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Actualités (2092)

Conformément à l’Acte 3 de la décentralisation, qui désigne le Président du conseil d’administration (Pca) de tout Etablissement public de santé (Eps), en la personne du président du Conseil départemental, c’est cette application qui a récemment fait de l’honorable député, Boubacar Williambo Biaye, Pca de l’Eps 1 de Sédhiou. Il a été installé officiellement par le gouverneur de région Habib Léon Ndiaye. La cérémonie qui avait pour cadre l’enceinte de l’hôpital n’a pas connu une grande affluence, l’accent étant mis sur la solennité.

Le gouverneur de région a rappelé la mission qui attend la nouvelle équipe chargée de la gestion de l’hôpital. Faisant connaître sa feuille de route, le nouveau Pca a insisté sur l’apport des collectivités locales pour satisfaire les besoins de l’infrastructure hospitalière. La nouvelle équipe entend nouer le dialogue avec les différents syndicats pour trouver des solutions qui relèvent de son domaine de compétence, les autres seront transmis à qui de droit. L’approvisionnement en médicaments sera assuré correctement, a indiqué Boubacar Williambo Biaye qui a déclaré qu’ils feront en sorte que « l’Eps 1 de Sédhiou ait un plateau technique très relevé ».

Malamine KAMARA

Paludisme et maladies diarrhéiques sont souvent en recrudescence pendant l’hivernage. Les eaux stagnantes mélangées aux ordures constituent les nids des moustiques et de nombreux autres parasites, sources de maladies pendant cette période. Elles pèsent sur les activités des populations lorsque ces dernières sont alitées. Alors pour couper court à la prolifération des maladies hivernales, le Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (Sneips) a décidé de faire une piqûre de rappel aux populations pour qu’elles consolident les bons comportements pour éviter de tomber malades. Le 21 août 2017, à l’étape de Thiès de la caravane de sensibilisation sur les maladies hivernales dans les lieux de grands rassemblements, le marché central, les quartiers Moussanté et Grand Thiès ont reçu l’équipe du Sneips conduite par Ousseynou Sy, par ailleurs, coordonnateur du numéro vert. Selon lui, ils sont venus à Thiès pour appuyer la région médicale dans le travail de sensibilisation sur les lieux qui accueillent du grand public comme les places publiques, les marchés, entres autres. « Nous sommes accompagnés aussi sur le terrain par des éléments du district sanitaire de Thiès qui connaissent mieux leur zone d’intervention », a-t-il précisé.

Le lavage des mains et l’importance de veiller à la propreté de son cadre de vie immédiat ont été les points saillants des messages partagés avec les populations de la capitale du Rail.
Après Thiès, la caravane nationale de sensibilisation du ministère de la Santé et de l’Action sociale qui a démarré samedi dernier, se poursuit vers Louga et Saint-Louis pour boucler à Dakar, vendredi prochain.

Mbaye BA

Le Projet formation insertion (Pfi) initié par le gouvernement du Sénégal, avec l’appui de la coopération luxembourgeoise, compte renforcer la formation technique professionnelle. A ce titre, 470 millions de FCfa seront injectés dans les zones centre et nord pour des formations qualifiantes en adéquation avec le marché du travail.

Le gouvernement du Sénégal va mettre l’accent sur la qualité des ressources humaines dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse). Une orientation stratégique mise en pratique à travers le Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet) qui constitue le cadre d’opérationnalisation. Pour le sous-secteur de l’enseignement technique professionnel, les besoins d’une formation qualifiante adaptée à la demande des entreprises sont pris en charge par le Projet formation insertion (Pfi) élaboré par le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat (Mfpaa). L’objectif est de contribuer au développement d’une formation professionnelle et technique de qualité, équitablement et accessible aux filles et aux garçons, répondant à la demande du marché. Une articulation rappelée vendredi dernier aux participants d’un atelier de renforcement des capacités sur le suivi-évaluation des projets de formation et d’insertion à Kaolack. Venus des structures d’enseignement technique des régions de Diourbel, de Fatick, de Kaffrine (centre), ces derniers devaient, à l’issue de la rencontre, « stabiliser les indicateurs des résultats de chaque Projet de formation insertion », a souligné Sékou Badji, le directeur de la planification et des projets de l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) qui exécute ledit programme.

Appuyé par la coopération bilatérale du Duché de Luxembourg, le Fpi, dans son déploiement dans les zones centre et nord du pays, va mobiliser des ressources financières de l’ordre de 470 millions de FCfa, a informé M. Badji. Dans le détail, les filières validées dans chaque région correspondent à des spécificités locales. Ainsi pour le Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt) de Mbacké, la filière avicole est mise en avant. L’agroécologie est en vedette à Ségré Ngatta dans la région de Kaffrine, le maraîchage à Nioro, alors que Kaolack va miser sur les métiers de l’esthétique.

« Dans le cadre du Fpi, l’accent est mis sur des filières innovantes et porteuses à forte potentialité de développement à l’instar de l’agroécologie pour laquelle les acteurs ont besoin de formation qualifiante pour s’insérer dans un créneau porteur. C’est le même cas pour Kaolack où les opérateurs ont choisi la filière esthétique avec le boum des salons de coiffure dans la capitale du Saloum », a souligné le responsable de l’Onfp.

Elimane FALL

La campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier chez les enfants démarre demain dans la région de Kolda.

La cérémonie nationale de lancement de la campagne de Chimio-prévention du paludisme saisonnier (Cps) aura lieu ce 24 août à Kolda. Elle sera présidée par le directeur du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). La révélation a été faite le 21 août 2017 par le docteur Yaya Baldé, médecin-chef de la région médicale de Kolda, lors d’un point de presse. Au total, 237.585 enfants âgés de 3 à 120 mois sont ciblés durant cette campagne qui sera effectuée en trois passages.

Pour réussir ce pari, les districts sanitaires de Kolda, de Vélingara et de Médina Yoro Foulah vont mettre à contribution les relais communautaires qui ont suivi une formation sur l’administration des médicaments aux enfants. Cette campagne qui durera trois mois sera basée sur l’administration de deux médicaments que sont le Sp et l’Amodiaquine aux enfants. L’objectif de la région médicale est d’atteindre un taux de 95% des enfants de la tranche d’âge ciblée comme c’était le cas durant les précédentes campagnes de chimio-prévention du paludisme saisonnier. A cet effet, le médecin-chef de la région médicale demande aux parents de réserver un bon accueil aux relais et insiste sur l’efficacité de ces médicaments contre le paludisme.

« Ces médicaments, ce n’est pas la vaccination en tant que telle, c’est plutôt de la chimio-prévention avec une administration des médicaments pendant trois jours. La première dose est administrée par les relais et les deux autres doses sont laissées aux parents pour qu’ils les administrent à leurs enfants pour le deuxième et le troisième jour. Il a été prouvé que lorsque l’enfant prend ces médicaments, il est protégé contre le paludisme pendant un mois et à la fin de ce mois, la stratégie revient encore pour le second passage », précise le docteur Baldé.

Mamadou Aliou DIALLO

En 2016, il y a eu 162 nouveaux cas de Vih dans la région de Fatick dont les 147 ont été mis sous Arv. La déclaration a été faite hier par le médecin-chef de la région médicale, Dr Mamadou Sarr, à l’occasion de la revue régionale des données de Vih.

La revue des données du Vih de l’année 2016 de la région de Fatick a été présentée hier. C’était en présence d’une délégation du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) et de différents acteurs engagés dans la croisade contre le Vih/Sida. Une occasion pour le médecin-chef de région, Dr Mamadou Sarr, de faire la situation sur la lutte contre le Vih/Sida dans l’année 2016. Selon lui, sur les 713 patients suivis, 645 ont été mis sous antirétroviraux (Arv) et sont régulièrement suivis. Il a révélé qu’en 2016, il y a eu 162 nouveaux cas positifs de Vih dont 147 ont été mis sous Arv, soulignant que l’objectif était de les mettre tous sous Arv. Il a précisé qu’il y a eu une amélioration de la qualité de la prise en charge « qui s’est manifestée par l’augmentation du taux de suivi qui est passé du simple au double, allant ainsi de 30% à 74% ».

