banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Lutte (243)

Le fougueux Baye Mandione ira à l’assaut du rusé Modou Anta à Thiès cet après-midi. Un combat qui promet d’être électrique au vu de la réputation de bagarreur que traînent les deux protagonistes. Et si le « fou de Thiaroye gueum sa bopp » est en quête de rachat, son adversaire thiessois entend poursuivre sa série victorieuse.

Défait par Less 2 en fin de saison dernière, Baye Mandione fera face à Modou Anta cet après-midi. Un déplacement périlleux du « fou de Thiaroye Gueum sa bopp » à la cité du rail, compte tenu du fait que son adversaire évoluera à domicile, avec l’avantage du public. Mal en point ces dernières saisons avec une kyrielle de revers contre quelques rares éclaircies, cet ancien faux-lion n’aura pas droit à l’erreur.

Seule une victoire sur le jeune Thiessois lui permettra de relancer sa carrière. Un pari fort risqué face à un adversaire qui est dans une bonne dynamique de victoires et est déterminé à poursuivre son ascension de plus belle. Après un faux-pas contre Yékini Jr, en 2013-2014, le porte-drapeau de l’écurie Thies Mbollo s’est vite repris la saison suivante en disposant de Thiaate, le poulain de Boy Bambara, avant de confirmer l’année dernière en prenant le dessus sur Zarco de Grand-Yoff Mbollo.

Face à Baye Mandione, devenu une passerelle pour beaucoup de lutteurs, Modou Anta n’aura d’autre objectif que de remporter un troisième succès d’affilée. Les deux protagonistes de cet après-midi ont tous deux une réputation de bagarreur. Toutefois, le Thiessois part avec la faveur des pronostics. Il est, en effet, un as de la lutte pure, en plus de ses nombreuses qualités de cogneur hors pair. Il reste que la confrontation de cet après-midi est partie pour être électrique ; d’autant plus que les deux lutteurs se sont fait illustrer par un échange de propos aigre-doux lors de leur tête à tête la semaine passée pour les besoins de la promotion de l’affiche.

Diégane Sarr

En battant Yékini Jr le 1er janvier, Tapha Tine a confirmé qu’il était revenu à son meilleur niveau. Un signal fort à ses potentiels adversaires, en ayant en Bombardier ligne de mire. En 2012, il avait corrigé le colosse mbourois.

Tapha Tine respire à nouveau la forme ! Le « géant du Baol », auteur d’une année blanche, a démarré l’année 2018 par une belle victoire sur Yékini Jr le 1er janvier. Un deuxième succès sur l’ex poulain d’Amadou Katy Diop en autant de confrontations. En 2006-2007, l’enfant de Réfane avait déjà battu l’actuel sociétaire de l’écurie « Door Waar » à l’occasion d’un tournoi de lutte avec frappe. Autant dire qu’il est en passe de devenir une véritable bête noire pour le transfuge de l’écurie Ndakaru. Avec ce nouveau succès d’affilée, le pensionnaire de Baol Mbollo confirme sa bonne santé du moment. Lors de la saison 2015-2016, il s’était classé deuxième au tournoi de la TNT (télévision numérique terrestre), derrière Ama Baldé, le vainqueur de la compétition. Tapha Tine avait remporté deux victoires contre une défaite respectivement face à Zoss, Gouye gui et Ama Baldé. Une assez bonne performance qui l’avait permis de se relancer dans la course et de faire oublier sa débâcle contre l’ancien roi des arènes Balla Gaye 2.

Avec sa nouvelle prouesse le 1er janvier dernier, il donne un signal fort à ses potentiels adversaires dans sa volonté d’aller à nouveau à la conquête du trône ; sa première tentative en 2014 s’étant soldée par un échec cuisant. En ligne de mire, il y a évidemment le roi des arènes, Serigne Ousmane Dia dit Bombardier qu’il avait défait en 2012, à la suite d’une décision médicale. Le colosse mbourois a donc l’obligation de prendre sa revanche sur le dernier tombeur de Yékini Jr ; d’autant plus que ce dernier le réclame depuis quelques temps à cor et à cri. Seul hic, le « B 52 » est, pour l’heure, concentré sur son face-à-face avec Eumeu Sène dont la tenue vient d’être confirmée par le promoteur Assane Ndiaye. Tapha Tine peut, tout de même, espérer en découdre avec Bombardier la saison prochaine ; étant donné que le roi des arènes a plus intérêt à ce que cette affiche soit organisée, histoire de laver son honneur. Outre le chef de file de l’écurie Mbour, le sociétaire de Baol Mbollo peut espérer un nouveau corps à corps contre Lac de Guiers 2. Lors d’un championnat de lutte avec frappe en 2006-2007, le « puncheur du Walo » avait pris le dessus sur lui. Toutefois, le poulain de Mohamed Aly, en quête d’un nouveau souffle, ne devrait pas rechigner à lui accorder une seconde chance. Le 28 janvier, le coéquipier d’Alioune Sèye 2 a été dominé par Modou Lo, au terme d’un combat où il n’a été que l’ombre de lui-même. Auteur de deux saisons blanches d’affilée, Eumeu Sène ne devrait pas non plus cracher sur une confrontation contre le « géant du Baol « ; d’autant plus que les deux protagonistes n’ont jusqu’ici jamais croiser le fer. Mais, celle-ci n’a presque aucune chance d’être disputée cette saison, vu que le leader de l’écurie « Tay Shinger » est en déjà en lice pour affronter Bombardier, avec comme enjeu principal la couronne de roi des arènes.

Deux autres champions qui peuvent faire figure de prochains adversaires au porte-étendard de l’écurie Baol Mbollo sont Balla Gaye 2 et Gris Bordeaux. Le « lion de Guédiawaye » est en quête de renaissance après près de trois années blanches et deux défaites consécutives. Il ne devrait donc pas décliner une proposition d’affiche l’opposant à nouveau à son ancienne victime ; d’autant plus que ce dernier semble revenu à son meilleur niveau. Idem pour le « troisième tigre de Fass » qui est en pleins doutes. Il faudra néanmoins attendre que le Fassois et le fils de Double Less soldent leurs comptes en mars prochain pour espérer l’organisation d’un combat mettant aux prises un de ces deux protagonistes et Tapha Tine. Boy Niang 2 et Sa Thiès font également partie de la longue liste de lutteurs sur lesquels celui-ci peut miser pour renouer avec la compétition. La balle est dans le camp des promoteurs !

Diégane Sarr

Après Tapha Tine-Yékini Jr, Lac de Guiers 2-Modou Lô, les amateurs de lutte seront encore bien servis ce 17 février. Cette date a été retenue par le promoteur Assane Ndiaye pour organiser le combat entre Papa Sow et Ama Baldé, respectivement sociétaires de l’écurie Fass et de l’école de lutte Falaye Baldé.

Une bonne nouvelle pour les inconditionnels de la lutte qui ont dû prendre leur mal en patience, au vu des nombreux reports dont cette affiche a fait l’objet. Initialement prévu en juillet dernier, le face à face avait été reporté en octobre 2017, avant de connaître un nouveau report, le stade Demba Diop qui devait l’abriter étant toujours en réfection.

En attendant cette confrontation tant attendue entre les deux ténors, le patron de Baol Production a organisé un premier tête-à-tête à Thiès le week-end dernier, histoire de faire mousser les choses. Et comme les amateurs pouvaient s’y attendre, les joutes verbales ont été à la hauteur des attentes et les deux protagonistes ont rivalisé dans l’intimidation et les menaces.

Défait lors de sa dernière sortie par Lac de Guiers 2, Papa Sow ne peut se permettre de subir une deuxième défaite d’affilée, au risque de se faire davantage distancer par ses rivaux mais aussi de mettre à mal son ambition de conquérir le trône. Par ailleurs, alors que le « troisième tigre » Gris Bordeaux est en pleins doutes, le « Puma », de fait numéro 2 de l’écurie, a l’obligation de ramener le sourire et la confiance à Fass. Ce qui passe impérativement par une victoire devant son adversaire de Pikine ce 17 février au stade Léopold Sédar Senghor. Un lourd défi que le coéquipier de Lac Rose est prêt à relever.

Après sa contreperformance en 2015 contre Lac de Guiers 2, un succès sur Ama Baldé le relancerait dans la course. Toutefois, ce dernier s’est aussi illustré ces dernières saisons par une série impressionnante de pas moins de 5 victoires d’affilée. Il a notamment brisé l’élan de « l’ex-puncheur » de l’écurie Ndakaru et brillamment remporté le tournoi de la Tnt (Télévision numérique terrestre) avec à la clé trois succès en autant de sorties. Autant dire que le poulain de Tapha Guèye croisera le fer avec un athlète qui se trouve actuellement en excellente forme. Et autant Papa Sow voudra sceller son retour en force, autant le Pikinois aura à cœur de poursuivre son envol afin de conforter sa place parmi les ténors. Un choc d’ambitions en perspective !

Diégane Sarr

En attendant de donner la chance aux nombreux challengers qui veulent en découdre avec lui, Modou Lô a l’obligation de prendre sa revanche sur Balla Gaye 2 et Serigne Ousmane Dia dit Bombardier. Le champion de Guédiawaye et le colosse mbourois sont les seuls lutteurs à l’avoir battu dans l’arène.

En attendant de donner la chance aux nombreux challengers qui veulent en découdre avec lui, Modou Lô a l’obligation de prendre sa revanche sur Balla Gaye 2 et Serigne Ousmane Dia dit Bombardier. Le champion de Guédiawaye et le colosse mbourois sont les seuls lutteurs à l’avoir battu dans l’arène.

Quel adversaire pour Modou Lô, vainqueur dimanche dernier, du combat qui l’opposait à Lac de Guiers 2 ? La question taraude l’esprit des amateurs qui voudraient voir le chef de file de l’écurie Rock énergie renouer son « nguimb » au plus vite. Pour le concerné, il n’est pas question de défier qui que ce soit encore moins de faire une fixation sur un adversaire. En d’autres termes, il est prêt à en découdre avec qui oserait se dresser sur son chemin. En réalité, ce ne sont pas les adversaires qui manquent au coéquipier de Khadim Gadiaga ; car beaucoup piaffent d’impatience de croiser le fer avec lui. Mais est-il prêt à prendre le risque d’affronter ces challengers qui ne rêvent que d’une chose, se payer son scalp ? Rien n’est moins sûr ; surtout pour quelqu’un qui n’a d’yeux que pour le trône. Auteur de deux gros succès d’affilée sur Gris Bordeaux et Lac de Guiers 2, Modou Lô ne devrait à l’heure actuelle s’attaquer qu’à Balla Gaye 2 et Bombardier, les deux seuls athlètes à l’avoir battu dans l’arène.

C’est dire qu’il a une revanche à prendre sur ces champions ; deux grosses équations qu’il a l’obligation de résoudre, avant de donner toute chance aux challengers. En 2010, Balla Gaye 2 l’avait battu à plate couture ; alors que tous deux étaient au seuil de la porte des ténors. Sept ans après, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. En lice cette saison pour affronter Gris Bordeaux, l’ancien roi des arènes, en difficultés depuis trois ans, ne devrait pas cracher sur un second face à face avec son rival des Parcelles. Une éventuelle deuxième victoire sur le sociétaire de l’écurie Rock énergie, qui est au meilleur de sa forme lui redonnerait davantage d’espoir sur sa capacité à reprendre le fauteuil. Toutefois, un tel face à face ne peut avoir lieu cette saison ; étant donné que le fils de Double Less est en pleine préparation de son combat crucial contre le « troisième tigre de Fass ». Mais, en attendant une telle confrontation qui pourrait cependant être disputée l’année prochaine, Modou Lô peut se rabattre sur Bombardier. Lors de sa première tentative de conquête du titre, il y a trois ans, il a été freiné par le colosse mbourois. Une revanche contre ce dernier serait une occasion en or pour tenter, à nouveau, de monter sur le trône. Roi des arènes depuis 2014, Serigne Ousmane Dia peine depuis deux saisons à disputer un combat. Son face à face contre Eumeu Sène étant menacé, il cherche désespérément adversaire et ne devrait pas rechigner à accorder une revanche à l’enfant de Fandène. Les promoteurs sont-ils prêts à organiser l’affiche entre les deux lutteurs ?

