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Actualités (2464)

Les Agents de sécurité de proximité (Asp) volent au secours de la banque de sang du Centre hospitalier régional de Kolda. Ils viennent d’y faire un don de sang pour lui permettre de sauver la vie des personnes en situation critique.

Un bon exemple. C’est ce que viennent de montrer les Agents de sécurité de proximité (Asp) en service à Kolda. Ils ont offert, le 22 novembre 2017, du sang au Centre hospitalier régional de Kolda pour lui permettre de faire face aux besoins de plus en plus importants de sang pour sauver la vie des patients. « Aujourd’hui, nous avons organisé une journée de don de sang, en partenariat avec l’hôpital régional de Kolda et en compagnie de tous les Agents d’assistance à la sécurité de proximité de Kolda qui se sont mobilisés pour la réussite de cette manifestation. Cela entre dans le cadre des activités de renforcement citoyen des Asp. Je crois que c’est une bonne initiative que les Asp ont pris pour répondre à cet appel », déclare Ayatollah Diédhiou, chef d’unité départementale des Asp de Kolda.

Cette initiative salutaire constitue, selon lui, un geste noble et de générosité pour sauver la vie de compatriotes qui ont besoin de sang pour se faire soigner. Il estime que les Agents d’assistance à la sécurité de proximité doivent être plus visibles à travers des actions citoyennes comme celle-ci pour montrer le bon exemple. Ayatollah Diédhiou se félicite de la forte mobilisation de ses collègues Asp de Kolda qui ont accepté de donner leur sang pour sauver la vie des gens qui sont dans une situation critique. Il remercie les Asp en service dans les communes rurales qui ont parcouru entre 50 et 60 km pour se rendre à Kolda afin de participer à ce don de sang.

Cette démarche, vivement saluée par le personnel de la banque de sang de l’hôpital régional de Kolda, s’inscrit dans le cadre de la participation citoyenne des Asp en poste à Kolda. « Le représentant des Asp nous a vraiment sortis d’une situation qui était un peu difficile, parce que l’hôpital régional était en rupture de sang durant une certaine période. Nous avons sollicité le coordinateur qui n’a ménagé aucun effort pour la réussite de ce don de sang. Ce geste nous va droit au cœur parce que donner une goute de sang, c’est sauver des vies. Nous tenons à le remercier au nom du directeur et de tout le staff de l’hôpital régional de Kolda », déclare Ibrahima Sonko, technicien en biologie à la banque de sang de l’hôpital régional de Kolda. Il se réjouit de ce partenariat entre l’hôpital régional et les Asp pour sauver la vie des compatriotes qui sont dans le besoin.

Mamadou Aliou DIALLO

Dans une quinzaine d’années, 60 % des nouveaux cas de cancers seront enregistrés en Afrique sub-saharienne avec, malheureusement, un taux de mortalité de près de 70 %. Pour limiter les dégâts, des experts africains demandent aux dirigeants de renforcer la sensibilisation sur les facteurs de risques.

Ouagadougou abrite, depuis le 22 novembre 2017, une rencontre technique régionale sur la lutte contre les cancers dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). A l’initiative de la Première dame du Burkina Faso, Mme Sika Kaboré. Elle accueille actuellement des ministres de la Santé de plusieurs pays de la sous-région dont celui du Sénégal.

Le thème central de cette rencontre est « Lutte contre les cancers : états des lieux et perspectives ». En faisant justement l’état des lieux, le Pr Jean Marie Dangou, conseiller au bureau régional de l’Oms pour l’Afrique, chargé de la prévention et du contrôle des maladies liées aux cancers, a démontré que les cancers sont à l’origine de la majeure partie des malheurs dans les familles africaines. Ils causent de nombreux cas de décès dans le continent. Selon lui, un décès dû au cancer est enregistré toutes les 4 secondes dans le monde. Les choses vont se compliquer dans les 15 prochaines années avec une augmentation de 50 % de cas de cancers.

Comme d’habitude, l’Afrique, en particulier celle au Sud du Sahara, va accueillir plus de 60 % de ces nouveaux cas et 70 % des décès. L’expert de l’Oms a expliqué, dans sa leçon inaugurale, que l’augmentation des cas cancers est due aux transitions démographiques avec l’accroissement de la population et l’augmentation de l’espérance de vie.

