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Athlétisme (227)

La double championne du monde du 400m/haies, la Marocaine Nezha Bidouane qui était à Dakar pour participer au congrès de l’association des fédérations francophones de triathlon (Fratri), estime que Dakar lui a toujours porté chance dans sa carrière d’athlète. Ambassadrice pour l’Afrique de la coupe du monde qui aura lieu à Ostrava, Nezha qui est également présidente de la Fédération Royale Marocaine de Sports pour Tous, se souvient encore comme si c’était hier des championnats d’Afrique de Dakar qu’elle avait remporté haut la main en 1998.

« Mais il faut dire d’abord que Dakar m’a porté chance. Car je me rappelle ma première participation ici au Sénégal en 1992 au début de ma carrière. C’était l’année olympique de Barcelone, j’étais ici à Dakar et j’ai participé au 400m plat. Je me suis classée 2e et après on est parti en Afrique du Sud à Johannesburg pour la coupe du monde des nations. J’ai gagné le 400m/haies ; c’était une belle course. Et c’était aussi ma qualification pour les Jo. Dakar m’a porté chance encore parce qu’en 1997 j’ai participé au meeting de Dakar. C’est cette année-là que j’ai gagné mon premier titre mondial. J’ai aussi reçu ici à Dakar le trophée de la Fondation Abdou Diouf Sport Vertu. Donc quand je suis à Dakar, je me sens comme chez moi. Le Sénégal c’est en quelque sorte mon deuxième pays, mon pays d’adoption. Durant l’année internationale de la femme en 1998, j’ai été aussi ambassadrice de l’Afrique. C’est vrai que le Maroc est mon pays natal, mais le Sénégal est mon pays d’adoption car les athlètes sont mes frères et sœurs et Amy Mbacké Thiam est de ma génération. Donc c’est un honneur pour moi de représenter l’Afrique pour la coupe du monde d’athlétisme », a-t-elle souligné. A son avis, l’athlétisme mondial sans l’Afrique ce n’est pas de l’athlétisme. « En 1998 quand je participais à la coupe du monde à Johannesburg, j’étais d’abord championne d’Afrique ici à Dakar. En Afrique du Sud j’ai réalisé ma meilleure performance de l’année. Mon message pour la jeunesse africaine est de participer aux championnats d’Afrique, il faut donner de la chance aux jeunes athlètes africains », a déclaré cette ancienne championne du monde.

Pour Nezha Bidouane, l’athlétisme africain se porte bien actuellement. Il suffit seulement, a-t-elle dit, de donner les moyens afin que les jeunes espoirs puissent émerger et apporter des médailles dans les compétitions internationales ». A Dakar, où elle représentait le triathlon marocain en tant que membre du bureau exécutif de la Fratri, il a beaucoup été question de moyens pour les pays africains membres. Son record africain (52’90) réalisé à Séville en 1999 tient toujours ; mais, très réaliste, elle soutient que c’est une belle performance qui devrait être battue un jour car les records sont faits pour être améliorés.

C. F. KEITA

C’est grâce à son idée que la Fratri est née. « J’ai mis l’idée de la création de cette association francophone de triathlon qui, aujourd’hui, est en train de faire tache d’huile dans le monde. J’en suis très ravie parce que pour une fois encore, comme avec Senghor avec la francophonie, l’idée de la Fratri est venue du Cameroun ». La camerounaise Edwige Gassam, présidente de la fédération de son pays, estime que beaucoup de pays africains francophones étaient très mal à l’aise quand on organisait des congrès de triathlon au niveau mondial puisque la langue officielle à ce niveau-là est l’anglais. « La Fratri aujourd’hui évolue comme un effet boule de neige. Et c’est tout à l’honneur de l’Afrique. La Fratri va aider l’Afrique à atteindre le top niveau. Notre continent regorge de grands talents que nous ignorons et je crois qu’avec la Fratri beaucoup de choses vont bouger », a-t-elle dit.

Pour le président de la Fédération sénégalaise de triathlon Boubacar Gaye, qui est également trésorier de la Fratri, le fait de tenir le congrès de la Fratri à Dakar est un choix du bureau exécutif qui s’explique par tout ce que Dakar représente et de manière générale le Sénégal en matière de sport. C’est pourquoi il a dit toute sa satisfaction de voir que des décisions majeures ont été prises au cours de ce congrès, notamment un camp d’entraînement qui sera organisé en France à Brives afin de permettre aux athlètes sénégalais, surtout les jeunes qui sont engagés aux Jeux Africains de la Jeunesse (Jaj) en Algérie, de pouvoir bénéficier de meilleures conditions de préparation en juin. Ce sera un mois avant les Jaj. « Ensuite il y a les championnats d’Afrique de Rabat en mai; là aussi la Fratri va financer une préparation pour les athlètes. Le prochain congrès est prévu à Dahla au Maroc en décembre ; ensuite il y a l’accompagnement qui va continuer. A Charm-El Cheikh en Egypte il est prévu aussi des camps d’entraînement qui seront financés en partie par la Fratri et la fédération internationale. Donc c’est une mutualisation des moyens. Il faut signaler également que le Cap-Vert a été accepté comme nouveau membre de la Fratri.

C. F. KEITA

 

Les lampions se sont éteints sur le congrès de l’Association des fédérations francophones de triathlon (Fratri) qui s’est tenu durant trois jours à Dakar. La capitale sénégalaise qui est considérée comme une plaque tournante de cette discipline en Afrique, a permis aux membres de ce sport de mesurer le chemin parcouru et la distance entre l’anglais, langue officielle du triathlon, et le français qui s’est frayé un passage pour être une de ses trois langues (anglais, espagnols et français).

