banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Athlétisme (61)

Double championne olympique de saut à la perche et retraitée cet été, Elena Isinbaeva continue d'occuper l'espace médiatique du sport russe. Admise au CIO en août dans la foulée de son élection à la commission des athlètes, elle s'est déclarée candidate à la présidence de la Fédération russe d'athlétisme (Araf). Hier, Isinbaeva a estimé qu'elle avait tous les arguments pour remporter l'élection : «Bien sûr que c'est réel.

Il faut qu'on agisse ensemble. Nous devons tous ensemble défendre notre pays, son honneur et sa dignité, et alors tout sera possible», a déclaré l'ex-athlète de 34 ans. L'élection doit avoir lieu le 9 décembre prochaine et l'actuel président Dmitri Chliakhtine ne devrait pas être candidat, quelques mois après avoir échoué à faire lever la suspension des athlètes russes, privés de compétition internationale par la Fédération internationale (IAAF).

«J'ai pris la décision de diriger l'Araf et de la faire revenir au sein de l'IAAF. Je suis convaincue qu'ensemble, nous arriverons à rétablir la justice et à séparer le sport de la politique», a déclaré Isinbaeva lors d'une réunion du conseil de l'Araf.

Regrouper l’élite jeune des fédérations nationale d’athlétisme, de boxe, de tennis, de tennis de table, de lutte, de taekwondo, de judo, de karaté, de canoë-kayak et de gymnastique ! Tel est l’objet du rassemblement qui sera lancé demain à partir de 10 heures au salon d’honneur du stade L. S. Senghor, par le ministre des Sports Matar Bâ.
Cette initiative officiellement désignée comme « Génération 2024 » s’inscrit dans le cadre de la nouvelle politique sportive du Sénégal, fruit d’une large concertation et d’un consensus entre l’Etat et le mouvement sportif. Et elle vise à cultiver la relève dans différentes disciplines sportives, à travers une prise en charge effective de la catégorie jeune.

Rio a fermé hier ses Jeux paralympiques, les tout premiers d'Amérique latine qui s'annonçaient comme un fiasco mais qui ont réussi à séduire le public, néanmoins endeuillé par le décès d'un cycliste à la veille de la clôture au Maracana. Après onze jours de compétitions dominées par la Chine, la cérémonie de clôture de cette XVe édition des Jeux paralympiques d'été, organisés près de trois semaines après les JO, a débuté à 20H00 locales (23H00 GMT). En fin de soirée, après un spectacle de deux heures mettant à l'honneur la musique brésilienne, la vasque s’est éteinte et Rio a passé le flambeau à Tokyo, ville organisatrice des Jeux en 2020.

Mais l'ambiance dans le temple du football, archicomble pour la cérémonie d'ouverture, n’était pas à la fête. Une minute de silence a été observée en hommage à Bahman Golbarnezhad, un Iranien de 48 ans décédé samedi alors qu'il participait à une épreuve de cyclisme sur route. Un « accident tragique » et « la toute première mort sur des Jeux paralympiques », selon le président du Comité paralympique international (IPC), Philip Craven, qui a adressé ses condoléances à la famille du défunt et à la délégation iranienne. 

Les drapeaux iraniens et paralympiques ont été mis en berne dans le village des athlètes et sur le « Rio Centro », enceinte sportive qui accueillait hier la finale de volley-ball assis entre l'Iran et la Bosnie-Herzégovine.

(AFP)

Condamné en juillet dernier, en appel, à une peine de six ans de prison pour le meurtre de Reeva Steenkamp, tuée de quatre balles la nuit de la Saint-Valentin 2013, Oscar Pistorius pourrait voir son séjour en prison durer plus longtemps. Le parquet sud-africain a en effet annoncé jeudi son intention de saisir directement la Cour suprême d'appel du pays pour contester la condamnation de l'ancien athlète.  «J'ai été informé par les procureurs en charge du dossier qu'ils allaient saisir demain (vendredi) la Cour suprême d'appel», a déclaré le porte-parole du parquet, Luvuyo Mfaku.

Le procureur en charge du dossier, Gerrie Nel, avait qualifié cette condamnation de six ans de «scandaleusement clémente» après le jugement. Conformément à la procédure pénale sud-africaine, il avait une première fois demandé de faire appel devant la Cour suprême en sollicitant la magistrate qui avait prononcé le verdict. Mais celle-ci, Thokozile Masipa, avait rejeté sa requête le mois dernier. «Je ne suis pas persuadée que cet appel ait une chance raisonnable de succès et qu'un autre tribunal puisse arriver à des conclusions différentes», avait-elle justifié.

Le judoka argentin Jorge Lencina, septième chez les moins de 90 kg samedi aux Jeux paralympiques de Rio de Janeiro, a été disqualifié pour « violation des règles antidopage », a annoncé hier le Comité paralympique international (Ipc). Le test d'urine de Lencina, 40 ans, a révélé la présence de clomifène, une substance prohibée et inscrite sur la liste de l'Agence mondiale antidopage (Ama), selon un communiqué de l'Ipc. Le contrôle avait été effectué hors-compétition le 8 septembre. « En conséquence, il a été disqualifié de sa septième place obtenue le 10 septembre et provisoirement suspendu », a indiqué l'Ipc. Son accréditation lui a également été retirée et le sportif a dû quitter le village olympique.

Il s'agit du deuxième cas de dopage à ces Jeux paralympiques après la suspension dimanche pour huit ans de l'haltérophile saoudien Mashal Alkhazai, pour une seconde infraction au code mondial antidopage. Celui-ci n'avait pas encore participé à son épreuve. Les Jeux paralympiques se déroulent en l'absence des sportifs russes.

(AFP)

L'Etat russe n'a aucun lien avec les hackers russes du groupe Tsar Team (APT28), alias "Fancy Bears", qui ont piraté la base de données de l'Agence mondiale antidopage (Ama) et révélé des éléments concernant notamment les sœurs Venus et Serena Wiliams, a affirmé hier le ministre des Sports russe Vitali Mutko. "Non! Comment, comment ?", s'est insurgé M. Mutko à Athènes, où il se trouvait pour l'élection du nouveau président de l'Union européenne de football (Uefa), en tant que président de la Fédération russe de football, une autre de ses casquettes. 