Dans le district de Foundiougne, il a été enregistré 101 cas positifs. Pour le médecin-chef de région, cette situation s’explique par un meilleur ciblage. L’autre aspect, a-t-il soutenu, c’est que le département est un peu particulier à cause de sa situation d’insularité d’une grande partie de la population. Selon lui, il y a cette notion de vulnérabilité, car c’est une zone de pêche et de tourisme de même que frontalière avec la Gambie. De plus, il a indiqué qu’en 2016, le taux de suivi était de 74%, les perdus de vue de 11% et le taux de mortalité de 5,41%.

La région de Fatick a un taux de prévalence de 1%, contrairement à la moyenne nationale qui est de 0,7%. Pour réduire cette prévalence, Dr Mamadou Sarr est d’avis qu’il faut une bonne prise en charge des patients, leur assurer un traitement disponible et continu, un accompagnement psycho-social, et éviter qu’ils ne soient pas des perdus de vue. « Si l’on pose ces jalons, tout en maintenant les mesures de prévention du Vih/Sida, on peut obtenir des résultats plus satisfaisants », a-t-il déclaré.
Cette rencontre a été présidée par Magatte Diouck, l’adjoint au gouverneur de Fatick chargé des affaires administratives.

Oumar Ngatty BA

L’Association solidarité pour le développement économique et social de campement Ndangane (Asdes) a planté, le samedi 19 aôut 2017, une centaine d’arbres dans cette localité située dans la commune de Fimela. La cérémonie avait comme parrain le conseiller technique du ministre de l’Environnement et du Développement durable, le Dr Diomaye Dieng.

Des centaines d’arbres ont été plantés, le samedi 19 août dernier, à campement Ndangane dans la commune de Fimela par l’Association solidarité pour le développement économique et social de campement Ndangane (Asdes). Selon un communiqué parvenu à la rédaction, cette journée de reboisement a été placée sous le parrainage du Dr Diomaye Dieng, conseiller technique du ministre de l’Environnement et du Développement durable.

Profitant de cette cérémonie, le Dr Dieng a lancé dans cette commune de la région de Fatick le concept « Cité verte ». A travers cette initiative, le conseiller technique du ministre Abdoulaye Baldé veut inciter les populations de cette localité à participer « massivement et activement aux actions de reboisement, mais aussi et surtout à l’entretien des plantations et à l’amélioration du cadre de vie ».

Par ailleurs, lors de la cérémonie officielle de reboisement, rapporte le communiqué, le Dr Diomaye Dieng a remis symboliquement un lot de matériel de reboisement composé d’une dizaine de brouettes, de râteaux et des pelles. Le sous-préfet, le maire de la commune de Fimela et le parrain ont procédé, chacun, à la plantation d’un arbre. D’après toujours le communiqué, les populations de Campement Ndangane ont pris l’engagement de « renforcer la collaboration avec le Ministère de l’Environnement et du Développement durable pour relever les défis liés à la dégradation de l’environnement dont les conséquences majeures dans la zone sont, entre autres, la salinisation des terres, la disparition des mangroves et la perte de biodiversité ». « Les acteurs ont remercié le ministre de l’Environnement et du Développement durable Abdoulaye Baldé et se sont donnés rendez-vous très prochainement pour d’autres activités dans la zone pour une meilleure préservation de l’environnement ».

Rappelons que la journée de l’arbre 2017 a été célébrée le 6 août dernier à Déaly dans le département de Linguère. Le thème de cette année est : « L’arbre au cœur de la planification stratégique territoriale » et le Pterocarpuserinaceus communément appelé Venn est désigné comme parrain de la campagne de reboisement.

Aliou Ngamby NDIAYE

La 12ème édition annuelle du camp international de reboisement du groupe des jeunes de la région africaine de Mahikari consacré au projet d’édification de la Grande muraille verte (Gmv) a été lancée samedi dernier, à Dakar. La campagne se poursuivra jusqu’au 26 août à Mbanar dans la commune de Syer (région de Louga).

A l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la 12ème édition du camp international de reboisement des jeunes de l’association Sûkyô Mahikari consacré au projet d’édification de la Grande muraille verte, la secrétaire générale du Ministère de l’Environnement et du Développement durable (Meed), Ramatoulaye Dieng Ndiaye, a indiqué que ces actions menées autour du reboisement montrent que l’arbre est un vecteur de paix, d’entraide et de solidarité. « Dès la diffusion de l’idée du projet d’édification de la Grande muraille verte en 2005, par les chefs d’État des pays saharo-sahéliens, Sûkyô Mahikari (association) s’est engagée auprès du gouvernement du Sénégal pour soutenir la réalisation de ce projet panafricain et fédérateur », a-t-elle rappelé, précisant que 4.400 ha devront être reboisés en un an et que le travail devra nécessiter entre 700 et 800 personnes. Mme Ndiaye a indiqué que dès 2006, ces rassemblements internationaux de jeunes dans des camps de reboisement font le bonheur, chaque année, du projet panafricain d’édification de la Grande muraille verte, ici au Sénégal, surtout au Mali et au Burkina Faso. « Aujourd’hui, plus de 10 ans après, nous pouvons objectivement affirmer, de manière incontestable, que Sûkyô Mahikari (acteur clé) a beaucoup apporté à la réalisation du projet de la Grande muraille verte », a-t-elle affirmé.

La Secrétaire générale du Medd a affirmé qu’à l’analyse des conditions éco-géographiques et des paléo climats des zones désertiques arides et semi arides du Sahara, cet espace saharo-sahélien était jadis très prospère, luxuriant, comme en témoignent les peintures rupestres observées çà et là dans des grottes. « Ces espaces offraient de multiples opportunités pour leur développement. A ces conditions, se sont substitués des domaines arides à hyper-arides donnant, par voie de conséquence, un visage de calamité, de pauvreté, d’insécurité alimentaire et de famine et un flux migratoire des populations délaissant leurs terroirs », a laissé entendre Mme Ndiaye.

Survie
A l’en croire, cette problématique globale de développement, voire de survie, dans un contexte peu favorable, se pose grandement au Sahel, avec l’émergence des paradigmes de développement durable, d’éco-développement, d’économie verte et des contraintes comme l’adaptation et la résilience des populations aux impacts du changement climatique et de la désertification.

Pour Ramatoulaye Dieng Ndiaye, tenant compte de ce contexte, le programme Grande muraille verte, en s’adossant sur les savoirs et valeurs traditionnels, s’inscrit dans une logique de repenser la stratégie opérationnelle de préservation de la nature dans ces zones. Selon elle, cette nouvelle stratégie dans le Circum-Sahara devrait permettre le développement et donc la prospérité et la paix; ce à quoi aspirent tous les peuples, notamment ceux du Sahel.

Aujourd’hui, au-delà de l’aspect climatique de la reforestation salutaire de la bande du Sahel, la dimension internationale de l’implication de Sûkyô Mahikari permet la mise en perspective de retombées économiques importantes pour la suite du projet au Sénégal. Aussi a-t-elle salué l’accompagnement des populations bénéficiaires du projet, notamment pour la valorisation industrielle et locale des produits forestiers. La représentante du ministre de l’Environnement a indiqué que cette Grande muraille verte, qui traduit la vision et l’aspiration profonde de tout un continent, sera l’expression d’un trait d’union entre les peuples, d’un Sahel pacifié et luxuriant, auquel Sûkyô Mahikary aura fortement contribué.

De son côté, le directeur général de l’Agence nationale de la Grande muraille verte (Angmv), Amady Gnagna Cissé, a rappelé que le projet s’étend sur 545 km (Dakar-Djibouti). Alors que pour le directeur technique de l’Agence, le colonel Pape Sarr, chaque personne rodée peut planter jusqu’à 25 ha en un an.

