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Actualités (1540)

A Thiès, 80 cas de décès maternel lors de l’accouchement ont été recensés en 2016. La révélation a été faite par Mme Rachel Coly Preira, coordinatrice régionale de la Santé de la reproduction à la région médicale.

Une réunion-bilan de l’année écoulée et du premier trimestre de 2017 sur la situation de la mortalité maternelle dans la région de Thiès s’est tenue récemment. Une occasion pour Mme Rachel Coly Preira, coordinatrice régionale de la Santé de la reproduction (Sr) à la région médicale, de révéler que 80 cas de décès maternels lors de l’accouchement ont été recensés en 2016. Un constat alarmant que beaucoup d’intervenants ont eu à déplorer. « Aujourd’hui, la mortalité maternelle constitue un véritable problème de santé dont sont conscientes les plus hautes autorités », a souligné l’adjoint au gouverneur de Thiès chargé des affaires administratives, Mbassa Sène.

La coordinatrice régionale de la Sr a fait remarquer que « l’ignorance des femmes des besoins en soins face aux signes de danger explique le plus souvent ces cas de décès maternel dont une grande partie se passe dans les structures de référence où il existe une certaine organisation des évacuations, mais que les services requis sont inexistants ou inaccessibles à cause des distances, du coût des consultations et autres obstacles socioculturels ;ce qui fait que les soins reçus sont souvent inappropriés ou préjudiciables ». Parmi les causes des décès maternels identifiées, figurent les hémorragies (30 %), l’hypertension artérielle (Hta) et ses complications (28 %), qui remettent en cause le suivi et la qualité des Consultations prénatales (Cpn), et les ruptures utérines (9 %) souvent caractérisées par une insuffisance dans la qualité de la prise en charge (Pec) du travail et de l’accouchement. D’ailleurs, Mme Preira a estimé que « ces causes sont, pour l’essentiel, évitables à travers une prompte réaction de la communauté devant les complications, un diagnostic précoce, une bonne organisation des services (références/contre références) et une prise en charge précoce et appropriée ».

Par ailleurs, elle a invité à une prise en compte des adolescents et des jeunes dans la prise en charge. Car, selon elle, « plus de 62 % des cas de décès maternel sont âgés entre 15 et 25 ans. La majeure partie est constituée de mères relativement jeunes caractérisées par leur manque d’expérience par rapport à la grossesse et à l’accouchement. D’où la nécessité d’impliquer davantage les réseaux communautaires, mais également les hommes ».

Aussi convient-il de prendre en charge en amont la grossesse dans tout son processus, depuis la première consultation prénatale, ainsi que l’estimation à faire de la gravité des cas qui connaissent souvent des insuffisances. L’autre particularité notée est le déficit en ressources humaines qualifiées, surtout de gynécologues, d’anesthésistes et de pédiatres. « Dix-sept gynécologues pour l’ensemble de la région, 216 sages-femmes, 260 infirmiers et 92 médecins », a cité Mme Preira qui a également évoqué « la faible implication des hommes et de certains leaders (religieux, politiques) dans l’accompagnement des femmes ».

M. SAGNE

Le taux d’accès à l’eau potable reste encore faible dans la région de Sédhiou. Il est de 73,8 %. Mais, avec l’édification de 38 forages qui vont polariser 249 villages, la situation pourrait s’améliorer.

C’est au pied du château d’eau en finition, réalisé à Kandialon, cité religieuse du département de Bounkiling, dans le cadre du Programme d’eau potable et d’assainissement (Pepam)-Ue, que la Journée mondiale de l’eau a été célébrée dans la région de Sédhiou où le taux d’accès à l’eau potable reste encore faible (73,8 %). Toutefois, il faudra noter qu’il a enregistré un bond de 9 % par rapport à la situation des deux précédentes années.

Pour l’approvisionnement en eau potable par robinet, le taux est de 34,8 %. La situation n’est donc pas reluisante dans ce domaine, a reconnu Souleymane Bodiang, chef de la Division régionale de l’hydraulique.

La cérémonie était notamment marquée par une grande mobilisation des femmes, venues se réjouir de l’imminente mise en service du château d’eau. Ce qui mettra fin à des années de calvaire. Elles n’ont pas manqué non plus de dire au président de l’Asufor (Association des usagers du forage) comment elles veulent que le forage soit géré. Elles ont, en effet, entendu des techniciens que beaucoup de forages tombent en panne, faute de bonne gestion. Donc, pour ces femmes, il n’est pas question de vivre la même situation. Cela reviendrait à reprendre le long chemin qui mène à la recherche du liquide précieux.

Si le taux d’accès à l’eau potable n’est pas ce qu’il aurait dû être, encourageant encore la consommation de l’eau de puits, il y a cependant espoir que toutes les populations rurales comme urbaines des localités de cette région puissent avoir, dans quelques années, un total accès à l’eau potable. L’indice qui permet de le penser, c’est la réalisation de 38 forages qui seront fonctionnels dans un proche avenir.

Déjà le projet Pepam-Ue est en train de réaliser 16 forages, les Chinois, eux, vont bientôt démarrer 22 forages. Au total, 249 villages seront polarisés.

Revenant sur le thème de la journée : « Les eaux usées », le chef de la Division régionale de l’hydraulique a demandé aux femmes de faire bon usage de l’eau, une denrée précieuse qu’il ne faut pas gaspiller. S’agissant des eaux usées, en attendant d’avoir des structures de traitement, les femmes doivent avoir dans les maisons deux endroits de stockage : un pour les eaux qui ne peuvent plus être utiles et un autre pour celles qui peuvent, par exemple, être utilisées pour le maraîchage.

Malamine KAMARA

Pour faire face à l’érosion côtière, à la dégradation et la salinisation des sols dans la zone nord, à la surexploitation des ressources ligneuses (bois de chauffe)…, la région de Wallonie (Belgique) s’est engagée à accompagner le Sénégal, lit-on dans un communiqué.

Face à l’érosion côtière, la dégradation et la salinisation des sols dans la zone nord, la surexploitation des ressources ligneuses (bois de chauffe), la pression trop grande sur les écosystèmes fragiles de la bande des Niayes, l’urbanisation galopante qui préoccupent notre pays et en vue de la préservation de la diversité biologique, le ministre de l’Environnement du Développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé, a profité de son séjour en Belgique pour renforcer la coopération qui lie le Sénégal et la région de Wallonie. L’idée, selon le communiqué qui nous est parvenu, est de se donner les moyens de faire face à la dégradation de l’environnement qui occupe une place importante dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Ainsi, à cette occasion, le ministre de l’Environnement de la Wallonie, Carlo Di Antonio, s’est dit disposé à accompagner le Sénégal dans plusieurs secteurs de son département, notamment dans l’énergie éolienne, l’éducation environnementale, la qualité de l’air, le développement des Aires marines protégées (Amp), la pisciculture, le repos biologique...

Il a également promis d’appuyer notre pays, dans le cadre du Fonds international de l’eau, pour un montant de 500 millions d’euros devant appuyer la promotion des Amp. Informant que dans le domaine de l’éducation environnementale un programme de e-learning est en cours d’élaboration, Carlo Di Antonio a fait savoir que ledit programme pourra être mis à la disposition du Sénégal afin de favoriser une meilleure compréhension des problématiques environnementales par les apprenants sénégalais.

En plus de ces échanges féconds, le ministre de l’Environnement compte rencontrer le ministre en charge de l’Agriculture et des Forêts qui coordonne d’importants services et projets relatifs à l’environnement. En clair, la Wallonie dispose d’une expertise avérée en matière d’agriculture et de forêts. Les deux pays partageant en commun les mêmes préoccupations en matière d’environnement, leur coopération permettra ainsi de mieux prendre en charge ces questions, au bénéfice de leurs populations respectives.

Amadou DIOP

Pour une efficacité énergétique dans les sites industriels, Enda énergie Sénégal a organisé, avec l’Onudi, un atelier de restitution de la mise en œuvre des requêtes du Centre des réseaux et technologie climatique.

Depuis plusieurs années, le Sénégal est confronté à une crise énergétique profonde qui réduit les performances de l’économie nationale. Ces déséquilibres sont, d’une part, imputables à la vulnérabilité du pays face aux fluctuations du prix du pétrole au niveau international et, d’autre part, à la vétusté des infrastructures énergétiques. L’atelier de restitution d’Enda énergie sur les résultats de la mise en œuvre des requêtes du Centre des réseaux et technologie climatique, initié au Sénégal, s’inscrit dans la dynamique d’élaboration d’une feuille de route. Laquelle est articulée autour d’une mise en œuvre pratique d’un déploiement des technologies propres dans les zones industrielles et le développement de projets d’efficacité énergétique dans les industries et services.

