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Actualités (3070)

Le Pr Ousmane Thiaré, nouveau recteur de l’Ugb, est un pur produit de cette université. Il y a fait ses études avant de revenir y enseigner l’informatique.

Nouveau recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, le Pr Ousmane Thiaré est un pur produit de cette institution d’enseignement supérieur. Selon un document de présentation, c’est à l’Ugb qu’il a obtenu une Licence, une Maîtrise, une Aea (Attestation d’études approfondies) et un Dea (Diplôme d’études approfondies) en Mathématiques appliquées, respectivement en 1997, 1998, 1999 et 2000. Après, il s’est rendu à l'École polytechnique de l’Université François Rabelais de Tours (Polytech’ Tours), en France, en 2002, pour y faire un Dea en Informatique. En 2007, il a obtenu un Doctorat unique en Informatique à l’Université de Cergy-Pontoise en France.

En ce qui concerne ses enseignements à l’Ugb, il a été Assistant titulaire en Informatique à partir de 2002, Maître-assistant titulaire en 2008 et Maître de conférences de 2010 à 2015. Depuis juillet 2015, M. Thiaré est Professeur titulaire dans cette même université où il a été coordonnateur du troisième cycle en Informatique de 2011 à 2013. De novembre 2013 à novembre 2016, il a occupé le poste de directeur du Centre de calcul Ousmane Seck de l'Ugb. Le nouveau recteur est également membre du Conseil scientifique et pédagogique de l'Ecole doctorale des sciences et des technologies de l'Ugb. Depuis avril 2014, il est Professeur associé à l'African university of science and technology (Aust) d'Abuja, au Nigeria. Il faut noter qu’il est aussi expert  évaluateur de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (Anaq-Sup).

Dans le cadre de ses fonctions récentes, le Pr Ousmane Thiaré est, depuis mars 2017, directeur du Centre d’excellence africain en mathématiques, informatique et Tic (Cea-Mitic). Cet institut, une des fiertés de l’Ugb, est un projet de la Banque mondiale estimé à 8 millions de dollars américains. Son ambition est de changer les dynamiques de l’accès à l’emploi en formant une main d’œuvre de qualité et en connectant tous les acteurs demandeurs et prestataires de services dans les domaines des mathématiques, de l’informatique et des Tic sur lesquels l’Ugb possède une expertise confirmée.

Réagissant dans la presse suite à la nomination du Pr Ousmane Thiaré, Patrice Correa, secrétaire général du Saes (Syndicat autonome de l’enseignement supérieur)/section Ugb, est revenu sur le volontarisme et les qualités de l’homme. Mais, il a rappelé que l’Ugb a besoin « d’un Plan Marshal, d’autant que tout est par terre ». Selon lui, « une discrimination positive des autorités devrait permettre de remettre à flots cette institution universitaire ».

Pour sa part, le Pr Thiaré a émis son vœu « de voir la situation apaisée et de travailler pour hisser l’Ugb ». Sur les ondes d’une radio de la place, il dit « prendre cette marque de confiance du chef de l’Etat et du ministre de l’Enseignement supérieur avec beaucoup de responsabilité. Il a également exprimé sa volonté d’associer tout le monde afin de relever les défis.

A. M. NDAW

Dans le même sillage que la nomination d’un nouveau recteur, l’Ugb a un nouveau responsable pour les œuvres sociales. Ainsi, le secrétaire général de la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn), Papa Ibrahima Faye, a été nommé, samedi dernier, directeur du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous), en remplacement d’Ibrahima Diao. Pape Ibrahima Faye a rejoint la Dgpsn le 8 août 2014. Il est également un ancien pensionnaire de l’Ugb. Politiquement, c’est un proche du maire de Saint-Louis, Mansour Faye. Il est responsable politique Apr dans les quartiers de Diaminar, Eaux-Claires, Léona et Médina Course.