"Comment pouvez-vous dire que ce sont des pirates informatiques de Russie ? Vous accusez la Russie pour tout", s'est exclamé M. Mutko, en affirmant que la Russie également "est très inquiète car les hackers ont les mêmes informations concernant des athlètes russes".

"Nous aussi nous pouvons être des victimes", a-t-il ajouté, au lendemain de la publication de données confidentielles volées dans la base de données de l'Ama et concernant quatre Américaines, les joueuses de tennis Venus et Serena Williams, la quadruple championne olympique de gymnastique artistique Simone Biles et la basketteuse Elena Delle Donne. Selon le ministre russe, le droit russe prévoit une protection des données informatiques et toute personne convaincue de piratage informatique peut être poursuivie.

(AFP)

Globalement, les athlètes africains ont tiré, à Rio 2016, les leçons des performances moyennes de Londres 2012. La Team Africa, au nombre de 1025 athlètes issus des 54 comités nationaux africains, a dignement représenté le continent dans les joutes olympiques de Rio 2016. 45 médailles remportées (record de Pékin 2008 avec 40 médailles) et deux records du monde avec le sud-africain Wayde Van Nierk (400 m) et l’éthiopienne Almaz Ayana (10.000 m) qui permettent ainsi à l’Afrique de réaliser les meilleurs Jeux olympiques de son histoire.

L’autre bataille maintenant, l’Afrique doit la mener contre la « fuite des muscles », c’est-à-dire retenir ses meilleurs athlètes qui prennent la nationalité étrangère, privant ainsi leur pays d’origine de médaille certaine. Au sein de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa), on réfléchit sur ce phénomène, hélas en nette croissance. Et le président de l’Acnoa, l’intendant-général Lassana Palenfo, lors d’une interview avec le site de l’instance olympique africaine, n’a pas manqué de le déplorer. « L’Afrique est un important vivier de sportifs. Seulement, ceux-ci, au lieu de compétir pour leur pays, prennent les nationalités étrangères et vont glaner des médailles pour ces Etats. Les gouvernements et les Cno doivent créer des conditions optimales pour intéresser nos athlètes avec des programmes concertés de suivi des carrières des sportifs de haut niveau et des stratégies à l’échelle nationale afin de permettre de ralentir cette fuite de talents », a-t-il estimé.

C’est pourquoi aussi, jetant un pont entre Rio 2016 et Tokyo 2020, le patron de l’olympisme africain a indiqué que le rendez-vous au Pays du Soleil Levant n’est plus très loin. Et que prioritairement, il faut préserver les acquis et surtout améliorer les performances de Rio 2016. « C’est maintenant qu’il faut commencer à préparer Tokyo 2020. Les différents acteurs du sport doivent comprendre que les Jeux olympiques se préparent au moins en quatre ans et non en quelques mois. Gouvernements, Cno et fédérations sportives nationales doivent se mettre en synergie pour préparer Tokyo de manière concertée », a-t-il renchéri. A son avis, le premier challenge est la qualification des athlètes. Pour cela, il a souligné que ceux-ci doivent être mis dans de bonnes conditions de préparation pour atteindre les minimas nécessaires.

« Pour sa part, l’Acnoa va, à travers des actions multiformes, contribuer pour une préparation optimale de l’Afrique à ces Jeux de Tokyo. D’ores et déjà, j’entends proposer aux Cno membres que l’enveloppe allouée par notre institution pour ce dessein soit revue à la hausse et déboursée le plus tôt. Par ailleurs, les Cno doivent profiter des crédits qui sont mis à leur disposition par la Solidarité olympique pour concevoir des projets ambitieux et réalistes afin de développer le sport dans leur pays respectifs. Les gouvernements ne doivent plus miser sur les seuls sportifs collectifs, surtout le football, mais sur une large palette de sports. Car, ne l’oublions pas, il n’y a pas autant de médailles que de joueurs, mais une seule médaille pour chaque victoire. Ce n’est qu’à ce prix que nous irons à Tokyo avec un maximum d’espoir », a-t-il conseillé.

C. F. KEITA

Gana Ndione, le DTN du handisport avait du mal à cacher sa déception, hier soir. Contacté par téléphone pour commenter la performance de « son » athlète Youssoupha Diouf, classé 7ème de la finale du lancer de javelot assis aux Jeux paralympiques de Rio, le technicien a reconnu qu’il « s’attendait au moins à une troisième place ». Un optimisme fondé sur le classement de son protégé, 4ème de sa spécialité aux derniers championnats du monde. Et « qui a bénéficié de réels efforts pour bien se préparer en Italie où il est établi ». Toutes choses qui font que Gana Ndione attendait au moins une médaille de bronze de Youssou Diouf. « Mais, les autres ont aussi travaillé au même titre que nous ». S’il est déçu que son athlète n’ait pas décroché de médaille, le DTN du handisport ne l’est pas de la performance de son lanceur de javelot. Il s’est même félicité que celui-ci ait passé le premier tour et ait battu son record d’Afrique qu’il avait établi l’année dernière aux Jeux africains de Brazzaville avec un peu plus de 41 mètres.

Or, avant-hier, Youssou Diouf a porté sa meilleure marque à 42,83 mètres. Mais, pour Gana Ndione, le meilleur est à venir avec cet athlète de 30 ans. Car, d’après lui, « en handisports, on peut compétir jusqu’à près de 40 ans, car ici, ce ne sont pas les muscles des jambes qui sont sollicités, mais plutôt ceux des membres et du train supérieur ». Et pour lui, le meilleur africain au lancer de javelot assis « peut nous valoir de réelles satisfactions à l’avenir ». Peut-être dans le court terme, si pour les Jeux de la Francophonie de l’année prochaine à Abidjan, sa discipline est inscrite au programme. En effet, précise le technicien, « c’est au pays hôte de déterminer certaines disciplines à l’agenda ». Quant à Dague Diop, l’autre athlète sénégalaise en lice dans ces Jeux paralympiques, Gana Ndione n’en attend pas des merveilles. Présente à titre d’invitée, la spécialiste des lancers de poids et de disque est à Rio juste pour apprendre. Déjà, elle a été éliminée au lancer du poids pour avoir terminé 8ème sur 12 et pour sa deuxième épreuve (lancer de disque), demain, elle pourrait connaître d’entrée le même sort.

