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Actualités (2785)

La cérémonie de lancement officiel du partenariat (d’une durée d’un an renouvelable) entre la Sonatel et Proplast industrie pour le déploiement de kiosques dénommés «Récuplast» s’est tenue le 15 février 2018 à la mairie de Yoff. Cette trouvaille vise à récupérer les déchets plastiques.

«Récuplast est un kiosque pour acheter les déchets plastiques et vendre des produits issus du recyclage. L’ambition du projet est de proposer, par le travail de la récupération et du recyclage des déchets plastiques, des emplois verts stables afin d’offrir aux populations la possibilité de gagner leur vie par un travail décent et utile», a déclaré le directeur général de Proplast industrie, Macoumba Diagne.

D’après lui, ce projet, grâce au système Orange money, offre aux populations la possibilité de valoriser les déchets plastiques par le tri et la vente.
Le plastique issu de la récupération sera ensuite transformé en produits usagers qui seront commercialisés par des groupements. En réalité, avec ce partenariat qui vient intégrer «And défar sunu gox», programme déroulé depuis deux ans et spécialement conçu pour soutenir les collectivités locales dans leur lutte contre l’insalubrité et pour l’amélioration du cadre de vie des populations, le projet vise à installer 50 points Récuplast par an. La collecte de 3.000 tonnes de déchets plastiques et la création de plus de 500 emplois directs et indirects sont aussi concernées à travers cette initiative.

Pour M. Diagne, la mise en place d’un réseau de points Récuplast va amorcer la première réponse à la grande question que constitue la pollution de notre environnement par les déchets plastiques. « Cette signature de convention constitue une étape majeure de mise en œuvre et d’installation de 12 points Récuplast dans la phase pilote à travers le territoire national. Nous sollicitons votre soutien et appui, car nous aurons besoin d’espaces dans votre commune pour installer nos kiosques », a indiqué le Dg de Proplast industrie.

Abdou Karim Mbengue, directeur de la communication institutionnelle et des relations extérieures de la Sonatel, a plaidé pour le maintien de cette opération de nettoiement afin de lutter contre l’insalubrité. A l’en croire, ce projet aura un impact social. Aussi, a-t-il cité la commune de Yoff qui se distingue dans la salubrité. «Si vous ne voyez pas la saleté à Yoff, c’est parce qu’il y a 500 jeunes qui travaillent de 7 à 23 heures pour nettoyer les artères de la commune. Le défi reste le désensablement. C’est pourquoi nous allons trouver un partenaire pour paver les rues. Ces sachets recyclés auront un intérêt économique», a fait savoir le maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr. Il a assuré que «si le projet réussit, il fera tache d’huile».
M. Sarr a fait remarquer que les déchets solides représentent une valeur, parce que transformés, ils profiteront aux populations.

«C’est une révolution par rapport à la protection de l’environnement. Yoff est, pour la deuxième fois, choisie dans une initiative citoyenne : « And défar sunu gox et Récuplast », a-t-il fait savoir, soulignant que la commune fera tout pour ne pas trahir la confiance de ses partenaires.

Serigne Mansour Sy  CISSE

Les syndicats dits représentatifs de l’enseignement appelés G7 ont tenu, hier, une marche. Ils continuent de demander le strict respect des accords signés avec l’Etat, un système de rémunération plus juste, la revalorisation du régime indemnitaire, etc.

Des centaines d’enseignants ont répondu à l’appel des syndicats les plus représentatifs du Sénégal appelés G7 (Saems, Cusems, Sels, Sels Authentique, Uden, Snelas/Fc). Vêtus de T-shirt rouges sur lesquels on peut lire : « Nous exigeons le respect des engagements », ou arborant des brassards rouges, les enseignants et leurs élèves se sont regroupés à la Place de la Nation ex-Obélisque, attendant le départ de la marche dont le point d’arrivée est le rond point de la Rts.

Le véhicule de sonorisation, chargé de l’animation pour la cause, a répandu des tubes sur l’éducation et la nécessité pour l’Etat de respecter ses engagements. La foule devient de plus en plus compacte sur l’esplanade de la Place de la Nation. Après l’arrivée des différents secrétaires généraux des syndicats et des invités comme le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal/Force du changement (Cnts/Fc), de Seydi Ababacar Ndiaye, ancien secrétaire général du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes), la foule pouvait s’engager sur les allées du Centenaire pour une marche animée, sifflet ou flûte à la bouche.

Dans les différents messages inscrits sur les pancartes des manifestants, il est demandé le « Strict respect des accords avec les syndicats », « Un système de rémunération juste et équitable », « La revalorisation du régime indemnitaire des enseignants », « La revalorisation de la fonction enseignante », etc.

Une fois à la hauteur du rond point de la Rts, les différents responsables syndicaux ont fait leur déclaration tout en se félicitant de la forte mobilisation. Le secrétaire général du Cadre unitaire des syndicats du moyen secondaire (Cusems), Abdoulaye Ndoye, après avoir harangué la foule, a plaidé pour l’unité syndicale, seule gage de la réussite de leur combat. Il a indiqué qu’il faut que l’Etat respecte ses engagements. « Les élèves, ce sont nos enfants, nos neveux. Il faut se mobiliser et être déterminé contre la tentative de diabolisation et de menace. Nous allons résister et nous parviendrons à amener le gouvernement à satisfaire nos revendications », a laissé entendre M. Ndoye selon qui, en perspective de la prochaine présidentielle, tous les candidats devront proposer un programme sur l’école mais aussi une solution de sortie de crise de l’école.

Ecouter les enseignants
Allant dans le même sens, le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saems), Sawrou Sène, a souligné que cette manifestation démontre à suffisance la détermination des enseignants d’arrêter le dilatoire des autorités qui « refusent de matérialiser les accords signés depuis 2014 ».

Par rapport au point relatif à l’indemnité de logement, il a affirmé que le président de la République détient, depuis 2015, « les résultats de l’étude sur le système de rémunération de la Fonction publique qui relève des disparités criardes en défaveur des enseignants » ; ce que ces derniers exigent de corriger. « Il faut améliorer l’indemnité de logement des enseignants sinon la mobilisation va se poursuivre », a prévenu M. Sène tout en appelant les autorités à écouter les enseignants pour prétendre au développement. « Sans des enseignants formés et motivés, nous n’aurons pas un bon système éducatif encore moins l’émergence. Ce combat est pour tout le Sénégal », a ajouté le Sg du Saems.

Même avis chez le secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels), Souleymane Diallo, qui a demandé au chef de l’Etat de suivre son peuple. Abdoulaye Faty, du Sel Authentique, et Amadou Diaouné, de l’Union syndicale pour une éducation de qualité (Useq)  ont défendu la même thèse en demandant aux autorités d’accélérer aussi le traitement des dossiers déposés par les enseignants au ministère de la Fonction publique.
Après cette marche de Dakar, tenue une semaine après celle de Thiès, les syndicalistes ont indiqué que le plan d’actions va se poursuivre avec d’autres marches à l’intérieur du pays.

O. KANDE

 

La Société des brasseries de l’ouest africain a inauguré, hier, son usine de traitement des eaux usées. Le ministre de l’Industrie et des Petites et moyennes industries souhaite que l’exemple de la Soboa fasse tache d’huile.

Le ministre de l’Industrie a décliné les enjeux de la construction d’une usine de traitement des eaux usées par la Société des brasseries de l’ouest-africain (Soboa). C’était hier dans la zone industrielle. Le complexe, composé de cuves, de bassins, d’un laboratoire et d’autres infrastructures, a coûté à l’une des plus vieilles entreprises du Sénégal 1,3 milliard de FCfa. Ce lourd investissement est la preuve, selon le ministre Moustapha Diop, que l’entreprise ne se soucie pas uniquement de fructifier ses bénéfices.

«Cette usine prouve que les objectifs de la Soboa, ce n’est pas seulement l’amélioration de sa production. Cela atteste qu’elle se préoccupe de la préservation de l’environnement et de la préservation du cadre de vie des Sénégalais», a-t-il souligné. D’ailleurs, cette démarche de l’entreprise cadre avec les orientations de la politique industrielle du Sénégal. « Ce choix stratégique de la Soboa est en phase avec le Pse.

Le président de la République, Macky Sall, veut une production industrielle de qualité respectueuse de l’environnement », a fait savoir M. Diop.
La société génère déjà des rejets de charge polluante très faible. Avec ce complexe, elle réduit à néant son indice de pollution.

Réduction de la pollution
C’est un exemple de prise de conscience écologique.
«Cette station, mise en service en 2017, nous permet de retraiter l’intégralité des eaux usées de l’usine qui sont ensuite acheminées dans les caniveaux, entrainant ainsi zéro pollution. Son coût est d’environ 1,3 milliard de FCfa », a rapporté le directeur général de la Soboa, Damien Baron, qui s’inscrit en phase avec le projet de dépollution de la Baie de Hann.
Après la construction des ouvrages devant restaurer les écosystèmes dégradés de la baie, les industries sont invitées à mettre en place des unités de prétraitement avant tout rejet. «Je pense que la Soboa va servir d’exemple aux industries qui sont sur la Baie de Hann. Il faut que les industries fassent un traitement primaire pour que nous ayons les effets recherchés avec le projet de dépollution de la Baie de Hann», a salué le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Lansana Gagny Sakho.

Idrissa SANE

 

Se prononçant sur les difficultés des Etablissements privés d’enseignement supérieur (Epes), l’administrateur de l’Ecole supérieure d’interprétation, de techniques administratives, de management et de gestion hôtelière (Etshos-Imed), Denise D’Erneville, a demandé aux autorités de respecter le contrat mais aussi de mettre de l’ordre dans le processus d’orientation des étudiants dans le privé.