Mais le point intéressant de ces assises de Dakar était surtout la dotation de moyens aux pays africains francophones à l’occasion des grandes compétitions africaines et mondiales (préparation et participation). Sur ce point, les 42 pays africains membres de la Fratri sont repartis de Dakar satisfaits des conclusions issues de ce congrès qui a vu la participation des présidents de la confédération africaine de triathlon, Ahmed Nasser, de la Fratri, Philippe Lescure, mais aussi de Nezha Bidouane, double championne du monde de 400 m haies et présidente de la Fédération Royale Marocaine de Sport pour Tous.

Des décisions importantes pour 2018 ? On peut en citer quelque unes. Le championnat d’Afrique des nations à Rabat en mai, la Coupe d’Afrique des nations à Dakar en décembre, le congrès à Dahla au Maroc en décembre, le camp d’entraînement à Charm El Cheikh en Egypte en mars; et cerise sur le gâteau, l’intégration du Cap-Vert comme nouveau membre, entre autres. Pour le président de la Confédération africaine de triathlon, le général Ahmed Nasse, il est heureux de constater que des jalons sont en train d’être posés par le triathlon au Sénégal. « Dernièrement il y a eu un stage de la fédération internationale qui s’est tenu à Dakar, maintenant nous assistons au congrès de la Fratri à Dakar; donc je suis content des efforts réalisés par le Sénégal dans le triathlon au sein du monde francophone. Le Sénégal est l’un des pays les plus actifs dans les activités du triathlon en Afrique et ensuite la famille francophone fait partie de la fédération internationale », a-t-il indiqué.

Selon lui, le triathlon a un bel avenir en Afrique puisque maintenant cette discipline compte 42 pays membres sur le continent. « Au début on n’avait que 8 pays affiliés dont 4 seulement étaient actifs. Maintenant on est 42 pays africains membres de la confédération. Depuis quelques années, de plus en plus de pays africains font du triathlon. Et aujourd’hui on a beaucoup d’activités sur le plan international. Cela veut dire que le triathlon est en train de se développer sur le continent », s’est-il réjoui. C’est le même sentiment qui a animé le président de la Fratri, le Français Philippe Lescure, qui est également président de la Fédération française de triathlon. « Nous avons choisi Dakar parce que c’est symbolique de la francophonie. Dakar est une grande ville francophone qui est au cœur de la francophonie. Donc il nous paraissait tout à fait normal d’organiser ce congrès à Dakar. D’ores et déjà sont actées des invitations pour 2018 en France notamment à Brives qui est très attractif en termes de pratique du triathlon.

Donc nous avons déjà envisagé effectivement que la France puisse accueillir le triathlon sénégalais, mais aussi l’ensemble des pays de la francophonie. Donc nous allons poursuivre dans cette coopération très importante entre la France et les fédérations africaines », a-t-il dit.

Et, c’est important selon lui que des actions soient déjà lancées et menées en termes de formation, d’entraînement des jeunes, de formation de cadres techniques, des entraîneurs. « Permettre aussi de mieux structurer chacune des fédérations en termes de gouvernance et d’organisation. C’est donc parmi ces thèmes-là, ceux que nous portons en premier lieu et qui nous permettent de mieux développer le triathlon dans l’ensemble des pays membres de la Fratri. Nous allons renforcer et développer plus encore nos programmes de formation, d’accompagnement, de structuration. Parce qu’effectivement les pays membres de la Fratri ne sont pas au même niveau de structuration. Nous avons des pays très jeunes qui nous ont rejoints, notamment du continent africain. Il est important que des pays plus structurés, qui ont une antériorité comme la France, la Belgique, la Suisse, puissent apporter leur contribution, leur savoir-faire, leur programme de formation de manière à permettre aux pays africains de gagner du temps et de bénéficier de ces programmes de formation », a-t-il notamment déclaré.

Selon lui, la promotion de la langue française est un axe majeur « et c’est presque notre raison d’exister, au-delà des programmes de formation. La promotion de la langue française est essentielle. Nous avons obtenu la traduction en français de l’ensemble des programmes de formation et nous allons demander à la fédération internationale d’aller plus loin dans sa constitution du français comme langue de travail. Vous savez que le français est la langue officielle du Cio inscrit dans la Charte olympique. Et donc il nous parait tout à fait nécessaire que la langue française soit davantage utilisée dans toutes les structures et instances internationales.

Bien entendu l’anglais qui est concomitant de la fédération internationale existe de même que l’espagnol qui est déjà langue de travail. Mais il nous parait très important que très rapidement le français soit aussi une langue identifiée comme officielle au sein de la fédération internationale. Et c’est un des axes majeurs des prochains mois », a-t-il dit.

C. F. KEITA

 

L’Américain Christian Coleman a battu le record du monde du 60 mètres avec un chrono de 6 secondes et 34 centièmes ce 18 février 2018 lors des championnats américains d’athlétisme en salle, à Albuquerque (Nouveau-Mexique). Il a amélioré de 5 centièmes le précédent chrono de référence de son compatriote Maurice Greene (6.39).

 

L’ancien patron de la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf) Lamine Diack, mis en examen pour corruption sur fond de dopage en Russie, a demandé une confrontation avec son successeur Sebastian Coe, qui l’a acceptée, a appris jeudi l’Afp de sources proches de l’enquête menée à Paris sur ce scandale.

«Conformément à notre désir d’aider l’enquête, le président de l’Iaaf a accepté de rencontrer M. Diack et une date est recherchée», a fait savoir l’Iaaf, interrogée par l’Afp. Les avocats de M. Diack n’ont pas fait de commentaire. Sebastian Coe était l’un des vice-présidents du Sénégalais à l’Iaaf à l’époque des faits, entre 2011 et 2014. Il lui avait succédé à la présidence à l’été 2015. A l’époque, un documentaire accusateur de la chaîne allemande Ard avait déjà été diffusé et le comité d’éthique de l’Iaaf avait été saisi en interne, mais le scandale n’avait pas éclaté au grand jour.

