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Actualités (1443)

Le Sénégal, à l’instar des autres pays, a célébré, hier, la Journée internationale de la langue maternelle. Le secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation, Youssou Touré, a annoncé le lancement du Grand prix du chef de l’Etat pour le meilleur écrivain ou utilisateur des langues locales.

Le secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation et à la Promotion des langues nationales, Youssou Touré, a annoncé le lancement du Grand prix du chef de l’Etat pour récompenser le meilleur écrivain ou utilisateur des langues nationales. A cette mesure s’ajoutent l’incitation à l’utilisation des langues nationales dans la mise en œuvre des politiques sectorielles pour la réalisation des résultats du Pse, la création d’un cadre d’harmonisation des écrits en langues nationales et l’institution d’un fonds national destiné au financement de l’alphabétisation et des productions en langues nationales.

M. Touré qui s’exprimait, hier, lors de la Journée internationale de la langue maternelle, a défini à cette occasion l’éducation multilingue comme étant l’accès à la langue maternelle et à d’autres langues parlées au Sénégal, pour ainsi donner corps à la diversité linguistique et culturelle. Laquelle s’enrichit par l’utilisation à la fois des langues nationales et des langues étrangères. Tout compte fait, le gouvernement a pris l’option de codifier toutes les langues nationales. Mieux, les autorités veulent en faire des supports d’enseignement et d’outils de travail. Le secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation a rappelé que depuis octobre 2002 le bilinguisme est en cours d’expérimentation dans l’élémentaire. Un plan de mise à l’échelle est adopté par le ministère de l’Education nationale et le démarrage est prévu en octobre prochain, avec l’appui des partenaires.

Le thème de cette année est : « Vers des avenirs durables grâce à l’éducation multilingue ». Il dénote de la volonté des autorités de placer les langues nationales au cœur du développement. Au cours de cette rencontre, le directeur de l’Unesco Breda a réaffirmé l’engagement de l’organisme en faveur de la diversité linguistique et du multilinguisme. « Les langues expriment ce que nous sommes. Elles structurent nos pensées et notre identité. Il ne peut y avoir de dialogue authentique ni de coopération internationale efficace sans le respect de la diversité linguistique qui œuvre à la compréhension de chaque culture » a-t-il souligné.

Eugène KALY

Le directeur de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop, a tiré un bilan satisfaisant de la mise en œuvre du Plan décennal de lutte contre les inondations. « En 2015 et en 2016, il n’y a pas eu de déplacement des populations à cause des inondations », a affirmé M. Diop en faisant le point sur le projet de dépollution de la Baie de Hann. A cet effet, il a avancé que l’adhésion des populations est acquise et que les études techniques sont réalisées. Aussi, l’augmentation de la capacité de traitement de la station de Cambérène est en ligne de mire. « Nous allons porter la capacité de traitement de la station de Cambérène de 19.000 m3/jour à 92.000 m3/jour. Il est prévu la réalisation de 120.000 systèmes d’assainissement individuel au niveau des ménages », a indiqué le ministre Mansour Faye.

I. SANE

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr a visité hier les chantiers de son département dans la banlieue dakaroise. A l’issue de cette visite, il a tiré un bilan satisfaisant de l’état d’avancement des travaux.

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie, Diène Farba Sarr a tour à tour visité Bountou Pikine, Rond point Seven-Up, Technopole, Cité Lobatt Fall, les deux voix de Notaire à Guédiawaye, le stade Amadou Barry, la station d'épuration de Cambérène. Ces espaces changent peu à peu de visage au fur et à mesure que les travaux d’embellissement prennent forme. Ces aménagements vont transformer le cadre de vie dans la banlieue. C’est pour cela que le ministre Diène Farba Sarr a réitéré la volonté du président de la République, Macky Sall à étendre les projets d’aménagement et d’embellissement aux quartiers de la banlieue dakaroise. "Là où nous sommes, c’était un milieu non fréquentable. C’était un endroit fréquenté par des délinquants. Aujourd’hui, le milieu est si merveilleusement transformé. Des jeunes y viennent pour le tournage de leurs clips" a indiqué le ministre. Il a relevé la création des emplois et la satisfaction des chefs de quartier. Aujourd’hui, les riverains et les populations des quartiers de la banlieue magnifient la création des espaces verts, l’aménagement des sites de loisirs. « Nous sommes certes dans une banlieue. Mais on ne peut pas se conformer à une désorganisation complète. Le cadre vie permet d’atténuer la pollution visuelle et auditive », a fait remarquer le ministre. Les lenteurs observées dans l’exécution des chantiers sont liées à la libération des emprises. Pour sa part, le maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo a indiqué que dans le cadre de l’intercommunalité, les ouvrages d’embellissement seront inaugurés dans sa collectivité locale. Le maire a révélé que la ville a lancé un marché de 2,6 milliards F Cfa qui va être attribué demain (mercredi), jour où la commission d’évaluation va statuer. « Si ce marché est attribué, cet aménagement sera le début de concrétisation des ambitions que nous avons pour Pikine en relation avec le ministère du Renouveau urbain qui a déjà commencé à travailler du rond-point de Edk jusqu’à Seven-Up sur les deux axes. Ces travaux seront prolongés jusqu’au marché central au poisson et à l’entrée de Pikine », s’est exprimé le maire.

Il a assuré que la ville apportera sa contribution avec l’accompagnement du gouvernement.

Abdou DIOP

Le Sénégal détient le taux d’accès à l’eau potable le plus élevé en Afrique de l’Ouest en milieu urbain. Dans le monde rural, la couverture universelle est à portée de main avec la poursuite de la délégation de service public de l’eau et le démarrage d’un projet de 251 forages. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement qui animait, hier, une conférence de presse mesure aussi cette performance sous l’angle de la mobilisation des financements. Les secteurs de l’hydraulique et de l’assainissement ont mobilisé près de 1.000 milliards de FCfa entre 2013 et 2016.

La performance d’un département ou d’un secteur se mesure à travers les indicateurs. Ils sont au vert pour la disponibilité de la ressource. Cette performance peut aussi se lire à travers le niveau de mobilisation des financements, une marque de confiance des bailleurs. Pour le sous-secteur de l’hydraulique urbaine, le gouvernement a mobilisé presque 427 milliards de FCfa contre 266 milliards de FCfa entre 1995 et 2000. « Si nous agrégeons 427 milliards et 508 milliards de l’assainissement, plus les 60 milliards de FCfa du projet chinois, nous sommes presque à 1.000 milliards de FCfa. Le bilan est largement positif », a soutenu le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, en présence du secrétaire d’Etat en charge de l’Hydraulique rurale, Diène Faye.

Sur le terrain, la libération de la Taouey de la colonisation des plantes envahissantes a fait passer la disponibilité de l’eau du lac de Guiers de 1,2 à 2,34 milliards de m3. La réhabilitation de 13,11 km de digue le long de la dépression lacustre et l’ouverture d’autres points de passage ont augmenté la capacité de stockage. Aujourd’hui, les techniciens peuvent penser à approvisionner le Bas-Ferlo après avoir restauré le principe d’équité et de justice sociale avec le raccordement de 113 localités des communes de Mbane, Ngnith, Syer et Keur Momar Sarr, pour environ 50.000 habitants. Les populations de Ranérou seront alimentées à partir de cette importante réserve d’eau douce. C’est l’un des plus grands projets de transfert d’eau du président de la République, Macky Sall. « Nous n’avons pas de problème de ressource en eau », a informé Amadou Diallo, ancien coordonnateur de l’ex-Pepam. L’Olag a ouvert, à nouveau, l’accès au plan d’eau à une population estimée à 36.500 habitants. La pêche sort à peine de la léthargie. Les captures sont passées de 2.000 à 2.410 tonnes.

10 ouvrages
La préservation de la ressource n’est pas un luxe. L’Agence de promotion du Réseau hydrographique national a construit des ouvrages collinaires et des barrages qui ont eu des effets d’entrainement sur l’abreuvage du cheptel, le regain du maraichage, la restauration des terres et des écosystèmes. Le volume minimal est de 3 millions de m3 pour les 10 ouvrages. « La recharge de la nappe est importante aussi bien pour la disponibilité de la ressource que pour l’arrêt de l’intrusion saline. L’Agence nationale du réseau hydrographique a un projet de 4 milliards de FCfa pour réaliser des ouvrages de protection de la brèche  à Saint-Louis », a rapporté Amadou Diallo. L’accès à l’eau potable en ville est versé dans les comptes des bons points de ce département. Le Sénégal a réalisé les cibles des Objectifs du millénaire pour le développement. « Le Sénégal affiche le taux d’accès à l’eau potable le plus élevé en Afrique de l’Ouest », a attesté M. Diallo. Ces données ne sont pas des acquis définitifs. L’évolution démographique impose la poursuite de la mobilisation des fonds et la construction de nouveaux ouvrages. Le Programme d’urgence d’approvisionnement de Dakar en eau entre dans cette optique, au-delà de la résolution des déficits et des baisses de pression dans plusieurs zones de Dakar. Une dizaine de forages sont construits et ont tiré des quartiers d’une psychose hydrique. « Nous avons l’eau 24 heures sur 24 à Ouest foire et dans d’autres quartiers. Maintenant s’il y a des poches où il n’y a pas d’eau, nous pouvons effectuer des visites pour identifier le problème », a concédé le directeur de la Sde, Abdoul Baal, qui a confirmé les propos du directeur général de la Sones, Charles Fall. Ce dernier a annoncé, hier, le démarrage des travaux des forages des Hlm Grand Yoff. Mais, ces problèmes seront résorbés par la construction de la troisième usine de traitement de Keur Momar Sarr (Kms3) et l’unité de dessalement de l’eau de mer aux Mamelles.

En milieu rural
En milieu rural, la délégation de service public de l’eau, sous la direction de l’Ofor, a permis d’assurer une disponibilité des services dans plusieurs périmètres confiés aux fermiers. L’horizon se dégage sur le chemin qui doit conduire à l’accès universel en milieu rural. Depuis 2014, avec la mise en œuvre de l’Ofor, le taux d’accès a bondi. « Au chapitre de l’hydraulique rurale, entre 2012 et 2016, nous avons réceptionné, à travers les différents projets, incluant les deux premières phases du Pudc, au moins 400 systèmes d’adduction d’eau. D’ici à 2021, nous projetons de réaliser et de renforcer au moins 800 systèmes d’adduction d’eau en milieu rural », a dévoilé le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Mansour Faye a ajouté : « Notre défi principal, c’est d’atteindre l’universalité comme nous y invite d’ailleurs le nouvel agenda pour les Objectifs de développement durable ».

