banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (1665)

Face à la forte demande en eau des populations des communes de Sédhiou, le gouvernement a apporté des solutions à Diacounda et Médina Wandifa. Ceci, grâce au partenariat avec le Programme d’eau potable et d’assainissement du millénaire (Pepam)-Ue ou dans le cadre du Bci (Budget consolidé d’investissement).

Avant de faire cap sur Sédhiou, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, ainsi que les directeurs généraux de la Sones, Charles Fall, de l’Onas, Alioune Badara Diop, et de l’Ofor, Lassana Gagny Sakho, se sont rendu dans la commune de Diacounda pour s’enquérir du nouveau forage construit dans le cadre du partenariat avec le Programme d’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement dans trois zones rurales du Sénégal.

D’une enveloppe de 18 milliards de FCfa, ledit programme va permettre la construction d’ouvrages hydrauliques et d’assainissement individuel et collectif, ainsi que la réalisation de plans de gestion des ressources en eau. Kolda, Tambacounda et Sédhiou sont les trois régions concernées. A Sédhiou, il est prévu la construction de 16 forages, dont 3 à Diacounda. Ainsi, le forage de Diamamboli à Diacounda est d’une profondeur de 136 m3 et 64 m3/h. Il va polariser 7 villages, à savoir Yacko ouolof, Yacko diola, Kamoghone antenne, Kamoghone village, Diamamboli, Kankoulero et Diacounda.

Selon Marc Boucey, le chef de la coopération de l’Union européenne au Sénégal et en Gambie, le projet Pepam-Ue va contribuer au bien-être des populations sénégalaises et surtout à celles des régions de Tambacounda, Kolda et Sédhiou, les plus déficitaires en matière d’accès à l’eau potable.

A terme, il est prévu la réalisation de 10.000 ouvrages d’assainissement pour 60.000 bénéficiaires. Pas moins de 360 villages seront raccordés. Pour sa part, le ministre Mansour Faye a salué « l’appui constant » de l’Union européenne dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations.

« Promesse tenue »
Avant Diacounda, Mansour Faye s’était rendu à Médina Wandifa qui dispose d’un château d’eau flambant neuf financé dans le cadre du Bci. Pour le ministre de l’Hydraulique, la construction de cette nouvelle infrastructure est aussi « une promesse tenue » par le chef de l’État lors du Conseil des ministres déconcentré à Sédhiou. « Aujourd’hui, le château d’eau est opérationnel, l’eau est disponible et il ne reste que quelques détails à gérer », a dit M. Faye qui a en profité pour rassurer les populations sur la couleur de l’eau. « Ce n’est certes pas agréable à voir, mais l’eau n’est pas impropre à la consommation, mais nous allons tout faire pour améliorer sa qualité ». Pour Malang Seyni, maire de Médina Wandifa, le président de la République a maintenant soulagé les 14.000 habitants de sa commune avec la construction de ce château d’eau. Pour les autres localités, telles que Dienné, Karcia et Diassimandé, qui réclamaient un forage ou la réparation de celui existant, le ministre a donné les instructions fermes à ses différents services compétents, en particulier au directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), pour apporter une solution définitive aux préoccupations des populations.

M. NDONG

Outre les infrastructures d’assainissement de la commune et celles destinées à la résorption du déficit en eau potable, le gouvernement est en train de faire d’autres efforts. Notamment en matière d’énergie. « Il y a quelques années, on déplorait le déficit électrique. Aujourd’hui, grâce au président Macky Sall, cette difficulté appartient au passé », a indiqué le maire de la commune de Sédhiou, rappelant les 10 km d’extension du réseau électrique rendant « autonome » la commune. Il s’y ajoute la construction d’un Espace numérique ouvert (Eno), d’une zone industrielle et d’une Chambre de commerce et d’industrie. Aussi, Sédhiou est un « pôle aquacole » dans le pays. Pour le maire, le gouvernement est également en train de travailler sur les routes pour faire de la localité une ville émergente. « Soyez notre interlocuteur auprès du président de la République pour lui dire que les Sédhiouois, vrais fils de cette région, le remercient », a signifié le maire au ministre de l’Assainissement.

M. NDONG

Le porte-parole du khalife général des Mourides a effectué une visite à l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb) dans le cadre de la célébration des 10 ans de cette institution. Il a magnifié les bons résultats et surtout les importants services rendus à la communauté.

Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, chef religieux et porte-parole du khalife général des Mourides, a été, le 27 avril, l’hôte de l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb).
Accueilli, à son arrivée, par le recteur Lamine Guèye, il l’a remercié pour les contributions de l’Uadb au Grand Magal de Touba. De même, il a transmis au recteur le satisfecit et les encouragements du khalife général, notamment les services rendus à la communauté avec les étudiants et les personnels dans les domaines de la santé, de la recherche, de la communication, des Tic, de l’économie, de l’hydraulique, de la prévention, de la logistique… Le président de l’Assemblée de l’université a remercié son hôte pour cette visite qui s’inscrit dans le cadre de la célébration des 10 ans de l’Uadb. L’engagement de poursuivre ce travail a été pris et le chef religieux a béni l’assistance avant d’effectuer sa prière dans le bureau du recteur.

Mamadou Aicha NDIAYE

Le secrétaire d’État à l’Hydraulique rurale, Diène Faye, l’ambassadeur de Corée du Sud au Sénégal, Hyo-Eun Kim, le directeur général de l’Ofor et Lansana Gagny Sakho, ont lancé, le 25 avril, à Sinthiou Mbadane Peulh, dans la commune de Malicounda, la deuxième phase du projet d’amélioration des systèmes d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement. Les forages de Sinthiou Mbadane Peulh et Takhoum auront des effets d’entrainement sur la relance des activités maraîchères et l’élevage.

L’eau coule sur le champ de captage du forage de Sinthiou Mbadane Peulh ce 25 avril 2017. On est pourtant au lancement des travaux. L’entreprise concessionnaire a pris une longueur d’avance. Le temps presse dans la commune de Malicounda. Ici, des envolées lyriques, avec des sonorités sérères ou peulh, conjurent à jamais la corvée. Le vieux Mbodiane Bakhoum vit depuis une soixantaine d’années à Sinthiou Mbadane. Il croit gagner plus de revenus dans les prochains mois. « Ce n’était pas facile de pratiquer le maraîchage. Nous n’avions pas d’eau pour arroser toutes nos plantations. Avec ce forage, ceux qui acceptent de travailler auront une vie meilleure », confesse-t-il. Entre les deux tentes, des femmes et des filles chantent et dansent. C’est un jour de fête. La corvée a trop duré. L’espérance d’une transformation sociale est palpable. L’eau qui coule du forage est le gage que l’espoir ne va pas s’envoler. Le chef de village de Sinthiou Mbadane Peulh n’attendra pas de voir pour croire. « Nous devons remercier les autorités, en particulier le président Macky Sall pour tout ce qu’il est en train de faire pour nous. Nous avons vu nos conditions de vie s’améliorer depuis son accession à la magistrature suprême », clame El Hadj Gallo Dia. L’eau est source de vie. Mais, pour le chef de village de Sinthiou Mbadane Sérère, l’eau, c’est la source de stabilité. Ces futurs ouvrages hydrauliques auront tout leur poids sur la relance des activités économiques dans les contrées environnantes. « L’eau, c’est la vie.

Amadou Dia n’a pas voulu rater cette cérémonie. Exhibant ses paumes couvertes de cloques, il nous lance : « Vous voyez nos mains. Elles sont enflées. Ce n’est pas facile de puiser pour faire abreuver une centaine de bœufs », affirme ce jeune éleveur. Désormais, avec les deux forages, celui de Sinthiou Mbadane Peulh et celui de Takhoum, c’est une nouvelle étape qui s’ouvre pour une dizaine de villages. Ce basculement vers un nouveau régime, avec une disponibilité permanente de l’eau, n’occulte pas un passé chargé d’incertitudes. « Ce liquide précieux est une ressource indispensable à l’existence au développement et à la vie de l’homme. Et pourtant, elle est malheureusement une denrée rare pour bon nombre de villages parmi lesquels figurent Sinthiou Mbadane Peulh et Takhoum », a constaté le maire de Malicounda, Maguette Sène, qui a remercié les autorités pour ce qui a été fait en vue d'améliorer les conditions de vie des populations de sa commune.

La deuxième phase du projet d’amélioration des systèmes d’eau et d’assainissement, soutenue par la Corée du Sud, vient d’être lancée pour une enveloppe globale de 2,5 milliards de FCfa. Des forages seront construits dans les régions de Thiès, Fatick et Kaolack. « Je suis convaincu que ce projet contribuera au renforcement de la première phase, avec l’augmentation du taux d’accès à l’adduction à l’eau potable dans le monde rural, et aidera à la prévention et à la réduction des maladies hydriques, mais aussi à l’amélioration des revenus des populations », laisse entendre la représentante-résidente de l’Agence de coopération internationale de la Corée du Sud, Eunju Cha. L’accès à cette denrée rare est une priorité des autorités. Dans le monde rural, la réforme est entrée dans une nouvelle phase. Le secrétaire d’État à l’Hydraulique rurale, Diène Faye, a fait référence à cette nouvelle feuille de route lorsqu’il déclare : « Dans notre nouvelle politique d’hydraulique rurale, le forage est considéré comme un pôle de développement devant toucher le maximum d’usagers pour garantir sa rentabilité d’exploitation. Il doit créer les conditions d’une gestion pérenne de proximité du service public de l’eau en milieu rural ».

