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Actualités (2521)

La fondatrice du club Intelligences citoyennes a procédé au lancement officiel de la Conférence mondiale pour l'éducation (Global education 7) le jeudi 7 décembre 2017 à Paris. Cette conférence, première du genre dans le monde, aura lieu dans la même ville l’année prochaine.

Avec le soutien d’un collectif de leaders de la société civile et du monde de l’éducation, Amy Sarr Fall, fondatrice du club Intelligences citoyennes, a procédé au lancement officiel de la Conférence mondiale pour l'éducation (Global education 7), le jeudi 7 décembre 2017 à Paris. Cette conférence, qui est une première mondiale, aura lieu dans la capitale française en 2018.

Lors de la cérémonie officielle de lancement, la liste détaillée des 25 personnalités composant le Comité scientifique de la Conférence a été dévoilée. Selon le communiqué parvenu à la rédaction, la plupart d’entre elles viennent d’horizons divers : éducation, science, développement durable, protection de l’environnement, etc.

Composé de leaders de la société civile et du monde de l’éducation, ce Comité comprendra 25 personnalités venant des quatre coins de la planète parmi lesquelles Dr Noeleen Heyzer, conseillère spéciale du Secrétaire général des Nations Unies, ancienne vice-secrétaire générale des Nations Unies, Dr Joséphine Odera, ancienne Directrice régionale d’Onu Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Pr Souleymane Bachir Diagne, Philosophe, Professeur émérite à l’université de Columbia ; Dr Urvashi Sani, une activiste pour l’éducation des jeunes filles qui a fondé à Lucknow (Nord de l’Inde) la fondation Study Hall, Maria Teresa Fernandez de la Vega Sanz, l’ancienne porte-parole du gouvernement de Zapatero, Présidente de la fondation Mujeres por Africa, Dr Fatou Bintou Djibo Représentante résidente du Pnud et coordonnatrice du Système des Nations Unies au Niger ; Dr Joanna Madalinska-Michalak de l’Université de Varsovie, Présidente du Conseil de Recherche pour l'éducation de la politique, la Canadienne Dr Claudine Provencher, Directrice du LSE LIFE à la London School of Economics et Dr Stephen Cheung Yan-leung, Président du Hong Kong Institute of Education. Lors de la cérémonie, Amy Sarr Fall a tenu à appeler un par un les membres de son Comité scientifique présents à Paris saluant tout particulièrement ses deux formateurs « grâce auxquels tout a commencé », a-t-elle confié à l’auditoire sous le charme. Il s’agit du Dr. Ian Hill, ancien directeur général adjoint de l'organisation du baccalauréat international et ancien directeur de cabinet du ministre de l'Education d'Australie et du Dr. Céleste Schenck, Présidente de l’Université américaine de Paris, dans laquelle l’initiatrice de cette conférence a obtenu, un double diplôme en administration des affaires internationales et en communication internationale.

Les défis
«Ce projet très ambitieux d’organiser à Paris une conférence mondiale sur l’éducation n’aurait pas été possible sans vos encouragements à tous. Nous avons maintenant un an pour y travailler et nous devons réussir ce pari au nom des générations actuelle et future. On ne pourra pas atteindre les Objectifs du Développement durable sans garantir à tous l’accès à l’éducation. Le but de cette conférence est justement de montrer comment la société civile peut se mobiliser pour imposer une éducation qui ne laisse personne en dehors du système et qui soit de qualité», a déclaré Amy Sarr Fall fière d’organiser ce premier forum.

L’ambassadeur du Sénégal en France, Bassirou Sène, a également salué cette ambition de Amy Sarr Fall en transmettant le message et la reconnaissance de la République.

Oumar KANDE

Les populations de Foundiougne auront droit à une eau potable de manière continue dans les prochains jours. Le gouverneur a instruit le déploiement de l’unité de traitement de Fimela dans cette localité. Le transfert d’eau à partir d’un forage construit par le Pudc à Passy-Bitéyèle et la réalisation d’un nouveau forage dans ce village pour alimenter Foundiougne sont sur la table. Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, à travers la Sones, va engager la réalisation d’une station de défluoration.

L’approche est holistique. La recherche de solutions à l’amélioration de la qualité de l’eau n’est pas imposée. Le gouverneur de la région de Fatick, Souleymane Ciss, le directeur général de la Sones et le directeur général de la Sde ont exposé aux bénéficiaires les options de résolution des teneurs élevées en sel et en chlorure. La séance est une séquence de libération de la parole.

Les habitants ont puisé au fond de leur cœur soit pour raconter leur souffrance, soit pour reconnaître la volonté des autorités de satisfaire une vieille doléance. « Personne ne boit l’eau de Foundiougne ni ne s’en sert pour se laver ou faire de la lessive. Malgré tout, vous avez trouvé des personnes sereines prêtes à échanger avec vous. Cela a été possible grâce au travail de l’administration », a souligné Mame Balla Guèye, habitant de Foundiougne.

S’ensuivent d’autres témoignages. Leur point commun : la dégradation de la qualité de l’eau consommée. Au fil des années, les concentrations en sel et en chlorure ont augmenté, privant les habitants de la ressource vitale. « La nappe a beaucoup d’eau. Mais, celle-ci a une forte teneur en sel et en chlorure. L’eau du premier forage, construit en 1952, n’est plus propre à la consommation. C’est pour cela que l’Etat a construit un deuxième forage réceptionné en janvier 2016 et qui, après des mois de fonctionnement, a aussi une eau très chargée en sel », a rapporté Saliou Ngom, ingénieur hydrogéologue à la Sones. Le tableau des analyses laisse apparaître des concentrations de 646,6 mg/l en 2011 et 660,3 mg/l à la date du 1er décembre 2011 et 639 mg/l le 1er juin 2013.

La différence est plus nette en 2017. La concentration est de 1050,8 mg/l et 1114,7 mg/l en 2017 à la date du 1er juillet 2017. L’augmentation des charges est à la limite du tolérable. Il faut des alternatives. Les responsables des services ont plusieurs solutions. Toutes les options ont été mises sur la table avec les mesures urgentes à court terme et à long terme. « Il y a eu une dégradation subite de la qualité de l’eau. La Sones et la Sde viennent s’enquérir de cette situation. Nous allons mettre en œuvre des solutions urgentes. Les populations ont demandé l’augmentation des camions citernes. Nous en avons actuellement trois. Nous allons déployer deux autres camions et, avec les populations, nous allons organiser leur gestion », a laissé entendre le directeur général de la Sde, Abdoul Ball. Comme la plupart des îles et presqu’îles du Sénégal, Foundiougne est assis sur une nappe productive affectée par l’intrusion de la langue salée. Les techniciens écartent toute probabilité de tomber sur une source d’eau potable. Le transfert est une option qui coule de source pour la Sones et la Sde. « Nous avons identifié des pistes de mini-transferts depuis le village de Fass-Bitéyèle qui est à quelques kilomètres et où le Pudc a construit un forage pour alimenter Mbame, localité située à moins de cinq km de Foundiougne », a expliqué le directeur général de la Sones, Charles Fall.

Une usine de traitement programmée
En plus de cet ouvrage, la réalisation d’un autre forage à Fass-Bitéyèle est sur la table. « Nous envisageons également un second forage à Fass-Bitéyèle. Nous allons poser une conduite qui viendra alimenter la localité de Foundiougne », a informé M. Fall. Aussi, l’acquisition d’une unité de défluoration est à l’étude. Au juste, le gouverneur de la région de Fatick a instruit les services déconcentrés à voir les possibilités de déployer l’unité de traitement installée à Fimela qui, jusqu’ici, n’est pas utilisée. Mieux, la ville de Foundiougne sera inscrite sur la carte de traitement de l’eau pour la consommation humaine et pour les autres usages. La construction d’une usine de traitement est programmée. Le coût de l’étude est inscrit dans l’exercice budgétaire 2017.

« Notre solution à long terme, c’est la construction d’une station de défluoration à l’image de ce que nous sommes en train de faire à Koungheul, Fatick et Kaolack. Ce projet sera étudié en 2018 et les travaux exécutés courant 2019. Ce sont ces solutions qui seront mises en œuvre. Le but est de sécuriser l’approvisionnement en eau de Foundiougne », a insisté le directeur général de la Sones. L’espoir de boire une eau potable est permis à Foundiougne où les notables et le maire ont salué l’approche holistique de recherche de réponses viables à la dégradation de la qualité de l’eau.

Idrissa SANE

Vingt quatre techniciens de laboratoires, de districts sanitaires et des hôpitaux bénéficient d’un cours d’accréditation en microscopie. La session permettra au Sénégal d’avoir plus d’experts en vue d’être certifiés/Oms dans le cadre de la lutte contre le paludisme.

Le laboratoire de parasitologie du Chu Aristide Le Dantec de Dakar abrite, depuis lundi, deux cours internationaux d’accréditation des microscopistes du paludisme. Ce cours est organisé par l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), sur financement de l’Usaid/Pmi. Il est confié au Service de parasitologie et de mycologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Le 1er cours est destiné à une cohorte de 12 techniciens de laboratoire. Il se déroulera du 11 au 15 décembre. Et le deuxième, avec le même nombre de techniciens, commence à partir du 18 et prendra fin le 22 décembre. Il entre dans le cadre du renforcement des compétences des acteurs du système de santé. Le chargé des aspects liés aux diagnostics au Pnlp, le Dr Ibrahima Diallo, a affirmé que, dans les stratégies d’élimination du paludisme, il est important de s’assurer de l’expertise des techniciens des laboratoires à pouvoir détecter, identifier et quantifier les portages parasitaires.

