Dakar. Mais hélas, Kama Junior a été au dernier moment enlevé de la liste, car on reproche à ces écoles, dirigées par certaines anciennes gloires de la lutte, d’être membres du bureau des Mbeurou Demb (anciennes gloires).

Un vieux contentieux, car ces derniers pensent avoir le droit d’exercer le métier de manager auprès des lutteurs qu’ils forment. Un niet catégorique du bureau des managers s’en est suivi et depuis, tous les lutteurs qui sont sous l’aile protectrice de ces derniers semblent indésirables. Kama Junior se trouve dans ce lot des bannis, mais loin de se décourager, il pense que «  le CNG, par la voix de son président Alioune Sarr, devrait trancher une bonne fois pour toutes cette question ».

Contre mauvaise fortune, Kama Jr a décidé de faire bon cœur, et s’est résolu à « travailler dur » en attendant qu’une autre chance lui soit offerte.

La première édition du drapeau Awa Diop Gabon, organisée par Aziz Ndiaye production le samedi dernier au stade Demba Diop, a été une belle réussite. Les combats préliminaires, comme d’habitude, ont répondu aux attentes. D’ailleurs, Tapha Gadaye, B52 Jr, Mame Balla 2 et Jordan ont presque ravi la vedette à Ama Baldé et Balla Diouf.

Tapha Gadaye s’impose devant Ndigeul

Le combat entre Ndigeul de l’école de lutte Balla Gaye et Tapha Gadaye de l’écurie Gadaye a certes tiré en longueur, mais a séduit tout le public présent au stade Demba Diop. En effet, les deux lutteurs se sont neutralisés pendant au moins 4 mn de jeu. Ndigeul, très entreprenant, a tenté plusieurs actions sans succès. Epuisé, son adversaire du jour, Tapha Gadaye, prit alors le relais. Et c’est d’une prise extraordinaire, qu’il a envoyé Ndigeul à terre

B52 Jr bat Laye Ndiombor dans la douleur !

Laye Ndiombor, le champion du tournoi de la CEDEAO, gagne du terrain dans la lutte avec frappe. Même s’il a perdu son duel devant B 52 Jr de l’écurie Euleuk Thi Bir, Laye Ndiombor n’a pas démérité devant un adversaire beaucoup plus lourd. Déjà la différence de poids a frappé le public, mais aussi la violence du combat. B52 Jr a voulu ne faire qu’une bouchée son adversaire. Mal lui en prit car son vis-à-vis, très respecté dans le monde de la lutte traditionnelle, l’a envoyé chez le Dr Ardo, à la surprise générale. De retour, les deux lutteurs reprennent les hostilités de plus belle. Le nouveau sociétaire de Rock Energie cherche le contact et l’obtient, mais ne parvient pas à faire la différence. B 52 impose sa force à un moment du combat, et fait plier Laye Ndiombor.

Mame Balla 2 expédie Bathie Séras Jr

Le combat entre Mame Balla 2 de l’école de lutte Balla Gaye et Bathie Séras Jr de l’écurie du même nom, a été très apprécié du public. En effet, les deux lutteurs réputés très techniques, n’ont pas tardé à déclencher les hostilités. Bathie Séras Jr avait du mal à réussir les prises qu’il tentait. Très patient, Mame Balla 2, a attendu le moment idéal pour sortir une astuce gagnante : il mime la bagarre et enchaîne avec un croc-en-jambe qui expédie directement Bathie Séras Jr au sol.

Jordan désarme Mitrailleuse !

Jordan de l’écurie Boul Falé revient en force cette saison. En effet, le protégé de Mouhamed Ndao Tyson, s’est imposé devant Mitrailleuse de Rock Energie sans grande difficulté, samedi dernier. Les deux lutteurs n’avaient plus le droit à l’erreur après une défunte saison médiocre. Le coéquipier de Modou Lô, très défensif, n’a pas voulu prendre le combat en main. Il a fui la bagarre et reculé jusqu’aux sacs de sable. Jordan saisissant l’occasion, impose le corps à corps et ceinture Mitrailleuse. Le reste a été un jeu d’enfant, pour le protégé de Mouhamed Ndao Tyson qui, de toutes ses forces, contraint Mitrailleuse à se mettre sur ses quatre appuis.

