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Actualités (2803)

En inaugurant, hier, le Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous), le président de la République, Macky Sall, a déclaré que le Sénégal dispose désormais d’un outil lui permettant de mieux coordonner les urgences et de faire face aux catastrophes naturelles. Ce centre sera d’un grand apport dans la prévention et la lutte contre des maladies infectieuses et celles dites émergentes.

Après Kaolack et Fatick, le chef de l’Etat était hier au Centre hospitalo-universitaire de Fann. Macky Sall y a inauguré le Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous). Construit sur une superficie de 1.500 m2, le Cous a pour vocation de coordonner les urgences sanitaires. En coupant le ruban du centre aux traits véhiculant la modernité, le Président de la République a fait savoir qu’il est l’un des premiers en Afrique. A vrai dire, l’infrastructure sanitaire est dotée d’équipements répondant aux standards internationaux. C’est un nouveau jalon que le Sénégal vient de poser dans le domaine de la lutte contre les maladies et la prise en charge des urgences sanitaires. « La création du Cous témoigne l’ambition du Sénégal d’instaurer durablement la culture d’anticipation pour détecter et gérer les urgences de santé publique avec efficacité et méthode », s’est-il félicité en présence du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, et du Pr Awa Marie Coll Seck, ministre d’Etat.

Macky Sall a également relevé que la construction du centre « répond à l’impératif de renforcer nos capacités » pour permettre au Sénégal de faire face aux épidémies, notamment les maladies infectieuses et émergentes et à toutes les menaces d’origine biologique ou chimique. « Cette infrastructure améliorera l’efficacité d’un dispositif d’alerte et d’action établi par le Sénégal dans le cadre de la mise en œuvre du programme de sécurité sanitaire mondiale », a déclaré le Chef de l’Etat. Lequel, a-t-il poursuivi, « traduit l’engagement de la communauté internationale à soutenir tous les pays dans le renforcement de la capacité d’alerte en vue de construire un monde plus sûr ».

Menace à la sécurité sanitaire
La plus haute autorité sénégalaise a démontré qu’au-delà de la maladie à virus Ebola, qui est à l’origine de la construction du Cous, il y a plusieurs risques liés aux pathogènes infectieuses, aux catastrophes naturelles, à l’insécurité alimentaire, au bioterrorisme ainsi qu’aux accidents nucléaires qui continuent de menacer la sécurité sanitaire mondiale. « C’est pourquoi la Cedeao et l’Union africaine ont décidé de mettre en place des centres de contrôle de maladies pour le développement d’un réseau de centres de référence dans différents Etats membres », a-t-il informé.

Selon lui, « pour que ces systèmes fonctionnent, il faut qu’il y ait de bonnes unités nationales. Car il est important que les centres nationaux puissent être fonctionnels en vue d’avoir une réponse communautaire et globale ». Le Président Sall a indiqué que cette politique communautaire est conforme au règlement sanitaire international résultant de l’accord qui engage l’ensemble des Etats membres de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) à collaborer au profit de la sécurité sanitaire. Et le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale, accorde un intérêt majeur à la paix, à la sécurité et surtout à la santé, gage d’un développement inclusif et durable. « En effet, l’Etat du Sénégal, conscient du rôle que joue la santé dans le processus de développement national, a placé ce secteur au rang de priorité absolue », a réaffirmé le Chef de l’Etat. Il a précisé que l’inauguration du siège du Cous, réalisé dans le cadre de la coopération bilatérale entre les Etats-Unis d’Amérique et le Sénégal, participe au renforcement de la sécurité sanitaire. Tout en remerciant les autorités américaines pour avoir accepté de financer cet important outil, Macky Sall s’est réjoui de la qualité de construction et de l’équipement mis en place. Il a, dès lors, exhorté le ministre de la Santé à veiller à la maintenance et au bon fonctionnement de l’infrastructure.