Quant à la deuxième transition, elle est épidémiologique puisqu’en Afrique, en plus des maladies contagieuses, les pays font face aux maladies non transmissibles. La troisième transition est liée, elle, aux différents types de cancers en Afrique. « Tout cela mis ensemble fait que le cancer est devenu, aujourd’hui, un problème de santé publique. Malheureusement, nos gouvernements ont un problème stratégique d’information, parce que les structures qui doivent nous donner des chiffres exacts sur cette maladie ne produisent pas de données de qualité. D’où la nécessité, pour chaque pays, de disposer d’un registre des cancers », a-t-il préconisé.

M. Dangou a ajouté que la lutte contre les cancers doit s’organiser autour de la surveillance épidémiologique, faisant un plaidoyer pour que des moyens soient mis dans la sensibilisation des populations sur les facteurs de risques des cancers. A ce titre, il a rappelé que ces facteurs sont liés à la consommation du tabac, à l’inactivité physique, à l’usage nocif de l’alcool et à une alimentation malsaine. Ces quatre facteurs de risques doivent être combattus. « C’est seulement à ce prix que l’on peut réduire la survenue des cas des cancers au sein des populations », a souligné le conseiller au bureau régional de l’Oms pour l’Afrique.

Le président de la Commission de l’Uemoa, Abdallah Boureima, a promis que l’organisme sous-régional va accompagner les gouvernements africains à lutter contre les maladies du cancer.  D’ailleurs, la Commission a entamé le processus de sélection des pays où seront implantés deux centres de prise en charge par radiothérapie des cas de cancers.

Les dirigeants africains invités à octroyer plus de ressources financières
Pour freiner la montée en puissance des maladies non transmissibles, le président de la Commission de l’Uemoa, Abdallah Boureima, a invité les pays d’Afrique sub-saharienne à accorder plus de ressources financières à la lutte contre les cancers. Selon lui, cette maladie tue, chaque année, des milliers de jeunes du continent, en particulier sa frange féminine. Il a reconnu que beaucoup de pays ont fait des efforts, mais ces derniers restent encore en-deçà de trois défis majeurs. Il s’agit, entre autres, de promouvoir la santé par la réduction des facteurs de risques des différentes formes de cancers et de mettre à la disposition des populations des moyens adéquats pour un diagnostic et une prise en charge précoce afin de permettre aux victimes de continuer à avoir une vie normale. Vu l’ampleur de la maladie, il a aussi invité à plus de concertation autour des pathologies non transmissibles devenues un problème de santé publique.

De notre envoyé spécial à Ouagadougou, Eugène KALY

 

 

Sidy Diakhaté et Fatou Diabang sont de nouveaux jeunes entrepreneurs. Formés par le  Programme sénégalais pour l’entrepreneuriat des jeunes (Pse-J), une structure qui veut s’inscrire dans la réforme « Alignement de l’offre de formation supérieure aux besoins économiques » du Plan Sénégal émergent (Pse), ils ont bénéficié de soutien et d’accompagnement. Ce programme vient aussi de leur trouver un nouvel accompagnement avec la signature d’une convention avec la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes).

L’administratrice du Pse-J, le Pr Aminata Diallo Sall, est revenue sur les perspectives de coopération avec la Cnes, une organisation qui couvre tous les secteurs économiques et présente sur l’étendue du territoire national. Phase pilote de l’ « Alignement de l’offre de formation supérieure aux besoins économiques » du Plan Sénégal émergent (Pse), le Pse-J, par  cette convention signée avec le Cnes, veut mettre en place un cadre permanent de concertation sur les besoins présents et futurs des entreprises.

La structure patronale dirigée par Mansour Cama va aider ces nouveaux jeunes entrepreneurs dans leur formation et aussi valoriser leur insertion professionnelle. Ainsi, avec cette signature de convention, la Cnes va s’atteler à faire du mentorat et du tutorat pour les nouveaux jeunes entrepreneurs issus du Programme sénégalais pour l’entrepreneuriat des jeunes (Pse-J).