Rassemblés par Absa NDONG

L’ancien lutteur Birahim Ndiaye, actuellement à la tête de l’écurie Sakku Xam Xam, dénonce l’attitude indifférente du Comité national de gestion de la lutte (Cng) face aux nombreux tiraillements occasionnés par la mise sur pied de deux associations représentant les anciens lutteurs, celle dirigée par l’ancien roi des arènes Manga 2 et le bureau des « Mbeuri demb » présidé par Toubabou Dior. Des tiraillements qui, à en croire l’ancien pensionnaire de l’écurie Fass, ont fini par polluer l’atmosphère dans l’arène

S’il y a quelqu’un qui n’est pas du tout content du Cng de lutte, c’est bien Birahim Ndiaye. Le président de l’écurie Sakku Xam Xam déplore « l’inertie de l’instance dirigeante de la lutte devant les nombreux problèmes qui minent actuellement l’arène ». Allusion faite notamment aux deux structures représentant les anciens lutteurs : l’association des anciennes gloires dirigée par Manga 2 et celle des Mbeuri demb présidée par Toubabou Dior dont il est membre.

Selon l’ancien lutteur qui a fait les beaux jours de la grande écurie Fass, le Cng de lutte a l’obligation de ramener les deux parties rivales à la raison. « Malheureusement, cette structure n’a à aucun moment tenté de jouer la médiation entre les deux parties, préférant laisser la situation pourrir », regrette-t-il vivement. Sur la médiation initiée l’année dernière par le Colonel Malick Cissé de la présidence de la République pour fédérer les deux structures, le président de l’écurie Sakku Xam Xam, Birahim, estime que ce n’est pas aux politiciens de régler cette question. 

« Contrairement à ce qu’en pensent certains, cette affaire n’est pas politique. C’est au Cng de lutte de prendre ses responsabilités en convoquant tout le monde autour d’une même table, en lieu et place des politiciens qui risquent de plomber toute possibilité de retrouvailles entre les anciens lutteurs », martèle-t-il encore.

De l’avis de Birahim Ndiaye, les tiraillements occasionnés par la mise sur pied de ces deux associations ont fini par déteindre négativement sur la bonne marche de l’arène. « Aujourd’hui, le bureau des managers, dirigé par Bassirou Babou, proche de Manga 2, s’est ligué avec les plus grands promoteurs de lutte, comme Luc Nicolai et Gaston Mbengue, au détriment des managers qui font partie du bureau des « mbeuri demb », explique-t-il. Birahim Ndiaye fait ainsi savoir que lui et les managers qui ne sont pas membres de l’association des anciennes gloires sont actuellement « confrontés à d’énormes difficultés pour trouver à (leurs ) lutteurs des combats ».

Diégane SARR

.

 

Balla Diouf serait-il devenu un simple escalier pour servir d’ascenseur aux espoirs de la lutte ? Tout porte à le croire. Le poulain de Tapha Guèye a perdu ses quatre dernières sorties, respectivement devant Zoss, Issa Pouye, Modou Lo et Ama Baldé, tous de jeunes lutteurs qui frappent actuellement à la porte des ténors.

Après Balla Bèye 2, l’ouragan de Pikine, les espoirs de la lutte semblent trouver un deuxième raccourci pour accéder à la cour des grands. Il s’agit de Balla Diouf, sociétaire de l’écurie Fass, battu facilement dimanche dernier au stade Demba par le jeune Ama Baldé, en dépit de sa détermination et de sa rage de vaincre. Une défaite qui porte désormais à cinq le nombre total de revers que compte « Cœur de lion » et qui ne fait que remettre au grand jour les nombreuses difficultés qu’il éprouve face aux espoirs. Avant sa dernière sortie infructueuse contre le fils de Falaye Baldé, « le Fassois » avait essuyé trois défaites successives notamment face à Zoss (2007), Issa Pouye (2008) et Modou Lo (2009), tous des lutteurs qui frappent actuellement à la porte des ténors.

Pourtant, contre Ama Baldé, le pensionnaire de l’écurie Fass semblait enfin avoir compris les enjeux de ses sorties face aux plus jeunes lutteurs. Et sur une télévision de la place, en prélude à son combat contre le petit frère de Jules Baldé, il avait clairement laissé entendre qu’il ne comptait pas être une sorte d’escalier pour qui que ce soit. Un vœu pieux pour lui puisqu’à l’arrivée, l’histoire aura démontré le contraire avec cette cinquième défaite de sa carrière. Certes, il a beau mettre en cause les dirigeants de l’écurie Fass qui, selon lui, ne l’ont pas suffisamment soutenu, il reste que son âge assez avancé (la trentaine) ne plaide plus en sa faveur, notamment devant des jeunes qui ont à peine soufflé leurs 20 ans. Outre sa méforme -il est resté une année sans prendre part à la moindre compétition-, il a donc fait les frais de son âge dimanche dernier, comme c’était le cas lors des ses trois précédents revers. Avec cette quatrième défaite d’affilée devant de jeunes lutteurs, le pensionnaire de l’écurie Fass risque dorénavant de passer pour un simple escalier aux yeux de ses futurs adversaires qui ne devraient pas tarder à le défier publiquement. Ainsi, à l’instar de Baboye devenu le raccourci préféré des espoirs, « Cœur de lion » ne devrait pas peiner pour trouver chaussure à ses pieds.