B.K.N

La Chine a poursuivi sa nette domination des Jeux paralympiques de Rio avec sept nouveaux titres, hier, à la mi-journée, pour un total de 126 médailles, soit deux fois plus que son dauphin britannique (68 et 31 ors). Si les Chinois ont encore enlevé cinq médailles en athlétisme, dont trois en or, ils n'ont pas pu imposer leur loi en tennis de table avec un seul titre en cinq épreuves. Aux JO-2016, les représentants de l'Empire du milieu avaient raflé les quatre titres mis en jeu à Rio, signant au passage leur troisième Grand Chelem d'affilée après le carton plein à Pékin-2008 et Londres-2012. Parmi les titres en tennis de table qui ont échappé aux Chinois, l'un est allé au Français Fabien Lamirault, en bronze à Londres il y a quatre ans et champion du monde et d'Europe en titre. Au stade olympique, le public carioca s'est encore enflammé pour pousser à la victoire son relais 4x100 m R11/T13 qui a propulsé le pays-hôte dans le groupe des cinq pays à avoir décroché dix titres ou plus à Rio. Le Brésil est précédé de l'Ukraine, 3e avec 65 médailles dont 23 en or et des Etats-Unis (50, 18 ors), la Chine et la Grande-Bretagne se trouvant un peu à part...

(AFP)

Abdellatif Baka a été sacré, lundi, champion paralympique du 1500 m, dans la catégorie T13 (malvoyants), au terme d'une course incroyable où les quatre premiers athlètes ont réalisé un meilleur temps que le champion olympique Matthew Centrowitz.

Partie sur un rythme effréné, la finale paralympique du 1500 m dans la catégorie T13, celle des malvoyants, a largement surpassé celle des Jo, trois semaines plus tôt. L'Algérien Abdellatif Baka, en or, a ainsi franchi la ligne avec un meilleur temps (3'48''29) que celui du champion olympique de la spécialité, Matthew Centrowitz (3'50''00). Et il n'est pas le seul : l'Ethiopien Tamiru Demisse (3'48''59), deuxième, et le Kényan Henry Kirwa (3'49''59), troisième, ont également fait mieux.

Pour 16 centièmes, même l'Algérien Fouad Baka, au pied du podium, aurait été sacré champion olympique (3'49''84). Il est important de préciser que la finale des Jo a été une course lente, très tactique, où tout s'est joué dans les 400 derniers mètres.

Il faut ainsi remonter à 1932 pour retrouver un chrono gagnant aussi "faible".  

Le chrono de Centrowitz aux Jo ne reflète pas son niveau réel : son record personnel est de 3'30''40. La performance d'Abdellatif Baka n'en demeure pas moins impressionnante : nouveau détenteur du record du monde, il a réalisé un temps inférieur de 16 secondes seulement au record olympique de Noah Ngeny (2000).

Il a également offert à l'Algérie son premier titre paralympique cette année à Rio.

L’équipe.fr

Si la communauté internationale détourne les yeux, l'Ethiopie risque de vivre une "terrible tragédie", a mis en garde hier à Washington le marathonien qui a dénoncé aux jeux Olympiques de Rio la répression menée par le régime d'Addis-Abeba. "Personnellement, j'ai extrêmement peur que cela prenne une dimension ethnique. Vous pourriez voir un scénario comme au Rwanda, où les groupes ethniques se dressent les uns contre les autres", a prévenu Feyisa Lilesa, vêtu d'un costume sombre. Le coureur de fond, réfugié aux Etats-Unis, a tenu sa première grande conférence de presse depuis qu'il a stupéfié l'athlétisme mondial en croisant les poignets juste après avoir remporté sa médaille d'argent à Rio. Un geste utilisé lors de récentes et importantes manifestations antigouvernementales violemment réprimées en Ethiopie. 

"Au moment où je vous parle, le gouvernement éthiopien tue, emprisonne et opprime son propre peuple", a décrit avec gravité le jeune homme de 26 ans, devenu en quelques secondes un héros pour les millions de membres de son ethnie, les Oromo. "Le gouvernement a ouvert le feu sur des manifestants pacifiques défendant leurs droits. Plus d'un millier de personnes ont trouvé la mort dans les manifestations. D'autres ont été poussées à l'exil et ont été massacrées dans les déserts de Libye. Encore bien davantage ont fini par nourrir les poissons de la Méditerranée", a poursuivi Feyisa Lilesa. A Rio, le marathonien avait franchi la ligne d'arrivée en deuxième position avec les bras croisés au-dessus de sa tête, comme s'ils étaient ligotés. Il avait ensuite récidivé lors de la cérémonie de remise des médailles et déclaré en conférence de presse craindre un retour au pays. L'Ethiopie est actuellement en proie à un mouvement de contestation antigouvernementale sans précédent depuis une décennie, qui a commencé en région oromo (centre et ouest) au mois de novembre et qui s'est étendu depuis quelques semaines à la région amhara (nord).

Ces deux ethnies représentent environ 60% de la population éthiopienne et contestent de plus en plus ouvertement ce qu'ils perçoivent comme une domination sans partage de la minorité des Tigréens, issus du nord du pays.

AFP

Les nouvelles analyses des échantillons sanguins prélevés lors des Jeux olympiques 2008 et 2012 se poursuivent, avec encore de nouvelles suspensions infligées. Le Comité international olympique (Cio) a annoncé, hier, que quatre athlètes russes avaient été contrôlés positifs et donc, suspendus. Le nom le plus important : Maria Abakumova, la lanceuse de javelot, seule des quatre cas concernés à avoir obtenu une médaille aux Jo, en 2008 (argent). Les autres athlètes concernés sont Inga Abitova (10.000 m) et Denis Alexeev (400 m) lors de leur participation aux Jeux de Pékin, et Ekaterina Gnidenko (cycliste sur piste) à Londres, en 2012.

Si la communauté internationale détourne les yeux, l'Ethiopie risque de vivre une "terrible tragédie", a mis en garde hier à Washington le marathonien qui a dénoncé aux jeux Olympiques de Rio la répression menée par le régime d'Addis-Abeba. "Personnellement, j'ai extrêmement peur que cela prenne une dimension ethnique. Vous pourriez voir un scénario comme au Rwanda, où les groupes ethniques se dressent les uns contre les autres", a prévenu Feyisa Lilesa, vêtu d'un costume sombre. Le coureur de fond, réfugié aux Etats-Unis, a tenu sa première grande conférence de presse depuis qu'il a stupéfié l'athlétisme mondial en croisant les poignets juste après avoir remporté sa médaille d'argent à Rio. Un geste utilisé lors de récentes et importantes manifestations antigouvernementales violemment réprimées en Ethiopie.