Mansour Cama a demandé aux entrepreneurs, membres de la Cnes, de partager avec les jeunes issus du Pse-J leur savoir-faire et expertise en matière de management. « Il faudra aussi prodiguer des conseils à ces jeunes qui peuvent les aider à ouvrir certaines portes, puisque ce n’est jamais facile d’aller tout seul à la conquête du marché. Ces jeunes seront intégrés comme des chefs d’entreprise et pourront avoir accès à d’autres possibilités qui existent tant en terme d’accompagnement institutionnel par l’Etat que par les structures créées par la Cnes », a-t-il expliqué.

Cette cérémonie de signature de convention s’est déroulée en présence de Ibrahima Wade, directeur général du Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (Bos), et Pape Amadou Sarr, délégué général de l’entreprenariat rapide.

Oumar NDIAYE

 

Un scientifique italien apporte une solution d’adaptation climatique propice à la production de pâtes en Afrique de l’Ouest. Le Pr Filippo Bassi, du Centre international de recherches agricoles en zone aride (Icarda), a trouvé la solution qui a permis de cultiver du blé dur dans les conditions de chaleur extrême du Sénégal, de la Mauritanie et du Mali.

La culture du blé pourrait être bientôt une réalité dans les zones arides du Sénégal, de la Mauritanie et du Mali. Une « idée folle » a permis de cultiver du blé dur dans les conditions de chaleur extrême dans ces trois pays. Selon le document de la plateforme Apo Group, le projet de recherche sur l’empreinte génomique, mené par le Pr Filippo Bassi, du Centre international de recherches agricoles en zone aride (Icarda), et le Pr Rodomiro Ortiz (Slu, Alnarp), a employé des techniques de sélection moléculaire non GM pour développer un ensemble de variétés de blé dur capables de résister à des températures constantes de 35 à 40 degrés le long de la savane du bassin du fleuve Sénégal.

Le Prix Olam remporté par les chercheurs
Dans cette région, les agriculteurs cultivent du riz pendant 8 mois de l’année, mais la terre reste inutilisée pendant les 4 autres mois. Les nouvelles variétés de blé dur ont, dès lors, été développées pour pousser extrêmement vite. Ainsi, les agriculteurs seront en mesure de cultiver le blé entre les saisons du riz ; ce qui pourrait résulter en 600.000 tonnes de nourriture nouvelle, soit 175 portions de pâtes par personne et par an dans la région, et générer 210 millions de dollars américains selon les projections.

Grâce à la politique de partage libre des germoplasmes et de l’Ip (préservation de l’identité) pratiquée par l’Icarda avec les pays en voie de développement, la découverte présente aussi un grand potentiel d’adaptation pour d’autres régions touchées par des températures en hausse. En conséquence, 12 juges experts ont attribué à ces recherches révolutionnaires le Prix Olam pour l’Innovation dans la sécurité alimentaire (un prix international lancé par l’Agro entreprise internationale en partenariat avec l’Agropolis Fondation).

« Lorsque nous avons eu cette idée, il y a 5 ans, les gens ont pensé que nous étions un peu fous. Nous sommes donc ravis de voir notre projet d’introduire du blé dur dans cette région récompensé par le Prix Olam. En collaborant étroitement avec les agriculteurs, nous avons gagné leur confiance. Ils sont, en effet, conscients des avantages qu’offre cette variété qui peut être facilement cultivée, moyennant un investissement minimum. Maintenant nous devons agir pour la mettre sur le marché. Nous utiliserons donc le montant du prix pour promouvoir l’établissement d’un partenariat commercial avec l’industrie des pâtes et du couscous nord-africaine », commente M. Bassi.

Sunny Verghese, cofondateur, a déclaré que « cette découverte crée non seulement une solution viable et évolutive qui améliorera probablement la vie de nombreuses personnes dans le bassin du Sénégal, mais pourrait aussi se révéler grandement utile dans d’autres régions affectées par l’augmentation des températures liée au changement climatique ».

Oumar KANDE

Sous peu, il sera possible pour le Sénégal d’aller négocier au niveau international afin de capter des fonds dans les marchés du carbone. Un document de projet bancable sera ainsi bientôt disponible. Les résultats du « Projet pilote Redd+ et promotion des chaines de valeur des produits forestiers non ligneux dans les Eco-villages de Bandafassi » ont fait l’objet d’un partage le 21 novembre 2017.