L’un des objectifs de ces sessions est d’améliorer la qualité de la prise en charge du paludisme au niveau opérationnel. Pour le directeur du cours, le Pr Daouda Ndiaye de l’Université Cheikh Anta Diop, la session permettra d’évaluer les compétences des techniciens de laboratoire sur le diagnostic microscopique du paludisme. Le cours sera dispensé en module théorique et pratique. Il sera plus axé sur l’évaluation. Il y aura ainsi juste quelques notions de rappel liées au diagnostic et des aspects techniques. Au finish, c’est une évaluation sur la base des modules. Les résultats des examens tomberont vendredi pour le premier groupe », a indiqué le Pr Ndiaye. Il a rappelé que, depuis 2010, l’Organisation mondiale de la santé exige que tous les cas de paludisme soient confirmés par les biologistes d’abord avant d’être traités. « Les pays comme le Sénégal qui ont démontré que la lutte contre le paludisme peut être un succès se sont inscrits, aujourd’hui, dans le cadre de l’élimination de la maladie d’ici à 2030. C’est pour cette raison que l’Oms exige que les résultats rendus à partir des données statistiques du pays soient données sur la base des plateaux techniques où des experts et biologistes compétents peuvent confirmer l’absence d’un parasite dans un pays », a indiqué le chef du Service du laboratoire de parasitologie du Chu Aristide Le Dantec de Dakar. Il a fait savoir que la formation aidera le Sénégal à disposer de maximum d’experts. « C’est un élément capital pour certifier que le Sénégal est indemne du paludisme », a souligné l’enseignant-chercheur.

Eugène KALY

Ils se sont investis pleinement et ont été récompensés de leurs efforts. Au cours d’une cérémonie sobre, 23 ressortissants de l’Union économique et monétaire ouest africaine ont reçu leur attestation d’expertise comptable et financière.

Ils ont travaillé dur avant d’arriver à ce moment de joie et de consécration. Sur une liste de 33, ils sont 23 à réussir, avec brio, leur Diplôme d’expertise comptable et financière. Vendredi dernier, au Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag), ils ont reçu leur attestation au cours d’une cérémonie sobre, mais solennelle, présidée par Dossolo Diarra, représentant de l’Uemoa, en présence des professeurs Lansina Sidibé (Commission régionale pour la formation des experts comptables et financiers ), El Bachir Wade (secrétaire permanent du Decofi), Nadedjo Bigoularé, président du jury, Moussa Kâ de l’Ordre national des experts comptables et comptables agréés du Sénégal. «Le Cesag est honoré de vous accueillir pendant une semaine consacrée aux quatre rencontres annuelles statutaires d’un cursus de formation qu’il a contribué à mettre en œuvre », a déclaré Justine Tano Beugré, secrétaire général du Cesag qui a représenté le directeur général.


Mme Beugré qui les a félicités a recommandé aux récipiendaires de « respecter l’éthique et la déontologie », soulignant qu’ils sont désormais des « ambassadeurs du Cesag ». De même, elle les a exhortés à toujours cultiver l’excellence par la quête permanente du savoir et de la perfection. « C’est le seul moyen de maintenir la compétence », a affirmé la Sg du Cesag.

Depuis son lancement, en 2000, 113 candidats ont décroché le Diplôme d’expertise comptable et financière. Et selon elle, cette expérience est à la croisée des chemins puisque l’Ohada (Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires) et l’Uemoa sont en discussion sur son avenir en « termes de montée en puissance pour couvrir toute la zone franc, tous les membres de l’Ohada ». « Cette orientation que prend l’évolution du cursus est, sans doute, imputable aux succès qu’il a enregistrés », a affirmé Justine Tano Beugré.

A son avis, les produits du cursus ont fini de démontrer leurs compétences. « On les retrouve dans tous les grands groupes internationaux avec de hautes responsabilités », s’est-elle réjouie.

Le Diplôme d’expertise comptable et financière au sein de l’Uemoa a été créé pour doter les entreprises, les cabinets et les administrations financières des Etats membres de cadres de niveau homogène formés en référence aux standards internationaux et capables d’impulser, d’accompagner et de faire aboutir les réformes économiques et financières initiées dans l’Uemoa. De plus, cette formation veut contribuer à l’harmonisation des conditions d’exercice de la profession comptable et à l’application effective de la liberté d’établissement des ressortissants des Etats membres dans tous les pays de l’Union.

Au cours de la cérémonie, les intervenants ont rendu un vibrant hommage à l’ancien ministre ivoirien et ancien directeur général du Cesag Dr Patrice Kouamé, présentement secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente qui a beaucoup œuvré pour l’adoption du texte ayant institué le Diplôme d’expertise comptable financière (Decofi) et le Diplôme d’études supérieures de comptabilité et gestion financière (Descogef).

Mamadou GUEYE

En marge de la Conférence d’Abidjan sur le Sida et les Ist en Afrique (Icasa), l’Unfpa a organisé, avec le projet Sweed, une session satellite sur « Le leadership des jeunes dans la réponse au Vih/Sida en Afrique, défis et perspectives ». Le directeur régional de l’Unfpa a noté que le Sida est un obstacle majeur à la capture du dividende démographique dans le continent.

En présence de nombreuses personnalités dont le ministre burkinabé de la Jeunesse, Smaila Ouédrago, et des représentants de la société civile et de mouvements associatifs et religieux, Mabingue Ngom a souligné que le Sida est un véritable obstacle à la capture du dividende démographique en Afrique.

Recevant les participants et invités, le directeur régional de l’Unfpa s’est d’emblée félicité de cette mobilisation  exemplaire qui a permis d’offrir une occasion d’échanges. Mabingue Ngom a remercié les partenaires traditionnels, en l’occurrence l’Onusida, la Banque mondiale, le Fonds mondial, la Cedeao et Gbc-Health, pour leur contribution appréciable à cette session. « Je ne saurais passer sous silence la vitalité de notre partenariat avec les réseaux et associations de la société civile qui se traduit, ici, par la présence de nos partenaires d’Afriyan, de la Coalition plus, d’Africaso et du Réseau africain des journalistes et spécialistes en communication pour la santé, la population et le développement qui vient d’être mis en place », a-t-il expliqué.

L’Unfpa et ses partenaires, selon lui, ont tenu à organiser cette session pour contribuer à  faire  bouger  les  lignes  dans  le   combat  contre  le Vih/Sida.

M. Ngom a regretté que, malgré les efforts et en dépit des progrès accomplis tant dans le diagnostic que dans la prise en charge et la réponse communautaire, le Sida continue d’être responsable de la mort de millions de personnes à travers le monde. « En s’attaquant à la frange la plus active de nos populations, à savoir la jeunesse, le Sida  n’est  pas  seulement  un problème de santé publique. Il est aussi un obstacle majeur au développement et à la capture du dividende démographique », a-t-il martelé.

Le directeur régional de l’Unfpa est revenu sur les travaux scientifiques, en Afrique subsaharienne en particulier où l’on constate que le Sida  est un obstacle majeur de  la Feuille de route de l’Union africaine et à la réalisation des Agendas 2063 et 2030 de l’Ua et de l’Onu, adoptés respectivement en janvier 2017 et en septembre 2015.

« Vous convenez avec moi que,  malgré les avancées observées au cours des 20 dernières années, des défis importants restent à relever en Afrique au Sud du Sahara, région du monde la plus touchée par cette pandémie, avec près de 24,7 millions de personnes vivant avec le Vih, dont 2,9 millions d’enfants âgés de moins de 15 ans, soit une prévalence moyenne de 4,6% », a-t-il constaté.

Cette session avec les jeunes, selon Mabingue Ngom, est une opportunité unique pour gouvernements, société civile, secteur privé, leaders religieux, jeunes, journalistes et spécialistes en communication de faire le bilan de façon courageuse et transparente, mais aussi et surtout d’adopter une position commune pour une riposte plus adaptée, efficiente et concertée pour mettre fin à la pandémie du Sida.

Selon lui, les récents travaux ont confirmé éloquemment la justesse de cette démarche, car le Sida est indexé, encore une fois, comme un des freins les plus redoutables à la capture du dividende démographique et, partant, au développement du continent.

Cette maladie, a-t-il ajouté, pourrait compromettre les chances de maximiser les gains économiques relatifs au dividende démographique en Afrique subsaharienne du fait de la perte de main d’œuvre, la baisse de la productivité, la dégradation de l’épargne des ménages avec les nombreux orphelins. Le développement du capital humain est ainsi mis en jeu.

De notre envoyé spécial à Abidjan, El Hadj Abdoulaye THIAM

Les jeunes porteurs de projet évoluant dans le domaine du numérique ne manquent pas d’inspiration. Trois ingénieurs ont mis au point des applications permettant aux personnes qui ne se connaissent pas de réserver une place dans un véhicule si elles partent dans la même direction. Ces ingénieurs ont aussi dans leur compte l’application « Dakar By Bus » servant à géolocaliser un bus et d’estimer le temps qu’il mettra pour arriver à l’arrêt où se trouve le client. Ces applications ont remporté des distinctions à l’échelle nationale et internationale.

Trois ingénieurs, Pape Modou Ndiaye, Hamid Mahamat et Moussa Diallo, ont donné un coup de pouce à la modernisation du covoiturage. Leur application met en relation le conducteur et les clients qui empruntent le même itinéraire. L’usager, où qu’il se trouve, a la possibilité de faire une réservation. Ainsi, les trois ingénieurs offrent aux passagers la possibilité de programmer, avec sérénité, leur voyage et de se mettre moins la pression à la dernière minute. La programmation à l’avance est bénéfique à la fois pour les clients et pour les chauffeurs. Le conducteur viendra chercher le client à un lieu indiqué. Ce dernier est épargné de paiement de frais de taxi pour se rendre dans un garage ou une gare-routière. Quant au conducteur, il a un gain de temps et une amélioration des recettes. Au-delà de la mise en relation, cette application compte des aspects liés à la protection du client. Parce que l’innovation fournit également des données sur l’itinéraire et des informations sur le conducteur. « Il faut rappeler que le système de covoiturage a toujours existé au Sénégal. Ce covoiturage est communément appelé ‘‘clando’’. Nous avons utilisé les outils numériques pour le formaliser. L’application est gratuite. Ce sont les clients qui choisissent leur itinéraire. Nous sommes là pour les mettre en relation en utilisant les algorithmes », a précisé Pape Modou Ndiaye, co-fondateur de « Andando », par ailleurs développeur. Ce n’est pas l’unique touche apportée à la modernisation du système de transport au Sénégal. Ces jeunes ingénieurs, comme beaucoup de Dakarois, ont eu certainement à passer des heures dans un arrêt de bus sans avoir une idée de l’heure d’arrivée d’un bus « Dakar Dem Dikk » ou d’un bus Tata.