Eugène KALY


LE COUS ET SON ÉQUIPEMENT ÉVALUÉS À 2 MILLIARDS DE FCFA
Cous 1Le Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous), inauguré, hier, par le président de la République, Macky Sall, a bénéficié de l’appui financier de la Fondation Bill et Melinda Gates, de l’Agence de la défense pour la réduction des menaces (Dtra), des Etats-Unis d’Amérique, de l’Oms, de l’Unicef, entre autres partenaires. En s’exprimant au nom de ces derniers, l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Tulinabo Mushingi, est revenu sur l’apport de son pays dans la réalisation de cette infrastructure. Il a affirmé que près 3,6 millions de dollars, soit 2 milliards de FCfa, ont été débloqués pour sa construction et l’équipement. « Ces équipements aideront le Cous à communiquer et à coordonner les activités en cas de flambées épidémiques dangereuses », a soutenu le diplomate. M. Mushingi a également magnifié les relations exemplaires qu’entretiennent les Etats-Unis et le Sénégal. La coopération entre les deux pays a, entre autres, permis le renforcement des capacités dans les domaines de la santé, de la sécurité et de la sûreté biologique.

E. KALY

PRISE EN CHARGE DU CAS IMPORTE D’EBOLA : LE CHEF DE L’ETAT A RENDU HOMMAGE AUX PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ
L’idée de construction d’un tel centre est inspirée par la gestion du cas de la maladie à virus Ebola au Sénégal. A l’époque, le ministère de la Santé, dirigé par le Pr Awa Marie Coll Seck avait suggéré la mise en place d’une structure permanente de coordination des urgences de portée nationale.

Cette structure, selon un document remis à la presse, a un rôle de prévention, de détection et de réponse aux urgences. Dans son discours, le chef de l’Etat a relevé que l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui avait sévi dans la sous-région démontre à suffisance l’impérieuse nécessité de renforcer la résilience du système de santé des pays africains. « C’est le lieu pour moi de m’arrêter sur cet épisode Ebola où notre système a fait montre d’une grande capacité pour faire face à cette maladie. Je profite de cette tribune pour rendre hommage à tout le personnel de la santé et au ministre d’Etat Awa Marie Coll Seck qui ont bien géré cette maladie qui est apparue brutalement chez-nous », s’est exprimé Macky Sall. « Pourtant, nous étions loin d’imaginer qu’au Sénégal nous pourrions enregistrer un cas d’Ebola parce que nous sommes un pays sec avec moins d’humidité. Nous pensions être préservés de cette maladie. Brutalement, un cas s’est présenté. Nous devions écrire cet épisode puisqu’il a fallu avoir le courage de dire qu’Ebola était bien au Sénégal. Ce n’était pas évident », a-t-il reconnu. A son avis,  cette acceptation a beaucoup aidé les professionnels de la santé à amortir le choc et à prendre en charge le cas importé en engageant tout le système de santé. Le Président de la République a salué ainsi professionnalisme et le courage des praticiens qui ont reconstitué le parcours du patient. Ce travail a permis de prévenir la propagation du virus au sein de la population. « Tous les gens qui étaient en contact avec le malade ont été mis en quarantaine. J’avoue que les médecins étaient courageux parce que personne ne veut mourir en traitant un patient. Par la grâce de Dieu, ce cas a été traité et guéri. C’était exceptionnel ! », s’est félicité Macky Sall. Revenant au Cous, il a signifié qu’il va davantage aider les professionnels de la santé à faire face à ces genres de cas.

E. KALY

Le Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous), inauguré, hier, par le président de la République, Macky Sall, a bénéficié de l’appui financier de la Fondation Bill et Melinda Gates, de l’Agence de la défense pour la réduction des menaces (Dtra), des Etats-Unis d’Amérique, de l’Oms, de l’Unicef, entre autres partenaires. En s’exprimant au nom de ces derniers, l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Tulinabo Mushingi, est revenu sur l’apport de son pays dans la réalisation de cette infrastructure. Il a affirmé que près 3,6 millions de dollars, soit 2 milliards de FCfa, ont été débloqués pour sa construction et l’équipement. « Ces équipements aideront le Cous à communiquer et à coordonner les activités en cas de flambées épidémiques dangereuses », a soutenu le diplomate. M. Mushingi a également magnifié les relations exemplaires qu’entretiennent les Etats-Unis et le Sénégal. La coopération entre les deux pays a, entre autres, permis le renforcement des capacités dans les domaines de la santé, de la sécurité et de la sûreté biologique.

E. KALY

L’idée de construction du Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous) est inspirée par la gestion du cas de la maladie à virus Ebola au Sénégal. A l’époque, le ministère de la Santé, dirigé par le Pr Awa Marie Coll Seck avait suggéré la mise en place d’une structure permanente de coordination des urgences de portée nationale.