De l’eau pour plus de 40.000 personnes et 100.000 bêtes
Avec les travaux du projet Koica2, ce sont plus de 40.000 personnes et 100.000 bêtes qui auront bientôt accès à l’eau potable. Ce projet, j’en suis persuadé, permettra d’améliorer les conditions de vie, la santé des habitants et la production agricole », a magnifié l’ambassadeur de Corée du Sud au Sénégal, Hyo-Eun Kim.

Idrissa SANE

Le Programme d’appui à la création d’emplois verts au Sénégal (Pacev) entre dans une phase opérationnelle avec la réception de 10 kiosques mobiles solaires.

Abdoulaye Baldé, ministre de l’Environnement et du Développement durable (Medd), a procédé, hier, à la réception de 10 kiosques mobiles tirés par une moto. Cette initiative entre dans le cadre du Programme d’appui à la création d’emplois verts au Sénégal (Pacev), qui va durer 5 ans, grâce à l’appui du Pnud.

Le coordonnateur du Pacev, Baba Dramé, a affirmé que l’objectif est de fabriquer 100 unités pour la phase pilote. Il a indiqué que chaque kiosque coûtera environ 1,2 million de FCfa au bénéficiaire qui devra payer les 30 %, les 70 % étant subventionnés. Le kiosque fonctionne à l’aide d’un tableau solaire grâce à une batterie d’une durée de 25 ans pour une autonomie de 8 heures. 

Ce matériel mobile offre de multiples services : transfert d’argent, achat de crédit téléphonique, de cartes de recharge de téléphone, etc. « L’exploitation du kiosque crée 2 emplois », a souligné M. Dramé.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable s’est réjoui du démarrage de la phase pilote qui rend opérationnelle le Pacev. « L’objectif, c’est de créer 10.000 emplois verts directs et indirects. Ces kiosques solaires peuvent nous permettre, en milieu rural, d’avoir plusieurs services, d’éclairer des chambres, d’accéder aux services de paiement de factures et à Internet. Cela révolutionne le milieu rural et entre en phase avec le Plan Sénégal émergent (Pse). Le kiosque permettra aux femmes rurales de transporter (aussi) leurs produits frais en toute sécurité », a-t-il affirmé.

Abdoulaye Baldé a précisé que ce programme sera déployé sur l’étendue du territoire, ajoutant que ce type de matériel est très prisé au niveau des frontières sénégalo-gambiennes.

Mathieu Ciowela, directeur pays du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), a lancé un appel au secteur privé. « On est toujours en phase de mobilisation des ressources pour une contribution d’environ 2 millions de dollars, soit 1 milliard de FCfa », a indiqué M. Ciowela qui a invité à une utilisation à bon escient de ces matériels.
Le ministre gambien en charge du Développement, Lamin Dibba, s’est dit satisfait de cet accord signé entre le Sénégal et la Gambie pour la promotion de l’emploi vert.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Association sénégalaise pour le bien-être familial (Asbef) a reçu, ce 26 avril, le vice-Premier ministre belge et ministre de la Coopération, Alexander De Croo. Il s’est agi, lors de cette rencontre, de discuter du rôle de l’Asbef dans la santé de la reproduction, surtout celle des adolescents et des jeunes.

Dans l’objectif de s’imprégner des interventions de l’Unfpa, de l’Unicef et de l’Onudc en matière de santé, de droits sexuels, etc., le vice-Premier ministre et ministre belge de la Coopération effectue une visite de deux jours au Sénégal (26 et 27 avril 2017). Occasion saisie par Alexander De Croo pour se rendre à l’Association sénégalaise pour le bien-être familial (Asbef). Une présentation des activités a été faite par sa présidente, Mme Marie Louise Corréa, pour qui « la santé de la reproduction est au cœur du développement ». C’est pourquoi l’Asbef, entre autres, se donne comme mission d’informer et de sensibiliser les couches vulnérables afin de les aider dans la prise de décision, à travers les actions des Mouvements d’actions des jeunes (Maj). Les jeunes volontaires de l’Asbef ont gratifié leur hôte d’un sketch sur les méfaits des grossesses précoces en milieu scolaire. Mme Corréa a précisé que la structure qu'elle dirige a été évaluée à deux reprises par la Fédération internationale pour la planification familiale (Ippf) dont elle est membre. Elle comporte en son sein une clinique modèle, un espace jeune et un centre de documentation, suivant les recommandations du ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Le vice-Premier ministre était accompagné de l’ambassadrice de bonne volonté de l’Unfpa, Mme Goedele Liekens et de l’ambassadrice de bonne volonté de l'Unicef, Mme Axelle Red.

…Et visite la Maison Rose de Guédiawaye
A la tête d'une forte délégation, le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération et du Développement de la Belgique, Alexander De Croo, a effectué, le 26 avril 2017, une visite guidée de la Maison Rose de Guédiawaye. Un centre d'accueil et d'accompagnement des victimes de violences. Sur place, il a eu droit à une présentation du centre ; ce qui lui a permis d'avoir des échanges avec les membres du Comité départemental de protection de l'enfant (Cdpe).

Le dispositif de protection mis en place dans la zone de Guédiawaye et de Pikine a aussi été porté à l’attention des hôtes. Le schéma organisationnel et de prise en charge a été expliqué au chef de la délégation. Il est piloté par le Comité départemental de protection de l'enfant (Cdpe), présidé par le préfet et impliquant l’État, les services déconcentrés ainsi que les organisations. Il s'agit du schéma intégré et de ses outils départementaux pour pouvoir prendre en charge l'intégralité des problèmes de violences.

Avec la mise en place de ce dispositif, il est question de voir comment appliquer un système de protection qui va de l'information à la prise en charge, voire le retour en famille.
Axelle Red s'est entretenue avec une pensionnaire du centre, une jeune fille de 11 ans victime de viol et qui, aujourd'hui, fait l'objet d'une prise en charge dans cette structure.
La secrétaire exécutive de « Uni'Vers'elles », Danielle Hugues, s’est réjouie de cette visite. « Nous sommes contents de cette grande capacité d’écoute dont la délégation a fait montre et les questions qui ont été posées et qui vont nous permettre de pouvoir travailler davantage », a-t-elle signifié, plaidant pour une meilleure implication de l’État dans ce dispositif.

Abdou DIOP et Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Le Centre régional de formation, de recherche et de plaidoyer en santé de la reproduction (Ceforep) a célébré, le 26 avril, ses 20 ans d’existence. Une occasion pour cette institution de passer en revue l’environnement ainsi que les conditions de pratique des Soins obstétricaux et néonataux d’urgence dans les structures sanitaires.

20 ans après la mise en place des Soins obstétricaux et néonataux d’urgence (Sonu) pour réduire la mortalité et la morbidité maternelle et infanto-juvénile, une des priorités en Afrique, le Ceforep a évalué les différentes initiatives développées par les pays africains en faveur de la santé maternelle, néonatale et infantile. Des progrès notoires sont notés à l’exemple de la couverture des soins et le renforcement des capacités des prestataires. Mais, les indicateurs en Afrique de l’Ouest et du Centre restent toujours préoccupants. Selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), 3/4 des décès maternels résultent des complications liées à la grossesse, à l’accouchement ou aux suites de couche.

Au Sénégal, le taux de mortalité maternelle est estimé à 315 pour 100.000 naissantes vivantes, selon la dernière Enquête démographique de santé (Eds) de 2015, contre 510 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2000. Au Bénin, le ratio de mortalité maternelle et le taux de mortalité néonatale sont toujours élevés, soit respectivement 351 pour 100.000 naissances vivantes et 38 décès pour 1.000 naissances vivantes. Au regard de ces chiffres, la santé maternelle et néonatale demeure encore une préoccupation de santé publique et figure parmi les priorités sanitaires dans la sous-région. Selon les experts, venus apporter leurs contributions, conformément aux recommandations internationales, la stratégie des soins obstétricaux d’urgence permettant d’offrir des soins aux femmes dans un délai rapide s’impose à tous les pays. Ceci suppose la délégation de tâches ou compétences aux personnels médicaux et paramédicaux surtout dans les zones reculées.

La santé reproductive en un clic
Ainsi, le Sénégal, en réponse à ces exhortations, a développé des stratégies innovantes à l’exemple de la maternité sans risque, la délégation des tâches consistant à faire bénéficier à des médecins d’une formation complémentaire pour faire la césarienne, l’approche communautaire avec comme relais les « Bajanu Gox », qui font dans la prévention et la sensibilisation, et plus récemment le concept des sages-femmes itinérantes. Ce dernier consiste à déployer des acteurs qui, à partir de leurs postes, trouvent le temps d’aller dans les zones reculées pour donner un paquet de services concernant la prise en charge rapide des grossesses à risque ou pathologiques et la prévention. Aujourd’hui, le secteur mise sur les solutions mobiles pour l’information, la sensibilisation et la formation.