Diégane Sarr

Décidément Lac de Guiers 2 n’en finit pas avec ses déboires dans l’arène. Après sa défaite par décision arbitrale devant Modou Lô, le Comité national de gestion de la lutte (Cng) vient de lui défalquer 7 millions et poussière de son cachet. Et le « puncheur du Walo » de crier au scandale et au complot. D’après lui, il est temps que cet acharnement contre lui cesse.

Le « puncheur du Walo », Lac de Guiers 2, ne cache pas son amertume depuis son revers contre Modou Lô de Rock Energie, dimanche dernier, au stade Léopold Sédar Senghor. En effet, d’après lui, les arbitres, le Cng, les amateurs, les anciens lutteurs, les reporters, entre autres, ont tous participé à sa défaite. « On dirait que je ne suis pas un Sénégalais. C’est honteux, ce qui s’est passé dimanche au stade. Tout le monde est indigné. Je suis un fils de ce pays, donc il ne devrait pas y avoir de parti pris », a-t-il martelé. Mais, le plus dur pour Lac de Guiers 2 est la somme de 7.040.000 FCfa que le Cng vient de lui prendre sur son cachet, en guise d’application du règlement sur ses 4 avertissements. « Je ne vais jamais pardonner les membres du Cng, que Dieu me départage avec eux le jour du jugement dernier. Quel que soit le règlement, ils n’ont pas le droit de me couper une telle somme. C’est mon argent et je l’ai gagné dignement. Je ne leur pardonnerai 1 franc de cet argent, car je n’ai rien fait lors de ce combat contre Modou Lô pour mériter une telle sanction », jure le chef de file de l’écurie Walo. Il est allé plus loin dans ses propos, en soutenant que les lutteurs doivent savoir où passe l’argent que le Comité national de gestion leur soutire. « Ce comité ne fait aucun geste pour les lutteurs. Il y a des anciennes gloires qui sont dans le besoin et qui ne reçoivent aucune aide de leur part. Le Cng coupe nos cachets alors qu’on ne sait même pas où passe cet argent ». Concernant l’arbitrage, Lac de Guiers 2 se dit indigné par le comportement du maître du terrain. « Je n’ai rien à dire à l’arbitre, ceux qui ont suivi le combat sont témoins de ses agissements ; il m’a presque bousculé pour donner la victoire à Modou Lô. S’il pouvait me faire tomber autrement, il allait le faire ». Le tombeur de Yakhya Diop dit Yékini n’a pas épargné également le médecin du combat, qu’il taxe de supporter de « Kharagne Lô ». « Franchement, supporter quelqu’un c’est dur, même le médecin était de la partie. Il supportait Modou Lô, sans gêne, c’est vraiment honteux. Ses images sont sur le net ». En fait, Lac de Guiers 2 est convaincu qu’il est mal aimé dans l’arène et ce, depuis le début de sa carrière. « A chaque fois que j’ai un combat, j’entends du tout. Les anciennes gloires s’y mettent aussi, Mbaye Guéye de Fass, Birahim Ndiaye, entre autres, ne parlent jamais en bien de moi ». Une situation que le cousin de Balla Gaye 2 compte mettre fin, refusant désormais de se laisser faire. En effet, le choc Modou Lô-Lac de Guiers 2 qui s’annonçait comme un tournant décisif dans sa carrière n’a pas répondu aux attentes du public. Et depuis, les critiques fusent de partout, concernant la stratégie défensive du « puncheur de Walo », qui avait finalement perdu le duel par décision arbitrale.

Absa NDONG

Auteur de 12 victoires en 16 combats, Lac de Guiers 2 a remporté l’essentiel de ses combats en mettant à profit sa stratégie défensive et la contre-attaque. Mais la contreperformance subie contre Modou Lô, dimanche, lui a rappelé que celle-ci avait ses limites.

Malgré son statut de pensionnaire du cercle des ténors, un palmarès assez reluisant-12 victoires, deux nuls, un sans verdict et deux défaites- Lac de Guiers 2 peine à convaincre les amateurs sur son talent.

Dimanche dernier, ils étaient encore nombreux à décrier sa stratégie jugée trop défensive lors de son face-à-face contre Modou Lô. Pourtant, le lutteur de l’écurie Walo s’est toujours défendu d’être défensif.

A la veille de son combat contre Yékini en 2016, il avait promis de marcher sur l’ancien roi des arènes, si ce dernier ne venait pas vers lui au bout de trois minutes. Résultat, c’est l’ancien chef de file de l’écurie Ndakaru qui est allé lui-même le chercher pour que le face-à-face puisse livrer son verdict.

L’on se rappelle également sa confrontation contre Papa Sow en 2015 au cours de laquelle, après avoir résisté pendant longtemps aux attaques du Fassois, il avait fini par battre son adversaire à la faveur d’une contre-attaque suivi d’un plaquage, sa spécialité favorite. Contrairement à Balla Gaye 2, Sa Thiès, Ama Baldé ou encore Reug Reug, le sociétaire de l’écurie Walo n’attaque jamais ses vis-à-vis. La plupart du temps, il attend que ces derniers amorcent des attaques pour réagir dans l’espoir d’exploiter d’éventuelles failles. Cette stratégie a fonctionné pour lui dans bien de ses combats, comme ce fut le cas avec les face-à-face l’ayant opposé à Tapha Guèye, Yékini, Papa Sow, Yékini Jr, Issa Pouye et Tapha Tine. Cette méthode a toutefois montré ses limites, comme on l’a vu avant-hier à l’occasion de son combat contre Modou Lô. Même s’il ne lui a pas infligé une chute, le Parcellois l’a surclassé à la faveur des points, pour avoir initié l’essentiel des actions qui se sont produites tout au long de cette affiche.

Mais bien avant cette confrontation, Lac 2 avec sa stratégie avaient déjà butté sur Balla Bèye 2 qui le contraignait à un combat sans verdict en 2009 puis sur Eumeu Sène et Modou Lô qui firent un nul contre lui respectivement en 2010 et 2011. Enfin, en 2013, Eumeu Sène le battait à plate couture à la suite d’une attaque éclair, remettant ainsi en cause sa stratégie ultra défensive.

Le leader de l’écurie Tay Shinger est d’ailleurs à ce jour, le seul lutteur à avoir infligé une chute au coéquipier de Alioune Sèye n°2. Après sa mésaventure dimanche, changera-t-il enfin de stratégie ? Rien n’est moins sûr.

Diégane SARR

Modou Lo 18

MODOU LO APRES SA VICTOIRE SUR LAC DE GUIERS 2 : « C’EST YAKHYA DIOP YÉKINI QUI M’A DONNÉ LA CLÉ DE LA VICTOIRE ! »
ModouLô a communié avec ses nombreux supporters après sa victoire, dimanche, au stade Léopold Sédar Senghor devant le puncheur du Walo. Et hier, face à la presse chez lui, il a fait une révélation de taille. D’après lui, c’est Yakhya Diop Yékini, ancien roi des arènes et chef de file de l’écurie Ndakaru, qui lui a donné la clé de la victoire. « Yékini a fait de ce duel son combat. Il m’a donné beaucoup de consignes. J’ai livré le duel en fonction de ses conseils et comme il me l’avait dit, j’ai eu la victoire ». Battu par Lac de Guiers 2 lors de la saison 2015-2016, Yékini avait profité de ce revers pour partir à la retraite. Cette victoire de Modou Lô doit être surement une revanche par procuration pour Yakhya Diop. D’autant plus que le chef de file de l’écurie Walo avait envenimé les choses en promettant de battre le Rock des Parcelles assainies comme il l’avait fait contre l’ancien tombeur de Bombardier. Parlant également de la différence de poids, Modou Lô soutient que le gabarit de son adversaire ne l’a jamais intimidé. « Comme j’ai l’habitude de le dire, les gens ne parviennent pas à différencier la force et la masse.

Une personne peut avoir une masse impressionnante sans pour autant avoir de force. Sur ce plan, je n’ai rien à envier à Lac de Guiers 2 ».

Absa NDONG

Modou Lô a dominé Lac de Guiers 2 hier, au stade Léopold Sédar Senghor, à l’issue d’un combat d’usure qui a duré plus de 30mn. Le lutteur des Parcelles assainies signe sa deuxième victoire d’affilée après celle qu’il a remportée contre Gris Bordeaux en 2016. En revanche, pour le poulain de Mohamed Aly, ce combat marque la fin d’une série de deux belles victoires contre Papa Sow, le « puma » de Fass, et l’ancien roi des arènes, Yékini.

Lac de Guiers 2, un lutteur trop défensif ? Les nombreux amateurs qui ont pris d’assaut le stade Léopold Sédar Senghor hier, lors de son face-à-face contre Modou Lô n’en n’ont plus le moindre doute. L’on s’attendait pourtant à voir « le diato », lion en socé, surprendre agréablement le public, vu l’enjeu de ce choc de titans mais surtout l’impression qu’il avait laissée aux amateurs, tout au long de ses sorties médiatiques sulfureuses qui ont précédé l’affiche.

D’où la déception des inconditionnels de la lutte suite à la piètre copie qu’il a livrée contre le chef de file de l’écurie Rock énergie. Plutôt que de marcher sur son adversaire, comme il l’avait si bien promis et comme s’y attendaient les amateurs, le lutteur de l’écurie Walo a préféré attendre et ne prendre aucun risque, de peur de se faire surprendre par son antagoniste, très futé en matière de lutte. Résultat : il écope de 2 avertissements pour passivité rien que pour le premier round qui a duré quinze minutes contre un pour le coéquipier de Khadim Gadiaga. Sans oublier son passage forcé chez « Ardo » pour recevoir quelques soins après avoir été touché par quelques coups de son adversaire. Ce premier round se termine en faveur du Parcellois qui s’en sort avec un ascendant psychologique certain.

Après une brève pause, les deux athlètes reprennent les hostilités. Mais Lac de Guiers 2, même touché dans son orgueil, préfère encore rester sur ses gardes. Il ne prend aucune initiative et se contente d’esquiver les coups de son vis-à-vis avec, toutefois, moins de réussite.

Il effectue un nouveau passage chez le médecin Ardo et cumule les fautes. Ce qui lui vaut encore un avertissement ; au grand bonheur du sociétaire de Rock énergie et de ses supporters qui jubilent. Au finish, beaucoup se sont dit que le coéquipier de Abdou Diouf joue le nul.

En aucun moment, il n’a convaincu le public de sa capacité à remporter la victoire. Il lui a manqué quelque chose sur le plan psychologique. Même quand il a tenu le bon bout, comme lors de cette contre-attaque éclair vers la 20e mn qui a contraint le Parcellois à battre en retraite, il n’est jamais allé au bout de son action. Essoufflé, il termine difficilement les derniers instants de la deuxième période en écopant d’un quatrième avertissement. S’il réussit à éviter la chute, il perd tout de même le combat pour avoir reçu 4 avertissements après plus de 30 mn de corps-à-corps contre un seul pour son adversaire. Une contreperformance qui marque la fin d’une série de deux grosses victoires d’affilée contre Papa Sow, le «puma» de Fass et l’ancien roi des arènes Yékini. En revanche, Modou Lô confirme sa bonne santé en signant un deuxième succès de suite après celui obtenu aux dépens de Gris Bordeaux, en 2016. Lors de leur premier combat en 2011, Modou Lô et Lac de Guiers 2 s’étaient séparés sur un nul insipide.