Grâce à leur application « Dakar By Bus », l’usager a la possibilité de localiser les bus et d’estimer le temps qu’il mettra pour atteindre l’arrêt où il se trouve. « L’objectif de « Dakar By Bus », c’est de pouvoir suivre l’itinéraire de toutes les compagnies. La personne choisit le numéro de bus qu’il insère dans l’application. Nous avons la solution Gps, nous aimerions travailler avec les compagnies », a formulé Hamid Mahamat, un autre membre de la startup. Ces ingénieurs ont introduit dans le circuit des demandes pour collaborer avec des compagnies. Jusqu’ici, ils sont en attente des réponses. « Toute la technologie est actuellement disponible. Elle permet de savoir à temps réel où se situe le bus. Il suffit d’avoir des partenaires avec les compagnies de bus pour que l’outil puisse servir les passagers. Lorsque vous téléchargez « Dakar by Bus » dans Play Store, vous verrez le nombre d’usagers.  Vous aurez des statistiques et des commentaires sur cette application », a informé Pape Modou Ndiaye. C’est dans cette optique qu’ils ont aussi lancé le « E-Learning ». L’objectif est de partager leurs connaissances et leurs expériences avec des étudiants et d’autres Sénégalais.

Ces jeunes du département de Mathématiques et Informatique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ont obtenu des reconnaissances sur le plan international. En 2017, ils sont finalistes du « Prix numérique et transparence » dans la catégorie « Outil de prévention et de lutte contre la corruption », en 2016, ils se sont hissés à la haute marche du « World summit awards », dans la même année, ils ont été lauréats de « World summit youth award ». Toujours en 2016, ils ont été lauréats de « Mobile challenge ». Au niveau national, ils ont été finalistes d’un prix initié par Fahamu et Social factory et lauréats de Mobile challenge.

Certes, ils ne cachent pas leurs intentions de tirer profit des opportunités offertes par les nouvelles technologies, mais ils se soucient d’élever le niveau de connaissances des jeunes sur l’informatique. Pour ces ingénieurs, ces outils s’imposent à nous. Donc, il faudra les apprivoiser pour ne pas être en marge de la marche du monde. « A l’ère du numérique, toute entreprise qui se respecte a besoin de maximiser sa productivité avec des outils performants et adaptés », ont-ils lancés. Au départ, la startup était composée de 3 ingénieurs. Aujourd’hui, ils sont 4 à poursuivre l’aventure. L’ingénieur Mohammed Diédhiou a regagné le groupe.

Idrissa SANE

COVOITURAGE, GEOLOCALISATION DES BUS… : Ces applications de la startup « Andando » qui modernisent le transport
Les jeunes porteurs de projet évoluant dans le domaine du numérique ne manquent pas d’inspiration. Trois ingénieurs ont mis au point des applications  permettant aux personnes qui ne se connaissent pas de réserver une place dans un véhicule si elles partent dans la même direction. Ces ingénieurs ont aussi dans leur compte  l’application « Dakar By Bus » servant à  géolocaliser un bus et d’estimer le temps qu’il mettra pour arriver à l’arrêt où se trouve le client. Ces applications ont remporté des distinctions à l’échelle nationale et internationale. 
Trois ingénieurs, Pape Modou Ndiaye, Hamid Mahamat et Moussa Diallo, ont donné un coup de pouce à la modernisation du covoiturage. Leur application met en relation le conducteur et les clients qui empruntent le même itinéraire. L’usager, où qu’il se trouve, a la possibilité de faire une réservation. Ainsi, les trois ingénieurs offrent aux passagers la possibilité de programmer, avec sérénité, leur voyage et de se mettre moins la pression à la dernière minute. La programmation à l’avance est bénéfique à la fois pour les clients et pour les chauffeurs. Le conducteur viendra chercher le client à un lieu indiqué. Ce dernier est épargné de paiement de frais de taxi pour se rendre dans un garage ou une gare-routière. Quant au conducteur, il a un gain de temps et une amélioration des recettes. Au-delà de la mise en relation, cette application compte des aspects liés à la protection du client. Parce que l’innovation fournit également des données sur l’itinéraire et des informations sur le conducteur. « Il faut rappeler que le système de covoiturage a toujours existé au Sénégal. Ce covoiturage est communément appelé ‘‘clando’’. Nous avons utilisé les outils numériques pour le formaliser. L’application est gratuite. Ce sont les clients qui choisissent leur itinéraire.  Nous sommes là pour les mettre en relation en utilisant les algorithmes », a précisé Pape Modou Ndiaye, co-fondateur de « Andando », par ailleurs développeur.  Ce n’est pas l’unique touche apportée à la modernisation du système de transport au Sénégal. Ces jeunes ingénieurs, comme beaucoup de Dakarois, ont eu certainement à passer des heures dans un arrêt de bus sans avoir une idée de l’heure d’arrivée d’un bus « Dakar Dem Dikk » ou d’un bus Tata. Grâce à leur application « Dakar By Bus », l’usager a la possibilité de localiser les bus et d’estimer le temps qu’il mettra pour atteindre l’arrêt où il se trouve.  « L’objectif de « Dakar By Bus », c’est de pouvoir suivre l’itinéraire de toutes les compagnies. La personne choisit le numéro de bus qu’il insère dans l’application. Nous avons la solution Gps, nous aimerions travailler avec les compagnies », a formulé Hamid Mahamat, un autre membre de la startup. Ces ingénieurs ont introduit dans le circuit des demandes pour collaborer avec des compagnies. Jusqu’ici, ils sont en attente des réponses. « Toute la technologie est actuellement disponible. Elle permet de savoir à temps réel où se situe le bus. Il suffit d’avoir des partenaires avec les compagnies de bus pour que l’outil puisse servir les passagers. Lorsque vous téléchargez « Dakar by Bus » dans Play Store, vous verrez le nombre d’usagers.  Vous aurez des statistiques et des commentaires sur cette application », a informé Pape Modou Ndiaye. C’est dans cette optique qu’ils ont aussi lancé le « E-Learning ». L’objectif est de partager leurs connaissances et leurs expériences avec des étudiants et d’autres Sénégalais.
Ces jeunes du département de Mathématiques et Informatique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ont obtenu des reconnaissances sur le plan international. En 2017, ils sont finalistes du « Prix numérique et transparence » dans la catégorie « Outil de prévention et de lutte contre la corruption », en 2016, ils se sont hissés à la haute marche du « World summit awards », dans la même année, ils ont été lauréats de « World summit youth award ». Toujours en 2016, ils ont été lauréats de « Mobile challenge ». Au niveau national, ils ont été finalistes d’un prix initié par Fahamu et Social factory et lauréats de Mobile challenge. 
Certes, ils ne cachent pas leurs intentions de tirer profit des opportunités offertes par les nouvelles technologies, mais ils se soucient d’élever le niveau de connaissances  des jeunes sur l’informatique. Pour ces ingénieurs, ces outils s’imposent à nous. Donc, il faudra les apprivoiser pour ne pas être en marge de la marche du monde. « A l’ère du numérique, toute entreprise qui se respecte a besoin de maximiser sa productivité avec des outils performants et adaptés », ont-ils lancés. Au départ, la startup était composée de 3 ingénieurs. Aujourd’hui, ils sont 4 à poursuivre l’aventure. L’ingénieur Mohammed Diédhiou a regagné le groupe. 
Idrissa SANE 

Président de l’Université ouverte de Dakhla, le Pr Driss Guerraoui veut bâtir, avec d’autres partenaires, ce qu’il appelle une « Nouvelle route du savoir » qui, à l’image de la « Route de la soie » chinoise, va marquer le monde. C’était à l’issue des deux jours de la 5ème Rencontre internationale de Dakhla.

Comme les grandes routes qui ont marqué le monde dont celle de la « soie » avec la Chine, la Rencontre internationale de Dakhla veut réinventer une nouvelle « route du savoir ». Une nouvelle route qui va partir de cette ville située dans ce qu’on appelle, au Maroc, les provinces du Sud. Ainsi, pendant deux jours (7, 8 décembre), se sont réunis économistes, philosophes, sociologues, chercheurs, politiques et décideurs pour réfléchir sur comment développer les territoires et participer à une communauté de réflexion qui puisse agréger toutes les expériences des pays émergents mais aussi des pays développés sur le développement local. Fruit d’un partenariat de plusieurs réseaux comprenant l’Université ouverte de Dakhla et d’autres structures de réflexion, cette rencontre internationale veut, dans une perspective transdisciplinaire, partager le savoir des chercheurs et le savoir-faire des sociétés et territoires. Ainsi, cette nouvelle « route du savoir » qu’a appelée le Pr Driss Guerraoui dans son discours de clôture va, comme les autres routes qui sont parties du désert du Sahara, parcourir le monde. «  Nous voulons, à partir de Dakhla, réinventer une nouvelle route du savoir qui va parcourir le monde. L’une des marques de fabrique de l’Université ouverte de Dakhla, c’est l’interdisciplinarité. Nous allons nous appuyer sur cette approche pour bâtir cette nouvelle route que nous voulons. Les problématiques de l’Afrique ne sont pas seulement économiques, elles sont aussi liées à sa capacité de valoriser et d’optimiser son capital immatériel. D’où l’importance pour les politiques publiques africaines d’être armées par ceux qui offrent les branches du savoir et de la vie sociale, c'est-à-dire des sciences humaines, sociales et exactes », a soutenu M. Guerraoui, président de l’Université ouverte de Dakhla.