Lamine Diack, patron de l’Iaaf de 1999 à 2015, l’un de ses conseillers Habib Cissé et le chef de l’antidopage à l’Iaaf, Gabriel Dollé, sont mis en examen pour corruption depuis novembre 2015 car ils sont soupçonnés d’avoir couvert des cas de dopage en Russie contre de l’argent et pour faciliter des négociations avec des sponsors et des diffuseurs russes, avant les JO de Londres 2012 et les Mondiaux d’athlétisme à Moscou en 2013. Lamine Diack, 85 ans, a interdiction de quitter le territoire français. Il a reconnu que la Russie lui avait fourni des fonds pour mener des campagnes politiques au Sénégal pour faire battre l’ancien président Abdoulaye Wade.

L’un de ses fils, Papa Massata Diack, soupçonné d’être un personnage clé du système de corruption, est visé par un mandat d’arrêt international, mais il réside à Dakar où il ne risque aucune extradition et la justice sénégalaise a refusé de collaborer avec son homologue française.

AFP

 

Londres va accueillir la première édition d’une Coupe du monde d’athlétisme, une nouvelle épreuve qui se tiendra les 14 et 15 juillet prochains et opposera huit pays, dont le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la France, a annoncé lundi la Fédération britannique d’athlétisme.

Outre ces trois pays, la compétition, qui se déroulera au stade qui a hébergé les Jeux en 2012, opposera également la Pologne, la Chine, l’Allemagne, la Jamaïque et l’Afrique du sud. Elle comprendra l’ensemble des épreuves de la discipline, y compris le 1.500 m, avec pour chaque pays un unique représentant masculin d’une part, et féminin d’autre part.

La compétition sera dotée d’un prix de 2 millions de dollars (1,6 M EUR) et se déroulera lors de deux sessions nocturnes.

«Ce sera un des évènements les plus excitants et innovants pour notre sport, et nous remercions la Fédération britannique et le maire de Londres de bien vouloir l’accueillir», a déclaré Sebastian Coe, président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF).

AFP

Trois sénégalais ont fait leur entrée dans trois des 11 commissions créées par l’Acnoa lors de la 53e session de son comité exécutif tenue à Abuja, au Nigeria. Seydina Diagne à la tête de la Commission « Tokyo 2020 », Elhadj Amadou Dia Bâ qui dirige la commission des athlètes et Mme Cécile Faye qui intègre la commission Education et Culture comme membre.

Notre compatriote, Seydina Diagne, par ailleurs secrétaire général du Comité national olympique et sportif sénégalais (Cnoss), a été, la semaine dernière, président de la Commission « Tokyo 2020 », lors de la 53e session ordinaire du comité exécutif de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa). Cette session qui s’est tenue du 20 au 22 janvier dernier à Abuja, au Nigeria, a été l’occasion d’échanges fructueux entre dirigeants olympiens africains pour la première réunion statutaire de l’année 2018 de cette organisation continentale. Comme par exemple la consolidation de la structure sportive continentale. Autre décision de taille prise par le comité exécutif de l’Acnoa, la mise à disposition de la Commission «Tokyo 2020» d’une enveloppe d’un million de dollars américains pour soutenir la préparation des meilleurs athlètes africains dans la perspective du rendez-vous olympique de Tokyo.

Cheikh Fantamady KEITA

 

La justice a récemment refusé de lever l’interdiction de quitter la France à l’ancien patron mondial de l’athlétisme, le Sénégalais Lamine Diack, mis en examen dans l’enquête sur un scandale de corruption à l’Iaaf pour couvrir des athlètes russes dopés, a-t-on appris jeudi de source proche de l’enquête.

Dans sa décision du 21 décembre, dont l’Afp a eu connaissance, la cour d’appel de Paris souligne que «le risque» que Lamine Diack, 84 ans, «se soustraie» à «la justice française est élevé». Elle souligne aussi que «les autorités judiciaires françaises essaient vainement d’entendre» l’un de ses fils, Papa Massata Diack, personnage clé de ce dossier, visé par un mandat d’arrêt international, mais qui réside au Sénégal où il ne risque aucune extradition.

Dans cette enquête menée par des juges d’instruction au pôle financier de Paris, Lamine Diack, l’un de ses conseillers et avocat, Habib Cissé, et l’ancien chef de l’antidopage à la fédération internationale d’athlétisme (Iaaf) Gabriel Dollé, sont mis en examen pour corruption depuis novembre 2015. Contacté, l’avocat de Lamine Diack, Me Daouda Diop, n’a pu donné suite dans l’immédiat.

AFP

Le ministre des Sports, Matar Bâ, a félicité le nouveau président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme, Sara Oualy, élu par consensus hier. Il a renouvelé d’ailleurs sa détermination à accompagner ce dernier et son équipe dans leur mission qui s’annonce difficile. « L’athlétisme a connu des moments difficiles et c’est à nous de relever le défi. Il faut, avec votre groupe, essayer de trouver des solutions par rapport à cela. De notre côté, nous ne pouvons pas faire moins que ce que nous faisions avec Momar Mbaye ; nous ferons plus parce que vous en avez besoin », a rassuré Matar Bâ. Selon lui, il faut cependant que les présidents changent leurs manières de gérer les fédérations parce que ce sont eux les premiers responsables. « L’Etat a choisi de déléguer les pouvoirs. Donc vous êtes ses partenaires. C’est à vous maintenant d’indiquer les voies à suivre, et s’il y a des difficultés, l’Etat pourrait intervenir. Mais il faut être soudé dans la réussite et la difficulté », a-t-il dit.