Selon les autorités sanitaires, une stratégie nationale de santé est en train d’être finalisée pour couvrir la période 2017-2023. Parmi les axes prioritaires figure le développement de la Télémédecine et de l’enseignement. En effet, le ministre de la Santé et de l’Action sociale (Msas) et la Cssd, en partenariat avec l’Adie (Agence de développement de l’informatique de l’État), travaillent pour la mise en place d’une plateforme de santé maternelle appelée «Moconnect» déjà utilisée dans certains pays africains. En plus de connecter les femmes et les praticiens de santé (possibilité de poser des questions et avoir des réponses via le téléphone mobile), elle va permettre un pré-enregistrement des naissances.

Marame Coumba SECK

Dakar a abrité, les 26 et 27 avril, le forumrégional de dialogue sur les ressources humaines dans le secteur de l’éducation. Il est organisé par l’Internationale de l’éducation avec le soutien du Partenariat mondial pour l’éducation. 

Le forum régional de dialogue sur les ressources humaines dans le secteur de l’éducation s’est tenu à Dakar les 26 et 27 avril 2017. La rencontre, qui a réuni dix pays africains, a vu la participation des syndicats d’enseignants et des personnels de l’éducation des pays concernés. Cette réunion, initiée par l’Internationale de l’éducation, avec le soutien du Partenariat mondial pour l’éducation, entre dans le cadre des activités du projet de l’effort mondial des enseignants pour une meilleure éducation. Il s’agit de réfléchir sur les problématiques majeures affectant la gestion des ressources humaines. Les participants, venus du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de la République démocratique du Congo, de la Gambie, d’Haïti, du Liberia, du Mali, du Népal, de l’Ouganda et du Sénégal, ont été capacités en dialogue politique pour améliorer l’éducation dans leurs pays respectifs.

Les questions relatives à la carrière professionnelle, à la formation, à la santé et à la sécurité ont été abordées. Dans son intervention, le directeur des Ressources humaines du ministère de l’Éducation nationale s’est félicité des efforts du gouvernement du Sénégal pour installer un climat serein dans l’espace scolaire. D’après Ibou Ndiathie, ce département a entrepris plusieurs initiatives permettant un dialogue permanent entre les différents acteurs de l’école. Selon lui, ces mesures ont permis au secteur de l’éducation d’observer une trêve depuis l’année dernière.

Échange de bonnes pratiques
Citant le président de la République du Sénégal, M. Ndiathie a indiqué que sans une paix sociale durable, toute œuvre de construction nationale pour l’émergence économique risquerait d’être hypothéquée. Il a souligné que, dans le domaine de l’éducation et de la formation, le dialogue est l’un des leviers de la gouvernance du secteur. Pour les syndicalistes sénégalais, représentés par les secrétaires généraux du Syndicat des professeurs du Sénégal (Sypros) et du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes), cette rencontre constitue une opportunité d’échanges de bonnes pratiques en termes de gestion des ressources humaines dans le secteur de l’éducation. Marième Sakho Dansokho et Amadou Diaouné ont, en outre, précisé que ce forum régional constitue une phase d’évaluation d’une initiative de l’Internationale pour l’éducation. Il vise à favoriser la participation des enseignants dans le dialogue social, mais surtout dans les groupes locaux de l’éducation.

Dans son intervention, la coordinatrice régionale de l’Internationale de l’éducation pour l’Afrique s’est félicitée des avancées enregistrées par le gouvernement dans le cadre de la gestion et du pilotage du secteur de l’éducation. Mme Assibi Apoe a exhorté tous les pays membres de son organisation à œuvrer davantage pour améliorer les conditions de vie et de travail du personnel de l’éducation, et pour une éducation publique de qualité.

Il faut rappeler que l’Internationale de l’éducation (région Afrique) est une fédération de 114 organisations d’enseignants et de syndicats disséminées dans 52 pays du continent. Dans le monde, les membres sont au nombre de 32 millions.

Pape Coly NGOME

Le Service départemental d’hygiène de Dakar a procédé, avant-hier, à l’incinération de deux tonnes de produits alimentaires impropres à la consommation. Des amendes d’une valeur de 4 millions de FCfa ont été infligées aux contrevenants.

Des produits avariés équivalant à deux tonnes ont été saisis par le Service départemental d’hygiène de Dakar. La saisie de ces produits qui ont été incinérés hier, s’est faite dans les commerces de la place. Elle est composée, entre autres, de beurre, boisson, lait, tomate, moutarde, etc.

Selon le chef de la Brigade départementale d’hygiène de Dakar, l’adjudant major Alla Ngom, l’opération de destruction de ces produits impropres à la consommation revêt une importance capitale. Car ces produits avariés, donc toxiques, contiennent des micro-organismes. « Ce sont des bactéries, des virus et des parasites qui sont à l’origine de maladies extrêmement graves à déclaration obligatoire. Ils tuent plus 700.000 personnes par an. D’où l’importance de la sensibilisation pour un changement de comportement des populations », a expliqué M. Ngom, plaidant pour la révision du cadre institutionnel.

Citant les 4 millions de FCfa infligés comme amendes aux auteurs des infractions, l’adjudant major Ngom a estimé qu’il faut édicter des peines correctionnelles. A l’en croire, la répression doit être renforcée de nature à contrebalancer les tendances à vendre des produits périmés. « Les 9.000 et 18.000 FCfa constituant des sanctions édictées en la matière sont timides. Cela représente une peine de contravention. C’est pourquoi une approche holistique et multidimensionnelle s’impose aujourd’hui », a-t-il fait remarquer.

Le chef du Service départemental d’hygiène de Dakar a indiqué que les deux tonnes de produits saisis sont dangereux pour la santé des populations. Ils constituent une vraie menace de santé publique. Toutefois, il a mentionné la mise en place de deux nouvelles stratégies de lutte : les alertes orange et rouge. Alla Ngom a recommandé la mutualisation des moyens des forces de sécurité et l’apport des populations pour qu’ensemble le combat puisse être gagné.

Tata SANE

« Le numérique est un choix de la modernité. Il est un choix dans le monde dans lequel nous sommes. Nous sommes dans un monde où le numérique, les Tic, les technologies sans contact, l’intelligence artificielle, la gestion et la maitrise des grandes données, les Big Data, la robotique... ont toutes leurs places. Si nous voulons ne pas être comme aux indépendances, ne pas être derrière tous les pays et largués, nous devons tout de suite être de plain-pied dans ces technologies ». Cette affirmation du Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, suffit à justifier son penchant pour le numérique avec beaucoup d’investissements dans ce domaine, à savoir l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) dont le siège sera à Diamniadio ainsi que les 50 Espaces numériques ouverts (Eno) qui seront installés dans chaque département. « La première décision du Conseil présidentiel sur l’enseignement supérieur était la réorientation vers les sciences, techniques, ingénierie, mathématiques et filières professionnelles courtes. La deuxième était l’utilisation des Tic pour améliorer l’accès et l’efficacité interne dans l’enseignement supérieur », a-t-il expliqué.

O. NDIAYE

A l’occasion de la célébration de la septième Semaine africaine de la vaccination (Sav), la Plateforme des Organisations de la société civile d’Afrique francophone pour le renforcement des systèmes de santé et de la vaccination (Oafress) a organisé, hier, un point de presse. L’occasion a été saisie par Elhadji Mamadou Ndiaye, directeur de la Prévention, pour annoncer l’introduction, au Sénégal, du vaccin contre le cancer du col de l’utérus (Hpv).

Le vaccin contre le cancer du col de l’utérus (Hpv) sera étendu sur l’ensemble du territoire national avant fin 2017. Elle va cibler, durant la première année, les enfants âgés de 9 à 14 ans. L’annonce a été faite, hier, par Elhadji Mamadou Ndiaye, directeur de la prévention au ministère de la Santé et de l’Action sociale.

«Le vaccin contre le cancer du col de l’utérus (Hpv) est en phase test depuis pratiquement deux ans. L’État avait, dans un premier temps, ciblé deux districts : celui de Mékhé et de Dakar Ouest. Nous étions en train de voir comment les éventuelles difficultés seront surmontées dans toutes les zones », a-t-il déclaré.

Concernant les efforts consentis par le gouvernement dans le cadre de l’introduction de nouveaux vaccins, le directeur de la Prévention a informé de la création d’une ligne budgétaire. « Cette ligne est parvenue, aujourd’hui, à atteindre un niveau satisfaisant. Elle a connu une hausse importante entre 2012 et 2016 et atteint, aujourd’hui, 3,117 milliards de FCfa. C’est un montant qui va évoluer, car d’autres vaccins seront plus tard introduits dans le programme », a expliqué le Dr Ndiaye. Cette ligne couvre non seulement l’achat des vaccins traditionnels, mais également les nouveaux vaccins qui sont introduits dans le Programme élargi de vaccination (Pev).

