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Actualités (2331)

Les conduites de la troisième usine de traitement de Keur Momar Sarr (Kms3) vont être posées avant la fin de l’année 2017, a annoncé le directeur général de la Sones hier, lors de la restitution de l’étude sur le schéma d’alimentation en eau potable de Dakar, Thiès et de la Petite-Côte. Selon Charles Fall, les travaux de cette nouvelle usine ont déjà démarré et les premiers réservoirs sont implantés dans la région de Thiès. Toutefois, il informe que ce projet sera accompagné d’une sécurité énergétique. Pour cela, dit-il, le gouvernement a construit une ligne haute tension exclusivement dédiée à cette nouvelle usine à Keur Momar Sarr. « Nos ouvrages sont fortement liés à la consommation énergétique. Nous allons poursuivre cette politique d’autonomisation à travers la construction, en relation avec le Fonsis, de centrales solaires à Sébikotane, à Pout-Nord, à Pout-sud pour assurer une bonne sécurisation de l’alimentation », ajoute M. Fall.

A. Ng. NDIAYE

L’étude sur le schéma d’alimentation en eau potable de Dakar présenté hier au cours d’un atelier indique que le Sénégal n’a pas besoin d’augmenter le prix du mètre cube d’eau d’ici à 2021. D’après le directeur général de la Sones, Charles Fall, le modèle économique dont dispose le Sénégal atteste que notre pays n’a plus besoin d’une augmentation du prix de l’eau. « Au contraire, nous travaillons dans le cadre de la réforme du secteur de l’hydraulique pour aller vers une baisse significative du prix de l’eau au bénéfice des populations », souligne-t-il.

A. Ng. NDIAYE

Pour une bonne alimentation en eau potable du triangle Dakar, Thiès et Petite-Côte à l’horizon 2035, le gouvernement avait commandité une étude dont les résultats ont été restitués hier.

L’axe Dakar, Thiès, Petite-Côte représente 80% des besoins en eau de l’ensemble du périmètre affermé. Une tendance qui va se poursuivre avec les projets de pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose, la zone aéroportuaire à Diass, entre autres. A l’horizon 2035, il faudra 963.000m3 par jour, soit plus de la capacité actuelle, pour satisfaire les besoins en eau de Dakar, Thiès et de la Petite-Côte. C’est pourquoi, le gouvernement a anticipé en demandant à la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) de mettre en place un schéma qui permettra à toutes ces zones, à l’horizon 2035, d’être approvisionnées en eau potable.

Les résultats de cette étude ont été restitués hier. Selon le secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Thierno Ameth Baba Ly, qui a présidé l’atelier de restitution de l’étude, ce schéma directeur est un outil de planification des infrastructures et des investissements que l’Etat doit réaliser pour répondre aux besoins en eau de ces agglomérations. « Ce schéma est assorti d’un plan prioritaire d’investissement à l’horizon 2021 qui comprend le projet d’usine de traitement de Keur Momar Sarr (Kms3) et de l’usine de dessalement aux Mamelles (Dakar) », a déclaré M. Ly.

Pour le directeur général de la Sones, Charles Fall, ce schéma permet à l’Etat d’avoir une idée nette de ce qu’il doit faire en terme d’investissements jusqu’en 2035 pour assurer à jamais l’alimentation des besoins en eau des populations. D’après M. Fall, le plan d’investissement connaît déjà un début de mise en œuvre avec les projets de construction de mini-forages à Bayakh et Tassette. Ces projets, dit-il, vont permettre d’assurer un bon approvisionnement en eau des zones de Dakar, Thiès et de la Petite-Côte d’ici à 2019.

Diversification des sources d’approvisionnement
Par ailleurs, le directeur général de la Sones annonce que le gouvernement a de nombreux projets pour sécuriser la distribution en eau dans cet axe. Cette sécurisation, souligne-t-il, doit s’accompagner d’une diversification des sources d’approvisionnement en eau. « Il ne faudrait pas que l’essentiel de notre source soit le Lac de Guiers », déclare M. Fall. Pour cela, ajoute-t-il, le gouvernement va construire une usine de dessalement de l’eau de mer aux Mamelles. A partir de 2025, il est prévu la construction d’une quatrième usine de traitement à Keur Momar Sarr et d’une usine de dessalement d’eau d’une capacité de 100 000m3/jour sur la Petite-Côte. « Nous continuons la réflexion afin que l’alimentation en eau des populations soit sécurisée au-delà de 2035 », ajoute Charles Fall. En outre, l’objectif du gouvernement est de doter le secteur de l’hydraulique d’infrastructures de capacités plus importantes. Cela permettra, d’après Thierno Ameth Baba Ly, de répondre aux besoins pressants en eau avec la forte croissance démographique. Selon M. Ly, le gouvernement est plus que jamais déterminé à favoriser l’accès de tous les citoyens à l’eau potable.

Aliou Ngamby NDIAYE

« En ternissant l’image de l’hôpital, on ternit en même temps celle des travailleurs », a déclaré, hier, le porte-parole l’intersyndicale des travailleurs de l’hôpital de Pikine qui dénoncent un acharnement.

L’intersyndicale des travailleurs de l’hôpital de Pikne a réagi, hier, lors d’une conférence de presse, sur le bruit provoqué autour de la mort de la jeune Aissatou Diallo. Le personnel envisage même de suggérer à l’administration de déposer une plainte contre X pour diffamation afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Le porte-parole Abdoul Dème pense que le personnel fait l’objet d’un acharnement de la part de tous ceux qui, aujourd’hui, nourrissent une sorte de tirs groupés contre cette structure sanitaire.

Il a tenu à affirmer que le personnel ne peut être reprochable d’une quelconque irresponsabilité ou négligence dans la mort de cette jeune fille. Par conséquent, il a martelé que le personnel n’accepte plus que des individus malintentionnés continuent de ternir l’image de l’hôpital. « En ternissant l’image de l’hôpital, on ternit en même temps celle des travailleurs. Alors que depuis dix ans, nous travaillons dur pour ériger cet hôpital au niveau des meilleurs du Sénégal », indique-t-il.

Il a aussi révélé que le personnel médical, paramédical et administratif compte demander à la famille d’édifier l’opinion sur les causes du traumatisme. « La famille a expliqué que la fillette est tombée d’un étage et dans sa chute, un bâton s’est introduit dans son anus et a endommagé ses intestins. Il y a des choses à clarifier dans cette histoire, que la famille nous édifie », a-t-il lancé, soulignant que le personnel n’acceptera pas que ce dossier soit politisé.

Abdoul Dème a également mis en exergue la taille démographique des localités que polarise l’hôpital de Pikine. Selon lui, cela dépasse largement celle de plusieurs régions du Sénégal. « L’hôpital de Pikine polarise trois départements que sont Pikine, Guédiwaye, Rufisque, faisant que le personnel est régulièrement confronté à des situations qui l’obligent à faire des pieds et des mains pour assurer une bonne prise en charge des malades », a-t-il soutenu, précisant : « Si cela ne dépendait que de nous, tout malade admis à l’hôpital en sortirait avec la plus grande satisfaction. Car notre vocation, c’est de prodiguer des soins de qualité aux malades ». Réitérant sa volonté d’être au quotidien au chevet des malades pour une bonne prise en charge des malades, le personnel attend d’être édifié par l’enquête en cours.

Abdou DIOP

Le conseiller en coopération à l’ambassade d’Allemagne au Sénégal a rappelé à cette occasion que des fonds supplémentaires, s’élevant à 1 million d’euros (environ 650 millions de FCfa), ont été accordés au Peseree pour confier à Giz la mise en œuvre des activités complémentaires s’appuyant sur les Tic pour « des activités qui vont sans doute contribuer à la réalisation des objectifs du programme et à la pérennisation des résultats ».

O. KANDE

La coopération allemande a remis, hier, quatre valises pédagogiques aux universités Assane Seck de Ziguinchor, Gaston Berger de Saint-Louis, Alioune Diop de Bambey et à l’Ecole polytechnique de Thiès. Elles permettront l’amélioration de la formation dans le cadre du Master interuniversitaire en énergies renouvelables. 

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a reçu, hier, de la coopération allemande, quatre valises pédagogiques d’un coût de 7 millions de FCfa. C’est dans le cadre du Programme enseignement supérieur pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (Peseree). Ces valises pédagogiques en énergie solaire photovoltaïque sont destinées à quatre institutions d’enseignement supérieur responsables de l’implémentation du Master interuniversitaire en énergies renouvelables (Mier). Il s’agit de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb), de l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb), de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz) et de l’Ecole polytechnique de Thiès (Ept). Ce programme est financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement et mis en œuvre par Giz, la coopération technique allemande au Sénégal.

Le conseiller en coopération à l’ambassade d’Allemagne au Sénégal, Martin Stein, indique que son pays, connu pour son expérience dans les énergies renouvelables et la formation professionnelle, aide le Sénégal à développer ces secteurs. Il poursuit que la coopération allemande appuie le Sénégal pour l’atteinte de ses objectifs nationaux de réduction d’émissions de Co2, tout en offrant à la population un approvisionnement amélioré en électricité.

Cornelia Seck, conseillère technique principale du Peseree et membre de Giz, la coopération technique allemande au Sénégal, fait savoir que le programme cible l’enseignement supérieur, mais a aussi une orientation pratique vers les besoins du marché du travail. « Il est important de former le personnel et les jeunes pour un accès au marché du travail des énergies renouvelables », souligne-t-elle.

A son tour, Malick Sow, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a confié que ce programme est en cohérence avec les politiques publiques de l’Etat en matière de mix énergétique. Car « lutter contre les changements climatiques ne peut se faire sans le développement des énergies renouvelables ». Il explique que les valises pédagogiques du même type que celles utilisées par la TH Köln, université allemande, contiennent des instruments de laboratoire qui vont permettre au enseignants-chercheurs, mais également aux étudiants, de pouvoir faire des recherches et de se former. « Au-delà du contenu technique, les valises permettent de former d’autres acteurs de la société comme les commerçants, ceux qui font les montages du solaire. Elles permettent aussi aux universités de faire le service à la communauté en s’ouvrant », indique M. Sow.

Vers un Isep en énergies renouvelables
Au-delà du Master interuniversitaire en énergies renouvelables, Cornelia Seck, conseillère technique principale du Programme enseignement supérieur pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (Peseree), apprend qu’ils travaillent aussi sur un autre curriculum d’enseignement professionnel. D’après Mme Seck, ce centre sera à l’image d’un Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) qui sera axé sur la formation en énergies renouvelables avec un diplôme Bac plus 2 pour varier la formation dans le domaine des énergies renouvelables.

