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Lutte (243)

Le stade Demba Diop, fermé et en cours de réfection depuis l’affaissement d’un pan de son mur, lors de la finale de la coupe de la Ligue en juillet dernier, ne pourra pas accueillir, le 29 octobre prochain, le face-à-face entre Modou Lô et Lac de Guiers 2. La sentence est tombée avant-hier à l’issue de la visite du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouye Ndiaye, et de son homologue des Sports, Matar Bâ, pour constater l’état des travaux de rénovation.

Le combat entre Modou Lô et Lac de Guiers 2 n’aura finalement pas lieu le 29 octobre prochain comme convenu. Le stade Demba Diop, qui devait abriter cette affiche, est toujours en cours de réfection. La Direction de la protection civile, après une inspection du site, a donc recommandé de ne pas y organiser ce combat à cette date. Toutefois, selon une source officielle qui a gardé l’anonymat, le face-à-face sera organisé au stade Léopold Sédar Senghor après le match entre le Sénégal et l’Afrique du Sud du 14 novembre, comptant pour la dernière journée des éliminatoires de la Coupe du monde Russie 2018.  Notre source n’a cependant pas précisé la nouvelle date retenue pour abriter l’affiche. Le combat entre Modou Lô et Lac de Guiers 2 était initialement prévu le 16 juillet dernier avant d’être annulé à la dernière minute suite à l’affaissement d’un pan de son mur avec son lot de morts lors de la finale de la coupe de la Ligue et débouché sur la fermeture du stade.

En visite, samedi, au stade Demba Diop pour constater l’état des travaux de réfection, le ministre de l’Intérieur a confirmé que cette infrastructure ne pourra pas accueillir le choc tant attendu entre les deux ténors le 29 octobre. « Je suis venu pour apprécier moi-même l’état du stade suite aux différentes recommandations qui ont été faites par la Direction de la protection civile. Nous avons effectivement vu l’état du stade et ce que nous avons retenu, c’est que nous ne pouvons pas organiser le combat qui y était programmé les jours à venir », a expliqué Aly Ngouye Ndiaye.

Selon lui, des techniciens seront commis pour un diagnostic plus approfondi de l’état des lieux concernant le chantier. Il a écarté toute précipitation, l’essentiel étant que les travaux de rénovation soient menés dans les règles de l’art, en vue de mieux assurer la sécurité des acteurs y compris des supporters. Pour Aly Ngouille Ndiaye, il faut que le drame qui avait frappé Demba Diop à la mi-juillet dernière puisse servir de leçons aux Sénégalais. Il ne désespère cependant pas de voir le stade devenir bientôt opérationnel, même si « les mesures à prendre ne sont pas simples ».   Le ministre des Sports Matar Bâ a demandé aux acteurs sportifs de ne pas être inquiets, ajoutant que le gouvernement s’emploie à trouver des solutions aux problèmes qui les interpellent. D’après lui, la Direction de la protection civile et même des cabinets privés sont impliqués pour que le stade Demba Diop puisse continuer à accueillir des manifestations sportives en toute sécurité.

« Nous avons vu ce qui s’est passé et c’est pourquoi nous ne voulons pas de précipitation. Il faut que les experts nous aident à prendre en charge toutes les questions… Nous sommes à la recherche rapide, mais sûre, de solutions quant aux problèmes qui nous interpellent tous.

Diégane SARR

 

Sur une série victorieuse de cinq succès en autant de sorties, Ama Baldé croisera le fer contre Papa Sow, le 19 novembre prochain. Face au « puma de Fass », il vise un nouveau succès afin de légitimer davantage sa place parmi les ténors. Un pari à hauts risques !

S’il y a un lutteur qui est en très bonne forme ces dernières saisons, c’est bien Ama Baldé. Depuis 2012, le fils de Falaye Baldé a remporté tous les combats qu’il a disputés, soit cinq victoires au total. Une belle série qui l’a fait définitivement oublier son cinglant revers concédé contre Gouye gui en 2012. Il faut dire d’emblée que le petit frère de Jules Baldé est un lutteur talentueux qui a toujours su sortir des situations difficiles. A maintes reprises, il a démontré sa capacité à rebondir de fort belle manière ; à la grande satisfaction de ses supporters. C’était notamment le cas après sa première défaite contre Ness lors de la saison 2007-2008. Idem à la suite de son cinglant revers face à Gouye gui, le roi du « simpi » en 2012. C’est un lutteur qui retient toujours les leçons du passé et cela lui permet de revenir à chaque fois plus fort et à aller de l’avant. Après sa défaite contre le poulain de Mor Fadam en 2012, il scelle son retour en force la saison suivante en disposant du teigneux Amanekh (écurie Lébougui). Ce succès lui ouvre aussitôt les portes de Malick Niang, l’ex « puncheur » de l’écurie Ndakaru. Face au poulain de Yékini, Ama a une revanche par procuration à prendre. Un an plutôt, Malick Niang battait de fort belle manière son cousin Sa Thiès. Pari réussi ! Le fils de Falaye Baldé, en digne héritier, bat sans bavures le porte-étendard de Yoff. Lors des saisons 2014-2015 et 2015-2016, il aligne trois autres succès d’affilée dans le cadre du tournoi de la Tnt (Télévision numérique terrestre). Des performances réalisées aux dépens de Gouye gui, Tapha Tine puis Zoss qui lui ont par ailleurs permis de gagner haut la main cette compétition mais surtout de réussir son examen de passage dans la cour des grands.

Cette saison, il tentera de légitimer davantage sa place parmi les ténors en venant à bout de Papa Sow, « le puma de Fass ». Les deux « gros bras » vont notamment en découdre le 19 novembre prochain après le report intervenu en fin de saison dernière.  Un choc de titans mettant aux prises deux champions au tempérament sulfureux qui ne font plus mystère de leurs ambitions dans l’arène. Ama Baldé continuera-t-il son envol ? Son élan sera-t-il brisé par le « puma de Fass » ? Difficile de répondre à ces questions. Ce qui est sûr, c’est que ce combat est ouvert et que chacun des protagonistes est à même de remporter la partie.

Battu par Lac de Guiers 2 en 2015, Papa Sow piaffe d’impatience de sceller son retour victorieux dans l’arène. Un succès lui permettra de se relancer, de reprendre sa place parmi les ténors et de ramener un peu de sérénité dans « la maison Fass » dont le leader Gris Bordeaux ne rassure plus. D’où les difficultés qui attendent Ama Baldé dans sa volonté de poursuivre son envol de plus belle. Une affiche qui promet de chaudes empoignades !

Diégane SARR

 

Des « showmen », Sitteu est l’un des rares à avoir brillamment remporté son combat à l’occasion de la saison dernière. Défait par Sa Thiès en 2016, « le phénomène de Lansar » s’est vite ressaisi en surclassant Zoss, le leader de l’écurie « Door Doraat ». Cette saison, le coéquipier de Ness croisera le fer avec Gouye gui, en pleins doutes. Un nouveau succès serait synonyme d’intégration du cercle prestigieux des « Vip ».

Sitteu, le « phénomène de Lansar », est l’un des rares « showmen » à n’avoir pas connu de défaite la saison écoulée. Battu à plate couture un an plutôt par Sa Thiès, le poulain de Marx Mbargane n’a pas mis beaucoup de temps pour renouer avec le succès. Pour lui, la traversée du désert n’aura été que de courte durée. A l’inverse de la plupart des « showmen » qui poursuivent leur chute libre, il a réussi un fulgurant retour à l’occasion de la saison dernière en venant à bout de Zoss. Mieux, il administrait un cinglant Ko au chef de file de l’écurie « Door Doraat », au terme d’un combat éclair quoiqu’intense. Une brillante victoire qui a permis au fougueux coéquipier de Tidiane Faye de se replacer dans la course vers la cour des grands. Et qui a débouché en même temps sur le montage de son affiche contre l’autre show-man, Gouye gui, par le promoteur Pape Abdou Fall. Un face-à-face potentiellement sulfureux vu qu’il mettra aux prises deux lutteurs à la fois fougueux et ambitieux. Déterminé à intégrer rapidement le cercle prestigieux des ténors, Sitteu compte signer une deuxième victoire d’affilée afin de prouver qu’il s’est définitivement remis de sa débâcle contre le petit frère de Balla Gaye 2, en 2016. Par ailleurs, un deuxième succès lui permettrait de rassurer davantage ses nombreux supporters qui piaffent d’impatience de le voir entrer dans la cour des grands.

Technique et téméraire, il peut, à coup sûr, tirer son épingle du jeu face au « roi du simpi » qui est souvent trahi par sa fougue. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il lui est affublé le surnom flatteur de « phénomène de l’arène », tant Sitteu dispose d’un talent hors norme. Pour autant, croiser le fer avec Gouye gui n’est jamais chose aisée. Surtout quand ce dernier est en quête de rachat ! Un lion affamé peut faire mal, très mal !  Le poulain de Mor Fadam, qui a perdu quatre de ses cinq dernières affiches, se sait très attendu. Après son retour manqué lors de la saison passée (il a été défait par Boy Niang 2), « le roi du simpi » n’a plus droit à l’erreur. Faute de voir ses derniers espoirs d’entrer dans le cercle restreint des « Vip » fondre comme beurre au soleil, le meilleur ami de Sa Cadior 2 devra à tout prix remporter ce corps-à-corps contre le champion de Thiaroye. Et c’est justement ce pari de Gouye gui de renouer avec le succès qui rendra la tâche plus ardue pour Sitteu. Toujours est-il que l’on s’achemine vers un choc âprement disputé, avec d’un côté, un athlète qui veut montrer qu’il s’est définitivement remis de sa débâcle contre Sa Thiès et de l’autre, le champion de Guédiawaye qui veut sceller son grand retour après une longue période de doutes.

Une nouvelle victoire de Sitteu serait synonyme d’admission dans le cercle restreint des « Vip » ; tandis qu’une contreperformance l’obligerait à repasser l’examen de passage.

Diégane SARR

 

Les dieux de l’arène ont-ils tourné le dos aux « showmen » de l’arène ? Depuis quelques saisons, Gouye gui, Ness, Baye Mandione et Zoss sont dans une dégringolade totale. Des défaites à la pelle qui ont fini de les reléguer loin derrière leurs concurrents et qui ont sérieusement compromis leurs ambitions dans l’arène.

Zoss : En panne sèche
Zoss ne gagne plus. Il est en chute libre. Une série noire qui n’en finit plus. Le grand-frère de Garga Mbossé a perdu tous ses quatre derniers combats, hypothéquant sérieusement ses chances de rattraper « ses camarades de promo », Modou Lô, Balla Gaye 2 et autre Lac de Guiers 2 qui l’ont largué depuis belle lurette. Il avait fait ses grands débuts dans l’arène en même temps que ces trois derniers, à l’occasion des championnats de lutte avec frappe de la saison 2006-2005.