Diégane SARR

 

 

Balla Diouf a jeté un pavé dans la mare du directoire de l’écurie Fass. Comme Zale Lô et Rock Mbalakh avant lui, il a fustigé l’attitude de certains responsables. Mais un des membres de l’encadrement de Fass a battu en brèche les déclarations du lutteur et déploré cette sortie malheureuse qui contraste avec la réalité, tout en reconnaissant « qu’il existe des problèmes de management dans cette écurie avec des responsables mus par des postes de responsabilité et non par le bon fonctionnement de la structure ».

Après sa défaite de samedi dernier face à Ama Baldé, Balla Diouf de Fass s’est défoulé sur les responsables de Fass. Pour lui, il n’y avait aucun soutien de la part des encadreurs de cette écurie. Il a aussi accusé le promoteur Aziz Ndiaye de parti pris au profit de son adversaire. Mais, dans son réquisitoire, Balla Diouf a pris soin de préciser qu’il souhaite « demeurer toujours à Fass, même si lors de ce combat, j’ai pris en charge en personne mon volet mystique ». Mais, à une condition : « on doit nous traiter sur le même pied. Seul Moustapha Guèye était présent à mes côtés ».

Ce qui, en fait, n’est pas nouveau dans cette écurie où certains lutteurs ont, il y a quelques temps, fustigé la méthode d’encadrement. Mais ces déclarations de Balla Diouf ne collent pas avec la réalité, soutient un haut responsable de cette structure qui a préféré garder l’anonymat. « De quel appui parle-t-il ? Comment un lutteur peut négocier lui-même son combat, prendre son avance, la mettre dans sa poche et vouloir que les gens réagissent ? Non je suis désolé », a rétorqué ce responsable. Ce dernier est même revenu sur les péripéties qui ont poussé Balla Diouf à accepter ce combat. Au début, la confrontation était réservée à son compagnon d’écurie Bruce Lee. Hélas, « il y est allé malgré les injonctions de l’écurie en acceptant ce combat. Il s’est certes entraîné normalement, mais on se disait que Bruce Lee pouvait physiquement et techniquement stopper Ama Baldé ». Mais, poursuit le responsable, « les gens n’ont pas baissé les bras, il a été appuyé comme d’ailleurs tous les lutteurs qui préparent des combats, et certains ont mis la main à la poche ».

Poursuivant ses éclairages, le responsable de Fass a avoué que l’écurie n’a pas de caisse pour venir en aide à ses lutteurs. Seules des actions individuelles sont faites, et chaque responsable est libre d’appuyer qui il veut. Dans le fonctionnement, poursuit-il, « nous devons faire de sorte que des mécanismes puissent être créés afin de faire gagner financièrement de l’argent à l’écurie et soutenir plus tard les lutteurs en cas de combat ».

 

Dans un entretien dans Le Soleil des Sports, Moustapha Guèye soutenait, avant le début de saison, que « la majorité des lutteurs de l’écurie Fass n’est pas régulière aux entraînements. Et il en sera autrement la saison prochaine (cette saison) ». Et de poursuivre : « nous allons instituer une nouvelle conduite à laquelle tout le monde devra se soumettre. Seuls ceux qui accepteront de s’y conformer resteront avec nous. Nous n’excluons pas une sélection pour les futurs membres de l’écurie Fass. Nous miserons sur les jeunes, mais également sur les champions déjà confirmés. La seule condition pour rester à Fass, c’est de se soumettre à la nouvelle règle de conduite qui exigera régularité aux entraînements, méthode dans le travail, rigueur et exemplarité dans la conduite ». Mais jusqu'à présent rien ne semble avoir été fait, Fass continue à faire preuve d’un grand amateurisme dans sa gestion pour une écurie que l’on dit l’une des plus grandes du milieu de la lutte. C’est pourquoi ce haut responsable est revenu pour fustiger l’attitude de certains dirigeants « mus par des postes de responsabilité, or il existe un sérieux problème de fonctionnement à résoudre ».