Depuis le 12 février, les étudiants sénégalais orientés dans les Etablissements privés d’enseignement supérieur (Epes) ne suivent plus les cours du fait d’un mot d’ordre de la Fédération des établissements privés d’enseignement supérieur (Fepes). L’administrateur de l’Ecole supérieure d’interprétation, de techniques administratives, de management et de gestion hôtelière (Etshos-Imed),  Denise D’Erneville, à qui l’Etat doit 80 millions de FCfa, a fait face à la presse pour aborder cette actualité.

Pour elle, « l’heure est grave » avec des établissements qui risquent de disparaitre si une solution rapide n’est pas trouvée. « Comment faire des prévisions pour couvrir les charges récurrentes, toutes les taxes, nos impôts et rembourser nos dettes quand l’Etat ne respecte pas les termes du contrat qui nous lie. Notre secteur est menacé pendant que des milliers de milliards sont dépensés dans des activités de moindre importance que l’éducation, la formation et la santé », a d’emblée souligné  Mme D’Erneville. Elle dit regretter que les instructions données par le président de la République, de même que le décret d’avance accordé le 28 novembre dernier, ne soient pas suivis d’effets.

Babacar Sène, premier vice-président de la Fepes et directeur de Iscom, a, lui, dénoncé le fait qu’on ait attendu jusqu’à perdre ce décret d’avance qui était valable seulement pour le budget 2017 et non pour 2018.

19.500 étudiants
orientés dans les Epes
Par rapport au débat sur la somme due, Abbas Fall, de la Fepes et responsable de l’Institut César, a indiqué que rien que pour la dernière année universitaire, il y a eu 19.500 étudiants orientés dans les établissements privés d’enseignement supérieur. Compte tenu du montant de 400.000 FCfa par étudiant, sans prendre en compte ceux des autres établissements, il a avancé que la dette dépasse largement 16 milliards de FCfa.

« Ce mardi, nous sommes passés du sentiment d’espoir au désespoir quand on nous a appris que le préalable pour que l’Etat paie les arriérés dus aux Epes serait l’audit desdits instituts privés. Où est passé le rapport d’audit de l’Ige en 2017 ? Le ministère de l’Enseignement supérieur détient tous les documents qui ont été réclamés et des structures comme la nôtre ont eu à les fournir dans le cadre de la mission de l’Ige. Nous réclamons la totalité des factures impayées et déposées à ce jour », a martelé Mme D’Erneville. Par ailleurs, a-t-elle informé, il y a beaucoup de zones d’ombres dans le processus d’orientation des bacheliers dans le privé comme « le non respect des conditions de paiement, les défaillances du logiciel campusen, le chamboulement et la ségrégation dont sont victimes les structures qui font les frais du mauvais casting d’un logiciel intelligent conçu à cet effet. L’administrateur d’Etshos-Imed a ainsi demandé de faire l’évaluation du programme de réformes 2013/2017.

Oumar KANDE

 

Un comité technique a été mis en place, hier, à l’issue de la rencontre interministérielle sur la question de la retraite des enseignants du supérieur. Ce comité a pour mission d’étudier les propositions qui devront permettre au gouvernement de prendre des décisions sur la retraite, point de revendication centrale du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes).

La mise en place d’un comité technique pour étudier les hypothèses sur la question de la retraite. C’est ce qu’on peut retenir de la rencontre interministérielle sur la question de la retraite des enseignants du supérieur qui s’est tenue hier. Point central des revendications du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes), cette question de la retraite sera ainsi étudiée par ce comité technique qui se réunira cet après-midi pour voir tous les scénarii et toutes les hypothèses qui pourront éclairer une décision. « Le Premier ministre a mis en place un comité technique qui va se réunir cet après-midi. Ce qui est souhaité, c’est d’approcher vers l’objectif, c’est-à-dire définir le montant de pensions ciblées et identifier les parts de cotisations patronales et salariales qui devraient permettre d’avoir cet objectif de retraite qualifiée » a affirmé hier, le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye.

Rendez-vous a été aussi pris pour la semaine prochaine afin examiner les propositions de la commission technique. « D’ici là, on espère régler, dans le conseil des ministres, les différents engagements pris par le gouvernement en matière d’écrêtement, d’élargissement de l’assiette et de l’intégration de l’indemnité spécifique de recherche dans la base de cotisation », a ajouté Seydou Guèye.

Même si la question de la retraite a été le point central de cette rencontre, d’autres questions ont été aussi abordées. Il s’agit du problème de l’indice de traitement des professeurs de troisième échelon qui sont payés à un niveau inférieur parce qu’il y a un tableau de correspondance,  l’écrêtement sur les retenus, la charge hebdomadaire de travail, etc. Pour le porte-parole du gouvernement, il ne s’agissait pas d’une réunion ou de séances de négociations avec les syndicats mais de passer en revue toutes les questions liées  à la revalorisation des conditions de vie des enseignants du supérieur. «C’est dans ce cadre d’ailleurs que plusieurs réformes ont été entreprises dans ce secteur avec une bonne intelligence de travail avec le Saes. Cette dynamique de dialogue nous a permis de régler des questions qui étaient pendantes, de faire passer des réformes importantes comme la réforme des titres qui donne plus de mobilité et qui était très attendue par le monde universitaire. Il y a aussi le projet de décret qui a été adopté et signé, relatif aux chercheurs de l’Ucad. C’est dans cette dynamique de dialogue que les points en discussion ont été la plupart vidés lorsqu’ils étaient simples à traiter », a poursuivi Seydou Guèye.

Selon lui, le Premier ministre a donné instruction aux ministres compétents de préparer le projet de texte concernant l’indice de traitement des professeurs de troisième échelon qu’il faudra soumettre, au prochain conseil des ministres, à la signature du président de la République. «La même démarche est adoptée concernant l’écrêtement. La solution doit procéder d’une modification du code des pensions, dans ses dispositions relatives à l’écrêtement. Préparer aussi le texte qui va donner la base légale à cette orientation. Le troisième point concerne l’élargissement de l’assiette de cotisations où l’indemnité spéciale de recherche et de formation doit être prise en compte dans l’assiette de calcul du taux de cotisation. Cela aussi doit entraîner une modification  du code des pensions. Le projet de loi est disponible. Il sera donc soumis au circuit habituel mais dans de meilleurs délais », a dit Seydou Guèye.

Oumar NDIAYE

MALICK FALL, SG DU SAES : « IL Y A DES PROPOSITIONS ET DES CHOSES QUI RESTENT À DÉFINIR »
Pour le secrétaire général du Saes, Malick Fall, il y a des propositions et des choses qui restent à être définies. « Nous sommes dans un processus et avons entamé des discussions. Nous osons espérer qu’à la fin de processus, nous pouvons avoir des résultats qui nous permettront d’avoir une année universitaire apaisée », a-t-il avancé. D’après le Sg du Saes, tout dépendra de l’issue de ces discussions. « Nous allons continuer à affiner ce travail et aller vers un consensus. Nous avions un accord avec une retraite décente des enseignants, et nous allons tout faire pour tendre vers cet objectif », a précisé Malick Fall à l’issue de la rencontre.

O. NDIAYE

L’accueil et les urgences, le financement de la santé et la lutte contre le Sida sont au menu de la réunion du Comité interne de suivi du Plan national de développement sanitaire (Pnds) ouverte le 15 février 2018 à Dakar.

Les acteurs de la santé sont en train d’apprécier les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Plan national de développement sanitaire (Pnds). Ils ont aussi profité de la réunion du Comité interne de suivi du Pnds pour faire le point sur la mise en œuvre des recommandations issues de sessions antérieures des instances nationales de coordination et d’appui dudit programme. Plusieurs thématiques sont inscrites à l’ordre du jour. Il s’agit de la situation des urgences au Sénégal, de la publication des résultats de la dernière mission conjointe de supervision, effectuée en décembre 2017 dans les régions de Diourbel et Kédougou, qui ont porté sur la gestion des urgences et de la réflexion sur la mise en œuvre de la stratégie « tester, traiter et retenir », au Sénégal, plus connue sous le nom de Tatarsen.

Cette réunion permettra aussi aux participants d’évoquer la mise en œuvre de la stratégie nationale de financement de la santé pour tendre vers la Couverture sanitaire universelle. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, est largement revenu sur la problématique des urgences. Selon lui, la qualité de l’accueil et de la prise en charge des patients en urgence constitue la vitrine d’un système de santé. Il a expliqué que la mortalité et la morbidité liées au défaut de la prise en charge des urgences et de la Référence contre référence (Rcr) constituent, à bien des égards, un problème prioritaire de santé publique et de développement. « Ceci a d’ailleurs justifié le premier plan stratégique (2013-2017) du Service d’assistance médicale d’urgence (Samu) national qui a manifesté une volonté politique de garantir des soins aux populations en cas d’urgence médicale.
 
S’intéresser aux urgences
Pour Abdoulaye Diouf Sarr, « s’intéresser aux urgences, c’est s’intéresser à l’ensemble du fonctionnement du système de santé et au rapport avec la population en termes d’accueil et d’offre de soins ». Le ministre a reconnu que des difficultés sont notées en matière d’accueil et d’urgence. « Cela fait que nous recevons beaucoup de réclamations de la part des populations. Au cours de cette réunion, nous allons aborder cette question avec beaucoup d’intelligence en tenant compte des préoccupations des populations », a-t-il soutenu.