A cause de ses performances en dents de scie, il s’est fait largement devancer par ses anciens rivaux. Ces trois dernières saisons, Zoss a beaucoup perdu du terrain. Depuis sa deuxième victoire sur Gouye gui en 2014, le chef de file de l’écurie « Door Doraat » est devenu méconnaissable. Ses déboires ont véritablement commencé au Tournoi de la Tnt (Télévision numérique terrestre) organisé lors des saisons 2014-2015 et 2015-2016, par Rdv Productions, une compétition qui l’avait vu essuyer trois cinglants revers en autant de sorties. D’où son rang de bon dernier à l’issue de ce tournoi qui a été remporté haut la main par Ama Baldé. Après cette série noire, il était très attendu la saison dernière ; d’autant plus qu’il avait affiché sa ferme volonté de renouer avec la gagne. Malheureusement, le combat qui devait lui servir de renaissance s’est avéré un vrai cauchemar, Zoss ayant été battu par Ko par son adversaire Sitteu. Une nouvelle désillusion qui complique plus que jamais son ambition de le retrouver devant de l’arène. Reviendra-t-il en force cette saison ? Difficile à dire, d’autant qu’il n’a pas encore trouvé chaussure à ses pieds. Toutefois, tout n’est pas perdu pour ce « show man » très couru des promoteurs, en dépit de ses mauvaises performances répétitives.

Gouye Gui : Le roi du « simpi » en zones de turbulences
Surnommé le roi du « Simpi », allusion à sa capacité à soulever ses adversaires pour les plaquer au sol, preuve de sa puissance physique, Gouye gui est lui aussi en zones de turbulences.

L’ami de Sa Cadior 2 a lamentablement raté son retour en force annoncé en grandes pompes la saison passée, après une prestation peu honorable au Tournoi de la Tnt qui l’avait vu se classer avant-dernier, devant Zoss avec une seule victoire contre deux revers.  Il a été défait par Boy Niang 2 qui continue ainsi de dérouler depuis son retour victorieux dans l’arène aux dépens de Baye Mandione, en 2014. Une deuxième défaite d’affilée qui met le poulain de Mor Fadam dans une position plus que jamais inconfortable. Et qui porte à quatre le nombre d’affiches que l’enfant de Thienaba a perdues sur les cinq dernières confrontations qu’il a livrées. Toutefois, il existe encore des lueurs d’espoir de voir le colosse de Guédiawaye revenir en force dans l’arène. Contrairement à Zoss qui est toujours en quête de face-à-face, il a déjà trouvé chaussures à ses pieds. Gouye gui fera face, pour cette saison 2017-2018, à Sitteu, l’autre « show man » de Thiaroye, auteur d’un retentissant Ko contre Zoss la saison passée. Une confrontation très attendue mettant aux prises, d’un côté, un lutteur qui n’a plus droit à l’erreur et de l’autre, quelqu’un qui veut confirmer et intégrer très rapidement le cercle restreint des ténors. Une victoire repositionnerait Gouye gui au sein de l’antichambre des ténors avec l’espoir de trouver un adversaire pour un examen de passage pour intégrer le cercle prestigieux des « Vip ». En revanche, une troisième défaite d’affilée porterait un coup rude à sa carrière.

Baye Mandione : La dégringolade
Le « fou de Thiaroye Gueum sa bopp » fait partie des athlètes les plus compétitifs de l’arène. Mais cela ne voudrait pas dire que Baye Mandione aligne les succès. S’il est couru par les promoteurs, c’est peut-être parce qu’il est show, fair-play, bon perdant, téméraire etc. Et non parce qu’il gagne ses sorties. Depuis 2010, Baye Mandione a perdu 6 combats contre deux victoires et un nul. Même Baboye, alors en pré-retraite, a pris le dessus sur lui en 2016, lors d’un face-à-face épique à Kaolack. Avant cette victoire surprenante du « mbarodi » de Pikine, Modou Lô, en 2010, avait déjà pris le meilleur sur lui au terme d’un combat, certes, très controversé, puis Gris Bordeaux (2012), Papa Sow (2013) et Boy Niang (2014). En 2015, il renoue avec le succès à la faveur d’une victoire sur Bruce Lee (écurie Fass) avant de se faire corriger par Baboye la saison suivante. Il tente un retour fulgurant cette même saison, mais se heurte au géant King Kong qui le contraint au nul. En 2016-2017, Baye Mandione rate à nouveau son pari de sceller un retour en force, en se faisant battre par Less 2. Les plus jeunes font désormais de lui un escalier pour atteindre les paliers supérieurs. Une chose est certaine : Baye Mandione, de la même promo que Gris Bordeaux et Eumeu Sène, ne peut plus combler l’écart énorme qui le sépare des « Vip » en raison de ses nombreux revers. Mais, a-t-il encore l’ambition de conquérir le trône ? Rien n’est moins sûr ! N’empêche, il peut comme les autres « showmen » espérer décrocher un corps-à-corps pour cette saison 2017-2018. Son mérite : il perd toujours dans l’honneur et combat en toute loyauté. Au grand bonheur des promoteurs qui, eux, sont toujours satisfaits de ses performances.

Ness : La « baleine de Lansar » en pleine noyade
Après trois années sabbatiques, Ness a effectué son retour dans l’arène la saison passée, renouant ainsi avec la compétition. Toutefois, le poulain de Marx Mbargane, qui voulait venger le petit frère Sitteu battu la saison précédente par Sa Thiès, a perdu son pari.

Et de manière lamentable ! Alors qu’on s’attendait à une affiche âprement disputée, le fils de l’ancienne gloire Double Less n’eut besoin que de quelques petites secondes pour plier l’affiche. Ainsi, tel un éclair, Sa Thiès avait marché sur le géant Ness complètement dépassé par la tournure des évènements. De la même manière qu’il l’avait réussi, un an plutôt, sur « le phénomène de Lansar ». Une deuxième défaite d’affilée pour Ness qui avait perdu en 2013 sa confrontation contre Gouye gui ; défaite qui l’avait amené à quitter momentanément l’arène.

Avec ce retour manqué, la « baleine de Lansar » voit son avenir dans l’arène s’assombrir davantage. Il n’est pas sûr, au vu des nombreux points perdus, qu’il parvienne à réintégrer la cour des grands qui ont, en effet, pris beaucoup de longueurs d’avance sur lui.

Surtout que l’ancien faux-lion, qui a un peu tardivement intégré la lutte, commence à prendre de l’âge. Comme beaucoup de lutteurs, Ness n’a pas encore trouvé chaussures à ses pieds pour cette saison 2017-2018. En tout état de cause, ce ne sont pas les adversaires qui lui manquent, en dépit de ses sorties infructueuses. Zoss, en quête comme lui d’affiche, fait figure de potentiel adversaire pour Ness, mais aussi Baye Mandione. Brillant tombeur de Zarco (Grand-Yoff Mbollo), la saison passée, Modou Anta ne devrait pas cracher sur un combat le mettant aux prises avec la « baleine de Lansar ».

Zarco lui-même et Moussa Ndoye de Yarakh peuvent bien en découdre avec le coéquipier de Tidiane Faye. Autant dire que la balle est dans le camp des promoteurs !

Réalisé par Diégane SARR

Après une année blanche, Tapha Tine renouera avec la compétition cette saison. Vice-champion au tournoi de lutte de la Tnt (Télévision numérique terrestre), le « géant du Baol » tentera de réussir la passe de deux face à son adversaire Yékini Jr qu’il avait déjà battu en 2007.  Un nouveau succès sur le transfuge de l’écurie Ndakaru le rapprocherait davantage de ses rivaux de la cour des grands qui ont pris quelques longueurs d’avance sur lui.

Auteur d’une année blanche, Tapha Tine, le « géant du Baol », va renouer avec la compétition à la faveur de cette saison de lutte 2017-2018. Il a réussi à trouver chaussures à ses pieds grâce à « Lewto » Production qui vient d’investir le milieu de la lutte. L’enfant de Réfane en découdra contre Yékini Jr, une vieille connaissance. En 2007, les deux ténors, à l’époque de jeunes espoirs, s’étaient déjà jaugés. La partie, très disputée, avait finalement tourné en faveur du porte-étendard de l’écurie Baol Mbollo. Dix ans après, l’ex-sociétaire de l’écurie Ndakaru et le « géant du Baol » vont, à nouveau, devoir solder leurs comptes. Battu lors de la première rencontre, Yékini Jr qui porte actuellement les couleurs de l’écurie « Door Waar », aura à cœur de prendre sa revanche et de signer une nouvelle victoire à la suite de son grand succès obtenu aux dépens de Modou Anta en 2015.

Tapha Tine voudra, quant à lui, réussir la passe de deux en signant son deuxième succès sur l’ex-lieutenant de Yékini. Largement dominé par Balla Gaye 2 en 2013, il a réussi à se relancer dans la course ces deux dernières saisons. Coopté dans le tournoi de la Tnt qui s’est déroulé en 2014 et 2015 (Tournoi de la télévision numérique terrestre), le sociétaire de l’écurie Baol Mbolo est sorti deuxième à l’issue de la compétition, avec, à son actif, deux succès contre une défaite. Lors de la première journée, il bat sans difficultés Gouye gui, « le roi du Simpi », faisant oublier sa débâcle contre Balla Gaye 2 un an plutôt.  Mais la joie n’est que de courte durée. Tapha Tine, qui pêche souvent par excès de confiance voire par négligence, s’est fait piéger par le rusé Ama Baldé, à l’occasion de la seconde journée. Grâce à cette belle victoire, le fils de Falaye Baldé porte à deux le nombre de ses succès remportés dans le tournoi ; ce qui le met en pole position pour le sacre final. Capable du pire comme du meilleur, Tapha Tine renoue avec la gagne lors de la troisième et dernière journée.

Mieux, il inflige un retentissant Ko à Zoss, terminant vice-champion, juste derrière Ama Baldé qui a gagné tous ses trois combats. Dans l’ensemble, il a fait un bon tournoi ; même si à l’arrivée, il ne s’est pas adjugé le sacre.

Toutefois, le sociétaire de l’écurie Baol Mbolo passe une année blanche en 2016-2017 à l’image de la plupart des ténors. Tout comme son adversaire resté deux saisons sans disputer la moindre compétition, Tapha Tine sera donc très attendu par les amateurs et ses supporters. Un nouveau succès aux dépens de Yékini Jr serait une excellente opération et le rapprocherait davantage de ses rivaux de la cour des grands qui ont pris quelques longueurs d’avance sur lui. En cas de victoire, il pourrait également avoir l’embarras du choix concernant ses futurs adversaires. Une chose est sûre : l’enfant de Réfane devra, à tout prix, remporter cette affiche s’il veut toujours concrétiser son rêve de retrouver sa place parmi les ténors voire conquérir tout bonnement le trône. En revanche, une nouvelle contreperformance risque de ternir davantage son palmarès, en plus de compromettre encore plus ses chances de réaliser son ambition dans l’arène.