Intelligence collective
Président de l’Association internationale francophone d’intelligence économique, le Pr Philippe Clerc qui est dans l’aventure depuis 2010, lors de la première édition de la Rencontre internationale de Dakhla, a parlé de cette manifestation comme un incubateur. « Nous apportons des connaissances suivies d’échanges, et cela fait des émissions qui créent des innovations. C’est surtout que les gens viennent et reviennent. Cette nouvelle route du savoir est celle que nous allons humblement commencer à bâtir pour le moment entre l’Europe et l’Afrique, entre le Nord et le Sud. Et sur cette route, il y aura aussi les relations Sud-Sud des pays africains. Nous avons ainsi créé le Forum africain de Dakhla parce qu’il faut lui donner des racines territoriales qui est la continuation sur ces problématiques dont nous avons beaucoup débattu aux rencontres internationales de Dakhla, l’émergence de l’Afrique, les grands défis de l’Afrique et comment il faut les penser », a ajouté le Pr Clerc. Pour lui, le monde se transformant à une telle vitesse, tous les deux ans, la Rencontre internationale de Dakhla aura donc plusieurs sujets à traiter. Des sujets qui vont tourner sur ce qui est en train de devenir le monde et comment cela se traduit sur les territoires et comment les populations le vivent. Aussi quels problèmes de développement cela pose et comment peut-on y trouver des sorties, des issues ? «  Au cœur de tout cela, il y a toujours ce qu’on appelle l’intelligence des peuples, à la fois l’intelligence de toutes les nationalités et les cultures qui sont représentées à Dakhla. C’est une sorte l’intelligence collective », a expliqué l’universitaire. Ce dernier qui a vécu l’événement depuis 2010 a parlé d’une première édition à l’invitation des autorités marocaines avec 20 pays représentés et une approche interdisciplinaire. C’est après qu’ils ont décidé de se transformer en réseau et créer l’Université ouverte de Dakhla, c'est-à-dire une université qui n’a pas de murs et qui change de volumes dans ses enseignements et contenus, mais qui peut se déplacer partout dans le monde. A l’occasion de cette 5ème édition ayant rassemblé une centaine de chercheurs, économistes, philosophes, sociologues, politiques et décideurs, une convention de partenariat instituant le Forum africain de Dakhla a été signée. Elle a été paraphée par la Plateforme des femmes africaines d’Angola dirigée par Luzia Moniz, l’Institut du Futur africain basé en Afrique du Sud conduit par le Sénégalais Alioune Sall, le Centre africain de la nouvelle économie du Sénégal d’Amath Soumaré et l’Université ouverte de Dakhla.

De notre envoyé spécial à Dakhla (Maroc), Oumar NDIAYE

Après la nomination du « seul gynécologue de la région de Sédhiou » Dr Abdoul Khadre Sow au poste de directeur par intérim de l’Etablissement public de santé (Eps1) de Sédhiou, le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) dénonce un cumul de fonctions qui sera « contreproductif ».

Après la tentative de suicide du directeur de l’Etablissement public de santé 1 (Eps1) de Sédhiou, un directeur intérimaire a été nommé dans cette structure sanitaire. Cependant, la section régionale du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) dénonce cette nomination, du fait « d’un cumul de fonctions qui est jugé contreproductif ». « Le Sutsas, à travers l’union régionale de Sédhiou, toujours fidèle à son rôle de sentinelle du système, rappelle son autonomie et son indépendance tout en manifestant sa disponibilité à œuvrer pour un système de santé et d’action sociale cohérent. C’est dans cette optique que l’Union régionale de Sédhiou dénonce, avec la dernière énergie, la nomination du gynécologue de l’Eps1 de Sédhiou au poste de directeur par intérim de ladite structure », lit-on dans le communiqué du Sutsas parvenu à la rédaction. Le document de poursuivre : « Seul gynécologue de toute la région de Sédhiou au moment où le taux de mortalité maternelle et infantile régionale est l’un des plus élevé du pays, l’Union régionale Sutsas de Sédhiou attire l’attention des autorités administratives et sanitaires qu’un cumul avec des fonctions de gestionnaire administratif priverait les populations de ses services combien importants ». Poursuivant, les camardes de Mballo de Thiam martèlent qu’ils « ne sauraient accepter que le seul spécialiste qui doit gérer les urgences obstétricales 24H/24, les consultations et autres interventions au niveau de la maternité soit noyé dans une gestion administrative en tant que directeur ». Selon ces derniers, « le cumul de ces fonctions aura un impact négatif certain sur la prise en charge des patients ».

Oumar KANDE

L’Association des professeurs d’anglais du Sénégal (Ates) a lancé, le 8 décembre 2017, la 20ème édition de sa Convention nationale. Lors de la première journée de cette rencontre, les professeurs sont revenus sur les défis à relever pour développer l’enseignement en anglais qui présente beaucoup d’opportunités.

L’Association des professeurs d’anglais du Sénégal (Ates), qui a 40 ans d’existence, tient, les 8 et 9 décembre 2017, la 20ème édition de sa Convention nationale en collaboration avec l’ambassade des Etats-Unis au Sénégal. Autour du thème « Défis et opportunités pour l’enseignement de l’anglais au 21ème siècle », les participants à la 20ème Convention de l’Ates ont insisté sur la nécessité de relever les défis pour développer l’enseignement de cette langue incontournable pour les secteurs de la recherche et de l’emploi dans le monde.

Bientôt des cours d’anglais en ligne avec l’Uvs
Le représentant du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Ousseynou Seck, qui a salué le dynamisme de l’association, a fait comprendre qu’il faut l’application de la décision présidentielle rendant l’enseignement de l’anglais obligatoire au premier cycle des études supérieures. « Parmi ces défis, il y a la décision numéro 6 du président de la République concernant l’enseignement obligatoire de l’anglais dans les universités. C’est-à-dire en Licence 1, 2 et 3. Aussi bien dans le public que dans le privé, les étudiants doivent se mettre à l’anglais pour qu’une fois arrivés en Master, qu’ils soient capables de comprendre les cours délivrés dans cette langue », a-t-il souligné.

M. Seck, par ailleurs directeur de l’Institut sénégalo-britannique, a révélé que le ministère compte amener des professeurs en anglais pour ces cours et il faudrait que les étudiants soient capables de suivre, car pour la recherche, ces derniers voyagent beaucoup dans des pays anglophones et doivent être à l’aise dans ces universités. « L’anglais est une langue très importante, et chaque fois on en a la preuve à travers la demande des entreprises, etc. Il y a un projet qui est en train de voir le jour au ministère de l’Enseignement supérieur et qui concerne la délivrance de ces cours aux étudiants », a estimé Ousseynou Seck. Il a fait savoir que très prochainement, l’on va procéder à l’expérimentation, avec 300 étudiants sénégalais, de cours en ligne en anglais avec l’aide des professeurs de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs).

L’attaché régional pour les programmes d’anglais de l’ambassade des Etats-Unis à Dakar, Eran Williams, a salué l’engagement des professeurs d’anglais pour le développement de cette langue au Sénégal. Réaffirmant le soutien des Etats-Unis à l’association, il dit constater que l’Ates est une organisation qui non seulement identifie les problèmes, mais trouve les solutions en démontrant à tous que les défis peuvent être relevés. Même avis chez Down Long, représentante de British Council, qui a salué le travail de l’Ates tout en assurant que sa structure va continuer à aider pour la formation continue en anglais des professeurs, des élèves et du milieu professionnel.

Selon Mme Long, le travail de cet institut britannique est pour le renforcement du brassage entre les civilisations mais aussi pour faire profiter aux Sénégalais des opportunités de l’anglais sur le plan international. A son tour, le directeur de la Formation et de la Communication du ministère de l’Education nationale, Mohamed Moustapha Diagne, a exprimé toute la reconnaissance de son ministre pour le travail de l’Ates qui vient en appoint à l’Etat dans la formation continue des enseignants d’anglais.

Oumar KANDE

Faisant partie les Sénégalais présents à la 5ème Rencontre internationale de Dakhla, Abdoulaye Sène est intervenu sur le thème « Réponses des territoires : le territoire comme acteur pivot d’une mondialisation légitime ». Président du think thank Global local forum, il a eu un vécu d’élu local comme président du Conseil régional de Fatick et aussi d’élu national en tant que député. Pour lui, les territoires doivent être considérés comme des acteurs dans l’élaboration de certaines politiques publiques, surtout celle liée au changement climatique.

« Les territoires sont dans des dynamiques de se présenter comme des acteurs qui souhaiteraient être à la fois des récepteurs et des acteurs dans l’élaboration des politiques. Il faut donc repositionner la place des territoires comme espaces de relations, comme sources de pensée et aussi comme acteurs pour élaborer, de façon endogène, les réponses les plus appropriées surtout dans les changements climatiques », a dit Abdoulaye Sène.

A son avis, l’essentiel des problèmes concernant le changement climatique se pose à la base. « Il faudrait donc faire des collectivités territoriales des acteurs pour apporter les meilleures réponses en terme de réflexions et aussi d’action. Pour la réconciliation entre l’innovation sociale et l’efficacité technologique, les territoires peuvent donner des réponses plus ciblées, plus adaptées », a-t-il suggéré.

« L’esprit de Dakhla ». C’est en ces mots que Driss Guerraoui, président du comité d’organisation de la 5ème Rencontre internationale de Dakhla, a qualifié la signature de la convention de partenariat instituant le « Forum africain de Dakhla ». Le partenariat a été paraphé par la Plateforme des femmes africaines d’Angola dirigée par Luzia Moniz, l’Institut du futur africain basé en Afrique du Sud et dirigé par le Sénégalais Alioune Sall, le Centre africain de la nouvelle économie du Sénégal d’Amath Soumaré et l’Université ouverte de Dakhla. « C’est un cadre permanent de réflexion sur des grandes problématiques du continent africain ayant trait aux dimensions économiques, financières, culturelles, politiques, géostratégiques, environnementales, sociologiques, énergétiques et numériques. L’objectif final de ce forum africain de Dakhla est de s’ériger en une plateforme permanente d’échanges », a expliqué Driss Guerraoui.

De notre envoyé spécial à Dakhla (Maroc), Oumar NDIAYE

Organisée par l’Université ouverte de Dakhla, la 5ème Rencontre internationale de Dakhla veut se positionner comme une plateforme d’échanges et de réflexions entre universitaires et décideurs. Elle veut aussi créer un lien entre l’université, l’entreprise et les territoires pour des réponses opérationnelles aux grandes problématiques de l’Afrique.

La 5ème Rencontre internationale de Dakhla s’est ouverte le 7 décembre 2017 dans cette ville située au sud du Maroc. Regroupant des universitaires, experts et décideurs, cette réunion est pilotée par l’Université ouverte de Dakhla et d’autres partenaires. Créée en 2010 par un certain nombre de réseaux de recherches et d’experts, l’Université ouverte de Dakhla est une structure non gouvernementale de réflexion, de débats et d’échanges entre des chercheurs, experts, mais aussi des décideurs à travers le monde sur les grandes problématiques du monde. Elle est, aujourd’hui, portée par une centaine de chercheurs appartenant à tous les continents, de tous les horizons et sensibilités dans les domaines des sciences sociales, en général, et des sciences économiques, en particulier, travaillant sur les questions de développement et de relations internationales.