Le ministre des Sports a magnifié, pour terminer, ce choix des candidats de privilégier le consensus. « Je félicite le 1er vice-président Cheikh Tidiane Boye ; je ne peux oublier aussi Amadou Dia Bâ qui s’est retiré. Momar Mbaye également a su rendre le témoin et ce n’est pas donné à tout le monde, surtout quand on a passé 15 ans à la tête d’une instance. C’est dans la paix que vous aurez des résultats. Soyez rigoureux dans la démarche », a-t-il conseillé aux fédéraux. En effet, le nouveau patron de l’athlétisme sénégalais a axé son programme sur le retour de l’athlétisme à l’école, la promotion de la pratique de la discipline sportive dans les régions et la formation des cadres.

AFP

La première discipline olympique a connu de meilleurs moments que ceux vécus durant l’année 2017. Malgré les médailles citées plus haut obtenues aux Jeux de la Solidarité islamique, c’est ailleurs que les athlètes sénégalais étaient attendus. En particulier aux Championnats du monde d’athlétisme de Londres où il a fallu une invitation (Wild card) pour y voir un représentant sénégalais (Moulaye Sonko au 100m) qui d’ailleurs n’a finalement pu y participer à cause d’une blessure contractée aux Jeux de la Francophonie d’Abidjan où le Sénégal avait remporté trois médailles d’argent par Ibrahima Mbengue sur 400m, Mamadou Guèye à la longueur et le relais 4x400m. 

Les jeunes athlètes ont essayé de jouer leur partition dans le rayonnement de la discipline en Afrique. Ils sont revenus de Tlemcen en Algérie où ont eu lieu les Championnats d’Afrique juniors avec deux médailles ; l’une en argent avec Luis François Mendy au 110m haies et l’autre en bronze avec Fatou Badji qui s’est classée 3ème au concours du triple saut.

C’est au terme de cette année un peu compliquée que s’est achevé le mandat du président Momar Mbaye. Mais, la famille de l’athlétisme tarde encore à trouver un successeur à celui qui a présidé aux destinées de la Fsa pendant 16 ans. L’assemblée générale du 16 décembre dernier n’ayant pas permis de départager les deux candidats que sont Cheikh Tidiane Boye et Sara Oualy, le Comité directeur élu à l’issue de ce conclave se chargera, prochainement, d’élire le nouveau président de l’instance.

O. POUYE

Trois médailles dont un titre ! C’est la moisson de la délégation sénégalaise aux 4èmes Jeux de la Solidarité islamique qui se sont déroulés du 12 au 22 mai dernier à Bakou, en Azerbaïdjan. Le titre au triple saut féminin a été remporté par Sangoné Kandji avec un saut de 13,05m alors que la deuxième place a été acquise au 400m haies par Amadou Ndiaye qui a réalisé un chrono de 50’’94. La médaille de bronze est, pour sa part, l’œuvre de Moustapha Kama qui s’est hissé sur le podium dans la catégorie des -54kg en taekwondo malgré une blessure qui a eu raison de ses ambitions de titre et qui l’a empêché de monter sur le tapis pour disputer sa demi-finale, pour le bronze. Telles sont les performances de la délégation représentée par 14 athlètes sénégalais qui étaient engagés dans sept disciplines.

Avec ces podiums pour fêter l’amitié et la solidarité entre les différentes nations musulmanes de la planète, le Sénégal a finalement pris le 21ème rang au classement général. Une position qui cache tout de même mal la frustration que les uns et les autres ont eue. D’autant plus que d’autres podiums étaient à la portée des athlètes sénégalais, en particulier dans les arts martiaux. Car outre Kama, six autres combattants (2 du karaté, 2 du wushu, un autre taekwondiste et un judoka) étaient du voyage au bord de la Mer caspienne. Mais une mauvaise gestion de leurs temps forts a parfois contrarié les représentants nationaux. En particulier Mbagnick Ndiaye, le seul judoka qui, chez les +100kg, a chuté face à des adversaires largement à sa portée.

Ousseynou POUYE

Sara Oualy a été élu, par consensus, président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme (Fsa), hier, dans les locaux du ministère des Sports. Il succède à Momar Mbaye qui était à la tête de cette instance depuis 15 ans. A noter que 3 candidats étaient en lice pour la présidence de la fédération d’athlétisme, à savoir El Hadji Amadou Dia Bâ, médaillé d’argent aux Jeux olympiques de Séoul (1988), Sara Oualy président de l’As Douanes et Cheikh Tidiane Boye champion du monde militaire du 800 m et 1 500 m. L’ancien coureur du 400m haies avait finalement retiré sa candidature pour laisser le champ libre aux deux autres candidats.

Le nom du nouveau président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme a été rendu public hier dans les locaux du ministère des Sports en présence du ministre Matar Bâ, du président sortant Momar Mbaye, du secrétaire général du Cnoss Seydina Diagne et des 39 membres du comité directeur. Et c’est l’ancien vice-président du bureau sortant, Sara Oualy, qui a été désigné à l’issue d’un consensus. Son principal concurrent, Cheikh Tidiane Boye (champion du monde militaire du 800 m et du 1 500 m), a été élu 1er vice-président de la fédération. L’inspecteur principal des Douanes succède ainsi à Momar Mbaye (il a dirigé la Fsa de 2001 à 2017) pour un mandat de 4 ans. Dans son allocution, le nouveau président a remercié les membres du comité directeur et particulièrement l’autre candidat, Cheikh Tidiane Boye qui a permis au comité d’aller au consens. Sara Oualy a rendu également un hommage à Momar Mbaye pour le travail abattu durant 15 ans. « En effet, il a réussi durant 15 longues années le label du meeting de Dakar et a pu asseoir la pratique de l’athlétisme dans toutes les régions comme l’atteste la présence des 14 ligues régionales bien structurées », a-t-il indiqué. D’après lui, cette longévité de Momar Mbaye à la tête de la fédération d’athlétisme tient à sa capacité à surmonter les difficultés, contenir les divergences et réunir la famille de l’athlétisme au tour de l’essentiel.