Diégane SARR

 

En perdant son quatrième combat consécutif la saison passée, au profit de Sitteu, Zoss s’est davantage compliqué la tâche. Alors qu’il n’y a pas longtemps, les portes de la cour des grands lui semblaient grandes ouvertes, il lui sera de plus en plus difficile de se retrouver au-devant de l’arène. Tout n’est cependant pas perdu pour ce lutteur très  « show » qui reste couru par les promoteurs malgré ses mauvaises performances.

Zoss est dans la tourmente. Depuis 2014, date de sa dernière victoire (contre Gouye gui), le leader de l’écurie « Door Doraat » se débat pour sortir la tête de l’eau. Sans succès. Ces deux dernières saisons, il a perdu quatre combats en autant de sorties. Une véritable chute libre qui a fini d’hypothéquer presque toutes les chances du grand frère de Garga Mbossé d’accéder au sommet de l’arène.

Révélé au grand public à la faveur du mini-championnat de lutte avec frappe organisé en 2007 par le promoteur Luc Nicolaï, Zoss a su tisser sa toile dans l’arène au point de se faire une place au soleil. En 2011, il réussit un grand coup en dominant, un peu à la surprise générale, l’autre « show man » Gouye gui, au terme d’un combat qui l’a vu montrer sa véritable nature de renard ; tant l’homme avait fait preuve de beaucoup de ruse et d’ingéniosité. Après un faux-pas contre sa bête noire, Papa Sow, le « puma » de Fass  en janvier 2012, le champion des Parcelles assainies s’était vite relancé dans la course en administrant un cours de lutte aux dépens de Boy Niang 2 ; au grand bonheur de ses supporters. Mais le meilleur restait à venir ! En 2013, Zoss, décidément en forme, surprenait encore agréablement les amateurs de lutte et ses fans, grâce à une démonstration de force sur Tidiane Faye, surnommé « le professeur de Lansar ». Cette période faste prit fin en 2014, quand il signait sa deuxième victoire sur Gouye gui, « le roi du Simpi », à la suite d’une décision médicale. Avec ce énième succès, le chef de file de l’écurie « Door Doraat » visait maintenant la cour des grands. Et le tournoi de la Tnt (Tournoi de la télévision numérique terrestre) initié par Rdv productions lui en donnait l’opportunité. Malheureusement, les dieux de l’arène semblent, depuis, lui avoir définitivement tourné le dos. Lors du tournoi de cette compétition, il perd tous ses combats (trois au total), occupant la dernière position, derrière ses tombeurs, Gouye gui, Tapha Tine et le champion, Ama Baldé, auteur d’un sans-faute avec trois succès en autant de confrontations. La saison passée,  Zoss tente un énième retour victorieux afin de mettre un terme à cette série noire de trois défaites d’affilée, mais se heurte au refus catégorique de Sitteu. Pire, le grand frère de Garga Mbossé touche carrément le fond en se faisant battre par KO par le « phénomène de Lansar. Grâce à cette victoire retentissante, le coéquipier de Ness, scellait ainsi son grand retour à la suite de sa débâcle contre Sa Thiès en 2015.  En revanche, Zoss s’est davantage compliqué la tâche avec cette quatrième défaite consécutive.

Alors que les portes de la cour des grands lui semblaient, il n’y a pas longtemps, grandes ouvertes, il lui sera désormais très difficile de revenir au-devant de l’arène. Tout n’est toutefois pas perdu. Certes Zoss n’a pas encore obtenu un face-à-face pour cette nouvelle saison, mais il reste, en effet, un lutteur très « show » et très couru des promoteurs.

Ce qui laisse penser qu’il peut toujours espérer trouver chaussures à ses pieds, malgré sa chute libre qui n’en finit plus. D’autant plus qu’il a encore de potentiels adversaires dans l’arène parmi lesquels Ness, la « baleine de Lansar », qui est lui aussi en eaux troubles et en quête d’un second souffle. 

Après quelques années sabbatiques, le chef de file de l’écurie Lansar avait renoué avec la compétition la saison passée. Il avait toutefois perdu son face-à-face avec Sa Thiès.
Gouye gui et Zarco, qui relèvent tous deux de défaite, font également office de potentiels adversaires pour le lutteur des Parcelles assainies. La balle est donc dans le camp des promoteurs qui, comme d’habitude, lui tendront certainement la perche.

Diégane SARR

 

Battu quatre fois lors de ses cinq dernières sorties, Gouye Gui n’aura pas droit à l’erreur cette saison face à Sitteu, « le phénomène de Lansar ». Seule une victoire lui permettrait de se relancer dans la course ! Une mission à hauts risques face au poulain de Max Mbargane, brillant tombeur de Zoss la saison dernière et déterminé à poursuivre son envol.

Gouye gui, le poulain de Mor Fadam, va mal, très mal.  Il a été battu la saison dernière par Boy Niang 2, qui depuis son retour dans l’arène en 2014 ne cesse d’aligner les succès ; au grand bonheur de ses supporters. Une défaite qui a empêché le « roi du Simpi » de signer un retour victorieux après sa mauvaise performance notée la saison précédente au Tournoi de lutte de la Tnt (Télévision numérique terrestre). Lors de cette compétition qui a été organisée par Rdv Productions, le porte-étendard de l’école de lutte Mor Fadam s’était classé avant-dernier, devant Zoss, bon dernier avec 0 victoire et trois défaites d’affilée.  Le coéquipier de Sa Cadior 2 avait pris le dessus sur le grand frère de Garga Mbossé à l’occasion de la deuxième journée à la faveur d’un retentissant Ko. Après une défaite d’entrée à l’occasion de la 1ère journée face à Tapha Tine, le « géant du Baol », il prenait ainsi sa revanche de fort belle manière sur le leader de l’écurie « Door Dooraat », auteur d’un doublé sur lui, tout en se relançant dans le tournoi. Malheureusement, Gouye gui perdait l’affiche de la toute dernière journée en faveur de Ama Baldé, qui terminait ainsi en beauté le tournoi, avec à son actif trois succès en autant de sorties.

C’est dire que le lutteur de Guédiawaye était très attendu la saison passée contre Boy Niang 2. Sauf que comme on l’a vu, il n’a pas su mettre à profit l’opportunité que lui offrait cette confrontation pour renouer avec la gagne et mettre un terme à sa mauvaise passe. Cette défaite portait à 4, le nombre de combats qu’il a perdus sur ces cinq dernières sorties. Des revers qui ont fini par porter un coup dur à son palmarès et à ses ambitions dans l’arène.

Pour cette saison 2017-2018, Gouye gui tentera une nouvelle fois un retour victorieux après cette traversée du désert qui a fini d’inquiéter ses supporters. Pour cela, le « roi du Simpi » devra prendre le dessus sur l’autre « show-man », Sitteu, contre qui il va en découdre. Un pari qui n’est pas gagné d’avance ; une mission à hauts risques face au poulain de Max Mbargane, tombeur de Zoss l’année dernière. Défait par Sa Thiès en 2015-2016, le « phénomène de Lansar » a réussi à se relancer à la faveur de la saison écoulée en signant un Ko contre le show-man des Parcelles assainies. Alors que le protégé de Mor Fadam aura à cœur de retrouver le sourire, lui voudra confirmer pour rassurer son camp qui fonde beaucoup d’espoir sur lui.

D’autant plus que le chef de file de l’écurie Lansar, Ness, la « baleine », s’était fait laminer par la bête noire, Sa Thiès, et que le « professeur » Tidiane peine toujours à sortir la tête de l’eau.

En tout cas, un succès aux dépens du coéquipier de Nekko Rel lui permettrait de se relancer dans la course vers le sommet, même s’il lui restera encore beaucoup de chemin à faire. En revanche, un troisième revers de suite serait une opération catastrophique et compromettrait encore plus ses chances de revenir au-devant de l’arène.

Diégane SARR

Auteur de trois victoires d’affilée, Boy Niang 2 fera face à Sa Thiès à l’occasion de cette saison 2017-2018. Pour le jeune athlète de Pikine qui réclamait à cor et à cri le grand frère Balla Gaye 2, ce face-à-face est à remporter à tout prix. Un nouveau succès pourrait, par ailleurs, lui permettre d’hériter d’un « Vip ».

 En signant une éclatante victoire sur « Gouye gui », le roi du « Simpi », en fin de saison dernière, Boy Niang 2 a définitivement confirmé sa place parmi les ténors. Un troisième succès d’affilée qui en dit long sur la forme étincelante actuelle du poulain de Ngagne Pouye. En effet, depuis son retour dans l’arène, dans le sillage de sa sanction consécutive à son agression sur Zoss, le jeune lutteur de Pikine aligne les succès, soit trois au total. Dès son retour dans l’arène en 2014, il mystifie Baye Mandione, le « fou » de Thiaroye « Gueum sa bopp », donnant un signal fort à ses potentiels adversaires. Bis-repetita lors de la saison 2015-2016 durant laquelle il inflige une raclée au teigneux Garga Mbossé faisant ainsi un pas important vers l’entrée dans la cour des grands. Enfin, la saison écoulée, il remporte haut la main son face-à-face avec le « show man » Gouye gui, validant son entrée dans le cercle restreint des ténors.

Pour cette saison 2017-2018, il va tenter de poursuivre sa belle dynamique de victoires en prenant le dessus sur Sa Thiès, le fils de Double Less. L’affiche entre les deux champions de lutte a été ficelée par le patron de « Lewto » Productions, Pape Faye, un nouveau promoteur de lutte. Pour Boy Niang 2 qui réclamait à cor et à cri l’ancien roi des arènes Balla Gaye 2, ce combat est celui à ne pas perdre.

Il devra à tout prix gagner la partie aux dépens de celui qui se trouve être le petit frère de sa cible favorite. Tout autre résultat conforterait le « lion de Guédiawaye » dans sa conviction que lui et le fils de De Gaulle ne boxent pas dans la même catégorie ; comme il aimait à le répéter lorsque le chef de file de l’école de lutte Boy Niang lui lançait des défis. Par ailleurs, le dernier tombeur de Gouye gui, qui vise désormais explicitement le fauteuil, raterait une belle occasion pour espérer hériter d’un « Vip » pour sa prochaine sortie.  Autant dire une fois de plus que la victoire est un impératif contre Sa Thiès. Toutefois, un tel pari ne sera pas facile à réaliser, vu la qualité de l’adversaire. Il faut dire que compte tenu des atouts de deux protagonistes, ce combat est parti pour être très ouvert. Tout peut arriver dans cette affiche mettant aux prises deux jeunes loups aux dents longues. Il est vrai que Boy Niang 2 marche sur l’eau depuis trois saisons maintenant mais Sa Thiès aussi est dans une belle dynamique de succès. Il n’a plus perdu de combat depuis sa déroute en 2013 contre Malick Niang, l’ex-puncheur de l’écurie Ndakaru, sa seule défaite à ce jour. Le petit frère de Balla Gaye 2 a gagné tous ses quatre derniers combats qui l’ont opposé à Jordan, Lac Rose, Sitteu et Ness. Et comme Boy Niang 2, il compte conforter sa place au sein du cercle prestigieux des ténors qu’il a définitivement intégré à la faveur de son succès contre « la baleine de Lansar », la saison passée.  C’est dire qu’on s’achemine vers un face-à-face qui sera très disputé.