Cette structure, selon un document remis à la presse, a un rôle de prévention, de détection et de réponse aux urgences. Dans son discours, le chef de l’Etat a relevé que l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui avait sévi dans la sous-région démontre à suffisance l’impérieuse nécessité de renforcer la résilience du système de santé des pays africains. « C’est le lieu pour moi de m’arrêter sur cet épisode Ebola où notre système a fait montre d’une grande capacité pour faire face à cette maladie. Je profite de cette tribune pour rendre hommage à tout le personnel de la santé et au ministre d’Etat Awa Marie Coll Seck qui ont bien géré cette maladie qui est apparue brutalement chez-nous », s’est exprimé Macky Sall. « Pourtant, nous étions loin d’imaginer qu’au Sénégal nous pourrions enregistrer un cas d’Ebola parce que nous sommes un pays sec avec moins d’humidité. Nous pensions être préservés de cette maladie. Brutalement, un cas s’est présenté. Nous devions écrire cet épisode puisqu’il a fallu avoir le courage de dire qu’Ebola était bien au Sénégal. Ce n’était pas évident », a-t-il reconnu. A son avis,  cette acceptation a beaucoup aidé les professionnels de la santé à amortir le choc et à prendre en charge le cas importé en engageant tout le système de santé. Le Président de la République a salué ainsi professionnalisme et le courage des praticiens qui ont reconstitué le parcours du patient. Ce travail a permis de prévenir la propagation du virus au sein de la population. « Tous les gens qui étaient en contact avec le malade ont été mis en quarantaine. J’avoue que les médecins étaient courageux parce que personne ne veut mourir en traitant un patient. Par la grâce de Dieu, ce cas a été traité et guéri. C’était exceptionnel ! », s’est félicité Macky Sall. Revenant au Cous, il a signifié qu’il va davantage aider les professionnels de la santé à faire face à ces genres de cas.

E. KALY

On n’apprend jamais mieux que dans sa propre langue, a-t-on l’habitude de dire. C’est ce qu’a compris la communauté sérère «noon» qui a introduit sa langue dans l’enseignement préscolaire à Fandène. Elle a été à l’honneur, cette année, pour la célébration, au Sénégal, de la Journée internationale de la langue maternelle.

Portant tous des T-shirts blancs taillés sur mesure, un groupe de gamins du préscolaire « Babel » chante en chœur, en langue sérère noon, le poème « Femmes noires » du poète président Léopold Sédar Senghor avec une aisance déconcertante. Cerise sur le gâteau, les jeunes apprenants ont lu, sur un tableau placé devant eux, les sept jours de la semaine et les 26 lettres de l’alphabet écrites en langue «noon». C’est que, depuis plusieurs années maintenant, la communauté «noon» a pris sur elle l’initiative d’introduire sa langue dans l’enseignement préscolaire.

C’est pourquoi Fandène, la capitale, a été choisie, cette année, pour célébrer la Journée internationale de la langue maternelle qui a pour thème : « Préservation de la diversité linguistique dans le monde et la promotion du multilinguisme ». Elle a été parrainée par le ministre des Forces armées, Augustin Tine, maire de la commune de Fandène et membre de la communauté noon. « Au moment où nous cherchons à instaurer, dans notre pays, une plus grande qualité de nos enseignements, nous sommes conscients que nous ne pouvons l’obtenir sans la prise en compte de nos langues nationales. C’est pourquoi les communautés linguistiques sont invitées à œuvrer pour que les premiers enseignements se fassent dans la langue première des enfants », a encouragé le directeur de cabinet du ministre de l’Education nationale, Joseph Pierre Ndiaye, représentant Serigne Mbaye Thiam.