Le Sénégal sera bientôt doté d’un document de projet pouvant lui permettre de bénéficier des marchés du carbone sur le plan international. A travers le « Projet pilote Redd+ et promotion des chaines de valeur des produits forestiers non ligneux dans les Eco-villages de Bandafassi », mis en œuvre par l’Agence nationale des Eco-villages (Anev), une situation de référence a pu être établie. Le projet s’inscrit dans la contribution aux accords mondiaux sur le changement climatique. L’une des solutions préconisées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre est d’essayer de protéger les forêts qui sont à la fois puits et sources de carbone. C’est-à-dire qu’elles captent et libèrent des gaz à effet de serre.

« Si les populations sont organisées autour des forêts, elles sont capables de les préserver de telle sorte que les coupes qui permettent de libérer les gaz à effet de serre soient réduites. C’est cela l’enjeu du projet. Pour accéder au marché du carbone, il faudra faire en sorte que l’évaluation du bilan carbone disponible soit vérifiable à tout moment suivant des standards établis de façon mathématique », a mentionné Adama Koné, le chargé de la mise en œuvre du projet.

C’est pourquoi, dans la mise en œuvre du projet, dont l’enjeu est la préservation des forêts, l’accompagnement des communautés figure en bonne place. « Aujourd’hui, elles ont été capacitées. Des magasins de stockage des produits forestiers ont été aussi construits ainsi qu’une unité de transformation des produits. Ce sont tous ces résultats qui vont alimenter l’écriture d’un grand projet que nous allons soumettre aux décideurs politiques, lesquels vont aller négocier avec au niveau international pour capter des fonds », a fait savoir M. Koné.

Pour le maire de Bandafassi, le projet a eu un impact positif dans sa commune. « Nous notons une nette amélioration des conditions de vie des populations avec l’augmentation des revenus des femmes qui étaient auparavant faibles. Aujourd’hui, avec les financements, les équipements et les formations, ils ont été boostés », a soutenu Mamadou Yéro Bâ.

Aïssata Diallo, une des représentantes des Gie de femmes, a abondé dans le même sens. Selon elle, les foyers améliorés dont elles ont bénéficié dans le cadre du projet leur permettent de bien préparer les trois repas quotidiens. La formation sur les techniques de transformation de produits forestiers pour en faire du savon, du jus naturel, etc., a aussi permis d’améliorer nettement leurs revenus. « Nous sommes très satisfaites de la formation reçue et demandons qu’elle puisse être élargie à d’autres femmes de la commune », a-t-elle sollicité.

Ndiol Maka SECK

Le Syndicat des inspecteurs et inspectrices de l’éducation nationale du Sénégal (Siens) a organisé, samedi dernier, une conférence de presse. A l’occasion, ce corps de contrôle et d’encadrement de l’éducation a décliné sa feuille de route pour l’année 2018. Il s’est également prononcé sur l’insuffisance des résultats scolaires et l’iniquité dans le système de rémunération des agents de la Fonction publique.

Comme au début de chaque année scolaire, le Syndicat des inspecteurs et inspectrices de l’éducation nationale du Sénégal (Siens) s’est réuni samedi dernier à Dakar. Il s’est agi de faire le bilan de l’année scolaire écoulée, le suivi des accords signés avec le gouvernement et le rappel d’autres préoccupations que le syndicat avait portées à la connaissance des autorités.

Face aux journalistes et en présence du secrétaire général de la Cnts/Fc, le secrétaire général du Siens a entamé par une ambition forte, mais aussi par un engagement. El Cantara Sarr a affirmé que le syndicalisme ne pourra vraiment être un puissant levier de progrès social et d’utilité publique que s’il se donne les moyens de porter les problématiques du travail, en développant sa capacité à les traduire en revendications/propositions.

Pour lui, ces stratégies peuvent impacter positivement la formulation des politiques publiques dans le sens d’une meilleure valorisation des travailleurs. C’est pourquoi, a ajouté le secrétaire général du Siens, « notre structure s’engage, cette année, à assurer le monitoring systématique des questions d’importance capitale pour le corps de contrôle, tout en réaffirmant son ancrage dans un syndicalisme de veille, d’alerte et de propositions ».