A. M. NDAW

La Semaine régionale de la santé de la mère et de l’enfant se déroulera du 25 au 30 juin 2018 dans la région de Diourbel. L’objectif visé est de rapprocher les services de soins des populations pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Cette année, le district sanitaire de Mbacké va abriter la cérémonie de lancement.

Le Dr Balla Mbacké Mboup, médecin-chef de la région médicale de Diourbel, a, à l’issue d’un Crd, fait savoir que le district sanitaire de Mbacké va abriter, cette année, la cérémonie de lancement de la Semaine régionale de la santé de la mère et de l’enfant (25-30 juin 2018). Selon lui, « le choix de Mbacké s’explique par le fait qu’elle présente un bon dispositif communautaire de soins, l’engagement du maire et du médecin-chef de district, sans compter la détermination des « Badianou Gokh » de la localité ». Il a estimé que, pour une bonne organisation de l’évènement, il faut beaucoup de moyens financiers, logistiques et humains. « Nous allons aussi planifier avec le ministère de la Santé et les partenaires, mais aussi avec les communes », a-t-il indiqué, informant qu’un budget prévisionnel de 82 millions FCfa est dégagé.

Evoquant  les indicateurs de la santé de la mère et de l’enfant de la région de Diourbel, le médecin-chef de région a fait savoir « qu’elles sont relativement faibles, en dépit des efforts enregistrés depuis quelques années ». Il a relevé que le plus déterminant  de ces indicateurs est la mortalité maternelle qui est très élevée. « De 116 décès en 2016, nous sommes à 81 décès en 2017. Il faut mettre ce résultat dans le cadre de l’amélioration des autres programmes », a expliqué le Dr Mboup.

Concernant la planification familiale, il a révélé que la dernière Enquête démographique et de santé (Eds) donne une prévalence de 16,8%. « Sur le fait que les femmes n’utilisent pas encore les Consultations prénatales (Cpn), les barrières sociales, culturelles et économiques sont les principaux déterminants et entravent l’utilisation des services de santé de façon globale, mais surtout des services de santé de la mère », a indiqué le médecin-chef de région, déplorant que les femmes viennent se faire consulter tardivement.

Poursuivant, il a déclaré que la Semaine va leur permettre de « donner des conseils mais aussi d’offrir des services, afin que ces indicateurs soient rehaussés ». Cette activité sera également mise à profit pour faire des consultations foraines et inscrire les enfants à l’état civil.

Mamadou DIEYE

Le chef de l’Etat a pris des mesures conservatoires en mettent fin aux fonctions du recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis et du directeur du Crous. Malgré tout, les étudiants maintiennent leur mot d’ordre de grève et demandent le départ des ministres de l’Enseignement supérieur et de l’Economie.

Le président de la République, Macky Sall, a mis fin, le 19 mai 2018, aux fonctions du recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb), Baydallaye Kane, et du directeur du Crous (Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis), Ibrahima Diao. Cette décision est consécutive aux évènements survenus à l’Ugb, le 15 mai 2018, et ayant causé la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène. A l’annonce de la nouvelle de ces limogeages, la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl) a tenu une assemblée générale pour évaluer la situation. D’emblée, Jeanne Gomis, porte-parole du jour, a invité ses camarades « à ne pas se laisser berner par ces mesures ». En effet, « l’heure n’est pas à la réjouissance ni à l’excitation, car nos acquis et doléances n’ont pas encore trouvé des solutions », a-t-elle avancé. C’est pourquoi, tout en demandant à l’autorité de publier les résultats de l’enquête après son bouclage, les étudiants continuent à réclamer le départ de Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et d’Amadou Bâ, ministre de l’Economie et des Finances.

Mlle Gomis s’est également désolée de « ce sacrifice de trop, fruit de présumées dissensions entre le ministre de l’Enseignement supérieur et celui des Finances ».