Idrissa SANE

Dakar retrouve la Triennale de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (Adea). Après celle organisée en 1997, le Sénégal va encore accueillir cette rencontre de dialogue et de partage sur les politiques éducatives en Afrique. Avec comme thème principal « Revitaliser l’éducation dans la perspective du Programme universel 2030 et de l’Agenda 2063 pour l’Afrique », cette rencontre, selon la secrétaire exécutive de l’Adea, Oley Dibba Wadda, verra la participation de plus de 500 personnes, dont une quinzaine de chefs d’Etat. Prévue du 14 au 17 mars prochains, au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio, cette rencontre sera coordonnée, au niveau de l’organisation, par Mamadou Ndoye, ancien ministre de l’Alphabétisation et des Langues nationales, puis de l’Education de base et de la Promotion des langues nationales. Selon cet ancien secrétaire exécutif de l’Adea, la Triennale de 2017 intervient dans un contexte d’émergence d’agendas de développement initiés sur le plan africain et international : Agenda 2063 de l’Union africaine et les Programme universel 2030 avec les Objectifs de développement durable. Ainsi, l’objectif de cette rencontre sera de donner la possibilité aux différentes parties prenantes de partager leurs expériences et de concevoir collectivement les stratégies, les modalités et les conditions pour la mise en œuvre du Cadre d’action de l’éducation au titre des cadres mondiaux et continentaux. Plusieurs sous thèmes seront aussi développés comme la promotion de la science, des mathématiques et des Tic, la mise en œuvre de l’éducation pour la renaissance culturelle africaine et des idéaux panafricains. La Triennale 2017 de l’Adea était prévue initialement à Marrakech, au Maroc, mais, selon Mme Wadda, des raisons techniques les ont poussés à délocaliser la rencontre à Dakar.

O. NDIAYE

Les chercheurs des universités et des instituts du public travailleront bientôt dans un cadre plus attrayant, avec les conditions techniques à la hauteur des ambitions du Sénégal en matière de promotion de la recherche, de l’innovation, des technologies et des sciences. Dans toutes les universités publiques, les chefs d’entreprise sont à pied d’œuvre pour respecter les délais impartis inscrits dans les cahiers de charges. « Le programme de construction de 100 laboratoires scientifiques y compris les paillasses (d’un coût de plus de 5 milliards de FCfa) est engagé pour relever le plateau technique des laboratoires de travaux pratiques avec 31 salles à l’Ucad, 26 à l’Ut, 19 à l’Ugb, 10 à l’Uasz, 8 à l’Ept et 6 à l’Uadb. Les travaux sont réalisés à hauteur de 70 % », a résumé Baba Bâ.

I. SANE

La localité de Thiénaba fait bonne figure dans la lutte contre le paludisme. Les acteurs ont lancé un appel au maintien de la mobilisation parce qu’il y a d’autres défis à relever. L’appel à la remobilisation intervient dans un contexte où l’on parle de pré-élimination du paludisme dans le nord du Sénégal. « Nous sommes près du but, c’est-à-dire de l’éradication du paludisme. Nous ne devons pas relâcher », a insisté El Hadji Diop. L’Association islamique Sopey Mohamed (Aism) continue d’affiner ses stratégies. Elle a procédé à la pose de la première pierre d’un bâtiment devant abriter une salle de réunion de 50 places et deux bureaux. Selon le président de l’Aism, Elhadji Diop, cet appui est de « Self help » de l’ambassade des Etats-Unis au Sénégal pour un montant de six millions de FCfa.

Le terrain où cette infrastructure sera construite a été offert par le khalife général de Thiénaba, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Seck. Cette salle de réunion portera le nom de « Amy Diop », un enfant plein de vie et d’humanisme arrachée à l’affection de sa famille après 72 heures d’accès palustre.

L’option de la préservation des acquis a été saluée par les représentants de la région médicale de Thiès, du district sanitaire de Khombole, du porte-parole du khalife général de Thiénaba, Serigne Baye Diop Seck, de Speak of Africa, Path Maceta et l’ensemble des partenaires. Ces derniers ont réitéré leur engagement à accompagner les populations.

Mbaye BA

L’Etat a consenti de lourds investissements pour transformer la carte universitaire du Sénégal. Ces infrastructures vont améliorer les conditions de recherche et d’acquisition et de transmission du savoir. Tous les projets ont eu des retombées positives sur les plans socioéconomiques. Après la fin des travaux, les petites entreprises vont changer de statut. « Ces projets vont générer 5.000 emplois en moyenne sur une période de deux à trois ans. A l’issue de ces programmes, plusieurs entreprises passeront de la catégorie de petites entreprises en moyennes entreprises. En plus, une quinzaine d’entreprises bénéficieront d’expériences suffisantes pour postuler à la réalisation de grands projets », a dévoilé le directeur de la Maintenance, des Constructions et des Equipements du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche.

I. S.

Tous les jours, des jeunes à bord des charrettes chargées de bonbonnes de gaz empruntent les rues et les avenues de la capitale pour approvisionner les boutiquiers. Ils gagnent dignement leur vie en s’exposant et en exposant les populations à tous les risques.

Léona de Grand Yoff se réveille peu à peu ce dimanche. Le dépôt de gaz, niché au cœur de ce quartier, est déjà sorti de la torpeur dominicale, à la croisée de la rue qui mène vers le Centre Talibou Dabo et celle qui conduit vers la fourrière, non loin du Camp de la gendarmerie de Front de Terre. Des ouvriers lancent, à intervalles réguliers, des bonbonnes de gaz qui produisent des claquements au contact d’autres bouteilles arrimées dans la benne d’une camionnette. Ces bonbonnes vides seront acheminées vers les usines. Dans un pick-up noir, le propriétaire discute avec un gérant. Ici, on ne jette pas la pierre sur les charretiers. Ces derniers sont un maillon essentiel de la chaîne de distribution. Sans ces attelages, les magasins connaîtront des ruptures de stock. « Quand ils partent dans leur village pour la Tabaski ou d’autres fêtes annuelles, la distribution est perturbée », raconte le gérant. Il est discret sur les mesures sécuritaires mises en place pour prévenir les risques d’explosion. « C’est un secret. J’ai mes propres charrettes et j’emploie des jeunes », lance-t-il, avant de disparaître au bord de sa voiture. Les charretiers sont payés à la tâche. Il gagne 50 FCfa sur chaque bouteille transportée. Un peu plus au nord de ce populeux quartier, aux abords du rond-point Liberté 6, une charrette chargée de bouteilles de gaz de 6 et de 2,7 kg est tirée un par cheval bien nourri.

La circulation est fluide ce dimanche aux environs de 10 heures. Deux garçons sont assis sur les bouteilles. L’un d’eux, Mor Sarr, aux allures de lutteur, fait sa navette entre le dépôt et les boutiques des quartiers. Sa destination, c’est le quartier de Fass Delorme, mais avant, il doit passer par Sacré-Cœur, Baobab et Grand-Dakar. Il prend départ au dépôt gaz de Grand Yoff, sis au quartier Léona. Lui et son cheval empruntent, chaque jour,  un circuit différent de celui de la veille pour approvisionner les boutiquiers détaillants dans les quartiers précités. Son attelage dispute la chaussée avec les automobilistes, sans avoir une idée claire des dangers. La notion de sécurité se résume à bien atteler son cheval et à veiller à ce que les bouteilles ne tombent pas en cours de route. « C’est un travail harassant parce qu’après la descente, nous sommes obligés d’entretenir le cheval, le laver et de le nourrir. C’est éprouvant. Je suis conscient du danger. Notre souhait, c’est de faire le transport avec des voitures, mais c’est difficile », confesse le bonhomme. Il ne peut pas ignorer la sécurité. Puisqu’il a échappé à un accident qui lui aurait coûté la vie s’il ne s’était accroché aux barres de fer de sa charrette. « Le cheval a été stoppé net par la voiture qui était devant et je suis tombé. C’est après que j’ai vu que les fers à cheval étaient devenus glissants et qu’il fallait les changer. Si les bouteilles étaient tombées, personne ne sait ce qui aurait pu advenir  », raconte le charretier. Non loin de lui, dans une maison, Samba, un homme vêtu d’un boubou couleur pourpre, la soixantaine, n’est pas moins préoccupé. Le transport informel des hydrocarbures raffinés sans les mesures requises de sécurité est un sujet de préoccupation. Mais, l’ignorance des comportements à moindre risque tétanise ce responsable de famille. « Les ouvriers lancent des bouteilles remplies comme des ballons de basket. C’est dangereux. Seulement, ils ignorent les dangers », regrette l’enseignant à la retraite. Certains se permettent de fumer la cigarette sur les charrettes bondées de bonbonnes remplies. La sécurité n’est pas une priorité. L’éventualité d’une explosion en plein embouteillage n’est pas à exclure. Le risque zéro n’existe pas.
«  Les embouteillages exacerbent les risques parce que des véhicules hippomobiles se déplacent très lentement et pourraient également amplifier les conséquences éventuelles en termes de victimes humaines et de dégâts matériels. En plus, ces embouteillages vont également ralentir l’arrivée des secours et l’évacuation de blessés en cas de nécessité. Donc, les personnes sont exposées aux risques d’explosion ou de fuites de gaz qui sont amplifiés par la difficulté de s’échapper et/ou d’organiser les secours en cas de sinistre », analyse Dr Nouhou Diaby, de la Faculté des Sciences et techniques, qui dispense des cours sur le module Gestion des risques.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Dr Nouhou Diaby, enseignant chercheur à l’Ucad : « L’événement non désiré pourrait être un incendie ou une explosion  »
L’enseignant chercheur à la Faculté des Sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Dr Nouhou Diaby, se veut clair. La législation interdit formellement aux charretiers de transporter les bonbonnes de gaz. Au cours de cet entretien, il a attiré l’attention sur les dépôts qui jouxtent des habitations. L’entreposage et le transport de ces hydrocarbures suscitent des inquiétudes chez l’enseignant chercheur.

Quel regard portez-vous sur le transport du gaz butane par les charretiers ?
Le transport des bouteilles de gaz par les charrettes m’interpelle. C’est une problématique qui doit certainement interpeller les Sénégalais. Les charrettes ne devraient pas transporter des bonbonnes de gaz. Elles ne respectent pas les normes de transport de ces produits. En général, le transport des hydrocarbures raffinés dont fait partie le gaz est régi par des textes. Et les véhicules qui transportent ces produits sont soumis à certaines normes de sécurité et d’étiquetage.

Y a-t-il des risques d’explosion en exposant ces bonbonnes au soleil lors de leur transport ?
Le risque zéro n’existe pas. Ces bonbonnes sont conçues, en principe, pour résister. Mais, la loi dit qu’une bonbonne ne doit pas être exposée à une température supérieure à 50°. C’est vrai que la chaleur que nous recevons du soleil n’atteint pas ce degré. Mais, faudrait-il que l’on se conforme aux conditions normales de traitement. Il peut y avoir des bouteilles défectueuses. C’est une possibilité. Il peut y avoir un mauvais conditionnement et une mauvaise fabrication de la bouteille de gaz. Tout cela constitue un facteur de risque. Le Bit définit le risque comme « l'éventualité qu'un événement non désiré ayant des conséquences données survienne dans une période donnée ou dans des circonstances données. Cette éventualité étant exprimée selon le cas en termes de fréquence ou en termes de probabilité ».

En résumé, le risque est la probabilité qu'un effet spécifique se produise dans une période donnée ou dans des circonstances données. Dans le cas du transport des bouteilles de gaz par les charretiers, l’évènement non désiré pourrait être un incendie ou une explosion dans la mesure où le véhicule n’est pas adapté et qu’il peut avoir des sources de chaleur à proximité. Même si comparaison n’est pas raison, l’accident de la Sonacos de 1992 a été causé, en partie, par une exposition d’une citerne de gaz au soleil. Le problème que vous soulevez avec les charretiers se pose aussi avec des dépôts de gaz qui sont dans des maisons à usage d’habitation. C’est formellement interdit d’entreposer des gaz dans une maison. Le dépôt ne doit pas être à proximité des habitations. Il y a une distance minimale à respecter entre le dépôt et les maisons à usage d’habitation. Le bâtiment doit répondre aux normes. Les murs doivent être plus résistants. Je ne peux pas transformer mon garage en dépôt de gaz.