En dehors de ces manquements, le ministre a indiqué que les acteurs de la santé sont en train de faire un travail remarquable sur le terrain. C’est ce qui explique, d’après lui, les bons résultats notés, ces dernières années, dans le secteur de la santé.

Evoquant la Couverture sanitaire universelle (Csu), il a affirmé que le Sénégal, à l’instar du mouvement international, s’est engagé à mettre en œuvre un ensemble de leviers visant à garantir une transition progressive vers la Csu. C’est dans ce cadre que le ministère de la Santé a lancé, en 2016, un processus d’élaboration de la Stratégie nationale du financement de la santé. Cela a abouti à l’organisation, en nombre 2017, à Dakar, d’un Forum national de mobilisation des ressources pour la Csu. « Le Sénégal s’est engagé, comme la plupart des pays, sur la voie de l’accélération visant à atteindre l’objectif des « trois 90 » avec la stratégie Tatasern pour mettre fin à l’épidémie de Sida à l’horizon 2030 », a rappelé M. Sarr.

Dr Deo Nshimirimana, représentant-résident de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), et le président du Conseil départemental de Bignona, Mamina Camara, ont salué les résultats obtenus par le Sénégal dans le domaine de la santé.

Eugène KALY

L’envoyée spéciale du secrétaire général des Nations unies, Mme Jayathma Wickramanayake, s’est rendue le 3 février 2018 au Collège d’enseignement moyen (Cem) Ibrahima Thiaw des Parcelles Assainies. Elle voulait s’enquérir des interventions du Groupe pour l’étude et l’enseignement de la population (Geep) en milieu scolaire sur les questions relatives à la santé de la reproduction dans les programmes d’enseignement. Le principal du Cem Ibahima Thiaw, Bouba Sall, a profité de l’occasion pour poser la problématique des grossesses précoces en milieu scolaire. « Ce phénomène est une réalité dans les écoles sénégalaises. Il est heureux, aujourd’hui, que des partenaires comme le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) et le Geep décident de nous aider à trouver des solutions à ce fléau qui reste un obstacle aux performances scolaires », a-t-il déclaré. Les élèves se sont aussi exprimés à travers des messages : « Non aux mariages précoces », « Mettons fin aux mariages des enfants », « Ma virginité, ma fierté », « Oui pour un monde ou toute grossesse est désirée et tout accouchement est sécurisé ».

Pour Mme Jayathma Wickramanayake, l’école qu’elle a visitée lui rappelle la sienne. « J’ai étudié dans le même environnement que vous », a-t-elle réagi, reconnaissant qu’elle n’avait pas les informations que ces élèves détiennent sur la santé sexuelle, les mariages précoces ou encore les mutilations génitales féminines. « Ces informations sont à votre portée. C’est une chance d’être bien informé sur des questions liées à la santé de la reproduction en tant qu’élève. Il faut vous en servir », a-t-elle conseillé.

Le Cem Ibahima Thiaw, qui se trouve dans un quartier populeux de la banlieue dakaroise, a enregistré, de 2015 à 2017, environ quatre cas de grossesses. Il a été aussi révélé que, de 2011 à 2015, plus de 1970 cas de grossesses ont été recensés dans les écoles sénégalaises.

E. KALY

L’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu) doit plusieurs milliards de FCfa aux structures de santé. « Depuis 18 mois, l’Agence n’a pas honoré ses factures vis-à-vis des structures de santé ». Le secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas), Mballo Dia Thiam, a attiré l’attention du ministre de la Santé et de l’Action sociale sur cette dette.

En réponse, Abdoulaye Diouf Sarr a révélé que l’Agence de la Couverture maladie va bientôt solder cette dette. Selon le ministre, cette dette ne doit pas être un élément qui mette en péril le système de santé. « L’Agence, avec l’appui du ministère des Finances, travaille dans ce sens, car il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, surtout que le Sénégal dispose d’un excellent système de santé porté par la Couverture maladie universelle », a-t-il indiqué. Poursuivant, M. Sarr a insisté : « Nous allons solder la dette parce que la Cmu repose sur la confiance de tous les acteurs du système de la santé ». Initiée par le chef de l’Etat, en 2013, la Cmu s’était fixée comme objectif d’atteindre un taux de couverture sanitaire de 75 % avant fin 2017. Sauf que cet objectif n’a pas été atteint puisque, selon les données datant de septembre 2017, le taux de couverture sanitaire est de seulement 47 % au Sénégal. Tout de même, le ministre de la Santé reste optimiste en déclarant que « le pari de la Couverture maladie universelle sera gagné ».

E. KALY

L’Union départementale des mutuelles de santé de Thiès déplore le manque de dynamisme de certaines mutuelles à enrôler le maximum de personnes possible. La Couverture maladie universelle, selon le président, est une opportunité à saisir.    

Le président du conseil d’administration de l’Union départementale des mutuelles de santé de Thiès, André Demba Wade, a relevé, pour s’en indigner, une faible extension de certaines mutuelles de santé dans le département. « Je comprends difficilement une mutuelle qui a fait 10 ans et qui ne peut pas atteindre 1000 bénéficiaires. Cela ne se justifie pas. Nous avons vu les chiffres. Des mutuelles avec 200 ou 500 bénéficiaires ? alors que le besoin est là. C’est un marché. Il faut que les mutualistes sachent saisir cette opportunité pour développer les mutuelles. Pour moi, il reste aux managers des mutuelles des choses à régler », a-t-il déploré.

Ces propos ont été tenus, hier, à l’ouverture d’une rencontre de deux jours qui sera l’occasion de faire le point sur les réalisations et d’insister sur les faiblesses pour aller vers une couverture santé plus étendue, tout en assurant la viabilité des mutuelles de santé. « Nous sommes dans un contexte de développement de la Couverture maladie universelle. L’Etat a placé une confiance aux mutuelles de santé. Nous avons vécu l’expérience de la Cmu pendant des années parce que l’Union départementale a été mise en place en août 2016. Elle a des devoirs envers les mutuelles de santé, mais aussi envers l’Etat », a-t-il fait savoir. M. Wade a ajouté : « Nous allons évoquer les problèmes internes aux mutuelles de santé pour ne pas seulement justifier nos contreperformances par le retard des subventions de l’Etat. Nous avons noté qu’il y a des faiblesses surtout par rapport à l’extension des mutuelles ».

Selon lui, le problème se situe au niveau de certains responsables de mutuelle qui prennent des engagements mais ne vont pas jusqu’au bout. La Cmu, a-t-il dit, est une opportunité que les mutualistes doivent saisir.  Dans la région de Thiès, un fonds de garantie est mis en place. Il vient en appui aux mutuelles qui ont des difficultés de trésorerie. Elles peuvent y emprunter de l’argent en attendant que l’Etat verse les subventions. « Beaucoup de mutuelles ont eu à bénéficier de ce fonds. Certaines n’en ont pas besoin parce qu’elles ont atteint un niveau de liquidité leur permettant de faire face aux problèmes financiers », a expliqué le Pca de l’Union départementale des mutuelles de santé de Thiès.

La responsable assurance maladie du Service régional Cmu, Ndèye Seyni Kane Mbengue, a corroboré les propos d’André Demba Wade sur la faible extension de certaines mutuelles. Al’en croire, « dans certaines communes, il reste beaucoup de choses à faire ».

Mme Mbengue a aussi relevé un problème de leadership, de management et d’information. Les ruptures de médicaments, souvent notées, sont également un problème pour les mutuelles de santé, a-t-elle avancé.

Ndiol Maka SECK

Le calvaire des populations de nombreux quartiers de Dakar et environs, confrontées à une grave pénurie d’eau depuis quelques jours, est sur le point de s’estomper. La Sénégalaise des eaux (Sde), chargée de la fourniture du liquide précieux, après s’être excusée des désagréments causés aux consommateurs, explique les raisons de ces perturbations notées sur le réseau  et rassure sur la qualité de l’eau fournie à Dakar et du retour progressif à la normale.

Les robinets sont à sec depuis 72 heures à Dakar et environs (Parcelles assainies, Grand Yoff, Grand Médine, Cité Keur Damel, Patte d’Oie, Cité Soprim) et la banlieue (Golf Sud, Cambérène Hamo...). Entre basse pression et sevrage total des populations, la pénurie d’eau s’est accentuée. Des femmes et des jeunes, bassines et bidons sur la tête, sillonnant les quartiers mieux lotis, à la recherche du liquide précieux, campent le décor. Toutefois, il y a un léger mieux avec la fourniture qui a repris progressivement depuis avant-hier avec un retour à la normale, particulièrement dans les quartiers situés en hauteur.

L’assurance est du directeur général de la Sénégalaise des eaux (Sde), Abdoul Baal, qui a tenu à s’excuser auprès des populations impactées par les désagréments causés par cette pénurie indépendante de leur volonté. Il a aussi rassuré sur la qualité de l’eau fournie à Dakar. « La situation va revenir à la normale dans les prochaines heures », a-t-il déclaré, battant cependant en brèche la possibilité d’ « une interaction entre l’eau distribuée par la Sde et les eaux provenant des fosses septiques ». A l’en croire, « la coloration rougeâtre de l’eau n’a aucune incidence sur la santé des individus, bien que cela puisse heurter la sensibilité du consommateur », a-t-il expliqué avant-hier sur la Rts. Mieux, « l’odeur n’est qu’une impression et la coloration est due au fer », a ajouté M. Baal. Considérant que la Sde a « des mécanismes de surveillance de la qualité microbiologique de l’eau », il n’y a rien à craindre, a-t-il fait savoir, soulignant qu’aucune souche de maladie dans l’eau distribuée n’a été décelée. « Il ne peut pas y avoir d’eau des fosses. J’appelle donc les populations au calme et à la sérénité », a-t-il soutenu.