Amadou Maguette NDAW

Le Président de la République, Macky Sall, n’a pas attendu pour mettre en œuvre la mesure qu’il avait annoncée, lors de la dernière réunion du Conseil des ministres. Depuis jeudi dernier, l’Inspection générale d’Etat (Ige) a débuté son enquête pour faire la lumière sur les dysfonctionnements ayant entraîné le retard du paiement des bourses des étudiants, à l’origine des heurts entre ces derniers et les forces de l’ordre à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis avec, malheureusement, le décès de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène.

Le 15 mai dernier, outrés par le retard accusé dans le paiement de leurs bourses du mois d’avril, les étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, dans les affrontements avec les forces de l’ordre ont perdu un des leurs, Mouhamadou Fallou Sène. Une mort qui a fortement ému les Sénégalais. Le lendemain, en réunion du Conseil des ministres, le Président de la République, manifestement atteint par ces événements tragiques, exigeait que toute la lumière soit faite sur les causes des dysfonctionnements ayant entraîné ce retard aux conséquences tragiques.

En effet, il était dit dans le communiqué qui a sanctionné la réunion dudit Conseil que Macky Sall, « entamant sa communication sur les événements regrettables survenus mardi 15 mai 2017 à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, […] a fait observer une minute de silence à la mémoire de Monsieur Mouhamadou Fallou Sène, étudiant en deuxième année de Lettres modernes qui a perdu la vie au cours des manifestations. En cette douloureuse circonstance, le Président de la République présente, au nom de la Nation, ses condoléances émues à la famille éplorée, à la communauté universitaire et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Le Chef de l’Etat engage le Gouvernement à faire, dans les meilleurs délais, toute la lumière sur les causes du retard des paiements, à l’origine des manifestations qui ont occasionné cette mort inacceptable afin de situer toutes les responsabilités. A cet effet, le Président de la République a fait diligenter une mission de l’Inspection générale d’Etat (Ige) afin de faire le point sur le système et les procédures de paiement des bourses d’études. Enfin, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement, l’impératif de prendre toutes les dispositions requises pour faciliter le paiement effectif des bourses d’études allouées aux étudiants Sénégalais à bonne date, au regard de la priorité sociale absolue qu’elles constituent. »

Au regard des informations parvenues au « Soleil », tout porte à croire que la résolution du Président de la République était déjà ferme le jour même de la survenue du drame. En effet, on apprend que le jeudi 17 mai 2018, moins de vingt-quatre heures après la réunion du Conseil des ministres, les Vérificateurs de l’Ige étaient à l’œuvre. Déjà, toujours selon nos interlocuteurs, ils ont été en contact avec les trois entités au cœur du processus de paiement des bourses à quelque cent dix-sept mille (117.000) étudiants : le ministère de l’Enseignement supérieur, la banque Ecobank et le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan.

Il nous revient que l’équipe désignée du réputé corps de contrôle de l’Etat, sans désemparer, passe à la loupe tous les documents fournis par les entités précitées aux fins de savoir à quel niveau les pratiques d’usage n’ont pas été respectées, avant de rendre compte au Président de la République. En somme, essentiellement, il devrait s’agir pour l’équipe du Vérificateur général, Jean François Collin, de trouver réponses aux questions suivantes : Primo, quand est-ce que le Bon d’Engagement pour lesdites bourses a été émis ? Secundo, quand est-ce que le Bon d’Engagement a été saisi et validé dans le Système intégré de gestion des finances publiques (Sigfip) ? Tertio, est-ce que, comme l’exige l’instruction interministérielle, le Bon d’Engagement était accompagné des Etats de Paiement des ayants droit qui, seuls, permettent leur identification et leur paiement ?

Selon nos interlocuteurs, les réponses à ses trois questions pourraient permettre de situer l’origine du dysfonctionnement.

Yakham C. N. MBAYE

Le professeur Ousmane Thiaré a été nommé samedi, par décret présidentiel, recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis en remplacement de Baydallaye Kane.