Est-ce que ce transport est réglementé ?
Il faut que la réglementation soit clarifiée. Nous avons une loi qui date de 1998 et réglemente tout ce qui est importation de gaz transformé, entre autres. En plus, il y a son décret d’application définissant la manière dont les hydrocarbures raffinés en général sont transportés. Mais, il n’y a pas quelque chose de spécifique sur le transport des bonbonnes de gaz qui se fait dans un secteur informel dans les quartiers. Toutefois, la réglementation dit que pour transporter du gaz, il faut avoir une licence. Celle-ci est donnée sous certaines conditions, notamment le transporteur doit avoir un véhicule approprié et une assurance. Il faudrait que la réglementation aille dans le détail pour prendre en compte le transport des bonbonnes de gaz et que des véhicules adaptés puissent faire ce transport avec toutes les normes de sécurité. Il faut aussi l’étiquetage parce que les personnes qui transportent les gaz doivent être conscientes des risques qu’elles encourent et qu’elles font encourir à la population, et savoir ce qu’elles doivent faire en cas d’accident.

Quelles solutions préconisez-vous ?
La sécurité dans la circulation incombe à tous. Nous avons, au Sénégal, beaucoup de structures qui ont en charge cette question. Pour les hydrocarbures, nous avons le ministère de l’Energie, mais également la Protection civile pour tout ce qui est sécurité. Il y a le ministère de l’Environnement pour tout ce qui est installation classée, et le ministère du Commerce pour tout ce qui est lié au commerce au détail. Toutes ces structures devraient s’assoir autour d’une table pour réglementer en détail le transport des bonbonnes de gaz et ne pas se limiter seulement au transport des hydrocarbures raffinés qui est bien réglementé avec des licences renouvelables tous les 5 ans. Et avant le renouvellement, les services compétents vérifient si les normes sont respectées.

Propos recueillis par
Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Les premiers bâtiments de l’Université Amadou Mahtar Mbow pourraient être réceptionnés avant la prochaine rentrée académique 2017-2018. Les assurances ont été données par les techniciens qui avaient effectué une visite sur le site de la deuxième université de Dakar où la Cité du savoir sort déjà de terre.

Les travaux de construction de l’Université Amadou Mahtar Mbow reprennent leur cours normal. Les techniciens ont pris des mesures pour rattraper le retard accusé. La réalisation des fondations, qui était la tâche la plus délicate et consistait à la pose des pieux et micro-pieux, est dépassée avec un taux d’exécution de 100 %. Des équipes se relaient sur les 26 bâtiments en construction. La deuxième équipe travaille de 17 h à 22 heures y compris les samedis. « Nous avons maintenu notre planning inchangé. Nous allons augmenter les ouvriers, la logistique et mettre en place une troisième centrale à béton », a informé Ousmane Dia, directeur adjoint de Marylis Btp.

Selon le directeur de la Maintenance, des Constructions et Equipements du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Baba Bâ, la phase prioritaire concerne la construction de 14 bâtiments (rectorat, annexe rectorat, atelier de maintenance, 4 unités de formation, des amphithéâtres : 3 de 1500 places, 2 de 1000 places, 02 de 500 places et 2 de 300 places, ainsi que la bibliothèque centrale). L’avancée des travaux peut se mesurer par les taux d’exécution de 80 % pour le gros œuvre des amphithéâtres de 1000 places et de 1500 places, et de 45 % pour le gros œuvre du rectorat et de l’Ufr 1. « L’Université Amadou Mahtar Mbow, en cours de construction, est estimé à 65 milliards de FCfa. Les travaux, déjà engagés, s’élèvent à 60 milliards de FCfa. L’achèvement du gros œuvre de tous les bâtiments prioritaires est prévu en juillet 2017 », a renseigné M. Bâ, assurant que «les 26 bâtiments de la phase prioritaire seront disponibles pour la rentrée universitaire 2017/2018 ».

La Cité du savoir prend forme
A Diamniadio, la Cité du savoir est déjà sortie de terre sur une superficie de 14 ha, avec les espaces Gouvernance et Evaluation, Recherche, Innovation et Transfert de technologie, Infrastructures techniques, de Partage et d’Apprentissage, Promotion de la culture scientifique, Conférences et Services. « Nous avons déjà  la construction de 4 bâtiments : la Médiathèque, le Centre de mutualisation et de partage, le siège de l’Anaq ainsi que la Maison de la science. Cette première phase sera complétée par la construction des sièges de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ainsi que de l’Isep de Dakar à Diamniadio », a révélé le directeur de la Maintenance, des Constructions et des Equipements du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Baba Bâ. Comme à Diamniadio, les marchés de l’Université du Sine-Saloum El Hadji Ibrahima Niasse (Ussein) sont attribués pour un coût de 60 milliards de FCfa pour les sites de Kaolack, Fatick et Kaffrine. Rappelons que les campus de cette institution sont prévus à Diourbel et à Toubacouta.

Idrissa SANE

Les députés sont satisfaits de l’avancement des travaux de l’Université de Thiès. Ils y étaient en visite, vendredi dernier, avec le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane.

La Commission jeunesse, éducation, sports et loisirs de l’Assemblée nationale et le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ont visité, vendredi dernier, les chantiers de l’Université de Thiès. Après la visite de plusieurs sites, les députés ont exprimé leur satisfaction par rapport au niveau d’exécution des travaux. « Nous avons constaté, avec bonheur, une bonne exécution des travaux des infrastructures de l’Université de Thiès », a signifié la présidente de cette commission, Sira Ndiaye. Ces chantiers sont évalués à plusieurs milliards de FCfa. Aussi, le gouvernement a alloué une enveloppe de 7 milliards de FCfa à l’Institut supérieur d’enseignement professionnel de Thiès (Isep).

Le ministre Mary Teuw Niane a affirmé que les gros œuvres sont à un niveau d’exécution de 75 %. « Ces travaux, engagés à l’Université de Thiès, s’inscrivent dans un financement global de l’enseignement supérieur du pays décidé par le président de la République, Macky Sall. Le coût global dépasse 400 milliards de nos francs, soit 2,5  fois que plus de tout le volume de financement engagé dans ce secteur de l’indépendance à nos jours », a-t-il soutenu.

A l’Ecole nationale supérieure d’agriculture, le bloc pédagogique de 4 salles de 100 places et 4 autres de 50 places est déjà réceptionné. Par contre, les travaux se poursuivent sur le chantier de 5 laboratoires et d’une salle multimédia. Au centre-ville, le Palais des congrès a pris une autre allure. Il va assumer une autre mission. Comme à l’Ufr Santé, à l’Ufr Sciences et technologies de l’Ecole polytechnique ou encore à l’Université virtuelle du Sénégal, les travaux confiés aux entreprises sénégalaises avancent à un rythme rassurant. « Des assurances nous ont été données par l’ensemble des maîtres d’œuvre. Ils ont promis de respecter les délais impartis qui sont dans le cahier de charge. Cela nous rassure », a laissé entendre  le Pr Niane qui a également révélé que tout le mobilier ne sera pas importé ; des marchés sont attribués aux artisans sénégalais. Du reste, tous ces chantiers seront livrés courant 2017.

Mbaye BA

L’inspection de Pikine et Guédiawaye veut faire mieux que l’année dernière. Après les bons résultats obtenus au baccalauréat et au Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) en 2016, les autorités en charge de la politique éducative dans ces collectivités cherchent des solutions pour élever le niveau de performance.

L’académie de Pikine-Guédiawaye a décidé de rester dans la dynamique de performance. C’est dans ce sens qu’elle a organisé deux jours de réflexion sur les stratégies d’amélioration des apprentissages et de leur représentativité aux examens et concours. L’ouverture de ces deux jours de réflexion a été marquée par la présentation des résultats aux examens et concours de l’académie par le secrétaire général de l’Ia, Aboubakry Sadikh Niang. « L’académie s’est classée troisième au baccalauréat derrière l’Ia de Matam et celle de Dakar. A l’interne, le lycée El Hadji Ibrahima Diop de Yeumbeul occupe la  première place suivi de celui de Mbao et de Pikine Est », a exposé le secrétaire général de l’Ia.

S’agissant des concours nationaux, des résultats sont appréciables avec le lycée Seydina Limamou Laye qui s’est classé deuxième derrière la Maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée, sans oublier la percée du lycée de Thiaroye aux concours Miss Mathématiques et Miss sciences. Toutefois, les acteurs ont froidement analysé les contreperformances enregistrées à l’examen du Bfem avec un taux de réussite de 39,35 % qui est en deçà de la moyenne nationale, laquelle est de 51,85 %. En outre, une analyse plus approfondie a révélé une baisse du niveau dans les disciplines scientifiques comme les mathématiques aussi bien au Cfee qu’au Bfem. « Les chefs d’établissement sont interpellés. Ils doivent mettre des stratégies pour inverser les tendances », a souligné le secrétaire général de l’Ia. Ce n’est pas la seule faiblesse. Le taux de redoublement reste encore élevé aussi bien dans le moyen que dans le secondaire.
 
Les bonnes pratiques partagées
Les  proviseurs des lycées Limamou Laye, Thiaroye et El Ibrahima Diop ont partagé leurs bonnes pratiques, notamment la préparation des élèves à l’examen du baccalauréat et au Concours général. Il est ressorti des interventions que les chefs d’établissement doivent communiquer avec leur personnel et motiver ceux qui s’investissent dans l’encadrement des élèves. De même, il a été retenu la mise en place d’un système de communication pour partager régulièrement des informations avec les professeurs, le personnel administratif, les élèves et leurs parents. A vrai dire, l’implication de la communauté éducative dans l’encadrement des meilleurs élèves candidats au Concours général et le relèvement du niveau de ceux « en difficulté » ont toujours produit de bons résultats, selon les intervenants qui ont aussi recommandé la motivation des enseignants en organisant « des palmes académiques » et en adressant des lettres de félicitations ». Aussi, l’académie compte organiser son concours afin de mieux préparer les élèves au Concours général. Les autres problèmes évoqués sont liés au déficit d’infrastructures. Il a été également suggéré l’initiation des enseignants à l’élaboration des épreuves en conformité avec les standards de l’Uemoa et une implication du Crfpe. Les enseignants ont remis sur la table l’ouverture du bloc scientifique et technique de Keur Massar.

Abdou DIOP

Le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a remis des chèques aux 24 établissements de son département. L’enveloppe globale s’élève à 1,349.550.000 FCfa. Le financement de ces structures de formation se fait dans le cadre de mise en œuvre du projet Essor du secteur privé par l’éducation pour l’emploi (Esp-Epe), soutenu par le gouvernement canadien.

Le premier forum du projet Essor du secteur privé par l’éducation pour l’emploi (Esp-Epe) a été clôturé vendredi dernier à Dakar. Il a été organisé par le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, avec l’appui des collèges et instituts du Canada. La rencontre a réuni des représentants des entreprises, des ministères concernés, d’organisations professionnelles, d’établissements de formation professionnelle et technique, des collèges et instituts canadiens. Après son discours, le ministre Mamadou Talla a procédé à la remise de trois chèques équivalents à 1,349 milliard de FCfa à 25 établissements de formation professionnelle. Cette enveloppe est destinée à la construction et à la réhabilitation des infrastructures, pour un montant de 600 millions FCfa, et à l’acquisition d’équipements pour environ 700 millions de FCfa.