Absa NDONG, Diégane SARR (textes)
et Abdoulaye MBODJ (photos)
MODOU LO : « SI LAC DE GUIERS 2 ÉTAIT PLUS FORT QUE MOI, IL ALLAIT ME BATTRE PARCE QUE… »
Modou Lo 18« Je rends grâce à Dieu… Il m’a donné cette victoire. Je félicite mon adversaire, il n’a pas démérité. La lutte, c’est comme cela, la victoire et la défaite vont de pair. On m’avait donné comme consigne de rester sur mes gardes et de ne pas trop me précipiter.

J’ai respecté cela, raison pour laquelle le combat a tiré en longueur. Sinon si c’était à moi seul de décider, j’allais en finir dès le premier round. Il faut savoir également que la lutte se pratique à deux. J’ai pris des initiatives mais mon adversaire ne voulait pas réagir. J’ai remporté finalement la victoire par décision arbitrale, je ne peux que rendre grâce. Certes, avant le combat, j’avais entendu beaucoup de choses, mais j’avais refusé de me laisser distraire. Je me suis concentré sur mes entraînements. J’avais pris trop au sérieux ce duel, je n’ai raté qu’une seule séance durant toute la préparation. J’ai fait ce que je devais faire, Lac de Guiers également a fait de son possible. Il a pris ma jambe droite mais n’a pas pu me battre. Ce n’est rien, les séances de contact sont plus dures que tout cela. En fait, j’avais l’impression d’être aux entraînements lorsqu’il a pris ma jambe. Vous savez, des fois, les gens ont du mal à différencier la force et la masse. Une personne peut avoir une masse musculaire impressionnante alors qu’il n’a pas de force.

Si Lac de Guiers 2 était plus fort que moi aujourd’hui, il allait me battre parce que des occasions il en a eu en pagaille.

Je suis prêt pour tous les lutteurs, la lutte est mon métier et je ne vais pas rester là, à faire des choix ».

LAC DE GUIERS 2 : « L’ARBITRE DEVAIT LAISSER LE COMBAT CONTINUER »
« Je n’y peux rien, l’arbitre lui a donné la victoire. Il fallait laisser le combat continuer.

J’avais peur que ce genre de décision arrive, mais j’avais vu juste. C’était presque le même scénario lors de notre premier combat. J’accepte cette défaite vu que les arbitres l’ont décidé, et je demande pardon à tous mes supporters ».

PALLA DIOP, MANAGER DE LUTTE : « LAC DE GUIERS DEVAIT CHANGER SA MANIÈRE DE LUTTER »
« Modou Lô est un sérieux adversaire pour les lutteurs de sa génération. Il a fait un parcours extraordinaire dans l’arène.

Aujourd’hui, il a prouvé encore aux amateurs de la lutte qu’il a sa place dans l’arène. Parlant du combat, j’avais dit que si Lac de Guiers 2 ne prend pas ses responsabilités, il peut en sortir avec une déception. Son adversaire n’est pas un lutteur facile à battre, surtout quand on reste sur la défensive. Certes il a fait de son possible, mais Lac de Guiers devait changer sa manière de lutter. C’était un duel alléchant et je trouve que le meilleur a gagné ».

Le choc tant attendu, dimanche à partir de 17h, au stade Léopold Sédar Senghor entre Modou Lô, le phénomène de l’arène, et Lac de Guiers 2 de l’écurie Walo, promet d’être l’un des sommets de cette saison. En effet, les deux lutteurs prennent à cœur ce remake qui a déjà fini de faire sa propre publicité auprès des amateurs de lutte.

Après un nul insipide en 2011, Lac de Guiers 2, le puncheur du Walo, et Modou Lô, le chef de file de Rock Energie, croiseront à nouveau le fer le 28 janvier au stade Léopold Sédar Senghor.

L’occasion pour les deux « gros bras » de clarifier définitivement le débat. En effet, annoncé comme étant un duel de feu, leur premier duel s’était transformé en une véritable parodie de combat, terminée par un piètre nul au grand dam des inconditionnels de la lutte qui sont restés ainsi sur leur faim. De ce fait, ce remake risque d’être explosif, il fait d’ailleurs depuis quelques temps la une des journaux. Un duel aux enjeux très importants entre deux jeunes espoirs de l’arène, réputés être de grands bagarreurs. Modou Lô et Lac de Guiers 2 ont su très tôt s’imposer aux premières loges des lutteurs de leur génération, avec chacun un palmarès qui force le respect.

Lac de Guiers 2 avait remporté la finale du Championnat de lutte avec frappe (Claf) de la saison 2006-2007. Agé tout juste de 26 ans, l’homonyme de Lac de Guiers 1 a lentement, mais sûrement creusé son sillon dans l’arène. Sa taille (1,92 m) et son poids (+ de 120 kg) font de lui l’un des lutteurs les plus costauds et « équilibrés » de sa génération. Il ne cesse de faire ses preuves dans l’arène, avec à son compte un tableau de chasse où sont épinglés les scalps du «Tigre de Fass» Moustapha Guèye, Ness de Lansar, Yékini Junior, le protégé du roi des arènes, Tapha Tine le géant de l’écurie Baol, Issa Pouye de Thiaroye, Zoss le chef de file de l’écurie Door Dorrat et le must, Yakhaya Diop Yékini. L’ex-protégé du défunt Mama Bâ a, par ailleurs, obtenu un combat sans verdict contre Balla Bèye 2 et fait matchs nuls contre Eumeu Sène et Modou Lô. Son adversaire du jour, Modou Lô est, lui, le lutteur le plus populaire de l’arène. Il avait remporté lui aussi la finale du Claf de la saison 2007-2008.

Il n’a rien à envier à son vis-à-vis côté palmarès. Le protégé de Bassirou Babou, président des managers, a, à son compte, 17 combats, pour 15 victoires et deux défaites. Parmi ses victimes, figurent Issa Pouye, Balla Diouf de l’écurie Fass, Boy Kaïré, chef de file de l’écurie Soumbédioune, Baye Mandione de Thiaroye, entre autres. Il a enregistré ses deux défaites face au «lion» de Guédiawaye, Balla Gaye 2, et à l’actuel roi des arènes, Bombardier. Ainsi, au-delà du contentieux à vider, l’enjeu de ce combat a trait à la succession du roi des arènes, Bombardier qui est resté presque deux ans sans compétition (son duel contre Eumeu Séne reste toujours incertain). Kharagne Lô et le puncheur du Walo combattront donc en pensant à une éventuelle affiche contre le B 52 de Mbour en fin de saison. Ce qui fait penser à une confrontation électrique entre les deux protagonistes ce dimanche.

Absa NDONG

 

Entre Lac 2 et Modou Lô, les pronostics seront interdits, dimanche, au stade Léopold Sédar Senghor. Ce sera, en quelque sorte, le combat de la clarification car ces deux-là s’étaient déjà croisés en 2011 au stade Demba Diop et leur duel s’était terminé par un nul. Après-demain, tout devrait être clair si l’on en juge les propos tenus par les deux champions de l’arène. En attendant, place aux échanges de propos pour augmenter du piment à la sauce d’un combat où le pronostic est interdit.

LAC DE GUIERS 2 : « JE VAIS BATTRE MODOU LÔ ! »
A jour j -2 de la grande affiche entre Modou Lô et Lac De Guiers 2, la bataille psychologique se poursuit. Le puncheur du Walo en a d’ailleurs rajouté une couche, avant-hier, lors de son open press, en annonçant sa victoire sur Modou Lô le 28 janvier prochain au stade Léopold Sédar Senghor.

Lac de Guiers 2 a fait son open press, avant-hier, à Guédiawaye, histoire de communier avec ses supporters, venus nombreux le soutenir dans la préparation de son combat contre Modou Lô, le 28 janvier prochain. Très en forme physiquement, le puncheur du Walo a sorti le grand jeu, à côté de son mentor Lac de Guiers 1. Ses cousins Balla Gaye 2 et Sa Thiès étaient également de la partie. En fait, le « lion » de Guédiawaye qui prépare son combat contre le « tigre » de Fass, Gris Bordeaux, a fait des séances de contact avec Lac de Guiers 2. Tombeur de Modou Lô (21 mars 2010), Balla Gaye 2 va surement lui filer la clé de la victoire.

Très confiant cependant, le chef de file de l’écurie Walo a réitéré ses propos. Il promet une belle victoire à ses supporters.

« Je suis dans un bon état d’esprit. La préparation de ce combat a duré plus d’un an et je suis prêt physiquement et mentalement. S’il plaît à Dieu, je vais battre Modou Lô ! J’y crois fermement, sinon je n’allais pas accepter de le défier ».

Ne voulant pas revenir sur son échec en 2011 face au Rock des Parcelles assainies, le protégé de Lac de Guiers 1 a dit à qui veut l’entendre que leur prochain duel ne va pas se terminer sur un nul. « Je ne vais pas revenir sur ce qui s’est passé lors de notre premier combat. C’est du passé et je préfère parler du présent. Je promets à mes supporters qu’ils seront contents au soir du 28 janvier.

Le combat ne va pas se terminer par un nul. Si mon adversaire ne vient pas, je irai le chercher ». Lac de Guiers 2 fait partie des lutteurs les plus redoutés de l’arène. D’ailleurs, en cas de victoire sur son adversaire, sa carrière prendrait une trajectoire qui le mènera parmi les plus grands de l’arène. De toutes les façons, le temps des défis sera bientôt terminé et place sera faite aux actes. Le puncheur du Walo a fait mousser les choses, ses supporters attendent qu’il soit à la hauteur de ses promesses ce week-end.

MODOU LO : « LAC DE GUIERS 2 EST UN LUTTEUR TROP DÉFENSIF… IL N’ATTAQUE JAMAIS ! »
Modou Lo TrainingComme son prochain adversaire Lac de Guiers 2, ModouLô, le chef de file de l’écurie Rock Energie, a communié avec ses nombreux supporters, hier, au terrain de l’unité 10 des Parcelles assainies.

Il en a profité pour demander au puncheur du Walo de respecter ses propos d’avant-combat et de prendre cette fois des initiatives.

Modou Lô a affiché une grande confiance, hier, lors son open press au terrain de l’unité 10 des Parcelles assainies. Requinqués par ses supporters venus nombreux le soutenir, il a livré une séance d’entraînement très physique, histoire surement d’intimider son adversaire Lac de Guiers 2.

Le chef de file de Rock Energie prévient d’ailleurs ce dernier, qu’il ne va pas s’en sortir si facilement comme lors de leur premier face-to-face. « Je prendrai des initiatives face à Lac 2. S’il ne vient pas, j’irai le chercher. La différence de poids ne me pénalisera pas. Elle ne sera pas déterminante dans ce combat ». D’après le tombeur de Gris Bordeaux le tigre de Fass, il a un palmarès plus riche que celui de son adversaire. « Lac de Guiers 2 n’a pas affronté les champions que j’ai terrassés. C’est sa dernière victoire contre Yakhya Diop Yékini qui lui donne des ailes actuellement. Je le comprends, il n’a jamais battu un aussi grand champion. Les amateurs de lutte peuvent nous juger, entre Lac de Guiers 2 et moi il n’y pas photo», persiste-t-il. Très confiant, « Kharagne Lô », comme l’appellent ses sympathisants, promet à son tour la victoire à ses nombreux supporters. « Mon adversaire ne fait que parler, c’est un lutteur trop défensif, il ne prend aucune initiative. Toutes ses menaces ne sont que des propos d’avant-combat. On se connaît très bien, lors de notre premier duel, il ne faisait que fuir le contact.
Mais je vais lui donner une bonne leçon, cette fois-ci ». En effet, Modou Lô avait séduit l’arène la saison 2015-2016.