Diégane SARR

Remis définitivement de sa débâcle contre Malick Niang en 2013, Sa Thiès, auteur de plusieurs victoires d’affilée, veut maintenant conforter sa place au sein des ténors. Il fera face à Boy Niang 2 lors de cette saison avec le pari de remporter une énième victoire consécutive. Un succès face au fils de De Gaulle Ngom pourrait déboucher sur un face à face contre un des « Vip ».

Sa Thiès évolue désormais dans la cour des grands. Il a réussi son examen de passage dans ce cercle prestigieux des ténors la saison passée, à l’issue de son face-à-face crucial contre Ness. Une confrontation qu’il avait finalement remportée, haut la main, aux dépens de « la baleine de Lansar », totalement dépassée par les évènements. Le fils de Double Less signait ainsi sa deuxième incursion victorieuse au sein de l’écurie de Max Mbargane après celle acquise en 2015-2016 contre le « show man » Sitteu. Toutefois, pour légitimer davantage sa place acquise de haute lutte parmi les « gros bras », il lui faudra écarter sur sa route un autre obstacle de taille : Boy Niang 2. Le promoteur  Pape Faye de Lewoto Productions a monté l’affiche devant opposer les deux lutteurs. Ces derniers vont s’affronter à l’occasion de cette nouvelle saison 2017-2018. Un choc d’ambitions qui met aux prises deux jeunes loups aux dents longues qui ne font plus mystère de leurs intentions de bousculer la hiérarchie. Sa Thiès et Boy Niang 2 ont également un autre point commun : ils sont tous deux fils d’anciennes gloires, Double Less et De Gaulle Ngom.

Ce qui laisse croire que ce face-à-face sera très palpitant, compte non tenu du fait que les combats mettant aux prises des athlètes de Guédiawaye et ceux de Pikine sont toujours disputés sur fond de rivalité.

Face à un adversaire qui marche sur l’eau, ces dernières années, la mission de Sa Thiès de conforter sa place au sein des ténors sera toutefois très complexe voire périlleuse. En effet, depuis 2012, date de sa contreperformance contre Zoss, le porte-étendard de l’école de lutte Boy Niang aligne les succès, soit trois au total. Il a successivement battu Baye Mandione, « le fou de Thiaroye Gueum sa bop », Garga Mbossé et Gouye gui, le « roi du simpi ». En outre, comme lui, Boy Niang 2, dans le sillage de sa démonstration de force contre le poulain de Mor Fadam, voudra lui aussi consolider davantage sa place parmi les « gros bras ». Le pari de Sa Thiès sera d’autant plus compliqué que le lutteur pikinois qui réclamait Balla Gaye ne voudra pas se faire battre par le petit frère de celui-ci. Ce qui en dit long une fois de plus sur les difficultés qui attendent le lutteur de Golfe Sud. Toutefois, ce dernier a des chances de remporter ce choc qui s’annonce très disputé pour avoir déjà battu des lutteurs très futés comme Ness, Sitteu, Tonnerre, Moussa Dioum et autre Jordan. Il peut aussi perdre le combat. En tout état de cause, il devra respecter son adversaire qui a fini de démontrer toute sa capacité de nuisance. S’il bat Boy Niang 2, Sa Thiès pourra maintenant réclamer des combats contre les autres « Vip » comme Modou Lô, Eumeu Sène et Gris Bordeaux dans l’espoir de monter vite sur le toit de la lutte. En revanche, un faux-pas serait une mauvaise opération dans son ambition de suivre les traces de son frère et de son père qui ont eu tous deux leurs périodes de gloire dans l’arène.

Diégane SARR

 

Roi des arènes depuis 2014, Serigne Ousmane Dia vient de boucler sa deuxième saison blanche d’affilée. Après son combat avorté contre le show-man Rocky Balbao,  son duel tant attendu contre Eumeu Sène n’a finalement pu se tenir la saison passée. Face au leader de Tay Shinger, son objectif après ses victoires sur Balla Gaye 2 puis Modou Lô serait de conforter son titre.

 Serigne Ousmane Dia dit Bombardier a passé sa deuxième année blanche d’affilée après celle de la saison 2015-2016. Une première pour un roi des arènes en activité. Ses prédécesseurs, Yékini, Tyson et Balla Gaye 2, n’étaient jamais restés toute une année sans disputer au moins une affiche. Après son combat avorté contre le show-man Rocky Balbao qui a fait couler beaucoup d’encre, celui qui devait l’opposer à Eumeu Sène la saison dernière n’a finalement pu être organisé ; au grand dam des férus de lutte.  Et pour cause, en plus d’un problème de date pour la tenue du face-à-face, le promoteur Assane Ndiaye n’avait pas pu s’acquitter de ses obligations financières à l’endroit des deux protagonistes. Pour la saison 2017-2018, l’espoir est permis de voir les deux ténors s’affronter enfin ; même si de gros nuages continuent de planer sur cette affiche que tous appellent de leurs vœux.

Bombardier et Eumeu Sène n’ont jusqu’ici pas croisé le fer, en plus de 15 ans de carrière chacun. Aujourd’hui, leur face-à-face s’impose au vu de leur parcours respectif et de leurs dernières performances. Invincible depuis sa déculottée en 2012 contre Tapha Tine, « le géant du Baol », Bombardier a réalisé ces dernières saisons de formidables prouesses. Couronné roi de Bercy après sa victoire-revanche sur Balla Bèye 2 dit Baboye, le colosse de Mbour a touché le Graal en 2014 en venant à bout du roi des arènes Balla Gaye 2. Un beau succès qui lui a permis de reprendre « son dû », après une décennie de reconquête infructueuse. Pour rappel, le B 52 a régné une première fois comme roi des arènes à la suite de sa victoire en 2002 aux dépens de Mohamed Ndao dit Tyson. Le Mbourois avait ensuite perdu le titre en faveur de son triple tombeur Yékini, sa bête noire.

Après la reconquête du trône en juin 2014, Bombardier réalisait la saison suivante une autre prouesse de taille en prenant le dessus sur le teigneux Modou Lô. Ce succès lui avait permis de conforter son titre.  Des « Vip », excepté son parent Lac de Guiers 2, Eumeu Sène est le seul lutteur qu’il n’a pas encore affronté. Une victoire sur ce dernier lui permettrait de d’enrichir davantage un palmarès déjà impressionnant, mais surtout de conforter encore plus son statut de roi des arènes. Il faut néanmoins souligner qu’un éventuel combat opposant le chef de file de l’écurie Mbour et le porte-étendard de Pikine serait très disputé, vu la détermination du dernier nommé à conquérir le trône. Après une contreperformance contre Modou Lô en 2014, Eumeu Sène s’est relancé de belle manière en infligeant une deuxième défaite à Balla Gaye 2 lors de la saison 2014-2015. Autoproclamé empereur des arènes, il a toujours rêvé de monter sur le trône. Face à Bombardier, détenteur du titre, il aura l’occasion de réaliser son vieux rêve. Mais il faudra auparavant qu’un promoteur arrive à monter son affiche tant attendue contre le colosse de Mbour qui compte poursuivre son règne pour longtemps encore.

Diégane SARR

Après deux grosses victoires d’affilée respectivement contre Papa Sow et Yékini, Lac de Guiers 2 compte confirmer sa belle renaissance le 29 octobre prochain, lors de son face-à-face avec Modou Lô. Un troisième succès consécutif pourrait lui ouvrir un boulevard vers le titre. Seul hic, le « puncheur du Walo » a toujours soutenu qu’il ne croiserait pas le fer avec le roi des arènes !

Lac de Guiers 2, le « puncheur du Walo », marche sur l’eau depuis 2015, date de sa victoire sur Papa Sow, le « Puma de Fass ». Le 29 octobre prochain, il tentera de remporter une troisième victoire d’affilée à l’occasion de son face-à-face avec Modou Lô. Une manière de confirmer sa belle renaissance. Un succès aux dépens du chef de file de l’écurie Rock énergie lui rapprocherait davantage du trône. Seul hic, le poulain de Mohamed Aly, pour des raisons qui lui sont propres, a toujours soutenu qu’il ne lutterait pas contre Serigne Ousmane Dia dit Bombardier, détenteur du titre, qui serait son oncle. Reste à savoir si ces propos sont toujours d’actualité. Il se pourrait aussi que le fauteuil tombe entre les mains d’Eumeu Sène qui ira, cette saison, à l’assaut de Bombardier pour la conquête du titre.

Et si tel est le cas, un troisième face-à-face entre Lac de Guiers 2 et le leader de l’écurie « Tay Shinger » pourrait bien avoir lieu. Celui-ci aurait alors les allures d’un combat-revanche pour le champion de Guédiawaye. Après un premier nul en 2010, le double tombeur de Yakhya Diop dit Yékini avait pris le dessus en 2012 sur le porte-étendard de l’écurie Walo.

Mais en attendant cette troisième affiche, le coéquipier de Alioune Sèye 2 aura fort à faire face à son antagoniste des Parcelles assainies. L’enfant de Fandène, brusquement freiné dans son envol par le B 52 en 2014, s’est refait une santé en 2016, en battant Gris Bordeaux pour la deuxième fois. Et comme Lac de Guiers 2, il est dans un bel état d’esprit. Ce qui laisse croire que le combat du 29 octobre sera âprement disputé ; d’autant plus que ce sera l’occasion pour les deux protagonistes de trancher définitivement leurs vieilles querelles de leadership. Modou Lô et Lac de Guiers 2 se connaissent très bien. Ils se sont déjà affrontés par le passé. A l’époque, ils s’étaient séparés sur un nul décevant. Tombeur de Papa Sow puis de Yékini à l’occasion de ses deux dernières sorties, Lac de Guiers 2, lutteur attentiste, a démontré sa maturité et a, en même temps, gagné en confiance. Son retentissant succès sur l’inamovible roi des arènes est la belle preuve qu’il est capable de battre n’importe quel lutteur. Pour autant, sa mission, face à un as de la lutte aussi talentueux que Modou Lô, s’avère potentiellement dangereuse. Surtout que dans le sillage de sa victoire-renaissance contre Gris Bordeaux, « Kharagne Lô » a déclenché à nouveau son opération conquête du trône.