Face à la récurrence des coupures « insupportables » d’eau dans la capitale, les populations, dépitées par ces corvées d’eau, ont réitéré leur invite à l’Etat et surtout à la Sde pour plus de respect et surtout pour la résolution définitive de ce problème. Selon elles, le calvaire des nuits blanches pour guetter le retour improbable de l’eau n’a que trop duré, alors que le non paiement d’une facture prive les concernés du liquide précieux dont le rétablissement est majoré des frais jugés excessifs. Pis, si les plus nantis peuvent se payer de l’eau minérale et/ou de source, ce n’est pas le cas de la majorité des consommateurs qui se rabattent sur les pompes ou les puits où l’eau n’est pas potable avec tous les risques sanitaires auxquels ils sont exposés.

Mamadou Lamine DIEYE

Le Projet de renforcement de l’assurance qualité dans l’enseignement supérieur a été lancé le 14 février 2018 à Dakar. Développé dans 10 pays africains, il est financé par la Chine sur la période 2017-2020.

La République populaire de Chine, par le biais du gouvernement municipal de Shenzhen, a lancé un projet de renforcement des capacités dans le développement des mécanismes d’assurance qualité aux niveaux institutionnel, national et régional dans les pays africains. Ce programme qui couvre quatre ans (2017-2020) est développé dans 10 pays africains (Côte d’Ivoire, Égypte, Gambie, Malawi, Mali, Namibie, Niger, Sénégal, Togo et Zambie). Il est coordonné par la Division des politiques et des systèmes d’apprentissage tout au long de la vie au siège de l’Unesco, en collaboration avec les Bureaux de l’Unesco à Abuja, Dakar, Harare et au Caire. C’est dans ce cadre que l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur du Sénégal (Anaq-Sup) a organisé une rencontre de formation pour 52 experts externes académiques et professionnels. Selon le Pr Papa Guèye, le secrétaire exécutif de l’Anaq-Sup, cette rencontre de formation, la première activité déroulée dans le pays par le projet Shenzhen-Unesco, servira de cadre pour marquer le démarrage officiel de la mise en œuvre du plan d’actions national du Sénégal qui s’étend sur une durée de trois ans.

Ce projet concourt aussi aux efforts de l’Unesco visant à faciliter l’internationalisation de l’enseignement supérieur et la mise en œuvre de la Convention d’Addis-Abeba sur la reconnaissance des études et des certificats, des diplômes, des grades et autres titres de l’enseignement supérieur en Afrique.

Oumar NDIAYE

APPEL POUR L’OPÉRATIONNALISATION DES STRUCTURES ET MÉCANISMES D’ASSURANCE QUALITÉ
Le directeur du bureau régional de l’Unesco à Dakar, Gwang-Chol Chang, a exhorté, hier, à Dakar, les Etats à mettre en place et à opérationnaliser les structures et mécanismes d’assurance qualité. Il s’exprimait en marge du lancement officiel du projet de renforcement de l’assurance qualité dans l’enseignement supérieur au Sénégal. Lequel se tient en prélude à l’ouverture d’un atelier de formation des experts évaluateurs externes de l’Anaq-Sup, l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur du Sénégal. « L’Unesco a élaboré des lignes directrices pour des prestations de qualité dans l’enseignement supérieur à institutionnaliser et des outils normatifs qui comprennent les conventions régionales sur les reconnaissances des diplômes, des certificats, des grades et autres titres de l’enseignement supérieur dans la Convention d’Addis-Abeba en 2014 », a souligné le directeur du bureau régional de Dakar. Il a expliqué que ce projet vise le renforcement des systèmes de l’enseignement supérieur africains, avec le soutien du peuple de la Chine et grâce à la contribution financière du gouvernement municipal de Shenzhen Gwang-Chol Chang a ajouté :  « En Afrique, l’expansion de l’enseignement supérieur arrive dans un contexte d’internationalisation et de renforcement des dynamiques d’intégration régionale qui cherchent, entre autres, à promouvoir la mobilité des étudiants et des enseignements, pour la satisfaction de besoins spécifiques d’apprentissage, de formation et d’acquisition de connaissances ».

(APS)

L’Institut de pédiatrie sociale (Ips) de Guédiawaye va abriter un Master en santé et survie de l’enfant. Mis en place avec l’Ucad, à travers le Centre d’excellence africain pour la santé de la mère et de l’enfant, ce Master permettra de former 30 médecins qui seront capables de diagnostiquer les maladies infantiles.   

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, à travers le Centre d’excellence africain pour la santé de la mère et de l’enfant, a lancé, le 14 février 2018, à l’Institut de pédiatrie sociale (Ips) de Guédiawaye, un Master en santé et survie de l’enfant. Le directeur de l’Ips, le Pr Saliou Diouf, a expliqué qu’il permet de diversifier l’offre de formation en matière de santé infantile au Sénégal, voire dans la sous-région. Cette formation prendra aussi en compte les préoccupations des acteurs de terrain que sont : les médecins, les infirmiers et sages-femmes. Ils en sont d’ailleurs les cibles privilégiées.

Le Master sera une opportunité pour mettre en œuvre les stratégies et actions les plus pertinentes de prise en charge et de prévention. A la fin de la formation, les bénéficiaires seront capables de pouvoir prendre en charge, sur le plan diagnostic, thérapeutique et préventif, les maladies prioritaires de l’enfant vivant dans les pays en développement aussi bien en milieu rural qu’en zone suburbaine défavorisée.

Pour le Pr Diouf, c’est une innovation, car ce Master va contribuer à la réduction de la mortalité des enfants. Au terme de cette formation de deux ans, l’Ips et l’Ucad mettront à la disposition du Sénégal et de la sous-région des médecins compétents en santé et survie de l’enfant mais aussi des infirmiers et sages-femmes responsables de soins curatifs et préventifs dans les services de pédiatrie, les centres et postes de santé.

Cheikh Ouba Ndiaye, responsable du suivi évaluation au Centre d’excellence africain pour la santé de la mère et de l’enfant, a indiqué que l’institution accompagnera toutes les formations qui concernent l’amélioration de la santé maternelle et infantile.

Eugène KALY

Les réparateurs et réparatrices de manuels scolaires ont reçu leur diplôme de fin de formation le week-end dernier. Il s’agit de 40 jeunes filles et garçons sans emploi et issus des trois départements de Kaolack qui ont été formés sur les techniques de réparation de manuels scolaires détériorés.

La secrétaire générale du ministère de l’Education nationale, Khady Diop Mbodj, a présidé, à Kaolack, la cérémonie de remise de diplômes aux 40 jeunes filles et garçons sans emploi initiés sur les techniques de réparation de manuels scolaires détériorés. Cette session de formation s’inscrit dans la mise en œuvre du Projet pour la préservation des manuels scolaires (Premas). Ce dernier est exécuté en partenariat avec le Collège communautaire de Brunswick du Canada. Le Premas qui sera déroulé dans les académies de Kaolack et Thiès est financé à hauteur de deux milliards de FCfa sur trois ans. L’objectif est de former environ 100 jeunes réparateurs et réparatrices de manuels scolaires. L’académie de Kaolack a abrité la première session. Pendant une vingtaine de jours, les candidats sélectionnés dans les trois départements de ladite région ont été initiés sur les différentes techniques de réparation de manuels scolaires dégradés.

Pour Gnilane Diouf, une des récipiendaires, cette formation est d’une importance capitale. « En plus des diplômes et du savoir-faire acquis, la formation nous a permis de disposer d’un Ninéa et d’un registre de commerce. Des documents importants qui vont nous donner la possibilité d’ouvrir notre propre entreprise », a-t-elle renseigné.

En mettant en place ce projet de préservation des manuels scolaires au Sénégal, les autorités éducatives veulent réussir à relever un grand défi : celui de l’accès accru et à moindre coût aux manuels scolaires dans les écoles élémentaires des académies de Kaolack et Thiès. Aussi, veulent-elles allonger la durée de vie des ouvrages scolaires. Ce qui, selon le directeur national du Premas, Ibrahima Dione, permettra au gouvernement et aux parents de faire des économies substantielles et en même temps créer des emplois.

Outil pour des enseignements de qualité
D’après Mme Mbodji, le manuel scolaire est l’intrant qui influence le plus sur la qualité des enseignements/apprentissages. Ainsi, face à la rareté des ressources, il importe de mettre en place des stratégies pour que les manuels puissent avoir une durée de vie suffisamment longue afin de permettre au plus grand nombre d’enfants d’en bénéficier. Poursuivant, elle a indiqué que « le Premas vise à développer les capacités en réparation et en gestion physique des manuels scolaires au Sénégal ». Il s’agit ainsi « d’améliorer l’accès aux manuels à près de 400.000 élèves des 1.557 écoles élémentaires des académies de Kaolack et Thiès mais aussi de préserver ces manuels ». Dans cette perspective, «ces écoles seront dotées d’armoires métalliques, 150 au total, pour les deux régions», a informé la secrétaire générale du ministère de l’Education nationale.

En dehors des 40 jeunes déjà formés, près de 3.150 gestionnaires d’école et d’administrateurs des académies de Thiès et Kaolack seront «capacités» en gestion des stocks de manuels scolaires. De l’avis des experts, les manuels réparés pourront être utilisés pendant au moins trois ans supplémentaires, soit des économies annuelles de près du 1/3 du montant des acquisitions en manuels pour l’Etat.