Il avait non seulement confirmé son statut de leader, mais avait battu de fort belle manière l’ancien le Tigre de Fass Gris Bordeaux. Face au leader de l’écurie Fass, il avait sorti le grand combat et prouvé aux amateurs de lutte qu’il a sa place dans le cercle restreint des Vip. Vif, technique, sûr de lui et téméraire, Modou Lô est un lutteur complet ; ce qui fait de lui un adversaire très dangereux.Il est très attendu cependant cette saison dans ce combat de clarification contre Lac de Guiers 2, qui, à coup sûr, risque d’être explosif.

Par Absa NDONG

Lac de Guiers 2, chef de file de l’écurie Walo, et ModouLô de Rock Energy vont faire leur première sortie de la saison le 28 janvier prochain au stade Léopold Sédar Senghor. Ce sera, à n’en pas douter, une autre grosse affiche après celle entre Tapha Tine et Yékini Junior le week-end dernier.

La tension est perceptible car l’affiche fait jaser les amateurs de lutte depuis le premier face-à-face des deux acteurs. Modou Lô, qui se réserve de toute déclaration, s’est pourtant montré assez menaçant. Avec le verbe et la fougue qu’on lui connaît, Lac de Guiers 2 a, quant à lui, déjà averti à qui veut l’entendre qu’il va battre son adversaire comme il l’a fait la défunte saison contre Yakhya Diop Yékini. Le chef de file de Walo a révélé qu’il s’est entrainé durement afin de porter la bonne réplique au chef de file de Rock Energy qui est un fin stratège.

« Modou ne peut pas être meilleur que moi en matière de lutte avec frappe. Il a battu certes des champions, mais entre lui et moi, il n’y a pas photo. Il ne faut pas oublier qu’on s’est déjà rencontré et le verdict a été un nul. Je crois que s’il était plus fort que moi, il allait me battre. S’il croit qu’il est meilleur que moi, il se trompe. Je ne suis pas un peureux, et il en saura quelque chose le jour du combat », a-t-il déclaré lors de son open presse. D’après le tombeur de Yakhya Diop Yékini, les lutteurs qui le connaissent bien savent qu’il fait partie des plus redoutés de l’arène. « Je suis bosseur, je m’entraine nuit et jour ».

Du côté des Parcelles assainies, Kharagne Lô promet également un combat de feu et une belle victoire à ses nombreux supporters. « Sur dix combats, je le battrai dix fois.

Lac de Guiers me connaît, c’est un peureux. Notre duel en 2011 s’était soldé par un nul car il n’avait pris aucune initiative. J’avais fait tout le travail et lui, il ne se contentait que de fuir le corps-à-corps ». Dopé par sa dernière victoire contre Gris Bordeaux le Tigre de Fass, Modou Lô se dit prêt à infliger au Puncheur de Walo une défaite retentissante. Par ailleurs, du côté des deux ténors, les attentes sont grandes. Pour se rapprocher de près du trône, qu’ils lorgnent depuis un bon bout de temps, il est impératif de sortir victorieux de ce duel. Les enjeux sont donc énormes pour le choc du 28 janvier qui s’annonce déjà comme un tournant décisif dans la carrière des deux lutteurs, et qui pourrait déboucher sur une grosse redistribution des cartes dans l’arène.

Absa NDONG

Le choc entre Tapha Tine, le chef de file de l’écurie Baol Mbollo, et Yékini Junior a tenu toutes ses promesses, hier, au stade Amadou Barry, lors de la première édition du drapeau Racine Talla. En effet, les deux lutteurs ont livré un duel électrique, couronné par une belle victoire du géant du Baol.

Et de deux pour le géant du Baol Tapha Tine qui a battu, hier au stade Amadou Barry, Yékini Junior. Le choc organisé par «Lewto production» et parrainé par le directeur général de la Rts Racine Talla a répondu aux attentes du public venu nombreux assister à l’événement. En effet, très décidé à prendre sa revanche, l’ancien lieutenant de Yakhya Diop Yékini, en fin stratège, voulait user, comme il sait si bien le faire, de la ruse, de l’esquive, pour tenter ensuite de surprendre le géant du Baol, coupable, il faut le dire, souvent de naïveté et de négligence. Mais face à un Tapha Tine blessé dans son amour-propre après la leçon de lutte que lui avait infligée Ama Baldé lors du tournoi de la Tnt, le pari de Yékini a tourné au vinaigre. Puissant et réputé grand cogneur devant l’Eternel, le chef de file de l’écurie Baol Mbollo a tiré son épingle du jeu.

Très serein, il a répondu coup par coup aux attaques de son adversaire. Tapha Tine a, en fait, déversé tout son trop-plein d’amertume sur Yékini Junior avant de le terrasser sur une prise extraordinaire. Une belle victoire du tombeur de l’actuel roi des arènes, Bombardier, qui, à coup sûr, va relancer sa carrière en dents de scie.
Yékini Junior quant à lui continue sa chute libre.

…AMANÉKHE CORRIGE BOY BAOL
Le combat entre Amanékhe et Boy Baol n’a pas tiré en longueur. En effet, les deux lutteurs ont respecté leur propos d’avant combat, en offrant au public une belle bagarre au coup d’envoi de l’arbitre. Seulement pas très à l’aise dans ce registre, Boy Baol n’a vu que du feu face à un Amanékhe décidé à lui faire sa fête. C’est en fuyant ses coups d’ailleurs que le jeune Baol-Baol s’est affaissé au sol à la surprise générale. Une belle victoire de Amanékhe qui assure son retour en force dans l’arène.

Absa NDONG

Alors que l’arène nationale n’a pas enregistré encore de grandes affiches depuis l’ouverture de la saison et que les amateurs commencent à se poser des questions sur la saison en cours, le docteur Alioune Sarr reste calme. Le président du Comité national de gestion de la lutte au Sénégal (Cng), qui faisait une présentation sur la lutte sénégalaise, dans le cadre du 7ème congrès panafricain et méditerranéen de cardiologie du sport, a tenu a rassurer les amateurs. « Les grandes affiches commencent d’habitude en janvier dans la lutte sénégalaise. Bien sûr qu’il y a le drame du stade Demba Diop qui a un peu perturbé les programmes, et organiser au stade Léopold Sédar Senghor, ce n’est pas la même chose. Mais, je suis convaincu que d’ici quelques mois, l’arène retrouvera son animation », a confié Alioune Sarr, interpellé après sa présentation par la presse.

O. KANDE

Le combat royal entre Bombardier l’actuel roi des arènes et Eumeu Sène de Tay Shinger risque de tomber à l’eau. En effet, ce dernier a exprimé son ras-le-bol par rapport aux multiples reports de l’affiche, qui était prévue le 25 décembre prochain.

Le chef de file de l’écurie Tay Shinger a fait une sortie, avant-hier, dans l’émission « Bantamba », pour exprimer son ras-le-bol concernant les nombreux reports de son face-à-face contre Bombardier de Mbour. D’après lui, le promoteur Assane Ndiaye de Baol Production n’a toujours pas respecté les termes de leur contrat. « C’est un combat qu’on avait signé depuis 2016 et jusque-là j’ai respecté tous les termes du contrat. De son côté, le promoteur n’a respecté aucun de ses engagements. Il n’a rien fait de ce qu’il nous avait promis. Et sérieusement, c’est quelque chose qui me fait mal vu que j’ai dépensé plus de 20 millions dans la préparation de ce combat. Je suis même endetté », a fait savoir l’adversaire de Bombardier.

Ficelé depuis 2016, le choc royal tarde à être organisé, ce qui n’arrange nullement les affaires d’Eumeu Sène. « Je suis le grand perdant dans cette histoire, car je risque de faire une deuxième année blanche. Dans les normes, je devais lutter en 2016 et passer à autre chose en 2017, en attendant de trouver un autre combat en 2018. Mais depuis lors, ils ne nous ont rien dit de clair.
Le contrat a expiré depuis belle lurette. Mon président d’écurie, Khalifa Niang, peut en témoigner car il gère le dossier », a-t-il dit.

L’ancien lieutenant de Mouhamed Ndao Tyson est allé même plus loin, en révélant que c’est Bougane Guèye Dany, le patron de D Médias, qui l’avait contacté pour lui parler de ce combat royal.

Autrement dit, le promoteur Assane Ndiaye de Baol Production n’est qu’un prête-nom comme l’avait souligné Aziz Ndiaye récemment. « C’est Bougane qui m’a contacté dans ce combat ; je n’ai vu Assane Ndiaye que lors de la signature du contrat. Je ne crois pas que c’est lui le promoteur du combat ». D’ailleurs, à chaque report, souligne-t-il, c’est Malick Thiamdoum et Max Margane de la Sen Tv qui viennent l’aviser. « Ils ont tenté de sauver le combat quatre à cinq reprises. Assane Ndiaye ne s’est jamais déplacé chez moi. Mais là, je n’en peux plus ! J’ai un staff et il n’accepte plus certaines choses. Cela ne m’arrange plus de rester ici à attendre un combat ». Prévu ce 25 décembre, Eumeu Séne a, pour terminer, fait comprendre qu’il ne peut pas préparer un combat en 19 jours.

Absa NDONG

Ardent défenseur de la lutte avec frappe, Dr Alioune Sarr ne veut point entendre parler d’une quelconque crise que traverserait cette discipline. Dans cet entretien, le président du Comité national de gestion de la lutte (Cng) reste convaincu que la situation que connaît la discipline est liée à « des soubresauts de croissance ».

Président, la saison dernière, aucun pensionnaire des « Vip » n’a disputé d’affiche. Cette saison encore, les deux gros chocs Papa Sow-Ama Baldé et Lac de Guiers 2-Modou Lô qui étaient prévus en octobre et novembre ont été reportés. N’avez-vous toujours pas l’impression que la lutte avec frappe traverse une crise sans précédent ?
Non, je ne le pense pas ! Je pense plutôt que la situation actuelle est liée à des soubresauts de croissance. La lutte ne peut échapper à ce phénomène. J’entends ou je lis souvent, certains dire que la saison 2017-2018 tardait à démarrer, mais je n’ai pas cette impression.
 
Si vous revisitez les archives, vous verrez que les combats avec frappe commencent généralement au mois de novembre et les chocs qui mettent en lice ceux que vous appelez « les Vip », aux mois de décembre et janvier. Qui sont les « Vip » ? Il y a là aussi peut être un débat. Est-ce ceux qui sont là depuis plus de 10 ans et qui sont en phase descendante ou est-ce les jeunes talentueux et qui sont en train de gravir les échelons ? Donc tout dépend de ce que les gens attendent de la lutte. S’ils attendent uniquement les combats exceptionnels, entre guillemets, liés plus à des noms qu’à des talents, ils vont rester sur leur faim. Vous savez, les véritables amateurs qui connaissent la lutte savent que cette discipline n’a pas de problèmes. Quand un Sa Thiès, un Sitteu, un Boy Niang, etc., disputent des combats, on ne peut pas dire que la lutte est en crise. 
 