La vaccination est une stratégie fondamentale pour atteindre les priorités sanitaires. Elle inverse la tendance de la résistance tout en créant un espace pour la santé des adolescents. « Nous avons pu, à travers cette phase-test, identifier l’ensemble des difficultés. Nous les avons actuellement maitrisées. Avant fin 2017, le vaccin Hpv sera étendu sur l’ensemble des districts du territoire national et va cibler les enfants de 9 à 14 ans pour la première année », a informé le directeur de la Prévention. Selon Guy Aho Tete Benissan, coordonnateur régional de l’Oafress, le vaccin permet de sauver des millions de vies et est largement reconnu comme l’une des interventions sanitaires les plus efficaces et les moins coûteuses. Élargir son accès aux peuples et aux communautés est indispensable pour lutter contre les maladies et les décès sur le continent africain, a-t-il argumenté.

Placé sous le thème : « Les vaccins protègent tout le monde, faites-vous vacciner », l’édition de la Semaine africaine de la vaccination (Sav) de cette année vise à renforcer les programmes de vaccination dans la région africaine en érigeant la vaccination au rang de priorité majeure dans les programmes nationaux, a rappelé M. Benissan.

Prévenir des millions de décès évitables par la vaccination
La septième édition de Sav coïncide avec le 1er anniversaire de la Conférence ministérielle sur la vaccination qui a abouti à la 1ère déclaration d’Addis-Abeba sur la vaccination signée par les ministres de la Santé et chefs de délégation et contenant 10 engagements et 4 appels pour l’action. Cette dernière a été validée par les chefs d’État le 31 janvier 2017, a souligné la représentante de l’Unicef. Elle coïncide également avec la revue à mi-parcours du Plan stratégique régional sur la vaccination adopté par les 47 États membres en 2014 et dont le but est de prévenir des millions de décès évitables par la vaccination d’ici à 2020, à travers l’accès universel à la vaccination, a-t-elle rappelé. La représentante de l’Unicef a ainsi invité les États africains à davantage consacrer des fonds pour les vaccins. 
 
Oumar BA

Le village de Ndobane, dans le département de Fatick (centre), est à la traine dans la croisade contre le paludisme. Cette information émane du médecin-chef du district sanitaire de Diofior qui invite les populations à adopter les bonnes pratiques.

La lutte contre le paludisme est loin d’être gagnée à Ndobane, un village de la commune de Loul Sessène, dans le département de Fatick (Centre). Selon le médecin-chef du district sanitaire de Diofior, Dr Abiboulaye Sall, la part des consultations liées au paludisme au poste de santé de ladite localité est nettement supérieure à la moyenne du district. Elle est de l’ordre de 1,69 % contre 0,49 % pour l’ensemble du district sanitaire.

Le thème choisi cette année, a-t-il dit : « En finir avec le paludisme », démontre à suffisance l’engagement des décideurs à atteindre les objectifs de pré-élimination et d’élimination du paludisme. Aussi, le Dr Sall a indiqué que le choix de Ndobane, au niveau régional, n’est pas fortuit. Ce village « fait, en effet, partie des zones où le paludisme constitue encore un problème de santé publique qui requiert toute notre attention », a-t-il déclaré. C’est pourquoi le médecin-chef de district a invité les populations à adopter des comportements favorables à la prévention du paludisme. Parmi les moyens de prévention, a-t-il rappelé, l’utilisation de la Milda, par toute la famille, toutes les nuits, pendant toute l’année, constitue la méthode la plus efficace et la moins chère. Lors de cette cérémonie, Dr Sall a tenu à remercier World Vision qui accompagne, par une approche novatrice et participative, les communautés et les autorités pour le bien-être des populations.

Paul Waly Diouf, coordonnateur du programme santé à World Vision de Fatick, a fait savoir qu’entre son organisation et les structures sanitaires, il existe un partenariat dynamique. De même, il a souligné que World Vision vient appuyer tous les efforts de l’État en matière de santé.

Selon lui, il y a de réelles avancées dans la lutte contre le paludisme. « Nous travaillons avec le niveau communautaire. Nous avons senti un engagement des différents groupements de femmes et de jeunes pour promouvoir les bonnes pratiques et les changements de comportement, pour un bien-être des enfants », s’est réjoui M. Diouf. Présidant la cérémonie, le sous-préfet de l’arrondissement de Fimela, Marcel Mbaye Thiaw, a tenu à saluer les efforts fournis par les structures sanitaires et World Vision. Pour cette raison, il a demandé aux populations d’utiliser la Milda.

Oumar Ngatty BA

Le programme de développement de l’enseignement supérieur et de la recherche a nécessité un important financement qui se chiffre au tour de 302 milliards de FCfa, selon le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ainsi, pour le financement de ce vaste et important investissement, plusieurs solutions innovantes ont été mises en avant.

« Il y a d’abord une grande part d’investissement de l’État du Sénégal, des prêts de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement, des banques et aussi des Partenariats publics-privés », a affirmé le Pr Mary Teuw Niane. Des investissements sur l’ensemble du pays avec une certaine déconcentration et décentralisation de l’enseignent supérieur et de la recherche.

Des chantiers qui sont tous faits avec l’apport des entreprises nationales. Selon M. Niane, un tiers des travaux de chaque grand chantier devait être assuré par des nationaux, certains mêmes sont essentiellement confiés à des entreprises sénégalaises.

O. NDIAYE

Les cadres d’entreprises sénégalais et de la sous-région, disposant d’au moins cinq ans d’expériences dans l’exercice des responsabilités, pourront, s’ils le souhaitent, suivre un Doctorat en Sciences de management au Bem. Cet établissement, en collaboration avec l’Académie des Sciences de management de Paris, a lancé, le 25 avril, son Doctorat. La formation dure deux ans.

L’école supérieure de management, Bem, en partenariat avec l’Académie des Sciences de management de Paris (Asmp), a procédé, le 25 avril 2017, au lancement de sa formation doctorale dénommée Doctorate in business administration (Dba). Les deux parties ont signé une convention de partenariat qui prévoit, entre autres, le démarrage des cours dès la rentrée des classes prochaine.

Le directeur des Programmes et des Accréditations du Bem, Malick Faye, a souligné que la formation se déroulera à Dakar et sera assurée par une chaire de recherche composée déjà de 8 professeurs expérimentés dans l’encadrement des thèses.

D’une durée de deux ans, ce programme doctoral en sciences du management s’adresse aux cadres des entreprises disposant d’au moins cinq ans d’expériences dans l’exercice des responsabilités. Selon le président de l’Asmp, le Pr Jean Marie Peretti, l’objectif du partenariat avec Bem est de développer la recherche en sciences du management au Sénégal et en Afrique.

A l’en croire, il s’agira de faire en sorte que des professionnels de haut niveau puissent acquérir des méthodologies leur permettant de traiter des questions de recherche, des problématiques à fort enjeu pour pouvoir arriver à des résultats utiles. D’où l’importance de « valoriser les résultats de recherche » au terme de la soutenance de la thèse.

« La recherche est essentielle pour le développement des entreprises. Nous avons ciblé les professionnels parce que les meilleures recherches ont été effectuées par des personnes qui ont un niveau de responsabilité élevé, qui prennent du recul par rapport à cela pour mener à bien leurs projets de recherche, pour répondre à des questions à fort enjeu », a-t-il poursuivi. A terme, cette formation vise à améliorer les pratiques managériales des entreprises grâce à l’innovation continue.

Il a expliqué le choix de Bem par son statut d’école d’excellence au Sénégal et à travers le continent africain. « Bem est, aujourd’hui, le meilleur établissement d’enseignement supérieur en Afrique », a fait remarquer le Pr Peretti, soulignant que ce programme doctoral permettra d’explorer toute une série de perspectives et de collaborations dans le domaine de la recherche.

Le directeur des Programmes et des Accréditations du Bem s’est réjoui de cette collaboration avec l’Asmp qu’il espère féconde et fructueuse. « Collaborer avec l’Asmp est pour nous une opportunité très valorisante. Cela permettra de mettre en place un dispositif de recherche qui pourra prendre en charge des problématiques africaines et pouvoir y apporter des réponses concrètes », a indiqué Malick Faye.

D’après lui, le Dba permettra à des professionnels de pouvoir hausser leur niveau de compréhension, de perception des choses et de pouvoir intervenir, de façon plus efficiente, au sein de leur organisation. A travers ce partenariat, il espère que Bem se positionnera davantage comme une institution de référence non seulement dans le domaine de l’enseignement, mais aussi de la recherche appliquée.

Le coût de la formation du Dba est estimé à 15.000 euros, soit environ 10 millions de FCfa. Elle couvre 7 pays parmi lesquels le Sénégal, la France, la Guinée Conakry, la Guinée-Bissau, le Mali et la Mauritanie.

Diégane SARR

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a annoncé, hier, la généralisation de la gratuité du traitement du paludisme dans toutes les régions du Sénégal. Le Pr Awa Marie Coll Seck présidait, à Kaolack, la cérémonie officielle de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme.