Selon Libasse Bâ, coordonnateur de programmes à Enda énergie, cet atelier marque la restitution de deux études présentées par le Sénégal pour prendre en charge des questions liées à l’efficacité énergétique dans les industries. Dans le cadre des changements climatiques, M. Bâ a déclaré que le Sénégal est engagé avec des actions précises sur le terrain pour l’adaptation et l’atténuation. « Pour l’efficacité énergétique, nous sommes dans l’atténuation ; nous devons bien nous comporter avec les ressources énergétiques », a-t-il confié.

Victor Diwandja Djemba, représentant de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi) au Sénégal, a, de son côté, indiqué que la phase pilote de travail, qui a démarré en juin 2016, a permis de réaliser des paramètres de production énergétique propre à 5 entreprises que sont la Sogas, le groupe Kirène, la Siagro, la Soboa et la Sopasen, logées dans la zone industrielle de Dakar. Il a aussi reconnu que, malgré les investissements considérables dans la production d’énergie à base de combustibles fossiles, l’atténuation des changements climatiques doit être résolue par l’augmentation de l’efficacité énergétique à côté de la demande.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les populations du quartier Gouye, dans la commune de Tambacounda, ont reçu 800 paires de lunettes. Le don est d’une Ong dirigée par Christine Gasnier de la Flèche, une ville du Sud de Paris, en France. La distribution a eu lieu sous l’égide du secrétaire exécutif de l’Ong la Kora, Matar Anta Diop. Dès que la nouvelle a été portée à la connaissance des populations, ces dernières ont été nombreuses à rallier le domicile de Mme Adjaratou Diallo Bâ, coordonnatrice d’Enda Ja, sise au quartier Gouye.

De l’avis de cette dernière, c’est grâce à un voyage initié par la Kora, en France, que la décision d’aider les populations de Tambacounda a été prise. C’est ainsi que des lunettes ont été collectées dans les magasins d’optique pour honorer l’engagement d’aider les personnes dans le besoin.
La généreuse donatrice, Mme Christine Gasnier, a souligné qu’elle est dans une association dénommée « Monde solidaire ». C’est suite à la participation à un atelier de formation de tisseuses que des relations ont été établies. Ce qui a abouti à plusieurs actions débouchant sur l’équipement d’écoles dans les communes de Niani Toucouleur et de Missirah. Par la suite, il a été remarqué que des gens souffrent énormément de troubles de la vision. Malheureusement, la plupart d’entre eux manquent de moyens pour se procurer des lunettes. C’est ainsi que la sollicitation a trouvé un écho favorable.

Pape Demba SIDIBE

A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal célèbre, aujourd’hui, la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose. Dans notre pays, informe un communiqué, les derniers chiffres ont révélé que 13.166 cas, toutes formes confondues, ont été enregistrés en 2016. Le taux de détection est passé à 65 % contre un taux de guérison de 88 %. Dans le même temps, le succès du traitement est évalué à 91 %. Cette situation s’explique par le fait que bon nombre de malades interrompent le traitement qui doit durer 6 mois pour la tuberculose pulmonaire et 24 mois pour la forme multi résistante.

Selon une étude du ministère de la Santé et de l’Action sociale, la région de Dakar a la plus forte prévalence. Elle est suivie de Thiès, Diourbel, Saint-Louis, Ziguinchor et Kaolack. Les autres régions ont des taux de prévalence variant entre 42 et 32 %. « Seule la région de Matam a un taux de prévalence situé en deçà de 22 % », précise le document.

Par rapport aux districts sanitaires, sur les 68, seuls 16 avaient atteint un taux de dépistage de plus de 70 %, tandis que 7 étaient entre 50 et 70 % en 2008. « Cependant, il est bien heureux de constater que le taux de guérison a atteint plus de 80 % dans les régions de Diourbel, Kaolack, Saint-Louis et Thiès, alors que des efforts restent à faire à Tambacounda. Le taux de guérison des malades est passé de 53 % en 2001 à 69 % en 2006 et de 72 % en 2007 dans au moins 13 centres et entre 70 % et 85 % dans 24 centres », informe la même source.

Eugène KALY

Une formation sur la bio-informatique appliquée à la génétique a permis à de jeunes scientifiques ou chercheurs sénégalais d’être outillés sur l’analyse des données génétiques pour faire face aux maladies dites émergentes.

Une soixantaine de chercheurs sénégalais a bouclé une formation, le 17 mars, sur la bio-informatique appliquée à la génétique. L’objectif de ce cours de 5 jours était de les former sur l’utilisation de l’outil bio-informatique dans l’analyse des données génétiques pour assurer la surveillance de la chimiorésistance des maladies infectieuses émergentes.

Pour le coordonnateur du cours, le Pr Daouda Ndiaye, cette formation va aussi aider à renforcer les capacités des scientifiques sénégalais en matière de recherche sur les maladies infectieuses, car les pathologies dites émergentes concernent de plus en plus des maladies tropicales d’origine virale et parasitaire. « Ces pathologies sont émergences parce que posant un véritable problème de santé publique », a souligné M. Ndiaye qui s’est souvenu de l’histoire récente de la maladie à virus Ebola, laquelle a causé des centaines de morts en Guinée. C’est pourquoi la Banque mondiale, l’une des institutions qui soutient cette formation, a compris qu’il est important de créer, au-delà des expertises internationales appuyant nos pays endémiques, un groupe de chercheurs compétents dans un domaine très précis de la génétique. Ce, grâce aux méthodes de diagnostic de nouvelle génération pour mieux prévenir les pathogènes émergents.

« Nous allons accompagner ces jeunes par des formations. Chaque année, nous envisageons de prendre un groupe de chercheurs pour les former, entre autres, dans les domaines de bio-informatique et dans l’analyse des données génétiques. Ceci permettra aux jeunes formés de pouvoir utiliser,d’ici à deux ans, les outils de technologie génétique », a expliqué le Pr Daouda Ndiaye qui a insisté sur la préparation des jeunes chercheurs sénégalais en cas d’épidémies. Selon lui, ils pourront, dans ces cas, s’appuyer sur le Centre international d’excellence sur la recherche génétique des maladies infectieuses de l’hôpital Aristide Le Dantec pour maitriser et comprendre l’ensemble des pathologies qui peuvent se déclarer dans le pays.

A son avis, cette formation aidera les bénéficiaires à assurer une meilleure prise en charge des patients, mais surtout de pouvoir contrôler les pathologies dites émergentes. Il a rappelé que le cours entre dans le cadre d’un programme de formation impliquant des institutions nationales, notamment l’Université de Dakar, le ministère de la Santé, via l’hôpital universitaire Aristide Le Dantec, et des universités du Nigeria, de la Sierra Leone et américaines.

Le coordonnateur du cours a ainsi appelé les autorités sénégalaises à encourager ces genres de formation. « Nos jeunes chercheurs ont besoin d’accompagnement. Nous voulons pérenniser ce cours et un financement de l’État serait le bienvenu, car il nous permettra de former le maximum de chercheurs sénégalais dans les domaines génétiques », a souligné le Pr Ndiaye. La génétique est un outil transversal qui s’applique à tous les pathogènes : virus, bactérie, champignon...

E. KALY

Engager des réflexions relatives à l’articulation entre le Plan Sénégal émergent et les Objectifs de développement durable, c’est le souhait des diplômés sénégalais de l’Université Senghor d’Alexandrie d’Égypte regroupés au sein d’une association. Opérateur direct de la Francophonie, l’Université Senghor d’Alexandrie offre, depuis plus de 25 ans, des formations pluridisciplinaires consacrées au développement durable dans les domaines de la santé, l’environnement, la culture, l’administration et la gestion. Selon Ndèye Khoudia Diagne, présidente de l’Association des diplômés sénégalais de l’Université Senghor d’Alexandrie (Adissen), leur structure compte engager des réflexions, d’abord par un dîner débat, prévu aujourd’hui, à l’hôtel Terrou Bi, avec comme thème : « Le Plan Sénégal émergent face aux défis des Objectifs de développement durable ». Il sera animé par deux anciens pensionnaires de ladite institution : Malèye Diop, ingénieur polytechnicien et actuel directeur adjoint du Pnud au Mali, et Dr Oumar Cissé, ingénieur polytechnicien, également actuel secrétaire exécutif de l’Institut africain de gestion urbaine (Iagu). L’Adissen compte parmi ses membres les ministres Abdoulaye Diouf Sarr, de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, et Diène Farba Sarr, de l’Habitat, du Renouveau urbain et du Cadre de vie.