En termes de bilan sportif, les résultats enregistrés sont acceptables, dit-il, malgré un contexte caractérisé par la disparition des fonds de relance, des bourses de la Confeses et de la léthargie de l’Uassu qui constitue un vivier très riche pour cette discipline. Dans l’optique d’ailleurs d’améliorer sensiblement ce bilan, le président de l’As Douanes compte sur un soutien appuyé de la part du ministère chargé des Sports qui demeure son premier partenaire, et l’assistance de certains opérateurs économiques.  

Les membres de la fédération attendent particulièrement du ministère des Sports, entre autres, la réfection des tartans d’Iba Mar Diop et Lépold Sédar Senghor, la dotation en équipements des stades régionaux, la redynamisation du sport à l’école et enfin un appui aux athlètes de l’élite. « Nous comptons également sur le soutien de tous les Sénégalais en particulier des clubs, des techniciens et anciens athlètes pour leur contribution à l’édification d’un athlétisme performant. J’ose espérer que les gens vont enterrer les querelles intestines pour répondre à notre appel », a souligné en dernier lieu Sara Oualy.

De son côté, le président sortant, Momar Mbaye, s’est dit convaincu que son successeur est imprégné et averti des problèmes et difficultés qui l’attendent. « Je pense qu’aux côtés du comité olympique et du ministère des Sports, il arrivera, avec vous, à relever un certain nombre de défis. Notre athlétisme n’est pas moribond. Effectivement, on peut constater, ces deux dernières années, un manque de présence au niveau international. Mais, on peut le corriger en motivant les entraîneurs et athlètes qui sont sur le terrain », a dit Momar Mbaye. Concernant les votes, Cheikh Tidiane Boye a été élu 1er vice-président, Amadou Diaw 2ème vice-président, Cheikh Tidiane Camara 3èmevice-président et Amy Mbacké Thiam 4ème vice-président.

Absa NDONG

 

Disputer le Mondial-2019 au Qatar serait «un super nouveau départ», a déclaré mercredi le champion olympique en titre du 400 mètres Wayde van Niekerk alors que le Sud-Africain, blessé en octobre à un genou, vient d’en finir avec sa rééducation. «Doha, ce serait un super nouveau départ pour moi pour me permettre de revenir et retrouver ma confiance afin de continuer de dominer chaque course», a déclaré le coureur de 25 ans dont le programme de reprise n’est pas encore défini. «Les soins que j’ai reçus, c’était la classe mondiale et ma récupération a été très positive». L’athlète s’était blessé à un ligament du genou en octobre lors d’une partie de rugby «touché» entre célébrités dans le cadre d’une exhibition au Cap en lever de rideau du test match entre les Springboks et les All Blacks. Rapidement opéré aux USA, il s’est ensuite rendu au Qatar pour peaufiner sa rééducation. Cette blessure devrait donc le priver au final de plus d’un an de compétition. Van Niekerk, souvent présenté comme le successeur d’Usain Bolt, est le premier homme à courir conjointement le 100 mètres en moins de 10 secondes, le 200 en moins de 20 s et le 400 en moins de 44 s.

AFP

 

La 8ème édition des championnats nationaux de Spécial Olympics s’est terminée en beauté dimanche, au stade Léopold Sédar Senghor. Le public a d’ailleurs assisté aux finales sur plusieurs distances 40, 80, 100, 200 et 400 m et du lancer de poids. 8 athlètes ont été sélectionnés après cette compétition pour représenter le Sénégal aux jeux mondiaux de Spécial Olympics, au mois de mars 2019, à Abu-Dhabi.

La sélection de tennis de table a été établie également. « Nous aurons deux garçons et une fille aux championnats mondiaux. Dans les semaines à venir, ce sera la natation. Nous allons sélectionner deux athlètes dans cette discipline de même que dans l’équitation. Une équipe de football va aussi participer au tournoi de football à 7 lors de ces jeux mondiaux 2019 », a expliqué la directrice nationale de Spécial Olympics Sénégal, Rajah Sy.

Les championnats nationaux d’athlétisme et de tennis de table ont démarré vendredi en présence du ministre des Sports Matar Bâ, parrain de cette 8ème édition. 250 athlètes sélectionnés lors des championnats régionaux ont participé à ce tournoi. Et d’après Rajah Sy, sur chaque série, tout le monde est médaillé. « C’est important pour eux car cela les valorise et leur confirme qu’ils ont des aptitudes sportives et qu’ils peuvent aller au-delà de leur limite »

A noter que l’association œuvre pour l’intégration et l’inclusion dans la société des personnes qui ont une déficience intellectuelle.
En fait, elles font du sport dans différentes disciplines. L’association organise également un atelier pour les tout-petits qui ont entre 2 et 7 ans, afin de les préparer aux activités sportives.

Absa NDONG

 

La 8ème édition des championnats nationaux de Spécial Olympics Sénégal (Sos) a débuté, hier, avec une cérémonie d’ouverture qui s’est déroulée au stadium Marius Ndiaye. Au programme, des épreuves d’athlétisme au stade Léopold Sédar Senghor. 