Zale Lo, Rock Mbalakh, Mbaye Diouf, Ndauf, Boy Nar et Balla Diouf

La longue liste des contestataires

Zale Lo, Rock Mbalakh, Mbaye Diouf, Ndauf, Boy Nar et tout dernièrement Balla Diouf. La liste des dissidents et autres contestataires commence à être longue au sein de l’écurie Fass de plus en plus confrontée à une crise interne sans précédent. Dans leurs récriminations, la plupart des contestataires mettent souvent en cause le mauvais management dont leur écurie fait l’objet, le parti pris de la direction qui favoriserait certains lutteurs au détriment d’autres et les problèmes de clans, entre autres griefs invoqués. Hasard du calendrier ou pas, cette situation difficile que traverse cette structure coïncide avec certains de ses plus mauvais résultats. L’écurie Fass a ainsi connu l’une de ses pires saisons depuis son existence, l’année dernière, avec notamment une année blanche de ses cadres (Gris Bordeaux, Forza, Balla Diouf) outre les nombreuses défaites concédées par Ouza Sow, Tapha Guèye 2, Ndauf, Ouza Sow 2,  etc. Elle n’a dû son salut qu’à Papa Sow et Bruce Lee qui avaient respectivement pris le dessus sur Zoss et Khadim Ndiaye alias Gaïndé Darou Rahmane. Et ce début de saison ne semble guère rassurant. En dépit des victoires d’entrée de Papa Sow et de Bruce Lee respectivement aux dépens de Tonnerre et de Khadim Ndiaye 2, deux de ses cadres, en l’occurrence Boy Nar et Balla Diouf ont essuyé de  cuisants revers.

Entendons nous bien, il ne s’agit pas ici de remettre en cause le bien fondé des motivations des contestataires, mais plutôt de voir le contexte dans lequel ils ont choisi de tirer à boulets rouges sur les responsables de leur structure. En effet, ces cinq lutteurs ne sont sortis de leurs gonds qu’après avoir connu des défaites voire des séries noires pour certains. Le premier dissident de cette liste, Zale Lo, n’avait coupé les ponts avec Fass qu’après une longue traversée du désert, avant de revenir à la maison pour repartir une nouvelle fois. Rock Mbalakh, dans la foulée de sa déroute contre Moussa Dioum, le chef de file de l’écurie de Parcelles Mbollo, l’avait rapidement rejoint à Pencum Ndakaru. Puis ce fut au tour de Mbaye Diouf et de Ndauf de rompre définitivement les amarres avec l’écurie Fass et toujours, dans un contexte marqué par des défaites à la pelle.

Pourquoi ont-ils attendu tout ce moment pour enfin sortir de leur réserve ? L’autre interrogation qui taraude l’esprit des amateurs et observateurs de la lutte en ce moment est de savoir si après leur coup de gueule, Boy Nar et Balla Diouf finiront par franchir le Rubicon, en quittant purement et simplement l’écurie Fass, comme l’ont déjà fait par le passé Zale Lo, Rock Mbalakh, Mbaye Diouf et Ndauf ? Une situation en passe d’écorner l’image de cette écurie qui a longtemps été une référence pour les autres structures de lutte que compte la région de Dakar.

 

 

Au lendemain de son revers face à Ama Baldé, Balla Diouf a fait une sortie sur RFM pour appeler les responsables de l’écurie de Fass à traiter sur le même pied tous les sociétaires de cette célèbre école de lutte. Il a aussi accusé le promoteur Aziz Ndiaye de parti pris au profit de son adversaire lors du combat de samedi dernier.  Celui que l’on surnomme « Cœur de Lion » cherche-t-il à justifier sa chute devant le jeune Pikinois ? Interrogé par les journalistes de la Rfm, Balla Diouf a déclaré : « Nous resterons toujours à Fass. Nous n’avons que cette écurie, mais, on doit nous traiter sur le même pied . Je n’accuse personne. Seul Moustapha Guèye était présent à mes côtés ».

Selon Balla Diouf, c’est lui en personne qui a pris en charge son volet mystique. Revenant sur le comportement du promoteur Aziz Ndiaye, le lutteur reconnaît que ce dernier n’a pas joué le jeu. « Je n’ai pas reconnu Aziz dans ce combat. C’est lui qui, lors de la signature du combat, affirmait qu’il  est le promoteur de la Banlieue », a laissé entendre le sociétaire de Fass qui précise néanmoins, qu’Aziz est son ami.