O. NDIAYE

La célébration de la Journée météorologique mondiale, qui a pour thème : « Comprendre les nuages », a lieu cette année concomitamment au lancement de la dernière version de l’Atlas international des nuages. Pour la première fois, c’est une édition numérique en ligne.

La communauté scientifique a célébré, hier, la Journée météorologique mondiale. Cette année, le thème est aussi court de libellé (« Comprendre les nuages ») que chargé d’enjeux. La science des nuages est à la croisée de plusieurs domaines qui touchent plusieurs secteurs, eux-mêmes centrés dans le vécu des hommes : la pluviométrie (agriculture et sécurité alimentaire), les prévisions météo (gestion des risques et catastrophes ; aviation et navigation maritime), l’énergie et surtout le changement climatique.

La célébration de cette journée a lieu concomitamment au lancement de la dernière version de l’Atlas international des nuages ; pour la première fois, c’est une édition numérique en ligne. Autre coïncidence, la mise en place, au Sénégal, du Cadre national des services météorologiques qui permettra de renforcer et d’améliorer la fourniture de ces services et de mieux répondre aux besoins des secteurs socio-économiques sensibles à la variabilité et à l’évolution du climat.

Sous les auspices de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), du ministère du Tourisme et des Transports aériens, représenté par le directeur des Transports aériens, Mathiaco Bessane, la marine nationale et les structures de la plateforme aéroportuaire de Dakar-Yoff (Asecna, Ads) ont voulu sacrifier au rituel de cette célébration en y associant fortement les jeunes apprenants qui, au-delà de la compréhension basique du cycle de l’eau, avaient ainsi l’occasion de découvrir le monde fabuleux des nuages, faiseurs de pluie et donneurs d’éclairs, fait depuis des millénaires de symbolismes évocateurs qui ont inspiré de nombreux artistes et intégrés dans les symboles et habitudes de pensée.

Le Dr Marianne Diop Kane, directrice de l’Exploitation météorologique de l’Anacim, a fait un exposé à ce sujet. Le sujet est d’autant plus attractif que jusque dans le langage, on voit les moutonnements du ciel inspirer la nouvelle technologie. Si on dit allègrement d’un sujet qu’il a « la tête dans les nuages », de nos jours, les informaticiens usent de la formule en anglais (« cloud) » pour faire référence à cet espace amorphe qui détient les ressources de l’Internet et des données numérisées.

A la suite de la cérémonie officielle, la journée a été consacrée aux élèves du Cem de Malika et de « Iqra Bilingual Academy », venus visiter les stands et labos des services de la météorologie.

S. KAMARA

La Fondation turque Maarif, chargée de la gestion des écoles du groupe éducatif turc Yavuz Selim dans plusieurs pays africains, n’envisage pas de représailles contre le personnel déjà en place, a assuré, mardi, à Dakar, le chef du département Afrique de ladite structure, Tuncay Cilesiz.

« En aucun cas, les écoles ne seront fermées, aucun enseignant ou membre du personnel ne sera licencié. Nous allons revoir à la baisse les tarifs qui sont exorbitants. Nous cherchons à toucher le maximum d’enfants et entreprendre la mise en œuvre des écoles », a-t-il déclaré. Le chef du département Afrique de la Fondation Maarif s’exprimait à la résidence de l’ambassadeur de Turquie à Dakar lors d’une réunion d’information. La rencontre s’est tenue en présence d’une délégation venue de Turquie pour une visite d’information sur les statuts et les activités de cet organe dédié à l’éducation.

Maarif assure la gestion des écoles fondées dans plusieurs pays africains par le groupe éducatif turc Yavuz Selim. Cette décision a été prise par le gouvernement turc après le coup d’État de juillet 2016. Les parents des élèves inscrits dans les écoles du groupe scolaire au Sénégal ont protesté dans les rues de Dakar contre le transfert de la gestion de ces établissements de Yavuz Selim à la Fondation Maarif.

APS

Les autorités sénégalaises et des experts évaluent, à Dakar, le Plan d’appui intégré à la sûreté nucléaire. Ils veulent opérer des réajustements qui prennent en compte le contexte sécuritaire actuel.

Le Plan d’appui intégré à la sécurité nucléaire du Sénégal, élaboré en 2013, sera passé en revue au cours d’une réunion ouverte avant-hier à Dakar. Des experts sénégalais, africains et américains en nucléaire prennent part à cette rencontre. « Nous allons essayer de voir si les objectifs fixés sont atteints, ceux qui ne l’ont pas été et opérer les réajustements requis par rapport au contexte actuel », a déclaré la directrice générale de l’Autorité sénégalaise de radioprotection et de sûreté nucléaire, Ndèye Arame Boye Faye. Abondant dans le même sens, le conseiller technique du Premier ministre, Babou Diop, a fait savoir que le Sénégal est en train de réajuster ce plan pour mieux le rimer aux préoccupations sécuritaires.

Mme Faye a expliqué, à son tour, que le Plan intégré à la sécurité nucléaire permet de voir, de manière holistique, la sécurité nucléaire d’un pays. « Cette sécurité concerne la protection physique des matières nucléaires, mais aussi la sécurisation des sources radioactives. Les matières nucléaires et les sources radioactives sont des substances utilisées dans plusieurs secteurs du développement d’un pays », a-t-elle souligné.

Au Sénégal, ces sources, d’après Ndèye Arame Boye Faye, sont bien présentes dans divers domaines, citant, entre autres, la médecine, l’industrie, la recherche et l’agriculture. Elle s’est arrêtée sur l’industrie pour rappeler que ceux qui font de la recherche sur le pétrole utilise des sources radioactives. A son avis, « la particularité de ces sources est qu’elles sont énergétiques et que si elles ne sont pas bien utilisées aux endroits indiqués, elles peuvent provoquer des incidents avec morts d’hommes. C’est pourquoi la communauté internationale a mis des gardes-fous pour protéger l’utilisation de ces sources radioactives par la mise en place des instruments juridiques et de plans comme celui du Sénégal dont il sera question ». Elle a ajouté que les plans de la sécurité nucléaire permettent de faire en sorte que des mesures appropriées soient prises pour protéger ces sources contre une utilisation malveillante, en particulier par des terroristes.

« Actuellement, nous sommes dans un contexte mondial assez délicat faisant que la communauté internationale pense que les terroristes peuvent accéder à ces sources et les utiliser dans les engins explosifs. C’est pourquoi la sécurité nucléaire est devenue un enjeu majeur », a indiqué la directrice générale de l’Autorité sénégalaise de radioprotection et de sûreté nucléaire.
L’État du Sénégal est conscient de cela. Il a pris des mesures pour protéger ces sources nucléaires. En présidant cette rencontre, le conseiller technique du Premier ministre a informé que le Sénégal a déjà réactualisé les éléments qui permettent le contrôle des substances radioactives dans leur utilisation, stockage et gestion des installations associées. Déclinant les objectifs de la réunion de Dakar, Babou Diop a évoqué la mise en œuvre des activités de sécurité nucléaire au Sénégal, l’identification des réalisations ainsi que des besoins nationaux, la proposition d’un plan de mise en œuvre efficace et efficient pour les trois prochaines années, en fonction des priorités identifiées, la sensibilisation sur le système de gestion de l’information sur la sécurité nucléaire, etc.

Eugène KALY

Le lycée de Birkelane se débarrasse petit-à-petit de ses abris provisoires. Le président du Conseil départemental vient d’y construire un bloc pédagogique R+1 d’une valeur de 50 millions de FCfa. Le bâtiment, composé de 4 salles de classe, a été visité par le ministre de l’Éducation nationale.

A Birkelane, l’appropriation du slogan « École de la communauté pour la communauté et avec la communauté » est une réalité. Dans ce département de la région de Kaffrine, les abris provisoires occupent une place importante dans les écoles. Pour améliorer l’environnement scolaire et les conditions d’apprentissage des élèves, le Conseil départemental a décidé d’agir. C’est ainsi qu’après le vote du budget, le président de l’institution a pris l’engagement de renoncer à tous ses avantages financiers et à son carburant pour satisfaire quelques préoccupations urgentes des populations.