Oumar KANDE

Les élèves des classes inclusives ayant réussi à l’Entrée en sixième attendent d’être orientés. Leurs parents, réunis en association, ont organisé une journée de sensibilisation hier pour la transition vers le collège.

C’est en 2011 que le projet d’éducation inclusive a été lancé au Sénégal. Dans sa phase pilote, trois écoles de la banlieue de Dakar ont été choisies pour recevoir des enfants déficients visuels pour entamer leur scolarisation aux côtés de leurs camarades ne souffrant d’aucune déficience visuelle. Après six ans de scolarisation dans les écoles classiques, la première génération d’élèves déficients visuels a passé ses premiers examens scolaires : le concours d’entrée en 6e et le Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee). Les 7 candidats présentés sont tous admis à l’entrée en sixième, soit un taux de réussite de 100%. Un seul candidat a échoué au Cfee, soit un taux de réussite de 86%, là où la moyenne nationale tourne autour de 56%.

Malgré ces performances, les 7 nouveaux collégiens non voyants tardent à être orientés dans les établissements d’enseignement moyen de Dakar, alors que les enseignements/apprentissages ont déjà démarré depuis plus d’une semaine. Cette situation inquiète les apprenants et leurs parents. Ces derniers ont organisé une journée de réflexion sur l’orientation des élèves déficients visuels admis à l’entrée en sixième.

Selon la présidente de l’Association des parents d’élèves pour la promotion de l’éducation inclusive (Apepei), Aissatou Pouye, cette réunion est organisée en présence de partenaires et des acteurs de l’éducation inclusive « pour sensibiliser et informer la communauté et les autorités sur le sort de nos enfants ». Elle a également plaidé pour que les autorités ministérielles les aident « en orientant ces élèves non voyants dans les collèges non éloignés de leur lieu d’habitation ».

Le secrétaire général de l’Apepei reconnaît que l’Etat du Sénégal a beaucoup fait dans la mise en œuvre de ce projet qui vise à prendre en charge la scolarisation des enfants déficients visuels.

Pour autant, Amadou Aram Samb demande aux autorités de redoubler d’efforts pour permettre aux élèves non voyants de pouvoir poursuivre et terminer leurs études.

Les parents d’élèves ont également souhaité qu’une partie des 100 millions de FCfa alloués au projet de l’éducation inclusive soit affectée aux nouveaux collégiens non voyants pour leur permettre d’acquérir quelques fournitures scolaires.

Dans le même ordre d’idées, le secrétaire général de l’Apepei a exhorté les partenaires techniques, financiers et sociaux comme Sightsavers et le ministère de la Santé de continuer à appuyer cette cible particulière qui refuse de tendre la main.

Une invite bien perçue, car Sightsavers a réitéré son accompagnement à travers des plaidoyers pour que la transition vers le collège soit effective. D’autres suggestions allant dans le sens d’améliorer l’éducation inclusive ont été faites. Il s’agit, entre autres, de la création d’une unité de coordination qui va fédérer les activités des cycles élémentaire et moyen. L’idée d’indemnisation des enseignants des classes inclusives a été aussi évoquée, comme c’est le cas avec les enseignants tenant des classes multigrades ou double flux.

Au sortir de la rencontre, les parents d’élèves et leurs partenaires ont élaboré un mémorandum qu’ils vont remettre au ministre de l’Education nationale.

Pape Coly NGOME

Pour atteindre l’émergence économique, le Sénégal peut mettre l’accent sur deux volets : l’éducation populaire et la protection de l’enfance, propose Pascal Guéthe Ndène dans son livre : « Education populaire et protection de l’enfance ».

A travers son livre : « Education populaire et protection de l’enfance : Une transition éducative pour un Sénégal émergent », Pascal Guèthe Ndène démontre que l’éducation populaire et la protection de l’enfance peuvent être les piliers d’un Sénégal émergent à l’horizon 2035. La cérémonie de dédicace de l’ouvrage a eu lieu le 13 octobre 2017 à la maison d’édition L’Harmattan Sénégal, sous la présidence du ministre de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du volontariat, Pape Gorgui Ndong.

Pascal Guèthe Ndène rappelle, dans son livre, que l’éducation populaire, bien avant à l’indépendance, a contribué à la formation des élites du pays. Ce processus, dit-il, a même continué après l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale. Ce système d’éducation, informe M. Ndène, avait une place privilégiée dans les politiques éducatives nationales. A l’heure actuelle, tel n’est plus le cas, regrette-t-il, mentionnant que l’éducation populaire « est presque abandonnée ». Elle est même « marginale dans les politiques de jeunesse ».

Pourtant, ailleurs, cette forme d’éducation a eu une place de choix dans les politiques publiques. Dans son livre, Pascal Ndène propose des modèles de pratique d’éducation populaire qui pourraient servir d’exemple au Sénégal. Il cite des pays comme le Japon, la France et la Suisse. Mais l’exemple le « plus remarquable », d’après l’auteur, est le Japon. Comme le Sénégal, c’est en 1949 que le Japon a mis en place les Kômintans qui sont des espaces d’éducation et a généralisé l’éducation populaire. « En 1949, le Sénégal et le Japon étaient au même niveau d’éducation populaire », précise M. Ndène. Aujourd’hui, l’Empire du Soleil Levant est une puissance modèle dans ce domaine. « En 2004, il existait au Japon 18.000 Kôminkans. Le Kôminkan est le bâtiment représentatif de l’éducation populaire. En 2008, les Kôminkans employaient 51.000 personnes », informe-t-il. En France, l’éducation populaire englobe 330.000 associations pour 680.000 emplois créés, ajoute l’auteur de l’ouvrage.

S’inspirer de l’exemple japonais
Les expériences suisses, japonaises et françaises, à son avis, peuvent être adaptées aux réalités sénégalaises sans que le pays ne perde ses valeurs. Dans un contexte de Plan Sénégal émergent (Pse), Pascal Guèthe Ndène estime que l’éducation populaire peut permettre de lutter contre toutes les formes d’analphabétisme. A l’instar du Japon et de la France, elle peut permettre au Sénégal de créer beaucoup d’emplois pour lutter contre le chômage des jeunes. « Si le pays veut se positionner sur une voie nouvelle, des politiques ambitieuses d’éducation populaire, de formation professionnelle et de protection de l’Enfance restent incontournables », conseille l’auteur.

Aliou Ngamby NDIAYE

Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, a effectué une visite dans différents sites abritant des cases des tout-petits à Dakar le 17 octobre. D’après elle, d’autres infrastructures devraient voir le jour sur l’étendue du territoire national pour un coût de 1 milliard de FCfa.

L’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp) compte 1378 structures accueillant 104.489 enfants. Ces structures publiques et communautaires sont composées de 739 cases des tout-petits, 343 écoles maternelles publiques et 296 centres ou garderies d’éveil communautaires. Le ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, a annoncé un projet de relance de construction et de réhabilitation de cases des tout-petits dont le coût est évalué à 800 millions de FCfa. Cela sans compter l’apport des partenaires techniques et financiers qui portera l’enveloppe à un milliard de FCfa. Elle l’a révélé au terme de la tournée de rentrée effectuée le 17 octobre 2017.

Cette visite a démarré par la commune de Ndiarème Limamoulaye, plus exactement au quartier Angle Mousse. La délégation ministérielle a constaté que les travaux de construction de la case des tout-petits sont avancés. Selon les termes du contrat, cette case devra être livrée en novembre 2017.

Le maire Mamadou Baïdy Sèye, qui a accueilli le ministre, s’est félicité du soutien de la directrice de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp), Thérèse Faye Diouf. « Nous avons à nos côtés des gens engagés », a indiqué le ministre qui s’est ensuite rendu à la case des tout-petits de Tawfekh Yakaar. Une structure plus adaptée aux enseignements-apprentissages et réceptionnée en octobre 2015. « Ce que nous investissons sur les enfants nous sera rétribué. Nous allons multiplier nos efforts pour répondre aux attentes des populations », a déclaré Mme Diop, qui a remis à la case des tout-petits de Tawfekh Yakaar des ordinateurs, ustensiles de cuisine, un fourneau amélioré, des denrées alimentaires, entre autres. « Nous vous appelons à son utilisation à bon escient », a exhorté Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop. Aliou Moussa Bâ, président du Comité de gestion de la case des tout-petits de Tawfekh, a salué les autorités de la case. « Nous n’avons pas des moyens de mobilité. La cotisation par enfant de 6.000 FCfa n’est pas suffisante. Nous sollicitons plus d’appui », a-t-il plaidé. Auparavant, la délégation s’était rendue au quartier Darou Salam 5, situé dans la commune de Yeumbeul-nord, pour constater l’état d’avancement des travaux d’une case des tout-petits qui devra être livrée dans un mois.

Serigne Mansour Sy CISSE

La Petite-Côte aura de l’eau en abondance pour sa croissance démographique et économique. Les investissements pour la construction de châteaux d’eau, la réalisation de forages, la densification du réseau, entre autres, s’élèvent à 13 milliards de FCfa.

La transition vers un nouveau régime hydrique de la ville de Nguékokh est une carte. A la mairie de cette localité, les interrogations des habitants et des membres de l’Association des usagers des forages (Asufor) se noient dans la joie de l’édile et des notables des villages qui seront desservis. L’évolution démographique et l’urbanisation fulgurante de Nguékokh ne peuvent pas s’accommoder d’une gestion informelle. L’Etat a opté pour la professionnalisation. Les autorités n’ôtent pas le pain de la bouche des membres de l’Asufor. Il va étendre le réseau aux quartiers non desservis, aux villages des environs.

« Il faut recenser les besoins et faire un marché complémentaire pour l’extension du réseau », a réagi le directeur général de la Sones en réponse aux interrogations des notables et des habitants. Derrière les habitations en bordure de la nationale, entre les champs et des concessions, l’eau coule en abondance. Le forage 3 suscite tous les espoirs. Les femmes du village de Ndour-Ndour affluent à la source à l’arrivée de la délégation. La joie est palpable sur leur visage. Elles remplissent déjà des bidons. Le jour ne commence plus à 3 heures du matin à Ndour-Ndour. Elles jouissent de l’avant-goût de l’incorporation. « Il fallait se réveiller à 5 heures, parfois 3 heures, pour avoir de l’eau. C’était pénible pour le village, mais surtout pour les femmes », confesse Codou Tine, debout derrière ses bidons près de la conduite vomissant de l’eau.