Une langue disparaît toutes les deux semaines
Selon M. Ndiaye, du côté du département de l’Education nationale, plusieurs actions sont actuellement menées pour promouvoir les langues nationales dont l’option de codifier toutes les langues parlées et l’octroi du statut de langues nationales à toutes celles qui sont codifiées. Il y a aussi, a-t-il ajouté, le fait d’outiller ces langues pour en faire un medium d’enseignement et des instruments de travail performants et modernes capables de porter des innovations technologiques. Toujours selon le directeur de cabinet, le ministère, en partenariat avec l’Usaid, déroule un vaste programme d’utilisation des langues nationales dans l’apprentissage de la lecture. « Je vous assure de l’engagement du ministère de l’Education nationale à vous accompagner, afin que toutes les initiatives prises soient menées à bonne fin pour permettre à chaque communauté linguistique de s’épanouir dans sa langue, de développer son génie propre et de s’intégrer harmonieusement dans une nation diversifiée », a-t-il soutenu. Non sans s’accorder sur le fait que le thème de cette année renforce la nécessité de mettre les langues nationales au cœur de notre système. Car, selon lui, comme toutes les études l’ont montré, «l’enseignement dans les langues nationales facilite l’accès à l’éducation ». La langue «noon» a été codifiée en 2001. Elle est devenue membre de l’Académie des langues nationales en 2007. « Toutes les deux semaines, une langue disparaît dans le monde et, avec elle, un pan de l’histoire humaine et de notre patrimoine culturel. Favoriser le multilinguisme, c’est aussi contribuer à enrayer cette disparition », a estimé Dr Tidiane Sall, représentant de l’Unesco. Citant Nelson Mandela, il a laissé entendre : « Si vous parlez à quelqu’un dans une langue qu’il comprend, vous parlez à sa tête. Si vous lui parlez dans sa propre langue, vous parlez à son cœur ». A cet effet, il a, au nom de l’Unesco, invité les Etats membres à «célébrer, par toutes sortes d’initiatives, éducatives ou culturelles, la diversité linguistique et le multilinguisme qui font la richesse la plus vivante de notre monde ».

Pour sa part, l’adjoint au gouverneur de la région de Thiès a mentionné que la langue maternelle joue un rôle important dans le développement de l’enfant. « C’est grâce à la maîtrise de sa première langue que les compétences de base en lecture, écriture et calcul deviennent faciles », a souligné Mbassa Sène.

Ndiol Maka SECK

Les « Mardis du numérique », qui sont à leur 7ème édition, ont permis aux acteurs de la santé et aux responsables d’African performance institute (Api) de démontrer l’importance du numérique dans la facilitation de l’accès aux soins de qualité par le biais de la télésanté et de la m-santé. Les nouvelles technologies sont aussi un puissant outil de sensibilisation et prévention des maladies.

« La santé à l’ère du digital : quel enjeu pour le Sénégal ? » Tel est le thème de la 7ème édition de la conférence des « Mardis du numérique ». Cette rencontre, initiée par African performance institute (Api), a pour but de servir de plateforme d’examen des différentes problématiques liées à la construction et la transformation numérique. Elle a été présidée, le 20 février, par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr. Ce dernier a informé les organisateurs que son département a lancé le processus d’adoption de la « Stratégie nationale de santé digital 2018-2022 ». Selon le ministre, c’est pour impulser et promouvoir l’accès aux soins de qualité par le biais de la télésanté et de la m-santé. L’objectif recherché également est la prévention et la prise en charge du risque maladie à travers une plus large diffusion d’informations sur la santé et une digitalisation de la Couverture maladie universelle. En outre, le renforcement des performances du personnel de la santé par l’utilisation des Tic et l’amélioration de la gouvernance sanitaire grâce à la disponibilité de l’information sécurisée font partie de cette stratégie. « Le thème est parfaitement aligné sur notre Stratégie nationale dont la mise en œuvre va démarrer, courant 2018, sous la coordination de la Direction générale de la santé à travers la cellule de la carte sanitaire, de la santé digitale et de l’observatoire de la santé », a noté Abdoulaye Diouf Sarr. Selon lui, « la santé numérique nous invite à revisiter nos pratiques à l’aune des opportunités et des risques que présentent les technologies de l’information ».

Le ministre de la Santé a reconnu que, grâce aux Smartphones, chaque personne a la possibilité de contrôler son indice de masse corporelle, sa tension et son taux de glycémie. « Il est donc possible d’anticiper sur la maladie grâce à une bonne information sur la santé et à la promotion en ligne d’une bonne hygiène de vie », a commenté M. Sarr. Et à son avis, à l’ère du digital, la santé doit être gérée autrement, c’est-à-dire en prenant en compte des besoins des populations. Ces nouvelles technologies, a-t-il estimé, ne doivent pas être perçues uniquement comme des services, mais comme des solutions.