Le gouvernement du Sénégal reste mobilisé à éradiquer le paludisme à l’horizon 2030. Cette élimination devrait passer par des stratégies préventives et curatives. Dans cette optique, il a été décidé de rendre gratuit le traitement des cas graves de paludisme dans toutes les régions. L’annonce a été faite, hier, par le Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale. Elle présidait, à Kaolack, la cérémonie officielle de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme (Jmp). Jusque-là, la gratuité du traitement du paludisme n’était appliquée que dans 6 régions. Le ministre de la Santé a rappelé que, l’année dernière, l’État, avec l’appui des partenaires, avait mobilisé plus de 13 milliards de FCfa pour l’achat de moustiquaires imprégnées. « Le président de la République nous a instruits d’aller vers une généralisation de la politique de gratuité des cas graves de paludisme sur l’ensemble du pays, en plus des efforts menés dans la systématisation des tests qui sont passés de 74 % en 2015 à 94 % en 2016 », a indiqué Mme Seck.

Abordant le volet de la prévention, elle a souligné les efforts soutenus des pouvoirs publics, matérialisés par l’enveloppe de 14 milliards de FCfa ayant servi à acheter plus de 8 millions de moustiquaires imprégnées. Cet engagement a été salué par les Partenaires techniques et financiers (Ptf), à l’instar de l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Son représentant, Dr Mamadou Ngom, a cité l’exemplarité du Sénégal dans la lutte contre le paludisme avec une stratégie nationale associant distribution de moustiquaires imprégnées et lutte anti-vectorielle.
La célébration de la Jmp 2017 dont le thème a porté sur « En finir pour de bon avec le paludisme », était marquée, à Kaolack, par une forte mobilisation des populations, comme l’a relevé le Pr Awa Marie Coll Seck.

Les efforts à l’échelle nationale sont relayés sur le terrain par un partenariat fécond entre les districts sanitaires et les collectivités locales, à l’exemple du Conseil départemental de Kaolack qui s’est engagé, selon son président, Baba Ndiaye, à combattre les poches de résistance identifiées dans sa circonscription. Ce qui a, selon lui, justifié une collaboration soutenue avec le district sanitaire de Kaolack dans les quartiers des Parcelles Assainies, Darou Ridouane, Ngan, entre autres.

Elimane FALL

La journée de l’excellence, marquant l’évènement qui fête les meilleurs étudiants de l’Université Alioune Diop de Bambey, a servi de cadre pour récompenser 116 étudiants de plusieurs disciplines.

Dans le contexte de célébration de ses 10 ans, le ministre de l’Enseignement supérieur et la Recherche, Mary Teuw Niane, le ministre-conseiller et maire de Ndangalma, Mor Ngom, le Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, et plusieurs autres invités ont répondu à l’appel de l’excellence de l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb) où 116 étudiants ayant totalisé des moyennes tournant entre 12/20 et 17/20 dans toutes les disciplines ont été fêtés. Les récipiendaires ont reçu les récompenses de leurs parrains (niveau Licence), le Pr Abdoullah Cissé, premier recteur de l’Uadb, et le Pr Matar Seck, deuxième recteur de ladite université et (niveau Master), le Pr Daouda Ndiaye, inventeur du test « Illumigene-Malaria », un test révolutionnaire de diagnostic du paludisme, ou du ministre Mary Teuw Niane.

Satisfaits de l’engagement de l’équipe dirigeante, des parents ont affiché leur joie et remercié Dieu pour avoir assisté à la consécration de leurs fils dans ce temple du savoir du Baol. Plusieurs orateurs sont revenus sur les valeurs, les missions et l’état d’esprit qui prévaut dans cet établissement public d’enseignement supérieur. Dans son discours, le Pr Lamine Guèye, recteur de l’Uadb, a remercié toute la communauté, les responsables et acteurs pour leur don de soi. « Grâce à l’engagement de chaque acteur, l’Uadb travaille depuis trois ans pour la normalisation de l’année universitaire ou l’année académique ». Selon lui, « la normalisation de l’année académique consiste en l’harmonisation du calendrier universitaire qui démarre en octobre et se termine en juillet, avec l’organisation des enseignements, des contrôles continus et des examens des deux semestres pour toutes les Ufr ». Le Pr titulaire des universités a, en outre, souligné : « Nous sommes en train de réussir la normalisation de l’année universitaire tout en respectant le quantum horaire prévu pour chaque filière ».

Le gouvernement et le chef de l’État, ainsi que le ministre de tutelle ont été remerciés pour le soutien constant à l’endroit de l’enseignement supérieur en général et de l’Uadb en particulier.
Les agents retraités de l’université, les enseignants-chercheurs promus au Cames, entre autres, ont aussi été distingués. Les activités du Marathon entreprendre université-communauté (Maenuc) ont permis de décerner des prix aux meilleurs étudiants créateurs d’entreprises. Des chèques de 1 million de FCfa, 600.000 FCfa et 450.000 FCfa ont été remis aux groupes d’étudiants qui ont réussi le pari d’être sélectionnés par un jury. Avant le début de la cérémonie, le Pr Mary Teuw Niane a effectué une visite de tous les chantiers de l’Uadb.

Mamadou Aicha NDIAYE

Les autorités sanitaires veulent éradiquer le paludisme d’ici à 2030. Elles sont en train de mettre en place des stratégies parmi lesquelles les Dispensateurs de soins dans les « daaras » (Dsdara). Il s’agit de détecter et de traiter tous les cas précoces de paludisme dans les écoles coraniques et de transférer les cas graves dans les postes de santé.

Après les Dispensateurs de soins à domicile (Dsdom), une autre stratégie est mise en œuvre au Sénégal pour lutter contre le paludisme. Il s’agit des Dispensateurs de soins dans les « daaras » (Dsdara). Cette politique permet de réduire l’incidence du paludisme dans les écoles coraniques. Elle a été mise en place en 2016 et intégrée dans le district sanitaire de Kaolack, notamment au poste de santé de Ndorong. Un quartier de la commune de Kaolack qui compte une dizaine de « daaras » (écoles coraniques). Un « daara » peut accueillir jusqu’à 150 talibés. En recevant des membres de l’Association des journalistes en santé, population et développement (Ajspd), dans le cadre de la Journée mondiale contre le paludisme (Jmp), l’Infirmière chef de poste (Icp) de Ndorong, Ndèye Mbow, a expliqué qu’avant la formation des « Dsdara », les responsables du district de Kaolack ont d’abord informé les guides religieux. Ces derniers ont accepté les Dsdaras avant de les choisir avec le médecin-chef du district sanitaire de Kaolack. Après une formation théorique de 5 jours, les Dsdaras ont été affectés dans les postes de santé où ils ont appris à traiter les cas simples de paludisme. Après 15 jours d’immersion, ils ont été installés dans leurs communautés.

Désormais, ces Dsdaras ont pour mission d’assurer la prise en charge précoce du paludisme dans les « daaras » et les quartiers d’où ils sont originaires. « Chaque quartier a au moins un ou deux Dsdaras. Ils traitent depuis leur installation des cas de paludisme simple », a expliqué Mme Mbow qui s’est félicitée de cette approche communautaire ayant participé à la baisse des cas de paludisme grave.

« Nous recevions beaucoup de cas graves de paludisme, surtout pendant l’hivernage. Aujourd’hui, les cas sont traités de manière précoce par les Dsdaras. C’est vraiment une bonne stratégie de lutte contre le paludisme », s’est réjouie l’Icp de Ndorong tout en invitant à augmenter le nombre de ces acteurs.
Oustaz Ousmane Cissé, un des Dsdaras, a tenu à témoigner : « Je suis fier, parce que les populations me sollicitent dès qu’un enfant tombe malade dans le quartier. Je suis utile à ma communauté. Certains m’appellent même docteur ».

Poste de santé de Ndorong : Plus de 300 cas enregistrés en trois mois
Le poste de santé de Ndorong, dans la commune de Kaolack, est loin de la phase de pré-élimination du paludisme. Cette zone qui compte 14.515 habitants fait encore face à cette pathologie. Selon l’Icp Ndèye Mbow, plus de 300 cas de paludisme y ont été enregistrés entre septembre et novembre 2016. « Ces mois constituent pour nous une période propice au paludisme. C’est pour cette raison que nous appelons souvent à la vigilance des parents », a-t-elle lancé, précisant cependant que le poste de santé n’a pas connu de cas de paludisme depuis janvier 2017.
Néanmoins, elle a invité les autorités à régler les problèmes d’assainissement et les inondations à Kaolack. «Tant que cela n’est pas réglé, l’on ne pourra pas parler d’élimination du paludisme dans cette région », a averti Mme Mbow.

De notre envoyé spécial, Eugène KALY

La prévention est la meilleure manière d’éradiquer le paludisme au Sénégal. Les élèves et instituteurs de l’école El Hadj Seck Faye ont d’ailleurs axé la leçon de vie sur le paludisme et les modes de prévention.