Pour sa part, le responsable mondial du groupe des jeunes de l’Association Sûkyô Mahikary, Funaba Yusuke, a dit son vœu de restaurer l’environnement.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) a tenu, hier matin, dans les locaux du ministère de la Fonction publique, une conférence de presse pour évaluer le niveau d’application des accords signés. L’organisation syndicale a ainsi décidé de lever son mot d’ordre de grève.

Le Sutsas suspend son mot d’ordre de grève auparavant décrété pour les 22 et 23 août 2017. La réunion d’évaluation, initialement prévue le 26 août, s’est tenue hier à huis clos entre des responsables du ministère de la Fonction publique et les représentants du mouvement syndical. Au terme de cette rencontre, le secrétaire général du Sutsas, Mballo Dia Thiam, lit une déclaration liminaire axée sur les 9 points motivant leur décision. Le point crucial est le virement des 5,2 milliards de FCfa par l’Etat du Sénégal. Le pactole règle le salaire des contractuels du programme conjoint ministère de la Santé et Agence internationale de coopération japonaise, du plan Cobra et du deuxième trimestre du fonds de motivation nationale. Il est également annoncé un décret pour modifier la répartition de l’enveloppe des travaux pour heures supplémentaires, ainsi que pour identifier et stabiliser les nouveaux corps du secteur public de la santé.

Désormais, le baccalauréat est le niveau requis pour exercer le métier de sage-femme. Dès l’année académique 2017-2018, l’École nationale de développement sanitaire et social (Endss) ouvrira les filières de formation au système Lmd (Licence-Master-Doctorat). Et la formation des techniciens supérieurs, devenue obsolète, sera supprimée. Le recrutement des cadres en santé communautaire formés dans les universités (Bambey notamment) est aussi recommandé. L’on souhaite que le pays, plutôt que les Ong qu’ils avaient l’habitude de servir, bénéficie de leur expertise. Les infirmiers d’Etat et les sages-femmes d’Etat diplômés de la formation E-learning (études en ligne) seront également reclassés.

Le Sutsas se réjouit de la satisfaction de la plupart des termes du protocole du 8 août dernier et des efforts consentis par le Gouvernement. Cependant, le Comité national de lutte du syndicat signale qu’il y a encore des points d’achoppement et invite ses camarades à rester vigilants.

Mamadou Oumar Kamara
(stagiaire)

Le bureau des examens et concours vient de rendre publics les résultats des différents examens scolaires. Dans l’académie de Sédhiou, pour ce qui est du Cfee (Certificat de fin d’études élémentaires), c’est l’Ief (Inspection de l’éducation et de la formation) de Bounkiling qui réalise la meilleure performance avec un taux de réussite de 65,17 % contre 28,16 % l’année dernière.
Pour l’Inspecteur Cheikhou Sidibé Sidibé, il y avait cette année des enseignants qui en voulaient. « Nous avons organisé des examens blancs appelés essais, et à chaque fois nous avons eu un taux de réussite honorable. Les résultats ainsi obtenus à l’examen final ne nous surprennent pas », s’est-il réjoui.

Par contre, s’agissant du Bfem (Brevet de fin d’études moyennes), les résultats de cette année sont moins bons. L’année dernière, les 2.188 candidats ont obtenu un taux de réussite de 84,03 % contre 77,45 % cette année. Le nombre de candidats a considérablement baissé, puisqu’ils sont 1.375, soit une baisse de 813 candidats.

Malamine KAMARA

En marge de sa visite de chantier, le ministre de l’Education nationale s’est félicité du bon déroulement de la dernière année scolaire. Sous ce rapport, il a lancé un appel à tous les acteurs et partenaires du système afin que la situation soit la même l’année à venir.

Serigne Mbaye Thiam a également annoncé que la date d’ouverture, pour la rentrée prochaine des classes, est prévue le 4 octobre 2017 pour le personnel enseignant et administratif et le 9 octobre pour les élèves.

Le ministre a, par la même occasion, annoncé qu’un séminaire de rentrée sera organisé courant septembre. Pour lui, il s’agira de dérouler une feuille de route pour l’année scolaire 2017-2018.

P. C. NGOME

L’Etat du Sénégal a entrepris un vaste programme de réhabilitation et d’extension des infrastructures scolaires dans la région de Dakar. Plus de deux milliards FCfa sont mobilisés pour les travaux. Le ministre de l’Education nationale a visité les chantiers pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux.

Lors du Conseil des ministres délocalisé, le président de la République Macky Sall avait promis à la région de Dakar une enveloppe financière de de 1.800 milliards de FCfa. De cette enveloppe, un montant de 1,5 milliard de FCfa a été destiné au programme de réhabilitation et d’extension des anciens lycées qui menacent ruine. Parmi ces établissements, les lycées Lamine Guèye et Ngalandou Diouf ont été visités hier par le ministre de l’Education nationale. Sur place, Serigne Mbaye Thiam a constaté le niveau de vétusté très avancé. C’est pourquoi, il a demandé aux entreprises qui ont gagné les marchés de faire en sorte que les délais d’exécution soient respectés.

A Ngalandou Diouf, les travaux ont beaucoup avancé, il ne reste que le carrelage et les travaux de finition. Ici, on a bon espoir que les délais seront respectés avant l’ouverture des classes. Pour ce lycée situé à Mermoz, le financement des travaux de réhabilitation s’élève à plus de 184,9 millions de FCfa.

Cependant, au lycée Lamine Guèye, les travaux de restauration et de réhabilitation sont lourds, eu égard au degré de vétusté très élevé des bâtiments. Créé vers les années 30-40, Lamine Guèye fait partie des meilleurs établissements de Dakar en termes de performances scolaires. Mais, avec la dégradation avancée des locaux, certains élèves de la capitale préfèrent aller s’inscrire dans les autres lycées d’excellence ou dans les nouvelles créations qui offrent le luxe, la sécurité, en somme de meilleures conditions d’études.

Dans ce lycée où 514 millions de FCfa sont débloqués pour sa réhabilitation, le ministre a demandé aux entreprises et à la Direction de la construction scolaire d’accélérer les travaux pour que les élèves puissent démarrer les premiers cours.

En plus de ce programme de réhabilitation des anciens lycées de Dakar, le gouvernement a aussi entamé la création de trois nouveaux lycées. Les localités de Ngor, Grand Yoff et Parcelles Assainies sont les principales concernées. Selon le ministre de l’Education nationale, ces nouveaux lycées sont financés à hauteur de 750 millions de FCfa. Parmi eux, celui de l’Unité 14 des Parcelles Assainies a été visité par le ministre de l’Education nationale. Serigne Mbaye Thiam a constaté de visu l’état d’avancement des travaux. Toutefois, il a exhorté l’entreprise à accélérer le rythme afin de respecter les délais d’exécution. Ces trois lycées viennent renforcer la carte scolaire de Dakar qui bénéficie également d’un projet de construction et de réhabilitation de 17 collèges.

Pape Coly NGOME

Facebook, whatsApp, Instagram, entre autres réseaux sociaux, se sont invités, samedi dernier, à Kaolack, à la célébration de la sixième édition de la Journée de l’excellence. Le rappel du taux faible des admis au Bac dans la région (28%) et les cas de fraudes révélés dans la presse ont servi de prétexte à certains intervenants pour s’attaquer aux réseaux sociaux. L’Inspectrice d’académie de Kaolack et marraine de la « Miss mathématiques », Khadidiatou Diallo, a été la première à dénoncer la mauvaise influence des réseaux sociaux sur les élèves. Elle a déploré l’envahissement de ces produits des Technologies de l’information et de la communication dans l’espace scolaire au détriment des outils didactiques classiques tels que les livres ou supports de cours. Pis, les réseaux sociaux sont utilisés de manière funeste pour frauder. S’adressant aux élèves, elle leur a demandé de faire le choix du « courage et de la lucidité contre le déshonneur et la vilenie de la triche ». Un réquisitoire à l’aune du tableau sombre des performances des élèves de la région en matière scientifique avec moins de 33% des orientés des classes de seconde pour ces filières dressées par Mme Sène qui a introduit le discours d’usage portant sur la motivation pour les études scientifiques.