"Au moment où je vous parle, le gouvernement éthiopien tue, emprisonne et opprime son propre peuple", a décrit avec gravité le jeune homme de 26 ans, devenu en quelques secondes un héros pour les millions de membres de son ethnie, les Oromo. "Le gouvernement a ouvert le feu sur des manifestants pacifiques défendant leurs droits. Plus d'un millier de personnes ont trouvé la mort dans les manifestations. D'autres ont été poussées à l'exil et ont été massacrées dans les déserts de Libye.

Encore bien davantage ont fini par nourrir les poissons de la Méditerranée", a poursuivi Feyisa Lilesa. A Rio, le marathonien avait franchi la ligne d'arrivée en deuxième position avec les bras croisés au-dessus de sa tête, comme s'ils étaient ligotés. Il avait ensuite récidivé lors de la cérémonie de remise des médailles et déclaré en conférence de presse craindre un retour au pays. L'Ethiopie est actuellement en proie à un mouvement de contestation antigouvernementale sans précédent depuis une décennie, qui a commencé en région oromo (centre et ouest) au mois de novembre et qui s'est étendu depuis quelques semaines à la région amhara (nord). 

Ces deux ethnies représentent environ 60% de la population éthiopienne et contestent de plus en plus ouvertement ce qu'ils perçoivent comme une domination sans partage de la minorité des Tigréens, issus du nord du pays.

(AFP) 

L'Américaine Sandi Morris a offert à l'athlétisme un dernier frisson en devenant la 2e femme de l'histoire à franchir en plein air la barre mythique des 5 m à la perche, pour la clôture de la Ligue de diamant 2016, hier à Bruxelles. Il était tard et les cérémonies protocolaires avaient commencé dans le stade Roi Beaudoin. La dernière livrée du circuit majeur des meetings d'athlétisme avait jusqu'alors confirmé que l'athlétisme mondial, doucement mais sûrement, commençait à ressentir les courbatures des jeux Olympiques de Rio, terminés trois semaines seulement auparavant. C'est alors que, depuis son perchoir placé en virage, l'Américaine de 24 ans en a décidé autrement. La médaillée d'argent de Rio a d'abord amélioré d'un centimètre sa meilleure performance mondiale de la saison pour la porter à 4,94 m. Puis, dans la foulée et malgré un premier échec, s'est offert le droit d'inscrire son nom dans l'histoire.

5,00 m ! Personne, à part la Tsarine de la perche la Russe Yelena Isinbayeva n'avait jamais franchi cette hauteur mythique en plein air, elle qui a porté le record du monde à 5,06 m en 2009. Seule une autre Américaine, Jennifer Suhr, a elle aussi tutoyé ces hauteurs mais en salle (record du monde à 5,03 m le 30 janvier dernier). Avec 5,00 m, et malgré trois échecs ensuite à 5,07 m, Morris comble un vide et offre de nouvelles perspectives à la discipline, qui se cherche une nouvelle reine. 

Le sprint féminin possède lui aussi un visage pour l'avenir, avec la Jamaïcaine Elaine Thompson. Reçue 12 sur 12: Thompson n'aura pas fait de cadeau cette année, invaincue tout au long de la saison sur 100 m et portée en triomphe à deux reprises à Rio (100 et 200 m). Et dans une ambiance festive à faire pâlir n'importe quelle journée d'athlétisme aux derniers Jeux, Thompson s'est même offert le privilège de devenir la première femme de l'histoire à enchaîner quatre 100 m de suite sous les 10 sec 8/10e.

L'Ethiopienne Almaz Ayana, pour sa 3e tentative de la saison, n'aura donc pas réussi à s'approprier le record du monde du 5000 m, avec une victoire en 14 min 18 sec 89/100e, 8e chrono de tous les temps, mais à 7 secondes du temps référence de sa compatriote Tirunesh Dibaba (14:11.15 en 2008).
"Je suis très fatiguée", a confirmé la timide Ethiopienne, rentrée au pays après son or sur 10.000 m (avec record du monde battu de plus de 14 sec), et son inexplicable 3e place sur le 5000 m des JO après s'être effondrée dans le dernier kilomètre. Même constat sur le 3000 m steeple, remporté par le Kényan Conseslus Kipruto (8:03.74) mais qui n'a jamais pu s'approcher du record du monde espéré (7:53.63). Comme Thompson et Ayana, Kipruto se consolera avec les 40.000 dollars US de la ligue de diamant de la discipline. De quoi s'offrir de belles vacances.

Le palmarès 2016  
MESSIEURS . 100 m: Asafa Powell (JAM) . 200 m: Alonso Edward (PAN) . 400 m: Lashawn Merritt (USA) . 800 m: Ferguson Rotich (KEN) . 1500 m:  Asbel Kiprop (KEN) . 5000 m: Hagos Gebrhiwet(ETH) . 3000 m steeple: Conseslus Kipruto (KEN) . 110 m haies: Orlando Ortega (ESP) . 400 m haies: Kerron Clement (USA) . Longueur: Fabrice Lapierre (AUS) . Triple saut: Christian Taylor (USA) . Hauteur: Erik Kynard (USA) . Perche: Renaud Lavillenie (FRA) . Poids: Tom Walsh (NZL) . Disque: Piotr Malachowski (POL). Javelot: Jakub Vadlejch (CZE)
 DAMES . 100 m: Elaine Thompson (JAM) . 200 m: Dafne Schippers (NED) . 400 m: Stephenie Ann Mc Pherson (JAM) . 800 m: Caster Semenya (RSA) . 1500 m: Laura Muir (GBR) . 5000 m: Almaz Ayana (ETH) . 3000 m steeple: Ruth Chebet (BRN) . 100 m haies: Kendra Harrison (USA) . 400 m haies: Cassandra Tate (USA) . Longueur: Ivana Spanovic (SRB) . Triple saut: Catherine Ibarguen (COL) . Hauteur: Ruth Beitia (ESP) . Perche: Ekaterini Stefanidi (GRE) . Poids: Valerie Adams (NZL) . Disque: Sandra Perkovic (CRO) . Javelot: Madara Palameika (LAT)

Fermez le ban ! Le Memorial Van Damme clôture aujourd’hui à Bruxelles la saison 2016 de Ligue de diamant d'athlétisme en espérant voir tomber deux records du monde, rien que ça, pour la 40e édition du rendez-vous hommage au Belge Ivo Van Damme.
Pour l'anniversaire, le Memorial met les petits plats dans les grands. En tribune d'abord, avec la présence annoncée du Roi Philippe, sa première en tant que souverain, lui qui est déjà venu à cinq reprises en tant qu'héritier.