C’est aussi un espace animé par le souci de comprendre les grandes mutations que connaissent les sociétés et économies du 21ème siècle et essaie de contribuer à offrir, en termes de politiques publiques, les alternatives les plus appropriées pour notre monde, animé en cela par une pensée positive et par une valorisation de l’intelligence collective et du génie de ses composantes. Ainsi, elle organise, tous les deux ans, une rencontre internationale autour d’une thématique qui correspond aux préoccupations de l’heure.

Cette année, la 5ème édition porte sur « La nouvelle économie mondiale, transformations structurelles, impacts et réponses des acteurs, expériences internationales comparées ». Avec 150 participants venus de 31 pays de tous les continents, elle a été ouverte par Mohamed Ben Abdelkader, le ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de la Réforme de l’administration et de la fonction publique, de Othmane El Ferdaous, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique, chargé de l’Investissement.

Selon Driss Guerraoui, président de l’Université ouverte de Dakhla, cette structure n’est pas uniquement un lieu de réflexion entre académiciens. Elle se veut aussi une force de proposition orientée vers des questions empiriques et opérationnelles comme celles que vivent les entreprises et les territoires. C’est pour cela que, lors de chaque édition, il y a la remise d’un prix du partenariat entre l’université et l’entreprise. « Cela montre que les préoccupations de cette université sont de finalité opératoire qui visent des éléments et outils de politiques publiques à même de contribuer à ouvrir des pistes pour renforcer et développer les performances globales de nos économies et de nos sociétés », a estimé Driss Guerraoui.

Pour cette édition, ce sont l’Université internationale de Rabat et l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II qui ont été lauréats du prix « Partenariat université-entreprise ».

De notre envoyé spécial à Dakhla (Maroc), Oumar NDIAYE

Dans le cadre de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (25 novembre-10 décembre), l’Ong IntraHealth international, en collaboration avec les ministères de la Santé et de l’Education, entre autres partenaires, a organisé, le 4 décembre, une séance de sensibilisation au profit d’une quarantaine d’élèves du lycée Kennedy.

Les violences basées sur le genre n’épargnent aucune couche de la société : des foyers en passant par les écoles. Selon les données du programme Usaid/Neema, 56,8% des femmes dans les régions d’intervention ont déjà subi des violences physiques et 69 % des violences psychologiques. Pour lutter contre ce phénomène, IntraHealth, Usaid/Neema, Onu-Femmes, en partenariat avec les ministères de la Santé et de l’Education, ont sensibilisé les élèves d’une classe pilote du lycée John Fitzgerald Kennedy. Ces dernières, en Seconde S, ont bénéficié, dans le cadre d’échanges avec les encadreurs, d’un renforcement de compétences pour identifier et reconnaitre toute forme de violences faites aux filles et aux femmes.

La séance a permis aussi d’outiller ces jeunes filles pour qu’elles sachent comment prévenir ces genres de violences et comment réagir quand elles en sont victimes ou quand elles en sont témoins.

Selon El hadji Babacar Guèye, directeur général d’IntraHealth Sénégal, le choix du lycée Kennedy s’explique par le fait que c’est un établissement de jeunes filles et ces dernières sont souvent les premières victimes. « Il faut aider, avec cette sensibilisation, les jeunes filles à ne pas être victimes de violences mais aussi à ne pas être acteurs. Il est important de savoir comment agir face à ces violences et également d’être des relais dans leur établissement, dans leur famille, pour sensibiliser leur cercle d’amis et de parents contre ces phénomènes », a-t-il expliqué, soulignant que cette campagne a démarré dans les régions les plus confrontées à ce phénomène, à savoir Kolda, Sédhiou, Kédougou, Saint-Louis, Matam...

Même avis chez Marie Sabara, chargée du Programme élimination des violences basées sur le genre d’Onu-Femmes. Elle a rappelé que l’Onu-femmes soutient cette initiative dans le cadre de la matérialisation de la convention de l’Onu pour l’élimination de toute forme de violences basées sur le genre. D’après Mme Sabara, il est essentiel de continuer la sensibilisation, car il existe beaucoup de violences faites aux femmes et aux filles au Sénégal, qu’elles soient physiques, économiques ou morales, mais on n’en parle pas. « On doit aider les jeunes filles qui son victimes d’avoir les moyens de dire non », a-t-elle martelé, demandant plus de coordination des acteurs pour mettre en œuvre le Plan national d’action contre les violences basées sur le genre au Sénégal.

Représentant le ministre de l’Education nationale, Marie Siby, conseillère technique, a soutenu qu’il est primordial de permettre aux jeunes filles de s’impliquer dans la prise en charge des violences basées sur le genre en les éduquant dans leurs familles mais aussi à l’école.

Les filles bénéficiaires de la séance ont apprécié les informations reçues. Diariétou Diaby a estimé que cela est important pour elle de pouvoir identifier les formes de violences. L’élève a reconnu que ces dernières sont maintenant plus présentes dans les réseaux sociaux. Mariétou Bâ a soutenu la même thèse tout en avançant que le plus important pour elle, c’est de savoir comment agir si elle est témoin d’une de ces formes de violence.

O. KANDE

Le médecin-chef de la région médicale de Diourbel, le Dr Balla Mbacké Mboup, a plaidé, lors d’un Comité régional de développement (Crd), pour le renforcement des spécialistes et la mise en place d’un système de régulation. Il a aussi appelé à la construction d’un Sau (Service d’accueil des urgences) aux normes dans toutes les structures sanitaires de la région pour une meilleure gestion des urgences. M. Mboup dit motiver son plaidoyer par le fait qu’une urgence ne doit pas dépasser 24 heures. « Il faut gérer le malade, le ramener à une situation de base normale et le mettre dans d’autres services pour la suite des soins ». L’autre défi, a-t-il fait savoir, c’est le renforcement des spécialistes. « Nous avons un déficit très important en médecins spécialistes », a relevé le médecin-chef, souhaitant la mise en place d’un système de régulation. Car, a-t-il estimé, « le manque de communication entre le malade, la communauté et les services pose toujours un retard de prise en charge ». Aussi, Balla Mbacké Mboup déplore-t-il l’absence de Service d’assistance médicale d’urgence (Samu). Alors que pour relever les défis relevés, « il faut mettre en place un Samu régional, développer les Sau, multiplier les ambulances et mettre en place un centre de régulation », a insisté le praticien qui a fait remarquer qu’il n’existe que quatre urgentistes dans la région de Diourbel. Mballo Dia Thiam, secrétaire général du Sutsas, a indiqué que même si l’hôpital veut prendre en charge la question des urgences, il bute sur les problèmes d’infrastructures.

Mamadou DIEYE

Le retard de croissance chez les enfants a substantiellement baissé dans notre pays. C’est ainsi que le Sénégal a été choisi pour faire partie des 5 pays où seront effectuées des études de cas pour permettre aux autres de s’en inspirer.

L’Institut population, développement et santé de la reproduction (Ipdsr) de l’Ucad a tenu, hier, un atelier sur l’évaluation des déterminants en matière de retard de croissance. Cette rencontre constitue le point de départ d’une étude comparative concernant cinq pays dans le monde sur la dite évaluation. Le Sénégal a été choisi pour faire partie de cette étude du fait de ses performances dans la lutte contre le retard de croissance des enfants. La Tanzanie, le Pérou, le Kurdistan et le Népal serviront également de cas d’école. Nadia Akser, spécialiste canadienne du Centre pour la santé des enfants du plus grand hôpital pour enfant du Canada (Sick/Kids), a indiqué que le Sénégal doit être fier de faire partie des pays ayant les meilleurs résultats. L’experte du Sick/Kids, qui va accompagner l’Ipdsr dans le cas de cette étude au Sénégal, a souligné que « le retard de croissance a décru, de façon substantielle, au Sénégal ». « Le Sénégal fait partie des pays à faibles revenus qui ont su réduire, de manière considérable, le retard de croissance des enfants. Il est ainsi un exemple et le seul pays qui a réussi cela en Afrique de l’Ouest. Cela fait du Sénégal un des leaders régionaux dans le monde qui ont réduit de plus d’un tiers le retard de croissance dans leur pays », a expliqué Nadia Akser. Selon elle, avec cette étude, les sources les plus fiables seront déterminées en collaboration avec l’Ipdsr. « On va essayer de voir combien de ressources ont été investies au Sénégal pour obtenir les résultats et essayer de l’appliquer à d’autres pays pour faire baisser le retard de croissance », a avancé la spécialiste. Revenant sur les chiffres du retard de croissance au Sénégal, Silmang Sène de l’Ansd a indiqué que, de 1986 à 2015, il y a eu globalement une baisse de la prévalence du retard de croissance au Sénégal avec une réduction estimée à plus de 20%. Actuellement, le retard de croissance des enfants est de 17% après un taux de 19% en 2006. Auparavant, le Pr Mohamadou Sall, directeur de l’Ipdsr, a révélé que le rapport de l’étude sera disponible en mai-juin 2018. Il est aussi revenu sur la nécessité de mettre fin à la malnutrition et au retard de croissance pour la capture du dividende démographique des Etats africains. Le Pr Sall a aussi expliqué qu’il y a un rapport vicieux entre la malnutrition et le retard de croissance qui en est le signe le plus manifeste.

L’Afrique est le continent qui souffre le plus du retard de croissance, comptabilisant plus de la moitié des cas avec l’Asie. Selon le Pr Sall, le retard de croissance chez les enfants est passé de 49 millions en 1990 à 59 millions en 2013 en Afrique ; ce qui est dû aussi à la hausse de la natalité dans le continent. Même si le Sénégal a de bons résultats en matière de prévalence du retard de croissance, les régions de Kaffrine, Kolda, Sédhiou, Kédougou et Matam ont des taux assez élevés.

Oumar KANDE

La 19ème Conférence internationale sur le Sida en Afrique (Icasa) se tient depuis lundi à Abidjan. Une occasion pour les experts, décideurs et membres de la société civile d’apporter leurs réflexions sur cette maladie.