Pour sa part, le capitaine Yaya Sall, chef du bureau de la garnison militaire, a cloué au pilori le langage minimaliste sur les réseaux sociaux qui serait, selon lui, responsable du faible niveau des élèves en français ; ce qui réduirait davantage leur aptitude à comprendre le langage scientifique.

E. FALL

La sixième édition de la Journée de l’excellence initiée par l’Inspection d’académie de Kaolack s’est tenue samedi dernier. A l’occasion, 114 brillants élèves ont été honorés dont trois lauréats du Concours général 2017 et des récipiendaires des Olympiades de mathématiques.

L’Inspection d’académie (Ia) de Kaolack veut hisser très haut la bannière de l’excellence dans le système éducatif régional. C’est l’objectif visé à travers la journée organisée annuellement pour primer les meilleurs élèves du moyen-secondaire. Cette année, les filières scientifiques ont été à l’honneur. Comme en témoigne le thème de la cuvée 2017 : « La motivation de l’apprenant à l’apprentissage des sciences ». Un discours d’usage introduit par la seule femme professeur certifiée de mathématiques de l’académie, Mme Sène Coura Ndong, en poste au nouveau lycée de la ville. Cette dernière a rappelé l’esprit de la loi d’orientation 91-22 du 16 février 1991 par laquelle l’Etat du Sénégal « affirme sa volonté de promouvoir l’éducation des citoyens à travers des contenus et habiletés permettant d’exercer un jugement, de participer à l’avancée des sciences et techniques, de maintenir la nation dans le courant du progrès contemporain ».

De bonnes dispositions confirmées par la lettre de politique sectorielle de l’Education de 2013. A cela vont s’ajouter l’élaboration et la mise en œuvre du Programme d’amélioration de la qualité et de l’équité et de la transparence dans le secteur de l’éducation et de la formation (Paquet-Ef). Une initiative gouvernementale créant les conditions d’une inversion des tendances vers les filières scientifiques avec la réalisation de 20 blocs scientifiques, l’introduction de l’initiation scientifique et technologique à l’élémentaire et l’orientation de 80% des effectifs du secondaire dans des filières scientifiques à l’horizon 2035.

Des prévisions qui se heurtent à la dure réalité du terrain
« Dans l’académie de Kaolack pour l’année scolaire 2016-2017 sur 7.018 élèves orientés en classe de seconde, seuls 2.356 élèves l’ont été en seconde scientifique, soit 33,57% des effectifs », a signalé Mme Sène, qui n’a pas manqué de formuler des recommandations pour changer la donne. Selon elle, l’Etat, les enseignants, les parents d’élèves et les partenaires du système éducatif, chacun en ce qui le concerne, devrait jouer sa partition pour pousser les élèves à choisir des filières scientifiques.

En attendant, plus d’une centaine d’élèves ont été à l’honneur pour leurs performances au baccalauréat et lors de l’examen du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem). Les quatre lauréats de la région lors du dernier concours général étaient du lot, ainsi que les deux vainqueurs de la Dictée Paul Gérin-Lajoie (Dpgl) de cette année. A noter que les 10 lauréats des Olympiades des mathématiques de la région ont aussi reçu des distinctions, en plus de parrainages pour le reste de leur cursus scolaire et universitaire, comme l’a suggéré l’ancien Premier ministre Aminata Touré choisie comme marraine de la sixième édition de la journée de l’excellence de l’Inspection d’académie de Kaolack.

Elimane FALL

En réponse aux multiples agressions de la nature, une initiative dénommée « Vacances vertes » a été lancée le week-end dernier. Pour l’initiatrice Khady Camara, le but est d’entretenir davantage notre environnement.

Arrêter l’agression avancée sur l’environnement est le vœu des organisateurs des « Vacances vertes ». Selon la promotrice Khady Camara Diouf, notre environnement est menacé, l’érosion côtière avance, du fait des actes de l’homme. Ce qui justifie le lancement officiel de l’initiative « Vacances vertes ». Il s’agit de faire une caravane dans une dizaine de communes que sont Yoff, Parcelles Assainies, Wakhinane Nimzatt, Bargny, Pikine-ouest, Dakar Plateau, Médina et Gorée. Cette dernière va sillonner ces municipalités durant les week-ends, pour des opérations de nettoyage, du 19 août au 30 septembre, grâce à une équipe de 100 personnes.

Durant la même période, 1.500 plants vont être reboisés et 1 million de personnes sensibilisées sur les dangers qui guettent notre environnement. « Sur les plages, on va planter des filaos, ainsi que dans les quartiers. La Direction des Eaux et Forêts qui va mettre à leur disposition des agents aguerris pour les plantations verra les plants appropriés à planter, a indiqué Mme Diouf.

A l’en croire, les 300 bacs à ordures remis par le Ministère de l’Environnement et du Développement durable (Medd) seront distribués. Aussi, a-t-elle souligné le système de parrainage avec l’opération « un arbre, un parrain » pour une contribution de 3.000 FCfa par personne, afin de motiver ces volontaires et de signer des emplois verts. « Nous travaillons avec le réseau des volontaires de l’environnement qui sont actifs au Sénégal, particulièrement à Dakar », a-t-elle dit, non sans préciser que le déclic est lié à la passion qu’elle a pour l’environnement.

Cette chroniqueuse à la Rts, après avoir obtenu un Master en environnement et développement durable à l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb), prévoit d’organiser les prochaines éditions des « Vacances vertes » sur l’étendue du territoire. Pour le Colonel Baïdy Bâ, directeur des Eaux et forêts, « les jeunes qui participent activement, de façon citoyenne, à une meilleure gestion de notre cadre de vie et plus globalement de l’Environnement » sont à saluer. L’initiative « Vacances vertes » qui vise à développer un comportement éco-citoyen, particulièrement chez les jeunes et les femmes, vient compléter les actions du département ministériel dans l’éducation et la sensibilisation des populations à l’environnement et au développement durable.

« Les «Vacances vertes» interviennent dans un contexte assez particulier, marqué par une dégradation accélérée des terres et des ressources naturelles, une pollution et nuisance toujours plus accentuées de notre cadre de vie, mais aussi et surtout les effets adverses des changements climatiques qui continuent de saper nos moyens d’existence, créant une paupérisation encore plus grande des communautés les plus vulnérables », a regretté le Colonel Ba.

Il a également indiqué que cette situation peu reluisante est en partie causée par l’action de l’homme, donc c’est vers l’homme qu’il faut agir.
« L’exercice auquel vous vous prêtez, c’est-à-dire travailler pour le reverdissement de nos villes et campagnes, prendre soin du cadre de vie, par des actions de nettoiement, les débarrasser de toutes impuretés, sensibiliser nos populations sur les dangers du plastique ou encore sur l’extraction du sable marin qui exacerbe le phénomène de l’avancée de la mer,n’est pas facile à faire pour un particulier. C’est là un champ d’actions de l’Etat qui ne peut tout de même pas être exploré à fond, sans l’implication et la participation des populations », a soutenu Baïdy Bâ.

Serigne Mansour Sy CISSE

Après la causerie, placent aux consultations prénatales et post-natales au centre de référence de Tambacounda. Des femmes font la queue devant le bureau de la sage-femme Bintou Diop Ndiaye. Elle a fait subir des échographies à plusieurs patientes grâce à l’appareil offert par l’Unfpa. Cette praticienne doit la maîtrise de la technique à cette institution onusienne. « Une de mes collègues et moi avions été formées sur la technique d’échographie. Dans le mois, je peux en faire plusieurs dizaines », reconnaît la sage-femme qui officie dans la région depuis 2011. Depuis son arrivée au centre de référence, après un passage à Dianké Maka, Bintou Diop réactualise et améliore ses connaissances avec l’appui de l’Unfpa. « Je fais partie de celles qui ont bénéficié d’une formation sur la pose des méthodes de contraception de longue durée. La formation a été dispensée par l’Unfpa. A mon tour, j’ai eu à former mes pairs », témoigne Mme Ndiaye.