Les élèves et les instituteurs de l’école El Hadj Seck Faye du quartier Kasnack de la commune de Kaolack ont reçu, ce 25 avril, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck. Cette école a été choisie, dans le cadre de la Journée mondiale contre le paludisme, pour abriter la leçon de vie sur cette maladie. Ce cours a été présenté par Abdoulaye Cissé et ses élèves devant le gouverneur de la région de Kaolack.

La leçon a été axée sur les modes de prévention. L’exemple de deux familles, dont une a accepté de dormir sous moustiquaire et l’autre a choisi d’affronter les moustiques, a été donné. Conséquence : l’enfant de la deuxième famille tombe malade. Au poste de santé, l’infirmier, après un Test de diagnostic rapide (Tdr), découvre que l’enfant a le paludisme. Après traitement, ses parents décident enfin d’attacher une moustiquaire.

En poursuivant la leçon du jour, M. Cissé est largement revenu sur la définition du paludisme, ses manifestations, sa transmission, etc.

Séduite par cette prestation, l’Inspectrice d’académie de Kaolack a rendu un hommage à l’équipe pédagogique de l’école El Hadj Faye Seck. Elle a ainsi promis au ministre de la Santé que le ministère de l’Éducation nationale poursuivra le combat contre le paludisme. « Nous allons continuer à sensibiliser les élèves sur le paludisme », a-t-elle assuré.

Le ministre de la Santé a salué l’engagement des enseignants et des élèves de la commune de Kaolack dans la lutte contre le paludisme. Awa Marie Coll Seck a d’ailleurs invité les élèves à être des relais en sensibilisant leurs parents, pour qu’ils fassent de la lutte contre le paludisme leur priorité. Elle s’est aussi félicitée de l’implication du secteur de l’éducation dans la croisade contre cette pathologie.

A cet effet, le Pr Seck a indiqué que l’éradication du paludisme passe par l’implication de tous les Sénégalais. « Les acteurs de la santé seuls ne peuvent pas vaincre cette maladie qui a fait autant de morts dans notre pays », a soutenu le ministre de la Santé.

E. KALY

 

A Thiès, la Journée mondiale contre le paludisme (Jmp) a été saisie pour communier avec les élèves de deux établissements scolaires de l’élémentaire (Brigadier-chef Makan Diakité et Abdoulaye Khady Diop) de l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Thiès ville. Une leçon de vie leur a été dispensée pour la circonstance par Amadou Makhtar Kane, de l’école élémentaire Abdoulaye Khady Diop. Une illustration parfaite de l’implication des communautés dans les stratégies de lutte contre le paludisme, comme l’a souligné le Dr Malick Ndiaye, médecin-chef de la région médicale de Thiès. Ce qui a beaucoup contribué, selon lui, « aux efforts consentis par l’État du Sénégal dans la lutte contre le paludisme à travers les stratégies mises en œuvre et qui visent son élimination totale ». Pour le Dr Ndiaye, la réduction de la mortalité due au paludisme est notable dans la région. Les indicateurs affichent une variation entre 0,5 et 1 % dans toutes les structures sanitaires pour un peu moins de 10.000 cas de paludisme enregistrés.

Des performances louables, selon lui, « comparées à certains pays de la sous-région ouest-africaine. Ce qui fait du Sénégal une vitrine dans la lutte contre le paludisme ». Il a évoqué les différentes mesures prises pour le contrôle du paludisme et son élimination totale. Ce, à travers l’implication de la communauté dans les villages les plus reculés, la formation de Dispensateurs de soins à domicile (Dsd), la lutte anti-vectorielle à travers l’élimination progressive des sites de stagnation d’eaux usées, la distribution de moustiquaires imprégnées où, selon Dr Ndiaye, « sur un positionnement de 1.063.639 moustiquaires, la région a atteint un taux de couverture de 99 % ». « Ce qui nous fait croire qu’à ce jour, sur chaque lit, dort au moins une personne sous moustiquaire. Il y a également la mise en place des Tests de détection rapide (Tdr) », a ajouté le médecin-chef de région.

Les élèves ont manifesté leur total intérêt à cette leçon de vie sanctionnée par un concours de dessin pour d’aucuns et de présentation d’un poème pour d’autres, afin de mesurer leur degré de compréhension. Ce qui devrait leur permettre de pouvoir jouer le rôle de vecteur dans la sensibilisation attendue d’eux auprès des populations invitées à adopter les bonnes pratiques.

Mohamadou SAGNE

…Nette baisse du taux de prévalence à Kolda
Le nombre de cas de paludisme a nettement diminué dans le district sanitaire de Kolda, même si la région reste toujours dans la zone rouge.
 
Le taux de morbidité proportionnelle palustre qui était de 17,4 % en 2015 est passé à 14,6 % l’année dernière. Parallèlement, le nombre de cas de paludisme grave est passé de 399 en 2015 à 162 en 2016, alors que le nombre de décès liés à cette maladie est passé de 4 à 3 cas durant cette même période. « Quand vous faites la cartographie du paludisme au Sénégal, l’axe sud-est reste la zone où le taux d’incidence est très élevé. On dépasse les 25 cas pour 1.000 habitants. Il est donc tout à fait légitime que nous, en tant que district appartenant à cet axe sud-est, puissions marquer notre journée pour rappeler aux populations que le paludisme est toujours-là », a déclaré le Dr Abdoulaye Magane, médecin-chef du district sanitaire de Kolda, lors d’un point de presse organisé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme célébrée ce 25 avril.
 
La baisse du taux d’incidence du paludisme dans le district sanitaire de Kolda a été rendue possible, selon lui, grâce aux efforts consentis par l’État et le ministère de la Santé et de l’Action sociale. Sur ce, il a cité la gratuité du Test de diagnostic rapide (Tdr), la prise en charge des cas de paludisme simple et l’utilisation des combinaisons thérapeutiques gratuites. Ces efforts ont largement contribué à faciliter l’accessibilité des soins de santé aux populations.
Des efforts ont également été accomplis dans le cadre de la prévention du paludisme à travers la distribution des moustiquaires imprégnées, le traitement préventif intermittent, la campagne de chimiothérapie, entre autres.

La célébration de cette journée dont le thème est : « En finir pour de bon avec le paludisme », a été ponctuée par une série d’activités. Le district sanitaire de Kolda a ainsi organisé, le 23 avril dernier, une opération « set sétal » à l’esplanade de l’ancienne gare routière, en collaboration avec les Organisations communautaires de base (Ocb). Ces activités se sont poursuivies le 25 avril avec la formation des apprenants sur les avantages de la lutte contre le paludisme, suivie par des communications sur les avantages des moustiquaires imprégnées et de la lutte contre le paludisme. Ce, en partenariat avec l’Inspection de l’éducation et de la formation de Kolda et les communautés.

Mamadou Aliou DIALLO

L’atelier international sur l’initiative dénommée Innovation pour la santé des mères et des enfants en Afrique s’est ouvert ce 25 avril à Dakar. Cette rencontre, co-organisée par l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas) et le Centre de recherche pour le développement international (Crdi), permettra de faire le point sur l’état des recherches au niveau des pays financés par ces entités afin d’intégrer une nouvelle stratégie sous-régionale.

Dakar abrite, du 24 au 27 avril, la seconde rencontre internationale sur l’initiative innovante sur la santé de la reproduction. Lancée en 2014 par l’Institut de recherche en santé du Canada (Irsc) et le Centre de recherche pour le développement international (Crdi), dans le but d’améliorer la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, en renforçant les systèmes de santé, ce programme s’appuie sur un point d’insertion des soins de santé primaires. Ce dernier vise à accroître l’engagement des décideurs et des chercheurs dans le transfert des connaissances.

Ainsi, après la définition des thématiques de recherches, les 19 pays ouest-africains et du centre, principaux bénéficiaires des financements de ce programme pour la mise en œuvre des interventions innovantes en santé maternelle et infantile, vont faire le point sur l’état des recherches au niveau de chaque pays. « Comme l’application innovante des résultats de recherches a toujours posé problème, il faudra partir de l’échelle locale pour celle sous-régionale », a indiqué le Dr Laurent Assogba, directeur adjoint de l’Ooas. Selon lui, les résultats obtenus à l’issue de cet atelier seront mis à la disposition des politiques qui vont aider à la mise en œuvre des recommandations pour arriver à une stratégie sous-régionale.

La recherche pour accompagner les actions sur le terrain
C’est dans cette perspective que le Canada s’est engagé à contribuer à hauteur de 650 millions de dollars canadiens pour appuyer cette nouvelle stratégie sous-régionale. Au Sénégal, a informé le Pr Ibrahima Seck, conseiller technique du ministre de la Santé et de l’Action sociale, l’analyse situationnelle des connaissances et l’utilisation des données probantes ont permis d’identifier des zones vulnérables et des leviers d’actions qui peuvent améliorer la santé de la mère et de l’enfant.

La dernière Enquête démographique de santé (Eds 2015) a montré un net recul du taux de mortalité maternelle. Il est passé de 375 à 315 décès pour 100.000 naissances vivantes. Idem pour le taux de mortalité infantile qui est passée, selon la même source, de 121 à 77 pour 1000.