S. M. S. CISSE

Le lutteur de Mbour, Serigne Dia « Bombardier », battu et critiqué après sa défaite contre Yékini pour son comportement antisportif, a décidé de rendre visite, aujourd’hui, au roi des arènes à son domicile. Il devra y passer toute la journée, a-t-on appris auprès de Gaston Productions qui salue ce geste du vaincu qui, selon la structure de promotion de la lutte, honore le sport sénégalais en général et la lutte en particulier. Serigne Ousmane Dia avait refusé de suivre les injonctions des arbitres, le jour du combat, et avait boudé la main tendue de son tombeur à la fin du combat. Par la suite, il avait regretté son geste en téléphonant longuement à son adversaire, Yakhya Diop dit Yékini, selon la structure organisatrice du combat du 2 janvier. C’est à l’issue de cet entretien téléphonique que le champion de lutte de la Petite Côte a décidé de rendre visite à son tombeur.


S. Diam SY

Chose promise, chose faite ! Ama Baldé, le fils de Falaye Baldé, a battu samedi à Demba Diop, et de fort belle manière, son aîné Balla Diouf de l’écurie Fass, qui rate ainsi son come back. Le combat organisé par Aziz Ndiaye production, a duré moins d’une minute.

C’est dans un stade Demba Diop plein à craquer que le fils de Falaye Baldé, Ama Baldé, et Balla Diouf « Cœur de Lion » de l’écurie Fass ont fait leur première sortie cette saison, avant-hier. Et leur duel a répondu aux attentes du public. Ama Baldé, en grande forme physique, a tenu parole face à son aîné Balla Diouf. Il avait promis de lui dicter facilement sa loi. Il a joint l’acte à la parole. Après un court temps d’observation, « Cœur de lion » a provoqué son adversaire d’un bon crochet gauche. Déséquilibré, Ama Baldé recule pour reprendre ses esprits. Il cherche apparemment le contact, ce que son adversaire a bien compris en refusant de rester sur place. Il recule et fuit tout accrochage. Mais très déterminé, le frangin de Jules Baldé, arrive au bout de compte à imposer le corps à corps. Il tente une première prise, et ceinture son vis-à-vis. Balla Diouf refuse de céder.

Le tombeur de Bébé Saloum tente de le soulever une première fois sans succès. La seconde tentative sera la bonne, car Ama Baldé, plus fort physiquement, soulève proprement Balla Diouf et le plaque au sol sans grande difficulté ni surprise. En 46 secondes ! Avec cette victoire, le fils de Falaye Baldé efface son revers contre Ness de Lansar, la défunte saison et reprend sa place dans la course au sommet. Pour ce qui le concerne, le protégé de Moustapha Guèye « l’ancien Tigre de Fass », rate son come-back, et continue sa décente aux enfers après trois défaites successives.

Par ailleurs, l’ambiance était au rendez-vous et les deux lutteurs ont séduit le public par leur belle chorégraphie. Les combats préliminaires ont été d’un bon niveau, même s’ils ont tiré en longueur. Tapha Gadaye de l’écurie Gadaye a battu avec la manière Ndigueul de l’école de lutte Balla Gaye. B 52 Jr de l’écurie Euleuk Thi Bir a terrassé le champion Laye Ndiombor de Rock Energie. Mame Balla 2 de l’école de lutte Balla Gaye, s’est imposé devant Bathie Séras Junior de l’écurie du même nom. Et enfin Jordan de l’écurie Boul Fallé a dicté sa loi à  Mitrailleuse de Rock Energie.


Absa NDONG

Le chef de file de l’écurie Ndakaru, Yakhya Diop dit Yékini, a été désigné, le samedi 06 octobre 2010, meilleur lutteur des cinquante dernières années par l’Association nationale de la presse sportive (Anps). Le 2 janvier dernier, il a réussi la passe de trois sur Serigne Dia dit Bombardier. Ces consécrations confortent la thèse selon laquelle Yékini demeure une référence pour beaucoup de générations de lutteurs.

Yakhya Diop Yékini continue de démontrer par son comportement et par ses succès qu’il reste un modèle pour les différentes générations de lutteurs. L’actuel « roi des arènes » de la lutte sénégalaise a été plusieurs fois champion d'Afrique de lutte sans frappe. Il a fini de faire le vide autour de lui et particulièrement chez des ténors de l’arène.