Pape Ibrahima Faye remplace Ibrahima Diao à la direction du Centre régional des oeuvres universitaires et sociales de l’université de Saint-Louis (Crous)

L’UGB fait face depuis le 15 mai dernier à une crise envenimée par la mort par balle de Mouhamadou Fallou Sène. L’étudiant en deuxième année de lettres modernes, marié et père d’un enfant a trouvé la mort lors d’affrontements avec les Forces de sécurité venus ramener l’ordre dans l’espace universitaire.

En effet, les étudiants de l’UGB avaient très tôt ce jour pris d’assaut le centre régional des oeuvres universitaires et sociales (Crous) réclamant le paiement de leurs bourses et des conditions d’études "acceptables".

Les Forces de l’ordre étaient venues annihiler leur volonté de faire de ce mardi, une "journée sans ticket" dans les restaurants de l’Ugb.

Source : APS

La Journée internationale des familles des Nations unies a servi de prétexte pour lancer l’initiative « Nestlé pour des enfants en meilleure santé ». L’objectif est d’aider 50 millions d'enfants africains à mener une vie plus saine d'ici à 2030. Selon un communiqué, ce projet permettra, entre autres, de donner des conseils aux parents sur la nutrition de leurs enfants. « Avec cette nouvelle initiative, Nestlé accélère la transformation de son portefeuille de produits alimentaires et de boissons dans le monde entier. Rien que pour 2017, l'entreprise a lancé plus de 1000 nouveaux produits pour répondre aux besoins nutritionnels des enfants », lit-on dans le communiqué. Lequel renseigne que « 174 milliards de portions d'aliments et de boissons enrichies dans 66 pays où les personnes souffrent de carences en micronutriments essentiels, tels que le fer, l'iode et la vitamine A, ont été mis à la disposition des familles vulnérables ». Le groupe mettra également à la disposition des écoles de l’Afrique de l’Ouest et du Centre des produits de nutrition pour que les élèves puissent avoir une vie saine. Le programme « Nestlé for healthy kids », déjà expérimenté, a touché, selon le document, près de 115.000 écoliers dans ces deux parties de l’Afrique.

L’entreprise, avec le soutien des ministères de l'Education et de la Santé, s’est engagée à résoudre les problèmes de santé des enfants en âge scolaire, tels que l'anémie et l'obésité, en favorisant une nutrition saine et une activité physique. Elle va aussi soutenir des programmes d’hygiène et l’hydratation.  

E. KALY

A l’initiative de la société Eiffage, en partenariat avec l’Ong Path, des centaines de travailleurs des entreprises situées dans la commune de Hann Bel-Air ainsi que des riverains ont eu droit, le 17 mai 2018, à une sensibilisation sur l’hypertension artérielle et des séances de dépistage.

« Les médecins ont posé des questions sur les habitudes de vie, notamment l’alimentation, les efforts physiques, le passé sanitaire des parents. Ils ont prodigué des conseils très utiles pour toute personne qui aspire à un bien-être », a confié Marie Gomis, une employée de la société Eiffage assise sur une chaise, sous une petite tente, en compagnie d’une dizaine de personnes. Selon elle, « tous les citoyens ont besoin d’avoir des conseils sur la santé. Nous ne contrôlons pas ce que nous mangeons. Cela comporte des risques que nous ne savons pas ». Cette femme a bénéficié, avec une centaine de personnes, d’un dépistage de l’hypertension artérielle. Une activité initiée par la société Eiffage Sénégal, en partenariat avec l’Ong Path, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’hypertension artérielle célébrée le 17 mai 2018. « Le but de cette journée est de fournir de l'information sur la prévention, la détection et le traitement de la maladie », a déclaré Alioune Badiane, directeur général adjoint d’Eiffage Sénégal.

Selon Mamadou Sy, un des médecins mobilisés pour la circonstance, l’étape de contrôle est suivie d’ateliers où les spécialistes sensibilisent sur la maladie. « J’ai passé toutes les étapes. Tout est normal », a lancé un jeune ouvrier, visiblement satisfait.