I. SANE

La caravane des jeunes leaders champions a réussi le pari de faire bondir le taux de contraception dans des localités reculées et difficiles d’accès de Tambacounda et de Bakel. En l’espace d’une semaine, 1.800 personnes ont été dépistées du Vih/Sida et 900 femmes ont adopté la planification familiale.

La caravane des jeunes leaders champions a donné un coup d’accélérateur à l’accès aux produits de la contraception dans la région de Tamboucounda. En l’espace d’une semaine, elle a sillonné les zones les plus reculées des départements de Tambacounda et de Bakel. Une équipe pluridisciplinaire composée de relais, de pairs éducateurs, de sages-femmes, de « Badiénou Gokh » (marraines de quartier), de laborantins, a investi les zones reculées et difficiles d’accès.

Les relais et les pairs éducateurs ont concentré leur énergie sur l’éveil des consciences sur les maladies et les pratiques qui accentuent la vulnérabilité des jeunes et des femmes. Ils ont distribué des préservatifs. Les sages-femmes ont offert des consultations. Les laborantins ont dépisté 1.800 personnes du Vih. L’équipe pluridisciplinaire a réussi le pari d’enregistrer une adhésion massive des femmes à la planification familiale. « Les Centres conseils pour adolescents (Cca) de Bakel et de Tambacounda ont ciblé des zones où les femmes n’avaient jamais entendu parler de la planification familiale. Nous avons évalué les activités pour une semaine. Nous avons loué un bus. Et, nous avons parcouru ces zones. Dans chaque localité, nous offrons des services intégrés », explique le coordonnateur du Cca de Tambacounda, Madou Cissé. En si peu de temps, l’équipe a changé la donne dans des localités isolées où la tradition a encore toute son influence. Les résultats de la caravane sont à inscrire dans le registre des records, selon M. Cissé. « Lorsque nous avions fait le bilan, il y a eu 1800 dépistées du Vih. Les sages-femmes ont consulté 900 femmes. Nous avions 900 nouvelles adhésions à la contraception. C’est un record extraordinaire en matière de planification familiale », a laissé entendre le coordonnateur du Cca de Tambacounda. Cette caravane a eu un succès retentissant. C’est pourquoi certains pairs éducateurs estiment qu’il est nécessaire d’organiser une autre caravane pour consolider les acquis.

Idrissa SANE

Le nouveau secrétaire général de l’Association sénégalaise des professeurs d’Histoire et Géographie, Moustapha Sène, décline sa feuille de route. Rendant visite au « Soleil » pour aborder son nouveau programme, M. Sène, qui dirige la structure créée en 1961 par Amadou Mactar Mbow et compagnie, reconnaît qu’il y a eu une léthargie ces dernières années. Après l’Assemblée générale du 20 mai dernier, leur objectif est de relancer les activités de l’association pour améliorer la formation continue des membres.

Quel est l’objectif de cette association et son bilan depuis sa mise en place en 1961 ?
L’objectif de cette association était de réunir les professeurs d’Histoire et de Géographie, mais aussi d’être une structure d’information et de formation des professeurs disséminés sur l’étendue du territoire national. Dans son bilan, l’association a produit beaucoup de documents, des supports parmi lesquels le dossier pédagogique documentaire qui circulait sur tout le territoire et qui permettait aux professeurs d’améliorer leur fiche, leur production et de dérouler correctement leurs enseignements et apprentissages. A son actif également, il avait plusieurs voyages, parce que l’association mettait à profit les vacances scolaires pour permettre à ses différents membres de visiter toutes les régions du pays. En partenariat avec certaines ambassades au Sénégal comme celles de la France ou de la Belgique, l’association a pu organiser des voyages parmi lesquels celui aux États-Unis qui permettait aux professeurs de visiter ce pays chaque année du nord au sud, de l’Est à l’ouest.

Après ce passé reluisant, êtes-vous toujours aussi dynamique ?
Depuis quelques années l’association est tombée en léthargie pour des raisons que je ne veux pas évoquer ici. Le 20 mai 2017, il y a eu l’assemblée générale extraordinaire et j’ai été élu secrétaire général. Dans la feuille de route, il nous a été demandé de relancer l’association parce que les professeurs sont confrontés à plusieurs défis. Il y a le déficit de la formation parce qu’aujourd’hui, il n’y a plus de structures de formation continue qui permettent d’outiller davantage les membres. Il y a aussi parmi ces problèmes les coefficients dans certaines séries ; et nous avons vu, il y a deux ans, que le crédit horaire en Histoire et Géographie a été diminué d’une heure au cycle moyen. Nous avions quatre heures pour l’Histoire et la Géographie et maintenant nous n’avons que trois heures pour l’Histoire et la Géographie et une heure pour l’instruction civique toute la semaine.

Avez-vous les moyens de mettre en œuvre votre nouvelle feuille de route ?
L’association compte sur les subventions de certains partenaires, sur la production de certains documents comme le bulletin de liaison, le dossier pédagogique documentaire. Cela nous permettrait de réunir un certain nombre de ressources. Nous organisions des conférences, mais maintenavnt il y a des problématiques actuelles et il faut que l’association soit au cœur des questions comme les changements climatiques, les politiques publiques comme le Pse, l’Acte 3 de la décentralisation. Il faut que l’association soit au cœur de ces questions pour permettre aux professeurs d’avoir la bonne information. Il faut également renforcer le niveau d’encadrement de nos sociétaires dans les classes. On a élaboré un programme d’actions dans le cadre de la relance des activités. Dans ce programme, il y a l’envoi de correspondances à des personnalités comme Amadou Mactar Mbow, le professeur Iba Der Thiam et à nos partenaires naturels que sont la Commission nationale pour l’Unesco, les ambassades, les institutions de la place et des ministères partenaires comme celui de l’Education, de la Culture, de l’Environnement, du Tourisme, etc. Nous comptons organiser des journées pédagogiques pour revisiter les critères d’évaluation en Histoire et Géographie. Nous allons mettre en place un site Internet pour permettre à nos membres d’accéder au contenu pour améliorer leur préparation.

Le Bac 2017 a connu un certain nombre de problèmes avec les fuites. Est-ce que dans vos missions de formateur, il ne faut pas sensibiliser davantage les élèves sur les questions de citoyenneté et des valeurs pour pérenniser la fiabilité du système éducatif ?
Nous sommes tous des républicains, nous avons des responsabilités. C’est à nous tous d’assurer la fiabilité de ce système. Nous professeurs, nous intervenons dans la préparation et de la proposition des sujets aux examens et concours. Maintenant, à un autre échelon, il y a l’Inspection générale de l’éducation et de la formation. Les professeurs ne constituent qu’un rouage du système et chacun doit jouer son rôle et même la société a son rôle à remplir pour assurer la viabilité du système.

On a constaté aussi que d’année en année, le quota réservé aux professeurs d’histoire et de géographie diminue à la Fastef. Pour cette année, il n’y a même pas de concours pour le niveau baccalauréat. Est-ce que vous ne faites pas un peu les frais de la priorité accordée aux filières scientifiques ?
La mission assignée à l’enseignement de l’Histoire et de la Géographie est de participer à la formation citoyenne des Sénégalais. Le scientifique, quel qu’il soit, doit être un bon citoyen et où il doit évoluer et connaître son environnement immédiat. C’est bien de mieux orienter les élèves vers les filières scientifiques, mais il ne faut pas perdre de vue la formation citoyenne et les sciences comme l’Histoire et la Géographie. Nous assistons aujourd’hui à une crise de la citoyenneté. Mais quel est le rôle à travers nos enseignements pour installer des compétences sociales ? Il nous faut des enseignants d’élites. D’aucuns diront que les professeurs d’enseignement secondaire, avec de l’expérience, coûtent cher et que la parade c’est de trouver des professeurs de Lettres-Histoire-Géographie. Un professeur de Lettres-Histoire-Géographie qu’on envoie à l’intérieur du pays est moins outillé que le professeur secondaire qui est ici à Dakar et les résultats le prouvent. Il faudrait maintenant, au sortir de la Fastef, que l’Etat mette dans les Centre régionaux de formation des personnels de l’éducation (Crfpe) des structures et donne les moyens pour qu’elles accompagnent les professeurs. Le défi, c’est d’avoir des enseignants de qualité. Nous de l’association des professeurs d’Histoire et de Géographie nous prenons l’engagement d’accompagner l’Etat dans le secteur de l’éducation. Nous allons aussi promouvoir l’interdisciplinarité.