Pape Coly NGOME

DYNAMISME DE LA COOPÉRATION ENTRE LE CANADA ET LE SÉNÉGAL
La secrétaire générale du ministère de l’Education nationale n’a pas manqué de remercier les autorités du Collège communautaire de Brunswick et la Coopération canadienne qui ont appuyé le projet. D’ailleurs, l’occasion a été saisie par les autorités canadiennes, représentées par le premier secrétaire de l’ambassade du Canada à Dakar, Antoine Julien, et le conseiller technique Marcel Ouelette, pour magnifier le dynamisme des relations entre les deux pays surtout dans le domaine de l’éducation. M. Julien a rappelé qu’après la généralisation du curriculum de l’éducation de base, la formation des enseignants selon l’approche par les compétences, la dotation des élèves en manuels scolaires et guides pédagogiques, la réparation des manuels scolaires semble être l’aboutissement logique des efforts consentis par les deux parties visant à améliorer la qualité de l’éducation. Pour Marcel Ouellette, « l’éducation est au cœur du programme canadien de coopération avec le Sénégal depuis plus d’une décennie ».

P. C. NGOME

Les populations de Diama, région de Saint-Louis, ont bénéficié, le 10 février 2018, de consultations gratuites et de don de médicaments de la part de la 17ème mission médicale chinoise ainsi que de 500 moustiquaires imprégnées offertes par le ministère de la Santé et de l’Action sociale.

La 17ème mission médicale chinoise est un acte de haute portée sociale pour les populations de Diama. Car ce n’est pas tous les jours que les habitants de cette localité de la région de Saint-Louis ont la chance d’être consultés par des spécialistes de la santé. En collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale et le centre hospitalier de Pikine, les praticiens chinois ont organisé une séance de consultations gratuites le samedi 10 février 2018. Au total, 310 patients ont été consultés et les 230 qui ont été traités ont aussi bénéficié de médicaments. De même, 80 ont reçu des médicaments.

Les services offerts ont concerné la médecine interne, la chirurgie, l’orthopédie, l’Orl, l’ophtalmologie, l’acupuncture et la vérification de la glycémie et de la tension artérielle. En plus des consultations, la Mission chinoise a remis du matériel d’une valeur d’un million de FCfa au poste de santé de Savoigne.

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, à travers le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), a donné aux populations 500 moustiquaires imprégnées. « L’objectif, c’est de mieux servir gratuitement le peuple sénégalais dans le domaine de la santé, le sensibiliser sur les maladies transmissibles et non transmissibles fréquentes dans la zone et renforcer l’amitié sino-sénégalaise dans le domaine de la coopération sanitaire », lit-on dans le communiqué parvenu à la rédaction.

L’intervention des coopérants chinois dans le secteur de la santé au Sénégal ne date pas d’hier. La première mission médicale chinoise remonte en effet à 1975. Depuis lors, 17 missions chinoises ont sillonné le Sénégal pour dispenser des soins et apporter une assistance. Chaque mission dure deux ans. L’équipe médicale est souvent composée d’un chef, d’un interprète, d’un médecin de la médecine interne, d’un chirurgien, d’un Orl, d’un ophtalmologue, d’un orthopédiste, d’un anesthésiste, d’un laborantin, d’un radiologue, d’une infirmière du bloc opératoire et d’un cuisinier.

Rappelons que de la première à la 11ème mission, les médecins chinois étaient affectés à Ziguinchor. C’est à partir de la 12ème mission qu’ils ont commencé à travailler au centre hospitalier de Pikine sis à Dakar.

Idrissa SANE

La ville de Marrakech, au Maroc, va abriter, du 28 février au 3 mars 2018, le 2ème Congrès de la Société africaine d’endocrinologie métabolisme et nutrition, annonce un communiqué. Pendant 4 jours, les participants vont se pencher sur les stratégies à mettre en place pour stopper le diabète qui cause près de 10 % des décès en Afrique.

Le 2ème Congrès de la Société africaine d’endocrinologie métabolisme et nutrition se déroulera, du 28 février au 3 mars 2018, à Marrakech, autour du thème : « L’endocrinologie et la diabétologie en Afrique ». Cet événement scientifique regroupera près de 600 professionnels de la santé venus du Maroc, du Maghreb, de l’Afrique subsaharienne, d’Europe et de l’Amérique du Nord (Canada).

Il servira de cadre aux participants pour échanger ensemble sur les moyens d’accélérer la réflexion et de renforcer davantage les moyens de combattre les maladies liées au diabète.

La thématique centrale, « L’endocrinologie et la diabétologie en Afrique », selon les organisateurs, n’est pas fortuite. Elle relève de l’urgence de s’insurger et de s’unir pour l’efficacité face au ravage du diabète sur le continent. Ils estiment que face au fléau du diabète en Afrique, une mobilisation mondiale s’impose d’urgence. « Les endocrinologues et diabétologues que nous sommes sont les premiers à voir les dégâts. D’où l’urgence d’une synergie pour plus d’efficacité face à une situation alarmante », souligne Dr Hamdoun Lhassani, président de la Société africaine d’endocrinologie métabolisme et nutrition.

Pour ce 2ème Congrès, il s’agira d’ouvrir la réflexion sur les avis et expériences concernant les nouvelles thérapeutiques du diabète, la médecine traditionnelle, l’éducation thérapeutique, la complication du diabète, les pathologies parathyroïdiennes ou encore les nouvelles technologies en endocrinologie.

Abdou DIAW

Le vice-médiateur de l’Ucad, Ibrahima Eloi Sarr, appelle tous les acteurs de l’université à se retrouver autour d’un pacte pour la stabilité de cet espace d’enseignement supérieur. Il a lancé cet appel en marge de la finale du Trophée des champions jouée le 11 février 2018 au terrain du campus universitaire.

Ibrahima Eloi Sarr, le vice-médiateur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), veut la stabilité dans ce haut lieu du savoir. Venu présider, le 11 février 2018, la finale du Trophée des champions de l’Ucad ayant opposé le Sénégal aux Îles Comores, il a lancé un appel à la pacification de l’espace universitaire. M. Sarr a, en effet, noté des remous du côté du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) et des étudiants. Ces derniers, depuis quelques jours, barrent l’avenue Cheikh Anta Diop pour réclamer le paiement des bourses.

« Il y a un problème de dialogue et de suivi qui se pose par rapport aux revendications », a-t-il reconnu, invitant alors tous les acteurs concernés à se retrouver autour d’un pacte pour que l’université retrouve sa stabilité afin d’entreprendre la voie du développement. « Sans l’université, le Sénégal ne peut pas se développer », a précisé le président du Centre africain de complémentarité scolaire universitaire et de promotion (Cacsup). Toutefois, il a informé que le nouveau médiateur, Ndiassé Diop, élu il y a quelques mois, rencontre actuellement toutes les parties prenantes (enseignants, personnel administratif et technique, étudiants et secteur privé) pour un retour à la stabilité à l’Ucad. « Il est en train de faire un excellent travail. Il faut souvent prévenir les grèves. Il travaille avec toutes les forces pour qu’il y ait un dialogue franc. S’il y a un dialogue franc et sincère entre les acteurs, l’université ira de l’avant », a estimé Ibrahima Eloi Sarr.

Toutefois, il a demandé à l’Etat de faire des efforts pour payer à temps les bourses des étudiants. Car, à son avis, le problème majeur de l’université est le paiement de ces allocations. Ces retards poussent souvent les étudiants à barrer l’avenue Cheikh Anta Diop, occasionnant de nombreux désagréments dans la ville. Le président du Cacsup a aussi appelé le Saes et l’Etat à trouver « une concession » autour des accords signés, « pour l’intérêt de l’université sénégalaise ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Une délégation des forces de défense et de sécurité du Sénégal conduite par le colonel Mbaye Cissé, commandant la de Zone militaire nord, a séjourné à Rosso, en République Islamique de Mauritanie, du 8 au 10 février dernier, pour rencontrer les autorités militaires de ce pays.

Selon un communiqué du Bureau d’information et des relations publiques (Birp/Zone militaire nord) qui nous est parvenu hier, à Saint-Louis, ce voyage entre dans le cadre de la réunion de planification des patrouilles conjointes pour l’année 2018. Une occasion pour les deux pays de magnifier la coopération militaire et d’envisager des actions communes concertées pour mieux assurer la sécurité des personnes et des biens entre les deux côtés des frontières communes. La délégation sénégalaise était composée de représentants de l’ensemble des forces de sécurité et de défense de la zone 2.

C’est aux environs de 17h 50mn que la délégation est arrivée à Rosso-Mauritanie où elle a été accueillie par le colonel Abdalah Abdoul Walid, commandant la 7ème région militaire mauritanienne. Le cortège s’est ensuite ébranlé vers la direction du camp de la Garde républicaine de la Mauritanie où des honneurs lui ont été rendus. Selon toujours ce communiqué, c’est dans la matinée du vendredi 9 février que les travaux ont démarré après le discours du colonel Abdalah Abdoul Walid, qui a souhaité la bienvenue à la délégation sénégalaise. Quant au colonel MBaye Cissé, commandant la Zone militaire n°2, il a rendu un vibrant hommage à son hôte pour cet accueil chaleureux. Il a mis à profit ce séjour en Mauritanie pour aller rendre une visite de courtoisie au gouverneur du Trarza.