Yékini a remporté 19 des 20 combats qu’il a disputés, contre un nul face à Moustapha Guèye de Fass, le deuxième tigre de Fass. Il est le premier lutteur invaincu dans l'arène sénégalaise après treize ans de carrière. Le rêve de tous les lutteurs de l'arène sénégalaise, c'est de le détrôner un jour. Des ténors confirmés jusqu'aux débutants, chacun aspire à croiser Yékini et le battre. Il a déjà donné cette opportunité à certains lutteurs qu'il a même croisés plusieurs fois. De Kadd-Gui à Tyson en passant par Pouye n°2, Mor Nguer, Pape Cissé, Baye Fall, Mohamed Ali, Mor Fadam, Lac de Guiers 2, Khadim Ndiaye, Balla Bèye n°2, Gris Bordeaux, personne n'a réussi à mettre son dos au sol.

A chaque confrontation, il confirme sa suprématie dans l’arène sénégalaise. Nul ne peut contester son titre de « roi des arènes ». Mais il est écrit quelque part que l’enfant de Bassoul, âgé de 36 ans, est né pour dominer de la tête et des pieds le monde de la lutte avec frappe.  Depuis qu’il a intégré la lutte avec frappe en 1997, le poulain d’Amadou Katy Diop n’a jamais connu de défaite. Une performance que le chef de file de l’écurie Ndakaru doit aussi bien à sa valeur intrinsèque qu’à l’apport de son entourage à savoir son entraîneur Amadou Katy Diop, le directeur technique de l’écurie Ndakuru, Mbaye Cissé, et l’ancien champion Robert Diouf. De son trône de roi, il aurait pu avoir un comportement inadéquat, avoir des écarts de conduite dans la vie de tous les jours, mais là aussi, il présente une copie vierge. La lutte avec frappe, véritable phénomène social au Sénégal, occupe les devants de la scène médiatique avec ces faits divers croustillants. Mais il est difficile d’y voir un article consacré à un lutteur de l’écurie Ndakaru, le fief de Yékini. Encore moins sur son champion et tête de file.

Yékini demeure une référence de la jeune génération de lutteurs.  « La presse peut beau dire Yékini champion, mais elle ne changera jamais mes attitudes. Je serai toujours imbu de ma personne. Ce n’est pas parce qu’on me prête le titre de champion que je vais faire la grosse tête. La bonne hygiène de vie, l’encadrement solide, le plan de carrière bien défini, entre autres, constituent les quelques règles de base qui ont contribué à faire, aujourd’hui, de Yékini le patron de l’arène sénégalaise.

Souleymane Diam SY

 

 

Serigne Ousmane Dia dit Bombardier perdra 25% de son reliquat et une lettre d’avertissement lui sera servie par le Comité national de gestion de la lutte (Cng), pour son refus de collaborer avec les arbitres, dimanche, a annoncé Thierno Ka, chargé de la communication de cette structure. Avant le combat, un incident a opposé les arbitres à Bombardier au sujet de l’emplacement des deux lutteurs. « Bombardier a perdu le tirage au sort et devait se mettre face à la tribune virage. Il a refusé d’obtempérer. Les arbitres ont fait preuve de beaucoup de patience en négociant avec lui, mais il a refusé catégoriquement », a expliqué Thierno Ka. Bombardier « a commis une double infraction », a dit le chargé de la communication du Cng, relevant « le refus d’obtempérer » et « le geste antisportif ». « Conformément aux dispositions du règlement de la lutte, en son article 17 (…), il va perdre au moins 25% de son reliquat et une lettre d’avertissement lui sera adressée », a précisé Thierno Ka.*

(APS) 

Le combat de lutte avec frappe Yékini-Bombardier du 2 janvier 2011 continue de susciter des commentaires. Un peu partout dans les grandes places, chacun analyse à sa façon cette confrontation, la troisième du genre, entre les deux lutteurs. Mais le point de vue du directeur technique national de lutte, Abdou Badji, est sans équivoque. Le technicien estime que Bombardier n’a pas su profiter des opportunités qu’il avait d’avoir été le premier à se saisir du pagne de son adversaire.

« Bombardier a trop misé sur l’aspect mystique qui a eu raison de lui », selon le Dtn de lutte sur l’issue du combat entre les deux mastodontes. Abdou Badji, qui n’a pas pu effectuer le déplacement à Dakar pour suivre le combat, s’est  placé dans une perspective d’avant, pendant et après le combat pour faire son analyse. Il souligne : « Avant le combat, beaucoup de propos ont été tenus entre les deux lutteurs. Des propos qu’il fallait gérer pour espérer faire la différence. Bombardier était trop crispé par rapport aux propos d’avant-combat alors que c’était une bataille psychologique ».