Lors de sa première visite en 1983, il avait même reçu une paire de pointes des mains de Carl Lewis. Prestige.
Sur la piste, le plateau s'annonce aussi royal, malgré l'absence de Bolt, parti en vacances dès la fin des JO. Pour cette deuxième partie des finales de la Ligue de diamant 2016, 41 médaillés olympiques seront présents, dont 13 champions de Rio. Les 16 derniers vainqueurs de la Ligue de diamant de leurs disciplines seront connus à l'issue du meeting, s'ajoutant aux 16 premiers déjà établis à Zurich le 1er septembre, théâtre des premières finales. Surtout, deux tentatives de record du monde sont programmées au stade du Roi Beaudoin.

Chez les dames d'abord avec le 5000 m et l'Ethiopienne Almaz Ayana, qui a pulvérisé celui du 10.000 m lors des JO de Rio, avant de craquer sur la plus courte distance (3e seulement). La marque appartient actuellement à sa compatriote Tirunesh Dibaba (14:11.15) depuis 2008 et le meeting d'Oslo. Chez les messieurs également, une tentative de record aura lieu sur le 3000 m steeple, où le nouveau prodige kényan Conseslus Kipruto tentera d'améliorer la marque du Qatari d'origine kényane Saif Saaeed Shaheen (anciennement Stephen Cherono) justement établie dans ce stade du Roi Baudoin en 2004 (7:53.63). La marche paraît grande, pour lui qui n'a encore jamais enregistré de chrono sous les 8 minutes. Mais un prodige reste un prodige.

Les ambitieux se sont également invités sur un 1500 m messieurs de très haute volée, qui sera d'autant plus symbolique qu'il s'agissait d'une des épreuves fétiches du Belge Ivo Van Damme, double médaillé d'argent sur 800 et 1500 m aux JO de Montréal en 1976.
Pour le 40e anniversaire du Memorial, créé en hommage au fondeur belge décédé dans un accident de la route à 22 ans six mois après ses exploits olympiques, les organisateurs voudront marquer le coup.

(AFP) 

En gagnant la médaille d’or du 10 000 à rio, l'Éthiopienne Almaz Ayana n'a pas seulement explosé – de 14 secondes – le record du monde de la Chinoise Wang Junxia qui datait de 1993. Elle est également entrée dans l'histoire de l'athlétisme féminin. Un groupe de statisticiens a essayé de placer cette performance dans l'histoire, en utilisant un système de comparaison complexe, pour finalement estimer que son 10 000m était la cinquième meilleure performance de tous les temps d'une athlète. Le record du monde du 100m réalisé par Florence Griffith-Joyner en 1998 (10"49) occupe la première position du classement.

Almaz Ayana, qui va terminer sa saison demain lors du meeting de Bruxelles, dernière étape de la Ligue de diamant, ne compte pas s'arrêter là. Elle va tenter de battre le record du monde du 5000m (14'11"15) détenu par sa compatriote Tirunesh Dibaba depuis 2008. Ayana s'en est déjà grandement approchée lors du meeting de Rome au mois de juin, en signant un chrono de 14'12"59.

Deux athlètes défendront les couleurs nationales aux Jeux paralympiques de Rio 2016 (7-18 septembre). L’un pour essayer de décrocher une place sur le podium le 12 septembre et l’autre, à défaut d’y figurer, pour emmagasiner encore de l’expérience le 15 septembre. Youssoupha Diouf, spécialiste du javelot assis et Ndack Diop qui excelle dans le lancer du poids et du disque sont déjà à Rio depuis le 30 août dernier pour se préparer en direction de ces jeux réservés aux personnes handicapées.

Avec eux, le Sénégal a des chances de briller à Rio 2016. C’est la conviction du président du comité national provisoire handisport, Santi Sène Hagne, qui se fonde sur les performances de ses deux athlètes «de très haut niveau ». « Nous pensons très sincèrement que compte tenu du travail effectué et de l’encadrement dont il a bénéficié, Youssoupha Diouf peut nous valoir de grandes satisfactions et même un podium, vu qu’il a été mis dans d’excellentes conditions de préparation et de participation », a déclaré Santi Hagne optimiste.

En fait, Youssoupha Diouf a été 4e mondial dans sa catégorie aux derniers Jeux mondiaux de Doha au Qatar, champion d’Afrique avec à la clé le record africain (40m24). Quant à Ndack Diop, spécialiste du lancer du javelot et du poids, elle est 3e au plan africain. Elle a pu bénéficier d’une invitation (wild card) compte tenu de ses performances sur le continent. Mais son palmarès est quand même riche en exploits : d’abord dans les épreuves de course à pied où elle a débuté sa carrière et s’est s’imposée en participant aux championnats d’Afrique au Burkina, en 2005 avec à la clé deux médailles d’argent sur 100 et 800m.

Ce sont les deux premières d’une longue liste de médailles : deux en or sur les mêmes distances aux Championnats d’Afrique de 2007 en Mauritanie, une en argent au meeting de Paris en 2008 sur 1500m, deux en or sur 100 et 800m aux Championnats d’Afrique de 2009 au Niger en plus du titre de meilleure athlète de la compétition. En 2011, aux Championnats d’Afrique au Cameroun, elle réalise les mêmes performances, avec un autre titre de meilleure athlète du tournoi. Elle a aussi participé aux Jeux paralympiques de Pékin en 2008. Mais elle a terminé à la dernière place de son unique course.