Il a été reçu par Mouhamadou Dia, chargé des politiques sociales représentant le gouverneur empêché, qui a magnifié l’exemplarité de la coopération entre les deux pays. Ce communiqué de la Birp/Zone 2 a rappelé que l’objectif de cette rencontre était d’examiner les questions sécuritaires en vue d’établir un nouveau calendrier des patrouilles communes pour l’année 2018. Une occasion saisie par ces deux délégations des forces de défense et de sécurité pour réitérer leur engagement indéfectible à renforcer les liens d’amitié et de coopération entre les unités frontalières des deux pays. Les commissions ont travaillé d’arrache-pied pour élaborer des plans d’actions communes et c’est ainsi qu’un procès-verbal à été paraphé par les deux chefs de délégation, notamment le colonel Boya, chef de la cellule opération et instruction de la Mauritanie et le colonel Mbaye Cissé. A la fin de cette rencontre,   le calendrier des patrouilles pour l’année 2018 a été élaboré. Les participants ont magnifié les efforts consentis par les deux pays et espèrent que cela permettra aux populations des localités  frontalières de vivre tranquillement et de vaquer à leurs occupations en toute quiétude.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Plusieurs syndicats de la Santé ont pris part à la réunion hier à la Primature. Le secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs de la Santé et de l’Action sociale (Sustas), Mballo Dia Thiam, s’est félicité de cette réunion qui a permis de passer en revue des points d’accords signés mais qui n’ont pas connus de matérialisation. «Nous avons eu quelques éléments de réponse, même  si on n’est pas d’accord sur toutes les questions qui jusque là, n’ont pas été satisfaites », a expliqué M. Thiam.

Il a de l’espoir parce que le Premier ministre a donné des instructions aux ministres concernés en fixant un  délai de 15 jours pour trouver une solution. «Nous attendons les actes car nous tenons à ces points», a insisté Mballo Dia Thiam qui a rappelé que beaucoup de  promesses ont été faites pour ce qui concerne ces points, mais au finish, rien n’a été fait. «Nous attendrons la date du 28 février si le gouvernement respecte ses engagements, il n’aura plus de problèmes dans le secteur de la santé. Sinon, nous sommes dans de bonnes dispositions pour mener la lutte parce que nous avons épuisé le délai de 30 jours du préavis de grève », a précisé le Sg du Sutsas. Il indiqué que tous les membres de son syndicats sont mobilisés « pour en découdre avec l’Etat, s’il ne respecte pas ses promesses ».

E. KALY

Lors de la rencontre avec les syndicats de la Santé tenue, hier, à la Primature, le Gouvernement a pris plusieurs mesures dont le paiement intégral des heures supplémentaires et la proposition d’une feuille de route pour la mise en œuvre des accords signés.

Quant aux syndicalistes, ils disent attendre de l’Etat des actes. Les deux parties se retrouveront le 28 février prochain pour faire d’autres propositions.

Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a rencontré hier, à la salle de conférences de la Primature, les syndicats du secteur de la santé. A l’issue de cette réunion qui a vu la participation du ministre de la Santé et de l’Action sociale, entre autres personnalités de l’Etat, le porte-parole du gouvernement Seydou Guèye a fait face à la presse. Dans son compte rendu, M. Guèye a réintéré la disponibilité du gouvernement  à maintenir le dialogue avec les forces sociales  autour d’un travail collectif pour la mise en place et la consolidation des performances du système de santé mais aussi le renforcement de la qualité de l’offre des soins à tous les niveaux. « A ce titre, des efforts ont été reconnus de part et d’autre, en particulier de la part du gouvernement en ce qui concerne l’élargissement de la carte sanitaire, du renforcement des capacités logistiques  avec des dotations en ambulances médicalisées, le relèvement de plateau technique pour ne citer que cela », a indiqué Seydou Guèye. Il a rappelé que l’enjeu de la réunion était de réunir les conditions pour améliorer le confort du personnel de santé mais également des populations.  

C’est pourquoi le gouvernement a pris la décision de payer, à la fin du mois de mars, la totalité des heures supplémentaires. Selon Seydou Guèye, le Premier ministre a mis en place, pour ce qui concerne  le régime indemnitaire, une commission qui sera présidée par le ministre de l’Economie et des  Finances et qui sera composée des syndicats du secteur de la Santé, les ministères du Travail, de la Fonction publique, de la Santé et le Haut conseil du dialogue social. Les membres de cette commission feront des propositions dans 15 jours portant sur la revalorisation salariale des médecins.

Par ailleurs, « le Premier ministre a proposé une feuille de route pour donner une nouvelle dynamique à la mise en œuvre des protocoles signés », a informé Seydou Guèye qui a souligné que les points consignés comme étant des points d’accords à la fin de la rencontre ont fait l’objet de discussions entre les différentes parties. Il a cité, en premier lieu, la question du régime de retraite.

Sur ce point, il a signalé « que le gouvernement et les syndicats sont d’accord de tout de remettre dans le cadre de la réforme de retraite. La décision a été prise dans le cadre de la loi qui a été adoptée. Cette loi intègre le régime indemnitaire qui sera étendue aux non cadres de l’Ipres et fonctionnaires ». Le porte-parole du gouvernement a ajouté que la question de statut à la Fonction publique du personnel de la santé et de nouveaux corps ou celle relative aux nouvelles filières de l’Endess, des  cardes de santé communautaires, des techniciens, entre autres, seront étudiées. « Le Premier ministre a demandé au ministre de la Santé  de présider des  concertations dans un délai de 15 jours. Nous avons retenu de nous retrouver le 28 février pour faire de nouvelles propositions sur ces questions en particulier celle du statut du personnel », a précisé Seydou Guèye.

Habitat social
M. Guèye a informé que le gouvernement va régler des questions liées à l’habitat social. « De la même manière que le président de la République avait pris la décision de doter le ministère de l’Urbanisme de 3,5 milliards de FCfa à la fin de mois de mars, les besoins en habitat social du personnel de santé seront pris en compte dans le cadre de ce dispositif qui a été arrêté en faveur des enseignants », a assuré le ministre porte-parole du gouvernement. Le président de la République a pris la décision de venir en appui aux coopératives d’habitat en donnant des réserves foncières au Lac Rose, Dagua Khol pour permettre aux responsables des coopératives de trouver des solutions à cette préoccupation.

Le gouvernement a aussi promis de verser les prêts Dmc (Direction de la monnaie et du crédit) à la fin du mois de mars. « Pour les prêts équipements, une rencontre a été retenue avec le ministère du Budget puisque la décision a été prise de  rendre effectif ces prêts-équipements sur 15 jours », a fait savoir M. Guèye.  Concernant, l’indemnité de spécialisation,  Seydou Guèye a révélé que le projet sera soumis à l’examen lors du prochain conseil des ministres puisqu’elle a fait l’objet d’un travail en commission technique. « Il reste que quelques réglages à faire sur cette question », a-t-il dit.

Par Eugène KALY (textes) et Ameth SECK - Primature (photo)

MBALLO DIA THIAM, SECRETAIRE GENERAL DU SUSTAS : « NOUS ATTENDONS DES ACTES DU GOUVERNEMENT »
Plusieurs syndicats de la Santé ont pris part à la réunion hier à la Primature. Le secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs de la Santé et de l’Action sociale (Sustas), Mballo Dia Thiam, s’est félicité de cette réunion qui a permis de passer en revue des points d’accords signés mais qui n’ont pas connus de matérialisation. «Nous avons eu quelques éléments de réponse, même  si on n’est pas d’accord sur toutes les questions qui jusque là, n’ont pas été satisfaites », a expliqué M. Thiam.

Il a de l’espoir parce que le Premier ministre a donné des instructions aux ministres concernés en fixant un  délai de 15 jours pour trouver une solution. «Nous attendons les actes car nous tenons à ces points», a insisté Mballo Dia Thiam qui a rappelé que beaucoup de  promesses ont été faites pour ce qui concerne ces points, mais au finish, rien n’a été fait. «Nous attendrons la date du 28 février si le gouvernement respecte ses engagements, il n’aura plus de problèmes dans le secteur de la santé. Sinon, nous sommes dans de bonnes dispositions pour mener la lutte parce que nous avons épuisé le délai de 30 jours du préavis de grève », a précisé le Sg du Sutsas. Il indiqué que tous les membres de son syndicats sont mobilisés « pour en découdre avec l’Etat, s’il ne respecte pas ses promesses ».

E. KALY

La croisade contre l’excision est en passe d’être gagnée dans le sud du pays où le taux de prévalence est passé de 94 à 70%.

La lutte contre les Mutilations génitales féminines (Mgf) commence à porter ses fruits dans la région de Kolda. Le taux de prévalence, qui était supérieur à 80 % il y a quelques années, est passé à 46 % en 2017. Il faut dire que cette tendance à la baisse est notée dans toute la partie méridionale du pays, malgré les cas de résistance notés dans certaines contrées. Le taux de prévalence de l’excision est passé de 94 à 70 % actuellement. Ces résultats élogieux ont été obtenus grâce aux efforts consentis par l’Etat du Sénégal avec l’appui de ses partenaires au développement et des Ong.

Pour réussir ce pari, l’Ong Tostan a mené plusieurs stratégies en direction des communautés, des chefs de village et des leaders religieux pour les convaincre du bien-fondé de cette démarche. L’utilisation des argumentaires religieux et médicaux, avec l’implication du personnel de santé, a eu un impact positif sur le terrain. « Le taux de prévalence de l’excision a connu vraiment une baisse notoire dans la zone sud, c’est-à-dire dans les régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor. En ce moment, nous sommes à 70 % de taux de prévalence qui était de 94 %. Pour la région de Kolda, nous sommes aux environs de 46 %. Cela veut dire que ça a beaucoup baissé », déclare Ibrahima Diao, coordonnateur de l’Ong Tostan pour la zone sud. Il salue l’engagement des organismes internationaux comme l’Unicef et l’Unfpa pour leur accompagnement dans la campagne de sensibilisation pour la promotion de l’abandon de l’excision au Sénégal.