Propos recueillis par Oumar KANDE

Sous l’égide du ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, la Direction de l’apprentissage a organisé, dans les locaux de la Chambre de commerce de Saint-Louis, un atelier de capitalisation du projet Adeter « Apprentissage pour le développement des territoires ruraux ».
L’adjoint au gouverneur de Saint-Louis chargé du développement, Sahite Fall, a présidé un atelier de capitalisation du projet Apprentissage pour le développement des territoires ruraux (Adeter). C’était en présence des représentants du ministre Mamadou Talla, des conseils départementaux de Saint-Louis et de Dagana, des chambres de commerce et de métiers de Saint-Louis.

Le coordonnateur du projet, Mamadou Moustapha Fall, a rappelé que le projet Adeter est une initiative des Ong française (Gret) et sénégalaise (Enda Graf Sahel), avec le concours financier de l’Agence française de développement (Afd).

De mai 2014 à juin 2017, a-t-il précisé, Adeter a expérimenté deux innovations, notamment le développement d’une nouvelle offre de formation professionnelle par apprentissage dans cinq métiers para-agricoles porteurs, articulé à un appui-conseil de Gie de femmes, et la concertation multi-acteurs visant à adapter l’offre de formation aux potentialités de la région. Selon Moustapha Fall, la mise en œuvre de ces innovations a permis d’identifier des bonnes pratiques en termes de formation et d’appui aux « entrepreneuses » en transformation de produits agricoles. Il s’agit d’utiliser des démarches participatives et inclusives dans l’identification, la conception et la mise en œuvre d’offres de formation dans des créneaux porteurs, du renforcement de la collaboration entre les centres ressources et les ateliers artisanaux pour donner plus d’efficacité et d’efficience aux formations, de la nécessité de compléter les séances de renforcement des porteurs de projet par un suivi régulier assuré par des spécialistes.

Mamadou Moustapha Fall a cité dans les réalisations de ce projet cinq programmes complets de formation par apprentissage de type dual élaborés et mis en œuvre, la sélection et la formation de 94 jeunes dans cinq métiers para-agricoles.

Combler le déficit en ressources humaines
Il a précisé que 59 jeunes ont été certifiés sur 61 participants aux examens, soit un taux de réussite de 97%, que 60 femmes venant de 20 Gie transformant des produits agroalimentaires ont été formées et suivies. La dotation de 20 Gie en matériels de transformation, la rénovation de six unités de transformation de Gie de femmes (dont trois à Saint-Louis et trois à Dagana), le renforcement de capacités de 55 maîtres artisans, la rénovation de 9 ateliers artisanaux, figurent en bonne place dans les réalisations du projet Adeter. Il en est de même de l’équipement de 70 apprentis, 48 maîtres artisans et de trois centres ressources, de l’installation d’un système d’irrigation par goutte à goutte au Centre départemental de formation professionnelle de Dagana, d’un atelier de maintenance des moteurs hors-bord au lycée technique André Peytavin de Saint-Louis. Siré Bâ, conseiller technique n°1 du ministre Mamadou Talla, a indiqué entendre que ce projet s’inscrit parfaitement dans l’axe 2 du Pse, qui vise, à terme, à combler, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, le déficit en ressources humaines dans les différents secteurs de la vie économique, particulièrement dans les métiers para-agricoles, donc d’appui à la production et à la valorisation des produits agricoles. L’adjoint au gouverneur, Sahite Fall, a rendu un vibrant hommage à l’Afd qui a financé à hauteur de 90% ce projet, à la Saed, partenaire stratégique de ce programme, aux Ong (Gret et Enda Graf Sahel) qui ont initié et mis en œuvre ce projet dans les départements de Saint-Louis et de Dagana.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le Centre régional de formation des personnels de l’éducation (Crfpe) de Kédougou, dirigé par Saliou Dione et Blaise Badiane, directeur des études qui a en charge, parmi tant d’autres prérogatives, la formation continue diplômante des Instituteurs adjoints (Ia), s’emploie à la formation diplômante des Ia depuis le début du mois d’août 2016. Laquelle va se terminer le dimanche.

C’est à cet effet qu’il a organisé un examen de sortie qui sera couronné par un Certificat de fin de stage. Il faut rappeler que cette formation s’établit en deux étapes. Il y a d’abord la formation présentielle qui a duré deux mois (août-septembre 2016). Cette dernière allie la formation théorique et pratique avec des devoirs surveillés. Il y a ensuite la formation à distance ponctuée par un regroupement de cinq jours pendant les fêtes de Noël et Pâques.

Autrement dit, à la fin de la formation présentielle, les stagiaires rentrent à la maison avec des devoirs à traiter et seront corrigés pendant les regroupements. Selon le Directeur des études du Crfpe, ces devoirs serviront de notes de contrôles continus. Il a aussi signalé que les notes de l’examen, ajoutées à celles de contrôles continus, détermineront l’admission ou non du stagiaire. Pendant cette formation, atteste le directeur Saliou Dione, sept modules ont été étudiés. Par conséquent, les stagiaires ont été bien outillés.

A noter qu’en 2016, 116 stagiaires ont subi la formation, parmi eux 17 ont réussi à l’écrit du Cap (Certificat d’aptitude professionnelle). Ce qui a valu un satisfécit à tous. D’ailleurs un vibrant hommage a été rendu aux formateurs et encadreurs. Cette année, 95 stagiaires suivent la formation.

Seydou TOUNKARA

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie s’est félicité des avancées enregistrées par le Sénégal. Toutefois, il a exhorté les différentes parties prenantes à maintenir le cap. « Je peux affirmer que nous sommes sur la bonne voie. Néanmoins, il convient de continuer à approfondir les réformes, car les objectifs de production fixés dans le Plan Sénégal émergent (Pse) ne sont pas encore atteints », a-t-il relevé.

I. SANE

Le Sénégal amorcera la réflexion pour réduire les coûts d’accès au logement et accélérer la construction d’habitats sociaux. C’est ce qui motive le choix du thème « L’habitat social dans le contexte du nouvel agenda urbain : quels leviers d’accélération » pour la deuxième édition du Salon international de l’habitat prévu du 10 au 12 octobre 2017 à Dakar.

Des progrès sont accomplis en matière de construction d’habitat social. La moyenne annuelle de production est passée de 5.000 à 10.000 logements. Mais l’objectif de production de 15.000 logements inscrit dans le Pse n’est pas atteint. C’est pour cela que le gouvernement, les institutions financières, les promoteurs immobiliers ont décidé d’engager une réflexion autour de la thématique : « L’habitat social dans le contexte du nouvel agenda urbain : quels leviers d’accélération ? ».

Au cours du deuxième Salon de l’Habitat prévu du 10 au 12 octobre 2017 à Dakar, des recommandations seront formulées dans le but d’augmenter le volume de construction et surtout de réduction du coût de l’unité. « Avec l’expertise d’ici et d’ailleurs, nous allons réfléchir et proposer des recommandations qui permettront de baisser le prix du logement social et d’augmenter leur production », a souligné le directeur de la Promotion de l’Habitat social, Mamadou Diouf. Il a indiqué que 3 des 7 recommandations prises lors de la première édition ont été mises en œuvre.

Le royaume chérifien, invité d’honneur, à travers son ambassadeur au Sénégal, contribuera à l’atteinte des objectifs du deuxième salon. Le diplomate compte sur la mutualisation des expériences des deux pays pour lever les obstacles à la construction à grande échelle d’habitats. « L’accès à l’habitat est considéré comme un secteur prioritaire dans la hiérarchie de la demande sociale pour les deux pays. Le Maroc est engagé dans une démarche active à la hauteur des attentes des organisateurs. L’expertise et l’expérience seront au rendez-vous du salon de l’habitat de Dakar », a affirmé l’ambassadeur du Maroc au Sénégal, Taleb Berrada. Selon le directeur de Ame Trade Sénégal, Moussa Faye, il est attendu 50 exposants. L’évènement compte déjà 50 sponsors. En plus d’une conférence scientifique, il y a des rencontres B to B qui aideront les participants à nouer des opportunités d’affaires.