A l’ouverture des travaux de la 19ème Conférence internationale sur le Sida en Afrique (Icasa), le président Alassane Dramane Ouattara a révélé que le gouvernement ivoirien apportera une contribution de 21 milliards de FCfa pour la période 2018-2020 pour soutenir les malades. Une décision saluée par le patron de l’OnuSida. S’adressant à l’assemblée, le chef de l’ Etat ivoirien, qui avait à ses côtés le président Henry Konan Bédié, a souligné que le défi de l’heure est le phénomène migratoire qui, à ses yeux, peut constituer une source de propagation du Vih en raison de la promiscuité notée dans les conditions de déplacement.

« Nous attendons de vous des réflexions sur les mécanismes innovants de mobilisation de ressources financières, d’organisation de la recherche pour contrer la maladie et surtout l’implication du secteur privé », a lancé M. Ouatara aux nombreux participants revenus à Abidjan 20 ans après la réunion de 1997.

Sur les mesures prises par son gouvernement, il a rappelé la création du premier ministère africain en charge du Sida, mais également l’affectation d’un budget de 21 milliards de FCfa pour faire chuter le taux de prévalence de 2,7% à 1%. De son côté, le directeur de l’OnuSida, Michel Sidibé, s’est réjoui des mesures prises par la Côte d’Ivoire de porter à 400% le budget pour le traitement des malades du Sida. Il s’est félicité des résultats enregistrés en Afrique tout en regrettant que 37 000 enfants de moins de 18 ans se marient chaque jour sur le continent. Devant l’assistance, une jeune fille de 20 ans, née avec la maladie, bachelière, a invité ses sœurs à se battre et à ne pas baisser les bras. Elle a demandé aux participants de prendre des résolutions concrètes.

EL Abdoulaye THIAM, envoyé spécial

SANTE, POPULATION ET DEVELOPPEMENT : NAISSANCE D’UN RÉSEAU DE JOURNALISTES À ABIDJAN
Des journalistes et spécialistes de la communication, réunis en assemblée générale en marge de Icasa, ont mis sur pied un réseau africain en charge des questions de santé, population et développement. Il est présidé par le journaliste Alassane Cissé de la Rts, jusqu’ici président du Comité de pilotage. Mobiliser les journalistes, les communicateurs et autres professionnels des médias africains pour qu’ils s’intéressent davantage aux sujets liés aux problèmes de santé, de population et de développement, tel est l’objectif du nouveau réseau. Ouvrant les travaux, le directeur du bureau régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mabingué Ngom, a souligné que c’est l’Agenda d’Addis-Abeba qui est en train de prendre forme. « Nous avons retenu la mise en place d’un réseau avant la fin de l’année », a-t-il dit avant d’ajouter qu’il faut ensemble pousser la question du dividende démographique. Il a reconnu qu’’il reste beaucoup à faire. Selon M. Ngom, au sortir de l’année, il faut trouver l’occasion de bien calibrer le message d’une stratégie commune évoluant en fonction des préoccupations. Le dividende démographique, à son avis, doit changer la vie des jeunes africains. Enfin, il a promis le soutien de l’Unfpa pour soutenir le réseau. Auparavant, Alassane Cissé a rappelé les différentes étapes d’Addis-Abeba à Abidjan en passant par Bruxelles. « Nous nous inscrivons dans la dynamique de l’Agenda 2063 pour une Afrique unie et prospère », a-t-il soutenu.

EL. A.THIAM

Pour lever les difficultés rencontrées par les pays d’Afrique subsaharienne en matière d’évaluation des apprentissages, le réseau « Le Talent », en collaboration avec l’Unesco, tient, à Dakar, un atelier régional. Les spécialistes demandent ainsi aux Etats d’améliorer les rendements en matière d’évaluation des apprentissages par le partage d’expériences.

En Afrique subsaharienne, beaucoup de pays ont réformé leurs programmes d’enseignement et utilisent désormais l’approche par les compétences. Cependant, la plupart rencontre des difficultés pour adapter les outils, les approches et les instruments de mesure des performances des apprenants. Pour lever ces contraintes, « Le Talent » (réseau d’éducateurs pour la transformation de l’enseignement) a réuni, Dakar, les responsables des évaluations scolaires de 18 pays africains dans le cadre d’un atelier régional sur les systèmes nationaux d’évaluation des apprentissages en Afrique subsaharienne.

Cette rencontre est une occasion d’échanges d’expériences en matière d’évaluation pour améliorer les rendements. Le directeur du Bureau régional multisectoriel de l’Unesco à Dakar, Gwang-Chol Chang, a indiqué que la crise de l’apprentissage est l’une des principales mesures qui pèsent sur notre région pour atteindre l’objectif durable numéro 4 relatif à l’éducation. Surtout qu’un système d’évaluation peu adapté renforce la crise de l’éducation.

Evoquant les dernières données de l’Institut statistique de l’Unesco, Gwang-Chol Chang a révélé qu’en Afrique subsaharienne un total de 230 millions d’adolescents n’atteindra pas les seuils de compétence minimum en lecture au moment où il devrait achever le premier cycle du secondaire, alors que 60 % d’entre eux vont à l’école. « Cette situation n’est malheureusement pas nouvelle.

C’est partant de ce constat que l’Odd 4 met l’accent sur l’apprentissage dans toute ses dimensions et à travers toutes les formes d’éducation », a dit M. Chang qui a estimé qu’une bonne méthode d’évaluation pourra améliorer les rendements.

Mohamed Moustapha Diagne, directeur de la formation et de la communication du ministère de l’Education nationale, a salué cette importante séance pour les systèmes nationaux d’évaluation. « Nous évaluons nos enseignants par des tests nationaux de positionnement, nous évaluons également nos élèves. L’atelier va permettre de procéder à des échanges de bonnes pratiques qui permettent d’harmoniser les évaluations, mais également d’améliorer les rendements en matière d’évaluation et d’apprentissage », a-t-il expliqué.

Même s’il peut être amélioré pour mieux s’adapter aux exigences, M. Diagne a confié que le système sénégalais d’évaluation respecte les normes standards avec une évaluation formative, sommative et certificative. Par rapport au faible niveau des apprenants en lecture qui serait dû aux méthodes d’évaluation, il a reconnu que les dernières analyses sur la lecture n’ont pas été très bonnes. C’est pourquoi le ministère a lancé un programme de lecture rénovée avec l’Usaid et le Sénégal a introduit le bilinguisme pour que l’enfant puisse apprendre plus rapidement à lire à l’aide de sa langue maternelle.

Oumar KANDE

La Fédération mondiale des travailleurs scientifiques (Fmts) organise sa 22ème Assemblée générale à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). C’est la deuxième tenue au Sénégal après celle de 1992. Cette édition, lancée le 4 décembre 2017, permettra de réfléchir sur « Science et développement par et pour l’Afrique ».

Après 1992, le Sénégal organise, du 4 au 8 décembre, pour la deuxième fois, l’Assemblée générale de la Fédération mondiale des travailleurs scientifiques (Fmts). Cette 22ème assemblée générale de la Fmts sera une occasion pour les participants d’échanger sur le thème « Science et développement par et pour l’Afrique ». Le président de la Fédération mondiale des travailleurs scientifiques, Jean Paul Lainé, a soutenu que la science doit servir au développement durable de l’humanité à travers l’éducation. « Pour la Fmts, l’éducation joue et continuera de jouer un rôle primordial pour l’humanisation », a-t-il laissé entendre, regrettant toutefois que les retombées pointues du développement scientifique soient inégalement réparties dans le monde, notamment en Afrique où il y a des zones sans électricité, des malades qui n’ont pas accès aux médicaments, etc. Jean Paul Lainé a fait aussi savoir, le cœur meurtri, que les travailleurs scientifiques sont maintenant précarisés dans plusieurs pays. « Les finalités financières sont favorisées au détriment des finalités scientifiques et de la recherche. Les diplômes universitaires risquent d’être marchandés », a-t-il argué.

Présidant la cérémonie d’ouverture, Malick Sow, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Sénégal a affirmé que l’absence de science et de technique défavorise le développement de l’Afrique. Ainsi il conseille de s’engager dans la mise en œuvre d’une politique de qualité pour le renforcement du capital humain. M. Sow a, par ailleurs, salué l’implication du Saes et du Sudes dans la Fmts, rappelant que ces deux syndicats sont des partenaires de l’Etat du Sénégal dans la mise en œuvre des réformes issues de la Concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur (Cnaes) dont les conclusions proposent de réorienter le système éducatif vers les sciences et techniques.

Le recteur de l’Ucad, Ibrahima Thioub, a, lui, demandé aux universitaires d’axer leurs recherches sur la résolution des problèmes des citoyens, pour plus d’impact social.

O. KANDE

Pour une meilleure alimentation des enfants, les autorités ont décidé d’institutionnaliser la Semaine nationale de l’enfance qui se tiendra cette année du 11 au 17 décembre.

La Semaine nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits aura lieu du 11 au 17 décembre 2017. Selon la directrice de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp), Thérèse Faye Diouf, il s’agira de promouvoir la nutrition dans les structures de Développement intégré de la petite enfance (Dipe), conformément au thème choisi : « Une nutrition adéquate, un intrant de qualité pour le développement de la petite enfance ». A son avis, « la nutrition constitue un des principaux volets de la prise en charge dans (…) les cases des tout-petits, les écoles maternelles, les garderies ou centres d’éveil communautaires ». D’après elle, le principal objectif de la Politique nationale de développement intégré de la petite enfance (Pndipe) est d’assurer à tous les enfants sénégalais (…) issus en priorité de milieux défavorisés, l’accès à des services adéquats et intégrés, selon une approche participative et inclusive, pour que chacun d’entre eux soit pris en charge (santé, nutrition, éveil psychosocial, éducation, développement, protection, insertion sociale et réalisation personnelle) dans un environnement sain. Mme Diouf a rappelé que, depuis 2014, un nouveau modèle de case des tout-petits répondant aux normes et standards de qualité a été conçu. Et, à ce jour, 51 cases des tout-petits sont construites dans tout le pays, contribuant ainsi à l’accroissement du Taux brut de préscolarisation (Tbps) qui est passé de 15% en 2012 à 17,5% en 2017. « Ainsi, le nombre de structures Dipe gérées par l’Anpectp s’élève à 1.378, dont 739 cases des tout-petits, 343 écoles maternelles publiques et 296 centres d’éveil ou garderies communautaires, représentant 46,91% des structures Dipe au Sénégal. Au total, 104.489 enfants fréquentent les structures Dipe, dont 53 % dans les cases des tout-petits », a-t-elle avancé, citant le rapport d’activités 2016 de ladite Agence.