Ce faisant, le président Mactar Dia a construit un bloc pédagogique (R+1) flambant neuf dans l’unique lycée du département. Le bâtiment est composé de quatre salles de classe, dont un laboratoire scientifique. Le coût global est évalué à 50 millions de FCfa. « La plupart des collectivités locales n’ont pas assez de ressources. Nous n’avons que des fonds de concours et des fonds de dotation. N’empêche, il arrive, dès fois, de faire des sacrifices pour satisfaire les besoins urgents des concitoyens », a renseigné le président du Conseil départemental.

Avec la construction du bloc pédagogique, le collège de Birkelane, transformé en lycée, a vu son environnement amélioré, au grand bonheur des enseignants et des apprenants. Seulement, avec les effectifs pléthoriques et l’insuffisance de salles de classe, parents, élèves et enseignants ont demandé au ministre de l’Éducation nationale des lots d’équipement, la construction d’un lycée moderne et d’une salle informatique. Des doléances auxquelles Serigne Mbaye Thiam a promis de trouver des solutions. Ce dernier qui a effectué le déplacement pour voir les investissements du Conseil départemental s’est félicité de l’engagement de Mactar Dia pour la promotion de l’éducation au niveau local. Il s’est dit ravi de voir que, quelque part, il y a des élus qui comprennent que l’éducation est une compétence transférée et partagée entre le gouvernement, les collectivités locales et la communauté. Au-delà de l’éducation, le président du Conseil départemental de Birkelane participe, à sa manière, à la réalisation des grands programmes entrepris par le chef de l’État, Macky Sall. En plus du bloc pédagogique, 3 postes de santé et 3 salles de conférence religieuse sont en train d’être construits.

Pape Coly NGOME

Le thème de la Triennale de l’Adea 2017 : « Revitaliser l’éducation dans la perspective du Programme universel 2030 et de l’Agenda 2063 pour l’Afrique », est assez explicite quant aux défis qu’il faut relever. Il appelle à un changement de paradigme et à une mise en cohérence du système éducatif et des réalités spécifiques africaines. Mamadou Ndoye, coordinateur général de la Triennale de l’Adea, porte, ici, un regard sur la situation et ouvre des perspectives pour l’éducation en Afrique.

La problématique de cette rencontre reflète aussi ce qui s’est passé entre Ouagadougou et Dakar. A Ouagadougou, en 2012, la Triennale avait pour thème : « Promouvoir les compétences nécessaires à la croissance accélérée et au développement durable de l’Afrique ». A cette occasion, les compétences de base, de communication, citoyennes, écologiques, de vie et de travail avaient été identifiées. Il s’avère qu’elles sont tout à fait actuelles. Ces acquis, selon M. Ndoye, doivent être utilisés pendant ces présentes discussions. De même, les compétences techniques et professionnelles dont il fallait produire une masse critique pour permettre justement la transformation structurelle de l’économie africaine ont été identifiées. En outre, il a été souligné que les compétences scientifiques et technologiques contribuent à promouvoir un leadership africain d’innovation pour construire les futures sociétés apprenantes et les futures économies du savoir.

Ainsi donc, la perspective, c’est-à-dire la croissance accélérée et le développement de l’Afrique, est une continuité par rapport à cette Triennale. Les sept aspirations de l’Union africaine en ce qui concerne l’Agenda 2063 vont, en fait, dans la voie de la croissance accélérée et du développement durable. Dès lors, la question qu’il faut poser, de l’avis du coordinateur de l’Adea, est : Sommes-nous capables de construire une nouvelle Afrique, un nouveau monde comme nous y invite l’Agenda 2063 ?

Ce monde nouveau qu’il faut construire est celui dans lequel la croissance économique durable est partagée et soutenue par l’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes, la réalisation des droits de l’Homme tout au plus, la cohésion sociale en Afrique, la sécurité pour le monde, le développement axé sur l’humain, la lutte contre les inégalités entre les pays, la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des filles et des femmes.

Le tumulte de nos temps, l’extrémisme et la violence font de l’éducation, aujourd’hui plus qu’hier, le moteur des transformations. En Afrique, sommes-nous capables de régler les réformes qui sont fixées dans l’objectif numéro 1 de l’Agenda 2063 ? La moyenne du taux d’achèvement primaire (55 %) montre tout le chemin qu’il reste à faire. Dans le domaine des compétences professionnelles, les choses ne sont guère reluisantes. « Quand nous prenons la tranche d’âge 15-24 ans, il y a 0,6 % qui accèdent, aujourd’hui, à la formation professionnelle. Donc, nous avons un long chemin à faire. L’Afrique part de très loin par rapport aux cibles fixées », a informé l’ancien ministre de l’éducation du Sénégal.

Environnement de l’apprentissage
La revitalisation de l’éducation passe par rendre effectif pour tous un droit à l’éducation de qualité, pertinente et efficace, permettant de promouvoir l’employabilité. Il convient également d’assurer une meilleure attraction et appropriation de l’apprentissage des sciences, des technologies et des mathématiques dans l’éducation et dans la société, et de valoriser le passé africain, la renaissance africaine, pour projeter, avec espoir et confiance, le devenir du continent. Il est tout aussi nécessaire, aux yeux de Mamadou Ndoye, de promouvoir une approche holistique et multisectorielle de l’éducation afin de pouvoir mettre en exergue les valeurs et les comportements, telss que la paix et la sécurité mondiale. « Nous avons besoin d’une nouvelle culture de tous les acteurs. Parce que notre culture n’est pas celle de la qualité pour tous, ni de la réussite pour tous. Notre culture d’aujourd’hui, c’est comment sélectionner les meilleurs pour les amener au plus haut niveau possible. Notre culture d’aujourd’hui n’est pas l’égalité des chances. celle-ci respecte les capacités et les modes d’apprentissage de chacun. C’est que chacun a ses limites, ses approches. Comment offrir des possibilités d’apprentissage adapté à chacun afin qu’il puisse réussir ? » s’est-il interrogé.

Interaction
Pour assurer une meilleure attraction des sciences, des mathématiques et des technologies, il faut oser, d’après lui, interroger l’environnement de l’apprentissage, changer l’essentiel des curricula d’apprentissage, la pédagogie, la société dans son approche des questions scientifiques et mathématiques et lier la pensée conceptuelle, l’appréhension, la résolution des problèmes de l’environnement à l’apprentissage de l’enseignement des sciences et des mathématiques.

Par ailleurs, l’ancien secrétaire exécutif de l’Adea a invité à valoriser le passé. A son avis, c’est une question vitale, car la jeunesse africaine ne croit plus en l’Afrique en ce qui concerne son avenir. Et l’école doit leur apprendre leurs cultures endogènes. L’intégration des langues africaines, porteuses de cette histoire, permettra de remettre le système éducatif dans son contexte africain.

Toutefois, a indiqué Mamadou Ndoye, si l’éducation est centrale comme moteur pour transformer l’Afrique, il faut qu’elle agisse avec les autres secteurs en interaction, notamment l’économie, la société, la culture et les communautés environnantes. Toutes les énergies et les actions doivent converger vers cette transformation. « Concevoir l’éducation de manière isolée, c’est ce que nous interdit le Programme 2030. Il y a 17 objectifs de développement. Par conséquent, nous devons penser à l’interaction avec les objectifs retenus. L’éducation est pour l’environnement, l’inclusion sociale, l’économie. Elle n’est pas pour elle-même », a-t-il ajouté. Le renforcement des apprentissages actuels en leur donnant une finalité environnementale et sociale est aussi une question majeure. Car, a estimé M. Ndoye, les changements que nous voulons conduire ne vont pas s’opérer simplement à partir d’une autorité ou d’une impulsion au sommet. Cela ne suffit pas, a-t-il soutenu. Pour lui, il faut une participation de la base.

Par Ibrahima BA et Alassane Aliou MBAYE

Depuis 2000, le continent africain a réalisé d’importants progrès pour l’accès de sa population à l’éducation. Selon l’Adea, entre 1999 et 2012, le taux brut de scolarisation (Tbs) pré-primaire a progressé de 11 % à 20 % et le taux net d’accès pour l’année scolaire primaire de 50 % à 79 %. Toutefois, en dépit de ces résultats, a expliqué Firmin Matoko, sous-directeur général de l’Unesco pour l’Afrique, l’éducation reste encore un luxe et une utopie pour les populations pauvres, mais également les personnes en situation de handicap. A cela s’ajoute l’absence d’un système de qualité à mesure de porter le développement économique et social du continent. « La qualité de l’éducation reste insuffisante, voire précaire. Dans certaines écoles, les enfants ne sont pas dans toutes les dispositions », a-t-il fait comprendre. A l’en croire, il faut repenser le système éducatif pour l’Afrique et pour une nouvelle société, en le décolonisant et en y intégrant « notre » histoire et « nos » langues. Une vision difficilement réalisable sans la création des conditions politiques et économiques de cette transformation.