Le président d’African performance institute, Ibrahima Nour Eddine Diagne, en décortiquant le thème, a souligné que le numérique donne l’opportunité de faire la connexion entre toutes innovations connues dans le domaine du digital et de la santé en tant que pratique multisectorielle qui, dans son évolution, n’est jusqu’à présent pas encore bouleversée par les métiers du numérique. « Nous avons voulu, à travers notre rendez-vous des « Mardis du numérique », poser le débat devant le ministre et ses collaborateurs », a-t-il renseigné. M. Diagne a, par ailleurs, affirmé que le médecin d’aujourd’hui doit être à l’heure de l’actualité du numérique. « Il doit aussi être capable de pouvoir faire ses consultations, ses analyses et des diagnostics en utilisant les nouvelles technologies de la communication », a-t-il conseillé, d’autant plus que, dans l’avenir, le médecin fera face à un concurrent qui s’appellera l’intelligence artificielle.

Eugène KALY

Le colonel Papa Momar Faye a procédé, hier, à la cérémonie de dédicace de son livre intitulé « Plantes médicinales et savoirs locaux : un patrimoine économique, social et culturel menacé de disparition au Sénégal ». D’après ses recherches, plus de 80 plantes médicinales ont disparu au nord du Sénégal.

Dans la société africaine et sénégalaise, les plantes médicinales occupent une place importante dans la santé et l’activité socioéconomique. Constatant leur disparition, le colonel Papa Momar Faye, conservateur des Parcs nationaux à la retraite, a publié un livre après une enquête couvrant plus de 20 années. « Plantes médicinales et savoirs locaux : un patrimoine économique, social et culturel menacé de disparition au Sénégal », l’ouvrage dont il s’agit, alerte sur les risques de disparition de ces espèces végétales. « Ce livre est le fruit de très longues années de recherche sur les plantes médicinales depuis 1984. J’étais, à l’époque, agent technique des Eaux et Forêts dans la zone du Gandiolais. J’étais très intéressé par les plantes médicinales. En faisant des enquêtes, j’ai su qu’il y avait des plantes qui étaient menacées de disparition et j’ai poursuivi les recherches de 1984 à 1998 pour écrire ce livre », a-t-il rappelé. L’auteur a indiqué qu’il a commencé par analyser les biotopes, puis informer les autorités sur l’état de disparition de ces plantes.

81 plantes médicinales ont disparu dans la zone Nord
D’après ses recherches, 81 plantes médicinales ont disparu dans la zone Nord constituée des régions de Dakar, Thiès, Diourbel, Louga, Saint-Louis et Matam.  « De ces plantes qui ont disparu, il y a des lignées et des herbacés. C’est pour vous dire qu’il y a, en tout, 100 plantes qui ont disparu dans les sept régions du Nord. C’est pour cela que nous menons très sérieusement des enquêtes approfondies », a assuré le conservateur des Parcs nationaux.

Selon l’auteur, cette disparition est due à l’avancée du front agricole, aux pressions anthropiques, aux feux de brousse, à une monoculture de l’arachide et aux changements climatiques. « Ce sont des phénomènes anthropiques qui coïncident souvent avec les changements climatiques, parce que si vous coupez une végétation dans une marre, tout autour, vous allez voir que son niveau va baisser. Ce sont les phénomènes climatiques qui sont responsables de la disparition de ces plantes », a affirmé le colonel Faye.

Il a, en outre, démonté que, dans la zone de Diacksao, située dans la région de Thiès, « il y avait des peuplements de « digors » appelés ananas sénégalensis. Il y avait aussi des plantes comme le « ngolémar » qui ont disparu de ce terroir ».

Des solutions
Ce qui, certainement, fait qu’il peut y avoir un peuplement d’espèces médicinales dans une zone et faire 400 kilomètres pour voir cette espèce dans la même zone Nord. Compte tenu des pertes de ces plantes, Papa Momar Faye a demandé de repenser la politique de sylviculture des espèces médicinales du Sénégal. « C’est vrai qu’il y a quelque chose en place sur lequel l’Etat et les collectivités locales travaillent, mais il faut pousser la réflexion en mettant en place un programme de recherche développement », a-t-il souligné.