Autre remarque d’Abdou Badji : « Le fait que le Mbourois soit arrivé au stade avant Yékini pour ne descendre qu’après l’entrée de ce dernier » qui était prévue en premier. « J’ai l’habitude de dire que la lutte étant le sport le plus mystique au Sénégal, il faut savoir interpréter les comportements et les gestes des lutteurs. Ce sont des signes qui ne trompent pas. Car à sa sortie de voiture, je n’ai pas vu le Bombardier que je connaissais avant, rayonnant, enthousiaste, souriant et qui produisait une chorégraphie qui durait. Mais la chorégraphie de dimanche n’a pas duré et il n’arrivait même pas à coordonner ses pas avec ses partenaires ».

Autant de signes donc qui ont poussé le Dtn de lutte à se poser la question de savoir comment le « B52 » de Mbour a préparé ce combat. Ce qui, pour Abdou Badji, repose le problème de l’encadrement du lutteur mbourois. C’est pour dire simplement  souligne-t-il, que « l’aspect psychologique a pris le dessus sur Bombardier. Et cela a abouti au refus d’obtempérer aux injonctions de l’arbitre et qui a joué négativement en sa défaveur. Parce qu’un grand champion ne recule pas ».

Sur le face à face proprement dit, la lutte étant un sport de combat, où il existe ce qu’on appelle les fondamentaux, les constantes et les opportunités, il fallait alors, pour les deux lutteurs, suivre ces consignes. Et, pour cela, le Dtn de lutte estime que « toutes ces trois phases ont été respectées par Yékini. « Il avait les meilleurs atouts techniques ». Ce qui lui a permis de prendre le dessus sur son adversaire qui, pourtant, avait le premier saisi son pagne. Mais il n’a pas su saisir cette opportunité avant de se faire projeter par Yékini qui a joué sur la deuxième phase : action-réaction-action qui lui a permis de se saisir du pagne de Bombardier, et le tour était joué ». Pour le reste, le Dtn de lutte estime que l’arène reste ouverte. 

Mais il avertit : « Yékini est là pour lutter. Il n’est pas un champion qui a brûlé les étapes. Yékini a fait la lutte simple, la lutte olympique et la lutte avec frappe. Et ça, c’est extrêmement important. Ce qui n’est pas le cas pour la plupart des champions qu’on plébiscite après seulement une victoire dans un combat. Le palmarès est important, mais la constante aussi ».  Sur ce point précis, Abdou Badji est clair, « pour battre Yékini, il faut vraiment avoir une bonne hygiène de vie. Et, ces jeunes dont les noms sont avancés,  il faut qu’ils acceptent de travailler, de souffrir comme Yékini pour pouvoir lui tenir la dragée haute ».

Propos recueillis par Mouhamadou SAGNE

 

 

 

 

 

 

 

 

Serigne Dia, Bombardier, se dit pressé d’en découdre avec Yakhya Diop Yékini. S’il pouvait le rencontrer pour en finir, il l’aurait fait dès aujourd’hui. Par ailleurs, le B52 de Mbour a déclaré, en réponse à Yékini (qui dit que les 2 coups qu’il a reçus, à ce jour, dans l’arène proviennent de Bombardier) que le troisième l’enverra à terre, dimanche prochain. Sur tous les plans, le champion de la capitale de la petite côte se dit prêt et demande à ses fans de remplir le stade avant midi.

A moins d’une semaine de son combat contre Yékini, Bombardier a choisi l’école de Grand Mbour pour peaufiner sa stratégie, après 5 mois de préparation. Il a opté pour la relaxe pour maintenir la forme, bien récupérer et bien manger. Depuis la signature du contrat, a-t-il dit, il a fait 3 séances d’entraînement par jour. Footing matinal, musculation, contact physique l’après-midi. Depuis 15 jours, Serigne Dia dit avoir arrêté la musculation et poursuit les contacts physiques.

Naturellement, toutes ces séances tiennent compte de l’adversaire qui pèse 135 kg. C’est pourquoi, a avancé le B52 de Mbour, il a, pendant 4 mois, travaillé son endurance, sa résistance et la tactique à mettre en œuvre le jour j. Connaissant bien Yékini pour l’avoir rencontré à deux reprises et l’ayant observé à l’œuvre, Serigne Dia a déclaré qu’il ne reste qu’à honorer le contrat pour ne pas décevoir le promoteur, les amateurs et les sponsors.