I. BA et A. A. MBAYE

La 11ème édition de la Triennale de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (Adea) s’est ouverte hier au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio (Cicad). Cette rencontre, étalée sur 3 jours, est une plateforme pour le dialogue politique prospectif et le partage de connaissances et d’expériences sur la manière dont la mise en œuvre de l’éducation et de la formation peut être positionnée pour fournir le capital humain indispensable à la transformation de l’Afrique.base.

L’Afrique, l’avenir du monde, compte tout mettre en œuvre pour assurer sa transformation économique, sociale et culturelle. Mais, dans cette quête de renouveau, la place de l’éducation demeure plus qu’un impératif. C’est dans cette perspective que s’inscrit la 11ème édition de la Triennale de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (Adea) ouverte hier à Dakar. « Revitaliser l’éducation dans la perspective du programme universel 2030 et de l’Agenda 2063 pour l’Afrique », thème de cette assisse continentale, est une occasion d’amorcer le dialogue politique prospectif et le partage de connaissances et d’expériences sur la manière dont la mise en œuvre de l’éducation et de la formation peut être positionnée. Cela, en vue de fournir le capital humain indispensable à la transformation de l’Afrique et à la réalisation du développement durable. Pour les parties prenantes, l’enjeu est surtout de voir comment transformer les systèmes éducatifs africains au service du développement à travers les stratégies, les modalités, les facteurs d’opérationnalisation... Dans son discours ouvrant les sessions plénières, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du Sénégal a parlé d’un sujet « très important » pour notre continent. Selon le Pr Mary Teuw Niane, c’est devenu une lapalissade d’expliquer à quel point l’éducation et la formation constituent des leviers pour le développement de l’Afrique.

Le Sénégal, a rappelé le ministre, accueille, pour la deuxième fois, les Assises de l’Adea après les Concertations régionales tenues en Afrique de l’Ouest, du Centre et de l’Est et la Concertation continentale du Caire, en Égypte. Ainsi, la Triennale de 2017 s’articule étroitement au contexte actuel et aux perspectives post-2015 avec les nouvelles initiatives mondiales et africaines en matière d’éducation et de développement.

Des défis à relever
S’exprimant lors de la première session plénière sur les « Cadres mondial et continental pour les réformes dans l’éducation : préparer la voie pour les discussions de la Triennale », Mahamat Ouédraogo, de la Commission de l’Union africaine, a indiqué que le système éducatif du continent est « malade ». Pourtant, a-t-il poursuivi, il s’agit d’un système qui recèle beaucoup de potentiels ainsi qu’une capacité de porter l’Afrique sur le devant de la scène. « Il faut une base commune pour mettre en œuvre les programmes au niveau national, régional et continental. Dans le même temps, il urge de promouvoir un environnement positif en assurant le bien-être des acteurs », a expliqué M. Ouédraogo, insistant sur la nécessité d’avoir un accompagnement politique.

A l’heure des grandes mutations, l’Afrique se retrouve toujours confrontée à de grands défis dans le secteur de l’éducation dont l’insuffisance de personnels et d’infrastructures en quantité et en qualité, la pénurie de supports didactiques, le financement inadéquat ainsi que la faiblesse des liens entre les apprentissages et les besoins du développement économique, social environnemental et culturel. Cette 11ème édition de la Triennale de l’Adea est aussi une occasion de porter le système éducatif du continent sur le chemin du développement durable et d’arriver à la construction d’un citoyen modèle imbu des valeurs de l’Afrique.

Par Ibrahima BA, Alassane Aliou MBAYE (textes) et Assane SOW (photos)

L’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (Adea) tient sa Triennale, à Dakar, du 15 au 17 mars, soit 5 ans après celle de Ouagadougou (2012). Dans cet entretien, sa Secrétaire exécutive, Mme Oley Dibba Wadda, revient sur les enjeux de la rencontre, véritable foire d’idées et de partage d’expériences et de savoirs.

L’Adea tient, du 15 au 17 mars 2017, sa triennale, l’un des évènements internationaux majeurs de l’éducation et de la formation en Afrique, après celle de 2012 à Ouagadougou. Quelle est la principale thématique et quelles seront les attentes ?
Le principal thème de la Triennale de l’Adea mettra l’accent sur la « Revitalisation de l’éducation dans la perspective du Programme universel 2030 et de l’Agenda 2063 de l’Afrique. L’attente de la Triennale est de veiller à ce que les pays africains assument entièrement l’appropriation des buts et stratégies relatifs à la mise en œuvre du Programme universel 2030 et de l’Agenda 2063 et prennent des engagements fermes et crédibles qui peuvent être reflétés à travers des cadres d’actions, en vue d’opérer les changements nécessaires au niveau des systèmes éducatifs pour atteindre les buts fixés. Il est également question de l’identification et de l’élaboration de stratégies, d’outils et de ressources nécessaires combinés avec des accords de partenariat concrets entre les différentes parties prenantes par le partage d’informations pour la planification et la mise en œuvre réussies des cadres d’action relatifs à ces buts.

Vous l’évoquiez tantôt, le continent s’est doté d’un Agenda (Agenda 2063) qui fait partie intégrante des Odd 2030. C’est sûr, l’éducation est essentielle pour la réalisation de cet Agenda ainsi que des Odd. Est-ce que, dans sa forme actuelle, le secteur éducatif africain est en mesure de remplir efficacement le rôle ?
L’éducation est essentielle à la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Afrique ainsi que des Objectifs de développement durable. Il est important de comprendre et réaliser que le système éducatif actuel ne saurait prolonger « le statu quo actuel ». Si nous voulons atteindre les deux Objectifs, il est nécessaire de passer en revue l’architecture actuelle de l’éducation en Afrique. Il faut disposer d’approches d’enseignement et d’apprentissage de qualité dans les écoles et garantir une approche de l’enseignement qui est « centrée sur l’apprenant ». Il est nécessaire de garantir un système éducatif conçu par les Africains, pour l’Afrique, qui est en résonance avec les réalités actuelles et futures du continent.

L’Agenda 2063 est un programme à long terme, alors que les jeunes veulent une bonne formation et un emploi dans l’immédiat. Qu’en pensez-vous ?
Il est vrai que l’Agenda 2063 de l’Afrique est assorti d’un but à long terme. C’est précisément ce vers quoi il nous faut tendre, à savoir une vision à long terme. Dans le même temps, nous devons nous rendre compte qu’il nous faut fixer des cibles et des étapes importantes à court et moyen termes pour nous permettre de réaliser cette vision ; et cela est faisable. Nous devons nous rappeler que sans une vision, il n’existe pas de motivation pour y arriver. C’est ce qui rend l’Agenda 2063 unique. Nous devons également nous rendre compte que l’Afrique n’est pas un pays, mais un continent avec 54 pays, ayant chacun sa grande diversité. Les approches ne peuvent être « uniformes », dans la mesure où elles doivent être spécifiques au contexte et réparties en des plans et actions réalistes. Nous devons également comprendre que les retombées en termes d’investissement dans l’éducation sont à long terme. Ce qui requiert de la patience et de l’engagement. Au même moment, il nous faut travailler sur des actions à court terme, concrètes et immédiates qui mettent l’accent sur la fourniture de compétences requises et nécessaires pour permettre à nos jeunes de s’auto-employer et/ou d’être employables. Les compétences fournies devraient aussi inclure les compétences d’autonomie fonctionnelle et émotionnelle qui les préparent au monde du travail et à la vie en dehors de la salle de classe.

De jeunes talentueux, le continent n’en manque pas. Mais, le talent tarde à éclore à cause d’un manque d’encadrement et de moyens. L’Adea compte-t-elle plaider pour que l’Afrique profite du savoir-faire de ses fils ?
L’Afrique ne manque pas de talents jeunes. Ce dont les jeunes ont besoin, c’est la possibilité de débloquer leurs potentiels. Nos jeunes désirent disposer de moyens d’action leur permettant de s’occuper de leurs propres affaires. Le continent a besoin de leaders éthiques de grande qualité, confiants et autonomisés, dotés de compétences constructives et critiques et d’innovantes compétences d’autonomie fonctionnelle, ainsi que de connaissances sur le développement économique durable. Nous devons nous assurer que nous soutenons et cultivons les valeurs et principes africains et fournissons les compétences d’autonomie fonctionnelle et les connaissances par la formation, le coaching, le mentorat et l’orientation afin de renforcer les qualités, caractéristiques et attributs de leadership chez nos jeunes.