Mais sans Eumeu Sène, Balla Gaye, Bombardier, Lac de Guiers 2, Modou Lô, la lutte avec frappe manque quand même de saveur. ..
Pour revenir aux « Vip », Balla Gaye, par exemple, avait dit qu’il observait une pause. Quant à Bombardier, il n’est pas dit que le roi doit, chaque année, disputer un combat ; encore que le roi, c’est vous (la presse) qui l’avez créé. Ensuite, un champion qui reste une année sans participer à une compétition, ce n’est pas nouveau non plus.

Et deux années de suite sans combat ?

Vous savez, encore une fois, les combats de lutte, ce sont des montages financiers et ceux qui montent les combats cherchent des profits et les lutteurs aussi cherchent leurs intérêts. Le rôle du Comité national de gestion de la lutte (Cng) est de faire en sorte que tout un chacun se retrouve dans les raisons pour lesquelles il est là.

Malgré la traversée du désert de certains ténors, le retrait de certains grands promoteurs comme Gaston Mbengue, Aziz Ndiaye, la condamnation de Luc Nicolaï, l’indisponibilité du stade Demba Diop, n’êtes-vous pas pessimiste par rapport à l’avenir de la lutte avec frappe ?

Je suis de nature optimiste. Qu’il s’agisse de lutteurs, des promoteurs, on peut dire que tous les 10 ans, il y a un renouvellement des stars, parmi les promoteurs et les lutteurs. Revisitez un peu l’histoire de la lutte sénégalaise. Tous les 10 ans, il y a un ou deux phénomènes qui dominent tout le reste. Il y a quelques années, on avait dit que si tel et tel promoteur se retirait, l’arène allait traverser une crise et cette année, on avait connu une de nos meilleures années sportives. C’est la logique de la vie ; des gens vont arriver et d’autres vont partir. Les promoteurs viennent dans l’arène parce qu’ils trouvent un intérêt dans les opérations qu’ils font. S’ils n’y trouvent plus d’intérêt, je ne vois pas pourquoi ils seraient là. Les lutteurs, c’est là même chose et, de plus en plus, ils se professionnalisent ; même si le mot professionnel est pour moi très lourd dans ce milieu.

Pourquoi ?
Parce que quand on est professionnel, il y a des comportements qu’on ne doit pas avoir. Quand on est professionnel, il y a des attitudes qui ne doivent pas être adoptées. Quand on est professionnel, il y a des fautes tant administratives que sportives qu’on ne doit pas faire. Donc il y a encore beaucoup à faire dans ce milieu et ça passe forcément par des écoles et écuries fortes, très, très fortes. Nous constatons tristement que dans les écoles et écuries de lutte, souvent le chef, c’est le lutteur ou celui qui a créé l’écurie et qui dit je fais ce que je veux ; alors qu’une association est loin d’être cela. Ce sont des règles, des principes, des comportements au quotidien ; tant qu’on n’aura pas fait des pas de géant de ce côté-là, on ne peut pas attendre des choses extraordinaires du milieu de la lutte.
 
Justement, pouvez-vous revenir sur la quintessence des mesures que le Cng vient d’établir à l’endroit des lutteurs et des promoteurs ?
Un rappel de certaines mesures plutôt ! Nous constatons tristement un envahissement, un encombrement anormal de l’enceinte. Malheureusement, cela a été constaté encore récemment, lié au fait qu’il y avait 10 combats impliquant des lutteurs très populaires alors que le stadium est trop petit pour abriter un tel nombre. S’agissant des mesures, il faut faire en sorte qu’il y ait moins de monde dans l’enceinte. Quand il y a 10 combats, s’il y a cinq accompagnateurs pour chaque athlète, vous vous retrouvez avec 100 personnes dans l’enceinte ; sans compter les organisateurs, les griots, les batteurs. En outre, certains, à un moment, sous la frénésie des tam-tams et des cantatrices, quittent leurs places dans la tribune pour venir créer un désordre dans l’enceinte. On n’a pas besoin d’agresser son potentiel adversaire, on n’a pas besoin d’avoir des comportements négatifs, de mettre du sable sur le corps ; cela n’a aucun sens. Je pense qu’il y a des choses qui doivent disparaître. On peut défier un adversaire en gentleman ; vous n’avez pas besoin de le bousculer. Si nous voulons que cette lutte soit plus visible notamment au plan international, il faudra se débarrasser de ce comportement d’une autre époque. Les nouvelles règles, c’est assainir l’enceinte, veiller à l’intégrité physique des lutteurs et nous n’allons pas reculer par rapport à cela; les lutteurs sont avertis.
 
Donc il faut tout faire pour que les engagements soient respectés de part et d’autre. Tout, quand la saison est ouverte, doit se passer au Cng. Idem pour les cachets de sponsorisation non pas parce qu’on veut y toucher mais pour protéger et le lutteur et le promoteur. On a entendu plusieurs fois des lutteurs dire que des promoteurs leur doivent de l’argent de sponsorisation, mais ils ne peuvent pas poser le problème officiellement parce qu’ils l’ont caché. On a vu aussi des promoteurs se plaindre en disant que les lutteurs n’ont pas respecté leurs engagements liés à la sponsorisation.
 
Pendant que la lutte avec frappe traverse des difficultés, la lutte sans frappe, elle, se porte à merveille. N’est-il pas temps de valoriser davantage cette discipline ?
Je pense que la lutte simple est valorisée. Il ne sert à rien de faire un bond faramineux qu’on ne peut pas répéter. Aujourd’hui, il y a des journées de lutte à 5 millions de FCfa. Il y a quelques années, c’était inimaginable. On va aller plus loin, j’en suis convaincu.

Cette forme de lutte est plus spectaculaire, elle est plus transportable mais malheureusement, l’homme, je pense qu’il est naturellement violent ; il préfère de loin les coups de poings et le sang à la beauté du spectacle. Ou bien il retrouve la beauté de son spectacle dans la violence. Sur le plan national, on a des journées à 10 millions qui n’existaient pas. Sur le plan international, vous venez de désigner l’équipe nationale de lutte traditionnelle comme meilleur sportif de la lutte sans frappe. Aujourd’hui, on donne une certaine visibilité et une certaine reconnaissance à cette lutte. Un certain travail se fait.

Sur le plan international, le Sénégal a été choisi pour présider la commission mondiale de la lutte africaine au niveau de la fédération internationale. Et vous avez vu que grâce à la lutte, le Sénégal s’est classé 4e aux Jeux de la Francophonie.

Propos recueillis par Diégane SARR

Après l’organisation en grande pompe et avec un succès retentissant de la 18e édition du drapeau du chef de l’Etat à Tambacounda, on constate un frémissement quant à la relance de ce sport très lucratif. Selon Mamadou Konté dit Ablaye Ndiaye, président du Crg de lutte, de nouveaux licenciés ont été recensés dans cette région orientale et des dispositions prises pour la petite catégorie au niveau de l’Uassu (sport scolaire et universitaire). Pour les adultes, c’est le manque de moyens (soutien et sponsoring) qui bloque.

La promesse de Luc Nicolaï and production, tenue lors du Grand Prix du chef de l’Etat, de délocaliser un combat de ténors à Tambacounda, raisonne encore dans les oreilles des populations de cette région, surtout les férus de ce sport. Le patron de cette organisation avait tablé sur la réussite de ces journées phares pour tenir de telles promesses. Mais au niveau local, on ne se fait pas d’illusion et semble rester sur le train train habituel. Que non dira Mamadou Konté qui se réjouit d’avoir reçu des lettres de félicitations des autorités administratives et politiques de la région après l’organisation avec un succès éclatant de la 18e édition du drapeau du chef de l’Etat à Tambacounda.

« La tenue de cette manifestation sportive à Tamba était une première qui nous a permis de mobiliser des fonds pour son organisation. L’hébergement des délégations des 14 régions et l’organisation pratique des épreuves au stade ont été des exigences du cahier des charges que nous avons bien pu respecter à la lettre. Dans ce cadre, le soutien des hommes politiques et du Cng a été d’un grand soulagement pour l’organisation pratique », a-t-il souligné. A son avis, la lutte était auparavant délaissée à Tambacounda, mais la réussite de cette manifestation a poussé les jeunes à s’y intéresser. « Les jeunes n’ont pas manqué de montrer leur intérêt pour ce sport. C’est pourquoi nous somme en train de nous mobiliser au niveau du Crg pour promouvoir ce sport en partant de la petite catégorie au niveau déjà du scolaire, de concert avec le service régional des sports et l’inspection d’académie. Le grand coup de pouce sera l’arène nationale que le président Macky Sall a bien voulu offrir à son peuple », a déclaré Ablaye Ndiaye. Selon lui, cette arène nationale sera un attrait supplémentaire pour préparer ces jeunes qui auront un championnat régulier qui mettra en lice les différentes régions. « Nous avons des ténors à Maléme Niani qui sont tous tournés vers Dakar. Sans compter les lutteurs sérères venant des Terres neuves qui sont allés monnayer leur talent dans les écuries de Dakar où la lutte est en train d’écrire ses lettres de noblesse. Ici à Tambacounda, il n’y a presque pas d’écurie en bonne et due forme, tandis qu’à Dakar, les lutteurs gagnent bien leur vie. Ici on ne compétit pas.

Il n’y a ni de sponsor ni mécène et les producteurs se font désirer car ils n’y trouvent pas leur compte », a-t-il déploré. Cependant, il estime que l’espoir est permis depuis la tenue du drapeau du chef de l’Etat qui, à son avis, a apporté le déclic. « On commence à produire et délivrer des licences que nos sportifs allaient chercher à Dakar. Et au niveau des Terres neuves, on ne manque pas d’occasion pour lutter comme c’est le cas lors des différentes journées culturelles du Niani. Avec le président du Cdg, Doumbouya, ce sera de grands moments de cette discipline avec les différentes localités des départements de Koumpentoum et de Tambacounda », a-t-il dit. Enfin, le président du Crg de Tambacounda a lancé un appel à la jeunesse afin qu’elle s’intéresse à la lutte qui est devenue, selon lui, une industrie lucrative. « Le réceptacle est là et Tambacounda aussi veut jouer sa partition pour le plein épanouissement de ses jeunes lutteurs », a-t-il dit.

Pape demba Sidibé

 

Le promoteur Pape Abdou Fall est aux anges ! Il a enfin retenu une date pour le choc Modou Lô-Lac de Guiers 2, reporté à deux reprises (16 juillet puis 29 octobre dernier). L’affiche est calée désormais pour le 28 janvier 2018 au stade Léopold Sédar Senghor. Le patron de Paf production a précisé que c’est d’un commun accord avec les camps des deux ténors. Il a profité également de cette annonce pour remercier le président de la République Macky Sall qui, d’après lui, a donné des instructions pour que le combat soit organisé. « Il est le parrain du combat, et c’est grâce à lui qu’une nouvelle date est retenue.

C’est le ministre Matar Bâ qui nous a donné cette information. Et c’est la raison pour laquelle le stade Léopold Sédar Senghor a été mis à notre disposition pour accueillir l’affiche tant attendue par le monde de la lutte », a-t-il indiqué. Reporté une première fois à cause du drame survenu au stade Demba Diop le 15 juillet dernier, le combat Modou Lô-Lac 2 devait avoir lieu le 29 octobre. Seulement, en visite samedi, au stade Demba Diop pour constater l’état des travaux de réfection, le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye avait confirmé que cette infrastructure ne pourrait pas accueillir ce grand combat. « Je suis venu pour apprécier moi-même l’état du stade suite aux différentes recommandations qui ont été faites par la Direction de la protection civile ».