Des opportunités d’affaires
Pour sa part, le directeur général de Ame Trade, Danc Coberman, a remercié les autorités sénégalaises et le royaume chérifien. En somme, la démocratisation de l’accès aux logements reste la priorité des autorités. « Une fois de plus, l’occasion m’est donnée de rappeler que l’objectif qui continue de nous mobiliser consiste à rendre plus accessible le logement au Sénégal, comme nous y engage le chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Macky Sall, qui a pris d’importantes mesures pour appuyer le secteur », a réitéré le ministre du Renouveau Urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie. Diène Farba Sarr a annoncé le renforcement du suivi de l’application des mesures prises par le gouvernement, afin de réduire les coûts de construction ou de l’accès à l’habitat. « Le mécanisme de suivi, garanti par l’établissement d’une convention et d’un cahier des charges, nous permettra de contrôler la répercussion de cet appui des pouvoirs publics au client final », a indiqué le ministre. Placé sous le haut patronage du président de la République, « Sen habitat Dakar 2017 » offre une plateforme d’échanges entre les administrations, les promoteurs immobiliers et d’autres investisseurs, les organismes de financement, les acteurs et usagers nationaux et internationaux du secteur de l’habitat.

Idrissa SANE

Du fait d’une eau de robinet peu agréable à boire, le commerce d’eau de puits est très florissant à Mbacké et à Touba. Le créneau est investi par des centaines de charretiers qui y tirent des bénéfices conséquents.

Le rituel est immuable. Et il fait quatre ans que cela dure. Quatre longues années que, tous les matins, alors que les premières lueurs du jour n’ont pas encore percé l’épais voile de l’aube, Malick Wellé, la cinquantaine, répète les mêmes gestes, avec le même soin. Soigneusement, le vendeur d’eau de puits prépare son attelage. Baudet bien harnaché, charrette chargée de bidons vides de 20 litres bien attachée, il prend la direction du quartier de Touba Oil à la sortie de Mbacké Xewar situé à trois kilomètres de là, où Malick Wellé s’approvisionne en eau de puits. Cela, non sans avoir, au préalable, formulé quelques incantations cabalistiques.

Après quelques centaines de mètres de trot sur la route bitumée et avoir laissé derrière lui les derniers blocs de maison, sa monture s’engage dans un chemin de campagne sablonneux au bout duquel des dizaines de puits tapissent le sol. Malick Wellé n’est pas le seul sur le chemin qui y mène. D’autres charretiers, aussi matinaux que lui, empruntent, tous les jours, le même itinéraire à la recherche du liquide précieux. Ainsi, durant toute la journée, c’est un ballet incessant de charrettes lourdement chargées de bidons et de fûts d’eau à travers les rues de Mbacké. Elles font partie du décor de la ville jumelle de Touba. Impossible de les rater. Si Malick Wellé s’arrête au quartier Touba Oil, d’autres de ses congénères vont jusqu’à cinq kilomètres plus loin, au village de Saté, pour faire le plein d’eau. Ces puits dont l’eau est réputée plus douce que l’eau de robinet, appartiennent à des privés. Un bidon de 20 litres plein est vendu aux charretiers à 25 FCfa. Ces derniers le revendent à 100 FCfa.

Forte demande
Quant aux camions-citernes qui livrent surtout à Touba, la bouteille de 20 litres est revendue à 125 FCfa. Selon un recensement effectué en 2014, on dénombre 864 charretiers présents dans le commerce d’eau de puits à Mbacké. Si cette activité marche si bien, c’est parce que la demande en eau de puits est très forte. En effet, à Mbacké et à Touba, l’eau de robinet est peu agréable du fait de sa forte teneur en fluor. Du coup, pour la consommation, beaucoup de gens préfèrent l’eau souterraine. « On utilise l’eau de robinet le plus souvent juste pour la cuisine. Même pour le linge, on recourt à l’eau de puits car l’eau du robinet a la réputation de vite détériorer les vêtements », explique Khady Top, une ménagère.

La forte demande en eau de puits fait donc l’affaire des charretiers et de certains propriétaires de camions citernes. Les puits ont une profondeur de 30 à 33 mètres. L’eau est remontée grâce à une pompe électrique équipée d’un système de filtre. L’eau est ensuite stockée dans des bassins à partir desquelles les charrettes remplissent leurs bouteilles. « Chaque jour, je remplis 70 bidons de 20 litres. J’en livre une trentaine à des clients, le reste je l’écoule dans les rues de Mbacké. A la fin de la journée donc, si tout se passe bien, je me retrouve avec un bénéfice de 5.000 FCfa », explique Malick qui a abandonné son métier de mécanicien pour se tourner vers la vente d’eau qu’il juge « plus rentable ». Cherif Bâ a aussi fait de cette activité son gagne-pain. Originaire de Daara, il a quitté les bancs de l’école en 2015 pour gagner sa vie avec la vente d’eau. Il ne le regrette pas. Chaque jour, il écoule 50 bidons et se retrouve avec une marge bénéficiaire de 4.000 à 5.000 FCfa. De quoi bien vivre et entretenir sa vieille maman restée au village.

Pour défendre leurs intérêts, Malick Wellé et ses amis ont mis en place, en 2013, une association, « And Boolo dimbalanté » qui compte 72 membres. Certains parmi eux ont déjà fait plus de 20 ans dans ce créneau comme Dame Faye qui alterne cette activité avec son métier de tailleur. « Tôt le matin, je m’approvisionne puis livre à mes clients une trentaine de bouteilles, et l’après-midi, je me consacre à mon métier de tailleur », explique le quinquagénaire. D’autres comme Souleymane Ngom, la quarantaine, ont préféré investir dans le créneau et faire travailler des jeunes. Il a deux charrettes tractées chacune par un âne. Les charrettes lui ont coûté 150.000 FCfa l’unité et les deux bêtes 100.000 FCfa par tête. Un investissement qu’il pense amortir bientôt. « On se partage les bénéfices avec mes deux charretiers. Un jour sur deux, ils me versent la recette journalière», explique ce commerçant au marché Ocass de Touba.Comme quoi, le commerce d’eau de puits à Mbacké et à Touba est devenu une source de revenus très liquide et ne risque pas de tarir de sitôt, du moins, tant que les populations continuent de se détourner de l’eau de robinet.

Une consommation avec ses risques et périls
La consommation de l’eau des puits n’est pas sans risques, alerte Moussa Seck, chef de la Brigade d’hygiène de Mbacké. Cela, même si, à la revente, l’eau est filtrée une deuxième fois par les charretiers via un filtre de fortune fabriqué avec une bouteille recouverte d’un tissu. Seule une poignée de consommateurs ajoutent des produits purificateurs ou d’eau de Javel, alors que d’autres ne s’encombrent pas de ces mesures de précautions. « A Mbacké, dans toutes les maisons, il y a des robinets de la Sde, mais en général, les populations préfèrent consommer l’eau des puits parce que, disent-elles, cette eau est plus douce. Sur le plan sanitaire, il est préférable quand même de boire l’eau de robinet qui est traitée. Sinon elles s’exposent aux maladies diarrhéiques », souligne M. Seck. Des campagnes de sensibilisation sont menées dans ce sens aussi bien à l’endroit des consommateurs qu’à l’endroit des revendeurs d’eau. Mais sans grands résultats. « Aux populations, nous conseillons de filtrer l’eau de puits et de la traiter en mettant deux capsules d’eau de javel dans 20 litres d’eau et de laisser au repos pendant 30 minutes. Aux charretiers, à défaut de chlorer l’eau, nous leur demandons de porter des vêtements propres et de nettoyer régulièrement les bidons. On contrôle aussi les puits régulièrement, mais l’ampleur de l’utilisation de cette eau rend difficile notre travail », souligne-t-il.