Cependant, il estime que des efforts doivent encore être faits pour venir à bout de cette pratique moyenâgeuse dans le sud du pays où certains milieux maraboutiques continuent de faire l’amalgame entre l’Islam et l’excision.

« Ils soutiennent que l’excision est une pratique religieuse, mais nous, nous sommes convaincus qu’elle n’a rien à voir avec la religion musulmane. Nous continuons à discuter avec eux pour les convaincre, mais il faut savoir que déjà beaucoup de leaders religieux sont avec nous. Ils participent à nos ateliers de formation et s’impliquent dans la sensibilisation des populations sur les méfaits de l’excision », précise M. Diao. Sur ce, il demande aux acteurs communautaires, aux guides religieux et aux chefs de village d’intensifier la sensibilisation des populations afin d’éradiquer la pratique de l’excision qui n’a, selon lui, aucun fondement religieux.

Mamadou Aliou DIALLO

Timbuktu institute est en train de mettre en place des stratégies de formation au profit des jeunes sénégalais, notamment leur autonomisation. Cela, quelle que soit la couche sociale à laquelle ils appartiennent, a signalé son directeur, le Dr Bakary Sambe, enseignant-chercheur au Centre d’études des religions (Cer) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

En partenariat avec le centre marocain Annajah (réussite en arabe), une formation a été organisée pour inciter les jeunes à être capables de se prendre en charge et à être responsables dans le cadre de l’entreprenariat et de l’auto-emploi, les problèmes les plus cruciaux auxquels les Etats de l’Afrique de l’Ouest font face. « Aujourd’hui, nous formons des jeunes issus de toutes les couches sociales, des universités, des lycées, des porteurs de projets, entre autres, pour leur faire bénéficier d’une prise de conscience de leurs capacités à s’approprier les dispositifs que l’Etat sénégalais a mis en place comme l’Anpej, le Fongip, etc. », a déclaré Bakary Sambe, enseignant-chercheur au Centre d’études des religions (Cer) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

L’idée, selon le directeur de Timbuktu institute, c’est de faire en sorte que les jeunes puissent prendre conscience de leur potentiel en présentant des projets viables et à être autonomes. Il a relevé que le Sénégal, tout comme les autres pays du continent, pourrait bénéficier du dividende démographique si les jeunes sont formés. En plus des jeunes scolarisés en français, la formation est également destinée à ceux formés en langue arabe qui, parfois, se retrouvent sans offre d’emploi.

Pour l’adjoint au préfet du département de Mbour, Alseyni Bangoura, qui a assisté au démarrage de cette formation, « depuis 2012, le président de la République, Macky Sall, a fait des efforts en créant le Baccalauréat arabe permettant aux bacheliers en arabe d’accéder aux universités et en ouvrant une section qui leur est dédiée à l’Ecole nationale d’administration (Ena) ». Dr Bakary Sambe a ajouté : « Nous voulons, dans le cadre de cette initiative, renforcer cela, pour que les arabisants puissent trouver leur place sur l’échiquier politique, économique et social ».

Justifiant leur présence à Mbour, il a souligné qu’elle entre dans une perspective de décentralisation. « Après deux sessions de formation qui se sont tenues respectivement à Dakar et Tivaouane, nous avons voulu faire dans la décentralisation en venant à Mbour qui se trouve être un endroit réputé pour ses activités touristiques, avec beaucoup d’incitations et de risques, mais aussi pour une meilleure insertion des cadres arabophones », a dit M. Sambe. Il a fait part d’un projet en gestation à Mbour en partenariat avec l’ambassade de France au Sénégal, le Conseil départemental de Mbour et les organisations sportives et de jeunes.

« Partout où nous avons organisé des formations, les jeunes ne sont plus les mêmes au niveau de leur mentalité et de leur possibilité de se prendre en charge, mais aussi d’une responsabilisation et de s’engager en tant que citoyens modèles qui se demandent certes qu’est-ce que l’Etat peut faire pour eux, mais aussi ce qu’ils pourraient faire pour l’Etat et pour leur pays », a ajouté Bakary Sambe.

L’adjoint au préfet du département de Mbour a déclaré que cette formation dont les bénéficiaires sont constitués majoritairement de jeunes est « une initiative capitale et sûre » en phase avec la politique du gouvernement du Sénégal qui ne saurait prospérer sans une bonne formation des jeunes.

Amath Sigui NDIAYE

Enda jeunesse action a initié, à Koussanar, un atelier de renforcement des capacités d’une vingtaine d’enseignants. L’objectif est de favoriser l’insertion des modules sur les Droits à la santé sexuelle et reproductive (Dssr) dans les programmes pédagogiques au niveau de l’élémentaire et du moyen secondaire. Cette session intervient après la première tenue à Tambacounda en janvier dernier.

Enda veut ainsi assurer le maillage de sa zone d’intervention pour une mise en œuvre effective de sa vision: celle de contribuer aux efforts de plaidoyer entrepris au niveau national sur l’intégration des modules relatifs aux Dssr dans les différents programmes de l’enseignement. Il s’agit de trouver des solutions à la problématique du respect des droits des enfants, mais surtout des filles qui continuent de subir des violences freinant leur plein épanouissement. Pour la chef d’équipe d’Enda, Adjia Bâ Diallo, en zone rurale, les enseignants qui accompagnent les enfants n’ont pas accès à certains services de santé en termes d’informations, de renforcement des capacités et d’offre de produits. Six groupes ont été constitués pour échanger sur un sous-thème comme les méthodes contraceptives, les mariages d’enfants, le cycle menstruel, la puberté, etc. Des facilitateurs et personnes ressources ont également apporté leur contribution afin de permettre aux participants de recevoir le maximum d’informations sur la santé sexuelle et reproductive.

Pape Demba SIDIBE

L’Agence pour l’économie et la maitrise de l’énergie (Aeme), dans le cadre de sa campagne de sensibilisation, a décidé d’impliquer les écoles. Elle va ainsi remettre aux Collèges d’enseignement moyen (Cem) de Dakar 2000 cahiers de textes.

Dans le cadre de son programme de sensibilisation pour la rationalisation de l’énergie, l’Agence pour l’économie et la maitrise de l’énergie (Aeme) veut impliquer les établissements scolaires et les élèves. Ayant signé un partenariat avec l’Association des chefs d’établissement du moyen-secondaire, elle va remettre 2.000 cahiers de textes aux différents Collèges d’enseignement moyen (Cem) de Dakar. Ces cahiers de textes qui permettent de faire le suivi des enseignements et apprentissages dans les établissements comportent aussi des messages de sensibilisation sur la rationalisation de la consommation d’énergie pour les élèves et les enseignants.

« Avec l’autorisation du Conseil de surveillance, nous avons prévu de remettre à l’Association des chefs d’établissement, de manière symbolique, 2.000 cahiers de textes pour sensibiliser tous les élèves », explique le directeur général de l’Aeme, Birame Faye. D’ailleurs, même si tous les cahiers de textes sont disponibles, le secrétaire général de l’Association des chefs d’établissement du moyen-secondaire a demandé de tenir une grande cérémonie de remise pour la participation de tous les établissements de Dakar.

Bientôt un cours sur la maîtrise de l’énergie
Le partenariat entre l’Aeme et les chefs d’établissement prévoit aussi l’enseignement d’une matière sur la maîtrise de l’énergie dans les Cem de Dakar. La responsable de ce programme à l’Aeme, Michèle Faye Sarr, indique que, dans le cadre de l’enseignement de la maîtrise de l’énergie comme matière dans les Cem, ils ont rencontré le directeur de cabinet du ministre de l’Education nationale.

« L’idée est vraiment d’intégrer l’initiation à l’économie d’énergie dans les établissements scolaires du Sénégal. Le ministre a très bien accueilli ce projet », soutient Mme Sarr. Elle révèle que Serigne Mbaye Thiam a saisi même l’inspecteur d’académie. « A son niveau, l’inspecteur d’académie va désigner une école pilote qui va abriter le projet. Une fois ce projet pilote démarré, l’Aeme va, à son tour, former les éducateurs de cette école et initier les élèves aux bonnes pratiques d’économie d’énergie ; ce qui va servir d’exemple dans tous les établissements du Sénégal. Par la suite, ces élèves donneront des conseils au niveau de leurs environnements respectifs », renseigne Michèle Faye Sarr. Avec ce programme, il est prévu que les professeurs de Sciences de la vie et de la terre (Svt) dispensent ces cours dans les Cem.

Le directeur général Birame Faye confirme que depuis quelques temps, les équipes de l’Aeme sont, chaque semaine, dans les universités et les écoles pour sensibiliser sur la maîtrise d’énergie. L’objectif étant de réduire la facture d’électricité des ménages de 20 à 40%.

Oumar KANDE

Entièrement fabriquée au Sénégal, la première voiturette solaire a été présentée au public le 9 février 2018. Ses volets sont parés de panneaux solaires. Lorsqu’elle est en mouvement, ils se rabattent. Si elle est immobilisée, les volets sont déployés, augmentant le champ de captage des rayons solaires. La vocation de cette voiturette, conçue par des ingénieurs de l’Ecole supérieure polytechnique de Dakar, ne se résume pas à faire le transport.