Ces progrès sont le résultat de politiques nationales communautaires impliquant la société dans les actions du ministère. Mais, ils restent insuffisants par rapport aux ¾ recommandés par les Objectifs de développement durable (Odd) et les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). De l’avis du Pr Seck, la recherche accompagne les actions mises en œuvre sur le terrain, car permettant d’identifier les limites des programmes consacrés à la santé de la mère et de l’enfant pour explorer d’autres pistes de réponse.

Marame Coumba SECK

L’observation de la terre a permis de lutter contre la dégradation du couvert végétal dans le Ranch de Dolly au Sénégal, de combattre la pêche illégale au Ghana alors qu’au Kenya et en Ouganda, les autorités ont pu élaborer leurs rapports sur l’environnement grâce aux informations générées par le Projet de surveillance pour l’environnement et la sécurité en Afrique (Mesa).

« Collecter des données fiables et précises pour l’Afrique par l’observation de la terre (Ot) et au moyen de logiciels de technologie spatiale, ainsi que transformer ces données en informations facilement compréhensibles est essentiel pour l’orientation des décideurs africains en matière de suivi environnemental et de gestion durable des ressources naturelles ». Ces propos, tenus par le chef de la coopération de la Délégation de l’Union européenne en République du Sénégal, lors de l’ouverture du deuxième forum du Projet de surveillance pour l’environnement et la sécurité en Afrique (Mesa), mettent en valeur tous les enjeux d’avoir accès aux informations.

En réalité, seules la disponibilité et l’accessibilité à ces données peuvent accroitre la résilience des Africains dans un contexte de changement climatique. « Le Programme Mesa a contribué à l’amélioration de la disponibilité et de la qualité de l’information environnementale en matière de prise de décision et surtout de planification au niveau des institutions dans les domaines de l’agriculture, de l’environnement, de la sécurité alimentaire et de gestion des risques climatiques », a rapporté le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé.

Aujourd’hui, dans le Ranch de Dolly, les services des Eaux et Forêts sont informés à temps réel des foyers de feux de brousse. Ce qui leur permet d’entreprendre des actions pour réduire la dégradation du couvert végétal dans cette zone d’élevage située au centre du Sénégal. « Les produits et services de qualité, basés sur les données d’Observation de la terre, jouent un rôle important dans la définition des différentes politiques de nos États, dans un contexte de croissance démographique, avec ses impacts sur les ressources naturelles et la sécurité alimentaire », a laissé entendre M. Baldé. 

Auparavant, la commissaire à l’Économie et à l’Agriculture rurales de la Commission de l’Union africaine, Josefa Léonel Correia Sacko, a mis en exergue les impacts du projet Mesa en termes de préservation des ressources agricoles, côtières et marines des écosystèmes forestiers et des ressources en eau, entre autres. « Dans la région de l’Autorité inter-gouvernementale pour le développement (Igad), les autorités ont utilisé les produits de changement de couverture terrestre du projet du Mont Kenya pour prendre une décision critique et clôturer le parc », a indiqué Mme Sacko. A l’en croire, les autorités du Kenya et de l’Ouganda se sont fondées sur les données du projet Mesa pour élaborer leurs rapports nationaux sur l’état de l’environnement, alors que dans la région de l’Afrique centrale, la Fédération des entreprises de la navigation du Congo se réfère aux informations pour contourner des sections dangereuses des rivières.

« Au Ghana, les autorités utilisent des informations de ce projet pour la surveillance de la pêche illégale. Elles utilisent davantage les services de messagerie téléphoniques (Sms) pour transmettre des alertes sur les conditions océaniques aux pêcheurs artisanaux », a révélé la commissaire.

Ce projet Mesa a bénéficié, depuis 2013, d’une collaboration des Communautés économiques régionales (Cer), de l’Organisation européenne pour l’exploitation des satellites météorologiques (Eumetsat) ainsi que du Centre commun de l’Union européenne (Ccr).

Incertitudes sur la capitalisation des acquis
Le projet Mesa prend fin en 2018, laissant planer toutes les incertitudes sur la capitalisation des acquis. C’est le Programme de surveillance mondiale de l’environnement et de la sécurité (Gmes) qui le remplacera. « Nous avons été informés que le programme Gmes et Afrique est maintenant opérationnel avec le personnel en place à la Cua. J’aimerais exhorter la Cua, en particulier le Département responsable du Gmes, à veiller à ce qu’il n’y ait pas d’écart entre les opérations de Mesa et celles du Gmes. Sinon, nous perdons des experts bien formés et expérimentés », a suggéré le président du Comité de direction du Programme Mesa, Dr Isidore Embola.

Idrissa SANE

Des livres, un ordinateur, une imprimante et un risographe ont été remis à trois localités de la commune de Maka Coulibantang. La collecte de ce matériel didactique a été facilitée par une ressortissante de cette commune sénégalaise.

Trois localités de la commune de Maka Coulibantang (Sao, Maka et Coulibantang) viennent de recevoir, des mains du maire, Khouraïchi Thiam, du matériel didactique offert par des villes françaises. Le don comprend des livres, un ordinateur, une imprimante et un risographe. Il est destiné aux collèges des localités citées. Le matériel a été collecté auprès des collèges Victor-Hugo de Cachan, Jean-Moulin de Chevilly-Larue et Chatillon, avec le soutien des élus de ces deux municipalités françaises, a souligné le maire de Maka Coulibantang.

La collecte de ces ouvrages a été facilitée par Khadidiatou Thiam, une ressortissante de cette commune sénégalaise, dont les actions en faveur du terroir sont « déterminantes », a jugé M. Thiam. Ousmane Kabo, le principal du collège de Coulibantang, a estimé que ce don est la satisfaction d’une demande exprimée par cet établissement qui a besoin de livres, d’une photocopieuse et d’ordinateurs. Créé en 2012, ce collège est entièrement constitué d’abris provisoires où sont scolarisés 178 élèves.

Aïssata Ly Diouf, la principale du collège de Maka, espère, pour sa part, que les livres permettront de relever le « faible niveau » en français d’une bonne partie des élèves de son établissement. D’ailleurs, elle compte sur le maire de Maka Coulibantang pour la construction d’une bibliothèque pouvant contenir les livres réceptionnés.

Le collège de Maka, qui sera transformé en lycée à partir de l’année scolaire prochaine (2017-2018), selon Khouraïchi Thiam, a également reçu des livres pour les classes de Seconde, Première et Terminale. L’imprimante, le risographe et l’ordinateur sont allés au collège de Coulibantang, qui, selon le maire, n’a jamais acquis ce genre d’équipements.

Le collège de Sitacourou a aussi obtenu son risographe. Khouraïchi Thiam a profité de la cérémonie de réception du don pour remettre au médecin-chef du district sanitaire un chèque de deux millions de FCfa représentant le « fonds de dotation » de la mairie aux écoles et pour l’achat de médicaments.

Lors de cette cérémonie, le maire a rappelé un vœu, celui de voir la piste Maka-Koussanar, longue de 38 km, bitumée. Le chef de l’État va « me recevoir. Je mettrai encore sur sa table le bitumage de cette piste », a soutenu Khouraïchi Thiam qui espère que la réalisation de ces infrastructures va amorcer « le début d’un véritable développement » pour la commune rurale de Maka Coulibantang.

Pape Demba SIDIBE

Grâce à des stratégies de prévention efficaces, notamment le travail des dispensateurs de soins à domicile chargés de traiter précocement les cas de paludisme, loin des structures de santé, Gandiaye, dans la région de Kaolack (centre du Sénégal), est sur la voie de la pré-élimination de cette pathologie.

La Journée mondiale de lutte contre le paludisme est célébrée aujourd’hui. C’est le district sanitaire de Kaolack qui abrite la cérémonie officielle. La ville de Kaolack a été choisie grâce aux bons résultats enregistrés ces dernières années dans les postes et cases de santé. C’est le cas du poste de santé de Gandiaye qui n’a enregistré aucun cas de paludisme depuis 2016.

Situé à 24 kilomètres de la commune de Kaolack, Gandiaye est en train de gagner la bataille contre le paludisme, d’après son Infirmier chef du poste (Icp), Moussa Ndiaye. Il a révélé que le paludisme est le 5ème motif de consultation, loin derrière les Infections respiratoires aiguës (Ira). Le recul du paludisme dans cette zone est dû aux stratégies de prévention, mais surtout à l’application des directives du ministère de la Santé pour éradiquer ce fléau. « Ici, nous sommes dans la phase de pré-élimination, parce que le paludisme est bien maitrisé, même si, de temps à autre, nous faisons face à des cas importés. Mais, ce sont des choses que nous gérons », a expliqué l’Icp de Gandiaye qui a insisté sur l’application des mesures de prévention. Lesquelles ont permis d’enregistrer de bons résultats ces dernières années, malgré le fait que le poste de santé gère une zone périurbaine et rurale.