Créé en 2106, le projet Esp-Epe vise à favoriser l’expansion du secteur privé sénégalais en développant des programmes de formation qui tiennent compte des besoins du marché. Il est financé par le Canada à hauteur de 14 milliards de FCfa, avec une contrepartie de 5 milliards de FCfa de l’Etat du Sénégal. De l’avis du ministre de la Formation professionnelle, l’un des défis que les établissements de formation professionnelle doivent relever est la question de l’autonomie. A ce titre, Mamadou Talla a fait savoir que l’autonomie occupe une place centrale dans la réforme du secteur de la formation professionnelle. De même, il s’est prononcé sur les rapports formation professionnelle/secteur privé, notamment l’adaptation des contenus pédagogiques aux besoins du marché du travail. Le ministre a également plaidé pour le renforcement du partenariat public-privé afin de faciliter l’insertion des diplômés.

Pour la coordinatrice du projet, Diouma Gningue, la réhabilitation et l’équipement des établissements d’enseignement technique sont en cohérence avec l’Axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse). « Le président de la République, Macky Sall, insiste sur le développement du capital humain. C’est une priorité. Nous pensons que la formation professionnelle doit pleinement jouer sa partition dans ce processus », a-t-elle laissé entendre. C’est dans ce sens que le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, à travers le projet Esp-Epe, s’est engagé à rendre les établissements d’enseignement professionnel beaucoup plus dynamiques et compétitifs.

Rappelons que durant trois jours, les participants de différents secteurs ont échangé sur  «  L’autonomie des établissements de formation professionnelle et technique : enjeux et défis ». Le forum a été aussi une opportunité de partager les bonnes pratiques et expériences des établissements et de leurs partenaires, ceux du Canada particulièrement.

Pape Coly NGOME

La directrice de l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée (Anrsa), le Pr Aïssatou Sophie Gladima Siby, n’est pas une bureaucrate. C’est une géologue qui a cartographié les forces et faiblesses de la nappe du maestrichtien sous différents angles. Ses travaux ont permis de répertorier les zones où l’eau est salée et celles où elle est douce.

La jeune Aïssatou Sophie est une catholique pratiquante. A l’âge de 15 ans, elle se rendait au monastère de Keur Guilaye, non loin du célèbre monastère de Keur Moussa, pour une retraite spirituelle. Elle vit intensément sa foi. Mais jamais de façon ostentatoire. Il est aussi difficile d’entrevoir son appartenance religieuse à travers son port vestimentaire, ses accessoires, encore moins à travers son nom. C’est vrai l’habit ne fait pas le moine. « J’aime le respect mutuel. Je suis très attachée à mon église. J’ai commencé à faire des retraites solitaires ou en groupe de 4 filles à Keur Guilaye avec l’aide du père Jacques Riveira. Cela m’a beaucoup aidée », confesse Sophie. Cette foi s’est aussi consolidée au gré de ses excursions à Fadiouth, une île où les insulaires vivent pleinement leur foi chrétienne en harmonie avec les autres communautés religieuses. Rien d’étonnant lorsqu’elle incarne discrètement, mais profondément, sa foi. « Je suis une simple citoyenne catholique très ancrée dans sa religion », s’exprime la géologue. Elle laisse transparaître un sentiment tellurique avec Ziguinchor et surtout avec Fadiouth. « C’est ma maman qui est de Fadiouth. Nous avons été élevés par elle avec le soutien de sa maman, notre grand-mère. Chaque année, nous allions en vacances à Joal Fadiouth. L’île à coquillages ne m’a pas vu naître. Mais, c’est là-bas où j’ai passé la plupart de mes vacances », raconte Sophie. Aussi, l’universitaire garde de bons souvenirs de la ville de Ziguinchor où était affecté son père adoptif, Bocar Sall, qui était inspecteur régional des Eaux et Forêts. « Je suis aussi liée à Ziguinchor parce que mon père adoptif, en tant inspecteur régional des Eaux et Forêts, y était en service. Après le 15 août, nous partions souvent à Ziguinchor entre 1968 et 1998. Nous sommes un peu attachées à Ziguinchor », se souvient l’ingénieure. La fille aînée d’une famille de 11 membres aime la danse et la musique.

Les forces et faiblessesdu maestrichtien
Nonobstant, Sophie est une femme de terrain. Ses connaissances universitaires sont complétées par des stages dans les mines de phosphates de Taïba, de Lam-Lam et de Allou Kagne. « J’ai beaucoup travaillé dans le domaine de l’hydrogéologie, particulièrement la géophysique des méthodes permettant de retrouver les nappes et voir si elles sont de bonne ou mauvaise qualité, parce que l’eau peut être douce, saumâtre ou salée », renseigne l’universitaire titulaire d’une Thèse de 3e cycle en Géophysique appliquée en hydrogéologie et géochimie isotopique. Ses travaux ont jeté la lumière sur les caractéristiques de la nappe maestrichtien. La géologue a approfondi ses connaissances en Hydrogéologie, en Géophysique, en Géochimie isotopique, en Informatique... « Ces résultats nous ont permis de bien connaître la nappe. On a bien cartographié le maëstrichtien qu’on appelle la nappe profonde. C’est une nappe qui a beaucoup d’eau mais qui, malheureusement, repose sur de l’eau salée. C’est grâce aux études géophysiques que nous avons pu le montrer », affirme la chercheure. Les fruits de ses résultats ne sont pas jetés dans des oubliettes. A vrai dire, elle a passé à la loupe cette nappe sous l’angle de variabilité horizontale, autrement dit, de l’Est vers l’Ouest. « L’eau est douce dans certaines zones de la nappe, une partie est salée au centre alors que nous avons aussi de l’eau douce du côté de Diass. Nous avons également fait la caractérisation chimique de la nappe », aborde l’enseignante-chercheure.

Par contre, elle déplore la faible exploitation des résultats des recherches au Sénégal, comme celles réalisées sur la brèche à Saint-Louis. Au juste, l’une des missions de l’agence qu’elle dirige, c’est de travailler à l’utilisation des résultats de la recherche. L’Anrsa déroule cette mission sur le terrain. Toutefois, force est d’admettre que l’exploitation de beaucoup de travaux d’universitaires n’a pas encore atteint le niveau souhaité.

Idrissa SANE

Le ministre de l’Education nationale a décerné une bonne note à l’état d’avancement des travaux des chantiers de son département dans la région de Saint-Louis. Les chefs d’entreprise ont promis de livrer les blocs scientifiques dans moins de 6 mois.

Les autorités administratives, politiques, coutumières, religieuses et les populations du Delta et de la Vallée du fleuve Sénégal ont accueilli le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. Ce dernier était venu s’enquérir de l’état d’avancement des chantiers de son département dans cette région. Cette tournée qui l’a conduit à Podor, Dagana et Saint-Louis entre dans le cadre du Plan national d’évaluation des réalisations du secteur entre 2012 et 2016. Les perspectives ont été aussi dégagées avec des projets et des programmes qui seront mis en œuvre. La carte scolaire de Dagana va s’enrichir d’un bloc scientifique et technologique (Bst) pour un coût global de plus de 200 millions de FCfa. A Podor, la construction d’un Bst est en cours pour le même montant. Chaque bloc comportera un bâtiment administratif, des salles de Sciences de la vie et de la terre et des salles de physique et chimie. Ces blocs auront aussi une salle informatique, une cafétéria, des toilettes, un réseau électrique interne, un parking et une installation d’eau potable.

Après la visite de ces chantiers, Serigne Mbaye Thiam a tiré un bilan satisfaisant de l’état d’avancement des travaux. Il a aussi pris bonne note des assurances données par les chefs d’entreprise, lesquels s’engagent à livrer les infrastructures dans moins de 6 mois.

Le ministre s’est rendu ensuite à Ndiandane, dans le département de Podor, où un collège franco-arabe est en construction pour près de 90 millions de FCfa.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le ministre de la Justice a demandé le relèvement du plateau technique de l’hôpital régional de Tambacounda qui reçoit les malades des pays de la sous-région. C’était lors des premières journées médicales de cette région. 

Le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a présidé les premières journées de la santé et de l’action sociale de Tambacounda. Ces dernières sont placées sous le sceau de la lutte contre le Vih/Sida, la malnutrition et la mortalité maternelle. Au cours de cette rencontre, le ministre a plaidé le relèvement du plateau technique de l’hôpital régional de Tambacounda. « Il nous faut plus d’équipements et de matériels pour cet hôpital au regard de sa position géographique qui fait qu’il reçoit les malades de la sous-région », a justifié M. Kaba qui représentait le ministre de la Santé et de l’Action sociale à ces journées. Pour lui, la réduction de la mortalité maternelle passe par la modernisation du plateau technique. Cette région, selon les autorités sanitaires, a besoin de 70 sages-femmes, 72 infirmiers et des médecins dans toutes les spécialités médicales. Toutefois, le ministre a magnifié la construction des pistes rurales qui contribueront à faciliter l’évacuation des malades et à réduire, du coup, la mortalité maternelle. Il a rappelé que le Pse va transformer la carte sanitaire du Sénégal, tout en saluant le travail réalisé par le ministre Awa Marie Coll Seck dans ce département si stratégique. « C’est une personne responsable, compétente et sérieuse dans le travail », a noté Me Sidiki Kaba. Les intervenants ont, par ailleurs, soulevé le recrutement des diplômés du Centre régional de formation en santé (Crfs) et l’augmentation de la subvention accordée à l’établissement hospitalier. Prenant la parole, le médecin-chef de région, Habib Ndiaye, a apprécié la collecte de 4.000 poches dans des moquées et églises des communes pour prévenir les ruptures de ce produit essentiel.

Pape Demba SIDIBE

L’Association nationale des postes de santé catholiques du Sénégal (Apspcs) fête, cette année, son cinquantenaire. C’est l’occasion pour la présidente, sœur Angèle Ndione, de dresser le bilan et de dégager des perspectives. Elle a demandé l’octroi d’une subvention pour ces structures sanitaires présentes dans treize régions, sauf à Matam, et qui appliquent les tarifs les plus bas.

Vous êtes en train de dérouler les activités des 50 ans d’existence des postes de santé catholiques au Sénégal et de votre association. Pouvez-vous nous parler de la célébration du jubilé d’or ?
La célébration du jubilé d’or est une grâce. C’est la raison pour laquelle nous voulons rendre grâce à Dieu, Lui qui a donné cette chance à cet imminent professeur qui est Marc Sankalé et aux sœurs pionnières qui ont créé l’Association nationale des postes de santé catholiques du Sénégal. C’était le 24 juin 1967.

Les activités de célébration de cet événement ont commencé, le 06 janvier dernier, par la cérémonie officielle de ce jubilé en présence de l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, du ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, et de plusieurs autres personnalités. Nous aurons, le 06 mai, un dîner de gala et un grand rassemblement, le 24 juin, qui réunira tous les membres et travailleurs des postes de santé catholiques. Nous avons prévu d’organiser une messe lors de ce rassemblement à la paroisse des Martyrs de l’Ouganda. Elle sera présidée par Mgr Jean Pierre Bassène, évêque du diocèse de Kolda. Tout au long de l’année, nous aurons des activités religieuses, culturelles, sociales et sanitaires dans les pôles, c’est-à-dire les diocèses.

Je rappelle que nous avons, dans l’archidiocèse de Dakar, deux pôles : l’un en milieu urbain et l’autre dans le monde rural. Les autres diocèses (Thiès, Kaolack, Ziguinchor, Kolda, Tambacounda et Saint-Louis) ont chacun un pôle. Pendant toute l’année, nous allons communiquer pour que les actions des postes de santé catholiques soient connues. Nos postes de santé sont présents dans toutes les régions du pays sauf à Matam.