Le temps presse à l’atelier de Génie mécanique de l’Ecole supérieure polytechnique (Esp) de Dakar. Sur une table, tel un modéliste, un étudiant mesure des barres de fer, puis les sectionne. D’autres retouchent les fils électriques. Ils échangent autour de la voiturette à la devanture trapézoïdale. L’arrière épouse la forme d’une benne. Des structures métalliques sont montées sur cette benne. Sur ces volets et sur la partie latérale, seront insérés des panneaux solaires. Deux ordinateurs embarqués sont coffrés, un boîtier taillé au-dessus de la benne. L’enchevêtrement des fils rebutent les néophytes. Les étudiants s’emploient à faire les dernières installations, les dernières retouches. Ils sont dans une course. L’atelier est le prolongement de leurs activités pédagogiques.

Dans cet espace de pratique, on se réfère à la théorie ou du moins aux principes généraux. « Le système énergétique est toujours régi par un triptyque (production, transport et distribution). La production demande beaucoup de moyens. Après, le gros problème, c’est le transport de l’énergie », estime d’emblée l’ingénieur porteur de projet Maguette Cissé qui a travaillé avec les professeurs Alhassoum Anne, Mactar Seck, Lamine Ndiaye, Adama Ngom et des techniciens (Lamine Badji, Ibrahima Ndour et Balla Ndiaye).

Dans la conception, lui et les étudiants ont préféré se limiter aux deux maillons de la chaîne, à savoir le transport et la distribution. Les volets de la voiturette, parés de panneaux, transforment les rayons du soleil en énergie qui fait fonctionner le véhicule et qui peut aussi servir à l’éclairage dans des zones qui ne sont pas raccordées au réseau de la Senelec. « Au lieu du triptyque classique, nous avons la diptyque, c’est-à-dire au lieu de transporter l’énergie, nous nous sommes dit que ce sont des moyens de transport qu’il faudra transporter. Donc, on produit sur place l’énergie que l’on consomme », rime l’ingénieur.

La synthèse des technologies
Il lève ainsi le voile sur la première voiturette solaire entièrement fabriquée au Sénégal. Lorsque celle-ci est à l’arrêt, les panneaux sont déployés pour se recharger. « Lorsque la voiture est à l’arrêt, on déploie les panneaux et le véhicule devient un générateur », précise Maguette Cissé.

La cabine compte deux places. Les deux pilotes ont leur tableau de bord et des pédaliers reliés à un autre système de production d’énergie. A l’avant, une tribune est incorporée dans le châssis.

C’est une autre source de production d’énergie qui n’est pas pourtant mécanique. « C’est un véhicule solaire qui a une dimension humaine. Ses pédaliers seront reliés à une tribune de l’éolienne entraînée par des pédaliers. La première fonction de cette voiturette, c’est de produire de l’électricité », tient à souligner Maguette Cissé.

Les roues avant sont celles des motos. Elles sont accrochées à des étriers décalés comme les roues avant des avions. C’est la touche d’un ingénieur spécialiste de l’aéronautique. A la différence des motos, la suspension se trouve d’un côté. « Ces formes en suspension sont utilisées pour les roues avant des avions. Cette voiture est bourrée de technologies », revendique l’ingénieur.

Les fruits de l’interdisciplinarité
L’ossature simple contraste avec la complexité des assemblages. Maguette et les étudiants ont réussi un fait inédit dans la fabrication des voitures. Ils ont fait sauter des principes que l’on croyait jusqu’ici intangibles dans le monde de la conception automobile. « La voiture paraît simple, mais il y a du solide là-dans. Les spécialistes seront étonnés parce qu’il n’y a pas de transmission. A l’arrière, il n’y pas de train. Comment la voiture peut rouler sans transmission et sans train ? Nous allons laisser les gens deviner », glisse l’universitaire. C’est l’énigme. C’est la marque déposée de l’atelier de Génie mécanique de l’Ecole supérieure polytechnique de Dakar.

C’est une bonne expérience pour une dizaine d’étudiants engagés dans cette aventure. Ils ont appris à surmonter les contraintes techniques et à ne pas céder devant les écueils techniques. Le modelage et l’usinage des fers sont faits in situ dans l’atelier de Génie mécanique de l’Esp. « Nous avions des problèmes pour démarrer. Nous n’étions pas habitués à ces travaux de grande envergure. Au fur et à mesure, nous avons eu la main. Nous avons beaucoup appris en pratique », note Cheikh Guèye en dernière année d’ingénierie de Conception en électromécanique. Son camarade a approfondi ses connaissances. Il était chargé de l’intégration et de l’assemblage des différents modules électriques. « Nous avons appris beaucoup de choses sur le plan technologique. Nous faisions des théories, j’ai fait de la pratique. J’ai eu aussi à tisser des relations », raconte ce dernier.

La réalisation de ce chef d’œuvre a impliqué des universités et des écoles de renom. Le design porte l’empreinte d’un étudiant en Master de l’Ecole polytechnique de Milan, l’étude de marché a été confiée aux étudiants de l’Ecole des hautes études commerciales (Hec) de Montréal. « Après la production d’énergie, il faudra la verser dans le réseau de la Senelec. Si nous avons 10.000 véhicules, nous pouvons couvrir les besoins en énergie de plusieurs villages du Sénégal parce l’énergie, ce n’est pas seulement pour l’éclairage. Elle est utilisée pour faire fonctionner des motopompes pour l’irrigation ou faire tourner des moulins », a argumenté le porteur de projet qui avait mobilisé les départements de Génie mécanique, électrique et, aujourd’hui, le département de Gestion.

« Au départ, c’était un projet intégrateur, aujourd’hui, c’est un projet fédérateur », a insisté le Pr Maguette Cissé. Les étudiants en Génie mécanique (Cheikh Guèye, Sidy Moctar Sokhna, Moustapha Fall, Charvy Ngoma-Mby, Abdoulaye Guèye, Abdourahmane Sall, Assane Ndoye, Abdoulaye Guèye, Youssou Touré et Pape Moussa Dione) et en Génie électrique (Papa Moussa Dione, Ngoné Ndour et Madické Seck) s’affichent fièrement devant cette voiturette.

Idrissa SANE

La gouvernance de Diourbel a abrité une rencontre sur initiative du Programme national de promotion de santé oculaire appuyé par l’Ong Sightsavers. L’objectif était de faire le bilan des activités de santé oculaire dans cette région.

Les enquêtes, menées depuis plusieurs années, ont montré un taux de prévalence de la cécité de 1,42% avec plus de 165.000 aveugles et 550.000 mal voyants. Avec la mise en place du Programme national de promotion de santé oculaire, l’objectif était de réduire ce taux à moins de 1%, a indiqué le Dr Moctar Dieng Badiane, coordonnateur dudit programme. Il était à Diourbel pour prendre part à la rencontre d’évaluation des activités liées aux soins oculaires en 2017, notamment la prise en charge de maladies pouvant entrainer la cécité, en l’occurrence le trachome, la cataracte et le glaucome.

Selon l’ophtalmologue, si la prévalence du trachome est inférieure à 5 %, on ne fera plus le traitement de masse au Sénégal. Ensuite, on passera à l’éradication envisagée vers 2020. Concernant toujours le trachome, aujourd’hui, sur les 24 districts endémiques, les enquêtes pour évaluer l’impact ne sont pas réalisées dans deux districts sanitaires (Touba et Saint-Louis). Le Dr Balla Mbacké Mboup, médecin-chef de la région médicale de Diourbel, est revenu sur l’objectif de cette rencontre qui vise, selon lui, à partager le bilan des activités de santé oculaire. Il a d’emblée fait état de difficultés d’ordre structurel. « Nous avons très peu de services d’ophtalmologie dans la région (deux en tout): un à l’hôpital Heinrich Lübke de Diourbel et un autre à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba ».

Pour mettre fin à cette situation, Astou Sarr, chargée de programmes à Sightsavers, une Ong qui appuie l’Etat du Sénégal dans la promotion de la santé oculaire, a insisté sur les correctifs à apporter et liés à la mauvaise répartition des ressources humaines concentrées à Dakar. Elle a, en outre, salué l’appui de cette Ong qui obéit à une volonté politique, notamment l’élaboration, par le ministère de la Santé, d’une stratégie de décentralisation pour la formation des techniciens en soins oculaires. Ce faisant, le plateau technique a été renforcé et des séances de dépistage effectuées afin de rendre les soins oculaires plus accessibles aux populations.

La mise en œuvre des activités de santé oculaire se heurte aussi, dans la région de Diourbel, au déficit de financement. Car, il faut des moyens pour organiser un camp où il y aura des interventions contre la cataracte, le trichiasis... Les montants sont estimés au minimum à 250.000 FCfa. Il faut, en effet, disposer de consommables et d’équipements, et assurer la prise en charge de ceux qui animent ces camps. Heureusement, jusqu’à présent, les partenaires financent les activités. Dr Mboup a lancé un appel aux collectivités locales et aux comités de santé pour qu’ils financent davantage ces activités de santé oculaire au bénéfice des populations.

Mamadou DIEYE


FAIRE FACE À LA CONCURRENCE DE LA MÉDECINE TRADITIONNELLE
Le médecin-chef de la région médicale de Diourbel s’est plaint de la concurrence de la médecine traditionnelle qui, bien qu’appréciée par les populations, a des limites. Pour cette raison, il a invité à une sensibilisation des populations pour leur faire comprendre qu’il existe une offre de qualité dans le domaine de la santé oculaire. Malheureusement, a-t-il dit, les gens n’y ont recours que quand ils ont des problèmes de vision. Pour le Dr Balla Mbacké Mboup, les structures de santé disposent de soins beaucoup plus adaptés, car la plupart des infections oculaires peuvent être guéries et, dès fois, à moindre coût.

M. DIEYE


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