Au total, 250 athlètes sont au front pour des délégations venues de neuf régions du pays à savoir Dakar, Bignona, Fatick, Kaolack, Kolda, Mbour, Saint-Louis, Thiès et Ziguinchor. A noter que cette 8ème édition est qualificative pour les Mondiaux de mars 2019 à Abu Dhabi (Emirats arabes unis).

Les organisateurs des jeux Olympiques de Tokyo 2020 ont annoncé vendredi une nouvelle réduction «importante» de leur budget, la capitale japonaise étant sous pression pour contenir la montée en flèche des coûts.
Le budget global des Jeux est fixé désormais à un montant total de 1.350 milliards de yens (10,02 milliards d’euros), ont indiqué les organisateurs dans un communiqué. Ceci représente une réduction de 1,17 milliard d’euros par rapport au budget précédent révélé il y a un an et de 252,72 millions par rapport au montant provisoire convenu en mai.
«Plus on avancera, plus Tokyo-2020 continuera à rechercher des réductions de coûts supplémentaires, notamment dans le domaine évènementiel, des transports, de l’hébergement et de la sécurité», ont ajouté les organisateurs. Le président du comité de coordination des jeux du Comité international olympique (Cio), John Coates, a déclaré en octobre que Tokyo devrait oeuvrer pour baisser d’1 milliard de dollars (842,41 millions d’euros) le montant des coûts annoncés en mai. Le comité organisateur de Tokyo-2020 prendra à sa charge 4,71 milliards d’euros des coûts tandis que les autorités de la ville de Tokyo ainsi que le gouvernement japonais assumeront ensemble 5,89 milliards d’euros.

AFP

 

La ville de Birmingham, dans le centre de l’Angleterre, a été désignée officiellement jeudi ville-hôte des Jeux du Commonwealth 2022.
L’annonce a été faite par Louise Martin, présidente de la Fédération des jeux du Commonwealth, lors d’une conférence de presse à l’Arena Academy de Birmingham. L’événement avait dans un premier temps été attribué à Durban, mais l’organisation avait été retirée à la ville sud-africaine en mars dernier pour des raisons financières.
Les Jeux du Commonwealth réunissent tous les quatre ans les nations membres du Commonwealth britannique, une association d’une cinquantaine de pays pour la plupart issus de l’Empire britannique.

AFP

 

Le sprinteur américain Justin Gatlin, suspendu deux fois dans sa carrière pour dopage, a limogé mardi son entraîneur pris la main dans le sac par des journalistes du Daily Telegraph auxquels il aurait proposé des produits dopants.

«J’ai été choqué et surpris d’apprendre que mon coach pourrait avoir quelque chose à voir avec (ces accusations). Je l’ai limogé dès que je l’ai appris», a assuré le controversé champion du monde du 100 m sur son compte Instagram.

Le Daily Telegraph, dans son édition de lundi, affirme que Dennis Mitchell et un agent, Robert Wagner, ont proposé à leurs journalistes de fausses prescriptions médicales afin d’obtenir des produits dopants et de les introduire illégalement aux Etats-Unis. Selon le quotidien britannique, les deux hommes ont proposé, pour 250.000 dollars, de la testostérone et des hormones de croissance à un acteur, en fait un journaliste, qui prétendait s’entraîner pour incarner un sportif dans un film.

«Ces accusations sont très sérieuses et frappent au coeur l’intégrité de l’athlétisme», a commenté dans un communiqué Brett Clothier, le directeur de l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (Aiu), organe de la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf) responsable des questions d’éthique. «L’Aiu va enquêter sur ce dossier en cooéparation avec l’Usada (l’agence anti-dopage américaine, ndlr) et nous espérons que le Daily Telegraph nous assistera dans cette tâche en nous fournissant des informations», a-t-il ajouté. Il s’agit d’une nouvelle affaire embarrassante pour Justin Gatlin, âgé de 35 ans, qui a déjà été suspendu en 2001 (un an) et 2006 (4 ans) pour dopage.

 

AFP

 

Le Centre national d’éducation populaire et sportive (Cneps) de Thiès a accueilli, dans la journée du samedi, la famille de l’athlétisme sénégalais, le temps d’élire un comité directeur de 19 membres dont 6 coptés et 14 présidents de ligue membres de droit.

Après la cérémonie protocolaire présidée par le secrétaire général du ministère des Sports, Paul Dione, au nom du ministre des Sports empêché, le président sortant, Momar Mbaye, a dressé un bilan flatteur de son mandat avant la vérification des mandats.

Sur ce point, il y a eu beaucoup de conciliabules et souvent même d’invectives ; car des délégués ont contesté le nombre de 77 clubs affiliés répertoriés par la fédération.
Finalement, après contrôle, seuls 71 clubs ont été admis dont un absent. Ainsi, sur les 84 mandataires vérifiés, 13 ont été récusés par l’assemblée générale. Ceci dit, l’assemblée générale est passée au recensement des candidatures pour être membre du comité directeur.

Au total, 25 candidats se sont déclarés pour 19 postes disponibles. A l’issue du vote, le meilleur score (61 voix) a été obtenu par Djiby Diouf de Petaw-bi de Mbour et par ailleurs vice-président de la Ligue régionale d’athlétisme de Thiès.

Il est suivi de Sara Oualy (58 voix), un des candidats au poste de président de la fédération. Son challenger, Cheikh Tidiane Boye, a engrangé 50 voix ; un score qui le positionne à la 8e place. Maintenant, les 19 membres du comité directeur de la Fédération sénégalaise d’athlétisme auront la lourde tâche d’élire les membres du bureau fédéral à une date qui sera fixée.