Seuls quelques pays africains disposent d’un fonds national pour la jeunesse et seule une poignée d’organisations disposent de stratégies d’implication des jeunes. Aussi, très peu de leaders en position d’influence, d’autorité et doté de moyens ont pris des mesures ou déployé des efforts délibérés visant à assurer l’encadrement et le coaching des jeunes. Et pourtant, ceux-ci constituent 60 % de la population africaine et, qui plus est, sont les plus marginalisés. Nous avons besoin de solutions aux questions brûlantes auxquelles les jeunes sont confrontés, par exemple, « comment les sociétés peuvent tirer parti d’un « afflux des cerveaux » ?

Bon nombre de changements transformationnels sont en train de s’opérer. Ce ne sont pas tous les milieux académiques qui sont outillés pour s’attaquer à ces changements. L’on court un risque que le statu quo impose de faire « les choses comme si de rien n’était lorsque rien n’est plus comme auparavant ». Un changement massif de mentalité est nécessaire. Les jeunes éprouvent des difficultés à survivre. Ils ont le sens de l’innovation, la créativité, l’énergie et la force, mais ces aptitudes ont été maintenues en latence ou mises en veilleuse et doivent maintenant être ressuscitées. Ils manquent également de ressources et peu de personnes écoutent leurs appels. Lorsque les jeunes ne sont pas qualifiés, leur niveau de productivité est plus faible. Ils ont besoin d’un soutien psychosocial et de programmes de renforcement des compétences personnelles. Il est nécessaire de disposer de plus de formations axées sur les compétences.

Les jeunes devraient apprendre une ou plusieurs compétences de sorte qu’à l’âge de 21 ans, même s’ils ne sont pas employés, ils soient à même de fournir des services liés à leurs compétences. Cette démarche suscite le développement économique. Il est essentiel de former les jeunes aux compétences nécessaires afin de développer leurs économies et pas seulement aller simplement à l’école. Les jeunes ont besoin de compétences pour être productifs. Il existe un grand besoin et une réelle opportunité de développer leurs compétences si l’on s’attend à quelque forme de productivité et de croissance accrues que ce soit. Le taux de chômage chez les jeunes est alarmant. Pour la plupart, cette main-d’œuvre inexploitée a besoin de « formations adaptées » et de renforcement de capacités pour se rendre avec son ensemble de compétences sur le marché du travail du 21ème siècle, ainsi que pour commencer à soutenir la concurrence avec les travailleurs du monde entier.

Le plus grand défi des systèmes éducatifs africains reste la qualité. Plusieurs initiatives sont développées, mais les résultats demeurent mitigés. Pourquoi ?
Je suis totalement d’avis que le défi qui se pose aux systèmes éducatifs africains demeure la « qualité ». Il n’est un secret pour personne qu’aller à l’école ne se traduit pas nécessairement par un apprentissage de qualité. Il nous faut évaluer ce qui est enseigné dans les salles de classe et par qui. Le continent est confronté aux problèmes de recrutement et de la rétention des enseignants de qualité. La profession d’enseignant a été sérieusement dévalorisée.

Les enseignants ont besoin de moyens d’incitation pour les motiver à dispenser les enseignements. Le corps enseignant doit être la profession la plus valorisée, parce que c’est ce qu’il dispense comme apprentissages et la façon dont il le fait qui produiront la trempe d’apprenants que le continent recherche ardemment. Nous devons réviser nos programmes d’études et repenser ce que nous enseignons à nos enfants dans les salles de classe. Nous devrions poser des questions critiques pour savoir si ce qui est enseigné dans les salles de classe sera pertinent ou pas plus tard dans la vie lorsqu’ils quitteront l’école.

La centralité de l’élève est souvent perdue de vue dans les grèves récurrentes qui écornent excessivement le quantum horaire. Que faire ?
Premièrement, nous devons nous assurer que l’éducation est priorisée comme bien public mondial. Deuxièmement, nous devons valoriser les enseignants et la profession d’enseignant. Troisièmement, nous devons nous assurer que l’enseignement requis est dispensé et les ressources didactiques appropriées en résonance avec la réalité du contexte sont enseignées dans les écoles. Quatrièmement, la responsabilité de chaque adulte devrait être de s’intéresser à ce que fait chaque enfant (qu’il soit à l’école ou pas). Il nous incombe de former nos jeunes et de leur inculquer des valeurs qui feront d’eux les leaders de demain.

L’autre élément essentiel du système reste l’enseignant. Sauf que ce métier est plus devenu une sinécure qu’un sacerdoce, c’est-à-dire que ce n’est plus une vocation. Comment faire pour inverser la tendance ?
Comme je l’ai indiqué précédemment, le corps enseignant a été dévalorisé. Nous devons proposer des moyens incitatifs qui attirent et retiennent les enseignants appropriés. Nous devons créer des cheminements de carrière pour le corps enseignant afin d’encourager une évolution liée au développement personnel et professionnel. Nous devons investir dans nos enseignants et leur fournir des systèmes de soutien et d’apprentissage par les pairs.

Le Sénégal, afin de revaloriser la fonction enseignante, vient de lancer le Grand prix du chef de l’État pour l’enseignant. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
C’est une excellente initiative et les mesures incitatives dont le Sénégal donne l’exemple et d’autres meilleures pratiques devraient être partagées et reproduites dans d’autres régions du continent africain.

Propos recueillis par Daouda MANE

Les régions médicales de Louga, Kolda, Sédhiou et des services centraux du ministère de la Santé ont reçu de la France des équipements médicaux et logistiques. Ce matériel permettra de renforcer la lutte contre la mortalité maternelle et infantile.

Le gouvernement français soutient le Sénégal dans sa croisade contre la mortalité maternelle et infantile. Cela, à travers l’Agence française de développement (Afd) qui a offert du matériel médico-technique et logistique. Estimé à 486.273.849 FCfa, ces équipements vont aider à l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd) dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant. Les régions bénéficiaires sont Sédhiou, Kolda et Louga.

Le matériel est composé de 9 véhicules, dont 4 pour les services centraux : Direction de la santé de la reproduction et de la Survie de l’enfant (Dsr/Se), Direction des infrastructures et équipements médicaux (Diem), Centre national de transfusion sanguine (Cnts) et l’Unité de coordination du Projet d’appui de la santé de la mère et de l’enfant (Pasme). Les autres véhicules sont destinés aux régions médicales de Louga, Kolda et Sédhiou pour des activités de supervision et de sensibilisation.

La France a également offert à ces trois régions 59 motos pour les postes de santé. Elles ont reçu, entre autres, un équipement complet de bloc opératoire et de réanimation du nouveau-né, 66 tables chauffantes pour coin de nouveau-né, 15 doppler fœtal, et 8 cardiotocographes. En coprésidant la cérémonie de réception dudit matériel avec l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a invité les agents de santé des régions bénéficiaires à redoubler d’efforts afin de permettre au Sénégal d’atteindre ses objectifs dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile.

Pour le diplomate français, ces équipements permettront de renforcer l’offre de soins et d’améliorer la prise en charge adaptée des urgences obstétricales dans les trois régions. M. Bigot a constaté que, malgré les efforts consentis par les pouvoirs publics, il y a encore des besoins énormes pour freiner la mortalité maternelle.

Pour le Dr Ababacar Mbaye, médecin-chef du district sanitaire de Sédhiou, « ce matériel aidera, de façon significative, à la réduction de la mortalité maternelle et infantile dans ces régions ». Le taux de mortalité maternelle dans les régions de Tambacounda, Sédhiou, Kolda et Ziguinchor, variant entre 600 à 700 décès pour 100.000 naissances vivantes, est deux fois supérieur à la moyenne nationale (315 décès pour 100.000 naissances vivantes).