Lors d’une première tentative en 2014, il avait échoué au profit de Bombardier qui confortait, dans la foulée, son statut de roi des arènes. Autant dire que la prudence, au-delà du courage et du talent, devrait être de rigueur devant le porte-étendard des Parcelles assainies. Si un succès lui ouvrirait un boulevard vers le titre, une contreperformance serait, en revanche, une très mauvaise opération.

Diégane SARR

De plain-pied dans son opération conquête du trône entamée dans le sillage de sa victoire sur Gris Bordeaux, Modou Lô vise un gros succès contre Lac de Guiers 2, le 29 octobre prochain. Mais face au tombeur de Papa Sow et Yékini, son pari est plus que délicat. Une défaite porterait un coup dur à sa carrière.

Auteur d’une année blanche, Modou Lô (écurie Rock énergie) renouera son « nguimb » à l’occasion de la saison de lutte 2017-2018. Il affrontera Lac de Guiers 2 (écurie Walo) le 29 octobre prochain. Initialement, les deux lutteurs devaient en découdre le 16 juillet dernier, mais à cause des évènements malheureux survenus au stade Demba Diop la veille, lors de la finale de la Coupe du Sénégal, leur face-à-face a été reporté par l’organisateur de l’affiche, Assane Ndiaye.

Tombeur de Gris Bordeaux en fin 2016, le chef de file de l’écurie Rock énergie a, à nouveau, lancé son opération conquête du trône. Il y a trois ans, sa première tentative s’était avérée infructueuse. Au grand bonheur de Serigne Ousmane Dia dit Bombardier qui l’avait battu à plate couture à l’occasion de leur face-à-face, confortant ainsi sa place de « roi des arènes ». Trois années après cette chute brutale, le lutteur des Parcelles assainies s’est remis à rêver du trophée tant convoité. Sa victoire sur le « troisième tigre » de Fass en 2015-2016 est passée par là ! Il reste que le chemin devant le conduire sur le toit de la lutte est encore long et parsemé d’embûches ! Et pour cause, il devra, dès le 29 octobre prochain, résoudre l’obstacle Lac de Guiers 2 qui s’est dressé sur sa route. Les deux protagonistes se connaissent très bien pour s’être déjà frottés en 2011.

Le combat s’était finalement soldé par un nul piètre, laissant les amateurs et supporters sur leur faim. Le 29 octobre, Modou Lô et Lac de Guiers 2 devront donc définitivement trancher leurs vieilles querelles de leadership. Sur un nuage après son succès aux dépens de Gris Bordeaux, l’enfant de Fandène compte remporter cette prochaine sortie qui l’oppose au poulain de Mohamed Aly. Il faut dire que le jeu en vaut la chandelle. Une victoire sur Lac de Guiers 2 serait un gros succès ; lequel pourrait lui baliser la voie vers une revanche contre Bombardier et éventuellement vers le trône. C’est un pari qui n’est toutefois pas gagné d’avance. Battre Lac de Guiers 2 n’est pas chose aisée, surtout en ce moment où le sociétaire de l’écurie Walo marche sur l’eau. Lors de ses deux derniers face-à-face, l’athlète de Guédiawaye a accroché deux gros morceaux à son tableau de chasse à savoir Papa Sow, le « puma » de Fass et Yékini, l’ancien roi des arènes.

En outre, le coéquipier d’Abdou Diouf est l’un des rares « Vip » à n’avoir subi qu’une seule défaite. C’est un lutteur défensif, difficile à manœuvrer. Et qui est par ailleurs, capable de contre-attaques dévastatrices, comme il en a administré la preuve lors de ses deux dernières sorties. Toutefois, Modou Lô est un as de la lutte pure qui a fini de démontrer ses preuves, sa capacité de nuisance. C’est une lapalissade de dire qu’il peut battre n’importe quel lutteur dans l’arène. En tout état de cause, seule la victoire lui permettra de poursuivre, avec espoir, son opération conquête du trône. Une contreperformance serait un coup dur pour sa carrière comme l’a été sa défaite, il y a trois ans, contre le « roi des arènes » Bombardier.

Diégane SARR

Défait lors de ses deux dernières sorties, Balla Gaye 2 compte se relancer à l’occasion de son combat contre Gris Bordeaux prévu en janvier 2018.  Un pari qui s’annonce difficile face au « troisième tigre » de Fass condamné, comme lui, à un retour gagnant. Alors qu’une victoire lui permettra de retrouver le sourire et de rassurer des supporters en plein doute, une nouvelle défaite porterait un nouveau coup rude à ses ambitions de retrouver le fauteuil.

S’il y a un lutteur qui n’a pas droit à l’erreur pour la saison de lutte 2017-2018, c’est bien Balla Gaye 2. Depuis la perte brusque de sa couronne en 2014, au profit de Serigne Ousmane Dia dit Bombardier, le fils de Double Less traverse une mauvaise passe. Outre une deuxième défaite d’affilée concédée en 2015 lors de son face-à-face contre sa bête noire, Eumeu Sène, l’ancien roi des arènes a connu deux années blanches consécutives. Son retour dans l’arène annoncé initialement en 2015-2016 devrait finalement avoir lieu à l’occasion de la prochaine saison. Le promoteur de lutte Luc Nicolaï compte organiser son combat contre Gris Bordeaux, en janvier 2018.

Une sortie que le grand frère de Sa Thiès devra impérativement gagner pour renouer avec le succès mais aussi rassurer des supporters qui commencent à perdre le moral. Après ce passage à vide de 3 ans, l’ancien roi des arènes se sait attendu. A-t-il mis à profit son absence de l’arène pour bien préparer son retour qu’il veut fulgurant ? A-t-il fini de digérer ses deux derniers revers qui lui avaient porté un coup psychologique ? Autant de questions dont les réponses détermineront l’issue de sa prochaine sortie contre le « troisième tigre » de Fass. Il faut dire qu’une victoire aux dépens du poulain de Moustapha Guèye lui permettra de retrouver sa place de choix dans le cercle restreint des « Vip » mais aussi le positionnera dans son opération reconquête du trône. En avril 2012, le poulain de Balla Gaye 1 avait mis fin à l’ère de l’inamovible roi des arènes en lui infligeant sa première défaite après 15 longues années d’invincibilité. Un retentissant succès qui lui avait permis de conquérir le trône, réalisant ainsi un vieux rêve. Sauf que contrairement à son prédécesseur qui avait régné pendant longtemps, il n’a pas su rester longtemps sur le trône, perdant en 2014 contre Bombardier puis en 2015 face à Eumeu Sène. Deux revers qui ont fini par ternir son palmarès et mettre à mal sa carrière.

Si une victoire lors de son prochain face-à-face lui permettra de se refaire une santé, une nouvelle défaite compromettra davantage ses ambitions de retrouver rapidement son fauteuil.
Toujours est-il que son pari de renouer avec la gagne face à un lutteur décidé lui aussi à se relancer dans la course ne sera pas chose aisée. Dominé par Modou Lô en fin 2016, Gris Bordeaux n’a pas dit son dernier mot dans sa longue course vers la conquête du trône. Comme Balla Gaye 2, il entend remporter sa prochaine sortie. Un choc d’ambitions en perspective !

Diégane SARR

Après une défaite suivie d’une année blanche, Gris Bordeaux, le « troisième tigre de Fass », fera face à Balla Gaye 2 à l’occasion de la saison de lutte 2017-2018. Un retour que le chef de file de l’écurie Fass devra, à tout prix, gagner pour renouer avec le succès et se relancer dans la course vers le trône. Mais face à un adversaire réputé provocateur devant l’Eternel, il devra être solide psychologiquement et faire preuve de savoir-faire pour espérer tirer son épingle du jeu.

Défait en fin 2016 par Modou Lô, Gris Bordeaux a l’obligation de réussir son retour dans l’arène prévu durant la saison 2017-2018 qui sera ouverte en octobre prochain. Un come-back qui le mettra aux prises avec Balla Gaye 2, l’ancien roi des arènes, lui aussi condamné à un retour gagnant après deux défaites d’affilée suivies de deux années blanches consécutives. Autant dire que le pari s’annonce périlleux pour le chef de file de l’écurie Fass qui n’a pas renoncé à son ambition de conquérir le trône, en dépit de ses performances en dents de scie mais surtout de sa dernière sortie désastreuse contre le Rock des Parcelles assainies.

Face à un adversaire réputé grand provocateur devant l’Eternel et déterminé lui aussi à se refaire une santé après un long passage à vide, l’enfant de Thicky devra être solide psychologiquement, faire preuve de beaucoup d’abnégation et de savoir-faire pour tirer son épingle du jeu. Il n’est jamais facile de croiser le fer avec Balla Gaye 2, qui a toujours cette capacité à faire sortir son adversaire des gonds et à le déstabiliser psychologiquement, bien avant même la confrontation finale. Balla Bèye 2 dit Baboye, Mohamed Ndao alias Tyson et Modou Lô ne diront pas le contraire, pour avoir été dominés largement sur le plan de la bataille psychologique, puis battus à plate couture par le Lion de Guédiawaye. Même le grand Yékini qui inspirait crainte et révérence à ses adversaires avait fini par céder aux provocations dévastatrices du fils de Double Less. La suite lui a été fatale. Après 15 ans de règne, Yékini concédait sa première défaite dans l’arène, perdant en même temps sa couronne. Gris Bordeaux sait donc ce qui l’attend. Il devra être très fort psychologiquement pour espérer avoir le dernier mot devant son adversaire de Guédiawaye qui ne lui donnera aucun répit. Si une victoire lui permettrait de relancer sa carrière en pointillée et de ramener l’espoir dans la maison Fass, une défaite porterait un coup dur à ses ambitions de revenir au-devant de l’arène mais surtout de conquérir un trône qui semble lui fuir.

En 2009, « le troisième tigre de Fass » était pourtant à deux doigts de monter sur le toit de la lutte, à l’occasion de son face-à-face avec le roi des arènes d’alors Yékini. Malheureusement, il ne réussit pas à saisir cette chance unique pour avoir été finalement battu par le leader de l’écurie Ndakaru. Depuis, Gris Bordeaux n’a plus eu l’occasion d’en découdre avec un roi des arènes en activité, en raison d’un parcours mitigé (3 défaites contre deux victoires) qui l’éloigne de plus en plus de la couronne.

Diégane SARR

Temple de la lutte sans frappe, l’arène Adrien Senghor devrait bientôt passer de 3 000 à 4 000 places. Selon le président de l’Association qui porte le nom de ce site sportif, Ngor Sémou Diouf des travaux sont en cours pour augmenter un peu sa capacité d’accueil. Il ajoute qu’une somme de 500.000 FCfa a été dégagée pour les besoins des travaux de réfection. Ce montant provient, d’après Ngor Sémou Diouf, des cotisations des membres de l’association de l’arène Adrien Senghor et de l’argent généré par sa location pour des galas de lutte. Sous un autre rapport, il s’est dit très satisfait de la saison de lutte écoulée. « Nous n’avons pas noté d’incidents, ni de combines, encore moins de violence », a-t-il fait savoir ; tout en déplorant des problèmes d’arbitrage.