Les jours sans stress hydrique se lèvent déjà au-dessus des hameaux environnants le forage. D’autres arrivent presque en courant lorsque la délégation s’apprête à quitter. Elles croient à des lendemains meilleurs. « Nous sommes heureuses, parce que nous n’allons plus nous fatiguer pour avoir de l’eau. C’est un bon projet pour toute la communauté, mais surtout pour les femmes », s’exclame la dame Khadia Diop. Elles ont le droit d’y croire. Les forages F3 avec un débit de 110 m3 par heure et F4 avec un débit de 116 m3 vont résorber, de manière nette, les déficits. Le maire voit dans ces réalisations un signe de progrès. On peut le lui concéder si l’on s’accorde sur le caractère vital de cette ressource. « Nguékokh est dans l’émergence. Nous remercions le président Macky Sall pour tout qu’il est en train de faire pour la zone de Mbour. Nous remercions également le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye », s’exprime le maire.

Dans la zone de Mbour, dans le village Falok, sur les chemins menant vers le site de l’implantation des ouvrages, des ouvriers, comme des soldats, sont dans la tranchée. Ils jouent leur partition contre l’insécurité hydrique. Ils ajustent des conduites posées par une grue. D’autres excavent. Le village de Falokh est déjà sur la carte hydraulique. Comme ici, dans un autre site à Mbour, des ouvriers, perchés sur la charpente, posent la structure devant servir au coffrage du château d’eau.

Le chantier est un parc à ferraille. Des malaxeurs, des bétonniers, des barres de fer, des matériels d’élévation encombrent l’endroit où se trouve un autre forage. La deuxième composante du Projet eau et assainissement en milieu urbain (Peamu) est dans une phase d’exécution avancée. Le stade de la réflexion pour la prise en charge des besoins actuels et futurs est dépassé. « L’objectif de la deuxième grande composante, c’est de renforcer le système d’alimentation en eau potable de la Petite-Côte. Ces ouvrages permettront de mobiliser 15.000 m3 par jour », a fait savoir le coordonnateur du Peamu, Malick Sow. Le coût des forages, des châteaux et de l’extension du réseau, la construction d’une station de pompage de 500 m3 par heure extensible à 1.500 m3 par heure, entres autres, sont évalués à 13,5 milliards de FCfa. L’investissement est supporté par la Banque mondiale.

Idrissa SANE

S’ASSURER DE LA FIABILITÉ DES ÉTUDES GÉOPHYSIQUES
Après Mbour, cap sur Pointe-Sarène. Sur le site d’implantation du forage, des ouvriers et des ingénieurs sont debout. Leur volonté de respecter les engagements est contrariée par les caractéristiques du sol. L’option des micro-pieux semble être abandonnée pour celle des pieux. Mais ce qui est intéressant, c’est la capitalisation du cas. « Désormais, avant de commencer les travaux, il faut s’assurer de la fiabilité des études géotechniques et géophysiques. Nous ne devons plus aller à l’aventure », prodigue le directeur général de la Sones.

A l’inverse de Pointe-Sarène, à Mbodiène, les foreurs rompent la platitude d’une plaine arbustive et font remonter de la boue à la surface. Les signes de livrer à date échue l’infrastructure sont dans l’ordre du possible. La sécurisation des besoins en eau est à portée de main dans un horizon proche. « Nous sommes à un taux d’exécution de plus de 50% pour les travaux de renforcement de la production. C’est la réalisation des ouvrages de stockage qui prend plus de temps. Nous pensons que d’ici à fin 2018, les travaux seront achevés. L’objectif est d’améliorer la sécurisation de l’alimentation en eau potable de Mbour et de la Petite-Côte en général. Dakar, Thiès et la Petite-Côte consomment 80 % de nos besoins en eau », a souligné le directeur général de la Sones.

Les habitants de Mbour, de Saly, de Pointe-Sarène, de Mbodiène, de Joal-Fadiouth auront accès aux services de manière continue.

I. SANE

TOUMBOULON CISSE, DIRECTEUR REGIONAL DE LA SDE A THIES : « CES OUVRAGES APPORTERONT DES SOLUTIONS DURABLES AUX PROBLÈMES D’EAU »
Le paquet d’ouvrages en cours de réalisation est la réponse aux problèmes d’eau notés dans la zone de Mbour. C’est la conviction du Directeur régional de la Sde à Thiès, Toumboulon Cissé. « Ces infrastructures apporteront des réponses durables aux problèmes d’eau », a-t-il laissé entendre, précisant que les perturbations enregistrées dans la distribution d’eau à Mbour n’ont rien à voir avec la production. Ce sont des coupures d’électricité qui sont la source des ruptures de services. C’est pour cela que, suite aux instructions du directeur général de la Sones, un marché est lancé pour l’acquisition de groupes électrogènes de secours pour les forages F3, F4, et F10 de Mbour.

I. SANE

JOAL FADIOUTH : LA VILLE SERA RACCORDÉE À UNE… SOURCE PLUS STABLE
Les forages et les châteaux d’eau en construction à Pointe-Sarène, Mbodiène, Mbour et la pose des conduites de grand diamètre mettront Joal-Fadiouth à l’abri des pénuries. Déjà, la Sones et la Sde étudient des solutions transitoires.

Joal-Fadiouth est une ville presque amphibie. Elle vit le paradoxe partagé de ces cités entourées d’eau qui ont des problèmes d’eau. C’est la résultante de la baisse de la pluviométrie et la remontée de la langue salée. La nappe dans cette ville, chantée par le président-poète Léopold Sédar Senghor, a une conductivité électrique supérieure au seuil toléré par l’Oms. Conséquence : les chances de mobilisation endogène de la ressource pour une consommation humaine sont quasi nulles. L’alternative : c’est le transfert. « Il est plus facile pour nous de construire un forage à Joal. Mais l’eau ne peut être utilisée pour la boisson », précise le directeur général de la Sones au cours d’une séance de travail à la mairie, en présence de l’édile de la ville, Boucar Diouf, de ses conseillers, des notables et d’une conseillère.


Cette petite ville côtière, au rivage jonché de pirogues à l’ombre des cocotiers, a vu sa population exploser. On y dénombre 46.000 habitants. L’accroissement démographique induit une augmentation de la consommation d’eau. « Nous avons des quartiers qui n’ont pas de réseau », a rapporté un intervenant. Les doléances sont prises en charge séance tenante. Le réseau de distribution sera densifié de 6 km. Mais les pénuries seront réglées en amont, loin de la ville. Ce sont des ouvrages en cours de réalisation à Pointe-Sarène, à Mbodiène et à Mbour qui vont stabiliser l’approvisionnement en eau.

« Nous sommes en train de poser des conduites de diamètre plus important. Lorsque les constructions des forages seront terminées, la quantité d’eau qui arrivera sera doublée et pourra satisfaire la demande », rassure Malick Sow. Mais d’ici là, il va falloir satisfaire la demande pressante. L’autonomie en énergie des forages est une solution. « Les pénuries sont liées à la coupure d’électricité. Nous sommes autonomes à 47 % actuellement. Si nous parvenons à augmenter notre autonomie, il y aurait moins de problèmes à Joal », argumente le chef du Service régional de la Sde à Thiès, Toumboulon Cissé. Du reste, les bénéficiaires sont rassurés. L’affirmation vient de la bouche du maire lorsqu’il déclare : « Nous sommes sortis de cette longue réunion satisfaits.

Les services ont pris des mesures à court, moyen et long termes ».

I. SANE

En partenariat avec les ministères de l’Enseignement supérieur, de l’Education nationale et de la Formation professionnelle et technique, l’ambassade de France organise le Salon « Formations et 1er Emploi » les 17 et 18 octobre 2017.

Dans le hall du Grand Théâtre, les box sont arrangés pour accueillir élèves, étudiants, parents, visiteurs, venus au salon « Formations et 1er Emploi ». Organisée par l’ambassade de France, Campus France, l’Institut français de Dakar, le lycée français Jean Mermoz et l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), cette manifestation veut offrir aux lycéens, étudiants et jeunes en phase d’insertion professionnelle une opportunité de rencontrer des établissements d’enseignement supérieur sénégalais et français, des conseillers d’orientation, des entreprises et organisations professionnelles, des spécialistes de l’emploi et du développement personnel.

Dans les allées du Salon, de grands noms de l’enseignement supérieur français, Polytechnique France surnommée « l’X », Science Pô Paris, l’Essec, entre autres, ainsi que des établissements d’enseignements supérieurs sénégalais. Ces structures sont présentes pour orienter et informer les élèves et les parents. Une des organisatrices de cette manifestation, l’ambassade de France à Dakar, veut ainsi développer plusieurs axes comme l’orientation, la formation, la mobilité internationale et aussi l’employabilité avec les stages et le premier emploi.

Pour Luc Briard, premier conseiller à l’ambassade de France, l’axe mobilité internationale a regroupé des établissements d’enseignement supérieur français qui présentent un large choix de formations aux jeunes désireux de poursuivre leurs études à l’étranger. Les services d’appui à la vie étudiante en France, tels que le Crous, sont également présents et aident les jeunes dans leurs démarches préalables à la mobilité, comme la recherche de logement.

Partenaire de ce Salon, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Mary Teuw Niane, estime que l’orientation est importante dans le cursus des élèves et étudiants. « L’orientation concerne également les étudiantes et étudiants qui veulent poursuivre des études et qui hésitent. C’est pourquoi, conformément à la Décision présidentielle n°6 visant à faire de l’étudiant un acteur de sa formation et favoriser sa réussite, nous avons mis en œuvre une politique d’amélioration de l’accueil et de l’accompagnement des étudiants et étudiantes à travers la création de Bureaux d’accueil, d’orientation et d’information dans les établissements publics d’enseignement supérieur », explique le Pr Niane.

L’axe employabilité, stages et premier emploi est aussi bien pris en compte dans ce Salon. Avec la présence de spécialistes en développement personnel et des structures d’aide à la recherche d’emploi telles que l’Agence nationale pour la jeunesse et l’emploi, l’Office français de l’immigration et de l’intégration, cet axe propose aux jeunes diplômés en quête d’un emploi ou d’un stage une série de formations courtes sur la rédaction de Cv, la préparation aux entretiens d’embauche, la recherche de stage, la construction de projet professionnel, la rédaction d’une lettre de motivation.

Oumar NDIAYE

Des actions d’envergure caractérisées par l’utilisation de nouveaux matériels vont marquer la présente campagne de lutte anti-vectorielle post-hivernale lancée à Pikine.