Après les Jeux africains 2011 au Mozambique où elle avait fini 4ème, elle décide de délaisser la course pour s’orienter vers le lancer du poids et du disque. « C’est pour l’aider à améliorer ses records et à tutoyer les meilleurs en Afrique » que cette fille sera alignée à Rio.

« Mais l’objectif, c’est aussi, selon M. Hagne, le rayonnement et le développement de handisport ». Car, à l’image de ces deux athlètes, d’autres jeunes viendront grossir les rangs des athlètes paralympiques. « Ce qui nous permettrait sans doute pour les prochains Jeux à Tokyo d’avoir une délégation plus étoffée », a ajouté Santi Hagne.

C. F. KEITA

Santi Séne Hagne, président du CNP handisport : Un homme de défis…
Santi Sene Hagne president du CNP handisportAprès trois participations aux Jeux paralympiques (Athènes 2004, Pékin 2008, Londres 2012), le handisport sénégalais participera cette année, à Rio, à sa 4e olympiade. Selon M. Santi Sène Hagne, président du comité national provisoire handisport, c’est dans le haut niveau qu’on forge un athlète qui, demain, peut prétendre gagner des médailles. M. Hagne, en homme de défis, a depuis des années inscrit le handisport sénégalais sur une trajectoire continentale, voire mondiale.

Tout a commencé lors des Jeux Africains de 1999 à Johannesburg. « Il y avait quelques épreuves de handisport. J’ai alors fait le pari que pour les jeux suivants, nous serions présents et nous avons été présents à Abuja en 2003. De la même manière nous avons assisté en tant que président aux championnats du monde d’athlétisme ; j’avais fait le pari de qualifier des athlètes pour les championnats suivants et nous avons été aux championnats du monde d’athlétisme de Lille. C’est la même chose quand je suis allé à Sydney aux JO de 2000 et j’ai vu qu’il y avait les paralympiques, j’ai dit que dans quatre ans nous ferons le pari d’être présents. Et nous avons été présents à Athènes », a révélé le président de handisport avec un brin de fierté.

Si bien qu’aujourd’hui, « nous avons commencé à acquérir l’expérience avec des athlètes sur lesquels nous ne fondions pas d’espoirs de médailles. Les dirigeants ont aussi acquis des connaissances pour mieux préparer nos athlètes qui peuvent viser les podiums. A l’image de Youssoupha Diouf, qui, de tous les athlètes olympiques ou paralympiques sénégalais, est le mieux placé au ranking mondial », a-t-il indiqué. Cependant, a-t-il tenu à préciser, « les médailles tiennent parfois à très peu de choses : la vitesse ou l’orientation du vent, la forme au jour-j, etc. » Toutes choses qu’il espère favorables à Youssou Diouf, la plus grosse chance sénégalaise de médaille, afin qu’il revienne de Rio auréolé de gloire.

C. F. KEITA

 

 

Le Conseil de la Confédération africaine d’athlétisme s’est tenu hier à Dakar. Les 24 membres de la structure se sont penchés sur les questions de l’heure. Avec une place centrale accordée aux nouvelles réformes qui doivent régir la gouvernance de l’athlétisme mondial. Sur ce point, le président de la Caa a souligné que l’Afrique peut légitimement espérer jouer un rôle important du fait de sa représentativité.

Les nouvelles réformes de la gouvernance de l’athlétisme mondial ont occupé une place centrale dans les assises de Dakar. Des mutations que veulent opérer les responsables de la discipline pour améliorer la gestion de l’athlétisme. « Nous sommes dans un processus de réformes au niveau de l’Iaaf ; un processus qui voudrait donner un peu plus de place à la femme. Cela veut dire d’ici 2019, nous devons porter le nombre de femmes de 6 actuellement à 9 ; et en 2023, nous devons arriver à la parité totale : 13 femmes et 13 hommes», a dit le président Kalkaba Malboum. Pour lui, cette réforme a aussi pour objectif de créer des organes nouveaux et d’abord de renforcer l’axe central de politique qui est gérée par les fédérations, c’est-à-dire le Congrès, le Conseil et le Bureau exécutif. Car, à côté de cela, l’instance veut créer des structures qui veillent à la protection de la morale et de l’éthique et renforcer l’aspect gestion technique qui est la mission du Secrétariat général.

Ce qui devrait « permettre à l’Iaaf d’avoir un président qui a les pouvoirs plus dilués. C’est ainsi, le bureau exécutif doit prendre davantage les décisions que le président lui-même qui engage l’organisation ». Au cours des débats, la question de la place de l’Afrique dans ce processus a été posée. Et le président de souligner que des idées ont été avancées et que la Caa n’a pas encore conclu sur ce sujet, de ce que l’Afrique attend de cette réforme. Mais déjà, M. Kalkaba estime qu’au vu de son poids avec ses 54 membres, soit 25% du total, « notre représentativité devrait tenir compte de cet effectif. Aussi nous contribuons beaucoup par les résultats ». Il dit espérer que la présence africaine dans la gestion de ce sport mondial devrait être reconnue et prise en compte. Le dopage a failli coûter au Kenya une absence de ses athlètes aux derniers Jeux olympiques. Tout comme le Maroc ou l’Ethiopie. Ce qui aurait amoindri les chances africaines.

Mais sur la question, le patron de la Caa pense que l’Afrique est plus victime qu’acteur de ce fléau. Car pour lui, nos athlètes n’ont pas le savoir-faire ni le niveau pour se doper et que « autour d’eux, il y a des managers qui sont dans leur grande majorité des Européens qui les font courir pour en retour, avoir des ressources à gagner de leurs prestations. Donc on peut penser, sans en avoir la preuve, que ce sont les managers qui les incitent à prendre des produits. Parce que ces produits ne sont pas fabriqués dans nos laboratoires sur le continent ». Cela n’empêche pas que des mesures sont prises pour éradiquer ce phénomène. En plus de l’appui que sollicite M. Kalkaba « pour faire face à cette situation que nous subissons pour ne pas nous rendre spécialement responsables, notre volonté de ne pas accepter le dopage et de le combattre avec notre dernière énergie est affirmée ».

Il a ainsi noté la mesure prise par le gouvernement kenyan de voter une loi criminalisant la pratique. Aussi, soutient-il, il y a eu plus de contrôles anti-dopage aux derniers Championnats d’Afrique de Durban tout comme sur la route des JO. « On a fait deux fois ce qu’on avait l’habitude de faire en matière de contrôles. Tous les athlètes de pays comme l’Ethiopie et le Kenya ont été systématiquement contrôlés ». Autres fléaux contre lesquels il convient de lutter, la manipulation de l’âge chez les plus jeunes ou les paris sportifs.