Eugène KALY

Dr Adrien Sonko, coordonnateur du Projet d’appui de la santé de la mère et de l’enfant (Pasme), a annoncé la construction de nouveaux centres de santé et la réhabilitation des structures sanitaires des régions de Kolda, Sédhiou et Louga. Il s’agit de la construction de centres de santé de dernière génération avec des blocs opératoires à Sakal et Keur Momar Sarr. Un centre de transfusion sanguine est prévu à l’hôpital régional de Louga. « En plus, nous allons y construire un service d’accueil et des urgences. Nous envisageons aussi de réhabiliter la maternité et le service de la pédiatrie de l’hôpital régional », a-t-il informé. Les régions de Kolda et Sédhiou bénéficieront, elles aussi, de deux nouveaux centres de santé modernes avec des blocs opératoires et des espaces pour adolescents. Ces structures sanitaires seront érigées à Bounkiling, Sédhiou et Médina Yoro Foula (Kolda). Il est également prévu la réhabilitation de tous les centres de santé de ces deux régions, des Services d’accueil et des urgences des hôpitaux régionaux de Kolda et Sédhiou. Toutes ces infrastructures sont évaluées à 16 milliards de FCfa. Le financement est porté par l’Agence française de développement avec une contrepartie sénégalaise de près de 2 milliards de FCfa.

E. KALY

L’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Bounkiling a récompensé ses 20 meilleurs élèves filles. La cérémonie a eu lieu, le week-end dernier, en présence du préfet de ladite localité, du maire, du président du Conseil départemental, des autorités académiques et du parrain, le tout nouveau ministre conseiller Jean Pierre Senghor. Les lauréates qui ont été choisies dans les cellules ont reçu des outils pédagogiques et un lot de matériel informatique.

« J’ai accepté d’être le parrain de cette manifestation dès que la proposition m’a été faite, parce que j’ai toujours soutenu les filles qui excellent dans les matières scientifiques », a déclaré M. Senghor. Il a conseillé aux récipiendaires de « continuer à être les meilleures et de refuser les grossesses et mariages précoces ». Par la même occasion, il a invité les parents à « laisser les filles poursuivre leurs études ».

L’Inspecteur de l’éducation et de la formation a salué tous les efforts consentis pour récompenser les meilleures élèves, mais le combat de la scolarisation des filles est loin d’être gagné puisqu’à côté des mariages et grossesses précoces, d’autres fléaux demeurent.

Résultat : dans le département de Bounkiling, le taux brut de scolarisation (Tbs) chez les filles est de 8,74 % au préscolaire contre 26,90 % au niveau régional. Pour l’élémentaire, il y a une certaine embellie puisqu’on enregistre un taux de 86,23 % contre 96,3 % pour le niveau national. Concernant l’enseignement moyen, le Tbs chez les filles est de 27,61 %, contre 54,8 % pour la région et 59,8 % au niveau national. Les contreperformances sont plus inquiétantes surtout dans le taux d’achèvement (10,51 % contre 26,6 % au niveau régional et 70 % au niveau national).

Les raisons à l’origine de l’abandon précoce des études par les filles ont été analysées. La principale recommandation formulée est de faire disparaître toutes ces contreperformances, pour que les filles aillent à l’école et y restent aussi longtemps que possible.

Malamine KAMARA

Le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, encourage les femmes et les filles à embrasser les métiers du pétrole et du gaz, rappelant qu’aujourd’hui il n’y a plus de frontière dans la qualification.

C’est un constat : femmes et jeunes filles s’activent dans plusieurs secteurs d’activités au Sénégal (restauration, couture, coiffure, horticulture, aviculture, peinture). On les retrouve aussi dans la mécanique, le génie civil, l’industrie. C’est une « excellente chose » et cela prouve « les avancées enregistrées ». Mais, pour Mamadou Talla, ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, la gent féminine doit voir « encore plus grand et viser loin » en embrassant les métiers du pétrole et du gaz. « Il y a une place pour les filles dans ces filières porteuses. Et elles doivent absolument la prendre », a-t-il souligné, samedi dernier, à Louga, à l’occasion de la Journée nationale genre et formation professionnelle sur le thème : « Promouvoir l’équité et l’égalité des genres pour une formation de qualité au service du développement ».

Des centaines de femmes actives et de filles en formation, venues de toutes les régions du Sénégal, ont pris part à cette journée organisée par le bureau Genre du ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. Ce fut de grands moments d’échanges et de partage. M. Talla a dit sa fierté d’être à Louga et enregistré les doléances : accès au financement, à la commande publique et insertion sur le marché du travail. Il a aussi et surtout délivré un message d’espoir aux filles qui l’écoutaient en leur demandant de persévérer. « Vous avez la volonté et la détermination, il n’y a pas de raison que vous ne réussissez pas. Je le dis parce que je sais que vous pouvez aussi compter sur l’appui et le soutien indéfectible du président de la République, Macky Sall », a dit le ministre, s’adressant aux filles. Il a insisté : « Au Sénégal, sous l’impulsion du président Sall, il n’y a pas de frontière dans la qualification. C’est pourquoi je vous invite à embrasser les métiers du pétrole et du gaz ».

19 centres de formation professionnelle
Le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a profité de cette rencontre nationale pour revenir sur les acquis et les projets et programmes de son département. Beaucoup d’efforts sont faits pour améliorer l’accès à la formation professionnelle. 19 Centres de formation sont mis en place. Le nombre de gens en formation initiale et continue a quasiment triplé entre 2012 et 2016. Dans le cadre de « l’apprentissage rénové », 10.000 apprentis ont été formés. Des fonds sont mis en place pour accompagner les diplômés à créer leurs propres entreprises. Et plus de 3.000 bourses octroyées, en majorité aux filles, avec un objectif à atteindre en 2025 : 25 à 30 % des diplômés issus de la formation professionnelle. « C’est pour vous dire les efforts accomplis. Et je peux encore citer d’autres acquis enregistrés », a fait savoir Mamadou Talla, annonçant, dans la foulée, l’ouverture prochaine du Site d’exposition et de commercialisation artisanale (Seca) de Mékhé.

Lieu de rendez-vous entre professionnels, ce Seca sera aussi un cadre d’échanges et d’exposition de produits artisanaux. Une enveloppe de 150 millions de FCfa a été dégagée pour les besoins de son équipement en matériel moderne. Deux autres centres du même type sont prévus par le gouvernement. L’un à Thionck Essyl, dans le département de Bignona, et l’autre à Mbour. Ces Seca, a précisé le ministre, ne sont pas mis en place pour remplacer les villages artisanaux. « Non, ces Seca sont créés pour venir en complément aux villages artisanaux », a-t-il soutenu. L’objectif à atteindre est clair : réussir le triptyque « Formation-Équipement-Exposition ». Pour le plus grand bonheur des artisans et du pays.

Abdoulaye DIALLO

L’Inspection d’académie de Saint-Louis a mis à profit la célébration de la Journée internationale des droits des femmes pour primer les 20 lauréates du concours « Miss Maths/Miss Sciences ». Cette fête de la jeunesse s’est déroulée à l’auditorium de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, en présence des autorités administratives, académiques, coutumières et religieuses et des parents de ces élèves méritantes qui ont subi, avec succès, les épreuves de ce concours très sélectif organisé le 2 mars dernier.

La célébration de l’excellence en mathématiques, sciences de la vie et de la terre (Svt) et physique-chimie, organisée au niveau régional par l’Inspection d’académie de Saint-Louis, en étroite collaboration avec Plan/Sénégal, a suscité un engouement populaire. A cette occasion, les parents, amis, voisins et sympathisants des lauréates ont pris d’assaut l’auditorium de l’Ugb, dès les premières de la matinée, pour assister à cette grande fête de l’école.

Selon Mme Guèye Khady Niang, chargée du bureau genre à l’Inspection d’académie de Saint-Louis, il n’y a que les sciences qui peuvent permettre de développer le monde, « c’est à travers elles que les programmes de développement mis en œuvre par l’État peuvent réussir ».

Elle a aussi révélé qu’un taux de 25 à 30 % d’intégration des filles dans les séries scientifiques est enregistré à Saint-Louis, rappelant que des politiques et stratégies sont déroulées pour renforcer les acquis.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La région médicale de Tambacounda, en partenariat avec l’administration centrale, a initié des activités visant à réduire la mortalité maternelle. Car il urge de faire face à l’hémorragie, l’hypertension artérielle et l’anémie, les trois causes principales de mortalité maternelle à Tambacounda.

Lors des Journées régionales de la santé et de l’action sociale, le médecin-chef de la région médicale de Tambacounda, Dr Habibou Ndiaye, a présenté la situation sanitaire, fait des recommandations et annoncé les mesures envisagées pour réduire le nombre de décès maternels. Pour lui, il s’agira de « mettre en place un paquet de prestations en termes de vaccination, de suivi nutritionnel et de consultations prénatales ». Le taux de mortalité maternelle est très élevé dans cette partie du Sénégal. Rien qu’en 2016, a-t-il révélé, 117 cas de décès maternels ont été enregistrés, dont les 72 à l’hôpital régional de Tambacounda.