Reportage : Elhadji Ibrahima THIAM

Notre pays continue de lutter contre le paludisme et les résultats obtenus sont concluants, puisque partout la pathologie connaît un net recul. L’objectif fixé reste le même : parvenir à éradiquer la maladie. Et la recherche de stratégies à mettre en œuvre pour y parvenir se poursuit.

A Sédhiou, les dispensateurs de soins à domicile communément appelés Dsdom constituent un maillon essentiel dans la lutte contre le paludisme. « Nous reconnaissons à sa juste valeur le travail qu’ils abattent depuis qu’ils sont formés, on a constaté un net recul du taux de prévalence du paludisme dans notre district », reconnaît le Dr Ibou Diarra, le médecin-chef du district sanitaire de Sédhiou.

Pour les rendre plus performants, les Dsdom ont bénéficié d’un renforcement de capacités pendant une semaine au district sanitaire de Sédhiou. A la clôture de la session de capacitation, des diplômes de participation ont été remis.

Le travail qu’ils abattent en matière de remontée des données est très apprécié par le médecin-chef qui indique qu’il y a très longtemps que cela ne se faisait pas en raison de la rétention des données de la part des agents de santé.

La tâche accomplie ne se limite pas seulement à la lutte contre le paludisme, avance Bertin Kathiéo, puisqu’il leur arrive de procéder à des visites prénatales, parce qu’ils sont mis à la disposition de la communauté.

Cependant, quelques difficultés se dressent devant les Dsdom, notamment le manque de médicaments constaté parfois dans certaines zones. Le médecin-chef avoue aussi les difficultés rencontrées par les Distributeurs de soins à domicile. La non-motivation constitue la difficulté majeure. Car ces agents travaillent souvent dans des zones très reculées sans la moindre indemnité. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, sensible à cette situation, est en train d’étudier les possibilités de motivation de ces agents de santé dont l’efficacité dans l’apport à la lutte contre le paludisme n’est plus à démontrer.

Malamine KAMARA

La mise en place d’une Fédération syndicale est un souhait des dirigeants de l’Useq (Union syndicale pour une éducation de qualité) qui ont tenu une conférence de presse.

« Les cinq syndicats (Saes, Sneel-Cnts, Sudes, Sypros et Uden) de l’Union syndicale pour une éducation de qualité (Useq) réaffirment leur aspiration forte et leur volonté inébranlable à travailler ensemble pour la réalisation de l’unité syndicale sur une base organique. Il s’agit précisément de créer, à moyen terme, les bases solides d’une fédération syndicale forte », déclare Dr Amadou Diaouné, coordonnateur de l’Useq, au terme des deux jours de travaux. Face à la presse, le 15 août 2017, le syndicaliste a affirmé que pour pouvoir peser sur le plan international, le mouvement syndical a besoin d’être unifié. Ce sera une structure, souligne-t-il, susceptible de marginaliser progressivement et d’éradiquer définitivement l’émiettement syndical. D’ailleurs, les cinq membres fondateurs de l’Useq sont invités à signer la charte de l’union. Il a aussi demandé à la structure exécutive de l’Useq de veiller au plan d’actions 2018-2019. M. Diaouné, abordant les résultats des élections de représentativité syndicale, a indiqué qu’ils ne devront en aucun cas porter préjudice à la dynamique unitaire et aux relations entre les composantes du mouvement syndical.

S.M.S. CISSE

Hivernage rime avec présence de maladies; et ces dernières n’épargnent pas les enfants. Cependant, faudrait-il savoir ce qu’il leur arrive pour pouvoir les soigner.

Devant le service Pédiatrie du Centre de santé de Hann-sur-Mer, des va-et-vient incessants. Chacun attend son tour avec impatience. Elles sont nombreuses, ces femmes venues avec leurs enfants malades pour une consultation. En cette période d’hivernage, on note une recrudescence de plusieurs pathologies et les enfants n’en sont pas épargnés. Malgré la chaleur étouffante, elles ne rechignent pas à venir au Centre de santé. Pour occuper leurs enfants, certaines femmes les laissent jouer avec leur téléphone portable. D’autres tentent désespérément de calmer leurs bambins en leur donnant le sein.

Ces enfants ont entre six mois et six ans. Tantôt ce sont des quintes de toux qui fusent, tantôt des cris de bébés. C’est l’ambiance qui règne toute la journée. « Mon enfant a le corps chaud du crépuscule jusqu’à l’aube. De petits boutons apparaissent sur sa peau depuis le début de l’hivernage », lance Fatou Ndiaye, en réajustant le pagne avec lequel elle attache son enfant de deux ans sur le dos. Elle ne sait pas exactement de quelle maladie souffre son enfant.

Elle n’est pas la seule dans cette situation. La plupart d’entre elles pensent que leurs enfants sont atteints de paludisme, mais n’en sont pas si sûres. Accompagnée par son mari, Fatoumata Diatta pense que son enfant de six ans souffre aussi de paludisme, parce qu’il a de la fièvre, ne dort pas la nuit et transpire beaucoup. Mais son mari n’est pas de cet avis. « Il a des dents de lait qui apparaissent. C’est la raison pour laquelle il a, tout le temps, le corps chaud », précise-t-il.

Quant à Aïda Faye, elle sait bien ce dont souffre son enfant, car elle est venue pour la deuxième fois au Centre de santé pour un rendez-vous. « On lui avait diagnostiqué une amygdale. C’est la cause de ces maux de tête. L’infirmière lui a prescrit des médicaments pour apaiser la douleur », informe-t-elle.

Au Centre de santé des Hlm, le service Pédiatrie ne désemplit pas. Il est quasi impossible de rester dix minutes sans voir une femme porter son enfant ou lui tenir la main en direction du bureau de l’infirmière. Ici, les symptômes que décrivent ces bonnes dames sont les céphalées (maux de tête), la fièvre, la toux, les coulées nasales ou encore la diarrhée. Deux enfants présentent les mêmes symptômes : corps chaud et nez qui coule. « C’est général ! On retrouve ces symptômes chez tous les enfants ces temps-ci. L’hivernage rime avec la présence de maladies », affirme l’une des mères des deux enfants. Cependant, elle ne pense pas que son enfant souffre de paludisme, car « à la maison, nous dormons tous sous moustiquaire », indique-t-elle, fière.

Zéro cas de paludisme depuis le début de l’hivernage
« Nous n’avons pas encore enregistré de cas de paludisme dans ce Centre de santé des Hlm depuis le début de l’hivernage », affirme Mme Guèye, responsable de la Pédiatrie. Un exploit qui s’explique, selon elle, par les campagnes de sensibilisation et de distribution de moustiquaires imprégnées. « Les cas de maladies les plus fréquents chez les enfants depuis le début de l’hivernage sont la dermatose, car les enfants aiment jouer avec le sable et ils pataugent souvent dans les eaux pluviales. Il y a ensuite la fièvre, l’angine, la diarrhée et quelques cas d’intoxication », fait-elle savoir.

Le constat est le même au Centre de santé de Hann-sur-Mer. Aucun cas de paludisme n’est enregistré. « Les mamans pensent toujours au paludisme à chaque fois que leurs enfants ont la fièvre, alors que tel n’est pas le cas. « Cette année, on a enregistré plusieurs cas de toux et de rhume. Il y a également beaucoup de cas de fièvre, de diarrhée et de pharyngite ou inflammation du pharynx. A chaque fois que nous notons une fièvre chez l’enfant, nous procédons au Test de diagnostic rapide (Tdr) du paludisme. Il permet de détecter la présence d’antigènes (molécules reconnues comme étrangères à un organisme) spécifiques au parasite dans le sang. Et il peut rendre un résultat positif ou négatif en 15 minutes seulement. Tous les tests se sont avérés négatifs », explique Madame Kâ, la responsable du service Pédiatrie du Centre de santé de Hann-sur-Mer.

Alioune Badara DIATTA (stagiaire)

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