Pour réduire les risques d’épidémie, il a été lancé la campagne de lutte anti-vectorielle post-hivernale. Elle va couvrir toute l’étendue de la région de Dakar et va consister en une opération de délarvation des canaux à ciel ouvert et des abords des bassins de rétention pour réduire au maximum la longévité des moustiques. Elle est aussi marquée par une opération de grande envergure d’aspersion de produits insecticides.

Le choix de cette période s’explique par le souci d’éviter le lessivage par les pluies du produit insecticide utilisé au cas où les opérations seraient menées en plein hivernage, abstraction faite de la période actuelle où sont enregistrés les pics de transmission du paludisme. Cette présente campagne qui se déroulera sur cinq jours mobilisera 52 agents, six véhicules, trois appareils de fumigation à grand débit, des produits désinsectisants, etc.

Le chef du Service national d’hygiène, Moussa Dieng Sarr, a estimé que la région est caractérisée par des conditions d’hygiène souvent précaires, un niveau d’assainissement relativement faible, un approvisionnement en eau parfois incomplet, surtout dans la banlieue et enfin des comportements des populations pas toujours compatibles avec les règles d’hygiène souhaitées.

A l’en croire, tout ceci constitue un cocktail qui peut être source d’apparition et de propagation de certaines maladies infectieuses telles que les diarrhées ou le choléra, mais également de maladies transmises par des vecteurs tels les moustiques ou les mouches. « C’est pour contribuer à la réduction de ces risques d’épidémie dans les zones affectées par les phénomènes d’inondations que le Service national de l’hygiène, à travers les brigades régionales d’hygiène, élabore, à l’approche de chaque hivernage, un plan de préservation et de lutte contre les maladies hivernales », a-t-il expliqué.

60.000 personnes déjà sensibilisées
Pour Moussa Dieng Sarr, « cette année, environ 200 maisons ont été touchées par les inondations ». Mais grâce au traitement domiciliaire, consistant à assurer la désinfection et la désinsectisation, ces dernières ont été libérées des eaux. Des opérations similaires sont en cours dans les écoles publiques de la région. Il est également prévu de désinfecter toutes les stagnations d’eau. Dans ce cadre, 450 relais ont été formés et, avec l’appui des agents d’hygiène, ils ont assuré 30.000 Vad qui ont permis de sensibiliser environ 60.000 personnes afin de faciliter l’accès à l’hygiène.

Cette activité a consisté à promouvoir de bonnes pratiques telles que le lavage des mains à l’eau et au savon, l’organisation de 300 causeries sur la prévention des maladies diarrhéiques et le paludisme qui ont permis de toucher environ 1.000 personnes. Toujours, au chapitre du bilan provisoire, il y a la distribution de kits d’hygiène aux familles en détresse (maisons inondées).

Au nom du ministre de la Santé et de l’Action sociale, le ministre Pape Gorgui Ndong, de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du volontariat, a exprimé de vives félicitations à la Brigade nationale du Service d’hygiène pour le travail abattu et qui participe à la préservation de la bonne santé des Sénégalais.

Abdou DIOP

Le Projet Spring, qui intervenait dans les régions de Kaffrine, de Kaolack et de Fatick pour améliorer la situation nutritionnelle, est officiellement clôturé le 17 octobre. La directrice de l’Usaid, Lisa Franchett, a déclaré que le projet a atteint son objectif.

Fin du projet Usaid Spring après deux ans d’intervention dans les régions de Kaffrine, de Kaolack et de Fatick. De décembre 2015 à septembre 2017, il a contribué au combat contre la malnutrition dans le Sine-Saloum. Les responsables du projet ont organisé une cérémonie officielle de clôture le 17 octobre 2017. Une occasion pour partager les résultats et les innovations de Spring en matière de nutrition.

Pour lutter contre la malnutrition dans cette partie du pays, le projet Usaid Spring a d’abord appuyé la promotion de pratiques agricoles sensibles à la nutrition. Ainsi, il a soutenu les femmes dans la mise en place de micro-jardins pour la culture des légumes. Le conseiller en agriculture du projet, Aliou Babou, informe que le projet a permis l’installation de 1.150 micro-jardins et de 30 jardins communautaires dans les régions de Fatick, de Kaolack et de Kaffrine. Dans ces jardins, souligne M. Babou, les femmes cultivent de la patate douce à chair orange, de la carotte, du niébé. D’après lui, ces femmes n’ont même plus besoin d’aller au marché pour trouver des légumes.

Par ailleurs, pour améliorer l’état nutritionnel des ménages dans ces trois régions du centre du pays, le projet Usaid Spring a promu la culture de « maïs obatampa » et de « mil biofortifié ». Il a aussi installé 12 unités de transformation pour alléger le travail des femmes. En effet, Spring a bâti son projet autour d’un dispositif communautaire en y incluant les agents de l’exécution communautaire, les réseaux de producteurs, les programmes de renforcement de la nutrition, les réseaux des radios communautaires, les services techniques.

C’est grâce à cette approche, informe la directrice de l’Usaid, Lisa Franchett, que Spring a donné à « près de trois mille personnes des formations sur la nutrition » et impliquer dans les activités nutritionnelles du projet « près de 25.000 ménages, dont plus de 12.000 enfants de moins de cinq ans ». Il a aussi, dit-elle, sensibilisé 900.000 personnes à travers des programmes diffusés par des radios communautaires. D’après Lisa Franchett, grâce à Spring, « les mères pratiquent l’allaitement maternel exclusif et moins d’enfants sont traités pour des maladies dues à la malnutrition ou à une mauvaise hygiène ».

Le coordinateur de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm), Abdoulaye Kâ, s’est réjoui de la contribution de Spring Usaid dans le développement de l’agriculture sensible à la nutrition.

D’après M. Ka, l’introduction de variétés à haute valeur nutritive a favorisé la diversification alimentaire des ménages. « Spring est un projet qui, malgré sa courte durée, a été novateur. Les interventions mises en œuvre dans le cadre de ce projet sont en parfaite adéquation avec les quatre piliers de la politique nationale de développement de la nutrition », se félicite le coordinateur de la Clm.

Aliou Ngamby NDIAYE

Les produits pharmaceutiques seront désormais accessibles dans les coins les plus reculés du pays grâce au programme « Yeksi Naa » de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), en étroite collaboration avec deux acteurs que sont General service groupe et Don Bosco.

L’accès aux produits pharmaceutiques est le combat de tous les jours des acteurs de la santé. Et l’opportunité d’en faire profiter à toutes les couches de la population reste une équation complexe.

Pour palier cette insuffisance liée le plus souvent à l’éloignement, la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), à travers son programme dénommé « Yeksi Naa » (je suis arrivé), s’attache les services de deux acteurs que sont General service groupe et Don Bosco. Ils ont pour mission, dans le cadre de la chaîne de distribution des médicaments, de faire parvenir ces produits depuis les dépôts de district aux postes de santé les plus éloignés. Ces deux opérateurs ont été sélectionnés suite à un long processus d’appel d’offres. Une rencontre entre le Dr Annette Seck Ndiaye, directrice de la Pna, des pharmaciens et les représentants des deux entreprises s’est tenue dans la salle de conférences de la Pna le 13 octobre 2017.

Depuis cinq ans, la Pna travaille dans le processus de transformation de la chaîne d’approvisionnement des médicaments pour répondre aux exigences de disponibilité des produits pour une prise en charge correcte des populations au niveau national, régional et jusqu’aux postes de santé les plus reculés du pays.

Ces nouveaux acteurs privés du système de santé utiliseront une main-d’œuvre locale constituée de 12 équipes pour le compte de Don Bosco et dix pour General service groupe pour le transport des médicaments vers les points indiqués. Ainsi, le programme « Yeksi Naa » aura à satisfaire les postes de santé des régions de Matam, de Saint-Louis, de Kaffrine, de Kaolack et de Fatick avec comme responsable General Service Groupe et Don Bosco se chargera de Ziguinchor, Kolda, Sédhiou, Thiès et Dakar.

Dr Annette Seck Ndiaye, directrice de la Pna, s’est dite satisfaite de cette belle collaboration et sollicite un engagement de tous les acteurs. Cependant, il est à noter, toujours d’après Mme Ndiaye, qu’à cette phase d’entame de la mutation, General service groupe et Don Bosco ne sauraient satisfaire les 1.400 postes de santé du pays. Elle sollicite d’autres acteurs de développement pour que la totalité du territoire soit couverte.

Des tablettes et des clés Usb ont été distribuées aux deux opérateurs pour une connexion permanente pendant le service dans les zones non couvertes par le réseau.

Boubacar DIALLO (stagiaire)

La vidange manuelle pose un véritable problème de santé publique. C’est pourquoi, Speak Up Africa se propose de sensibiliser les habitants de la banlieue où cette problématique se pose avec acuité.

Des acteurs de la presse se sont engagés à s’impliquer dans la gestion des boues de vidange en jouant notamment leur partition dans la communication et le plaidoyer à mener auprès des populations et des autorités. C’était au cours d’un atelier de mobilisation organisé au Technopôle de Dakar à l’initiative de Skeap Up Africa. A l’occasion Sophiétou Diop, chargée de la communication de cette structure, a fait un exposé qui a permis de poser la problématique de la vidange manuelle et la nécessité de développer une meilleure communication pour y mettre un terme et de travailler à la promotion de la vidange mécanique. Elle a lancé un appel à tous les acteurs des médias pour soutenir cette initiative qui, selon elle, s’avérera salutaire pour la population.
« Dans la banlieue, 47% des ménages recourent à la vidange manuelle avec tous les risques que cela comporte. Il est tant de mutualiser nos efforts pour que cette pratique assimilable à un risque de santé public soit boutée hors de la banlieue », a-t-elle soutenu, révélant qu’une stratégie de communication est déjà conçue pour ouvrir les yeux à la population de la banlieue, afin qu’elles soient plus conscientes des avantages énormes de la vidange mécanique.

Mme Diop n’a pas exclu la possibilité de pendre en compte les suggestions faites par les acteurs de la presse ayant participé à cet atelier. Ils ont, en effet, proposé à Speak Up Africa d’intégrer dans le dispositif de communication des causeries dans les quartiers, ainsi que des visites à domicile pour une plus large diffusion du message.
Au terme de l’atelier, les acteurs de la presse ont tous signé une fiche pour matérialiser leur engagement à soutenir cette initiative.