Le coordonnateur du bureau exécutif national de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm), Abdoulaye Kâ, a déclaré qu’un partenariat dynamique a été scellé depuis la mise en place de l’Agence pour davantage promouvoir une bonne nutrition et sensibiliser les populations en vue d’une meilleure prise en charge de la petite enfance. Un appui de près de 20 millions de FCfa est mis à la disposition de l’Agence pour assurer le dépistage de la malnutrition aiguë. « Toutes les directives données par le gouvernement sont en train d’être menées pour une approche qui répond aux besoins nutritionnels du pays et en même temps adaptée au contexte de chaque localité », a-t-il affirmé. A l’en croire, l’idée, c’est d’optimiser la consommation des produits locaux dans la préparation des recettes culinaires.

Le lancement officiel de la Semaine nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits est prévu au Stade Massène Sène de Fatick, mais chaque région organisera trois activités phares liées au dépistage de la malnutrition aiguë, le lancement du grenier communautaire et l’organisation d’une journée de jeu.
La cérémonie de clôture, précédée d’une randonnée pédestre, se tiendra le samedi 16 décembre à la Place de l’Obélisque.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Réseau « Siggil Jigeen » veut un renforcement du soutien à la planification familiale pour réduire considérablement les décès évitables des mères, des enfants et des nouveau-nés. Il est en train de former des maitres facilitateurs en technique de facilitation smart en faveur de la Pf.

Le Réseau « Siggil Jigeen », en partenariat avec la Direction de la Santé de la reproduction et de la Survie de l’enfant (Dsr/Se), l’Initiative de planification familiale avancée, a organisé, hier, un atelier de formation des maitres facilitateurs en vue de renforcer les capacités des acteurs en plaidoyer. La rencontre a réuni des représentants du ministère de la Santé, de l’Association des femmes juristes, du Conseil national de la jeunesse, de l’Asbef et du Réseau islam et population (Rip). D’après Mme Fatou Touré Thiam, l’Initiative de la planification familiale avancée (Afp, anglais) mise sur le plaidoyer pour accompagner la Pf. L’Afp, dit-elle, est présente dans 9 pays, dont le Sénégal, et travaille à augmenter l’investissement financier dans les pays en voie de développement. Dans ces pays, constate-t-elle, il n’y a pas assez de ressources pour accompagner les femmes dans l’accès aux services de contraception.

D’ailleurs, à travers cette formation de deux jours (6 au 7 décembre 2017), le Réseau « Siggil Jigeen » et ses partenaires veulent mettre en place une masse critique d’agents de plaidoyer qui seront capables d’accompagner l’Etat du Sénégal dans la réalisation des plaidoyers pour une meilleure santé de la population.

Selon Abdou Aziz Mandian, facilitateur, ces acteurs seront formés en technique de facilitation smart qui, dit-il, est composée de 3 phases : concentrer les efforts, maitriser le contexte et réussir le changement. « Afp essaie d’apporter sa contribution par rapport aux acteurs étatiques et de la société civile en vue de résorber le gap de femmes qui sont dans le besoin d’accéder à la planification familiale à des coûts moyens. Une fois que les gens sont formés, nous les amenons à adresser des actions de plaidoyer auprès de l’Etat, des collectivités locales afin de résorber le gap qui existe », explique-t-il.

A son avis, la planification familiale est l’un des leviers importants pour réduire la mortalité maternelle et infantile. Toutefois, M. Mandian constate que malgré les avancées notées dans la planification familiale au Sénégal, il existe toujours des réticences. C’est pourquoi, explique-t-il, le Réseau islam et population a été associé à cette formation des facilitateurs pour éclairer davantage l’opinion publique nationale sur l’intérêt à adopter la planification familiale.

Aliou Ngamby NDIAYE

L’ambassade de Chine au Sénégal et l’Institut Confucius de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) ont organisé, le 5 décembre 2017, la deuxième édition de la compétition de discours autour du thème « La chine et moi ». Remettant les prix aux lauréats, l’ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun, a souhaité que ces derniers soient des ambassadeurs de l’amitié sino-sénégalaise.

La finale de la 2ème édition de la compétition de discours « La chine et moi », organisée par l’ambassade de chine au Sénégal, s’est déroulée le 5 décembre 2017 à l’Institut Confucius de l’Ucad.

Les 13 finalistes ont rivalisé d’ardeur dans un chinois limpide. Ils ont tous abordé, dans leur discours, leur relation avec la Chine et la manière dont ils perçoivent ce grand pays. Tous les candidats viennent des différents niveaux de l’Institut Confucius qui donne des cours en langue chinoise. Après la délibération du jury, c’est l’étudiante en niveau 4 dudit institut, Mame Awa Faye, qui a été classée première. Elle est suivie par Abdourahmane Bamba Samb du même niveau. Mamadou Diop du niveau 2 a fini à la troisième position. La première lauréate qui s’est rendue récemment en Chine a raconté, dans son discours, ce qu’elle a vu et appris à l’empire du milieu. Pour elle, les Sénégalais ont des idées reçues sur la Chine qui ne sont pas souvent vérifiées. « Quand on va en Chine ; ce qui attire votre attention, c’est que c’est un peuple travailleur, respectueux, rigoureux », a confessé Mame Awa Faye dont le rêve est de pouvoir continuer ses études en Chine.

S’adressant aux lauréats, l’ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun, a constaté que le niveau de la deuxième édition est beaucoup plus élevé que celui du concours précédent. Il a apprécié ce concours qui renforce les liens entre les Sénégalais et la Chine. Pour lui, le développement de la Chine offre des opportunités au monde, et « maitriser la langue chinoise sera un atout qui offrira davantage de nouvelles opportunités ». Souhaitant bonne continuation aux candidats, l’ambassadeur Zhang Xun espère que ces derniers seront des ambassadeurs de l’amitié sino-sénégalaise et acteurs de la coopération entre les deux pays. Poursuivant, M. Zhang a rappelé que la Chine, au-delà de l’éducation, offre plusieurs opportunités avec un Pib qui a atteint 12.000 milliards de dollars, soit la deuxième puissance économique dans le monde, avec une contribution supérieure à 30 % dans la croissance de l’économie mondiale.

Oumar KANDE

Des jeunes francophones des pays d’Afrique de l’Ouest ont élaboré une feuille de route qu’ils défendront au Sommet mondial de l’eau prévu au Brésil en 2018. Mais, le Secrétariat international de l’eau attend plus d’actions de terrain de leur part.

La Rencontre régionale des jeunes francophones sur l’eau a dégagé les actions que cette couche défendra lors du Sommet mondial de l’eau à Brasília en mars 2018. C’était au deuxième jour de la Rencontre régionale de Ouagadougou qui a pour thème : « Idées novatrices pour un meilleur partage des ressources ». Ainsi, les jeunes ont décidé de contribuer, de manière active, à la vulgarisation des bonnes pratiques de résilience au changement climatique, de travailler à la promotion des principes de la gestion intégrée des ressources en eau et de promouvoir la coopération autour des bassins transfrontaliers. Sur ce point, un agent d’un organisme international avait levé l’équivoque sur l’appréhension, largement partagée, considérant que la Gire (Gestion intégrée des ressources en eau) est plus liée à la dimension politique. « La Gire est à la fois individuelle et collective. Il est essentiel que les jeunes puissent prendre position et proposer des solutions », a fait savoir celle qui a fait la présentation sur les conséquences du changement climatique sur la ressource eau.

L’autre point versé dans la corbeille des contributions, c’est l’adaptation des Odd (Objectifs de développement durable) en fonction des priorités des pays à l’échelle nationale et locale. « L’accès à l’eau et à l’assainissement posent des défis intergénérationnels. Il convient de mobiliser des jeunes dans la recherche et la mise en œuvre durable des solutions », a apprécié le représentant du ministre burkinabé de l’Eau et de l’Assainissement, Serge Traoré, par ailleurs directeur de la ressource en eau du même pays. Il a promis que leur département ministériel portera au plus haut niveau les recommandations issues de cette rencontre régionale, lançant alors un appel à la mobilisation pour prendre à bras-le-corps les défis des temps modernes qui compromettent déjà l’existence sur terre. « Il est important que des jeunes prennent conscience de ces nouveaux défis et s’arment pour le combat de demain », a prêché M. Traoré. La secrétaire exécutive du Secrétariat international de l’eau, Sarah Dousse, a souhaité, elle, qu’il y ait une suite à la rencontre.

Le directeur pays de « Eau Vive », Dr Zakaria Boureima, a, pour sa part, salué la collaboration entre les différentes institutions (Eau Vive, le Secrétariat international de l’eau, le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Burkina, l’Irc, etc.) pour l’organisation de cette réunion. « Depuis plusieurs années, nous mettons en œuvre la mobilisation de la jeunesse. Cela les amène à s’approprier, très tôt, cette problématique. De ce fait, ils seront outillés pour être des acteurs de demain. C’est ainsi qu’ils pourront formuler convenablement leurs idées, les mettre en œuvre, les évaluer au bénéfice des populations », a insisté M. Boureima.

Le Secrétariat international mise surtout sur des actions de terrain pour changer la donne. C’est pour cela que des projets présentés par des jeunes ont obtenu des financements. Parmi eux figurent « Mon école n’est pas une poubelle » de jeunes béninois, le projet « Waterstrar » du Burkina Faso et le Projet « Ecoles saines et propres de la Guinée Conakry ».

Le Secrétariat international de l’eau est une organisation engagée sur les questions de l’eau avec un accent sur la mobilisation des jeunes.

Idrissa SANE, envoyé spécial à Ouagadougou

SARAH DOUSSE, DIRECTRICE EXECUTIVE DU SECRETARIAT INTERNATIONAL DE L’EAU : « IL FAUT DES CHANGEMENTS DANS LE SECTEUR DE L’EAU »
Sarah Dousse SieLa directrice exécutive du Secrétariat international de l’Eau, Sarah Dousse, appelle à un changement d’approches pour atteindre les Objectifs de développement durable (Odd) pour la cible eau.