Et depuis, le promoteur Pape Abdou Fall était en train de faire des démarches pour retenir une nouvelle date.
En fait, le face-à-face entre Modou Lô et Lac de Guiers 2 était très attendu par les amateurs de lutte. Les deux ténors ont des comptes à régler après un premier choc en 2011 qui s’était soldé par un nul très décevant. Depuis, tous deux ont continué à tisser leur toile avec succès, même si, entretemps, chacun a connu une défaite. Si le chef de file des Parcelles assainies a été battu par Bombardier en 2015, Lac de Guiers 2, lui, a été défait par Eumeu Sène.

N’empêche, les deux « gros bras » sont devenus des pensionnaires à part entière du cercle restreint des « Vip » et veulent chacun être Calife à la place du Calife. Lac de Guiers 2 et Modou Lô vont donc s’affronter le 28 janvier 2018  prochain. Tombeur de Yékini lors de sa dernière sortie, le « puncheur du Walo » reste sur deux victoires en autant de sorties. Quant à Modou Lô, défait par Bombardier en 2014, il s’est refait une santé en battant Gris Bordeaux la saison dernière.

Absa NDONG

 

La lutte avec frappe poursuit sa dégringolade entamée depuis quelques années avec les difficultés financières des promoteurs consécutives aux départs de certains sponsors. Et en plus de la non-disponibilité du stade Demba Diop qui a abrité, jusqu’avant sa fermeture en juillet dernier, l’essentiel des chocs, il faut désormais compter avec la dernière mauvaise nouvelle de l’arène : la condamnation de Luc Nicolaï à cinq ans de prison dont un an avec sursis qui compromet, d’ores et déjà, la tenue des affiches Gris Bordeaux-Balla Gaye 2 et Reug Reug-Elton.

La lutte avec frappe au Sénégal bat de l’aile depuis quelques années. La saison dernière, nombreux sont les athlètes, y compris les ténors, qui n’ont pas disputé le moindre face-à-face. Parmi eux, Gris Bordeaux, Modou Lô, Ama Baldé et Papa Sow et Lac de Guiers 2. Même le roi des arènes qui devait, en temps normal, attiser la convoitise des promoteurs éprouve d’énormes difficultés pour trouver chaussures à ses pieds. Bombardier en est à sa deuxième année blanche d’affilée ; chose inédite pour un roi des arènes en activité. Son prédécesseur au trône, Balla Gaye 2, n’est pas mieux loti pour avoir passé, lui aussi, sa deuxième année blanche d’affilée ; de même que Eumeu Sène dont la dernière apparition remonte justement en 2015 et c’était contre le « lion de Guédiawaye ».

Entre autres raisons qui expliquent ces années blanches répétitives, les difficultés financières des promoteurs de lutte et, pour ce début de saison, la non-disponibilité du stade Demba Diop, dont les travaux de réfection entamés depuis plusieurs mois sont toujours en cours. En l’absence d’une arène nationale, ce temple du football a, jusqu’avant sa fermeture en juillet dernier, abrité l’essentiel des chocs ; au grand bonheur des promoteurs, ténors et amateurs qui s’y retrouvaient fréquemment les samedis et dimanches pour assouvir leur passion. Sauf que la donne a changé cette saison avec la fermeture du stade Demba Diop jusqu’à nouvel ordre.

Visitant l’état des travaux de rénovation, il y a quelques jours, le ministre de l’Intérieur Aly Ngouye Ndiaye et son homologue des Sports, Matar Ba, étaient convenus de prolonger la fermeture du site, conformément aux recommandations des services de la Protection civile. Conséquence, le combat Modou Lô-Lac de Guiers 2 qui devait s’y tenir le 29 octobre passé a été, une nouvelle fois, reporté sine die.

Le stade Léopold Sédar Senghor serait l’alternative, mais il ne pourrait accueillir cette confrontation qu’après le match entre le Sénégal et l’Afrique du Sud comptant pour la 6e et dernière journée des Eliminatoires de la Coupe du monde Russie 2018 prévue le 14 novembre prochain.  L’autre affiche qui met aux prises Ama Baldé et Papa Sow initialement prévue le 19 novembre à Demba Diop, devrait également être délocalisée à Lss, le stade Iba Mar Diop étant trop petit pour servir de pièce de rechange. Reste à savoir si les autorités en charge de ce stade répondront favorablement à la requête du promoteur Assane Ndiaye qui veut organiser le face-à-face à la même date. Dans ce contexte, la fin des travaux de l’arène nationale est attendue avec impatience.

Cette infrastructure devrait résoudre définitivement le problème d’infrastructures sportives auquel font face les acteurs de la lutte pour la tenue des combats.

La condamnation de Luc Nicolaï, une mauvaise nouvelle pour les acteurs
Le malheur ne venant jamais seul, il faut désormais ajouter aux difficultés financières des organisateurs, la condamnation de Luc Nicolaï à quatre ans de prison ferme dont un an avec sursis par la Cour d’appel de Saint-Louis. Celle-ci est, à coup sûr, une très mauvaise nouvelle pour les acteurs de l’arène et les lutteurs en particulier ; lesquels peinent à trouver chaussures à leurs pieds. La privation de liberté du promoteur de la Petite Côte compromet, d’ores et déjà, sérieusement la tenue des confrontations que ce dernier a ficelées et prévoyait d’organiser cette saison. Parmi celles-ci, figurent notamment les affiches Gris Bordeaux-Balla Gaye 2 et Reug Reug-Elton. Après les retraits de Gaston Mbengue et Aziz Ndiaye de l’arène, voilà donc que l’arène se retrouve privée d’un autre grand promoteur. Bien avant, il y avait déjà le cas Petit Mbaye qui a dû quitter l’arène à cause de déboires avec la justice. Autant d’absences de marque qui risquent d’influer négativement sur la bonne marche de la lutte ; vu que ce trio est connu pour avoir joué un rôle déterminant dans le développement de la lutte avec frappe, y compris la hausse fulgurante des cachets.
 
Aziz Ndiaye et Gaston Mbengue plaident pour une diminution des cachets
Face aux difficultés des promoteurs Pape Abdou Fall et Assane Ndiaye d’organiser les combats Modou Lô-Lac de Guiers 2 et Ama Baldé-Papa Sow aux dates prévues, Gaston Mbengue et Aziz Ndiaye proposent une baisse des cachets des lutteurs concernés.
 
Les promoteurs Pape Abdou Fall et Assane Ndiaye ne savent plus sur quel pied danser. Depuis le drame survenu au stade Demba Diop le 15 juillet dernier, les deux « match-makers » ont d’énormes difficultés à organiser les grands chocs qu’ils avaient ficelés depuis la défunte saison. Une situation qui a poussé le patron de Paf production à reporter le combat Modou Lô-Lac de Guiers 2. Assane Ndiaye aussi devrait délocaliser le choc Ama Baldé-Pape Sow au stade Léopold Sédar Senghor. Mais, même si tous les regards convergent vers le stade Léopold Sédar Senghor, les promoteurs sont partagés sur la question.  Absent de l’arène depuis quelques temps, Gaston Mbengue a interpellé l’Etat à faciliter la tâche aux promoteurs. Il propose un allégement du cahier de charges du stade Léopold Sédar Senghor afin de permettre aux promoteurs de pouvoir tirer leur épingle du jeu. « Etant donné qu’on n’a pas d’infrastructures sportives disponibles pouvant accueillir les combats, l’Etat doit aider les promoteurs. Déjà, les temps sont durs pour eux et tout le monde souffre de ces reports.
 
Je fais allusion aux promoteurs, lutteurs et amateurs », avait-il fait savoir tout récemment. Allant plus loin dans son plaidoyer, Gaston Mbengue est d’avis que les lutteurs Modou Lô et Lac de Guiers 2 doivent accepter de diminuer leur cachet de 10 à 15 millions afin de permettre à Pape Abdou Fall de pouvoir organiser le combat au stade Iba Mar Diop sans risque.  « Parce que ce n’est pas facile d’avoir 30 millions FCfa en billetterie au stade Iba Mar Diop. La réduction de leurs cachets permettrait au promoteur d’organiser avec moins de risques et de vite les libérer ». Même son de cloche du côté de l’ancien promoteur Aziz Ndiaye qui était invité à l’émission « Jonganté ». Celui qui se faisait appeler le « benjamin des promoteurs » a demandé aux deux ténors de se rendre à l’évidence sur les difficultés financières des « match-makers » et par conséquent de baisser leurs cachets. « Je ne crois que Pape Abdou Fall et Assane Ndiaye vont prendre le risque d’organiser au stade Léopold Sédar Senghor.

C’est trop risqué pour eux financièrement, et en plus, ce stade manque de chaleur. Je conseille alors à ces derniers d’aller à Iba Mar Diop et de monter des tribunes mobiles. Il faut également que les lutteurs concernés acceptent de diminuer de 10 millions leur cachet respectif ».

Par Diégane SARR et Absa NDONG 

La condamnation du promoteur Luc Nicolaï, qui porte la signature de plusieurs affiches prévues cette saison (Gris Bordeaux-Balla Gaye, Elton-Reug Reug…), est la goutte d’eau de trop ! Ne pouvant plus rester les bras croisés, les acteurs de l’arène ont organisé une rencontre, hier, pour tirer la sonnette d’alarme et sensibiliser l’opinion sur les menaces qui pèsent sérieusement sur la lutte avec frappe.

En conférence de presse hier, à la Place du Souvenir, les acteurs de la lutte ont marqué leur solidarité à Luc Nicolaï, condamné par la Cour d’appel de Saint-Louis à 5 ans de prison dont 1 an avec sursis. Le promoteur de lutte avec frappe peut compter sur le soutien de l’ancien tigre de Fass, Moustapha Guèye, Mor Fadam, le président des managers, Bassirou Babou, les animateurs (Malick Thiandoum et Lamine Samb), présent sur les lieux. En effet, ces derniers ont soutenu être prêts à l’accompagner dans ce combat jusqu’à ce que justice soit dite. « Il ne se sentira pas seul dans ce combat parce que, dès les premières heures de son procès, le monde de la lutte s’était mobilisé », a déclaré Malick Thiandoum.

Il a cependant précisé qu’ils n’ont pas organisé cette rencontre pour commenter une décision de justice, encore moins parler d’un dossier qui est pendant devant la justice. « Nous ne sommes pas des spécialistes en la matière. Nous ne parlerons pas de procédure ni de procès et nous ne commenterons pas une décision de justice.

Car, elle est composée d’hommes intègres et de magistrats indépendants qui travaillent en toute liberté et qui donnent des décisions selon les lois en vigueur dans ce pays ». D’après les acteurs de la lutte, Luc Nicolaï est en train de tout faire pour redresser la lutte et il fait partie des promoteurs les plus généreux de l’arène. Ils se posent la question de savoir comment ils vont faire, avec les combats Gris Bordeaux-Balla Gaye 2, Reug Reug-Elton, Armée-Doumboul, entre autres affiches qui portent la signature de Luc Nicolaï.

En fait, selon Malick Thiandoum, le monde de la lutte veut tout simplement tirer la sonnette d’alarme et attirer l’attention des autorités de ce pays sur ce qui est en train de se passer dans l’arène. D’après l’animateur de l’émission « Grand Combat » de Sen Tv, elle est plongée dans une crise qui ne dit pas son nom. Car, depuis quelques temps, des combats phares ont été montés mais les promoteurs se retrouvent face à un dilemme : où et quand organiser les combats ? « A cela, maintenant, s’ajoute cette décision de la justice ! Les premiers agissements ont commencé depuis belle lurette, mais le monde de la lutte n’a pas pu réagir à temps. Où est Action 2000 et Alioune Petit Mbaye, Gaston Mbengue, Aziz Ndiaye et où sont les sponsors leaders qui ont toujours accompagné la lutte et permis aux promoteurs de tirer leur épingle du jeu », s’interroge le porte-parole des acteurs de la lutte. Une raison fondamentale, selon eux, de réagir avant qu’il ne soit trop tard. Pour cela, les acteurs de la lutte ont décidé de créer une structure qui puisse parler à leur nom.