Abdou DIOP

L’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) assume sa place dans la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur. L’institution atteindra bientôt sa vitesse de croisière. De 2.000 étudiants en 2014, l’Uvs comptera près de 22.000 en 2018. Au fil des années, le calendrier de démarrage des enseignements est stabilisé. L’année 2018 marque aussi la poursuite de la diversification de l’offre de formation. Au cours de cet entretien, le coordonnateur de l’Uvs, Moussa Lô, ancien directeur de l’Ufr Maths de l’Ugb et ex-directeur du Centre d’excellence du même établissement, a révélé que trois nouvelles licences sont créées (communication digitale, art numérique et graphique et développement d’application web et mobile). Contrairement à ce pensent certains, les étudiants de l’Uvs sont encadrés par 1.000 tuteurs. Ils ont aussi la chance de recevoir des cours des universitaires sénégalais de la Diaspora. Ce sont autant d’avantages qui poussent le coordonnateur à affirmer que les autorités ont vu juste en créant une université virtuelle.

Après cinq ans d’existence, peut-on dire que l’Uvs est sur les bons rails ?
Il est important de rappeler que l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) a été créée dans un contexte de réforme profonde de l’enseignement supérieur. Celle-ci a été engagée par le président de la République et son gouvernement. C’est dans ce cadre que des décisions présidentielles ont été prises en 2013. Et l’une d’elles consiste à mettre les Technologies de l’information et de la communication (Tic) au cœur du développement de l’enseignement supérieur. De façon plus précise, il s’agit d’améliorer l’accès à l’enseignement supérieur mais aussi de rendre plus efficace le système. L’Uvs a démarré avec 2.000 étudiants avec une offre de formation que je qualifierai de classique : des licences en Anglais, en Sociologie, en Sciences économiques et de gestion, les Sciences juridiques et politiques, Mathématiques et Informatique.

Cette offre de formation a été diversifiée en 2015 avec la mise en place de deux nouvelles licences, à savoir en Administration économique, en multimédia et communication. Ces deux licences ont été créées avec l’aide de la Banque africaine de développement (Bad). L’Uvs est passé d’un effectif de 2000 étudiants en 2014 à 14.000 étudiants. Nous acheminons vers la diversification de cette offre de formation. Nous envisageons de créer trois nouvelles licences : en Communication digitale, en Art numérique et graphique et en Développement d’application web et mobile. Cette diversification cadre avec la directive N°1 du Conseil présidentiel sur l’enseignement supérieur qui met l’accent sur l’orientation de l’offre de formation vers les Sciences et la Technologie. Cette diversification nous permettra d’accueillir 8.000 nouveaux bacheliers. En 2018, l’Uvs aura plus de 22.000 étudiants.

Nous allons mettre sur le marché notre première promotion de Licence au mois de décembre. Cette sortie de promotion nous donne le prétexte de créer une offre de formation en Master qui va démarrer en janvier 2018. Tout compte fait, le bilan des cinq ans est positif. Il faut aussi reconnaître qu’il y a eu des difficultés au démarrage compte tenu du contexte. Il fallait donc s’attendre à ce que le projet ambitieux et innovant suscite autant d’incompréhensions. Ces difficultés ont été prises en charge. Nous avons fait de grands pas en termes de rétablissement du calendrier. Les trois premières promotions de l’Uvs ont démarré chacune avec un an de retard. Cela a eu des répercussions sur les enseignements. La quatrième promotion a démarré avec beaucoup moins de retard, la cinquième débutera au mois de novembre. Donc, au fur et à mesure, nous sommes parvenus à rétablir le système.

Nombreux sont pourtant les parents et étudiants qui ne vous font pas encore confiance. Que leur direz-vous pour les rassurer ?
Il y a forcément des résistances au changement à tout projet ambitieux et innovant. Un bachelier qui a l’habitude de suivre un enseignement synchro et transmissible de l’école primaire au secondaire, qui arrive à l’université et qu’on mette dans un système asynchrone et non transmissif, et à qui on demande de rester chez-lui et de suivre les cours, a du mal à s’adapter. Cela a été une difficulté. C’est pour cela que cette année, nous avons changé le modèle pédagogique. Durant le premier semestre, nous avons prévu une période d’adaptation. L’étudiant qui arrive à l’Uvs est pris en charge avec un système bimodal qui lui permet de s’adapter au nouveau mode d’enseignement.

Nous avons prévu 9 heures en présentiel à l’Espace numérique ouvert (Eno) où l’étudiant suit les cours à distance. Le système bimodal permet à l’étudiant de s’adapter mais aussi de socialiser avec ses camarades. Nous avons aussi noté une nette amélioration dans le taux de rétention. Sur les trois premières promotions, nous avons un taux qui tourne autour de 65 à 66 %. Cette année, nous sommes à 80 %. Cela met en valeur une nette amélioration par rapport au taux d’abandon. Nous avons des taux de réussite corrects. Tout cela démontre que les étudiants se sont habitués à ce nouveau système d’enseignement.

Vous avez parlé de taux de réussite sans donner de chiffre. Pensez-vous que votre modèle d’enseignement que certains qualifient d’hydrique répond aux standards internationaux ?
Le taux de réussite moyen en première et deuxième années est de 67%. Pour L1 et L2, ce taux de réussite est correct lorsque nous faisons une comparaison avec les taux de réussite des autres universités. Cette année, nous avons un taux de réussite de 50 % au premier semestre. Ce taux sera amélioré à l’issue de la seconde session.

Pour revenir au modèle hydrique, il s’agit de s’adapter. Au bout de trois ans, on se rend compte que nous avons un taux d’abandon de plus de 30% qui est lié à une difficulté d’adaptation des étudiants. Il faut savoir que ces derniers n’ont pas une autonomie requise pour suivre un enseignement à distance. Ils n’ont pas aussi la culture du numérique qui est requise pour s’adapter à l’enseignement à distance. Donc, cette période de transition qui nous permet de les prendre en charge et de les mettre dans le dispositif de l’enseignement à distance n’a rien à voir avec les standards internationaux. Je le dis, c’est toujours de l’enseignement à distance, même s’ils sont dans l’Eno. Ces derniers sont obligés de venir à l’Eno durant des créneaux qui sont fixés. Après le premier semestre, le taux en présentiel est réduit. Même lorsque l’étudiant est chez-lui, il est obligé de rester connecté. Nous avons un emploi du temps qui permet de contrôler l’assiduité de l’étudiant. Lorsque vous ne contrôlez pas l’assiduité de l’étudiant, vous n’avez aucune garantie qu’il réussirait à l’examen. Le contrôle de l’assiduité nous aide à garantir la qualité de la formation et, par la même occasion, contrôler les tuteurs qui suivent ces étudiants. Car ces tuteurs peuvent aussi profiter de cette absence de contrôle pour ne pas faire correctement leur travail.

L'un de vos plus grands défis à relever est la disponibilité de salles de cours ou Eno. Où en êtes-vous en termes de construction des 19 prévus ?
L’Espace numérique ouvert (Eno) est un espace où se déroulent les activités pédagogiques. Il sert aussi à la promotion de la culture du numérique. Avec l’Eno, l’Uvs a la mission de fournir le service à la communauté, de promouvoir la culture du numérique sur l’ensemble du territoire national. A ce titre, l’Eno joue un double rôle. Nous avons un projet de construction de 50 Espaces numériques ouverts (Eno). Sur les 50, il y a 24 qui ont acquis un financement dont 11 dans le cadre du Budget consolidé d’investissement (Bci) de l’Etat, cinq ont été financés par la Banque africaine de développement (Bad), huit par l’Artp. Seize (16) sur les 24 sont déjà en chantier. Nous allons réceptionner un certain nombre d’Eno dans les mois à venir.

Quid de l'équipement des étudiants (matériels pédagogiques comme les ordinateurs, les clés de connexion...) ?
Les étudiants de l’Uvs bénéficient gratuitement d’un ordinateur, d’une clé de connexion et d’un forfait Internet de 3 Giga qui passera à 5 Giga par mois grâce aux opérateurs. Ainsi, il a la latitude de suivre les enseignements à distance. En attendant la réception de nos infrastructures, nous avons des Eno provisoires au nombre de 12 qui offrent un environnement de travail aux étudiants avec une connexion Internet haut débit. Ils sont aussi en contact physique avec l’administration dans ces espaces. En 2017, nous avons distribué 6.000 ordinateurs et autant de clés Internet. Dans le cadre du programme « Un étudiant, un ordinateur », les premiers étudiants avaient déjà reçu gratuitement un ordinateur. Ces derniers ont la possibilité de changer leur ordinateur moyennant 50.000 FCfa. Le reste a été pris en charge par l’Etat.

La presse a fait cas, récemment, de l'acquisition par l'Uvs de feuilles d'examen. Pour une université dite virtuelle, c'est-à-dire où tout doit être dématérialisé, n'est-ce pas paradoxal ?
Moussa Lo Uvs 2Cela peut paraître paradoxal de faire des examens sur papier dans une université virtuelle. Mais il faut savoir que l’évaluation est une activité professionnelle très compliquée. Aujourd’hui, nous sommes convaincus que notre système d’informations ne nous permet pas de garantir la fiabilité d’un examen numérique. C’est pour cela qu’avec les enseignants, en attendant d’avoir un système d’information fiable, nous avons retenu de faire des évaluations sur papier et sur table. Cela nous donne plus de crédit.

Vous êtes aujourd'hui à plus de plus de 20.000 étudiants, soit plus que l'Ugb qui compte plus de 25 ans d'existence. Or, vous ne disposez pas encore de vos Eno ni de moyens financiers à la mesure de vos ambitions. N'est-ce pas un problème ?
Oui ! C’est un défi à relever. Je crois aussi que c’est cela le challenge. Le Sénégal tient une institution qui va permettre d’améliorer le système d’enseignement supérieur avec l’innovation pédagogique. Cette institution permettre au pays de se positionner dans le domaine qui est l’avenir de l’enseignement supérieur. Les technologies du numérique sont au cœur de l’enseignement supérieur. Nous ne pouvons pas y échapper. Le gouvernement du Sénégal a pris une bonne décision en créant l’Université virtuelle du Sénégal. Le défi est de faire en sorte que cette institution apporte les solutions adéquates en démocratisant l’accès à l’enseignement supérieur au plan géographique. L’étudiant peut rester chez-lui, recevoir des cours et bénéficier d’une formation. L’Uvs a la mission d’offrir une formation tout au long de la vie. Nous sommes en train de travailler sur une offre de formation continue pour élargir l’accès à l’Uvs à des fonctionnaires et aux professionnels des entreprises.

Avez-vous les moyens de vos ambitions ?
L’Etat est en train de faire beaucoup d’efforts. Même si nous avons toujours besoin de plus. Je pense que lorsque nous sommes dans une institution publique, il faut faire avec ce que nous avons. Notre défi est de travailler à générer des ressources complémentaires. Nous avons un plan stratégique 2018 et 2022. Nous allons le vulgariser. Il faut chercher des financements complémentaires pour la réalisation de nos ambitions.