Le président de l’arène Adrien Senghor a également déploré la façon dont les lutteurs nouent leurs "nguimb". « Dans le passé, on respectait le lutteur de par sa manière de nouer un nguimb. Il faut deux mètres de tissu pour avoir un bon nguimb. Aujourd’hui, les lutteurs utilisent seulement un mètre de tissu. Ce n’est pas respectueux envers les amateurs. Cette saison, un lutteur a vu son « nguimb » dénoué en plein combat. Toutes ses parties intimes étaient exposées devant le public », a-t-il expliqué. A en croire Ngor Sémou Diouf, ces genres de faits sont à bannir dans la lutte sans frappe. L’arène Adrien Senghor est avec le stadium Iba Mar Diop et le terrain Gaalgui, le site qui accueille régulièrement les tournois de lutte sans frappe.

D. SARR

L’auditorium de l’ambassade du Japon à Dakar a abrité, ce mercredi, une cérémonie de réception de dons du Japon aux lutteurs pensionnaires du Centre national d’éducation populaire et sportive (Cneps) de Thiès. Un matériel composé de 69 maillots, de 27 paires de chaussures de lutte et de 6 paires de chaussures de jogging acquis sur initiative d’un volontaire de la Jica pour équiper les jeunes apprenants de l’Institution sportive.

Après le judo, le karaté et le kendo, dernièrement, c’était au tour de la lutte de recevoir hier, un lot de matériels du Japon. C’était à l’occasion d’une cérémonie de remise présidée par le chargé des Affaires culturelles de l’ambassade du Japon, Daiki Tsuboi, et qui a été rendu possible grâce à l’initiative d’un volontaire nippon et enseignant de Lutte au Cneps de Thiès.
Un spécialiste qui a bien voulu faire bénéficier à ses élèves des conditions meilleures pour leur apprentissage.


« Conscient qu’il faut augmenter le nombre de jeunes lutteurs pour développer et promouvoir la pratique, Monsieur Uozumi a commencé à enseigner les techniques de lutte aux plus jeunes.
Mais malheureusement, il a constaté que les équipements étaient inexistants au Sénégal. C’est ainsi qu’il est entré en contact avec les professeurs de l’Université de Senshu d’où il est diplômé et ces derniers ont bien voulu collecter ces maillots et ces chaussures que nous sommes fiers de remettre aujourd’hui », a souligné Daiki Tsuboi.

Et le chargé des Affaires culturelles de l’ambassade d’ajouter que le Japon qui se prépare à accueillir les Jeux olympiques et paralympiques 2020 entend intensifier sa coopération dans le domaine des Sports, en vue d’offrir une bonne préparation aux athlètes de tous les pays partenaires, en perspective de ces Olympiades.

Ce matériel vient donc combler un vide dans la formation en permettant aux étudiants, surtout les plus jeunes, de pratiquer la lutte avec des équipements adéquats qui ne sont pas toujours accessibles au Sénégal.
Ce dont s’est réjouie Marième Kane Diallo, directrice de la Formation du ministère des Sports pour qui le Sénégal vise à rendre plus performants ses sportifs dans leurs différents domaines d’activités.
Elle a promis que ce matériel sera utilisé à bon escient afin de permettre aux jeunes sportifs d’exceller dans leurs disciplines.

En direction de «Tokyo 2020», elle a « réitéré le souhait de voir se renforcer la coopération sportive entre nos deux pays » afin d’avoir plus d’athlètes qui vont concourir pour glaner des médailles. A sa suite, Aly Cissé Diène qui représentait la directrice du Cneps a témoigné de l’engagement du volontaire japonais qui est à l’origine de ce don. Ce dernier qui se fait appeler Songo Tine au Sénégal est, selon lui, « un volontaire bien particulier et s’est bien intégré ».
Il a d’ailleurs pris part dernièrement au Tournoi de lutte doté du drapeau du chef de l’Etat, avec la sélection thiessoise « sur initiative personnelle », en plus d’encadrer les jeunes.

Ousseynou POUYE

Une saison sans « les gros bras » ! On pourrait résumer ainsi la saison de lutte 2016-2017 qui a été officiellement clôturée le 15 août dernier.

C’est la première fois dans l’histoire de la lutte que les « Vip » passent tous en même temps une année blanche. Entre problèmes de date, non régularisation des combats au niveau du Cng de lutte et difficultés financières des promoteurs, les chocs tant attendus n’ont finalement pas eu lieu. Retour sur ces flops de la saison écoulée.

Modou Lô-Lac de Guiers 2
Le face à face entre Modou Lô et Lac de Guiers 2 était très attendu par les amateurs de lutte. Les deux ténors ont des comptes à régler après un premier choc en 2011 qui s’était soldé par un nul très décevant. Depuis, tous deux ont continué à tisser leur toile avec succès, même si, entretemps, chacun a connu une défaite. Si le chef de file des Parcelles assainies a été battu par Bombardier en 2015, Lac de Guiers 2, lui, a été défait par Eumeu Sène. Il n’empêche, les deux « gros bras » sont devenus des pensionnaires à part entière du cercle restreint des « Vip » et veulent chacun être Calife à la place du Calife. En scellant leur deuxième combat qui devait être disputé le 16 juillet dernier, Assane Ndiaye voulait ainsi leur offrir l’occasion de trancher leur guerre de leadership. Toutefois, leur face à face a été reporté à la saison prochaine à cause des incidents ayant émaillé la finale de la Coupe de la Ligue entre l’Union sportive d’Ouakam (Uso) et le Stade de Mbour. Pour rappel, le stade Demba Diop a été fermé jusqu’à nouvel ordre, à la suite des évènements tragiques survenus lors du match. Lac de Guiers 2 et Modou Lô vont donc s’affronter le 29 octobre prochain. Tombeur de Yékini l’année passée, le « puncheur du Walo » reste sur deux victoires en autant de sorties. Quant à Modou Lô, défait par Bombardier en 2014, il s’est refait une santé en battant Gris Bordeaux la saison dernière.

Eumeu Sène-Bombardier
bombardier roi des arenesLe combat Eumeu Sène-Bombardier était annoncé comme étant le choc de l’année. Malheureusement pour les amateurs, le combat n’a finalement pas eu lieu, faute de régularisation et de date. Après moult reports, l’affiche a été reportée à la saison prochaine par le promoteur Assane Ndiaye, au grand dam des amateurs qui attendent avec impatience ce choc de titans. Jusqu’ici, Eumeu Sène et Bombardier ne se sont pas rencontrés. Leur face à face mettra en jeu le trône de l’arène détenu depuis 2014 par le colosse mbourois. Cette année-là, Bombardier avait récupéré la couronne des mains de Balla Gaye 2, éphémère roi des arènes. Il avait, ensuite, battu Modou Lô la saison suivante. Après un faux pas contre Modou Lô, le leader de « Tay Shinger » avait renoué avec le succès en battant, pour la deuxième fois d’affilée, Balla Gaye 2. Alors qu’il aura à cœur de conquérir le trône, le B 52 voudra poursuivre son règne. Un choc d’ambitions !

Balla Gaye 2-Gris Bordeaux
Le face à face entre Balla Gaye 2, l’ex-roi des arènes et Gris Bordeaux, le « troisième tigre » de Fass a également été renvoyé à la saison prochaine, pour cause d’absence de date. Le promoteur Luc Nicolaï veut organiser l’affiche au mois de janvier 2018. Après une longue période d’absence, Balla Gaye 2 avait émis son souhait de sceller son retour dans l’arène afin de renouer avec la gagne à la suite de deux revers consécutifs contre Bombardier puis sa bête noire Eumeu Sène. Battu en 2016 par Modou Lô, le « troisième tigre » de Fass entend lui aussi reprendre du poil de la bête. Autant dire que cette affiche oppose deux lutteurs en mauvaise posture, qui ont chacun envie de se relancer dans la course. Toutefois, les amateurs devront prendre leur mal en patience ; puisque c’est la saison prochaine que le combat sera finalement disputé.
 
Papa Sow-Ama Baldé
Papa Sow-Ama Bladé est l’autre flop de la saison écoulée. Cette affiche a elle aussi été reportée à la saison prochaine après plusieurs reports. Son report fait partie des dégâts collatéraux engendrés par les incidents ayant marqué le match de la finale de la Coupe de la Ligue entre le Stade de Mbour et l’Uso.

Le promoteur Assane Ndiaye a donc décidé de l’organiser le 19 novembre 2017. Alors qu’Ama Baldé monte en puissance et rêve d’intégrer le cercle restreint des ténors, le « Puma » de Fass est en quête de rachat. Le petit frère de Ouza Sow a été battu en 2015 par Lac de Guiers 2. Il n’aura pas droit à l’erreur lors de sa prochaine sortie contre le jeune lutteur de Pikine.

Un autre choc qui promet des étincelles !

Par Diégane SARR

La capitale sénégalaise, en ces temps de forte canicule, affiche un nouveau visage : celui d’un style d’habillement décontracté, riche en couleurs. Dans les marchés et les rues de Dakar, l’été libère les choix de tenue des uns et des autres, et les Sénégalais s’en donnent à cœur joie.

Ciel bleu, soleil brûlant, plages noires de monde… Dakar vibre, ces dernières semaines, au rythme coloré des grandes vacances. Quand la température monte, les dakarois, surtout les dakaroises, savent bien faire la transition, côté vestimentaire. Arame Thiam sort profiter de cet après-midi ensoleillé,  à l’aise dans sa tenue d’été. Elle a su marier son débardeur noir à un short kaki  et des nu-pieds de couleur blanche. Il ne manque plus que la casquette noire qu’elle cherche tranquillement dans son petit sac en bandoulière. Parcelloise, la jeune fille affirme que depuis sa réussite au Baccalauréat, ses parents lui offrent très souvent de l’argent pour qu’elle se fasse plaisir. « Comme on dit, après l’effort, le réconfort ! J’en profite pour m’acheter tout ce qui est à la mode en ce moment. Je mets de moins en moins de jean, avec cette chaleur, c’est incommodant. Je penche plus pour les robes légères, les « body » en coton, les shorts comme celui que je porte, j’en ai de plusieurs couleurs », renseigne-t-elle, toute joyeuse. La voiture qu’elle attend depuis un moment arrive enfin. Avant de s’y engouffrer, elle ajoute : « En plus, ce n’est pas cher. Tu peux trouver de jolies choses dans les marchés et à moindre coût ».