Mbaye BA

 

Elhadj Amadou Dia Bâ n’est plus candidat à la présidence de la Fédération sénégalaise d’athlétisme. Il l’a signifié, hier, par le biais d’un communiqué parvenu à notre rédaction tard dans la soirée. Il faisait pourtant partie des candidats potentiels à la succession de Momar Mbaye qui avait décidé de ne pas se représenter cette année. En course avec deux adversaires, Cheikh Tidiane Boye et Sara Oualy, le seul médaillé d’or sénégalais aux Jo a, en effet, décidé de jeter l’éponge à la veille du scrutin. Donc, après avoir remercié les membres de son collectif et la famille de l’athlétisme qui le soutenait, Elhadj Amadou Dia Bâ a transmis ce communiqué pour informer de son désistement.

La raison ? « Le défaut de consensus » qu’il prônait et que certains n’ont pas accepté. « J’avais décidé de mettre mon entregent, mon expérience, mes capacités managériales au service de notre athlétisme. Pendant plus de deux années, j’ai sillonné le pays de fond en comble pour faire un diagnostic sans complaisance de la situation de l’athlétisme », a-t-il dit dans son communiqué. Mais il estime que toutefois, « cette élection risque de déchirer davantage la famille de l’athlétisme. Or, elle avait plus besoin de consensus fort pour que notre discipline retrouve son lustre d’antan, après avoir touché le fond. Mais après avoir analysé la situation, consulté les membres du Collectif, j’ai pris la décision de retirer ma candidature au poste de président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme ». Point barre ! Ainsi donc, ils ne seront plus que deux à briguer le poste tant convoité de président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme ; ce sera ce matin dans les locaux du Cneps de Thiès.

C F KEITA

 

Le Cneps de Thiès accueille, ce samedi, l’assemblée générale élective de la Fédération sénégalaise d’athlétisme avec la participation des délégués des différentes Ligues du pays qui vont élire le nouveau président de la Fédération pour un nouveau mandat de quatre ans. Deux candidats seront finalement dans les starting-blocks pour succéder à Momar Mbaye, en poste depuis 2002.

Après 15 années de présidence de Momar Mbaye, l’athlétisme sénégalais tourne une page et en ouvre une nouvelle ce samedi. Avec l’élection de son successeur qui aura lieu au Cneps de Thiès. Mais le principal point qui retiendra l’attention sera, sans nul doute, l’élection du futur président de la Fsa. Deux candidats ont déclaré leur intention de succéder à celui qui a décidé d’arrêter après quatre mandats. Les délégués auront donc à choisir entre Cheikh Tidiane Boye et Sara Oualy pour présider aux destinées de la première discipline olympique pour les quatre prochaines années. Le prochain mandat sera celui de la relance de l’athlétisme et les trois prétendants placent leur magistère sous le signe du renouveau.

Que ce soit Cheikh Tidiane Boye, double champion du monde militaire du 800m en 1989, à Rome (Italie) et du 1500m en 1992, à Helsinki (Finlande) ou encore Sara Oualy, ancien spécialiste du 800m qui a eu un parcours moins élogieux mais qui peut se prévaloir de capacités managériales puisqu’étant l’actuel premier vice-président de la Fsa, la situation actuelle de l’athlétisme sénégalais reste préoccupante. La gouvernance de l’athlétisme figure également en bonne place des programmes des candidats pour qui la gestion des fonds alloués à la discipline, en particulier le concours des partenaires nationaux comme extérieurs, est primordiale.

Ousseynou POUYE

 

Le coup d’envoi de la première édition du Championnat de triathlon de zone pour les pays d’Afrique de l’Ouest a été donné ce vendredi. Avec l’ouverture du séminaire à l’intention des officiels techniques des pays de la Zone. Une session dirigée par le Français Dominique Frizza pour outiller les auditeurs sur les différents aspects du management de la discipline.

En attendant de voir les athlètes engagés se jeter à l’eau ou emprunter l’asphalte pour se disputer la suprématie ouest-africaine, le Championnat zonal de triathlon a été officiellement lancé ce vendredi. La première activité au programme se trouve être le stage pour les officiels techniques venus du Sénégal, de Gambie, de Guinée, de Côte d’Ivoire et du Niger. Pour le président du Comité national de promotion du triathlon (Cnpt), Boubacar Gaye, hôte de la manifestation, cette session est importante dans la mesure où elle « permet aux techniciens d’acquérir des connaissances » à même de leur permettre d’encadrer les pratiquants. Les cours sont dispensés par l’expert français Dominique Frizza qui a tenu à saluer « le dynamisme de la Fédération sénégalaise de triathlon qui se veut le moteur de la discipline dans la Zone en accueillant la manifestation ». A travers la présente formation, il soutient qu’il s’agit d’outiller les techniciens afin qu’ils puissent encadrer les pratiquants mais également, de leur permettre d’assurer ensuite, l’organisation de manifestations.

« L’objectif de la session est de permettre, très rapidement, aux fédérations francophones d’avoir une autonomie et de pouvoir gérer le triathlon dans leurs pays », a dit M. Frizza. Qui ajoute qu’en outillant les officiels, la Fédération internationale (Itu) ne sera plus obligée de déplacer des techniciens tout le temps pour assurer les formations.
Il leur donne d’ailleurs rendez-vous dimanche lors de la compétition « pour mettre en pratique les connaissances acquises ».

Dimanche, place à la compétition qui aura lieu à Ouakam dont la plage située près de la Mosquée de la Divinité servira de cadre pour la natation. Le vélo et la course à pied se feront, pour leur part, sur la route de la Corniche Ouest, entre le rond-point des Mamelles et le rond-point de la Mosquée et l’arrivée sur le parvis du Monument de la Renaissance africaine.