2017, une année du paradoxe
La commission administrative du Siens a également commenté les résultats scolaires de cette année. Pour les inspecteurs et inspectrices de l’éducation nationale du Sénégal, 2017 a été une année scolaire normale, sans aucune perturbation. E pourtant, les performances scolaires sont en deçà de l’année antérieure. Le corps de contrôle a déclaré ne pas comprendre ce paradoxe né de la baisse des taux de réussite aux examens et le respect du quantum horaire. Sur ce, il a demandé aux autorités de chercher les causes véritables qui expliquent la chute des résultats scolaires en 2017.

Sur un autre registre, les inspecteurs ont dénoncé le système de rémunération des agents de la Fonction publique. Selon El Cantara Sarr, il y a une iniquité dans le système de rémunération et de motivation. A l’en croire, ce déséquilibre n’aide pas à favoriser un bon climat dans le travail. Les syndicalistes disent ne pas comprendre que les inspecteurs qui sont dans les autres secteurs soient mieux rémunérés et mieux traités que ceux de l’éducation. A ce propos, le corps de contrôle et d’encadrement de l’éducation a préconisé le plafonnement de l’indemnité de contrôle et d’encadrement pédagogique défiscalisé et un alignement de l’indemnité de logement au corps et non plus au cadre.

Dans le même ordre d’idées, les inspecteurs de l’éducation nationale ont demandé au ministre de l’Economie et des Finances d’appliquer, dans les meilleurs délais, le décret 2017-488 relatif à l’accès pour les inspecteurs au prêt d’équipement.

La révision des décrets relatifs aux Centres régionaux de formation des personnels de l’éducation (Crfpe) a été aussi évoquée par les inspecteurs et inspectrices de l’éducation nationale du Sénégal.

Pape Coly NGOME

Sonatel Academy est désormais opérationnel. Les autorités du groupe Sonatel ont procédé, hier, à l’inauguration de la première école de codage gratuite au Sénégal.

Le groupe Sonatel a inauguré, hier, Sonatel Academy, la première école de codage gratuite au Sénégal. L’inauguration de ce centre de formation, logé au Ctic Dakar, s’est faite en présence du président directeur du groupe Orange, Stéphane Richard, et du directeur général de la Sonatel, Alioune Ndiaye.

Dans cet espace, 50 jeunes sélectionnés sur une liste de près 13.000 candidats ont commencé, depuis le 13 novembre dernier, leur formation en développement web, en applications mobiles et intégration numérique. Une formation qui va durer 6 mois, soit 840 heures de cours et 140 heures de stage en entreprise.

Selon le conseiller technique n°1 du ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Siré Ba, qui a présidé la cérémonie au nom du ministre Mamadou Talla, la Sonatel va contribuer, grâce à cette école, à la volonté du gouvernement du Sénégal d’apporter une réponse à «l’insuffisance de la qualification professionnelle de nos populations », surtout chez les jeunes.

D’après M. Ba, le numérique est inscrit « au cœur des priorités » de la stratégie d’émergence du Sénégal. C’est pourquoi, a-t-il ajouté, la mise en place de Sonatel Academy qui forme des jeunes à ces métiers « cadre parfaitement avec la politique menée par le ministère pour diversifier les filières de formation ». Siré Ba reste convaincu que la formation des jeunes est un « socle incontournable » pour atteindre les objectifs fixés dans le plan Sénégal numérique. « Avec cette école, Sonatel participe, ainsi, à la réduction du chômage des jeunes en les intégrant dans le marché du travail ou en leur permettant de créer leurs propres entreprises », a-t-il déclaré.

Le directeur général de la Sonatel, Alioune Ndiaye, a réitéré la volonté de son groupe d’accompagner le gouvernement dans son plan Sénégal numérique. « Ce projet est une des actions phares du groupe Sonatel en vue d’accompagner l’Etat du Sénégal et les autorités dans le Plan Sénégal numérique 2025. Grâce à cette formation, ces jeunes deviendront des développeurs web, d’applications mobiles ou des e-commerçants », a-t-il informé.

Pour le président de la Fondation des incubateurs Tic du Sénégal, Antoine Ngom, l’Afrique doit tout faire pour ne pas être que consommateur de produits et services Tic. Pour éviter cela, M. Ngom conseille à nos Etats de mettre en place un environnement légal et réglementaire, une infrastructure qui permet une connectivité et des terminaux accessibles à tous, mais aussi un capital humain. Selon lui, le digital, c’est l’économie du savoir. Heureusement, dit-il, la Sonatel a compris cela en mettant sur place Sonatel Academy qui va contribuer à la formation du capital humain qui va porter la transformation numérique.