En parlant de marché, celui de l’unité 25 est le plus populaire des Parcelles assainies. Le « marché Dior » ne désemplit pas et en cette période de vacances, l’affluence est à son paroxysme. Ici, pour avancer, on se frotte, on se marche dessus. Les marchands ambulants aux abords des boutiques et magasins alignés comme des soldats, ont, en main, des articles qui ne laissent pas indifférentes les passantes. Elles sont nombreuses à abréger leur marche pour contempler, toucher, marchander ou acheter ce qui fait la mode à Dakar en ce moment.

Mamadou Diop, vendeur ambulant de vêtements, confirme. « Sincèrement, le commerce marche bien, ces temps-ci. Les filles et les dames raffolent des robes d’été. C’est ce qui est le plus demandé. Elles sont légères, sans manches ou en manches tombantes avec de belles couleurs. Longues ou courtes, chacune d’elles est choie selon les goûts des filles ».

Une large gamme de choix
Il aborde bruyamment les passantes, montre ses jolies robes et, le plus souvent, il réussit à écouler ses articles. « Les couleurs vives comme le jaune, le blanc, le bleu, le vert sont prisées au détriment du noir ou d’autres couleurs sombres. Mais c’est normal avec cette chaleur. » ; Poursuit-il. Ces robes en coton sont en vogue. Pour Mariama qui en porte une, le tissu est doux et elles sont amples, ce qui permet d’être à l’aise et de mieux supporter la chaleur. Les coûts varient entre 1500 et 2.500 FCfa. Les couleurs et les motifs également, il y en a pour tous les goûts.

Sous les parasols de ceux qui ont pu trouver une place pour vendre, l’on ne peut compter les jupes courtes, les chemises en tissu léger, les pantalons et collants en coton, les hauts en bustier… Tout ceci a remplacé les vestes, les pulls et les jeans des mois passés. De visu, tous ces articles trouvent bon payeur, et les commerçants se frottent les mains. « Les femmes aiment la mode. Et les dakaroises ont trouvé un bon prétexte pour s’habiller sexy. Même celles de forte corpulence s’y mettent. Quand les temps changent, il faut suivre la cadence, c’est comme ça ! », affirme, taquin, un vendeur de pantalons « tout à 1.000 FCfa », submergé par une foule de clients constituée d’hommes et de dames. Marché du rond-point de Liberté 6, autre lieu, même décor. Jean Ndiaye cherche méticuleusement un polo qui lui conviendrait. Il a déjà sélectionné cinq pantalons en coton, au grand plaisir de Moussa son ravitailleur attitré. « Mes chemises à manches longues ne sont pas très adaptées à cette période, de même que les jeans. Au moins, avec un tee-shirt, la chaleur est moins étouffante. Il faut savoir s’adapter et changer ses habitudes », explique-t-il avant de régler la facture. Il est la preuve que les hommes aussi font partie de ce changement de look à la faveur de l’été. Cependant, avec un enthousiasme et une frénésie mesurée, comparativement aux femmes. Elle est Congolaise et amoureuse de Dakar depuis 2012. Aline Mokoko, cheveux au vent, se promène avec son petit ami dans son quartier qui n’est autre que la gueule tapée. La jeune femme porte fièrement une robe verte en pagne wax très courte qui suscite des regards insistants et réprobateurs. Mais elle n’en a cure. La chaleur oblige. De son point de vue, « le wax aussi est en vogue cet été. Non seulement il est coloré mais on peut en faire de petites tenues simples et passe-partout, adéquate pour ces temps de chaleur ».  Dakar, dans son melting-pot légendaire, revêt des couleurs et des tendances, au gré des saisons.

Par Emmanuella M. FAYE (stagiaire)

La finale de la Zone 1 de l’Odcav de Tivaouane opposera, cette année, l’Asc Ndoutte à Keur Matar en semi-nocturne (19h30). Une manifestation prévue aujourd’hui au stade municipal de Tivaouane avec comme parrain le jeune opérateur économique Abdoulaye Ndiaye « Ngalgou » natif de Mboro.
Ce dernier qui soutient beaucoup la jeunesse de son terroir dans le domaine du sport, sera ainsi honoré par cette frange de la population qui entend lui rendre la monnaie de sa pièce.
A noter que pour la finale cadette, l’Asc Ndoutte sera encore sur le devant de la scène pour affronter la Renaissance Fogny. Ce sera à 18h.

Diégane SARR

Les chocs Modou Lô-Lac de Guiers 2 et Papa Sow-Ama Baldé sont reportés à la saison prochaine. C’est ce qui ressort de la réunion à laquelle ont pris part avant-hier, le Comité national de gestion de la lutte (Cng), le ministre des Sports Matar Ba et les promoteurs Pape Abdou Fall et Assane Ndiaye.

Initialement prévu le 16 juillet dernier, le combat de lutte tant attendu entre Modou Lô et Lac de Guiers 2 aura finalement lieu le 29 octobre prochain.

La décision a été rendue publique avant-hier, à l’occasion d’une rencontre entre le Comité national de gestion de la lutte (Cng), le ministre des Sports, Matar Ba et les promoteurs Pape Abdou Fall et Assane Ndiaye de Baol Productions.

Le face-à-face entre le chef de file des Parcelles assainies et celui de l’écurie Walo a été reporté à la suite des incidents survenus au stade Demba Diop à l’occasion de la finale de la Coupe de la Ligue qui opposait l’Union sportive d’Ouakam (Uso) et le Stade de Mbour.

Lors de leur premier combat en 2011, Modou Lô et Lac de Guiers 2 s’étaient séparés sur un nul décevant laissant les amateurs sur leur faim.

Autant dire que leur prochaine affiche sera celle de la clarification.

Tombeur de Yékini en 2016, le « puncheur du Walo » vise désormais le sommet et n’entend dévier de son chemin encore moins se faire battre par son antagoniste des Parcelles assainies.
Même objectif pour « Kharagne Lô » qui, après s’être refait une santé, aux dépens de Gris Bordeaux la saison passée, compte poursuivre sa marche vers le trône.

C’est dire que les amateurs attendent avec impatience ce choc qui promet de chaudes empoignades. L’autre affiche qui a été reportée à la saison prochaine est celle qui mettra aux prises Ama Baldé et Papa Sow. Le promoteur Assane Ndiaye a décidé, de concert avec le Cng, de l’organiser le 19 novembre 2017.

Alors qu’Ama Baldé monte en puissance et rêve d’intégrer le cercle restreint des ténors, le « Puma » de Fass est en quête de rachat. Le petit frère de Ouza Sow a été battu en 2015 par Lac de Guiers 2.

Il n’aura donc pas droit à l’erreur lors de sa prochaine sortie contre le jeune lutteur de Guédiawaye. Un autre choc qui promet des étincelles !

Diégane SARR

A la fin des combats, l’homme dont les yeux pétillaient de fierté était bien le Dr Alioune Sarr, président du Cng de lutte du Sénégal. Présent à tous les combats de ses protégés, Alioune Sarr n’a pas manqué d’exprimer ses sentiments après cette razzia des lutteurs sénégalais hommes et dames. « Rendons grâce à Dieu », avait-il commencé à dire avant de souligner que « nous sommes venus au nom de notre pays et je pense qu’au soir des deux compétitions de lutte, le responsable que je suis est comblé par la qualité de la compétition, par le comportement des athlètes et de leur encadrement ».

En effet, pas moins de dix médailles d’or, deux en argent et quatre en bronze ont été remportées par la lutte. Ce n’est pas rien à son avis d’autant plus qu’au niveau de la lutte olympique le Sénégal s’est classé 4ème sur 12 pays ; seulement derrière le Canada Brunswick et la Roumanie. « Donc nous sommes passés devant de très grands pays de lutte grâce à nos deux médaillés d’or. En lutte traditionnelle, l’équipe masculine et celle féminine se sont très bien comportées. Et je réitère mon appel vers les autorités de notre pays pour leur dire que quelqu’un qui réussit une grande action doit être récompensé grandement. Les enfants se sont très bien comportés et ils ont beaucoup donné à la Nation et je pense que cette Nation doit aussi beaucoup leur apporter. Une lutteuse comme Anta Sambou est sur la bonne voie, mais elle n’est pas seule car il y a aussi Nahamie Sambou. Ce que je retiens de ces deux jeunes filles, c’est qu’elles ont préparé leur bac et elles l’ont eu et ont réussi leur compétition. Je crois que c’est ce qu’il faut encourager dans notre jeunesse, en sachant qu’on doit bien se préparer pour être un bon citoyen demain », a-t-il estimé.

Ag de l’Union des Fédérations francophones de Lutte
Alioune Sarr nommé président de la Commission de lutte africaine

En marge des compétitions des 8èmes Jeux de la Francophonie à Abidjan, l’Association des Fédérations francophones de Lutte a tenu son assemblée générale au cours de laquelle d’importantes mesures ont été prises pour le devenir de cette discipline sur le continent.

D’ailleurs, c’est à l’issue de celle-ci que le président du Cng a été nommé au niveau international comme président de la Commission de Lutte africaine. Il cumule cette fonction avec celle de vice-président chargé de la trésorerie de l’Union qui avait été mise en place il y a quatre ans à Nice. « L’objectif, c’est de renforcer les liens entre les pays francophones de lutte et surtout faire mieux pour améliorer le niveau tant en lutte olympique qu’en lutte africaine.
Le challenge est grand, mais nous avons bon espoir parce que tant au niveau de l’Union francophone qu’au niveau des présidents africains de lutte, nous avons senti le même engagement derrière nous pour mener au loin, ces deux institutions », a-t-il indiqué.

A son avis, on peut être confiant pour la lutte africaine, mais ses dirigeants doivent travailler davantage.
« Vous avez vu la participation de qualité de la Roumanie qui a obtenu deux médailles d’or, ainsi que la championne du monde de Beach-wrestling se comporter aussi bien ici ? Quand ces pays vont mieux maîtriser le comportement dans l’arène, l’Afrique devra faire attention.

J’espère que les Africains ne vont pas dormir et que nous allons améliorer les choses », a-t-il espéré.

« Nous avons bien préparé nos lutteurs sur tous les plans car nous sommes venus ici pour gagner. Donc cette qualification ne me surprend pas outre mesure et notre objectif en arrivant ici encore, c’est de permettre aux hommes et aux dames de gagner d’abord par équipes puis en individuels. Ce qui nous permettra d’engranger 9 médailles d’or et deux de bronze dans cette épreuve. En tout cas, tout le monde est concentré sur cet objectif et nous ferons tout pour y parvenir par la grâce de Dieu ».