Quel bilan faites-vous des 50 ans de ces postes de santé ?
L’Association nationale des postes de santé catholiques du Sénégal a fait beaucoup de progrès ces dernières années. Les actions menées par la structure et les différents postes de santé catholiques ont fait qu’elle est devenue, en 1995, une Ong. Cependant, elle était reconnue d’utilité publique en 1983. Nous avons débuté avec moins de 30 postes de santé. Aujourd’hui, nous en comptons 76 qui accompagnent l’Etat dans la prise en charge des populations. Dans ces postes de santé, nous faisons des consultations primaires curatives et prénatales, des accouchements et de la vaccination. Ce, en s’appuyant sur le Programme élargi de vaccination. Nous faisons aussi des stratégies avancées et fixes parce que les populations viennent nous trouver dans nos structures. Mais nous allons aussi vers ces populations pour qu’elles puissent accéder aux soins de santé. Toutes ces actions entrent dans le cadre de l’accompagnement de l’Etat à travers le ministère de la Santé et de l’Action sociale pour l’atteinte des objectifs fixés. Nos postes de santé ne font que ce que le gouvernement demande.

Est-ce que le ministère de la Santé vous appuie surtout en ce qui concerne la vaccination des enfants ?
Tous les postes de santé catholiques implantés un peu partout dans le pays sont rattachés aux districts sanitaires de leur localité. Ce qui fait qu’ils participent aux activités du district qui se charge de fournir les vaccins et superviser le travail de nos postes de santé. Ce sont aussi ces districts sanitaires qui invitent les religieuses dans leurs réunions de coordination. Sur ce plan, les postes de santé catholiques sont bien intégrés.

Nous savons que la plupart des postes de santé catholiques sont gérés par les religieuses. Quelles sont les autres ressources humaines qui participent à leur fonctionnement ?
Les postes de santé catholiques sont, bien sûr, dirigés par les religieuses. Mais, nous avons des pédiatres, des médecins, des gynécologues, des sages-femmes et des infirmiers. Nonobstant, cinq postes de santé sont dirigés par les laïcs qui sont des infirmiers. Je rappelle que parmi les agents qui travaillent dans ces structures, il y a un personnel laïc compétent. Nous avons parmi nos agents des musulmans qui travaillent dans nos structures à côté des chrétiens. Ils sont parfois des infirmiers, des aides-soignants, des techniciens de laboratoire, des laborantins, des techniciens de surface, des chauffeurs, entre autres. Nous avons une école de formation de sages-femmes diplômées d’Etat. Auparavant, nous formions des agents de santé polyvalents qui sont recrutés deux ans après leur sortie pour travailler dans les postes de santé. C’est cette formation que nous avons remplacée par celle des sages-femmes. Nous avons, dans cette école, environ 361 sages-femmes d’Etat.

Comment se fait le recrutement dans ces postes de santé ?
Il se fait à partir du dépôt des dossiers par des candidats au niveau des postes de santé catholiques et au siège de l’association. Et lorsqu’une religieuse a besoin d’un infirmier ou d’une sage-femme, elle fait appel au siège ou à l’école pour qu’on puisse lui envoyer le dossier de deux ou trois candidats. Par la suite, un candidat sera sélectionné après un entretien.

Est-ce que vos tarifs sont encore à la portée de la masse ?
Notre vocation, c’est d’être au service des plus démunis. Comme d’habitude, l’Eglise travaille partout où elle se trouve pour les plus pauvres. Les tarifs sont accessibles à tout le monde, le ticket s’échange entre 250 et 500 FCfa. Les médicaments sont vendus, mais nous faisons de telle sorte que la personne qui vienne dans nos structures puisse bénéficier des soins. Nous ne mettons pas l’argent au devant. Notre objectif, c’est d’abord de mettre l’homme débout en aidant la personne malade à retrouver sa santé.

Est-ce que vous ne pouvez pas adopter la même politique que les écoles privées catholiques dont les mensualités sont élevées en ville et très accessibles dans le monde rural pour essayer d’équilibrer vos recettes afin de supporter vos charges ?
Ce que vous dites est exact. C’est vrai que les postes de santé implantés dans les villes ont moins de difficultés que ceux du milieu rural. Mais, cela ne veut pas dire que nos structures qui sont en ville ne prennent pas en charge des pauvres. C’est le cas pour ceux qui se trouvent dans des sites surpeuplés comme Pikine, Guédiawaye, Thiaroye ou Yeumbeul. Mais, nous faisons de telle sorte que ces postes puissent survivre, car nous avons une organisation qui facilite la mutualisation des moyens.

Les postes de santé catholiques sont-ils impliqués dans la Couverture maladie universelle ?
Nous sommes en discussion avec l’Agence de la Couverture maladie universelle (Cmu) pour voir comment nous pouvons intégrer le système. Les postes de santé n’ayant pas d’aides, ils ne peuvent supporter certaines gratuités. Les postes de santé doivent payer leurs travailleurs et acheter des médicaments. Néanmoins, nous sommes en train de voir comment nous pourrons participer à la Cmu.

Justement, est-ce que les postes de santé catholiques reçoivent une subvention de l’Etat ?
L’Etat aide les postes de santé catholiques à travers le Programme d’investissement puisque nous sommes une Ong. Nous avons un programme d’investissement tous les deux ans. C’est un soutien que l’Etat donne aux Ong. Il y a certains districts sanitaires qui soutiennent les postes de santé catholiques par des dotations en frigos, en équipements. Mais, nous ne recevons pas de subvention de l’Etat. Pourtant nos postes de santé en ont besoin pour mieux servir les populations. C’est une occasion pour nous de solliciter une subvention à l’Etat parce que nos structures sont au service de la population.

Pouvez-vous affirmer que le manque de moyens a des impacts négatifs sur le fonctionnement des postes de santé ?
Tout à fait. Le manque de moyens est à l’origine des difficultés des postes de santé catholiques. Car nous n’avons pas les ressources nécessaires pour prendre intégralement en charge intégralement la population. Si nous avions ces moyens, nous aurions fait plus pour elles.

Vos patients sont-ils toujours issus des couches défavorisées ?
Nous avons toujours cette influence. Mais, la fréquentation des postes de santé a diminué par rapport aux années 80 et 90. Cette baisse s’explique par le fait qu’il y a d’autres postes de santé qui sont implantés dans les quartiers où nous sommes. Je trouve que c’est une bonne chose. Cela veut dire que l’Etat fait des efforts pour qu’il y ait plusieurs structures sanitaires afin d’améliorer l’accès des populations aux soins. Malgré tout, nous recevons beaucoup d’enfants, notamment le couple mère-enfant qui continue de fréquenter nos structures où nous faisons des récupérations nutritionnelles. Nous aidons aussi les mamans dans la prise en charge de leurs enfants, c’est-à-dire comment faire le sevrage. Des séances de démonstrations culinaires sont aussi organisées dans nos postes en faveur des mamans.

Les postes de santé catholiques offrent-il des services d’accouchement ?
Certains de nos postes de santé accueillent des femmes enceintes qui viennent donner naissance. Même s’il n’est pas permis aux femmes d’accoucher dans tous nos postes de santé. Nous faisons des efforts dans le domaine, car nous sommes en train de construire de plus en plus de maternités dans nos structures. Il faut préciser que les consultations prénatales se font dans nos structures. Cependant, les femmes peuvent aller accoucher dans les structures publiques. Nous avons quelques postes de santé avec maternité surtout dans le monde rural. La majeure partie de nos postes de santé en Casamance, en Sine et sur la Petite côte ont une maternité.

Quelles sont les perspectives des postes de santé catholiques ?
Nous allons continuer à soutenir l’Etat dans la prise en charge des populations, en particulier le couple mère-enfant. C’est pour cette raison que nous envisageons de construire un complexe qui abritera une maternité privée catholique et une école. Toutes ces infrastructures participeront à la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. Nous allons, bien sûr, poursuivre les actions qui se font déjà en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale pour favoriser l’accès aux soins à nos populations. Notre rêve après ce cinquantenaire, c’est de disposer de ce complexe. Nous allons voir, avec les autorités de l’Eglise et l’Etat, le lieu où il sera construit. En plus de cette infrastructure, les postes de santé catholiques continueront à rendre service aux populations en améliorant leur offre de services.

Propos recueillis par Eugène KALY

Dans le cadre d’un programme quinquennal de recherche et de formation sur le paludisme, le service de parasitologie et mycologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar accueille des scientifiques de niveau Phd du 13 au 24 février 2017. L’objectif est de disposer d’une masse critique de scientifiques afin d’œuvrer pour l’élimination de cette maladie en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Ce programme international de méthodologie de recherche pour les doctorants et post-doctorants boursiers du consortium « Malaria research capacity development (Marcad) » est financé par Wellcome trust, une fondation de charité en médecine dont le siège se trouve en Grande-Bretagne. Il entre dans le cadre de l’initiative pour le développement de l’excellence en leadership, formation et science (Deltas). Au total, 15 doctorants, issus de cinq institutions universitaires (Cameroun, Gambie, Ghana, Mali et Sénégal), ont été choisis pour en bénéficier sur 111 dossiers reçus. Durant deux semaines, des cours de méthodologie de la recherche leur seront dispensés afin de concourir à avoir, à la fin de ce programme, des informations pertinentes et des protocoles à la fois performants et opérationnels. « L’objectif principal est de disposer, à l’issue de ce programme, une masse critique de scientifiques capables de jouer un rôle décisif dans l’élimination du paludisme.

Les outils nécessaires leur seront donnés, afin qu’ils puissent gérer convenablement leurs projets pendant cinq ans », a indiqué le Pr Oumar Gaye, chef du Service parasitologie et coordonnateur de ce programme dont il est le directeur.

A ses yeux, il est important que l’Afrique vise le leadership dans ce domaine ; ce qui est en parfaite cohérence avec l’initiative Deltas. Celle-ci s’attache à promouvoir l’excellence dans les domaines de la science, de la formation et de la recherche en Afrique. Ce programme, basé à Nairobi, est coordonné par l’Académie des sciences en Afrique. « Les principaux bailleurs sont convaincus que la meilleure option pour produire des résultats est la promotion d’un leadership africain sans lequel les recherches financées ne sauraient être aussi fécondes que les efforts déployés », ajoute-t-il, non sans faire de cette démarche la principale innovation de ce programme dont la gouvernance est pilotée par des Africains. A l’en croire, cette approche a été saluée par les chefs d’Etats africains et a bénéficié d’un bon accompagnement du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad).

Par ailleurs, le choix porté sur le Sénégal, en particulier sur le Service de parasitologie, résulte, selon le Pr Gaye, de l’expérience engrangée dans le domaine de la lutte contre les maladies parasitaires d’une manière générale. L’adéquation entre les politiques de recherche qui sont déroulées et le système de santé y a également fortement contribué. Les résultats obtenus ont fourni de nouveaux outils qui ont permis de réorienter des stratégies préventives et curatives avec le changement de 10 politiques de traitement et de prévention du paludisme au cours de ces 20 dernières années. Le fait que le département abrite le secrétariat du Réseau de l’Afrique de l’Ouest pour la surveillance du traitement antipaludique et le suivi de la résistance a donné plus de consistance à un dossier bien dressé.