Aliou Ngamby NDIAYE

La troisième usine de traitement et de pompage d’eau de Keur Momar Sarr (Kms3) va permettre de résorber le déficit noté dans l’alimentation en eau de Dakar, Thiès et la Petite côte. Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne qui a procédé, hier, au lancement du projet a estimé que cela va permettre aussi de sécuriser l’approvisionnement en eau de plus de 3 millions de personnes.

Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a procédé, hier, au lancement du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Dakar, dénommé Keur Momar Sarr 3 (Kms3). Projet phare du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, la construction de cette usine d’eau sera pilotée par la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones).

Il est financé à hauteur de 274 milliards de FCfa et va permettre l’amélioration de l’accès à l’eau potable de 3 millions de personnes. « La particularité de ce projet est qu’il vient à son heure dans la mesure où l’ambition du gouvernement est de rompre avec les multiples contraintes liées à la satisfaction des besoins en eau potable de la capitale. Contraintes jusqu’ici maitrisées grâce aux efforts du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement », a estimé M. Dionne.

Pour faire face à ces contraintes, beaucoup d’efforts ont été consentis depuis 2012, selon le Premier ministre. Il a, entre autres, cité une production supplémentaire de 95.000 m3/jour injectée dans le système d’alimentation en eau potable de Dakar. Aussi, la mise en œuvre des différents programmes d’urgence a permis à la production annuelle d’eau potable destinée à Dakar d’enregistrer une croissance de 4 %, passant de 124,2 millions de m3 en 2015 à 129,4 millions de m3 en 2016. Le chef du gouvernement a, par ailleurs, annoncé 60.000 m3/jour supplémentaires, d’ici la fin de l’année, qui seront obtenus à partir des forages de Tassette et de Bayakh Thieudem en cours de réalisation. L’usine de traitement et de pompage d’eau de Keur Momar Sarr nécessitera la pose de plus 1.154 kilomètres de conduite d’adduction et de distribution, permettant l’extension du réseau dans les zones non encore desservies et la réalisation de 85.000 branchements domiciliaires subventionnés. Avec la réalisation de Kms3, l’accès à l’eau potable de 3 millions de Sénégalais sera amélioré. Et ceci, dès 2020, selon Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Mise en service en 2020
Toutes les localités situées le long de la conduite Alg3 seront également connectées et bénéficieront des mesures d’accompagnement au profit des personnes vulnérables. Ce qui, selon le chef du gouvernement, est une preuve du caractère inclusif et équitable du projet. « Le projet de nouvelle usine de traitement et de pompage d’eau potable doublera, dès 2020, le potentiel installé sur le lac de Guiers avec une capacité finale de 200.000 m3/jour. Le projet contribuera à améliorer le service de distribution d’eau, permettra d’accompagner les réalisations qui préfigurent la révolution économique qui se dessine autour des nouveaux pôles urbains de Diamniadio, du Lac Rose et de la Petite côte, représentant 80 % des besoins en eau de l’ensemble des centres urbains desservis par la Sones », a-t-il expliqué.

Pour lui, Kms3 doit être considéré comme une réponse stratégique face au défi de sécurisation de l’alimentation en eau potable des populations du triangle Dakar, Thiès, Mbour. « Le regain d’activités de notre économie ainsi que l’accélération des investissements de développement industriel et de promotion de nouveaux établissements humains comme le pôle urbain de Diamniadio se sont traduits par une demande accrue en services divers dont la demande en eau potable », a-t-il ajouté.

La prise en charge correcte de cette croissance et de la demande nécessite, selon le Premier ministre, de gros investissements portés par un service public performant pour jouer le rôle attendu dans le processus de transformation structurelle et sociale de notre économie. C’est dans cette perspective que le gouvernement du Sénégal a élaboré un instrument scientifique de planification et d’anticipation de la demande ; ce que nous appelons le nouveau schéma directeur d’alimentation en eau potable de Dakar, de Thiès et de la Petite côte, avec la réalisation de la troisième usine de traitement d’eau de Keur Momar Sarr.