Fêter la victoire à Guédiawaye ou aux Parcelles assainies ? Voilà la question à laquelle les deux lutteurs devront répondre au soir du 16 juillet au stade Demba Diop. Open-presse par-çi, face-à-face par-là, finies maintenant les déclarations d’intention et place au combat. Après plusieurs mois de préparation, Lac 2 et Modou Lô se feront face pour le combat de la clarification entre le puncheur du Walo et l’enfant des Parcelles assainies. En effet, chacun est pressé de croiser l’autre pour solder ses comptes. « Lac 2 va enregistrer sa seconde défaite » ; « je donne trois minutes à Modou Lô pour déclencher les hostilités, sinon… ».

Dans un camp comme dans l’autre, on cherche à faire peur, à faire monter l’adrénaline, la pression. L’arène sera en ébullition ce dimanche entre deux ténors de la lutte sénégalaise. Pour des retrouvailles, les commentaires ne manquent pas sur l’état de forme des deux lutteurs. « Lac 2 est très sournois et il cache bien ses intentions ; c’est vrai qu’il est plus lourd que son adversaire et a donc l’avantage du poids et de la rallonge, mais Modou Lô est un lutteur rapide qui surprend souvent ses adversaires au moment où on ne s’y attend pas ». Mais ce sont deux lutteurs qui prendront également toutes les précautions possibles pour ne pas tomber ; parce que tout simplement Lac 2, pour son dernier combat, avait terrassé le baobab Yékini, alors que Modou Lô s’était facilement défait de Gris Bordeaux. Ces deux victoires acquises la même année (2016), les deux lutteurs voudront donc rester sur cette trajectoire pour solder un compte vieux de six (6) ans. En effet, lors de cette confrontation, l’enfant du Walo et celui des Parcelles assainies s’étaient quittés dos à dos dans un combat épique qui n’avait pas connu de vainqueur. Demain, ce sera le choc des retrouvailles, mais aussi le combat de la clarification. Un combat technique, mais aussi tactique car chaque lutteur cherchera la faille avec le maximum de prudence. Mais déjà, puisque Modou Lô et Lac 2 ont prévu que le combat ne va pas durer, le public ne s’en délectera que davantage.

Après le Drapeau du chef de l’État la semaine dernière, la crème de la lutte traditionnelle se retrouve, ce dimanche, au stade Demba Diop à l’invitation de Luc Nicolaï. Le promoteur de la Petite Côte y organise « l’Academy mbappat » Tour avec une mise mirobolante de 10 millions de FCfa. Une manière, pour le patron de Luc Nicolaï and Co, de terminer la saison de lutte simple en beauté. Autant dire que la plupart des ténors seront de la partie demain. 

Le grand absent sera, sans doute, l’empereur de la lutte sans frappe, Reug Reug, parti aux États-Unis préparer la prochaine saison. Le poulain d’Ameth Dème avait déjà raté la 18è édition du Drapeau du chef de l’État disputé le week-end dernier à Tambacounda.  

Tout nouveau champion du Sénégal, dans la catégorie des 120 kg, Fodé Sarr, le porte-étendard de Palmarin, sera très attendu. Tout comme les autres concurrents, Pakala, Ablaye Ndiaye, le double champion de la Cedrao Mamadou Moustapha Sène et autre Thiacka Faye alias « le bus ».

Diégane Sarr

C’est avec un sentiment de satisfaction que le président du Comité national de gestion de la lutte (Cng) a assisté à la 18è édition du Drapeau du chef de l’Etat disputé le weekend dernier à Tambacounda. Dr Alioune Sarr est d’avis que le niveau technique des athlètes qui évoluent en lutte simple a beaucoup augmenté. Sous un autre rapport, il a ajouté que l’objectif est de faire de la lutte africaine, une lutte olympique.

Niveau technique des lutteurs
 « J’étais content quand j’ai vu certaines régions se singulariser par leurs belles prestations. Sauf qu’on m’a dit que les lutteurs qui défendaient leurs couleurs n’étaient pas originaires desdites régions. J’étais un peu déçu parce que ces athlètes n’habitent pas dans ces régions. Or l’esprit du Drapeau du chef de l’Etat, c’est que les lutteurs portent les couleurs de leurs régions respectives. Il faut qu’on travaille dans ce sens pour mieux relever le niveau dans toutes les régions.
J’ai commencé à regarder la lutte depuis 57 ans. J’ai assisté à mes premiers combats en 1955. J’ai vu lutter Bory Patar, Cheikh Mbaba jusqu’aux lutteurs d’aujourd’hui. En lutte traditionnelle avec ou sans frappe, les choses ont beaucoup évolué parce que la modernité a réintégré le sport avec ses avantages et ses inconvénients. Le niveau technique a bien progressé et ce que j’ai vu à l’édition de cette année le prouve. En général, on avait un lutteur qui dominait une catégorie. Après ce qui s’est passé, ma conclusion est qu’aucun lutteur ne domine aucune catégorie. Vous avez vu un grand champion comme Moustapha Sène qui a fait ses preuves au Sénégal et en Afrique, qui fait partie des rares lutteurs à avoir battu Reug Reug, se faire battre par un illustre inconnu, de la belle manière ».

Le problème de la pérennisation des acquis
« Maintenant, les régions qui organisent vont souvent en finale, ce n’est pas propre à la lutte. Quand on organise, on essaie de mettre toutes les chances de son côté. Kaffrine, Diourbel, Thiès ont tous réussi à aller en finale à domicile. Mais après qu’est-ce qui se passe ? Ces régions ont du mal à pérenniser les acquis.
Quelqu’un a soulevé le problème de la « qualité locale ».
En fait, l’envie de vaincre est telle qu’on n’amène plus des produits locaux ».

Les lutteurs de l’équipe nationale
« Mais est-ce normal d’écarter certains athlètes sous prétexte qu’ils ont duré à l’équipe nationale ? Non. Le Drapeau du chef de l’Etat est le championnat national de lutte simple. Tout athlète est libre d’y participer.

Toujours est-il que cela n’a pas empêché le spectacle d’être à la hauteur. On a vu qu’il y avait beaucoup de talents lors des combats entre Fatick et Dakar. Il faut dire d’ailleurs qu’il n’y a jamais eu autant de talents que pendant cette 18e édition. C’est le fruit de l’expérience. Il faut aussi admettre que la région de Fatick est la meilleure en lutte simple au Sénégal. Il faut qu’on soit d’accord là-dessus. Kaolack aussi a de bons lutteurs ; de même que Thiès, Diourbel. Je voudrais en profiter pour féliciter le président du Comité régional de gestion (Crg) de Thiès pour les actes qu’il est en train de poser pour la promotion de la lutte. Si tout le monde fait comme lui, bientôt la lutte sera développée dans toutes les régions.

Pesée
« Il y a une circulaire qu’on avait sortie concernant la pesée. Moi-même, j’ai fait un point de presse pour dire que nous ne tolérons aucun gramme supplémentaire. Si les lutteurs viennent en surpoids, c’est la faute à leurs encadreurs qui n’ont pas fait le travail qu’il fallait. D’ailleurs, il y avait un lutteur qui a été évacué. Il a tellement diminué son poids qu’il a piqué une crise après son combat. Les responsabilités doivent être situées au niveau des encadreurs des lutteurs. L’athlète doit être maîtrisé. Normalement en un mois, on doit pouvoir régler la question du poids pour un lutteur ; mais cela doit se faire dans les règles de l’art. Sinon l’athlète, une fois sur place, n’aura pas les capacités nécessaires pour combattre. Ensuite, il risque de perdre beaucoup d’énergie. Je lance un appel aux responsables des équipes. Le règlement est fait pour être respecté. L’émotion ne peut aller de pair avec l’encadrement d’un athlète. On ne peut pardonner à ceux qui violent délibérément le règlement. On ne pardonne qu’à ceux qui ignorent le règlement ».

Disqualification de Louga
« Des superviseurs ont été désignés pour aller dans les régions lors de la phase de sélection. Ils ont fait des rapports que nous avons exploités. Dans ce cas bien précis, il avait été dit qu’il n’y avait rien à signaler, les choses s’étaient passées normalement y compris dans la région de Louga. D’où la notion de confiance. Mais force est de constater que lors de la pesée, le Directeur technique national, Abdou Badji, et ses collaborateurs, faisant correctement les choses, ont découvert que les lutteurs de Louga, sauf un, avaient une licence en lutte avec frappe ; alors qu’il faut une licence de lutte sans frappe pour faire de la lutte sans frappe. Quand j’ai été mis au courant de l’affaire, j’ai personnellement appelé le superviseur qui m’a confirmé que les garçons ont lutté avec une licence de lutte sans frappe. J’ai convoqué tout de suite une réunion d’urgence parce que ce qu’il avait dit ne devait pas justifier l’exclusion des quatre lutteurs de Louga. J’ai donc tenu une réunion avec la Direction technique, le président du Crg de Louga ainsi que les techniciens qui ont confirmé que les lutteurs ont fait la phase de sélection avec des licences de lutte avec frappe. Je pense que le superviseur n’a pas fait son travail comme il le fallait. Au niveau du Cng, nous allons prendre nos responsabilités par rapport à ce manquement que nous trouvons extrêmement grave et à la limité irresponsable.

Manque de moyens du Crg de Tamba
« Le comité national prend en charge les dépenses majeures, le transport de région à région, l’hébergement, la nourriture etc.
Le comité local est chargé de la mise en place des infrastructures surtout au stade mais nous ne nous immisçons pas dans l’organisation du comité. Nous avons effectivement constaté des manquements à Tamba et nous étions obligés de nous substituer au comité local. C’est le Cng qui a mis en place les aires de combats, les tribunes et disons, tout ce qui était nécessaire pour une bonne organisation de la compétition. Nous allons faire le bilan et nous espérons que pareils manquements ne se reproduisent pas à Kolda puisque nous irons dans cette région l’année prochaine pour les besoins de la 19e édition du Drapeau du chef de l’Etat. Sur le plan de la communication, nous avons travaillé en étroite collaboration avec la 2Stv. Nous avons aussi fait passer 15 spots publicitaires à la Rts de Tamba. Est-ce à dire que les gens n’écoutent pas les radios ? Est-ce à dire que les gens ne regardent pas la télé ? Est-ce à dire que les gens ne lisent pas la presse ?

Lutte africaine, lutte olympique
A-t-on l’impression que le Sénégal a pris une avance sur les autres pays concernant la lutte et le règlement africains ? Je me méfie toujours de ce que j’appelle l’autosatisfaction. Il y a quelques années, on était en avance dans d’autres disciplines mais cela ne nous a pas empêché de gagner des titres continentaux voire plus. Il faut continuer à travailler.
Notre combat, c’est de faire de la lutte africaine un sport olympique mais cela doit passer par plusieurs étapes. Le football n’est pas africain.

Il faudra qu’on soit assez lucide, assez conscient pour y parvenir. Nous comptons avec nos partenaires de la Confédération africaine de lutte associée, et la Fila, poser les jalons d’une reconnaissance et ensuite progressivement aller vers le sommet.

Recueillis par Diégane Sarr


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