Le même sentiment de satisfaction a animé Alioune Badiane. « C’est une prise de conscience du personnel et des riverains sur la nécessité de veiller à la santé, surtout l’hypertension qui est une maladie assez silencieuse et sournoise. La santé dans l’entreprise n’est pas un vain mot. Nous avons besoin de gens valides. Nous avons besoin d’avoir un personnel en bonne santé. Sans une bonne santé, on ne peut pas aspirer à un développement de la société », a-t-il souligné. Aminatou Sarr, directrice de l’Ong Path qui est spécialisée en santé, a affirmé que l’hypertension artérielle fait des dégâts dans le pays. « Des milliers de travailleurs souffrent d’hypertension. Il faut sensibiliser les entreprises pour leur dire qu’il ne s’agit pas seulement de faire du profit. Il faut aussi s’impliquer dans la prise en charge des questions sanitaires. Il faut donc s’intéresser à la prévention », a-t-elle lancé.

Babacar DIONE

Des opérations de curage des canalisations et d’entretien des stations de pompage sont en cours dans plusieurs zones de la banlieue et à Dakar. L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) et les autorités administratives ont effectué une visite pour évaluer le niveau de mise en œuvre des mesures.

L’eau a coulé à Tally Mame Diarra, au cœur de Diamaguène Sicap Mbao. Le convoi de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a emprunté cette rue sans flaque, ni mare, ni bourbier. Les rues secondaires sont couvertes de sable. C’est l’indicateur de la baisse de la nappe phréatique. Cette agglomération est revenue de loin. La rue Mame Diarra n’est plus un ruisseau intérieur qui donnait sur les maisons. Pour comprendre cette transformation physique, il faut descendre la rue jusqu’à son bout. Ici, se trouve la station de Gouye Sappotti avec ses pompes de grande puissance. Elle symbolise les gros moyens dégagés par le gouvernement, en 2012 et 2013, pour libérer les riverains de la longue colonisation. Il fallait alors s’attendre à entendre des voix retraçant le long chemin parcouru. « Les ouvrages construits dans notre commune ont eu des impacts réels sur l’atténuation des inondations. Nous devons remercier les autorités, le président de la République, Macky Sall », reconnaît l’adjoint au maire de Diamaguène Sicap Mbao, Alphouseyni Tamba.

Sur la voie de Ndiawar Diagne, on voit certes des maisons abandonnées dans des coins où poussent des typhas, mais d’autres sont en reconstruction. La mairie a pu récupérer une zone inondable où elle a érigé le centre d’état civil. Les nouvelles constructions et les rues, jadis boueuses et aujourd’hui bordées de lame de sable, sont à nouveau ouvertes à la circulation. Ce  sont les signes de changements. « Après la pluie, c’est le beau temps depuis 2013 dans la commune de Diamaguène Sicap Mbao. Et ce, grâce aux infrastructures réalisées dans le cadre du Plan décennal de lutte contre les inondations. Nous avons même construit un centre d’état civil », confie Abdou Diop, président de la Fédération des délégués de quartier de ladite commune.

Après quelques détours dans le quartier Aïnoumady, nous voici à la station de Ndiawar Diagne. Une voiture d’inspection et des ouvriers sont à pied d’œuvre. Les opérations pré-hivernages sont en cours sur le site, comme si l’ordre a été donné de ne pas dormir sur ses lauriers. Les paroles sentent la rédemption, la reconnaissance… « Je répète la même chose que j’avais dit l’année dernière : les inondations sont vaincues à Ndiawar Diagne. Nous remercions le Président Macky Sall », glisse Awa Diop. Les propos  de cette dame illustrent les efforts et les énergies déployés par les techniciens et les investissements consentis par les autorités pour sortir des milliers d’habitants de Dakar des eaux. Sans les ouvrages, le flux de déplacés aller continuer à se gonfler. La preuve : en face de la station, on compte encore deux maisons abandonnées.