« On ne doit pas dépasser 15 décès maternels par trimestre. C’est très ambitieux, mais possible », a-t-il déclaré, invitant à lutter contre les trois principales causes de décès maternels : l’hémorragie, l’hypertension artérielle et l’anémie. « Le tiers des femmes que nous perdons à l’hôpital régional est dû à un problème de sang », a-t-il relevé, ajoutant que depuis le mois de décembre, grâce au Comité régional de promotion du don de sang, l’hôpital n’a plus de problème de sang.

Le médecin-chef de région qui a annoncé la construction d’un centre de transfusion sanguine a appelé les Comités de veille et d’alerte, coordonnés par les délégués de quartier, les chefs de village, les imams, les « Bajenu Gox » (marraines de quartier) et les tradipraticiens, à faire « un travail régulier d’identification et de recensement des femmes enceintes ». Cela permettra de « les convoyer, en collaboration avec les autorités administratives, vers les structures sanitaires », a relevé le Dr Ndiaye, informant de la mise en place de « maisons d’accueil dans les centres de santé et dans certains postes de santé, à l’image de ce qui se fait à Kaffrine, Koungheul et Kolda, pour que les femmes puissent accoucher sans risque ». A son avis, « l’idée est de faire venir les femmes à terme, peu avant la délivrance, pour éviter qu’elles ne viennent en urgence et parcourent de longues distances, au risque de perdre la vie en cours de route ». Sur la surveillance des décès maternels, un comité technique restreint, mis sur pied depuis deux ans, suit la situation, fait des comptes-rendus aux médecins-chefs de districts et envoie des rapports au commandement territorial. Habibou Ndiaye a également souhaité l’augmentation de la subvention « régulièrement » accordée par l’État à l’hôpital régional. De même, il a invité les collectivités locales de Tambacounda à venir en appui aux structures de santé comme cela se fait dans les autres régions.

Pape Demba SIDIBE

Le médecin-chef de la région de Tambacounda, Dr Habibou Ndiaye, a salué « la volonté des autorités sanitaires et administratives de faire en sorte que tous les infirmiers et sages-femmes qui sortent du Centre régional de formation en santé (Crfs) soient recrutés et affectés à Tamba ». Il s’exprimait à l’occasion des Journées régionales de la santé et de l’action sociale. Selon ce dernier, les laisser à Tambacounda est une manière de « mieux fidéliser le personnel » et « éviter que les agents de santé affectés soient amenés à repartir peu de temps après ». M. Ndiaye a aussi suggéré la formation sur place d’infirmiers-anesthésistes, avec l’appui du médecin-anesthésiste de l’hôpital régional et sous la supervision de la Faculté de Médecine de Dakar et de l’Endss (École nationale de développement sanitaire et social), afin de doter les blocs opératoires de Goudiry et Maka, fermés depuis cinq ans faute d’anesthésistes, du personnel dont ils ont besoin. « Nous pensons qu’il faut dépasser cette question et faire ce que d’autres pays comme le Bénin, le Togo, etc., ont réussi », a-t-il proposé tout en soulignant que dans ces États des infirmiers opèrent et anesthésient.

Concernant le bloc opératoire de Koumpentoum, le médecin-chef de région a indiqué que « le personnel est disponible, il n’attend que l’équipement, prévu d’ici au mois d’avril, pour démarrer ».

P. D. SIDIBE

Pour faire face à un problème social tel que les violences faites aux jeunes, particulièrement aux filles dans le système éducatif, une rencontre d’échanges et de sensibilisation des adolescentes s’est tenue au lycée Ahmadou Ndack Seck de Thiès.

« Aux filles qui vont à l’école, je leur demande de ne pas s’aventurer à avoir un conjoint, encore moins de chercher un copain avant la fin de leur cursus scolaire ou universitaire. Pour avoir été victime d’une grossesse précoce, j’accuse, aujourd’hui, un retard de trois années scolaires sur ma promotion. Je suis en classe de Terminale S1, mais le fardeau est trop lourd », a confié E. Thiam. Selon elle, partagée entre les caprices d’un conjoint, la responsabilité d’une jeune femme mère et surtout le regard pesant des autres, il faut beaucoup de courage. « J’avoue avoir souvent des regrets, de m’en vouloir d’avoir cédé à des écarts d’adolescentes », a-t-elle ajouté. Mme Thiam s’exprimait lors d’une rencontre d’échanges et de sensibilisation des adolescentes initiée au lycée Ahmadou Ndack Seck dans le cadre d’un projet conduit par Mme Ndèye Nar Bèye Diba, le point focal au niveau de l’inspection d’académie de Thiès.

« Ces actions rentrent dans le cadre d’une sensibilisation permanente des jeunes filles dans le système éducatif sur les risques liés aux grossesses contractées durant leur cursus. Outre les questions de santé, le retard, voire l’abandon, de leurs études après tant d’années de sacrifices des parents, mais aussi des victimes demeure une des conséquences terribles pouvant les affecter toute la vie », a-t-elle souligné.

Pour Mme Diba, la délicatesse de la question fait qu’une équipe pluridisciplinaire les accompagne dans le travail. « Grâce à des partenaires comme Equitas, Raddho, entre autres, des psychologues, des professionnels de la santé et des juristes nous aident à partager avec les élèves, les professeurs, l’administration des établissements… », a-t-elle révélé.

Dans son adresse, Ibrahima Samb, proviseur du lycée, a déclaré bien accueillir les alertes lancées à la cible adolescente de son établissement. « Avec un effectif de 3.000 élèves, dont un nombre important de filles qui occupent très souvent les premières places, de telles rencontres sont à saluer et à démultiplier », a-t-il soutenu.

Selon une enquête commandée par le ministère de l’Éducation nationale, sur les grossesses en milieu scolaire, Thiès est à 6 %. Et contrairement à ce qu’insinuent de nombreuses personnes, les cas impliquant des enseignants sont de l’ordre de 2 % et leurs auteurs sont sanctionnés à la hauteur de la faute.

Mbaye BA

L’ambassadeur de l’Inde au Sénégal, Rajeev Kumar, a remis, le 9 mars 2017, un chèque d’environ 25 millions de FCfa au ministère de la Santé et de l’Action sociale. Ce don est dédié aux personnes à mobilité réduite. D’ailleurs, l’Inde compte partager avec le Sénégal les techniques de fabrication de prothèses.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, a reçu des mains de l’ambassadeur de la République de l’Inde au Sénégal, Rajeev Kumar, un chèque de 50.000 dollars (environ 25 millions de FCfa). Ce don est destiné aux personnes à mobilité réduite. L’objectif, selon M. Kumar, est d’améliorer leurs conditions de vie.

L’Inde, un pays réputé dans le domaine de la fabrication de prothèses de qualité, compte aussi appuyer le Sénégal dans ce secteur. Le diplomate a affirmé que le prix des prothèses de dernière génération est très bas dans son pays, parce que la technologie y est développée. D’où le transfert de technologie dont bénéficiera le Sénégal à partir du mois de juin prochain.

Dans un premier temps, 200 personnes à mobilité réduite seront appareillées, a annoncé le ministre de la Santé. « Une étude rigoureuse sera effectuée pour choisir ces personnes qui bénéficieront de ce programme dont a déjà bénéficié l’Ile Maurice, toujours en collaboration avec l’Inde », a-t-elle informé.

La cérémonie a été l’occasion pour le Pr Seck de féliciter la directrice du Centre national d’appareillage orthopédique, Bineta Diabel Bâ Mbacké, qui est parvenue à nouer ce partenariat avec l’Inde. « L’État ne peut pas tout faire, tous les établissements sanitaires doivent chercher des partenaires », a affirmé le ministre.

Ce programme, qui s’annonce comme un complément de la carte d’égalité des chances, permettra de prendre en charge le cas spécifique des handicapés moteurs. Ces derniers bénéficieront ainsi d’appareils de qualité à un coût moindre.

Le Pr Awa Marie Coll Seck a, en outre, salué le partenariat entre l’Inde et le Sénégal. L’initiative sur la Télémédecine, lancée depuis quelque mois avec certains hôpitaux, en est une parfaite illustration.

Sokhna Anta Ndiaye (stagiaire)

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