Cependant, Moussa Ndiaye a indiqué que la zone rurale reste toujours exposée aux pathologies comme le paludisme. Mais, avec la stratégie du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), particulièrement la prise en charge des cas précoces, la lutte contre les eaux stagnantes, la formation des relais communautaires, entre autres, cette maladie n’est plus un danger pour les 22.618 habitants de Gandiaye et ses environs. La preuve : de janvier à avril 2016, le poste de santé n’a notifié aucun cas de paludisme. « Même pendant les mois de septembre, octobre et décembre, considérés comme une période de pic, nous n’avons pas connu de cas de paludisme », s’est réjoui l’Icp. « Ces excellents résultats sont dus à la disponibilité des moustiquaires imprégnées dans les foyers et aux causeries animées dans les quartiers et villages en faveur des populations », a-t-il ajouté.

Ces résultats ont aussi été obtenus grâce au travail des dispensateurs de soins à domicile chargés de traiter précocement les cas de paludisme, loin des structures de santé. Pour maintenir ces acquis, l’Icp compte s’appuyer sur les dispensateurs de soins à domicile et dans les « daaras », les relais communautaires et l’implication des populations dans la prévention.

Moussa Ndiaye a indiqué qu’en 2016 tous les cas graves provenant des « daaras » ont été maitrisé grâce à l’intervention des dispensateurs de soins dans les «daaras» (Dsdara). Il a promis que toutes les actions de prévention vont être pérennisées pour mieux maitriser cette maladie qui, autrefois, a fait des dégâts, causant de nombreux morts dans le district sanitaire de Kaolack.

Eugène KALY

Dans beaucoup de familles sénégalaises, des médicaments sont souvent achetés. Mais, une partie seulement est en général utilisée. Le reste est jeté à la poubelle au moment où d’autres familles démunies qui en ont besoin peinent à avoir de quoi payer des médicaments. Cette situation a inspiré la conception du projet « Jokko Santé » qui promeut la pharmacie communautaire.

Le projet « Jokko Santé », qui promeut la pharmacie communauté, a démarré ses actions à Passi, dans le département de Foundiougne. Ses succès lui ont valu des distinctions. Aujourd’hui, il est en train d’être mis en œuvre au niveau de l’hôpital pédiatrique de Diamniadio (à une quarantaine de kilomètres de Dakar). Dr Ndiémé Ndiaye Diawara, pédiatre à l’hôpital de Diamniadio (point focal), a indiqué que le projet « Jokko Santé » est un concept de pharmacie communautaire. Le concepteur avait constaté, au moment de déménager de chez lui, pour aller s’installer dans une autre maison, qu’il s’est retrouvé avec une valise pleine de médicaments accumulés au fur et à mesure qu’il en achetait pour sa famille. Il s’agissait de médicaments qui ne servaient plus et qui finissaient dans la poubelle. Il s’est dit qu’il est probable que beaucoup de familles sénégalaises se retrouvent dans la même situation que lui. « Il arrive que des médicaments soient achetés dans une famille et utilisés seulement à moitié, l’autre peut se retrouver à la poubelle. C’est là que lui est venue l’idée d’un partage de ces médicaments », a expliqué Dr Ndiémé.

Comme les médicaments sont des produits sensibles, il a été jugé nécessaire de mener une plus large réflexion. L’idée a été ainsi mûrie au point qu’il est arrivé à ce projet qui est en train d’être testé. Le projet comporte trois volets : l’économie circulaire du médicament qui est un échange de points. « Quelqu’un qui a des médicaments va les déposer dans une pharmacie communautaire censée logée dans un hôpital, un centre de santé ou un poste de santé. Ces médicaments lui sont échangés en points », a-t-elle souligné. Par exemple, celui qui dépose des médicaments qui coûtent 1.000 FCfa va disposer de 1.000 points. Une série de mesures encadre le dépôt de ces médicaments. Ce sont des pharmaciens qui reçoivent les médicaments, qui les trient, vérifient leur utilisabilité, assurent le conditionnement, etc. Le second volet est relatif à l’achat de points. C’est-à-dire qu’un particulier peut venir acheter des points au niveau de « Jokko Santé ».

Achat de points, dons
Il suffit d’ouvrir un compte « Joko Santé » à partir d’un téléphone ou d’un ordinateur et acheter des points qui pourront permettre à ce particulier de pouvoir acheter des médicaments dans n’importe quelle pharmacie « Jokko Santé ». Le troisième volet est relatif aux dons. Ceci, dans le cadre de la Responsabilité sociétale des entreprises (Rse). « Avec « Jokko Santé », toute entreprise donatrice va gérer son don en définissant sa cible si bien qu’elle aura une nette visibilité et une traçabilité de ses dons, car le bénéficiaire va recevoir un message qui va lui préciser que c’est telle structure qui vous a payé les médicaments », a ajouté Dr Ndiémé.

Serigne Diop, habitant du village de Keur Moussa, a donné son avis sur la pertinence du projet : « Mon fils est malade. Je suis chauffeur et je touche un salaire de 100.000 FCfa. Une somme quelque peu insuffisante pour entretenir ma famille. Au début, j’étais obligé de diviser mon salaire par deux et de consacrer la moitié au traitement de la maladie dont souffre mon fils. Au fil du temps, je me suis rendu compte que l’autre moitié ne couvrait pas mes charges familiales. C’est grâce à « Jokko Santé » que j’ai réussi à m’en sortir, car c’est cette structure qui a pris en charge l’essentiel des frais liés à la prise en charge en termes d’achat de médicaments concernant le traitement de la maladie de mon fils ».

Même avis chez Fatou Diop venue du village de Mbodiène. « Avant l’arrivée de « Jokko Santé », j’avais acheté à crédit deux ordonnances. Non seulement le projet m’a payé les deux ordonnances, mais aussi il m’a payé une troisième ordonnance. De même, on m’a aidé à prendre en charge les frais d’hospitalisation de ma nièce », a-t-elle souligné.

Abdou DIOP

Les recteurs et présidents des universités francophones et de l’Océan indien se réunissent au Sénégal, précisément à l’Université de Thiès. Leurs assises portent sur comment asseoir un modèle d’enseignement universitaire adossé au développement du numérique.

Les recteurs et présidents des universités francophones et de l’Océan indien se réunissent au Sénégal, précisément à l’Université de Thiès. Leurs assises portent sur comment asseoir un modèle d’enseignement universitaire adossé au développement du numérique.

La Conférence des recteurs et des présidents des universités francophones africaines et de l’Océan indien (Crufaoci) se tient depuis le 20 avril à l’Université de Thiès. Les échanges portent sur les nouvelles orientations des enseignements sous l’influence du numérique éducatif. « Nous apprécions à sa juste valeur le choix de notre université pour réunir nos pairs autour d’un idéal, à savoir asseoir un modèle d’enseignement universitaire adossé au développement du numérique », a déclaré le Pr Matar Mour Seck, recteur de l’Université de Thiès.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Mary Teuw Niane, a soutenu que cette rencontre est une excellente chose, parce que c’est un cadre qui prolonge le Cames et l’Agence universitaire de la Francophonie. « C’est toute l’importance d’une telle rencontre qui permet aux universités de la Crufaoci de pouvoir élargir les échanges sur leurs nouvelles orientations des enseignements sous l’influence du numérique éducatif », a-t-il noté. Selon lui, l’Afrique a des ressources humaines universitaires, une expertise avérée à même de bâtir ses propres programmes en fonction de ses besoins par rapport à sa vision du monde et de ses réalités socioculturelles et économiques. Dans ce domaine, la communication du Pr Moussa Lô, recteur de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs), sur « Université du futur : les enjeux du numérique éducatif », a montré beaucoup d’opportunités et des défis à relever dans le domaine de l’accès aux études supérieures de qualité à un plus grand nombre d’étudiants. « Ici, au Sénégal, nous avons lancé, depuis quatre ans, l’Université virtuelle du Sénégal et nous continuons à travailler sur l’amélioration de l’environnement physique et numérique avec les Espaces numériques ouverts, la dotation d’ordinateurs aux étudiants de l’Uvs, l’accès gratuit à Internet, etc. », a expliqué le Pr Mary Teuw Niane.

Toujours dans le développement de cette expérience de l’Uvs, il a souligné le choix d’utiliser l’expertise sénégalaise jusque dans la fabrication du mobilier dans les Eno (Espaces numériques ouverts) par les artisans du pays. « C’est dans cette optique que la Cité du savoir de Diamniadio a été engagée afin d’en faire un hub de concentration de cerveaux à même de produire et d’impulser le développement de notre pays », a martelé le ministre.

Le Pr Moussa Lô a, par ailleurs, indiqué que la formation hybride est la nouvelle tendance au cours des prochaines années dans toutes les formations universitaires au monde. « Il s’agit, selon lui, de dispenser 20 % des cours en salle et les autres 80 % dans des séances à distance. Car aujourd’hui, tout est en train d’être fait sur le plan pédagogique et administratif pour y arriver dans nos pays où le format classique souffre d’infrastructures ou de personnels enseignants suffisants ». Dès lors, « nul doute que les opportunités du numérique sont à saisir », a-t-il recommandé.

Mbaye BA

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.