Alassane Aliou MBAYE

La politique de mise en œuvre du nouveau schéma de distribution des médicaments, dénommé « Yeksinaa », a donné les résultats escomptés. Les membres du Comité technique national de ce programme ont confirmé la disponibilité de 52 produits dans 76 districts sanitaires entre octobre et décembre 2016.

Le Comité technique national de mise en place du nouveau schéma de distribution des médicaments, « Yeksinaa », s’est réuni mercredi dernier au ministère de la Santé et de l’Action sociale.
La directrice technique du projet « Informed pusch model » (Ipm), Oumou Kalsoum Ndao, a profité de l’occasion pour tirer un bilan. Elle a indiqué qu’au premier trimestre (octobre à décembre 2016), date du lancement du programme, 52 produits de santé étaient disponibles dans 76 districts du pays. A son avis, les premiers résultats sont satisfaisants. « Pour permettre au programme d’obtenir plus de résultats d’ici la fin 2017, nous avons sollicité le soutien de l’Etat pour la mise en place d’un personnel qualifié. Cela aidera à mieux gérer la chaîne de distribution des médicaments dans nos structures de santé », a fait savoir Mme Ndao. Elle a aussi proposé des financements pour reconstituer les stocks de sécurité, l’augmentation des frais de gestion et l’intégration des grappes identifiées dans les plans d’actions des programmes. La directrice technique d’Ipm a, en outre, promis la poursuite des livraisons avec une collecte des données de consommation et de recouvrement de tous les produits à partir du mois de décembre.

Pour sa part, le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Wone, a reconnu que le programme a augmenté la disponibilité des médicaments et des produits de santé jusqu’au point de prestation de service.

M. Wone qui a présidé la réunion du Comité technique national de mise en place du nouveau schéma de distribution des médicaments a souligné que « Yeksinaa » est une solution pour résoudre définitivement les difficultés d’accès géographique et financier aux médicaments au Sénégal. Il a annoncé la diversification de la gamme des médicaments, dans les prochains mois
Auparavant, Oumou Kalsoum Ndao a rappelé qu’en mars dernier, le projet Ipm de l’Ong Intrahealth a contribué à la mise en place d’un système d’approvisionnement expérimental de produits contraceptifs dans des postes de santé. L’objectif est de rendre disponibles les produits contraceptifs dans les postes de santé les plus reculés du pays.

Eugène KALY

Le Sénégal a été choisi pour abriter la prochaine Conférence internationale sur le paludisme qui se déroulera au mois d’avril 2018. Elle est organisée tous les quatre ans dans un pays africain. Le Sénégal, à travers le département de Parasitologie mycologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a soumis un dossier qui a été bien apprécié. « Ce sera un moment fort dans la lutte contre le paludisme et dans la recherche », a confié le Pr Oumar Gaye, chef de ce service.

A. A. MBAYE

La dernière Can de football a été l’occasion pour nos envoyés spéciaux d’aller à la rencontre de certains Sénégalais du Gabon. Ce petit pays d’Afrique centrale, destination privilégiée des ouvriers sénégalais (du bâtiment notamment) dans les années 1970, vit intensément les durs effets de la chute des prix du pétrole dont il est un grand producteur. Mais malgré la conjoncture difficile, les Sénégalais y sont encore nombreux et s’évertuent à s’en sortir sans emprunter de raccourcis douteux.

Franceville : A l’ombrette d’un mur en construction, deux ouvriers tentent de se protéger du chaud soleil qu’il fait sur Franceville, dans le Haut-Ogooué, au Gabon. Comme entre Sahéliens et Sénégalais en particulier, on se reconnait assez facilement dans ce pays d’Afrique centrale. Une brève conversation est vite engagée avec les journalistes qui pressent le pas vers le restaurant d’une de leurs compatriotes établie au rond-point de Potos, le point chaud de la ville. « Que voulez-vous ? La vie est dure ici. On n’a pas d’autre choix que de trimer pour nous nourrir et économiser quelque chose à envoyer au pays », témoigne l’un des deux maçons. Le billet de 2.000 francs que leur laisse l’un de leurs interlocuteurs « pour (se) payer de quoi (se) rafraîchir », c’est comme du pain béni. Le duo formule une litanie de prières avant de rejoindre leur chantier.

Comme ce duo d’ouvriers du bâtiment, les Sénégalais du Gabon essaient, pour l’essentiel, de gagner leur vie honnêtement, à la sueur de leur front, sans prendre de chemins de traverse ou des raccourcis peu recommandables. « Nous avons tous à cœur de sauvegarder la bonne image de notre pays », témoigne Thierno Aw, le président de l’Association des jeunes sénégalais du Gabon. Et chacun dans son corps de métier s’y emploie autant que possible. Comme justement cette restauratrice installée à Franceville depuis plus de deux décennies. En ambassadrice de la cuisine sénégalaise, elle « nourrit » autant ses compatriotes de passage que les Altogoovéens (habitants du haut Ogooué) de souche. Son « Tiébou dieune » n’est certainement pas de la meilleure qualité pour les palais habitués au bon riz au poisson de chez nous, mais fait totalement le bonheur de ses nombreux clients gabonais. Et c’est le principal ; elle n’arnaque personne. D’ailleurs, son business marche si bien que Mère Penda s’est fait construire une maison au pays et envisage d’y retourner bientôt et définitivement.

« Petit Paris »
Non loin de là, Sall, un commerçant originaire du Fouta, écoule tant bien que mal sa marchandise. « En cette période de Can, ce sont surtout les maillots des équipes qualifiées qui se vendent le mieux », témoigne-t-il. Son seul regret : qu’il n’y ait pratiquement pas de maillots du Sénégal à proposer à ses compatriotes. Etabli depuis plus de 10 ans à Franceville, après avoir transité par d’autres latitudes au cours d’un long périple, il a parfois le mal du pays et « vit la dure conjoncture comme tout le monde », mais remercie le bon Dieu de lui avoir donné la santé pour tenir le coup.

A plusieurs centaines de kilomètres de là, à Libreville, la capitale du Gabon, au marché dit « Petit Paris », son compatriote A. Sy, également originaire du Nord du Sénégal, confirme la dureté de la vie. Il regrette même de ne pas pouvoir consentir de baisse sur les tissus qu’il propose à ses compatriotes venus faire des emplettes. « Vous savez, rien que pour ce magasin, je paie 400.000 francs de location par mois, sans compter la maison où je loge. En plus, il faut faire bouillir la marmite et épargner quelque chose à envoyer à la famille restée au pays », témoigne-t-il. Ce n’est cependant pas, selon ce quinquagénaire rondouillard, une raison pour tout remballer ou laisser sur place pour rentrer au pays. « C’est dur partout. Et d’après les échos qui me parviennent régulièrement, chez nous aussi, la vie n’est pas facile », ajoute-t-il. « Et puis, là où l’homme trouve la paix et son bonheur, c’est chez lui », philosophe-t-il.

Abdoul Ciré Dia, ambassadeur du Sénégal : « Nos compatriotes travaillent dans le respect des lois et règlements de leur pays d’accueil »
Abdoul Ciré DiaLibreville : « La vie est devenue difficile au Gabon et, de manière générale, en Afrique centrale depuis la chute des prix du pétrole. Beaucoup d’entreprises ont fermé. Et c’est compliqué, même pour certains Gabonais ». Ces mots sont de S.E.M. Abdoul Ciré Dia, l’ambassadeur du Sénégal au Gabon. Pourtant, quelque 40.000 Sénégalais sont officiellement recensés dans ce pays, c’est-à-dire immatriculés auprès de la représentation diplomatique. Une banque de données cependant « pas fiable », de l’avis même de M. Dia, car « beaucoup de clandestins ne peuvent pas venir se faire enregistrer ». En effet, dans ce petit pays d’Afrique centrale, il est impossible, pour un étranger, de trouver du travail si l’on ne dispose pas d’une carte de séjour. Or ce document coûte la première fois 800.000 francs sur 2 ans et doit être renouvelé contre 150.000 francs. « Cependant, au marché noir, il peut aller jusqu’à 2 millions de francs », selon le diplomate.

En plus, tout étranger ne disposant pas de cette carte de séjour, en plus de ne pas pouvoir travailler, s’il est alpagué, risque d’être envoyé en prison pendant 3 mois avant d’être expulsé vers son pays. C’est justement ce qui pend à la barbe de pas mal de Sénégalais arrivés au Gabon en provenance du Cameroun ou de la Côte d’Ivoire, officiellement pour supporter les « Lions » du football lors de la récente Can. Mais, en réalité, pour y émigrer. « Nous avons, en effet, appris que des compatriotes entrés dans ce pays avec le Visa Can ont décidé de rester. Et je n’en vois pas l’intérêt puisque ce n’est plus le Gabon d’antan », a confirmé M. Abdoul Ciré Dia. « Ils vont au devant de problèmes puisqu’ils ont tous été fichés. Et dès les jours qui suivront la fin de cette compétition, il y aura des contrôles stricts », a-t-il ajouté. En fait, les autorités compétentes gabonaises ne délivrent même plus de cartes de séjour depuis quelques temps. D’ailleurs, le groupe des ambassadeurs africains en poste à Libreville a décidé de se rapprocher tout prochainement des autorités compétentes locales afin de débloquer la situation pour que les documents administratifs soient de nouveau délivrés à leurs ressortissants. En attendant, c’est le statu quo « et ceux qui ne sont pas en règle s’exposeront aux rigueurs de la loi en vigueur ».

Ce qui serait forcément une mauvaise publicité pour le Sénégal dont les ressortissants au Gabon sont généralement très bien vus et appréciés par les populations locales. « Ils s’activent essentiellement dans le commerce, l’enseignement ou le bâtiment. Ils travaillent bien et dans le respect des lois et règlements de leur pays d’accueil », selon le diplomate. Ils sont plus nombreux à Libreville, la capitale, mais sont également présents dans d’autres villes comme Lambéréné, Franceville et surtout Port-Gentil, la capitale économique. De manière générale, ces Sénégalais du Gabon ne font pas l’objet de xénophobie, même si deux d’entre eux ont été assassinés dernièrement. « C’étaient des évènements déplorables, mais c’étaient plutôt des actes de banditisme comme l’on en trouve dans les pays du monde. Et ce n’était pas spécialement dirigé contre nos compatriotes qui, encore une fois, sont très bien intégrés dans leur pays d’accueil », a tenu à préciser S.E.M. Abdoul Ciré Dia. Dans tous les cas, la représentation diplomatique sénégalaise à Libreville « suit la question avec l’attaché militaire en collaboration avec les forces gabonaises de sécurité et de défense pour élucider l’affaire », a promis M. Dia.

Association des jeunes sénégalais du Gabon : « Que l’Etat nous aide à soigner l’image de notre pays »
Libreville : Depuis qu’un certain Kébé, taximan sénégalais, a été assassiné à Libreville par un gendarme, il y a un peu plus d’un an, ses jeunes compatriotes ont décidé de se réunir en association pour « défendre leurs intérêts et œuvrer dans le social ». Thierno Aw qui en est le président soutient que sa structure compte « à peu près 300 membres », lesquels cotisent chacun 2.000 francs par mois. Il arrive même que, ponctuellement, ces Sénégalais se cotisent pour faire face à une urgence afin de prendre en charge le cas de ce supporter du « 12ème Gaïndé » qui s’est fracturé le bras lors d’un accident de la route pendant la Can. Avec cette Association des jeunes sénégalais du Gabon, les autorités consulaires ont un interlocuteur puisqu’ « il était parfois difficile pour nos compatriotes individuellement pris de trouver à qui parler à l’ambassade ». Désormais, ils ont une interface. Cependant, l’association, selon son président, n’a pas les moyens de ses ambitions. « Il faut que l’Etat nous aide. Nous aussi sommes des ambassadeurs du Sénégal. Nous nous employons, dans tous nos actes, à soigner l’image de notre pays ».