Vos étudiants bénéficient-ils d’un encadrement rapproché ?
L’Uvs a la chance de pouvoir compter sur le personnel enseignant diversifié qui peut se trouver n’importe où. En plus des enseignants des universités publiques et privées du Sénégal, l’Uvs s’appuie sur les enseignants sénégalais de la Diaspora. Beaucoup d’universitaires sénégalais de la Diaspora sont disposés à travailler avec nous. Cela nous a permis d’avoir beaucoup de ressources humaines. Nous avons la possibilité de faire intervenir, à distance, des spécialistes qui n’ont pas de temps de dispenser des cours en présentiel. Nous avons l’exemple du ministre de l’Enseignement Supérieur, M. Mary Teuw Niane, éminent mathématicien, qui a animé, cette année, un cours de licence de mathématique. Cela montre que nous avons la chance de pouvoir compter sur des spécialistes.

Pour l’encadrement rapproché, nous avons un système de tutorat. Nous avons un tuteur pour 20 étudiants dans des classes virtuelles notamment pour les TD. Nous faisons aussi de la rémédiation. Lorsque nous sentons, pour une classe donnée, qu’il y a un besoin de renforcer l’encadrement, nous envoyons un tuteur sur place. Nous avons des tuteurs basés à Saint-Louis, à Ziguinchor, à Kaolack, à Thiès et à Dakar. Nous avons une base de données de plus de 1.000 tuteurs dont 700 sont actifs en ce moment. Ce sont eux qui assurent l’encadrement rapproché.

Il y a eu, dans le passé, des difficultés dans l’organisation des examens. Le processus est-il aujourd’hui maîtrisé ?
Nous sommes à la cinquième promotion. Je dois préciser qu’en 2016, nous avons reçu deux cohortes de bacheliers. La première est composée de 6.000 bacheliers. Ces derniers étaient reçus depuis octobre. La seconde cohorte de 500 bacheliers vient de démarrer les cours il y a un mois. Ce sont des bacheliers qui étaient forclos dans l’inscription sur Campusen. Il n’y a que l’enseignement à distance qui peut permettre cette flexibilité. Tous ces étudiants font des évaluations qui sont parfois continues. Les évaluations se tiennent sur table. Dès qu’elles se terminent, les copies sont acheminées dans les Eno et à Dakar pour les corrections. Je le disais tantôt, cette année, la sortie de notre première promotion est prévue en décembre.

L’Uvs inspire beaucoup de pays. A votre avis, que faut-il pour améliorer davantage le système ?
L’Etat a eu la bonne idée de créer cette université au bon moment. Actuellement, les technologies du numérique sont incontournables. L’Uvs est un modèle. Elle a pris part à la conférence e-Learning-Africa en Ile Maurice. Nous étions le seul démembrement de l’Enseignement supérieur qui avait un stand. Nous avons aussi présenté le modèle pédagogique de l’Uvs. On s’est rendu compte qu’il était très demandé. Des pays viennent pour s’inspirer de notre modèle. Nous sommes invités à la Conférence du Réseau pour l'excellence de l'enseignement supérieur en Afrique de l'Ouest (Reesao) en Côte d’Ivoire du 11 au 13 octobre 2017.

Que faut-il faire pour améliorer le système ? Il nous faut impérativement garantir la qualité de la formation. L’un de nos défis, c’est de s’assurer que l’étudiant qui entre à l’Uvs, au-delà de ressortir avec un diplôme, acquiert des compétences qui lui permettent de s’insérer dans le milieu socioprofessionnel. Nous devons aussi travailler à automatiser le système d’information de l’université. Nous avons surmonté les difficultés de départ. Aujourd’hui, nous avons un modèle pédagogique stabilisé et qui garantit la qualité de la formation.

Propos recueillis par D. MANE, I. SANE
et Sarakh DIOP (photos)

Pour une meilleure sécurité dans la manipulation des substances radioactives et nucléaires, l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) appuie les Etats d’Afrique francophone pour l’amélioration de leur capacité de réaction face aux évènements liés au nucléaire.

Dans le cadre du programme de développement des capacités de réponse relative à la sécurité nucléaire de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea), les Etats d’Afrique francophone sont appuyés pour améliorer leurs plans nationaux de réponse face aux évènements liés à la sécurité nucléaire. Dans ce cadre, des spécialistes d’une dizaine de pays d’Afrique francophone sont en formation à Dakar du 16 au 20 octobre 2017.

Pour Radek Hlavacka, représentant de la Division sécurité de l’Aiea, par ailleurs chargé de la formation, il s’agit de « voir comment répondre à un évènement de sécurité nucléaire et familiariser les spécialistes des pays à la stratégie de réponse aux évènements de sécurité nucléaire. Nous allons identifier les lacunes et les forces des différents pays pour renforcer les dispositifs nationaux ».

Dr Moustapha Sadibou Tall, directeur des inspections de l’Autorité sénégalaise de radioprotection et de sûreté nucléaire (Arsn), rappelle que le Programme d’assistance de l’Aiea sur les capacités d’intervention en matière de sécurité nucléaire comporte une étape de planification, de mise en œuvre et de pérennisation. D’après lui, ce programme vise également à aider les participants à l’élaboration d’un plan de développement des capacités d’intervention de leur pays en recensant l’ensemble des activités susceptibles d’être mises en œuvre au niveau national.

Lutte contre le terrorisme nucléaire
Il indique « qu’au regard du contexte mondial actuel de recrudescence des actes terroristes de toute nature, une menace réelle dont la communauté internationale doit se prémunir est de voir se développer la capacité de certaines organisations terroristes à acquérir des matières radioactives afin de produire un engin à dispersion radiologique dont l’explosion aurait des conséquences sanitaires et économiques considérables ». Il informe qu’au 31 décembre 2016, la base de données de l’Aiea sur le trafic illicite contenait un total de 3.068 incidents confirmés liés à la sécurité nucléaire et signalés par les Etats participants. « Il est donc impératif de réfléchir sur les voies et moyens de renforcer la lutte contre la menace que représente le terrorisme nucléaire », soutient Moustapha Sadibou Tall, qui propose le contrôle et la sécurisation des ressources du nucléaire pour qu’elles continuent à être sûres et adaptées aux usages pacifiques pour le développement médical (soin des pathologies cardiaque et du cancer), agricole, industriel, scientifique, etc.

Le conseiller du Premier ministre, Babou Diabou Diop, a indiqué que les autorités du Sénégal saluent le soutien constant et récurrent que l’Aiea leur apporte « dans la conduite de leurs politiques de sécurisation de ces matières qui nous sont utiles dans de multiples domaines, mais qui, dans toutes les étapes de la procédure de leur utilisation, n’en présentent pas moins des dangers ».

Selon lui, « la meilleure assurance que nous pouvons avoir de notre sécurité, relativement à ces matières, réside dans l’existence de ressources humaines expertes, capables de gérer avec efficacité et efficience toute les étapes du processus de gestion, depuis leur transport jusqu’à leur mise hors circuit, en passant par le stockage et leur utilisation ».

Oumar KANDE

Les membres du Comité national exécutif du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Saems) se sont réunis, pendant deux jours, à Saint-Louis pour réfléchir sur le système sanitaire dans le contexte de la dernière réforme territoriale.

Le système sanitaire souffre des réformes entreprises au cours des dernières années. Les médecins affiliés au Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) en veulent pour preuve les batailles pour le contrôle des conseils d’administration de certains établissements, le refus de quelques collectivités locales de libérer des fonds.

Les membres du Sames ont aussi signalé que des inégalités persistent en matière de couverture sanitaire « et beaucoup de régions du Sénégal restent encore sans pédiatre, réanimateur, cardiologue, alors que le flux des démissions ne peut être comblé par des recrutements », constatent ces médecins.

Malgré ce besoin en médecins, ces derniers continuent de subir l’iniquité de traitement salarial. Cette inégalité est à la base de l’étude sur le système de rémunération des agents de la Fonction publique dont les résultats ont montré que les spécialistes de la santé qui sont de la hiérarchie A spéciale sont très mal rémunérés. Ces syndicalsites pensent aussi que « le ministère de la Fonction publique sabote la mise en œuvre du protocole d’accords en laissant traîner les dossiers administratifs des médecins, pharmaciens et chirurgiens dentistes, alors que leur effectif permet d’en faire une gestion très rapide ».

Par la même occasion, les syndicalistes ont affirmé que le ministère de l’Economie et des Finances, malgré l’accord avec le Gouvernement, refuse de payer les prêts d’équipement dus aux médecins nouvellement recrutés. Ils ont laissé entendre que l‘Etat n’est pas dans la perspective de respecter ses engagements malgré toute la volonté et la disponibilité du Sames.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les présidents des Comités nationaux de certification (Cnc) et des Comités nationaux d’experts de 17 pays de l’Afrique de l’Ouest se réunissent à Dakar autour de la Certification régionale de la poliomyélite et du processus global d’éradication.

Le Sénégal accueille une rencontre de haut niveau sur l’orientation des présidents des Comités nationaux de certification (Cnc) et des Comités nationaux d’experts de la poliomyélite en Afrique de l’Ouest. Cette réunion de cinq jours vise à renforcer les capacités des présidents des Comités nationaux de la sous-région ouest-africaine pour leur permettre de mieux appréhender les défis qui se posent dans la lutte contre la poliomyélite. Une occasion pour le ministre de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, Abdoulaye Diouf Sarr, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cet atelier, d’inviter les parties prenantes à aller plus loin dans le combat pour « vaincre définitivement la maladie ».

Il reconnaît, toutefois, que les pays de l’Afrique de l’Ouest ont accompli des « progrès importants dans la lutte contre la poliomyélite et s’approchent de plus en plus de l’objectif d’éradication ». « Le soutien de nos partenaires est encore plus que nécessaire, tant pour nos pays que pour les comités d’experts, en vue notamment de garantir la vaccination et la surveillance, mais aussi d’accentuer la vérification et le contrôle », plaide Abdoulaye Diouf Sarr.

Par ailleurs, le représentant-résident de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) au Sénégal, le Dr Deo Nshimirimana, informe que la région ouest-africaine a obtenu des résultats satisfaisants vers l’éradication de la poliomyélite grâce aux « efforts déployés à tous les niveaux ». Au fil des années, ajoute-t-il, les Etats ont réussi à réduire de manière drastique la polio et le nombre de cas de Polio virus sauvage (Pvs) et de pays infestés. Il ajoute que la région africaine connaît aujourd’hui un statut favorable dans l’éradication de la polio. La preuve, explique-t-il, depuis au moins trois ans, il y a une absence de circulation de Pvs dans tous les pays du continent, en dehors du Nigeria.