Par rapport aux plantes qui existent, l’auteur a proposé aussi qu’il y ait un programme de protection. « Il y a un existant qui est là ; il faut le recenser, savoir où se trouvent ces espèces. Et à partir de là, avoir des semences en utilisant les graines de ces espèces, les élever en pépinière et promouvoir un reboisement et un enrichissement dans ces terroirs. En plus du reboisement qui a été fait depuis des années dans les territoires, il faut un enrichissement des espèces », a-t-il proposé.

La cérémonie de dédicace a été présidée par Mame Thierno Dieng, ministre de l'Environnement et du Développement durable, et le Pr Iba Der Thiam, historien et ancien ministre. Ce dernier a demandé à ce que le livre soit proposé au chef de l’Etat pour que l’on mette en place des laboratoires afin de protéger les espèces en place mais aussi essayer de réintroduire les plantes perdues.

Oumar KANDE

Le Sénégal a posé des actes forts dans sa marche vers une transition économique. C’est ce qui est ressorti de la deuxième édition des Journées de l’économie verte présidée par le ministre de l’Environnement et du Développement durable.

La marche vers l’économie verte, plus un effet de mode, est un impératif dans ce contexte de bouleversements économiques, écologiques et sociaux. Cette économie attache une importance à la préservation de l’environnement et à la restauration de la justice sociale. C’est donc un développement à visage humain pour ne pas reprendre la formule d’Edgar Morin. Ces aspects ont été abordés par le ministre de l’Environnement et du Développement durable, le Pr Mame Thierno Dieng. « Ce nouveau concept d’économie verte vise simplement à améliorer le bien-être humain et l’équité sociale tout en réduisant considérablement les risques environnementaux et les pénuries écologiques qui sont des freins au développement durable », a-t-il mentionné. Seulement, l’économie verte repose sur le recours des technologies moins émettrices de gaz à effet de serre et l’utilisation judicieuse de ressources naturelles sans compromettre leur capacité de renouvellement. « L’économie verte exige toutefois une transformation profonde de nos modes de production et de consommation pour les rendre durables. Autrement dit, réduire notre empreinte écologique à travers la promotion de modèles économiques compatibles avec la capacité de nos écosystèmes », a défendu le ministre. Le fondement de cette économie sur l’équité inter et intra générationnelle justifie son adoption par le Sénégal qui soutient le Partenariat pour l’action en faveur d’une économie verte (Page), lequel est en phase avec le Pse. Le Sénégal a déjà posé des actes allant dans ce sens, à savoir la Stratégie nationale de promotion des emplois verts, la cartographie des initiatives en matière d’économie verte et le renforcement des capacités des experts nationaux à travers la prise en charge de leur participation aux sessions de formation organisées par le Centre international de formation de Turin. François Murangira, de l’Organisation internationale du travail (Oit), au nom des institutions des Nations unies qui soutiennent le Page, a retracé le chemin parcouru par le Sénégal dans sa marche vers un « avenir meilleur ». Il a, entre autres, invoqué l’organisation d’une première Académie nationale sur l’économie verte ayant permis de mobiliser des d’acteurs actifs dans ce domaine  et l’élaboration d’une étude exploratoire sur l’économie verte avec l’assistance technique et financière du Pnue. « En décidant de mettre en place une plateforme multi-acteurs sur l’économie verte, le Sénégal concrétise non seulement les engagements pris lors de l’Académie sur l’économie verte, organisée au Centre international de Turin, en 2014, mais apporte aussi une réponse aux exigences des connaissances, de compétences et de synergies requises pour la transition réussie vers une économie verte et inclusive », a indiqué M. Murangira.

Priorité à la transition écologique
Patrick Reboud, attaché de Coopération développement rural, sécurité alimentaire et environnementale à l’Union européenne, a parlé des avantages d’adopter les principes de ce type de développement. Cependant, il a pensé que la réalisation de ces objectifs doit être l’affaire de tous. « Partout à travers le monde, la transition écologique, qui est aussi économique, sociale et énergétique, est en marche. Elle concerne chacun d’entre nous, et chacun d’entre nous peut être un acteur. Elle esquisse un monde nouveau, un monde pauvre en carbone et riche en opportunités. Un monde qui allie technologies et énergies renouvelables et où qualité de vie et compétitivité vont ensemble », a laissé entendre M. Reboud. A son avis, l’Union européenne participe à cette marche vers un avenir meilleure et assume une position avant-gardiste. La preuve, après l’Accord de Paris, l’Union européenne a dévoilé un nouveau plan d’actions qui contient dix initiatives en faveur d’une économie plus moderne et plus propre.