Oumar NDIAYE

L’Initiative africaine des médias (Ami) a primé le journaliste Ndiol Maka Seck du « Soleil » dans la catégorie « Conservation et changement climatique ». Les résultats ont été publiés le 20 novembre 2017 à Addis-Abeba.

Le journaliste Ndiol Maka Seck du quotidien national du Sénégal « Le Soleil » vient d’être primé par l’Initiative africaine des médias. L’information est contenue dans un document que cette organisation a envoyé aux candidats. Il a été primé dans la catégorie « Conservation et changement climatique ». Il est classé deuxième derrière Dorcas Wangira du Kenya, alors que la troisième place est revenue à Mac Pherson Mukuka de la Zambie. « La troisième édition des Prix Zimeo pour l’excellence dans les médias, organisée par l’Initiative des médias d’Afrique (Ami), vient de se tenir à Addis-Abeba, en Ethiopie, avec la consécration de neuf lauréats et 18 finalistes. L’objectif des récompenses est de célébrer l’excellence dans le journalisme centré sur la couverture des thèmes de développement », lit-on dans un document de l’Ami.

Au cours d’une cérémonie tenue à Addis-Abeba, l’Ami a annoncé le lauréat du prix le plus prestigieux attribué à Jay Caboz du Magazine Forbes en Afrique du Sud pour « son journalisme exemplaire et cohérent au cours des trois années ».

L’édition de cette année, constatent les organisateurs, a attiré des centaines de candidatures venues de toute l’Afrique en anglais, en français, en portugais et en swahili d’une part, et de la presse écrite, de la radio, de la télévision et des médias en ligne d’autre part. Un jury de 15 personnes, réparties dans différentes parties du continent, a choisi les lauréats. « L’intérêt croissant pour ces prix souligne clairement l’importance renouvelée que les médias en Afrique accordent aux questions qui préoccupent le plus les citoyens », a déclaré Eric Chinje, le directeur général d’Ami. « Nous avons remarqué un effort exceptionnel de la part des lauréats de faire avancer l’agenda du développement, car c’est essentiellement l’objectif du programme Zimeo », a-t-il ajouté.

Rappelons que les prix ont été décernés lors d’une soirée de Gala qui a bouclé les activités d’un dialogue de deux jours ayant réuni les professionnels des médias africains et organisé par Ami, l’Union africaine, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, le Bureau des Nations unies pour l’Afrique, l’Unesco et la Fédération des journalistes africains.

Le Lauréat avait remporté, il y a quelques mois, un prix de la Fondation Mohammed VI pour l’environnement pour son reportage inédit sur les menaces qui pèsent sur l’île de Gorée.

Idrissa SANE

Le quartier Gourel Amath, dans la périphérie de la commune de Tambacounda, où le Programme élargi de vaccination (Pev) bat de l’aile à cause des résistances et cas de refus, a abrité le lancement de la campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole. La région médicale ambitionne de toucher 106.829 enfants âgés de 9 à 59 mois à travers les 7 districts que compte Tambacounda. Pour se faire, le vaccin combiné contre la rougeole et la rubéole doit être administré à au moins 95 % des enfants.

Mamadou Oumar Sall, conseiller spécial du président de la République et parrain de cette activité, a réitéré son engagement à accompagner le processus pour attendre les objectifs fixés. Ainsi, il a mis des équipes pour que tous les enfants soient vaccinés, afin que ce quartier périphérique puisse battre le record du taux d’enfants à enrôler.

Selon le Dr Habib Ndiaye, médecin-chef de région, la présente campagne se justifie par les importants progrès dans la lutte contre la rougeole, la baisse significative de l’incidence et de la mortalité liées à cette maladie. A l’en croire, ces résultats ont été acquis grâce à l’amélioration des couvertures vaccinales de routine, à l’organisation régulière d’Activités de vaccination spéciale (Avs) de rattrapage, puis de suivi.

Le gouverneur de la région, El Hadj Bouya Amar, a exhorté les populations à faire vacciner massivement les enfants, pour que Tambacounda puisse dépasser le taux national de 95 %. Il a aussi demandé aux personnes réticentes d’entrer dans les rangs.

Pape Demba SIDIBE

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