Dans votre discours, vous demandez des changements dans le secteur. Qu’est-ce qui vous pousse à le dire ?
Tout d’abord, nous avons un cadre qui est les Objectifs de développement durable (Odd) dont un est dédié à l’eau. C’est un objectif très ambitieux. Il s’agit de l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement d’ici à 2030. Si nous continuons à faire les choses comme auparavant, nous n’arriverons pas à atteindre ces objectifs. Il faut des changements systémiques. Il faut de nouvelles façons de penser et de mobilisation des financements. C’est pour cela que je considère les jeunes comme un des leviers des changements. Nous devons avoir une nouvelle génération de jeunes leaders de l’eau.

Quels rôles doit-on confier aux jeunes ?
C’est vrai que ce n’est pas facile d’agir dans les structures politiques existantes qui sont parfois fermées. Je pense que la jeunesse doit trouver ses clés d’entrée et essayer de repérer des cadres dans des ministères qui sont très ouverts. Il faut que ces jeunes fassent entendre leur voix. Il faut qu’ils utilisent les médias de communication de masse, les réseaux sociaux, pour faire passer leurs messages. Ils peuvent exploiter à fond tout ce qui est médias traditionnels comme nouveaux médias. Ce travail commence à la base, au niveau local.

Certains pays africains ont accompli des progrès en matière d’accès à l’eau potable. Quels sont les défis à relever pour améliorer les indicateurs en Afrique ?
L’un des gros problèmes dans le secteur de l’eau, c’est la gouvernance. Il y a un cadre national dans beaucoup de pays. Il y a des compétences. Mais parfois, on fait face à un manque de compétences lorsqu’on réalise des projets aussi bien sur le plan technique qu’au niveau du management.

Il faut davantage de financements pour la construction et l’entretien des infrastructures hydrauliques.

Nous avons mis en place un système d’accès à l’eau potable en Asie centrale, dans des pays comme l’Ouzbékistan et le Tadjikistan, entre autres, depuis 2008.

En l’espace de 8 ans, 200.000 personnes ont pu avoir un accès durable à l’eau potable grâce à nos actions. Aujourd’hui, ce sont ces populations qui financent l’entretien du réseau et son extension.

Propos recueillis par I.SANE

Sur initiative du Réseau jeunesse, population et développement du Sénégal (Resopopdev), un forum national axé « Sur les startups et le business accelerator » s’est tenu à Dakar. Cette rencontre, qui a réuni différents spécialistes, a porté sur les enjeux liés au dividende démographique.

Dans le cadre de ses activités, le Réseau jeunesse, population et développement du Sénégal (Resopopdev) a organisé, le 4 décembre 2017, un panel. La rencontre a réuni des spécialistes évoluant dans divers domaines. Il s’est agi, au cours de ce rendez-vous, d’échanger sur les enjeux liés au développement des startups et le business accelerator de manière globale. Il était plus spécifiquement question de réfléchir sur la création d’une plateforme qui vise à accompagner plus de 1.000 jeunes, à travers différentes entreprises, dans le secteur des énergies renouvelables.
Louis Seck, ancien ministre de l’Energie, par ailleurs modérateur du panel, est revenu sur la définition du chômage. « Est considéré comme chômeur, tout individu en âge de travailler disposant de qualification dans un domaine bien précis, qui n’arrive pas à trouver un emploi », a-t-il éclairé.

De son côté, Moussa Faye de l’Unfpa a relevé que le dividende démographique correspond à la croissance économique potentielle liée à l’évolution de la pyramide des âges d’une population, principalement lorsque la proportion de la population active est supérieure à celle des personnes n’étant pas ou plus en âge de travailler. Partant de cette définition, le Sénégal dispose d’une population essentiellement composée de jeunes. A ce propos, selon les informations rendues publiques par la Direction développement et capital humain (Ddch), représentée par M. Diaw, au Sénégal, 62,8 % des chômeurs sont âgés entre 15 et 34 ans. Parmi eux, 22,8 % sont titulaires d’un diplôme d’une école supérieure, a-t-il révélé.

Selon la même source, à l’horizon 2035, si les choses restent en l’état, le Sénégal va enregistrer un taux de chômage de 26,2 %. Si toutefois des mesures d’amélioration des conditions de vie sont imposées, ce taux serait réduit à 7,8 %, a expliqué M. Diaw. Il a, en outre, informé que le gouvernement du Sénégal est résolument engagé à promouvoir toutes les catégories de la population, en particulier les femmes et les jeunes, à travers la mise en œuvre de programmes hardis dans des secteurs stratégiques, tels que l’éducation, la santé et l’emploi.

Partant de ces statistiques prévisionnelles, Abdou Fall, ancien ministre de la Santé et actuel président du Conseil patronal des énergies renouvelables du Sénégal (Coperes), a invité à l’amélioration du plateau médical. Il est question, dans cette logique, de mettre en avant la lutte contre la mortalité juvénile et maternelle.

M. Fall s’est prononcé également en faveur de la maitrise de la fécondité. Une jeunesse ne peut travailler que si elle jouit d’une bonne santé. C’est ce qui justifie largement l’incontournable nécessité de mettre sur pied des mesures en amont pour relever le défi de l’employabilité, a-t-il indiqué.

Quant à Maguette Thiandoum, membre de la plateforme « Perspective entrepreneur », il a prôné « un entreprenariat essentiellement axé sur l’exploitation des énergies renouvelables ». Selon lui, le secteur des énergies renouvelables est un gisement d’emplois qui n’attend qu’à être exploité.

Oumar BA

Le 8ème Congrès de la Société sénégalaise d’ophtalmologie, couplé au 12ème Congrès de la Société africaine francophone d’ophtalmologie, ouvert à Dakar, le 4 décembre 2017, a porté sur le thème : « L’inflammation oculaire ». Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a réitéré l’engagement du Sénégal à s’inscrire dans la dynamique de l’Oms qui vise à éliminer la cécité évitable.

La cécité, une maladie de plus en plus fréquente dans les pays en voie de développement. Certes, cette maladie ne fait pas beaucoup de morts, mais les conséquences socioéconomiques qui en sont liées sont énormes. Le handicap visuel, selon le ministre de la Santé et de l’Action sociale, est devenu un « problème de santé publique ». D’ailleurs, a expliqué Abdoulaye Diouf Sarr qui a présidé, le 4 décembre 2017, la cérémonie d’ouverture du 12ème Congrès de la Société africaine francophone d’ophtalmologie (Safo) associé au 8ème Congrès de la Société sénégalaise d’ophtalmologie, sur 5 personnes devenues aveugles, 4 ont perdu inutilement la vue, alors que la cause de leur handicap « est curable et évitable ».

D’après lui, le Sénégal s’est engagé dans la dynamique de la Communauté internationale pour arriver à l’élimination de la cécité évitable. « Dans ce contexte, notre pays, avec l’appui de ses partenaires, s’est doté d’unités de soins oculaires dans de nombreuses localités. Cependant, de grands défis persistent encore, particulièrement en ce qui concerne les ressources humaines dont les caractéristiques dominantes demeurent l’insuffisance quantitative et une répartition inéquitable », a informé le ministre.

Dans le domaine des ressources humaines, le président de la Sofa, Pape Amadou Ndiaye, a informé qu’une quinzaine de Sénégalais sont dans le circuit de la formation. En collaboration avec le doyen de la Faculté de Médecine, il a promis qu’ils veilleront à augmenter le nombre de Sénégalais dans la filière de spécialisation en ophtalmologie. Toutefois, M. Ndiaye a exhorté les Sénégalais en formation dans ce domaine à rester au Sénégal pour aider les populations.

Pour mieux faire face à la cécité qui gagne des proportions inquiétantes, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait savoir que « des mécanismes de déploiement de spécialistes à l’intérieur du pays seront clairement définis ». « Des soins oculaires de qualité et accessibles sont essentiels pour contrôler efficacement les déficiences visuelles et la cécité. A cette fin, et au-delà des ressources humaines, il faut relever le plateau technique », a-t-il déclaré.

Aliou Ngamby NDIAYE

La directrice exécutive du Secrétariat international de l’Eau, Sarah Dousse, appelle à un changement d’approches pour atteindre les Objectifs de développement durable (Odd) pour la cible eau.

Vous demandez des changements dans le secteur. Qu’est-ce qui vous pousse à le dire ?
Tout d’abord, nous avons un cadre qui est les Objectifs de développement durable (Odd) dont un est dédié à l’eau. C’est un objectif très ambitieux. Il s’agit de l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement d’ici à 2030. Si nous continuons à faire les choses comme auparavant, nous n’arriverons pas à atteindre ces objectifs. Il faut des changements systémiques. Il faut de nouvelles façons de penser et de mobilisation des financements. C’est pour cela que je considère les jeunes comme un des leviers des changements. Nous devons avoir une nouvelle génération de jeunes leaders de l’eau.

Quels rôles doit-on confier aux jeunes ?
C’est vrai que ce n’est pas facile d’agir dans les structures politiques existantes qui sont parfois fermées. Je pense que la jeunesse doit trouver ses clés d’entrée et essayer de repérer des cadres dans des ministères qui sont très ouverts. Il faut que ces jeunes fassent entendre leur voix. Il faut qu’ils utilisent les médias de communication de masse, les réseaux sociaux, pour faire passer leurs messages. Ils peuvent exploiter à fond tout ce qui est médias traditionnels comme nouveaux médias. Ce travail commence à la base, au niveau local.

Certains pays africains ont accompli des progrès en matière d’accès à l’eau potable. Quels sont les défis à relever pour améliorer les indicateurs en Afrique ?
L’un des gros problèmes dans le secteur de l’eau, c’est la gouvernance. Il y a un cadre national dans beaucoup de pays. Il y a des compétences. Mais parfois, on fait face à un manque de compétences lorsqu’on réalise des projets aussi bien sur le plan technique qu’au niveau du management.

Il faut davantage de financements pour la construction et l’entretien des infrastructures hydrauliques.

Nous avons mis en place un système d’accès à l’eau potable en Asie centrale, dans des pays comme l’Ouzbékistan et le Tadjikistan, entre autres, depuis 2008.

En l’espace de 8 ans, 200.000 personnes ont pu avoir un accès durable à l’eau potable grâce à nos actions. Aujourd’hui, ce sont ces populations qui financent l’entretien du réseau et son extension.

Propos recueillis par I.SANE

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