C’est ainsi que, d’après Ibrahima Mbaye, le secrétaire général, les membres de l’association s’emploient à résoudre à l’amiable les conflits entre Sénégalais ou impliquant des Sénégalais avant que cela n’atterrisse au commissariat. Elle prend également en charge, dans la mesure du possible, les malades n’ayant pas les moyens de se soigner. Commerçants, ouvriers ou s’activant dans les assurances, les banques ou le transport, les Sénégalais, de manière générale, « évitent d’avoir des problèmes avec les citoyens gabonais ou la justice locale », selon Thierno Aw. Ce dernier s’active « dans les affaires, notamment le commerce de véhicules », depuis 23 ans qu’il est établi au Gabon. Il est donc bien placé pour mesurer à sa juste valeur les effets de la chute du prix du pétrole sur le quotidien des populations vivant dans ce pays, autochtones comme simples résidents. C’est peut-être conscients de ces difficultés que les Sénégalais de Libreville se réunissent au sein de nombreuses autres association en fonction de leur lieu d’origine (Fouta, Banlieue dakaroise, Casamance) ou de leur « tarikha ». Mais, « dans l’ensemble, tous vivent dans une parfaite harmonie », soutient M. Awe.

Une association à 300 membres, le président sait que c’est bien loin de regrouper l’essentiel des Sénégalais de Libreville, à plus forte raison du Gabon. Mais, pour une structure vieille d’à peine un an, c’est un chiffre encourageant. A l’en croire, le nombre pourrait nettement être revu à la hausse si les autorités centrales aidaient les clandestins et sans-papiers à régulariser leur situation. En même temps, ce serait bien, avance Thierno Aw, que l’Etat sénégalais « aide les jeunes investisseurs à développer leurs activités » et à « rapatrier ceux qui veulent revenir au pays mais n’en ont pas les moyens, et de favoriser leur réinsertion ».

Leur appréciation sur la Can et la prestation des « Lions » : Organisation parfaite et … déception
Libreville : La communauté sénégalaise au Gabon s’est mobilisée comme jamais avant, pendant et après la Can de football (14 janvier – 5 février 2017) pour accueillir et mettre ses « Lions » dans les meilleures conditions de séjour. En fait, la mobilisation a commencé cinq mois avant le début de la compétition et les premières missions envoyées sur place, selon l’ambassadeur du Sénégal au Gabon, S.E.M. Abdoul Ciré Dia. La quarantaine de millions de FCfa (20 du chef de l’Etat, 15 du ministère des Sports et 5 de la Fst) mise à disposition pour l’occasion a permis, selon le diplomate, de prendre en charge tous les aspects liés à l’accueil, à l’hébergement, à la nourriture et au transport des supporters venus autant du Sénégal que d’autres pays comme le Cameroun ou la Côte d’Ivoire. A l’arrivée, M. Dia a tiré un chapeau à tout le monde. « La fête a été bien organisée. Et à Franceville, où était basée l’équipe, les gens ont fait un bon travail », a-t-il témoigné. Pour lui, le mérite est partagé entre l’ambassade, le « 12ème Gaïndé » et les populations sénégalaises trouvées sur place.

Si tout a été au point sur le plan organisationnel, selon l’analyse du diplomate, ce n’est que pour ajouter à « la déception » des supporters ordinaires. A l’image d’Ibrahima Mbaye, le secrétaire général de l’Association des jeunes sénégalais du Gabon, informaticien et chauffeur de taxi à ses heures perdues. « On attendait plus de l’équipe, car elle avait tout pour aller plus loin que les quarts de finale, et pourquoi pas remporter le trophée ». Ce Sénégalais qui dit avoir roulé sa bosse dans 19 pays et songe sérieusement à rentrer définitivement au bercail, indexe surtout « l’inefficacité offensive » qui a accompagné la prestation de l’équipe sénégalaise tout au long du tournoi.

Mais, hors champ aussi, Ibrahima Mbaye a beaucoup trouvé à redire sur cette participation sénégalaise à la Can « Gabon 2017 ». Surtout concernant « les officiels qui accompagnaient l’équipe ». Selon lui, ceux-ci étaient « en mission et avaient pour devoir d’honorer le drapeau national tout comme les joueurs sur le terrain ». Or, d’après lui, « par leur comportement, certains ont terni l’image de notre pays ». Un avis qui rejoint celui d’autres compatriotes de Franceville qui témoignent avoir rencontré des membres de la délégation au sens large du terme qui n’avaient rien à faire là-bas et qui n’étaient, en fait, pas venus pour supporter l’équipe ou même pour la Can. « Il faudra, à l’avenir, revoir la composition des délégations. Il y avait des malades, des diabétiques qui ont eu des soucis de santé et ont causé des problèmes à tout le monde ». Pour Mbaye, tout le monde devait tirer dans le même sens. « Mais, ce ne fut pas le cas ». Pendant que certains œuvraient pour un bon résultat des « Lions », d’autres se comportaient comme en vacances avec tout ce que cela comporte.

Entreprenariat : Matar Sylla, un investissement de 11 milliards de francs pour le projet d’audiovisuel !
Mactar SyllaUn ambitieux projet d’audiovisuel de plus de 11 milliards de francs ; voilà ce que veut réaliser, au Gabon, l’ancien directeur général de la Rts Matar Sylla. Une plateforme d’excellence qu’il veut réaliser à 100 % et sur investissement personnel.

Libreville : Nul n’est prophète chez soi. Ce célèbre adage pourrait s’appliquer à notre compatriote Matar Sylla, journaliste de profession et expert consultant international dans la communication. Installé au Gabon depuis plusieurs années, ce Sénégalais bon teint s’est lancé dans un projet audiovisuel de grande envergure. La création d’une radio et d’une télévision internationales sous le patronyme de Label radio et Label Tv. Dans sa vision, Matar Sylla veut ériger un projet panafricain qui se veut une vitrine de l’Afrique émergente capable de véhiculer l’image du continent. Défi ambitieux et énorme pour cet expert qui totalise plus d’une vingtaine d’années de pratique dans le métier de journalisme (Rts/Sénégal, branche africaine francophone de Tv5, WorldSpace West Africa, Ghana, Africa Online, Côte d’Ivoire, Spectrum Télévision, chaînes privées camerounaises de Stv 1 et Stv 2, etc.).

Ce vrai globe-trotter a accumulé autant d’expériences au contact des autres pour se fixer maintenant au pays d’Ali Bongo Ondimba et se projeter dans un programme ambitieux qui devrait faire la fierté de l’Afrique. Et pour mettre sur pied ce projet, l’ancien directeur général de la Rts a eu vraiment les coudées franches auprès d’un pays ami qui lui a ouvert grands les bras. « C’est un projet que j’avais depuis très longtemps. Je l’ai pensé depuis une vingtaine d’années en raison de mon parcours par Tv5, etc. Il était important d’avoir en Afrique plusieurs organes, plusieurs groupes qui puissent être la voix ou plutôt les voix et les images du continent, pour qu’elle puisse se montrer telle qu’elle est dans sa diversité, dans sa complexité, mais également dans ses atouts, dans son talent, dans son savoir-faire et dans ses réalisations. J’ai toujours nourri ce projet, mais avoir les moyens de les mettre en œuvre, c’était une autre chose », nous raconte-t-il dans ses bureaux sis au quartier Akanda à Libreville.

Et c’est quand il est venu au Gabon avec son associé, Victor Ndiaye du groupe Performance, qu’a germé l’idée de mettre en place le programme stratégique du Gabon émergent. Un projet pour lequel le président Ali Bongo Odimba avait prévu de mettre en place un groupe audiovisuel panafricain. A son avis, dans le domaine de la communication, quels que soient les moyens qu’on a, c’est un domaine qui est ouvert, le domaine du savoir-faire, du talent et de l’intelligence. « Parfois, on peut avoir tout ce que l’on veut, mais ce sont les contenus qui sont importants. En termes de contenu, l’Afrique en a d’extraordinaires à montrer entre Africains mais aussi au monde entier. Nous sommes à l’époque du numérique où il y a une multiplicité de chaines, les canaux de diffusion sont diversifiés. Est-ce que nous allons être des spectateurs ou des consommateurs passifs, ou nous voulons être des acteurs ? Je me suis dit qu’il faut penser à mettre en place un projet multimédia et je suis convaincu que c’est ça qu’il faut faire », dit-il.

Ainsi est née l’idée de ce projet avec des installations d’un niveau technologique sans pareil en Afrique francophone. Avec les facilités accordées par l’Etat gabonais (exonération des impôts et taxes surtout), il a pu décrocher, en moins de cinq jours, une autorisation exceptionnelle. Et au niveau bancaire aussi, l’ancien Dg d’Orabank Gabon lui a été d’un soutien inestimable. Aujourd’hui, il a tout soldé. « J’ai travaillé pendant 30 ou 35 ans, et quand on a la chance de gagner la confiance des autres, il faut savoir restituer ce que Dieu vous a donné, ce que les autres vont ont donné, ce que l’Afrique vous a donné aux générations qui montent. Je ne vais pas faire la même chose que tout le monde, je vais aider également à la formation des jeunes africains, au perfectionnement de ceux qui sont déjà dans le métier par des cycles de formation. Ce qui explique la configuration de ce complexe, pas seulement dans la communication, mais dans d’autres domaines », avance-t-il. Un domaine de la communication qui ne se limite pas seulement aux journalistes mais aux métiers de la communication et de l’audiovisuel qui sont énormes.

« Un projet panafricain »
« C’est tout ça que j’ai voulu mettre dans un seul et même endroit, mais en faisant un projet panafricain dans sa composition, son personnel, son recrutement, l’implantation géographique, dans son contenu et international, parce qu’il faut que l’Afrique s’ouvre et parle au reste du monde ». Cela, par la grâce d’une Afrique esthétique et visionnaire qui entend positiver son image et sa marque. Son groupe panafricain fonctionnera en français et en anglais. C’est Ousmane Cissé, un homme d’expérience de l’audiovisuel et maîtrisant parfaitement les techniques de management, qui assurera la direction générale du groupe. A son avis, dans un projet de cette envergure, l’idéal serait d’avoir un budget de 10 milliards de FCfa pour recruter un personnel et le mettre dans de bonnes conditions de créativité et d’inventivité. « J’aimerais avoir quatre chaines à partir d’ici et 10 chaines numériques, payer le satellite. Et ça demande un gros budget. Ce n’est ni en un an ni en deux ans que vous allez récupérer votre argent. Je ne pense pas récupérer quoi que ce soit. C’est pourquoi certains ne comprennent pas que je ne sois pas dans une logique financière. Je suis dans une logique d’engagement, de restitution d’une partie de ce que Dieu m’a donné aux Africains, à mon métier et à ma formation », indique Matar Sylla.