« La partie la plus pauvre du monde, qui ne représente que 7% des émissions globales de CO2, est la plus vulnérable. L’Union européenne a donc décidé que quatre des six premiers domaines d’intervention de son plan d’investissement extérieur seront consacrés à des secteurs directement liés à la transition écologique et aux villes durables en Afrique. Et pour cela, la Commission européenne lancera, en 2018, un premier appel à projets pour l’Afrique et les pays du voisinage de l’Union », a-t-il révélé.

Idrissa SANE

Le Pr Mame Thierno Dieng est contre l’empiétement des plans d’eau du Technopole. Il a dénoncé, hier, l’agression de cette zone humide que certains veulent transformer en lieu d’habitation.

Le ministre de l'Environnement et du Développement durable a visité, hier, les plans d’eau de la zone humide du Technopole. Mame Thierno Dieng était accompagné par le gouverneur de Dakar et des deux préfets de Pikine et Guédiawaye. La visite de terrain a permis à l’autorité de répertorier les menaces qui pèsent sur l’équilibre des écosystèmes de cette zone si fragile. Il a alors rappelé l’importance capitale que jouent ces plans d’eau sur le plan économique, social, écologique et environnemental. « Aujourd'hui, sous l'effet de la pression démographique, de pressions économiques, il y a une compromission de l'intégrité de cet ensemble », a-t-il dénoncé.

Pour le ministre, les constructions à usage d’habitation ne peuvent pas être régulières dans cette zone. Toutefois, il dit comprendre la construction d’infrastructures d’utilité publique dans ce milieu.

« Nous comprenons toutes ces choses, mais notre responsabilité est de faire en sorte que la réglementation en vigueur dans le domaine de l'environnement soit respectée », a fait remarquer le Pr Dieng, reconnaissant que certains n’ont pas saisi tous les services que ces zones humides offrent aux communautés. « Mon rôle, a-t-il renchéri, est de constater les conséquences de l’action de l'homme sur la ressource et d'essayer d'y remédier avec l'implication de tous les services de l'Etat concernés ». Aujourd’hui, l’accent doit être mis dans la prévention de l’occupation des zones non destinées à l’habitation. «Le premier rôle du ministère consiste à alerter. Et nous allons alerter à qui de droit. Je peux donc espérer que tous les démembrements de l’Etat s’impliqueront, pour que l’on arrête déjà et que l’on sauve ce qui peut l’être », a préconisé Mame Thierno Dieng.

Abdou DIOP

Moins de 30 % des postes dans la recherche et le développement sont occupés par les femmes.  Ce constat de l’Unesco a poussé sa directrice générale, Audrey Azoulay, à appeler à profiter de tout le talent, la créativité et les idées des femmes et des filles engagées dans les sciences.

A l’occasion de la célébration de la Journée internationale des femmes et des filles en sciences, le Bureau régional de l’Unesco à Dakar a organisé un atelier sur l’égalité et la parité dans les Sciences pour la paix et le développement, en partenariat avec l’African institute for mathematical sciences (Aims), Facebook Sénégal et la Fédération sénégalaise des Clubs Unesco. Dirigée par Mme Mané Fall, la Fédération sénégalaise des Clubs Unesco, avec celles des autres pays de l’Afrique, veut développer tout un programme lié à l’éducation des sciences. Dans ce cadre, une rencontre sera organisée prochainement à Dakar, selon Mme Fall.

En Afrique, les tendances sont, dès fois même, plus basses que les statistiques de l’Unesco sur les femmes occupant des postes dans la recherche et le développement à l’échelle mondiale. Une tendance que veut renverser l’Aims. Avec son siège basé à Kigali, au Rwanda, cette structure qui milite pour le développement des sciences en Afrique a des antennes dans plusieurs pays comme le Sénégal. Sa représentante au Sénégal, Mme Butake Nyanyo Layih, a réitéré l’objectif de la structure qui est de trouver le prochain Einstein en Afrique.