Il note aussi un renforcement de l’immunité des enfants à travers le Programme élargi de vaccination (Pev) de routine et des performances dans les systèmes de surveillance du pays. « L’Oms et les autres partenaires sont plus que jamais décidés à renforcer leur soutien aux pays pour relever les derniers défis qui se dressent sur le chemin de la victoire finale contre la polio. Ces défis ont pour noms : la persistance aux niveaux sous-nationaux, les faibles performances en matière de surveillance et de vaccination de routine, l’émergence de poliovirus dérivés de souche vaccinale », cite le représentant-résident de l’Oms, par ailleurs chef de file des Partenaires techniques et financiers du secteur de la santé.

Aliou Ngamby NDIAYE

Des acteurs venus de Kaolack, de Diourbel, de Dakar et de Thiès et des membres du Réseau national des mutuelles de santé se sont rencontrés durant deux jours à Thiès. Un conclave qui fait suite à celui de Kaolack où la relecture du projet de loi sur la Couverture maladie universelle a eu à mobiliser les acteurs.

S’imprégner des instruments de réglementation en matière de protection sociale dans les pays de l’Union monétaire économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa). Tel a été le principal objectif poursuivi à travers la rencontre initiée à Thiès par Réseau national des mutuelles de santé. Il s’est ainsi agi, en relation avec les lois internes des Etats sur les questions liées à la protection sociale, d’être mieux outillé pour jauger la mise en œuvre et pouvoir porter au besoin le plaidoyer auprès des décideurs.

S’inspirant de ces instruments, des Etats membres de l’Uemoa ont intégré le concept de protection sociale dans leurs constitutions. C’est le cas du Mali, du Sénégal, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Togo. Mais, selon André Demba Wade, coordonnateur du Groupe d’appui aux institutions mutualistes, si la consécration de ce droit à la santé est effectivement universelle, il importe de s’intéresser aux différentes approches que les institutions ou les Etats vont mettre en œuvre pour le garantir.

Par ces approches, plusieurs pays se sont engagés dans un processus de mise en place de système de Couverture maladie universelle pour leurs populations. Aussi différents mécanismes sont-ils mis en œuvre pour assurer l’effectivité de ce droit. « Il y a, d’une part, le financement direct qui s’appuie sur des systèmes de subvention ou système non contributif se matérialisant dans plusieurs Etats membres de l’Uemoa par des politiques de gratuité ciblée; et, d’autre part, les systèmes contributifs mis en œuvre par le biais de caisses de protection ou de sécurité sociale », fait-il remarquer, rappelant que certains pays tels que le Sénégal et le Mali vont plus loin en impliquant les mutuelles sociales comme acteurs de mise en œuvre de la Couverture universelle de santé. Etant donné que ces organisations de droit privé ont eu à démontrer leur capacité et leur apport dans l’extension de la couverture du risque maladie.

« Malgré ces efforts consentis par les uns et les autres, il est important que ce cadre règlementaire portant sur la mutualité sociale et sur l’approche en matière de couverture universelle en santé, soit partagé et connu de tous les acteurs », a-t-il ajouté. Car, la recommandation sur la mutualisation sociale se fonde sur une idée et une expérience partagées par l’ensemble des mandants de l’Organisation internationale du Travail. Comme quoi « le meilleur moyen pour faciliter la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle est de mettre en place une stratégie intégrée, comportant un large éventail de moyens d’action et d’assurer une coordination institutionnelle en vue d’offrir aux millions de personnes concernées des opportunités en matière d’emploi et de revenu, de promouvoir leurs droits en leur garantissant une protection sociale adéquate », a soutenu Mme Annie Diouf, la consultante qui a fait une communication sur « la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle ». Pour elle, la question d’accès à un travail décent pour tous dans le respect de la législation doit mobiliser décideurs, travailleurs et employeurs, parce que c’est un partenariat gagnant-gagnant. Car « autant la transition de l’informel vers le formel permet à l’Etat d’élargir son assiette fiscale, autant elle offre aux travailleurs une bonne protection sociale », a-t-elle martelé.

Mbaye BA

Pour venir à bout de la consommation de drogue et assurer une réinsertion des personnes atteintes d’addiction, 25 spécialistes formateurs d’agents chargés de la prise en charge des consommateurs de drogue injectable, ont reçu, le 13 octobre, leurs attestations de formation. Pendant cinq jours, ils ont été formés au Conseil national de lutte Sida (Cnls) par les spécialistes du Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar (Cepiad).

Selon le Dr Idrissa Bâ dudit centre, cette démarche visant la décentralisation a permis la formation des acteurs qui vont à leur tour former d’autres agents intervenant sur le terrain.

Remettant les parchemins, Safiétou Thiam, Secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), a indiqué que cette « formation vise à sensibiliser les personnes qui vont aller dans les régions pour former les formateurs dans la prise en charge des consommateurs de drogue ». Elle a souligné qu’ils disposent « depuis 2013, d’une stratégie de prise en charge des consommateurs de drogue démarrée dans le cadre de la lutte contre le Vih ». Car « les consommateurs de drogue sont une population clef pour la lutte contre le Vih, mais on connaît aussi l’importance de ce phénomène dans la société et la nécessité de prendre en charge les personnes victimes d’addiction à la drogue», a-t-elle expliqué.

A son avis, avec cette formation, il y aura une décentralisation dans la répartition des spécialistes de cette matière. « Nous avions commencé la prise en charge, mais elle était juste limitée au Cepiad à l’hôpital de Fann et dans les centres psychiatriques. Cette formation vise un peu à décentraliser et démocratiser la prise en charge des consommateurs de drogue. Car les personnels qui sont dans les régions ou dans d’autres structures auront les outils pour prendre en charge les consommateurs de drogue », indique la secrétaire exécutive du Cnls.

Mme Thiam propose aux formateurs d’avoir une approche pluridisciplinaire. D’où l’élaboration des manuels de formation pour standardiser la prise en charge qui est une nécessité pour notre pays.

Faisant partie des 25 bénéficiaires, Dr Mamadou Lamine Diouf, psychiatre et pédopsychiatre, reconnaît qu’il y a une grande consommation de drogues dures et d’injection de drogue à l’intérieur du pays, alors que les centres spécialisés se trouvent à Dakar. Compte tenu de cela, il soutient que les spécialistes formés pourront, à travers le pays, outiller les intervenants. Il plaide aussi pour la prévention en demandant aux familles de ne pas écarter les jeunes qui ont une addiction à la drogue, mais de les aider à temps.

Le professeur Aïda Sylla, chef de la Division de la Santé mentale, a salué, à son tour, cette formation qui permet, à son avis, de mieux prendre en compte ces malades dans leurs localités. Elle souligne qu’avec ces formateurs, la santé mentale, souvent considérée comme « taboue », va s’ouvrir à d’autres disciplines.

Oumar KANDE

La recherche de solutions peut déboucher sur des innovations. C’est dans ce registre qu’il faut classer la première imprimante 3D fabriquée par le Sénégalais Mouhamed Demba Diop âgé de 23 ans.

Dans son quartier de la Patte d’Oie Builders, Mouhamed Demba Diop se fond dans la masse. Il est relaxe le jour de notre entretien. Lunette de soleil, il porte une chemise, près du corps, rayée de bandelettes blanches et rouges. Il est ressorti de chez lui pour nous accueillir avec des sandales. Il est resté égal à lui-même malgré les interviews qu’il enchaîne avec des organes de grandes audiences et des télévisions régionales. Ce Sénégalais, âgé de 23 ans, est sorti de l’ombre depuis qu’il a conçu une imprimante 3D. C’est le père de la première imprimante 3D conçue au Sénégal.

Cette technologie est une structure en bois. Quatre petits moteurs font fonctionner l’appareil. Certains sont accrochés sur une planche, d’autres sont entre les planches. L’appareil est muni de rails. L’objet à imprimer est posé sur une vitre soutenue par des rails. De petits fils verts relient le système. L’appareil, d’apparence banale, est d’une grande utilité. Le jeune Mouhamed Demba Diop peut concevoir tout type d’objets ou de motifs de son choix. « Si vous voulez un objet particulier, vous avez besoin d’aller dans une usine pour faire la commande. Or, il faut y commander plusieurs unités. Certains techniciens ou des tailleurs, par exemple, n’ont pas suffisamment d’argent pour cela. Donc, avec cette imprimante, vous avez besoin tout ce que vous voulez en termes de forme », vante ce jeune qui a fait ses études primaires et secondaires à Thiaroye.

Son imprimante facilitera le travail des techniciens opérant dans d’autres secteurs de la vie professionnelle. Le jeune contribuera à la réduction du temps de conception, de fabrication des objets et d’accessoires dans d’autres domaines de la vie active. Du moins, s’il parvienne à mettre plusieurs unités sur le marché. « Avec l’imprimante 3D, nous pouvons gagner plus de temps dans la conception des accessoires ou la fabrication de pièces », ajoute le jeune technicien supérieur.

A l’origine de l’innovation
Les pièces sont façonnées dans des matières plastiques. Comme un peintre, le jeune a utilisé plusieurs pièces de machines à photocopie pour fabriquer son imprimante 3D. Cette innovation est la résultante de la recherche de solutions à un problème que Mouhamed Demba Diop était confronté. « J’avais besoin d’un matériel en format plastique. Et j’ai vu que l’imprimante 3D pouvait m’aider. J’ai jeté un coup d’œil sur Internet. Et, comme je suis un bricoleur, j’ai essayé d’en fabriquer une », raconte l’innovateur. Le bricolage était un jeu d’enfant. C’est pour cela qu’il n’a pas voulu perdre du temps à la Faculté des sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Après la première année, il a décidé de s’orienter vers une formation plus pratique, plus technique. C’est ainsi qu’il s’est inscrit à l’Institut supérieur de formation professionnelle à Colobane. Au bout de deux ans, il acquiert des connaissances et des compétences en électrotechnique qui lui permettent de s’épanouir. « Je suis en train de travailler sur d’autres innovations. Je pense aussi qu’elles seront d’une grande utilité », confie l’électrotechnicien. Il a reçu des encouragements d’un ministre. Il a été contacté par des industriels. Mais il a beaucoup échangé avec des Sénégalais de la Diaspora évoluant dans le domaine des technologies d’impression 3D. Mouhamed Demba Diop n’a pas résisté à ces technologies. « J’ai été toujours fasciné par l’imprimante 3D », dit-il. L’électrotechnicien a résolu un problème. Certes aujourd’hui, il peut concevoir des objets et des accessoires de diverses formes, mais il n’est pas sûr de fabriquer plusieurs imprimantes qui seront mises sur le marché. « Nous ne pouvons rien faire de plus sans le soutien des autorités et des bonnes volontés. Nous pouvons faire mieux si nous avons des moyens », a lancé ce Sénégalais qui n’a pas encore son espace d’expression. C’est dans la maison familiale à la Patte d’Oie Builders qu’il fait des assemblages. Il voit grand depuis qu’il a rendu publique son innovation. Mais il lui reste du travail à faire.