Ousseynou POUYE

Le point de presse organisé en marge du Conseil a été l’occasion pour le président de la Caa de lister toutes les manifestations prévues jusqu’en 2020. C’est ainsi que Bata en Guinée équatoriale organisera les Championnats d’Afrique des cadets (U18) en 2017. La même année, Oran (Algérie) abritera la compétition chez les juniors (U20).

En 2018, c’est Lagos (Nigéria) qui accueillera les Championnats séniors alors que Chlef (Algérie) accueillera les Championnats de Cross-country. Pour 2019, Kalkaba Malboum soutient que « nous sommes en pourparlers avancés avec la Côte d’Ivoire pour accueillir les Championnats cadets à Abidjan ou une autre ville et le Congo est intéressé pour accueillir les juniors ». Pour 2020, Alger a été désignée pour abriter les Championnats séniors alors que la Confédération négocie avec la Tanzanie et le Rwanda pour Championnats de Cross-country. « Donc jusqu’en 2000, nos grandes manifestations sont placées et nous devons noter avec satisfaction que notre effort de promouvoir des meetings ». Sur ce point, M. Kalkaba rappelle que l’Afrique en compte deux avec Rabat qui est passé Diamond League cette année pour faire partie des 14 meetings du monde et Dakar qui est World Challenge. La première édition tenue à Rabat i a selon lui, montré des atouts certains à l’évaluation.

D’où son appel à poursuivre dans d’autres régions du continent. C’est dans ce sens qu’il souligne avoir été à Cape Town après les Championnats de Durban pour voir comment y tenir un meeting dans la perspective qu’il puisse devenir un rendez-vous de la Diamond League. « On est en réflexion sur ce projet pour faire en sorte que l’athlète qui court en Afrique puisse gagner de l’argent tout en restant sur le Continent ».

O. POUYE

Changements de nationalité

06 Sep 2016
1043 times

Le président de la CAA a révélé, lors de ce Conseil, que la réflexion est portée sur les raisons qui font changer de nationalité sportive aux athlètes africains. En réponse il estime que c’est peut-être parce qu’on n’a pas mis en place dans leurs pays des « dispositions légales, juridiques susceptibles de leur garantir une vie après la période de compétition quand on n’a plus la capacité de gagner et faire vibrer le peuple ». Les pays développés ont cette tendance à prendre les talents africains qui devront participer à mobiliser la jeunesse vers l’effort et la performance.

« Nous sommes conscients que notre structure peut apporter sa contribution au développement de notre continent en termes de jeunesse, de fierté ». Sur le plan juridique, M. Kalkaba Malboum estime qu’il y a une réglementation qui gouverne cette procédure et qui, à ses yeux, devra être revue. « Ce ne sont pas seulement les Africains qui partent mais les autres continents se plaignent souvent de l’invasion des Africains.

Cela leur pose souvent quelques problèmes et on doit se mettre ensemble pour voir comment nous pourrons trouver le juste milieu ». M. Kalkaba annonce ainsi qu’à l’Iaaf, il a été mis en place un groupe de travail qui réfléchit sur la question pour faire des propositions au Conseil et au Congrès pour intégrer certaines données au niveau statutaire.

O. POUYE

La Confédération africaine d’athlétisme tient ce lundi la réunion de son Conseil à l’Hôtel King Fahd Palace de Dakar. Le thème central de cette rencontre tournera autour des « propositions de l’Afrique sur les nouvelles réformes de la gouvernance mondiale de l’athlétisme ». Rappelons que la rencontre va enregistrer la participation, outre des 24 membres du Conseil, des présidents des fédérations de l’Afrique du Sud, du Kenya et du Nigéria qui vont intervenir sur l’organisation des compétitions en Afrique et de la coopération entre la CAA et l’Union Africaine. La cérémonie d’ouverture sera présidée par le ministre des Sports, Matar Ba alors qu’une conférence de presse sera animée à 17h30 par le président de la CAA, Hamad Kalkaba Malboum, pour boucler le Conseil.

La famille de l’athlétisme africain sera en conclave ce lundi au King Fahd Palace de Dakar (ex-Méridien) pour discuter de sujets importants ayant trait à l’avenir de cette discipline sur notre continent. Le point focal de ces discussions sera axé sur les « propositions de l’Afrique sur les nouvelles réformes de la gouvernance mondiale de l’athlétisme ». La Confédération africaine d’athlétisme (CAA) a convié les 24 membres de son Conseil et aussi, à titre exceptionnel, les présidents des fédérations d’Afrique du Sud, du Kenya et du Nigeria. Ces trois pays qui font partie des géants de l’athlétisme africain interviendront sur l’organisation des compétitions en Afrique et la coopération entre la Confédération et l’Union africaine. Une conférence de presse suivra la réunion de ce Conseil et qui permettra au président de la confédération, le camerounais Hamad Kalkaba Malboum, de revenir sur ce qui a été retenu à l’issue cde ce conclave.

 La Jamaïcaine Elaine Thompson, auteure du doublé 100/200 m aux Jeux, a remporté hier le 200 m de rêve de la réunion de Zurich, en 21 sec 85/100e (v+0,2 m/s), devançant la Néerlandaise Dafne Schippers (21.86).  Schippers, championne du monde sur la distance aux Mondiaux 2015 devant Thompson, avait été déçue par sa médaille d'argent aux JO de Rio il y a deux semaines. Contrairement aux Mondiaux de Pékin et aux JO-2016, c'est bien Thompson, 24 ans comme Schippers, qui a terminé le plus fort.

Championne olympique du demi-tour de piste en 2012, et triple championne du monde (2005/2007/2009), l'Américaine Allyson Felix a complété le podium en 22 sec 02/100e. La plus âgée (34 ans) du carré d'or, la  Jamaïcaine Veronica Campbell-Brown (34 ans), double championne olympique (2004-2008), chaque fois devant Felix, a pris la 6e place (22.51), rattrapée par les ans. En une seule course, le public zurichois a donc eu le privilège de voir défiler en moins de 22 secondes l'histoire du demi-tour de piste dames des 15 dernières années. 