« La plupart des pays, industrialisés ou non, sont très loin d’avoir atteint la parité des genres dans le secteur des Sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (Stem). Et ce, à tous les niveaux du système éducatif. Ce retard est source d’inégalités devant l’emploi », a affirmé le directeur du Bureau régional multisectoriel de l’Unesco pour l’Afrique de l’Ouest. Ces mots de Gwang Chol Chang viennent d’un message conjoint de Mmes Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, et Phumzile Mlambo-Ngcuka, directrice exécutive d’Onu-Femmes, à l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de sciences.

Oumar NDIAYE

 

Le processus d’adhésion du Sénégal à la Convention sur l’eau revêt plusieurs enjeux déclinés par les experts au cours d’un atelier ouvert le 15 février 2018 et présidé par le secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Thierno Hamet Baba Ly.

Les pays ont plus à gagner à adhérer à la Convention sur l’eau. Ce dernier est un instrument qui sert à renforcer la coopération entre les pays qui ont des ressources partagées. Mieux, l’application des principes favorisent la préservation des eaux souterraines comme celles de surface. « La Convention sur l’eau ne vise qu’à soutenir les pays dans leur marche vers la gestion intégrée des ressources transfrontières », a souligné la secrétaire de la Convention sur l’eau des Nations unies (Unece), Francesca Bernardini. Elle a rappelé, au cours de cette rencontre, que les enjeux liés à la gestion des eaux, notamment celles transfrontalières, et la manière dont les pays et les populations géreront ces problématiques définiront notre futur commun et nos perspectives de développement durable.

Au Sénégal, ces questions sont bien appréhendées par les plus hautes autorités. Le chef de l’Etat, Macky Sall, avait porté le débat au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. « Le Sénégal a démontré à maintes reprises son grand attachement à la coopération sur ses eaux transfrontières. Dès les années 70, le pays a joué un rôle pionnier dans la création d’organismes de bassin comme l’Omvs et l’Omvg », s’est félicitée la secrétaire de la Convention sur l’eau.

Cette Convention a pris en considération les savoirs endogènes de gestion et de gouvernance de l’eau des pays africains et d’ailleurs. C’est pour cela que des spécialistes estiment qu’il ne devrait pas poser de problèmes pour son appropriation. « La Convention sur l’eau est la codification des pratiques qui existent depuis plusieurs siècles », a affirmé Dr Komlan Sangbana du Secrétariat de la Convention sur l’eau de l’Unece. Celle-ci oblige les pays signataires à prévenir, à maîtriser les impacts de la gestion transfrontière des ressources et à veiller à leur usage raisonnable et équitable.

Diplomatie de l’eau
« Les pays parties de la Convention sur l’eau ont insisté sur le rôle fondamental joué par la Convention dans la prévention des conflits et pour leur résolution paisible. En effet, le maintien de la stabilité a été un des objectifs principaux lors de la négociation de la Convention dans les années 90 », a rapporté Francesca Bernardini. Le Sénégal s’est engagé dans le processus de ratification d’un tel instrument qui cadre avec sa vision stratégique sur ses eaux partagées, surtout qu’il abritera le Forum mondial de l’eau en 2021. Les réalités géographiques de l’espace ouest-africain confortent la promotion de la coopération entre les pays ayant en partage des ressources hydriques. « Tous les Etats de l’Afrique de l’Ouest, à l’exception des îles du Cap-Vert, partagent au moins un bassin avec un voisin où les ratios de dépendance sont parfois supérieurs à 90 %. Le grand défi réside donc dans la manière de réaliser une gestion effective de nos ressources, afin qu’elles jouent le rôle stratégique d’accroissement de nos économies », a argumenté le secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Thierno Hamet Baba Ly.

Selon lui, il est clair que la façon dont les défis liés à l’eau sont gérés a une incidence significative sur la paix et la croissance de nos économies nationales. Le Sénégal a déjà amorcé la réflexion sur ces problématiques dans le but d’assumer une position de premier plan dans « l’hydro-diplomatie ».

« Nous rappelons le rôle majeur que le Sénégal est en train de mener à travers plusieurs initiatives auxquelles il prend part. Il s’agit du Groupe de haut niveau sur l’eau et le Panel de haut niveau sur l’eau et la paix, ainsi que l’organisation du Forum mondial de l’eau de Dakar », a indiqué M. Ly. Il s'exprimait lors d’un atelier d’information et de partage sur la Convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontaliers et des lacs internationaux : processus d’adhésion du Sénégal.

Idrissa SANE

 


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