Absa NDONG

Défait par Boy Niang 2 lors de sa dernière sortie en 2015-2016, Garga Mbossé a passé une année blanche, comme beaucoup de lutteurs. Et il n’est pas au bout de ses peines. Alors que la nouvelle saison a démarrée, le petit frère de Zoss n’a pas encore trouvé chaussures à ses pieds. Une nouvelle année blanche ?

A l’écurie «Door Waar», il n’y a pas que le chef de file, Zoss, qui est en mauvaise posture. Le lieutenant et, non moins, petit frère Garga Mbossé n’est pas, non plus, bien loti. Et pour cause, en plus d’avoir perdu son dernier combat qui l’opposait lors de la saison 2015-2016 à Boy Niang 2, « le cactus » vient de passer une année blanche. Ce qui n’est pas toujours une bonne chose pour un athlète adepte du sport-business et qui, de surcroît, a l’ambition d’aller à la conquête du trône. Contrairement à son grand frère Zoss, qui a disputé et perdu son face à face contre Sitteu, « le phénomène de Lansar », en fin de saison dernière, il n’a livré aucune affiche. Pour autant, ce ne sont pas les adversaires qui lui manquaient. Son absence de l’arène semble plutôt s’expliquer, comme pour beaucoup de ses camarades, par les difficultés financières auxquelles sont confrontés depuis quelques années les promoteurs. Et tout laisse croire que son retour dans l’arène n’est pas pour bientôt, vu que pour la nouvelle saison 2016-2017, il n’a pas encore trouvé chaussures à ses pieds. La perspective d’une nouvelle année blanche est réelle.

En tout état de cause, son come-back sera très attendu, suite à sa dernière sortie qui s’était révélée infructueuse face à Boy Niang 2 qui a eu le dernier mot sur lui. Ainsi, le fils de De Gaulle Ngom prenait sa revanche par procuration puisqu’il a été défait, quelques années plutôt par Zoss, le grand frère.

C’est dire que Garga Mbossé qui est pensionnaire de l’antichambre des ténors, devra donc batailler ferme pour regagner sa place au sein de la lutte et se repositionner de plus bel dans la course vers le cercle restreint des « Vip » puis le trône. Mieux loti sur le plan physique que son frère, Garga Mbossé a le potentiel pour réaliser ses ambitions dans la lutte. C’est un athlète complet, à l’aise, à la fois, en lutte simple et en lutte avec frappe. Et il a fini de démontrer tout son talent de grand champion. A l’image de Zoss, il s’est véritablement révélé au monde de l’arène à l’occasion du championnat de lutte avec frappe de la saison 2009-2010, organisé par le promoteur Gaston Mbengue. 

Lors de ce tournoi, il était sorti premier de sa poule, aux dépens, entre autres, de Aliou Mané, Assurance et Fallou Ndiaye dit l’An 2000, par ailleurs, ancien sociétaire de l’équipe nationale de lutte. Il avait perdu toutefois en finale contre Super Etoile, de l’écurie Lansar, couronné grand vainqueur de cette compétition. Lors de la saison 2010-2011, il est à nouveau freiné par Less 2, ratant ainsi son retour. L’année suivante, bonne nouvelle : il renoua avec la victoire en prenant le dessus sur Feugueuleu, de l’écurie Lansar. Garga Mbossé enchaina deux autres succès notamment aux dépens de Lac de Rose (Ecurie Fass) puis de Tonnerre (Pikine Mbollo). Trois succès d’affilée qui l’avaient permis d’intégrer l’antichambre des ténors et d’espérer entrer, sous peu, dans la cour des grands. Sauf que depuis sa contreperformance lourde de conséquences contre Boy Niang 2, il devra se retrousser les manches et travailler dur en vue de réussir sa prochaine sortir. D’autant qu’une nouvelle défaite pourrait hypothéquer davantage ses chances d’entrer bientôt dans le cercle restreint des « Vip ».

Il faudra au sociétaire de l’écurie « Door Doraat », bien trouver un adversaire. Ce qui n’est pas gagné d’avance. La balle est dans le camp des promoteurs.

Diégane SARR

Ficelée il y a plus d’un an, l’affiche Bombardier-Eumeu Sène est toujours incertaine, faute de régularisation et de date. Reportée au 25 décembre, elle risque un énième report, d’autant plus que le stade Demba Diop qui devait abriter le combat est fermé pour des travaux.

Décidemment, la tenue du choc entre Bombardier (actuel roi des arènes) et Eumeu Sène reste une véritable équation pour le promoteur Assane Ndiaye de Baol Production. Ficelé depuis le 9 septembre 2016, le combat devait avoir lieu le 4 avril 2017, avant d’être reporté au 21 mai à cause d’un problème de régularisation au niveau du Comité national de gestion de la lutte (Cng). Cependant, pour non-respect du contrat, Serigne Dia dit Bombardier avait refusé de lutter à cette date. En fait, le B 52 de Mbour voulait s’assurer que le patron de Baol Production lui verse son reliquat. « Demandez à Assane Ndiaye ce qui se passe. Je réclame mon argent et je suis dans mes droits. Le report de la date perturbe ma préparation. Tout le monde sait que la préparation d’un combat nécessite beaucoup de moyens », avait-t-il déclaré. Puis, à cause du drame survenu au stade Demba Diop le 15 juillet dernier, le promoteur avait décidé de décaler le combat jusqu’au mois de décembre 2017, plus précisément le 25, après discussions avec les deux camps. « On peut dire que le combat est renvoyé, pour le moment jusqu’au mois de décembre prochain, jour de Noël, au stade Demba Diop. On est tombé d’accord avec le promoteur. C’est un accord de principe parce qu’il y a encore des choses à faire. Pour le moment, on est sur cet accord de principe. Il nous a proposé la date et on reste à l’écoute », avait indiqué le manager, par ailleurs frère du lutteur du B 52 de Mbour, Pape Dia. Contrairement aux précédents reports, cette fois-ci, la structure Baol Production devait indemniser les deux lutteurs et apporter des amendements sur le contrat.

Seulement, le collaborateur du promoteur Assane Ndiaye a fait une sortie récemment pour annoncer que le combat royal n’aura plus lieu le 25 décembre prochain comme prévu. D’après lui, ce énième report est lié aux difficultés de renouveler, à temps, les licences. « La saison de lutte démarre officiellement le 1er novembre prochain. Le renouvellement des licences se fera en décembre. Ce qui veut dire, matériellement, que Bombardier-Eumeu Sène ne pourra pas se tenir en décembre », a-t-il expliqué. En effet, selon certaines indiscrétions, les reports sont dus à un manque de sponsors, d’argent et de communication. Pour un duel monté le 9 septembre 2016, la préparation des deux ténors va donc durer un an et plus. Elle dépasse de loin celle qui avait opposé Modou Lô à Eumeu Sène, le 31 janvier 2014 et qui avait duré un an et 20 jours. Une situation qui augmente les risques d’une 3ème saison blanche pour l’actuel roi des arènes, Bombardier, qui est resté deux saisons sans compétition.

Absa NDONG

Boy Kairé a, officiellement, pris sa retraite le weekend dernier à travers un jubilé riche en sons et couleurs au stadium Iba Mar Diop. Après 27 ans de présence dans l’arène marquée par des hauts et des bas, le leader des « Bérets verts » met définitivement un terme à sa carrière, laissant son héritage entre de bonnes mains.

Boy Kairé a organisé son jubilé le weekend dernier au stadium Iba Mar Diop pour officialiser sa retraite. L’ancien président de l’Association des lutteurs en activité met ainsi définitivement un terme à sa carrière de près de trois décennies. C’est en 1983 que Boy Kairé a fait son entrée dans l’arène, à l’âge de 15 ans. Formé par l’entraineur de lutte Kamal Salamé à l’écurie Mermoz, il a vite gravi les échelons, avant de voler de ses propres ailes, en mettant sur pied l’écurie les « Bérets verts » dont il était jusqu’à récemment la tête de file.

Boy Kairé s’est illustré par la longévité de sa carrière de lutteur qui a duré 27 ans. Il a traversé trois générations, celle de Manga, de Yékini et de Balla Gaye 2. En termes de longévité, il a fait mieux que Yékini, Tyson et autre Bombardier qui étaient tous très jeunes quand le père de Diène Kairé entrait dans l’arène. Il a donc côtoyé certains monstres sacrés de la lutte comme Manga 2, l’ancien roi des arènes, Mor Fadam, Toubabou Dior, Mbita Ndiaye, Mbaye Guèye le 1er tigre de Fass et Birahim Ndiaye.

Comme beaucoup d’athlètes, Boy Kairé a connu des hauts et des bas. Sa principale force tient essentiellement à son mental d’acier. C’est un lutteur qui ne baisse jamais les armes. Résultat, il a toujours su rebondir, après des moments difficiles. Comme ce fut le cas lors du Championnat de lutte avec frappe (Claf) de la saison 2007-2008, où le leader des « Bérets verts » a surpris son monde en prenant la tête de sa poule avec trois victoires d’affilée, se qualifiant ainsi en finale contre Modou Lô.

Même avec sa défaite face au chef de file de l’écurie Rock énergie, il venait de connaître une véritable renaissance, à la suite d’un long passage à vide qui faisait croire qu’il lui était désormais difficile de se relever. Sa belle performance au Claf lui permit de donner un coup de fouet à sa carrière et de disputer, par conséquent, plusieurs autres combats. Toutefois, la plupart de ses dernières sorties s’étaient soldées par des échecs, sans doute à cause du poids de l’âge. Il a disputé et perdu son dernier combat qui l’opposait en 2013 à Bathie Séras, le « magicien de Guinaw Rails ». Tout le contraire de Balla Bèye 2 et Manga 2 qui sont sortis par la grande porte, Boy Kairé, comme Yékini et Tyson, quitte ainsi l’arène sur une défaite. Toutefois, cela ne remet pas en cause son bon palmarès et l’image d’un grand champion qu’il laisse au monde de l’arène. En outre, il peut quitter l’arène comblé, vu que son héritage est entre de bonnes mains avec ses deux fils, Diène et Mbagnick, qui comptent poursuivre son œuvre.

D’ailleurs, le jour où Boy Kairé se faisait battre par Bathie Séras, Diène prenait le dessus sur Diégui Sirate. Tout un symbole et un passage de témoin qui laissent penser que la relève est d’ores et déjà bien assurée.

Diégane SARR

Avec deux succès en autant de sorties, Yékini Jr a retrouvé le sourire. Face à Tapha Tine, cette saison, l’ex-protégé d’Amadou Katy Diop voudra faire d’une pierre deux coups : prendre sa revanche sur le « géant du Baol » et intégrer le cercle restreint des ténors.