(AFP)

Les principaux résultats
Messieurs : 100 m: 1. Asafa Powell (JAM) 9.94 ; 2. Akani Simbine (RSA) 9.99 ; 3. Ben Youssef Meité (CIV) 9.99 400 m: 1. LaShawn Merritt (USA) 44.64 5000 m: 1. Hagos Gebrhiwet (ETH) 13:14.82 400 m haies: 1. Kerron Clement (USA) 48.72 Triple saut: 1. Christian Taylor (USA) 17,80 m Perche: 1. Renaud Lavillenie (FRA) 5,90 m ; . Sam Kendricks (USA) 5,90 ; 3. Thiago Braz da Silva (BRA) 5,84.

Dames: 200 m: 1. Elaine Thompson (JAM) 21.85; 800 m: 1. Caster Semenya (RSA) 1:56.44; 1500 m: 1. Shannon Rowbury (USA) 3:57.78; 100 m haies: 1. Kendra Harrison (USA) 12.63; 400 m haies: 1. Shamier Little (USA) 53.97; 3000 m steeple: 1. Ruth Chebet (KEN) 9:07.00.

 Le meeting de Zurich s'offre quasiment tout l'or des récents Jeux de Rio, avec 12 champions olympiques individuels sur 16 possibles, comme le nombre d'épreuves au programme de la Ligue de diamant d'athlétisme ce soir. Ils sont en fait quatorze à avoir ramené l'or du Brésil, en comptant les relais, même s'il manque les deux pointures: le Britannique Mo Farah, qui a dupliqué au Brésil le doublé du demi-fond (10.000 m/5000 m) des Jeux de Londres, et surtout le Jamaïcain Usain Bolt, géant parmi les géants avec le "triple triple" olympique du sprint (100/200/4X100m) entre Pékin, Londres et Rio. Le nonuple champion olympique a mis un terme à sa saison au sommet de sa gloire et 2017 devrait être sa dernière année. Une pluie d'étoiles s'abat tout de même sur la piste rouge du Letzigrund, avec dans plusieurs disciplines les podiums entiers de Rio. Et puis il y a la constellation du 200 m dames.

200 m de rêve
La réunion zurichoise a été baptisée "les JO en une seule nuit". Et l'expression prend toute sa signification avec ce demi-tour de rêve, qui réunit les quatre grandes pour la première fois. Comme un raccourci en moins de 22 secondes de la riche histoire du 200 m dames des 15 dernières années. Qu'on en juge: la Jamaïcaine Veronica Campbell-Brown, double championne olympique (2004-2008), l'Américaine Allyson Felix, qui lui a succédé sur l'Olympe en 2012, après avoir subi sa loi à Athènes et à Pékin, la Jamaïcaine Elaine Thompson, auteur du doublé 100/200 m à Rio, et la Néerlandaise Dafne Schippers, médaille d'argent au Brésil. 

Course au jackpot
Zurich marque aussi la fin d'une saison, première des deux étapes consacrées aux finales dans la quête du diamant et surtout des 40.000 dollars qui récompensent les meilleur(e)s au classement général de chaque discipline. La seconde étape, pour les 16 autres épreuves du calendrier, aura lieu comme de tradition à Bruxelles, le 9 septembre. Pour toucher le jackpot, il y a une condition expresse: participer aux finales. En Suisse, cinq athlètes sont déjà assurés du gain, dont Renaud Lavillenie. Sept sur sept et banco pour le perchiste français, qui a gagné toutes les éditions de la Ligue de diamant, depuis la première en 2010. Toute frêle, la Bahreïnie Ruth Jebet (19 ans) n'est arrivée au sommet que cette année.

Mais quelle saison pour l'athlète d'origine kényane, avec la médaille d'or à Rio et, samedi dernier, le record du monde du 3000 m steeple (8:52.78) à Paris. Jebet avait assuré que sa saison s'était terminée dans la capitale française. Après un aller-retour à Manama, où elle devait recevoir les félicitations du roi du Bahreïn, la jeune femme est annoncée à Zurich. L'enjeu financier est de taille: au bout de ses pointes, les 40.000 dollars du circuit majeur et les 50.000 d'une nouvelle marque planétaire. D'autant qu'on ne connaît pas les limites d'une athlète qui peut encore gagner des secondes dans le franchissement, pour l'instant peu orthodoxe, des barrières.

(AFP) 

La Confédération africaine d’athlétisme (Caa) tiendra la prochaine réunion de son Conseil à Dakar les 5 et 6 septembre prochain avec comme thème central « Les propositions de l’Afrique sur les nouvelles réformes de la gouvernance mondiale de l’athlétisme », annonce un communiqué de l’instance continentale. La réunion de deux jours sera l’occasion pour les dirigeants de l’athlétisme africain de discuter de la nouvelle orientation dans la gestion de la discipline sur le continent. La cérémonie d’ouverture de ce Conseil aura lieu le 5 septembre à 9 heures au King Fahd Palace et sera présidée par le ministre des Sports Matar Bâ.

Outre la présence des 24 membres du Conseil, la rencontre de Dakar sera élargie, à titre exceptionnel, aux présidents des fédérations de l’Afrique du Sud, du Kenya et du Nigeria qui vont intervenir sur l’organisation des compétitions en Afrique et de la coopération entre la Caa et l’Union africaine. Une conférence de presse, animée par le président de la Caa, Hamad Kalkaba Malboum, bouclera le Conseil de Dakar. La note de la Caa a, par ailleurs, fait état de la prestation des athlètes africains aux derniers Jeux olympiques à Rio de Janeiro où les représentants africains se sont bien comportés avec 28 médailles amassées dans une quinzaine de compétitions. « Avec 28 médailles (9 or, 13 argent, 6 bronze), l’athlétisme africain a fait mieux qu’aux JO de Londres en 2012 dont le bilan se chiffrait à 21 médailles (6 or, 7 argent, 8 bronze) », a indiqué le communiqué.

Les services du président Kalkaba-Malboum se sont particulièrement félicités des « deux nouveaux records du monde par l’Ethiopienne Almaz Ayana (29:17.45 au 10.000m) et le Sud-africain Wayde van Niekerk (43’’03 au 400m) ».

Ousseynou POUYE


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.