Ousseynou POUYE

1987-2017 ! Trente années d’existence pour la Fondation Abdou Diouf Sport Vertu qui a battu le macadam dimanche pour célébrer cet anniversaire. C’était à l’occasion de la randonnée pédestre qu’elle organisait à travers les rues de Dakar. Une matinée d’investissement humain qui a rassemblé des centaines de marcheurs venus célébrer la structure qui « prime depuis trente ans, l’excellence et la vertu en décernant des médailles à des sportifs africains qui se sont distingués dans différentes disciplines sportives ».

De la Place de l’Obélisque où a été donné le départ, les participants ont arpenté, tour à tour, les allées du Centenaire en passant devant la Grande mosquée de Dakar, le Rond-point Poste Médine, l’Avenue Malick Sy, la Rue 6, le Canal de la Gueule tapée, Fass avant de revenir au point de départ. Un trajet que les marcheurs ont effectué dans la bonne humeur malgré une chaleur qui a, par moments, assailli l’assistance ; en particulier dans les derniers instants du parcours.

Mais ces écueils n’ont pas semblé décourager les participants, déterminés qu’ils étaient à répondre à l’appel des responsables de la Fondation, au premier rang desquels l’ancienne ministre Maïmouna Kane Touré, sa présidente. Au terme de la marche, celle qui avait à ses côtés le Général Mamadou Mansour Seck, président de la Fondation Sunugal Durable, Abdoulaye Makhtar Diop, Grand Serigne de Dakar et ancien ministre des Sports sous le magistère duquel la Fondation a vu le jour, Falilou Kane, ancien ministre et ambassadeur, entre autres personnalités, a souligné l’importance, pour la structure, de regrouper tout ce monde pour cette activité ludique.

Une trouvaille heureuse par laquelle la structure qui a tenu à mobiliser le public autour de « cette activité recommandée aux jeunes et aux moins jeunes » et donner un contenu au concept «Sport pour tous». Les organisateurs ont également eu une pensée pieuse à l’endroit des membres disparus de la Fondation, en particulier, Habib Thiam et Garang Coulibaly.

Ousseynou POUYE

Amadou Dia Ba a finalement franchi le pas décisif vers la présidence de la Fédération sénégalaise d’athlétisme. Longtemps attendue malgré la persistance de ses souteneurs, la déclaration de candidature du médaillé olympique sénégalais a finalement eu lieu ce lundi, à l’occasion d’une cérémonie organisée au salon d’honneur Abdoul Wahab Barka Bâ du Stade Léopold Sédar Senghor. La formation sera au cœur du dispositif que compte mettre en place El Hadj Amadou Dia Ba. Pour lui, on ne peut pas avoir de bons athlètes si ceux qui sont censés les encadrer ne sont pas bien formés. C’est dans ce sens que le candidat a annoncé un programme « de formation d’initiateurs pour prendre en charge les petites catégories dans les différentes Ligues ». Il y aura également des sessions à l’intention des entraineurs de 1er et 2ème degrés, sans oublier la relance de l’athlétisme à l’école avec l’Uassu. Tout cela devra alors, aboutir à avoir une élite qui sera constituée d’athlètes qui vont représenter le Sénégal aux compétitions internationales. Aussi, un investissement accru sera fait au niveau des entités régionales qui seront appuyées et où des compétitions seront organisées régulièrement.

Portée par le Comité de relance de l’athlétisme, la candidature de Dia Ba se veut celle de la redynamisation de la discipline qui vit des moments difficiles. Et le directeur du Crd/ Iaaf avait, à ses côtés, des personnalités du mouvement sportif tels que Me Guédel Ndiaye, Mady Touré, Diamil Faye, El Hadji Dia, Amy Mbacké Thiam, Amadou Gackou, Raphaël Agopomé du Ciad, Balla Dieye, d’anciens athlètes entre autres. Il s’agit de mettre en œuvre un programme à dérouler avec des axes stratégiques pour relancer l’athlétisme. Il n’a pas manqué d’appeler « les autres candidats à rejoindre le Collectif afin d’éviter les divergences dans la famille de l’athlétisme ».

Pour rappel, les deux autres candidats à la présidence de la Fsa sont Sara Oualy, actuel vice-président, et Cheikh Tidiane Boye, ancien champion du monde militaire du 800 et 1500m. L’assemblée générale de la Fsa aura lieu le 16 décembre prochain.

Ousseynou POUYE

Le président de la Confédération africaine d’escrime, Mbagnick Ndiaye, a rendu une visite de courtoisie à l’ancien président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (Iaaf), informe un communiqué parvenu à la rédaction.  D’après le communiqué, c’est après avoir participé au congrès de la Fédération internationale d’escrime à Dubaï que Mbagnick Ndiaye, par ailleurs ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie, s’est rendu, dimanche dernier, à la résidence de Lamine Diack en proche banlieue parisienne où les deux leaders sportifs ont eu une discussion « de 17h40 à 19h50 ».

Lors de leur tête-à-tête, les deux dirigeants sportifs, rapporte la note, se sont souvenus des débuts difficiles de l’escrime sénégalaise, du rôle déterminant de feu Abdoul Wahab Barka Ba dans la promotion de cette disciple en Afrique de l’Ouest.

« Monsieur Diack a longuement expliqué au dirigeant sénégalais le fonctionnement de l’Iaaf, les problèmes rencontrés jusqu’à son interpellation par la police française suite à une invitation du comité olympique français », informe le communiqué. D’après toujours le communiqué parvenu à la rédaction, « la conversation a aussi porté sur la longue carrière politique de Lamine Diack, ses relations sociales et sa nostalgie de ses petits-enfants ».

« Le président de la confédération lui a apporté les salutations de sa Fédération ainsi que du soutien du peuple sénégalais, tout en le remerciant des efforts qu’il avait déployés pour assister la jeune Fédération naissante », conclut la note.

Aliou Ngamby NDIAYE

 


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