De la responsabilité des populations
Loin de Ndiawar Diagne, à la cité Diounkhom, l’imposante station a fait envoler le spectre des inondations. Sinon, sur le flanc gauche, un bailleur n’allait pas construire une maison à étage. « Regardez ! Vous avez à votre droite une personne qui a vendu sa maison à cause des inondations, sur votre gauche une autre a acheté une parcelle. Il est en train d’édifier un étage », compare le responsable de la lutte contre les inondations à la Cité Diounkhom, Serigne Saliou Sarr.

L’acteur est formel : « Si la station n’avait pas d’impacts, il n’y aurait pas de nouvelles constructions dans ce quartier », affirme M. Sarr. Dans la banlieue dakaroise, le bassin des quartiers inondables se rétrécit au fil des années. Cette avancée incite le sous-préfet de Guédiawaye, Abdoul Aziz Diagne, à la prudence. « Nous sommes rassurés par les opérations pré-hivernages. L’Etat a beaucoup investi dans la banlieue pour réduire les inondations. Aujourd’hui, ces opérations s’inscrivent dans la consolidation des acquis », a-t-il laissé entendre.
A la Zone de captage, le vaste bassin est débarrassé des déchets solides et des plantes envahissantes. Non loin de là, à la mosquée de Missirah, un sous-quartier de Grand-Yoff, une pelle mécanique racle le fond du grand bassin. Les sédiments et les détritus sont remontés à la surface par une grue. C’est une sorte de répétition qui a son importance. « Chaque année, l’Etat dépense entre 1,5 à 2 milliards de FCfa pour les opérations pré-hivernages. Cela veut dire qu’il y a un problème quelque part. Il ne faudra pas que les populations transforment les canalisations et les stations en réceptacles d’ordures. Elles doivent accompagner les efforts des autorités », prêche le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho.

Par Idrissa SANE et Abdou DIOP (textes),
Ndèye Seyni SAMB (photo)

TROIS QUESTTIONS À… LANSANA GAGNY SAKHO, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ONAS : « L’IMPLICATION DES POPULATIONS EST FONDAMENTALE POUR OPTIMISER LE FONCTIONNEMENT DES OUVRAGES »
Le directeur de l’Onas, Lansana Gagny Sakho, a visité, le 17 mai 2018, les ouvrages de drainage des eaux usées de la région de Dakar. Il décline la place que les populations doivent occuper dans la lutte contre les inondations.
 
Vous venez d’effectuer une visite dans le cadre du lancement des opérations pré-hivernages. Quel est leur enjeu ?
Il faut rappeler que les travaux de curage et d'entretien des réseaux, prévus dans le cadre des opérations pré-hivernage 2018, sont en train d'être menés dans toute la région de Dakar. Elles visent à remédier à l'ensablement du réseau et à faciliter l'écoulement dans les collecteurs. Aussi, il est attendu la réduction des risques de débordement et de bouchon. Nous voulons avoir un fonctionnement optimal des appareils électromécaniques et des motopompes. De la station de Yeumbeul à celle de la Zone de captage, nous avons visité beaucoup d’ouvrages. Nous sommes dans l’anticipation. Notre objectif, c’est de permettre aux populations de passer un hivernage avec moins de problèmes.  Il y a eu des améliorations significatives qui découlent de la mise en place du Programme décennal de lutte contre les inondations et de lourds investissements qui s’élèvent à plus de 45 milliards de FCfa.
 
Vous avez dénoncé les comportements irresponsables des populations…
Les inondations, ce n’est pas un déficit d’investissements. C’est plutôt un problème de comportements. On ne peut pas transformer des stations en poubelles et s’attendre à ce qu’il n’y ait pas d’inondations demain. J’invite certains habitants à incarner des comportements responsables. Si les infrastructures n’étaient pas agressées, on n’aurait pas besoin de dépenser, chaque année, 2 milliards de FCfa pour le curage et l’entretien des stations. On aurait pu utiliser cet argent pour autre chose, notamment faciliter l’accès à l’assainissement à d’autres Sénégalais.
 