Ce qu’il veut, c’est se battre contre Yékini d’abord avant de lutter. Ce qu’il sait et en est convaincu, c’est que ses supporters, le promoteur et tous ceux qui sont friands de combat engagé seront contents de lui dimanche prochain. Répondant à son adversaire qui a affirmé avoir reçu seulement deux coups dans sa carrière, Bombardier lui a rétorqué que le troisième qu’il recevra de moi l’enverra à terre. S’il y a de l’électricité dans l’air, c’est normal, s’est exclamé Bombardier.

C’est le combat de la saison, a-t-il soutenu, indiquant que pour lui, c’est le choc de sa vie et il fera tout pour emporter le gain du combat, sachant qu’il est au top sur tous les plans. Tout ce qui reste, selon lui, c’est, après la coupe du Sénégal, d’offrir le titre de roi des arènes en 2011 aux Mbourois.

Amath Sigui NDIAYE

 

Après un premier face-à-face, samedi dernier à Bargny, Yakhya DIOP « Yekini » et Serigne DIA « Bombardier » vont se retrouver aujourd’hui, à 16 heures, à l’hôtel Radisson. Ils vont faire face à la presse, à l’initiative de Gaston Productions, la structure qui a mis sur pied le combat du 2 janvier à Demba Diop entre ces « poids lourds » de l’arène sénégalaise. Yékini et Bombardier feront leur ultime face-à-face dans les studios de la Rts, le mercredi 29 décembre 2010, après le journal télévisé.

 

 

Pakala bat Boy Nar par ko

19 Déc 2010
1756 times

Aliou Faye dit Pakala  a disposé de Boy Nar de Fass par Ko, samedi à Mbour, lors d’un gala organisé par le promoteur Luc Nicolaï. Pakala, connu pour ses performances en lutte traditionnelle, a démontré lors de ce choc organisé dans son fief qu’il en connaissait un bout dans les techniques de frappe, en ôtant toute velléité à son adversaire. En parfait boxeur, il a réduit toute capacité de résistance à son adversaire, Alioune Badara Niang dit Boy Nar. Ce dernier, roué et saoulé de coups, finit par tomber de toute sa masse sur le sable.

 

 

Le stadium Marius Ndiaye abritera, dimanche prochain, la 6ème édition du mémorial Jaques Sow. La manifestation est organisée par l’Association des anciens du Samouraï- karaté club (An’Sam).

La 6ème édition du mémorial Jacques Sow est prévue dimanche prochain, au stadium Marius Ndiaye. Organisée par l’Association des anciens du Samouraï-Karaté club (An’Sam), la manifestation vise à «revisiter l’enseignement du grand maître Jacques Sow qui a marqué et vulgarisé le karaté sénégalais pendant plusieurs années», a indiqué, le 1er vice-président de l’An’Sam, Me Khaly Mbengue.  Il a révélé que Me Sow a été le premier Sénégalais à avoir décroché la ceinture noire de karaté. Mieux, il a un parcours exceptionnel pour avoir fréquenté plusieurs grands maîtres du Japon et de la France. Me Mbengue a ajouté que les jeunes générations doivent retenir de cet illustre disparu son humilité, son abnégation et sa recherche de la perfection dans la pratique des arts martiaux.

«Il avait, a-t-il dit, une salle de près de 200 élèves et, pourtant, chaque fin du mois, il avait des soucis pour payer son loyer. Il enseignait cette discipline de façon désintéressée». Jacques Sow a formé plusieurs champions qui ont fait la fierté du karaté. L’An’Sam profitera de cette occasion pour honorer les trois mondialistes du karaté féminin. Il s’agit de Ké Fatou Faye, Maguette Seck et Aminata Mbaye. Pour rappel, les katas sont dédiés à feu Me El Hadji Diagne. Le maire de Dahra et directeur de la gestion du Patrimoine bâti de l’Etat, Papa Alioune Sarr, est le parrain du mémorial 2010. Le démarrage des compétitions est prévu le dimanche à 9h. Il y aura des compétitions kumités et katas. Pour les katas, ce sont les équipes championne et vice championne du Sénégal qui vont croiser le fer. Alors que les katas individuels seront animés par les combattants de ces deux équipes. Les finales sont prévues dans l’après-midi à partir de 15h 30. 


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.