Prendre sa revanche sur Tapha Tine et intégrer la cour des grands, c’est le principal défi de Yékini Jr. Largué très loin par « ses camarades de promo »,  Modou Lô, Lac de Guiers 2 et autre Balla Gaye 2, il a une occasion en or de combler son retard et entrer enfin dans le cercle des grands, dès cette saison.  Pour la deuxième fois, il croisera le fer avec Tapha Tine, un adversaire qu’il connaît bien. Il y a quelques années, les deux protagonistes s’étaient affrontés et le « géant du Baol » avait largement pris le dessus sur l’ex-protégé de Yékini, l’ancienne tête de file de l’écurie Ndakaru et inamovible roi des arènes. C’est dire que l’actuel porte-étendard de l’écurie « Door waar » disputera son prochain combat avec un air de revanche. Une affiche qui a son pesant d’or dans la mesure où une victoire sur l’enfant de Réfane permettrait à Yékini Jr de signer son entrée dans le cercle restreint des ténors. Il faut dire que l’ex-poulain d’Amadou Katy Diop est revenu de loin. Après un long passage à vide, marqué entre autres par trois défaites en autant de sorties lors du Champion de lutte avec frappe (Claf) 2007-2008, le leader de l’écurie « Door Waar » renouait avec le succès la saison suivante en remportant quatre succès d’affilée. Une véritable renaissance qui lui permit de disputer la finale du Claf de cette saison 2008-2009 face à Elton qui tourna finalement à l’avantage du « bulldozer de Guédiawaye ». Il mit du temps avant de se relever de ce revers car, la saison suivante, il fut battu à plate couture par Tonnerre lors d’un face-à-face qui devait signer son retour en force. Après cette série de deux revers consécutifs, il prit deux années sabbatiques, histoire de se remettre en cause et de préparer son grand retour. Yékini Jr renoue avec la gagne en 2012, aux dépens de Santang Gning, le poulain de Bombardier, avant de confirmer en 2014 aux dépens de Modou Anta.  Et c’est justement cette belle victoire qui lui a ouvert les portes de son ancien tombeur. 

Près de dix ans après leur combat, Yékini Jr prendra-t-il sa revanche sur Tapha Tine ? Une chose est sûre, cette sortie ne devrait pas être chose aisée pour le transfuge de l’écurie Ndakaru. Humilié en 2013 par Balla Gaye 2, le « géant du Baol » a retrouvé son meilleur niveau avec deux succès contre une seule défaite au Tournoi Tnt (Télévision numérique terrestre) de la saison  2014-2015. Le pari de Yékini Jr d’intégrer la cour des grands sera d’autant plus compliqué que son adversaire voudra lui aussi retrouver sa place au sein des « Vip ». En 2012, l’enfant de Réfane avait sévèrement corrigé Serigne Ousmane Dia dit Bombardier, signant ainsi son entrée dans le cercle prestigieux des « gros bras ». Une place qu’il avait perdue en 2013, à la suite de son cinglant revers en faveur de l’ancien roi des arènes Balla Gaye 2. C’est dire qu’au vu des enjeux, cette affiche est partie pour être très disputée.

Lutteur talentueux, Yékini Jr a fini de démontrer toute sa capacité de nuisance. Prendra-t-il sa revanche sur Tapha Tine ? C’est en tout en cas son défi.

Diégane SARR

Prévue le 19 novembre prochain au stade Demba Diop, l’affiche mettant aux prises Ama Baldé et Papa Sow a été reportée. Le promoteur Pape Abdou Fall n’a, cependant, pas fixé une nouvelle date.

Après Pape Abdou Fall qui a reporté le combat entre Modou Lô et Lac de Guiers 2, c’est au tour du promoteur Assane Ndiaye de Baol Production de lui emboiter les pas. Le choc tant attendu entre Pape Sow de l’écurie Fass et Ama Baldé, le fils de feu Falaye Baldé, prévu le 19 novembre prochain au stade Demba Diop, est reporté également pour une deuxième fois, (le promoteur avait retenu la date du 23 juillet 2017).

Seulement, le patron de Baol Production n’exclut pas d’organiser le choc au stade Léopold Sédar Senghor. Il plaide pour que les autorités diminuent les frais liés à l’organisation. « J’ai été saisi par le Comité national de gestion de la lutte à propos de ce combat.

J’ai décidé, pour le moment, de l’organiser au stade Léopold Sédar Senghor. Mais il ne se tiendra plus le 19 novembre. Je vais me concentrer avec mon staff pour trouver une nouvelle date », a-t-il fait savoir. Un coup dur pour les deux lutteurs qui avaient hâte d’en découdre. Ils avaient d’ailleurs vendu l’affiche à leur manière, s’intimidant par presse interposée. « Mon combat contre Ama Baldé restera dans les archives dans la mesure où c’est un bagarreur comme moi. Donc, il faudra s’attendre à une belle opposition le jour J », a soutenu, tout récemment, le « Puma » de Fass. Ce dernier est convaincu que ce choc est très important pour la suite de sa carrière. « J’ai déjà gagné le combat, que Ama soit prêt ».

Dans l’autre camp, le fils de Falaye Baldé a préféré montrer ses muscles, histoire de prévenir son adversaire plus expérimenté que lui. « Je m’entraîne tous les soirs et je me donne à fond. Je sais que le combat ne sera pas facile. Je mets en garde mon adversaire, il n’y verra que du feu.

Il est certes très expérimenté, mais je sais que j’ai les aptitudes pour le battre.
Le duel sera explosif et comme je l’ai toujours dit, le plus fort et le plus outillé gagnera le jour J. ». Pour Ama Baldé, ce duel est très important pour lui et il est conscient qu’il est attendu par les amateurs de lutte. En fait, Ama Baldé monte en puissance et rêve d’intégrer le cercle restreint des ténors. Contrairement à Papa Sow qui est en quête de rachat. Le petit frère de Ouza Sow a été battu en 2015 par Lac de Guiers 2.

Il n’aura donc pas droit à l’erreur lors de sa prochaine sortie. Un autre choc qui promet des étincelles mais qui n’est pas encore calé dans le calendrier de la lutte.

Absa NDONG

Défait par Lac de Guiers 2, lors de sa dernière sortie en 2015, Papa Sow compte regagner dès cette saison, sa place au sein de la cour des grands. Le lieutenant de Gris Bordeaux devra, par conséquent, battre impérativement Ama Baldé, son prochain adversaire. Un pari à hauts risques, le fils de Falaye Baldé étant resté sur une longue série victorieuse. 

Papa Sow, le « puma de Fass », a effectué deux pas en avant, un pas en arrière. En 2013, sa fulgurante victoire face à Baye Mandione lui ouvrait les portes de la cour des grands. Un couronnement qui faisait suite à une belle série victorieuse du coéquipier de Gris Bordeaux, auteur de deux gros succès consécutifs notamment aux dépens de Zoss et du « fou de Thiaroye Gueum sa bopp ». Sauf qu’en 2015, le numéro 2 de l’écurie Fass se faisait battre à plate couture par Lac de Guiers 2, « le puncheur de l’écurie Walo ». Une défaite lourde de conséquences, en ce sens qu’elle lui faisait perdre sa place dans la cour des grands acquise de haute lutte, un an plutôt. Cette saison, il devra en découdre avec « un bleu » de ce cercle restreint des ténors, en l’occurrence Ama Baldé, l’objectif étant de retrouver sa place parmi les ténors. L’affiche ficelée par le promoteur Assane Ndiaye est prévue le 19 novembre au stade Demba Diop. Toutefois, elle pourrait être délocalisée au stade Léopold Sédar Senghor étant donné que le stade Demba Diop pourrait ne pas être rouvert en raison des travaux de réfection toujours en cours et qui pourraient aller au-delà de la date du combat. S’il est délocalisé au stade Léopold Sédar Senghor, le combat aura lieu après le match entre le Sénégal et l’Afrique du Sud comptant pour la dernière journée des éliminatoires de la Coupe du Monde Russie 2018.

Défait lors de sa dernière sortie et auteur de deux années blanches d’affilée, Papa Sow a l’obligation de renouer avec la victoire. Et pour cause, un retour victorieux lui permettrait de redonner le sourire à ses supporters et de ramener, en même temps, la confiance et la sérénité dans son écurie Fass dont la tête de file, Gris Bordeaux peine à convaincre. Surtout, un succès aux dépens d’Ama Baldé lui permettrait de regagner sa place parmi les « gros bras », dans l’espoir d’aller ensuite à la conquête du trône. A l’inverse, une nouvelle défaite serait une très mauvaise opération ; d’autant plus que le fils de Falaye Baldé, sacré champion du tournoi de la Tnt (Télévision numérique terrestre), vient à peine d’intégrer le cercle restreint des ténors. Il faut néanmoins souligner que le pari de Papa Sow sera à hauts risques. En effet, Ama Baldé n’a plus perdu de face-à-face depuis son revers contre Gouye Gui en 2012. Depuis, il a engrangé plusieurs victoires d’affilée parmi lesquelles un gros succès contre Malick Niang, sans compter sa fulgurante prestation à l’occasion du tournoi de lutte de la Tnt qui l’avait vu réaliser un sans-faute avec trois succès en autant de sorties. Aujourd’hui, Ama Baldé fait office de néo-pensionnaire de la cour des grands ; du coup, il voudra conforter sa place dans ce cercle et poursuivre sa marche vers le trône.

Un enjeu qui rend davantage compliquée la mission du Fassois. Toutefois, impossible n’est Fassois ! Papa Sow a démontré en une décennie de présence dans l’arène toutes ses qualités d’as de la lutte et son palmarès en dit long sur son talent. Va-t-il sceller son retour en force ?

Diégane SARR

C’est désormais confirmé, le combat Modou Lô-Lac De Guiers 2 aura lieu au stade Léopold Sédar Senghor. L’annonce a été faite hier par le promoteur Pape Abdou Fall, après une rencontre avec le ministre des Sports Matar Bâ, les membres du Cng et les directeurs des stades Demba Diop et Iba Mar Diop. « Les autorités n’ont pas voulu prendre la responsabilité d’organiser cet événement au stade Demba Diop le 29 octobre. Le stadium Iba Mar Diop ne peut, non plus, abriter le choc pour des mesures sécuritaires. Il est retenu alors, après discussion, que Léopold Sédar Senghor fera l’affaire. Nous sommes en train, maintenant, de réfléchir sur une nouvelle date », a-t-il précisé hier dans l’émission « Dionganté ». Reporté une première fois à cause du drame survenu au stade Demba Diop le 15 juillet dernier, le combat Modou Lô-Lac 2 devait avoir lieu le 29 octobre prochain. Seulement, en visite samedi, au stade Demba Diop pour constater l’état des travaux de réfection, le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a confirmé que cette infrastructure ne pourra pas accueillir le grand combat. « Je suis venu pour apprécier moi-même l’état du stade suite aux différentes recommandations qui ont été faites par la Direction de la protection civile. Nous avons effectivement vu l’état du stade et ce que nous avons retenu, c’est que nous ne pouvons pas organiser le combat qui y était programmé les jours à venir ».

Et même si une nouvelle date n’a pas encore été retenue, certaines indiscrétions soutiennent que le face-à-face sera organisé après le match entre le Sénégal et l’Afrique du Sud du 14 novembre.

Du côté de l’écurie Walo cependant, c’est le flou total après ce deuxième report. « Ce qui est sûr, c’est que maintenant le combat n’aura plus lieu ce 29 octobre. Aujourd’hui, le promoteur est en train de perdre des millions. Il faut oser le dire, on pouvait trouver d’autres alternatives au lieu de reporter le combat », a fait savoir Lac de Guiers, l’ancien chef de file de l’écurie Walo. Même son de cloche dans l’autre camp, car selon Khadim Gadiaga le bras droit de Modou Lô, les organisateurs devaient prendre toutes les dispositions nécessaires avant de fixer une date. « Vraiment, il faut arrêter l’amateurisme dans la lutte. On a l’habitude de vivre ces situations. Néanmoins, ce report ne peut pas déstabiliser Modou Lô. Nous allons poursuivre nos entrainements et essayer de gérer son état de forme parce que, quelle que soit la situation, le combat aura lieu ».

Absa NDONG


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.