Est-ce que ces opérations concernent aussi les villes de l’intérieur ?
Le gouvernement est en train de mettre en œuvre d’importants projets à Kaffrine, à Sédhiou, à Touba. Cette dernière ville est confrontée à beaucoup de problèmes d’inondations. L’Etat ne peut pas tout faire. Nous devons avoir des comportements qui préservent les ouvrages. Donc, l’implication des populations est essentielle pour optimiser leur fonctionnement.

Par Idrissa SANE et Abdou DIOP (textes),
Ndèye Seyni SAMB (photo)

 

Le ministère de l’Education nationale va lancer, au mois de septembre prochain, un programme d’intervention pour la prise en charge du million d’enfants hors du système scolaire. Les trois académies de la région naturelle de la Casamance (Sédhiou, Kolda et Ziguinchor) et celle de Kédougou dans la zone Est seront les premières concernées, selon la secrétaire générale du ministère de l’Education nationale, Ndèye Khady Diop Mbodj.

Une étude réalisée par l’Usaid, publiée l’année dernière, avait noté que plus d’un million d’enfants sont hors du système scolaire sur une population scolarisable de près de 4 millions d’enfants de 6 à 16 ans. C’est ainsi que le ministère de l’Education nationale compte mettre en place des interventions dans les zones Sud et Est où le phénomène est plus inquiétant. Mais, selon la secrétaire générale du ministère de l’Education nationale, Ndèye Khady Diop Mbodj, il faudra bien analyser ce pourcentage de 37 % d’enfants hors du système scolaire donné par l’étude de l’Usaid. « Cela donne un pourcentage de 37 %. Mais il faut analyser ces 37% où pour les 29 %, ce sont des enfants qui n’ont jamais été à l’école. Les 8 % restants sont des déscolarisés, c’est-à-dire, des enfants qui ont été à l’école et qui sont sortis des bancs. Environ, c’est plus d’un million d’enfants qui ont été recensés et pour lesquels, nous sommes en train de préparer des interventions », a-t-elle expliqué lors du lancement du Forum de partage et d’interpellation citoyenne sur le processus de mise en œuvre des Odd au Sénégal, organisé par la Cosydep.

Elle a aussi annoncé que ces interventions vont débuter au mois de septembre prochain. Des actions qui seront d’abord entreprises, avec l’Usaid, en zone Sud-Est, dans les trois académies de la région naturelle de la Casamance (Sédhiou, Kolda et Ziguinchor) et aussi avec l’académie de Kédougou dans la zone Est. Dans la même période, les autres académies qui ne sont pas avec l’Usaid seront avec la Banque mondiale pour ces programmes d’intervention. « Il faut aussi dire que ces enfants ne sont pas totalement hors du système scolaire. L’analyse nous montre aussi que certains de ces enfants sont dans les « daaras ». Les « daaras » étant en train d’être intégrés dans le système éducatif, nous pouvons globalement dire que ces enfants sont dans le système, même s’ils ne sont pas dans le formel. S’agissant des « daaras », nous sommes en train de voir un programme d’encadrement pour leur modernisation en y introduisant les mathématiques, le français », a ajouté Mme Mbodj.

Ce forum de partage et d’interpellation citoyenne sur le processus de mise en œuvre des Odd au Sénégal est sur initiative de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep).  Pour le coordonnateur Cheikh Mbow, des séances d’interpellation sont organisées. Ceci pour permettre de contrôler le niveau de mise en œuvre des Odd et de s’assurer que les mécanismes mis en place garantissent la transparence et la responsabilité face aux citoyens et à la société civile. « Un cahier de recommandations des citoyens est élaboré. A la fin du forum, un document de synthèse dénommé Cahier de recommandations du citoyen sera produit pour faire ressortir les recommandations et différentes propositions des acteurs de la société civile pour améliorer, d’une part le rapport national, et d’autre part la mise en œuvre des politiques publiques », a indiqué M. Mbow.

Oumar NDIAYE


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