Le procédé 3D
Le premier prototype n’est pas encore affiné, même si l’appareil conçoit des objets et des accessoires qui n’ont rien à envier à ceux fabriqués par des imprimantes modernes. L’impression 3D est un procédé de conception de pièces. Le concepteur dessine l’objet grâce un outil de conception assisté par ordinateur. Des logiciels font ressortir les différentes formes. Après cette étape, le format de la pièce est moulé jusqu’à l’obtention de la pièce finale. Elle a fait son apparition au début des années 2000. Il est difficile d’attribuer la paternité de l’invention à une personne, à une société, à un institut de recherche, parce que pour beaucoup, ce sont différentes inventions dans ce domaine qui ont rendu possible la mise au point de la technologie de l’impression 3D.

En réalité, elle relevait de la science fiction pour Arthur C. Clarke qui évoquait une machine à répliquer dans les années 1960. Quelques années plus tard, trois français Jean-Claude André, Olivier de Witte et Alain le Méhauté, pour l’entreprise Cilas Alcatel, déposent le premier brevet sur la fabrication « additive ». En fin de compte, on attribue la paternité de l’invention de l’impression 3D à l’américain Charles Hull qui avait reçu le Prix de l’Inventeur européen en 2014 dans la catégorie inventeur non-européen.

Idrissa SANE

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Pape Abdoulaye Seck, a procédé à l’inauguration de la nouvelle infirmerie du lycée Blaise Diagne samedi. La structure sanitaire de l’établissement a été réhabilitée et équipée par l’association des anciens élèves du lycée Blaise Diagne « Promo-L.B.D » dont il en est le président.

L’association des anciens élèves du lycée Blaise Diagne « Promo-L.B.D », dirigée par le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, a réhabilité l’infirmerie de leur établissement. La cérémonie d’inauguration s’est déroulée samedi en présence des membres de l’association dont le ministre Papa Abdoulaye Seck et de beaucoup de personnalités de la République.

Outre la réhabilitation, l’association a doté l’infirmerie de lits de consultation et de gynécologie, des armoires, des appareils de consultations, des oreilles, des tensiomètres, des toges, des seringues, des stérilisateurs, etc., d’un montant de 4 millions de FCfa. « Le bienfaiteur a tenu par le biais de ses relations à équiper notre infirmerie dont la peinture a été refaite et l’intérieur équipé de deux brasseurs d’air fonctionnels avec un équipement médical de dernière génération », a magnifié le président de l’association « Promo-L.B.D ». « Nous sommes conscients qu’avec ce que nous faisons aujourd’hui en tant qu’association, combiné à ce qui est fait par d’autres segments intervenant dans l’école, à savoir les parents d’élèves et les professeurs, le lycée Blaise Diagne va faire peau neuve et s’inscrire dans une dynamique d’excellence », a déclaré Dr Papa Abdoulaye Seck, tout en soulignant qu’il ne s’agit pas de la seule initiative en direction des élevés de ce lycée. Le président de la « Promo-L.B.D » a également annoncé la tenue très prochainement d’une cérémonie de parrainage au cours de laquelle cent élèves recevront chacun 100.000 FCfa.

Dans la même lancée, les membres de l’association ont pris l’engagement d’assister les élèves du lycée dans leurs préparations pour le concours général et d’aider à la réhabilitation de la bibliothèque de l’établissement avec notamment l’élaboration du fonds type pour les œuvres au programme de la 6e à la Terminale, renseigne un document remis à la presse. Pour le concours général, souligne la même source, les professeurs encadreurs dans les disciplines choisies vont recevoir chacun 100.000 FCfa en guise d’appui.

Pendant ce temps, 50 élèves des classes de Terminale auront chacun une bourse annuelle globale de 100.000 de FCfa, souligne-t-on. Le même document informe que le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, a dégagé 12 millions de FCfa pour améliorer le cadre de vie du lycée. Pour la construction de blocs de toilettes, le financement est déjà acquis, dit-on. Alors que la commission Education/culture/pédagogie a été chargée de la préparation de la cérémonie de distribution des prix 2018.

S. Diam SY

Les frais d’inscription aux examens de l’entrée en sixième, du Cfee et du Bfem vont connaître une hausse à partir de cette année. La décision a été prise au sortir de trois rencontres avec le ministère de l’Education et l’association des parents d’élèves.

Le décret 94-1283 du 24 novembre 1994 fixe les frais d’inscription à 250 FCfa pour le Cfee et 500 FCfa pour le Bfem. Ces montants seront revus à la hausse afin de mieux organiser ces examens et concours. Un nouveau décret prévoit de porter les frais d’inscription à 1.000 FCfa au lieu de 250 FCfa pour l’examen du Cfee et à 2.000 FCfa au lieu de 500 FCfa pour le Bfem. « Cette augmentation des frais est motivée par deux choses. Il y a d’abord l’amélioration de la prise en charge des correcteurs, des surveillants et des superviseurs des examens. Il y a ensuite la nécessité de satisfaire une requête des syndicats d’enseignants qui avaient souhaité la hausse des indemnités », a justifié le directeur des examens et concours au ministère de l’Education nationale, Amadou Moctar Ndiaye. Pour ce dernier, l’évolution de l’environnement des apprentissages, les conditions d’évaluation et surtout la quête de qualité imposent une meilleure organisation de ces examens et concours. « Il y a un changement de paradigmes avec un paquet d’activités d’évaluation comme par exemple le cadre de référence, le domaine de définition, entres autres », a relevé l’inspecteur. Le directeur Ndiaye note qu’on est passé de quatre épreuves à dix pour le Cfee.

En outre, il y a le nombre de candidats qui a augmenté de 20.000 à 250.000. Il en est de même pour l’examen du Bfem avec les 14 épreuves. A en croire Amadou Moctar Ndiaye, depuis les indépendances jusqu’à nos jours, le Sénégal est jusqu’ici le pays qui a le plus faible taux d’inscription aux examens de la sous-région. « Le format actuel des épreuves fait qu’on utilise beaucoup de papiers et en plus on procède à une évaluation scientifique avec une double correction au Cfee et à l’entrée en sixième, conformément aux normes internationales », a souligné Amadou Moctar Ndiaye. Faudrait-il aussi le rappeler qu’en plus de des dépenses précitées, des appuis sont octroyés aux inspections d’académie et aux inspections de l’éducation et de la formation principalement.

Chaque année l’Etat injecte deux milliards FCfa pour l’organisation de ces examens et concours.

Pape Coly NGOME

Docteur Honoris Causa de l’Université Cheikh Anta Diop de Diop de Dakar, Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie, a lancé un appel à agir sur les causes profondes des migrations.

Elle a suggéré de mettre l’accent sur l’éducation et la formation ainsi que l’autonomisation des femmes et jeunes pour stopper ce phénomène qui n’épargne aucun pays.

« Il nous faut agir de toute urgence sur les causes profondes en se donnant, enfin, les moyens et en ayant surtout la volonté d’honorer les engagements ambitieux et les objectifs d’un développement humain et économique durable que tous les pays de la planète ont adoptés en 2015 ». Ces mots de Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie, sonnent comme un plaidoyer. C’est l’appel de Dakar. En recevant le titre de Docteur Honoris Causa de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, la Secrétaire générale de la Francophonie a voulu lancé un appel « au nom de tous les migrants ».

Une histoire des migrants qui ressemble à la sienne, elle, la haïtienne qui a été obligée de quitter son pays à l’âge de 10 ans comme elle le raconte. « Cette douloureuse épreuve je l’ai moi-même vécue avec mes parents, comme des centaines de milliers d’autres familles haïtiennes : devoir tout quitter dans l’insécurité la plus totale...tout laisser derrière soi... prendre le chemin de l’exil sans plus rien à soi... de ma vie d’avant, il ne me reste que 4 photographies...devoir tout quitter pour échapper à la répression, aux violences quotidiennes les plus atroces, à la pauvreté extrême sous le régime dictatorial, sanglant, corrompu, prédateur de François Duvalier ».

Aujourd’hui, en tant Secrétaire générale de la Francophonie « qui rassemble, sur les cinq continents, des pays de départ, de transit, de destination et d’accueil », elle demande d’agir sur les causes profondes des migrations. Les solutions passeront selon elle par l’éducation et la formation. « Agir de toute urgence en matière d’éducation et de formation. Eh bien je suis heureuse et fière d’avoir inauguré, aux côtés du Président Macky Sall, ici même, il y a quelques jours, l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation », suggère-t-elle. Un institut, qui dit-elle, rassemble tout ce qui se pense, se produit, s’accomplit dans l’espace francophone en matière d’éducation, de formation, d’innovation. Sous l’impulsion de l’Oif, l’Ifef fédère toutes les expertises francophones afin d’accompagner les pays dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques et de programmes novateurs d’éducation et de formation pour tendre vers l’excellence. Pour Michaëlle Jean, il faut aussi soutenir de toute urgence les initiatives économiques des jeunes et des femmes. « Il faut investir dans ce que produisent, créent et portent les femmes, les sortir de l’informel, pérenniser leurs initiatives économiques, les faire fructifier, les amener à une échelle supérieure.

Autrement quel gaspillage ! », ajoute-t-elle. Une autre solution pour faire face à ce phénomène des migrations qui n’épargnent aucun pays, selon la Sg de la Francophonie, c’est d’accompagner la création, la multiplication et la viabilité des très petites, petites et moyennes entreprises et industries qui sont des moteurs de croissance et d’innovation. Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie, a été élevée au titre de Docteur Honoris Causa de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar sur proposition du Centre d’études des sciences et techniques de l’Information (Cesti), l’école de journalisme de l’Université de Dakar. Michaëlle Jean rejoint ainsi la longue liste des personnalités ayant reçu ce titre de Docteur Honoris Causa de l’Ucad comme Nelson Mandela, le roi Hassan II et le président portugais Marcelo Duarte De Sousa, a rappelé le recteur, Pr Ibrahima Thioub.

O. NDIAYE

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