Un projet où le panafricanisme occupe une place de choix puisque chaque salle a un parrain : E lhadj Omar Bongo, Hassan II, Katoucha Niane, Césaria Evora, Sembène Ousmane, Amadou Hampathé Bâ, Léopold Sédar Senghor, Nelson Mandela, etc. « Je veux que ce complexe soit le creuset de l’Afrique et montrer que tout ce que je dis est en cohérence avec le personnel, le programme. Cela doit se sentir par toutes les personnes ». Et à la question de savoir pourquoi n’avoir pas implanté pareil projet au Sénégal, l’ancien Dg de la Rts a souligné ne pas vouloir être désobligeant avec qui que ce soit. « Quand j’ai quitté la Rts, quand j’étais au Cameroun, je travaillais avec quelqu’un, mon associé, et nous avions un budget de 220 milliards. J’avais les moyens de venir implanter ce paradis ici. J’ai déposé tous les dossiers, mais je n’ai jamais eu de réponses. C’est vrai, on me reproche beaucoup de ne pas faire ce projet au Sénégal. On sait que nul n’est prophète dans son pays. J’ai voulu faire un immeuble au Sénégal sur ma maison paternelle en allant chez le notaire avec tous les ayants-droit et héritiers, et depuis deux ans, je cours derrière une autorisation de construire. C’est mon pays, je ne vais pas baisser les bras, je tendrai la main aux gens qui pensent qu’on peut faire ce travail au Sénégal. Dans mes projets, celui que je veux faire au Sénégal est plus grand que celui-ci », confie-t-il. Pour le moment, Matar Sylla se limite à son projet gabonais en espérant pouvoir démarrer bientôt. « Tout ce que je devrais faire, je l’ai fait. Le président de la République du Gabon m’a rendu visite il y a plus d’un an. Il a passé près d’une heure de temps avec nous, il est au courant de tout. Il sait absolument tout. Il y a des choses que j’attends et ça ne veut forcément pas dire d’argent. Mais par rapport au recrutement. Car j’ai besoin de certaines facilités et j’attends en toute patience. J’estime avoir fait tout mon devoir », conclut-il.

De nos envoyés spéciaux B. Khalifa Ndiaye et C. F. Keita

La Conférence des ministres de l’Education ayant le français en partage (Confemen) vient de rendre publique une étude qui a touché 1.800 écoles et près de 40.000 élèves dans les pays francophones d’Afrique. Les élèves sénégalais en classe de Cm2 ont respectivement un seuil de maitrise en mathématiques et en français de 62 % et de 58 %. Ces taux les place à la deuxième place derrière le Burundi.

Les élèves sénégalais ont un bon niveau en français et en mathématiques. Selon les résultats issus du Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Conférence des ministres de l’Education ayant le français en partage (Confemen) (Pasec), le niveau de compétence des élèves sénégalais en classe de Cm2 est l’un des meilleurs en Afrique. Les résultats révèlent que les élèves de Cm2 ont un seuil de maîtrise en mathématiques de 62 % alors qu’en français, notamment en langue et communication, il se situe à 58 %.

Ces performances placent le Sénégal en deuxième position en Afrique. De l’avis de Massar Diop, membre de l’équipe nationale du Pasec, la première place, occupée par le Burundi, s’explique par le fait que dans ce pays, les tests ont été administrés en langues nationales. Ce qui, de son point de vue, témoigne de l’importance de l’introduction des langues nationales dans le système éducatif.

Mais, ces résultats montrent aussi que le Sénégal, classé deuxième, est au-dessus de la moyenne en Afrique. Un classement honorable imputable aux efforts déployés par le gouvernement pour améliorer les apprentissages à tous les niveaux, aussi bien sur le plan du management des établissements que celui pédagogique. Au cours de cette rencontre, le ministre de l’Education nationale a passé en revue la série de mesures et d’initiatives qui ont concouru à relever le niveau des élèves et des apprentissages. « Des programmes d’amélioration de la qualité du système ont été mis en place avec notamment le relèvement du niveau des enseignants, la disponibilité en grand nombre de manuels scolaires et la responsabilisation des acteurs », a énuméré Serigne Mbaye Thiam. Il a estimé qu’avec ces mesures, le Sénégal occupera une meilleure place en 2019.

Toutefois, ces résultats cachent des disparités. Les écarts de performance entre les régions sont parfois énormes. Il est apparu que les élèves du Bloc ouest, qui regroupe les régions de Dakar et Thiès, ont un niveau supérieur à ceux du Bloc sud-est avec les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou. C’est pourquoi des intervenants comme l’inspecteur Massar Diop ont recommandé l’élaboration de stratégies pour inverser les tendances. Le Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Confemen a effectué son évaluation sur les dix pays africains membres du Pasec. Au total, plus de 1.800 écoles et près de 40.000 élèves ont été touchés, dont 160 établissements scolaires et plus de 3.700 apprenants au Sénégal. La prochaine évaluation est prévue en 2019.

Pape Coly NGOME

Le district sanitaire de Mbour a dépisté 2.216 adolescentes en 2016. L’information a été rendue publique au cours d’un atelier de l’Association des journalistes en santé population et développement (Ajspd).

Les acteurs affinent leurs stratégies de lutte contre le Vih/Sida. L’atelier de capitalisation des acquis de la formation des journalistes sur la santé de la reproduction, organisé à Saly, a laissé entrevoir les défis à relever. Le Conseil de dépistage volontaire anonyme (Cdva) a dépisté 3.845 adolescents, dont 2.216 filles en 2016. Il y a eu 45 cas positifs. Pour la tranche d’âge 15-24 ans, il y en a eu 28 %. S’agissant de la syphilis, 7.989 personnes ont fait le dépistage et 163 cas se sont révélés positifs, soit un taux de 45,3 %, a renseigné Astou Seck Guèye. Cette dernière représentait le médecin chef du district de Mbour à cet atelier. « Ces chiffres semblent être alarmants. Mais, ils dénotent aussi les efforts déployés en termes de sensibilisation, de communication et de counseling », a analysé Mme Guèye. C’est ce contexte qui explique l’organisation d’un atelier par l’Association des journalistes en santé population et développement (Ajspd), dirigée par Alassane Cissé, à travers son projet « Voix pour la santé ». Ce programme est soutenu par l’Ong Planned parenthood federation of America (Ppfa) qui a supporté la tenue de cette mise à niveau d’une vingtaine de journalistes. Le président de l’Ajspd, Alassane Cissé, a promis de porter le combat au niveau des rédactions centrales, afin qu’elles accordent plus d’espace et de temps d’antenne aux informations sanitaires. Fara Diaw, un ancien du quotidien national « Le Soleil », a partagé son expérience avec les journalistes en activité.

Amath Sigui NDIAYE

Six écoles de la commune de Orkadiéré (Kanel) ont reçu des imprimantes offertes par le maire de la ville, Daouda Dia, par ailleurs premier questeur à l’Assemblée nationale. Un geste de haute portée appréciée par les acteurs de l’éducation du département.

Le maire de Orkadiéré, Daouda Dia, a offert six imprimantes à six écoles primaires sur les 22 que compte sa collectivité locale. Chaque machine a la capacité d’imprimer 700 copies à la minute. Les écoles bénéficiaires sont celles de Ganguel Soulé, Orkadiéré, Windou Bosséabé, Diélla, Padalal et Belel. La cérémonie de réception s’est déroulée, dimanche, à l’hôtel de ville de Orkadiéré, en présence des autorités éducatives du département et du sous-préfet. Le représentant des enseignants, Lamtoro Bâ, par ailleurs directeur de l’école de Ganguel Soulé, a salué cette bonne action. « Une vieille doléance qui vient d’être satisfaite », a-t-il dit. M. Bâ a également témoigné que Orkadiéré fait partie des premières communes du département à libérer les dotations pour les écoles dès l’ouverture des classes. Selon lui, le gouvernement est en train de réussir la politique de maintien des enfants à l’école. « Aujourd’hui, a-t-il ajouté, nous sommes à la phase de qualité qui implique nécessairement des intrants ». Lamtoro Bâ a ainsi magnifié l’engagement de l’Etat à donner à chaque élève un livre. A travers ce don, le maire Daouda Dia, également premier questeur à l’Assemblée nationale, vient renforcer la qualité de l’enseignement des établissements bénéficiaires. Le représentant de l’inspecteur d’éducation et de formation de Kanel, l’inspecteur Téguéla Bâ, a magnifié ce geste de la mairie qui vient appuyer les efforts de l’Etat. Pour lui, les imprimantes constituent des « supports efficaces d’apprentissage ». « Investir sur les enfants, c’est investir sur la communauté », a-t-il estimé.

Le conseiller économique social et environnemental (Cese) Alassane Mbaye Thiam a, lui, insisté sur l’importance de l’enseignement, le savoir et la solidarité dans une société, avant d’inviter les parents d’élèves à davantage veiller à l’éducation de leur progéniture, parce qu’elle constitue l’avenir de demain. M. Thiam a aussi appelé les bonnes volontés à suivre les pas de la commune de Orkadiéré pour améliorer la qualité des enseignements. La députée Mariame Kane, originaire de Ganguel Soulé, a abondé dans le même sens tout en souhaitant que les résultats attendus s’en suivent. M. Dia a promis de donner des imprimantes aux 16 autres établissements restants. « Notre objectif est de relever les défis de l’éducation dans la zone », a-t-il assuré. Au-delà de cet acte, le maire a pris l’engagement de doter en matériel informatique toutes les écoles de sa commune. L’école primaire de Windou Bosséabé a déjà reçu huit ordinateurs. Prenant la parole, le sous-préfet de Orkadiéré, Ibrahima Sougou, a exprimé toute la gratitude des pouvoirs publics à l’égard du maire qui est au service de la communauté. Le conseil municipal de Orkadiéré a pris l’engagement de donner le nom de la case des tout-petits du village à la défunte Maïmouna Diop qu’on appelle aussi « Mouss », une grande militante de l’éducation, décédée il y a quelques mois. 

Souleymane Diam SY

Le Pr Abdou Aziz Kébé a posé le débat sur l’inscription de l’école Idrissa Diop de Thiès au patrimoine mondial de l’Unesco. Le délégué général au pèlerinage à la Mecque avait effectué une tournée dans trois écoles de la ville de Thiès.

Un retour au royaume d’enfance. Ce concept, lancé par le ministre de l’Education nationale, a été bien perçu par le Pr Abdou Aziz Kébé. Ce dernier a effectué un retour à l’école Idrissa Diop, construite en 1904, l’une des plus anciennes de la région de Thiès. Le président du Forum citoyen pour l’émergence, par ailleurs délégué général au  pèlerinage à la Mecque et ancien de cet établissement scolaire, a apporté un appui pour l’amélioration des conditions d’apprentissage. Les élèves, les encadreurs et les anciens de l’école ont magnifié ce geste patriotique du président du Forum citoyen pour l’émergence.

Le directeur de l’école, Amadou Bâ, a souhaité que d’autres suivent l’exemple du Pr Abdou Aziz Kébé afin de susciter des vocations chez des écoliers. « Vu l’âge et l’architecture de l’école Idrissa Diop, ex-école régionale urbaine I garçons de Thiès, nous voulons qu’elle soit inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco », a formulé le Pr Kébé qui a remis une enveloppe d’un million de FCfa pour l’électrification de cette école et l’équipement de la salle multimédia. Par la suite, le Pr Abdou Aziz Kébé a également offert des paquets de feuilles blanches, une imprimante, des tubes d’encre à l’école Mawda Kane, sise au quartier Cité Lamy alors que l’école Notto Diobass a reçu un appui financier pour son électrification. Il a invité les élèves à la persévérance. « Je vous invite à cultiver l’excellence et à incarner des valeurs de partage et de solidarité », a défendu le délégué général du pèlerinage à la Mecque.

Mbaye BA

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